Mercredi 04 janvier 2012 à 18:05 Le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, Laurent Lamothe, informe que la République d’Haïti devient, à partir de ce 4 Janvier 2012, Président du Conseil Permanent de l’Organisation des Etats Américains (OEA). Le Ministre Lamothe a passé des instructions au Représentant Permanent d’Haïti à la tête du Conseil Permanent de l’OEA en vue de renforcer davantage, à partir de maintenant, le processus d’intégration régionale et continuer à faire ressortir la nouvelle dynamique impulsée par le Ministère dans le cadre de la Diplomatie d’affaires.
Le Ministre Laurent Lamothe qui souhaite multiplier les rencontres bilatérales entre le Chef de l’Etat et tous ses homologues des pays de l’OEA, a rappelé au Président du Conseil Permanent de l’OEA, l’Ambassadeur d’Haïti auprès de cette organisation, l’honorable Duly Brutus, l’importance d’insister sur le fait qu’Haïti est ouverte à l’investissement international, principalement à l’investissement de ses alliés de l’OEA.
Le Ministre Laurent Lamothe a signalé que la République d’Haïti est également prête à accorder son assistance aux pays latino-américains comme aux temps d’Alexandre Pétion et de Simon Bolivar. Il précise qu’Haïti a déjà repris sa tradition d’aide aux pays amis de l’Organisation des Etats Américains, en fournissant par exemple à l’Équateur, en Novembre 2011, un don de 1,500,000 vaccins pour éliminer une grave épidémie de Sarampions qui menaçait des milliers d’enfants équatoriens.
Le Ministre des Affaires Etrangères, a profité de l’accession d’Haïti au poste de Président du Conseil Permanent de l’OEA pour insister sur la volonté du Gouvernement à participer à la Gouvernance Mondiale, et d’apporter des changements dans le fonctionnement de certaines de ces institutions internationales.
Le Président de la République, Joseph Michel Martelly, sera appelé, pendant la Présidence d’Haïti au Conseil Permanent de l’OEA, à prendre la parole au cours d’une séance protocolaire en mars prochain. Le Ministre Lamothe s’entretiendra avec les Ministres des Affaires Etrangères de l’OEA et les représentants des Parlements de l’OEA lors du Sommet des chefs d’Etats de l’Amérique qui aura lieu les 14 et 15 Avril 2012 à Carthagène (Colombie).
Plusieurs pays du monde entier qui ont le statut d’observateurs permanents auprès de l’OEA, ont salué chaleureusement l’accession en ce jour d’Haïti à la Présidence du Conseil Permanent de l’OEA. Une bonne nouvelle, en ce début d’année, saluée à la Chancellerie haïtienne comme une « nouvelle victoire de la diplomatie haïtienne » sous la direction du Ministre des Affaires Etrangères, Laurent Lamothe.
Le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, Laurent Lamothe, informe que la République d’Haïti devient, à partir de ce 4 Janvier 2012, Président du Conseil Permanent de l’Organisation des Etats Américains (OEA). Le Ministre Lamothe a passé des instructions au Représentant Permanent d’Haïti à la tête du Conseil Permanent de l’OEA en vue de renforcer davantage, à partir de maintenant, le processus d’intégration régionale et continuer à faire ressortir la nouvelle dynamique impulsée par le Ministère dans le cadre de la Diplomatie d’affaires.
Le Ministre Laurent Lamothe qui souhaite multiplier les rencontres bilatérales entre le Chef de l’Etat et tous ses homologues des pays de l’OEA, a rappelé au Président du Conseil Permanent de l’OEA, l’Ambassadeur d’Haïti auprès de cette organisation, l’honorable Duly Brutus, l’importance d’insister sur le fait qu’Haïti est ouverte à l’investissement international, principalement à l’investissement de ses alliés de l’OEA.
Le Ministre Laurent Lamothe a signalé que la République d’Haïti est également prête à accorder son assistance aux pays latino-américains comme aux temps d’Alexandre Pétion et de Simon Bolivar. Il précise qu’Haïti a déjà repris sa tradition d’aide aux pays amis de l’Organisation des Etats Américains, en fournissant par exemple à l’Équateur, en Novembre 2011, un don de 1,500,000 vaccins pour éliminer une grave épidémie de Sarampions qui menaçait des milliers d’enfants équatoriens.
Le Ministre des Affaires Etrangères, a profité de l’accession d’Haïti au poste de Président du Conseil Permanent de l’OEA pour insister sur la volonté du Gouvernement à participer à la Gouvernance Mondiale, et d’apporter des changements dans le fonctionnement de certaines de ces institutions internationales.
Le Président de la République, Joseph Michel Martelly, sera appelé, pendant la Présidence d’Haïti au Conseil Permanent de l’OEA, à prendre la parole au cours d’une séance protocolaire en mars prochain. Le Ministre Lamothe s’entretiendra avec les Ministres des Affaires Etrangères de l’OEA et les représentants des Parlements de l’OEA lors du Sommet des chefs d’Etats de l’Amérique qui aura lieu les 14 et 15 Avril 2012 à Carthagène (Colombie).
Plusieurs pays du monde entier qui ont le statut d’observateurs permanents auprès de l’OEA, ont salué chaleureusement l’accession en ce jour d’Haïti à la Présidence du Conseil Permanent de l’OEA. Une bonne nouvelle, en ce début d’année, saluée à la Chancellerie haïtienne comme une « nouvelle victoire de la diplomatie haïtienne » sous la direction du Ministre des Affaires Etrangères, Laurent Lamothe.
http://radiovision2000haiti.net/home/?p=11399
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
jeudi 5 janvier 2012
mardi 3 janvier 2012
AINSI VA LE MONDE CE 3 JANVIER 2012
La Hongrie dans le collimateur de Bruxelles…
La Commission menace de ne pas reprendre les pourparlers sur une aide financière sans garanties sur l’indépendance de la Banque centrale. La Hongrie, avec ses nouvelles lois constitutionnelles controversées, est dans le collimateur de la Commission européenne qui menace de ne pas reprendre les pourparlers sur une aide financière sans garanties sur l’indépendance de la Banque centrale.
La Commission européenne et le Fonds monétaire international avaient décidé en décembre d’interrompre une mission à Budapest destinée à discuter d’une aide financière à la Hongrie évaluée entre 15 et 20 milliards d’euros, pour protester contre une réforme contestée de la Banque centrale hongroise.
A présent que celle-ci a été adoptée le 30 décembre, «la question est: allons-nous entamer les discussions formelles en janvier? Pour l’instant, le FMI et la Commission n’ont pas encore décidé s’ils retourneraient à Budapest pour entamer ces discussions», a déclaré mardi un porte-parole de la Commission, Olivier Bailly.
Lire la suite ici : http://news.google.fr/news/section?pz=1&cf=all&ned=fr&topic=w&ict=ln
Youssou Ndour peut-il devenir président du Sénégal?
Le célèbre chanteur sénégalais a annoncé le 2 janvier sa candidature à la présidentielle de février 2012. Peut-il succéder à Abdoulaye Wade?
Cette fois, Youssou Ndour ne s’en est pas sorti avec une nouvelle pirouette. De celles dont est coutumier le chanteur de mbalax. Il a vraiment plongé dans le bain de la politique. Après des mois de tergiversations, Youssou Ndour a enfin annoncé sa candidature à la présidentielle de février 2012 au Sénégal.
«C’était devenu un secret de polichinelle. A Dakar, tout le monde savait qu’il allait se présenter», estime Hassan, un étudiant sénégalais.
Pourtant, nombre de ses compatriotes ne voulaient pas y croire. «Youssou Ndour commet une grave erreur. Que va-t-il faire dans cette galère. Il a arrêté ses études à l’école primaire. Avec un pareil C.V. quelle image va-t-il donner du Sénégal? Les Libérians n’ont pas voulu du footballeur Weah comme président pourquoi vondrions-nous d’un chanteur à la tête de l’Etat», s’exclame Khadiatou, l’une de ses fans qui préfère de très loin le voir se consacrer à son premier métier: la musique.
Lire la suite ici : http://www.rewmi.com/Youssou-Ndour-peut-il-devenir-president-du-Senegal_a54585.html
Présidentielle américaine : Mais à quoi sert le caucus de l'Iowa ?
La course à l'investiture républicaine débute mardi par l'État de l'Iowa. Un rendez-vous de plus en plus décrié.
Tous les quatre ans, c'est la même chose : des milliers de journalistes déferlent sur l'Iowa, le moindre bled fourmille de meetings électoraux et les ondes sont saturées de pubs politiques. Le pays entier a les yeux fixés sur ce petit État du Midwest où se tient le premier scrutin des primaires qui doivent désigner le candidat républicain.
Mais l'Iowa et ses caucus ont-ils encore un sens ? Ces rassemblements électoraux doivent désigner les délégués pour la convention du comté qui eux-mêmes désigneront les délégués à la convention de l'État qui à son tour désigne les délégués pour la convention nationale ! C'est une usine à gaz qui, aux yeux des experts, a sérieusement du plomb dans l'aile : "Tout Américain sain d'esprit doit prendre un peu de recul et se poser la question évidente : Est-ce vraiment la bonne manière de sélectionner un président ?, demande un journaliste du Washington Post. "Disons adieu aux caucus de l'Iowa. Ils existent depuis longtemps, mais il est temps qu'on choisisse un autre État pour lancer la campagne présidentielle", note un autre spécialiste. "Peut-être est-ce le bon moment de souligner que les caucus de l'Iowa sont vraiment ridicules", persifle Gail Collins, une éditorialiste du New York Times
Lire la suite ici : http://www.lepoint.fr/monde/presidentielle-americaine-les-republicains-cherchent-leur-candidat-03-01-2012-1414681_24.php
Mitt Romney, mormon et… favori républicain
Il sourit, il embrasse les enfants, il étreint les grands-mères… Mitt Romney fait tout pour séduire et semble aujourd’hui le mieux placé pour affronter Barack Obama le 6 novembre. Sur le papier, ce diplômé de Harvard, qui ne fume pas et ne boit pas, a tout pour lui. Un physique de play-boy, un compte en banque bien garni — il a fait fortune en dirigeant un fonds d’investissement —, une épouse rescapée d’un cancer du sein qui lui a donné cinq fils, et une image de républicain modéré.
Et c’est peut-être là que le bât blesse : trop lisse, pas assez flamboyant, ce gendre idéal de 64 ans n’arrive pas à emballer les foules républicaines.
Des revirements à la pelle
Du coup, Romney fait des efforts pour bousculer sa nature. Depuis des semaines, il tente donc de se « droitiser ». Il a beau avoir instauré dans son Etat (il a été gouverneur du Massachusetts) une couverture maladie proche de celle qu’Obama a mise en place, il fustige désormais la réforme présidentielle. Ce candidat qualifié de « flip flop » (girouette) a aussi changé d’avis sur le réchauffement climatique, le droit à l’avortement ou l’immigration.
Lire la suite ici : http://www.leparisien.fr/international/mitt-romney-mormon-et-favori-republicain-03-01-2012-1794625.php
IRAN MENACE ORMUZ POUR EVITER DES SANCTIONSC'est un goulet stratégique par lequel transite près d'un cinquième de la consommation mondiale de pétrole. Le détroit d'Ormuz constitue l'extrémité sud d'une ligne de front invisible qui sépare les deux rives du Golfe, l'arabe et l'Iranienne. Il constitue à ce titre un excellent instrument de mesure de l'intensité de la guerre froide qui oppose Téhéran à un bloc arabe soutenu par l'Occident, inquiet des ambitions régionales d'un pays qui a toujours voulu faire par ailleurs de ce Golfe une mer intérieure iranienne, bien avant l'instauration de la République islamique, en 1979.
En a témoigné lundi 2 janvier le test de trois missiles iraniens, au dernier jour de manoeuvres navales autour du détroit d'Ormuz. La portée des missiles Nasr, Nour et Ghader utilisés lundi va de 35 à 200 km. Ils sont "transportables, précis et d'une capacité de destruction très élevée", a précisé l'amiral Habibollah Sayyari, le commandant de la marine iranienne.
Lire la suite ici : http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/01/03/l-iran-menace-ormuz-pour-eviter-des-sanctions_1625083_3218.html
L'Iran demande aux Etats-Unis de ne pas renvoyer leur porte-avions dans le Golfe
Un haut responsable militaire iranien a averti les Etats-Unis de ne pas renvoyer leur porte-avions dans le Golfe, où l'Iran se livre à une démonstration de force autour du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le trafic maritime pétrolier.
"Nous conseillons au porte-avions américain qui a traversé le détroit d'Ormuz et se trouve en mer d'Oman de ne pas retourner dans le Golfe persique", a déclaré le général Attaollah Salehi, ajoutant que "la République islamique d'Iran n'a pas l'intention de répéter son avertissement", selon le site de l'armée iranienne.
Le porte-avions américain John C. Stennis qui se trouvait dans le Golfe a traversé la semaine dernière le détroit d'Ormuz pour se rendre en mer d'Oman, en pleine manoeuvres navales iraniennes qui ont duré 10 jours dans la région du détroit.
Plusieurs hauts gradés ont déclaré que l'Iran pouvait fermer ce canal stratégique par où transite 35% du trafic pétrolier maritime mondial, en cas de nouvelles sanctions contre les exportations pétrolières qui assurent au pays, deuxième producteur de l'Opep, 80% de ses devises.
Lire la suite ici : http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120102.AFP3294/l-iran-demande-aux-etats-unis-de-ne-pas-renvoyer-leur-porte-avions-dans-le-golfe.html
La parole à l'accusation au procès Moubarak
LE CAIRE (Reuters) - Les procureurs égyptiens ont pris la parole mardi pour la première fois au procès d'Hosni Moubarak, s'appuyant sur son passé pour étayer leurs accusations mais n'évoquant pas sa responsabilité présumée dans la mort de manifestants lors des journées révolutionnaires de l'hiver dernier.
Au cours d'une audience écourtée par le juge qui préside les débats, ils ont affirmé que l'ancien raïs avait succombé aux pressions de sa famille pour organiser sa succession et transférer ses pouvoirs à son plus jeune fils, Gamal, qui comparaît à ses côtés.
"Il avait accepté cette succession et succombé aux demandes de sa famille, de son épouse notamment qui voulait être la mère du prochain président après avoir été l'épouse du précédent", a affirmé Moustafa Souleïmane, procureur en chef au procès…
Lire la suite ici : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120103.REU6265/la-parole-a-l-accusation-au-proces-moubarak.html
Juppé appelle à clarifier la mission des observateurs en Syrie
Le président français, Nicolas Sarkozy, a répété, mardi 3 janvier, que Bachar Al-Assad devait "quitter le pouvoir" et "laisser son peuple décider librement de son destin", estimant que ses "massacres" suscitaient "à juste titre l'écœurement et la révolte".
La communauté internationale "doit prendre ses responsabilités (...) en dénonçant une répression cruelle" et doit "s'assurer que les observateurs de la Ligue arabe ont tous les moyens et toute la liberté de faire correctement leur travail", a par ailleurs estimé M. Sarkozy en présentant ses vœux aux armées à l'école navale de Lanvéoc-Poulmic.
Un peu plus tôt, le ministre français des affaires étrangères Alain Juppé s'était dit "dubitatif" quant au déroulement de la mission arabe, estimant que "les conditions dans lesquelles se déroulent aujourd'hui cette mission d'observateurs méritent d'être clarifiées". "Est-ce qu'ils peuvent vraiment avoir accès à l'information en toute liberté ? Nous attendons le rapport qu'ils feront dans les prochains jours", a ajouté M. Juppé.
Lire la suite ici : http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/01/03/juppe-appelle-a-clarifier-la-mission-des-observateurs-en-syrie_1624960_3218.html
Une flotte russe s'apprêterait à accoster en Syrie
Le quotidien syrien à grand tirage Al-Watan affirme qu'une flotte russe menée par le porte-avions Amiral Kouznetsov accostera d'ici quelques jours à la base navale de Tartous, en Syrie, et qu'il y restera pendant six jours.
La flotte russe comprend « des avions Sukhoï 33 et MiG 29 ainsi que des hélicoptères (anti-sous-marins) Ka-27, plusieurs systèmes de missiles antiaériens, des navires de guerre et des sous-marins », affirme-t-il.
Selon Al-Watan, considéré comme proche du pouvoir, le porte-avions sera escorté « du navire anti-sous-marin Amiral Chabanenko [...] du navire de support Nicolaï Chiker ainsi que des navires-citernes Sergueï Osipov, Viazma et Kama ».
La base navale de Tartous est la seule dont dispose la Russie en mer Méditerranée, ce qui lui confère une importance stratégique certaine. Moscou l'a récemment agrandie.
La Russie s'impose comme le plus important allié de la Syrie depuis que le pays est en proie à un soulèvement populaire, à la mi-mars. Moscou est le principal fournisseur d'armes de Damas et protège le régime de Bachar Al-Assad de sanctions au Conseil de sécurité de l'ONU.
Lire la suite ici : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/01/03/003-russie-syrie-flotte.shtml
La Commission menace de ne pas reprendre les pourparlers sur une aide financière sans garanties sur l’indépendance de la Banque centrale. La Hongrie, avec ses nouvelles lois constitutionnelles controversées, est dans le collimateur de la Commission européenne qui menace de ne pas reprendre les pourparlers sur une aide financière sans garanties sur l’indépendance de la Banque centrale.
La Commission européenne et le Fonds monétaire international avaient décidé en décembre d’interrompre une mission à Budapest destinée à discuter d’une aide financière à la Hongrie évaluée entre 15 et 20 milliards d’euros, pour protester contre une réforme contestée de la Banque centrale hongroise.
A présent que celle-ci a été adoptée le 30 décembre, «la question est: allons-nous entamer les discussions formelles en janvier? Pour l’instant, le FMI et la Commission n’ont pas encore décidé s’ils retourneraient à Budapest pour entamer ces discussions», a déclaré mardi un porte-parole de la Commission, Olivier Bailly.
Lire la suite ici : http://news.google.fr/news/section?pz=1&cf=all&ned=fr&topic=w&ict=ln
Youssou Ndour peut-il devenir président du Sénégal?
Le célèbre chanteur sénégalais a annoncé le 2 janvier sa candidature à la présidentielle de février 2012. Peut-il succéder à Abdoulaye Wade?
Cette fois, Youssou Ndour ne s’en est pas sorti avec une nouvelle pirouette. De celles dont est coutumier le chanteur de mbalax. Il a vraiment plongé dans le bain de la politique. Après des mois de tergiversations, Youssou Ndour a enfin annoncé sa candidature à la présidentielle de février 2012 au Sénégal.
«C’était devenu un secret de polichinelle. A Dakar, tout le monde savait qu’il allait se présenter», estime Hassan, un étudiant sénégalais.
Pourtant, nombre de ses compatriotes ne voulaient pas y croire. «Youssou Ndour commet une grave erreur. Que va-t-il faire dans cette galère. Il a arrêté ses études à l’école primaire. Avec un pareil C.V. quelle image va-t-il donner du Sénégal? Les Libérians n’ont pas voulu du footballeur Weah comme président pourquoi vondrions-nous d’un chanteur à la tête de l’Etat», s’exclame Khadiatou, l’une de ses fans qui préfère de très loin le voir se consacrer à son premier métier: la musique.
Lire la suite ici : http://www.rewmi.com/Youssou-Ndour-peut-il-devenir-president-du-Senegal_a54585.html
Présidentielle américaine : Mais à quoi sert le caucus de l'Iowa ?
La course à l'investiture républicaine débute mardi par l'État de l'Iowa. Un rendez-vous de plus en plus décrié.
Tous les quatre ans, c'est la même chose : des milliers de journalistes déferlent sur l'Iowa, le moindre bled fourmille de meetings électoraux et les ondes sont saturées de pubs politiques. Le pays entier a les yeux fixés sur ce petit État du Midwest où se tient le premier scrutin des primaires qui doivent désigner le candidat républicain.
Mais l'Iowa et ses caucus ont-ils encore un sens ? Ces rassemblements électoraux doivent désigner les délégués pour la convention du comté qui eux-mêmes désigneront les délégués à la convention de l'État qui à son tour désigne les délégués pour la convention nationale ! C'est une usine à gaz qui, aux yeux des experts, a sérieusement du plomb dans l'aile : "Tout Américain sain d'esprit doit prendre un peu de recul et se poser la question évidente : Est-ce vraiment la bonne manière de sélectionner un président ?, demande un journaliste du Washington Post. "Disons adieu aux caucus de l'Iowa. Ils existent depuis longtemps, mais il est temps qu'on choisisse un autre État pour lancer la campagne présidentielle", note un autre spécialiste. "Peut-être est-ce le bon moment de souligner que les caucus de l'Iowa sont vraiment ridicules", persifle Gail Collins, une éditorialiste du New York Times
Lire la suite ici : http://www.lepoint.fr/monde/presidentielle-americaine-les-republicains-cherchent-leur-candidat-03-01-2012-1414681_24.php
Mitt Romney, mormon et… favori républicain
Il sourit, il embrasse les enfants, il étreint les grands-mères… Mitt Romney fait tout pour séduire et semble aujourd’hui le mieux placé pour affronter Barack Obama le 6 novembre. Sur le papier, ce diplômé de Harvard, qui ne fume pas et ne boit pas, a tout pour lui. Un physique de play-boy, un compte en banque bien garni — il a fait fortune en dirigeant un fonds d’investissement —, une épouse rescapée d’un cancer du sein qui lui a donné cinq fils, et une image de républicain modéré.
Et c’est peut-être là que le bât blesse : trop lisse, pas assez flamboyant, ce gendre idéal de 64 ans n’arrive pas à emballer les foules républicaines.
Des revirements à la pelle
Du coup, Romney fait des efforts pour bousculer sa nature. Depuis des semaines, il tente donc de se « droitiser ». Il a beau avoir instauré dans son Etat (il a été gouverneur du Massachusetts) une couverture maladie proche de celle qu’Obama a mise en place, il fustige désormais la réforme présidentielle. Ce candidat qualifié de « flip flop » (girouette) a aussi changé d’avis sur le réchauffement climatique, le droit à l’avortement ou l’immigration.
Lire la suite ici : http://www.leparisien.fr/international/mitt-romney-mormon-et-favori-republicain-03-01-2012-1794625.php
IRAN MENACE ORMUZ POUR EVITER DES SANCTIONSC'est un goulet stratégique par lequel transite près d'un cinquième de la consommation mondiale de pétrole. Le détroit d'Ormuz constitue l'extrémité sud d'une ligne de front invisible qui sépare les deux rives du Golfe, l'arabe et l'Iranienne. Il constitue à ce titre un excellent instrument de mesure de l'intensité de la guerre froide qui oppose Téhéran à un bloc arabe soutenu par l'Occident, inquiet des ambitions régionales d'un pays qui a toujours voulu faire par ailleurs de ce Golfe une mer intérieure iranienne, bien avant l'instauration de la République islamique, en 1979.
En a témoigné lundi 2 janvier le test de trois missiles iraniens, au dernier jour de manoeuvres navales autour du détroit d'Ormuz. La portée des missiles Nasr, Nour et Ghader utilisés lundi va de 35 à 200 km. Ils sont "transportables, précis et d'une capacité de destruction très élevée", a précisé l'amiral Habibollah Sayyari, le commandant de la marine iranienne.
Lire la suite ici : http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/01/03/l-iran-menace-ormuz-pour-eviter-des-sanctions_1625083_3218.html
L'Iran demande aux Etats-Unis de ne pas renvoyer leur porte-avions dans le Golfe
Un haut responsable militaire iranien a averti les Etats-Unis de ne pas renvoyer leur porte-avions dans le Golfe, où l'Iran se livre à une démonstration de force autour du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le trafic maritime pétrolier.
"Nous conseillons au porte-avions américain qui a traversé le détroit d'Ormuz et se trouve en mer d'Oman de ne pas retourner dans le Golfe persique", a déclaré le général Attaollah Salehi, ajoutant que "la République islamique d'Iran n'a pas l'intention de répéter son avertissement", selon le site de l'armée iranienne.
Le porte-avions américain John C. Stennis qui se trouvait dans le Golfe a traversé la semaine dernière le détroit d'Ormuz pour se rendre en mer d'Oman, en pleine manoeuvres navales iraniennes qui ont duré 10 jours dans la région du détroit.
Plusieurs hauts gradés ont déclaré que l'Iran pouvait fermer ce canal stratégique par où transite 35% du trafic pétrolier maritime mondial, en cas de nouvelles sanctions contre les exportations pétrolières qui assurent au pays, deuxième producteur de l'Opep, 80% de ses devises.
Lire la suite ici : http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120102.AFP3294/l-iran-demande-aux-etats-unis-de-ne-pas-renvoyer-leur-porte-avions-dans-le-golfe.html
La parole à l'accusation au procès Moubarak
LE CAIRE (Reuters) - Les procureurs égyptiens ont pris la parole mardi pour la première fois au procès d'Hosni Moubarak, s'appuyant sur son passé pour étayer leurs accusations mais n'évoquant pas sa responsabilité présumée dans la mort de manifestants lors des journées révolutionnaires de l'hiver dernier.
Au cours d'une audience écourtée par le juge qui préside les débats, ils ont affirmé que l'ancien raïs avait succombé aux pressions de sa famille pour organiser sa succession et transférer ses pouvoirs à son plus jeune fils, Gamal, qui comparaît à ses côtés.
"Il avait accepté cette succession et succombé aux demandes de sa famille, de son épouse notamment qui voulait être la mère du prochain président après avoir été l'épouse du précédent", a affirmé Moustafa Souleïmane, procureur en chef au procès…
Lire la suite ici : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120103.REU6265/la-parole-a-l-accusation-au-proces-moubarak.html
Juppé appelle à clarifier la mission des observateurs en Syrie
Le président français, Nicolas Sarkozy, a répété, mardi 3 janvier, que Bachar Al-Assad devait "quitter le pouvoir" et "laisser son peuple décider librement de son destin", estimant que ses "massacres" suscitaient "à juste titre l'écœurement et la révolte".
La communauté internationale "doit prendre ses responsabilités (...) en dénonçant une répression cruelle" et doit "s'assurer que les observateurs de la Ligue arabe ont tous les moyens et toute la liberté de faire correctement leur travail", a par ailleurs estimé M. Sarkozy en présentant ses vœux aux armées à l'école navale de Lanvéoc-Poulmic.
Un peu plus tôt, le ministre français des affaires étrangères Alain Juppé s'était dit "dubitatif" quant au déroulement de la mission arabe, estimant que "les conditions dans lesquelles se déroulent aujourd'hui cette mission d'observateurs méritent d'être clarifiées". "Est-ce qu'ils peuvent vraiment avoir accès à l'information en toute liberté ? Nous attendons le rapport qu'ils feront dans les prochains jours", a ajouté M. Juppé.
Lire la suite ici : http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/01/03/juppe-appelle-a-clarifier-la-mission-des-observateurs-en-syrie_1624960_3218.html
Une flotte russe s'apprêterait à accoster en Syrie
Le quotidien syrien à grand tirage Al-Watan affirme qu'une flotte russe menée par le porte-avions Amiral Kouznetsov accostera d'ici quelques jours à la base navale de Tartous, en Syrie, et qu'il y restera pendant six jours.
La flotte russe comprend « des avions Sukhoï 33 et MiG 29 ainsi que des hélicoptères (anti-sous-marins) Ka-27, plusieurs systèmes de missiles antiaériens, des navires de guerre et des sous-marins », affirme-t-il.
Selon Al-Watan, considéré comme proche du pouvoir, le porte-avions sera escorté « du navire anti-sous-marin Amiral Chabanenko [...] du navire de support Nicolaï Chiker ainsi que des navires-citernes Sergueï Osipov, Viazma et Kama ».
La base navale de Tartous est la seule dont dispose la Russie en mer Méditerranée, ce qui lui confère une importance stratégique certaine. Moscou l'a récemment agrandie.
La Russie s'impose comme le plus important allié de la Syrie depuis que le pays est en proie à un soulèvement populaire, à la mi-mars. Moscou est le principal fournisseur d'armes de Damas et protège le régime de Bachar Al-Assad de sanctions au Conseil de sécurité de l'ONU.
Lire la suite ici : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/01/03/003-russie-syrie-flotte.shtml
Comment jouir de son temps sans se fatiguer
Dans son dernier ouvrage, le romancier québécois d’origine haïtienne Dany Laferrière propose des pistes pour profiter de la beauté de la vie. l'auteur, Stéphanie Trouillard
La plupart des artistes se plient à l’exercice de l’interview dans des cafés. Autour d’une tasse chaude et encore fumante, ils invitent les journalistes à un tête-à-tête. Dany Laferrière ne déroge pas à cette règle. L’auteur donne souvent rendez-vous à la presse dans un établissement de la rue Saint-Denis, en plein centre-ville de Montréal. Dès qu’il franchit le seuil, l’écrivain, Prix Médicis 2009 pour son roman L'Enigme du retour, est reconnu par les habitués des lieux. Un vieil homme, seul à une table, le salue. Avec son large sourire, Dany Laferrière prend quelques instants pour lui répondre. Des rencontres, des regards qui se croisent et des silences partagés, pour le Montréalais d’adoption, un café est bien plus qu’un simple endroit où il fait sa promotion.
Dans son dernier livre, L’art presque perdu de ne rien faire, il consacre même quelques pages à cette «vaste pièce où des gens aux humeurs différentes se côtoient sans se parler». Cet observateur attentif de la société écrit qu’être dans un café «est un moment de luxe inouï dans la vie d’un citadin —ce calme au cœur de l’agitation».
Suspendre le temps
Pesant chacun de ses mots, l’écrivain semble lui-même vouloir suspendre le temps. Avec sa voix grave, il répond calmement aux questions. Écrit à la première personne, son nouvel ouvrage est une invitation à capturer l’instant. Dans une librairie ou même dans un cimetière, il nous encourage à freiner notre vite trépidante.
«Il y a des gens qui crèvent sous l’inaction et qui sont au chômage. C’est triste pour eux, mais pour ceux qui sont en mouvement, on dirait qu’ils perdent de plus en plus la conscience d’un temps d’arrêt. Ils n’ont plus conscience de leur corps. Ce n’est pas une machine qu’on doit uniquement huiler avec de la nourriture, on doit aussi jouir de sa présence au monde», explique l’auteur de Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer, tout en savourant son café du matin.
Dans un monde où les smartphones, les chaînes d’information en continu ou encore les horaires de métro régissent notre vie, il fait l’éloge de la sieste, cet art de l’immobilité que nous ne pratiquons plus:
«C’est une courtoisie. De temps en temps, il faut avoir conscience de son corps, pas seulement de notre conscience intellectuelle».
Contrairement à la pensée générale, Dany Laferrière ne croit pas que la richesse réside dans les propriétés matérielles:
«Le vrai luxe ne tient à rien et sûrement pas à consommer. Le temps de rêver est magnifique. On devrait le prendre et surtout ne pas dire qu’on n’a pas le temps, car cela n’est pas vrai.»
L’art de réfléchir
Même s’il propose de stopper l’horloge, son essai, qui rassemble une série de ses chroniques à la radio québécoise, ne fait pas l’apologie de la paresse. Pour l’auteur, âgé de 58 ans, L’art presque perdu de ne rien faire est au contraire un exercice bouillonnant:
«C’est très actif. C’est une activité luxueuse, jouisseuse, intime qu’on a perdu car tout est relié à une sorte de panique.»
Dans les quelques 400 pages de ce livre, l’écrivain réfléchit ainsi attentivement au monde qui nous entoure. Avec son regard vif et sans concession, il a suivi tout particulièrement les événements qui ont secoué la Tunisie, l’Egypte ou encore la Libye.
Selon lui, ces révolutions ont transformé notre vision de cette région du globe.
«Un mois avant ce printemps arabe, on n’était pas sûr de ce qui se passait là-bas. La presse occidentale parlait de ces femmes complètement colonisées, dominées, soumises et on les a pourtant vues au premier rang. C’est le moment de revoir notre analyse sur cette partie du monde, parce que les journalistes pensaient qu’ils n’étaient pas obligés d’aller au Moyen-Orient pour faire leur article, car leur idées étaient très bien arrêtées», raconte l’auteur, tellement plongé dans sa réflexion, que ses yeux se perdent dans le café.
Un an après le terrible séisme en Haïti, dont il a personnellement survécu et qu’il a décrit dans son précédent livre Tout bouge autour de moi, il n’est pas non plus resté insensible face au tremblement de terre qui a frappé le Japon. Devant son écran de télévision, il a été stupéfait par les images.
«Ce qui était nouveau, c’est que je voyais ce que j’avais vécu à Port-au-Prince. À Tokyo, les immeubles ont des caméras pour tout filmer, pas comme en Haïti. Nous on a vécu ça, on a vu les conséquences, les maisons brisées et les morts, mais pas pendant, comment cela s’est passé. On n’a pas vu Port-au-Prince danser.»
Même s’il a fui son pays natal et le régime de Jean-Claude Duvalier, il y a 35 ans, Haïti n’est jamais bien loin dans ses pensées. Dans les chapitres de son nouveau livre, la terre de ses ancêtres tient encore une fois une place de marque. Il aime toujours autant évoquer les souvenirs de son enfance avec sa grand-mère à Petit-Goâve (70 kilomètres au sud de Port-au-Prince) ou ceux de son adolescence dans les rues de la capitale. Quelques heures avant notre rencontre, il était d’ailleurs encore à Port-au-Prince, invité dans le cadre du Festival du film québécois. Ce séjour lui a permis de constater les changements depuis l’arrivée au pouvoir de Michel Martelly:
«Les policiers, je ne les avais jamais vus comme cela, très organisés. Il n’y a pas de débat et de contact suspects où l’on vous prendrait quelques dollars. Je n’ai pas vu cela du tout, au contraire pour la première fois, je me suis senti en confiance.»
Amoureux de la littérature
Analyste du monde, Dany Laferrière est aussi avant tout un grand lecteur. À la fin de cette «autobiographie de ses idées», il offre quelques pages à son panthéon personnel d’écrivains. En quelques lignes, il décortique son admiration pour Salinger, Borges, Rilke ou encore Boulgakov:
«C’est pour permettre à des gens qui ont lu mes livres de savoir ce qui les structure. Ce n’est pas, lisez cela, mais voilà ce que je lis et comment je le lis.»
D’après lui, la lecture est le plus beau des voyages dans le temps:
«On ne sait même plus si c’est l’auteur qui traverse les siècles pour venir nous voir ou s’il nous demande de venir chez lui quand on lit, cela dépend de l’ambiance. On va voir Virgile ou selon la disposition, c’est lui qui fait le déplacement.»
Face à l’agitation ambiante, c’est d’ailleurs peut-être des livres que viendra le salut.
«L’art est bien la seule tentative de réponse sérieuse à l’angoisse de l’homme face à ce monstre insatiable qu’est le temps», conclut-il dans son éloge de l'art de ne rien faire.
Stéphanie Trouillard
http://www.slateafrique.com/80011/le-romancier-dany-laferriere-publie-un-nouvel-ouvrage
La plupart des artistes se plient à l’exercice de l’interview dans des cafés. Autour d’une tasse chaude et encore fumante, ils invitent les journalistes à un tête-à-tête. Dany Laferrière ne déroge pas à cette règle. L’auteur donne souvent rendez-vous à la presse dans un établissement de la rue Saint-Denis, en plein centre-ville de Montréal. Dès qu’il franchit le seuil, l’écrivain, Prix Médicis 2009 pour son roman L'Enigme du retour, est reconnu par les habitués des lieux. Un vieil homme, seul à une table, le salue. Avec son large sourire, Dany Laferrière prend quelques instants pour lui répondre. Des rencontres, des regards qui se croisent et des silences partagés, pour le Montréalais d’adoption, un café est bien plus qu’un simple endroit où il fait sa promotion.
Dans son dernier livre, L’art presque perdu de ne rien faire, il consacre même quelques pages à cette «vaste pièce où des gens aux humeurs différentes se côtoient sans se parler». Cet observateur attentif de la société écrit qu’être dans un café «est un moment de luxe inouï dans la vie d’un citadin —ce calme au cœur de l’agitation».
Suspendre le temps
Pesant chacun de ses mots, l’écrivain semble lui-même vouloir suspendre le temps. Avec sa voix grave, il répond calmement aux questions. Écrit à la première personne, son nouvel ouvrage est une invitation à capturer l’instant. Dans une librairie ou même dans un cimetière, il nous encourage à freiner notre vite trépidante.
«Il y a des gens qui crèvent sous l’inaction et qui sont au chômage. C’est triste pour eux, mais pour ceux qui sont en mouvement, on dirait qu’ils perdent de plus en plus la conscience d’un temps d’arrêt. Ils n’ont plus conscience de leur corps. Ce n’est pas une machine qu’on doit uniquement huiler avec de la nourriture, on doit aussi jouir de sa présence au monde», explique l’auteur de Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer, tout en savourant son café du matin.
Dans un monde où les smartphones, les chaînes d’information en continu ou encore les horaires de métro régissent notre vie, il fait l’éloge de la sieste, cet art de l’immobilité que nous ne pratiquons plus:
«C’est une courtoisie. De temps en temps, il faut avoir conscience de son corps, pas seulement de notre conscience intellectuelle».
Contrairement à la pensée générale, Dany Laferrière ne croit pas que la richesse réside dans les propriétés matérielles:
«Le vrai luxe ne tient à rien et sûrement pas à consommer. Le temps de rêver est magnifique. On devrait le prendre et surtout ne pas dire qu’on n’a pas le temps, car cela n’est pas vrai.»
L’art de réfléchir
Même s’il propose de stopper l’horloge, son essai, qui rassemble une série de ses chroniques à la radio québécoise, ne fait pas l’apologie de la paresse. Pour l’auteur, âgé de 58 ans, L’art presque perdu de ne rien faire est au contraire un exercice bouillonnant:
«C’est très actif. C’est une activité luxueuse, jouisseuse, intime qu’on a perdu car tout est relié à une sorte de panique.»
Dans les quelques 400 pages de ce livre, l’écrivain réfléchit ainsi attentivement au monde qui nous entoure. Avec son regard vif et sans concession, il a suivi tout particulièrement les événements qui ont secoué la Tunisie, l’Egypte ou encore la Libye.
Selon lui, ces révolutions ont transformé notre vision de cette région du globe.
«Un mois avant ce printemps arabe, on n’était pas sûr de ce qui se passait là-bas. La presse occidentale parlait de ces femmes complètement colonisées, dominées, soumises et on les a pourtant vues au premier rang. C’est le moment de revoir notre analyse sur cette partie du monde, parce que les journalistes pensaient qu’ils n’étaient pas obligés d’aller au Moyen-Orient pour faire leur article, car leur idées étaient très bien arrêtées», raconte l’auteur, tellement plongé dans sa réflexion, que ses yeux se perdent dans le café.
Un an après le terrible séisme en Haïti, dont il a personnellement survécu et qu’il a décrit dans son précédent livre Tout bouge autour de moi, il n’est pas non plus resté insensible face au tremblement de terre qui a frappé le Japon. Devant son écran de télévision, il a été stupéfait par les images.
«Ce qui était nouveau, c’est que je voyais ce que j’avais vécu à Port-au-Prince. À Tokyo, les immeubles ont des caméras pour tout filmer, pas comme en Haïti. Nous on a vécu ça, on a vu les conséquences, les maisons brisées et les morts, mais pas pendant, comment cela s’est passé. On n’a pas vu Port-au-Prince danser.»
Même s’il a fui son pays natal et le régime de Jean-Claude Duvalier, il y a 35 ans, Haïti n’est jamais bien loin dans ses pensées. Dans les chapitres de son nouveau livre, la terre de ses ancêtres tient encore une fois une place de marque. Il aime toujours autant évoquer les souvenirs de son enfance avec sa grand-mère à Petit-Goâve (70 kilomètres au sud de Port-au-Prince) ou ceux de son adolescence dans les rues de la capitale. Quelques heures avant notre rencontre, il était d’ailleurs encore à Port-au-Prince, invité dans le cadre du Festival du film québécois. Ce séjour lui a permis de constater les changements depuis l’arrivée au pouvoir de Michel Martelly:
«Les policiers, je ne les avais jamais vus comme cela, très organisés. Il n’y a pas de débat et de contact suspects où l’on vous prendrait quelques dollars. Je n’ai pas vu cela du tout, au contraire pour la première fois, je me suis senti en confiance.»
Amoureux de la littérature
Analyste du monde, Dany Laferrière est aussi avant tout un grand lecteur. À la fin de cette «autobiographie de ses idées», il offre quelques pages à son panthéon personnel d’écrivains. En quelques lignes, il décortique son admiration pour Salinger, Borges, Rilke ou encore Boulgakov:
«C’est pour permettre à des gens qui ont lu mes livres de savoir ce qui les structure. Ce n’est pas, lisez cela, mais voilà ce que je lis et comment je le lis.»
D’après lui, la lecture est le plus beau des voyages dans le temps:
«On ne sait même plus si c’est l’auteur qui traverse les siècles pour venir nous voir ou s’il nous demande de venir chez lui quand on lit, cela dépend de l’ambiance. On va voir Virgile ou selon la disposition, c’est lui qui fait le déplacement.»
Face à l’agitation ambiante, c’est d’ailleurs peut-être des livres que viendra le salut.
«L’art est bien la seule tentative de réponse sérieuse à l’angoisse de l’homme face à ce monstre insatiable qu’est le temps», conclut-il dans son éloge de l'art de ne rien faire.
Stéphanie Trouillard
http://www.slateafrique.com/80011/le-romancier-dany-laferriere-publie-un-nouvel-ouvrage
Haïti-Politique : La présidence hésite à fixer d’échéance pour la reconstitution de l’armée
208 e anniversaire de la déclaration d’indépendance nationale
P-au-P, 02 janv. 2012 [AlterPresse] --- Les recommandations, faites par la commission ad hoc sur le rétablissement de l’armée en Haïti – un vœu sans cesse renouvelé par le président Michel Joseph Martelly depuis sa prise de fonction en mai 2011 – seront soumises aux pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, annonce Martelly qui semble hésiter à s’accorder de délai définitif, contrairement aux premières assertions favorables à la date du 18 novembre 2011.
S’exprimant à l’occasion de la commémoration du 208 e anniversaire de la déclaration d’indépendance nationale, le dimanche 1er janvier 2012 aux Gonaïves (la cité de l’indépendance, à 174 km au nord de Port-au-Prince), Martelly affirme avoir reçu (fin décembre 2011) un premier rapport de la commission ad hoc sur le rétablissement d’une force armée.
Ladite commission, qui a vu le jour en novembre 2011, se donne, pour sa part, une échéance jusqu’en mai 2012 pour formuler ses propositions à la présidence.
En 2011, sans aucun cadre légal ni institutionnel, divers groupes, se positionnant sous le label « d’anciens militaires démobilisés » (de 1994), ont commencé à réaliser différents exercices d’entraînement militaire, en plusieurs points du territoire national.
Aucune information ne filtre, ni sur les sources de financement, ni sur les commanditaires de ces « groupes » ayant initié des exercices d’entraînement militaire, sans aucune concertation ni disposition administrative.
Depuis 1995, la police nationale d’Haïti (Pnh) reste la seule force armée officielle, effective sur le territoire d’Haïti à côté des forces onusiennes déployées après maintes résolutions du conseil de sécurité de l’organisation des Nations Unies (Onu), la dernière remontant à juin 2004 et renouvelée depuis lors tous les ans (en octobre de chaque année) avec des objectifs plus nuancés au fur et à mesure.
La position de Martelly pour l’existence d’une nouvelle force armée en Haïti est diversement interprétée par les secteurs nationaux et internationaux.
Pour certains, cela ne représente point une priorité à l’heure actuelle au regard des multiples défis (notamment environnementaux), auxquels fait face Haïti.
Pour d’autres, y compris de voix émanant d’anciens officiers et haut-cadres militaires, remettre sur pied une nouvelle force armée suppose des préalables, comme beaucoup de débats de concertation avec différents secteurs nationaux, sur la mission à profiler, d’autant que l’armée défunte – qui a participé à plusieurs coups d’Etat militaire- est responsable de nombreuses atrocités sur les citoyennes et citoyens. http://www.alterpresse.org/spip.php?article12137
P-au-P, 02 janv. 2012 [AlterPresse] --- Les recommandations, faites par la commission ad hoc sur le rétablissement de l’armée en Haïti – un vœu sans cesse renouvelé par le président Michel Joseph Martelly depuis sa prise de fonction en mai 2011 – seront soumises aux pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, annonce Martelly qui semble hésiter à s’accorder de délai définitif, contrairement aux premières assertions favorables à la date du 18 novembre 2011.
S’exprimant à l’occasion de la commémoration du 208 e anniversaire de la déclaration d’indépendance nationale, le dimanche 1er janvier 2012 aux Gonaïves (la cité de l’indépendance, à 174 km au nord de Port-au-Prince), Martelly affirme avoir reçu (fin décembre 2011) un premier rapport de la commission ad hoc sur le rétablissement d’une force armée.
Ladite commission, qui a vu le jour en novembre 2011, se donne, pour sa part, une échéance jusqu’en mai 2012 pour formuler ses propositions à la présidence.
En 2011, sans aucun cadre légal ni institutionnel, divers groupes, se positionnant sous le label « d’anciens militaires démobilisés » (de 1994), ont commencé à réaliser différents exercices d’entraînement militaire, en plusieurs points du territoire national.
Aucune information ne filtre, ni sur les sources de financement, ni sur les commanditaires de ces « groupes » ayant initié des exercices d’entraînement militaire, sans aucune concertation ni disposition administrative.
Depuis 1995, la police nationale d’Haïti (Pnh) reste la seule force armée officielle, effective sur le territoire d’Haïti à côté des forces onusiennes déployées après maintes résolutions du conseil de sécurité de l’organisation des Nations Unies (Onu), la dernière remontant à juin 2004 et renouvelée depuis lors tous les ans (en octobre de chaque année) avec des objectifs plus nuancés au fur et à mesure.
La position de Martelly pour l’existence d’une nouvelle force armée en Haïti est diversement interprétée par les secteurs nationaux et internationaux.
Pour certains, cela ne représente point une priorité à l’heure actuelle au regard des multiples défis (notamment environnementaux), auxquels fait face Haïti.
Pour d’autres, y compris de voix émanant d’anciens officiers et haut-cadres militaires, remettre sur pied une nouvelle force armée suppose des préalables, comme beaucoup de débats de concertation avec différents secteurs nationaux, sur la mission à profiler, d’autant que l’armée défunte – qui a participé à plusieurs coups d’Etat militaire- est responsable de nombreuses atrocités sur les citoyennes et citoyens. http://www.alterpresse.org/spip.php?article12137
Une exposition pour Haïti : Villes imaginaires, mémoire d'un séisme, à la Halle des Chartrons
Les séismes passent, mais leurs traces restent où se mêlent champs de ruines et vies à reconstruire. Or l'homme est ainsi fait que toujours il se relève, et entre espoir et désespoir reprend le cours d'une existence ravagée. L'art comme moyen de porter sa pierre à l'édifice et se battre contre cette terrible habitude de s'émouvoir lors de grandes catastrophes pour passer trop vite à autre chose est la démarche du Collectif Mémoire.
Composé des associations Pucéart (Pour un commerce éthique de l'art), Delabe et Dissi, Migrations solidaires, les Amis de l'Ormée et FAL 33 (France-Amérique latine Bordeaux-Gironde), il organise une exposition au profit d'Haïti : Mémoire d'un séisme. Les villes imaginaires, dont le vernissage aura lieu ce jeudi 5 janvier, à la Halle des Chartrons à Bordeaux, à partir de 18 heures 30.
Vous êtes d'un côté et de l'autre de l'Océan ? Peu importe ! Le Collectif Mémoire vous invite à sa troisième exposition organisée à Bordeaux.
Après, "Mémoire de la place des Trois Cultures" et le Mexique de 1968, après "Les Moustaches de Zapata" et le Mexique de la Révolution, deux ans après le séisme qui, le 12 janvier 2010, a détruit Port-au-Prince et sa région il a voulu faire parler d'Haïti.
Pour ce faire, il a mobilisé des artistes venus des quatre coins de France, de l'Amérique latine et, surtout, de la Caraïbe. Soixante d'entre eux ont répondu présents, qui montreront leur travail du 4 au 17 janvier, à la Halle des Chartrons, tous les jours de 13h à 19h, sur le thème Mémoire d'un séisme. Haïti : les Villes imaginaires.
L'Art entre mémoire et espoir
"En choisissant ce thème, nous avons voulu nous placer dans une dynamique d'espérance bien que, sur place, la situation reste terriblement précaire", explique Françoise Escarpit, secrétaire de Pucéart et coordinatrice de l’exposition.
"Si les plasticiens aquitains se sont mobilisés, pour la troisième fois pour certains, notre surprise est venue de l'accueil fait à cette exposition du côté des Amériques et, particulièrement, de la Caraïbe.
Près de soixante participants (contre trente, l'année dernière), mexicains, cubains, brésiliens, argentins, péruviens mais, surtout haïtiens, puisqu'ils seront vingt-cinq qui nous ont envoyé leurs oeuvres.
Depuis deux ans, nous avons pris un engagement pour l'aide à la reconstruction et au fonctionnement du Centre culturel Anne-Marie Morisset (santkiltirel.org), dans le quartier de Delmas dans la capitale haïtienne. En cas de dons et de vente de tableaux, tous les bénéfices iront à ce centre". Le jeudi 12 janvier, de 17 à 19 heures, un forum de témoignages sera organisé, mais auparavant, un vernissage attend le public le jeudi 5 janvier à partir de 18h 30. Par et pour Mémoire.
Pucéart –pour un commerce éthique de l’art -http://puceart.free.fr
FAL 33 -France-Amérique latine Bordeaux-Gironde - www.fal33.org
Delaba et Dissi. Migrations solidaires - delaba-dissi.over-blog.fr
Les amis de l’Ormée - http://choramor.free.fr
http://www.aqui.fr/cultures/une-exposition-pour-haiti-villes-imaginaires-memoire-d-un-seisme-a-la-halle-des-chartrons,5879.html
Composé des associations Pucéart (Pour un commerce éthique de l'art), Delabe et Dissi, Migrations solidaires, les Amis de l'Ormée et FAL 33 (France-Amérique latine Bordeaux-Gironde), il organise une exposition au profit d'Haïti : Mémoire d'un séisme. Les villes imaginaires, dont le vernissage aura lieu ce jeudi 5 janvier, à la Halle des Chartrons à Bordeaux, à partir de 18 heures 30.
Vous êtes d'un côté et de l'autre de l'Océan ? Peu importe ! Le Collectif Mémoire vous invite à sa troisième exposition organisée à Bordeaux.
Après, "Mémoire de la place des Trois Cultures" et le Mexique de 1968, après "Les Moustaches de Zapata" et le Mexique de la Révolution, deux ans après le séisme qui, le 12 janvier 2010, a détruit Port-au-Prince et sa région il a voulu faire parler d'Haïti.
Pour ce faire, il a mobilisé des artistes venus des quatre coins de France, de l'Amérique latine et, surtout, de la Caraïbe. Soixante d'entre eux ont répondu présents, qui montreront leur travail du 4 au 17 janvier, à la Halle des Chartrons, tous les jours de 13h à 19h, sur le thème Mémoire d'un séisme. Haïti : les Villes imaginaires.
L'Art entre mémoire et espoir
"En choisissant ce thème, nous avons voulu nous placer dans une dynamique d'espérance bien que, sur place, la situation reste terriblement précaire", explique Françoise Escarpit, secrétaire de Pucéart et coordinatrice de l’exposition.
"Si les plasticiens aquitains se sont mobilisés, pour la troisième fois pour certains, notre surprise est venue de l'accueil fait à cette exposition du côté des Amériques et, particulièrement, de la Caraïbe.
Près de soixante participants (contre trente, l'année dernière), mexicains, cubains, brésiliens, argentins, péruviens mais, surtout haïtiens, puisqu'ils seront vingt-cinq qui nous ont envoyé leurs oeuvres.
Depuis deux ans, nous avons pris un engagement pour l'aide à la reconstruction et au fonctionnement du Centre culturel Anne-Marie Morisset (santkiltirel.org), dans le quartier de Delmas dans la capitale haïtienne. En cas de dons et de vente de tableaux, tous les bénéfices iront à ce centre". Le jeudi 12 janvier, de 17 à 19 heures, un forum de témoignages sera organisé, mais auparavant, un vernissage attend le public le jeudi 5 janvier à partir de 18h 30. Par et pour Mémoire.
Pucéart –pour un commerce éthique de l’art -http://puceart.free.fr
FAL 33 -France-Amérique latine Bordeaux-Gironde - www.fal33.org
Delaba et Dissi. Migrations solidaires - delaba-dissi.over-blog.fr
Les amis de l’Ormée - http://choramor.free.fr
http://www.aqui.fr/cultures/une-exposition-pour-haiti-villes-imaginaires-memoire-d-un-seisme-a-la-halle-des-chartrons,5879.html
Haïti-Culture/2011 : De la réflexion à la création
P-au-P, 2 jan. 2012 [AlterPresse] --- La culture, comme ce fut le cas après le passage du tremblement de terre, a été avancée comme essentielle dans le contexte actuel du pays, au long d’une année marquée par le grand retour des festivités artistiques et populaires, après le séisme dévastateur du 12 janvier 2010. Les occasions de parler, de réfléchir autour de la culture haïtienne et sa place dans la reconstruction annoncée d’Haïti se sont multipliées en 2011. Dix-neuf avril, l’UNESCO remet ça dans son siège à Paris et organise une conférence pour présenter la culture comme moteur de la reconstruction, ainsi qu’une quinzaine de projets à financer.
Cependant dès le 22 février 2011 à Paris, l’événement « Haïti : des initiatives » évoque entre autres les différents problèmes de la création culturelle en Haïti. Cinq mois plus tard, les 28, 29 et 30 juillet, les premières assises de la culture organisées à Port-au-Prince, approfondissent les discussions et cherchent des solutions. Mais la résolution issue de ces assises n’a, à date, pas été publiée.
Une première réflexion est engagée sur la possibilité d’établir une académie de la langue créole parlée en Haïti, lors d’un colloque tenu les 27, 28 et 29 octobre.
Les enjeux actuels et l’avenir du tourisme culturel ont aussi été examinés, du 10 au 13 novembre, lors d’un colloque organisé dans la capitale par l’Université d’Etat d’Haïti et l’Université Laval. A l’issue de l’événement, le rôle catalyseur de la mise en valeur du patrimoine national et du tourisme culturel dans le développement durable est mis en évidence.
Si après les discours et les promesses d’aide en 2010, la place a davantage été faite à la réflexion en 2011, très peu d’actions concrètes peuvent être relevées. Le Centre d’art détruit lors du séisme a pris l’année pour panser ses plaies, autrement dit récupérer les œuvres qui pouvaient l’être, les restaurer et regarder vers l’avenir. Les cloches de la cathédrale Immaculée menacées seront descendues pour être protégées. Mais surtout, 2011 marque le grand retour des festivités.
2011 : année de la reprise ?
Les événements culturels paralysés en 2010 ont pour la plupart eu lieu pendant l’année 2011, à l’image du carnaval, plus grande manifestation culturelle du pays. Le carnaval malgré des opinions réticentes ou franchement réprobatrices, et malgré un Champs de mars envahi par des tentes de sinistrés, a quand même repris ses droits. Les festivités rara également, dans une ville de Léogâne, à 90% ravagée par les secousses de 2010 mais toujours pas reconstruite.
Le 6e Forum transculturel d’art contemporain de Port-au-Prince qui n’a pas pu être réalisé après le passage du séisme, s’est tenu du 26 septembre au 3 octobre, avec la participation de près d’une vingtaine d’artistes de l’Afrique, de la Caraïbe et du Pacifique.
Le Ghetto Biennale, apparu en 2009, a encore étonné et ravi pour sa seconde édition, invitant le public à découvrir au fil des corridors de la Grand Rue, les œuvres des artistes de ce quartier populaire.
Un événement inédit, le festival du rire et de la chanson traditionnelle, tenu le 3 décembre, a eu un grand succès pour sa première édition, alors que le festival de théâtre les Quatre Chemins, timide l’an denier, a offert une édition sous le sceau de la continuité des efforts.
Des acteurs célèbres du cinéma américain, des vedettes de talk show ou de téléréalité se sont présentés dans la capitale haïtienne, certains dans le cadre de mission humanitaire, comme les acteurs Ben Stiller et Jim Carrey, ou pour des concerts, comme Corneille, chanteur d’origine rwandaise, et "Ne-Yo" américain.
La littérature n’a pas été en reste. Après la moisson de prix récoltés à l’échelle internationale en 2009, l’année du séisme a marqué une pause.
Mais comme pour relancer les choses, Lionel Touillot frôle le Goncourt en 2011. Lui qui avait obtenu le prix Wepler-Fondation La Poste avec Yanvalou pour Charlie en 2009, atteint la finale de la prestigieuse récompense française, avec la Belle amour humaine. Il récolte toutefois le Grand Prix du Roman Métis de la ville de Saint Denis avec cette œuvre.
Le Grand Prix du roman de la Société des Gens de Lettres 2011 est décerné à l’écrivain Marvin Victor pour son premier roman, Corps Mêlés. Edwidge Danticat, invitée d’honneur de la foire Livres en folie à Port-au-Prince, et Yannick Lahens, sont aussi distinguées. Et le roman Cora Geffrard de l’historien Michel Soukar reçoit pour sa part la mention spéciale du Prix littéraire des Caraïbes 2011 de l’Association des Ecrivains de Langue Française (ADELF).
Le prix Athanase-David est décerné au poète, essayiste et psychiatre, Joël Des Rosiers pour l’ensemble de son œuvre le 8 novembre. Ce prix est le plus prestigieux du Québec et constitue depuis 1977 un hommage national rendu à un créateur.
Le jeune poète, James Noel, est pour sa part retenu le 20 mai pour une résidence d’écriture à la Villa Medicis.
Dans la nuit du 16 au 17 juillet, le monde de la culture entre en deuil. Azor ( Lenord Fortuné), légende du tambour à la voix unique qui a porté la musique vaudou jusqu’au Japon, décède. Les autorités lui donnent des funérailles nationales.
En fin d’année, c’est la dramaturge Mona Guérin qui disparaît. La presse annonce son décès le 30 décembre des suites d’une pneumonie. Elle avait 77 ans.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12121
Cependant dès le 22 février 2011 à Paris, l’événement « Haïti : des initiatives » évoque entre autres les différents problèmes de la création culturelle en Haïti. Cinq mois plus tard, les 28, 29 et 30 juillet, les premières assises de la culture organisées à Port-au-Prince, approfondissent les discussions et cherchent des solutions. Mais la résolution issue de ces assises n’a, à date, pas été publiée.
Une première réflexion est engagée sur la possibilité d’établir une académie de la langue créole parlée en Haïti, lors d’un colloque tenu les 27, 28 et 29 octobre.
Les enjeux actuels et l’avenir du tourisme culturel ont aussi été examinés, du 10 au 13 novembre, lors d’un colloque organisé dans la capitale par l’Université d’Etat d’Haïti et l’Université Laval. A l’issue de l’événement, le rôle catalyseur de la mise en valeur du patrimoine national et du tourisme culturel dans le développement durable est mis en évidence.
Si après les discours et les promesses d’aide en 2010, la place a davantage été faite à la réflexion en 2011, très peu d’actions concrètes peuvent être relevées. Le Centre d’art détruit lors du séisme a pris l’année pour panser ses plaies, autrement dit récupérer les œuvres qui pouvaient l’être, les restaurer et regarder vers l’avenir. Les cloches de la cathédrale Immaculée menacées seront descendues pour être protégées. Mais surtout, 2011 marque le grand retour des festivités.
2011 : année de la reprise ?
Les événements culturels paralysés en 2010 ont pour la plupart eu lieu pendant l’année 2011, à l’image du carnaval, plus grande manifestation culturelle du pays. Le carnaval malgré des opinions réticentes ou franchement réprobatrices, et malgré un Champs de mars envahi par des tentes de sinistrés, a quand même repris ses droits. Les festivités rara également, dans une ville de Léogâne, à 90% ravagée par les secousses de 2010 mais toujours pas reconstruite.
Le 6e Forum transculturel d’art contemporain de Port-au-Prince qui n’a pas pu être réalisé après le passage du séisme, s’est tenu du 26 septembre au 3 octobre, avec la participation de près d’une vingtaine d’artistes de l’Afrique, de la Caraïbe et du Pacifique.
Le Ghetto Biennale, apparu en 2009, a encore étonné et ravi pour sa seconde édition, invitant le public à découvrir au fil des corridors de la Grand Rue, les œuvres des artistes de ce quartier populaire.
Un événement inédit, le festival du rire et de la chanson traditionnelle, tenu le 3 décembre, a eu un grand succès pour sa première édition, alors que le festival de théâtre les Quatre Chemins, timide l’an denier, a offert une édition sous le sceau de la continuité des efforts.
Des acteurs célèbres du cinéma américain, des vedettes de talk show ou de téléréalité se sont présentés dans la capitale haïtienne, certains dans le cadre de mission humanitaire, comme les acteurs Ben Stiller et Jim Carrey, ou pour des concerts, comme Corneille, chanteur d’origine rwandaise, et "Ne-Yo" américain.
La littérature n’a pas été en reste. Après la moisson de prix récoltés à l’échelle internationale en 2009, l’année du séisme a marqué une pause.
Mais comme pour relancer les choses, Lionel Touillot frôle le Goncourt en 2011. Lui qui avait obtenu le prix Wepler-Fondation La Poste avec Yanvalou pour Charlie en 2009, atteint la finale de la prestigieuse récompense française, avec la Belle amour humaine. Il récolte toutefois le Grand Prix du Roman Métis de la ville de Saint Denis avec cette œuvre.
Le Grand Prix du roman de la Société des Gens de Lettres 2011 est décerné à l’écrivain Marvin Victor pour son premier roman, Corps Mêlés. Edwidge Danticat, invitée d’honneur de la foire Livres en folie à Port-au-Prince, et Yannick Lahens, sont aussi distinguées. Et le roman Cora Geffrard de l’historien Michel Soukar reçoit pour sa part la mention spéciale du Prix littéraire des Caraïbes 2011 de l’Association des Ecrivains de Langue Française (ADELF).
Le prix Athanase-David est décerné au poète, essayiste et psychiatre, Joël Des Rosiers pour l’ensemble de son œuvre le 8 novembre. Ce prix est le plus prestigieux du Québec et constitue depuis 1977 un hommage national rendu à un créateur.
Le jeune poète, James Noel, est pour sa part retenu le 20 mai pour une résidence d’écriture à la Villa Medicis.
Dans la nuit du 16 au 17 juillet, le monde de la culture entre en deuil. Azor ( Lenord Fortuné), légende du tambour à la voix unique qui a porté la musique vaudou jusqu’au Japon, décède. Les autorités lui donnent des funérailles nationales.
En fin d’année, c’est la dramaturge Mona Guérin qui disparaît. La presse annonce son décès le 30 décembre des suites d’une pneumonie. Elle avait 77 ans.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12121
Haïti Deux ans après le séisme, le Secours Catholique-Caritas France reste engagé aux côtés de la population
03/01/2012 Le Secours Catholique-Caritas France intervient en Haïti depuis 1964. Dés les premières heures qui ont suivi le séisme, l’association s’est mobilisée avec le réseau Caritas pour venir en aide aux Haïtiens (1). Deux ans après la catastrophe, le pays travaille à sa reconstruction, une étape importante durant laquelle le Secours Catholique-Caritas France intervient en priorité sur des actions liées à l’éducation, la santé, la reconstruction de logements, le développement agricole et les droits humains.
Depuis le séisme du 12 janvier 2010, Haïti a dû faire face à des situations de crise (inondations, cyclones, épidémie de choléra, instabilité politique), qui ont fait plusieurs milliers de victimes et ralenti considérablement l’action des ONG. Aujourd’hui la situation reste fragile, mais le processus de reconstruction est engagé. L’action du Secours Catholique-Caritas France cible les victimes du séisme dans les zones urbaines pauvres (en particulier les quartiers populaires de la métropole de Port-au-Prince (Cité Soleil), Carrefour…et les zones rurales isolées (région de l’Artibonite, Delatte et Cap Rouge).
Dans le domaine de l’éducation, la priorité est donnée à la reconstruction d’infrastructures éducatives (une école maternelle à Cité Soleil, le complexe éducatif pour enfants en domesticité du Foyer Maurice Sixto à Port-au-Prince…), au renforcement des structures d’encadrement et au développement de la formation professionnelle.
Pour la reconstruction de logements, l’association travaille en partenariat avec la Plateforme haïtienne de Plaidoyer pour un développement Alternatif (PAPDA) et l’association CRAterre(2). Une collaboration dont l’objectif est de reconstruire en accord avec les normes parasismiques, anticycloniques et en s’appuyant sur le savoir-faire et les matériaux locaux. Une attention particulière est portée à la formation des artisans de Cap Rouge afin qu’ils puissent mener à bien en lien avec la population cette activité de réhabilitation et reconstruction.
La lutte contre le choléra est aussi une priorité du Secours Catholique. Les actions visent à renforcer l’accès aux soins, à améliorer les conditions d’hygiène, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans la chaîne des Cahos (Artibonite), l’une des zones les plus isolées et les plus démunies du pays où s’est déclenchée l’épidémie en octobre 2010.
L’association est enfin également engagée aux cotés de l’ONG Haïtienne RNDDH (Réseau National de Défense des Droits Humains) dans un projet visant à aider les populations à reconstituer leurs documents d’Etat civil perdus lors du séisme, ce qui les handicape au quotidien dans leur démarches, ou à les obtenir pour la première fois.
Outre la reconstruction matérielle, l’intervention du Secours Catholique-Caritas vise donc à renforcer l’autonomie des populations les plus vulnérables, à promouvoir le relèvement des services sociaux de base et à encourager le développement économique et social. La reconstruction humaine du peuple haïtien et le respect de sa dignité sont au cœur de l’engagement de l’association.
(1) Les fonds collectés lors de l’appel aux dons lancé par le Secours Catholique-Caritas France s’élèvent à 15 051 000 euros.
(2) Centre international de recherches et d’applications pour la construction en terre.
http://www.secours-catholique.org/espace-presse/communiques-de-presse/haiti-deux-ans-apres-le-seisme-le-secours-catholique,10583.html
Depuis le séisme du 12 janvier 2010, Haïti a dû faire face à des situations de crise (inondations, cyclones, épidémie de choléra, instabilité politique), qui ont fait plusieurs milliers de victimes et ralenti considérablement l’action des ONG. Aujourd’hui la situation reste fragile, mais le processus de reconstruction est engagé. L’action du Secours Catholique-Caritas France cible les victimes du séisme dans les zones urbaines pauvres (en particulier les quartiers populaires de la métropole de Port-au-Prince (Cité Soleil), Carrefour…et les zones rurales isolées (région de l’Artibonite, Delatte et Cap Rouge).
Dans le domaine de l’éducation, la priorité est donnée à la reconstruction d’infrastructures éducatives (une école maternelle à Cité Soleil, le complexe éducatif pour enfants en domesticité du Foyer Maurice Sixto à Port-au-Prince…), au renforcement des structures d’encadrement et au développement de la formation professionnelle.
Pour la reconstruction de logements, l’association travaille en partenariat avec la Plateforme haïtienne de Plaidoyer pour un développement Alternatif (PAPDA) et l’association CRAterre(2). Une collaboration dont l’objectif est de reconstruire en accord avec les normes parasismiques, anticycloniques et en s’appuyant sur le savoir-faire et les matériaux locaux. Une attention particulière est portée à la formation des artisans de Cap Rouge afin qu’ils puissent mener à bien en lien avec la population cette activité de réhabilitation et reconstruction.
La lutte contre le choléra est aussi une priorité du Secours Catholique. Les actions visent à renforcer l’accès aux soins, à améliorer les conditions d’hygiène, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans la chaîne des Cahos (Artibonite), l’une des zones les plus isolées et les plus démunies du pays où s’est déclenchée l’épidémie en octobre 2010.
L’association est enfin également engagée aux cotés de l’ONG Haïtienne RNDDH (Réseau National de Défense des Droits Humains) dans un projet visant à aider les populations à reconstituer leurs documents d’Etat civil perdus lors du séisme, ce qui les handicape au quotidien dans leur démarches, ou à les obtenir pour la première fois.
Outre la reconstruction matérielle, l’intervention du Secours Catholique-Caritas vise donc à renforcer l’autonomie des populations les plus vulnérables, à promouvoir le relèvement des services sociaux de base et à encourager le développement économique et social. La reconstruction humaine du peuple haïtien et le respect de sa dignité sont au cœur de l’engagement de l’association.
(1) Les fonds collectés lors de l’appel aux dons lancé par le Secours Catholique-Caritas France s’élèvent à 15 051 000 euros.
(2) Centre international de recherches et d’applications pour la construction en terre.
http://www.secours-catholique.org/espace-presse/communiques-de-presse/haiti-deux-ans-apres-le-seisme-le-secours-catholique,10583.html
Haïti-Politique : La présidence propose de redéfinir l’être haïtien et de revenir à l’agriculture
208 e anniversaire de la déclaration d’indépendance nationale
P-au-P, 2 janv. 2012 [AlterPresse] --- Le président Joseph Michel Martelly invite à de nouveaux combats en 2012, passant par des actions visant à refaire l’être haïtien et à revenir aux débouchés offerts par l’agriculture, dans un discours prononcé aux Gonaïves (la cité de l’indépendance, à 174 km au nord de la capitale) pour son premier message de vœux à la nation à la tête d’Haïti, relève l’agence en ligne AlterPresse.
Les infrastructures, la construction de belles routes et la mise en place d’autres moyens de développement peuvent ne pas être profitables à la république caribéenne, si les citoyennes et citoyens ne sont pas formés, à travers un processus devant avoir pour base l’éducation, avertit Martelly.
Il s’agit d’ « une autre bataille, (d’) une autre guerre », de la mise en œuvre de combats axés notamment sur l’éducation et l’environnement, et nécessitant la conjugaison de toutes les forces vives haïtiennes.
« Les canons se sont tus, mais la bataille continue », martèle t-il, en référence à la geste héroïque ayant amené à la déclaration d’indépendance nationale le 1er janvier 1804 aux Gonaïves par les pères fondateurs de la patrie.
« Il nous faut recommencer à travailler la terre : c’est cela notre richesse. Nous devons exploiter ce que nous avons. Nous avons une terre fertile et des gens à la recherche de travail », argue Martelly, qui n’a pas précisé les mécanismes qui seront institués par le gouvernement du premier ministre Garry Conille pour matérialiser de tels souhaits.
En 2012, le gouvernement a l’intention de soutenir les paysans agriculteurs en favorisant l’accès aux intrants par la disponibilité de « banques agricoles », promet Martelly sans fixer de date
La multiplication d’usines de sous-traitance, en guise de création d’emplois, reste une des options, qui semble retenir principalement l’attention de la nouvelle administration politique, inaugurée le 14 mai 2011 (avec la prestation de serment du nouveau président) et le 18 octobre de la même année (avec l’installation du premier cabinet ministériel composé de 18 ministres et de 19 secrétaires d’État).
La pêche et le tourisme sont également vus par Martelly comme facteurs, susceptibles de relever l’économie nationale.
Sans indiquer les voies et moyens, Martelly prône une sorte d’ "État providence", une perspective selon laquelle « l’État doit prendre les problèmes (de la population en main) pour que le peuple puisse jouir… ». [rh rc apr 02/01/2012 09:40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12136
P-au-P, 2 janv. 2012 [AlterPresse] --- Le président Joseph Michel Martelly invite à de nouveaux combats en 2012, passant par des actions visant à refaire l’être haïtien et à revenir aux débouchés offerts par l’agriculture, dans un discours prononcé aux Gonaïves (la cité de l’indépendance, à 174 km au nord de la capitale) pour son premier message de vœux à la nation à la tête d’Haïti, relève l’agence en ligne AlterPresse.
Les infrastructures, la construction de belles routes et la mise en place d’autres moyens de développement peuvent ne pas être profitables à la république caribéenne, si les citoyennes et citoyens ne sont pas formés, à travers un processus devant avoir pour base l’éducation, avertit Martelly.
Il s’agit d’ « une autre bataille, (d’) une autre guerre », de la mise en œuvre de combats axés notamment sur l’éducation et l’environnement, et nécessitant la conjugaison de toutes les forces vives haïtiennes.
« Les canons se sont tus, mais la bataille continue », martèle t-il, en référence à la geste héroïque ayant amené à la déclaration d’indépendance nationale le 1er janvier 1804 aux Gonaïves par les pères fondateurs de la patrie.
« Il nous faut recommencer à travailler la terre : c’est cela notre richesse. Nous devons exploiter ce que nous avons. Nous avons une terre fertile et des gens à la recherche de travail », argue Martelly, qui n’a pas précisé les mécanismes qui seront institués par le gouvernement du premier ministre Garry Conille pour matérialiser de tels souhaits.
En 2012, le gouvernement a l’intention de soutenir les paysans agriculteurs en favorisant l’accès aux intrants par la disponibilité de « banques agricoles », promet Martelly sans fixer de date
La multiplication d’usines de sous-traitance, en guise de création d’emplois, reste une des options, qui semble retenir principalement l’attention de la nouvelle administration politique, inaugurée le 14 mai 2011 (avec la prestation de serment du nouveau président) et le 18 octobre de la même année (avec l’installation du premier cabinet ministériel composé de 18 ministres et de 19 secrétaires d’État).
La pêche et le tourisme sont également vus par Martelly comme facteurs, susceptibles de relever l’économie nationale.
Sans indiquer les voies et moyens, Martelly prône une sorte d’ "État providence", une perspective selon laquelle « l’État doit prendre les problèmes (de la population en main) pour que le peuple puisse jouir… ». [rh rc apr 02/01/2012 09:40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12136
Youssou N’Dour, candidat à l'élection présidentielle au Sénégal
Youssou N’Dour a annoncé, lundi 2 janvier, sa candidature à l'élection présidentielle sénégalaise de février.
Il s’oppose à la candidature d’Abdoulaye Wade à l’élection du 26 février.
Lundi 2 janvier à Dakar, le chanteur sénégalais Youssou N’Dour a rendu publique sa décision de se présenter à l’élection présidentielle du 26 février 2012. Le chanteur mondialement connu a suspendu sa carrière musicale fin novembre pour lancer son mouvement politique, « Fekke Maci Boolé », (« Je suis engagé », en wolof).
« Depuis très longtemps », de nombreux Sénégalais « ont, par divers moyens, appelé ma candidature à la présidentielle de février prochain. J'ai écouté, j'ai entendu, je réponds favorablement à votre requête. (...) Je suis candidat », a-t-il déclaré. « C'est vrai, je n'ai pas fait d'études supérieures, mais la présidence est une fonction et non un métier. J'ai fait preuve de compétence, d'engagement, de rigueur et d'efficience à maintes reprises. A l'école du monde, j'ai appris, j'ai beaucoup appris. Le voyage instruit autant que les livres. »
Une décision prise pour protester contre la nouvelle candidature du président Abdoulaye Wade à la prochaine élection présidentielle : à 85 ans, ce dernier brigue un troisième mandat. Une candidature que l’opposition sénégalaise juge anticonstitutionnelle. « C'est un devoir patriotique suprême, le meilleur des dons de soi. (...) Je suis l'alternative à l'Alternance », a-t-il ajouté, « l'Alternance » désignant au Sénégal le régime d'Abdoulaye Wade.
Dans sa déclaration lundi du 2 janvier, il a promis de ne pas ménager ses efforts pour « faire du Sénégal un pays qui se fait tout seul, par la main et la force de ses enfants », en déroulant son programme incluant des initiatives pour la paix dans la région troublée de la Casamance (sud), la bonne gouvernance, le développement de l'agriculture mais également des projets tournés vers le social, notamment la santé et l'éducation.
Artiste engagé
Né en 1959 dans le quartier populaire de la Medina à Dakar, Youssou N’Dour est considéré par le New York Times comme l’« un des meilleurs chanteurs du monde ». Connu pour être le roi du « mbalax », une musique dansante et très rythmée d’origine sénégalaise, Youssou N’Dour est un artiste engagé.
Ainsi, en 1985, il est à l’origine du concert organisé pour la libération de Nelson Mandela au stade de l’Amitié de Dakar. Il a organisé plusieurs concerts au profit d’Amnesty International.
Chef d’entreprise
En 2007, il participe à la réalisation de Make some noises (une reprise de l’album de John Lennon, Imagine ), pour mobiliser l’opinion internationale sur la crise du Darfour. Il a composé l’hymne de la Coupe du monde de football 1998, La Cour des grands. Il est également l’auteur de la musique du film de Michel Ocelot, Kirikou et la sorcière.
Youssou N’Dour est aussi un chef d’entreprise, dans les médias sénégalais. En 2003, il crée un groupe de presse privé, Futurs Médias. Aujourd’hui, ce groupe est composé du quotidien L’Observateur , de la Radio Futurs Médias (RFM) et de la chaîne de télévision Futurs Médias (TFM) : tous trois connus pour leurs critiques répétées du président Wade et de son gouvernement.
LAURENT LARCHER, avec AFP
http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Youssou-N-Dour-candidat-a-l-election-presidentielle-au-Senegal-_EG_-2012-01-03-753047
![]() |
| DAI KUROKAWA / AFP).- Youssou N'Dour, ambassadeur de l’Unicef, visite le camp de réfugiés somaliens de Dadaab, dans le nord-est du Kenya, le 6 septembre 2011 |
Lundi 2 janvier à Dakar, le chanteur sénégalais Youssou N’Dour a rendu publique sa décision de se présenter à l’élection présidentielle du 26 février 2012. Le chanteur mondialement connu a suspendu sa carrière musicale fin novembre pour lancer son mouvement politique, « Fekke Maci Boolé », (« Je suis engagé », en wolof).
« Depuis très longtemps », de nombreux Sénégalais « ont, par divers moyens, appelé ma candidature à la présidentielle de février prochain. J'ai écouté, j'ai entendu, je réponds favorablement à votre requête. (...) Je suis candidat », a-t-il déclaré. « C'est vrai, je n'ai pas fait d'études supérieures, mais la présidence est une fonction et non un métier. J'ai fait preuve de compétence, d'engagement, de rigueur et d'efficience à maintes reprises. A l'école du monde, j'ai appris, j'ai beaucoup appris. Le voyage instruit autant que les livres. »
Une décision prise pour protester contre la nouvelle candidature du président Abdoulaye Wade à la prochaine élection présidentielle : à 85 ans, ce dernier brigue un troisième mandat. Une candidature que l’opposition sénégalaise juge anticonstitutionnelle. « C'est un devoir patriotique suprême, le meilleur des dons de soi. (...) Je suis l'alternative à l'Alternance », a-t-il ajouté, « l'Alternance » désignant au Sénégal le régime d'Abdoulaye Wade.
Dans sa déclaration lundi du 2 janvier, il a promis de ne pas ménager ses efforts pour « faire du Sénégal un pays qui se fait tout seul, par la main et la force de ses enfants », en déroulant son programme incluant des initiatives pour la paix dans la région troublée de la Casamance (sud), la bonne gouvernance, le développement de l'agriculture mais également des projets tournés vers le social, notamment la santé et l'éducation.
Artiste engagé
Né en 1959 dans le quartier populaire de la Medina à Dakar, Youssou N’Dour est considéré par le New York Times comme l’« un des meilleurs chanteurs du monde ». Connu pour être le roi du « mbalax », une musique dansante et très rythmée d’origine sénégalaise, Youssou N’Dour est un artiste engagé.
Ainsi, en 1985, il est à l’origine du concert organisé pour la libération de Nelson Mandela au stade de l’Amitié de Dakar. Il a organisé plusieurs concerts au profit d’Amnesty International.
Chef d’entreprise
En 2007, il participe à la réalisation de Make some noises (une reprise de l’album de John Lennon, Imagine ), pour mobiliser l’opinion internationale sur la crise du Darfour. Il a composé l’hymne de la Coupe du monde de football 1998, La Cour des grands. Il est également l’auteur de la musique du film de Michel Ocelot, Kirikou et la sorcière.
Youssou N’Dour est aussi un chef d’entreprise, dans les médias sénégalais. En 2003, il crée un groupe de presse privé, Futurs Médias. Aujourd’hui, ce groupe est composé du quotidien L’Observateur , de la Radio Futurs Médias (RFM) et de la chaîne de télévision Futurs Médias (TFM) : tous trois connus pour leurs critiques répétées du président Wade et de son gouvernement.
LAURENT LARCHER, avec AFP
http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Youssou-N-Dour-candidat-a-l-election-presidentielle-au-Senegal-_EG_-2012-01-03-753047
lundi 2 janvier 2012
Senior Haitian prosecutor resigns
SANTO DOMINGO, Jan.1 -- Haiti's Government Commissioner Lionel Constant Bourgoin, head of prosecutions in Port-au-Prince, resigned amid disagreement with the judicial measures against Provisional Electoral Council (CEP) members, sources in Port-au-Prince said Sunday. Bourgoin presented his letter of resignation to Justice Minister Pierre Michel Brunache on Saturday after refusing to arrest former CEP members including former CEP President Gaillot Dorsainvil.
The CEP was dissolved on Dec. 29 by a presidential decree.
"I sent my resignation letter to the Justice Minister because I won't risk my credibility because of the Dorsainvil case," Bourgoin told Haitian news website Haiti Press Network.
Bourgoin said the restrictions that the government wants to impose on CEP members violate their rights and freedom. "We must get rid of old practices of arresting people for everything," he said.
On Friday, the Haitian authorities barred Dorsainvil and other CEP members from leaving Haiti, due to a charge of alleged embezzlement.
Dorsainvil's lawyer Osner Fevry said that his client was removed from an airplane when he intended to leave Haiti Friday morning at Toussaint Louverture International Airport.
Last week, Dorsainvil started to prepare his defense against several charges and declared he was able to organize the next elections in Haiti.
He hadn't appeared in public since October.
http://english.eastday.com/e/120102/u1a6289905.html
The CEP was dissolved on Dec. 29 by a presidential decree.
"I sent my resignation letter to the Justice Minister because I won't risk my credibility because of the Dorsainvil case," Bourgoin told Haitian news website Haiti Press Network.
Bourgoin said the restrictions that the government wants to impose on CEP members violate their rights and freedom. "We must get rid of old practices of arresting people for everything," he said.
On Friday, the Haitian authorities barred Dorsainvil and other CEP members from leaving Haiti, due to a charge of alleged embezzlement.
Dorsainvil's lawyer Osner Fevry said that his client was removed from an airplane when he intended to leave Haiti Friday morning at Toussaint Louverture International Airport.
Last week, Dorsainvil started to prepare his defense against several charges and declared he was able to organize the next elections in Haiti.
He hadn't appeared in public since October.
http://english.eastday.com/e/120102/u1a6289905.html
Haïti:une commission recommande la création d'une nouvelle force armée
Une commission présidentielle chargée de réfléchir sur la nécessité de réhabiliter l'ancienne armée d'Haïti dissoute en 1994 a recommandé de créer une nouvelle force armée en Haïti, a révélé dimanche le président Michel Martelly à l'occasion de la célébration de la fête de l'indépendance nationale retransmise par la télévision d'état.
Depuis 2004, l'ONU a déployé en Haïti, en proie à des révulsions politiques récurrentes, une force de maintien de la paix forte d'environ 10 000 militaires issus de pays latinoaméricains commandée par le Brésil. Le projet du président haïtien Michel Martelly de réhabiliter l'armée ne fait cependant pas l'unanimité au sein du corps législatif où des parlementaires craignent que M. Martelly ne soit en train de créer une force armée à son service.
http://lci.tf1.fr/filnews/monde/haiti-une-commission-recommande-la-creation-d-une-nouvelle-force-6911518.html
Commentaires:
Quelle splendide façon d'annoncer les couleurs pour les jours à venir en Haïti! Beaucoup diront que nous ne sommes pas à une crise près. La Constitution ammendée non amendée, les élections sénatoriales à venir avec l'éternel problème du Conseil électoral Provisoire qui dure depuis sa création pour ne citer que ces sujets là occuperont pleinement le temps des haïtiens tandis que dans le domaine de réalisation et reconstruction les jours ne seront pas meilleurs.
Que fallait-il donc attendre d'une commission présidentielle créée par le président lui-même, défenseur farouche de la reconstitution d'une force armée en Haïti?
Ce qui est amusant de souligner dans cette affaire c'est que ceux qui se sont mobilisés un temps pour demander le départ de la MINUSTAH n'appuient pas de façon inconditionnelle la reconstitution des forces armées.
Depuis 2004, l'ONU a déployé en Haïti, en proie à des révulsions politiques récurrentes, une force de maintien de la paix forte d'environ 10 000 militaires issus de pays latinoaméricains commandée par le Brésil. Le projet du président haïtien Michel Martelly de réhabiliter l'armée ne fait cependant pas l'unanimité au sein du corps législatif où des parlementaires craignent que M. Martelly ne soit en train de créer une force armée à son service.
http://lci.tf1.fr/filnews/monde/haiti-une-commission-recommande-la-creation-d-une-nouvelle-force-6911518.html
Commentaires:
Quelle splendide façon d'annoncer les couleurs pour les jours à venir en Haïti! Beaucoup diront que nous ne sommes pas à une crise près. La Constitution ammendée non amendée, les élections sénatoriales à venir avec l'éternel problème du Conseil électoral Provisoire qui dure depuis sa création pour ne citer que ces sujets là occuperont pleinement le temps des haïtiens tandis que dans le domaine de réalisation et reconstruction les jours ne seront pas meilleurs.
Que fallait-il donc attendre d'une commission présidentielle créée par le président lui-même, défenseur farouche de la reconstitution d'une force armée en Haïti?
Ce qui est amusant de souligner dans cette affaire c'est que ceux qui se sont mobilisés un temps pour demander le départ de la MINUSTAH n'appuient pas de façon inconditionnelle la reconstitution des forces armées.
samedi 31 décembre 2011
Une école d'Haïti reconstruite par des entrepreneurs du Québec
À l'initiative de l'Association de la construction du Québec (ACQ), qui a rallié à sa cause des partenaires à la grandeur du pays, des entrepreneurs québécois en majorité contribueront à la reconstruction de l’école Lackay, en Haïti, qui a été partiellement détruite lors du tremblement de terre survenu en janvier 2010. En plus de venir en aide à un peuple démuni, ce projet qui sera mené en 2012 permettra du même coup aux étudiants d'apprendre un métier pour ensuite contribuer à la reconstruction de leur pays.
La désolation générale, qui a ému le monde entier après que l'un des états les plus pauvres de la planète ait été durement secoué, a également interpellé les dirigeants de l'ACQ. La mobilisation n'a pas tardé. Jean Pouliot et Pierre Hamel, respectivement président et directeur des affaires juridiques et gouvernementales de cette association, se sont rendus en Haïti en avril 2010, sur l’invitation des pères salésiens. L’objectif de la visite : trouver un projet structurant et faire leur part pour aider Haïti à se relever.
«Finalement, raconte le responsable des relations médias, François Cellier, l’ACQ a choisi de reconstruire l’école Lakay, située dans le quartier Cité Soleil, à Port-au-Prince. Cette ressource humanitaire, qui existait bien avant le séisme, est d’abord un foyer d’hébergement d’enfants de la rue. Ces derniers y sont habillés, nourris, logés et formés dans un métier de la construction. L’idée derrière le choix de cette école consistait à rebâtir une institution dont les diplômés contribueraient à reconstruire Haïti.»
D'abord évalué à 600 000 $, le projet Haïti a été bonifié et atteint désormais 1,4 M$. La raison de cette hausse est purement charitable et s'explique du fait que depuis le séisme, les besoins ont été décuplés. Les orphelins sont plus nombreux et il faut plus d'espace pour les accueillir. La souscription se poursuit et se chiffre à un peu plus de 1 M$ pour ce chantier caritatif, qui doit débuter en mars 2012 pour se compléter à l'automne.
«Les plans prévoient deux bâtiments en L résistants aux tremblements de terre. Le premier étage abritera les ateliers de maçonnerie, soudure et menuiserie, tandis que le second logera ceux de plomberie, électricité et réfrigération. Un autre bâtiment rectangulaire sera quant à lui réservé aux classes et bureaux. Cette construction permettra aux étudiants d’accéder à de vastes salles de bains, des douches et autres équipements sanitaires. Une passerelle reliera les deux toitures», explique M. Cellier.
Transmission du savoir
Le projet Haïti ayant pris de l'ampleur, c'est maintenant l'Association canadienne de la construction (ACC) qui chapeaute sa reconstruction, en collaboration avec l'ACQ, ainsi que l'Association de la construction de la Colombie-Britannique et l'organisme Constructeurs sans frontières. Il comporte un important volet de formation, si bien que peu d'intervenants d'ici y participeront directement sauf pour offrir de la supervision. Ce sont les élèves de l’école Lakay qui s'activeront sur le chantier, pour mettre en pratique leurs connaissances acquises lors d'échanges rendus possibles grâce au Fonds de formation de l’industrie de la construction (FFIC). Pareilles démarches se poursuivront sur place durant les travaux.
Entre temps, plusieurs enfants haïtiens vivent dans une zone préservée de l’école Lakay, qui continue ses opérations au moyen d’outils qui n’ont pas été abîmés ou volés. Une fois adultes, ils maîtriseront un métier qui aidera à la reconstruction d’un pays dévasté. Ce qui fait dire au président de l'ACQ, Jean Pouliot, que «grâce à la générosité de l’industrie canadienne de la construction, nous pourrons être fiers d’avoir contribué, un tant soit peu, à transmettre notre savoir afin d’aider le peuple haïtien.»
http://www.journalhabitation.com/Actualites/Construction/2011-12-31/article-2846264/Une-ecole-dHaiti-reconstruite-par-des-entrepreneurs-du-Quebec/1
La désolation générale, qui a ému le monde entier après que l'un des états les plus pauvres de la planète ait été durement secoué, a également interpellé les dirigeants de l'ACQ. La mobilisation n'a pas tardé. Jean Pouliot et Pierre Hamel, respectivement président et directeur des affaires juridiques et gouvernementales de cette association, se sont rendus en Haïti en avril 2010, sur l’invitation des pères salésiens. L’objectif de la visite : trouver un projet structurant et faire leur part pour aider Haïti à se relever.
«Finalement, raconte le responsable des relations médias, François Cellier, l’ACQ a choisi de reconstruire l’école Lakay, située dans le quartier Cité Soleil, à Port-au-Prince. Cette ressource humanitaire, qui existait bien avant le séisme, est d’abord un foyer d’hébergement d’enfants de la rue. Ces derniers y sont habillés, nourris, logés et formés dans un métier de la construction. L’idée derrière le choix de cette école consistait à rebâtir une institution dont les diplômés contribueraient à reconstruire Haïti.»
D'abord évalué à 600 000 $, le projet Haïti a été bonifié et atteint désormais 1,4 M$. La raison de cette hausse est purement charitable et s'explique du fait que depuis le séisme, les besoins ont été décuplés. Les orphelins sont plus nombreux et il faut plus d'espace pour les accueillir. La souscription se poursuit et se chiffre à un peu plus de 1 M$ pour ce chantier caritatif, qui doit débuter en mars 2012 pour se compléter à l'automne.
«Les plans prévoient deux bâtiments en L résistants aux tremblements de terre. Le premier étage abritera les ateliers de maçonnerie, soudure et menuiserie, tandis que le second logera ceux de plomberie, électricité et réfrigération. Un autre bâtiment rectangulaire sera quant à lui réservé aux classes et bureaux. Cette construction permettra aux étudiants d’accéder à de vastes salles de bains, des douches et autres équipements sanitaires. Une passerelle reliera les deux toitures», explique M. Cellier.
Transmission du savoir
Le projet Haïti ayant pris de l'ampleur, c'est maintenant l'Association canadienne de la construction (ACC) qui chapeaute sa reconstruction, en collaboration avec l'ACQ, ainsi que l'Association de la construction de la Colombie-Britannique et l'organisme Constructeurs sans frontières. Il comporte un important volet de formation, si bien que peu d'intervenants d'ici y participeront directement sauf pour offrir de la supervision. Ce sont les élèves de l’école Lakay qui s'activeront sur le chantier, pour mettre en pratique leurs connaissances acquises lors d'échanges rendus possibles grâce au Fonds de formation de l’industrie de la construction (FFIC). Pareilles démarches se poursuivront sur place durant les travaux.
Entre temps, plusieurs enfants haïtiens vivent dans une zone préservée de l’école Lakay, qui continue ses opérations au moyen d’outils qui n’ont pas été abîmés ou volés. Une fois adultes, ils maîtriseront un métier qui aidera à la reconstruction d’un pays dévasté. Ce qui fait dire au président de l'ACQ, Jean Pouliot, que «grâce à la générosité de l’industrie canadienne de la construction, nous pourrons être fiers d’avoir contribué, un tant soit peu, à transmettre notre savoir afin d’aider le peuple haïtien.»
http://www.journalhabitation.com/Actualites/Construction/2011-12-31/article-2846264/Une-ecole-dHaiti-reconstruite-par-des-entrepreneurs-du-Quebec/1
Haiti-Emplois/2011 : En attendant de voir le « e » de « emploi » ?
P-au-P, 30 déc. 2011 [AlterPresse] --- Les administrations haïtiennes d’aujourd’hui et d’hier comptent beaucoup sur la sous-traitance pour résorber un chômage chronique qui touche en terme réel environ 70% de la population du pays, selon des observations concordantes d’économistes. Cette tendance s’est confirmée aussi bien avec le président René Préval qu’avec son successeur en mai 2011, Michel Martelly, tandis que la masse des chômeurs dans les villes pèse d’un certain poids dans la balance politique, comme on l’a vu lors des dernières élections présidentielles et législatives.
« Compter les œufs dans le ventre de la poule » [1]
L’installation controversée d’un nouveau parc industriel à Caracol, dans le nord du pays, devrait, selon les prévisions, occuper une bonne partie de la force de travail haïtienne en attente d’emplois.
Pour Martelly, la construction de ce parc industriel est un « modèle d’investissement » qui peut contribuer à la création de milliers d’emplois.
Sauf que, l’expérience n’est pas nouvelle. Dans un passé récent, les prévisions se sont fracassées sur la dure réalité de la concurrence en terme de conditions offertes pour attirer ces entreprises volatiles et peu intégrées à l’économie locale.
Les usines de sous-traitance, avec environ 50 000 emplois jusqu’à la fin de cette année, n’ont atteint qu’à moitié les objectifs évoqués par l’ancien président Préval, qui avait lancé le chiffre de 100.000 emplois dans ce secteur pour 2011.
Il est vrai que de 14.000 en 2006, plus de 26.000 personnes travaillaient en 2010 dans les usines du Parc industriel en périphérie de la capitale. 10.000 nouveaux emplois seraient donc créés en 2011 dans la sous-traitance.
Parvenu à la magistrature suprême de l’État, Martelly – qui entend faire de l’emploi l’un des principaux axes de son quinquénat – a promis la création de 500.000 "djob" en 36 mois. C’était à la fin du mois de novembre, à l’ouverture du 2e forum sur « les investissements en Haïti », tenu à Port-au-Prince. Outre la sous-traitance, le chef de l’État a alors insisté sur les infrastructures routières, l’agriculture et le tourisme.
Le chef du gouvernement, Garry Conille, est, quant à lui, allé jusqu’à promettre 1.630 000 emplois en trois ans, après avoir évoqué la création de 2,5 millions de postes de travail au bout de 4 ans.
Chômage et promesses d’emplois
Simple valse de chiffres ou des engagements fermes appuyés sur des calculs rationnels ? Les comportements ou les stratégies mises en œuvre portent à réfléchir sur les possibilités de matérialisation des prévisions avancées.
En fin d’année, l’initiative de l’administration Martelly de consacrer plus de 10.000.000 de dollars (tirés du trésor public ?) à des activités festives, à des opérations de distributions de cadeaux ou d’enveloppes alimentent la controverse.
Si des voix s’élèvent pour mettre en doute la durabilité de l’impact de ce genre d’initiative, on ne doute pas des retombées politiques de la démarche, qui, dans un contexte de chômage et de misère, bénéficie à coup sûr d’un niveau de réceptivité.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12133
« Compter les œufs dans le ventre de la poule » [1]
L’installation controversée d’un nouveau parc industriel à Caracol, dans le nord du pays, devrait, selon les prévisions, occuper une bonne partie de la force de travail haïtienne en attente d’emplois.
Pour Martelly, la construction de ce parc industriel est un « modèle d’investissement » qui peut contribuer à la création de milliers d’emplois.
Sauf que, l’expérience n’est pas nouvelle. Dans un passé récent, les prévisions se sont fracassées sur la dure réalité de la concurrence en terme de conditions offertes pour attirer ces entreprises volatiles et peu intégrées à l’économie locale.
Les usines de sous-traitance, avec environ 50 000 emplois jusqu’à la fin de cette année, n’ont atteint qu’à moitié les objectifs évoqués par l’ancien président Préval, qui avait lancé le chiffre de 100.000 emplois dans ce secteur pour 2011.
Il est vrai que de 14.000 en 2006, plus de 26.000 personnes travaillaient en 2010 dans les usines du Parc industriel en périphérie de la capitale. 10.000 nouveaux emplois seraient donc créés en 2011 dans la sous-traitance.
Parvenu à la magistrature suprême de l’État, Martelly – qui entend faire de l’emploi l’un des principaux axes de son quinquénat – a promis la création de 500.000 "djob" en 36 mois. C’était à la fin du mois de novembre, à l’ouverture du 2e forum sur « les investissements en Haïti », tenu à Port-au-Prince. Outre la sous-traitance, le chef de l’État a alors insisté sur les infrastructures routières, l’agriculture et le tourisme.
Le chef du gouvernement, Garry Conille, est, quant à lui, allé jusqu’à promettre 1.630 000 emplois en trois ans, après avoir évoqué la création de 2,5 millions de postes de travail au bout de 4 ans.
Chômage et promesses d’emplois
Simple valse de chiffres ou des engagements fermes appuyés sur des calculs rationnels ? Les comportements ou les stratégies mises en œuvre portent à réfléchir sur les possibilités de matérialisation des prévisions avancées.
En fin d’année, l’initiative de l’administration Martelly de consacrer plus de 10.000.000 de dollars (tirés du trésor public ?) à des activités festives, à des opérations de distributions de cadeaux ou d’enveloppes alimentent la controverse.
Si des voix s’élèvent pour mettre en doute la durabilité de l’impact de ce genre d’initiative, on ne doute pas des retombées politiques de la démarche, qui, dans un contexte de chômage et de misère, bénéficie à coup sûr d’un niveau de réceptivité.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12133
Haïti-Economie/2011 : Tâtonnements
P-au-P, 29 déc. 2011 [AlterPresse] --- L’année 2011, partagée entre l’administration de l’ancien président René Préval et celle de l’actuel chef d’État Michel Martelly, a été dominée, du point de vue économique, par des tâtonnements, dans un cadre apparemment inadapté aux performances souhaitées.
Si les autorités parlent de stabilité économique, les observateurs et des acteurs de l’économie ne sont pas tout-à-fait de cet avis, mettant en relief un certain nombre d’incertitudes et de soubresauts qui tendent à affecter l’évolution des transactions.
En fin d’année, le gouverneur de la Banque centrale, Charles Castel, réaffirme les prévisions pour l’année fiscale 2010-2011, qui tournent, selon lui, autour de 4.5 % de croissance, « tirés par les investissements publics et une poussée des exportations des produits manufacturés ».
Au moment où Castel, dont le mandat vient d’être renouvelé à la tête de la Banque centrale, a fait cette déclaration, les Banques commerciales privées sont confrontées à un problème de liquidité en dollars américains pour desservir la clientèle.
N’empêche : « Haïti a déjà rompu depuis cinq ans avec la stagnation économique », soutient le gouverneur, qui relève le maintien de « taux de croissance positifs ».
« C’est une vision très néolibérale, très monétarisme de la stabilité. Il n’y a pas vraiment de condition pour dynamiser l’économie haïtienne », rétorque le secrétaire exécutif de la Plate-forme de plaidoyer pour un développement alternatif (Papda), Camille Charlmers.
Pour lui, avec un « taux de croisssance basé sur l’aide internationale », la stabilité à laquelle fait référence Charles Castel, est « très étroite ».
Des citoyens interrogés par AlterPresse au niveau de la région métropolitaine ne perçoivent l’évolution de l’économie qu’à travers les débours qu’ils sont amenés à consentir pour pouvoir vivre au quotidien.
Ils se plaignent d’une augmentation sensible des prix des produits de premières nécessités au cours du deuxième semestre de l’année 2011 et de la hausse permanente des prix de l’immobilier.
Des économistes ont révélé que « les prix de l’alimentation et de l’essence (avec des variations momentanées) restent, tout le long de l’année 2011, en tête des postes de dépenses les plus importants de la population. »
Quels moments forts de l’économie haïtienne en 2011 ?
Les observateurs de la vie économique peinent à identifier des moments forts en 2011. Rien à signaler, disent certains, à part quelques forums pour solliciter l’investissement étranger, alors qu’autant sous Préval en fin de mandat que sous Martelly en début d’expérience, les projets ne semblent pas près de prendre corps.
Momentanément, il y a eu des injections de fonds dans l’économie, comme à travers le long processus des élections présidentielles et législatives, débuté en novembre 2010.
Le budget initial de ces élections avoisinait les 29 millions de dollars américains, selon le rapport de la mission d’information et de contacts de la francophonie. Les ¾ de ce budget ont été financés par la communauté internationale et le reste par le gouvernement haïtien.
Les appels officiels à l’aide internationale se sont multipliés dans le cadre du processus de la reconstruction du pays, dévasté, en partie, par le puissant séisme (7.3) du 12 janvier 2010.
En même temps, Michel Martelly, s’est donné, entre autres, pour objectif de capter un volume important d’investissement étranger, notamment dans le secteur de la sous-traitance, sans mettre en œuvre parallèlement les dispositions destinées à dynamiser l’investissement interne, alors que des statistiques indiquent que l’économie haïtienne repose à au moins 50% sur des investissements nationaux.
A la recherche d’un modèle ?
L’attente d’investisseurs internationaux pour créer des emplois s’articule à une perspective de plus grande privatisation. Depuis de nombreuses années, ce mouvement inexorable est en marche avec, par ailleurs, la remise au secteur privé de grandes entreprises d’État.
L’Electricité d’Haiti (ED’H), jusque-là épargnée, se trouverait aujourd’hui en situation difficile, selon le tableau présenté en fin d’année par son directeur général Garry Valdémar. Il indique que la compagnie perd 11 millions de dollars américains chaque mois. Les recettes mensuelles ne permettent de couvrir que 30% du budget d’exploitation.
Valdémar a bon espoir sur « l’aide internationale, notamment la Banque Interaméricaine de Développement (BID) » pour que cette situation s’améliore avec « la réhabilitation de plusieurs circuits de distribution et celle de la centrale hydroélectrique de Péligre ».
Le contraste est frappant avec la situation de Les Moulins d’Haiti (LMH), ancienne Minoterie d’Haiti qui a été privatisée en 1998. Le 15 décembre, en présence du président Martelly, les activités de l’entreprise, interrompues depuis le séisme, ont été relancées.
Martelly et le président du conseil d’administration de Les Moulins d’Haiti, Carl Braun, ont mis l’accent sur les opportunités économiques dont le pays va bénéficier avec la remise en branle de cette entreprise.
Des opportunités, certainement. Entre-temps rien ne se profile à l’horizon, en dehors de quelques fonds internationaux, pour soutenir ou viabiliser les petites et moyennes structures de production et de services en milieu urbain et rural, qui constituent la ceinture de l’économie.
Les plans ne semblent pas encore prendre en compte les potentialités de ces dernières, ni le dynamisme des uns et des autres qui ne cessent de guetter des opportunités et qui font de la reconstruction une affaire concrète au niveau individuel et familial. [sfd gp apr 29/12/2011 17 :15]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12131
Si les autorités parlent de stabilité économique, les observateurs et des acteurs de l’économie ne sont pas tout-à-fait de cet avis, mettant en relief un certain nombre d’incertitudes et de soubresauts qui tendent à affecter l’évolution des transactions.
En fin d’année, le gouverneur de la Banque centrale, Charles Castel, réaffirme les prévisions pour l’année fiscale 2010-2011, qui tournent, selon lui, autour de 4.5 % de croissance, « tirés par les investissements publics et une poussée des exportations des produits manufacturés ».
Au moment où Castel, dont le mandat vient d’être renouvelé à la tête de la Banque centrale, a fait cette déclaration, les Banques commerciales privées sont confrontées à un problème de liquidité en dollars américains pour desservir la clientèle.
N’empêche : « Haïti a déjà rompu depuis cinq ans avec la stagnation économique », soutient le gouverneur, qui relève le maintien de « taux de croissance positifs ».
« C’est une vision très néolibérale, très monétarisme de la stabilité. Il n’y a pas vraiment de condition pour dynamiser l’économie haïtienne », rétorque le secrétaire exécutif de la Plate-forme de plaidoyer pour un développement alternatif (Papda), Camille Charlmers.
Pour lui, avec un « taux de croisssance basé sur l’aide internationale », la stabilité à laquelle fait référence Charles Castel, est « très étroite ».
Des citoyens interrogés par AlterPresse au niveau de la région métropolitaine ne perçoivent l’évolution de l’économie qu’à travers les débours qu’ils sont amenés à consentir pour pouvoir vivre au quotidien.
Ils se plaignent d’une augmentation sensible des prix des produits de premières nécessités au cours du deuxième semestre de l’année 2011 et de la hausse permanente des prix de l’immobilier.
Des économistes ont révélé que « les prix de l’alimentation et de l’essence (avec des variations momentanées) restent, tout le long de l’année 2011, en tête des postes de dépenses les plus importants de la population. »
Quels moments forts de l’économie haïtienne en 2011 ?
Les observateurs de la vie économique peinent à identifier des moments forts en 2011. Rien à signaler, disent certains, à part quelques forums pour solliciter l’investissement étranger, alors qu’autant sous Préval en fin de mandat que sous Martelly en début d’expérience, les projets ne semblent pas près de prendre corps.
Momentanément, il y a eu des injections de fonds dans l’économie, comme à travers le long processus des élections présidentielles et législatives, débuté en novembre 2010.
Le budget initial de ces élections avoisinait les 29 millions de dollars américains, selon le rapport de la mission d’information et de contacts de la francophonie. Les ¾ de ce budget ont été financés par la communauté internationale et le reste par le gouvernement haïtien.
Les appels officiels à l’aide internationale se sont multipliés dans le cadre du processus de la reconstruction du pays, dévasté, en partie, par le puissant séisme (7.3) du 12 janvier 2010.
En même temps, Michel Martelly, s’est donné, entre autres, pour objectif de capter un volume important d’investissement étranger, notamment dans le secteur de la sous-traitance, sans mettre en œuvre parallèlement les dispositions destinées à dynamiser l’investissement interne, alors que des statistiques indiquent que l’économie haïtienne repose à au moins 50% sur des investissements nationaux.
A la recherche d’un modèle ?
L’attente d’investisseurs internationaux pour créer des emplois s’articule à une perspective de plus grande privatisation. Depuis de nombreuses années, ce mouvement inexorable est en marche avec, par ailleurs, la remise au secteur privé de grandes entreprises d’État.
L’Electricité d’Haiti (ED’H), jusque-là épargnée, se trouverait aujourd’hui en situation difficile, selon le tableau présenté en fin d’année par son directeur général Garry Valdémar. Il indique que la compagnie perd 11 millions de dollars américains chaque mois. Les recettes mensuelles ne permettent de couvrir que 30% du budget d’exploitation.
Valdémar a bon espoir sur « l’aide internationale, notamment la Banque Interaméricaine de Développement (BID) » pour que cette situation s’améliore avec « la réhabilitation de plusieurs circuits de distribution et celle de la centrale hydroélectrique de Péligre ».
Le contraste est frappant avec la situation de Les Moulins d’Haiti (LMH), ancienne Minoterie d’Haiti qui a été privatisée en 1998. Le 15 décembre, en présence du président Martelly, les activités de l’entreprise, interrompues depuis le séisme, ont été relancées.
Martelly et le président du conseil d’administration de Les Moulins d’Haiti, Carl Braun, ont mis l’accent sur les opportunités économiques dont le pays va bénéficier avec la remise en branle de cette entreprise.
Des opportunités, certainement. Entre-temps rien ne se profile à l’horizon, en dehors de quelques fonds internationaux, pour soutenir ou viabiliser les petites et moyennes structures de production et de services en milieu urbain et rural, qui constituent la ceinture de l’économie.
Les plans ne semblent pas encore prendre en compte les potentialités de ces dernières, ni le dynamisme des uns et des autres qui ne cessent de guetter des opportunités et qui font de la reconstruction une affaire concrète au niveau individuel et familial. [sfd gp apr 29/12/2011 17 :15]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12131
Haiti-Politique : Le CEP dissout
P-au-P., 30 déc. 2011 [AlterPresse] --- Le président Michel Martelly a procédé à la dissolution du Conseil Électoral Provisoire (CEP), selon ce qu’a annoncé le Bureau de communication de la présidence. Un arrêté en date du 29 décembre a rapporté celui du 16 octobre 2009 qui avait créé ce CEP, indique le Bureau.
Les membres du CEP doivent remettre à la direction générale de l’institution électorale tous les biens de l’État qui sont encore en leur possession, ajoute la même source.
Le président sortant du CPE, Gaillot Dorsinvil, est revenu le 26 décembre au siège de l’institution après des semaines d’absence, rapportent des médias de la capitale.
Les dernières élections présidentielles et législatives organisées par le CEP ont été sévèrement critiquées par divers secteurs politiques et sociaux qui ont dénoncé des irrégularités et des actes de fraude.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12135
Les membres du CEP doivent remettre à la direction générale de l’institution électorale tous les biens de l’État qui sont encore en leur possession, ajoute la même source.
Le président sortant du CPE, Gaillot Dorsinvil, est revenu le 26 décembre au siège de l’institution après des semaines d’absence, rapportent des médias de la capitale.
Les dernières élections présidentielles et législatives organisées par le CEP ont été sévèrement critiquées par divers secteurs politiques et sociaux qui ont dénoncé des irrégularités et des actes de fraude.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12135
Qui peut gerer le premier campus universitaire d’Haiti don de Republique Dominicaine le rectorat de l’UEH ou une instance indépendante ?
La polémique fait rage entre certains intellectuels haitiens et le Rectorat de l UEH sur la gestion de l’Université de Limonade Publié le samedi 31 décembre 2011
Haïti : Billet au rectorat de l’Université d’Etat d’Haïti
Rares sont les occasions historiques de notre pays qui donnent lieu à des débats d’idées qui font avancer le pays, en dehors de querelles partisanes. Aujourd’hui, l’idée de la décentralisation éducative au niveau de l’enseignement supérieur nous offre un moment unique comme société de débattre de la pertinence sociale et scientifique de nos universités et des défis auxquelles elles font face, en particulier le sous-financement chronique, le manque de professeur-chercheurs, la prolifération de carrières universitaires sans accréditation d’une autorité régulatrice, pour aboutir finalement à l’expatriation massive des diplômés. Aussi, sans vouloir répondre aux accusations portées contre ceux qui souhaitent que le Nord du pays dispose aujourd’hui d’une véritable université publique régionale, indépendante de l’UEH, je souhaite renforcer, si besoin en est, ce plaidoyer en faveur d’un modèle d’universités publiques régionales à travers un récent article paru dans Le Nouvelliste en date du 5 décembre 2011.
En réalité, ce débat est un vieux débat du monde universitaire, car pratiquement plus aucun pays ne confie le monopole de l’enseignement supérieur public à une seule entité.
En 2010, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique du Mali, posant la première pierre de la construction d’une université publique régionale dotée d’un amphithéâtre de 500 places rappelait que « le Gouvernement en décidant de la création de l’Université régionale de Ségou, compte tenu de ses énormes potentialités agroindustrielles, s’attend à ce qu’elle apporte une solution à la trop forte concentration d’étudiants à Bamako.
Aussi, devrait-elle permettre d’accompagner avantageusement ce processus de décentralisation en cours en contribuant à y fixer les compétences tout en y stimulant une activité intellectuelle et économique ».
Même discours au Cameroun qui compte 7 (sept) universités publiques régionales issues de l’éclatement de l’Université du Cameroun de Yaoundé grâce à la réforme de l’enseignement supérieur de 1993.
Même discours au Bénin qui s’apprête à inaugurer l’Université publique de Porto-Novo sur 20 hectares construite en dehors de la capitale Cotonou.
Plus près de nous, je souhaite rappeler une fois de plus le modèle cubain, qui a fait le choix depuis toujours de ne pas confier le monopole d’état à une seule institution en matière d’enseignement supérieur.
En 1960 ce pays comptait déjà 3 universités d’état régionales, totalement indépendantes les unes des autres, ce qui a grandement favorisé un plus grand accès, une plus grande équité au système universitaire et ainsi une plus grande pertinence socio-économique.
Cette réalité est bien le modèle dominant en Amérique latine, en Amérique du Nord. La Bolivie a opté pour un modèle de 10 universités publiques dans chaque région du pays.
Le consortium des recteurs des universités d’Etat du Chili qui compte déjà 16 institutions publiques à travers le pays vient de déclarer le 16 décembre dernier que c’était loin d’être suffisant et que chaque région au Chili devrait à terme avoir une université d’Etat pour « garantir une société démocratique, pluraliste et participatif » selon son vice-président Juan Manuel Zolezzi.
Certes, il n’existe aucun modèle parfait, mais il est de notoriété les modèles qui ne sont plus totalement en phase avec les réalités actuelles.
Je veux bien être nostalgique de ce modèle qu’était l’UEH, la seule université publique du pays quand le pays entier ne comptait que 1000 bacheliers par an, dont 90% passaient leur bacc à Port-au-Prince, tous issus des excellents lycées d’antan et des rares collèges religieux.
Mais, aujourd’hui, le pays a bien changé avec l’explosion de la demande sociale d’éducation à tous les niveaux, partout à travers le pays.
Avec plus de 120,000 bacheliers par année, il est donc difficile de prêcher pour un monopole qu’il soit public ou privé tenant compte de nos faibles taux d’accès à tous les niveaux d’enseignement.
Des milliers de jeunes haïtiens frappent chaque année aux portes de l’enseignement supérieur dans un pays qui a tant besoin de cadres et de scientifiques pour son développement.
Un nombre de plus en plus croissant de bacheliers, faute d’une offre universitaire adaptée à leur besoins et à ceux de leurs parents font le choix de s’expatrier et risquent de ne plus revenir.
Dans ce contexte, Haïti mérite plusieurs universités d’excellence, en particulier un réseau d’universités publiques régionales etc..
Certes, ceci n’est viable aussi que dans un contexte où ces universités régionales sont ancrées au coeur d’un bassin économique facilitant des financements de proximité complémentaires au trésor public et offrant aux diplômés des opportunités d’emplois capables de transformer à leur tour leur milieu.
Restera le défi de pouvoir mobiliser nos chercheurs, professeurs de la diaspora à temps plein ou à temps partiel pour participer à cet effort de décentralisation et d’appui à nos universités, incluant l’UEH.
Défi possible au regard des premiers intérêts manifestés par bon nombre d’entre eux et également par certains partenaires universitaires internationaux à condition d’avoir un projet académique responsable et sérieux.
Le débat reste ouvert, la solution complexe, mais de grâce, ne nous trompons pas de sujet. Nos étudiants et les futures générations méritent définitivement mieux.
Nesmy Manigat 27 decembre 2011
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8406
Haïti : Billet au rectorat de l’Université d’Etat d’Haïti
Rares sont les occasions historiques de notre pays qui donnent lieu à des débats d’idées qui font avancer le pays, en dehors de querelles partisanes. Aujourd’hui, l’idée de la décentralisation éducative au niveau de l’enseignement supérieur nous offre un moment unique comme société de débattre de la pertinence sociale et scientifique de nos universités et des défis auxquelles elles font face, en particulier le sous-financement chronique, le manque de professeur-chercheurs, la prolifération de carrières universitaires sans accréditation d’une autorité régulatrice, pour aboutir finalement à l’expatriation massive des diplômés. Aussi, sans vouloir répondre aux accusations portées contre ceux qui souhaitent que le Nord du pays dispose aujourd’hui d’une véritable université publique régionale, indépendante de l’UEH, je souhaite renforcer, si besoin en est, ce plaidoyer en faveur d’un modèle d’universités publiques régionales à travers un récent article paru dans Le Nouvelliste en date du 5 décembre 2011.
En réalité, ce débat est un vieux débat du monde universitaire, car pratiquement plus aucun pays ne confie le monopole de l’enseignement supérieur public à une seule entité.
En 2010, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique du Mali, posant la première pierre de la construction d’une université publique régionale dotée d’un amphithéâtre de 500 places rappelait que « le Gouvernement en décidant de la création de l’Université régionale de Ségou, compte tenu de ses énormes potentialités agroindustrielles, s’attend à ce qu’elle apporte une solution à la trop forte concentration d’étudiants à Bamako.
Aussi, devrait-elle permettre d’accompagner avantageusement ce processus de décentralisation en cours en contribuant à y fixer les compétences tout en y stimulant une activité intellectuelle et économique ».
Même discours au Cameroun qui compte 7 (sept) universités publiques régionales issues de l’éclatement de l’Université du Cameroun de Yaoundé grâce à la réforme de l’enseignement supérieur de 1993.
Même discours au Bénin qui s’apprête à inaugurer l’Université publique de Porto-Novo sur 20 hectares construite en dehors de la capitale Cotonou.
Plus près de nous, je souhaite rappeler une fois de plus le modèle cubain, qui a fait le choix depuis toujours de ne pas confier le monopole d’état à une seule institution en matière d’enseignement supérieur.
En 1960 ce pays comptait déjà 3 universités d’état régionales, totalement indépendantes les unes des autres, ce qui a grandement favorisé un plus grand accès, une plus grande équité au système universitaire et ainsi une plus grande pertinence socio-économique.
Cette réalité est bien le modèle dominant en Amérique latine, en Amérique du Nord. La Bolivie a opté pour un modèle de 10 universités publiques dans chaque région du pays.
Le consortium des recteurs des universités d’Etat du Chili qui compte déjà 16 institutions publiques à travers le pays vient de déclarer le 16 décembre dernier que c’était loin d’être suffisant et que chaque région au Chili devrait à terme avoir une université d’Etat pour « garantir une société démocratique, pluraliste et participatif » selon son vice-président Juan Manuel Zolezzi.
Certes, il n’existe aucun modèle parfait, mais il est de notoriété les modèles qui ne sont plus totalement en phase avec les réalités actuelles.
Je veux bien être nostalgique de ce modèle qu’était l’UEH, la seule université publique du pays quand le pays entier ne comptait que 1000 bacheliers par an, dont 90% passaient leur bacc à Port-au-Prince, tous issus des excellents lycées d’antan et des rares collèges religieux.
Mais, aujourd’hui, le pays a bien changé avec l’explosion de la demande sociale d’éducation à tous les niveaux, partout à travers le pays.
Avec plus de 120,000 bacheliers par année, il est donc difficile de prêcher pour un monopole qu’il soit public ou privé tenant compte de nos faibles taux d’accès à tous les niveaux d’enseignement.
Des milliers de jeunes haïtiens frappent chaque année aux portes de l’enseignement supérieur dans un pays qui a tant besoin de cadres et de scientifiques pour son développement.
Un nombre de plus en plus croissant de bacheliers, faute d’une offre universitaire adaptée à leur besoins et à ceux de leurs parents font le choix de s’expatrier et risquent de ne plus revenir.
Dans ce contexte, Haïti mérite plusieurs universités d’excellence, en particulier un réseau d’universités publiques régionales etc..
Certes, ceci n’est viable aussi que dans un contexte où ces universités régionales sont ancrées au coeur d’un bassin économique facilitant des financements de proximité complémentaires au trésor public et offrant aux diplômés des opportunités d’emplois capables de transformer à leur tour leur milieu.
Restera le défi de pouvoir mobiliser nos chercheurs, professeurs de la diaspora à temps plein ou à temps partiel pour participer à cet effort de décentralisation et d’appui à nos universités, incluant l’UEH.
Défi possible au regard des premiers intérêts manifestés par bon nombre d’entre eux et également par certains partenaires universitaires internationaux à condition d’avoir un projet académique responsable et sérieux.
Le débat reste ouvert, la solution complexe, mais de grâce, ne nous trompons pas de sujet. Nos étudiants et les futures générations méritent définitivement mieux.
Nesmy Manigat 27 decembre 2011
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8406
2011 : Une année charnière pour Haïti et la MINUSTAH
30 décembre 2011 Avec de nouveaux dirigeants engagés dans la reconstruction « un an après », Haïti a renoué, en 2011, avec l’espoir. Cela se traduit par les nombreux défis -politiques, sociaux ou économiques- qu’il a fallu relever.
L’organisation, en mars, du second tour des élections présidentielle et législatives a abouti, quelques semaines plus tard, à la victoire de Michel Joseph Martelly qui a prêté serment, le 14 mai, pour devenir le 56e Président de la République d’Haïti.
Parallèlement, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), laquelle est présente dans le pays depuis 2004, a également accueilli son nouveau Représentant spécial, le Chilien Mariano Fernández Amunátegui. Nommé le 16 mai par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, il a succédé à Edmond Mulet, du Guatemala, dont le mandat s’est achevé le 31 mai 2011.
Et c’est main dans la main, que la MINUSTAH et les autorités ont abordé les nombreux chantiers pour relever le pays après le séisme de janvier 2010. Que ce soit dans des cadres bien définis comme le « Mémorandum d’Accord entre la MINUSTAH et le Gouvernement haïtien concernant un appui logistique de la MINUSTAH au gouvernement haïtien », signé le 20 avril 2011. Ou dans la foulée de diverses initiatives visant à améliorer les conditions de vie des plus vulnérables, notamment les enfants et les femmes, comme cela est défini dans la Résolution 1927 du Conseil de Sécurité des Nations Unies datant du 4 juin 2010.
Ou encore l’établissement d’un Etat de droit qui se traduit entre autres par la professionnalisation de la Police Nationale d’Haïti (PNH).
Et pour qu’Haïti ne soit pas oubliée par la communauté internationale, de nombreuses personnalités y ont effectué des visites au cours desquelles elles ont plaidé pour les droits de l’homme, l’environnement, l’éducation et davantage de dons au profit du pays.
Quant à la MINUSTAH, pour consolider les progrès accomplis, son mandat a été prorogé d’une année supplémentaire, le 14 octobre dernier, dans le cadre de la Résolution 2012 du Conseil de Sécurité. Car bien que « précaire, la situation d’ensemble en matière de sécurité s’est améliorée ».
http://minustah.org/?p=33423
L’organisation, en mars, du second tour des élections présidentielle et législatives a abouti, quelques semaines plus tard, à la victoire de Michel Joseph Martelly qui a prêté serment, le 14 mai, pour devenir le 56e Président de la République d’Haïti.
Parallèlement, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), laquelle est présente dans le pays depuis 2004, a également accueilli son nouveau Représentant spécial, le Chilien Mariano Fernández Amunátegui. Nommé le 16 mai par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, il a succédé à Edmond Mulet, du Guatemala, dont le mandat s’est achevé le 31 mai 2011.
Et c’est main dans la main, que la MINUSTAH et les autorités ont abordé les nombreux chantiers pour relever le pays après le séisme de janvier 2010. Que ce soit dans des cadres bien définis comme le « Mémorandum d’Accord entre la MINUSTAH et le Gouvernement haïtien concernant un appui logistique de la MINUSTAH au gouvernement haïtien », signé le 20 avril 2011. Ou dans la foulée de diverses initiatives visant à améliorer les conditions de vie des plus vulnérables, notamment les enfants et les femmes, comme cela est défini dans la Résolution 1927 du Conseil de Sécurité des Nations Unies datant du 4 juin 2010.
Ou encore l’établissement d’un Etat de droit qui se traduit entre autres par la professionnalisation de la Police Nationale d’Haïti (PNH).
Et pour qu’Haïti ne soit pas oubliée par la communauté internationale, de nombreuses personnalités y ont effectué des visites au cours desquelles elles ont plaidé pour les droits de l’homme, l’environnement, l’éducation et davantage de dons au profit du pays.
Quant à la MINUSTAH, pour consolider les progrès accomplis, son mandat a été prorogé d’une année supplémentaire, le 14 octobre dernier, dans le cadre de la Résolution 2012 du Conseil de Sécurité. Car bien que « précaire, la situation d’ensemble en matière de sécurité s’est améliorée ».
http://minustah.org/?p=33423
Le gouvernement entend supprimer les visas d'entrée pour les dominicains, panaméens et colombiens
Les autorités haïtiennes ont adopté une première disposition légale en vue d'encourager l'arrivée des investisseurs étrangers et des touristes. Les ressortissants dominicains, panaméens et colombiens détenteurs de visas Shengen, américain ou canadien ne seront plus contraint d'obtenir un visa d'entrée dans le pays. La nouvelle disposition entrera en vigueur le 10 janvier 2012 informe le chancelier haïtien, Laurent Lamothe, soulignant qu'il s'agit d'une décision gouvernementale impliquant les ministères des affaires étrangères, du tourisme et de l'intérieur. M. Lamothe assure que cette disposition est un pas important puisqu'elle permet d'éliminer une étape dans le processus d'exploration du marché haïtien par les hommes d'affaires de ces pays.
La ministre du tourisme, Stéphanie Balmir Vildrouin, fait remarquer que cette disposition est un " incentive" important puisqu'il réduira les coûts considérablement les coûts pour les touristes. Une famille de 5 personnes devrait débourser environ 500 dollars uniquement pour l'obtention de visa d'entrée.
Elle s'attend à une augmentation sensible des touristes dominicains en raison de cette disposition. Il y a de nombreux dominicains de la classe moyenne qui rêvent de visiter Haïti, insiste t-elle.
Il s'agit en réalité d'une réciprocité. Le gouvernement dominicain avait depuis deux ans ouvert les frontières aux haïtiens détenteurs de visas américains. La ministre du tourisme assure que cette disposition permettra de mettre en place des packages entre Haïti et la République Dominicaine pour les touristes étrangers.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20159
La ministre du tourisme, Stéphanie Balmir Vildrouin, fait remarquer que cette disposition est un " incentive" important puisqu'il réduira les coûts considérablement les coûts pour les touristes. Une famille de 5 personnes devrait débourser environ 500 dollars uniquement pour l'obtention de visa d'entrée.
Elle s'attend à une augmentation sensible des touristes dominicains en raison de cette disposition. Il y a de nombreux dominicains de la classe moyenne qui rêvent de visiter Haïti, insiste t-elle.
Il s'agit en réalité d'une réciprocité. Le gouvernement dominicain avait depuis deux ans ouvert les frontières aux haïtiens détenteurs de visas américains. La ministre du tourisme assure que cette disposition permettra de mettre en place des packages entre Haïti et la République Dominicaine pour les touristes étrangers.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20159
Une «game haïtienne»?
Jean-Christophe Laurence, La Presse
Comme cadeau de Noël, on a vu mieux.
Deux mois après avoir reçu l'aval du CRTC pour sa chaîne de télé ethnique en français (Diversité TV), Fabienne Colas fait l'objet d'une poursuite.
Ainsi que nous l'apprend le site Média Mosaïque, la productrice et son partenaire, Émile Castonguay, sont accusés d'avoir plagié le projet de L'Autre TV créé par Madeleine Bégon. Cette dernière leur réclame plus d'un million de dollars pour «contrefaçon» et «autres dommages».
«On parle de droits d'auteur et de quatre années de travail», affirme Mme Bégon, une enseignante d'origine haïtienne qui vit depuis 30 ans au Québec. «C'est de la concurrence déloyale!»
Mme Bégon prétend avoir invité Mme Colas à se joindre à L'Autre TV il y a deux ans. Elle aimait l'énergie et le bagout de la jeune organisatrice culturelle. «C'était une bonne vendeuse. Je lui ai ouvert la porte» dit-elle.
Mais la rencontre n'a pas eu de suite et, à sa grande surprise, Mme Colas s'est présentée devant le CRTC il y a six mois avec un projet qui ressemblait étrangement au sien.
Mme Bégon admet qu'elle n'a pas le monopole de la diversité. Mais elle ajoute qu'il y a des limites à la copie conforme. «Les deux projets sont quasiment identiques, dit-elle. C'est la même mission, la même vision, la même articulation, les mêmes commanditaires et la même clientèle visée. Tout est textuellement pareil.»
On soulignera qu'après quatre ans, Mme Bégon n'avait toujours pas fait sa demande de licence au CRTC, laissant ainsi le champ libre à d'éventuels compétiteurs. Si la gestation fut si longue, dit-elle, c'est qu'il a fallu «valider le besoin» et «justifier le projet» auprès des décideurs et des acteurs du Montréal multiculturel. Une démarche à l'inverse de celle de Mme Colas, qui a agi vite et qui aura les 48 prochains mois pour mettre sa chaîne en branle.
Bien connue pour son dynamisme et ses événements culturels (Festival du film Black, Festival du film haïtien, Haïti en folie), Fabienne Colas se borne pour sa part à décrire tout cela comme une «game haïtienne», sous-entendant que sa communauté n'en est pas à la première querelle du genre.
«Il est encore trop tôt pour se prononcer, ajoute-t-elle. Tout ce que je peux dire, c'est qu'on va aller jusqu'au bout parce que la plaisanterie a assez duré.»
De son côté, le CRTC considère que cette poursuite ne le concerne pas. Au bureau de l'organisme, on préfère plutôt renvoyer les deux parties dos à dos. «La protection des genres ne s'applique pas à des chaînes de ce type-là [catégorie B]. En d'autres mots, elles peuvent être en concurrence l'une avec l'autre, explique le porte-parole Denis Carmel. Si L'Autre TV n'a pas fait de demande de licence, libre à eux de le faire...»
CPAM retrouve la voix
Comme cadeau de Noël, on a vu pire.
Trois mois après avoir été débranchée de jour, la radio haïtienne CPAM est de retour à temps plein.
La nouvelle réjouit son directeur, Jean-Ernest Pierre, qui est passé bien près de la catastrophe financière. «C'est un cadeau pour l'auditoire haïtien et un soulagement total pour moi. On s'en allait droit vers la faillite.» Soulagement également pour les commerces de la communauté, qui avaient vu leur chiffre d'affaires diminuer en l'absence de cette courroie publicitaire unique.
Parlons cependant d'une demi-victoire. Malgré les ajustements techniques, des interférences subsistent avec le commerce voisin. CPAM ne peut donc plus diffuser à sa pleine puissance pendant la journée, son signal ayant été réduit de 1000 à 500 watts.
Toutes nos pensées aux chauffeurs de taxi haïtiens, qui ne pourront plus «pogner» la station dans leur véhicule.
***
Pour un Noël pluriel
Vous n'avez pas les moyens de voyager, mais avez envie de fêter Noël autrement? Voici nos suggestions.
- Avec les Congolais
Le Congo est le seul pays africain à avoir un rite catholique particulier (autorisé par le Vatican). En plus de la chorale, il y aura beaucoup de rythme et de danse. On mettra l'accent sur le roi mage «black» Balthazar et on rendra hommage à quelques saints et bienheureux africains. Demain à midi, église Notre-Dame-des-Anges (12 325, rue Serre, angle boul. Gouin O., face à l'hôpital du Sacré-Coeur).
- Avec les Mohawks
Kateri Tekakwitha va être canonisée? C'est le temps d'aller prier sur sa tombe. L'église Saint-François-Xavier de Kahnawake célèbre une messe aujourd'hui, 24 décembre, à 20h, et demain à 9h30. Le service est en anglais, mais la chorale chante en mohawk. Cherchez le clocher, il n'y a pas d'adresse dans la réserve.
- Avec les évangélistes haïtiens
Pas de messe de minuit à proprement parler, mais des «actions de grâce» qui ont lieu tous les soirs du 25 au 31 décembre. Chorale gospel, groupe de musiciens (avec basse et batterie). Morceaux spéciaux. Église Eben Ezer, 2526, avenue Charland.
- Avec les orthodoxes éthiopiens
Un rite millénaire qui ne ressemble à rien de connu. Peut-être la plus dépaysante de toutes les messes chrétiennes. Le 6 janvier, de 20h à minuit. 4020, av. Hingston, NDG.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/dossiers/montreal-pluriel/201112/24/01-4480790-une-game-haitienne.php
Jean-Christophe Laurence, La Presse
Comme cadeau de Noël, on a vu mieux.
Deux mois après avoir reçu l'aval du CRTC pour sa chaîne de télé ethnique en français (Diversité TV), Fabienne Colas fait l'objet d'une poursuite.
Ainsi que nous l'apprend le site Média Mosaïque, la productrice et son partenaire, Émile Castonguay, sont accusés d'avoir plagié le projet de L'Autre TV créé par Madeleine Bégon. Cette dernière leur réclame plus d'un million de dollars pour «contrefaçon» et «autres dommages».
«On parle de droits d'auteur et de quatre années de travail», affirme Mme Bégon, une enseignante d'origine haïtienne qui vit depuis 30 ans au Québec. «C'est de la concurrence déloyale!»
Mme Bégon prétend avoir invité Mme Colas à se joindre à L'Autre TV il y a deux ans. Elle aimait l'énergie et le bagout de la jeune organisatrice culturelle. «C'était une bonne vendeuse. Je lui ai ouvert la porte» dit-elle.
Mais la rencontre n'a pas eu de suite et, à sa grande surprise, Mme Colas s'est présentée devant le CRTC il y a six mois avec un projet qui ressemblait étrangement au sien.
Mme Bégon admet qu'elle n'a pas le monopole de la diversité. Mais elle ajoute qu'il y a des limites à la copie conforme. «Les deux projets sont quasiment identiques, dit-elle. C'est la même mission, la même vision, la même articulation, les mêmes commanditaires et la même clientèle visée. Tout est textuellement pareil.»
On soulignera qu'après quatre ans, Mme Bégon n'avait toujours pas fait sa demande de licence au CRTC, laissant ainsi le champ libre à d'éventuels compétiteurs. Si la gestation fut si longue, dit-elle, c'est qu'il a fallu «valider le besoin» et «justifier le projet» auprès des décideurs et des acteurs du Montréal multiculturel. Une démarche à l'inverse de celle de Mme Colas, qui a agi vite et qui aura les 48 prochains mois pour mettre sa chaîne en branle.
Bien connue pour son dynamisme et ses événements culturels (Festival du film Black, Festival du film haïtien, Haïti en folie), Fabienne Colas se borne pour sa part à décrire tout cela comme une «game haïtienne», sous-entendant que sa communauté n'en est pas à la première querelle du genre.
«Il est encore trop tôt pour se prononcer, ajoute-t-elle. Tout ce que je peux dire, c'est qu'on va aller jusqu'au bout parce que la plaisanterie a assez duré.»
De son côté, le CRTC considère que cette poursuite ne le concerne pas. Au bureau de l'organisme, on préfère plutôt renvoyer les deux parties dos à dos. «La protection des genres ne s'applique pas à des chaînes de ce type-là [catégorie B]. En d'autres mots, elles peuvent être en concurrence l'une avec l'autre, explique le porte-parole Denis Carmel. Si L'Autre TV n'a pas fait de demande de licence, libre à eux de le faire...»
CPAM retrouve la voix
Comme cadeau de Noël, on a vu pire.
Trois mois après avoir été débranchée de jour, la radio haïtienne CPAM est de retour à temps plein.
La nouvelle réjouit son directeur, Jean-Ernest Pierre, qui est passé bien près de la catastrophe financière. «C'est un cadeau pour l'auditoire haïtien et un soulagement total pour moi. On s'en allait droit vers la faillite.» Soulagement également pour les commerces de la communauté, qui avaient vu leur chiffre d'affaires diminuer en l'absence de cette courroie publicitaire unique.
Parlons cependant d'une demi-victoire. Malgré les ajustements techniques, des interférences subsistent avec le commerce voisin. CPAM ne peut donc plus diffuser à sa pleine puissance pendant la journée, son signal ayant été réduit de 1000 à 500 watts.
Toutes nos pensées aux chauffeurs de taxi haïtiens, qui ne pourront plus «pogner» la station dans leur véhicule.
***
Pour un Noël pluriel
Vous n'avez pas les moyens de voyager, mais avez envie de fêter Noël autrement? Voici nos suggestions.
- Avec les Congolais
Le Congo est le seul pays africain à avoir un rite catholique particulier (autorisé par le Vatican). En plus de la chorale, il y aura beaucoup de rythme et de danse. On mettra l'accent sur le roi mage «black» Balthazar et on rendra hommage à quelques saints et bienheureux africains. Demain à midi, église Notre-Dame-des-Anges (12 325, rue Serre, angle boul. Gouin O., face à l'hôpital du Sacré-Coeur).
- Avec les Mohawks
Kateri Tekakwitha va être canonisée? C'est le temps d'aller prier sur sa tombe. L'église Saint-François-Xavier de Kahnawake célèbre une messe aujourd'hui, 24 décembre, à 20h, et demain à 9h30. Le service est en anglais, mais la chorale chante en mohawk. Cherchez le clocher, il n'y a pas d'adresse dans la réserve.
- Avec les évangélistes haïtiens
Pas de messe de minuit à proprement parler, mais des «actions de grâce» qui ont lieu tous les soirs du 25 au 31 décembre. Chorale gospel, groupe de musiciens (avec basse et batterie). Morceaux spéciaux. Église Eben Ezer, 2526, avenue Charland.
- Avec les orthodoxes éthiopiens
Un rite millénaire qui ne ressemble à rien de connu. Peut-être la plus dépaysante de toutes les messes chrétiennes. Le 6 janvier, de 20h à minuit. 4020, av. Hingston, NDG.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/dossiers/montreal-pluriel/201112/24/01-4480790-une-game-haitienne.php
vendredi 30 décembre 2011
As Haiti rebuilds, what it needs is tourism dollars
By MARTINE ST-VICTOR,
The Gazette December 30, 2011 is a communication strategist in Montreal, specializing in the arts and pop culture, and a self-appointed brand ambassador for the north of Haiti.
I landed here in Haiti's second-biggest city, land of my ancestors, on a hot day wearing Chuck Taylors and aviator Ray-Bans. I was home away from home.
I hadn't been here since a few months before the 2010 earthquake. Since then, I had been scratching to come back for many reasons, but mostly because my memories of Haiti had nothing to do with the images of desperation and crumbled monuments that we all saw after that catastrophe.
Yes, there has been a disaster. But now, there's reconstruction. And there's buzz. Designer Donna Karan has been here many times in the past two years, working with artisans and making beautiful jewelry and fashion. Actor Ben Stiller just signed a deal with mobile telecommunication mogul Digicel to build eight schools. Former U.S. president Bill Clinton has been here so many times he says he's now addicted to Haitian coffee - and why wouldn't he be? Haitian coffee is delicious, and eventually Starbucks will make a note of that.
Sean Penn, Maria Bello, Oprah Winfrey and other stars have all been here recently, making a difference and making Haiti look like a busy night at Mr. Chow's. As a publicist, I recognize these might be PR moves. Or not. Either way, motive matters little: I'm just happy these celebrities make the trip, as they usually do so with media in tow. I don't want Haiti to be forgotten. And if that means having People magazine around, then so be it.
Cap-Haïtien - or Okap, as it is known in Creole - is in the north of Haiti. It is rich in history and in culture. Its beaches, like Cormier and Labadie, will make you forget political turmoil and economic crisis. But mostly it is the Capois who will win you over. This simple and authentic city has an "it" factor that, along with all the tourism development being planned, will make you come back.
You know who is rumoured to be coming to Cap-Haïtien in a few days? Robert De Niro. The thespian and man behind many some of the coolest spots and events in Gotham is now thinking of opening a hotel here and - well, if he can do in Cap-Haïtien what he's done in TriBeCa post 9/11, sign me up!
President Michel Martelly has a slogan: "Haiti's open for business." And it is. Business includes tourism. The beaches here are pristine. The food is delicious. The art is breathtaking. The culture is rich. And you already know about the people, because if you live in Quebec, you have at least one friend of Haitian origin.
The naysayers will remind you there has been violence here. And there has, just like in Mexico, Jamaica and the Dominican Republic. That hasn't stopped people from going to Cancun, Ocho Rios and Punta Cana, has it?
Giving money to a nongovernmental organization working in Haiti helps. It really does.
But so will your tourist dollars.
© Copyright (c) The Montreal Gazette
http://www.montrealgazette.com/travel/Haiti+rebuilds+what+needs+tourism+dollars/5926087/story.html
The Gazette December 30, 2011 is a communication strategist in Montreal, specializing in the arts and pop culture, and a self-appointed brand ambassador for the north of Haiti.
I landed here in Haiti's second-biggest city, land of my ancestors, on a hot day wearing Chuck Taylors and aviator Ray-Bans. I was home away from home.
I hadn't been here since a few months before the 2010 earthquake. Since then, I had been scratching to come back for many reasons, but mostly because my memories of Haiti had nothing to do with the images of desperation and crumbled monuments that we all saw after that catastrophe.
Yes, there has been a disaster. But now, there's reconstruction. And there's buzz. Designer Donna Karan has been here many times in the past two years, working with artisans and making beautiful jewelry and fashion. Actor Ben Stiller just signed a deal with mobile telecommunication mogul Digicel to build eight schools. Former U.S. president Bill Clinton has been here so many times he says he's now addicted to Haitian coffee - and why wouldn't he be? Haitian coffee is delicious, and eventually Starbucks will make a note of that.
Sean Penn, Maria Bello, Oprah Winfrey and other stars have all been here recently, making a difference and making Haiti look like a busy night at Mr. Chow's. As a publicist, I recognize these might be PR moves. Or not. Either way, motive matters little: I'm just happy these celebrities make the trip, as they usually do so with media in tow. I don't want Haiti to be forgotten. And if that means having People magazine around, then so be it.
Cap-Haïtien - or Okap, as it is known in Creole - is in the north of Haiti. It is rich in history and in culture. Its beaches, like Cormier and Labadie, will make you forget political turmoil and economic crisis. But mostly it is the Capois who will win you over. This simple and authentic city has an "it" factor that, along with all the tourism development being planned, will make you come back.
You know who is rumoured to be coming to Cap-Haïtien in a few days? Robert De Niro. The thespian and man behind many some of the coolest spots and events in Gotham is now thinking of opening a hotel here and - well, if he can do in Cap-Haïtien what he's done in TriBeCa post 9/11, sign me up!
President Michel Martelly has a slogan: "Haiti's open for business." And it is. Business includes tourism. The beaches here are pristine. The food is delicious. The art is breathtaking. The culture is rich. And you already know about the people, because if you live in Quebec, you have at least one friend of Haitian origin.
The naysayers will remind you there has been violence here. And there has, just like in Mexico, Jamaica and the Dominican Republic. That hasn't stopped people from going to Cancun, Ocho Rios and Punta Cana, has it?
Giving money to a nongovernmental organization working in Haiti helps. It really does.
But so will your tourist dollars.
© Copyright (c) The Montreal Gazette
http://www.montrealgazette.com/travel/Haiti+rebuilds+what+needs+tourism+dollars/5926087/story.html
Haiti’s Tragic History
By ADAM HOCHSCHILD
Published: December 29, 2011
For the better part of two centuries, outsiders have been offering explanations that range from racist to learned-sounding — the supposed inferiority of blacks, the heritage of slavery, overpopulation — for why Haiti remains the poorest country in the Western Hemisphere. None of these work: nearby Barbados has a greater population density, and about 90 percent of its people are descended from slaves, yet it outranks all but two nations in Latin America on the United Nations Human Development Index. Neither Barbados nor any other country, however, had so traumatic and crippling a birth as Haiti.
HAITI....The Aftershocks of History
By Laurent Dubois
François (Papa Doc) Duvalier, foreground, relied on the violence of the Tontons Macoute to hold on to power.
As a French possession, it was once the most lucrative colony on earth, producing nearly one-third of the world’s sugar and more than half its coffee. All, of course, with the labor of slaves. And slavery in the Caribbean was particularly harsh: tropical diseases were rife, there was no winter respite from 12-hour workdays under the broiling sun, and the planters preferred to replenish their labor force by working their slaves to death over a decade or two and then buying new ones.
In 1791, what today is Haiti became the scene of the largest slave revolt in history. Over the next 13 years, the rebels fought off three successive attempts to re-enslave them. The first was by local planters and French soldiers, aided by arms from the United States, whose president and secretary of state, George Washington and Thomas Jefferson, were both slave owners horrified by the uprising.
The second was by the British, at war with France and eager for fertile sugar land and slaves to work it. And finally, after he took power, Napoleon tried to recapture the territory as a French colony and restore slavery.
Ill-armed, barefoot and hungry, the rebels fought against huge odds: Britain dispatched an armada of 218 ships to the Caribbean, and its troops battled for five years before withdrawing; Napoleon sent the largest force that had ever set sail from France, losing more than 50,000 soldiers and 18 generals to combat and disease.
The former slaves lost even more lives defeating these invasions, and no country came to their aid. This blood-soaked period also included a horrific civil war, periods of near famine, and the massacre or flight into exile of most educated people and skilled workers of any color.
By the time Haiti declared independence in 1804, many of its fields, towns and sugar mills were in ruins and its population shrunken by more than half. The Haitian Revolution, as it is known today, was a great inspiration to slaves still in bondage throughout the Americas, but it was devastating to the country itself.
For a gripping narrative of that period, there are few better places to turn than “Avengers of the New World: The Story of the Haitian Revolution,” by Laurent Dubois, a Duke University scholar of the French Caribbean. Now Dubois has brought Haiti’s story up to the present in an equally well-written new book, “Haiti: The Aftershocks of History,” which is enriched by his careful attention to what Haitian intellectuals have had to say about their country over the last two centuries.
The history is a tale of much misery, shot through with flashes of hope and bravery. Both the United States and the colonial powers in Europe were profoundly threatened by the specter of slaves who had successfully battled for their freedom; the United States didn’t even recognize Haiti for over 50 years.
Still worse, France in 1825 insisted that Haiti pay compensation for the plantations taken from French owners. In case the Haitians did not agree, French warships lay offshore.
The sum the French demanded was so big that a dozen years later, paying off this exorbitant ransom, and paying the interest on loans taken out for that purpose, was consuming 30 percent of Haiti’s national budget. The ruinous cycle of debt continued into the next century.
Seldom, however, can outsiders be blamed for all a country’s troubles. More disastrous than foreign interference was that Haiti’s birth was such a violent one.
Democracy is a fragile, slow-growing plant to begin with, and the early Haitians had experienced none of it, not as subjects of the African kingdoms where many of them were born, not as slaves and not as soldiers under draconian military discipline for over a decade of desperate war. In Haiti’s succession of constitutions over its first hundred years, the president sometimes held his post for life, and it’s no surprise that one leader began calling himself king and another emperor.
Furthermore, the revolution itself had seemed to show that any change in government could take place only through military force. As Dubois sums it up: “The only way for an outsider to take power — one that would be used again and again over the course of the 19th century — was to raise an army and march on the capital.”
Brute force still ruled in the next century, climaxing in the three-decade reign of the Duvaliers, father and son. Their militia, the dreaded Tontons Macoute, spread terror on a scale exceeding anything before, murdering as many as 60,000 people. François (Papa Doc) Duvalier banned any civic organization that could threaten his control, even the Boy Scouts.
Times Topic: HaitiThe family’s close ties with the United States were immortalized by a famous photograph of Papa Doc and the presidential envoy Nelson Rockefeller waving from the balcony of Haiti’s National Palace.
During the cold war, a strongman like Duvalier, no matter how brutal, could usually count on American support as long as he was vocally anti-Communist. Father and son understood this well and shrewdly used that knowledge to retain power, as did petty tyrants across Latin America, Africa and Asia.
Deep American meddling in Haiti did not end with the cold war. Dubois, however, devotes only a few pages to the quarter-century since Jean-Claude (Baby Doc) Duvalier was overthrown, and doesn’t really tell us what he thinks about the controversial progressive Jean-Bertrand Aristide and the degree to which the United States played a role in his ouster as Haiti’s president in 2004. In an otherwise authoritative history, this is a disappointing omission.
Part of this book does feel chillingly up to date, however: its account of the United States Marine occupation of Haiti for some two decades starting in 1915. The occupation was accompanied by high-flown declarations of benevolence, but the real motive was to solidify American control of the economy and to replace a constitution that prevented foreigners from owning land. The Marines’ near-total ignorance of local languages and culture sounds all too much like more recent expeditions. American officials declared, accurately enough, that the Haitian government was in bad shape and needed reform. But as the troops on the ground discovered, like their counterparts in Iraq and Afghanistan, no one likes to be reformed at the point of a foreigner’s gun. “We were not welcome,” wrote one private Dubois quotes. “We could feel it as distinctly as we could smell the rot along the gutters.” The Americans soon found themselves fighting off waves of rebellion against their rule. United States troops burned entire villages accused of sheltering insurgents and ruthlessly executed captured rebels or — does this sound familiar? — men who might have been rebels; often there was no way to distinguish them from local farmers.
When they finally pulled out, the Marines did leave some roads, clinics and schools behind them. But the occupation’s death toll, humiliation and theft of resources, Dubois makes clear, loom far larger in Haitian memory. Even with the best of intentions, which the Marines certainly didn’t have in 1915, nation-building is no easy job.
Administered less arrogantly and in cooperation with Haitians themselves, aid from abroad can sometimes help, as with the work of the estimable, Creole-speaking Dr. Paul Farmer and his Partners in Health program, which brings health care to the poorest rural areas and helps train Haitian medical workers. But the real freeing of Haiti from the burdens of its past — a task now made immeasurably greater by the catastrophic earthquake of 2010 — can be done only by Haitians themselves.
http://www.nytimes.com/2012/01/01/books/review/haiti-the-aftershocks-of-history-by-laurent-dubois-book-review.html
Published: December 29, 2011
For the better part of two centuries, outsiders have been offering explanations that range from racist to learned-sounding — the supposed inferiority of blacks, the heritage of slavery, overpopulation — for why Haiti remains the poorest country in the Western Hemisphere. None of these work: nearby Barbados has a greater population density, and about 90 percent of its people are descended from slaves, yet it outranks all but two nations in Latin America on the United Nations Human Development Index. Neither Barbados nor any other country, however, had so traumatic and crippling a birth as Haiti.
HAITI....The Aftershocks of History
By Laurent Dubois
François (Papa Doc) Duvalier, foreground, relied on the violence of the Tontons Macoute to hold on to power.
As a French possession, it was once the most lucrative colony on earth, producing nearly one-third of the world’s sugar and more than half its coffee. All, of course, with the labor of slaves. And slavery in the Caribbean was particularly harsh: tropical diseases were rife, there was no winter respite from 12-hour workdays under the broiling sun, and the planters preferred to replenish their labor force by working their slaves to death over a decade or two and then buying new ones.
In 1791, what today is Haiti became the scene of the largest slave revolt in history. Over the next 13 years, the rebels fought off three successive attempts to re-enslave them. The first was by local planters and French soldiers, aided by arms from the United States, whose president and secretary of state, George Washington and Thomas Jefferson, were both slave owners horrified by the uprising.
The second was by the British, at war with France and eager for fertile sugar land and slaves to work it. And finally, after he took power, Napoleon tried to recapture the territory as a French colony and restore slavery.
Ill-armed, barefoot and hungry, the rebels fought against huge odds: Britain dispatched an armada of 218 ships to the Caribbean, and its troops battled for five years before withdrawing; Napoleon sent the largest force that had ever set sail from France, losing more than 50,000 soldiers and 18 generals to combat and disease.
The former slaves lost even more lives defeating these invasions, and no country came to their aid. This blood-soaked period also included a horrific civil war, periods of near famine, and the massacre or flight into exile of most educated people and skilled workers of any color.
By the time Haiti declared independence in 1804, many of its fields, towns and sugar mills were in ruins and its population shrunken by more than half. The Haitian Revolution, as it is known today, was a great inspiration to slaves still in bondage throughout the Americas, but it was devastating to the country itself.
For a gripping narrative of that period, there are few better places to turn than “Avengers of the New World: The Story of the Haitian Revolution,” by Laurent Dubois, a Duke University scholar of the French Caribbean. Now Dubois has brought Haiti’s story up to the present in an equally well-written new book, “Haiti: The Aftershocks of History,” which is enriched by his careful attention to what Haitian intellectuals have had to say about their country over the last two centuries.
The history is a tale of much misery, shot through with flashes of hope and bravery. Both the United States and the colonial powers in Europe were profoundly threatened by the specter of slaves who had successfully battled for their freedom; the United States didn’t even recognize Haiti for over 50 years.
Still worse, France in 1825 insisted that Haiti pay compensation for the plantations taken from French owners. In case the Haitians did not agree, French warships lay offshore.
The sum the French demanded was so big that a dozen years later, paying off this exorbitant ransom, and paying the interest on loans taken out for that purpose, was consuming 30 percent of Haiti’s national budget. The ruinous cycle of debt continued into the next century.
Seldom, however, can outsiders be blamed for all a country’s troubles. More disastrous than foreign interference was that Haiti’s birth was such a violent one.
Democracy is a fragile, slow-growing plant to begin with, and the early Haitians had experienced none of it, not as subjects of the African kingdoms where many of them were born, not as slaves and not as soldiers under draconian military discipline for over a decade of desperate war. In Haiti’s succession of constitutions over its first hundred years, the president sometimes held his post for life, and it’s no surprise that one leader began calling himself king and another emperor.
Furthermore, the revolution itself had seemed to show that any change in government could take place only through military force. As Dubois sums it up: “The only way for an outsider to take power — one that would be used again and again over the course of the 19th century — was to raise an army and march on the capital.”
Brute force still ruled in the next century, climaxing in the three-decade reign of the Duvaliers, father and son. Their militia, the dreaded Tontons Macoute, spread terror on a scale exceeding anything before, murdering as many as 60,000 people. François (Papa Doc) Duvalier banned any civic organization that could threaten his control, even the Boy Scouts.
Times Topic: HaitiThe family’s close ties with the United States were immortalized by a famous photograph of Papa Doc and the presidential envoy Nelson Rockefeller waving from the balcony of Haiti’s National Palace.
During the cold war, a strongman like Duvalier, no matter how brutal, could usually count on American support as long as he was vocally anti-Communist. Father and son understood this well and shrewdly used that knowledge to retain power, as did petty tyrants across Latin America, Africa and Asia.
Deep American meddling in Haiti did not end with the cold war. Dubois, however, devotes only a few pages to the quarter-century since Jean-Claude (Baby Doc) Duvalier was overthrown, and doesn’t really tell us what he thinks about the controversial progressive Jean-Bertrand Aristide and the degree to which the United States played a role in his ouster as Haiti’s president in 2004. In an otherwise authoritative history, this is a disappointing omission.
Part of this book does feel chillingly up to date, however: its account of the United States Marine occupation of Haiti for some two decades starting in 1915. The occupation was accompanied by high-flown declarations of benevolence, but the real motive was to solidify American control of the economy and to replace a constitution that prevented foreigners from owning land. The Marines’ near-total ignorance of local languages and culture sounds all too much like more recent expeditions. American officials declared, accurately enough, that the Haitian government was in bad shape and needed reform. But as the troops on the ground discovered, like their counterparts in Iraq and Afghanistan, no one likes to be reformed at the point of a foreigner’s gun. “We were not welcome,” wrote one private Dubois quotes. “We could feel it as distinctly as we could smell the rot along the gutters.” The Americans soon found themselves fighting off waves of rebellion against their rule. United States troops burned entire villages accused of sheltering insurgents and ruthlessly executed captured rebels or — does this sound familiar? — men who might have been rebels; often there was no way to distinguish them from local farmers.
When they finally pulled out, the Marines did leave some roads, clinics and schools behind them. But the occupation’s death toll, humiliation and theft of resources, Dubois makes clear, loom far larger in Haitian memory. Even with the best of intentions, which the Marines certainly didn’t have in 1915, nation-building is no easy job.
Administered less arrogantly and in cooperation with Haitians themselves, aid from abroad can sometimes help, as with the work of the estimable, Creole-speaking Dr. Paul Farmer and his Partners in Health program, which brings health care to the poorest rural areas and helps train Haitian medical workers. But the real freeing of Haiti from the burdens of its past — a task now made immeasurably greater by the catastrophic earthquake of 2010 — can be done only by Haitians themselves.
http://www.nytimes.com/2012/01/01/books/review/haiti-the-aftershocks-of-history-by-laurent-dubois-book-review.html
Haitian-Americans plan march to funeral of Herve Gilles, shot by cop
SPRING VALLEY — Members of the Haitian-American community will gather at the site where a village man was fatally shot this month by a police officer and will march in procession to the church where his funeral will be held Saturday morning.
Supporters of Herve Gilles will meet at 8 a.m. in the parking lot of Mount Zion Sanctuary Church, at East Furman Place and Franklin Street, said New York City lawyer Sanford Rubenstein, a former Rockland County legislator who is representing the Gilles family.
They will leave the parking lot at 9 a.m. and proceed about a half-mile north on Main Street to the French Baptist Church at 80 N. Madison Ave., where the funeral will be held at 10 a.m.
Rubenstein will read a statement to the community on behalf of his former client Abner Louima, the Haitian immigrant who was assaulted by New York City police officers in 1997.
A viewing will be held at 8 a.m., and burial will follow the funeral at Brick Church Cemetery in New Hempstead.
Gilles was fatally shot by an officer Dec. 14 after police were called to a downtown bar early that morning to investigate a report of an emotionally disturbed man who was threatening to throw rocks.
An officer encountered Gilles soon after in a parking lot near the train station.
The officer and Gilles fought, and Gilles apparently grabbed the officer’s nightstick.
The officer shot Gilles twice, once in the head and once in the torso. He was pronounced dead at the scene.
The 48-year-old Spring Valley man had been described as mentally ill and sometimes loud, but not dangerous.
An initial investigation ruled that the shooting was justified.
The District Attorney’s Office will investigate the shooting and put all witnesses and evidence before a grand jury.
Grand jury investigations in six previous shootings in recent years found that the officers’ actions in those cases were justified and in self-defense.
The shooting brought an outpouring of support for him and his family.
Five hundred people, many from the village’s Haitian-American community, demonstrated a few days after his death at the Municipal Plaza train station, where the shooting occurred on the parking lot of the El Buen Gusto bar and restaurant.
http://www.lohud.com/article/20111230/NEWS03/312300023/Haitian-Americans-plan-march-funeral-Herve-Gilles-shot-by-cop
Supporters of Herve Gilles will meet at 8 a.m. in the parking lot of Mount Zion Sanctuary Church, at East Furman Place and Franklin Street, said New York City lawyer Sanford Rubenstein, a former Rockland County legislator who is representing the Gilles family.
They will leave the parking lot at 9 a.m. and proceed about a half-mile north on Main Street to the French Baptist Church at 80 N. Madison Ave., where the funeral will be held at 10 a.m.
Rubenstein will read a statement to the community on behalf of his former client Abner Louima, the Haitian immigrant who was assaulted by New York City police officers in 1997.
A viewing will be held at 8 a.m., and burial will follow the funeral at Brick Church Cemetery in New Hempstead.
Gilles was fatally shot by an officer Dec. 14 after police were called to a downtown bar early that morning to investigate a report of an emotionally disturbed man who was threatening to throw rocks.
An officer encountered Gilles soon after in a parking lot near the train station.
The officer and Gilles fought, and Gilles apparently grabbed the officer’s nightstick.
The officer shot Gilles twice, once in the head and once in the torso. He was pronounced dead at the scene.
The 48-year-old Spring Valley man had been described as mentally ill and sometimes loud, but not dangerous.
An initial investigation ruled that the shooting was justified.
The District Attorney’s Office will investigate the shooting and put all witnesses and evidence before a grand jury.
Grand jury investigations in six previous shootings in recent years found that the officers’ actions in those cases were justified and in self-defense.
The shooting brought an outpouring of support for him and his family.
Five hundred people, many from the village’s Haitian-American community, demonstrated a few days after his death at the Municipal Plaza train station, where the shooting occurred on the parking lot of the El Buen Gusto bar and restaurant.
http://www.lohud.com/article/20111230/NEWS03/312300023/Haitian-Americans-plan-march-funeral-Herve-Gilles-shot-by-cop
lundi 26 décembre 2011
Au moins 38 migrants haïtiens sont morts et 87 ont été secourus samedi par les garde-côtes cubains après le naufrage de leur embarcation au large de Cuba, a annoncé la Défense civile (DC) cubaine.
Au moins 38 migrants haïtiens sont morts et 87 ont été secourus samedi par les garde-côtes cubains après le naufrage de leur embarcation au large de Cuba, a annoncé la Défense civile (DC) cubaine. L'embarcation "à demi-immergée" a été repérée à une centaine de mètres de la côte de Punta de Maisi (extrême est de Cuba) par les garde-côtes qui ont repêché "38 cadavres --21 hommes et 17 femmes--", a indiqué la DC dans un communiqué lu dans le journal télévisé de la nuit.
87 personnes, parmi lesquelles quatre enfants et sept femmes, ont été secourues et "reçoivent des soins dans le camp international d'immigrants de Punta de Maisi", selon le communiqué.
La Défense civile, qui n'a pas précisé le type d'embarcation concerné, a indiqué que la Croix-Rouge et les garde-côtes poursuivaient les opérations de recherche d'autres éventuels survivants.
Les naufrages d'embarcations de fortune transportant des migrants haïtiens --mais aussi cubains-- vers les Etats-Unis où ils espèrent trouver de meilleures conditions de vie sont fréquents dans les Caraïbes.
En juillet 2009, quelque 70 migrants haïtiens avaient perdu la vie dans le naufrage de leur embarcation au large des îles britanniques des Turks-et-Caicos.
Chaque année, des milliers de Haïtiens tentent de traverser les 1.000 km qui séparent leur pays --le plus pauvre d'Amérique-- des Etats-Unis dans des embarcations précaires.
http://www.lepoint.fr/monde/au-moins-38-migrants-haitiens-morts-dans-un-naufrage-au-large-de-cuba-25-12-2011-1412301_24.php
87 personnes, parmi lesquelles quatre enfants et sept femmes, ont été secourues et "reçoivent des soins dans le camp international d'immigrants de Punta de Maisi", selon le communiqué.
La Défense civile, qui n'a pas précisé le type d'embarcation concerné, a indiqué que la Croix-Rouge et les garde-côtes poursuivaient les opérations de recherche d'autres éventuels survivants.
Les naufrages d'embarcations de fortune transportant des migrants haïtiens --mais aussi cubains-- vers les Etats-Unis où ils espèrent trouver de meilleures conditions de vie sont fréquents dans les Caraïbes.
En juillet 2009, quelque 70 migrants haïtiens avaient perdu la vie dans le naufrage de leur embarcation au large des îles britanniques des Turks-et-Caicos.
Chaque année, des milliers de Haïtiens tentent de traverser les 1.000 km qui séparent leur pays --le plus pauvre d'Amérique-- des Etats-Unis dans des embarcations précaires.
http://www.lepoint.fr/monde/au-moins-38-migrants-haitiens-morts-dans-un-naufrage-au-large-de-cuba-25-12-2011-1412301_24.php
Inscription à :
Articles (Atom)






