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lundi 30 janvier 2012

"Le Sénégal a honte, il est meurtri"

Youssou Ndour appelle la communauté internationale à contester la liste des candidats à la présidentielle.

"Le Sénégal a honte. Le Sénégal est meurtri. Le processus de coup d'Etat constitutionnel est consommé. 52 ans de construction démocratique viennent d'être balayés", a déclaré Youssou Ndour, lundi sur RFI. "Le Sénégal et son peuple ont mal. Nous avons été trahis par cette décision honteuse. J'ai dit bien honteuse", a-t-il poursuivi au sujet de la liste des candidats à la présidentielle sénégalaise validée, dans la nuit de dimanche à lundi, par le Conseil constitutionnel.

Un appel lancé à la communauté internationale
La star internationale de la chanson et homme d'affaires avisé, a même tiré la sonnette d'alarme : "J'appelle, donc, toutes les forces vives de ce pays, nos frères africains, la communauté internationale à exprimer son désaccord face à ce coup d'Etat institutionnel et constitutionnel. Le combat continue, parce que Dieu est avec les justes".
La plus grande voix d'Afrique a plusieurs raisons d'exprimer sa colère. Il conteste la validation de la candidature du chef de l'Etat sortant, Abdoulaye Wade, 85 ans, à briguer un troisième mandat, alors que la Constitution n'en permet que deux.
Un argument jugé non recevable pour l'entourage de Wade au motif que lorsqu'il a été élu en 2000 pour la première fois, la Constitution ne limitait pas le nombre de mandats. Il l'a modifiée en 2001 pour limiter à deux leur nombre. Le chef de l'Etat affirme aujourd'hui que ces modifications n'étaient pas rétroactives, et que son "premier" mandat doit être celui qui a suivi l'adoption de la loi, c'est-à-dire celui qui a débuté au moment de sa réélection en 2007. Une interprétation retenue par le Conseil constitutionnel.
Mais surtout, Youssou Ndour récuse l'invalidation de sa propre candidature au motif qu'il n'avait pas présenté les 10.000 signatures exigées pour valider sa participation à l'élection. Au total, le Conseil constitutionnel a validé la candidature de 14 prétendants, dont trois anciens premiers ministres de Wade, devenus des opposants.

Youssou Ndour menacé ?
A moins d'un mois des élections présidentielles, les tensions montent à Dakar. L'opposition menée par le M23, qui regroupe plusieurs partis, des organisations de la société civile et des personnalités indépendantes, lancé samedi un appel à la "résistance" contre Abdoulaye Wade. Conséquence, des violences ont éclaté ce week-end sur une place de la capitale.
Des manifestants anti-Wade ont jeté des pierres sur les policiers qui ont riposté à coups de gaz lacrymogène et de matraque. Les jeunes ont également mis le feu à des pneus et des courses-poursuites entre eux et les policiers se sont engagées dans les rues adjacentes à la Place de l'Obélisque.
Par ailleurs, le chanteur sénégalais Youssou Ndour a fait état samedi à Dakar de "menaces" contre sa personne physique, après que, selon un de ses porte-parole, il a été "malmené" par des policiers en tentant d'aller soutenir un responsable de la société civile arrêté.
L'élection du nouveau chef de l'Etat pour un mandat de sept ans, renouvelable une fois, est prévue le 28 février prochain.
http://www.europe1.fr/International/Le-Senegal-a-honte-il-est-meurtri-926181/

dimanche 29 janvier 2012

Sénégal: l'opposition lance "la résistance" contre le président Wade

L'opposition a lancé samedi "la résistance" contre le président sénégalais Abdoulaye Wade, 85 ans, malgré la validation de sa candidature à la présidentielle de février par le Conseil constitutionnel qui a provoqué de graves violences dans plusieurs villes du Sénégal. AFP
Les tenants de cette "résistance", dont les modalités restent à préciser, s'opposent d'ores et déjà à une vague d'arrestations de responsables et partisans du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe partis d'opposition et organisations de la société civile à la pointe du combat contre la candidature de Wade.
"Nous nous organisons pour faire face par une résistance contre l'oppression, et nous avons lancé un mot d'ordre à l'ensemble des Sénégalais de se tenir prêts à (y) faire face", a déclaré à la presse Macky Sall, un des dirigeants du M23, candidat à la présidentielle, à l'issue d'une réunion avec d'autres leaders du mouvement.
Il faut "tout mettre en oeuvre pour que Wade retire sa candidature, parce qu'il n'est pas question qu'il prenne part" au scrutin présidentiel du 26 février, a-t-il ajouté. "C'est tout à la fois les marches, les sit-in, la résistance", mais "pas la violence".
Dans un communiqué, le mouvement "Y'en a Marre", formé de jeunes, a aussi annoncé s'organiser pour manifester. Il a appelé à "faire face à cette forfaiture jusqu'à ce que le droit soit rétabli, et que la candidature d'Abdoulaye Wade soit invalidée".
Selon le M23, des "dizaines" de ses militants et responsables ont été arrêtés samedi dans tout le pays, dont son coordonnateur, Alioune Tine, célèbre défenseur des droits de l'Homme en Afrique, qui se trouvait samedi soir dans des locaux de la police à Dakar. Il a été arrêté sans mandat d'amener et était interrogé "depuis 17H30 (locales et GMT)", a indiqué dans un communiqué la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho, ONG) qu'il préside.
Le chanteur Youssou Ndour, dont la candidature a été rejetée par le Conseil constitutionnel, a été "malmené" par des policiers alors qu'il se rendait à la police pour soutenir Alioune Tine, selon un de ses porte-parole, Doudou Sarr.

"Menaces"
Devant la presse, Ndour a lui-même fait état samedi à Dakar de "menaces" contre sa personne physique, sans fournir de détails. Il a toutefois mis en garde: "Je n'ai jamais appelé à la violence, mais je vous dis, je ne contrôle plus mes militants".
L'annonce, vendredi soir, de la validation de la candidature contestée de Wade avait été suivie de protestations marquées par des violences dans plusieurs quartiers de Dakar mais aussi dans des villes de provinces. Un policier a été tué lors des troubles - "d'un jet de brique", selon le gouvernement, qui a annoncé avoir ouvert une enquête sur ce "crime odieux".
Samedi, le calme était revenu à Dakar, où des forces de l'ordre demeuraient cependant déployées sur des artères et axes stratégiques.
La décision du Conseil constitutionnel était attendue avec anxiété et les violences prévisibles de la part de Sénégalais, en particulier les jeunes, déçus par les douze ans de règne du président Wade: ils restent confrontés au chômage, à la vie chère, aux pénuries, aux coupures d'eau et d'électricité.
Outre celle de Wade, le Conseil a validé 13 autres candidatures (sur 17 présentées) dont celles de deux femmes. Parmi elles, la couturière Diouma Diakhaté, ayant comme clientes certaines Premières dames d'Afrique.
Les candidats avaient jusqu'à samedi soir pour déposer des recours auprès du Conseil. Huit opposants l'ont fait contre Wade qui a, lui, saisi le Conseil contre certains d'entre eux. Ndour a déposé une requête séparée contre le rejet de sa candidature.
La France a affirmé attendre "que le Conseil constitutionnel statue de manière claire et impartiale sur les réclamations" émises par les candidats exclus de la présidentielle.
Elu en 2000, réélu en 2007 pour cinq ans après une révision constitutionnelle de 2001 instituant un quinquennat renouvelable une fois, Abdoulaye Wade se représente pour sept ans après le rétablissement du septennat en 2008, à la suite d'une nouvelle révision constitutionnelle. Ses opposants jugent sa candidature anti-constitutionnelle.
http://news.fr.msn.com/m6-actualite/s%c3%a9n%c3%a9gal-lopposition-lance-la-r%c3%a9sistance-contre-le-pr%c3%a9sident-wade-11
Commentaires:
Qu'y a-t-il de commun entre Haïti et le Sénégal.? Entre haïtiens et sénégalais? Entre politiciens haïtiens et politiciens sénégalais?

jeudi 26 janvier 2012

Deux officiels du gouvernement seraient des ressortissants étrangers révèlent des sénateurs

Après deux semaines de travail les sénateurs enquêteurs n'ont pas bouclé le premier tiers de la tache consistant en la vérification de la nationalité des ministres et hauts cadres de l'administration Martelly. Le président de la commission, Joseph Lambert, explique que seulement 10 sur les 39 dossiers ont pu être analysés. A ce stade l'enquête a permis d'identifier deux personnalités comme étant des ressortissants étrangers. Le sénateur s'est gardé de révéler les noms de ces personnalités.
Cependant il a indiqué que les documents de voyages des ministres, sollicités par la commission n'ont pas été transmis. Le chef d'Etat, Michel Martelly, ainsi que le Premier Ministre, Gary Conille, n'ont pas non plus fourni des informations à la commission.
Les enquêteurs devront poursuivre les investigations en vue de vérifier les identités des officiels haïtiens. Pour l'instant les données ont été obtenues par la sous commission présidée par le sénateur Steven Benoît ayant enquêté au service d'immigration. Les autres sous commissions chargées des affaires étrangères et des archives doivent également collecter des données.
Le sénateur Lambert envisage des déplacements à l'étranger afin de collecter plus d'informations.
Entre temps, le sénateur Moise Jean Charles a maintenu les accusations à l'encontre du chef d'Etat et de plusieurs ministres. Afin de garantir l'impartialité de la commission, les leaders du Sénat ont décidé d'écarter le principal accusateur de la commission. Il ne peut pas être juge et parti à la fois, explique le sénateur Lambert.
Dans le même temps, le sénateur Desra Simon Dieuseul, a dû en sa qualité de président du grand corps, abandonner sa fonction de membre de cette commission ad hoc. Les sénateurs Jean Baptiste Bien Aimé et Wesner Polycarpe, tous deux membres du groupe majoritaire, ont intégré la commission spéciale sur la nationalité.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20291

Haïti-Éducation post-séisme : Alerte sur la cohabitation entre écoles et camps d’hébergement, 2 ans après

P-au-P, 25 janv. 2012 [AlterPresse] --- Environ une vingtaine d’écoles publiques, dans la zone métropolitaine de la capitale Port-au-Prince, continuent de fonctionner encore dans la proximité de camps de personnes déplacées, deux années après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, apprend l’agence en ligne AlterPresse. Devenus centres d’hébergement de familles sinistrées du séisme de 2010, ces établissements publics se trouvent, deux ans après, dans une situation alarmante, alors que le président Michel Martelly se félicite de son « programme de scolarisation universelle gratuite », alerte une plateforme de syndicats d’enseignantes et d’enseignants en Haïti. [1]
« La situation des écoles publiques, qui ont des camps d’hébergement, est tragique. C’est un cauchemar pour le personnel éducatif. Les enseignants, les parents, qui fréquentent ces institutions, se plaignent des conditions lamentables dans lesquelles les enfants apprennent, alors que la présidence fait des propagandes sur la scolarisation gratuite », dénonce la coordonnatrice de la confédération nationale des éducatrices et éducateurs haïtiens (Cneh), Lourdes Édith Joseph Delouis.
Elle présentait à la presse, le mardi 24 janvier 2012, une vue des résultats partiels d’une enquête, conduite, en décembre 2011, par la plateforme des organisations syndicales d’enseignantes et d’enseignants.
Après le 12 janvier 2010, une quantité importante d’écoles publiques, transformées en écoles-camps, notamment dans la zone métropolitaine de la capitale, se voient conférer une fonction nouvelle d’assurer l’hébergement des familles sinistrées, en plus des fonctions pédagogiques, révèle l’enquête, dont les conclusions finales sont attendues à une date ultérieure, non encore précisée.
“Privées d’infrastructures adéquates pour une éducation de qualité et contraintes à subir les effets pervers d’une cohabitation qui a déjà trop duré, les écoles publiques – avec plus de 80 % de bâtiments endommagés ou détruits – sont doublement victimes par le séisme”. Plusieurs, parmi les écoles publiques considérées dans l’enquête de décembre 2011 de la plateforme des organisations syndicales d’enseignants, ont été identifiés comme des « repaires de bandits ».
De nombreux cas de viols et de tentatives de viols ont été recensés sur la personne des élèves, ainsi que des vols de matériels et sabotages des installations du bâtiment, alors que les autorités de l’État restent « inattentives » à cette situation.
Il y a une « dégradation de certaines écoles dans l’aire métropolitaine de la capitale, alors que le président Martelly utilise les fonds de l’État pour exposer sa propagande en matière d’éducation à travers des spots publicitaires et des affiches géantes », signale, pour sa part, Franck Wilbert Georges, coordonnateur d’affaires internationales à l’union nationale des normaliennes et normaliens haïtiens (Unnoh), également membre de la plateforme.
La plateforme des syndicats d’enseignantes et d’enseignants met en doute le chiffre de 903 mille élèves, avancé par la nouvelle administration politique (notamment par Martelly) au sujet du nombre d’enfants bénéficiaires du « programme de scolarisation gratuite universelle ».
A la base de son argumentation, elle cite le nombre de deux millions trente-trois mille deux-cent-deux (2,033,202) enfants , de la tranche d’âge 0 – 12 ans, scolarisés durant l’année académique 2010-2011, suivant la direction de planification et de coopération au ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp).
Ce nombre de 2 millions d’enfants scolarisés aurait connu une certaine diminution, pour l’année académique 2011-2012 en cours, indique la plateforme des organisations syndicales d’enseignants.
Outre la Cneh et l’Unnoh, la plateforme des organisations syndicales d’enseignants regroupe le corps national des éducatrices et éducateurs haïtiens (Coneh), la fédération nationale des travailleuses et travailleurs en éducation et en culture (Fenatec) ainsi que le groupe d’initiative des enseignantes et enseignants de lycées (Giel).
La collecte des données a été effectuée dans des établissements scolaires publics, répartis à Port-au-Prince, Martissant et Carrefour (périphérie sud de Port-au-Prince), Delmas et Croix-des-Bouquets (nord-est) et Pétionville (à l’est). [jep kft rc apr 25/01/2012 1:11]

Liste (partielle) d’écoles publiques, dans la zone métropolitaine de la capitale, ayant des camps d’hébergement de familles sinistrées du 12 janvier 2010
_1. Lycée Toussaint Louverture Rue St Honoré (P-au-P)
_2. Centre d’apprentissage de Saint Martin (Delmas 18)
_3. Lycée Jacques 1er de la Croix des Bouquets (Croix des Bouquets)
_4. République du Pérou (Martissant)
5. Guillaume Manigat Rue Chareron (P-au-P)
6. Fortuna Guéry Rue Dehoux (P-au-P)
_7. Centre d’application de Martissant (Martissant)
_8. République Argentine Rue Péan (P-au-P)
_9. République du Guatémala Rue Rébecca (Pétionville)
10. Ecole Nationale Louverture Cote plage 18 (Carrefour)
11. République du Nicaragua Martissant (4 e avenue Bolosse)
12. Virginie Sampeur Rue Capois (P-au-P)
13. Daguesseau Lespinasse Rue Piquant (P-au-P)
14. Lycée Henry Christophe Diquini (Carrefour)
15. Louis Joseph Janvier (Carrefour)
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12270

Économie : Haïti attendue au 42 e forum mondial à Davos

Un pays en attente de révision de ses politiques fiscales   25 janv. 2012 [AlterPresse] --- Le président Michel Joseph Martelly représentera la république d’Haïti au 42 e forum économique mondial pour parler de l’accélération de la croissance économique du pays, toujours en attente d’un ajustement de ses dispositions budgétaire et fiscale par rapport aux nouvelles réalités des marchés.
Martelly se déplace, ce mercredi 25 janvier 2012, pour prendre part à ce forum qui se déroulera du mercredi 25 au dimanche 29 janvier dans la ville de Davos en Suisse.
Le forum a lieu sous le thème « The great transformation : shaping news models (La grande transformation : dessiner de nouveaux modèles) ».
Lors de cette 42 e rencontre économique mondiale, le président haïtien participera à plusieurs séances de travail sur l’accélération de la croissance économique d’Haïti, informe un communiqué transmis à AlterPresse par le bureau de la présidence.
« … Il s’agira d’explorer la situation actuelle et d’examiner comment la communauté internationale peut aider le pays à faire progresser les stratégies nécessaires pour atteindre une croissance durable … », précise le même document.
2,500 personnalités d’horizons divers devront prendre part au forum économique de Davos.
Un pari difficile pour attirer les investissements étrangers
« … Le développement du pays passe obligatoirement par une ouverture sur l’extérieur … », soutient Martelly, qui entend faire la promotion d’Haïti auprès de potentiels investisseurs étrangers en vue d’une éventuelle relance de l’économie haïtienne.
Une démarche qui ne sied pas encore aux lois fiscales et budgétaires du pays, dans un contexte de politique économique néolibérale outrancière sans cesse mise en question par les mouvements sociaux internationaux, dont les courants altermondialistes !
En effet, ces dernières datent de 1826 et le dernier amendement de 1944, selon les propos tenus par le ministre du commerce Wilson Laleau, à l’occasion d’échanges avec des étudiants haïtiens en France le 23 janvier 2012.
Or, un ajustement de ces lois reste le premier pas pour favoriser la venue d’investisseurs dans la république caribéenne d’Haïti.
« Il faut réviser la politique fiscale et budgétaire haïtienne pour que les investissements puissent revenir et nous savons que nous avons beaucoup de travail à faire », reconnaît le ministre Laleau qui discutait à Paris avec avec les étudiants haïtiens le 23 janvier dernier.
Une réunion intersectorielle, sous forme d’états généraux, devrait avoir lieu bientôt pour « réviser toute la législation des affaires » du pays, annonce Laleau.
Le gouvernement du premier ministre Garry Conille serait également en train de travailler sur les règles d’implantation d’une entreprise en Haïti dans des délais plus courts, qui passeraient de 105 jours à 14 jours, rapporte encore le ministre Laleau.
Pour l’année 2011, Haïti était classée 174 e sur 183 pays en ce qui a trait à la compétitivité.
Autre initiative, citée par le ministre dans la rencontre avec les étudiants haïtiens en France, c’est la compilation, par le gouvernement, d’un ensemble de dispositions ou d’accords internationaux signés par Haïti sur le commerce, lesquels devront être acheminés au parlement haïtien pour les suites nécessaires.
Jusqu’ici, ce sont des perspectives, tandis que, dans le concret, la machine économique haïtienne semble faire du surplace, être confrontée a une absence de progression vers la modernité, voire à de l’immobilisme déconcertant et caractérisé.
Aucun changement significatif n’est fait dans l’agriculture, le principal secteur de production du pays.
La mise en place de zones économiques intégrées ou parcs industriels dans les grandes villes de province, à l’image de Caracol dans le Nord d’Haïti, est encore en phase d’initiation. [rh kft rc apr 25/01/2012 0:55]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12269

mercredi 25 janvier 2012

HAÏTI: La nationalité du président Martelly - scandale ou écran de fumée?

par Patrick Elie
De la Nationalité

La question de la nationalité fait de nouveau la une de nos journaux et autres médias. Le Sénateur Moïse Jean-Charles a en effet lâché une véritable bombe sur une scène politique déjà passablement agitée: notre Président serait un Italo-Américain et plusieurs des membres du gouvernement Conille détiendraient plus d'une nationalité. C'est le plus récent scandale sorti du chapeau de nos politiciens et directeurs d'opinion, pour semaine après semaine, nous hypnotiser et détourner notre attention des problèmes réels de ce pays, qui sont pourtant si profonds et nombreux.
C'est établi: l'Haïtien est nationaliste et orgueilleux. Qui pourrait le lui reprocher, compte-tenu du prix extrême payé par nos ancêtres, pour transformer le camp de concentration appelé Saint Domingue en une patrie.
Je me revendique Haïtien, mais j'abhorre le nationalisme dont se gargarisent ceux qui encombrent et polluent le discours médiatique. Nous venons tout juste d'en avoir un exemple à l'occasion de l'inauguration du campus de Limonade. Je précise “campus” et non “université”. En fait, le terme exact devrait être “complexe immobilier” de Limonade. Mais peu importe ! Cependant, parler de “l'Université de la Honte” ou de la giffle assénée à notre pays par la République Dominicaine, relève de la plus crasse bêtise. Un cadeau s'accepte avec élégance et gratitude, puis s'utilise avec efficacité. En aucun cas, il ne saurait servir de “casus belli” entre deux peuples dont tout l'intérêt est de vider progressivement leurs contentieux et de saisir l'occasion de développer leur solidarité. Il faut remarquer que ce nationalisme est aussi sélectif qu'exacerbé; il ne s'exerce que contre les “petits pays” les plus proches de nous. Nos ténors nationalistes sont requarblement silencieux devant les cadeaux de l'Espagne, de la France et des États-Unis, trois pays qui nous ont pourtant causé le plus de torts. “Dan pouri gen fòs sou banann mi”. Affaire de visas sans doute.
En outre, je me sens très mal à l'aise face à une nationalité basée sur le sang. Scientifiquement, cela ne tient pas la route. Il n'y a pas de races humaines, seulement une espèce de bipèdes assez étranges, tous également doués pour le langage et la connerie. On a beaucoup insisté sur leur propension à s'affronter sous des prétextes divers, à se traiter mutuellement d'animaux, voire de démons. La réalité est qu'ils n'ont cessé d'inter-copuler, avec toujours le même résultat: ni une nouvelle espèce, ni un mûlet, ni un mûlâtre, ni un mutant mais tout simplement un humain, avec la même impressionante capacité pour la communication et la connerie.
Je hurle en silence, chaque fois que j'entends insulter Toussaint Louverture, en l'affublant du titre de “Génie de la Race”, ou Dessalines de “Défenseur de la Race”. L'un comme l'autre étaient des génies et défenseurs de l'humanité, point boule. Réduire ces deux géants à une dimension qu'ils ont contesté au prix de leur vie, me paraît extraordinairement irrévérencieux.

La nationalité fondée sur le sang. Quelle bêtise !
De ce nationalisme là, on glisse imperceptiblement, vers le national-socialisme, le fascisme, le racisme et l'intolérance. J'attends avec angoisse la résurgence du terme: “Haïtien authentique”.
Un de mes amis soufre d'anémie aplasique. Il doit être transfusé au Canada, chaque 15 jours. Vous imaginez bien qu'il n'est pas très regardant sur la nationalité de ses donneurs. Mais qui est-il aujourd'hui ? Depuis le temps que dure son épreuve il n'a plus une goutte de ce sang précieux transmis par une mère ou un père, eux-mêmes Haïtiens d'origine et “n'ayant jamais renoncé à leur nationalité”. Est-il condamné à ne plus servir le pays où il est né et auquel il n'a pas cessé de vouer sa vie ? Un éternel touriste à la peau bronzée ?
Faut-il rappeler à nos nationalistes de service, que pas un des héros de l'Indépendance n'était “Haïtien d'origine”; ni Makandal, ni Pétion, Toussaint ou Dessalines. Quant aux sublimes va-nus-pieds, ils étaient en majorité des Africains pur jus, nés hors Saint-Domingue. Ces héros que nous ne cessons de célébrer ont forgé eux-mêmes une patrie, au prix “du sang de la sueur et des larmes”, plutôt que d'accepter la nationalité dont la France proposait de les affubler. Et si j'ai bien compris la Constitution de 1805, elle insistait sur le patriotisme plutôt que sur la nationalité. Très tôt après la proclamation de l'Indépendance, des Haïtiens sont partis se battre et verser leur sang pour libérer les pays de notre Amérique, qui leur en gardent encore reconnaissance.
D'ailleurs, l'histoire mondiale nous offre bien des exemples de ces hommes et femmes qui se sont battus, ont sacrifié volontairement leurs vies pour des pays où ils n'étaient pas nés.
Faut-il rappeler le glorieux épisode des Brigades Internationales, qui ont mobilisé des milliers de volontaires de nombreux pays, pour la défense de la République Espagnole contre les fascistes dirigés par Franco et appuyés par Hitler et Mussolini ?
Le groupe Manouchian, résistant à l'occupation nazie de la France a été immortalisé par le poème “L'Affiche Rouge” de Louis Aragon, plus tard mis en musique par Léo Ferré. Sur les 23 membres du groupe qui furent capturés et exécutés, par la Gestapo seuls 3 étaient de nationalité française. Ont-ils moins mérité de la France que les miliciens de Vichy, nés de père ou de mère français “n'ayant jamais renoncé...”
Plus près de nous, Che Guevara offre un exemple encore plus saisissant de la dissociation entre nationalité et patriotisme. Né Argentin, il a participé au Guatemala au mouvement de Jacobo Arbenz, est devenu l'un des 5 Commandantes de la Révolution cubaine, s'est battu au Congo contre la dictature de Mobutu, avant d'être assassiné en Bolivie.
Les nationalistes de chez nous qui vocifèrent le plus, sont en même temps les plus fervents admirateurs de nos tuteurs Nord-Américains. Certains sont même allés jusqu'à fonder un “Club Barak Obama” en Haïti, et tous tiennent à leur visa ou à leur “green card”, plus qu'à la prunelle de leurs yeux.
Ils oublient sans doute, que si les USA sont devenus et restent encore hégémoniques, tant des points de vue économique, scientifique et militaire, c'est en grande partie pour avoir été peu regardants sur l'origine ou la nationalité de qui pouvait contribuer au progrès du pays. Ainsi, Einstein, juif allemand, Enrico Fermi, Italien, qui ont tous les deux joué un rôle déterminant dans le développement de l'arsenal et de l'industrie nucléaires américains. On peut ajouter à cette liste, Modibo Diarra, le Malien. En politique on peut citer Henry Kissinger, né en Allemagne; Zbigniew Brzezinski le Polonais et Madeleine Albright native de la Tchécoslovaquie. Le premier a été sous Nixon, le Ministre des Affaires Étrangères le plus influent de la seconde moitié du 20ème siècle. Brzezinski a servi Jimmy Carter comme principal conseiller en sécurité nationale, il a été entre autre l'architecte de la normalisation des relations avec la Chine et des accords de Camp David. Quant à Madame Albright, elle a représenté le régime Clinton et les États-Unis à l'ONU.
La plupart d'entre nous sommes fiers de Michaëlle Jean, qui a été Gouverneur-Général du Canada, donc Chef d'État de ce pays où des milliers de nos compatriotes ont émigré pour des raisons diverses et se sont signalés par leur contribution au développement de leur société d'acceuil. Ils on été médecins, savants, enseignants à tous les niveaux et mêmes maires et députés, car jamais le Canada n'a refusé leur apport, au prétexte de leur lieu de naissance. Pour revenir à Madame Jean, dont l'attachement à sa patrie d'origine ne peut être mis en doute, rappelons qu'elle est Haïtienne de sang, Française par le mariage et Canadienne par naturalisation. Dans notre pays toujours singulier, mais de moins en moins beau, elle eût été crucifiée pour cette triple appartenance, si jamais elle avait prétendu postuler la mairie de Jacmel.
Nous nous obstinons, au nom d'un nationalisme viscéral, à priver notre patrie de la compétence et du patriotisme patiemment engrangés dans notre diaspora, mais également de la contribution d'étrangers d'origine, sincèrement attachés à la cause haïtienne. Haro, sur qui n'est pas Haïtien de sang ! Pourtant des diplomates et dirigeants d'ONG qui n'ont ni affection ni respect pour nous, dirigent notre vie quotidienne et balisent notre futur, depuis le contenu de nos assiettes, jusqu'au budget de l'État et au formatage de notre force publique.

Constitution et Nationalité
La Constitution de 1987 est un tissu d'incohérences et d'incongruités, élaboré par une dictature militaire, surtout préoccupée de garantir les privilèges de la soldatesque, quitte à jeter quelques os démocratiques à un peuple assoifé de changement. Les ambiguités de cette charte, les différences entre ses versions Créole et Française, sont devenues le fond de commerce des juristes, constitutionalistes et autres politologues qui prétendent nous faire la leçon.
Aujourd'hui, que nous avons, non pas une mais trois Constitutions (en Français non-amendée, en Français amendée et en Créole intouchée), nos experts se déchaînent. Cependant, la vérité est toute simple: la Constitution de 1987, si pointilleuse quant à la nationalité du Président de la République, celle du Premier Ministre, des Députés et Sénateurs, est muette sur celle des Délégués et Vice-Délégués, des membres de la Cour de Cassation, des Commandant-en Chef des FAd'H et de la PNH, du Protecteur du Citoyen, et est plutôt vaseuse sur les membres d'ASEC, les maires, le Conseil Électoral Permanent etc... Quoi d'étonnant que dans un tel marécage, les crocodiles se meuvent avec tant de souplesse.
A la Commission sénatoriale, récemment formée, je recommanderais de se concentrer sur la nationalité du Chef de l'État et celle du Premier Ministre, plutôt que de se lancer dans une chasse tout azimut, équivalant de fait à noyer le poisson. Si l'un ou l'autre de ces plus hauts fonctionnaires détenait de fait une autre nationalité, il devrait être condamné, non sur cette base, mais pour avoir délibérément trompé leurs concitoyens.
Le nationalisme est une revendication tonitruante et souvent creuse, le patriotisme un engagement, un don de soi. La nationalité est un héritage, alors qu'une patrie se mérite, c'est une conquête permanente. L'être humain n'est pas ce qu'il naît, mais ce qu'il fait.
Pour ma part, je n'aurais aucun problème à être dirigé par un Chef de l'État serbo-croate, pourvu qu'il aie démontré, hors de tout doute, son engagement pour la démocratie et le progrès en Haïti. Un patriote en somme.
Patrick Elie fut secrétaire d’État à la Sécurité publique (1994-1995) sous Jean-Bertrand Aristide.
Patrick Elie est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.
http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=28843
Commentaires:
En honneur à la liberté d'expression , nous publions ce document tout en faisant remarquer que les arguments de l'auteurs restent assez superficiels et farfelus. Le problème avec la nationalité de Michel Martelly ce n'est va au-delà de sa propre nationalité sinon il s'agit du respect de la Constitution. C'est la Constitution qui nous dit qu'il faut être haïtien pour briguer la première magistrature de l'Etat. Elle peut être nulle ou imparfaite mais il faut commencer par la respecter car elle prévoit un cadre "constitutionnel" pour modifier les dispositions erronées ou inadaptées.

Haïti-France : Lamothe promet d’intégrer les futurs cerveaux haïtiens

Paris, 23 janv. 2012 [AlterPresse] --- Le ministre haïtien des affaires étrangères, Laurent Lamothe, en visite d’exploration à Paris, promet aux étudiants haïtiens en France la solidarité du gouvernement, lors d’une rencontre le 22 janvier, apprend AlterPresse. Laurent Lamothe promet également la mise en place d’un programme pour faciliter leur intégration dans l’administration publique après leurs études.
Le ministre Lamothe assure aux jeunes haïtiens qui poursuivent leurs études supérieures en France que le gouvernement Martelly /Conille est là pour eux et avec eux au cours de la rencontre qui s’est déroulée à l’Académie diplomatique internationale (ACI) dont Haïti est membre depuis 1935.
« Vous avez la solidarité du gouvernement, le gouvernement est solidaire avec vous ! », déclare Laurent Lamothe en la circonstance.
Lamothe a été accompagné de la ministre au tourisme, Stéphanie Villedrouin, du ministre du commerce, Wilson Laleau, et de celui de la planification et de la coopération externe, Jude Hervé Day. Des parlementaires étaient aussi de la partie.
Présentant la jeunesse estudiantine haïtienne en France comme l’avenir du pays, Laurent Lamothe promet de créer un climat qui permettra à ces futurs cadres de se mettre au service d’Haïti, particulièrement après leur formation en niveau de maitrise et de doctorat.
La fuite des cerveaux haitiens est un phénomène qui tend à s’accroitre depuis ces dernières années. Loin d’être endiguée, cette fuite avait déjà soulevé des promesses en 2005, alors qu’on estimait que 125 mille cadres haitiens résidaient au Canada.
« Le nouveau gouvernement va tout faire pour vous accompagner et pour vous aider. Nous allons mettre en place un programme d’excellence (au niveau de certains ministères) … », affirme le titulaire du ministère des affaires étrangères.
Ce programme consistera à octroyer un stage à trois étudiants considérés comme meilleurs dans chaque domaine d’étude.
Le secteur privé des affaires sera également appelé à prendre part à cette démarche, toujours selon les propos du chancelier haïtien.
Par ailleurs, il annonce, lors de la rencontre, la construction d’infrastructures sociales, gouvernementales et scolaires pour l’amélioration des conditions de vie de la population haïtienne, à hauteur de 200 millions de dollars.
Cette somme provient de l’accord pétro-caribe, sorte de crédit accordé par le Vénézuela à Haïti sur l’achat de certains produits pétroliers. [do rh kft gp apr 23/1/ 2012 13 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12257

Haïti-Minustah : Enquête sur deux cas d’abus sexuels impliquant des casques bleus

P-au-P., 24 janv. 2012 [AlterPresse] --- La mission des Nations Unies pour la stabilisation d’Haïti (Minustah) a annoncé avoir pris connaissance de deux cas d’allégations graves d’exploitation et d’abus sexuels qui auraient été commis par des éléments de son personnel de police. « Conformément à la politique de tolérance zéro de l’Organisation des Nations Unies en la matière, une enquête a immédiatement été ouverte », indique la Minustah dans un communiqué transmis à AlterPresse.
Aussitôt informé de ces allégations, le Commissaire de police de la Minustah, a relevé les suspects de leurs fonctions à titre conservatoire, ajoute le communiqué.
Cette mesure a été prise afin de prévenir tout contact de ces derniers avec la population et d’empêcher toute tentative d’ingérence dans le déroulement de l’enquête, explique la Mission.
Le quartier général de l’organisation des Nations Unies (Onu), à New York, a dépêché une équipe d’enquête en Haïti, laquelle est arrivée le samedi 21 janvier 2012 dans le pays.
« En tant que Représentant spécial du Secrétaire général en Haïti, et en ma qualité de chef de la Minustah, je tiens à réitérer mon engagement à faire respecter la politique de tolérance zéro en matière d’ ;abus commis par le personnel de la Mission », assure le chef civil de la Minustah, Mariano Fernández Amunátegui.
Par ailleurs, le ministère haïtien des affaires étrangères et des Cultes vient de demander à la Minustah d’apporter des éclaircissements à propos de la situation de soldats uruguayens accusés de viol l’année dernière sur le jeune haïtien, Johnny Jean, à Port-Salut (Sud).
Ces derniers jours, les médias de la capitale ont rapporté que les 5 soldats uruguayens concernés dans cette affaire ont été libérés par la justice de leur pays.
Par la suite, la porte-parole de la Minustah, Sylvie Van den Wildenberg, a annoncé que cette libération n’est que conditionnelle.
Au début du mois de septembre 2011, l’affaire Johnny Jean a soulevé la consternation dans la société haïtienne. Plusieurs personnalités et institutions, dont le parlement, ont exprimé leur indignation par rapport à cet acte qu’elles ont qualifié d’odieux.
D’autre part, en automne 2007, 108 soldats du bataillon sri lankais de la Minustah ont été impliqués dans des abus sexuels sur des mineures en Haïti. Ces militaires ont été rapatriés suite à un rapport d’enquête des services de contrôle internes de l’Onu.
Des organisations de femmes ont exigé en vain la publication de ce rapport et le public n’a pas été informé de la suite donnée à cette affaire au Sri Lanka. [gp apr 24/01/2012 08:00]http://www.alterpresse.org/spip.php?article12263

Haïti- Rép. Dominicaine : Consensus autour de la réouverture immédiate de la frontière haïtiano-dominicaine

P-au-P, 23 janv. 2012 [AlterPresse] --- Le gouvernement haïtien et celui de la République dominicaine envisagent la réouverture immédiate de la frontière haitiano-dominicaine à Jimani / Malpasse suite à sa fermeture par des transporteurs dominicains en signe de protestation, annonce un communiqué émanant du bureau de presse du ministère haïtien des affaires étrangères. La frontière haitiano-dominicaine à Jimani / Mappasse a été fermée par les syndicalistes dominicains les 21 et 22 janvier 2012 après une altercation impliquant un chauffer dominicain et un agent de la Police Nationale d’Haïti (PNH).
Les pourparlers ont été engagés par une délégation haïtienne composée des secrétaires d’Etat des affaires étrangères, Pierre-Richard Casimir, de la sécurité publique, Réginald Delva, d’un membre de cabinet du ministère de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale et des cadres des deux ministères.
Cette délégation, qui s’est rendue à Malpasse le dimanche 22 janvier 2012, a entamé des négociations avec l’ambassadeur de la République dominicaine en Haïti, Ruben Silié Valdez, et d’autres représentants.
Une rencontre est prévue pour ce mardi 24 janvier à Port-au-Prince, réunissant les représentants des gouvernements haïtien et dominicain et les syndicalistes des deux pays, en vue de trouver une solution définitive à la problématique du transport transfrontalier, annonce-t-on. [emb kft gp apr 23/01/2012 15:05]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12261

PEROU – Trafic d’haïtiens rescapés du séisme en direction du Brésil : 254 arrestations à la frontière entre le Pérou et le Brésil

Agenzia Fides , le 25 janvier 2012 Madre de Dios (Agence Fides) – Il s’agit de victimes des trafiquants d’êtres humains qui spéculent sur le séisme qui a bouleversé Haïti voici deux ans. Ainsi que Fides l’apprend de l’Eglise locale, depuis 10 jours environ, 254 immigrés haïtiens rescapés du séisme de 2010 se trouvent bloqués à la frontière entre le Pérou et le Brésil, dans la ville péruvienne d’Iñapari, attendu que la police brésilienne interdit l’accès à son pays.
Les haïtiens sont arrivés à Iñapari (ville du sud-est de la forêt péruvienne) en suivant la route considérée comme « la plus économique », passant par le Panama et traversant le Pérou clandestinement. Ils se trouvent dans des conditions désespérées, sans papiers, et parmi eux se sont présents également des femmes et des enfants. L’Eglise locale s’est mobilisée pour assurer l’accueil : la majorité d’entre eux a été prise en charge par la Paroisse locale et c’est la communauté catholique du lieu qui pourvoit à leur nourriture et à leur entretien alors que d’autres se trouvent dans un camp de réfugiés mis en place par le gouvernement régional de Madre de Dios.
Iñapari se trouve dans la région de Madre de Dios, dans le triangle de frontière entre le Pérou, le Brésil et la Bolivie. Il s’agit de l’une des villes enregistrant l’un des taux de pauvreté les plus élevés de la nation. Le maire d’Iñapari, Celso Curi, a déclaré publiquement que cette situation a altéré la vie de sa petite cité, qui compte seulement 2.000 habitants et n’a pas les moyens d’assister de manière digne de si nombreux réfugiés.
Le Curé de la ville péruvienne, le Père René Salizar, a indiqué que, depuis 2010, environ 8.000 haïtiens ont passé la frontière à Iñapari pour se rendre au Brésil, payant chacun jusqu’à 3.200 dollars aux trafiquants qui organisent le transfert depuis Haïti. A partir du 12 janvier dernier, le gouvernement brésilien a fixé un plafonds de 100 visas de travail par mois pour les immigrés haïtiens et la police a intensifié les contrôles. Depuis lors, les haïtiens ne parviennent plus à passer la frontière.
Le Père Salizar demande aux gouvernements du Pérou et du Brésil de trouver une solution à ce problème, comme signe de respect des droits humains des haïtiens, frappés par le séisme et victimes des trafiquants. (CE) (Agence Fides 25/01/2012)
http://www.chretiente.info/201201253539/perou-trafic-dhaitiens-rescapes-du-seisme-en-direction-du-bresil-254-arrestations-a-la-frontiere-entre-le-perou-et-le-bresil/

Cergy-Pontoise : Une conférence sur la situation d’Haïti le 28 janvier à l’université


« Haïti, deux ans après » : c'est le thème de la prochaine conférence de l'université de Cergy-Pontoise, le jeudi 26 janvier à 18h. Dans le cadre du programme « Université Ouverte », plusieurs spécialistes reviendront sur la situation sanitaire d'Haïti. L'université de Cergy-Pontoise (UCP) accueillera le jeudi 26 janvier à 18h une conférence intitulée « Haïti, deux ans après », dans le cadre de son programme « Université Ouverte ».
Deux ans après le séisme qui a fait 230 000 morts et 1,2 millions de sans-abri, de nombreux spécialistes témoigneront. Ils dresseront un bilan de la situation sanitaire du pays et tenteront d'indiquer des solutions pour améliorer la condition des Haïtiens.
Philippe Joseph, spécialiste en stratégie des pathologies infectieuses et praticien hospitalier à l’hôpital Simone Veil d’Eaubonne, Laurent Carius, chirurgien cervico-faciale et membre de médecins sans frontières, Yannique Mervius, conseillère au collectif « Aubervilliers pour Haïti » et Huguette Marcellin, vice secrétaire de ce même collectif seront les principaux invités.
L'ambassade d'Haïti sera également présente.
« Haïti, deux ans après », jeudi 26 janvier à 18h.
Site universitaire des Chênes, Salle des conférences, 33, boulevard du Port 95011 Cergy-Pontoise
Tarifs : 4 € la séance, 30 € l’abonnement annuel, gratuit pour les lycéens, les enseignants, les étudiants, les demandeurs d’emploi et les personnels de l’université de Cergy-Pontoise sur présentation d’un justificatif.
Renseignements et réservations : 01 34 25 63 79 –universite.ouverte@ml.u-cergy.fr -http://universiteouverte.u-cergy.fr/
http://www.vonews.fr/article_16197

Pamela Anderson met sa Range Rover en vente pour Haïti

Pamela Anderson, la sirène de Malibu en maillot rouge, joue la carte de l'artiste engagée. La blonde soutient la noble cause de l'acteur Sean Penn et son association Haitian Relief Organisation en mettant en vente sa voiture sur eBay.
Les enchères sont ouvertes pour la vente de sa Range Rover achetée en 2007.

Pamela, qui reste toujours aussi sexy en bikini, utilise Twitter pour faire augmenter les enchères et ainsi récolter un maximum de fonds pour les Haïtiens démunis. Elle poste une photo de son bolide suivi d'un message : "Ce que j'ai fait, j'ai regardé dans mon allée et j'ai compris que je n'avais pas besoin de deux véhicules.
Je veux partager une partie de mon confort avec ceux qui n'en ont pas ! A part quelques égratignures sur la chaise du conducteur, à cause de Tommy Lee à qui je l'ai prêtée, tout est intact !" Si elle peut par la même occasion lancer des piques à son ex, pourquoi se priver ?
Il reste quatre jours avant la fin de la vente. Pour l'instant, les enchères ont atteint les 30 000 dollars. Et pour rendre la vente plus alléchante, l'actrice use de son charme en déclarant que si le prix atteignait les 50 000 dollars, elle remettrait les clefs en personne à l'acheteur !
http://www.letelegramme.com/people/pamela-anderson-met-sa-range-rover-en-vente-pour-haiti-23-01-2012-1575576.php

L’origine du choléra en Haïti : on a trouvé l’irresponsable !

•Par Claire Magone, membre du Crash
Deux études scientifiques parues l’été dernier ont confirmé l’origine de l’épidémie de choléra qui a frappé Haïti en octobre 2010 : celle-ci a bien été provoquée par la présence d’une quantité massive de la bactérie Vibrio cholerae dans le delta de la rivière de l’Artibonite, en provenance des égouts du campement des soldats de la Minustah. Avant d’être déployé en Haïti, ce contingent avait lui-même été exposé au Népal à une épidémie de choléra de souche similaire en septembre 2010.
Soutenu par des avocats exigeant des compensations, un groupe de victimes s’est constitué et impute aujourd’hui la responsabilité de l’épidémie de choléra « à la négligence flagrante et l'indifférence délibérée des Nations unies pour la santé et la vie des citoyens haïtiens ». Dans le même temps, une ONG qui travaille en Haïti a mis la main sur l’irresponsable parfait. Dans un article paru dans une revue scientifique (1), Partners in health affirme en effet que le premier cas de choléra (ou en tous cas un « des premiers cas importants ») est celui d’un homme de 28 ans habitant Mirabelais, ville abritant le campement des Nations unies d’où s’est propagée l’épidémie. D’après l’ONG, cet homme était atteint d’une « maladie psychiatrique sévère non pris en charge ». Bien « qu’ayant accès à l’eau potable dans sa maison, [il] vagabondait nu à travers la ville durant le jour et se baignait et buvait l’eau de la rivière ». L’homme serait mort 24 heures après l’apparition des premiers symptômes, contaminant les personnes s’étant occupées de sa dépouille.
Pour les auteurs de l’article, cette découverte est riche d’enseignements pour l’amélioration de la santé publique globale, dans la mesure où la déficience mentale de cette personne l’aurait amenée à boire l’eau de la rivière. Ainsi pour éviter qu’une épidémie de ce type ne se reproduise, l’enjeu serait donc de repérer et de prendre en charge les comportements déviants, comme celui de ce malheureux malade mental irresponsable qui, sans le savoir, aurait causé la mort de plus de 7000 personnes.
L’utilisation de l’eau de la rivière comme eau de boisson et de lavage n’est pourtant pas un phénomène marginal en Haïti, mais une pratique courante de l’ensemble de la population. L’importation de l’épidémie de choléra par la Minustah est sans doute riche d’enseignements pour la santé publique globale. Mais elle questionne avant tout les procédures de contrôle des infrastructures et du personnel des organismes d’aide étrangers, comme les possibilités de réparation des dommages que ces organismes peuvent provoquer. En insistant sur l’irresponsabilité d’un individu au comportement déviant, Partners in health, dont le co-fondateur, Paul Farmer, n’est autre que l’envoyé spécial adjoint des Nations unies pour Haïti depuis 2009, chercherait-il à faire diversion autour d’un fait divers ?
(1) publié ce mois-ci dans le American journal of tropical medicine and hygiene, revue à comité de lecture, non disponible en ligne.
Photo © Reuters
http://humanitaire.blogs.liberation.fr/msf/2012/01/par-claire-magone-membre-du-crash-deux-%C3%A9tudes-scientifiques-parues-l%C3%A9t%C3%A9-dernier-ont-confirm%C3%A9-lorigine-de-l.html

mardi 24 janvier 2012

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Concacaf Main CONCACAF Home Tournaments Women's Olympics News News Haiti tops Caribbean rival Cuba 3-0

CONCACAF Women's Olympic Qualification: Favourites Face a Challenge

By Benjamin Massey While the favourites ran their record to 10-0-0 in CONCACAF women's Olympic qualifying, Canada and Haiti did at least face challenges from Costa Rica and Cuba to close out Group A.

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Jan 24, 2012 - While the higher-ranked Canadian and Haitian teams both emerged victorious on the last day of Group A, predictions of a more competitive final set came true as both sides endured at least a token fight from Cuba and Costa Rica.
The biggest news came off the field, as Cuban players Yezenia Gallardo and Yisel Rodriguez apparently defected. Scuttlebutt began when both players were listed as absent on the Cuban roster and it was learned that neither had been seen with the Cuban team since Saturday. CONCACAF released a statement confirming that the players had defected, reportedly at the American border: no further comments were forthcoming. However, it was the story of the game as well as a sore loss for the Cuban team, who got little from Rodriguez but relied upon Gallardo as one of their best players.
Both Haiti and Cuba showed some will to attack. Cuba played a 4-3-3 that was fairly passive but willing to snatch at chances, while the Haitians tried an unconventional 4-4-2 that leaned upon winger Kimberly Boulos and left back Fiorda Charles in free roles to generate offense. As a result, the ball moved on both sides of the pitch in a way we've not been accustomed to with these two teams, but woeful passing accuracy and a tendency to waste possession with outside shots prevented scoring.
On only seven minutes the Cubans managed to split Haiti's defense, with Rachel Pelaez eluding most of the Haitian midfield on a weaving run towards the right-hand side of Haiti's area. Pelaez got overlap through the middle from Maria Isabel Perez who drove in on goal with space and a great opportunity but released a dribbling low shot to Haitian goalkeeper Geralda Saintilus.
The quality of play was not excellent as both teams played chippily and missed too many passes. However, the game kept up a decent pace and a good see-saw back and forth which at least promised entertainment. Haiti had their first good chance on twelve minutes when Manoucheka Pierre-Louis stripped the ball smartly from Dayanay Baro, took a couple quick steps, and unleashed a shot from distance which only just flew over the bar. On twenty-four minutes Sophia Batard, probably Haiti's most consistent danger-woman, caught a good pass from Pierre-Louis and turned around defender Sucel Maceo on the edge of the box to make space. Batard had a right-footed shot at a tight angle which Lucylena Martinez saved well.
Cuba had a good chance in stoppage time, as Rachel Pelaez started a break down the left and suddenly found herself with plenty of time. Jogging in on the Haitian goal as the defenders closed, Pelaez fired a left-footed shot that didn't go far wide. Not long after the half Cuba almost struck again, when an exceptional winding run by Pelaez kept the ball away before beating Carmela Aristilde and, with seemingly nothing but a goal in front of her, muffed a shot which somehow hit goalkeeper Saintilus on the toe of her left boot.
Not long after the hour, Cuba squandered what would prove to be their best opportunity. After a night of errant passing Cuban midfielder Yaremis Fuentes finally found her mark, springing Maria Isabel Perez on a full-blown breakaway. Perez had Haitian defender Roselord Borgella dead to rights but, rather than charge on goal, held up at the top of the box and stopped to change feet, allowing Borgella to catch up and block the ensuing shot.
At last, after two and two-thirds games of frustration, Haiti broke the goose egg. In the seventy-first minute Kimberly Boulos clashed hard with Cuban defender Anay Bombu going for a header in the area: Bombu had nothing in mind but knocking Boulos down and it could have been a penalty. Instead, Haiti got a corner: Manoucheka Pierre-Louis struck a corner low that Wisline Dolce awkwardly headed. The ball bounced straight to the aggrieved Boulos who hammered it into the top of the goal to give Haiti their first of the tournament.
The neutral crowd, getting behind a sentimental favourite, roared its approval and the Haitians kept coming. Five minutes later, Batard went for a run through the centre of the park, beating Cuban defenders Jessica Pupo and Rachel Pelaez before placing a pin-point pass onto the foot of Manoucheka who finished delicately but accurately. Then, in the eighty-third minute, with the crowd still cheering, Nadia Valentin corralled a magnificent through pass down the middle from Dolce and put a light shot just inside the right post, making a heart gesture to the cheering fans.
The match was for nothing more than pride but the convincing and well-earned win will allow Haiti to leave with their heads held high. Haiti was playing in donated equipment and their program was in such difficulty that Canadian fans held fundraisers for the team around Vancouver. They were beaten badly by Canada and then had the most unfair of times against Costa Rica, but in the stereotype of the plucky underdog they were always ready to fight again in the next match. Cuba, whose passivity and failure to finish cost them dearly, is not the most glamorous opponent but, for the Haitians, a win is a win - their first ever in the final round of Olympic qualifying.
Canada, meanwhile, didn't exactly have a hard time against Costa Rica but at least made the game interesting. The Costa Ricans, like every other favoured team in this tournament, had hereto not conceded a goal but that didn't last long. Canada came out thundering, with wide midfielders Sophie Schmidt and Kaylyn Kyle causing 45 minutes of chaos, Kelly Parker traumatizing the Costa Rican defenders, and of course striker Christine Sinclair living up to her billing.
It took only six minutes for Canada to get on the board: a blue-collar effort in the box caused the ball to fall to Sinclair who simply piled it in. Schmidt added her first of the tournament with an accurate close-range header within the game's opening fifteen minutes and the pattern of the first half was set.
Costa Rica, to their credit, did not entirely sit back. Shirley Cruz had one of her better games of the tournament although she was kept tightly in check by defensive midfielder Desiree Scott and central defenders Shannon Woeller and Candace Chapman were under at least sporadic pressure. This just opened up more avenues for Canada's own attack. In the twentieth minute, Sinclair drooped a pass over the Costa Rican defense to Kaylyn Kyle sitting virtually on Julieth Arias's doorstep: Kyle has been jinxed a bit through the first two games but made no mistake and Canada was running away. Sinclair's fourth put another one away just before the half-time whistle to make the game a laugher.
Sadly, the Costa Ricans would not be laughing at the fifth goal: central defender Marianne Ugalde drifted a harmless backpass under no pressure that goalkeeper Arias should have had. Be she traumatized, distracted, or just unlucky, the ball passed between her feet and into the back of the goal for one of the more embarrassing own goals you'd ever see.
With the game won and three substitutes used before the hour Canada sat on their laurels, conserved energy, and waited for the win. This led to what, remarkably, would be a historic moment: with Canada's central defenders dilly-dallying on the ball their time-wasting passes grew careless and Costa Rica intercepted. The ball fell to substitute Fernanda Barrantes who, running with a mission, hammered a splendid half-volley through Karina LeBlanc that silenced the home crowd. It was a meaningless final goal in a 5-1 loss, but it was also the first time the favoured team had conceded through ten games of this tournament.
The results left, as expected, Canada on top of Group A with a 3-0-0 record while Costa Rica finishes second with two wins and one loss. Canada will play the loser and Costa Rica the winner of Tuesday's United States - Mexico match on Friday to determine who advances to the 2012 London Olympics.
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http://www.sbnation.com/soccer/2012/1/24/2728938/concacaf-womens-olympic-qualification-favourites-face-a-challenge

lundi 23 janvier 2012

Florence Meney: meurtre derrière la caméra

(Québec) Journaliste à Radio-Canada, Florence Meney publie un premier roman chez Michel Brûlé : Répliques mortelles. Un suspens de 360 pages qui a le séisme en Haïti pour toile de fond.

Journaliste à Radio-Canada, Florence Meney publie un premier... - image 1.0
Le plus étonnant, c'est que Florence Meney n'a jamais mis les pieds à Haïti. Elle ne connaît de cette malheureuse île que ce qu'elle a vu à la télévision et sur son ordinateur. C'est bien la preuve, comme disait Aragon, que la littérature est le règne du mentir-vrai.
Ceci dit, ce premier roman révèle une romancière prometteuse.
Le personnage central de Répliques mortelles est une journaliste de la télévision, Elsa, 37 ans. Talentueuse, impulsive et imprévisible, elle vit dans une maison ancestrale du vieux Boucherville avec son chien Bof.
Comme tout le monde, elle se pose des questions sur sa vie, sa famille, sa carrière, son avenir. Elle a couvert le séisme en Haïti, en 2010. Où sa mère, éducatrice bénévole dans un orphelinat, a trouvé la mort.
Deux années ont passé et elle vient de mettre la touche finale à une rétrospective faite de documents d'archives. Elle rêve de retourner à Haïti pour parachever cette rétrospective, mais c'est la jolie Ludovica qui est choisie.
Lors d'un visionnement privé chez son rédacteur en chef, Elsa met fin à sa relation avec Stéphane, son caméraman, un homme marié et père de deux enfants. Une relation qui avait commencé deux ans plus tôt, à Haïti.
Quelques heures plus tard, Stéphane est retrouvé mort dans une salle de montage.
L'inspecteur-chef Dupin, un flic français débarqué vingt ans plus tôt de sa Bourgogne natale, mène l'enquête. Avec compétence, mais rugosité.
À partir de là, l'histoire va de rebondissement en rebondissement. En passant notamment par Sherbrooke, où un brillant chirurgien s'était porté volontaire en Haïti, et par Boston, où un couple d'Américains a de la misère avec un petit Haïtien, Nathan, qu'ils ont adopté deux ans plus tôt.
Adopté? Pas vraiment, ils l'ont acheté...
Q Ainsi, Florence Meney, c'est votre premier roman?
R Oui, je commence dans le métier. J'ai travaillé fort pour écrire ça. J'ai encore des choses à apprendre. Ce roman est très perfectible, mais j'ai eu beaucoup de plaisir à l'écrire. Je voulais mener une intrigue qui se tienne. Je suis imprégné du roman noir, du thriller. J'ai toujours voulu en écrire un... un qui soit de moi... Le prochain sera peaufiné.
Q Vous avez choisi Haïti pour toile de fond. Y êtes-vous déjà allée?
R Non, jamais. Mais des Haïtiens m'ont dit qu'ils s'y étaient retrouvés... les odeurs... les couleurs. C'est incroyable, non?
Q Pourquoi Haïti?
R Je voulais que le destin individuel tragique de mon héroïne ait pour toile de fond un grand événement collectif tragique. Au quotidien, dans mon travail, j'ai été touchée par le séisme en Haïti. Je suis chef de pupitre web à Radio-Canada et on a mis en ligne un gros dossier sur Haïti. Toute une partie du livre est directement transposée de la réalité. Mais attention, ce n'est pas un documentaire sur Haïti. Il y a aussi un regard sur le journalisme.
Q En effet, vos personnages posent un regard critique sur le journalisme tel qu'il est pratiqué à la télévision. Ils disent que l'information est devenue racoleuse et toujours plus axée sur le commercial et le résultat instantané. Vous-même, êtes-vous d'accord avec eux?
R C'est une tendance lourde à laquelle moi-même je ne suis pas trop assujettie parce que j'ai des rédacteurs en chef qui sont éclairés. Plus on vous donne des moyens techniques et plus vous avez le choix de faire de l'instantané ou de respirer... Chez nous, à Radio-Canada, on peut encore respirer.
Q Dans votre roman, j'ai trouvé que ça prenait un peu de temps pour entrer dans le vif du sujet.
R Oui, c'est possible... je ne sais pas... J'ai peut-être trop voulu définir mes personnages... Ce doit être une erreur de débutante.
Q Votre personnage principal, Elsa, vous ressemble-t-il?
R Je la vois dans ma tête, cette Elsa. C'est un mélange de plusieurs personnes que je connais, y compris moi. Peut-être que je visualise trop les choses, que je pense beaucoup trop par image.
Q J'ai été dérangé par votre obsession sur les marques : la Yaris bleu électrique, les luxueuses bottes Geox, la télé HD Sony 54 pouces, le manteau Kanuk, l'eau de Cologne Roger & Gallet, etc. Était-ce bien nécessaire de mentionner toutes ces marques?
R C'est drôle ce que vous dites parce que je ne suis pas une fille qui s'intéresse aux marques. J'ai l'impression que ça situait mieux mes personnages.
Q Votre livre est écrit avec une touche française. Vous employez des mots et des expressions qui n'ont pas cours ici. Comme appeler une enfant ma poulette ou ma cocotte. Ou dire : il y va fort sur la bibine, son année de fac, la robe de chambre en pilou...
R Écoutez, je suis française d'origine. Ce mélange, c'est moi. Mon père m'a relu et mon éditrice, aussi. Mais j'ai réussi à garder l'essentiel.
Q Votre père, c'est Lionel Meney, le réputé linguiste qui a rédigé le Dictionnaire Québécois français?
R Oui.
Q Jusqu'à présent, Répliques mortelles a été bien accueilli par la critique. Qu'est-ce que vous en espérez?
R Qu'il me donne confiance pour continuer à écrire. L'avoir terminé, déjà, ça m'a donné confiance. Ce que je veux faire, c'est écrire. Je veux me dépasser sur le plan de la langue, sur le plan du style.
Q Combien de temps cela vous a-t-il pris pour l'écrire?
R Sept mois. Mais ça a cogité beaucoup plus longtemps dans ma tête. Quand je me suis mis à l'écrire, je ne partais pas de zéro.
Q Avez-vous un deuxième roman en projet?
R J'ai deux projets de livres. Un roman qui sera un suspens, mais pas un truc à dénouement. Ce sera une histoire de haine et de manipulation. Ça se passera au Québec... Et un essai sur les animaux. J'adore les animaux, les chiens en particulier. Un essai sur la relation homme-chien. Je vais l'écrire en collaboration avec Jacques Galipeau, un dresseur à Varennes qui a une approche humaniste.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/livres/201201/22/01-4488302-florence-meney-meurtre-derriere-la-camera.php

AINSI VA LE MONDE CE LUNDI 23 JANVIER

Les Croates ont dit oui à l'Union européenne et au revoir aux Balkans

Les Croates ont dit oui à l'Union européenne et au revoir aux Balkans, tournant le dos à une région qui pâtit encore d'une réputation d'instabilité 20 ans après l'éclatement dans le sang de l'ex-Yougoslavie, ont noté lundi des analystes et la presse locale.
"Au revoir les Balkans !", titre le plus grand quotidien croate, Vecernji List, se félicitant du oui qui s'est imposé avec plus de 66% de voix lors du référendum organisé dimanche.
Les responsables politiques croates, unanimement pro-européens, ont fait valoir que le vote en faveur de l'intégration dans l'UE était la décision la plus importante pour ce pays depuis l'indépendance obtenue au prix d'une guerre (1991-95) avec les rebelles serbes (20.000 morts).
"Les craintes que nous allons être contraints de retarder l'adhésion pour intégrer l'UE ensemble avec la Serbie et le reste des Balkans se sont désormais évanouies", écrit l'analyste Augustin Palokaj dans les pages du quotidien Jutarnji List.
"Le reste de cette région est +stable mais fragile+, comme ils aiment le dire à Bruxelles", poursuit-il…
Lire la suite ici : http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/les-croates-ont-dit-oui-a-l-union-europeenne-et-au-revoir-aux-balkans-23-01-2012-1825555.php

Côte d’Ivoire : Incidents survenus samedi : Le FPI dénonce une complicité.-
Le Front populaire ivoirien (FPI, opposition) dénonce une complicité dans les incidents survenus samedi, à la place Ficagayo où le parti de l’ex-parti Laurent Gbagbo, tenait son meeting de rentrée politique.
Dans une conférence de presse pour faire le bilan de ces violences, le président du comité d’organisation de la manifestation, Michel Amani N’Guessan, a pointé un doigt accusateur sur la mission onusienne en Côte d’Ivoire qui aurait soutenu des individus non identifiés pour attaquer les militants de l’opposition à cette manifestation politique.
"Tout a été planifié avec l’ONUCI (Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire) pour supprimer l’opposition significative", a affirmé Amani N’Guessan.
Pour l’ancien ministre de la Défense de Laurent Gbagbo, "la démocratie et l’Etat de droit triompheront en Côte d’Ivoire…
Lire la suite ici : http://news.abidjan.net/h/423905.html

Tunisie - Reprise du procès Persépolis, un test inquiétant
La reprise du procès ce lundi 23 janvier de la chaîne de télévision tunisienne Nessma est-elle un test pour la liberté d'expression en Tunisie? Nessma TV est jugé pour avoir diffusé en octobre dernier le film franco-iranien Persépolis dans lequel Dieu est représenté, ce qui est proscrit par l'Islam.
Nabil Karoui, directeur de la chaîne Nessma, est poursuivi pour «atteinte aux bonnes moeurs, atteinte aux valeurs du sacré et troubles à l'ordre public» dans cette affaire qui avait provoqué des violences en Tunisie à la suite de la diffusion du film.
«Ce procès n'aurait jamais dû avoir lieu. Mais ce sera un test pour la liberté d'expression et la démocratie en Tunisie» a-t-il indiqué à l'AFP…
Lire la suite ici : http://www.slateafrique.com/81493/tunisie-proces-persepolis-liberte-islamistes

JAPON - Selon une étude japonaise, la capitale nippone pourrait subir un grave séisme dans les quatre prochaines années...
Tokyo risque d'être frappée par un séisme majeur dans les quatre prochaines années, ont averti lundi des chercheurs de l'Université de Tokyo, contredisant des prévisions beaucoup plus rassurantes des autorités. Selon ces scientifiques de l'institut de recherche sismologique de l'université, la probabilité qu'un séisme de magnitude 7 frappe la partie sud du Grand Tokyo est de 70% dans les quatre ans. Par contraste, le gouvernement établit une telle probabilité de 70% dans un délai de trente ans. «Le risque qu'un séisme de magnitude 7 se produise (dans la région) a augmenté depuis le séisme du 11 mars 2011», explique l'un des chercheurs, Shinichi Sakai. «Le gouvernement, les individus et les entreprises doivent s'y préparer.»
Lire la suite ici : http://www.20minutes.fr/article/865024/tokyo-menacee-seisme-majeur-prochaines-annees

A bord de l'avion dérouté de l'ex-président malgache Ravalomanana
Envoyé spécial dans les airs entre Johannesburg et Antananarivo - Ce samedi, à bord de l'avion emportant Marc Ravalomanana vers sa terre natale malgache, le déjeuner a déjà été servi, les passagers s'assoupissent, lisent ou conversent. Le vol SA 8252 a déjà parcouru les deux-tiers de son trajet. Derrière les hublots, le bleu de l'océan Indien.
Soudainement, la porte du cockpit s'ouvre, et un membre de l'équipage, un gilet jaune fluorescent sur le dos, apparaît. "Nous devons faire demi-tour, ils ont fermé l'aéroport", lance-t- il à la délégation accompagnant l'ex-président malgache. Un attroupement se forme à l'avant de l'aéronef. Marc Ravalomanana, cravate bleu, chemise rayée, se lève à son tour. Le visage est fermé…
Lire la suite ici : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/01/21/a-bord-de-l-avion-detourne-de-l-ex-president-malgache-ravalomanana_1632905_3212.html

Pourquoi Alger déroule-t-elle le tapis rouge à Saâd-Eddine El Othmani ?
Le nouveau ministre des Affaires étrangères marocain, l’islamiste Saâd-Eddine El Othmani, effectue en Algérie, dès ce lundi 23 janvier sa première visite officielle en dehors du Maroc. Annoncée en milieu de semaine dernière, cette visite revêt un intérêt tout particulier, notamment pour les Algériens. Depuis quelques semaines, les observateurs ont remarqué une véritable inflexion de la diplomatie algérienne, à la peine face aux changements qui ont secoué le monde arabe depuis plus d’une année. La preuve a été le voyage à la mi-janvier à Tunis, du chef de l’Etat algérien qui a tenu à effacer des mois d’incompréhension entre les nouvelles autorités tunisiennes et El Mouradia. D’ailleurs, c’est lors du discours prononcé par Abdelaziz Bouteflika qu’ont été décelés les « messages » d’apaisement envers le Maroc. Devant Saâd-Eddine El Othmani, le président algérien a insisté sur la construction d’un Maghreb Arabe uni, en ajoutant « dans le respect de la législation internationale ». Une allusion de « circonstance » au dossier du Sahara occidental qui empoisonne les relations entre les deux plus grands pays du Maghreb. En effet, les Algériens ont fait, selon un responsable tunisien, « le minimum syndical » en ne prononçant à aucun moment le nom de la République démocratique sahraouie….
Lire la suite ici : http://www.maghreb-intelligence.com/les-editos/1955-pourquoi-alger-deroule-t-elle-le-tapis-rouge-a-saad-eddine-el-othmani.html

Saad Eddine El Othmani est arrivé à Alger pour une visite officielle
Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M. Saâd-Eddine El Othmani a entamé, lundi, une visite de deux jours en Algérie à l'invitation de son homologue algérien, M. Mourad Medelci.
M. El Othmani a été accueilli à son arrivée à l'aéroport international Houari Boumédiane par son homologue algérien Mourad Medelci en présence de l'ambassadeur du Maroc à Alger, M. Abdellah Belkeziz.
Cette première visite de M. El Othmani à Alger à la tête d'une importante délégation de son département "s'inscrit dans le cadre de la consolidation du processus des rencontres et des concertations entamé par les deux pays pour hisser leurs relations au niveau des aspirations des deux peuples frères", avait indiqué vendredi un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la coopération.
La dernière visite officielle d'un ministre marocain des Affaires étrangères à Alger remonte à fin mai 2004, rappelle-t-on.
Lire la suite ici : http://www.atlasinfo.fr/Saad-Eddine-El-Othmani-est-arrive-a-Alger-pour-une-visite-officielle_a24976.html

Afghanistan : le retrait était déjà prévu
La mort des quatre soldats français vendredi en Afghanistan a bousculé les plans de Nicolas Sarkozy, selon les informations d’Europe 1. Car le chef de l’Etat comptait profiter de la venue du président afghan, Hamid Karzaï, en fin de semaine à Paris pour annoncer une accélération "possible" du retrait des troupes françaises déployées en Afghanistan. Nicolas Sarkozy a donc été contraint de précipiter cette annonce.
Triste ironie du sort, la visite d’Hamid Karzaï devait permettre de rappeler les exigences de la France devant les risques croissants d’infiltration de l’armée afghane par des talibans. Vendredi, le président afghan doit venir signer un traité d’amitié et de coopération entre Paris et Kaboul. Nicolas Sarkozy et Hamid Karzaï doivent également raviver la flamme du soldat inconnu.
http://www.europe1.fr/Politique/Afghanistan-le-retrait-etait-deja-prevu-E1-915749/

Les Latinos au crible de Human Rights Watch
Le printemps arabe et la répression en Syrie sont au cœur du rapport annuel 2012 de Human Rights Watch (HRW), présenté au Caire le 22 janvier et à Washington le 23 janvier.
Fidèle à une tradition désormais solide, l’organisation de défense des droits de l’homme procède à un examen pays par pays.
L’Amérique latine, en marge de l’actualité chaude, n’échappe pas à l’exercice qui consiste à traquer méthodiquement les atteintes aux libertés, en utilisant des critères comparables, basés sur les textes de référence en matière de droits de l’homme.
« Cuba reste le seul pays d’Amérique latine où sont réprimés presque toutes les formes de dissension politique. En 2011, le gouvernement de Raul Castro a continué à imposer le consensus politique au moyen de brèves arrestations, de passages à tabac, de rassemblements de répudiation publique et de restrictions aux voyages. »
HRW pointe du doigt le monopole gouvernemental des médias à Cuba et l’absence de liberté d’expression qui en résulte. L’ONG critique les campagnes télévisuelles de diffamation contre les bloggeurs indépendants, présentés par La Havane comme des « cyber mercenaires » au service de l’étranger….
Lire la suite ici : http://america-latina.blog.lemonde.fr/2012/01/23/les-latinos-au-crible-de-human-rights-watch/

Le luxe s'empare du Dragon pour séduire les Chinois
Les groupes de luxe européens se sont saisis du Dragon, le signe de l'année qui démarre lundi, selon le calendrier chinois, pour accroître la popularité de leur marque auprès des riches consommateurs asiatiques.
Le signe du dragon, considéré comme le plus favorable du calendrier lunaire, qui en compte douze, est synonyme de puissance et de richesse.
Le dragon "signifie chance, pouvoir et succès", rappelle Torsten Müller-Otvös, directeur de Rolls-Royce Motor Cars, le constructeur de voitures de luxe.
Le groupe, dont les ventes ont bondi de près de 50% en Chine en 2011, a lancé pour l'occasion des modèles Dragon Phantoms, une édition limitée.
Lire la suite ici : http://www.leparisien.fr/laparisienne/mode/le-luxe-s-empare-du-dragon-pour-seduire-les-chinois-23-01-2012-1825499.php

Libye : La révolte contre le CNT prend de l’ampleur
La contestation à l’encontre du Conseil national de transition (CNT) gagne du terrain. C’est à Benghazi, berceau de la révolution, que les critiques à l’encontre de l’organe de transition sont les plus vives. Les protestataires réclament sa démission. Mais le dirigeant du CNT, Mustapha Abdeljalil, a prévenu qu’une telle mesure provoquerait une guerre civile dans le pays.
Le Conseil national de transition (CNT) est très affaibli. L’organe de transition est en proie à une vive contestation du peuple, notamment à Benghazi, berceau de la révolution, où les critiques à son encontre sont très virulentes. Les protestataires, lui reprochent son manque de transparence et réclament sa démission. Le CNT s’est réuni dimanche dans un lieu tenu secret pour établir la loi électorale qui doit engager le processus pour l’élection de l’Assemblée constituante.
Selon un projet de loi qui a été rendu public début janvier, seulement 10% des 200 sièges de l’Assemblée constituante seront réservés aux femmes. Une mesure qui a provoqué la fureur des défenseurs des droits des femmes. Ces dernières ont combattu dans l’ombre durant le conflit et réclament désormais une meilleure représentation. L’interdiction aux personnes ayant une double nationalité de postuler aux élections a également été critiquée par plusieurs partis et organisations.
Lire la suite ici : http://www.afrik.com/article24598.html

Egypte: première session de l'Assemblée
LE CAIRE (AP) — La nouvelle Assemblée du peuple issue des premières élections en Egypte de l'ère post-Moubarak a tenu lundi sa session inaugurale. Les trois-quarts des 498 sièges pourvus lors du scrutin tenu entre fin novembre dernier et mi-janvier sont revenus aux islamistes.
Dix députés, par ailleurs, ont été nommés par l'armée. Un Conseil suprême des forces armées (CSFA) présidé par le maréchal Hussein Tantaoui est au pouvoir depuis la démission le 11 février dernier du président Hosni Moubarak, au terme d'un soulèvement populaire entamé il y a presque un an jour pour jour, le 25 janvier 2011.
La session inaugurale de l'Assemblée, lundi, était présidée par le doyen des parlementaires, Mahmoud el-Saqqah. Les députés doivent désigner ultérieurement le président de l'Assemblée, qui devrait être issu des rangs du Parti de la liberté et de la justice (PLJ) créé par les Frères Musulmans. Le PLJ a remporté 47% des 498 sièges, tandis que parti salafiste Al-Nour en a obtenu environ un quart.
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120123.FAP9938/egypte-premiere-session-de-l-assemblee.html

Primaires républicaines: entre la colère et la peur
(Charleston, Caroline du Sud) La colère aura pesé dans la décision des électeurs républicains de Caroline-du-Sud, qui ont offert à Newt Gingrich une victoire éclatante et surprenante samedi à l'occasion d'une primaire qui a chamboulé la course à l'investiture républicaine pour la présidence.
Colère contre Barack Obama, que l'ancien président de la Chambre des représentants aura canalisée en exprimant un profond mépris pour l'occupant de la Maison-Blanche, qu'il qualifie de «faible», «stupide», «radical» et «dangereux».
Colère contre l'establishment du Grand Old Party, qui aurait voulu imposer aux électeurs républicains de Caroline-du-Sud, un des États américains les plus conservateurs, Mitt Romney, un «modéré du Massachusetts» (une autre expression de Newt Gingrich).
«Mitt Romney est un bon homme, mais nous sommes rendus au point où nous avons besoin de quelqu'un de méchant (mean)», a déclaré Harold Wade, un retraité de 85 ans, en quittant un bureau de vote de Charleston, samedi….
Lire la suite ici : http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/vers-linvestiture-republicaine/201201/23/01-4488385-primaires-republicaines-entre-la-colere-et-la-peur.php

Poursuite des violences dans le NORD NIGERIA : Le président Goodluck JONATHAN visite KANO
Le président Goodluck Jonathan est arrivé hier à Kano, la seconde ville du Nigeria, touchée vendredi par une série d'attentats à la bombe et de fusillades coordonnées qui ont fait jusqu'à présent 166 morts dans l'une des pires attaques qui ait touché le Nord musulman.
Le président a d'abord rencontré l'émir Ado Bayero, principal chef traditionnel musulman de la ville.
Puis il a déclaré, dans une interview à la BBC, que des arrestations avaient été effectuées suite aux attaques dans la plus grande ville du Nord du pays et que les sympathisants d'un groupe islamiste armé étaient pourchassés.
«Des arrestations (de présumés membres du mouvement islamiste Boko Haram) ont été effectuées. D'autres sont morts durant les attaques. Certains étaient des kamikaze », a dit M. Jonathan Hier, des explosions ont secoué deux lieux de culte, une église catholique et un temple évangélique à Bauchi, une ville du Nord sans faire de victimes, a annoncé la Police.
 Les explosions ont touché les toits des deux lieux de culte et ceux des maisons voisines, a dit le porte-parole de la Police de l'Etat, Mohammed Barau qui n'a pas spéculé sur ceux qui pourraient être derrière ces attaques. Samedi soir, 10 personnes, dont un policier et un soldat ont été tuées lors d'attaques dans la ville de Tafawa Balewa dans l'Etat de Bauchi. Cette ville est située sur la ligne de partage entre le Nord majoritairement musulman et le Sud chrétien.
http://www.lesoleil.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=11256%3Apoursuite-des-violences-dans-le-nord-nigeria--le-president-goodluck-jonathan-visite-kano&catid=54%3Apolitics&Itemid=119

«Costa Concordia» : décision imminente sur le pompage du carburant
Dans le même temps, les recherches se poursuivent pour tenter de retrouver des survivants au naufrage du paquebot survenu il y a dix jours.
Une nouvelle brèche a été faite lundi avec des charges explosives dans l'épave du Concordia pour rejoindre le pont où se trouvaient les restaurants dans l'espoir de trouver des corps de disparus alors qu'une décision était attendue sur le pompage du carburant.
Les scaphandriers de la marine de guerre italienne ont ouvert une grande brèche entre le pont 4 et le pont 5, proche de la zone des restaurants et de l'accès aux chaloupes, ont constaté les journalistes sur place.
Les recherches dans l'épave, effectuées dans des conditions très difficiles et une odeur pestilentielle selon les plongeurs, progressent lentement à cause de la taille gigantesque du navire, long comme trois stades de football et haut comme un immeuble de 20 étages….
Lire la suite ici : http://www.liberation.fr/monde/01012385196-costa-concordia-decision-imminente-sur-le-pompage-du-carburant

Loi sur les génocides : Ankara menace Paris de "sanctions permanentes"
Malgré les menaces de représailles diplomatiques d'Ankara, les sénateurs français devraient voter ce lundi en faveur de la loi pénalisant la négation des génocides, dont celui des Arméniens en 1915 reconnu comme tel en France.
"Je crois en la sagesse collective des intellectuels et des sénateurs français, j’espère qu’elle va permettre d’éviter toute décision malencontreuse lundi et dans les semaines à venir". En dépit des apparences, le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, ne se fait pas beaucoup d’illusions sur l'examen, ce lundi au Sénat, d'une proposition de loi sanctionnant la négation des génocides reconnus par la France, dont celui des Arméniens en 1915 qu’Ankara n'a cessé de contester. Lire la suite ici : http://www.france24.com/fr/20120123-turquie-armenie-france-loi-genocides-ankara-menace-paris-sanctions-permanentes-senat

Yémen : le Printemps arabe a fait sa quatrième victime
Le président Ali Abdallah Saleh a accepté de quitter son pays pour les États-Unis après avoir gagné son immunité totale.
À l'occasion de son premier anniversaire, le Printemps arabe s'offre un quatrième dictateur. Un an après la chute de Zine el-Abidine Ben Ali, suivie de celle de Hosni Moubarak, puis de la mort de Muammar Kadhafi, c'est au tour d'Ali Abdallah Saleh de quitter le pouvoir. Après plus de trois décennies aux commandes du Yémen, le président a fait, dimanche, ses adieux à son peuple, devenant la victime moyen-orientale du Printemps arabe. Fait rare, juste avant son départ, le leader a demandé "pardon" à ses compatriotes pour "tout manquement pendant (ses) 33 ans de pouvoir", ajoutant qu'il rentrerait bientôt au pays en tant que président du Congrès populaire général, son parti au pouvoir.
"Il s'agit d'une sortie définitive déguisée, note le spécialiste Mathieu Guidère (*), d'autant plus que le pardon est un acte très important dans les mentalités yéménites." En dépit des regrets de circonstance, le dictateur demeure le premier à avoir négocié son départ. Accusé de corruption et de népotisme, Ali Abdallah Saleh, 69 ans, a accepté de quitter le pays en vertu d'un accord signé le 23 novembre dernier en Arabie saoudite. Celui-ci, conclu sans l'assentiment des manifestants, garantit l'immunité du président et de ses proches. Ce n'est donc pas une surprise si son départ intervient au lendemain du vote d'une loi empêchant toute poursuite à son encontre.
Embarras de Washington
À la différence du président Ben Ali, qui a trouvé refuge en Arabie saoudite, c'est cette fois aux États-Unis que le dictateur yéménite va s'exiler. Visiblement embarrassé, le département d'État américain a annoncé dimanche avoir "approuvé" la demande de Saleh yéménite dans "l'unique but" d'y être soigné. C'est donc pour une "durée limitée" que le président déchu sera accueilli sur le territoire américain, a assuré Washington. D'après plusieurs experts, Saleh se verra interdire d'entretiens avec la presse une fois à New York.

Lire la suite ici: http://www.lepoint.fr/monde/yemen-le-printemps-arabe-a-fait-sa-quatrieme-victime-23-01-2012-1422478_24.php

DAMAS (AFP) - Damas a catégoriquement rejeté lundi un nouveau plan arabe pour un règlement de la crise en Syrie qui prévoit à terme un départ du président Bachar al-Assad "de manière pacifique".
L'Union européenne a adopté de son côté de nouvelles sanctions contre des personnalités et organisations syriennes, en raison de la poursuite de la répression dans le pays secoué depuis 10 mois par un mouvement de contestation sans précédent, a-t-on appris de source diplomatique.
Le plan de la Ligue arabe appelle M. Assad à déléguer "des prérogatives au vice-président pour traiter avec un gouvernement d'union nationale" appelé à être "formé dans les deux mois", selon un communiqué final lu dimanche soir par le ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem ben Jabr al-Thani, après une réunion ministérielle au Caire de près de cinq heures…
Lire la suite ici : http://www.liberation.fr/depeches/01012385128-syrie-damas-rejette-le-plan-de-la-ligue-arabe-et-un-transfert-de-pouvoirs

jeudi 19 janvier 2012

Haiti : L’État à l’heure des bilans

Le 12 janvier à l’Université du Québec à Montréal (Uqàm), les chercheurs André Corten, Daniel Holly, Jean-Marie Bourjolly, Vanessa Molina revisitent l’État haïtien : faible, inexistant, fantoche, à défaut… le tour de la question est fait. Le public a réagi vivement. Cette rencontre-débat est une initiative de Mémoire d’encrier à l’occasion du lancement montréalais de L’État faible. Haïti et la République dominicaine d’André Corten.
Par René Delvaux [1]
Soumis à AlterPresse le 16 janvier 2012
Dans le cadre des activités entourant la commémoration du deuxième anniversaire du séisme en Haïti, la thématique de l’État haïtien a alimenté, le 12 janvier dernier à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), une conférence-débat à laquelle ont participé quatre spécialistes canadiens. Organisé par les éditions Mémoire d’encrier en partenariat avec l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) et le Groupe de recherche sur les imaginaires politiques en Amérique latine (GRIPAL), l’événement a attiré plusieurs membres de la diaspora haïtienne ainsi que des chercheurs et étudiants canadiens. Jean-Pierre Beaud, doyen de la Faculté de science politique et de droit de l’UQAM, a ouvert l’événement, dont il assumait la présidence, en notant l’importance des clivages dans la société haïtienne et en soulignant la contribution des différents intervenants à la réflexion sur Haïti.
Rassemblés pour l’occasion, les intervenants ont chacun livré leur lecture de la situation haïtienne. Étaient invités André Corten et Daniel Holly, professeurs titulaires au Département de science politique de l’UQAM et auteurs de plusieurs ouvrages sur Haïti et l’Amérique latine, Jean-Marie Bourjolly, professeur titulaire à l’École de management et de technologie de l’UQAM, membre du Groupe de Réflexion et d’Action pour une Haiti Nouvelle (GRAHN) et ancien membre de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH), ainsi que Vanessa Molina, chercheure et coordonnatrice du GRIPAL.
Optimisme ou pessimisme pour Haïti ? Espoir ou désolation ? C’est à partir de cette ambivalence relayée par les médias canadiens que s’est dressé, jeudi dernier à l’UQAM, un double constat : celui d’un État haïtien faible, inexistant ou par défaut ainsi que celui d’une société nationale fracturée et dysfonctionnelle.

L’État faible
André Corten, présent aussi pour marquer le lancement de son dernier livre L’État faible. Haïti et la République dominicaine (Montréal, Mémoire d’encrier, novembre 2011), ne se montre pas catégorique quant à ce questionnement. Il souligne que, depuis 60 ans, le PIB per capita a diminué en Haïti. Il identifie une fracture radicale dans la société haïtienne, caractérisée par un mépris des élites pour les masses, élites qui entretiennent aussi un imaginaire de la chute inexorable de leur pays, faisant du pessimisme une réalité sociale.
Malgré cette idée d’un pays condamné, ses recherches témoignent de l’existence d’un pouvoir populaire capable de refuser cette croyance, pouvoir apparent dans la croissance du pentecôtisme et chez les 40% d’Haïtiens ralliés au courant évangélique qui manifestent une volonté de renverser l’imaginaire de la chute inexorable.
Corten témoigne aussi de l’existence de projets dans la classe politique haïtienne. Pour le chercheur, la transformation de ces projets en volonté d’État demeure une question ouverte dont la réponse dépend de la présence même d’un État en Haïti. Il y constate plutôt l’absence, exacerbée par le séisme, d’un espace public apte à déterminer le mode d’existence du peuple haïtien.
L’érosion de cet espace serait en fait depuis longtemps marquée par une distinction entre l’État et le politique, par « l’absence de quelque chose qui fait loi ». Observateur d’Haïti depuis plus de quarante ans, André Corten rappelle qu’au fil de son histoire, le pays a manifesté cette absence au sein d’un clientélisme centrifuge, système de gestion privée du politique dont l’échec s’est soldé par le renversement de Duvalier en 1986. Le « politique sans État » et l’effritement de l’espace public ont pris un tournant radical sous Aristide. Il a suscité, de la part de la communauté internationale, la crainte d’une déliquescence d’Haïti. Cette crainte l’a engagée à intervenir dans l’imposition de règles formelles. Il s’agissait de faire respecter des procédures fondamentales aux plans de la police, de la justice et du système constitutionnel.
Selon Corten, l’échec de cette tentative de redressement aurait conduit, plus récemment, à la présence croissante de la MINUSTAH et des ONG ainsi qu’à leur remplacement graduel des appareils haïtiens.

L’État par défaut
Daniel Holly rejette précisément la faute du désespoir haïtien sur la communauté internationale. Le professeur, dont le dernier livre, De l’État en Haïti, est paru en 2011 à Paris chez l’Harmattan, considère que l’existence d’un État en Haïti est conditionnelle à son habilité à organiser la société.
Il constate que le pouvoir politique haïtien n’a, depuis les années 1950, jamais été capable de faire fonctionner l’appareil étatique. Une telle « catastrophe de la construction et de la reproduction sociale », dit-il, aurait mené à l’institution d’un État par défaut caractérisé par l’absence d’un souci de promotion du bien commun.
Sans État, la société haïtienne est prise en charge par la communauté internationale et fonctionne grâce à la construction d’un ordre étatique par des actions, projets et interventions de cette dernière, dans les domaines non exhaustifs de l’éducation, de la santé publique, de l’environnement ou du développement agricole. Les différents acteurs internationaux auraient ainsi, selon l’auteur, assumé la direction du destin d’Haïti, la structuration de son ordre politique et la réforme de son système de justice.
Pour Holly, le séisme de 2010 révèle l’effondrement du politique et expose l’absence d’un gouvernement. Il croit que le désastre donne l’occasion à la communauté internationale de poser les bases d’une nouvelle structuration de l’État par défaut marquée par l’ouverture d’Haïti au marché mondial et la mise en place de dispositions visant à attirer un maximum d’investissements étrangers en territoire haïtien.

Cette reconfiguration de l’État garantirait l’association du secteur privé à la définition des politiques publiques et l’alignement de ces politiques sur l’aide internationale. Daniel Holly précise bien que cet État par défaut n’est pas proprement haïtien : il le conçoit plutôt comme un État transnational, dont l’utilisation de l’aide publique gouvernementale, relayée par les ONG depuis 2010, place Haïti en situation de quasi-tutelle.

L’État dysfonctionnel
La recherche de l’État en Haïti, pour Jean-Marie Bourjolly, ne peut être entreprise en dehors d’une dialectique avec la société civile.
Selon lui, la nation haïtienne est constituée à partir de rapports et de non-rapports dynamiques entre les autorités étatiques, les membres de la communauté internationale et les institutions de la société civile. Puisque ces acteurs interagissent au sein d’un système cohérent et évolutif, il serait impossible d’intervenir sur l’un d’eux exclusivement. Le professeur souligne qu’historiquement la destruction des institutions d’éducation et de santé de la société civile en Haïti a mené à l’affaiblissement simultané de l’État. Bourjolly croit que les coups portés ont été tels que, sans société civile organisée, Haïti n’a aujourd’hui pas de partis politiques.
Son gouvernement national « est constitué de quelques fonctionnaires qui pensent à leur carrière et interprètent les directives de Washington » renchérit-il. La communauté internationale et l’État ont ainsi la capacité de nuire et de bloquer le développement endogène de la société haïtienne. Selon Bourjolly, le séisme aurait dévoilé une société nationale dysfonctionnelle dont la réhabilitation doit passer par la création et le renforcement d’institutions propres à la société civile.

Des solutions ?
Suivant les orientations du GRIPAL,Vanessa Molina appelle à l’écoute des voix politiques de cette masse des Haïtiens méprisés par les élites. Selon elle, le débat sur l’État en Haïti ne peut faire l’économie d’une réflexion sur les perceptions populaires de l’État et sur les rapports qu’entretiennent les masses avec l’ordre étatique. André Corten conçoit ces rapports comme tronqués, les demandes de la masse n’étant pas adressées à l’État.
Pour lui, le constat alimente l’idée du caractère fantomatique de l’État haïtien ; ce constat expliquerait le rôle de stagnation sociale joué par l’État par défaut évoqué par Daniel Holly ainsi que l’absence de société civile traitée par Jean-Marie Bourjolly.
En recontextualisant la situation, l’intervention de Molina a également permis à une partie du public de la conférence-débat de revendiquer des solutions.
Pour Corten, l’orientation du nationalisme va certainement contre la solution parce qu’elle mise dans des rapports de confusion et risque d’être déviée, par exemple, contre les Dominicains.
Parce que le mode d’existence du peuple haïtien se manifeste tant bien que mal sans État, il faut adresser avant tout la question de la fracture radicale qui subsiste au cœur de la société haïtienne, fracture que le masque du nationalisme ne pourrait faire autrement qu’obscurcir.
André Corten considère que les crises, misères et promesses non-tenues pourraient conduire à des révoltes populaires. Qu’il y ait ou non une révolte, la solution passerait alors par une écoute de l’expression de la volonté populaire.
Daniel Holly reconnaît lui aussi l’existence d’une fracture fondamentale dans la société haïtienne, visible dans le créole par l’idiosyncrasie moun sa yo permettant de désigner « ces gens-là » et de se considérer hors du peuple. Holly souhaite qu’Haïti assure la prise en main de son propre destin par la définition d’un projet national qui ne serait pas nécessairement conforme au projet international.
Bourjolly rappelle finalement que la communauté haïtienne doit formuler des objectifs dans ses propres intérêts ; elle doit développer, à partir des institutions de la société civile, un idéal éthique, un culte du bien commun et la diffusion d’une pensée qui contribuerait au renforcement de l’entité publique. Cette démarche requiert la promotion de l’éducation et le décloisonnement du pays. Il s’agit, pour Bourjolly, d’un marathon de plus d’une décennie qu’il est grand temps de mettre en marche.
http://news.google.fr/news/section?pz=1&cf=all&ned=fr&hl=fr&csid=edab9fd173141c4d&ict=ln