Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
vendredi 5 octobre 2012
Haïti : un appel pour des bons alimentaires - Maël-Carhaix
mardi 02 octobre 2012
Trois questions à...
Corinne Mao, à propos de l'association Ede Timoun Yo, qui aide un orphelinat à Haiti.
Pouvez-vous nous faire un point de la situation sur place ?
Oui, les containers partis en juin ont été vidés, et leur contenu a été réparti dans les différentes structures Ede Timoun Yo. Du matériel scolaire a été distribué aux écoles de Hinches, ainsi que des vêtements à la population de Hinches, grâce à la présence de religieuses sur place. Les containers partis de France sont en passe d'être réaménagé en logement. Le plus important, est le déménagement qui a eu lieu début août, en présence du vice-président et de la trésorière de Ede Timoun Yo. Le déménagement de l'orphelinat à Hinche, s'est bien passé. Les enfants sont dans un environnement sain, sans pollution et vont bien. La 1 re classe « action, justice et paix » a été ouverte, grâce à un don de l'association de Rostrenen que nous remercions encore pour son soutien permanent.
Quels sont les besoins aujourd'hui ?
Lors de leur séjour au mois d'août, les membres de Ede Timoun Yo ont constaté qu'il restait encore un problème de fourniture d'alimentation. Les crèches n'arrivent pas à subvenir à leur besoin.
Un nouvel appel au secours a été lancé auprès des parents adoptants de nid d'amour, afin de faire parvenir des bons alimentaires. De notre côté, nous lançons aussi une action.
Justement, il y a cette soirée humour du 20 octobre, à la salle des fêtes du canton ?
Oui et l'objectif de la soirée du 20 octobre est de pouvoir continuer les travaux, d'apporter de l'eau au moulin pour commencer une 2 e phase de travaux, avec des locaux pour les enfants adoptables.
Nous espérons que les adoptions reprendront d'ici la fin de l'année, puisqu'elles sont gelées depuis le séisme. Ce qui explique le manque d'argent des structures pour alimenter les enfants. Mais il faut quand même nourrir 25 enfants et payer les personnels, l'alimentation, les couches et tout le matériel divers.
Pratique : Contact : la famille Mao, tél. 02 98 93 73 90.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Haiti-un-appel-pour-des-bons-alimentaires-_22052-avd-20121002-63712221_actuLocale.Htm
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Haïti, Sean Penn et le palais détruit
LE MONDE CULTURE ET IDEES | 04.10.2012 à 17h38 • Mis à jour le 04.10.2012 à 17h40
Par Arnaud Robert (Port-au-Prince (Haïti), envoyé spécial)
En Haïti, la mémoire est au mieux un mur fendillé. Elle peut aussi ressembler à un immense tas de gravats dans lequel s'avancent quatre pelleteuses. Depuis quelques semaines, dans la capitale Port-au-Prince, on a accroché sur les grilles du Palais national une sorte de rideau vert pour protéger les passants des poussières de la démolition. Il est translucide, pour permettre d'apercevoir le chantier.
En permanence, des dizaines d'Haïtiens scrutent l'avancée de la casse. Ils commentent telle coupole qui s'effondre, évoquent la salle des banquets où gisent encore les souvenirs de présidences bousculées. Comme tout le monde, ils ont appris que c'est un acteur américain, Sean Penn, qui pilote cet abattage. Cela avance vite. En quelques jours, l'essentiel a été fait. Désormais, un gros déblayage est attendu, tout comme quelques menus travaux de démolition.
De cette énorme bâtisse meringuée, à la blancheur phosphorescente, il ne reste qu'une poignée de reliques, quelques pièces, des blocs décoratifs. Selon Frédérick Mangonès, architecte des monuments auprès de l'Institut de sauvegarde du patrimoine national (Ispan), ces objets et morceaux significatifs du palais, restés intacts, vont être conservés et envoyés dans plusieurs institutions du pays. En souvenir...
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C'est un symbole, c'est-à-dire presque rien. L'écrivain Emmelie Prophète prétend qu'elle avait fini par aimer ce palais tant meurtri par le tremblement de terre du 12 janvier 2010 qu'il aurait suffi d'un vent mauvais pour qu'il disparaisse totalement : "Ce bâtiment à genoux rendait, quelque part, compte d'événements passés, mais aussi d'un présent rendu impossible parce qu'on n'a pas correctement fait le deuil. Le deuil des gens aimés. Le deuil d'une ville qui n'existe plus."
Depuis deux ans et demi, chacun passait sur le Champ-de-Mars, cette place où tout se joue de la mémoire haïtienne, et jetait un oeil sur le palais en ruine, sorte de gisant planté sur un plateau de 40 000 m2, pour se rappeler la catastrophe ; mais aussi la lenteur effrayante de la reconstruction. Le 22 août, le président de la République, Michel Martelly, a donc accepté l'offre de J/P HRO de raser "gratis". Jusqu'ici, l'ONG dirigée par Sean Penn s'était surtout illustrée dans la gestion d'un camp de déplacés sur les hauteurs de la ville.
Quatre engins ont donc été loués et la presse a été conviée pour assister à la démolition. Sur la pelouse de la présidence, un ingénieur canadien a expliqué la difficulté de l'ouvrage. Il s'agissait d'éviter qu'un pan du palais ne s'effondre sur l'immense tente climatisée qui sert de quartier général à la présidence. "Les murs étaient si instables que nous avons été contraints d'évacuer les bureaux à proximité", explique l'ingénieur. Il y a quelques mois encore, si l'on s'organisait, on pouvait visiter les vestiges de l'édifice. La galerie des Glaces aux parois éventrées. Les appartements présidentiels où gisaient un piano à queue, acquis pour un concert du Cubain Bebo Valdés, et quelques boîtes de médicaments dont l'étiquette portait le nom de l'ancien président René Préval. Des lettres étaient éparpillées sur le sol, adressées au chef de l'Etat. Elles demandaient toujours la même chose : un geste présidentiel pour se sortir d'une situation inextricable.
"Il y a un paradoxe dans ce pays, affirme le cinéaste Arnold Antonin. Malgré la faiblesse absolue de l'Etat, la présidence reste le pilier absolu de la nation." Et le palais, depuis presque un siècle, était le berceau de cette permanence. "Il est vu comme la Maison blanche des Haïtiens, ajoute même le sociologue Laënnec Hurbon, chercheur au CNRS. Un Haïtien ordinaire s'y reconnaît, le palais soutient sa représentation de pays indépendant. " Au point que personne ou presque, dans ce pays dévasté, ne remet en cause son statut de "lieu du pouvoir suprême", ajoute Laënnec Hurbon. Il fascine et ouvre l'appétit de tous ceux qui rêvent un jour d'être président de la République ; beaucoup d'Haïtiens sont dans ce cas. Pourtant, le palais aurait dû être considéré comme un espace public et non comme la propriété du président en exercice. L'idée de propriété fait que rares sont les présidents qui veulent partir du palais, leur mandat terminé."
Si on plonge dans l'Histoire, le site a souffert, comme s'il était le témoin et la victime des aléas du pays. Un premier palais est incendié en 1868 et détruit en 1869 lors d'une guerre civile. Un deuxième palais est rasé après l'explosion d'une poudrière, en 1912, qui tue le président Cincinnatus Leconte, et plusieurs centaines de militaires. Un concours international d'architecture est lancé. Georges Baussan, un Haïtien de 38 ans qui a étudié l'architecture à Paris, l'emporte et dessine le palais qui vient d'être détruit. Baussan a laissé sa marque à Port-au-Prince, auteur de l'Hôtel de ville, de l'hôtel Splendid, de l'église du Sacré-Coeur de Turgeau, des casernes Dessalines, autant de lieux gravement endommagés voire détruits par le séisme de 2010.
Pour ces bâtiments, et surtout pour le Palais national, Georges Baussan reprend en substance les éléments de l'architecture néoclassique française, adoptée largement dans le Nouveau Monde. Mais, à l'heure de l'occupation américaine qui s'étend en Haïti de 1915 à 1934, l'esthétique imposante, voire grandiloquente, pleine de coupoles et de colonnades, a quelque chose d'impérial. De déplacé, même. Le journal Le Matin, édité à Port-au-Prince, décrit à l'époque une architecture qui n'a pas sa place ici : "Il y a même lieu de croire qu'il a été dressé par un étranger, maître de son métier mais ignorant de nos besoins. C'est un palais sans doute, mais un palais dans une ville étrangère froide."
Etrangement, un siècle plus tard, lorsque la nouvelle a été diffusée que c'était une ONG américaine qui allait démolir cette Maison blanche, le même sentiment nationaliste a resurgi. Pas un jour où les radios locales s'abstenaient de commentaires sur Sean Penn, sur le fait que l'Etat haïtien n'était même pas capable d'assurer une simple démolition, sur l'écart phénoménal entre les moyens déployés sur l'île par l'international et ceux, infimes, dont le gouvernement actuel dispose.
Tout est revenu. La mémoire des présidents passés par là. François Duvalier, dont le titre de "président à vie" était inscrit en lumignons sur les flancs du palais et qui sortait en limousine pour distribuer des billets à ses citoyens. Son fils, Jean-Claude, revenu l'année dernière au pays après un exil de vingt-cinq ans sans que cette présence ne fasse plus débat. Jean-Bertrand Aristide, lui aussi rapatrié de son ermitage sud-africain, qui reste terré dans sa grande propriété près de l'aéroport dans l'attente, peut-être, d'un éventuel retour sur la scène politique. Un palais présidentiel, entendait-on en substance, ce ne sont pas des murs. Mais une empreinte collective.
L'architecte chargé de sauver le patrimoine Frédérick Mangonès supervise le chantier. Sous un casque jaune, il accompagne les techniciens de l'ONG de Sean Penn. "Franchement, je ne comprends pas cette polémique au sujet de la démolition du palais par des Américains. Depuis janvier 2010, l'Etat n'a rien fait pour réhabiliter le bâtiment qui menaçait de s'effondrer. Nous profitons d'un geste gracieux. Bien entendu, Sean Penn y trouve son intérêt, notamment sur le plan publicitaire, mais je suis un pragmatique. Il nous faut avancer."
Frédérick Mangonès a retrouvé les plans originaux de l'architecte ; ce qui, dans un pays où les rares archives conservées ont été souvent endommagées ou détruites par le séisme, relève déjà de l'exploit. Il semble que le président de la République veuille reconstruire le palais à l'identique. Il l'a dit. "Il nous faut réfléchir à l'aménagement intérieur pour en faire le réceptacle d'une présidence moderne."
En dehors du palais, la reconstruction du pays avance. La plupart des déplacés du séisme ont déserté les places publiques. Plusieurs ministères sont en chantier. Et le privé, sur les hauteurs de la commune de Pétion-Ville, là où les gens les plus aisés se retrouvent, investit massivement dans la pierre.
Mais, tandis que 400 000 personnes vivent encore sous tente à Port-au-Prince, la question du patrimoine reste secondaire, voire dérisoire, dans l'esprit de la plupart des acteurs présents, locaux ou internationaux. "Le palais présidentiel sera reconstruit, c'est certain, affirme Frédérick Mangonès, mais que va-t-on faire de nos citadelles, de nos fortifications qui ont mené à l'indépendance haïtienne, des églises, des maisons boisées de type Gingerbread et de tout notre patrimoine colonial ? Il y a bien entendu d'autres urgences. Mais un peuple sans mémoire est un peuple sans culture. Le patrimoine architectural a une place centrale dans notre imaginaire."
Laënnec Hurbon est sur la même ligne : "Si la mémoire est dans la pierre, il n'y a pas beaucoup d'Haïtiens à s'en apercevoir, car en règle générale les gouvernements négligent le patrimoine. On lutte pour qu'on reconnaisse ce qui est ou relève du patrimoine, et pour qu'il ne soit pas vandalisé. Un gouvernement vit dans le présent, mais, quand il le veut, il sait paradoxalement sauter au-dessus de deux siècles de notre histoire pour faire continuellement référence à 1804 [date de l'établissement en Haïti de la première république noire au monde]. Une éducation au sens du patrimoine donnerait aux Haïtiens, à tous les Haïtiens, le sentiment d'appartenance à une même nation."
Mais, pour l'heure, ces considérations se perdent dans l'urgence. Et l'argent manque. Même si l'Unesco, via son envoyée spéciale Michaëlle Jean, s'active sur le terrain.
A quelques kilomètres au nord de Port-au-Prince, il est un lieu où le ciment relève autant du désir d'implantation que du rêve d'appartenance. Depuis le séisme, des milliers d'Haïtiens ont émigré vers ces collines nues, mangées par l'érosion et le soleil, qu'ils ont baptisées Canaan. Ce n'est pas un camp, ni encore un quartier. Cependant des dizaines de milliers de citoyens vivent ici, dans ce bidonville où les tentes croisent les églises et les épiceries de briques.
Un des coordinateurs de Canaan, site grouillant qui n'a pas encore d'identité juridique, Louis Evenson, 30 ans, passe sa vie dans les administrations au loin dans la plaine pour faire reconnaître la propriété légitime de ces terres que des Haïtiens ont conquises sur le désastre. "Nous voulons être considérés comme une commune pour avoir accès aux services de base, tels que l'eau et l'électricité. " Sur leur terrain à l'abandon, où même les mauvaises herbes ont soif, ils ont déjà dessiné au cordeau un emplacement pour la future mairie.
Entre le Palais national, en bas à Port-au-Prince, et Canaan, sur les collines, quelque chose se joue du projet haïtien. Dans ce pays que l'on décrit le plus souvent comme chaotique, la proie des renversements politiques, des milices et de la débrouille, c'est surtout le formidable désir d'Etat qui frappe.
http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/10/04/haiti-sean-penn-et-le-palais-detruit_1770416_3246.html
lundi 1 octobre 2012
Rencontre entre Laurent Lamothe et le président sud-africain
Le Premier Ministre, Laurent Salvador LAMOTHE, accompagné du Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, Monsieur Pierre-Richard CASIMIR, a rencontré, ce mardi 25 septembre 2012, au Siège des Nations Unies à New York, le Président de l'Afrique du Sud.
Selon un communiqué Monsieur Jacob ZUMA était accompagné de son épouse et de la Ministre sud-africaine des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale, Madame Maïté Nkoana MASHABANE.
Les deux Hommes d'Etat, qui se sont félicités des fortes ressemblances culturelles entre les deux nations et des liens historiques d'amitié et de coopération qui les unissent, ont mis en avant leur volonté manifeste de travailler au renforcement des relations entre la République d'Haïti et l'Afrique du sud et au rapprochement des deux peuples.
Le Premier Ministre LAMOTHE a souligné que le réchauffement des rapports entre la République d'Haïti et les Etats africains en général et l'Afrique du Sud en particulier constitue l'une des grandes priorités de la politique étrangère de son Gouvernement. Il a annoncé pour bientôt la réouverture de l'Ambassade d'Haïti à Pretoria.
Le Président ZUMA s'est réjoui des progrès spectaculaires réalisés en Haïti matière de redressement post séisme, de stabilisation socio politique, de réaménagement des infrastructures et d'amélioration du climat sécuritaire, particulièrement sous le Gouvernement haïtien.
Il s'est montré déterminé à appuyer les efforts de reconstruction et de développement d'Haïti. L'Afrique du Sud est sur le point d'accréditer un nouvel Ambassadeur en Haïti avec résidence à la Jamaïque.
En matière de coopération bilatérale entre les deux Etats, les domaines principaux suivants ont été identifiés : les mines, l'énergie, le tourisme, l'agriculture, la culture et les sports. Le Chef d'Etat sud-africain a aussi promis de soutenir le rapprochement d'Haïti avec l'Union Africaine et de participer à la mobilisation de la solidarité internationale en faveur de la reconstruction du pays.
Les deux hauts dignitaires ont chargé leurs Ministres des Affaires Etrangères respectifs d'assurer le suivi de leurs échanges qui se sont déroulés dans une ambiance de cordialité et d'ouverture.
L'éventualité d'une visite en Afrique du Sud du Président Michel Joseph Martelly a été évoquée, en marge du quatorzième Sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la Francophonie qui se tiendra à Kinshasa, en République Démocratique du Congo à la mi-octobre.
Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21447
Des milliers d'Haïtiens protestent contre le président Martelly
Plusieurs milliers de personnes ont envahi les rues de la capitale haïtienne dimanche afin de protester contre le gouvernement du président Michel Martelly.
Ce rassemblement comptait parmi les plus importantes manifestations à avoir eu lieu cette année à Port-au-Prince contre M. Martelly alors que ce dernier tente de reconstruire le pays après le puissant tremblement de terre de 2010 qui a entraîné le déplacement d'un million d'Haïtiens et détruit des milliers de maisons.
Les manifestants, qui ont défilé dans les quartiers les plus pauvres de la capitale, ont notamment dénoncé le coût élevé de la vie, l'augmentation du prix de la nourriture ainsi que les allégations de corruption au sein du gouvernement.
Certains d'entre eux brandissaient de petits cartons rouges comme ceux que les arbitres utilisent au soccer pour expulser un joueur du terrain, laissant entendre que le président avait commis trop de fautes depuis son élection en mai 2011.
Le gouvernement Martelly n'a pas fait de déclaration publique concernant la manifestation.
Ancienne vedette de la chanson, Michel Martelly a joué la carte du nouveau venu en politique lors de la course à la présidence. Il a promis une éducation et des maisons gratuites aux personnes déplacées en raison du séisme. Mais certains Haïtiens se plaignent qu'il n'a pas réussi à améliorer le sort des habitants de ce pays figurant parmi les plus pauvres au monde.
« Le président a fait beaucoup de promesses, mais aucune n'est devenue réalité », a déclaré Max Dorlien, l'un des manifestants. « C'est seulement une clique composée de ses amis qui fait de l'argent. »
La manifestation de dimanche fait suite à de nombreuses semaines de protestations pacifiques dans les régions rurales. D'autres rassemblements sont prévus en octobre.
Elle marque aussi le 21e anniversaire de la première fois que l'ex-président haïtien Jean-Bertrand Aristide a été chassé du pouvoir. L'ancien prêtre est revenu à Haïti l'an dernier après avoir passé sept ans en exil. Depuis son retour, il est demeuré caché dans sa résidence de Port-au-Prince et s'est tenu loin des projecteurs, alimentant le débat sur sa pertinence politique.
Associated Press
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/09/30/011-manifestation-haiti-martelly.shtml
mercredi 19 septembre 2012
Haïti est à la croisée des chemins..."
Port-au-Prince. Mardi 18 septembre 2012. CCN. Ivan Simonovic, a parlé de « signes encourageants en Haïti aujourd’hui», mais également de risques, à la fin de sa mission de quatre jours dans le pays.
«Haïti est à la croisée des chemins Si les bonnes décisions sont prises sur un certain nombre de questions clé, il existe un potentiel pour le progrès – mais en même temps, le risque d’un retour en arrière. Le nouveau Conseil Electoral Permanent doit être crédible et jouir de la confiance de l’ensemble de la classe politique pour s’assurer que les élections locales, municipales et parlementaires aient lieu sans délai et soient libres et exemptes de violence. »
Il a qualifié de signes positifs les récents amendements constitutionnels qui établissent un quota de 30% pour les femmes dans la vie publique et un conseil constitutionnel, la nomination d’un ministre des droits de l’homme et de la lutte contre l’extrême pauvreté, ainsi que la diminution significative de la population des camps de 1,5 million à 370.000.
Au cours de sa visite du 12 au 15 septembre pour discuter des défis des droits de l’homme avant le prochain examen du mandat de la MINUSTAH, la mission de stabilisation des Nations Unies dans le pays, par le Conseil de sécurité de l’ONU, Simonovic a rencontré de hauts responsables gouvernementaux, y compris le Premier ministre Laurent Lamothe, les ministres des Affaires étrangères, des Droits de l’homme et de l’Extrême pauvreté, de la Justice ainsi que le Directeur Général de la Police et l’Inspecteur Général de la Police. Il a également rencontré des représentants de l’ONU, le corps diplomatique et des représentants de la société civile.
«Le recrutement prévu de 5.000 nouveaux agents de police au cours des 4 prochaines années augure d’un grand potentiel pour un environnement sûr et stable en Haïti. S’ils sont recrutés en fonction de leur mérite, bien formés, et comprennent davantage de femmes, la Police Nationale d’Haïti en sera renforcée tout comme la confiance de la population en elle. Le rôle et l’indépendance de l’Inspecteur Général sont essentiels pour s’assurer que les auteurs des violations des droits de l’homme soient interdits de servir, » a t-il dit.
Simonovic a appelé à accompagner la réduction planifiée des forces militaires de la MINUSTAH d’un soutien accru à la police nationale et aux institutions garantissant l’état de droit.
« Réformer la police ne suffit pas. La réforme du système judiciaire est attendue depuis longtemps. J’ai visité le Pénitencier National où les 3.489 détenus vivent dans des conditions inhumaines et dégradantes. Parmi eux, seuls 278 ont été reconnus coupables par un tribunal, la plupart des autres sont en détention préventive prolongée. Un système de justice plus indépendante, fiable et efficace est nécessaire pour résoudre non seulement cette situation, mais pour s’assurer que les droits de la population soient mieux protégés, notamment les droits fonciers. La réforme du code pénal en cours doit être achevée sans délai et devrait conduire à des poursuites judiciaires contre les graves violations passées des droits de l’homme, conformément aux obligations juridiques internationales d’Haïti. »
Simonovic a exhorté la communauté internationale à accroître son soutien aux efforts de développement à long terme d’Haiti, compte tenu du fait que l’aide humanitaire destinée au pays après le tremblement de terre est en baisse. « Pendant trop longtemps, beaucoup trop d’Haïtiens ont réclamé en vain leurs droits économiques et sociaux, mais n’ont pas été en mesure d’accéder aux services de base. Les efforts de développement qui ont été engagés doivent être fondés sur les droits de l’homme et bénéficier à tous, en particulier aux plus démunis.
«Nombreuses parmi les personnes les plus vulnérables sont toujours dans des camps, dont 70% sur des terres privées et sont menacés d’expulsions forcées. J’ai insisté sur la nécessité d’une concertation avec la population des camps et du respect des normes internationales relatives aux droits de l’homme dans le processus de démantèlement des camps qui sont toujours occupés. Une politique de logement et de développement urbains est nécessaire ».
Simonovic a observé qu’Haïti a le potentiel d’attirer des investissements et de créer de nouveaux emplois décents, ce qui est essentiel dans un pays où la majorité de la population active est au chômage et où la jouissance des droits économiques et sociaux reste un défi. Dans ce contexte, la sécurité et le respect de l’état de droit ainsi que la lutte contre la corruption sont essentiels.
Le responsable onusien a noté que les organisations de la société civile et l’opposition ont une grande contribution à apporter aux efforts de développement du pays. Il est donc important pour le gouvernement de les engager, ainsi que tous les Haïtiens dans la reconstruction de leur pays.
http://www.caraibcreolenews.com/news,haiti,1,3972,18-09-2012-hay-ti-hay-ti-est-yy-la-croisy-e-des-chemins-.html
Sean Penn, "déconstructeur" du palais national à Haïti
LE MONDE | 18.09.2012 à 14h03
Par Jean-Michel Caroit (Saint-Domingue, correspondant)
Sévèrement touché par le tremblement de terre de janvier 2010, le palais national haïtien est la proie des pelleteuses qui vont achever de le démolir au cours des trois prochains mois. Le président Michel Martelly a donné le coup d'envoi des travaux le 6 septembre. Il les a confiés à J/P Haitian Relief Organization, l'ONG de la star hollywoodienne Sean Penn.
Nommé ambassadeur itinérant par le président haïtien, l'acteur a multiplié les initiatives humanitaires après le séisme qui a tué près de 250 000 personnes. Selon l'entourage du président, Sean Penn a proposé de prendre en charge "bénévolement" les travaux de "déconstruction" du palais. Les avis sont partagés, sur les réseaux sociaux et parmi les badauds qui se pressent devant les grilles entourant le terrain de 40 000 m2, au centre de Port-au-Prince, où les engins lourds poursuivent la démolition de l'immense bâtisse blanche en forme de E.
Des voix s'élèvent pour déplorer l'absence de transparence et le manque d'information sur la reconstruction du palais. "Livrer le palais national à une ONG est tout un symbole, 221 ans après le soulèvement général des esclaves, nous sommes incapables de déblayer les ruines de la maison nationale", regrette le quotidien Le Nouvelliste.
"Orgueil"
Lors de son entrée en fonction, en mai 2011, Michel Martelly a exclu la reconstruction du palais de ses priorités. L'urgence, disait-il, était le relogement des sinistrés du séisme. Plus de 390 000 sans-abri sont toujours entassés dans des campements de fortune, dans des conditions que les dernières pluies ont encore aggravées. Mais pour Michel Martelly, il est temps de s'attaquer à la reconstruction des bâtiments publics.
"La nouvelle construction reproduira à l'identique ces lignes, formes et volumes qui entretenaient et justifiaient notre orgueil", a promis le chef de l'Etat. Après consultation de l'Institut de sauvegarde du patrimoine national, il a précisé que le seul ajout serait "la prise en compte des normes parasismiques". Ni le coût du projet de reconstruction ni l'origine des fonds n'ont été annoncés.
Quinze jours après le séisme, le président René Préval, alors en fonctions, avait évoqué une proposition française pour la reconstruction du palais, transmise par l'ambassadeur de France, Didier Le Bret. Cette offre avait été rapidement abandonnée face à l'ampleur des besoins humanitaires.
Comme celle d'Haïti, l'histoire du palais a été mouvementée. En 1869, il fut incendié lors d'une rébellion qui renversa le président de l'époque, Sylvain Salnave. En 1912, l'explosion de la poudrière du palais a détruit l'édifice et tué le président Cincinnatus Leconte et près de deux cents soldats.
L'année suivante Georges Baussan, architecte haïtien formé aux Beaux-Arts, à Paris, a remporté le concours pour la reconstruction du palais. L'édification de l'imposant bâtiment de style néoclassique, surmonté de trois coupoles, s'est achevée en 1921, sous la supervision des ingénieurs qui accompagnaient les troupes d'occupation américaines.
Jean-Michel Caroit (Saint-Domingue, correspondant)
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/09/18/sean-penn-deconstructeur-du-palais-national-a-haiti_1761829_3222.html
10% de la population haïtienne vit avec un handicap physique
Le Bureau du Secrétaire d'Etat à l'intégration des Personnes Handicapées (BSEIPH) et le Projet de Renforcement du Cadre Juridique pour les Personnes Handicapées en Haïti de l'OEA ont organisé le lundi 10 Septembre dernier une causerie avec le secteur privé des affaires sur la problématique du handicap en Haïti.
Selon un communiqué du Bureau de la présidence, cette rencontre déroulée sous le thème « Accès des personnes handicapées à l'emploi et au travail adaptés », a été l'occasion pour M. Gérald Oriol Junior, Secrétaire d'Etat à l'Intégration des Personnes Handicapées, de faire une plaidoirie en faveur de la présence des handicapés dans les entreprises. M. Oriol dit croire qu'une personne vivant avec un handicap ne représente pas un handicap pour une entreprise quelconque.
Le Chef de l'Etat, qui ne cesse d'intercéder pour la cause des handicapés, plaide une fois de plus en faveur du respect de la différence et l'acceptation des personnes handicapées. Il demande à tout un chacun de supporter ces dernières, car un effort supplémentaire doit être fait en vue d'accompagner ce secteur.
« Notre pays a besoin, pour son décollage, de l'apport de tous ses fils et filles et nous n'avons pas le droit de laisser se perdre le moindre atome d'intelligence, la moindre parcelle de potentialité », a déclaré le Président. La présence du Chef de l'Etat à cette grande réunion prouve son souci de sauvegarder l'égalité de tous les êtres humains, de faire respecter la liberté et la dignité de tous, de créer le cadre nécessaire pour enrayer toute discrimination fondée sur le handicap.
« Je regarde cette initiative comme un pas vers l'émergence d'une conscience citoyenne qui tient compte des conditions d'existence de l'ensemble de la population. Et ce pas me renforce dans ma conviction que, nous autres Haïtiens, pouvons dépasser notre petite personne et nous ouvrir aux besoins de nos compatriotes. »
Plusieurs entrepreneurs présents ont compris la nécessité d'offrir des opportunités égales à tous et promis d'intégrer désormais les personnes handicapées compétentes dans leurs entreprises. M. Hervé Denis, Président de la Chambre de Commerce et de l'Industrie en Haïti (CCIH) invite tous les autres membres à faire pareil.
Le Président Martelly invite tous les Haïtiens à s'épauler et à avancer sur la voie d'une construction collective et solidaire de cette Haïti dont nous rêvons tous.
Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21382
Haïti-Politique : Des sénateurs mèneraient la bataille sur un autre front contre Martelly
P-au-P, 17 sept. 2012 [AlterPresse] --- Le président haïtien, Joseph Michel Martelly, le président du conseil supérieur du pouvoir judiciaire et de la cour de cassation, Anel Alexis Joseph, et deux autres juges de la cour de cassation se trouvent dans le collimateur d’une partie du sénat de la république, selon des déclarations recueillies par AlterPresse au cours d’une série d’entretiens.
Quatre (4) juges, Frantzy Philémon, Thélot Wendell Coq, Kesner Michel Thermesi et Louis Pressoir, ont été installés le vendredi 17 février 2012 pour compléter la cour de cassation du pays.
En fait, Frantzy Philémon et Kesner Michel Thermesi « sont entrés en fonction dans l’irrespect de la loi », fait savoir le sénateur du Nord-Est, Jean Baptiste Bien-Aîmé.
Les noms de ces 2 derniers ne figuraient pas dans une liste reconnue par le parlement, selon les explications de l’élu.
En conséquence, « nous allons prendre une résolution pour demander à ces derniers de démissionner », ajoute Bien-Aîmé, qui explique que le sénat a été dupé de l’intérieur lors du processus.
Le dossier, relatif à l’entrée soupçonnée d’irrégulière de 2 juges à la cour de cassation de la république, ouvre une fenêtre sur celui du conseil électoral (dit permanent) à 6 membres établi par Michel Martelly.
Un conseil incomplet, car la version amendée de la Constitution de 1987 et "reproduite" par l’administration de Martelly / [premier ministre Laurent Salvador] Lamothe stipule un organisme électoral de 9 membres.
Les six (6) membres déjà installés ont prêté serment devant ces juges incrimines à la cour de cassation, qui font désormais l’objet d’une résolution parlementaire.
Tous les « actes » qu’ils [ces 2 juges] auraient posés seraient « nuls et non avenus », au terme de la résolution envisagée par le sénat de la république.
Les membres de ce conseil électoral (dit permanent pour certains et présidentiel pour d’autres) sont : Josué Pierre-Louis (représentant de l’exécutif, président ; il est nommé au dit conseil sans avoir reçu décharge de sa gestion au poste de ministre de la justice, auquel il a renoncé en octobre 2011 au fort des remous provoqués par l’arrestation arbitraire et illégale du député en fonction Arnel Bélizaire), Gustave Acacia (représentant de l’exécutif, vice-président), Reynaldo Brunet (représentant de l’Exécutif, responsable des opérations électorales), Yves Benoit Jean Marie (représentant du judiciaire, trésorier), Patrick Métellus (représentant du judiciaire, secrétaire général) et Salnave Exantus (représentant du judiciaire, responsable de la communication).
Autre personnalité concernée par cette résolution, c’est Anel Alexis Joseph, le président de la cour de cassation et du conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj). Lui aussi aurait violé la loi en acceptant son poste, limite à 65 ans l’âge de nomination d’un juge en son article 51 ; alors que le juge Anel Alexis Joseph est septuagénaire.
Est également contestée la nomination des représentants du Cspj au conseil électoral permanent (Cep) mis sur pied par Michel Martelly .
Changement de phase …
« La bataille », contre Martelly « a changé de phase », a déclaré à AlterPresse le sénateur du Nord Jean-Charles Moïse.
« Nous avons passé 15 mois à parler. Maintenant, les armes sont les manifestations, les grèves et les sit-in », préconise Moïse, qui entend mettre fin politiquement au mythe d’un Michel Martelly "très populaire".
Pour appuyer ses assertions, le sénateur Moise évoque les mouvements de protestation et de grève, tenus, les 12 et 13 septembre 2012, respectivement au Cap-Haïtien (Nord) et aux Cayes (Sud). contre le mode de gestion de l’administration Martelly / Lamothe.
Jean Charles Moïse annonce une autre série de manifestations, lesquelles devront, cette fois-ci, impliquer des habitantes et habitants des Gonaïves (Artibonite / Nord). [srh kft rc apr 17/09/2012 10:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13409
Haïti-Éducation : Une marche pacifique en vue pour le vendredi 5 octobre
P-au-P, 17 sept, 2012 [AlterPresse] --- L’union nationale des normaliennes et normaliens haïtiens (Unnoh) appelle à une marche pacifique à l’échelle nationale le vendredi 5 octobre 2012 (journée mondiale des enseignantes et enseignants), dans l’objectif de porter le ministère de l’éducation nationale à prendre en considération le niveau de traitement des enseignantes et enseignants du secteur public, annonce son secrétaire général, Josué Mérilien, dans des declarations faites à plusieurs journalistes, dont de l’agence en ligne AlterPresse.
Pour inciter les autorités de l’État à se pencher sur les conditions des enseignantes et enseignants du secteur public, l’Unnoh entend réitérer le mouvement enclenché le 10 septembre dernier dans tout le pays.
Parmi les recommandations de l’Unnoh, figurent les arriérés de traitements des enseignantes et enseignants (alors que l’ouverture des classes est annoncée pour le lundi 1er octobre), et la nomination des professeures et professeurs qui travaillent déjà dans le système, celle des étudiantes et étudiants finissants de l’école normale supérieure ainsi que celle des enseignantes et enseignants de l’école normale des institutrices et instituteurs.
L’Unnoh réclame un salaire mensuel de base de cinquante mille gourdes (G. 50,000.00) [US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes] pour toutes les enseignantes et tous les enseignants, quels que soient leur niveau d’études et le secteur (privé ou public).
De fait, la dynamisation de ce projet passerait par une augmentation du budget national pour le secteur éducatif à près de 34 pour cent, avec 30 pour cent pour le niveau préscolaire, fondamental, et secondaire et professionnel et 4 % pour l’enseignement supérieur public.
Vu que plus de quatre-vingt pour cent (+ de 80 %) des écoles du pays sont privées, l’Unnoh demande aux autorités de l’État de prendre toutes les mesures nécessaires pour construire, dans tout le pays, des écoles publiques, afin que la question de scolarisation gratuite ne soit pas du chantage, mais de préférence une réalité.
Lors de la mobilisation, tenue le 10 septembre 2012, beaucoup d’organisations d’enseignantes et d’enseignants du monde ont manifesté leur solidarité à l’Unnoh pour l’encourager dans sa lutte.
Parmi ces organisations, figurent le syndicat national des enseignants en France, le syndicat des enseignants de l’Amérique du Nord, l’association des peuples des Caraïbes et le comité défendre Haïti en Martinique.
A l’occasion du 5 octobre 2012, journée mondiale des enseignantes et enseignants, l’Unnoh compte honorer certaines professeures et certains professeurs dans tous les départements du pays, en hommage à leurs sacrifices. [jep kft rc apr 17/09/2012 14:10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13411
ONU : des signes encourageants en Haïti
ONU : des signes encourageants en Haïti
Mise à jour 19.09.2012 08h57
Le Sous-secrétaire général de l'ONU aux droits de l'homme, Ivan Simonovic, a parlé de "signes encourageants en Haïti aujourd'hui », mais aussi des risques, à la fin de sa mission de quatre jours dans le pays.
Selon un communiqué de presse parvenu lundi à Genève, le sous- secrétaire général a cité comme signes positifs les récents amendements constitutionnels qui établissent un quota de 30% pour les femmes dans la vie publique et un conseil constitutionnel, la nomination d'un ministre des droits de l'homme et de la lutte contre l'extrême pauvreté, ainsi qu'une diminution significative de la population des camps de 1,5 million à 370.000.
"Haïti est à la croisée des chemins. Si de bonnes décisions sont prises sur un certain nombre de questions clés, il existe un potentiel pour le progrès - mais en même temps il y a des risques d'un retour en arrière. Le nouveau Conseil électoral permanent doit être crédible et avoir la confiance de l'ensemble de la classe politique pour s'assurer que les élections locales, municipales et parlementaires ont lieu sans délai et soient libres et sans violence ", indique le commniqué.
Simonovic a exhorté la communauté internationale à accroître son soutien aux efforts des Haïtiennes de développement à long terme, vu que l'aide humanitaire destiné au pays après le tremblement de terre est fortement réduite.
http://french.peopledaily.com.cn/International/7952981.html
ONU : des signes encourageants en Haïti
ONU : des signes encourageants en Haïti
Mise à jour 19.09.2012 08h57
Le Sous-secrétaire général de l'ONU aux droits de l'homme, Ivan Simonovic, a parlé de "signes encourageants en Haïti aujourd'hui », mais aussi des risques, à la fin de sa mission de quatre jours dans le pays.
Selon un communiqué de presse parvenu lundi à Genève, le sous- secrétaire général a cité comme signes positifs les récents amendements constitutionnels qui établissent un quota de 30% pour les femmes dans la vie publique et un conseil constitutionnel, la nomination d'un ministre des droits de l'homme et de la lutte contre l'extrême pauvreté, ainsi qu'une diminution significative de la population des camps de 1,5 million à 370.000.
"Haïti est à la croisée des chemins. Si de bonnes décisions sont prises sur un certain nombre de questions clés, il existe un potentiel pour le progrès - mais en même temps il y a des risques d'un retour en arrière. Le nouveau Conseil électoral permanent doit être crédible et avoir la confiance de l'ensemble de la classe politique pour s'assurer que les élections locales, municipales et parlementaires ont lieu sans délai et soient libres et sans violence ", indique le commniqué.
Simonovic a exhorté la communauté internationale à accroître son soutien aux efforts des Haïtiennes de développement à long terme, vu que l'aide humanitaire destiné au pays après le tremblement de terre est fortement réduite.
http://french.peopledaily.com.cn/International/7952981.html
Haïti a perdu sa « mère Teresa ».
Renette François-Barbier est décédée samedi dernier des suites d'un cancer à l'âge de 67 ans.
Figure indispensable de la diaspora haïtienne, Mme François-Barbier a fondé la Cellule de réveil de la communauté haïtienne en 1986, puis L'Organisation Têtes Ensemble Internationale SOS Haïti (OTEI), dix ans plus tard.
« Renette était très sensible aux besoins des autres, confie son mari, Jean-René Barbier. Elle était animée d'une grande bonté. »
L'infirmière de formation débarque à Montréal en 1970. Elle écrit la première page de son oeuvre deux ans plus tard. Une école sur la terre familiale est créée, et elle paye de sa poche le salaire de l'enseignante qui y travaille.
Elle ne reviendra dans sa terre natale que 28 ans plus tard. Celle qui a quitté sa patrie dans un état d'extrême pauvreté la retrouve dans une misère indicible. Nous sommes en 1999. Maintenant jeune retraitée, Mme François-Barbier se dévouera par la suite entièrement aux miséreux de la Perle des Antilles.
Mais le véritable électrochoc survient en septembre 2004, après le passage de l'ouragan Jeanne, dans Les Gonaïves. Les images de détresse se multiplient à la télévision. Horrifiée et fortement ébranlée, Rénette François-Barbier s'active et amasse en quelques semaines près de 150 000 $, avec l'aide précieuse de Gisèle Lalonde. Cinq conteneurs chargés de vêtements, de meubles, et de produits d'hygiène, quittent bientôt le port de Montréal pour la commune située dans l'ouest d'Haïti.
« Elle avait vraiment l'amour de son pays et des Haïtiens, raconte l'ancienne mairesse de Vanier. Elle les avait tout le temps dans son esprit et dans son coeur. »
Le 12 janvier 2010, le malheur s'abat une nouvelle fois sur Haïti. Un violent séisme tue environ 200 000 personnes, en grande partie dans sa capitale, Port-au-Prince.
Plus de détails dans l'édition du 18 septembre ou sur ledroitsurmonordi.ca
Haïti: après la collecte de l'eau, des enfants viennent lire au BiblioTaptap
PORT-AU-PRINCE, 18 sept 2012 (AFP) - 18.09.2012 06:28 - Par Clarens RENOIS
"Men machinn liv-la!" --"Voilà la voiture à livres!"--, crient les enfants de la Communauté Sainte-Marie, dans la banlieue de Port-au-Prince. Dans les minutes qui suivent, une salle de lecture est dressée sous un arbre pour écouter les histoires merveilleuses que Suze Dorange va raconter.
Les petite têtes curieuses fêtent l'arrivée du "BiblioTaptap", une camionnette transformée en bibliothèque grâce à Bibliothèque sans frontières (BSF), arrivé ce samedi matin dans le quartier de Canapé-vert à l'est de la capitale haïtienne.
Le séisme de janvier 2010 a détruit de nombreuses bibliothèques à Port-au-Prince. Grâce à l'intervention de BSF, beaucoup ont été remises sur pied et l'organisation a permis aux personnes déplacées de rester en contact avec les livres en tenant des séances de lectures publiques.
Certains enfants arrivent au pas de course. Après la collecte de l'eau pour leur famille, ils ont rendez-vous avec les livres.
Emilcar Dieuphène, 8 ans, est assis aux pieds de l'animatrice et répète toutes les phrases qu'elle entend, tirées du conte de Maryse Lamigeon "Dauphin, Dauphin quand reviendras-tu ?"
Les enfants ouvrent de grands yeux et applaudissent à la fin de la lecture.
"C'est une belle histoire, lis encore", dit Emilcar.
"Nous allons aussi dans les camps de déplacés du séisme de 2010. Il y a des enfants qui y vivent et qui découvrent le livre pour la première fois. Ils ne vont pas à l'école et font la fête quand le BiblioTaptap arrive", raconte l'animatrice.
Ces enfants se contentent de voir des illustrations et écoutent les animateurs de la bibliothèque mobile qui déclament en créole.
"Le BiblioTaptap a un tel succès, c'est incroyable! Cela correspond à un vrai besoin de la population", a relevé Patrick Veil le directeur de BSF.
Le tremblement de terre en janvier 2010 a fait au moins 220.000 morts, dont 1.350 enseignants et 38.000 élèves. Les écoles ont rouvert officiellement le 6 avril 2010 dans la capitale, mais beaucoup n'ont pas encore été reconstruites.
Les adultes aussi
BSF a lancé en Haïti sa première bibliothèque mobile il y a environ deux mois et depuis, de nombreux enfants dans les quartiers de la capitale goûtent chaque jour au plaisir de la lecture.
Mike, 9 ans, préfère "le Loup et l'agneau", la fable de Jean de La Fontaine, que l'animatrice a raconté en créole pour la joie des enfants. Terra, 4 ans, a apporté ses propres livres pour qu'ils soient lus par l'animatrice.
"Les enfants sont adorables, ils ne sont jamais rassasiés de contes. Ils aiment Kirikou, Obélix, Astérix ou Alladin", explique Suze qui fait ainsi le tour de Port-au-Prince cinq fois par semaine pour apporter les livres dans les quartiers et sur les places publiques.
Les adultes ne sont pas en reste et viennent eux aussi passer quelques heures à lire au passage de la bibliothèque mobile très appréciée.
"Nous avons une bonne clientèle de jeunes et d'adultes qui viennent consulter nos rayons, mais certains ont des demandes très spécifiques. Alors on prend note et on essaie de répondre à leur demande", rapporte Marc-Elsius Saintvilus, bibliothécaire et animateur.
Dictionnaire, romans, ouvrages sur le droit ou l'économie, les lecteurs lisent tout ce qui est disponible. Des jeunes en profitent pour préparer leurs devoirs de classe.
"Parfois, certains nous suivent d'un quartier à un autre pour pouvoir terminer une lecture ou poursuivre une consultation", souligne le bibliothécaire.
Bibliothèques sans frontières (BSF) a récemment inauguré la bibliothèque du ministère haïtien des Affaires étrangères et un centre des archives détruits en 2010. L'université d'Etat a bénéficié d'une bibliothèque numérique.
Au total, plus de 460 structures haïtiennes bénéficient du soutien de BSF depuis trois ans grâce à une dotation de 750.000 euros du grand prix culturel de la Fondation Louis D-Institut de France attribué à l'association en 2010.
© 2012 AFP
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Haiti-apres-la-collecte-de-l-eau-des-enfants-viennent-lire-au-BiblioTaptap.htm?&rub=5&xml=120918062831.w283mnfd.xml
Clinton veut inciter les Haïtiens des Etats-Unis à investir en Haïti
La fondation caritative de l'ex-président américain Bill Clinton va mener avec l'Université de New-York (NYU) une étude auprès de la diaspora haïtienne aux Etats-Unis afin d'identifier des investisseurs potentiels pour le pays, a-t-elle annoncé lundi.
"Ma fondation travaille depuis maintenant 3 ans en Haïti pour encourager la création d'emplois et promouvoir des investissements privés. Aujourd'hui, nous allons lancer une nouvelle collaboration", a déclaré M. Clinton, lors d'une visite de 24 heures en Haïti, où il a été reçu par le président Michel Martelly et le Premier ministre Laurent Lamothe.
"Haïti a d'énormes potentialités en tant que pays en voie de développement. Ce pays a besoin d'identifier et de lever les obstacles qui freinent les investissements des étrangers, mais également des Haïtiens", a dit M. Clinton.
Cette étude devrait permettre au Centre haïtien de facilitation des investissements (CFI) de recenser les entrepreneurs haïtiens vivant aux Etats-Unis et de leur offrir des avantages pour investir en Haïti.
"Nous nous rendons compte qu'il est plus facile d'attirer des Haïtiens qui ont des attaches patriotiques et sentimentales avec leur pays, à investir dans leur région que de convaincre des étrangers", a expliqué M. Georges Andy René, directeur du CFI.
L'enquête, soutenue par la fondation de Bill Clinton, sera menée pendant 12 semaines exclusivement auprès des Haïtiens vivant aux Etats-Unis, par des étudiants américains et des étudiants haïtiens aux Etats-Unis.
En fin d'après-midi, l'ancien président américain, envoyé spécial des Nations unies en Haïti et co-président de la commission présidentielle pour l'économie et l'investissement, a participé au lancement de projets du fonds Qatar pour Haïti prévoyant notamment la construction d'habitats sur un terrain public à une vingtaine de kilomètres de Port-au-Prince ainsi que des programmes de formation.
http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/industrie-lourde/actu/afp-00465610-clinton-veut-inciter-les-haitiens-des-etats-unis-a-investir-en-haiti-363066.php
Haïti/Post-séisme : Les Émirats Arabes Unis participent au processus de reconstruction
P-au-P, 18 sept. 2012 [AlterPresse] --- Création de cliniques mobiles, construction d’écoles, développement de quartiers résidentiels et assistance à la formation d’infirmières et pharmaciens constituent les fondements de 5 projets paraphés le 17 septembre par l’ambassadeur des Émirats Arabes Unis, Mohamed Bin Abulla Al-Rumaihi, et des entités haïtiennes et internationales.
Ces projets recevront le financement du premier fonds Qatar (Fonds d’investissement souverain des Émirats Arabes Unis) pour Haïti estimé à 20 millions de dollars américains.
Le premier contrat consiste en un accompagnement technique du bureau du premier ministre haïtien Laurent Salvador Lamothe. Des experts venus de la Nouvelle-Orléans (New Orleans) viendront mettre à la disposition du gouvernement leurs expériences en matière de gestion des désastres.
L’organisation non gouvernementale (Ong) Zanmi Lasante (Amis de la santé) se chargera de son coté de la mise sur pied des cliniques mobiles dans le Plateau Central (Centre) et dans le bas Artibonite (Nord).
L’agence américaine pour le développement (Usaid) mettra en œuvre le projet visant la construction des écoles professionnelles et élémentaires et d’établissement d’un quartier résidentiel à Cabaret (Ouest, 20 kms au nord de la capitale).
Un autre contrat vise la formation standard des infirmières de l’hôpital Albert Schweitzer (à Deschapelles, petite rivière de l’Artibonite), qui passera par une série d’entraînements.
Ces 5 projets seront financés pour un total de 10 millions de dollars. Les 10 autres millions qui resteront dans le fonds Qatar Haïti seront essentiellement dirigés vers la construction de logements sociaux, selon les déclarations du premier ministre Laurent Lamothe.
Le montant destiné à la réalisation de chacun des ces projets n’est pas encore indiqué. « Cela se fera au fur et à mesure qu’on les mettra à exécution », explique l’ambassadeur Abdulla Al-Rumaihi.
Le seul projet dont le financement semble être clairement énoncé est celui estimé à 1 million de dollars, destiné à instaurer un programme de formation de pharmaciens et de professeurs de l’Université Notre-Dame d’Haïti (Undh).
Le choix de l’Université Notre-Dame et non de l’université d’État s’explique par le fait que c’est la seule qui avait présenté un projet, a t-on fait savoir.
L’ambassadeur et président du fonds Qatar pour Haïti Bin Abdulla Al-Rumaihi, qui répondait à une question d’AlterPresse, se dit « prêt » à acheminer au conseil de gestion du fonds souverain, tout projet venant de l’Université d’État, dont les entités ont été gravement touchées par le séisme de janvier 2010.
D’autres personnalités étaient présentes pour la circonstance , telles Michaëlle Jean, envoyée spéciale de l’organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, (Unesco) en Haïti, l’ancien Président américain William Jefferson Clinton, le maire de la Nouvelle-Orléans, Mitchell Landrieu, et l’ambassadrice des États-Unis en Haïti Pamela Write. [srh kft gp apr 18/09/2012 13 :35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13418
Haïti-Éducation : L’Unnoh exige un traitement mensuel de base de 50 mille gourdes pour les enseignants des secteurs public et privé
P-au-P, 18 sept. 2012 [AlterPresse] --- L’union nationale des normaliennes et normaliens haïtiens (Unnoh) se prononce pour un « traitement mensuel équitable » de 50 mille gourdes (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui) pour toute enseignante et tout enseignant, quels que soient leur niveau d’études et leur secteur d’appartenance (privé ou public).
C’est la revendication mise sur la table par l’organisation syndicale, lors d’une rencontre d’échanges, le vendredi 14 septembre 2012, avec le titulaire du ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp), Vanneur Pierre, indique à AlterPresse le secrétaire général de l’Unnoh, Josué Mérilien.
Sans annoncer de mesures rassurantes, susceptibles d’améliorer les conditions des enseignantes et enseignants - qui ne savent pas encore si leurs enfants vont pouvoir se rendre à l’école durant l’année académique 2012-2013 - le Menfp croit opportun de poursuivre le dialogue pour résoudre le problème de plus de six mille enseignantes et enseignants non titularisés, dont certains auraient déjà une lettre de nomination, rapporte Mérilien.
Seulement 3,000 (de ces 6 mille) auront droit à une lettre de nomination dans le secteur public, aurait promis Vanneur Pierre à l’Unnoh, sans mentionner dans quel délai de telles dispositions administratives seront effectives.
« Exprimant une « bonne compréhension » des revendications des enseignantes et enseignants, le ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle a reconnu la nécessité de travailler de concert avec eux, en vue de résoudre les divers problèmes, auxquels est confronté le corps enseignant en Haïti dans l’exercice de sa profession », signale Mérilien.
Le Menfp pourrait se heurter à une vaste mobilisation des enseignants, voire à un boycottage de l’année académique 2012-2013, au cas où il persiste à faire fi de leurs différentes réclamations, avertit Mérilien, interrogé sur la demande de trêve (de plus de deux semaines avant la rentrée des classes du 1er octobre 2012) souhaitée par le ministre Vanneur Pierre, dans une tentative de compromis.
Déterminée à défendre le sort des maîtres, l’Unnoh entend mener le combat jusqu’au bout pour la satisfaction des desiderata des enseignantes et enseignants durant la nouvelle année académique 2012-2013.
L’organisation annonce une série d’actions de mobilisation, dont la première est déjà prévue pour le vendredi 5 octobre 2012, à l’occasion de la journée mondiale des enseignantes et enseignants.
Le traitement « exécrable » de six mille gourdes (G. 6.000.00), octroyées à certains professeurs évoluant dans le système, ne devrait plus être de mise, de manière à garantir un enseignement de qualité, comme le prône le ministère pour la deuxième phase du programme-phare de scolarisation gratuite et obligatoire de l’administration du président Joseph Michel Martelly et du premier ministre Laurent Salvador Lamothe, suggère l’Unnoh. [jep rc apr 18/09/2012 0:51]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13414
dimanche 16 septembre 2012
Une soixantaine de Députés forment un nouveau Bloc majoritaire présidentiel
Réunis dans un contexte de crise au Club Indigo en vue de donner, au cours d’une retraite spéciale, les coudées franches au pouvoir et d’entériner le projet du chef de l’Etat relatif à la désignation unilatérale de deux conseillers électoraux par la Chambre basse, les parlementaires ont signé un « pacte d’agrément » mais, resteraient accrochés à la procédure constitutionnelle en vigueur, sans, paradoxalement, évoquer avec l’Exécutif le dossier brûlant du CEP permanent ; la question de la fameuse prime de dix millions de gourdes n’aurait pas été, par ailleurs, à l’ordre du jour
Publié le samedi 15 septembre 2012
54 Députés ont pris part à la retraite de la Côte des arcadins où a été officialisée la constitution à la Chambre basse du Bloc majoritaire présidentiel qui, avec la bénédiction du Président Michel Martelly, s’est engagée à se mettre au service de l’Exécutif embarqué dans un processus controversé visant à compléter le conseil électoral permanent en butte à l’opposition farouche de parlementaires, de leaders politiques et de dirigeants de la société civile.
Selon le Député de Côtes de Fer (sud-est), Lesly Guirand, interrogé par Radio Kiskeya, les parlementaires présents vendredi et samedi au Club Indigo continueraient à défendre le principe selon lequel ce sont les deux Chambres réunies en assemblée nationale qui devraient, le cas échéant, désigner à la majorité des deux tiers, les trois conseillers électoraux manquants.
Selon divers parlementaires opposés au projet, l’objet initial de la réunion était justement de dégager une formule pour arriver à la sélection unilatérale par la Chambre basse de deux nouveaux membres d’un organisme électoral fortement contesté.
Cependant, M. Guirand, qui se dit conscient de la nécessité pour les acteurs concernés de trouver une issue à la crise actuelle, affirme que la vie chère et la rentrée scolaire étaient les thèmes de discussion prioritaires entre les parlementaires et plusieurs ministres qui participaient à la retraite. Autrement dit, le dossier du conseil électoral, pourtant au coeur de l’actualité, a été écarté. Par ailleurs, le Député soutient que pour les différents participants il n’a jamais été question de marchandage politique reposant sur l’attribution supposée à chacun des Députés d’une enveloppe de dix millions de gourdes. Il rappelle que ce montant correspondant à un fonds de soutien aux collectivités territoriales prévu dans le budget de l’exercice fiscal 2011-2012 reste à verser aux communes.
Pour sa part, le ministre chargé des relations avec le Parlement, Ralph Théano, a annoncé que chacune des deux parties devait rendre publique une déclaration après cette retraite qui, dit-il, visait à consolider une majorité déjà existante au Parlement et à construire un outil permettant au pouvoir d’aborder les grands problèmes nationaux.
Abondant dans le même sens que le Député Guirand, Théano explique que le processus de formation du CEP permanent n’était pas à l’ordre du jour, car, la priorité était accordée à d’autres dossiers tels les dégâts causés, le mois dernier, par le cyclone Isaac dans le monde rural, la réouverture des classes et la réalisation à la fin de l’année des élections sénatoriales, municipales et locales.
64 Députés avaient fait le déplacement et quatre aux autres avaient mandaté des collègues pour signer la déclaration du Club Indigo, a laissé entendre le ministre précise que le président de la Chambre des Députés, Levaillant Louis-Jeune, n’a pas été invité à ce conclave politique. La raison est simple, en raison de son statut, le représentant de la circonscription de Desdunes est appelé à se placer au-dessus de la mêlée en traitant avec équité la majorité et la minorité, conclut Ralph Théano.
Le nouveau bloc parlementaire présidentiel, qui détient la majorité des sièges à la Chambre basse, a à sa tête le Député de Croix-des-Bouquets/Thomazeau (ouest), Jean Tholbert Alexis, qui, en sa qualité de responsable des affaires politiques, travaillait à la formation d’un bureau provisoire.
Il était difficile de dire dans l’immédiat si la retraite avait permis au régime de Michel Martelly d’atteindre ses objectifs de normalisation de la situation du conseil électoral qui peine à surmonter son énorme déficit de légitimité et continue de représenter, pour une bonne partie de la classe politique et de la société civile, une dangereuse pierre d’achoppement susceptible d’entraîner le pays dans une crise majeure. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9120
Martelly confirme le maintien du CEP et fait de son fils Olivier un éventuel successeur
Fermant pratiquement la porte aux négociations en cours, le Président a soutenu, en visitant l’Ed’H, que le très contesté conseil électoral permanent est « définitif » et que les politiciens craignent l’accession au pouvoir, un jour, d’Olivier Martelly, soupçonné, de même que sa mère, de détournement de fonds du trésor public
Publié le vendredi 7 septembre 2012
Le chef de l’Etat, Michel Martelly, a fermement déclaré jeudi qu’il n’entendait pas revenir sur la formation du conseil électoral permanent à travers une véritable salve d’artillerie lancée contre la classe politique post-Duvalier qui, di-il, aurait peur d’une éventuelle accession au pouvoir, au cours des prochaines années, de son fils Olivier visé en même temps que sa mère par de graves accusations de corruption.
« La nouvelle est que j’ai déjà mis en place le CEP permanent et que c’est définitif », a affirmé l’air rageur le dirigeant haïtien qui haranguait une petite foule d’employés lors d’une visite au siège de l’Electricité d’Haïti. Estimant que beaucoup étaient déterminés à lui barrer la route, parce qu’avant d’occuper le fauteuil présidentiel il n’était que le « petit chanteur Sweet Micky », Martelly a, dans la foulée, pris la défense de son épouse Sophia et de leur fils aîné en affirmant haut et fort que ce dernier faisait peur à des politiciens passés maîtres dans l’art de la médisance.
« Lorsqu’ils regardent un jeune de 24 ans faire tant de choses, ils se disent qu’il sera peut-être Président aussi dans dix ans et qu’il faut le marquer à la culotte », a poursuivi le chef de l’Etat sans donner l’impression de réaliser qu’il venait lui-même de révéler que l’implication de son fils dans la construction d’infrastructures sportives avait peut être des motivations politiques.
Revendiquant de fait l’héritage du duvaliérisme, le Président a mis sur le compte de la gestion politique catastrophique des 25 dernières années l’effondrement de l’Ed’H, ancienne entreprise d’Etat phare qu’il souhaite moderniser et autonomiser financièrement afin que les pouvoirs publics cessent de subventionner un énorme déficit annuel à hauteur d’environ 160 millions de dollars.
Flanqué de son conseiller juridique Grégory Mayard Paul, dont il ne se sépare jamais, Michel Martelly avait été accueilli à son arrivée à l’Ed’H par la nouvelle directrice générale Andress Apollon et son adjoint, Duckens Raphaël. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9120
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9120
vendredi 14 septembre 2012
Haiti – Education : Le Président Michel Martelly promet 396 millions de gourdes par année aux étudiants
Au terme d’une rencontre mercredi avec des groupes d’étudiants venus de différentes villes du pays, le chef de l’Etat a promis de verser une subvention annuelle de 18.000 gourdes à chacun des 22.000 étudiants de l’université d’état d’Haïti.
Le dialogue entre le président accompagné de membres du gouvernement a duré plusieurs heures et a permis aux étudiants de présenter des revendications afin d’améliorer les conditions de travail dans les facultés.
En réponse aux nombreuses demandes, le président de la République annoncé un train de mesures dont la publication prochaine d’un arrêté présidentiel concernant un service social obligatoire pour les étudiants.
Parmi les mesures annoncées, un bureau d’appui devant encadrer les étudiants lors de la préparation de leur mémoire de sortie devait être également mis sur pied. Des bourses de spécialisation ont été également promises aux étudiants.
Par ailleurs, le président Martelly s’est engagé à construire un campus universitaire dans le département de l’Ouest.
HaitiNews509
http://www.haitinews509.net/2012/09/haiti-education-le-president-michel-martelly-promet-396-millions-de-gourdes-par-annee-aux-etudiants/
Haïti- Choléra : Disponibilité d’une « solution bleue » pour combattre la maladie
P-au-P, 13 sept. 2012 [AlterPresse] --- Pour éradiquer le choléra en Haïti, la compagnie Strategic management group (Smg) Global Haïti, représentante officielle de la compagnie Smg Global Partners, LLC (société à responsabilité limitée) du Texas, annonce la disponibilité d’une "solution bleue", un produit employé dans le traitement de l’eau, lors d’une conférence de presse le 12 septembre 2012, à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse.
La solution bleue, Sci 62 est un algicide, bactéricide, une substance curative et préventive du choléra, approuvée par l’agence environnementale des États-Unis d’Amérique (Epa), et certifiée par l’institut de Standard international (Ansi) [www.tramfloc.com/tf166.html], fait savoir la compagnie.
La Smg compte s’attaquer à l’épidémie de choléra en utilisant ce produit, dans le cadre d’un programme de 3 millions de dollars américains (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes).
Le traitement de l’eau ne se fera pas directement avec la population, mais à partir des compagnies de distribution, des hôtels, restaurants et brasseries.
La compagnie Frechè Lokal (en français « fraicheur locale ») est, dans le cadre du projet, un partenaire privilégié, laisse-t-on entendre.
« Les quartiers défavorisés, les écoles, les marchés publics seront les premiers bénéficiaires du traitement bactériologique, qui est la deuxième étape du processus de traitement d’eau », indique la vice-présidente du conseil exécutif de Smg, Mireille Lhérisson.
En relation à ce projet, près de soixante chimistes et laborantins ont été recrutés, tandis que plus de six cents jeunes contractuels ont reçu une formation pluridisciplinaire, signale la Smg.
Le Sci 62, la solution bleue, a déjà été utilisée dans soixante-cinq villes des États-Unis d’Amérique (et au Pérou dans les années 1990) pour éradiquer la maladie du choléra , rappelle le secrétaire général de la compagnie, Hervé François.
Apparu dans l’Artibonite et le Plateau central, en octobre 2010, le choléra a tué plus de 7 mille personnes en un peu moins de deux ans en Haïti. [jep kft rc apr 13/09/2012 11:05]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13397
Haïti est en 142e position dans le classement mondiale sur la compétitivité
Dans un classement paru, dans le rapport annuel du Forum Economique Mondial a placé Haïti en 142e position dans le domaine de la compétitivité.
La Suisse conserve la première place qu'elle occupe depuis 4 ans alors que les Etats Unies se retrouvent en 7ème position.
Selon Kesner Pharel, PDG du groupe Croissance et représentant du forum économique en Haïti, ce classement reflète l'état pitoyable dans lequel se trouve toute la société Haïtienne.
Une situation qui, selon lui, doit interpeller tous les secteurs de la vie Nationale.
La compétitivité étant définit comme l'ensemble des institutions, des politiques et des facteurs qui déterminent le niveau de productivité d'un pays, ces résultats montrent donc le travail qu'il reste à faire afin qu'Haïti soit Really Open and Ready for Business indique Kesner Pharel, PDG du groupe Croissance.
« Ce classement du forum économique Mondial ne pointe pas le gouvernement Haïtien mais plutôt reflète la faiblesse de tous les secteurs notamment le privé des affaires et le social » a fait remarquer l'économiste.
Selon Kesner Pharel, remonter la pente ne devrait pas être seulement l'affaire du gouvernement.
Rappelons que Cela fait deux ans depuis qu'Haïti a réintégré le classement global de la compétitivité, et il n'a presque pas bougé d'un poil. Si en 2011 elle occupait la 141ème place sur 142 pays, cette année, le pays est en 142ème position sur 144 pays.
GA/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=21371
LA MINFESTATION CULTURELLE FRONTALIERE....ANSE A PITRE MECONTENT
correspondance Penia Bonicet
Anse-à-Pitres, 13 sept. 2012 [AlterPresse] --- Les activités culturelles, organisées annuellement en été sur la frontière haitiano-dominicaine, notamment à Anse-à-Pitres et Pedernales (Sud-Est de l’île), dans le but rapprocher les deux peuples, n’ont pas su, en cette année 2012, combler les attentes de la population, selon différents témoignages recueillis par AlterPresse auprès des participantes et participants.
Plusieurs groupes musicaux attendus n’ont pas performé, regrettent bon nombre de participantes et participants. Et, au niveau de l’animation musicale, la sonorisation était mauvaise.
Un manque de planification et d’organisation dans la réalisation de l’événement expliquerait la non-participation, à cette activité culturelle, du groupe musical « solution compas », lequel évolue généralement dans l’arrondissement de Belle-Anse (qui comprend Anse-à-Pitres), selon le maestro du groupe, Fernand Dor.
Un montant de 750 mille gourdes (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui) a été octroyé par le ministère de l’intérieur au comité d’organisation de l’événement, signale Yves Bazile, le responsable des relations publiques du comité d’organisation, évoquant un retard administratif dans le décaissement (de cette somme) comme cause de l’échec de l’activité culturelle de 2012.
Le budget, alloué pour cette activité, devrait être versé très tôt, pour faciliter l’organisation des activités, suggère un natif d’Anse-à-Pitres, Dr. Mikerlange Morland, qui réside de l’autre côté de la frontière entre les deux pays.
Morland rappelle combien, en 2011, le menu de cette activité culturelle a pu satisfaire les aspirations du public. Il y a eu des conférences, des jeux cérébraux, des animations musicales, des danses diverses.
Quoi qu’il en soit, les manifestations - habituellement tenues les 21, 22 et 23 août - ont été reportées aux 7, 8 et 9 septembre 2012 à cause du passage de la tempête tropicale, Isaac.
Parvenue à sa cinquième édition, sous les auspices de ”Konsèy sitwayen reyini ansapit” (en français, conseil de citoyennes et de citoyens réunis à Anse-à-Pitre, Kosra), l’activité culturelle de 2012 a, tout de même, réuni des milliers de personnes., dont des autorités départementales et locales.
Des autorités dominicaines, comme le délégué Odalis Zabara, le maire Miguito Pérez, le consul dominicain Ephraïm Rodriguez, y ont aussi pris part.
Durant les quatre dernières années (de 2008 à 2011), cette rencontre culturelle frontalière, - qui ambitionne de développer un dialogue permanent entre les deux peuples haïtien et dominicain - a connu du succès avec l’apport de l’organisme international, Plan, rapporte Yves Bazile du comité d’organisation de l’événement. [pb kft rc apr 13/09/2012 14:10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13400
MANIFESTATIONS A LEOGANE
correspondance Jumanne St Fort
P-au-P, 13 sept. 2012 [AlterPresse] --- Environ une centaine d’habitantes et d’ habitants du quartier de Bino L’Esthère (au sud de Léogane) ont manifesté, le mercredi 12 septembre 2012, pour demander aux autorités d’entreprendre des travaux qui permettront de résoudre définitivement les problèmes liés aux débordements fréquents de la rivière Rouyonne, a constaté AlterPresse.
Les manifestantes et manifestants ont critiqué le type de travaux de curage et d’enlèvement de sable dans la rivière, actuellement entrepris par le centre national (public) des équipements (Cne).
Au lieu d’apporter une solution durable aux problèmes, les autorités chercheraient plutôt à mettre en œuvre des opérations "superficielles" destinées à susciter des gains au profit de certaines personnes.
Six (6) des personnes, qui exprimaient leurs revendications, ont été arrêtées, puis relâchées une heure plus tard, suite à l’intervention du député de Léogane, Danton Léger.
Les protestataires, qui avaient bloqué la route nationale numéro 2, s’étaient emparés des clés de plusieurs véhicules.
Un montant de 800 mille dollars américains (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui) du programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud), finance les travaux de curage de la rivière Rouyonne, actuellement exécutés par le Cne et coordonnés par la mairie de Léogâne.
Les habitantes et les habitants protestataires à Léogane souhaitent également le renvoi du conseil municipal actuel, qui selon eux, ne serait pas à la hauteur de ses responsabilités. [jsf srh kft rc apr 13/09/2012 11:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13398
Haïti-Grève : Les Cayes paralysées, en protestation contre l’insécurité et la politique gouvernementale
Correspondance Joseph Serizier
Cayes 13 sept. 2012 [AlterPresse] --- Paralysie totale des activités, ce jeudi 13 septembre 2012, à l’occasion de la grève générale départementale, annoncée par le secteur privé des affaires pour protester contre la montée du phénomène de l’insécurité dans la ville des Cayes (troisième ville du pays à environ 200 km au sud de Port-au-Prince) et contre la politique de l’administration [du president Joseph Michel) Martelly-[premier ministre Laurent Salvador] Lamothe, a observe le correspondant de l’agence en ligne AlterPresse.
Les magasins, les banques privées, les stations à essence ont gardé leurs portes fermées, suivant le constat dressé sur place.
Suspension, également, de toutes les transactions commerciales grand marché public « Kay fè ». Le marché de la Croix des Bossales et le transport en commun desservent les clientes et clients, les passagères et passagers au ralenti.
Se déclarant satisfaits à la mi-journée du 13 septembre, les initiateurs de la grève réaffirment leur intention de poursuivre la mobilisation jusqu’à ce que le gouvernement apporte une réponse à leurs revendications.
Cette grève a bénéficié du soutien du secteur politique cayen et de partisans frustrés du président Martelly.
La veille, le mercredi 12 septembre 2012, des tracs circulaient à travers toute la ville, sur lesquels on lisait : « Aba ensekirite, aba lavi chè, aba koripsyon ak medyokrite nan gouvènman Mately-Lamòt la ».
Le secrétaire d’État à la communication, Joseph Guiler C. Delva, en mission dans le Sud le mercredi 12 septembre 2012, a tenté, en vain, de convaincre, à travers la presse locale, la population et les partisans frustrés du président Martelly de se rétracter.
Au cours d’une conférence de presse à "La Cayenne restaurant" (centre ville des Cayes), un groupe de militants pro-Martelly a débarqué au restaurant faisant croire que Delva aurait apporté de l’argent pour distribuer aux militants afin de boycotter le mouvement de protestation contre le gouvernement.
Au cours d’une interview à AlterPresse, le secrétaire d’État, qui a démenti ces allégations - a pris aveuglement la défense du gouvernement ainsi que du président Martelly.
Joseph Guyler C. Delva, qui participait à une émission "face à face" avec l’ex-sénateur Jean Gabriel Fortuné (un ancien délégué du pouvoir Martelly, maintenant dans l’opposition), sur les ondes de la Radio-Télé Caramel (entre 8:00 et 10:00 pm / entre 0:00 et 2:00 am gmt), se trouvait dans l’embarras pour faire accepter le plan du pouvoir actuel, très décrié actuellement dans le Sud.
A la fin de l’émission, le secrétaire d’ État (originaire des Cayes) a éprouvé des difficultés pour laisser la station, à cause de la présence de plus d’une dizaine de personnes qui l’attendaient et lançaient des propos hostiles contre le gouvernement, tout en l’accusant (Guyler Delva) d’être un "défenseur du diable".
Le président-directeur général de la Radio-Télé Caramel, Wenchel Jean Baptiste, a alors fait appel à la police departementale, qui a facilité la sortie "sans casse, sain et sauf " du secrétaire d’ État de ladite station.
La ville des Cayes, qui a participé activement à l’accession du Michel Martely au pouvoir, semble désormais sur le point de lui tourner de dos. [js kft rc apr 13/09/2012 15:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13402
Haïti-Société : Vague de protestations anti-Martelly au Cap Haïtien
correspondance Wedlyne Jacques
Cap Haïtien, 13 sept. 2012 [AlterPresse] --- Plus d’une vingtaine d’organisations populaires, parmi lesquelles organisation « Batay ouvriye » (Lutte ouvrière), ont investi les rues du Cap Haïtien, le mercredi 12 septembre 2012, pour dénoncer le mode de gestion du pouvoir en place et demander le départ du président Michel Martelly, a observé l’agence en ligne AlterPresse.
Cette manifestation culmine avec une grogne contre le chef de l’État, liée à la hausse des prix des produits alimentaires et à un conflit terrien assez bouillant dans la commune de Petite Anse (à l’est du Cap Haïtien).
Le conflit terrien oppose des individus se réclamant être les descendants de l’ancien président Jean Pierre Boyer (31 mars 1818 - 13 février 1843) et les habitantes et habitants de Petite Anse qui regroupe les plus grands bidonvilles du Cap, notamment les quartiers de Lafossette, Chada I et II.
Les manifestantes et manifestants, qui ont gagné les rues le mercredi 12 septembre 2012, accusent Martelly de manœuvrer dans l’ombre de ces individus, dont l’objectif serait d’expulser les résidentes et résidents de ces zones précaires.
Le mouvement de protestation du 12 septembre 2012 a aussi servi à dénoncer la dégradation des conditions socio-économiques, dans un contexte de hausse des prix des produits alimentaires de base et surtout de l’inefficacité des programmes lancés par l’équipe au pouvoir.
Des insultes ont été proférées à l’encontre de Martelly, alors que le sénateur du Nord Jean-Charles Moise, présent dans la foule, farouche opposant au président, a été acclamé.
La manifestation, qui a rassemblé des centaines de personnes, fait suite à plusieurs mouvements de protestations contre la politique de l’administration en place, notamment des sit-in et des critiques virulentes à la radio. [wj kft rc apr 13/09/2012 15:45]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13403
Haïti: 12 morts et une vingtaine de blessés dans un accident de la route
Douze personnes sont mortes et une vingtaine ont été blessées dans un accident de la route survenu mardi soir dans la localité haïtienne de Fonds-Parisien, au nord-est de Port-au-Prince, a-t-on appris mercredi de source policière.
"L'accident de mardi en début de soirée, est dû à un excès de vitesse et à la surcharge du véhicule", a déclaré à l'AFP le commissaire de police Will Dimanche, directeur du service de la circulation des véhicules.
L'officier de police haïtien a expliqué que le véhicule qui transportaient passagers et marchandises a percuté un camion avant de chavirer.
Selon le responsable de la police haïtienne, 12 personnes sont mortes et 21 sont blessées dont 13 grièvement.
Les victimes sont de petits commerçants qui se trouvaient à bord d'un véhicule qui transportait une trentaine de personnes et des marchandises, des produits alimentaires, destinées aux marchés de Port-au-Prince.
Des accidents de la route impliquant des camions transportant des personnes et des marchandises, sont fréquents en Haïti où les routes sont en mauvais état et où le système de transport en commun est peu règlementé.
http://www.liberation.fr/depeches/2012/09/12/haiti-12-morts-et-une-vingtaine-de-blesses-dans-un-accident-de-la-route_845820
mercredi 12 septembre 2012
Haiti – Insécurité : « La PNH n’est pas encore en mesure d’assurer la sécurité », soutient Ban Ki-Moon
Depuis des mois, l’insécurité a à nouveau augmenté dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, provoquant une situation de panique chez des résidants de plusieurs localités. À l’approche de la réouverture des classes, des citoyens (parents) s’en inquiètent, malgré les mesures annoncées par les autorités pour contrecarrer l’action des bandits.
« La Police nationale continue de gagner en efficacité mais elle n’est pas encore à même d’assurer pleinement la sécurité intérieure sur tout le territoire », a écrit le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Ban Ki-Moon, dans son rapport adressé au conseil de sécurité pour solliciter le renouvellement du mandat de la Minustah en Haïti.
Dans le rapport rédigé entre le mois de février à août 2012, le secrétaire général de l’ONU a fait état d’une forte augmentation du nombre d’homicides pendant la période considérée, avec 99 meurtres par mois (mars à juillet 2012) contre 75 au cours de la même période, en 2011.
« La violence se concentre toujours dans les grandes agglomérations, la zone métropolitaine de Port-au-Prince et les communes densément peuplées qui l’entourent étant toujours les plus touchées par la criminalité. Au cours de la période examinée, 65 % des homicides commis en Haïti l’ont été à Port-au-Prince, dont 85 % à 90 % dans les quartiers sensibles de la capitale (Bel Air, Fort National et Martissant), à Cité Soleil, à Carrefour et à Croix-des-Bouquets », a-t-il précisé.
Suivant les chiffres de la criminalité recueillis par la PNH et la Minustah, Ban Ki-Moon, a, par ailleurs, noté que de mars à juillet 2012, le nombre d’enlèvements a diminué, s’établissant à 10 par mois en moyenne contre 14 pendant la période correspondante de l’année précédente. « Le mois de juillet de cette année avec un pic de 134 meurtres est, selon Ban Ki-Moon, le mois le plus violent du pays depuis le tremblement de terre dévastateur du 12 janvier 2010 ».
« La principale source d’insécurité dans ces zones demeure les bandes armées qui tuent, enlèvent, volent et se livrent au trafic de stupéfiants et d’armes légères, au racket et à la lutte pour le contrôle des territoires. Dans l’ensemble, l’état de la sécurité est demeuré relativement stable durant toute la période à l’examen, bien que ponctué de troubles civils sporadiques dus principalement à des revendications socioéconomiques et à l’instabilité causée par des éléments des anciennes forces armées et des « nouvelles recrues ».
Des cas d’assassinats en cascade à Port-au-Prince
Au cours de la semaine écoulée, plusieurs cas d’assassinats ont été signalés dans la presse, dont le plus récurrent est celui du professeur Serge Luc Bernard, président du conseil d’administration de l’Université de Port-au-Prince, tué à Turgeau par des bandits armés après avoir effectué une transaction dans une banque commerciale de la zone.
D’autres cas similaires ont été aussi rapportés le vendredi 7 septembre. Un homme de 49 ans a été, lui aussi, tué par balle à la rue Villate (Pétion-Ville) par des bandits circulant à motocyclette. Il revenait aussi d’une banque privée.
Depuis des mois, des assassinats par balles, des attaques nocturnes dans des résidences privées, vols à mains armés, viols, enlèvements contre rançon, braquages de maisons commerciales… se multiplient dans plusieurs zones de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Des pistes de solutions envisagées
Conscient de cet état de fait, le nouveau directeur général de la PNH, Godson Aurélus, a annoncé, vendredi écoulé, que l’institution policière s’apprête à lancer l’opération « Dragon 2 », qui a pour objectif de traquer les bandits.
« L’opération ‘boucler Port-au-Prince’, reviendra dans l’agenda de la PNH très bientôt. Cette opération consiste au déploiement des agents de la police à travers plusieurs régions du pays », a informé Godson Aurélus.
Les bandits armés qui terrorisent la population depuis plusieurs mois dans la zone métropolitaine, n’entendent pas baisser les bras malgré les mises en garde des responsables de l’institution policière, et le déploiement dans des zones stratégiques des patrouilles policières.
http://www.haitinews509.net/2012/09/haiti-insecurite-la-pnh-nest-pas-encore-en-mesure-dassurer-la-securite-soutient-ban-ki-moon/
Haïti- Minustah : Une recommandation déplorable ?
P-au-P, 11 sept. 2012 [AlterPresse] --- « C’est une honte, un scandale et un autre crime, en plus des crimes d’exploitation et de domination de la communauté internationale sur Haïti », regrette le collectif de mobilisation pour le dédommagement des victimes du choléra.
Cette déclaration arrive en réaction à la demande du secrétaire général des Nations Unies (Onu), Ban Ki-moon, de prolonger, d’un nouvelle année supplémentaire, le mandat de la mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah).
Une recommandation, qu’il a faite au conseil de sécurité le 31 aout 2012.
« (…) Je recommande de proroger son mandat (le mandat de la Minustah) d’un an, jusqu’au 15 octobre 2013 … », déclare Ban Ki Moon au paragraphe 59 de ce rapport.
Dans un entretien à AlterPresse Yves Pierre, membre du comité de coordination du collectif de mobilisation pour le dédommagement des victimes du choléra, assimile cette recommandation à une mise en scène des pays de la communauté internationale, qui se disent les meilleurs amis d’Haïti et dont Ban Ki-moon est l’acteur.
La violence se concentre toujours dans les grandes agglomérations ; il y a une forte augmentation du nombre d’homicides ; les bandes armées dans les quartiers continuent d’être la principale force d’insécurité ; la police nationale d’Haïti (Pnh) n’est pas encore à même d’assurer pleinement la sécurité intérieure sur tout le territoire, sont des éléments du tableau argumentatif du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies.
Des problèmes, qui ne trouvent leurs explications que dans les « mauvaises situations socio-économiques », d’après Yves Pierre, qui croit que le défi à surmonter par le pays n’est pas dans les armes.
Le collectif de mobilisation pour le dédommagement des victimes du choléra continue de souhaiter un départ de la mission des Nations Unies du pays, laquelle mission devrait laisser le budget de 648,394.00 dollars américains - nécessaires au fonctionnement de la Minustah - pour le financement d’actions de résolution des problèmes sociaux de base et l’accompagnement du budget de la Pnh.
« La faim et le non-accès aux services sociaux de base sont les seules menaces d’Haïti », ajoute le militant du collectif de mobilisation, estimant qu’évoquer la faiblesse de la police nationale d’Haïti constitue un prétexte, puisque la présence de la Minustah depuis 8 ans (juin 2004) n’a pas apporté de solution aux problèmes.
Le collectif de mobilisation réclame,encore justice pour les victimes du choléra, apparu en Haïti le 19 octobre 2010.
Des recherches ont démontré que la cellule souche de la maladie provient d’un contingent de népalais, qui était basé à Mirebalais (Plateu central, à une quarantaine de km au nord-est de la capitale), non loin des localités où l’épidémie a eu ses premières manifestations.
Plus de 7,000 mille personnes ont déjà perdu la vie à cause de cette épidémie, qui continue de faire des victimes dans la population.
Le collectif entend également participer à une éventuelle mobilisation qui doit avoir lieu, devant le siège de l’Onu à New York, le lundi 15 octobre 2012 pour demander le retrait de la Minustah d’Haïti.
Ce rassemblement sera un signe de solidarité d’organisations de tout le continent américain et des Caraïbes envers la république caribéenne, anticipe le collectif de mobilisation pour le dédommagement des victimes du choléra en Haïti. [srh kft rc apr 11/09/2012 9:05]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13387
Haïti – Conjoncture : La machine "rose" sur son petit bonhomme de chemin
P-au-P, 11 sept. 2012 [AlterPresse] --- Tout en se déclarant ouvert au "dialogue", l’ancien-chanteur et actuel président de la république, Joseph Michel Martelly, reste paradoxalement très opiniâtre sur les caractéristiques institutionnelles de l’organisme appelé à organiser les prochaines élections législatives et communales, relève l’agence en ligne AlterPresse.
« M mete l, m mete l nèt (Je l’ai installé et je l’ai fait définitivement) », telle est la position affirmée de Martelly qui a abordé le sujet de l’organisme électoral, lors d’une visite, la semaine dernière, au siège social de la compagnie publique, l’Électricité d’État d’Haïti (Ed’H).
En marge d’une rencontre avec 17 sénateurs sur 20, Martelly a fait valoir son intention d’abonder dans le sens d’une proposition du sénateur Andris Riché pour un "conseil électoral permanent conjoncturel (Cepc).
Toutes ces rencontres peuvent se dérouler, pourvu que cela ne change rien à la "permanence" du conseil électoral, réitère Martelly.
Le 10 septembre 2012, le president du sénat, Dieuseul Simon Desras, a finalement admis publiquement l’impossibilité pour le parlement de designer, aujourd’hui, des représentants au sein de l’organisme électoral, déjà installé par l’exécutif avec seulement 6 membres soupçonnés d’allégeance à Martelly, à l’instar du nouveau president provisoire, Josué Pierre-Louis, qui a été choisi alors qu’il était secrétaire général de la présidence haïtienne (où il a été coopté après avoir dû démissionner du poste de ministre de la justice dans le cadre de l’arrestation arbitraire et illégale du de pute Arnel Belizaire en octobre 2011).
Ledit "conseil électoral permanent " de 6 membres (au lieu de 9) non seulement est conteste, mais aussi est qualifie de "conseil électoral présidentiel" au regard de sa configuration politique, dont des personnalités désignées par le president du conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj), Anel Alexis Joseph, dans des conditions jugées irrégulières et hors normes.
En réalité, Martelly a mis plus d’une année pour se pencher sur l’urgence de mise en place d’une structure électorale fonctionnelle, devant organiser un scrutin pour le renouvellement d’un tiers du sénat et 140 conseils municipaux...
Apparence de renouveau au service postal en Haïti
Un nouveau slogan, un nouveau logo, deux nouvelles couleurs et de nouveaux services : c’est ce que compte offrir l’office des postes d’Haïti (OpH), selon les propos de la nouvelle directrice de cette institution, Régine Godefroy, qui a établi une unité de communication pour informer sur les changements envisagés.
« Simplifiez votre vie ! », est le slogan qui voudrait traduire la vision de l’actuelle direction du bureau des postes. La couleur "blanche" est remplacée par une teinte "jaune orange", tandis que les couleurs "bleue" et "blanche" sont remplacées par des teintes "bleue" et "jaune orange".
« La poste ne sera plus une simple question de récupération de colis », fait savoir Régine Godefroy, qui souhaite initier d’autres services de vente.
L’office des postes d’Haïti a un budget de 28 millions de gourdes (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes) pour réaliser les activités pour l’année 2012-2013.
Pour un meilleur service en électricité publique
Le ministre des travaux publics, transports, communications et énergie Jacques Rousseau, annonce une révision des contrats des fournisseurs privés de l’Électricité d’État d’Haïti (Ed’H).
Cette démarche vise à mettre de l’ordre dans le système et à donner un meilleur service.
Pour l’instant, l’Ed’H ne peut pas communiquer d’horaire exact ni définitif de plan de distribution du courant à cause de l’état « obsolète », explique la directrice Andress Apollon.
De nouveaux logiciels sont en train d’être testés pour pouvoir rendre efficace le service de l’Ed’H, précise la directrice qui déplore le manque d’infrastructures et le vol de courant (les prises clandestines).
Apollon a tenu ses propos lors d’une convocation au sénat haïtien.
Pour sa part, Martelly souhaite que la nouvelle équipe à l’Électricité d’Haïti établisse « un plan d’action » pour le fonctionnement de l’institution au cours des prochaines années.
En faveur d’une numérisation du service douanier et fiscal
L’interconnexion informatique de l’administration générale des douanes (Agd) et de la direction générale des impôts (Dgi), un système de paiement en ligne pour les usagères et usagers des services de la douane, l’assainissement de l’espace réservé à la douane de Port-au-Prince, le dépistage des contribuables, en particulier de tous les propriétaires de maisons en location et l’application des mesures de recouvrement forcé, sont parmi les principales initiatives, que compte adopter la direction générale de l’Agd, dans l’objectif d’une ré-dynamisation de l’institution.
Les nappes de la plaine du Cul-de-sac polluées…
Les constructions, réalisées dans la plaine du Cul-de-sac, au nord de la capitale, auraient donné naissance à un « cycle infernal » de pollution des nappes, selon le principal responsable de la direction nationale d’eau potable (Dinepa), Civil Duvalcin.
« La situation est grave », ajoute le directeur général, qui dit craindre l’apparition dans la zone d’une série d’épidémies dans les jours à venir.
Des bactéries, notamment des trichomonas, à l’origine de certaines infections vaginales, ont été retrouvées dans des échantillons soumis à l’étude par la Dinepa, d’après les déclarations de Civil Duvalcin.
Affaires …
Un groupe d’entrepreneurs canadiens, conduits par le ministre d’État canadien Bernard Valcourt, ont séjourné dans le pays et visité des sites qui seraient propices à l’investissement.
Des « progrès notables » seraient enregistrés en Haïti en ce qui a trait aux conditions de création d’emplois, estime Valcourt.
Les objectifs du gouvernement haïtien, visant le redressement de l’économie haïtienne, rencontrent les priorités économiques du Canada, ajoute-t-il.
« Le pays cherche beaucoup plus d’investissements que d’aide », indique le titulaire du ministère haïtien du commerce et de l’industrie (Mci), Wilson Laleau,, se felicitant d’avoir pu recevoir ces gens d’affaires canadiens.
Temps lugubres …
Le samedi 8 septembre 2012, ont été chantées les funérailles de l’ancien premier ministre haïtien Georges Jean-Jacques Smarck Michel décédé le 1er septembre (2012) et celles du professeur Serge Luc Bernard, assassiné par des bandits armés le vendredi 31 août 2012r.
Le professeur Serge Bernard revenait d’une banque commerciale, quand il a été attaqué. [srh kft rc apr 11/09/2012 11:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13384
Solution en vue pour les adoptions à Haïti ?
Enfance
Publié le mardi 11 septembre 2012
Dans une question écrite, Philippe Adnot, sénateur de l'Aube, appelle l'attention "sur la situation des enfants haïtiens adoptés par des parents français qui ne peuvent plus, depuis fin 2009, faire l'objet d'une adoption plénière susceptible, dans leur intérêt, de leur donner le même statut qu'un enfant légitime au sein de leur famille d'adoption". Derrière cette question se cache une situation délicate, encore aggravée par les conséquences du séisme du 12 janvier 2010 et le gel des dossiers d'adoption.
Dans sa réponse, le ministre des Affaires étrangères - en charge de l'adoption internationale - laisse entrevoir une issue possible pour une situation qui semblait jusqu'alors complètement bloquée. Il confirme certes que "les juridictions françaises refusent généralement de convertir les jugements haïtiens d'adoption simple en adoption plénière". Cette position des juges découle de la prise en compte de la réglementation haïtienne en matière d'adoption. Tout d'abord, celle-ci ne reconnaît que l'adoption simple.
En outre, depuis septembre 2009, les autorités haïtiennes ont entrepris de faire respecter l'esprit et la lettre de cette réglementation - qui remonte à un décret de 1974 - et s'opposent à la légalisation des consentements donnés en vue d'une adoption plénière postérieurement au jugement d'adoption prononcé par les juridictions haïtiennes.
Dans ces conditions, les juridictions françaises estiment ne pouvoir faire droit aux requêtes en conversion des adoptions simples - prononcées en Haïti - en adoptions plénières, faute de légalisation du consentement des parents biologiques de l'enfant à une adoption plénière.
Une position confirmée à la fois par une circulaire du garde des Sceaux du 22 décembre 2010 et par un arrêt de la Cour de cassation du 23 mai 2012. Dans sa réponse, le ministre des Affaires étrangères précise toutefois qu'"eu égard aux avantages que la conversion des adoptions simples en adoptions plénières présenterait pour les familles adoptantes en France, il avait été décidé de sensibiliser les autorités haïtiennes à cette question et de rechercher avec elles une solution pragmatique". Mais ces démarches n'ont pas été couronnées de succès "en raison de fortes réserves des autorités haïtiennes".
Mais un événement survenu cet été pourrait bien changer la donne.
Le 11 juin 2012, le Parlement haïtien a en effet ratifié la Convention de La Haye sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale du 29 mai 1993 (CLH 93). Or celle-ci prévoit expressément la possibilité de convertir une décision d'adoption simple prononcée dans le pays d'origine en adoption plénière, sous deux conditions : que le droit de l'Etat d'accueil le permette (ce qui est bien le cas pour la France) et que le consentement en vue d'une telle adoption ait été donné par les parents biologiques (ce qui est le plus souvent le cas).
L'adhésion d'Haïti à la CLH 93 entrera en vigueur trois mois après le dépôt par Haïti des instruments de ratification aux Pays-Bas.
Dans ces conditions, le ministre des Affaires étrangères estime que cette ratification "ouvre un nouveau champ aux discussions actuellement menées par notre ambassade à Port-au-Prince, afin de permettre la légalisation de ces consentements à adoption plénière donnés même antérieurement à la signature de la CLH 93 par Haïti".
Jean-Noël Escudié / PCA
http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250264167384&cid=1250264165389
Haïti-Économie: Évolution des indicateurs du secteur réel de l’économie au 3ème trimestre de l’année 2012…
L’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI) a rendu public les derniers chiffres disponibles relatifs à la conjoncture économique pour le troisième trimestre de l’année fiscale 2011-2012. Ces chiffres ont montré clairement qu’au niveau du secteur de l’industrie, l’indice de la production industrielle a augmenté de 4.4% en glissement annuel et de 0.9% par rapport au trimestre précédent.
Selon les analystes de l’IHSI, cette variation trimestrielle positive au niveau de l’industrie résulte d’une évolution contrastée des différentes branches d’activités de ce secteur. En effet, le textile a cru de 12.1%, les produits alimentaires de 2.1%, les produits minéraux non métalliques de 6.2% et les ouvrages métallurgiques de base de 8.8%.
En ce qui concerne l’énergie, le secteur dans lequel le gouvernement va investir environ 161 millions de dollars américains du fonds de Petrocaribe, on enregistre une augmentation de 23.7 % de l’indice de la production de ce secteur en glissement annuel et de 9 % par rapport au deuxième trimestre de l’année fiscale. Cette variation trimestrielle est imputable à l’accroissement de la production hydroélectrique (136.2 %), contre une baisse de la production thermique de 6.8 %. Cependant, la consommation facturée continue de baisser considérablement, soit une contraction de 42.3% enregistrée pour le troisième trimestre de l’année.
Pour sa part, la progression en glissement annuel de l’indice de l’activité de construction a ralenti pour atteindre seulement 2.7% de croissance. Cependant, l’indice a crû de 3.1% au troisième trimestre par rapport trimestre antérieur. L’évolution positive observée pour ce trimestre, selon l’IHSI, est compatible avec l’augmentation de la quantité de ciment importé, dont le prix a augmenté considérablement dans l’économie haïtienne.
En ce qui à trait au commerce interne, l’indice de l’activité commerciale a connu une hausse de 22.3 % en glissement annuel et de 3.9 % par rapport au trimestre antérieur. Cette progression trimestrielle en valeur nominale est soutenue particulièrement par les commerces de véhicules qui ont crû de 2.4 %, des produits alimentaires 7.2 %, d’autres de biens de consommation3.4 %, des appareils d’équipement et des accessoires de véhicules 1.4 %.
L’indice des prix à la consommation l’IPC, un autre élément du secteur réel de l’économie, a connu un accroissement de 5.2 % en glissement annuel et de 1.6 % pour le troisième trimestre de l’année en cours. Cette progression trimestrielle de l’IPC est due particulièrement à l’accroissement des fonctions : logement (2.2 %), habillement (1.9 %), alimentation (1.7 %), transport (1.5 %). Par ailleurs, l’indice des prix des produits agricoles, de son côté, a augmenté de 10.4 % en glissement annuel et de 0.3 % par rapport au dernier trimestre.
En qui concerne le commerce externe, l’indice de la valeur moyenne des importations a crû de 8.8 % de en glissement annuel et de 3.3 % par rapport au dernier trimestre.
En fait, selon certaine analyse, l’évolution des indicateurs économiques au cours des neuf premiers mois (octobre-juin) de l’année fiscale en cours et des neuf premiers mois de l’exercice précédent montre que, jusqu’ici, l’économie a été plus performante en 2011 qu’en 2012. En effet, les taux de croissance cumulés des indices de la production industriel, de l’activité commerciale et de la construction paraissent bien meilleurs en 2011 qu’en 2012.
Donc, nous sommes en train d’enregistrer une période de sérieuse ambigüité macroéconomique non porteuse de stabilité sociale et de croissance économique, compte tenu de l’augmentation persistante du nombre d’Haïtiens sur le territoire national…plus de bouches à nourrir alors que les ressources n’augmentent pas vraiment…Il n’y a pas de quoi se réjouir. Il faut plutôt s’inquiéter et sonner graduellement la sonnette d’alarme.
Riphard Serent
Vision 2000
http://radiovision2000haiti.net/public/haiti-economie-evolution-des-indicateurs-du-secteur-reel-de-leconomie-au-3eme-trimestre-de-lannee-2012/
Une braderie pour Haïti
Chaque année le Secours Catholique organise deux braderies, l'une pour les familles landaises, l'autre pour une cause internationale. La grande braderie des 15 et 16 septembre sera au profit d'Haïti. Ainsi le samedi 15 septembre 9h à 17h30 en non stop et le dimanche 16 de 9h30 à 12h, les bénévoles du Secours Catholique accueilleront le public dans les salles de musique et de danse de la Halle aux grains. On y trouvera des vêtements pour enfants et pour adultes, du linge de maison, des chaussures, des sacs... et des objets divers. Chaque lundi les bénévoles réceptionnent les colis de vêtements, les trient. Une équipe nettoie, une autre repasse et une autre assure la vente à la boutique. D'ailleurs le Secours Catholique cherche des bénévoles pour soulager les équipes et continuer à assurer l'accueil à la boutique, un accueil qui mêle le côté cœur et le côté fringues avec toujours beaucoup de soin apporté à l'accueil de chacun.
Samedi 15 et dimanche 16 septembre.
http://montfort.blogs.sudouest.fr/archive/2012/09/10/une-braderie-pour-haiti.html
Haiti – Social : 48 illégaux haitiens déportés lundi par les autorités dominicaines
Plus d’une quarantaine d’immigrants haïtiens ont été déportés lundi soir par les autorités dominicaines. 40 hommes, 6 femmes et 2 enfants étaient arrivés à bord d’un camion de la direction générale de l’immigration de la République Dominicaine et se sont retrouvés bloqués au niveau de la frontière derrière la barrière qui sépare les deux pays.
Ceci fait un total de 156 haïtiens qui ont été déportés au début de cette semaine au niveau de la frontière Elias Pina, selon ce que rapporte le journal Espacinsular.
Ces personnes auraient été déplacées dans des conditions qui portent atteinte à la dignité et la violation des droits de l’homme, non conforme au protocole d’entente sur les mécanismes de rapatriement signé en 1999 entre la République Dominicaine et Haïti.
Selon ce que rapporte le site, des agents de l’immigration continuent des procédures irrégulières de déportation, malgré que le nouveau président dominicain Danilo Medina dans son discours d’inauguration, ait promis de « créer une politique d’immigration claire et transparente qui respecte les conventions internationales signées par République dominicaine sur les droits de l’homme et des droits des migrants et de leurs familles « .
HaitiNews509
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