Google

lundi 25 février 2013

L'avenir d'Haïti en débat

A. K. France-Antilles Martinique 23.02.2013 Ce soir, dans le cadre du centenaire de la naissance d'Aimé Césaire, le Sermac investit le quartier de Crozanville. Le centre culturel Toussaint-Louverture accueille deux personnalités haïtiennes : le journaliste Philomé Robert et l'historien Pierre Buteau. A partir de 18 h 30, ce samedi 23 février, le quartier Crozanville va vivre au rythme d'Haïti. En effet, le centre culturel de Crozanville, qui porte le nom de Toussaint-Louverture, le libérateur d'Haïti, accueille une rencontre dans le cadre du centenaire de Césaire. Il s'agit du sujet suivant : « Haïti peut-elle se réconcilier avec elle-même ? » . Une question pour le moins sensible pour laquelle sont conviées deux personnalités haïtiennes : le journaliste de France 24 Philomé Robert et l'universitaire Pierre Buteau. DISSÉQUER LE MALAISE HAITIEN Le premier va interroger le second sur les origines historiques de ce que quelques-uns appellent « le malaise haïtien » . Il y aura un va-et-vient entre hier et aujourd'hui pour donner des explications aux différentes crises qui ont traversé ce pays depuis sa révolution du XIXe siècle à nos jours. « Haïti avait une mission, il faut savoir si elle l'a honorée ou si elle a failli » , se demande Pierre Buteau. Les deux invités mesurent la tâche qui attend les Haïtiens pour bâtir le pays et donner confiance aux populations. En clair, il faut sortir du pessimiste face à Haïti. Mais comment y parvenir ? D'où le volet important de la réconciliation qui doit s'installer dans les esprits, car il s'agit d'un projet politique autour duquel doivent se retrouver tous les Haïtiens. Et c'est sans doute là l'enjeu que recherche le Sermac (Service municipal d'action culturelle) initiateur de la conférence. D'abord, il y a la notion du vivre ensemble entre les différentes communautés vivant sur le périmètre de Fort-de-France. En effet, le Sermac souhaite réunir toutes les populations du quartier Crozanville et sa périphérie pour les associer à une réflexion d'ensemble et pour qu'elles se connaissent. La manifestation se passera autour du centre culturel Toussaint-Louverture, justement la personnalité emblématique de l'histoire d'Haïti et de la Caraïbe. Ce choix est aussi un rappel à la mémoire de Césaire, auteur d'un essai sur Toussaint Louverture. Mais aussi, la cérémonie de ce soir est un clin au voyage de Césaire à Haïti de mars à décembre 1945. Après la réflexion, place à la détente : les chanteuses Chantal Laurent et Ymelda Marie-Rose interpréteront des chansons tirées du riche répertoire haïtien. - Au programme A 18 h 30, Claude Nohilé, le champion de course arrive à Crozanville avec le drapeau de la transmission, emblème de l'année Césaire. Ce drapeau était parti le 26 janvier dernier de Basse-Pointe pour Fort-de-France, en passant par Sainte-Marie, haut lieu du bèlè. Il a été présenté le soir même sous le Grand Carbet lors du lancement de l'année Césaire par la mairie de Fort-de-France. Ensuite la soirée débutera par la conférence-débat sur le thème : « Haïti peut-elle se réconcilier avec elle-même » , avec les interventions de Philomé Robert, journaliste à France 24 et Pierre Buteau, historien. A 20 h 30, chants populaires d'Haïti servis par les voix de Chantal Laurent et Ymelda Marie-Louise. http://www.martinique.franceantilles.fr/regions/centre/commemoration-cesaire-194484.php
Sa mère est haïtienne et son père français. Le percussionniste tarbais Carlton Rara est en train de se faire un nom sur la scène de la world music. Il offre, notamment dans son dernier album "Home" un beau mélange de musique haïtienne, teintée de blues et de soul. D'abord il y a sa voix singulière et chaude. Carlton Rara porte en lui ce métissage qui lui permet de faire vivre à sa manière des thèmes musicaux haïtiens en les enrichissant des sonotités blues et soul nord américaines. Ses influences ? Al Jarreau, Michael Jackson, Bill Withers,Taj Mahal entres autres. Carlton Rara a plusieurs cordes à son arc. Il a réalisé un spectacle à partir de textes d'Aimé Césaire et de Frankétienne. En 2009, il s'est lancé dans le ciné-concert en mettant en musique "Why worry?" avec Harold Lloyd. Enfin un musicien qui se retrouve sur la playlist 2012 de Monsieur Almodovar doit forcément vous interpeller. Carlton Rara sera en concert : Genève le 31 mars Tregastel le 14 avril Luxey le 5 mai Au New Morning à Paris le 27 octobre et au Bataclan le 26 novembre http://www.francetv.fr/culturebox/decouvrez-le-blues-haitien-de-carlton-rara-132773

mardi 12 février 2013

Coup de projecteurs sur Jacmel et Cap-Haitien

La première journée, dimanche, du carnaval national qui se déroule cette année dans la deuxième du pays, le Cap-Haïtien (Nord), a été une réussite, mais à moitié en termes d’animation musicale. Et, en terme de participation citoyenne elle a été un succès inédit, a observé sur place Haïti Press Network. Dimanche. De très tôt, le centre ville du Cap, toutes les rues (de la lettre A à L) sont remplies de monde : adolescents et mineurs (accompagnés de leur parent), jeunes et adultes, venus de partout. La circulation piétonne, les deux entrées principales : Barrière bouteille et Pont neuf, a été difficile. Elle l’a été encore plus pour les véhicules, les rues étant si étroites. Tout le long du parcours principal (rue 5A et 90) – retenu pour le défilé des groupes artistiques, bandes à pied et chars allégoriques et musicaux – des gens, qui sont déguisés à leur manière, circulent à cœur joie, chantant dansant au rythme des refrains les plus médiatisés. Dans l’intervalle, des ouvriers, dans certain cas, s’activaient encore à finaliser des travaux de construction de stand, mettre une couche de peinture indispensable… Sur la cour de l’Autorité portuaire national (APN), les chars des groupes musicaux se préparaient déjà à prendre place, par ordre alphabétique, sur le parcours. Le coup d’envoi des festivités… 16 heures (4 heures PM). À la rue 5 A et Boulevard, point de départ des activités carnavalesques, c’est déjà la grande foule. Le lancement a été fixé initialement à 15 heures (3 heures PM) par le comité organisateur. Des milliers de carnavaliers sont sur place pour assister au lancement ‘officiel’ des festivités, par des autorités étatiques, dont le chef de l’État Michel Joseph Martelly. 16 heures et des minutes. C’est fait. Le carnaval national, avec pour thème : « Yon ayisyen yon pye bwa. Kiltin se idantite n » est lancé, sans déclaration d’officiels. « Nous voulons vendre la culture capoise. C’est pourquoi le gouvernement a pris l’initiative d’organiser le carnaval national dans cette ville », a déclaré à un journaliste d’HPN la ministre de la culture, Josette Darguste, rencontrée sur le parcours. Pendant environ trois heures, une dizaine de groupes artistiques et folkloriques ont défilé sur une bonne partie du parcours (de la rue 5 boulevard à la rue 18 boulevard) offrant aux fêtards des chorégraphies, des show de danses, des scènes de rue qui mettent en exergue une bonne partie des mœurs, des coutumes des gens du nord, en particulier de ceux de la cité Christophienne. En dépit du défilé artistique, la couleur et le déguisement – suivant les attentes des viveurs – n’ont pas été au rendez-vous. Le constat est palpable. « Je ne vois pas assez de déguisement ni couleur comme ce fut la cas pour les autres carnaval national », a signalé un port-au-princien, entrain de savourer une chorégraphie. Le défilé artistique, qui ouvre la grande manifestation socio-culture et économique, a été l’occasion pour des institution gouvernement et organisme déconcentré de l’État de faire passer, à travers des affichettes, des messages de sensibilisation sur des sujets bien précis. « Bwè bonjan dlo trete pou konbat kolera (boire de l’eau traité pour combattre le choléra) », lit-on, entre autres, sur une affiche brandie par un membre de la protection civile. Aussi, le défilé a été l’occasion pour des entreprises commerciales privées, des institutions bancaires de faire de la publicité. L’animation musicale, au rendez-vous De ces milliers de gens qui visitent le Cap-Haitien pendant la période du carnaval, certains sont là pour découvrir le « charme », la valeur historique et touristique de cette ville. Disons, pour faire du tourisme local. D’autres, quant à eux, le font rien que pour assister la performance sur le béton des groupes musicaux, les ténors du carnaval, en tout cas. C’est plus qu’une évidence. Et, les attentes, en ce qui à trait au performance des formation musicale, ont été comblées. D’Anbyans jusqu’à Barikad Crew (BC) en passant par T-Micky, Tropicana, Boukman, T-Vice, Carimi, Koudjay, Mass Konpa, Zatrap, Septen, Djakout #1 l’ambiance a été au top. Sonorisation parfaite pour les groupes, à part quelques rares exceptions. Les fans des grands ténors, sous fond de polémique, ont supporté corps et âmes leur formation préférée. Des blessées ont été enregistrées (pas de chiffre officiel). Mais, les responsables sanitaires affirment, lundi, qu'aucun mort n'a été enregistré pour le premier jour gras. Toutefois, ils indiquent avoir enregistré 153 blessés légères, qui ont été soignées dans 8 centres d'urgence mis en place pour le carnaval. La police nationale, la protection civile, les secouristes, la Croix-Rouge ont tous mobilisés pour assurer la sécurité et donner le soin nécessaire (en cas de besoin) aux festivaliers. Sylvestre Fils Dorcilus, Cap-Haitien sylvestref.d@hpnhaiti.comCette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. Twitter : @hpnhaiti / @sfdorcilus http://hpnhaiti.com/site/index.php/societe/8669-haiti-carnaval-cap-haitien-la-premiere-journee-reussi-pas-a-100-reportage

Haïti-Carnaval : Cartons rouges pour le gouvernement dans le défilé au Cap-Haitien

De notre envoyé spécial, Emmanuel Bruno Cap-Haitien, 12 février 2013 [AlterPresse] --- Des militants de diverses organisations du Nord, formant une bande à pied, ont manifesté leur mécontentement vis-à-vis du gouvernement, durant le défilé du deuxième jour du carnaval, le 11 février, au Cap-Haitien (deuxième ville, Nord), a constaté AlterPresse. Avec cartons rouges en main, les carnavaliers/manifestants ont défilé sur tout le parcours pour dénoncer ce qu’ils appellent un « carnaval importé et exclusiviste » imposé par l’administration du président Michel Martelly. Selon ces protestataires, les personnes-ressources capoises auraient été exclues de l’organisation des festivités « importées » et le chef de l’État affiche une « omniprésence autoritaire ». Les autorités locales auraient été mises à l’écart dans l’organisation du carnaval, dénoncent les protestataires.LE comité départemental qui, théoriquement reçoit le carnaval dit national en 2013, n’aurait aucun pouvoir de décision en réalité, explique un délégué de ville interrogé par AlterPresse. « On a fait venir des port-au-princiens au Cap pour organiser le carnaval en dehors de la participation des capoises et capois », s’insurge-t-il croyant que cette politique du pouvoir vaut un carton rouge. Les deux ténors du monde musical régional, Septentrional et Tropicana, auraient été sélectionnés à cause de leur renommée nationale et internationale, fait-il remarquer. Les accointances auraient joué en faveur de l’autre formation « Anbyans », selon ce qu’il ajoute. « On nous a imposé » des groupes qui n’ont « rien à voir avec la culture capoise. La culture régionale d’une population fait partie de son identité », avance-t-il. Les festivaliers/manifestants ont critiqué également la décision de Martelly d’exclure pour des « raisons politiques » certains groupes musicaux du défilé carnavalesque, comme Brother’s Posse (dont le chanteur vedette est Antonio Chéramy, dit Don Kato, originaire du département hôte du carnaval 2013). La méringue de Brother’s Posse, titré « A l’oral », énumère les promesses non tenues du président et dresse un sombre bilan de son administration. Exclu au départ, le groupe Voix des îles a réussi à trouver une place dans le défilé et a par moment repris le refrain « A l’oral » de Brother’s Posse. « Oh ! oh ! oh ! le peuple haïtien veut vivre », a scandé la foule surchauffée. Des craintes de manifestations, hostiles au gouvernement, étaient exprimées tout de suite après la décision de Martelly d’exclure certains groupes musicaux de la grande fête populaire. (http://www.alterpresse.org/spip.php...). [emb gp apr 12/02/2013 9 : 00]

lundi 11 février 2013

Haïti-Environnement : Le palmier dattier en voie de disparition aux Gonaïves

Correspondance Exalus Mergenat Gonaives, 08 févr. 2013 [AlterPresse] --- Autrefois très répandu aux Gonaïves, le palmier dattier, arbre fruitier et ornemental, est en train de disparaitre totalement du paysage de la ville, constate l’agence en ligne AlterPresse. Plante de la famille des palmiers et possédant un feuillage persistant épineux, le palmier dattier était en si grand nombre aux Gonaïves qu’une avenue dans la ville porte son nom : il s’agit de la fameuse « avenue des dattes ». D’une longueur de 2.5 kilomètres, cette avenue offrait autrefois une vue magnifique avec des palmiers dattiers bordant ses deux côtés, se rappelle Jacques Roubens Bordenave, un notable aux Gonaïves, interrogé par AlterPresse
. Ces arbres décoratifs n’ont malheureusement pas échappé à la pression urbaine et son fléau associé, les constructions anarchiques. « Des résidents aux Gonaïves les ont abattus pour faire place à des constructions, érigées au mépris des normes urbanistiques », déplore Bordenave, ancien vice-délégué de l’arrondissement des Gonaïves. A l’époque où les palmiers dattiers étaient nombreux aux Gonaïves, leurs fruits (dattes), constituaient une source de revenus pour des marchandes et marchands ambulants qui les vendaient à travers les rues de la ville. Les autorités des Gonaïves devraient profiter de l’année 2013 - décrétée « l’année de l’environnement » - pour reboiser la cité de l’indépendance avec ces arbres qui contribueraient à la protection de l’environnement, souhaite Bordenave. Le « village des dattes » porte aussi l’empreinte des palmiers dattiers aux Gonaïves. Il est construit sur deux hectares boisés, avec plus d’une centaine de palmiers dattiers. Dans ce village, le gâteau, la confiture, le sirop et la liqueur, offerts aux visiteuses et visiteurs, sont préparés à base de dattes, affirme son administratrice Pascale Déjean Pinson. Pinson invite, elle aussi, à approprier l’année de l’environnent à des actions de reboisement dans la ville. Les fruits du dattier possèdent une grande richesse énergétique. 100 grammes (environ 10 dattes) apportent 275 kcal, ce qui représente 11% des besoins quotidiens pour une personne ayant une activité physique et moyenne, indique, pour sa part, le médecin généraliste Grenson Jeune. Leur teneur protéinique, qui atteint à peine 2%, est plutôt faible, mais elle dépasse tout de même celle de la plupart des fruits frais, à l’exception de l’avocat, précise Dr. Jeune. Les dattes peuvent être aussi employées pour rendre grasse une toux excessivement sèche et pour combattre les rhumes. Elles exercent un effet émollient (adoucissant), prouvé sur les bronches, et antitussif grâce probablement à leur richesse en sucre, selon ce médecin généraliste aux Gonaïves. « La consommation de dattes possède des effets tonifiants et revigorants. Elle est recommandée en cas de fatigue ou de faiblesse à tous les âges. Pour leur richesse en sucres, en vitamines et en minéraux, les dattes sont particulièrement bénéfiques aux adolescentes et adolescents, aux jeunes sportives et sportifs, aux femmes enceintes et allaitantes », avance Jeune.
Vu son importance et son symbolisme pour la ville des Gonaïves, la direction départementale du ministère de l’agriculture des ressources naturelles et du développement rural (Marndr) dans l’Artibonite annonce un projet visant à ramener les palmiers dattiers aux Gonaïves. « D’abord, l’avenue des dattes sera sous peu reboisée. En ce sens, des centaines de plantules sont en préparation », à en croire le directeur départemental du Marndr, l’ingénieur-agronome Eddie Charles. Des pourparlers seraient en cours avec des organisations locales aux Gonaïves qui doivent prendre soin de ces palmiers dattiers, une fois qu’ils seront plantés. « Il ne suffit pas de planter des dattiers, il faut aussi les protéger », souligne l’ingénieur-agronome Charles qui évoque une prochaine campagne de reboisement avec des arbres fruitiers devant débuter dans l’Artibonite. [em kft rc apr 08/02/2013 1:10] http://www.alterpresse.org/spip.php?article14051

Haïti-Rép. Dominicaine/Droits humains : La traite d’enfants dans les zones frontalières de plus en plus préoccupante

Haïti-Rép. Dominicaine/Droits humains : La traite d’enfants dans les zones frontalières de plus en plus préoccupante vendredi 8 février 2013Correspondance Ronel Odatte Hinche, 08 févr. 2013 [AlterPresse] --- La traite d’enfants haïtiens implique des groupes haïtiens et dominicains, qui ont, pour zones privilégiées, Maïssade et Hinche, révèle le responsable de la cellule départementale de la brigade de protection des mineurs (Bpm), l’officier de police Ulrick Jean-Pierre (A4) lors d’un session de formation à Hinche sur l’éthique et les droits de l’enfant le mardi 5 février 2013, à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse. « C’est un défi à relever. Les filles sont les principales victimes de ce mouvement », déclare-t-il, expliquant que certaines filles sont amenées dans des maisons closes, tandis que d’autres deviennent des esclaves domestiques en République Dominicaine. Les malfaiteurs passeraient par Maissade et Hinche pour transporter les enfants jusqu’àBòkbanik (un quartier de la commune de Thomassique) avant d’atteindre le territoire dominicain. Là les trafiquants dominicains prennent le relais, puisque le quartier Bòkbanik est situé à seulement 5 km de la localité dominicaine de Alto Viejo. L’agent exécutif intérimaire de la commune de Thomassique, Marino Etienne, fraichement installé, dit ne pas avoir d’informations sur ces cas. « Nous ne sommes pas encore au courant des cas d’enfants, enlevés ou victimes de traite dans notre municipalité. Vu la complexité de la situation à la frontière, cela pourrait prendre du temps avant de tout mettre en œuvre », affirme-t-il, parlant de l’implantation dans la commune d’une brigade spéciale dans le cadre de la lutte contre le vol, l’insécurité, et la traite d’enfants. En attendant, la traite d’enfants demeure une préoccupation pour les autorités policières haïtiennes. En 2012, la brigade de protection des mineurs a recensé 215 cas de viol et 89 tentatives de viol, ainsi que 61 cas de détournement de mineurs, dans le département du Centre. Le nombre d’enfants, égarés pour l’année, était de 108. Le nombre d’enfants de rue recensés était de 80. Cette section de la police nationale d’Haïti (Pnh) a aussi enregistré dans cette zone 5 infanticides et 91 abandons d’enfants. Mais aucune arrestation n’a été signalée, malgré l’ampleur du phénomène. [ro kft apr 08/02/2013 1:40] http://www.alterpresse.org/spip.php?article14074

CARNAVAL DOUS MAKOS A PETIT GOAVE DANS L'IMPASSE

Correspondance - Roland Laguerre Petit-Goâve, 8 févr. 2013 [AlterPresse] --- Les organisateurs du carnaval "Dous Makòs" à Petit-Goave (Ouest) estiment que cette manifestation culturelle, prévue ce weekend, se déroulera entre la folie et l’incertitude. A moins d’une semaine de la traditionnelle manifestation carnavalesque petit-goâvienne, fixée du 9 au 12 février, le comité organisateur avait encore les mains vides. Le budget, évalué, cette année, à un montant de 16 millions de gourdes (US$ 1.00 = 44.00 gourdes ; 1 euro = 60.00 gourdes aujourd’hui), ainsi que la vision quantitative et surtout qualitative du menu carnavalesque sont à réviser, informent les organisateurs. Interviewée par téléphone, le samedi 2 février 2013, la présidente de la commission communale intérimaire, Sandra Jules, affirme n’avoir jusqu’ici que des promesses dans son portefeuille. En effet, le ministère haïtien de la culture, en dépit, dit-elle, des démarches qu’elle a déjà entreprises, ne répond toujours pas à ses engagements. « Nous attendons que le gouvernement haïtien exécute ses promesses, sinon, nous ne saurons que faire », a déclaré la mairesse d’un ton angoissé, vu l’empressement du temps et le climat d’incertitude s’installant déjà dans les esprits de plus d’un. Les ateliers artistiques de fabrication de masques et de costumes avancent à pas de tortue, les préparatifs se font lentement, constate AlterPresse. Pour sa part, Hugo Allen Jr, le président du comité chargé, depuis 6 ans, d’organiser ces festivités populaires dans la commune, indique que, faute de moyens financiers, la 6e édition du carnaval « Dous Makòs », sombrera entre la folie et l’incertitude. Allen croit que l’État haïtien tiendra sans nul doute son engagement habituel, car, explique-t-il, il est le premier partenaire financier du carnaval « Dous Makòs ». Mais, le plus grand problème, souligne-t-il, c’est son éternelle lenteur, a déploré le businessman. Par ailleurs, l’homme d’affaires fustige le secteur commercial local qui, dit-il, accorde très peu d’importance aux activités promotionnelles du patrimoine culturel et historique de la cité soulouquoise (du nom de Faustin Élie Soulouque, président et empereur d’ Haïti, 1er mars 1847 - 15 janvier 1859). Célébrée depuis l’année 2007 sous l’appellation de Carnaval « Dous Makòs », le carnaval à Petit-Goâve (6e édition en 2013), dont le thème est « 350 kout chapo pou Tigwav », nourrit deux grandes ambitions. Elle devrait non seulement continuer à promouvoir la valeur prestigieuse et esthétique du succulent produit local petit-goâvien, « Dous Makòs » (une variété de sucre local, très prisée), mais également marquer le lancement du projet commémoratif des 350 ans d’existence de Petit-Goâve, ville fondée en 1663 par les colons esclavagistes français. [rl kft gp apr 8/02/2013 11 :15] http://www.alterpresse.org/spip.php?article14078

Haïti - Carnaval 2013 : Grogne au Cap-Haïtien, après la décision de retirer plusieurs groupes du défilé des trois jours gras

Correspondance Wedlyne Jacques Cap-Haïtien 09 févr. 2013 [AlterPresse --- Décision politique, violation de la liberté d’expression, mise en place par le pouvoir en place d’un système dictatorial… Tels sont, entre autres, les qualificatifs utilisés par plusieurs catégories de citoyennes et citoyens capois en colère. Ils se déclarent mécontents de la décision, du comité du carnaval 2013, d’écarter différents groupes du parcours carnavalesque, les dimanche 10, lundi 11 et mardi 12 février 2013, sur le boulevard, à proximité de la rade du Cap-Haïtien. Voix des îles, Brother’s Posse (dont le chanteur vedette est Antonio Chéramy, dit Don Kato, originaire du département hôte du carnaval 2013), Kanpèch ; Bouykman Eksperyans, Ram… figurent parmi les groupes musicaux, interdits de défiler au carnaval pour des « raisons politiques ». La plupart des méringues chantées ne seraient pas du goût de l’actuelle administration politique, parce qu’elles tirent à boulets rouges sur le président Joseph Michel Martelly. Les textes écrits des groupes contestataires appelleraient à manifester contre la politique appliquée par le pouvoir en place, suivant les reproches qui auraient été adressés en haut lieu. La nouvelle a eu l’effet d’une ébullition dans la cité capoise, précisément à Cité Lescot, où a grandi Antonio Chéramy (Don Kato). C’est la consternation chez les fans et amis assoiffés de revoir évoluer leur chanteur fétiche et son groupe, à travers la méringue carnavelesque déjà appréciée. Un des refrains de cette méringue, « aloral » critique les promesses « en l’air » de Martelly, qui n’ont pas atterri dans la réalité depuis sa prise de fonction le 14 mai 2011 C’est une déception et un manque à gagner pour le régime en place qui a failli marquer des points, s’il avait décidé autrement, fustigent des capois interrogés. « Ces gens là n’ont rien dans la tête. A peine sont-ils en train de grignoter la confiance de plus d’un dans le Nord - via les travaux d’infrastructures routières, dont certaines communes ont enfin bénéficié à cause du déroulement du carnaval – que, bah !, ils commettent une bêtise », réagit, visiblement furieux, un citoyen du quartier populaire « La Fossette ». Personne ne peut prédire les réactions de la population du Cap-Haïtien durant les prochains trois jours gras. Entre-temps, certains secteurs auraient entrepris des arrangements afin que, avec ou sans char, Brothers Posse puisse performer pendant les trois jours gras, a fait savoir, vendredi matin 8 février 2013, l’ancien sénateur du Nord, Kelly Clédor Bastien, sur une station de radio dans la capitale haïtienne. . D’un autre côté, la situation serait marrante pour le comité départemental qui, théoriquement reçoit le carnaval dit national en 2013t, mais qui, en réalité, n’aurait aucun pouvoir de décision. Certaines gens l’appellent déjà « comité fantôme ». Aucun montant n’aurait été décaissé pour le comité, dans le cadre du budget prévu pour les préparatifs des festivités carnavalesques. Tout serait arrangé et préparé depuis Port-au-Prince. « Même les chars ainsi que les ingénieurs nous viennent de la capitale. Quant à nous, nous empruntons l’espace et notre courage au comité national et consorts », indique une source proche du comité réclamant l’anonymat. Cependant, bon gré mal gré, avec les moyens du bord ainsi que le support du secteur privé local, le comité départemental du carnaval 2013 au Cap-Haïtien a réalisé, avec succès, 4 dimanches de festivités pré-carnavalesques. Organisé le jeudi 7 février 2013, le carnaval traditionnel des étudiants s’est bien déroulé avec les tout-petits et aujourd’hui avec les grands. En tout cas, tout est prêt : la ville semble être transformée en un joyau, tandis que des dispositions sécuritaires sont déjà prises. Plus de 78.7 km de routes sont entretenues par le ministère des travaux publics, transports et communications (Mtptc) pour rendre accessibles différents circuits de visites des sites historiques et touristiques du Nord, fraîchement aménagés en la circonstance. Environ deux mille chambres d’hôtes sont disponibles pour recevoir les visiteuses et visiteurs carnavaliers. [wj rc apr 09/02/2013 0 :15] http://www.alterpresse.org/spip.php?article14081

vendredi 8 février 2013

Haïti : la MINUSTAH enquête sur une présumée inconduite d'un policier canadien

Radio-Canada a appris que la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti mène une enquête sur une présumée inconduite d'un policier canadien qui oeuvrait au sein de la MINUSTAH. Le policier aurait quitté Haïti dimanche. Il aurait commis des gestes à l'endroit d'une prostituée qui contreviendraient à certaines règles. Le policier se serait rendu dans un endroit fréquenté par des prostituées haïtiennes. Cet endroit figure sur la liste des établissements que les membres de la MINUSTAH n'ont pas le droit de fréquenter, selon les règles d'engagement. Le policier se serait retrouvé en compagnie de quelques prostituées, puis aurait conclu une entente avec l'une d'elles. Quand les deux personnes se seraient retrouvées dans le véhicule officiel de l'ONU utilisé par le policier, une dispute aurait éclaté et le policier aurait poussé la prostituée hors du véhicule. Par la suite, la femme aurait porté plainte à la police haïtienne qui aurait contacté la MINUSTAH. La Gendarmerie royale du Canada mène de son côté une enquête interne. Le policier aurait aussi contrevenu aux règles canadiennes qui interdisent aux agents tout rapport sexuel avec des prostituées au cours de leur mission. Plus de 80 policiers canadiens sont présentement en mission en Haïti au sein de la MINUSTAH. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2013/02/07/009-haiti-minustah-policier-canadien-enquete-prostituee-grc.shtml

Haïti - Duvalier ne peut se présenter en cour un 7 février!

L’ex-dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier, poursuivi par la justice de son pays pour corruption, concussions et détournement de fonds, ne s’est pas présenté jeudi devant le tribunal qui l’avait convoqué. Une centaine de ses partisans et ses adversaires ont par ailleurs manifesté sans incident dans le centre de Port-au-Prince. L’ancien président à vie d’Haïti, chassé du pouvoir le 7 février 1986 après près de 30 ans d’une dictature héréditaire (1957-1986) et revenu au pays en janvier 2011, s’est fait représenter par ses avocats qui ont remis une lettre de leur client expliquant son absence. Le contenu de la lettre n’a pas été révélée à la presse, mais un des avocats de Duvalier a estimé imprudent de la part du juge de le convoquer un 7 février. « Cette date charrie trop de ressentiments, trop de rancoeur et trop d’émotions de part et d’autre. C’est une imprudence grave de demander à M. Duvalier de se présenter au tribunal un 7 février », a soutenu Frizto Canton, un des défenseurs de l’ancien homme fort d’Haïti. L’avocat, qui a demandé au juge de trouver une autre date, a rejeté les accusations contre son client, selon lui « frappées de nullité ». « Duvalier a été déjà jugé en France, en Haïti et en Suisse, il ne peut pas être jugé une nouvelle fois », a déclaré l’avocat.

Haïti: «Baby Doc» devra comparaître devant des juges

Mis à jour le 08.02.13 à 08h28 Un juge haïtien a ordonné jeudi soir à l'issue d'une audience en appel la comparution de l'ancien président Jean-Claude Duvalier, surnommé «Baby Doc», devant le tribunal qui doit décider s'il y a lieu de le juger pour des violations présumées des droits de l'homme. L'ancien «président à vie», âgé de 61 ans, est rentré en Haïti en janvier 2011 après avoir passé 25 ans en exil. Il est poursuivi pour corruption, vol et détournement de fonds publics, des charges dont il a fait appel. Le tribunal de Port-au-Prince examine parallèlement l'appel d'Haïtiens dont les plaintes pour crimes contre l'humanité ont été rejetées l'an dernier en première instance. Le juge avait considéré qu'il y avait prescription pour les faits dont il est accusé - notamment des actes de torture et des "disparitions" de membres de leurs familles. Jean-Claude Duvalier ne s'est pas présenté jeudi devant le tribunal d'appel, expliquant que le 7 février, anniversaire de son renversement en 1987, était une date à laquelle «les plus grands crimes politiques ont été commis dans ce pays». A l'issue d'une séance houleuse, la décision du juge d'exiger la comparution de «Baby Doc» lors de la prochaine audience, le 21 février, a été saluée par les avocats des victimes et critiquée par les défenseurs de l'ancien dictateur, qui ont dénoncé des «pressions extérieures». http://www.20minutes.fr/ledirect/1096807/haiti-baby-doc-devra-comparaitre-devant-juges

jeudi 7 février 2013

Haïti-Cinéma : Un film d’Arnold Antonin sur les petits écrans à l’occasion de l’anniversaire de la chute de Duvalier

P-au-P, 6 févr. 2013 [AlterPresse] --- Le film du cinéaste haïtien, Arnold Antonin, « Gérard Gourgue, l’homme par qui le cours de l’histoire aurait pu changer » sera diffusé à l’occasion du 27 éme anniversaire de la chute de Jean Claude Duvalier, sur dix stations de télévisions membres de l’Association nationale des medias haïtiens (Anmh), apprend AlterPresse.
Le rendez-vous est donc pour ce jeudi 7 février 2013 à 7 heures du soir, sur entre autres la Télé Antilles, Télé Métropole, Télé Quisqueya, Télé Caraïbes, Télé Sans Frontières et Télé Vénus. « Gérard Gourgues, l’homme par qui le cours de l’histoire aurait pu changer » fait donc un saut par le petit écran après une première en novembre 2012. Le documentaire est d’ailleurs centré sur les événements politiques ayant conduit à l’avortement dans le sang des élections générales en Haïti, le 29 novembre 1987. Il fait revivre aussi des moments forts de la chute des Duvalier, chute perçue comme un espoir de liberté pour Haïti. Ce film qui dure 1h42mn a été produit par le Centre Pétion Bolivar et supporté par la Fondation connaissance et liberté (Fondasyon konesans ak libète/Fokal) ainsi que la Banque de la République d’Haïti (Brh). [kft gp apr 6/02/2013 8 :30]http://www.alterpresse.org/spip.php?article14057

Haïti-Duvalier : Signature d’un essai-plaidoyer pour juger l’ex-dictateur

P-au-P, 7 févr. 2013 [AlterPresse] --- L’avocat Jaccéus Joseph signe son ouvrage « Le procès de Duvalier pour crimes contre l’humanité » ce 7 février 2013 à l’annexe du rectorat de l’Université d’Etat d’Haïti, à Pacot (Port-au-Prince). Il s’agit pour l’avocat d’apporter sa quote-part dans le « combat » que mènent les victimes de la dictature des Duvalier qui ont fait appel contre une première décision de la justice haïtienne innocentant l’ancien "président à vie" par rapport aux accusations de crimes contre l’humanité. Dans ce texte, Joseph répond aux avocats de la défense de Duvalier arguant qu’il n’y a pas de provisions légales dans le droit interne haïtien pour juger Duvalier. « Nous avons démontré que la commission de ces crimes dits internationaux implique l’obligation de l’État haïtien de juger Duvalier, l’universalité de la procédure, l’internationalisation de sa poursuite, l’interdiction d’amnisties, sa responsabilité pénale individuelle, l’inaliénabilité et imprescriptibilité du recours. Ce procès est ainsi placé au cœur du droit pénal coutumier international lié au Jus Cogens. », lit-on sur la quatrième de couverture du livre de Joseph. Pour l’avocat-écrivain, ne pas juger Duvalier ne révèle pas d’un manque de provisions légales mais d’un « prétexte politique à un moment où le duvaliérisme a repris du service ». Et il ne se doute pas que « le contexte en est favorable ». Aussi « inquiet » que les victimes, il dénonce une « tentative de banaliser les crimes du dictateur ». Joseph lance un appel aux juges en vue de prévenir « tout jugement scélérat [car] blanchir Duvalier est une déclaration de faillite du système judiciaire haïtien par les juges eux-mêmes ». Outre la signature de ce livre, plusieurs activités sont prévues ce 7 février 2013 à Port-au-Prince, à l’occasion du 27e anniversaire de la chute du régime dictatorial. La Fondation Connaissance et Liberté (Fokal) organise une exposition multimédia, une exposition de panneaux rappelant la chronologie des évènements ayant conduit au 7 février 1986, et une causerie. Le film du cinéaste haïtien, Arnold Antonin, « Gérard Gourgue, l’homme par qui le cours de l’histoire aurait pu changer » sera également diffusé à 7 heures du soir (1:00 gmt le 8 février) sur dix stations de télévision membres de l’Association nationale des médias haïtiens (Anmh). [efd kft gp apr 7/02/2013 10 :50] http://www.alterpresse.org/spip.php?article14072

Haïti-Justice/Presse : De nouvelles auditions dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du journaliste Jean Dominique

P-au-P, 6 fév. 2013 [AlterPresse] --- L’ancienne sénatrice lavalas Mirlande Libérus est attendue à la chambre d’Instruction Criminelle de la Cour d’Appel de Port-au-Prince pour audition dans le cadre de l’enquête conduite par le Juge Yvickel D. Dabresil sur le double assassinat du journaliste Jean Léopold Dominique et du gardien de radio Haïti Inter, Jean Claude Louissaint. Depuis le renversement de Jean Bertrand Aristide le 29 février 2004, Mirlande Libérus s’est établie aux Etats-Unis d’Amérique. Selon la lettre d’invitation, elle est conviée à se « présenter à la chambre d’instruction criminelle sise au Palais de justice de cette ville [Port-au-Prince], Bicentennaire, Blvd [Boulevard] Harry Truman, le vendredi que l’on comptera 6 février 2013 [sic] à 10 hrs du matin pour être entendue dans le cadre de ce dossier ». Petit accroc dans cette lettre, 6 février 2013 est un mercredi. Me Mario Joseph, avocat de Libérus, rassure que sa cliente ne compte pas fuir la justice mais attend une date précise et la rectification de la confusion qu’il y a dans la lettre d’invitation. L’assassinat a été perpétré le 3 avril 2000. Depuis, l’enquête piétine. Pas moins de 4 juges ont travaillé sur le dossier. Plusieurs se sont déportés pour des raisons liées à leur sécurité personnelle y compris des menaces de mort. Selon un communiqué de Amnesty International à l’occasion du 12 ème anniversaire de l’assassinat le 3 avril 2012, « l’enquête sur l’assassinat de Jean Dominique et Jean-Claude Louissaint a été marquée par la violence, l’inertie, les menaces contre les juges instructeurs, les retards, et la perte des preuves et autres dossiers afférents à l’affaire lors du tremblement de terre de janvier 2010 ». Le juge Yvickel Dabrésil est en charge du dossier depuis le 3 avril 2005, après que la Cour d’appel de Port-au-Prince eut jugé, en août 2003, qu’une commission d’enquête devrait compléter l’investigation en permettant d’identifier tous les assassins directs ainsi que les auteurs intellectuels. « La famille de Jean Dominique a fait appel de la décision du juge [Bernard] St-Vil en avril 2003. Particulièrement, le rapport du juge ne faisait pas mention d’un certain nombre de suspects, y compris un influent sénateur haïtien qui avait fait l’objet d’un acte d’accusation par le juge Claudy Gassant en 2001 » souligne le communiqué de Amnesty. En tout cas, le dossier semble prendre une tournure sérieuse en 2013. Des sources proches de la Cour d’appel mentionnent les noms des anciens présidents Jean-Bertrand Aristide et René Préval comme des citoyens qui seraient susceptibles d’être auditionnés dans le cadre de cette affaire. [efd kft gp apr 6/02/2013 11 :55] http://www.alterpresse.org/spip.php?article14059

Haïti-Ressources minières : Une investigation journalistique sur 10 mois avait soulevé des irrégularités en 2012

P-au-P, 07 févr. 2013 [AlterPresse] --- Alors que l’affaire des permis d’exploitation minière agite les médias en Haïti en ce début d’année 2013, l’agence en ligne AlterPresse - qui avait publié, en 2012, une investigation journalistique sur la question, dans le cadre du partenariat Ayiti Kale Je (Akj) - revient avec ces articles pour l’éclairage de ses lectrices et lecteurs. Au cours de cette enquête, qui a duré dix mois (de 2011 à 2012), une équipe d’étudiantes et d’étudiants, de journalistes et de membres d’une radio communautaire, a révélé plusieurs données. Près de 3,885 kilomètres carrés de territoire haïtien, soit 15 pour cent de tout le pays, sont déjà sous une licence de recherche, d’exploration ou d’exploitation, ou sont soumis à une convention contrôlée par des firmes américaines et canadiennes. À elle seule, l’Eurasian Minerals, une des firmes en question, a prélevé 44,000 échantillons. La Newmont Mining, deuxième productrice d’or au monde et qui exploite la plus grande mine en Amérique, a largement investi auprès d’Eurasian. Elle envisage la possibilité d’exploiter au moins cinq sites miniers sur le territoire national. L’ancien ministre haïtien de l’économie et des finances (Mef), Ronald Baudin (novembre 2009 - octobre 2011), travaillait, au moment de l’investigation journalistique, comme consultant pour la compagnie minière Newmont. Deux ministres haïtiens ont (récemment) signé avec Newmont et Eurasian un « protocole d’entente », selon lequel – et en violation de la loi haïtienne – les compagnies peuvent commencer le forage dans un des sites en exploration. Or, la loi haïtienne stipule qu’aucun forage ne peut être entrepris sans une convention minière. Équipée de quelques géologues et d’une poignée de véhicules, l’agence d’État, en l’occurrence le bureau des mines et de l’énergie (Bme), n’a pas les moyens de superviser les opérations de forage et de recherche, en cours au Nord du pays, signalait l’investigation journalistique d’Ayiti Kale Je. Personne ne semble enclin à parler, aux communautés, de ce qui se passe dans le Nord et des ententes conclues derrière des portes closes. Le premier élément fondamental, mis en lumière par l’enquête, a été le manque de transparence et de souci pour les intérêts du pays. Le second élément est que le taux de redevance, réclamée par l’État, est le plus bas de l’hémisphère. L’autre élément est l’importance des ressources minières du pays et le lourd tribut qu’engendrera leur exploitation. L’histoire du pays le démontre, l’exploitation minière a souvent abouti à la violence contre la population locale ou son appauvrissement. [apr 07/02/2013 0:10] http://www.alterpresse.org/spip.php?article14061

Haïti-Justice : Duvalier boude à nouveau la cour d’appel

P-au-P, 07 févr. 2013 [AlterPresse] --- L’ex-dictateur Jean Claude Duvalier, convoqué à la cour d’appel ce jeudi 7 février, date qui coïncide avec le 27 ème anniversaire de la chute de son régime, a décidé de ne pas se présenter, selon ce qu’a fait savoir son avocat, Reynold Georges, à AlterPresse. « Les avocats comptent plaider un report pour éviter qu’il y ait des conflits dans le cas ou l’audience sortirait en faveur de Jean Claude Duvalier, mais il reste quand même disponible pour la justice », a fait savoir Reynold Georges. Lors de la dernière séance le 31 janvier, les juges avaient requis que Duvalier se présente en personne ce jeudi. Une vingtaine de victimes de son régime l’accusent de crimes contre l’humanité. Depuis tantôt 9:30 (heure locale) ce 7 février 2013, des partisans de Duvalier sont devant l’entrée principale du parquet de Port-au-Prince, et distribuent des calendriers sur lesquels son portrait est imprimé . Le dispositif de sécurité est assez discret. La police ne se signale encore que par un unique véhicule du Corps d’intervention et de maintien d’ordre (Cimo). [jep kft gp apr 07/02/2013 10 :30] http://www.alterpresse.org/spip.php?article14071

Haïti-Cinéma : Deux films haïtiens à la 23 e édition du Fespaco

Par Milo Milfort P-au-P, 6 févr. 2013 [AlterPresse] --- Deux films haïtiens font partie de la sélection officielle du 23 e biennal du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) qui se tient au Burkina Faso du samedi 23 février au samedi 2 mars 2013. « Jeux dangereux », réalisé par Boseny Antoine, et « Le chauffeur », de Jean-Claude Bourjolly, ont été retenus dans la catégorie Diaspora.
Par ailleurs, le cinéaste haïtien Arnold Antonin, détenteur du prix Paul Robeson du meilleur film de la Diaspora africaine au Fespaco en 2007, en 2009 et en 2011, a fait partie des membres du jury qui a désigné les finalistes dans la catégorie Diaspora. « Les amours d’un zombi » était le 3 e film de ce cinéaste à être récompensé dans toute l’histoire de ce festival, après « Le président a t-il le Sida ? », et « Jacques Roumain, la passion d’un pays ». En 2011, le cinéaste haïtien Raoul Peck avait reçu une mention spéciale pour son film « Molock Tropical », tourné dans l’enceinte de la Citadelle Laferrière (Nord d’Haïti). Faisaient aussi partie du jury - qui a choisi les finalistes de la catégorie Diaspora - Beti Ellerson des États-Unis d’Amérique, Tania Valette de la République Dominicaine, Asha Lovelace du Trinidad & Tobago et Carlos Aguilar du Panama. En effet, sur un total de 600 à 700 œuvres inscrites aux préliminaires du concours, 101 films venant de 35 pays ont été retenu pour le tour final de Fespaco 2013, entre autres dans les catégories longs-métrages, courts-métrages, documentaires et diaspora. Par ailleurs, parmi les cinq films de la catégorie Diaspora retenue, figurent deux films de la Guadeloupe (Le bonheur d’Elza, de Mariette Monpierre, primé au PanAfrican film festival de Los Angeles et The Legend de Christian Lara), un de la Martinique (Marcel Manville d’homme à homme, de Véronique Kanor) et un film américano-brésilien, Raça, de Joel Zito Araujo et Megan Mylan. [mm kft gp apr 06/02/2013 11:50] http://www.alterpresse.org/spip.php?article14058

A Haïti, le cri des victimes du régime Duvalier après des décennies d'impunité

LE MONDE | 06.02.2013 à 14h38 Vingt-sept ans, jour pour jour, après avoir fui Haïti, chassé par une révolte populaire, l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier va comparaître devant la cour d'appel de Port-au-Prince jeudi 7 février. Le président de la cour d'appel, Jean Joseph Lebrun, a requis la présence de l'ancien "président à vie" âgé de 61 ans, qui ne s'était pas présenté aux trois audiences précédentes. Surnommé "Bébé Doc", l'ancien dictateur, au pouvoir de 1971 à 1986, est accusé de détournement de fonds, de vol de biens publics et de corruption. Le 27 janvier 2012, le juge d'instruction Jean Carvès avait écarté plus d'une vingtaine de plaintes déposées par les victimes du régime duvaliériste pour meurtres, tortures, enlèvements et d'autres violations graves qualifiées de "crimes contre l'humanité". "Bébé Doc" était arrivé au pouvoir à l'âge de 19 ans, à la mort de son père, François Duvalier. Surnommé "Papa Doc", celui-ci avait créé une milice, les "tontons macoutes", qui faisait régner la terreur. Plusieurs milliers d'opposants ont été assassinés, torturés ou contraints à l'exil durant la dictature duvaliériste. Après le retour de Jean-Claude Duvalier à Haïti, au terme de vingt-cinq ans d'exil en France, en janvier 2011, le juge Carvès s'était contenté de demander son renvoi devant un tribunal correctionnel pour des délits financiers. Sa décision avait été critiquée par les organisations de défense des droits humains comme Amnesty International. Michel Frost, expert de l'ONU sur les droits de l'homme, l'avait également dénoncée, soulignant que "l'existence de crimes commis par le régime Duvalier était bien établie".
DÉLAI DE PRESCRIPTION Les avocats des victimes, Mes Jean Joseph Exumé et Mario Joseph, ont interjeté appel de l'ordonnance du juge d'instruction. "Le déroulement de l'audience du 31 janvier 2013 [à laquelle M. Duvalier ne s'est pas présenté] a ravivé les craintes quant au non-respect des droits des victimes et à la volonté de perpétuer l'impunité", souligne Danièle Magloire, porte-parole du Collectif contre l'impunité, regroupant vingt-deux victimes de la dictature qui se sont constituées parties civiles. "Les plaignants et les plaignantes n'ont pas été dûment cités, on a tenté de récuser le droit des victimes à être parties prenantes", ajoute Mme Magloire. Le Collectif contre l'impunité a lancé un appel à "la société haïtienne et à la communauté internationale, en particulier à ses instances de droits humains, pour qu'elles appuient le difficile combat que mènent les victimes de la dictature des Duvalier pour faire échec à l'impunité et au révisionnisme". Les avocats de l'ancien dictateur soutiennent qu'il ne peut être poursuivi en raison du délai de prescription de dix ans prévu par le code pénal haïtien. Cet argument n'est pas recevable, selon l'avocat américain William O'Neill. "Les crimes contre l'humanité sont imprescriptibles", souligne ce spécialiste des droits humains. "Institué depuis le procès de Nuremberg en 1946, le principe de crime contre l'humanité a été reconduit par plusieurs résolutions de l'Assemblée générale des Nations unies, ratifiées par le gouvernement haïtien", rappelle-t-il. "VIOLATIONS CONTINUES" Les nombreux cas de disparitions enregistrés sous le régime des Duvalier constituent des "violations continues" pour lesquelles la prescription ne peut être invoquée, ajoute le juriste. "Si les juges haïtiens rejettent l'appel, les victimes devront aller à la Cour interaméricaine des droits de l'homme", conseille Me O'Neill. En décembre 2012, le gouvernement du président Michel Martelly a remis un passeport diplomatique à Jean-Claude Duvalier. Théoriquement assigné à résidence, "Bébé Doc" se déplace sans encombre et fréquente les meilleurs restaurants de la capitale avec sa compagne. Peu après le retour de l'ancien dictateur à Haïti, Ban Ki-moon avait pourtant appelé les autorités "à prendre toutes les mesures judiciaires pour régler cette affaire". Le secrétaire général de l'ONU soutenait : "Pour parvenir à la paix et à la prospérité durables, les Haïtiens doivent instaurer l'Etat de droit." L'ONG Human Rights Watch (HRW) a recensé les graves violations des droits humains commises sous le régime Duvalier et a insisté sur la nécessité d'un procès équitable "pour restaurer la confiance des Haïtiens en la justice". HRW anticipait que le principal obstacle au jugement de l'ancien dictateur risquait d'être "l'absence de volonté politique" du nouveau gouvernement. Ne cachant pas ses accointances avec le camp duvaliériste, le président Martelly, un ancien chanteur surnommé "Sweet Micky", a plusieurs fois évoqué une amnistie en faveur de l'ancien dictateur. 30 ans de régime Duvalier 1957-1971 François Duvalier est "président à vie". 1971-1986 Jean-Claude Duvalier, "Baby Doc", succède à son père. 1991 Le président Jean-Bertrand Aristide est renversé. 1996-2001 Présidence de René Préval. 2001-2004 Second mandat de Jean-Bertrand Aristide. 2006-2011 Second mandat de René Préval. 2011 Michel Martelly président. http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/02/06/a-haiti-le-cri-des-victimes-du-regime-duvalier-apres-des-decennies-d-impunite_1827810_3222.html

jeudi 31 janvier 2013

Josué arrêta le soleil, Marie-Danielle les lentilles

Elle a un nom, une histoire très médiatisée, un visage… mais pas de photo. Marie Danielle Bernadin a littéralement caché son visage aux caméras pendant les deux mois qu’a duré son " feuilleton " juridico-sexuel. Mieux que Clifford Brandt, l’homme d’affaires qui serait à la tête du "plus grand réseau de crime organisé de toute la Caraïbe". Marie-Danielle Bernadin, présumée victime de viol de Me Josué Pierre-Louis, n’a pas mené son procès jusqu’au bout. Elle a cependant réussi l’exploit de ne pas se faire photographier pendant les deux mois de va-et-vient au cabinet d’instruction. La jeune femme, née en septembre 1985, a même apparu en conférence de presse en cachant littéralement son visage aux journalistes, dont les chasseurs d’images. La foi pour viatique Au lendemain de sa décision d’abandonner la procédure judicaire entamée contre son prétendu-agresseur, Mlle Bernadin a accepté de se présenter le visage découvert, pour la première fois, à la presse. Aucune lentille de caméras n’a été déclenchée. C’était l’exigence de la jeune femme en pantalon, chemise et sandales, pour expliquer sa surprenante décision de redonner à son ex-patron le sommeil tranquille. "J’ai décidé de désister à cause de ma foi chrétienne, a expliqué Marie-Danielle Bernadin. Mais, je tiens à réaffirmer qu’il m’avait effectivement violé." Personne ne m’a forcé à prendre cette décision, a juré la désormais ancienne-plaignante, qui a fait mieux que Clifford Brandt. Ce dernier, un homme d’affaires mêlé dans le kidnapping, restait lui aussi un mystère pour les photojournalistes. Sombres révélations Il faut avoir la foi de Marie-Danielle Bernardin pour échapper à ceux qui vivent de l’image des autres. Elle arrêta pendant deux mois les lentilles, comme "Josué arrêta le soleil lors de la bataille de Gabaon", comme révélé dans la Sainte Bible. Président du Conseil électoral permanent (CEP) controversé, Me Pierre-Louis tire justement son prénom d’un personnage biblique. Celui qui a demandé à Dieu d’arrêter le soleil. Le président de l’institution électorale n’a pas échappé aux révélations de Pierre Esperance, la "gueule de feu" du RNDDH. " J’ai vu des photos de femmes nues prises à la résidence de Me Josué Pierre-Louis. Figurent parmi ces images : des employées du palais présidentiel, de l’institution électorale et du secteur privé ", a révélé, sur les ondes de Magik 9, l’homme qui détient les archives des droits humains en Haïti. L’homosexualité de certaines de ces femmes, dit-il, est immortalisée sur le téléphone de Me Pierre-Louis, qui aurait été manipulé par son ancienne assistante. http://www.maximini.com/fr/news/haiti/justice/josue-arreta-le-soleil-marie-danielle-les-lentilles-20887.html
Le mois de janvier 2013 a été consacré à l’œuvre de Frankétienne (peintre, écrivain, poète, comédien…) par la bibliothèque de l’Institut pour la promotion et le développement de l’éducation et de la culture dans le Sud (IPDEC), situé aux Cayes.
Conférence-débat, journée porte ouverte, récital de textes, exposition d’œuvres figuraient parmi les activités prévues dans le cadre du mois consacré aux œuvres de Frankétienne. Ces manifestations ont été clôturées le samedi 26 janvier 2013 par la représentation, au centre culturel catholique Saint Louis, de la pièce " Foukifoura " de Frankétienne, interprétée par la compagnie de théâtre Ayizan, de Port-au-Prince. Exprimer la tragédie Après le séisme de janvier 2010, Frankétienne, a changé radicalement le lieu qu'il appelle son "chez lui", pour le transformer en une véritable galerie d'art. Sur les piliers de béton qui soutiennent sa grande maison de Delmas 31 (Port-au-Prince), des têtes hurlent leur désespoir. Visages d'épouvante, ces portraits expriment le regard muet, la peur, les cris, les pleurs, la tragédie... Si certains de ces portraits sont grimaçants, c'est "pour expliquer les terreurs que vivent les gens", indique l'artiste. http://www.maximini.com/fr/news/haiti/culture/un-mois-consacre-a-franketienne-20884.html