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mercredi 19 septembre 2007

Alerte au déluge ... Port-au-Prince... Haïti

L'eau peut causer d'irréparables dégâts dans la capitale, faute de mesures urgentes. A la rue Capois, à l'angle de la rue Nicolas, le Bureau de la Poste n'est pas protégé à cause d' une mare qui s'installe confortablement au carrefour. « Venez vite prendre votre colis, A cette époque de pluie, l'eau peut tout emporter», dit un facteur de la Poste. L'eau et le papier, c'est comme le citron et le lait. Et qu'est-ce qu'il en est des hommes, des édifices et de la ville ?...
A Port-au-Prince, à la moindre goutte de pluie, on a peur que les mornes qui l'entourent ne s'effondrent sur les hommes, les immeubles et les véhicules. L'averse du dimanche 16 septembre vient confirmer la fragilité d'une ville livrée aux forces de la nature. Tout a débuté par une petite pluie fine, sans trop grande prétention. Pourtant, quand l'orage commence à tonner dans le ciel nuageux, on se communique, de voisins en voisines, un message inquiétant. On se croirait aux temps prophétiques.
Celui-là a été à la messe du dimanche dans une église protestante et est revenu avec l'idée obsédante de l'apocalypse proche. « Les ténèbres couvriront la terre », répète-t-il d'après le sermon du pasteur. Si on a un peu de culot pour répondre: « On est déjà dans la catastrophe, pourquoi annonce-t-on, avec tant de désinvolture, la fin du monde ? » La riposte tombe, nette et drue : « Le Seigneur ne ment pas ! » Bien sûr ! Mais il faut savoir lire. Pour changer.
Sur ce fond de croyances religieuses et de pessimisme à couper au couteau, se présente une réalité qui n'épargne aucun quartier de la capitale. Au Canapé-Vert comme au Bois-Verna, à Pacot comme à Carrefour-Feuilles, au Boulevard Jean-Jacques Dessalines et au Bicentenaire, il suffit de vingt minutes de pluie pour qu'on assiste au spectacle de nos avenues et ruelles transformées en rivière en crue.
L'averse de dimanche a fait monter les eaux à un niveau inattendu. Les automobilistes ont eu une de ces peurs ! L'eau est rentrée dans les cours des résidences en raison des canalisations non entretenues, obstruées par des objets ménagers de toutes sortes, depuis la petite bouteille de plastique jusqu'au matelas d'un mariage si tourmenté que le couple a jugé bon de jeter, « la mauvaise chance du foyer dans l'eau sale du mois de septembre ». Tout ce bataclan abandonné dans le ravin le plus proche est emporté par des trombes d'eau qui cherchent, dans le tumulte diluvien, leurs voies de sortie.
L'averse de dimanche a fait peur aux résidents de divers quartiers de Port-au-Prince. On les a vus munis d'un balai ou d'une serpillière dérisoire, le visage inquiet, les traits tirés, poussant l'eau qui arrive jusqu'à leur galerie. D'autres, moins fortunés, en profitent pour jeter leurs immondices le long des trottoirs. On voit passer ces choses sales, humides, noircies et s'étalant sur la chaussée tels de tristes bouquets d'une époque décadente.
A la rue Capois, à l'angle de la rue Nicolas, le bureau de la Poste n'est pas protégé par une mare qui s'installe confortablement dans une poche... aménagée par nos apprentis urbanistes. « Venez vite prendre votre colis. A cette époque de pluie, l'eau peut faire beaucoup de dégâts», dit un facteur de la Poste. Des précautions précaires ont été prises pour endiguer l'eau par la construction de faibles barrages de ciment servant aussi d'inconfortables escaliers.
« Le problème est en dessous, dans les égouts non curés et ne répondant plus au volume de déchets d'une population chaque jour plus nombreuse », affirme un résident de la rue Capois. « Imaginez notre poste envahi par les eaux ! C'est fini pour nos documents importants ! » continue-t-il. Tout le monde sait que l'eau et le papier, c'est comme le lait et le citron. Mais, qu'est-ce qu'il en est pour les hommes, les résidences et toute la ville ?
LES NOYES DE LA RAVINE ZONYON
L'averse de dimanche a réveillé une vieille angoisse collective que les pluies sporadiques du cyclône Dean n'avaient pas provoquée. Tout le monde est resté vigilant. «Quand le malheur frappe à la porte, on ne peut pas se permettre de dormir», avance une fidèle de l'église wesleyenne. « Heureusement, qu'un travail a été fait dans l'infrastructure de l'avenue, sinon on verrait les maisons partir comme des barques de boat-people», argumente-t-elle.
D'où vient toute cette eau ? Du Morne L'Hôpital ? Des experts en hydrographie précisent que les eaux viennent de la Rivière Blanche, de la Rivière Redoute, de la Rivière Grise dans les hauteurs de Kenscoff. Nous sommes allés voir au Morne L'Hôpital, le lendemain. Le spectacle est effroyable. Les ravins offrent une image d'absolu délabrement de la terre, des hommes et de leurs maisonnettes. Ces dernières sont construites au flanc de ces dangereuses failles.
La ravine Zonyon, par exemple, est une béance géologique. Des constructions de fortune en bloc aux sous-sols rongés fatalement par les eaux semblent sortir de la terre, rudes et brutes, à côté de plus solides maisons qui ne sont pourtant pas à l'abri du danger de brusques destructions.
A Ravine Zonyon, cabris, enfants, poules, cochons, adultes, femmes faisant pipi en soulevant leur jupe et hommes cherchant un coin pour se soulager, c'est la misère dans son état primal. Un jeune homme nous informe qu'il a « déjà vu passer en deux occasions un noyé dans l'eau sale ». Il y a dans son regard ironique une banalité face aux morts de la pluie. « Ils sont un peu pâles, comme lessivés. On ne sait pas où ils vont s'arrêter. »
La ravine Zonyon est une parmi d'autres de ces terribles conduites d'eau qui frappent la capitale de plein fouet. Il y en a d'autres au Morne L'Hôpital. Les eaux de la ravine Zonyon se déversent, à travers les dédales d'égouts du siècle passé, sur les avenues de la capitale. Après avoir remercié « les saints et les anges d'avoir pu arrêter la pluie », ceux qui vont en ville, le lendemain de ces déluges non espérés, découvrent une ville à genoux dans la boue et la poussière.
UNE FORCE DE SECURITE DU TERRITOIRE
A la rue Pavée, au Boulevard Jean-Jacques Dessalines, à la rue des Miracles, c'est pire que la désolation. Des écolières en uniforme attendent un tap-tap disponible près de piles de détritus. Les gens sont hagards, accablés par l'insalubrité. Les tréteaux du commerce informel de pièces mécaniques, de produits cosmétiques, de vêtements, de chaises en plastique, d'«arlequin», ajoutent leur part de chaos au désastre général.Du côté du Cimetière métropolitain, les immondices s'amoncèlent et rappellent aux hommes la maxime « souviens-toi que tu es poussière ». Une partie du tronc d'un arbre a été arrachée au cours de l'averse de dimanche. Il y a quelques années, le royaume des défunts a connu son déluge : tombes, cercueils, couronnes de fleurs, cadavres et autres photographies de décédés avaient été déplacés. Expression de nos haines historiques, l'eau peut envahir nos résidences et tenter de tout noyer si des mesures urgentes ne sont pas collectivement adoptées.
Après cette dernière averse, il y a un dépôt de poussière sur tout. Les camionnettes brinquebalantes roulent leur «chimie de bogota» au milieu de rues encombrées. Les immeubles qui n'ont pas été repeints depuis des décades offrent l'image d'une capitale en état de siège. Les propriétaires de magasins ne savent plus où donner de la tête. Le commerce informel étend ses tentacules. La circulation automobile, malgré les installations au panneau solaire de la compagnie Axxium des feux de signalisation, est un douloureux chemin de croix. Les Port-au-Princiens craignent surtout les maladies que peut causer la poussière soulevée après la pluie. Des vers naissent dans divers coins des détritus accumulés. « Il semble que les Travaux publics ne peuvent trouver des lieux de décharge et laissent les immondices sur les trottoirs », souligne un pharmacien.


Dans une ville en grande partie traumatisée, l'eau peut ajouter le coup de grâce du déluge. A l'heure des grandes alertes des temps cycloniques, la police nationale, ne pouvant être à la fois au four et au moulin, devrait être secondée par une force publique de sécurité du territoire. Nous n'oublions pas, pourtant, que les Forces armées démantelées ont aussi provoqué des déluges irréparables dans la vie des citoyens.

L’Allemagne accorde une aide alimentaire aux victimes de l’ouragan Dean

L’ambassade d’Allemagne à Port-au-Prince a distribué des produits alimentaires à plus de 4 000 personnes ( représentant 690 familles) sinistrées après le passage du cyclone Dean.*
L’ambassadeur allemand, Huberthus Thomas, a dirigé une délégation qui a distribué 1 224 sacs de riz, 453 sacs de pois et 593 galons d’huile aux sinistrés de trois régions du sud est. " Le gouvernement et le peuple allemand sont sensibles aux dégâts causés par le cyclone Dean le 18 août dernier", indique le diplomate allemand précisant que 690 familles sinistrées dans les zones de Foret des pins, Savanne Zombie, Maré bœuf et Jardin Bois ont bénéficié de l’aide. Il estime que l’aide humanitaire évalué à 48 000 euros ( 53 000 dollars américains) vise indirectement à faciliter la reprise des activités dans la région. Selon le diplomate allemand cette zone a été choisie parce que la coopération allemande est très active dans l’arrondissement de Belle Anse. La coopération allemande (GTZ) réalise des projets dans la région transfrontalière du sud-est afin de réduire les désastres à travers une meilleure gestion des ressources naturelles. " Nous avons décidé d’apporter cette aide humanitaire aux habitants de cette région afin d’être plus efficace dans nos actions", ajoute l’ambassadeur allemand à Port-au-Prince, Hubertus Thomas.
Le Groupement des Planteurs de Lespes (GPL) et d’autres associations de la région sont impliqués dans la distribution des l’aide alimentaire. La distribution se fera pendant 15 jours à 197 familles à Savanne Zombie, 196 familles à Mare Bœuf, 154 familles à Foret des pins et 153 familles à Jardin Bois du 11 au 25 septembre 2007. Le président du GPL, Isaac Albert, affirme que l’aide est indispensable parce que 40 % des plantations de café, 100 % des plantations de maïs, pois France et avocat ont été détruites par l’ouragan Dean.
La coopération allemande intensifie ses activités dans la région frontalière, touchées par des catastrophes naturelles afin d’améliorer les conditions de vies des populations concernées.Une enveloppe de 2.5 millions d’euros est consacrée à la réalisation du projet dans la région transfrontalière afin de réduire les risques de désastres. De plus, 17 projets spécifiques évalués à 12 millions de gourdes sont réalisés dans le Nord, le plateau Central et le sud est.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13048

Les autorités policières continueront à diffuser les avis de recherches des criminels

Le chef de la police, Mario Andrésol, fait état de nouvelles dispositions en ce qui a trait à la présentation de présumés criminels à la télévision. Il indique que les avis de recherche continueront à être diffusés tandis que la présentation et l’interrogatoire des bandits sont supprimées.
Selon M. Andrésol cette disposition s’impose par le souci des autorités de respecter la présomption d’innocence dont jouit chaque personne appréhendée. " Nous sommes des auxillaires de la justice, nous devons respecter les conventions internationales signées par Haïti", soutient Mario Andrésol qui souligne que des modifications ont été apportées dans le spot télévisé " Anba Kod" ( passer des menottes ). " Il y avait une partie du spot où on présentait des présumés bandits", explique t-il précisant qu’on pourra toujours montrer les images d’arrestations de bandits, objet d’avis de recherche. " On avait diffusé les images de l’arrestation d’O. J. Simpson cependant on n’avait pas dit anba kod, c’est la seule différence", ajoute t-il.
Lors d’un micro-trottoir réalisé par radio Métropole, la majorité des Port-au-Princiens s’était déclarés favorables à la présentation à la presse des bandits appréhendés. Ces résidents de la capitale interprètent l’opposition des responsables d’organisation de défense des droits humains comme une initiative visant à protéger les bandits. " Nous apprécions le spot télévisé anba kod qui permet aux citoyens d’identifier les malfrats et d’adopter un comportement sécuritaire", indique un résident de la capitale. Pour certains Port-au-Princiens les autorités seraient en connivence avec certains organismes et veulent protéger des criminels en refusant de présenter certaines personnes appréhendées. " Les autorités semblent accorder plus d’importance aux criminels qui enlèvent des gens et tuent au lieu de protéger les paisibles citoyens", essiment certains résidents de la capitale. Le spot est à nouveau diffusé par les stations de télévision de la capitale après quelques jours de suspension.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13046

Le Sénat approuve la nomination du nouveau conseil d’administration de la BRH

Charles Castel, cible de diverses attaques ces derniers jours, est le successeur de Raymond Magloire au poste de gouverneur ; la nouvelle équipe s’engage notamment à démocratiser le crédit bancaire et à maintenir la politique macroéconomique actuelle
mardi 18 septembre 2007,
Radio Kiskeya
Le Sénat a ratifié mardi en fin de journée à une majorité confortable la nomination pour trois ans du nouveau conseil d’administration de la Banque de la République d’Haïti (BRH) après deux semaines d’auditions et de consultations ayant notamment porté sur des irrégularités administratives dont serait entâchée la carrière du nouveau gouverneur, Charles Castel.
Lors d’une séance qui réunissait 19 Sénateurs, 16 ont approuvé le rapport de la commission des finances favorable au conseil. Seul le Sénateur Jean Hector Anacacis, qui a confié avoir des doutes sur le passé de M. Castel, a voté contre tandis que son collègue Rudy Hérivaux, fidèle à son opposition ces derniers mois à l’intervention de la Banque Centrale dans l’affaire SOCABANK, a préféré faire abstention.
Conformément aux règlements internes de l’assemblée, le président du bureau, Joseph Lambert, ne s’est pas exprimé.
Selon le vice-président de la commission des finances du Sénat, Kelly Bastien, les nouveaux dirigeants de la BRH ont tenu compte des recommandations des élus et ont promis d’entreprendre un certain nombre de réformes tout en conservant les acquis. Leurs engagements concernant le maintien du cadre macroéconomique actuel à l’origine de la stabilisation du taux de change gourde/dollar, le modernisation de la politique monétaire et fiscale de l’Etat, le renforcement de la supervision bancaire avec en bout de ligne l’élaboration d’une nouvelle législation sur les banques et la démocratisation du système de crédit bancaire en vue de favoriser la création de richesses et la croissance de l’économie nationale.
Cloués au pilori par certains Sénateurs, dont Rudy Hérivaux, qui n’ont toujours pas digéré les mesures de redressement qu’avait adoptées la Banque Centrale devant la faillite de la Société caraïbéenne de banque, Charles Castel et ses collègues avaient dû justifier pleinement cette décision de l’autorité de régulation du système bancaire.
En décembre 2006, la Banque Nationale de Crédit (BNC) avait absorbé la SOCABANK dont le principal ancien actionnaire, Franck Ciné, et trois ex-administrateurs sont emprisonnés pour cause de corruption présumée.
Le nouveau gouverneur de la Banque Centrale avait été également mis en cause dans le présumé détournement d’un montant de 1,2 million de dollars lors d’une transaction entre un particulier, Yves Germain Joseph, la Banque Populaire Haïtienne (BPH) et la BRH. M. Joseph, qui soutient n’avoir jamais pu récupérer son argent, n’en a pas expliqué la provenance ni le silence observé pendant des années sur des faits remontant à 1993.
La résolution du Sénat doit être acheminée à l’Exécutif qui l’entérinera par la publication d’un arrêté présidentiel.
Le nouveau conseil d’administration de la Banque de la République d’Haïti est composé de Charles Castel, gouverneur ; Philippe Lahens, vice-gouverneur, Rémy Montas et Fritz Duroseau membres ; Max Hébert Ignace, directeur général.
Les cinq responsables avaient été désignés le 28 août dernier par le Président René Préval.
Le mandat de l’actuel conseil d’administration, présidé Raymond Magloire, était arrivé à expiration depuis le mois de mars. Il avait été nommé par le gouvernement intérimaire Alexandre/Latortue en 2004.
Après la BRH, la même procédure de ratification sera suivie pour le conseil d’administration de la BNC. Dès jeudi, la Chambre haute devrait commencer à statuer sur la décision du chef de l’Etat de reconduire l’équipe ayant à sa tête Guyto Toussaint qui a dirigé ces dernières années la banque commerciale d’Etat. spp/RKhttp://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4146
L’ex-chef rebelle Wilfort Ferdinand dit "Ti Will" déféré au cabinet d’instruction des Gonaïves sous forte escorte policière et militaire
Il a été interrogé par le juge Morency Joseph sur sa responsabilité présumée dans l’assassinat de Johnson Edouard, dirigeant local de Fanmi Lavalas et ancien journaliste
mardi 18 septembre 2007,
Radio Kiskeya
L’ancien chef rebelle des Gonaïves, Wilfort Ferdinand alias "Ti Will", a comparu mardi au milieu d’un imposant dispositif de sécurité au cabinet d’instruction de la Cité de l’indépendance (171 km au nord de Port-au-Prince) où il a été entendu sur sa responsabilité présumée dans l’assassinat du coordonnateur local de Fanmi Lavalas, Johnson Edouard.
Ancien journaliste, ce dernier avait été exécuté dans sa chambre en plein sommeil dans la nuit du 12 au 13 mai 2007.
Entouré d’agents de l’admninistration pénitentiaire et d’unités spécialisées de la Police Nationale, l’ex-maître du quartier populaire de Raboteau, qui était arrivé enchaîné à bord d’un blindé léger onusien, a passé trois heures au palais de justice de la ville assiégé par des casques bleus argentins et pakistanais.
A la fin de l’audition, le juge Morency Joseph, chargé de l’instruction du dossier, a indiqué que "Ti Will" avait répondu à ses questions "à sa façon". Le magistrat souligne qu’il devra se présenter à d’autres convocations pour son inculpation dans plusieurs affaires comme la mise à sac du collège Immaculée Conception ainsi que la détention illégale d’armes à feu.
Concernant le meurtre en novembre 2004 de la petite Francesca Gabriel, 6 ans, dont le "commandant Ti Will" est considéré comme le principal suspect, le magistrat rappelle que l’ordonnance qu’il avait rendue avait renvoyé l’ancien caïd devant le tribunal criminel. Criblée de balles dans la nuit du 14 au 15 novembre, l’enfant aurait été victime d’une violente crise de jalousie de Wilfort Ferdinand.
L’avocat de la défense, Jacob Latortue, a indiqué vouloir attendre les prochaines auditions avant de présenter une requête en faveur de son client.
Le présumé meurtrier a été héliporté vers Port-au-Prince en milieu d’après-midi.
Homme de tous les excès,"Ti Will", qui, à un certain moment, régnait sans partage sur la Cité de l’indépendance, avait été arrêté le 26 mai dernier au cours d’une opération musclée de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) alors qu’il participait à une émission dans les studios de Gonaïves FM, une station privée locale.
Une personne avait été tuée et plusieurs autres blessées par balle dans de violents incidents, lors de l’intervention des forces de l’ordre.
Issu de "L’armée cannibale", un groupe armé de Raboteau qui défendait violemment le régime Lavalas jusqu’à l’assassinat, en septembre 2003, de son chef Amiot Métayer surnommé "Cubain", "Ti Will" avait participé en 2004 à la lutte armée ayant contribué à la chute de Jean-Bertrand Aristide.
S’estimant trop fort après avoir joué un rôle de premier plan au sein du Front de résistance de l’Artibonite, il allait rapidement sombrer dans des dérives en cascade et des violences excessivement graves que rien ni personne ne semblait pouvoir arrêter. spp/RK

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4145

Le bateau soupçonné d’implication dans une affaire de drogue à Tiburon appartient effectivement à un sénateur du Sud-Est

Douze arrestations effectuées dans le cadre de cette affaire
mardi 18 septembre 2007,
Radio Kiskeya
Le bateau qui a fait naufrage le 2 septembre dernier à Tiburon (extrême pointe Sud-Ouest) et qui devait vraisemblablement récupérer une cargaison de drogue amenée par 2 petits avions, appartient effectivement à un sénateur du Sud-Est, selon des sources proches de la justice et du gouvernement s’exprimant sous couvert de l’anonymat.
Alors que le bateau était en difficulté dans la rade de Tiburon, le sénateur en question aurait lancé des S.O.S à la garde côtière haïtienne et à la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), selon les mêmes sources faisant référence à des révélations qu’aurait faites l’un des inculpés.
L’équipage du navire avait pour instruction, sitôt après avoir laissé Tiburon, de prendre la direction des Gonaïves (Artibonite, Nord) où devait s’effectuer le débarquement, aurait précisé le même inculpé.
Une douzaine de personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire. Il s’agit des nommés : Baronnette Pouchon, Fransisque et Giordanie Tracyl, Grand Pierre Gardy, Marjorie et Acéji Eloicis, Ronald Philistin, Joseph Jean Pierre, Dieuseul Bélizaire, Francklin Dorcély, Jean Félix Désir et Miguel Pierre. Ces individus étaient en contact permanent avec au moins un membre de la Police Nationale d’Haïti à Jacmel (Sud-Est).
Le juge d’instruction des Côteaux (Sud), Jacques Saint-Jean, en charge du dossier, avait précisé dans la presse que de la drogue n’avait pas été trouvée sur place. Selon toute vraisemblance, des pépins de dernière minute, dont les problèmes enregistrés au niveau du bateau, expliqueraient que, arrivés sur les lieux, les pilotes des 2 petits avions n’ont pas trouvé leurs correspondants. Désappointés, ils ont alors, en guise de message, placardé des autocollants sur un bâtiment logeant l’antenne d’une compagnie de téléphonie mobile, selon des témoignages.
Le troisième sénateur du Sud-Est, Ricard Pierre (élu sous la bannière de l’Organisation du Peuple en Lutte, OPL) a nié toute implication dans cette affaire. Le sénateur Laurent Féquière Mathurin (LESPWA) garde jusqu’à présent le plus complet mutisme sur le dossier.
Le premier sénateur du Sud-Est, Joseph Lambert (LESPWA), président du Sénat, a pour sa part déclaré avoir la conscience tranquille. Il s’est exprimé de la sorte samedi dernier aux funérailles de son père, Pierre Lambert, dont la mort, dit-il, a été provoquée par des politiciens qui ont malhonnêtement fait courir le bruit qu’il avait été appréhendé en raison de son implication dans une affaire de drogue. [jmd/RK]

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4144

mardi 18 septembre 2007

Voler au secours des enfants en situation difficile


Suite à l'article publié dans le journal Le Nouvelliste intitulé « Néphtalie Ilisse, une enfant en détresse », la Nouvelle Organisation pour l'unité spirituelle et universelle (NOUS-UNI) avait pris en charge la petite Néphtalie atteinte d'une tumeur du cerveau.

« La petite Ilisse devrait se rendre en France pour subir une nouvelle opération dès le début du mois d'octobre suite à des démarches conjointes entreprises par la NOUS-UNI, Igaud Ilisse, le père de l'enfant et l'Association haïtienne de Marseille en France dirigée par le Dr Jonas Jolivert », a informé Jacques Kelly, le coordonnateur général de NOUS-UNI.

Cette même organisation a déjà pris en charge Rojeny Pelenty, une fillette de six ans, née avec une malformation du visage autrefois appelé « bec de lièvre ». Cette dernière se trouve dans une situation difficile. M. Jacques Kelly sollicite l'aide urgente de tout un chacun afin de voler au secours de la petite Pelenty.
Le coordonnateur de la NOUS-UNI a remercié le gouvernement américain, via l'organisation humanitaire américaine « USNS Comfort association pour les Amériques » pour le soutien apporté à Haïti dans le domaine de la santé lors de sa visite effectuée du 1er au 8 septembre 2007.
Cette visite a-t-il dit, avait permis à la petite Christelle Mélenchy Fortius âgée de quatre ans, née avec une malformation au visage, de subir une première intervention chirurgicale. "La petite Christelle se porte bien maintenant mais elle devra effectuer une seconde opération au niveau de la voûte du palais prochainement ", a-t-il ajouté.

M. Jacques s'est montré préoccupé par l'avenir de la jeunesse haïtienne et surtout des enfants en situation difficile. Il a également fait état de sa volonté de sensibiliser la jeunesse haïtienne qui a grand besoin d'être accompagnée dans le domaine de la santé, de l'éducation, des droits de l'homme, etc. « Beaucoup d'enfants du pays souffrent d'une manière ou d'une autre.
Ce qu'il leur faut, c'est d'être pris en charge », a-t-il déclaré tout en soulignant que son organisation intervient à plus de 60% dans les domaines sociaux.Contribuer à la réduction du taux de la pauvreté, de la délinquance juvénile, et des maladies liées à l'enfance en Haïti sont, entre autres, les objectifs poursuivis par la NOUS-UNI, créée depuis deux ans. L'organisation vise à offrir un service de développement intégré et à pallier les problèmes socio-économiques et sanitaires par le soutien des institutions suivantes : la Fondation Notre-Dame de la Victoire, la FONCIDES et le Child Concern Foundation.
Lauréat au concours TOYP 2007, section Droits humains, organisé par la Jeune chambre internationale d'Haïti (JCI Haïti), Jacques Kelly dont l'organisation oeuvre à travers différents départements du pays, précise que son véritable souci est de travailler à faire respecter les droits de l'enfant en Haïti.

lyskop34@yahoo.com(509)245-3060/568-0361/438-3857
Amos Cincir
cincir2005@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=48590&PubDate=2007-09-17

Leo Club Alpha d'Haïti distribue du matériel scolaire

Avec le support de la fondation Lucienne Deschamps, les jeunes de « Leo Club Alpha d'Haïti » ont distribué, lundi, du matériel scolaire aux élèves de l'école nationale République du Panama. Les élèves de la 1ère à la 6ème année fondamentale de cet établissement, coincés dans des salles mal aérées, ont reçu chacun avec plaisir un kit comprenant ouvrages, crayons, taille crayon...
Ce petit geste n'est qu'un début et ne sera sûrement pas le dernier, a assuré le conseiller du Club Jacques Guilliod aux jeunes de cet établissement construit en béton mais dont certaines parties sont fissurées. Notre mission, a-t-il poursuivi, consiste à aider les jeunes et les enfants en nécessité.

Remerciant les jeunes de « Leo Club Alpha », la directrice de l'établissement, Mme Desravines, a estimé que consacrer une partie de son temps à aider les autres est une initiative louable. « Il y a très peu de jeunes dans le pays qui se lancent dans de telles activités », a déclaré l'enseignante.« Leo club Alpha d'Haïti » existe depuis 1996. Il a pris naissance dans le sillage du « Lions Clubs International », une institution formée en 1917 pour répondre aux besoins des communautés dans le monde entier.
Actuellement, les Lions forment un réseau international de 1,3 million d'hommes et de femmes répartis dans 200 pays et zones géographiques.
Ils sont connus pour leur travail en faveur de la lutte contre la cécité évitable. Les Lions participent aussi à une grande diversité de projets importants pour leur communauté. Ces projets vont du nettoyage de parcs locaux à la distribution de fournitures aux victimes de catastrophes naturelles.
Jean Gardy Gauthier

Cange: les revendications des PVVIH

Encore une fois cette année, les personnes vivant avec le VIH/Sida étaient au centre des débats du 13e forum international à Cange. Ces patients ont profité de cet espace pour revendiquer leurs droits.

« Ne soyez pas étonnés si je vous dis que je suis une personne qui vit avec le Sida. Et si je suis habillée en vert c'est parce que cette couleur symbolise l'espoir. Je ne vis que grâce au support financier et moral de Zanmi Lansante. Cette institution est ma devise, mon emblème », a confié, tout feu tout flamme, Lucette Fétière, vendredi dernier, aux nombreux assistants du 13e forum annuel de Zanmi Lasante (ZL), une ONG qui travaille activement dans les oeuvres sociales à Cange dans la commune de Mirebalais.

Cange, l'une des bourgades de Mirebalais dans le Plateau Central, dont le nom résonne haut et fort dans la lutte contre le Sida, a mobilisé des institutions nationales et internationales pendant deux jours autour de la santé de la femme d'une manière générale avec une attention particulière sur la prévention materno-infantile. Les personnes vivant avec le VIH/Sida (PVVIH) ont trouvé un espace opportun pour soumettre leurs revendications aux représentants de l'Etat et aux membres des organisations internationales. Elles s'estiment lésées dans leurs droits socio-économique et culturel.

Aussi souhaitent-elles que l'Etat se penche sur plusieurs aspects des droits de l'homme, parmi lesquels le droit à un logement décent, à la santé, au travail, à l'éducation... L'intervention de Me Mario Joseph a pris en compte les multiples aspects de ces droits qui posent la base de la sécurité sociale quand l'Etat assume ses responsabilités.

La politique pour faire avancer les choses
« Sénateur Beauzile, venez vous engager dans la bataille contre le Sida! Ne restez pas à faire de la politique. Ministre Lassègue, il n'y a pas que la politique. Venez supporter les malades du Sida afin que leur vie se prolonge », a supplié Mme Fétière.
« Au contraire, il faut faire la politique », a affirmé la ministre à la Condition féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF), Mme Marie Laurence Jocelyn Lassègue. Elle a fait savoir que la politique doit se faire autrement en Haïti dans l'intérêt de l'Etat et pour le bien-être du citoyen.
Pour que s'épanouisse cette culture du bien-être, des gens sérieux et compétents ont intérêt à s'engager, à investir les espaces de décision et de pouvoir pour que les droits qu'ils revendiquent soient une réalité, a-t-elle insisté. « Je souhaite que lorsque je retournerai à Cange, vous soyez dans la politique pour faire avancer les choses », a-t-elle ajouté.
Des accusations claquaient comme des gifles.
Des PVVIH dénonçaient les organisations qui font de la lutte contre le Sida une source d'enrichissement. Ils relançaient le débat, faisaient le procès de l'Etat. Une jeune PVVIH a même jugé qu'il y a un virus qui sape la machine étatique et l'empêche de fonctionner. « L'Etat haïtien est aussi présent à travers Zanmi Lasante », a souligné le premier sénateur du Centre, Edmond Supplice Beauzile.
Elle a soutenu l'idée selon laquelle les ONG reçoivent de l'argent de la communauté internationale qui finance indirectement le budget public. « Si le ministère du Plan interdit aux ONG de fonctionner, elles ne pourront pas intervenir dans le pays », a argué le sénateur.

Des freins au développementCependant, la directrice du Centre Robert Kennedy pour les Droits de l'Homme, Mme Monika Klara Varma, dit avoir remarqué que, sous le gouvernement d'avant le coup d'Etat, « les organisations internationales qui étaient sur le terrain pour encadrer les gens et surveiller les violations des droits de la personne n'ont fait que mettre des bâtons dans les roues de ce gouvernement ». Aussi, a-t-elle conclu que « l'international freine parfois le développement ».
Cheminant dans la même ligne de pensée que la directrice du centre Robert Kennedy, le Dr Paul Farmer, de nationalité américaine, l'un des fondateurs de l'hôpital de Cange, a condamné la politique de la communauté internationale qui consiste « à frapper Haïti d'embargo depuis son accès à l'indépendance ».
Dr Farmer s'est indigné de la dernière mesure drastique des pays amis qui a mis le pays à genoux. « C'était un embargo illégal ! Cette mesure est contraire à la charte de la Banque interaméricaine de Développement. Mais c'était le gouvernement de mon pays à l'époque qui avait ordonné de le faire », a-t-il ajouté.« De grandes institutions comme Banque mondiale et Fonds monétaire international oeuvrent pour alourdir la souffrance des pauvres. Il faut dénoncer cet état de chose », fulmine Dr Farmer tout en insistant sur la nécessité pour les Haïtiens de s'unir afin que ces grandes institutions n'abusent pas trop de leur pouvoir.
« Aussi illégal qu'ait été cet embargo, ce sont nos frères haïtiens qui ont volontairement signé ce document », a rappelé le sénateur Beauzile au Dr Farmer. En outre, elle a souligné que les coups d'Etat dictés par les étrangers sont exécutés par des Haïtiens.
Mais quand l'Haïtien prendra-t-il son destin en main afin de conduire le pays vers un développement intégré pour le bien-être de tous?, s'interroge-t-elle pour conclure.
Un mandat transversalCette recherche pour le bien-être, la ministre à la Condition féminine pense qu'elle s'inscrit dans une lutte progressive avec des gens qui assument leurs responsabilités. A l'inverse des opinions de certaines personnes qui se désolent face aux difficultés que traverse le pays dans le domaine de la santé, Mme Lassègue voit s'ouvrir des opportunités.
Aussi a-t-elle salué la décision du ministère de la Santé publique et de la Population dans son engagement à rendre gratuits les soins materno-infantiles. On observe que la mortalité maternelle est en hausse en Haïti. Les dernières données de l'Enquête de Morbidité Mortalité et Utilisation des Services (EMMUS) réalisée en Haïti tous les 5 ans révèlent clairement que la stratégie mise en oeuvre pour aborder ce problème a échoué. Avec la gratuité des services qui garantit l'accès universel aux services de santé, Mme Lassègue espère que le ministère de la Santé et ses partenaires arriveront à inverser la tendance.
Le mandat transversal du ministère à la Condition féminine permet d'aborder toutes les questions touchant les femmes. En ce sens, le ministère entend définir la politique de l'Etat en ce qui a trait aux conditions des femmes. « Le ministère a établi un plan national afin de parvenir à diminuer le taux de la mortalité maternelle. Nous avons déjà signé un protocole d'accord avec le ministère de la Santé publique. Notre ministère encourage la Santé publique à adopter une politique pour que les femmes aient accès au service médical et paramédical « gratis », a indiqué Mme Lassègue.
Elle a affirmé par ailleurs que le MCFDF développe une stratégie de partenariat avec les institutions étatiques et non gouvernementales et a informé que son ministère est doté de 10 coordinations départementales ainsi que des agents de terrain. Durant son intervention, la ministre a abordé un nombre de questions comme la féminisation et la juvénilisation du Sida, le cancer du col de l'utérus, cause de la mortalité de beaucoup de femmes de Hinche, notamment.

Elle a signalé, entre autres, le problème de la paternité responsable, le « plaçage », etc.La représentante du ministère de la Santé, le Dr Joelle Deese Von Honaker, a profité de la présence de la ministre à la Condition féminine et de la représentante du Département du Centre au parlement pour attirer leur attention sur le projet de loi concernant le VIH/Sida. Ces deux personnalités d'Etat ont fait savoir que les pouvoirs Législatif et Exécutif accorderont une suite à ce dossier qui relève de l'urgence.
Le forum de Cange a pris fin sur une note d'espoir. Main dans la main, les participants ont entonné des chants qui expriment le sentiment de gaieté qui traversait la salle.
Claude Bernard Sérant

Paris a, semble-t-il, compris...

La Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et aux droits de l'homme, Mme Rama Yade a effectué une visite de 48 heures à Port-au-Prince. L'occasion pour le nouveau président français Nicolas Sarkozy, de « présenter à Haïti le nouveau visage de la France »

« Je suis venue vous exprimer la solidarité de mon pays et vous assurer de son appui. Nicolas Sarkozy m'a demandé de hâter ma venue ici pour porter un message de fraternité au peuple haïtien. Il a souhaité présenter à Haïti le nouveau visage de la France », a déclaré, vendredi dernier au Karibe Convention Center, Rama Yade, la secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et aux droits de l'homme. Elle s'exprimait lors d'une conférence sur « les relations franco-haïtiennes » prononcée devant une brochette de personnalités dont des représentants du monde des affaires, de la société civile, de l'université, de la communauté internationale et des médias.
Après avoir revisité le glorieux passé historique d'Haïti, Mme Yade a exhorté les Haïtiens à s'approprier la démocratie et à investir dans l'avenir. Elle a dit croire en la capacité des fils et filles du pays à mettre Haïti sur les rails du développement et leur a assuré du plein soutien de la France : « Pour la première fois depuis longtemps et sous l'impulsion du président Préval, l'espoir renaît en Haïti. Je veux le croire de toutes mes forces et oeuvrer à vos côtés pour qu'il en soit ainsi. Haïti a repris le chemin de l'Etat de droit. La communauté internationale ne lui ménage pas son appui. La France non plus, qui se mobilise à tous les niveaux jusque dans ses territoires.»Tout en reconnaissant qu'il reste beaucoup à faire en matière de lutte contre les inégalités, les droits de l'homme, la secrétaire d'Etat s'est toutefois félicitée des réformes réalisées jusqu'ici par le gouvernement dans les domaines de la justice, de la lutte contre l'impunité et la corruption.

Au cours de sa visite à Port-au-Prince, la secrétaire d'Etat a rencontré le Président de la République, M. René Préval. Elle a eu une séance de travail avec les représentants des milieux économiques. Elle s'est entretenue avec les autorités haïtiennes des possibilités de stimuler l'investissement étranger en Haïti. Elle s'est d'ailleurs plaint de la quantité insignifiante d'entreprises françaises dans le pays. « Je ne peux me résoudre à ce que seules deux entreprises françaises sont présentes ici. C'est pourquoi j'ai tenu à emmener avec moi des hommes d'affaires français, représentants des Chambres de commerce et métiers pour qu'ils rencontrent les décideurs haïtiens », a-t-elle ajouté.

Mme Yade est la première personnalité du gouvernement français issue des élections de mai et juin 2007 à visiter le pays. Avant de venir en Haïti, elle a fait escale en Guadeloupe, où elle s'est entretenue avec les Présidents du Conseil Régional et du Conseil Général de la Guadeloupe responsable de la coopération entre les départements français d'Amérique et les pays de la région.
L'adjointe du ministre des Affaires étrangères français, M. Bernard Kouchner, s'est également rendue au Cap-Haïtien, où elle s'est entretenue avec les autorités locales en ayant eu le soin de visiter les projets de la coopération française et de la ville de Surenes.

Arrivée le vendredi 14 septembre, la secrétaire d'Etat française aux Affaires étrangères et aux droits de l'homme a bouclé dimanche sa visite officielle en exprimant sa satisfaction devant l'état d'esprit des autorités haïtiennes désireuses de renforcer l'amitié et la coopération avec Paris.Lors d'une conférence de presse à la résidence de l'ambassadeur de France, peu avant son départ de Port-au-Prince, Mme Yade a confié être porteuse d'une invitation du Président René Préval destinée à son homologue français, Nicolas Sarkozy. « Il souhaite que Nicolas Sarkozy soit le premier Président français à visiter Haïti ».

Alain Gaillard

gtilain@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=48564&PubDate=2007-09-17

Des centres d’alphabétisation opérationnels dans le sud est

Le porte parole de la secrétairerie d’état à l’alphabétisation, Frantz Large, informe que des centres d’alphabétisation sont déjà opérationnels à travers le pays. Il explique que plus de 120 centres fonctionnent dans le département du sud est dans les régions de Cote de Fer et Bainet.M. Large révèle que plus de 3 000 adultes fréquentes ces centres qui utilisent la méthode traditionnelle d’apprentissage en attendant l’arrivée des matériels didactiques pour la méthode " Oui mwen kapab".
Tout en indiquant que la méthode traditionnelle sera associée à la méthode audio-visuelle M. Large souligne que l’approche participative note une grande différence par rapport aux campagnes antérieures d’alphabétisation. " Les églises, le secteur privé et les associations communautaires sont impliqués dans la réalisation du programme ", dit-il précisant que cette approche permettra de susciter l’intérêt de la population.

Répondant à une question sur les obstacles liés à l’insuffisance de l’énergie électrique M. Large explique que les 10 000 centres d’alphabétisation disposeront de matériels didactiques et de panneaux solaires.

Les responsables de la secrétairerie d’état d’alphabétisation espèrent ouvrir 75 centres au cours des prochains mois.

Tout en soulignant que la chambre de commerce du sud est impliqué dans la campagne M. Large croit que l’alphabétisation de la population fait partie du plan de développement du pays. De plus, Frantz Large assure que le gouvernement vénézuélien s’est engagé à financer la campagne d’alphabétisation à hauteur de 20 millions de dollars.
Lors du coup d’envoi de la campagne nationale d’alphabétisation. Le secrétaire d’état à l’alphabétisation, Carol Joseph, avait indiqué que la campagne titrée " Oui Mwen Kapab" doit durer trois ans et touchera plus de 3 millions de personnes de 1 à 50 ans.Tout en notant que cette campagne requiert l’implication de tous les secteurs de la vie nationale, M. Joseph souligne que l’objectif visé est l’éradication de l’analphabétisme à l‘horizon 2010.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13041

Le président Nicolas Sarkozy est invité à visiter Haïti

La visite de la secrétaire d’état aux affaires étrangères de la France, Rama Yade, a permis au président Préval d’inviter son homologue français, à visiter Haïti.
Au terme d’un séjour de 48 heures en Haïti, Mme Yade a déclaré que M. Préval souhaite que Nicolas Sarkozy, soit le premier chef d’état français à visiter Haïti. " Je crois qu’il lui a fait une invitation et il va falloir trouver une occasion", a-t-elle indiqué ajoutant que beaucoup de gens souhaitent cette visite.
Selon Rama Yade, le président Sarkozy avait envoyé un message personnel à son homologue haïtien pour l’encourager dans les réformes entreprises. " René Préval m’a donné l’impression d’un homme déterminé à mener a bien des réformes susceptibles d’engager son pays sur la voie du redressement", a-t-elle martelé.
Lors d’un dîner en compagnie des représentants des divers secteurs de la société, Mme Yade a reconnu que les relations entre les deux pays se sont nouées dans la douleur et le déchirement. " Aujourd’hui le défi pour Haïti est de s’approprier la démocratie et la justice après la liberté", dit-elle rappelant que la communauté internationale particulièrement la France est disposée à aider Haïti.
La secrétaire d’état française croit que l’espoir est entrain de renaître en Haïti, souhaitant que le gouvernement fera preuve de courage et de détermination pour s’attaquer aux problèmes sociaux.Mme Yade a encouragé les réformes entreprises par le gouvernement haïtien dans les domaines de la justice, de la lutte contre l’impunité et la corruption.
Mais souligne t-elle, " il reste beaucoup à faire la situation sécuritaire, des progrès en matière des droits de l’homme, la liberté de la presse, la condition dans les prisons, les droits des enfants et des femmes".En ce qui a trait au secteur économique, Mme Yade propose un renforcement de la coopération franco-haïtienne avec la Guadeloupe comme tête de pont.
Accompagné d’une délégation d’hommes d’affaires français, Mme Yade a dit espérer que les entrepreneurs haïtiens pourront convaincre les hommes d’affaires français à investir en Haïti. " Un marché haïtien s’ouvre, la France doit en profiter pour enfin définir une vraie politique de coopération avec la Guadeloupe pour tête de pont", explique t-elle.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13043

La réactivation de la commission mixte haitiano dominicaine au menu d’une importante rencontre

Les chanceliers haïtiens, Jean Raynald Clérismé, et dominicain, Carlos Morales Troncosso, participeront à une importante réunion bilatérale dont l’objectif est d’envisager un nouvel agenda dans les relations entre les deux pays.
Des intellectuels haïtiens et dominicains prendront part à cette conférence organisée par la Faculté Latino-américain de Sciences Sociales (Flasco) du 18 au 21 septembre.
Selon des responsables de la chancellerie dominicaine cette rencontre sera l’occasion de débattre de la réactivation de la commission mixte haitiano-dominicaine.
" Depuis quelques temps, il y a une volonté de la part des deux gouvernements de réactiver la commission qui traitera des problèmes migratoires et commerciaux notamment", déclare le correspondant de presse de radio Métropole à Santo Domingo, Jean Michel Carroit.
Interrogé sur les violences contre des haïtiens dans la région de Punta Cana, M. carroit souligne qu’un accident serait à l’origine des heurts. " Un agent de sécurité a blessé par inadvertance trois ouvriers haïtiens, en réaction des haïtiens ont lynché l’agent", explique t-il. En ce qui a trait aux relations entre les deux pays, M. Carroit soutient que la migration reste la principale pomme de discorde.
" Il faut une relance de l’économie haïtienne pour faire baisser la pression migratoire vers la république Dominicaine", dit-il rappelant que les autorités dominicaines expulsent régulièrement les illégaux haïtiens. " On ne peut pas parler de persécutions systématiques contre les haïtiens", déclare M. Carroit précisant qu’il y aurait près d’un million d’haïtiens en république Dominicaine, nombre d’entre eux en situation irrégulière. Les secteurs de la construction et de l’agriculture bénéficient grandement de la main d’œuvre haïtienne affirme Jean Michel Carroit. " Des haïtiens ont récemment intégré le secteur informel en vendant notamment des fruits", explique M. Carroit pour qui une récession de l’économie dominicaine aura des conséquences sur Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13044

Une adolescente haïtienne assassinée en République Dominicaine

Jeannette Ortega a été tuée par des motards qui seraient de nationalité haïtienne, selon la police locale
lundi 17 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Des inconnus ont abattu d’une balle une adolescente haïtienne de 16 ans, Jeannette Ortega, lundi à Cabima, dans la province dominicaine de Puerto Plata (nord), rapporte l’agence espagnole EFE citant une déclaration de la police locale à la presse.
La mère de la victime, Ramona Ortega, a expliqué aux autorités que l’assassin de sa fille se trouvait parmi trois motards qui voyageaient ensemble. Elle précise qu’elle se tenait tout près de Jeannette lorsqu’elle a été mortellement touchée à la tête.
A partir des descriptions physiques dont elle dispose qui pourraient permettre de dresser le portrait-robot du meurtrier, la police dominicaine présume que les trois hommes, dont l’auteur de l’acte, sont tous des haïtiens.
Une enquête a été ouverte sur ce crime dont le mobile restait inconnu.
Le corps de la jeune fille a été transféré à l’institut régional de pathologie médico-légale de Santiago (nord) où une autopsie devait être pratiquée.
Les violences armées ayant fait des victimes parmi des compatriotes se sont multipliées ces derniers mois en territoire voisin où vivent des centaines de milliers d’haïtiens et de dominico-haïtiens. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4141

Littérature : Un poète haïtien primé en Hollande

Lundi 17 septembre 2007
P-au-P, 17 sept. 07 [AlterPresse] --- Le poète haïtien Romilly Emmanuel Saint-Hilaire vient de recevoir deux prix, suite à sa participation à un concours de la poésie organisée, en Hollande, par la « World in Universal Academy », apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Prêtre jésuite et étudiant en Philosophie à Pontificia Universidad Javeriana à Bogota en Colombie, Romilly Emmanuel Saint-Hilaire a décroché le grand prix mondial juillet 2007 et le prix d’or juillet 2007 pour son poème intitulé « Printemps de ma carrière » (Springtime of my carrer).
« Un flot gorgé, très fier sous le soleil
Anime ce feu sur lequel je veille
Traçant chemin comme une rivière
Et laissant au loin mes mauvaises manières »
est la deuxième des quatre strophes de ce poème édité en Français, en Anglais et en Espagnol.
« L’écriture a toujours tenu une grande place dans ma vie. Elle m’a procuré du réconfort, un plaisir immense pour l’esprit, un monde merveilleux où ma plume est toujours un fidèle compagnon de mes créations », se réjouit le poète haïtien dans une note transmise à AlterPresse.
Selon cette note, les compositions de Romilly Emmanuel Saint-Hilaire reflètent une réalité solide sur la vie.
« Mon style d’écriture est en regard avec ma conception de la vie », dit-il.
Outre la poésie, d’autres concours sont régulièrement organisés par la « World in Universal Academy ». Les inscriptions pour une compétition de la poésie sont en cours pour ce mois de septembre, selon les informations parvenues à AlterPresse. [do rc apr 17/09/2007 14 :50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6416

Un otage américain libéré contre rançon, un haïtien toujours en captivité

Yvon Witty et Jacquelin Voltaire avaient été victimes d’un double rapt, le 9 septembre sur la route de Frères
lundi 17 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Un ressortissant américain, Yvon Witty, a été libéré contre rançon dimanche à Port-au-Prince une semaine après son enlèvement sur la route de Frères, à Pétion-Ville (banlieue est), a appris Radio Kiskeya de sources policières.
En revanche, l’haïtien Jacquelin Voltaire, kidnappé en même temps que Witty, était encore lundi aux mains de ses ravisseurs. Les autorités policières avaient tenté en vain d’obtenir sa libération.
Les deux hommes avaient été enlevés le 9 septembre dernier par des inconnus armés dans des circonstances non élucidées.
Des présumés ravisseurs d’otages de nationalité américaine ont été extradés aux Etats-Unis où certains risquent la prison à vie.
Divers cas d’enlèvement crapuleux ont été signalés ces derniers temps dans différents secteurs de la capitale haïtienne même si la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) et la Police Nationale ont voulu, à plusieurs reprises, minimiser les risques d’une recrudescence du phénomène du kidnapping. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4142

lundi 17 septembre 2007

HOMMAGE A OSWALD DURAND ...POETE NATIONAL 1840-1906

CHOUCOUNE

Dèiè yon gwo touff pingoin

L'aut'jou, moin contré Choucoune
;Li sourit l'heur' li ouè moin,
Moin dit : "Ciel ! a là bell' moune !
"Li dit : "On trouvez çà, cher ?"
P'tits oéseaux ta pé couté nous lan l'air
...Quand moin songé ça, moin gagnin la peine,
Car dimpi jou-là, dé pieds-moin lan chaîne !

"Choucoun' cé yon marabout :
Z'yeux-li clairé com' chandelle.
Li gangnin tété doubout,...-
Ah ! si Choucoun' té fidèle !-
Nous rété causer longtemps...
Jusqu' z'oéseaux lan bois
té paraîtr' contents!...
Pitôt blié ça, cé trop grand la peine
,Car dimpi jou-là, dé pieds moin lan chaîne !

P'tits dents Choucoun' blanch' com' lait'
Bouch'-li couleur caïmite ;
Li pas gros femm', li grassett' :
Femm'com' ça plai moin tout d'suite...
Temps passé pas temps jodi !...
Z'oéseaux té tendé tout ça li té dit...
Si yo songé çà, yo doué lan la peine,
Car dimpi jou-là, dé pieds moin lan chaîne.

N'allé la caze maman-li ;
- Yon grand moun' qui bien honnête !
Sitôt li ouè moin, li dit :
"Ah ! moin content cilà nette !
"Nous bouè chocolat aux noix
Est-c'tout çà fini, p'tits z'oéseaux lan bois ?
- Pitôt blié çà, cé trop grand la peine,
Car dimpi jou-là, dé pieds moin lan chaîne.

Meubl' prêt', bell' caban' bateau,
Chais' rotin, tabl' rond', dodine,
Dé mat'las, yon port'manteau,
Napp', serviette, rideau mouss'line...
Quinz' jou sèl'ment té rété...
P'tits oéseaux lan bois, couté-moin, couté !..
.Z'autr' tout' va comprendr"
si moin lan la peine,
Si dimpi jou-là dé pieds-moin lan chaîne...

Yon p'tit blanc vini rivé :
P'tit' barb' roug', bell' figur' rose ;
Montr' sous côté, bell' chivé...
- Malheur moin, li qui la cause !
...Li trouvé Choucoun' joli :
Li parlé francé, Choucoun' aimé-li...
Pitôt blié ça, cé trop grand la peine,
Choucoun' quitté moin,
dé pieds-moin lan chaîne !

Cà qui pis trist' lan tout ça,
Cà qui va surprendr' tout' moune,
Ci pou ouè malgré temps-là,
Moin aimé toujours Choucoune !
- Li va fai' yon p'tit quat'ron...
P'tits z'oéseaux, gadé !
P'tit ventr'-li bien rond !...
Pé ! Fémin bec z'autr',
cé trop grand la peine :
Dé pieds pitit Pierr',
dé pieds-li lan chaîne !

POESIE D’OSWALD DURAND…HYMNE PRESIDENTIEL

Quand nos Aïeux brisèrent leurs entraves
Ce n'était pas pour se croiser les bras
Pour travailler en maîtres les esclaves
Ont embrassé corps à corps le trépas.
Leur sang à flots engraissa nos collines,
A notre tour, jaunes et noirs, allons!
Creusons le sol légué par Dessalines :
Notre fortune est là dans nos vallons.
CHORUS:
L'indépendance est éphémère
Sans le droit à l'égalité!
Pour fouler, heureux, cette terre
Il nous faut la devise austère :
Dieu! Le Travail! La Liberté!

Quoi de plus beau que ces fils de l'Afrique
Qui, trois cent ans dans tous les maux plongés,
Tournent leurs fers, leur carcan et leur trique
Contre la force et les vieux préjugés!
En bas voyez! c'est la noble bannière
Cernant les noirs qui vont mourir là-haut
Non! leur torrent avec Lamartinière
Descend fougueux à la Crête-à-Pierrot.

CHORUS:
Tout cela serait éphémère
Sans le droit à l'égalité!
Pour fouler, heureux, cette terre
Il nous faut la devise austère :
Dieu! Le Travail! La Liberté!

De Rochambeau les cohortes altières,
Quelques instants, suspendirent le feu
Pour saluer le Héros de Vertières,
Capois-la-Mort, grand comme un demi-dieu.
Vers le progrès crions comme ce brave
:"Noirs, en avant! En avant!"
Et bêchonsLe sol trempé des sueurs de l'esclave!
Nous avons là ce qu'ailleurs nous cherchons

CHORUS:
Sans quoi tout devient éphémère
Pas d'ordre et pas de liberté
Pour fouler, heureux, cette terre
Il nous faut la devise austère :
Dieu! Le Travail! La Liberté!

Sang des martyrs dont la pourpre écumante
A secoué nos chaînes et nos jougs!
Chavanne, Ogé, sur la route infamante,
Toi, vieux Toussaint, dans ton cachot de Joux
O précurseurs, dont les dernières fibres
Ont dû frémir, - vous les porte-flambeaux
-En nous voyant maintenant fiers et libres,
Conseillez-nous du fond de vos tombeaux!

CHORUS:
Votre bonheur est éphémère;
Ayez droit à l’égalité!
Pour fouler, heureux, cette terre,
Il vous faut la devise austère:
Dieu! Le travail! La liberté!

A l’oeuvre donc, descendants de l’Afrique
,Jaunes et noirs, fils du même berceau!
L’antique Europe et la jeune Amérique
Nous voient de loin tenter le rude assaut.
Bêchons le sol qu’en l’an mil huit cent quatre,
Nous ont conquis nos aïeux au bras fort.
C’est notre tour à présent de combattre
Avec ce cri: "Le progrès ou la mort!"

CHORUS:
A l’oeuvre! Ou tout est éphémère!
Ayons droit à l’égalité!
Nous foulerons, plus fiers, la terre,
Avec cette devise austère:
Dieu! Le travail! La liberté!

Digicel inaugure deux écoles à Pestel et à Torbeck

La Fondation Digicel inaugure deux écoles dans la presqu'île du Sud. Des enfants de Dérond, section communale de Pestel, et Béraud, section communale de Torbeck, peuvent prendre le chemin de l'école grâce à ces offres de la Digicel coûtant plus de 130.000 dollars américains.

Ecole Immaculée Conception (EIC) et Centre d'Etudes Gamaliel (CEG), ces deux institutions scolaires qui portent l'empreinte de la Fondation Digicel ont été inaugurées respectivement mercredi et jeudi dans les hauteurs de Pestel et dans la plaine de Torbeck. Ces écoles viennent apporter un grand palliatif aux problèmes d'accès à l'instruction auxquels sont confrontés parents et élèves de la 5e section communale de Duchity et à Béraud, 2e section communale de Torbeck.

Des mots de bienvenue et de gratitude, et des notes de musiques ont agrémenté la fête dans ces localités de la presqu'île du sud où la carence en ressources humaines au niveau des écoles est patente.

Selon le curé de la paroisse Sainte Marie Madeleine de Duchity, le R.P Jean Michelet Dorescar, la situation était pour le moins alarmante pour les enfants de Dérond, cette habitation de Duchity où les enfants devaient marcher d'une à quatre heures pour atteindre un établissement scolaire. « Ajoutez à cela, la formation offerte par ces écoles n'est pas de bonne qualité », fait-il remarquer.
Quant à Lionel Décossard qui donne en cadeau le terrain sur lequel est construite l'Ecole Immaculée Conception, les parents n'osaient exiger de leurs enfants que la moyenne minimale en raison de leurs difficultés de déplacement. « Aujourd'hui, c'est différent. Tout le monde peut travailler, car l'école est dans notre section », soutient-il.

Pour M. Décossard, à Dérond et dans bien d'autres des 27 habitations de la 5e section communale de Duchity, d'ailleurs très enclavées, l'école est un luxe. Depuis 1998, cet établissement scolaire fonctionne. Cependant, ce local qui ne pouvait pas accueillir moins cent élèves en logeait 200, souligne M. Décossard pour expliquer le motif de son don.

« Les jeunes ont mis sur pied un comité de réflexion sur le développement de l'habitation de Dérond. Je leur avais toujours promis une portion de terre une fois approuvé leur projet de construction d'une école pour les enfants dans la zone », se félicite-t-il avant d'exprimer son bonheur pour la concrétisation de ce projet avec Digicel.
Un partenariat avec la World Vision est en perspective en vue d'assurer la formation des maîtres et d'organiser la cantine pour les enfants, a fait savoir Josefa Gauthier, directrice exécutive de la Fondation Digicel qui projette d'inaugurer en 2007 deux écoles dans chaque département géographique d'Haïti. Ces deux bâtiments qui coûtent plus de 130.000 dollars américains peuvent accueillir plus de 250 élèves répartis dans 6 salles de classe tout meublées.

L'Ecole Immaculée Conception et le Centre d'Etudes Gamaliel commenceront à travailler dès le lundi 17 septembre. S'agissant de l'EIC, la fondation Digicel assurera le paiement de trois des six professeurs et le Programme d'Action pour le Renforcement de la Qualité de l'Education (PARQE) promet son apport en ce qui concerne la pérennité du projet, selon Carole Décossard, directrice ce l'Ecole.

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=48533&PubDate=2007-09-14

La Téléco touche la plaie du doigtDettes envers la compagnie

Le processus de rationalisation du personnel de la Téléco se poursuit, a déclaré le directeur général de cette compagnie, Michel Présumé, indiquant travailler sur la suite des opérations. Ce processus qui, selon lui, résulte du souci des autorités publiques, de la direction générale et du conseil d'Administration de moderniser une fois pour toutes cette institution, a été bien enclenché. « C'est une démarche entreprise de manière responsable en ce sens que les employés remerciés arrivent à bénéficier d'un accompagnement », a-t-il lâché.
De la rationalisation à la restructuration
Toujours dans l'objectif de permettre à la Téleco de jouer valablement son rôle dans le secteur des télécommunications en Haïti, les responsables de cette entreprise ont également initié tout un programme de restructuration. En ce sens, le directeur général affirme être en train de recevoir les offres de certaines firmes spécialisées en comptabilité et en gestion, suite aux différents appels d'offres qu'il avait lancés, dans la perspective de renforcer l'efficacité de la compagnie. Il déclare avoir lancé aussi un appel d'offres visant à engager une firme spécialisée dont le rôle sera de réaliser l'audit du fonds de pension ainsi qu'une évaluation actuarielle des avoirs de celui-ci. Cette démarche, avance-t-il, permettra aux employés de tirer le maximum de ce fonds au moment de la retraite. La Téléco s'est, en outre, engagée, avec un certain nombre d'experts, dans un processus visant à définir les options possibles pouvant lui permettre d'aboutir aux meilleurs choix de modernisation, a informé son directeur général.
Des travaux de réfection
Pour la satisfaction de la clientèle, la Téléco a, par ailleurs, entamé des travaux de réfection en commençant par le réseau primaire. Cette démarche qui consiste à aller à la source du problème, se révèle plus efficace et plus durable que la méthode traditionnelle par laquelle les techniciens se contentaient de bricoler les lignes chez les gens, a expliqué Michel Présumé. Grâce à cette nouvelle méthode, s'est-il réjoui, ces derniers ont pu, durant le mois de juillet 2007, visiter environ 3260 maisons d'abonnés en dépit des faibles moyens dont, selon lui, dispose la compagnie. Ajoutant que, dans la même foulée, 2761 lignes ont été réparées, le directeur Présumé a également fait état de la réception d'une commande d'environ 8.000 téléphones, lesquels vont servir à augmenter graduellement le parc d'abonnés de la Téléco. En vue de répondre à la demande, la direction générale s'engage à travailler sans relâche jusqu'à la satisfaction complète de la clientèle, a-t-il poursuivi. " 8000 téléphones ne représentent pratiquement rien par rapport au volume de demande existant, mais c'est un geste témoignant de notre volonté d'aller dans la bonne direction", a-t-il avoué.

La Téléco pointe du doigt
« Des institutions ont des dettes envers la Téléco tout comme celle-ci est redevable envers d'autres partenaires », a reconnu Michel Présumé. Toutefois, a-t-il prévenu, les institutions du pays, privées ou publiques, doivent être respectées, appelant certaines compagnies de téléphonie mobile dont la Haitel et la Comcel "VOILA", à honorer leurs obligations envers la Téléco.« La plupart de ces compagnies ont utilisé la Téléco comme une sorte de tremplin pour réaliser leurs activités, sans se souvenir un instant de leurs engagements », a-t-il révélé. « La Haitel en particulier, nous doit environ 40 millions de dollars américains », a-t-il dévoilé.
Il a, par ailleurs, dénoncé le comportement de certaines compagnies de téléphonie de la place qui, selon lui, n'affichent aucun respect pour le contrat qu'elles ont signé avec la Téléco. « Elles n'ont jamais payé le droit d'entrée prévu dans le contrat, s'élevant à 14.5 millions de dollars. Elles font peu de cas également des royalties qu'elles ont à verser chaque année sur leurs chiffres d'affaires nets, ainsi que leurs droits d'interconnexion », a-t-il déploré.

En ce sens, M. Présumé a déclaré que la Téléco a déjà intenté des actions en justice contre la Haitel pour le recouvrement de ses créances, se disant prêt à poursuivre toute autre compagnie sur place ou à l'étranger ayant des dettes envers l'institution qu'il dirige. "Etant une éternelle victime, la Téléco, cette fois, n'entend plus continuer à se faire traiter de la sorte", a-t-il clamé.
Les institutions de l'Etat qui ne font pas non plus figure de débiteurs négligeables, ont, elles aussi, intérêt à régulariser leur situation dans un proche délai, si elles désirent bien continuer à bénéficier des services de la compagnie, prévient Michel Présumé.
Lucmane VIEUX

lucmanov@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=48226
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Vous avez dit corruption?

Haïti une fois de plus sur la liste noire du narcotrafic international, selon le rapport 2007 du Département d’Etat

Des sanctions pourraient être adoptées contre certains des 20 pays non certifiés dans ce rapport dont le lancement est prévu lundi à Washington
lundi 17 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Haïti fait partie de 20 pays dans le monde identifiés par l’administration Bush comme les plus importants producteurs ou territoires de transit dans le trafic de drogue, selon le rapport annuel américain sur le narcotrafic à paraître lundi à Washington et dont l’Associated Press a obtenu copie.
Le document que le Département d’Etat s’apprêtait à publier dans les prochaines heures avait été acheminé vendredi dernier au Congrès (Parlement).
Comme l’année dernière, Haïti partage la liste noire du gouvernement américain avec l’Afghanistan, les Bahamas, la Bolivia, le Brésil, la Colombia, l’Equateur, le Guatémala, l’Inde, la Jamaïque, le Laos, le Mexique, Myanmar ou la Birmanie, le Nigéria, le Pakistan, le Panama, le Paraguay, le Pérou, la République Dominicaine et le Vénézuéla. En 2006, ces mêmes Etats avaient été pointés du doigt par Washington pour leur rôle dans la production ou la distribution de tonnes de drogue destinées aux Etats-Unis et à l’Europe.
Des sanctions allant jusqu’au gel de l’aide américaine pourraient être annoncées contre les pays ayant manifestement refusé toute forme de coopération dans la lutte contre ce fléau, prévient l’administration Bush. Bien que troisième parmi les producteurs mondiaux de coca, la Bolivie échappera aux représailles en raison des progrès qu’elle a réalisés dans les efforts de réduction de la production et de la vente de la cocaïne.
En revanche, le Vénézuéla d’Hugo Chàvez et Myanmar sont les pays les plus sévèrement critiqués dans le rapport pour avoir "échoué de manière évidente" respectivement dans la lutte contre le transit des produits narcotiques vers le marché américain et la production de métamphétamines en Asie.
Dans la Caraïbe, Haïti et la République Dominicaine sont particulièrement mises en cause dans l’essor du phénomène de la drogue et l’omnipotence des narcotrafiquants. Le rapport 2006 du Département d’Etat avait relevé une augmentation de 160% des opérations de transfert de cocaïne par voie aérienne entre les deux républiques voisines et le Vénézuéla. spp/RK

Le Président René Préval invite son homologue Nicolas Sarkozy à être le Premier Président français à venir en Haïti, a révélé Rama Yade à la fin de sa

La secrétaire d’Etat française aux affaires étrangères et aux droits de l’homme se montre globalement satisfaite de l’évolution de la situation ; elle promet le renforcement de la coopération bilatérale tout en exprimant des inquiétudes quant au respect des droits de la femme et de la liberté de la presse
lundi 17 septembre 2007,
Radio Kiskeya

La secrétaire d’Etat française aux affaires étrangères et aux droits de l’homme, Rama Yade, a bouclé dimanche une visite officielle de 48 heures en exprimant sa satisfaction devant l’état d’esprit des autorités haïtiennes désireuses de renforcer l’amitié et la coopération avec Paris.
Lors d’une conférence de presse à la résidence de l’ambassadeur de France, peu avant son départ de Port-au-Prince, Mme Yade a confié être porteuse d’une invitation du Président René Préval destinée à son homologue français, Nicolas Sarkozy. " Il souhaite que Nicolas Sarkozy soit le premier Président français à visiter Haïti. Je crois qu’il lui a fait une invitation et il va falloir trouver une occasion", a déclaré la secrétaire d’Etat. Selon elle, beaucoup de gens accueillent favorablement l’idée d’une telle visite dans l’ancienne colonie française théâtre, en 1804, de l’unique révolution d’esclaves de l’histoire de l’humanité.
L’adjointe de Bernard Kouchner qui s’est entretenue avec le chef de l’Etat, différents responsables gouvernementaux, des représentants du secteur privé des affaires, de la société civile, de la classe politique et des organisations des droits humains, a aussi trouvé que Préval et Sarkozy se ressemblaient dans leur volonté de parvenir à certains changements et d’obtenir conséquemment des résultats. "René Préval m’a donné l’impression d’un homme déterminé à mener à bien des réformes susceptibles d’engager son pays sur les voies du redressement. Il m’a fait penser au président Sarkozy qui est aussi déterminé dans beaucoup de domaines", a fait savoir Rama Yade.
Dans un message personnel adressé à Préval et remis par la secrétaire d’Etat, Sarkozy l’a exhorté à "poursuivre les réformes entreprises".
La responsable française qui, durant son séjour a multiplié les déplacements dans la capitale et au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince), a aussi noté que M. Préval souhaite une plus grande implication de la coopération française dans le domaine de l’économie, de l’éducation et de la réforme judiciaire.
Rama Yade dit avoir encouragé le chef de l’Etat à maintenir le processus de renforcement des institutions démocratiques et de dialogue politique et social engagé depuis son retour au pouvoir. Elle s’est félicitée des progrès enregistrés dans la stabilisation du pays ainsi que dans la lutte contre l’impunité et la corruption. En revanche, la secrétaire d’Etat avoue observer avec une certaine préoccupation les atteintes aux droits de la femme et à la liberté de la presse.
Par ailleurs, le Président Préval a proposé, face aux différents problèmes nés de l’adoption de nombreux enfants haïtiens en France, la création d’une commission mixte haïtiano-française qui aura pour mission d’accompagner les familles concernées au cas par cas. L’accord du gouvernement français a été immédiatement obtenu.
Enfin, Rama Yade a annoncé la visite à Port-au-Prince en janvier prochain du secrétaire d’Etat français à la coopération et à la francophonie, Jean-Marie Bockel. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4137

Joseph Lambert rend des secteurs l’ayant accusé de narcotrafic responsables de la mort de son père

Un "politicien de Jacmel" serait à la tête de cette campagne qui a emporté Pierre Lambert, un diabétique de 77 ans, a révélé le président du Sénat samedi aux funérailles ; le Premier ministre Alexis et des parlementaires en nombre étaient présents
samedi 15 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Le président du Sénat haïtien, Joseph Lambert, a directement lié le décès de son père à des accusations de trafiquant de drogue portées contre lui, lors des funérailles de Pierre Lambert auxquelles ont assisté le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et de nombreux Sénateurs et Députés samedi à la cathédrale Saint-Jacques et Saint-Philippe de Jacmel (Sud-Est).
Diabétique et amputé d’une jambe depuis quelque temps, M. Lambert s’est éteint lundi dernier à l’âge de 77 ans.
Très virulent contre des secteurs qu’il n’a pas identifiés, le président de la Chambre haute, a, dans son oraison funèbre, rejeté la responsabilité du départ prématuré de son père sur "un politicien local" qui était à la tête d’un groupuscule très agité.
"On vient d’arrêter le Sénateur Lambert en possession de drogue dans l’affaire du bateau ayant fait naufrage à Tiburon", auraient déclaré le meneur et sa troupe à haute et intelligible voix le 5 septembre sous les fenêtres de la résidence familiale des Lambert, à Jacmel.
Après avoir entendu ces propos dévastateurs concernant son fils, dit le premier Sénateur du Sud-Est, le défunt, qui était assis sur la galerie, a eu toutes les peines du monde à regagner son lit avant de "sombrer dans un coma diabétique irréversible". Il devait mourir cinq jours plus tard.
"Repose en paix, car la conscience de ton fils est tranquille", a répété devant l’assemblée en guise d’adieu à son père, le Sénateur Joseph Lambert qui n’a pas mâché ses mots en reprochant leur attitude criminelle aux présumés responsables de ce drame. Il a dénoncé "la méchanceté de ces professionnels de la désinformation" et les a invités à cesser d’accumuler leur "capital politique sur le deuil".
Pour sa part, le célébrant principal, le père Théodule Domond a vanté les qualités d’homme paisible du disparu.
Outre le chef du gouvernement et les parlementaires, se trouvaient également dans l’assistance le représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU pour Haïti, Luiz Carlos da Costa, le Député canadien d’origine haïtienne, Emmanuel Dubourg, membre d’une délégation du réseau international des parlementaires en visite dans le pays, et des élus locaux.
Après la cérémonie funèbre, la dépouille de Pierre Lambert a été inhumée au cimetière de Jacmel.
Cette affaire de drogue à l’origine des rumeurs ayant causé la mort du père du président du Sénat a défrayé la chronique ces derniers jours. Une dizaine de personnes arrêtées, il y a deux semaines, à Tiburon (extrême sud) à bord d’un yacht naufragé et d’un véhicule sont encore détenues. Un parlementaire du Sud-Est, non encore identifié, est accusé d’être le propriétaire du yacht qui serait allé recueillir sans succès une cargaison de stupéfiants que deux petits avions devaient livrer.
Plusieurs Députés de ce département et un Sénateur, Ricard Pierre (OPL), ont nié toute implication dans cette supposée opération sur laquelle Joseph Lambert s’était gardé jusqu’ici de se prononcer. Maintenant la thèse de l’implication présumée d’un parlementaire du Sud-Est dans ledit trafic de drogue, le juge chargé de l’instruction de l’affaire, Jacques Saint-Jean, s’est déclaré déterminé à aller jusqu’au bout de ses investigations.
Ce dossier troublant est venu éveiller de nouveaux soupçons sur la crédibilité de l’institution parlementaire déjà éclaboussée par des scandales. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4132
Commentaires :
On aura observé que c’est la première fois que le Sénateur Lambert intervient pour faire référence à cette affaire. L’opinion publique ne comprend pas pourquoi une accusation portée par un fonctionnaire de la justice a fini par se désintégrer dans uns sorte de tour de passe-passe pour être traitée dans un creuset très natif natal, le « kasé fèy kouvri sa ».
Si on tient compte du fait qu’un membre de ce même parlement a été le premier à proférer des accusations contre ses confrères de leur participation dans le trafic de stupéfiants, on aura du mal à comprendre et accepter les conclusions de cette affaire qui n’irait pas dans le sens d’une vraie culpabilité.
Il est certain que le parlement aura beaucoup de mal pour redorer son blason et gagner un tant soit peu un brin de crédibilité !

Marche de protestation des haïtiens en République Dominicaine

Des dizaines de migrants et leurs familles exigeaient la reconnaissance de leurs droits ; une mobilisation qualifiée de "provocation" par des secteurs ultraconservateurs
samedi 15 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Des dizaines de migrants haïtiens, pour la plupart des sans-papiers, ont manifesté vendredi dans plusieurs localités du nord-ouest de la République Dominicaine en vue d’exiger des autorités le respect de leurs droits fondamentaux, rapporte l’agence espagnole EFE.
La marche des protestataires, venus des plantations agricoles situées non loin de la frontière avec Haïti, s’inscrivait dans le cadre de la commémoration à travers le monde de la semaine des immigrants, a indiqué à la presse le prêtre jésuite Regino Martìnez, coordonnateur de l’organisation dénommée Solidarité Frontalière.
Accompagnés de leurs épouses et de leurs enfants, les travailleurs agricoles brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire des articles de la presse écrite relatant les conditions de vie infrahumaines qui sont les leurs.
Peu après la manifestation, ils se sont rassemblés dans l’enceinte de l’église catholique de Ranchadero, dans la province de Montecristi, où le père Regino Martìnez a célébré une messe. Dans son homélie de circonstance, le religieux a exhorté les migrants à rester unis et à poursuivre la lutte pour la défense de leurs droits.
Selon EFE, des organisations communautaires de Ranchadero ont vécu la mobilisation des haïtiens comme une "provocation" orchestrée par le prêtre jésuite. Dans la foulée, elles ont également dénoncé un plan qu’ourdirait Regino Martìnez en vue de les déposséder du temple catholique qui serait sur le point de passer aux mains des haïtiens pour l’organisation de réunions et cultes religieux inspirés de la culture haïtienne.
La marche pacifique, qui s’est tout de même déroulée sans incident, est l’une des rares du genre à être organisées par la communauté haïtienne en République Dominicaine. Les autorités du pays voisin sont régulièrement accusées de cautionner de graves violations des droits les plus élémentaires de centaines de milliers d’haïtiens et de dominico-haïtiens. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4129

Samuel Dalembert des Philadelphia 76ers en tournée dans son Haïti natale

Une mission humanitaire dans les quartiers populaires parrainée par l’UNICEF avant des camps d’été annuels pour recruter les jeunes talents haïtiens, promet le basketteur
dimanche 16 septembre 2007,
Radio Kiskeya

La "superstar" haïtienne du championnat nord-américain de basket-ball (NBA), Samuel Dalembert, se trouve depuis samedi à Port-au-Prince dans le cadre d’une tournée d’une semaine destinée à promouvoir un partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) en faveur des quartiers défavorisés.
Très ému, le pivot des Philadelphia 76ers, qui n’a rien perdu de son créole, a exprimé sa joie de retrouver sa patrie d’origine treize ans après l’avoir quittée pour Montréal où ses parents l’avaient envoyé poursuivre ses études à l’âge de 14 ans. "Je suis très heureux de revenir dans mon pays natal. Je remercie Dieu de m’avoir permis de décrocher ce contrat dans la NBA", a confié Samuel Dalembert du haut de ses 2,08 mètres, au salon diplomatique de l’aéroport international Toussaint Louverture.
Accueilli à son arrivée par une délégation de l’UNICEF et de la fédération haïtienne de basket-ball, l’ancien partenaire de la mégastar américaine Allen Iverson surnommée "The Answer" (La réponse), visitera notamment le bidonville de Cité Soleil et aura un agenda extrêmement chargé jusqu’à son départ le 22 septembre.
Le grand basketteur a annoncé son intention de réaliser tous les ans un camp d’été à Port-au-Prince en vue de détecter, avec l’aide d’entraîneurs étrangers, les jeunes qui pourraient éventuellement aller monnayer leurs talents aux Etats-Unis. En attendant, il conseille aux mordus du basket "la prière et la persévérance".
Bien avant son retour samedi, Samuel Dalembert s’est déjà associé à différents efforts humanitaires en faveur d’Haïti notamment avec des joueurs de la NBA et la vedette haïtienne du hip-hop aux Etats-Unis, Wyclef Jean.
Drafté en 2001 par les Sixers, le joueur haïtien gagne 8 millions de dollars par an et figure parmi les meilleurs salaires de l’équipe. Depuis son arrivée, il n’a cessé d’améliorer ses performances au point de devenir l’un des piliers de la franchise américaine.
A cause de l’inexistence d’une sélection haïtienne de basket-ball, ce super professionnel, né le 10 mai 1981 à Port-au-Prince, a dû choisir récemment la nationalité canadienne. Il a ainsi fait partie de la sélection canadienne ayant participé en août aux éliminatoires des Jeux Olympiques de Pékin 2008.
Blessé au pied gauche il y a quelques jours, le pivot devra observer un repos de trois semaines. Les Philadelphia 76ers comptent sur sa présence pour le lancement début octobre de la pré-saison avant l’ouverture officielle de l’édition 2007/2008 de la NBA.
Officiellement, il est le troisième haïtien de l’histoire à évoluer dans la plus grande ligue mondiale de basket-ball après Olden Polynice qui fit partie des Pistons de Detroit au cours des années 90 et Mario Elie, quatre fois champion de la NBA dans les années 2000, respectivement sous les couleurs des Houston Rockets et des San Antonio Spurs.
Samuel Dalembert a de la famille en Haïti, notamment sa grand-mère, Hipromène Charles. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4133

CITÉ SOLEIL / LOGEMENTS SOCIAUX / Des maisons contre des taudis à « Ti-Ayiti »

À Cité Soleil, hier jeudi, les clés d’une trentaine de maisons ont été remises à des citoyens dans le cadre d’un projet initié par Food for the Poor et la mairie de cette commune. Bleues, roses, jaunes, ces maisons de deux pièces, ne faisant pas plus de 15 m2, sans cuisine, ni toilette, ni douche, ont malgré tout, changé le décor de Ti-Ayiti, ce quartier jadis dangereux.
Construites au sud-ouest de la cité, la trentaine de maisons se juxtaposent aux taudis qui pullulent dans le plus grand bidonville du pays. Les bénéficiaires des nouvelles maisons s’en réjouissent. Pour eux, il s’agit d’un beau geste, d’un grand pas qui soulage leur misère. Mais les mal lotis en sont jaloux et s’en offusquent: « On nous a mis à l’écart. On a oublié que nous aussi nous vivons dans la crasse et que nous avons des droits ».
Dix ans dans un taudisLà-bas, à mesure que l’on s’enfonce dans les corridors et que l’on s’approche du bord de mer, on observe une scène poignante : des enfants entièrement nus, des baraques branlantes construites à deux pas des décharges d’ordures. À proximité, des groupes de jeunes discutent, près d’un canal, dégageant une odeur fétide, de la récente victoire de la sélection brésilienne sur celle du Mexique. Les latrines communautaires ainsi que les espaces de jeux sont rares.
Du monde, il y en avait à proximité des nouvelles maisons. Le maire adjoint en avait ras-le-bol. Cela se lisait sur son visage et dans son accent. Certains réclamaient la leur. Tout en vociférant, d’autres exigeaient du travail, de l’électricité et de l’eau. D’autres encore se présentaient par curiosité. Une ambiance tendue.

Adeline, originaire de la Grand’Anse, a trente et un ans. Brisée par la misère, on dirait qu’elle a dix ans de plus. Mère de cinq enfants, dont des jumeaux, Adeline vit depuis dix ans dans un taudis ne faisant même pas 2 m2 à « Ti-Ayiti ». « Je n’ai pas le choix. J’ai acheté cette baraque à 4 000 gourdes en 1997. J’aurais aimé déménager, mais je n’ai pas les moyens. Mon conjoint non plus. Nous y habitons, en attendant la miséricorde de Dieu ! », explique Adeline avec une pointe de regret. Jackson habite également dans une baraque branlante depuis dix ans. Originaire de Moron, il répond à ses obligations familiales grâce au métier de « chargeur de tap-tap ». « Vous ne pouvez pas imaginer combien j’ai mal. Je suis là trop longtemps à souffrir dans ce taudis de merde avec mes deux enfants et ma femme ! », a-t-il confié.
Pour calmer la frustration de certains citoyens, Gustave Benoit, maire-adjoint de la cité, a indiqué qu’ « il y en aura pour tout le monde. Mais, pour le moment on est à la recherche d’autres bailleurs pour financer d’autres constructions ». Sans plus de détails sur le délai. Le coût aussi. Il joue la carte de la prudence et conclut qu’ « une mutuelle de logements a été mise en place par l’administration municipale pour mieux gérer la crise de logements dans la cité ».
Des pistes de solutionsLes résidents de divers quartiers de Cité Soleil et les Centres Développement et Santé (CDS) avaient présenté, le 26 juin 2005, à la population un plan qui avait l’ambition de sortir le plus grand bidonville de la capitale haïtienne du marasme socioéconomique. Selon les promoteurs du plan « Pacte Social de Cité Soleil », sa conception a été motivée par le désir de sortir le bidonville de sa réputation de quartier à haut risque pendant la période allant de 2001 aux deux premiers mois de l’année 2004.

Construite au début des années soixante sous l’appellation « Cité Simone », en l’honneur de la femme du dictateur François Duvalier, Cité Soleil devait accueillir un millier d’habitants. Selon les statistiques officielles, le bidonville compte environ 300 000 habitants aujourd’hui. La trentaine de maisons offerte ce jeudi est une goutte d’eau dans la mer. Il faudrait en construire des centaines, voire des milliers. En 2001, l’État haïtien s’était engagé à, entre autres, établir un plan d’aménagement du territoire ; déterminer les pôles de développement urbain en fonction de leurs potentialités ; réviser la législation foncière; construire des logements adéquats et abordables à toutes les classes de revenus ; travailler à inciter le secteur financier traditionnel et les institutions publiques de logement, les municipalités et les coopératives de microcrédit. Six ans après, les résultats ne sont pas évidents.
Si Cité Soleil, coincée entre la mer et la zone industrielle dite « Varreux », n’est plus le théâtre d’affrontements entre des gangs armés rivaux, il reste néanmoins un bidonville où la population continue de souffrir les affres de la misère.
Commentaires :
Ceux qui suivent de près l’évolution de la situation sociopolitique ont fait connaissance de ce quartier qui de bastion de Jean Bertrand Aristide était devenu le symbole de la misère, l’instabilité et de l’insécurité.
A un moment de la durée ont aurait cru qu’avec la disparition de Cité Soleil de la carte de Port-au-Prince et d’Haïti tous les problèmes du pays auraient été résolus.
Avec le contrôle et le démantèlement de nombreux gangs armés, présentés comme des seigneurs de la guerre, les observateurs avaient remarqué sans une certaine raison que les facteurs sociaux, responsables de l’émergence de cette insécurité ne cessaient pas d’exister avec l’arrestation des chefs de bandes.
Ici et là des voix se sont levées pour exiger une prise en charge rapide et sérieuse de ce quartier de Port-au-Prince. L’écho de ces voix ont su s’élever si haut et si loin que les cris de ceux qui croupissent dans d’autres quartiers d’autre régions du pays se sont perdues et dissolues dans la cacophonie des demandes fusant de toute part.

Malgré tout, il faut reconnaître que Cité Soleil jouit effectivement d’un certain privilège par rapport aux autres quartiers défavorisés.
Il faut juste souhaiter que les autorités et les organisations internationales dans la polarisation de leurs interventions n’incitent pas à la création d’autres cités soleil dans le but d’attirer l’attention sur les problèmes qui sont sans doute communs à tous les quartiers des pays pauvres.