Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
lundi 7 septembre 2009
Plaidoyer pour la protection des travailleurs domestiques
Rédigé par: RICARDO RODRIGUEZ ROSA (ricardo_rguez@hotmail.com)
SANTIAGO. Des travailleurs domestiques Dominicains et haïtiens participent depuis hier au premier forum binational, en vue de rechercher des moyens pour protéger les droits des femmes travaillant dans les maisons.
L'activité, qui a lieu dans la salle de réunion de l’hôtel Aloha Sol et qui se termine ce dimanche après-midi, est parrainée par le Centre de Solidarité, en partenariat avec l'Association des travailleuses domestiques d'Haïti et de l'unité syndicale haïtienne actions constructives.
Pour la République Dominicaine participent les associations des travailleuses domestiques et la femme de la région du Cibao et le Centre Puente.
Le forum est soutenu par la Confédération nationale de l'unité syndicale (CNUS).
Eulogia famille, vice-président de la Confédération nationale de l'unité syndicale qui participe au conclave, a souligné qu'une grande partie des travailleurs nationaux domestiques viennent des zones rurales et du pays voisin, dont les droits sont limités par la législation dominicaine.
Elle a déclaré que de telles réunions sont réalisées pour permettre aux travailleurs d’apprendre à connaître leurs droits et pouvoir les réclamer ", tandis que nous, nous nous engageons à promouvoir de nouvelles lois qui renforcent leurs actions en justice."
Famille a souligné qu'à l'heure actuelle le Bureau International du Travail (OIT) fait la promotion de la législation en vigueur en 2011 et nous essayons de contribuer à en faire une convention, le droit et la justice pour les travailleurs domestiques.
Il a expliqué que, bien que ces fonctionnaires contribuent de manière significative à l'économie, tant au niveau national et qu’en Haïti « elles n’ont aucun droit, car elles sont ignorées, On ne leur accorde aucun avantage ni de vacances et elles sont même renvoyées sans l'octroi de leurs avantages juridiques."
Autres personnalités présentes lors du conclave sont Cathy Feingold, directeur du Centre de Solidarité, Victoria Garcia, de l'Association des travailleuses domestiques; Marilis Perez du Centre Pont et Gladys Pena, Association Unies pour la femme.
http://www.elnacional.com.do/nacional/2009/9/5/25760/Aboga-por-proteccion-empleadas-domesticas
samedi 5 septembre 2009
L’expert des Nations Unies sur les droits humains inquiet
Port-au-Prince, le 3 septembre 2009 – (AHP) – L’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits humains en Haïti, Michel Forst, a exprimé jeudi son inquiétude quant au processus de certification de la police (Vetting) que mène actuellement
Cet
"S’il s’avère que des policiers, quel que soit leur grade, sont maintenus en fonction alors qu'ils font l'objet d'accusations graves, on risque de douter de la volonté des autorités d’écarter les éléments indésirables de
S’il reconnait la portée des avancées réalisées dans ce domaine, Michel Forst estime qu’il reste encore beaucoup à faire car des rapports de l’Inspection Générale de
Il presse également le chef de l’Etat de nommer le président de
Il estime que l’accent est mis de manière trop importante sur la possibilité pour le président de la cour de cassation de diriger l’Exécutif en cas de vacance présidentielle, alors que son rôle en temps de magistrat est relégué au second plan.
Le président de la cour de cassation est aussi appelé à diriger le conseil d’administration de l’Ecole de
Dans ce cas, fait-il remarquer, il ne peut y avoir d’appel à candidature pour les cours de formation initiale de magistrats, d’où encore l’importance de la nomination du président de
Par ailleurs, Michel Forst estime que la reforme de la police doit être en adéquation avec celle de la justice. Il rappelle que l’Etat de droit doit reposer a la fois sur une police forte et une justice efficace
En ce qui concerne les centres d’incarcération, Michel Forst estime qu’il convient de séparer les prévenus des détenus.
En Haïti, a-t-il souligné, 80% des détenus sont des prévenus, ce qui est non conforme aux principes de l’Etat de droit et qui engendre un apprentissage de la violence. (Ils sont près de 5000 entassés comme des sardines au pénitencier national)
Aussi, il prône la mise en place de maisons d’arrêts pour les prévenus et des centres de détentions pour ce qui sont condamnées.
Le CARLI a dénoncé jeudi la multiplication des actes de brutalités commis par des agents de la police nationale contre des membres de la population civile.
Des casques bleus de l'ONU sont eux aussi accusés d'implication dans de graves cas de violence comme le mois dernier à Lascaobas lors de manifestations pour réclamer de l'électricité.
Mais, ces cas sont le plus souvent étouffés.
Les députés devront choisir entre l'interpellation et la réforme constitutionnelle
Le chef de l'Etat haïtien, René Préval, a manifesté clairement jeudi son intention de lancer le processus de réforme de la constitution. La rencontre au Palais National entre le chef de l'Etat, les présidents des deux chambres, accompagnés de quelques parlementaires et des membres de la commission présidentielle sur la réforme de la constitution, devrait permettre aux législateurs d'accorder le bénéfice de l'urgence à ce dossier cher au président Préval.
Cependant de nombreux élus sont de préférence préoccupés par la passivité du gouvernement. Une quinzaine de députés ont soumis trois lettres d'interpellation pour les ministres de la justice, Jean Joseph Exumé ; des finances, Daniel Dorsainvil et de la culture, Olsen Jean Julien.
Le dossier de la réforme constitutionnelle risque de ne pas être mis en discussion lors de la prochaine séance en assemblée le mardi 8 septembre.
Les députés n'auront plus que 7 jours pour analyser la proposition d'amendement de la constitution avant la fin de la deuxième session ordinaire de la 48 eme législature.
Le dossier de l'interpellation risque de faire de l'ombre celui de la réforme constitutionnelle en raison de l'insatisfaction de nombreux élus. Des élus tels Jonas Coffi et Steven Benoit expriment haut et fort leur désapprobation vis-à-vis de la politique appliquée par le gouvernement de Michèle Pierre Louis.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15765
Lancement des travaux de construction de la route Cayes/Jérémie.
Les travaux de construction de la route Cayes/Jérémie ont été lancés hier jeudi 3 septembre par le premier ministre du gouvernement Michèle Pierre-Louis.
La cérémonie s'est déroulée en présence notamment du ministre des travaux publics, Jacques Gabriel, du représentant de
D'une longueur de
L'ouvrage sera réalisé par la firme brésilienne Constructora OAS grâce à un financement de 95 millions de dollars de
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15764
Ban Ki-moon encourage les haïtiens à consolider le processus de stabilisation
Il assure que le processus de stabilisation lancé en 2004 permettra à Haïti d'abandonner " un passé de conflit pour s'orienter vers un avenir meilleur de développement pacifique". " La stabilisation et la paix se font rarement sans heurt, mais je reste convaincu qu'Haïti a aujourd'hui une occasion historique de progrès. J'engage instamment les dirigeants et le peuple haïtiens, et leurs partenaires dans le processus de stabilisation, à continuer de prendre une part active aux efforts visant à créer un avenir meilleur pour ce pays remarquable ", ajoute-t-il.
Le secrétaire général de l'ONU soutient que les dirigeants haïtiens, doivent poursuivre l'action engagée pour trouver des solutions aux problèmes du pays qui recueillent une large adhésion, notamment renforcer les institutions de l'État et procéder aux réformes constitutionnelles envisagées.
En ce qui a trait à la participation de la communauté internationale, M. Ban a salué la générosité des partenaires d'Haïti. Il est essentiel que cette bonne volonté soit maintenue et que d'autres efforts soient faits pour parvenir à un changement véritable dans la vie quotidienne des Haïtiens, condition préalable de la stabilité à court et long terme », souligne le Secrétaire général.
LLM
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Haïti éducation ; le programme de subvention est relancé
Le ministre de l'Education nationale, Joël Desrosiers Jean Pierre confirme la rentrée scolaire pour le 7 septembre Prochain.
Dans des déclarations à la presse il a donné la garantie que les arriérés de salaires seront versés à tous les professeurs envers qui le ministère de l'éducation nationale a des dettes.
500 millions de gourdes sont disponibles à cette fin, a-t-il assuré. Le ministre a d'un autre côté fait savoir que le programme de subvention de manuels scolaires et de dotation est déjà relancé.
Il a fait remarquer que le ministère a subventionné cette année plus de
Plus de 150 écoles ont été réaménagées et une dizaine d'autres construites par le ministère avec l'appui de partenaires dont le FAES, dans le cadre du programme d'urgence, a précisé M. Jean Pierre.
Le programme d'éducation pour tous supporté par
250 millions de gourdes ont été également débloquées par le gouvernement en faveur de 150,000 à 200,000 élèves du secteur public et de 55,000 élèves du non public, a-t-il encore précisé.
Notons que selon le ministre de l'éducation national, une reprise en main de l'école était nécessaire en Haïti, compte tenu, a-t-il dit, des résultats catastrophiques enregistrés au baccalauréat de cette année.
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jeudi 3 septembre 2009
Remise des lettres de créance de deux nouveaux diplomates accrédités en Haïti
Les deux diplomates se sont entretenus avec le président de la république René Préval pendant une dizaine de minutes.
A l'issue de la cérémonie l'ambassadeur Suárez Amezcua a déclaré que le renforcement de la démocratie en Haïti est un sujet important pour le Mexique qui, a-t-il précisé, est prêt à apporter son appui à ce sujet.
Quant au diplomate cubain, il a notamment souligné dans sa courte déclaration à la presse: « Nous espérons que les liens seront renforcés entre les deux pays ».
RD
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Dossier de Validation des sénateurs élus aux élections de 21 juin ; rien n'est encore clair
La note invitant les sénateurs élus lors des récentes sénatoriales partielles à se présenter, vendredi prochain à 11h a.m. pour la validation de leurs pouvoirs est assimilée à un trac par certains parlementaires.
Pour l'élu de l'Artibonite Youry Latortue, aucun sénateur ne s'est prononcé jusqu'ici contre la validation des pouvoirs des sénateurs élus. « Nous sommes pour le respect des principes », a –t-il déclaré.
Comme son collègue, Youri Latortue ,Evalliere Beauplan invite le président du Sénat, Kély C. Bastien, à se ressaisir en revenant sur sa décision d'organiser la séance de validation des pouvoirs des nouveaux élus en dehors du consensus trouvé la semaine dernière.
En effet, Un consensus a été trouvé la semaine écoulée pour la tenue de la séance de validation des pouvoirs des 11 sénateurs élus.
Deux commissions parlementaires, selon les termes de cet accord tacite, devraient être formées préalablement pour faire la lumière sur les cas de fraudes massives qui se seraient produites lors des récentes élections partielles dans les départements du Sud et de l'Artibonite.
Faute de quorum, la séance destinée à la formation des deux commissions d'enquête n'a pas eu lieu, mardi dernier.
Les sénateurs de l'espwa n'ont pas répondu à l'appel ce que dénonce le vice président du bureau du sénat, le sénateur Andris Riché .« C'est la plateforme Lespwa qui a provoqué l'échec de la séance mardi dernier » a-t- il précisé.
Entre- temps, on apprend que le sénateur Laurent Féquière Mathurin, le doyen d'âge du Grand Corps, a écrit au secrétaire général de l'institution pour lui demander de tenir prêt le dossier des sénateurs élus en vue de l'organisation de la séance de validation de leurs pouvoirs.
Reste à savoir si le Bureau du Sénat va trouver le quorum nécessaire pour la tenue de la séance de vendredi.
RD
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Trois ministres interpellés mardi à la Chambre basse, selon le Député Jonas Coffy
mercredi 2 septembre 2009, Radio Kiskeya
Le Député Lavalas de Port-au-Prince, Jonas Coffy, a annoncé mercredi soir qu’à l’initiative d’un groupe d’élus les ministres des finances, Daniel Dorsainvil, de la justice et de la sécurité publique, Me Jean Joseph Exumé et de la culture, Olsen Jean Julien seront interpellés mardi prochain à la Chambre basse.
Tirant à boulets rouges sur les trois hauts responsables gouvernementaux, le parlementaire juge indispensable que l’assemblée des Députés fasse le bilan de leur action et décide de leur sort au plus vite. A ce propos, il assure que trois lettres distinctes signées chacune d’au moins cinq Députés ont été remises au bureau de la Chambre qui devait à son tour les acheminer aux intéressés.
Jonas Coffy, qui estime que l’ensemble du gouvernement de la Première ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis pataugeait dans l’incompétence, la corruption et l’inefficacité, affirme que les ministres Dorsainvil, Exumé et Julien sont les premiers à être interpellés parce que leur gestion est encore plus calamiteuse que celle des autres. "Nous n’avons pas de ministre de l’économie, mais un responsable des finances qui passe son temps à faire de la comptabilité publique", a martelé le très remuant Député qui a aussi déploré le dysfonctionnement du système judiciaire et l’absence totale d’une politique culturelle.
Une interpellation de Mme Pierre-Louis et de son gouvernement avant le départ de la 48e législature, le 14 septembre, n’est pas à exclure tant la situation du pays est préoccupante, a laissé entendre M. Jonas Coffy.
La semaine dernière, lors d’une séance de travail sur le projet de budget 2009-2010, le gouvernement et les Députés s’étaient affrontés avec les mots plus durs sur l’utilisation jugée injustifiée de 197 millions de dollars provenant du programme énergétique Petrocaribe après le passage des cyclones de l’automne 2008. Se sentant insultée, la Première ministre était allée jusqu’à recommander aux législateurs de "mesurer leurs propos".
Selon la constitution de 1987 en vigueur, toute séance d’interpellation doit se solder par un vote de confiance ou de censure.
En 2007, la Chambre basse -dont la plupart des membres étaient furieux contre la répartition du budget du carnaval au détriment de leurs circonscriptions - avait infligé un carton rouge au ministre de la culture d’alors, Daniel Elie. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6152
mercredi 2 septembre 2009
FERMEES LES SALLES DE CINEMA D'HAITI..REQUIEM POUR LES TEMPLES DU SEPTIEME ART
Nous avons une culture certes et quoi de plus logique que d’avoir un ministère de la Culture avec son ministre, son directeur général et ses employés. Bien sûr. Nous les avons. A quoi sert un ministre de la Culture en Haïti ? A travailler et œuvrer pour la promotion de la Culture. Triste Palissade ! Comme le ministre de l’éducation œuvre en faveur de l’éducation et le ministre de l’environnement pour la protection de l’environnement. N’est ce pas.
Le Ministère de la Culture, il y a quelques années, a entretenu le vif de l’actualité. Un ministre s’est même fait virer par les députés d’une de nos législatures antérieures. Ce fut après un vote de censure précédent le renvoi par le Sénat de la République, du gouvernement de Jacques Edouard Alexis.
Comme d’habitude, le Ministère de la Culture et son ministre se trouvent sur la sellette autour de la période carnavalesque.
Ils sont souvent décriés après le carnaval quand les protagonistes réclament ce qui leur est dû ; ou quand un député de « Trou coucou » considère que sa commune a été traitée en parent pauvre dans la distribution et répartition des subventions pour les festivités.
En dehors des scandales concernant des contrats non honorés, entre deux carnavals c’est le calme plat. Un calme sépulcral.
Pour assumer leur existence et surtout leur utilité en période extra carnavalesque, le ministère de la Culture et sont ministre se sont mis à la mode des colloques. Des colloques qui sont organisées avec cotillons pour tirer des conclusions plus qu’évidentes autant archiconnues qu’archi négligées. Mais c’est la mode. Soyons fous. Faisons de colloques ! Les bailleurs de fonds et les ONG ont toujours été friands et des passionnés de colloques. Ne gâchons surtout pas leur plaisir ! Et surtout ne cherchons pas à savoir les détails des dessous des colloques.
Le sujet actuel traite de nos parcs nationaux. Dans le but d’éduquer nos compatriotes sur l’importance de notre parc culturel.
Pourtant le ministère de la Culture pourrait bien avoir son mot à dire et une action à mener sur des sujets visibles dans le panorama culturel haïtien comme le nez au milieu de la figure, contre des comportements nuisibles à notre culture artistique qui sont si bien assimilés qu’ils en deviennent normaux et naturels. La démocratie aidant, les fraudes sont appréhendés comme des droits.
Que pense par exemple le ministre de la Culture sur la disparition de la totalité des salles de Cinéma du pays ?
Comme on fait avec le poulet et les œufs, comme on a fait pour les études universitaires, bientôt depuis Port-au-Prince des excursions seront organisées vers la République Dominicaines avec comme attraction principale, voir les dernières productions cinématographiques.
En effet nous avons appris récemment la fermeture prochaine de « Ciné Impérial », de la route de Delmas, présenté comme la dernière salle de Cinéma ouverte dans la capitale haïtienne avec plus de 2.000.000 d’habitants.
Un groupe de cinéaste haïtiens, soit pour sauver ce qui fut un des temples sacrés du septième art, soit pour un dernier coup avant la disparition totale et définitive de ce mode de divertissement, organisent un ultime festival de cinéma d’Haïti dans les enceintes du Ciné Impérial.
Il m’a fallu moins d’une minute pour me revoir trente en arrière. Je n’avais jamais imaginé que chaque fois que je franchissais le portique d’une salle de cinéma de l’époque ; j’étais entrain de me payer un de ces putains de faux privilèges. De là, m’est venu l’idée de vous parler d’un temps. « Un temps que les moins de …..40 ans ne pourront pas connaître ». Quelques années avant l’installation, et l’éclosion de notre démocratie ; quelques années avant la troisième indépendance du pays ; le temps des « makouts » vêtus de « gros bleu » au foulard rouge cintré de l’enveloppe extérieure de boîte d’allumettes.
Comme aujourd’hui, Haïti faisait partie des nations les plus pauvres du monde. Comme maintenant nous ne possédions qu’un seul centre hospitalier universitaire, le même hôpital Général ; deux routes nationales desservant l’ensemble du territoire.
La plus grande partie de notre jeunesse se confinait aux études. Le processus de « makoutisation » ne montrait rien de bien attrayant. Les jeunes s’appropriaient de la lumière des lampadaires des places publiques, des lampes sculptées des patios espagnols des rares hôtels de luxe pour restructurer leurs esprits et éclairer leurs savoirs. Ceux qui n’avaient ni les moyens ni les possibilités d’étudier, cultivaient leurs envies, leurs déceptions et leurs frustrations entre les mottes éparses des champs vastes et lugubres de la résignation. Pourtant il n’y avait ni kidnapping, ni kidnappeurs ni kidnappés.
Tous les moyens étaient bons à prendre quand il s’agissait de se former, s’informer et s’éduquer.
On s’amusait aussi. Le Cinéma demeurait le divertissement sain par excellence. Chaque quartier disposait de sa salle de ciné. Chaque salle configurée en fonction et à la hauteur des moyens des résidents de la zone.
De Carrefour à Pont Rouge. Les enseignes lumineuses les une plus originales que les autres contribuaient à l’harmonie visuelle des agencements des devantures des immeubles et des corridors. Sidney Poitiers, Yves Montand, Charleston Heston, faisaient corps, derrière les vitrines, avec les foules qui animaient le centre ville.
Cric-Crac Ciné à Carrefour, Ciné Sénégal à Martissant, Ciné Olympia au portail de Léogane, Ciné Lido au boulevard Jean Jacques Dessalines, Airport Ciné à Pont Rouge accueillaient régulièrement leurs ouailles avec des productions diverses : « Cow-boy, Karaté, drame porno ».
Port-au-Prince comptait aussi des complexes cinématographiques avec deux ou trois salles. Ciné Capitol, Ciné triomphe et Ciné Impérial.
Le Ciné Paramount et le mythique REX THEATRE occupaient des places de choix en plein cœur du champ de Mars.
Les familles pouvaient voir les films à même leurs voitures : On avait des « drive in » Ciné !
(A SUIVRE)
Les députés votent une proposition de loi visant à réduire les frais scolaires
Le président de la commission éducation de la chambre basse, Dorson Jean Beauvoir, s'est réjoui du vote de cette proposition de loi qui permettra de répondre aux revendications des parents.
La proposition de loi fait injonction aux directeurs d'écoles de ne pas réclamer des frais annuels dépassant trois mois de scolarités pour les sections fondamentale et secondaire.
Le député Dorson soutient que la nouvelle législation n'est pas préjudiciable au secteur privé de l'éducation qui engrange des bénéfices de l'ordre de 50 % par année scolaire. Cet ancien inspecteur du ministère de l'éducation Nationale déplore le comportement de certains directeurs d'écoles qui considèrent les établissements scolaires comme de simples entreprises commerciales.
Les députés se sont également prononcés pour la fin des cérémonies de collation de diplômes au niveau préscolaire. De plus, ils soulignent que les frais annuels au niveau kindergarten ne doivent pas dépasser deux mois de scolarité.
La proposition de loi du senateur Kelly Bastien a été traitée tardivement par les députés qui ont modifié le document qui leur avait été soumis en novembre 2008.
La nouvelle proposition de loi sera acheminée dans les prochains jours au sénat qui devra l'entériner dans les mêmes termes.
La proposition de loi sur les frais scolaires a été votée par la chambre basse 5 jours avant la réouverture des classes pour l'année académique 2009 -2010.
Les députés devront se prononcer ce mercredi sur la décision du gouvernement de ne pas accorder de subventions spéciales aux fonctionnaires de l'Etat à l'occasion de la rentrée scolaire.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15748
La Banque mondiale accorde un don de 22 millions de dollars à Haïti
La Directrice des opérations de la Banque mondiale pour les Caraïbes, Yvonne Tsikata, a soutenu que ceci appuie les efforts déployés par Haïti pour réaliser l'Objectif de développement pour le Millénaire consistant à assurer l'éducation primaire pour tous d'ici 2015 "
Des services éducatifs de qualité sont essentiels pour réduire la pauvreté et aider les familles à investir dans l'avenir de leurs enfants", a-t-elle ajoutéCe don permettra à 135.000 enfants d'avoir accès à l'école primaire pendant une année supplémentaire
Les fonds permettront également d'améliorer les résultats de 40.000 écoliers, indique la BM dans un communiqué.
Une partie de la somme doit aussi être affectée à l'acquisition de nouvelles fournitures scolaires.
Ce don émane du projet "Education pour tous" lancé par la Banque mondiale en 2002.
Cette initiative est un partenariat mondial visant à aider les pays à faible revenu à réaliser l'objectif de voir tous les enfants achever un cycle complet d'enseignement primaire d'ici 2015.
Les financements transitent par des mécanismes bilatéraux et multilatéraux existants et par le Fonds catalyseur de la FTI qui aide les pays disposant de ressources insuffisantes.Selon les derniers chiffres de l'UNICEF publiés il y a deux ans, à peine un enfant haïtien sur deux est scolarisé dans le primaire.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15749
Michèle Pierre Louis refuse d'accorder une subvention spéciale aux fonctionnaires
Elle a fait remarquer que cette rubrique n'avait pas été insérée dans le budget 2008 -2009.
De plus, elle informe qu'aucune allocation pour le 14 eme mois ne figure dans le projet de loi de finance 2009-2010, qui a été récemment voté par la chambre basse.
Pour conforter sa position la Première Ministre soutient que son gouvernement a décidé d'accorder la priorité aux programmes de subventions des manuels scolaires et des uniformes pour plusieurs milliers de familles dans le cadre de la rentrée scolaire.
Dans sa correspondance, Mme Pierre Louis assure que son gouvernement préfère mobiliser les ressources financières disponibles pour la réalisation de projet d'infrastructure visant notamment la relance de la production nationale.
Toutefois elle annonce qu'une première tranche du bonus annuel sera disponible afin de permettre aux fonctionnaires de l'Etat de préparer la rentrée scolaire.
Cette première tranche du bonus pourrait être accordée aux employés qui en font la demande.
La chambre des députés devra se prononcer ce mercredi sur le refus du gouvernement d'accorder une subvention spéciale, connue sous le nom de 14 eme mois aux employés de la fonction publique.
De son coté, le président de la chambre basse souhaite que collègues évitent un bras de fer avec l'exécutif autour de l'épineux dossier du 14 eme mois.
Plusieurs élus dont le député de Limonade, Hugues Célestin, envisagent d'interpeller le gouvernement qui selon eux n'œuvre pas afin d'améliorer la situation des couches défavorisées.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15750
Le décanat de la faculté de médecine et de pharmacie justifie l'intervention de la police dans les locaux de la faculté
La doyenne de la faculté de Médecine et de Pharmacie a rencontré à ce sujet la presse hier accompagnée notamment du vice-doyen de la faculté, le Dr Dodley Sévère, et d'une dizaine de professeurs, dont des chefs de départements.
Selon le Dr Prosper certains étudiants avaient occupé illégalement les locaux de la faculté de Médecine et de Pharmacie depuis le 27 avril dernier.
« Devant cette situation de fait, nous avons décidé d'apporter une solution légale à un problème illégal, en faisant appel à la police, suivant l'article 34 de la Constitution», a poursuivi le Dr Gladys T. Prosper, doyenne de la faculté de Médecine et de Pharmacie.
Pour corroborer les déclarations de Mme Prosper, Le Dr Roudolph Malebranche l'un des chefs de départements a pour sa part, indiqué que les responsables ont pris trop de temps pour agir« Avant de prendre cette décision, les professeurs, les membres du décanat et du rectorat ont fait preuve d'une grande patience envers les étudiants protestataires », a insisté le Dr Malbranche.
A signaler qu' aucune date n'est encore retenue pour la reprise des cours à la faculté médecine et de pharmacie après quatre mois de suspension de toutes activités académiques et administratives.
Le décanat avait annoncé en grand pompe la date du 1er septembre pour cette reprise. Cependant Mardi, la doyenne n'était pas en mesure, d'annoncer une nouvelle date.
RD .
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15753