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lundi 26 décembre 2011

Haiti. Dénouement de la crise politique, oui mais et après ?

Par Claude Carré Port au Prince. Dimanche 25 Décembre 2011. CCN.
L’année se termine, sur les 8 premiers mois de la mandature de Michel Marthelly. C’est déjà le moment d’un bilan partiel. 

Claude Carré, musico-chroniqueur de CCN depuis la capitale haïtienne, nous propose un défrichage prospectif de la politique Martelliste.
« Ce qui se dessine actuellement à l'horizon est une nouvelle période de grande incertitude politique qui semble malheureusement aboutir à la chute prématurée du gouvernement et de la présidence de Michel Martelly. »
Telle est l’une des conclusions de ma dernière chronique sur la « fabrication des crises » le 31 octobre dernier suite à l’arrestation du député Arnèl Belizaire. Un mois et demi après, alors que des signes d’apaisement et de retournement de situation semblent s’installer, je me dis que ma première préoccupation est d’expliquer pourquoi la grande conflagration qui, selon moi, allait mener à la chute du président Martelly, n’a pas eu lieu. Mais il me faudra aussi essayer de voir un peu plus clair dans quelle direction nous nous dirigeons actuellement.
La souris de la montagne
Alors que le pays était tout entier branché sur l’arrestation spectaculairement illégal d’Arnèl Belizaire, que les députés menaçaient de « couper la tête », une fois leurs vacances terminées, à plusieurs ministres pour réparer l’affront commis par l’exécutif, que les sénateurs étaient monté au créneau pour, dans de vibrantes envolées, dénoncer la tyrannie et flétrir l’intolérable, que des organisations des droits humains, dont le RNDDH, et de la société civile, ont élevé leur voix pour condamner l’inacceptable atteintes aux droits de l’homme, que l’international, par la voie de la France, le Quai D’Orsay, faisait grise mine, dans une note de presse, que les américains, par la voix d’un apparatchik ayant requis l’anonymat, disaient plutôt favoriser le renforcement de la police nationale plutôt que la création d’une « armée » telle que le promettait la nouvelle équipe gouvernementale, le président Michel Joseph Martelly, de retour des Etats-Unis, suite à une intervention chirurgicale à l’épaule, répondait de manière stupéfiante, à une question d’un journaliste, n’être lié « ni de près, ni de loin » à ce qui est advenu au député.
Par la suite, les différents acteurs ; présidents, sénateurs, ministres, commissaires, chefs de police, juges… nous ont offert un ballet abstrait, sur fond d’une musique atonale digne d’Arnorld Schonberg en personne, dans lequel on a pu être les témoins médusés de longues séances oiseuses au Sénat de la République, de résolutions réécrites, résorbées, avortées, de revirements (« changement de casaques ») les uns plus spectaculaires que les autres, de tentatives d’explications honteuses et alambiquées de la part du ministre de la justice et du ministre de l’intérieur, de la mise sur pied de deux commissions d’enquête, l’une par le sénat, l’autre par l’exécutif, pour « tirer au clair » l’incident et « fixer les responsabilités », de basses négociations devant faire des « ennemis » d’hier des « amis » d’aujourd’hui étant donné le renouvellement du tiers du sénat qui arrive à grands pas et la grande bavure de l’exécutif dans l’affaire Belizaire. Finalement, personne au niveau de l’exécutif n’avait de rapport, « de près » et sans doute non plus « de loin », avec l’évènement qui avait mis en émoi toute la nation. Seul le pauvre commissaire du gouvernement semblait devoir porter le chapeau. En effet, le 8 novembre, le ministre de la justice Josué Pierre-Louis se défaisait du commissaire-bouc-émissaire Felix Léger.
Malheureusement, pour lui, c’est-à-dire le ministre bien sur, le chef de la police, Mario Andrésol, lors d’une séance au sénat, vendit le pot au rose en révélant aux parlementaires que l’ordre de l’arrestation du turbulent député venait de ce même ministre. Par suite de plusieurs tentatives infructueuses de convocation de José Pierre-Louis, qui, soit dit en passant, a été le seul à se présenter sur une chaine de la télévision, il est vrai pour mâchonner des incongruités, il a du, contre mauvaise fortune bon cœur, remettre sa démission. Entre temps, après une période de semi réclusion, bon sens oblige, et après avoir, le 18 novembre, reporté « sine die » son farfelu projet de reconstitution des forces armées au calendre grecque en créant une commission civile (par surcroit) devant examiné la situation et soumettre un rapport … dans six mois (alors que ce jour même était prévu un décret redonnant vie à la vielle carcasse), le président Michel Joseph Martelly, s’est défait de l’écharpe qu’il portait après l’intervention chirurgicale et a repris, à quelques nuances près, ses périples ostentatoires et apparitions tonitruantes.

Le néo-duvaliérisme, un avorton et l’idéologie de la non-idéologie…
Au fond, il était normal de prévoir la chute du président tant était chimérique et grossier le retour en arrière au duvaliérisme que le gouvernement fraichement constitué tentait d’imposer à la face de la nation et du monde. D’ailleurs dans cette même dernière chronique il était question de « l’impossible retour en arrière ». Néanmoins, on peut relever au moins trois raisons principales qui peuvent expliquer le revirement de situation :

1. Le poids de l’international
Dans la chronique précédente était pourtant mentionné le rôle de l’international comme facteur pouvant empêcher le retour en arrière. Ce qui s’est passé a montré que ce rôle a été quelque peu sous-estimé. Au vu de l’état de déliquescence de l’état, du « démissionnarisme » du régime politique actuellement en place, de la dépendance du président vis-à-vis des puissances qui l’ont hissé au pouvoir, des dossiers peu flatteurs et compromettant qu’elles n’ont pas manqués de monter sur le chanteur, il n’a pas probablement été trop difficile pour elles de hausser le ton et d’imposer un diktat. (On devrait sans doute attendre les révélations de « Wikileaks » à cet égard.)
C’est que cette affaire de néo-duvaliérisme anarchisant, prôné par des nostalgiques écervelés qui fermentent dans l’entourage du président, ne rentre pas du tout dans les plans de l’international. A cet égard il n’est pas inutile de se remémorer le comportement irréaliste des Cédras, Biambi, Michel-François et consort, eu égard au coup d’état de 1991, alors qu’ils croyaient, jusqu’au dernier moment, que le département d’état américain bluffait et n’irait jamais jusqu’à réinstaller au pouvoir le petit prêtre de Saint-Jean Bosco. Les hommes de Martelly, et sans doute lui aussi, croyaient également avoir le support des puissances occidentales pour écraser le parlement et gouverner par décret, quelle naïveté ! On s’explique aisément que dans ce contexte de pressions et d’injonctions des puissances occidentales sur le gouvernement nouveau-né et le président-chanteur, comment et pourquoi les sénateurs avaient eu l’idée de mettre sur pied une commission de neuf parlementaires chargés d’enquêter sur la nationalité des membres du gouvernement, y compris de celle du président de la république. Cette commission, étant donné les compromissions et tractations subséquentes, n’a vécu évidement que le temps des roses…
Il est clair que l’international ne démord pas de sa stratégie de rendre Haïti gouvernable, sécurisée, pacifiée, ce qui devrait contribuer à la sécurité économique et politique de la région, et à lui ouvrir un marché fort de près de 10 millions d’habitants. Dans cette optique, la destitution du parlement et le retour à une forme de dictature de type « caudilliste » est impensable, donc exclu. Malheureusement, la notion de stratégie est complètement étrangère aux politiciens et « leaders » haïtiens actuels.

2. L’inconsistance et la couardise des néo-duvaliéristes
Une fois leur forfait commis et dès que « le blanc » eut manifesté son opposition, nos néo-duvaliéristes ont non seulement fait marche-arrière et nié toutes responsabilités, mais ils ont commencé à abandonner (provisoirement?) certains de leur crédo : adieu « milice rose », adieu recréation des forces armées, adieu velléités de gouverner en « caudillo » sans alliance et compromis, adieu projet de destitution de la chambre et d’intimidation et d’inféodation de la presse … Seule la xénophilie et le culte de la personnalité sont restés et ont même pris des proportions alarmantes comme on le verra ci-dessous.
En fait, cet épisode montre, non seulement, que le néo-duvaliérisme est une impossibilité historique, mais encore, que les agents de cette tendance ne sont pas prêts à assumer leur politique ; comme quoi l’inconsistance était un trait inhérent à ce courant politique. Il faut, à cet égard, rappeler que Jean-Claude Duvalier lui-même n’a été qu’un petit jouisseur collectionneur de voitures de course, qu’en 1986, il n’a pas trouver d’autres choses à faire qu’à s’enfuir honteusement de nuit avec les valises pleines de l’argent des caisses de l’état, alors que la veille il avait appelé les hommes en bleu à prendre position dans les rues de la capitale soit disant pour protéger la « révolution » mais en fait pour les livrer en pâture à la foule , et qu’une semaine auparavant il déclarait être raide comme une « queue de macaque », ce qui prouve qu’il n’avait pas que cette queue en commun avec ce mammifère.
Naturellement un tel mouvement qui se dessaisit lui-même de ses actes est autodestructeur. En fait l’inconsistance et la couardise dont nous parlons sont constitutives du néo-duvaliérisme, d’où le terrible paradoxe… Mais ces traits ne sont pas imputables aux seuls néo-duvaliéristes comme nous allons le voir maintenant.

3. L’opposition et l’anti-idéologie
A entendre les discours indignés des parlementaires on croirait qu’une guerre exécutif-législatif était déclarée, guerre dont l’issue fatale ne saurait être autre que l’inexorable élimination d’un des protagonistes. Cependant, le courant politique de la « nouvelle gauche », qualifié, on ne sait trop pourquoi de « néo-féodal » par certains, est tout aussi inconsistant que les néo-duvaliéristes. « Inité » est une plateforme politico-électorale créée par Préval et ses proches amis pour essayer de garder la même camarilla au pouvoir. D’abord, comme toutes les plateformes électorales, elle n’était pas destinée à perdurer, mais de plus, ces différentes composantes parlementaristes ne se sont unies brièvement que pour préserver leur intérêts immédiats (lors de la mise en échec de la candidature des premiers ministres désignés) ; car lorsque la nouvelle équipe au pouvoir a compris, il est vrai sous les injonctions des puissances occidentales, qu’il était de son intérêt de rentrer en négociation avec les gars de l’ancien régime, puisqu’elle ne maitrisait aucun paramètre, cette opposition a vite fait de s’effriter et de se poser en sauveur de l’exécutif lui-même. Il faut dire aussi que les autres opposants, hier encore bras droit et bras gauche de la candidate Mirlande Manigat, ne se sont pas fait prier pour initier le grand virage. Seuls deux ou trois sénateurs semblent avoir une certaine consistance, quoiqu’ils manquent de cohérence parce que n’ayant pas de toute évidence de vision stratégique de la chose publique. [Hier – 22 décembre- le bureau de la chambre des députés toujours en vacances, a annoncé la création d’une troisième commission d’enquête sur l’affaire Belizaire en dépit de l’opposition de l’intéressé. Cette commission doit également évaluer les rapports déjà soumis par les commissions du sénat et de l’exécutif sur « les circonstances entourant l’arrestation de notre collègue ». Ah oui, cette affaire est vraiment bien entourée d’autant plus que les honorables députés ne veulent pas rater le train des tractations ; car n’est-ce pas finalement un des leurs qui a été immolé et en conséquence, ce sacrifice ne peut, en aucune façon, avoir été consentit en vain… ]
En vérité, il n’y a dans la classe politique qu’une et une seule idéologie, avec des petites nuances près dépendant du parcours de l’acteur en question : l’opportunisme, les voltes faces de principes, la trahison, les coups bas, la course à la richesse et aux avantages, les mensonges, fourberies et autres marronnages… Nos politiciens offrent, en effet, un triste spectacle où l’opportunisme devient la seule référence stable ; à un point tel qu’ils peuvent se tirer allègrement et mutuellement dans les jambes sans s’étonner outre-mesure et se tapoter le dos la seconde d’après, comme quoi il n’y avait pas lieu de s’énerver outre-mesure parce que ce qui compte c’est que, nous tous de cette élite, nous devons et allons, pendant qu’il nous reste à jouir de nos privilèges, pouvoir nous enrichir abondement sur le dos du bon vieux peuple… Ceci dit, il n’est pas exclu des regroupements correspondant à des affinités idéologiques, notamment dans les situations de transition et de lutte pour le pouvoir, puissent se constituer comme cela a été brièvement le cas lors des dernières élections générales.


Et après… ?
Depuis le volte-face de l’exécutif, une autre attitude, il faut le dire, semble modeler ses actes. Le gouvernement avec à sa tête Gary Conille semble se mettre en place. Le ministre des affaires étrangères Laurent Lamothe parait être le plus actif des ministres. Sans cesse en voyage, il multiplie les discours et interventions. Il semble avoir une idée de ce qu’il fait, maintenant tout le monde parle de cette diplomatie dite « des affaires » et tout le monde répète à qui veut l’entendre le maître mot du président : « Haïti is open for business » [« Haïti est ouverte aux affaires »]. Pendant ce temps le président se dit près à collaborer avec la classe politique, un pacte de gouvernabilité est vivement encouragé par le club de Madrid, il fait l’éloge de la presse, il rencontre Préval, il se rend à Cuba où on peut le voir assis en tête-à-tête avec Raoul Castro. Au Venezuela, Hugo Chavez lui prodigue un généreux « abraso » de bienvenu, il fait publiquement l’éloge de la coopération Haïtianno-Venezuélienne qu’il considère comme la plus bénéfique pour le pays. Cette ouverture sur la scène internationale arrive après que le président ait été sommé par les puissances occidentales de rectifier le tir, est-ce qu’il réalise qu’il ne doit pas leur être totalement inféodé ? Est-ce une politique qui lui a été soufflée par des gars de l’ancienne plateforme « Inité » ? Est-ce qu’il en a parlé avec Préval ? On sait, par Wikileaks, que ce dernier a eu maille à partir avec les américains pour avoir oser passer des accords de coopération avec le Venezuela de Hugo Chavez….
Mais il y a encore mieux, le président promet de publier les amendements constitutionnels dont personne ne peut attester l’authenticité, d’installer le Conseil Electoral Permanent, de renouveler le tiers du sénat et de faire les élections que requiert la constitution l’année prochaine. Il y a une volonté manifeste de ne pas se heurter de front avec les occupants de l’appareil d’état. Même Thierry Mayard-Paul, le ministre de l’intérieur, accusé d’avoir frappé des agents de sécurité à l’aéroport lors de l’arrestation de Belizaire, tente d’arborer un costume plus sympathique. On le surprend, s’adresser au personnel de son ministère bourré de « Prévalistes », placés là par l’ancien ministre Antoine Bienaimé, lui-même accusé de clientélisme pour avoir mis l’argent du ministère à la disposition des candidats du parti « Inité » ; et tenter de rassurer que pas une seule révocation n’aura lieu. Est-ce une tactique de diversion ou une véritable collusion entre anciens et nouveaux occupants de l’appareil d’état ?

Le 29 novembre, sous l’instigation de l’ancien président William Jefferson « Bill » Clinton, se tient le second forum des investissements en Haïti, avec la participation de 1070 investisseurs venant de 29 pays. Martelly évidement promet la création de 500.000 emplois en trois ans, le président de la BID, M. Louis Alberto, déclare « croire en l’avenir d’Haïti ». Le chef du gouvernement, M. Gary Conille, fait savoir qu’un ensemble de mesures devant favorisant l’investissement seront bientôt opérationnelles : simplification des démarches devant aboutir à la création d’entreprises, réforme du cadastre, du droit de propriété, de la douane et du système de taxation. Laurent Lamothe explique largement son concept de « diplomatie des affaires », tandis que l’ancien président américain Bill Clinton se dit fier que sa Fondation travaille en partenariat avec la Banque interaméricaine de développement (BID) et le gouvernement haïtien pour créer de nouvelles opportunités commerciales pour les Haïtiens et les investisseurs étrangers. Des contrats sont signés ; notamment la construction d’un hôtel de classe internationale par le groupe Digicel devant offrir 168 chambres, la construction d’un parc industriel à Caracol dans le Nord du pays, le développement d’infrastructures par une compagnie Coréenne…
Au vu de toutes ses transformations, même les plus farouches opposants au régime, comme le sénateur Moise, se disent près à observer une sorte de trêve, et les journalistes les plus négativement favorables au président Martelly sont bien obligés de modérer leur critique. Mais faut-t-il penser que le gouvernement, après avoir inauguré son mandat par la monumentale bévue que l’on a longuement analysée, puisse du jour au lendemain se redresser comme si de rien n’était ? Faut-t-il croire qu’Haïti, classée, il n’y a pas longtemps, au dernier rang des pays offrant un environnement favorable aux affaires, puisse soudainement se transformer en un havre pour les investisseurs locaux et étrangers ? Ne faut-t-il pas constater que le bilan de ce forum, en dépit des déclarations triomphalistes des organisateurs, soit somme toute maigre donc non-substantiel ? Quels sont les avantages réels que peuvent avoir les investisseurs en Haïti ? La stratégie de recours systématique à l’investissement étranger, sans plan de développement, est-t-elle une politique fiable et réaliste? Faut-t-il se laisser emporter par le fait que le président semble faire une politique bon enfant après avoir péremptoirement étalé « son cynisme » à la face de la nation [ne voit-t-on pas une résurgence du culte de la personnalité ?] Autour de quel programme et de quelle idée-force entend-t-il réaliser l’unité nationale pour laquelle il semble être parti en croisade ? Que va-t-il se passer à l’approche des élections ou même avant ? Et le néo-duvaliérisme va-t-il réapparaitre ou s’effacer [à observer le comportement de Jean-Claude Duvalier qui vient de se faire décorer par la promotion sortante de l’école de droit de Gonaïves, on ne dirait pas] Cet équilibre politique, combien de temps va-t-il durer ? Et les problèmes structurels ? L’effondrement de l’état ? Le « démissionnarisme » ? La population sous les tentes ? La reconstruction ? La déforestation ? L’inflation galopante ?....
Toutes ces questions, bien sur, seront débattues dans mes prochaines chroniques…
http://www.caraibcreolenews.com/template.php?at=3666
Commentaires:
En voilà un qui a beaucoup parlé pour ne rien dire. Avoir pondu ça comme conclusion dans la conjoncture haïtienne:" « Ce qui se dessine actuellement à l'horizon est une nouvelle période de grande incertitude politique qui semble malheureusement aboutir à la chute prématurée du gouvernement et de la présidence de Michel Martelly. », c'est montrer que l'on observe et analyse la situation a travers une vision déformée de la réalité du pays. Après on n'a pas trop envie de rentrer dans cette logorrhée intellectuelle répétitive....

samedi 24 décembre 2011

Reprise des adoptions internationales en Haïti

Diplomatie - Ministère des Affaires étrangères et européennes - 23/12/2011 11:00:00 La France a décidé de reprendre les adoptions internationales en Haïti, en accord avec les autorités haïtiennes.
La décision française fait suite à la nouvelle approche des autorités haïtiennes en matière d'adoption internationale. Les plus hautes autorités haïtiennes, à commencer par le président Martelly, se sont engagées de façon ferme et publique à ratifier la Convention de La Haye et à moderniser leur législation dans les délais les plus courts possibles. Elles ont également indiqué qu'elles ne donneraient plus suite aux demandes d'adoption individuelles, c'est-à-dire menées sans un intermédiaire agréé.
La décision française rejoint le souhait exprimé par le président Martelly d'une reprise des adoptions internationales dans l'intérêt supérieur des enfants haïtiens.
Les autorités françaises ont à coeur que cette reprise se fasse dans le respect de cet intérêt supérieur. C'est la raison pour laquelle, elle ne concernera, dans un premier temps, qu'un nombre limité de dossiers gelés à l'occasion du séisme survenu en janvier 2010, recensés par le Service de l'adoption internationale, afin de s'assurer du bon fonctionnement des mécanismes de coopération.
Les autorités françaises veilleront en outre au respect des orientations arrêtées par les autorités haïtiennes. C'est pourquoi ne bénéficieront de cette reprise que les adoptants accompagnés par un intermédiaire agréé opérant dans des crèches certifiées par l'Institut haïtien du bien être social et de la recherche (IBESR).
Le ministère des Affaires étrangères attire l'attention des candidats à l'adoption en Haïti sur le fait que, désormais, compte tenu des positions exprimées par les autorités haïtiennes, toute démarche conduite sans l'assistance d'un organisme agréé pour l'adoption (OAA) ou de l'Agence française de l'adoption serait vouée à l'échec. Elle serait préjudiciable aux enfants haïtiens et aux adoptants eux-mêmes et ne pourrait recevoir aucun soutien de la part des autorités françaises.
http://www.newspress.fr/Communique_FR_249593_2922.aspx

Kim Kardashian : polémique au sujet de sa visite à Haïti

Par K.M. - Le 22/12/2011 Alors qu’elle revient tout juste d’un voyage en Haïti, Kim Kardashian est au cœur d’une polémique aux Etats-Unis. Certains lui reprochent d’être allée sur l’île pour assister à un défilé de mode et non, aider la population, qui tente de se reconstruire après le terrible séisme qui les a touchés en 2010.
Mais la bimbo brune a décidé de mettre un terme à la polémique et d’éclaircir les choses. Non, elle n’est pas allée à Haïti pour assister à un défilé de mode mais découvrir le travail de certaines œuvres caritatives en particulier celle de « We Advance », fondée par l’actrice Maria Bello.
Kim y était accompagnée de sa mère Kris Jenner. Ainsi, sur son site, elle a publié ce message : « Notre mission était d'en découvrir davantage au sujet de cette œuvre caritative (We Advance), de rencontrer des Haïtiens qui ont fait tant de progrès depuis que leur pays a été ravagé par le séisme en 2010.
Nous voulions rendre hommage aux Haïtiennes qui m'ont bien plus inspirée que je n'aurais pu l'imaginer ». Avant de reprendre l’avion, Kim Kardashian a tout de même trouvé le temps de faire du shopping sur un petit marché : « Pour tout vous dire, je suis allée à la foire des artisans haïtiens et de nombre d'entre eux m'ont vendu des bijoux ou autres objets faits main ! J'ai vécu de belles histoires ».
Et d’ajouter : « J'ai fait de magnifiques photos et serais ravie de les partager avec vous tous ». Le business continue avec Kim…
http://www.elle.fr/People/La-vie-des-people/News/Kim-Kardashian-polemique-au-sujet-de-sa-visite-a-Haiti-1851942

jeudi 22 décembre 2011

AINSI SE REVEILLA LE MONDE CE 22 DECEMBRE 2011

Série d’explosions à Bagdad

Quelques jours après le départ des troupes américaines d’Irak, une série d’attentats a fait au moins 63 morts et 185 blessés dans les quartiers chiites de la capitale.
Le gouvernement multiconfessionnel irakien devant un défi immense. Quelques jours après le départ effectif des dernières troupes américaines d’Irak, après neuf ans de guerre de tentative de stabilisation de la situation, la capitale Bagdad a été frappée par une série d’attentats coordonnés. Les quartiers chiites de la ville ont été visés avec des explosions de mines dans les quartiers d’Amin, d’Alaoui, de Karrada, de Chaab et de Choula. Une voiture piégée a également explosé à Doura, quartier chiite du sud de Bagdad. «J'ai vu que les vitres étaient explosées, il y avait du verre partout. Les enfants sont effrayés et crient», a témoigné à Reuters, Raghad Khalid, professeur d'une école maternelle proche du lieu de l'explosion de Karrada. Le bilan humain est terrible avec au moins 63 morts et près de 185 blessés, selon les chiffres du porte-parole du ministère de la Santé. Dans le seul quartier de Karrada, au moins 18 personnes auraient trouvé la mort.
Lisez la suite ici : http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Serie-d-explosions-a-Bagdad-367027/?sitemapnews

Syrie: arrivée prévue des observateurs de la Ligue arabe, et vives critiques de la Turquie
BEYROUTH/ANKARA (AP) — Alors qu'une équipe d'observateurs de la Ligue arabe était attendue dans la journée à Damas, le ministère turc des Affaires étrangères a vivement condamné jeudi les attaques répétées contre les civils en Syrie, les qualifiant de "bain de sang".
"Nous condamnons fortement la politique du pouvoir syrien d'oppression contre son propre peuple, qui plonge le pays dans un bain de sang", souligne dans un communiqué diffusé par mail le ministère des Affaires étrangères de la Turquie, pourtant allié historique de la Syrie.
Cette violence marque un contraste violent avec l'esprit de l'accord signé avec la Ligue arabe, qui soulève des doutes sur "les réelles intentions" de Damas.
Lire la suite ici : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111222.FAP9190/syrie-arrivee-prevue-des-observateurs-de-la-ligue-arabe-et-vives-critiques-de-la-turquie.html


Investiture sous tension en République du Congo
Joseph Kabila, président sortant de la République démocratique du Congo, a été investi hier pour un deuxième mandat. Son élection est contestée par son rival Étienne Tshisekedi.
Il a juré de «sauvegarder l’unité nationale, de ne (se) laisser guider que par l’intérêt général et le respect des droits de la personne humaine»… Joseph Kabila, quarante ans, président sortant de la République démocratique du Congo, a prêté serment hier à Kinshasa devant Dieu et la nation.
Robert Mugabe, le président omnipotent du Zimbabwe, était le seul chef d’État présent à cette cérémonie d’investiture. Mais une douzaine de pays africains étaient représentés par leur premier ministre ou des ministres, sans compter quelques ambassadeurs de pays tels que la France, la Belgique, la Grande-Bretagne.
Étienne Tshisekedi, principal opposant de Kabila junior et candidat malheureux de l’élection du 28 novembre, conteste les résultats du scrutin présidentiel. Des observateurs locaux et internationaux ont fait état de nombreuses irrégularités au cours du scrutin. Dans la région du Katanga, on a ainsi recensé dans la circonscription de Malemba-Nkulu un taux de participation de 99,46% et un score de 100% pour Joseph Kabila, soit plus de 2,5millions de voix !
La Cour suprême de justice (CSJ) a pourtant validé hier la victoire de Joseph 
Kabila (48,95% des voix) devant Étienne Tshisekedi (32,33%).
Âgé de soixante-dix-neuf ans, celui-ci ne compte pas en rester là. Après s’être proclamé «président élu», il a annoncé qu’il prêterait lui aussi serment «devant le peuple». Cette investiture parallèle devrait avoir lieu vendredi au stade des Martyrs de Kinshasa.
Lire la suite ici : http://www.humanite.fr/monde/investiture-sous-tension-en-republique-du-congo-486341

La version officielle du décès de Kim Jong-il mise en doute
Les services de renseignements sud-coréens ne croient pas que le «cher leader» soit mort dans son train. Une polémique qui souligne la difficulté du travail des espions dans la «boîte noire» nord-coréenne.
Kim Jong-il est il vraiment décédé à bord son luxueux train blindé, en plein travail, filant à travers la campagne nord-coréenne, comme l'affirme le régime de Pyongyang?
La controverse fait rage à Séoul depuis que les services secrets sud-coréens ont mis en doute la version officielle délivrée par leur rival du Nord. «Le soleil du XXIeme siècle» «a succombé à un grand épuisement mental et physique», entraînant une «crise cardiaque» alors qu'il était en route pour une inspection sur le terrain, samedi 17 décembre vers 8h30, a affirmé la télévision d'État nord-coréenne.
Mais le chef des services de renseignements sud-coréens, le National Intelligence Service (NIS), a semé le trouble en contestant cette version. «Le train était à l'arrêt dans la gare de Yongsong à Pyongyang à 8h30 du matin. Il n'a pas bougé ni vendredi, ni samedi», a déclaré Won Sei-hoon devant les parlementaires sud-coréens, le 20 Décembre. «Il y a des contradictions dans la version donnée par le Nord», a insisté le patron du NIS.
Lire la suite ici : http://www.lefigaro.fr/international/2011/12/22/01003-20111222ARTFIG00301-le-version-officielle-du-deces-de-kim-jong-il-mise-en-doute.php

Barack Obama : Esseulé, le président américain fait du shopping incognito
Barack Obama est toujours là où on ne l'attend pas. Le 44e président américain a surpris des clients et employés d'un supermarché de la ville d'Alexandria, en Virginie, tout près de Washington, en faisant quelques emplettes en compagnie de son chien Bo. Tout sourire et plutôt décontracté, le locataire de la Maison Blanche s'est rendu chez PetSmart, un supermarché dédié aux compagnons les plus fidèles des hommes. Et pour son Bo, il n'a pas hésité à acheter ce qui se fait de meilleur !
Esseulé, alors que son épouse Michelle et leurs filles Sasha et Malia sont déjà à Hawaï pour les vacances familiales, Barack s'est ensuite rendu chez Best Buy, magasin spécialisé en objets électroniques, disques et DVD où il a acheté un jeu Nintendo et deux cartes cadeaux iTunes. Avec sa propre carte de crédit.
Bien sûr, sur son passage, le président américain a serré quelques mains, a bavardé avec quelques employés et a même pris de nombreuses photos. Un président ultra-accessible qui profite de cette période festive (et pré-électorale) pour distribuer ses sourires ultra-brite à chacune de ses sorties. Barack Obama devrait rejoindre les femmes de sa vie sur son île natale avant la fin de la semaine, pour y passer les fêtes de fin d'année. Sous le soleil, il prendra quelques jours de repos bien mérités et pourra profiter de sa belle famille, qui se plaît énormément à la Maison Blanche…
http://www.purepeople.com/article/barack-obama-esseule-le-president-americain-fait-du-shopping-incognito_a93270/1


L'opposante ukrainienne Ioulia Timochenko boycotte son procès en appel
Ioulia Timochenko joue son va-tout. Condamnée en octobre à sept ans de prison pour abus de pouvoir, l'ex-Première ministre ukrainienne a annoncé sur son site internet, jeudi 22 décembre, qu'elle allait boycotter son procès en appel et renoncer par avance à se pourvoir en cassation.
Dans ce texte, elle dénonce un "procès honteux" et estime que "le régime [du président Viktor] Ianoukovitch a anéanti la justice. Cela n'a plus aucun sens de chercher la vérité devant les tribunaux." Le principal avocat de Ioulia Timochenko, Sergui Vlassenko, a fait état de cette décision à l'ouverture d'une audience du procès en appel, jeudi. La juge a ensuite annoncé une interruption des débats jusqu'à vendredi matin.
http://www.francetv.fr/info/l-opposante-ukrainienne-ioulia-timochenko-boycotte-son-proces-en-appel_42113.html

Une grève générale paralyse la Belgique
Le gouvernement belge du socialiste Elio Di Rupo, formé dans la douleur début décembre après une crise politique de 541 jours, affrontait jeudi sa première épreuve avec une grève générale des services publics particulièrement bien suivie dans les transports.
Aucun train ne circulait sur l'ensemble du réseau, y compris les trains internationaux comme l'Eurostar et le Thalys.
Un front commun syndical a lancé un appel à une grève générale dans l'ensemble du secteur public, dont les transports en commun, les administrations, hôpitaux, écoles, prisons et chaînes de la télévision publique.
Cette grève se déroule alors que le parlement doit se prononcer dans la journée sur une importante réforme du système des retraites. Celle-ci a été préparée par le gouvernement de coalition dirigé par le francophone Elio Di Rupo, entré en fonction le 6 décembre après la crise politique la plus longue de l'histoire du royaume.
Selon le projet de loi, l'âge légal du départ à la retraite, fixé à 65 ans, ne sera pas modifié, mais le «départ en retraite anticipée», très utilisé en Belgique, sera retardé de deux ans à 62 ans. L'accès à la «préretraite» sera rendu plus compliqué et les régimes de retraite spéciaux de plusieurs professions sont appelés à être supprimés dans leur forme actuelle…
http://www.cyberpresse.ca/international/europe/201112/22/01-4480214-une-greve-generale-paralyse-la-belgique.php

Un ancien du KGB, proche de Poutine à la tête, de l'administration du Kremlin
Un proche de Vladimir Poutine issu comme lui des rangs du KGB soviétique, Sergueï Ivanov, a été nommé jeudi à la tête de l'administration présidentielle, un poste stratégique au sein du pouvoir russe, a annoncé la porte-parole du président Dmitri Medvedev.
"M. Medvedev a nommé par décret Sergueï Ivanov au poste de chef de l'administration présidentielle", a déclaré la porte-parole, citée par l'agence de presse publique Ria Novosti.
Sergueï Ivanov, 58 ans, prend la place de Sergueï Narychkine, un autre membre présumé des anciens services secrets soviétiques, élu mercredi à la tête de la Douma (chambre basse du Parlement).
Les deux hommes sont originaires de Saint-Pétersbourg, comme l'actuel Premier ministre Vladimir Poutine, qui a annoncé en septembre son intention de revenir au Kremlin à l'issue de la présidentielle de mars.
http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20111222.AFP2479/medvedev-denonce-les-opposants-extremistes-et-promet-une-reforme-politique.html

Quand Haïti accédera au Top5 des destinations soleil

«Haïti détrône Cuba et la République dominicaine au palmarès des destinations soleil les plus populaires sur le marché québécois!» On imagine mal un tel titre coiffant un article du cahier Vacance/Voyages de La Presse. Le président haïtien, Michel Martelly, et sa ministre du Tourisme, Stéphanie Balmir-Villedroin, eux, en rêvent. Ils rêvent de voir la côte des Arcadins et le littoral nord du pays se couvrir de tout inclus et confisquer une clientèle importante à Varadero et à la Riviera Maya. Au début de décembre, le président haïtien déclarait : «Le nom d’Haïti ne doit plus uniquement être associé à la pauvreté et la misère. Nous allons promouvoir le pays comme destination vacances.» Aux yeux du monde extérieur, ce projet relève peut-être de l’utopie. Mais son gouvernement a adopté quelques mesures susceptible de favoriser l’éclosion – ou la renaissance – d’une industrie touristique florissante.
Au moins, les autorités haïtiennes ne se conduisent pas en utopistes déconnectés de la réalité.
De passage à Montréal fin novembre, la ministre du Tourisme annonçait clairement que, pour une première année, elle se contenterait de cibler les membres de la diaspora haïtienne. Bref, de persuader les Haïtiens de Montréal, de New York et de Miami de prendre des vacances dans leur pays natal. Et avant de persuader les Iberostar, Barcelo et autres Melia International de ce monde de venir investir en sol haïtien, son gouvernement mettra la priorité sur la reconstruction et la remise à niveau des hôtels existant.
Car on l’a peut être oublié, mais il y a, en Haïti, des propriétés hôtelière qui ne ciblent pas seulement la clientèle des coopérants et des travailleurs humanitaires. Ainsi, sur la côte des Arcadins, dont les plages bordent le golfe de la Gonave, on trouve une demi-douzaine d’hôtels, dont certains se conforment aux standards de confort internationaux : le Club Indigo, le Moulin sur Mer, le Kaliko Beach…
Il n’y en a quasiment pas sur la côte nord du pays. Mais le potentiel est énorme, car, là-bas, les plages n’ont rien à envier à celles de Punta Cana. Actuellement, elles ne sont exploitées que par Royal Caribbean, qui loue au gouvernement les plages (il y en a cinq) de Labadie, non loin de la ville du Cap-Haïtien. La compagnie de croisière a aménagé les lieux, qui sont d’ailleurs clôturés et accessibles seulement aux employés et à quelques dizaines de marchands et d’artisans sélectionnés. Ceux-ci vendent souvenir, colifichets et objets d’artisanat aux milliers de passagers que Royal Caribbean débarque chaque semaine sur ce domaine privé, dans le cadre d’une escale «plage et baignade».
Cette situation a d’ailleurs suscité des commentaires outragés, lorsque Royal Caribbean a continué à faire escale à Labadie dans les jours qui ont suivi le tremblement de terre de janvier 2011. Mais les arguments de la compagnie («Voulez-vous que nous mettions au chômage les 300 et quelques Haïtiens que nous employons là-bas?) ont vite fait taire les indignés. Aujourd’hui, Royal Caribbean investit 50 millions $ pour agrandir les installations portuaires (afin de pouvoir y accueillir ses deux mastodontes des mers : l’Oasis et le Allure) et construire une route qui permettra d’amener les touristes à la Citadelle et au Palais de Sans-Souci (le très mal nommé!) dans la montagne.
En attendant que les grands groupes hôteliers espagnols ou mexicains investissent dans la construction de tout inclus sur ces plages encore quasiment vierges, plusieurs projets ont été mis en branle dans le pays le plus pauvre des Amériques. Ainsi, le groupe Marriott International construit un hôtel de 173 chambres à Port-au-Prince. Il devrait ouvrir ses portes au début de l’été 2012.
Un groupe d’investisseurs a entrepris de faire bâtir un établissement de 250 chambres près de l’aéroport Toussaint Louverture (lui aussi en voie de rénovation) : l’hôtel des Artistes. Ouverture annoncée pour le début de 2013.
L’hôtel Montana, qui s’était effondré pendant le tremblement de terre de janvier 2010 est, lui aussi, en train d’être reconstruit. Tout comme l’hôtel El Rancho de Pétionville. D’ailleurs, dans cette banlieue cossue de Port-au-Prince, on inaugurera bientôt un Best Western.
«La majorité des Québécois voient Haïti comme une destination dangereuse et c’est certainement le cas en ce qui concerne Port-au-Prince, mais les plages de la côte Nord et celles de la côte des Arcadins sont plus sécuritaires que celles de la République dominicaine», observe Jean-Pierre Caron, fondateur d’Incursion Voyage, une des principales agences québécoises actives dans les circuits en Europe et en Asie. Devenu consultant après avoir revendu son entreprise, Jean-Pierre Caron s’intéresse au développement d’Haïti.
Le moment où ce pays supplantera Cuba et la République dominicaine au palmarès des grandes destinations de masse est certainement encore bien éloigné dans le temps. Mais il se passe quelque chose, là-bas. Si le nouveau gouvernement parvient à stabiliser la situation et à restaurer une activité économique, l’utopie deviendra peut-être moins utopique.http://blogues.cyberpresse.ca/desiront/2011/12/16/quant-haiti-accedera-au-top5-des-destinations-soleil/

Haïti : Le défi d’une ambiance festive en cette fin d’année 2011

P-au-P, 22 déc. 2011 [AlterPresse] --- Avec les diverses contraintes économiques et sociales, la situation globale de la fin 2011 semble ne pas prêter à une ambiance festive, généralement caractéristique de la période transversale vers une nouvelle année, observe l’agence en ligne AlterPresse..
Cependant, plusieurs initiatives d’individus et d’organisations tentent de rappeler et de susciter un air de décompression.
Activités d’animation culturelle, vente et exposition d’ouvrages, foire de produits alimentaires et artisanaux, spectacles divers, bals, festivals et dîners de salons, fêtes communautaires et récréations pour enfants, retraite spirituelle, cérémonies de prière, conférences-débats, figurent parmi la panoplie enregistrée durant cette fin d’année 2011.
Beaucoup d’habitants du pays se rendent en province, tandis que d’autres résidant dans la diaspora reviennent en Haïti pour passer la période de fin d’année avec leurs parents.
Depuis quelques semaines, les médias diffusent en continu des chansons de Noël. Quelques efforts de décorations de circonstance sont remarqués çà et là.
Les bouchons sont devenus plus nombreux dans la zone métropolitaine de la capitale, tandis que l’affluence est notable dans les banques récemment confrontées à une pénurie de cash en dollars américains face à une demande de plus en plus croissante du billet vert pour les transactions.
Le gouvernement a annoncé le décaissement de 400 millions de gourdes (US $ 1.00 = 41.50 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui) pour un programme d’activités officielles baptisées “Noël Solidarité”. Une partie de ce montant, tiré du trésor public, doit financer des opérations d’assainissement de villes, de bouillons et kermesses populaires, ainsi que de petits projets d’infrastructures susceptibles de générer des emplois à haute intensité de main-d’œuvre.
Le service métropolitain de collecte des résidus solides (Smcrs) organise un concours d’émulation pour les quartiers qui réhabiliteraient le milieu ambiant en remplaçant les immondices par des arbres et de l’espace vert.
Une enveloppe d’environ 100 millions de gourdes (sur les 400 millions débloqués) est mise à la disposition des 140 municipalités en Haïti.
Le ministère de l’agriculture envisage de créer notamment des emplois temporaires à l’intention des étudiants qui, d’après lui, seraient en difficultés financières pour préparer leur mémoire de sortie. Des personnes seront mobilisées pour la distribution d’environ 100 mille sacs d’engrais ou le curage de 535 kilomètres de canaux qui favoriseront l’irrigation de plus de 9 300 hectares de terres dans plusieurs zones.
Une subvention de 15 millions de gourdes devrait aller aux policières et policiers nationaux, fortement sollicités durant la période.
A l’initiative du ministère du tourisme, se tient, du 19 au 24 décembre à la place Saint-Pierre, à Pétionville, une exposition artisanale intitulée « Marché de Noël » cherchant à « promouvoir les œuvres d’artisans et à permettre à la population d’offrir des cadeaux à meilleur prix ».
Pour sa part, le ministère à la condition féminine et aux droits des femmes compte distribuer, à travers ses bureaux départementaux, des kits à 16 000 femmes de toutes les couches dans tout le pays..
Le président Joseph Michel Martelly, toujours en campagne et encourageant le culte de sa personnalité par des affiches à son effigie, s’est lancé dans des actions de distribution sporadiques de cadeaux et de jouets, y compris d’argent liquide (sous enveloppes), de kits alimentaires, de véhicules (comme des motocyclettes).
Différentes associations dans le Nord du pays expriment leurs préoccupations et leurs inquiétudes par rapport à la hausse des prix des produits alimentaires de base ainsi qu’à la rareté du dollar américain sur le marché départemental à l’occasion de la période des fêtes de fin d’année 2011.
S’interrogeant sur la provenance des fonds (dans le budget national) et sur les mécanismes institutionnels adoptés au bénéfice des populations ciblées, de nombreux parlementaires et observateurs avisés mettent en garde contre une mauvaise gestion des fonds décaissés par le gouvernement pour les fêtes de fin d’année 2011. Des questions sont posées notamment sur le caractère durable des actions envisagées.
Des universitaires interprètent comme une tentative de corruption la décision d’offrir des ordinateurs et de réaliser une rafle, mise en oeuvre par la femme du président, Sophia Saint-Rémy, au profit d’étudiants, en dehors d’un cadre institutionnel formel
« Le gouvernement a déjà mal commencé sa gestion en violant la Constitution. Le président Martelly a décidé volontairement de remplacer des cartels de mairies dans certaines communes. Je leur dis attention, car, à la fin de leur mandat, ils peuvent connaître le même sort que Chirac… », alerte l’ingénieur-agronome Jean Paul Duperval, qui invite « les autorités à cesser de réfléchir comme de simples citoyens, mais à assumer leurs responsabilités ».
Dans l’intervalle, la police nationale d’Haïti et la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti ont enclenché, depuis quelques semaines, des opérations conjointes pour combattre la recrudescence des actes de violences durant la période des fêtes de fin d’année 2011.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12114
Commentaires:
Malgré les bémols évoqué par le journaliste, je ne retiens que du positif dans tout ce qui a été écrit dans cet article. Toute cette activité avec peu de moyens dénote avant toute chose une volonté de faire. Les activités sont conjoncturelles et éphémères certes mais nous parlons de fêtes de fin d'année. Chaque critique en son temps!

Cap-Haïtien : Restauration du pont principal par les Casques bleus chiliens

21 décembre 2011 Les Casques bleus chiliens de la MINUSTAH viennent d’achever d’importants travaux de réparation du pont principal, encore appelé Pont Neuf, de la ville du Cap-Haïtien, dans département du Nord. La fin des travaux a donné lieu à une cérémonie, le 20 décembre, qui s’est déroulée en présence notamment du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et chef de la MINUSTAH, Mariano Fernández Amunátegui, du Consul du Chili en Haïti, Diego Rivera López, du Délégué départemental, Yvon Altéon, du maire adjoint du Cap- Haïtien, Jean Guy Cherenfant, ainsi que du Directeur départemental de la Police nationale d’Haïti (PNH), Carl Henri Boucher.
Les travaux de réparation du Pont Neuf, financièrement soutenus par la Section Réduction de la Violence Communautaire (RVC), ont notamment porté sur le nettoyage, la réfection de trottoirs et de certaines parties de la chaussée, la réparation des garde-fous et l’installation de 37 lampadaires et de panneaux de signalisation. Les Casque bleus étaient à l’œuvre tous les jours entre 20 heures à 5 heures du matin, afin de ne pas perturber la circulation sur ce pont qui est très fréquenté dans la journée.
« La population du Cap-Haïtien tient, par ma voix, à adresser ses sincères remerciements aux soldats chiliens, pour ces travaux de réparation du pont qui se trouvait en très mauvais état. En effet, les garde-fous étaient cassés, les trottoirs et une partie de la chaussée très endommagés. Chaque jour, nous craignions qu’une personne ne tombe à l’eau », a déclaré le maire adjoint, M. Cherenfant, lors de la cérémonie qui s’est déroulée en début de soirée, afin de mieux apprécier l’éclairage du pont. .
« La MINUSTAH, à partir d’actions concrètes comme celle-ci, continue de soutenir le peuple haïtien en vue de la réalisation de ses droits, notamment économiques sociaux et culturels. La MINUSTAH souhaite également que les acquis en termes de stabilisation et de sécurité puissent être conservés dans le sens d’un développement durable », a indiqué le chef de la Mission, M. Fernandez. Il a assuré que « la MINUSTAH se tient aux côtés du peuple haïtien dans le processus de reconstruction du pays, en vue de la stabilisation et du développement de cette grande nation ».
Pour sa part, le Commandant du Bataillon chilien au Cap-Haïtien, le Lieutenant Colonel Rafael Cabreras Osorio, qui a félicité ses hommes pour un travail bien fait, a toutefois rappelé qu’il reste encore à consolider les fondations du pont qui ne sont pas stables.
Construit en 1980, le Pont Neuf, relie le centre ville du Cap-Haïtien à la partie Est du pays. Ce sont les premiers travaux de réparation sur cet axe routier vital depuis le constat de sa défectuosité en 2010 par une équipe de techniciens du Ministère des Travaux publics, des Transports et des Communications (MTPTC).
Le Chef de la MINUSTAH a par ailleurs profité de sa présence au Cap Haïtien pour participer à la remise de certificats à 44 jeunes de la seconde promotion des cours intensifs en hôtellerie et cuisine (15 personnes), en électricité (14 personnes) et en soins de premiers secours (15 personnes), qui leur ont été prodigués par les Casques bleus chiliens.
Rédaction : Vicky Delore Ndjeuga
Edition : Habibatou Gologo

La face cachée de l’autre Haïti

Retour sur la 23e Conférence annuelle de HSA Par Dieulermesson Petit Frère, M.A
Soumis à AlterPresse le 15 décembre 2011
Tenue du 10 au 12 novembre 2011 à University of the West Indies en Jamaïque, la 23e conférence annuelle de l’Association des Etudes Haïtiennes (HSA, Haitian Studies Association) a eu un immense succès. Riche en réflexions et discussions portant sur la problématique haïtienne, elle a réuni toute une pléiade de chercheurs haïtiens et étrangers. Les travaux présentés ont été, en grande partie, de haute qualité. Toutes disciplines confondues (histoire, économie, littérature, politique etc…). Des figures emblématiques des mondes universitaires et littéraires haïtiens ont pris part à ce grand rendez-vous annuel.
En effet, la cérémonie d’ouverture a eu lieu le vendredi 11 novembre 2011à l’auditorium et centre de lecture Neville Hall avec les propos du professeur Nigel Harris, vice-chancelier de l’Université, l’Honorable professeur Gordon Shirley, Présidente de l’Université et le Professeur WaibiniteWariboko, doyen de la Faculté des Sciences Humaines et de l’éducation.
A suivi l’intervention de l’ambassadeur Reginald Dumas, conseiller spécial sur Haiti de l’ancien Secrétaire Général de l’ONU, Kofi Annan. Il a présenté un exposé sur la situation d’Haïti tout en évoquant les riches potentialités du pays. Selon l’ambassadeur, Haïti est un pays qui dispose d’une variété de compétences et de ressources naturelles qui sont mal exploitées.
‘‘Compte tenu de sa position géographique dans la caraïbe, Haïti dispose d’une richesse étonnante’’, a-t-il dit. M. Dumas a tenu à mettre en valeur les côtés positifs du pays en mettant en relief sa culture, sa cuisine et surtout le vaudou qui représente, à ses yeux, un élément important de sa richesse. Il invite les haïtiens à œuvrer dans le sens des intérêts communs par le biais d’un pacte de vouloir vivre ensemble en vue de changer l’image du pays et inventer un avenir meilleur à la population.
D’autres panels, une trentaine environ, tout aussi intéressants, avec des réflexions très poussées, ont suivi. Si certains panelistes ont évoqué la nécessité d’inventer un avenir meilleur à ce pays qui leur est sien, d’autres ont compris l’urgence de véhiculer des valeurs citoyennes devant produire un autre type d’Haïtien. Un type d’Haïtien qui comprendra la nécessité d’aimer le pays et de travailler pour son progrès, son développement durable. S’inspirer du passé –en prenant ce qu’il y a de meilleur- pour réinventer l’avenir.
Les sujets portaient sur la littérature, la politique, l’économie, l’éducation. Pour ne citer que ceux-là. L’éducation a été l’un des sujets le plus épuisé. La romancière haïtienne, Yanick Lahens, invitée d’honneur de cette conférence et récipiendaire du Prix d’Excellence de HSA pour son œuvre, a présenté un brillant exposé sur son rapport avec l’écriture. La lecture des textes de Marie Chauvet et la publication de son premier essai [1] sont, dit-elle, deux évènements qui l’ont amenée à l’écriture.
D’un autre côté, la romancière a exprimé sa position sur l’avenir du pays et fustigé ceux qui croient qu’Haïti est condamnée à être réduite à une peau de chagrin. ‘‘Il faut cesser de répéter qu’il n’y a en Haïti que des incompétents et des corrompus. Il y a aussi de la communauté internationale qui le sont’’, a-t-elle dit avant de conclure en ces termes : ‘‘Nous ne méritons pas les dirigeants et les amis étrangers que nous avons’’.
Jocelyne Trouillot a, pour sa part, présenté un état des lieux de la situation de l’enseignement supérieur en Haïti tout en mettant l’accent sur les nouveaux défis auxquels le pays doit faire face. L’éducatrice appelle à un changement du système éducatif et opte pour un enseignement en langue maternelle. Consciente du manque de moyens et de matériels adéquats, elle croit, toutefois, que l’université doit, en tout premier lieu, former le citoyen haïtien et non un professionnel. Selon elle, l’université doit remplir sa triple vocation à savoir la formation, la recherche et le service à la communauté. Autrement dit, l’université doit pouvoir répondre aux besoins locaux.
Le professeur Ronald Jean Jacques, membre de la commission de réforme de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) a abondé dans le même sens en présentant les grandes lignes de sa « petite réforme » (le pourquoi et le comment) qui devrait toucher le public comme le privé. Avec un objectif de 100 professeurs à temps plein et 22.000 étudiants et un budget de 500 millions de gourdes pour l’année 2010-2011, soit 30.000 gourdes pour la formation de chaque étudiant, l’UEH, aujourd’hui, n’est pas rentable, pas efficace. Selon lui, l’Etat a pour obligation d’investir dans l’enseignement supérieur pour mieux l’organiser et le rendre performant avec la mise en place de programmes de formations standard.
Le psychologue-professeur a, entre autres, fait savoir que la réforme de l’UEH doit viser la réorganisation des cursus académiques et permettre d’offrir des services de recherches et d’extension universitaire. Elle doit aussi permettre de définir des opportunités, frayer une expertise particulière dans les domaines clés et mettre en place une pensée sociale haïtienne. Aussi prévoit-il dans son document une faculté d’étude générale devant compléter les défaillances des bacheliers, la formation massive des professeurs et la disponibilité de services pour les étudiants tels que : bibliothèques, laboratoires, cafeterias, et une gestion responsable et transparente des ressources disponibles.
Une fois de plus, Haïti a été au cœur de toutes les discussions et réflexions qui ont marqué la 23e conférence de HSA. Les leçons tirées devraient contribuer à jouer un rôle déterminant dans le processus de re-construction d’Haïti sur les plans individuel, institutionnel, organisationnel et gouvernemental. Haïti occupe une place importante dans la Caraïbe compte tenu de sa position géographique et stratégique. Il est à souhaiter que de pareilles idées trouvent une petite place dans l’agenda des bâtisseurs et con-structeurs de la nouvelle Haiti.
[1] Yanick Lahens, L’exil : entre l’ancrage et la fuite, éditions Henri Deschamps
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12109

Haïti-Médias : Journalistes et universitaires mettent en relief les enjeux de l’information

P-au-P, 21 déc. 2011[AlterPresse] --- Un panel composé de journalistes et d’universitaires a passé au crible l’exercice du journalisme en mettant l’accent sur le rôle social de la presse, lors d’une causerie ce 20 décembre à la Fondation Connaissance et Liberté (en créole : FOKAL). Cette conférence-débat a été organisée par le Groupe Médialternatif, en commémoration de ses dix ans d’existence, autour du thème : « Au carrefour de l’info communication : quid de la responsabilité sociale des médias ? »
Le journaliste, Rommel Pierre, abordant le sujet médias et attentes sociales, attire l’attention sur la grande audience des radios en Haïti. Il fustige en revanche la faible qualité de la plupart des contenus offerts et la quantité exagérée, selon lui, de stations de radio.
Rien qu’à St Marc, ville qui compte autour de 200 mille habitants, on compte 54 stations de radio, certaines logent au domicile d’un individu quelconque se prenant pour une vedette du micro, illustre t-il.
Rommel Pierre critique aussi le manque d’éditoriaux dans les médias haïtiens qui pourraient servir à éclairer le peuple et prendre en compte ses attentes sociales tout en soulignant que les médias ont des fonctions extrêmement importantes dans la société qui consistent à informer, éduquer, analyser et guider.
Pour sa part, le journaliste Hérold Jean François insiste sur les qualités de la presse haïtienne, forcée selon lui d’outrepasser son rôle, dans un pays où il y tant de faiblesses et de manques.
Jean François évoque « des clichés » et, pour lui, « dire que la presse ne remplit pas son rôle social est une injustice ». Selon lui, les médias d’information ont une mission difficile et ne peuvent « être parfaits dans un monde imparfait ».
Il appelle cependant la presse à « être responsable au pluriel dans une société où chacun essaie d’imposer l’acceptation du fait accompli ». Pour lui, la presse haïtienne doit être le dernier rempart et le garant des acquis démocratiques.

Espace public et guerre d’influences
Le professeur à l’université, Ary Régis a mis l’accent dans son intervention sur le rapport entre les différents secteurs d’influence et les médias.
Selon Régis, les citoyens ont besoin d’informations pour fonctionner, décider et organiser leur vie dans une société. Cependant, de nos jours, il existe une diversité de sources d’informations qui viennent compliquer le travail des journalistes, constate t-il, parlant des réseaux sociaux et des blogs.
De plus, les secteurs d’influence a travers les communicants ont de plus en plus tendance à infiltrer et contrôler les informations médiatiques pour y ajouter leurs contenus de manière subtile et efficace, affirme t-il.
Régis cite les secteurs d’influences économiques, politiques (gouvernementaux, partis politiques), sociaux (les associations...), culturels (université...) qui influent sur le travail des journalistes. Il pointe particulièrement du doigt les secteurs commerciaux qui cherchent à exploiter les ressources à leur profit en imposant leur manière de faire.
Selon lui, le plus grand défi du journaliste est de gérer les informations contre les secteurs d’influences qui veulent les infiltrer et les contrôler à leurs profits.
De son côté, la sociologue Danièle Magloire a abordé le concept d’espace public en rapport au rôle des médias. Pour elle, l’espace public est en construction en Haïti, faisant un clin d’oeil à l’histoire récente des vingt dernières années qui ont suivi une dictature.
Elle dit observer en Haïti une absence de structures de médiation pour résoudre les différents niveaux de conflits sociaux. « Il y a très peu de débats dans les médias », souligne t-elle.
Tout en soulignant que l’objectif de la presse est d’informer et d’encadrer les citoyens, elle avance qu’Haïti est tributaire des dérives de l’infocommunication.
Faisant suite à l’intervention de Danièle Magloire, le professeur Hérold Toussaint affirme que l’espace public implique des citoyens éclairés et intelligents.
Il présente les médias comme un espace public permettant aux citoyens et citoyennes de se constituer une opinion éclairée, de prendre connaissance des grands enjeux de société et de comprendre les conflits nationaux et internationaux.
Les médias haïtiens participent-ils à informer et documenter adéquatement le citoyen pour qu’il exerce des choix libres ? Contribuent-ils à la vie démocratique ?, se questionne Toussaint, professeur à la faculté des sciences humaines.
Il prône une éducation politique à la citoyenneté. Les médias doivent aider les citoyens à faire état et comprendre la complexité de la réalité à travers les informations, ajoute t-il. Ils ont aussi pour rôle de sensibiliser les gens à avoir un rapport sain avec les infrastructures locales notamment dans un esprit de respect du bien commun.
Le débat s’est déroulé en présence de plus d’une assistance nombeuse, dont des personnalités comme l’ex ministre de la culture et cinéaste, Raoul Peck, l’ancien ministre des Haïtiens vivant à l’étranger, Edwin Paraison et du vice-recteur à la recherche de l’Université d’État d’Haiti, Fritz Deshommes.
Etaient également présents le directeur général de Radio Vision 2000, Léopold Berlanger, la coordonnatrice du Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR), le directeur de l’Institut Culturel Carl Levêque (ICKL), Marc Arthur Fils-Aimé et le coordonnateur du Conseil Haïtien des Acteurs non Étatiques (CONHANE), Edouard Paultre.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12111

mercredi 21 décembre 2011

Haïti-Culture : Les artistes haïtiens à l’honneur au musée du Quai Branly

P-au-P, 20 déc. 2011 [AlterPresse] --- Le musée du Quai Branly et le service culturel de l’ambassade d’Haïti en France organisent une manifestation culturelle autour des œuvres de dramaturges et de cinéastes haïtiens les samedi 7 et dimanche 8 janvier 2012 au local de ce musée à Paris. Pour cet événement, sont programmés une pièce de théâtre, conférence, des lectures, projections de films et documentaires en présence d’artistes haïtiens comme Alain Blondel, Syto Cavé, Jean René Lemoine et Guy Régis Junior.
Au théâtre Claude Lévi –Strauss sera présentée la pièce de théâtre titrée « Girouette et Pisse Vinaigre » d’Alain Blondel et de Syto Cavé (poète dramaturge haïtien).
Une lecture sera donnée des textes intitulés « Ida, monologue déchet » de Guy Régis Junior, écrivain et metteur en scène, et « In memoriam » de Jean René Lemoine, comédien et metteur en scène. Le texte In memoriam présente un dialogue entre une mère vivante et une fille morte lors du tremblement de terre de janvier 2010.
Des documentaires seront aussi projetés dont Une étrange cathédrale dans la graisse des ténèbres de Charles Najman, inspiré de la pièce prémonitoire de Franckétienne (poète haïtien) « Le Piège », ainsi que le documentaire Lumumba, la mort d’un prophète de Raoul Peck.
Seront présentés, entre autres, des hommes et des dieux, documentaire d’Anne Lescot et Laurence Magloire, Goudou goudou, les voix ignorées de la reconstruction de Benoit Cassegrain et Giordano Cossu. Ce dernier documentaire raconte la situation post-séisme en Haïti avec une perspective locale pour une compréhension de la situation actuelle du pays.
Le musée du Quai Branly a, dans ces collections, toute une gamme d’œuvres haïtiennes se rapportant au vodou et à l’histoire haïtienne de la fin du 18e siècle et de la première moitié du 19e. [emb apr 20/12/2011 11:50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12103

Haïti-Reconstruction : Martelly salue les réalisations et ressources locales

A l’occasion de l’inauguration de la salle d’arrivée de l’aéroport international, endommagée dans le séisme de janvier 2010

P-au-P, 20 déc. 2011[AlterPresse] --- Le président de la République Michel Joseph Martelly estime possible d’effectuer de grandes réalisations locales avec des ressources haïtiennes, lors de l’inauguration, le lundi 19 décembre 2011, de la salle d’arrivée de l’aéroport international Toussaint Louverture, (endommagée dans le séisme de janvier 2010).
« La qualité de ce travail prouve effectivement que nous pouvons faire de grandes choses avec nos propres moyens », déclare Martelly selon un communiqué transmis à AlterPresse par le bureau de la présidence.
Ayant commencé le 7 novembre dernier, les travaux de réhabilitation sont financés par le gouvernement haïtien pour un montant de 4,3 millions de dollars américains (US $ 1.00 = 41.00 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui).
Martelly estime « symbolique » la réalisation de cette première phase des travaux, conduits par une firme de construction haïtienne ’’Panexus’’.
La cérémonie d’inauguration de la salle d’arrivée s’est déroulée en présence de plusieurs ministres du gouvernement Martelly/Conille.
D’autres édifices, abritant des institutions publiques et également détruits dans le dévastateur séisme du 12 janvier 2010, sont actuellement en cours de déblaiement.
Par ailleurs, une structure baptisée Unité de coordination pour la reconstruction (Ucr) a été mise en place par le gouvernement pour réfléchir sur la reconstruction des bâtiments publics.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12104

Le Chili va retirer progressivement ses troupes de Haïti à partir de 2012

Le Chili va retirer progressivement son contingent militaire dans le cadre de la mission onusienne en Haïti à partir de 2012, a annoncé mardi le ministre chilien de la Défense Andres Allamand.
"Nous avons proposé au Conseil de défense latino-américain qu'en 2012, nous commencions à retirer nos troupes de manière progressive, proportionnelle et coordonnée", a déclaré M. Allamand en présentant un rapport sur sa gouvernance du ministère au Palacio de la Moneda, siège du président Sebastian Pinera.
Environ 500 militaires et policiers chiliens ont été envoyés en Haïti depuis 2004 suite à la décision de l'ONU d'intervenir dans ce pays caraïbe après la chute du régime de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide, entraînée par les conflits armés à travers le pays.
Le président chilien, qui est entré en fonction en 2010, a promis de réduire le nombre de soldats chiliens présents en Haïti.
Cependant, le Sénat chilien a approuvé en mai dernier la pétition gouvernementale portant sur le prolongement d'une année de plus de la présence militaire chilienne en Haïti après avoir consulté d'autres pays ayant également déployé des contingents militaires en Haïti, tels que l'Argentine et le Brésil.
http://french.cri.cn/621/2011/12/21/441s265058.htm

Haïti-Économie : Des associations du Nord mécontentes de l’inflation et de la rareté du dollar américain

Correspondance Weedlyne Jacques Cap-Haïtien, 20 déc. 2011 [AlterPresse] --- Plusieurs associations, dont l’association des cambistes du Nord et l’association des consommatrices et consommateurs du Nord, expriment leurs préoccupations et leurs inquiétudes par rapport à la hausse des prix des produits alimentaires de base ainsi qu’à la rareté du dollar américain sur le marché départemental à l’occasion de la période des fêtes de fin d’année 2011.
Le secrétaire général de l’association des consommatrices et consommateurs du Nord, l’ingénieur-agronome Floréal Cinéus, qualifie d’exagérée la hausse incessante des prix des produits alimentaires au cours de ces derniers mois, suivant dune position dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
Citant le cas du riz, du haricot, de l’huile, Cinéus relève combien le panier de la ménagère, dans la classe moyenne au Cap Haïtien, coûte environ cinq cents à sept cent cinquante gourdes (US $ 1.00 = 41.50 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes).
Cinéus dénonce également certaines entreprises commerciales du Cap Haïtien, spécialisées dans la vente de matériels et accessoires de bureau, qui refuseraient la gourde comme monnaie de transaction et exigent le dollar américain à la clientèle.
Face à cette situation, qu’il considère comme lamentable, l’ingénieur-agronome Cinéus fustige le laxisme des autorités gouvernementales et leur demande de s’intéresser aux problèmes de la dégradation quotidienne des conditions de vie de la population haïtienne plutôt que d’attiser des crises politiques.
L’association des cambistes du Nord ainsi que l’association des consommatrices et consommateurs du Nord se joignent pour recommander au gouvernement Martelly/Conille d’élaborer une politique publique économique visant à relancer la production nationale.
Ces deux associations souhaitent aussi la subvention du secteur agricole, la baisse des prix de l’engrais, l’injection et la régularisation du dollar américain sur le marché national, l’utilisation de la main-d’œuvre carcérale dans la production et le service communautaire.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12101

Haiti-Duvalier : Le CEDH demande à l’État de prendre ses responsabilités

Déclaration du Centre Œcuménique des Droits Humains (CEDH) Document soumis à AlterPresse le 20 décembre 2011
Au nom de la Loi et de la Justice
Au nom de la Morale et du Devoir de protection de la jeunesse

LE CENTRE ŒCUMÉNIQUE DES DROITS HUMAINS ( CEDH )
Proteste énergiquement contre le fait
- Que Jean-Claude Duvalier, prévenu de crimes contre l’humanité, de détournements de fonds au préjudice de tout un peuple, assigné à résidence sur ordre du juge d’instruction puisse circuler ainsi librement sur tout le territoire de la République
- Que l’on ait pu, par une provocation inqualifiable à la mémoire des milliers de compatriotes, filles et fils d’Haïti, choisir Jean-Claude Duvalier comme Parrain de la promotion des futurs hommes et femmes-de-loi, de la Faculté de Droit des Gonaïves.
Le Centre Œcuménique des Droits Humains, interpelle toutes les composantes, exécutive, législative et judiciaire de l’État Haïtien pour qu’elles prennent leurs responsabilités afin que Jean-Claude Duvalier cesse de narguer les victimes de ses forfaits et que toutes les dispositions qui s’imposent soient prises pour qu’il soit jugé conformément aux lois et aux instruments internationaux signés et ratifiés par Haïti.
Sylvie W. Bajeux, Dir. Exéc.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12106

Haïti-Migration : Pour une participation des migrants haïtiens dans les prises de décisions nationales

P-au-P, 20 déc. 2011 [AlterPresse] --- Des Haïtiens vivant à l’étranger et d’autres membres de différents secteurs de la vie nationale ont fait des recommandations pour permettre une meilleure participation des migrants haïtiens dans les sphères politique et économique du pays, au cours d’un atelier de réflexion organisé par le Ministère des haïtiens vivant à l’étranger (Mhave) ce 19 décembre, a observé l’agence en ligne AlterPresse. Parmi les recommandations, figurent l’intégration des cadres haïtiens à l’étranger dans le processus de développement du pays, la création d’emplois et la relance d’une production nationale à partir de l’argent des transferts effectués par des membres de la diaspora haïtienne vers leurs proches.
Il est recommandé également de favoriser l’accès des migrants haïtiens aux services d’état civil.
D’autres paramètres tels, la redéfinition de l’histoire des deux peuples haïtien et dominicain ou la dotation des migrants d’une carte d’identité consulaire sont d’autres projections avancées par les participants.
Colette Lespinasse, coordonnatrice du Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr) rappelle qu’il y a des limites à la participation des migrants à la réalité politique haïtienne.
Selon elle, il y a un manque de recherche par rapport aux vrais besoins de ces émigrants, un manque de débat et de dialogue avec eux et l’absence d’un consensus sur leur degré d’implication.
À ce propos, le titulaire du Mhave, Daniel Supplice, croit que c’est par ces manques qu’il faut commencer. « Attaquons les problèmes tels qu’ils sont sans se mentir et sans mentir aux autres », dit-il.
Il estime qu’il faut reconnaitre que le pays est à nu et à genoux.
Par ailleurs, Daniel Supplice a aussi pris le soin de décerner un certificat de reconnaissance à Colette Lespinasse pour son engagement aux côtés des migrants à travers le Garr et à la militante dominico-haitienne Sonia Pierre récemment décédée (le dimanche 4 décembre 2011 à Villa Altagracia / République Dominicaine), pour son dévouement dans la défense de la cause des haïtiens en République Dominicaine.
L’atelier s’est tenu dans le cadre de la journée internationale des migrants, célébrée généralement le 18 décembre chaque année.
Une autre rencontre sera réalisée en janvier 2012, et les réflexions partiront des propositions présentées au cours de l’atelier du 19 décembre 2011.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12100

Haïti- Economie : Le gouvernement préconise un partenariat public-privé dans la reconstruction

P-au-P, 20 déc. 2011[AlterPresse] --- Le conseil consultatif présidentiel pour le développement economique et l’investissement (Ccpdei) plaide pour un partenariat public-privé pour le développement des infrastructures d’Haïti dans le cadre de sa reconstruction, apprend l’agence en ligne AlterPresse. L’État a besoin du soutien du secteur privé pour mettre en place les infrastructures de développement d’Haïti à travers un partenariat public-privé, indique le secrétaire exécutif de ce conseil, Karl Jean-Louis, en marge d’une session d’informations réunissant, au palais national, des ministres et des entrepreneurs du secteur privé.
Jean-Louis présente le concept partenariat public-privé (PPP) comme un type de coopération moderne et un outil de travail pour les deux secteurs pouvant permettre d’attirer plus d’investissements.
D’une part, le PPP permettra à l’État de prendre moins de risques.
D’autre part, il contribuera à faire jouer, au secteur privé, un rôle de catalyseur dans la reconstruction du pays, selon Jean Louis.
Le partenariat public-privé est "un instrument qui nous permet de regarder ensemble la manière dont nous pouvons avancer dans la voie de la reconstruction", soutient t-il.
« Le gouvernement haïtien et le secteur privé doivent examiner tous les outils disponibles, relatifs à la reconstruction, pour faire avancer les choses », ajoute t-il.
Le secrétaire exécutif annonce la poursuite des pourparlers avec le secteur privé dans une perspective de mise en œuvre des infrastructures de développement à travers le pays, comme la construction de ports, d’aéroports et l’établissement de l’énergie électrique.
Lors de cette session d’informations, des entreprises, notamment E-Power et Haytrac Power, ont présenté leurs projets dans une logique de partenariat public-privé.
Intervenant en la circonstance, Mireille Mérovée Pierre de la Firme Mérovée-Pierre (un cabinet d’expert-comptables), appelle l’État haïtien à se structurer et s’organiser par la mise en place d’un cadre légal réglementaire pour définir des politiques claires dans le cadre du partenariat public-privé.
Elle a énuméré, pour le secteur privé, des besoins particuliers d’infrastructures ainsi que des opportunités d’investissement, notamment au niveau des aéroports, des ports et de l’énergie électrique.
Elle recommande l’utilisation des énergies renouvelables qui sont, dit-elle, à moindre coût.
« Nous avons une couverture d’énergie extrêmement faible », ajoute t-elle.
"Les aéroports nécessitent d’être réhabilités. Il nous faut d’autres aéroports en vue de faciliter le tourisme, le transport et le commerce", avance encore Mireille Mérovée Pierre.
La session d’informations, tenue le lundi 19 décembre 2011 au palais national, s’est déroulée à l’initiative du conseil consultatif présidentiel pour le développement économique et l’investissement, en collaboration avec la Firme Mérovée-Pierre et la Price Waterhouse Coopers de la Jamaïque.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12102
Commentaires:
En voilà un qui semble enfin découvrir la formule pour faire bouillir l'eau!

Haïti-Japon-Coopération : Don de 4.7 millions de dollars US en faveur du secteur agricole

P-au-P, 21 déc. 2011 [AlterPresse] --- L’ambassadeur du Japon en Haïti, Kentaro Minami, et le ministre haïtien des Affaires étrangères et des Cultes, Laurent Lamothe, ont procédé, le mardi 20 décembre, à la signature de deux accords – l’un par échange de notes, l’autre sur un don en espèces – à Port-au-Prince. Le don est évalué à 370 millions de yen japonais (4.7 millions de dollars américains), et vise à aider le secteur agricole, affecté par le séisme du 12 janvier 2010, informent les signataires.
« Ce fonds fourni à Haïti par le gouvernement japonais permettra aux autorités haïtiennes d’acheter des engrais et intrants agricoles pour soutenir les agriculteurs défavorisés qui évoluent dans les milieux ruraux », indique Kentaro Minami.
Le secrétaire d’État à la production végétal, Fresner Dorcin, qui assistait à la signature des accords à la Chancellerie, promet que ces derniers contribueront « à l’amélioration des conditions de vie des agriculteurs haïtiens qui ont été victimes du tremblement de terre du 12 janvier 2010. »
« Les dix départements géographiques du pays seront touchés par cet accord. Certainement, il y aura des zones prioritaires dépendamment de leur capacité de production », assure Fresner Dorcin.
Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Lamothe, et le directeur représentant de l’agence japonaise de coopération internationale, Ozawa Shoji, disent espérer que ces accords puissent permettre, non seulement l’amélioration de la qualité de produits des agriculteurs mais aussi d’accroitre le rendement de leurs plantations, et la sécurité alimentaire.
Les agriculteurs pourront se procurer les intrants et engrais agricoles à prix réduits, selon les autorités. Ces produits seront confiés au Ministère de l’agriculture, des ressources naturelles et du développement rural (Marndr).
Les planteurs font face généralement à de nombreux défis, notamment l’accès aux intrants chimiques, qui conduit parfois à des frictions.
Des organisations paysannes dénoncent périodiquement un trafic de l’engrais destiné aux petits agriculteurs.
L’agriculture reste la base de la vie économique haïtienne. Plus de la moitié de la population dépend de ce secteur pourtant en baisse depuis les 5 dernières décennies.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12107

Miley Cyrus propose une nouvelle vidéo en faveur d’Haïti

En cette période des fêtes, Miley Cyrus n’oublie pas tous ceux qui souffrent… La jeune femme vient de publier une nouvelle vidéo où elle encourage les gens à verser des dons pour le peuple Haïtien.
Dans un spot d’une durée de 30 secondes , l’ex-vedette de la série « Hannah Montana » lance un « Help us help Haiti home » (Aidez-nous à venir en aide à Haïti pour la reconstruction des maisons). Elle explique à son auditoire que les conditions sur l’île demeurent très difficiles depuis le terrible tremblement de terre survenu en 2010 faisant plus de 200 000 morts et plus d’un million de sans-abri.
Miley Cyrus a été rejointe par d’autres célébrités dans cette noble cause, parmi lesquelles Zooey Deschanel, Edward Norton, Rainn Wilson, LL Cool J, Soleil Moon Frye, et Sean Penn.
Sean Penn, qui est le principal promoteur de cette action humanitaire, a déclaré à propos de la reconstruction en Haïti : « Rêver n’est pas tant un droit car c’est un besoin humain, et sans une maison, il y a peu d’autres choses qui font rêver. »
Miley Cyrus est très impliquée pour Haïti, en octobre dernier la demoiselle a fait le déplacement sur le petit pays des Caraïbes meurtri avec l’organisme Starkey Hearing Foundation qui distribue des appareils auditifs aux enfants souffrant de surdité ou de problèmes d’audition. Elle a également assisté à l’inauguration d’une école, entourée d’enfants dans la ville d’Arcahaie, et ce en la présence du président de la République, Michel Martelly.
Pour plus d’information : http://www.crowdrise.com/haiti

http://www.zestofpeople.com/2011/12/20/miley-cyrus-propose-une-nouvelle-video-en-faveur-d-haiti/

mardi 20 décembre 2011

Haïti-Duvalier : Le CARLI indigné de voir le dictateur pris comme modèle par des étudiants en droit

P-au-P, 19 déc. 2011 [AlterPresse] --- Le Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI) s’indigne et dénonce le « comportement scandaleux » du décanat de la faculté de droit des Gonaïves (nord) et des étudiants finissants qui ont fait choix du dictateur Jean-Claude Duvalier comme « parrain de promotion », d’après une note transmise à AlterPresse, ce 19 décembre 2011.
Cet acte vise « à réhabiliter l’ancien dictateur » et « constitue, à bien des égards, un affront et un avilissement pour les milliers de compatriotes qui ont connu les atrocités du régime des Duvalier », selon la note du CARLI.
Le dictateur a été choisi comme « parrain » de la promotion sortante Robert Blanc de la faculté de droit des Gonaïves. La cérémonie de graduation a eu lieu le vendredi 16 décembre 2011 dans la ville des Gonaïves.
Dans son allocution de circonstance, Jean-Claude Duvalier, en exprimant sa reconnaissance envers les étudiants, a qualifié son choix de « parrain de promotion » de « geste courageux et réfléchi. »
Joseph Mécène Jean-Louis est le doyen de l’école de droit et des sciences économiques des Gonaïves depuis la mort de l’avocat Hugues Saint-Pierre en 2007.
« Comment des étudiants en droit, des responsables de faculté de droit peuvent-ils ignorer les principes élémentaires en matière de droits humains et vouloir du même coup institutionnaliser l’impunité à l’instar de nos dirigeants politiques ? » se questionne l’avocat Renand Hédouville, secrétaire général du CARLI.
Lors de son discours, Duvalier ne s’est pas gêné pour saluer la mémoire de jeunes assassinés par son régime.
« En effet, je pense à Jean-Robert Cius, Michelson Michel et Daniel Israel tombés presqu’au seuil de l’adolescence. Souffrez un instant que je vous demande d’observer avec moi une minute de recueillement en leur mémoire », a déclaré le dictateur dans un élan lyrique.
Pour Renand Hédouville, secrétaire général du CARLI, cet acte « est insultant et provocateur ».
« Comment peut-il se recueillir à la mémoire des victimes alors que les auteurs de ce triple assassinat travaillaient à la solde de son régime et en conséquence il était responsable pénalement ? », s’interroge le CARLI.
L’assassinat, en novembre 1985, de ces trois élèves par les hommes de Duvalier aux Gonaives a donné le coup d’envoi d’une série de manifestations qui ont abouti au renversement de « Baby doc » et son départ pour l’exil le 7 février 1986.
Depuis son retour en Haïti, le 16 janvier 2011, plusieurs voix nationales et internationales se sont élevées pour réclamer le jugement de l’ancien président auto-proclamé à vie pour détournements et vols de fonds publics ainsi que crimes contre l’humanité.
« Les crimes contre l’humanité caractérisés par des cas de disparitions, de tortures, de viols, d’exécutions sommaires constituent des crimes internationaux et sont imprescriptibles », rappelle le CARLI.
Depuis le 24 mars 2011, le dictateur Jean Claude Duvalier avait été assigné à résidence. Cette décision de justice prise par le juge Carvès Jean limitait les déplacements de « Baby doc » à la capitale et ce dernier ne pouvait recevoir chez lui qu’à des heures précises.
Cent cinquante-cinq kilomètres séparent la ville des Gonaïves de Port-au-Prince. http://www.alterpresse.org/spip.php?article12096

Haïti : Gros-Morne commémore la vie de la défunte député Gérandale Télusma

P-au-P, 19 déc. 2011 [AlterPresse] --- L’Association « Solidarite Fanm Gwo Mòn » et la famille Télusma commémorent à Gros-Morne (Nord d’Haïti), les 19 et 20 décembre 2011, le premier anniversaire de la mort du député Gérandale Télusma, selon la mère de la défunte, Renette Télusma, jointe par AlterPresse. Gérandale Télusma (39 ans), a été tuée dans un accident de la circulation survenu le 20 décembre 2010 à l’aube, sur la route nationale # 1, à hauteur de Marchand Dessalines. Le véhicule qui transportait la parlementaire a heurté un camion en stationnement.
Conférence-débats sur la loi de la paternité responsable, causeries sur la vie du député, projection de film, messe de requiem, marche pacifique sont les activités programmées durant ces deux jours de « commémoration de la vie de Gérandale », nous informe Renette Télusma.
« Le 20 décembre, après la messe de requiem, une marche pacifique partira de l’église catholique Notre-Dame de la Chandeleur pour aboutir sur la tombe de ma fille où sera déposée une gerbe de fleurs », indique la mère de l’ancienne députée.
« La vie de ma fille est une victoire pour la démocratie. En tant qu’avocate, puis comme député, elle a dédié sa vie à la démocratie. Elle a été une femme modèle. On ne pleurera pas le 20 décembre. Nous célébrerons la vie », martèle Renette Télusma.
La famille Télusma déclare réfléchir sur un projet de création d’une fondation qui portera le nom de l’ancienne parlementaire de Gros-Morne (2006-2010) et qui œuvrera en faveur des enfants abandonnés par leur père.
Les autorités municipales, judiciaires et la vice-délégation de Gros-Morne ont été invitées à prendre part aux différentes activités qui marqueront ce triste anniversaire.
« Une délégation de femmes va sympathiser et communier avec la famille Télusma, l’organisation de femmes SOFAG et toute la communauté de Gros-Morne », nous confie Danielle Saint-Lot de Femmes en Démocratie.
Rosenie Gustave, dirigeante de Fanm vanyan Marigot ; Barbara Guillaume, représentante de Biwo Teknik Fanm ; Lissa François de Fanm Yo La ; Carline Joseph dirigeante de Solidarite Fanm Gonayiv ; Elsie Théano du Réseau des Femmes Candidates pour Gagner seront parmi les personnalités du monde des femmes qui rendront hommage à la mémoire de Gérandale Télusma.
Une délégation de parlementaires, amis et anciens collègues de Télusma à la 48e législature, composée entre autres des députés Cholzer Chancy (Ennery), Elourne Doreus (Môle Saint-Nicolas) pourrait être présente à Gros-Morne ce 20 décembre 2011.
Gérandale Télusma, avocate, candidate à sa réélection, était en course pour le second tour des élections de novembre 2010 face à Fritz Chéry, ancien journaliste et propriétaire d’une station privée de radiodiffusion à Gros-Morne.
Comme présidente de la Commission des Affaires Sociales et des Droits de la Femme, à la chambre des députés, Télusma a marqué son passage par son engagement pour le vote de la loi tant controversée sur la paternité responsable.
Elle a été, en 2009, aussi au cœur des débats lors du vote de la loi sur le salaire minimum de 200 gourdes proposée par l’actuel sénateur de l’ouest Steven Benoit. La commission qu’elle présidait avait alors proposé 160 gourdes à la place des 200 gourdes.
Finalement sur objection du président de la République, René Préval, la loi a été votée à 125 gourdes pour les entreprises manufacturières et 200 gourdes pour les entreprises commerciales. http://www.alterpresse.org/spip.php?article12098

Le Club de Madrid entame sa VI Mission en Haïti

Les anciens Présidents Lagos du Chili, Quiroga de Bolivie, Torrijos du Panama et l'ancien Premier Ministre Jospin de France, sont arrivés ce dimanche à Port-au-Prince dans le cadre de la VI Mission de Haut Niveau du Club de Madrid en Haïti (19-21décembre). • Cette mission fait partie du projet Leadership Global pour la Reconstruction d'Haïti, une initiative du Club de Madrid réalisée avec le soutien financier de l'Union européenne. Cette mission comptera également sur la participation du Secrétaire Général du Club de Madrid Carlos Westendorp et de l'expert international du Club de Madrid Juan Gabriel Valdés.
• Les 19 et 20 décembre, la délégation du Club de Madrid tiendra des réunions avec les représentants des trois pouvoirs, ceux des collectivités locales, de la société civile, du secteur privé et des partis politiques qui ont également été conviés, de façon conjointe, par le Club de Madrid et la Présidence haïtienne, à une séance plénière le 21 décembre.
Depuis 18 mois, le Club de Madrid accompagne les leaders haïtiens face aux défis auxquels est confronté le pays depuis le tremblement de terre de janvier 2010. Au moment du processus électoral agité qu'a connu Haïti, lors de la proclamation des résultats présidentiels, à l'occasion de la réforme constitutionnelle toujours incomplète, ou encore lors du débat sur le futur de la CIRH, les membres du Club de Madrid ont mis à disposition des leaders haïtiens de la 48ème et de la 49ème législature leur expérience politique et leurs bons offices auprès de la communauté internationale.
Lors de cette nouvelle mission, le Club de Madrid souhaite apporter sa contribution au consensus politique entre haïtiens et son soutien aux différentes initiatives qui appellent, toutes, à la formation d'un accord politique qui soit de nature à assurer la stabilité nécessaire et à fournir une vision commune du futur d'Haïti pour faire face aux défis qui perdurent. La délégation du Club de Madrid espère trouver en Haïti un climat favorable à la tenue de cette rencontre, les accords devant se construire sur l'espoir placé dans l'avenir et non sur les divergences du passé.
Après la période de reconstruction, il faut désormais avancer sur la voie du développement pour offrir aux haïtiens et haïtiennes de meilleures conditions de vie et leur donner l'espoir d'un avenir meilleur. La création d'emplois est une des priorités du gouvernement du Président Martelly et la meilleure façon de libérer le pays de la dépendance extérieure.
Toutefois, l'investissement, à l'origine de postes de travail, a besoin pour s'épanouir d'un climat dans lequel prévalent la sécurité physique et juridique que, seule, peut concrétiser la volonté politique. C'est pour cette raison qu'un consensus constructif sur les thèmes clés pour le futur d'Haïti est une condition nécessaire pour le développement du pays.
Afin d'apporter sa contribution à ce possible consensus, le Club de Madrid se réunira les 19 et 20 décembre avec les représentants des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, avec les représentants des collectivités locales, de la société civile, du secteur privé et des partis politiques dans l'objectif de connaître leurs préoccupations et leurs propositions.
Le 21 décembre, le Club de Madrid et la Présidence d'Haïti ont convié toutes les parties à prendre part à une séance plénière au cours de laquelle il est prévu d'identifier les domaines pour lequel un accord existe mais aussi les questions et sujets qui requièrent davantage de discussions. L'objectif est de contribuer à un processus conduisant à la formation d'un pacte national concernant les thèmes alors identifiés comme prioritaires pour la gouvernabilité du pays. Il s'agit d'un processus et d'une démarche que seuls les haïtiens peuvent entreprendre, même s'ils peuvent tirer profit de missions comme celle du Club de Madrid et du soutien qu'ils peuvent recevoir de la communauté internationale.
Le Club de Madrid est une organisation indépendante dédiée au renforcement des valeurs et leadership démocratiques aux quatre coins du monde. Elle fait appel à l'expérience unique de ses membres – 87 anciens Chefs d'Etat et Gouvernement de plus de 60 pays – qui mobilisent leur temps, expérience et connaissances pour mener à bien leur mission. Le Club de Madrid constitue le plus grand forum d'anciens Présidents et Premiers Ministres au monde, offrant aux dirigeants actuels une source inégalée de connaissances et expérience politiques.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20102

Haïti : Plaidoyer pour une bonne gestion des fonds décaissés par le gouvernement pour les fêtes de fin d’année

L’annonce faite, la semaine écoulée, par le chef du gouvernement, Garry Conille, de décaissement des fonds pour réaliser des activités festives à travers le pays à l’occasion des fêtes de fin d’année, a été au centre des débats dans des médias de la capitale durant le week-end du 16 au 18.

Entre inquiétude et optimisme, des citoyens plaident pour une « bonne gestion » de ces fonds.
P-au-P, 19 déc. 2011 [AlterPresse] --- Invité à l’émission « Pi lwen pi fon » (Plus loin plus profond) de radio Vision 2000, dimanche, le professeur à l’Université Mozart Déronette salue la démarche du gouvernement Martelly/Conille qui, à son avis, cherche à accompagner des couches défavorisées en cette période de fin d’année.
Toutefois, le professeur Déronette s’interroge sur le plan à adopter pour que ces fonds puissent aller effectivement au bénéfice des populations ciblées.
« Il ne s’agit pas de faire un décaissement comme pour le faire, mais il faut tout un mécanisme pour que tout le pays puisse bénéficier de ces fonds », souligne Mozart Déronette.
Pour sa part, le journaliste-éditorialiste et enseignant, Roody Edmé, lui aussi, accueille favorablement cette démarche du gouvernement.
« C’est la responsabilité du gouvernement de prendre des initiatives économiques, car la population est en difficulté. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi », précise Roody Edmé, qui souhaite, par ailleurs, que ces fonds soient bien utilisés.
« Il reste à savoir cependant si ces fonds seront utilisés aux fins envisagés », ajoute Roody Edmé.
Mozart Déronette et Roody Edmé plaident pour que « les fonds décaissés par le gouvernement soient utilisés à des fins concrets pour le bien de la population et aussi de l’économie haïtienne. »
Le premier ministre Garry Conille a annoncé le 13 décembre écoulé que son gouvernement va décaisser 400 millions de gourdes pour réaliser des activités festives pendant les fêtes de fin d’année.
De son côté, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités territoriales et de la Défense nationale, Thierry Mayard Paul, a annoncé, jeudi 15 décembre, que son ministère mettra à la disposition des 140 municipalités du pays une enveloppe d’environ 100 millions de gourdes.
Se référant à la décision de la justice française qui a condamné à deux ans de prison l’ancien président Jacques Chirac, l’agronome Jean Paul Duperval, qui participait à l’émission « Ki moun ou ye ? » (Qui êtes-vous ?) sur radio Caraibes, dimanche, lance une mise en garde aux autorités gouvernementales du pays.
« Le gouvernement a déjà mal commencé sa gestion en violant la Constitution. Le président Martelly a décidé volontairement de remplacer des cartels de mairies dans certaines communes. Je leur dis attention, car à la fin de leur mandat ils peuvent connaître le même sort que Chirac… », alerte Duperval.
Il poursuit : « il faut que les autorités cessent de réfléchir comme de simples citoyens, il faut qu’elles assument leur responsabilités ».
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12094
Commentaires:
Personnellement je n'aimerais pas être à la place des ctoyens qui auront à gérer ces fonds. Peu importe la façon d'utiliser ces sous, il y aura des mécontents, des rumeurs de malversations et de vraies malversations. Pour mieux comprendre il faut se dire de façon nette et plate qu'en Haïti il y a 10.000.000 d'haïtiens dans le besoin. Si vous débloquez 400.000.000 de gourdes, il y aura 10.000.000 de bénéficiaires. Soit 40 gourdes par tête d'haïtien c'est à dire moins d'un dollar.
J'imagine qu'il y aura des réjouissances populaires, bouillons, consommés, soupe au potiron à chaque coin de rue.
Des gouvernements d'autres pays ont la coutume de faire un geste à l'approche des fêtes de fin d'années en distribuant des paniers de produits alimentaires apdatés à la saison. Le gouvernement haïtien devrait réfléchir pour pondre une action plus sérieuse que la distribution à des fonctionnaires-petits-chefs qui seront sans doute tentés par la vague de la corruption.

Top New York Giants Defensive Lineman Jason Pierre-Paul Hid Football From His Mom

Jason Pierre-Paul is one of the best defensive players in the NFL, but his career wouldn't have happened had it not been for his siblings' ability to keep a big secret from their mother.

"If someone told me it would be like this five years ago, I'd tell them they lie, you know?" Pierre-Paul told the Newark Star-Ledger. "I didn't think of football growing up. This wasn’t my career, something I chose. It was something I was picked in."
The Giants defensive end was born near Fort Lauderdale, Fla., to parents who immigrated from Haiti in the early 1980s. While at Deerfield Beach High School, he played basketball only -- at first. Pierre-Paul says had no plans to join the football team, despite the constant badgering from the school's coaches.
"One day I had a car at school, and someone showed him where I parked. (Deerfield head football coach Greg Minnis) was waiting there for me," Pierre-Paul said. "He grabbed me and said, 'You're coming with me today.' So I'm thinking, 'Okay, he came all this way to talk me into it, let me see what he’s talking about.' And I tried it."
Just a few months before turning 17, Pierre-Paul was on the football field for the first time, but he had to keep his new sport from his mother, Marie. It turns out dear old mom, from a town outside Port-au-Prince in Haiti, didn't want to see him hurt. So she was very overprotective of her son, according to Pierre-Paul's older sister, Nadie Therlonge.
While becoming a star on the prep gridiron, Pierre-Paul entrusted his secret to his siblings. "I told my brother and sister, but I hid it from my mother for most of the year," Pierre-Paul told the Star-Ledger. "But she was like, 'Why you home from school so late?' And I'd tell her I was studying, getting homework done. Finally, I had to tell her it was homecoming game, and she needed to come. That took awhile for her to accept that."
After high school, Pierre-Paul played at three colleges -- College of the Canyons in Santa Clarita, Calif., in 2007, Fort Scott (Kansas) Community College in 2008, and South Florida in 2009. He ended up a first-round pick (15th overall) by the New York Giants in 2010.
With a team-leading 14 sacks to go with 76 tackles through 14 games, Pierre-Paul is being called the MVP of G-Men's defense this season.
Pierre-Paul's had to deal with family tragedy growing up: His father Jean lost his eyesight when Jason was only eight months old. His mom had to work two jobs to support the family and did her best to keep the kids out of trouble. Pierre-Paul's mother isn't impressed by her son's celebrity; it means nothing to her, according to his sister.
"The money, the recognition -- she doesn't believe in that. She watches the games, but mostly she prays a lot, asks the Lord to protect him," Nadie Therlonge said. "Now she complains that Jason won't let her work. She says, 'I need to work,' but Jason won't allow it."
http://www.thepostgame.com/blog/dish/201112/nfl-star-kept-secret-mom