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vendredi 9 juillet 2010

Haïti en scène: la musique comme porteuse d'espoir

En point de presse jeudi, le Festival d'été a lancé, en présence de chanteurs d'Haïti sur scène, une collecte de fonds pour les victimes du tremblement de terre du 12 janvier.

Le Soleil, Erick Labbé

Daphnée Dion-Viens, Le Soleil.-
(Québec) «La musique, c'est très important pour Haïti. C'est notre façon de projeter une image positive de notre pays. Ça donne de l'espoir.»
Après que la terre a tremblé, le 12 janvier, Marie-Brunette a passé huit heures prisonnière des décombres. Mais sa blessure au pied ne l'a pas empêchée de recommencer à chanter rapidement, quelques semaines après le séisme.
La troupe Haïti sur scène n'a pas été épargnée par la catastrophe : cinq de ses membres sont morts et trois danseurs ont été amputés. Malgré tout, les activités ont repris rapidement après le séisme, grâce à l'invitation du Festival d'été en mars. «On est un groupe très soudé», affirme son metteur en scène, Bertrand Labarre. «Quarante-huit heures après le tremblement de terre, la centaine de membres du groupe avaient repris contact entre eux.»
L'aventure a commencé en 2005, lorsque M. Labarre, un Français d'origine qui enseigne à Port-au-Prince, a commencé à recruter de jeunes artistes afin de développer un genre musical jusqu'ici peu connu en Haïti : les comédies musicales. Avec les moyens du bord et d'autres comparses, il met en scène une version revisitée de l'opéra rock Starmania, aux accents créoles.
Coup de foudre de Michaëlle Jean
La gouverneure générale Michaëlle Jean, en visite à Haïti, assiste à l'un de leurs spectacles. Coup de foudre. Elle les présente à Luc Plamondon, qui tombe lui aussi sous le charme. Le parolier se donne comme mission d'assurer la survie de la troupe.
Depuis, Haïti en scène a présenté sa version de Starmania à Montréal en 2008, à guichets fermés. Mais depuis le séisme du 12 janvier, tout a changé pour la troupe, qui veut désormais organiser des ateliers dans des camps où vivent encore des milliers de sinistrés.
«On formera 70 jeunes qui animeront des ateliers de danse, de chant et de théâtre afin de monter des comédies musicales dans 25 camps, explique M. Labarre. Il y a beaucoup d'oisiveté générée par le manque d'activités et on fait le pari que ça peut marcher. Notre préoccupation, c'est maintenant de s'occuper de nos gens et de donner de l'emploi à nos jeunes.»
Au cours des derniers mois, M. Labarre a multiplié les demandes de financement pour assurer la survie du projet. Les réponses se font attendre.
«Chaque sou gagné est un combat», laisse-t-il tomber.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/festival-dete/201007/08/01-4296768-haiti-en-scene-la-musique-comme-porteuse-despoir.php

Haïti: l'aide canadienne aurait été freinée par des problemes

.- La Presse Canadienne.- Halifax .-
L 'Équipe d'intervention en cas de catastrophe (EICC) du Canada est arrivée en Haïti dans la foulée du violent séisme du 12 janvier sans équipement et entraînement adéquats, tandis que de l'aide médicale d'urgence a dû céder sa place aux journalistes, selon un bilan provisoire.
Le rapport, dont La Presse Canadienne a obtenu copie en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, révèle que l'aide envoyée en Haïti a été tellement précipitée et qu'elle était gérée par tellement d'organismes au Canada que les soldats sont arrivés sans armes, sans munitions et sans certaines pièces de leurs vêtements pare-balles.
Il ajoute que l'EICC a perdu le contrôle de ce qui était envoyé en Haïti, ce qui a entraîné des retards dans l'acheminement de matériel essentiel au traitement des victimes.
Des médicaments et du personnel médical ont aussi peiné à rejoindre l'île, à bord d'un des premiers vols, parce qu'ils ont dû céder leur place à des journalistes. Le rapport n'explique pas pourquoi cette équipe spécialisée ne possédait pas d'emblée tout l'équipement et toute la formation requis pour son déploiement d'urgence.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201007/09/01-4296977-haiti-laide-canadienne-aurait-ete-freinee-par-des-problemes.php
Commentaires:
Merci le Canada. Nous attendons que d'autres langues se delient et divulguent les verites de ce fiasco dont les haitiens auront ete souvent le dindon de la farce.

jeudi 8 juillet 2010

Daphnée Dion-Viens, Le Soleil
(Québec) Le Festival d'été a lancé un appel à la générosité du public jeudi, en organisant une collecte de fonds pour aider à la reconstruction d'Haïti, six mois après le tremblement de terre qui a dévasté le pays. La troupe Haïti en scène, composée de jeunes chanteurs qui ont survécu au séisme, a d'ailleurs ouvert le spectacle de jeudi sur les Plaines. L'opération se répétera demain.
Des bénévoles étaient à pied d'oeuvre jeudi en fin de soirée pour ramasser les dons des spectateurs aux sorties du site. L'argent amassé servira à financer des projets reliés à la culture et l'éducation, en lien avec les valeurs du Festival d'été, a indiqué hier sa présidente, Marie-France Poulin. «Ce qui est le plus important pour un peuple quand tout est détruit, c'est la culture et l'éducation. Nous espérons que le public sera généreux», a-t-elle affirmé lors d'un point de presse. Mme Poulin a assuré que le Festival d'été contribuera aussi à cette opération, sans vouloir préciser le montant du don qui sera fait.
La collecte de fonds est organisée en collaboration avec le Centre de la francophonie des Amériques, inauguré à Québec en 2008. L'argent amassé servira à mettre sur pied des centres de lecture et d'animation culturelle, des classes pédagogiques pour les tout-petits et à reconstruire l'Institut francophone pour la gestion des Caraïbes. «Nous souhaitons qu'Haïti ne tombe pas dans l'oubli, c'est pour ça qu'on se mobilise», a lancé Chantale Moreno, de l'Organisation internationale de la Francophonie.
La dizaine de jeunes chanteurs de la troupe Haïti en scène, qui a interprété jeudi des extraits de l'opéra rock Starmania, remontera sur la scène des Plaines demain, en première partie des spectacles de Mark Masri et de Lara Fabian. Ils interpréteront cette fois-ci d'autres extraits de comédies musicales, comme Notre-Dame de Paris.
Il y a quelques années, Luc Plamondon est tombé sous le charme de cette troupe qui a réussi, avec les moyens du bord, à monter une solide version de Starmania qui a été présenté à Montréal, en 2008 (voir autre texte). «Je vis une histoire d'amour avec Haïti en scène», a affirmé jeudi M. Plamondon à Québec. «Il y a malheureusement eu 300 000 morts lors du tremblement de terre, mais il y a neuf millions d'Haïtiens qui restent debout et qui doivent survivre, a-t-il affirmé. Les Haïtiens ont en commun avec nous l'amour de la chanson. Il faut sauver la musique.»

Son conjoint s'est porté candidat à la présidentielle en Haïti

Louis-Denis Ebacher, Le Droit.-
Le conjoint de Yolande Knight est René St-Fort, un candidat à la présidentielle en Haïti dont l'adresse est située à Chelsea.
« Il s'est porté candidat à la course présidentielle en Haïti, et n'y vit même pas », a laissé tomber le procureur de la Couronne affecté au dossier de Mme Knight, Walter DeVanz.
Yolande Knight a confirmé dans son témoignage d'hier que M. St-Fort était bien son conjoint depuis deux ans, et que ce dernier résidait à Chelsea.
Mme Knight aurait subtilisé 1,1 million $ à l'organisme de charité d'Ottawa Total Communication Environnement, dont elle occupait le poste de directrice financière, jusqu'en 2009.
Me DeVanz s'est questionné sur la pertinence de laisser la femme recouvrer sa liberté, hier, puisqu'elle possède la double nationalité canado-américaine (son père vivait à New York avant sa mort, sa mère vient tout juste de déménager de Winnipeg à Ottawa), qu'elle a des amis en Europe, et que son conjoint a un pied à terre en Haïti.
La Couronne allègue que M. St-Fort a aussi utilisé la carte de crédit de l'organisme victime de fraude.
René St-Fort est le chef du Parti réformiste national, selon sa page web officielle.
« Après des études secondaires couronnées de succès, René St.-Fort rentre à l'Université d'Ottawa, obtint un baccalauréat en Sciences politiques puis une maîtrise en Criminologie dont le mémoire portait sur l'immigration illégale aux États-Unis et au Canada. Puis il obtint une Licence en Droit », lit-on dans sa biographie.
On apprend plus loin qu'il a déjà comparu devant un comité du Sénat, en 1992, « pour témoigner contre l'application des sanctions économiques qui allaient être imposées à Haïti à l'occasion du coup d'état d'alors. »
La seule adresse liée à René St-Fort à Chelsea nous a conduits à une maison cossue du secteur Tenega, à vendre et visiblement non habitée.
L'arrêté déclenchant les élections en Haïti n'a toujours pas été signé, même si certains candidats ont annoncé leurs intentions.
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/justice-et-faits-divers/201007/07/01-4296412-son-conjoint-sest-porte-candidat-a-la-presidentielle-en-haiti.php

Haïti: toujours l'état d'urgence, dit la Croix-Rouge

Paul Journet, La Presse
«Avant même le séisme, la situation à Haïti n'était même pas à la hauteur de ce qu'on veut maintenir en situation de crise. Et les choses ne se sont certainement pas améliorées depuis», affirme Jean-Pierre Taschereau, qui a été chef des opérations internationales de la Croix-Rouge à Haïti.
«En plus, on arrive au coeur de la saison des ouragans, ajoute-t-il. On calcule qu'il y a 50% de probabilités qu'un ouragan frappe directement Haïti.»
Près de sept mois après le séisme, la Croix-Rouge brosse un portrait sombre de la situation sur le terrain. L'état d'urgence demeure. L'ONG doit encore se concentrer sur les services de base. Elle se donne quatre priorités : les abris, les soins médicaux, l'accès à l'eau et la préparation aux ouragans.
La Croix-Rouge est à construire 7500 abris à Jacmel et à Léogâne, et 7500 autres ailleurs au pays. Mais deux obstacles compliquent la tâche : le manque d'espace et les droits de propriété. «Les débris au sol sont 25 fois plus importants que ceux du World Trade Center à New York. Pour les enlever, il faudrait 1000 camions par jour pendant 1000 jours», explique M. Taschereau.
Mais il n'y a pas beaucoup de camions. La majeure partie du travail se fait encore à bras.
Avant le séisme, les habitants des bidonvilles de Port-au-Prince disposaient d'un espace vital de 9 mètres carrés. C'est cinq fois moins que les critères de la Croix-Rouge. Il a donc fallu abaisser ces standards.
Il y a aussi le problème des titres fonciers. Selon le droit haïtien, tout abri appartient au propriétaire de la terre sur laquelle il est construit. Cela complique et retarde la construction.
L'accès à l'eau potable est également très limité. Avant le séisme, Haïti était le seul pays où l'accès à l'eau diminuait au lieu d'augmenter. Le réseau de distribution doit maintenant être reconstruit. En attendant, la Croix-Rouge utilise des camions-citernes pour pomper, traiter et distribuer 2,4 millions de litres d'eau par jour.
Certains prétendent que l'ONG nuit à l'économie locale en fournissant gratuitement des biens et des services. «On donne priorité à l'humanitaire avant l'économie, dit M. Taschereau. Mais ce n'est pas soutenable, on ne peut continuer de faire cela à long terme.»
La Croix-Rouge canadienne a reçu 196 millions de dollars en dons pour Haïti. Au 1er juin, elle avait dépensé un peu plus de 100 millions : environ 40 millions pour l'intervention d'urgence et 60 pour la reconstruction.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201007/07/01-4296382-haiti-toujours-letat-durgence-dit-la-croix-rouge.php
Commentaires:
Nous avions pris le pari d'illustrer cet article avec nos propres photos, prises il y a quelques jours apres une mission realisee pour le compte d'une ONG  francaise. On a du mal a croire que les ONGs sur place aient depense autant d'argent dans la reconstruction et dans la gestion du quotidien en se referant a l'etat actuel du pays etd e ces habitants.
En dehors de "parquer" des etres humains sous des tentes dans des endroits desertiques et invivables on a du mal a voir les constructions proprement dites. Apres plus de six mois on est a se demander si la prise en charge des haitiens dans une action commune bien coordonnee faisant intervenir a la fois les ONGs et les acteurs gouvernementaux ne seraient pas envisageables.
La communaute internationale , au lieu de faire des declarations appuyant les elections presidentielles devraient conseiller et aider le gouvernement a se mettre d'accord avec le vraies forces vives de la nation, - s'il en reste encore- pour elaboer un plan coherent qui ressemble a quelque chose.

Haïti : six mois après le séisme, les ONG restent inquiètes

Les fonds promis par l'aide internationale tardent à arriver. Un sentiment de frustration se développe dans la population face à la lenteur de la reconstruction.
Le 12 janvier 2010, un violent séisme dévastait Haïti, faisant plus de 250.000 morts et plus de 1,5 million de sans-abri. Six mois plus tard, alors que commence la saison des cyclones, les ONG présentes sur place dressent un bilan provisoire. Dès janvier, l'action d'associations comme Médecins sans frontières, Handicap international ou Médecins de monde a permis de limiter la propagation d'épidémies et de maladies contagieuses. Les situations d'urgence risquent pourtant de se reproduire.

Médecins du Monde d'abord, puis MSF jeudi 8 juillet, ont expliqué que la situation sanitaire est à présent sous contrôle mais que les conditions de vie des rescapés restent particulièrement précaires.
Médecins du Monde rappelle que l'aide financière promise par les Nations unies et les états tardent à arriver alors que les besoins restent énormes, selon elle, "seuls quelques centaines de millions de dollars sur les 10 milliards promis ont été effectivement versés par les Etats et les bailleurs."
Fin de la gratuité des soins
Médecins du Monde est d'autant plus inquiète que les six mois de gratuité des soins décrétés par le gouvernement haïtien vont toucher à leur fin. Avant le séisme, plus de 60% de la population n'avait pas accès au système de santé. "Le retour à un système payant des actes de soins dans les hôpitaux exclut donc la majorité de la population dont les plus vulnérables" s'alarme l'association. Et, six mois après la catastrophe, la demande reste importante : 5000 consultations médicales gratuites sont effectuées chaque semaine par les équipes Médecins du Monde dans 10 cliniques sous tente installées dans les quartiers les plus défavorisés.
A ce jour, plus de 10.000 personnes ont bénéficié du programme de santé d'Handicap International qui a aussi mis en place des actions de soutien psychosocial pour 13 000 personnes. L'association dispose sur place d'une équipe de 500 personnes dont 80 expatriés.
Au 31 mai, Médecins sans frontières annonce avoir soigné plus de 173.000 patients et mené quelque 11.000 opérations chirurgicales. "Lors des premiers mois, on devait traiter beaucoup de victimes directes du séisme", a détaillé le docteur Mégo Terzian, responsable des opérations d'urgence de MSF. "Aujourd'hui, la majorité des cas sont liés à des accidents domestiques, de la route et à des violences, ou des maladies chroniques" a-t-il constaté. Présente sur place depuis des années, l'association revient peu à peu à un fonctionnement de l'hôpital d'avant le séisme.
Reconstruction trop lente
Sur le terrain, les intervenants estiment que les améliorations des conditions de vie sont trop lentes. Après la distribution de tentes, les projets de reconstructions tardent à se concrétiser et l'accès à l'eau potable reste difficile. En période de cyclone, la mise en place d'habitations temporaires adaptées devient une urgence pour les populations sinistrées isolées. Selon Médecins sans frontières, un millions de sans-abri sont directement menacés.
Handicap International estime ainsi qu'il lui faudra entre trois et cinq ans d'action pour répondre au défi humanitaire en Haïti.
Handicap International compte suivre l'accompagnement et la rééducation des blessés sur la durée. L'association espère aussi pouvoir former le personnel haïtien de rééducation et d'appareillage afin de lui permettre, à terme, la gestion de ces projets.
Toutes les ONG présentes s'engagent poursuivre leur aide à la reconstruction du système de santé haïtien dans les années à venir. Toutes lancent le même appel aux pays donateurs : "Tenez vos engagements, débloquez les fonds promis !"
(Louis Morice - Nouveobs.com)
http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/monde/20100708.OBS6837/haiti-six-mois-apres-le-seisme-les-ong-restent-inquietes.html
Commentaires:
Moi aussi je suis inquiet. Non pas par la lenteur de la reconstruction ni par les conditions de vie non ameliorees des haitiens. Je suis tres inquiet par le manque flagrant de coordination qui s'observe dans la gestion du post desastre. On a l'impression que tout le monde s'est accomode a la situation actuelle.
On se demande qui est en charge. Qui commande qui assure la coordination. Qui surveille l'action de ces ONGS.
ON en reparlera largement sur Haiti Recto Verso dans les jours a venir. Nous revenons d'une mission de quel\ques jours a Port-au-Prince...

Waka Waka through the streets of Leogane, Haiti

vendredi 2 juillet 2010

4 morts en Haïti après la défaite du Brésil face aux Pays Bas

Au moins 4 personnes on trouvé la mort en Haïti, après la défaite de l'équipe brésilienne en quart de finale (2-1) face aux Pays-Bas, ce vendredi 2 juillet.
Une première personne est décédée des suites d'une crise cardiaque. L'incident s'est passé à Pétion –Ville ‘ un quartier de la capitale haïtienne.
Une deuxième personne s'est suicidée dans le quartier du Belair. Il s'agit d'un jeune fan du Brésil qui s'est jeté sous les roues d'une voiture.
Scénario identique à Nérette, non loin de Pétion–Ville.
Alors que dans le département des Nippes plus précisément dans la commune de Petite Riviere, un individu qui se présentait comme un fan de la Seleçao aurait poignardé un jeune garçon après une dispute.
Selon les autorités policières haïtiennes plusieurs personnes ont été blessées lors des échauffourées opposant des fans du Brésil à ceux de l'équipe d'Argentine de Football qui ont suivis l'élimination du Brésil.
Notons que bien avant cette défaite de nombreux citoyens avaient élevé la voix pour dénoncer, les agissements des fans du Brésil qui à chaque victoire de leur équipe bloquent plusieurs artères de la capitale, ce qui provoque des embouteillages, dans Port –au- Prince
EJ/Radio Métropole Haïti

Plusieurs secteurs apportent leur appui aux conseillers électoraux

Plusieurs entités ayant désigné des représentants au Conseil Electoral Provisoire (CEP) ont renouvelé leur confiance aux membres du CEP. La Fédération Protestante et le secteur syndical estiment que leurs représentants sont dignes de confiance et peuvent organiser des élections honnêtes et crédibles. Le secrétaire général de la Fédération Protestante d'Haïti , Pasteur Sylvain Exantus, affirme que son collègue Pasteur Leonel Raphaël est entrain d'accomplir convenablement sa tache au sein de l'organisme électoral. Il soutient que M. Raphaël a fait montre de sa compétence et utilise son énergie pour favoriser le bon déroulement du processus électoral. Le pasteur Exantus croit que les secteurs ayant désigné des représentants devraient renouveler ou non leur confiance à leurs représentants.
Il révèle que plusieurs secteurs auraient déjà renouvelé leur confiance à des membres du CEP.
Le secteur syndical figure parmi les organisations qui veulent maintenir leurs représentants au CEP. L'un des dirigeants de la CTH, Paul Loulou Chery, renouvelle sa confiance au conseiller électoral Jacques Belzinc.
Faisant remarquer que ce conseiller n'est accusé d'aucune exaction, M. Chery affirme que M. Belzinc représente ce secteur valablement Le syndicaliste dit ne pas comprendre l'acharnement de certains dirigeants de partis politiques qui réclament le départ d'un CEP qui à ce jour n'a pas organisé aucune élection.
Cet avis est partagé par le chef national du culte vodou, Max Beauvoir, qui avait la semaine dernière renouvelé sa confiance à l'actuel CEP. Selon M. Beauvoir aucune raison ne peut justifier le renvoi de l'actuel CEP.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17934

Préval veut redynamiser la coopération avec les pays de l'Amérique Latine

Le chef de l'Etat haïtien René Préval a débuté hier jeudi une visite officielle de 72 heures à Cuba. Au cours de son séjour le président haïtien aura des séances de travail avec les membres du gouvernement cubain sur le renouvellement de l'accord de coopération dans le secteur de la santé. L'accord prévoit l'octroi de bourses d'études en médecine pour plusieurs milliers de jeunes haïtiens et la présence de missions sanitaires dans le pays. Ces dernières années des centres ophtalmologiques ont été implantés aux Gonaïves et a Port-au-Prince par la coopération cubaine.
Le président Préval inscrit cette visite dans le cadre des efforts visant à redynamiser la coopération avec les pays de la région.
En début de semaine le chef de l'Etat haïtien avait effectué une brève visite à Santo Domingo. En cette occasion il avait pu planifier avec son homologue dominicain l'agenda de la reprise des activités de la commission mixte bilatérale.
Au début de la semaine prochaine le chef de l'Etat effectuera de brèves visites à la Jamaïque et au Venezuela. Ces séjours à l'extérieur sont prévus au cours des 8 premiers jours de juillet. Tout en admettant que la reconstruction d'Haïti est prioritaire le président Préval considère comme indispensable une redynamisation de la coopération avec les pays de la région.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17933

L'opposition prête à en découdre avec le chef de l'Etat

Les dirigeants des partis politiques expriment leur opposition à la décision du chef de l'Etat de lancer le processus électoral avec le CEP de Gaillot Dorsainvil. Les dirigeants du GREH, Himmler Rébu, de Respect, Charles Henry Baker et de Union, Chavannes Jeunes souhaitent un consensus entre les partis de l'opposition afin de provoquer le départ des conseillers électoraux. Charles Henry Baker veut adopter une disposition pour participer au scrutin même avec ce CEP considéré comme non crédible. Il soutient qu'un boycott des élections permettra au président Préval de gagner tous les sièges au Parlement. Il entend poursuivre la structuration de son parti et prévient que les acteurs politiques devront faire montre de vigilance.
Tout en étant vigilant, le chef de file de l'Union, Chavannes Jeune, n'a pas encore pris une décision en ce qui a trait à sa participation aux joutes. Il dénonce " l'arrogance " du chef de l'Etat qui ferme la porte au dialogue avec les partis politiques. Qualifiant la prorogation du mandat du CEP de provocation pasteur Jeunes réitère sa détermination à lutter pour forcer le départ du CEP.
Le chef de file de l'Union, ancien allié du chef de l'Etat s'est désolidarisé du gouvernement depuis l'intégration irrégulière de l'UNCRH au sein de la plateforme Inité. Union avait été exclu du dernier processus électoral.
De son coté le principal dirigeant du Grand Rassemblement pour l'Evolution d'Haïti (GREH), Himmler Rébu, soutient que le président Préval s'est " engagé dans la voie de la bêtise". Critiquant vertement les dernières actions du président Préval, M. Rébu soutient que les actions sont guidées par la volonté de conserver le pouvoir. Le chef de file du Greh refuse de faire des commentaires sur la participation de son parti aux prochaines joutes.
Réagissant au discours du président Préval, l'ex colonel Rebu a soutenu que les faits prouvent la partialité du CEP. Il rappelé que la méfiance envers le CEP a débuté après le tirage au sort truqué pour les numéros des partis politiques.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17932

Le président Préval dit non au sénateur Lugar

Le chef de l'Etat haïtien René Préval a rejeté hier les propositions du sénateur américain Richard Lugar relatives au processus électoral. Le sénateur Lugar, membre influent de la puissante commission affaires étrangères du sénat américain, avait souhaité l'implication de la communauté internationale dans la modification de l'organisme électoral et l'intégration de Fanmi Lavalas dans la course électorale.
Le président Préval a déclaré que ces propositions sont irrecevables parce que contraires aux lois haïtiennes. Il a soutenu qu'il ne pouvait former le Conseil Electoral Provisoire (CEP) en consultation avec les partenaires internationaux. Seuls les acteurs haïtiens peuvent être impliqués dans la formation du CEP, a martelé M. Préval.
Le chef de l'Etat a également expliqué que l'organisme électoral ne peut enregistrer les différentes factions de Fanmi Lavalas. Faisant valoir qu'il s'agit d'un problème technique et non d'une exclusion, le président Préval a indiqué que plusieurs candidats d'un même parti ne peuvent briguer un siège. Il souligne que les fractions peuvent constituer de nouveaux partis ce qui leur permettra de respecter la loi.
Lors du dernier processus électoral, les deux branches de Fanmi Lavalas avaient été écartées de la course. La branche de Maryse Narcisse avait revendiqué l'appui de Jean Bertrand Aristide mais n'avait pas pu fournir à temps les documents exigés. Les candidats des deux factions de Fanmi Lavalas s'étaient inscrits sous la bannière d'autres regroupements politiques dont Ansanm Nou Fò, Véyé Yo et Organisation pour l'Avenir (Ola).
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17931

Un million d'haïtiens vivent actuellement en République Dominicaine.

Le directeur de l'immigration Dominicaine, Sigfrido Pared Pérez a annoncé mercredi lors d'une interview télévisée, que le nombre d'Haïtien présent en République Dominicaine avait augmenté de 15 % depuis le séisme du 12 janvier. Selon monsieur Perez, la population Haïtienne immigrée en République Dominicaine se chiffrerait actuellement à 1 millions de personne.
Une déclaration qui contredit les propos de l'ambassadeur Dominicain, en poste à Port au Prince, Ruben Silie Valdez, qui affirmait hier sur les ondes de Radio métropole, que l'ouverture de la frontière entre les deux états suite au séisme n'avait pas entrainé de migration massive.
Monsieur Pared a indiqué que pour faire face à cette situation, les services de l'immigration et l'armée Dominicaine avait du renvoyer en Haïti de nombreux immigrants illégaux.
Il a par ailleurs précisé que ces rapatriements ne concernaient pas les personnes d'origine Haïtiennes déjà établies en République Dominicaine, mais simplement des irréguliers.
Sigfrido Pared Pérez a estimé que cette politique de rapatriement a permis d'éviter que la migration des Haïtien vers la République soit plus importante. Il a enfin précisé qu'Haïti sortant peu à peu de la situation de l'urgence, cet afflux illégal ne se justifiait plus.
Rappelons que le 10 juin dernier, le représentant du Fonds des Nations unies pour la Population (UNFPA) en Haïti, Igor Bosc avait estimé qu'environ 70 000 personnes avaient quitté le pays suite au séisme du 12 janvier.
EJ/AL/Radio Métropole
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17930

René Préval renouvelle son soutien au CEP de Gaillot Dorsainvil

Les élections présidentielles et législatives auront lieu le 28 novembre prochain dans le pays. C'est ce qu'a annoncé ce mercredi, le Chef de l'État haïtien René Préval qui a récemment publié trois arrêtés présidentiels. En effet lors d'une rencontre avec la presse, ce mercredi au Palais National, le président Préval qui était accompagné du directeur général du CEP, a fait le point sur l'ensemble des questions relatives au dossier du Conseil Electoral Provisoire.
Selon René Préval les critiques formulées par des membres de l'opposition contre l'actuel CEP ne sont pas fondées.
« Ils ont des représentants au sein du CEP, et ces mêmes partis politiques exigent le renvoi de ce même CEP », a déclaré le président de la République, qui a fait remarquer que presque tous les secteurs qui ont des représentants au sein de l'organisme électoral ont renouvelé leur confiance à ses conseillers électoraux.
Monsieur Préval a rejeté d'un revers de main les propositions de la société civile et des partis politiques exigeant le renvoi du CEP de Gaillot Dorsainvil et la mise en place d'un nouveau CEP de consensus.
« Les partis politiques qui réclament le départ de l'institution électorale, sont ceux qui avaient accepté d'aller aux élections avant le 12 janvier avec ce même CEP, alors qu'est ce qui a changé leur position, peut être le tremblement de terre » s'interroge le président d'un ton ironique.
Interrogé sur la crédibilité ou pas des prochaines élections, le président a précisé qu'il n'a pas l'habitude d'organiser des élections et donc, qu'il ne peut pas se prononcer sur l'organisation d'élections.
« J'ai l'habitude de gagner des élections mais pas d'en organiser », a conclu le président
Préval. EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17929

L'ONU salue la publication des arrêtés présidentiels convoquant le peuple en ces comices

Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a salué la publication des arrêtés présidentiels convoquant le peuple en ces comices et fixant pour le 28 novembre les prochaines élections. En effet, dans un communiqué rendu public, ce mercredi à New York , par son porte-parole le numéro un de l'organisation mondiale , Ban Ki-moon appelle le gouvernement haïtien, le Conseil électoral provisoire et tous les partis politiques à s'assurer que les scrutins à venir seront transparents et crédibles, et qu'ils serviront à renforcer les institutions démocratiques du pays, au moment où celui-ci se bat pour se remettre de la pire catastrophe naturelle de son histoire.
Le Secrétaire général réitère également l'engagement de l'ONU à soutenir les autorités haïtiennes dans la préparation et la conduite de ces élections.
Il souligné que « la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont déjà commencé à mettre en place les moyens nécessaires à une assistance technique, logistique et sécuritaire. ».
Monsieur, Ban encourage enfin les Etats Membres de l'ONU, en particulier ceux qui vont financer les élections, à s'assurer que les ressources financières nécessaires pour les opérations électorales et le bon déroulement des scrutins seront disponibles aussi vite que possible.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17928

Enel Désir est dans l'attente d'une décision de justice

Le conseiller électoral Enel Désir est sur la sellette. L'unité de lutte contre la Corruption (ULCC) dans son rapport a démontré la culpabilité du conseiller électoral, auteur d'une faute administrative grave. Le rapport de l'ULCC, qui n'a pas été rendu publique, a été transmis au commissaire du gouvernement de Port-au-Prince chargé de lancer la procédure judiciaire.
Intervenant sur le dossier le chef de l'Etat haïtien, René Préval, a soutenu qu'il s'agit d'une affaire pénale laquelle requiert la décision d'un juge. Faisant remarquer qu'il ne peut se substituer à la justice pour renvoyer M. Désir, le président Préval explique qu'il ne s'agit pas d'une faute dans l'exercice de la fonction de conseiller électoral.
Le Conseil Electoral Provisoire (CEP) de Gaillot Dorsainvil devra fonctionner avec les 8 membres qui avaient réclamé le limogeage de M. Désir. Sous le coup d'une procédure judiciaire, le représentant de l'église Catholique est donc écarté de l'organisme électoral.
Le président du CEP, Gaillot Dorsainvil, souhaite que le chef de l'Etat consacre dans le meilleur délai la révocation de Enel Désir.
En cas de renvoi de ce conseiller la conférence épiscopale pourrait être appelée é designer un nouveau représentant au CEP Au début du mois, l'évêque des Cayes, Guyre Poulard, avait invité M. Désir a présenter sa démission afin de favoriser le renvoi du CEP.
LLM / Radio Métropole Haïti
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Les relations haitïano-dominicaines sont excellentes selon l'ambassadeur Ruben Silié Valdez

L'ambassadeur de la République Dominicaine à Port-au-Prince, Ruben Silié Valdez, assure qu'il y a eu ces derniers mois un réchauffement des relations haïtiano-dominicaines. Le diplomate dominicain analyse un a un les différents faits qui prouvent l'intensification de la coopération bilatérale qui se concrétisera par la réactivation de la commission mixte. M. Silié Valdez indique que les membres de cette commission mixte bilatérale devront proposer des solutions sur divers dossiers tels l'éducation, l'environnement, l'immigration, la coopération agricole et le commerce.
Admettant que la question migratoire est très importante le diplomate dominicain a révélé que les experts des deux pays ont lancé des séances de travail sur ce dossier.
Intervenant à la rubrique " Le Point sur le 100.1 " de radio Métropole, Ruben Silié Valdez a dit espérer que les différents ministères haïtiens mettront en place des bureaux spéciaux afin d'interagir avec leurs homologues dominicains. Il assure que plusieurs problèmes importants dont la gestion de l'eau ne peuvent être résolus efficacement par le gouvernement dominicain. Les deux Etats se partageant l'île doivent œuvrer conjointement, ajoute t-il.
Ruben Silié Valdez a également révélé que le président dominicain Leonel Fernandez a pris de nombreuses initiatives pour améliorer les conditions de vies des étudiants haïtiens en République Dominicaine. Deux bus ont été récemment mis à la disposition de nos compatriotes notamment.
Par ailleurs l'ambassadeur dominicain affirme que son pays sollicite un siège au sein de la Commission Intérimaire. Même si la république Dominicaine ne satisfait pas aux critères des 100 millions de dollars, le diplomate estime qu'on doit prendre en compte l'aide dominicaine dans les jours qui ont suivi la catastrophe.
LLM / Radio Métropole Haïti
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Haïti : Mitterrand veut aider à reconstruire la culture

En visite dans l'île dévastée, le ministre français a promis une aide pour des projets de réhabilitation du patrimoine.

Il s'attendait sans doute à tout, lui qui a tant voyagé. Mais la vision d'un Haïti détruit et pourtant encore vivant, a saisi Frédéric Mitterrand, en visite diplomatique à Port-au-Prince, dimanche et lundi. Six mois après le séisme, la situation est dantesque : entre les décombres, des millions de gens habitent toujours sous des tentes de fortune, exposées aux pluies tropicales et aux insectes. La rue grouille de petits vendeurs, d'enfants au visage grave et de jeunes errant sans aucun but. «Des esprits chagrins diront que ce n'est pas le moment de venir avec des promesses», s'est justifié le ministre de la Culture au milieu des ruines et dans la fournaise. Avant d'ajouter: «C'est en partie vrai. C'est en partie faux. La culture n'est peut-être pas un bien d'urgence, mais elle n'est pas un luxe, c'est l'âme d'un peuple.» Aucun dignitaire venu à sa rencontre ne l'a contredit, ni le ministre de la Culture haïtien, ni l'ambassadeur de France, ni même René Préval, président de la République haïtienne. «Nous, nous savons que si l'on n'offre que du pain et pas des livres, le peuple haïtien sera condamné à réclamer du pain pour l'éternité», a concédé Magali Comeau-Denis, ancienne ministre de la Culture.
Décor de film catastrophe
Lorsque l'on n'a plus rien, on manque aussi de livres, de musique et de beauté. Et on cherche à reconstruire son passé pour mieux se forger l'avenir. Le pays aurait aimé que la France l'aide à reconstruire l'ancien quartier colonial de ­Jacmel. La rue du Commerce, artère dans laquelle vivaient les riches planteurs de café français et les marchands d'épices, ressemble aujourd'hui à un décor de film catastrophe. Autrefois, c'est-à-dire avant le 12 janvier, on y trouvait encore des maisons du XIXe siècle pleines de cachet. Reconstruire à l'identique serait un geste fort. Mais la France, qui est soumise à une restriction budgétaire y compris sur ses interventions extérieures, a décliné l'offre. Elle a préféré tenir que courir, avancer des «promesses qui ne sont pas creuses ».
La première, celle de restaurer le tableau Le Serment des ancêtres, peint par Guillaume Guillon-Lethière, possède la charge symbolique la plus forte. La deuxième tient visiblement à cœur de l'homme de cinéma qu'est Mitterrand. Il s'agirait de remettre sur pied un complexe de cinéma-théâtre, le Triomphe. Longtemps très fréquenté, il fut abandonné faute de fonds il y a vingt ans. Curieusement, il n'a pas trop souffert du séisme. Il est tout simplement vétuste, avec ses fauteuils jaunis et ses écrans muets. Frédéric Mitterrand rêve d'en faire un lieu de projection et d'expression, accueillant les nombreuses troupes de théâtre et les orchestres qui, on ne sait comment, continuent de se produire dans le pays. Mais l'opération coûterait au minimum 7 millions d'euros.
Combat linguistique
Avant de partir, Frédéric Mitterrand avait fait l'assaut de ses homologues européens pour les convaincre d'abonder dans son sens, mais ces derniers traînent un peu des pieds. Car une des justifications profondes de l'aide de la France est le maintien de la francophonie. Or, ce lien est étranger aux autres pays européens. «Nous sommes dans un champ de douleur, mais les plus grandes failles sont celles de l'oubli», a glissé à Frédéric Mitterrand l'écrivain Frankétienne, 74 ans, une figure de l'île. «Dites à vos amis qu'Haïti reste encore un grand morceau de la France.»
Tandis que les Américains ont mis un pied sur l'île, un combat diplomatico-linguistique s'opère, face à une élite qui parle un français châtié et un peuple qui s'exprime largement en créole. «Le jour où Haïti basculera dans l'anglophonie, nous nous éloignerons l'un de l'autre», prédit Didier Le Bret, ambassadeur de France en Haïti.
L'écrit, facteur d'émancipation
Dans un pays où l'ordinateur est encore résiduel, mais où les écrivains sont féconds, l'écrit reste un facteur d'émancipation. Au collège Saint-Martial - qui, lui aussi, est à moitié détruit -, les responsables de la bibliothèque du Saint-Esprit ont exhumé pour la délégation française des archives haïtiennes, dont d'émouvantes lettres de Toussaint Louverture, sauvées à la grâce de Dieu. Elles sont condamnées à être stockées dans des cartons humides, livrées aux termites. La France devrait aider à numériser une partie des 25.000 ouvrages, lettres et cartes, et s'est engagée à bâtir une ère de stockage.
La Bibliothèque nationale de France a, de son côté, fait don de 30.000 ouvrages à des fins scolaires : bien que le taux de scolarité soit faible et que l'éducation soit payante, une partie des parents continuent envers et contre tout à envoyer leurs enfants à l'école - même s'il s'agit d'apprendre assis par terre. À la fin d'une visite dans un camp de déplacés, à quelques kilomètres de la capitale, Frédéric Mitterrand a usé d'une métaphore : «La culture, c'est sans doute le ciment d'une nation.» On ne saurait mieux dire.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/06/30/01003-20100630ARTFIG00732-haiti-mitterrand-veut-aider-a-reconstruire-la-culture.php

Haïti: la prison pour femmes déborde de détenues oubliées

Clarens Renois, Agence France-Presse,Port-au-Prince.
Au passage de Marie-Yolaine Mathieu, la directrice de la seule prison pour femmes en Haïti, des détenues s'accrochent aux barres de fer de leur cellule et tentent d'attirer son attention.
«Inspectrice, inspectrice, j'ai besoin de toi, j'ai quelque chose à te dire», crie une jeune femme les cheveux en pagaille et le visage couvert de boutons. «J'ai passé six ans dans cette prison, j'ai un enfant de 10 ans abandonné depuis la mort de ma mère, qui le gardait au moment du tremblement de terre», raconte Magretta. «Je n'en peux plus», crie-t-elle.
Dans cette prison où les conditions de détention sont «cruelles et inhumaines», selon un expert de l'ONU, croupissent plus de 300 femmes, alors que l'endroit ne devrait en héberger qu'une trentaine.
«Selon les règlements internationaux, 36», précise la directrice. «Mais on continue d'arrêter les femmes et on les envoie ici et la justice ne libère pas. Que doit-on faire?», questionne-t-elle.
Une femme dans la soixantaine, diabétique et souffrant d'hypertension est enfermée depuis trois ans, sans jugement. Une autre de 39 ans a perdu son bébé à cause des mauvaises conditions d'incarcération alors qu'elle était enceinte de huit mois. Trois autres ont accouché dans une petite infirmerie, dans des conditions exécrables.
«C'est une injustice criante qu'on est en train de faire aux Haïtiennes», reconnaît le chef du parquet de Port-au-Prince, Auguste Aristidas.
Au-delà de la prison pour femmes de Pétion-ville, dans la banlieue de la capitale, les prisons haïtiennes débordent toutes de détenus en détention provisoire, incarcérés plusieurs années sans être jugés.
Les organisations de défense des droits de l'homme ont beau dénoncer «des conditions inhumaines, un enfer dans les prisons», rien n'y fait, la situation perdure.
Récemment, le ministre de la Justice a ordonné de monter des tribunaux à l'intérieur des prisons pour essayer de désengorger les cellules, mais les dossiers n'avancent pas.
«Nous sommes conscients de la situation, mais il y a un grand désordre dans le système, les dossiers des détenus sont introuvables, ce qui nous empêche de poursuivre les audiences», remarque Auguste Aristidas qui promet de faire avancer les procédures.
Entre temps, les femmes, dont vingt-six adolescentes, continuent de croupir dans les cellules. «Nous dormons les unes contre les autres, nous ne bénéficions pas de soins de santé, ici c'est l'enfer. Si la justice fonctionnait, il n'y aurait pas toutes ces femmes en prison», dit Sheila Casimir.
Dans une salle de 10 m2, cohabitent 17 adolescentes, de 11 à 17 ans, qui se partagent quatre vieilles couchettes.
«Les mineures arrivent souvent pour des petites infractions punissables de 3 à 6 mois, mais elles purgent souvent, sans jugement, entre 5 à 6 années de prison», constate Mme Mathieu.
Sherline, arrivée à la prison à 16 ans, en a aujourd'hui 21.
«En 2005, j'avais des problèmes avec mon frère qui trouvait que je rentrais trop tard à la maison. Il m'a conduit à un poste de police pour me punir un moment, selon lui. Depuis je suis enfermée ici», dit-elle résignée.
Les autres cas sont semblables, Myrline, 19 ans est arrivée pour vol il y a 5 ans. Elle n'a jamais vu de juge. La toute dernière détenue, 11 ans, est accusée de voies de fait ayant provoqué la mort. Elle s'était bagarrée avec une petite de son âge.
«Ca me fend le coeur de voir ces enfants passer les plus belles années de leur vie en prison, exposées à tout...», confie la directrice de la prison. «Tout. Parce qu'à la prison les plus anciennes contraignent les nouvelles à des activités sexuelles».

Le mari de Michaëlle Jean mal à l'aise avec le nationalisme québécois

La Presse Canadienne, Ottawa.-
Taxé d'être un souverainiste lorsque sa femme Michaëlle Jean a été nommée gouverneure générale du Canada, Jean-Daniel Lafond a récemment accordé une entrevue sans équivoque où il affirme son appartenance au Canada et son malaise avec le nationalisme québécois.
Dans un entretien récemment publié dans le magazine hebdomadaire français L'Express sur son parcours d'immigrant, M. Lafond affirme que les mots «Québec» et «Canada français» l'agacent un peu car la force du mot Canada est plus grande que celle du mot Québec.
Il ajoute qu'il ne s'est jamais senti à l'aise avec le nationalisme québécois.
Appelé à préciser ses propos, il explique que selon lui, l'affirmation de soi ne passe pas par la rupture, ajoutant avoir l'avantage d'appartenir à un territoire pancanadien qui tient debout parce qu'il a une couleur particulière avec ses deux langues enchâssées dans sa Constitution.
Qualifiant le séparatisme d'«aberration géopolitique», il explique plutôt que dès son arrivée au pays, il a cru profondément que le vrai combat était celui mené pour que la réalité culturelle du Québec soit respectée.
Disant d'une part avoir constaté la vitalité de la Francophonie au Canada lors de ses déplacements avec son épouse, il note aussi avoir observé la déperdition de l'enseignement de la langue française au Québec, jugeant par ailleurs bon de souligner que ce n'est pas le gouvernement fédéral qui a organisé cette dégradation.
L'entretien portant le titre «Un désir d'Amérique» est publié dans le cahier «emploi» de L'Express, où l'on retrouve une section bien en vue intitulée «S'installer au Canada» sur fonds de drapeau canadien.
Le bandeau rouge et blanc inclut plusieurs sections dont «Le Québec, bien sûr!» et «L'autre Canada, pourquoi pas!». On y trouve aussi plusieurs articles sur les immigrants, comme celui sur M. Lafond, qui est né et a grandi en France.
La nomination de Mme Jean au poste de gouverneure générale avait été dénoncée notamment parce que son époux avait réalisé un documentaire où l'on voyait le couple porter un toast à l'indépendance du Québec.
Devant se défendre d'être une séparatiste alors qu'elle acceptait un poste qui vise entre autres à promouvoir l'«unité canadienne», Mme Jean avait alors émis un communiqué où elle indiquait qu'elle et son mari n'avaient jamais adhéré à un parti politique ni à l'idéologie souverainiste.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201007/02/01-4295124-le-mari-de-michaelle-jean-mal-a-laise-avec-le-nationalisme-quebecois.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS1