Google

lundi 5 novembre 2012

Brens. Rencontre-débat pour soutenir Haïti



Mardi 6 novembre à 20h à l'Inéopole Formation , la MFR de Midi-Pyrénées propose une rencontre-débat sur Haïti, avec l'agronome Rosanie Moise, directrice de l'ONG haïtienne Veterimed et le Dr Frantz Germain, médecin généraliste à l'hôpital Foyer St Camille de Marin Haïti.
Veterimet, organisme haïtien de soutien aux éleveurs du pays, assure dans le cadre d'un partenariat avec le CHF et AVSF, le fonctionnement des programmes «Manman Bèf» et «Lêt Agogo».
Deux programmes qui souhaitent apporter leur aide à la reconquête, par les Haïtiens, de l'autosuffisance existante dans les années 60 et disparue depuis l'ouverture au marché mondial , dans un petit état fragilisé par sa situation sociale, politique et économique interne.Aide aussi à la recherche d'une certaine souveraineté alimentaire sur les deux décennies à venir, sur la base d'une politique volontariste pour une production nationale des denrées traditionnelles entrant dans la consommation de base.

70% de ruraux
Ce programme vise aussi à la nécessaire prise en compte des besoins de la population rurale (70 % de la population) pour qu'enfin elle accède à des crédits d'investissement permettant de relancer l'économie rurale (par l'agriculture et les activités connexes) et la reforestation (pour la protection des sols et de l'environnement).
Rosanie Moïse expliquera comment les actions menées par son ONG contribuent à la fourniture de solutions aux problèmes de la paysannerie haïtienne.
Le tremblement de terre du 12 janvier 2012 a détruit les bâtiments administratifs,les structures collectives (écoles, hôpitaux... ) et les biens individuels. Il a traumatisé les esprits et mutilé les corps.
Le Dr Frantz Germain dressera un bilan de la situation en terme de santé publique en Haïti, en précisant comment des praticiens surchargés de travail ont pu faire face, entre autres, à une épidémie de choléra.
Rencontre-débat sur Haïti, mardi 6 novembre 20h à l'Inéopole Formation.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/05/1481618-brens-rencontre-debat-pour-soutenir-haiti.html

Des donateurs apportent une aide aux victimes de Sandy


Certains donateurs dont les Etats-Unis, le Venezuela et l'Organisation des Etats Américains (OEA) ont déjà manifesté leur détermination à aider les autorités haïtiennes.
L'ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Pamela A. White, a soutenu que son gouvernement fait tout son possible pour aider les autorités haïtiennes dans leurs efforts héroïques pour aider le peuple haïtien. J'ai demandé des fonds additionnels à Washington, nous anticipons de fournir une assistance au profit de l'agriculture, le secteur le plus durement touché par Sandy, a expliqué Mme White.
A travers l'Agence Américaine pour le Développement International (USAID) des fournitures de secours ont été distribuées à des familles dans les régions les plus affectées par Sandy. L'USAID a distribué des bâches ainsi que des kits d'hygiène et des couvertures pour venir en aide à plus de 10 000 personnes.
Par ailleurs, le Secrétaire général de l'OEA, José Miguel Insulza, a annoncé qu'une réunion de la Commission interaméricaine pour la réduction des catastrophes naturelles sera convoquée pour discuter de l'aide qui pourrait être apportée aux pays les plus touchés par le cyclone Sandy.
Il a confirmé l'engagement de l'OEA à travailler avec le gouvernement d'Haïti et ses partenaires interaméricains et internationaux pour alléger les souffrances de la population haïtienne et atténuer les conséquences du cyclone qui a provoqué des inondations dans plusieurs régions du pays. " Dans cette période subséquente à une catastrophe qu'Haïti a vécu trop souvent au cours de ces récentes années, le président Martelly et la population d'Haïti peuvent compter sur la solidarité totale des États américains", a-t-il conclu.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=21557

En Haïti, le français revendiqué !

avec le Chancelier Gabriel de Broglie, de l’Académie française
Gabriel de Broglie, Chancelier de l’institut de France et Hélène Carrère d’Encausse, Secrétaire perpétuel de l’académie française, se sont rendus en Haïti du 5 au 8 septembre 2012 pour visiter les programmes de reconstruction en cours, gérés et orchestrés par l’Organisation Non Gouvernementale « Bibliothèques Sans Frontières » –BSF- qui s’était vue remettre en 2010, suite au terrible tremblement de terre qui ravagea l’île cette année-là, le grand prix culturel de la Fondation Louis D, doté de 750 000€. Il évoque ici la toute particulière relation d’Haïti à la langue française.
Au cours de ce déplacement et des nombreuses visites qui y étaient programmées, Hélène Carrère d'Encausse donna une conférence sur le thème « Langues et Littérature en France et en Haïti » dans les salles de l’Université de Port-au-Prince.
Le Chancelier Gabriel de Broglie s’exprima quant à lui, au cours d’une seconde conférence, sur un thème qui lui est cher : « la Francophonie et la question des langues en Haïti » à l'Institut Français cette fois, devant un public composé en partie d'étudiants, très attentifs et concernés par ces questions.

















Gabriel de Broglie(...)

http://www.canalacademie.com/ida9682-En-Haiti-le-francais-revendique.html

Haïti – Sécurité : 4 morts et 3 blessés dans un conflit armé entre gangs rivaux à Cité Soleil


04 nov. 2012 [AlterPresse] --- Une bataille, engagée le samedi 3 novembre 2012 entre 2 groupes armés de bandits des quartiers de Simon Pelé et Boston, à Cité Soleil (au nord de la capitale), a fait 4 morts et 3 blessés, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
La police n’est pas en mesure de porter des précisions exactes sur l’identité de ces victimes.
Néanmoins, « elles sont mortes par balles », indique à AlterPresse le porte-parole de la police nationale d’Haïti (Pnh), le commissaire Frantz Lerebours.
La Pnh a, depuis, déployé, à Cité Soleil, des unités spéciales dans le but de rétablir l’ordre.
Cette situation de violences, entre groupes armés rivaux de cette grande agglomération populaire, a troublé la circulation sur la route de l’aéroport international, au cours de la journée du samedi 3 novembre.
Parallèlement, à la deuxième avenue Bolosse (périphérie sud de la capitale), des hommes armés auraient ouvert le feu, le même samedi 3 novembre 2012, sur des riverains, faisant 2 victimes, rapportent à AlterPresse des habitants de la zone.
Le commissaire Lerebours affirme ne pas disposer de données, pour le moment, sur des cas de victimes par balles qui seraient enregistrées à Bolosse.
Ce nouveau climat de tension, dans des quartiers sensibles de la capitale Port-au-Prince, coïncide avec une hausse des prix de différents produits de première nécessité, sur le marché national, à l’approche de la période de fin d’année (2012), généralement associée à des ambiances de fêtes mondaines et de réjouissances publiques.
Cela survient également dans un contexte, où les autorités judiciaires et policières tendent à reprendre l’initiative contre les réseaux de kidnappeurs et d’autres criminels. [srh rc apr 04/10/2012 11:03]

http://www.alterpresse.org/spip.php?article13631

Artist brings a Haitian style to the Desert Southwest

By BILL COATES Valley Life Editor Casa Grande Valley Newspapers Inc.
Janet Sanders found the Haitian influence for her art in Antigua, a Caribbean island 700 miles southeast of Haiti.
Sanders shows her paintings in Gallery 203 in downtown Casa Grande. Three of them reflect the Haitian influence that made its way to Antigua. Each half of a painting is the mirror image of the other half. One has herons, each a mirror image of the other. The other has mirror-image lions. All have a pond and, in the background, a mountain.
On another wall at Gallery 203 hangs a painting in the same Haitian style. But Sanders has applied the technique to the Desert Southwest, depicting a symmetry of saguaros, succulents, Kokopelli icons and familiar landmarks.
“I took that style and made it my own,” said Sanders, 65.
Her imagination, it happens, goes beyond her Haitian influence. Many of her paintings are layered with textures not found in those early works. And she creates art out of found objects — everything from belt buckles to bicycle wheels. It’s recycled art or — as she calls it — upcycled art.
Sanders’ art has not gone unrecognized. The Case Grande Valley Fine Art Association named her Artist of the Month for November. Her work will be on display at the association’s exhibit duringTuesday’s Art in the Alley in downtown Casa Grande.
And while she might reference her Haitian influence, her first artistic experiences go back to her childhood in Indianapolis. She painted her first picture at age 7, with help from her grandmother, who also painted.
“She was 78 and blind in one eye when she painted,” Sanders said.
Her aunt was another influence.
“My aunt used to have a magic closet and she used to pull things out and we’d make stuff,” Sanders said. She’d find empty milk cartons, oatmeal boxes and other items in her magic closet.
Nothing in her aunt’s magic closet went to waste, including the name, as it happens. Sanders named her planned website Ms. J’s Magic Closet. (She signs her paintings JJ.)
Sanders’ career path into art was not a straight line. She moved to Denver and, in 1975, became the city’s first female paramedic. It was there she learned a trade — picture framing. She would later take her skill as a framer to Antigua.
That came about after some police officers — who work hand-in-hand with paramedics — said they were going scuba diving in the Caribbean. She joined the dive trip.
It was 1989. She went with an open mind and fell in love with the culture.

She ended up moving to Antigua.
“When I burned out with the ambulance, I went to the Caribbean,” Sanders said.
She found work as a picture framer for Nick Maley, a movie-creature designer who worked on the original “Star Wars.” He owned three galleries on the island and made trips to Haiti to purchase art.
“I had to restretch the canvases, so I sat there with all that Haitian art,” she said.
She also became acquainted with the artists of Antigua and their work. Their influence stirred her own creativity, and soon the framer became the painter.
All in all, she spent eight years soaking up the sun and culture of Antigua, returning to her hometown of Indianapolis in 1997.
She made her way to Casa Grande in 2008, initially just planning to visit a friend from Antigua. Aziza McMillan, another artist, had moved here earlier. Sanders, however, didn’t just visit. She made Casa Grande her home and became part of the active art scene.
At Gallery 203, she showed me her work. The Haitian-influenced paintings reflect her detail for framing. The frames are part of the picture, painted with bright colors and hearts. Another painting shows an ocean meeting the shore. The landscape is highly textured and rough.
Her recycled pieces include one made with five belt buckles. They came from her grandmother’s button boxes, which Sanders kept all these years. Other pieces are fashioned around bicycle wheels, found in a desert area southwest of Maricopa.
“My bicycle wheels are all from Vekol Valley,” Sanders said. “There are tons of bicycles there. The illegals leave them.”

———
Sanders’ work can be seen during Art in Alley from 5:30 to 9 p.m. Tuesday at 407 N. Florence St., as well as at Gallery 203, 203 W. Second St., from 10 a.m. to 2 p.m. Monday-Friday.

http://www.trivalleycentral.com/casa_grande_dispatch/area_news/artist-brings-a-haitian-style-to-the-desert-southwest/article_8a8ae490-25f8-11e2-966f-001a4bcf887a.html

The role of tourism for the economic revival of Haiti

Haiti receives Open Letter on Travel and Tourism from UNWTO and WTTC

Nov 04, 2012
Haiti can capitalize on its natural and cultural resources to get the country back on the world tourism map, thereby contributing to its overall recovery and development. This was the main message of UN World Tourism Organization (UNWTO) Secretary-General, Taleb Rifai, during his first official visit to Haiti.
“The role of tourism as a vehicle for job creation, poverty reduction, economic growth and development is undeniable,” said the President of Haiti, Michel Joseph Martelly, on meeting Mr. Rifai and becoming the latest head of state to receive the UNWTO/World Travel and Tourism Council (WTTC) Open Letter on Travel and Tourism.
The goal of the Haitian government was to ensure tourism contributed to the “economic revival and stabilityof Haiti, assured the President.
According to UNWTO figures, Haiti benefited from the growth of global tourism experienced last year. International tourist arrivals to Haiti resumed growth in 2011 after dropping by 34% in 2010 - a direct consequence of the earthquake.
“The strong rebound of international tourist arrivals following the earthquake demonstrates that tourism is perhaps our most viable option for the revitalization of Haiti’s economy,” said Mr. Rifai.
WTTC President and CEO, David Scowsill, said: “Haiti is still recovering from the devastating earthquake of 2010, but the government, led by President Martelly, has embarked on a path to return the country to growth. In doing so, he has rightly recognized the role that travel and tourism can play in bringing jobs, economic prosperity, and social opportunity to the island. This is a long-term process, but I am honored that both WTTC and its member companies are part of this process.”
As part of the support of the international community to Haiti, UNWTO will work with the Ministry of Tourism over the coming years to maximize tourism’s role in the country’s recovery. UNWTO experts will focus on a number of issues, including implementing a strategic tourism development plan, training programs, and a Tourism Satellite Account to better measure the impact of tourism.
The UNWTO Secretary-General also announced a joint campaign with Haiti and the Organization of American States to engage the local population in tourism. “The population needs to see the benefits of tourism and be part of the sector’s value chain,” said Mr. Rifai. “It is vital that they realize that tourism can be part of the solution, driving socio-economic development, while protecting and preserving Haiti’s unique cultural and natural heritage,” he concluded.
Source: unwto.org
http://www.eturbonews.com/32061/role-tourism-economic-revival-haiti

Sandy: Haiti appeals for international help after storm


The Haitian government has renewed calls for international emergency aid to help the country deal with the aftermath of Hurricane Sandy.
There are fears of food shortages after the hurricane, which hit on 24 October, damaged many crops in southern Haiti.
Aid workers and officials are also on alert for an increase in cholera cases in the wake of widespread flooding.
More than 50 people were killed in Haiti, which is still struggling to recover from the 2010 earthquake.
Thousands of people are still living in makeshift shelters more than two years on from the devastating quake.
The office of Prime Minister Laurent Lamothe made the renewed appeal for help on Sunday.
There is concern that unsanitary conditions could led to an increase in cholera cases.
More than 7,500 people have died in the cholera epidemic in Haiti since late 2010. Hundreds of new cases are still being registered every week.

Cuba clean-up
Although Hurricane Sandy just clipped Haiti on its way northwards, its heavy rains and strong winds destroyed more than 70% of crops in the south of the country.
Food insecurity, particularly in this part of Haiti, was already a major concern.
In Cuba, where 11 people died and there was extensive damage to crops, a huge clean-up is continuing. Hundreds of electricians are working to restore power in the east of the country.
Cuban President Raul Castro, who has been visiting the region, has described the country's second city, Santiago, as looking like a bomb site.
Aid has arrived form Russia, Venezuela and Bolivia, with more due from Ecuador.
http://www.bbc.co.uk/news/world-latin-america-20202840

Haiti Flails in Sandy's Wake



Richemond Gary, a 33-year-old mechanic in the farming
town of Marin-Foujy, on Saturday tossed a rock
at the site of his home, which was washed away
by the muddy torrent of Rivière Grise
during Hurricane Sandy
RIVIÈRE GRISE, Haiti—Three days of torrential downpours and strong winds brought by Hurricane Sandy destroyed much of Haiti's fragile agriculture and have put a million and a half Haitians at risk for hunger, the United Nations' humanitarian-aid coordination office said over the weekend.
Haiti, one of the world's poorest countries, last week declared a state of emergency to deal with the aftermath of the storm that hit on Oct. 24. It battered the country's south and dealt a major blow to Haiti's subsistence agriculture, destroying 70% of the country's crops. Floods and landslides killed at least 54 people and the toll is expected to rise, government officials said.
In neighboring Cuba, Sandy killed 11 people and savaged the country's coffee and sugar crops when it plowed through Santiago de Cuba, the country's second- largest city.
"One and one half million Haitians are now at serious risk of hunger," George Ngwa, spokesman for the U.N.'s humanitarian mission in Haiti, said in an interview. Even before the hurricane, it was a struggle for half of Haiti's roughly 10 million people to get enough food amid high prices and Haitians' meager incomes, he said.
Poor roads and communications have hindered damage assessments and relief efforts. Haitian government and international agencies say Sandy destroyed or damaged at least 21,000 houses, affected the livelihood of some 200,000 people, many of them subsistence farmers, and caused at least $104 million of damage.
The final toll is likely to be much higher once relief workers reach hard-hit areas cut off by flooded roads and rivers, relief organization officials say.
"We're beyond desperate," 42-year old Jean-Claude Pierre, a truck driver from the farming town of Marin-Foujy, said on Saturday, looking down at the flooded river bed of Rivière Grise, which runs through farmlands outside the capital of Port-au-Prince. "Where you see the muddy waters, there used to be dry land. Hundreds of homes were engulfed, many fields destroyed. Not one tree is left."
Further down the ravaged river bank, 83-year-old Oswald Jean-Baptiste sat in a rocking chair gazing at muddy water running through an area he said had been planted with plantains, beans, coconuts and mangos. "All my fields are gone, and so is the land," he said. "The river flows where there was land and food."
The hurricane damage is the latest in a series of hits to Haiti's agriculture this year. First, a drought in the north withered crops, and then tropical storm Isaac lashed the island in August. "Now Sandy has finished off most of the crops," Mr. Ngwa said. He estimates 90% of Haiti's crops have been destroyed by natural disasters this year.
The Haitian government is appealing to the international community for help, but donors and international aid agencies are stretched thin as they try to meet pledges for the country's reconstruction made after an earthquake leveled the capital of Port-au-Prince in 2010, killing some 300,000 people.
Potential food-price increases worry international and Haitian officials. Haiti imports most of its food, and prices have risen this year, recently fueling protests over the high cost of livingin the chronically unstable country, which had widespread food riots in 2008.
The government said last week it would compensate victims by sending about $25 to victims' cellphones, and provide an additional $2 million in aid to the West Department, where Rivière Grise is, to help some 95,000 families with their losses.
Residents said the help hadn't yet arrived. "We've not gotten one cent nor seen any official here," Mr. Jean-Baptiste said.
Government officials couldn't be reached for comment.
The government also said it would distribute food to the most at risk.Haitian television last week showed images of President Michel Martelly and Prime Minister Laurent Lamothe delivering supplies to rain-soaked communities. But large areas of the south are still unreachable by land. U.N. helicopters are flying in supplies.
The flooding has raised fears of a resurgence in cholera cases. Since a major outbreak in October 2010, 600,000 people have contracted the disease that has killed more than 7,500 Haitians.
While cases rise during heavy downpours, the epidemic is declining, Mr. Ngwa said. "There was an increase of about 200 to 300 cases during Sandy, especially in the south, but overall it's slowing down," he said. He said there were 8,228 cases of cholera in October, up from 7,500 in September.
A version of this article appeared November 5, 2012, on page A11 in the U.S. edition of The Wall Street Journal, with the headline: Haiti Flails in Sandy's Wake.
http://online.wsj.com/article/SB10001424052970204349404578099132692727720.html

mercredi 31 octobre 2012

La culture haïtienne se raconte

Publié le 29 Octobre 2012
Samuel Leduc-Frenette
L’auteur Guerdy Jacques Préval publie un livre sur l’histoire de la culture haïtienne
Après avoir raconté l’histoire haïtienne depuis Christophe Colomb dans un premier tome, l’auteur, enseignant et peintre Guerdy Jacques Préval publie un second ouvrage à saveur historique. Sauf que cette fois, il n’est plus question d’histoire politique et événementielle. L’homme s’attaque dans Histoire de la culture haïtienne à la « présence de la culture populaire dans toutes les activités sociales, économiques, religieuses et politiques » de la Perle des Antilles.
Publié en 2008, le livre qu’il a consacré à l’histoire politique de son pays d’origine a tracé la voie à l’opus consacré à la culture de deux façons. D’abord, parce que M. Préval prétend que de 1915 à 2007, il était interdit de faire de l’histoire d’Haïti dans le pays même. Son livre constitue donc une sorte de première dans le champ historiographique haïtien et une base pour toute recherche sur le sujet qui serait réalisée ensuite.
Enfin, parce que pour écrire une histoire de la culture, une telle base peut également s’avérer utile. « L’histoire d’Haïti m’a permis de cerner l’histoire culturelle », lance l’auteur.
« Avant ce livre-là, il n’y avait aucun livre sur la culture haïtienne », soutient-il, comme quoi son deuxième livre est une contribution tout aussi originale que la première à la connaissance.
Un troisième tome est en chantier. Il sera consacré à l’instabilité chronique qui affecte le pays depuis sa création.
« Il y a une sorte de continuité politique aujourd’hui. Ça ne s’est jamais vu auparavant, estime-t-il. Aujourd’hui on peut dire n’importe quoi du gouvernement en présence. » Cette situation prévaut depuis que René Préval—son cousin—, a repris le pouvoir de 2006 à 2011.

Un parcours atypique
M. Préval n’a pas de formation en histoire stricte. À son arrivée comme étudiant à Montréal, en 1972, il avait en poche un diplôme d’études en beaux-arts. Dans la métropole, il a étudié le dessin industriel dans une école spécialisée avant de poursuivre un baccalauréat en design de l’environnement, mineure en environnement, de même qu’une maîtrise spécialisée en conservation et patrimoine.
Au cours de sa carrière, il a enseigné en Haïti de 1986 jusqu’au coup d’État de 1991. Depuis son retour, il a travaillé dans plusieurs organismes du milieu communautaire à faire de l’éducation à la citoyenneté.
Dans ses écrits, son intérêt porte d’abord sur l’ethnoculture haïtienne. Pour preuve, avant d’écrire un livre d’histoire politique, il avait abordé l’histoire de la culture musicale haïtienne dans un précédent ouvrage.
Mais sa formation pluridisciplinaire et l’intérêt que lui ont transmis ses parents—tous deux ont étudié l’Antiquité à l’université de la Sorbonne—ont fait de lui un chercheur déterminé qui n’a pas hésité à aller fouiller les archives de Port-au-Prince, Paris ou Montréal pour étayer ses écrits.

Manque de culture
L’auteur d’Histoire de la culture haïtienne veut que son livre soit lu de tous : autant les Québécois que les Haïtiens de la diaspora ou ceux qui demeurent dans leur île sont invités à le faire.
Au cours de l’entrevue, il trace d’ailleurs certains parallèles entre les sociétés québécoise et haïtienne, comme les liens historiques qui ont uni les deux peuples.
« On a des Desmarais en Haïti, nomme-t-il en référence à la puissante famille derrière la société Power Corporation. On a des Lévesque aussi. »
D’ailleurs, lorsqu’il est question de culture comme dans son livre, M. Préval souhaiterait une plus grande fierté de la part des Haïtiens. Un peu comme ce qu’il constate chez les Québécois.
« S’il y a un modèle que les Haïtiens devraient suivre, c’est le modèle québécois », dit-il, parce que quand on prononce “Qué...”, on n’a pas encore prononcé “Québécois” que ceux-ci se retournent déjà. Quand tu dis “Haïtien”, l’Haïtien garde la tête droite, car il n’ose pas s’identifier à sa culture.

S’il trouve que les jeunes Haïtiens ont un sentiment d’appartenance fort, ce n’est pas le cas de l’élite intellectuelle et de la bourgeoisie du pays antillais.
« Si l’élite s’identifie à cette culture, elle va automatiquement faire corps avec la classe défavorisée. Ils veulent garder une distance. Ces gens-là préfèrent s’identifier à d’autres cultures étrangères », déplore-t-il. Un sujet pour un prochain livre?
Le livre Histoire de la culture haïtienne est normalement disponible à la librairie Olivieri (5219, chemin de la Côte-des-Neiges) et à boutique Carré d’arts (5357, boul Henri-Bourassa Est).
http://www.linformateurrdp.com/Culture/2012-10-29/article-3109733/La-culture-haitienne-se-raconte/1



Haïti-Justice / Affaire Clifford Brandt : Le FBI désormais de la partie


P-au-P, 30 oct. 2012 [AlterPresse] --- L’organe d’enquête du gouvernement américain, plus connu sous le nom de bureau fédéral d’investigation (Federal bureau of investigation / FBI) participe, désormais, à l’enquête relative au dossier du réseau de kidnappeurs, dont l’homme d’affaires Clifford Brandt, arrêté le lundi 22 octobre 2012, serait le chef, fait savoir le directeur de la police nationale d’Haïti (Pnh), Godson Orélus.
« Aucune instance (internationale) n’a contribué aux opérations qui ont conduit à l’arrestation de Clifford Brandt et de certains de ces acolytes », explique Orélus.
Des enquêteurs américains du FBI sont déjà en Haïti pour prendre part aux investigations, en vue de l’arrestation de tous les autres kidnappeurs du même réseau, en cavale pour l’instant. C’est « maintenant que nous faisons appel à d’autres instances, parce que le dossier a désormais une portée internationale », continue le principal responsable de la Pnh, qui n’a pas donné de détails sur l’aspect “international” de l’affaire Clifford Brandt.
Le secrétaire d’État à la sécurité publique, Réginald Delva, annonce, de son côté, le retour dans le pays, d’anciens victimes de ce réseau, qui seraient même prêtes à témoigner
Les actions, visant le démantèlement de ce corps de kidnappeurs, ne sont qu’un « début de ce qui va être mené », tente d’assurer Delva, reconnaissant qu’« il y a d’autres gangs qui opèrent » dans le pays (cf.
Le conseil supérieur de la police nationale (Cspn) encourage la population à contribuer, avec la Pnh, au démantèlement des réseaux de malfrats, dans des déclarations faites à la presse le mardi 30 octobre 2012. [srh rc apr 30/10/2012 18:23]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13619

Haïti – Justice : Pas de division sociale ni de polarisation dans l’affaire Clifford Brandt, selon le gouvernement

P-au-P, 30 oct. 2012 [AlterPresse] --- Le conseil supérieur de la police nationale (Cspn) rejette toute « division (sociale) » voire toute « polarisation » dans l’affaire de Clifford Brandt, membre de l’une des familles les plus riches en Haïti et incarcéré, depuis le lundi 22 octobre 2012, sous l’accusation de présumé responsable d’un réseau de kidnappeurs sur le territoire caribéen (cf.http://www.alterpresse.org/spip.php...).
Les textes de loi seront « strictement » mis en application dans le traitement des dossiers de kidnapping, sans la prise en compte des questions « d’appartenance sociale ou économique », annonce le premier ministre Laurent Salvador Lamothe, également président du Cspn, au terme d’une réunion avec tous les autres membres de cette entité.
« Sans préférence pour personne, nous allons appliquer la loi », ajoute le chef du gouvernement, au cours d’une conférence de presse, ce mardi 30 octobre 2012, à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse.
L’arrestation de l’homme d’affaires Clifford Brandt est « une victoire des forces du bien ». interprète Lamothe qui invite la population à faire preuve de solidarité avec les forces de l’ordre pour combattre les actes criminels, comme l’enlèvement et la séquestration de personnes.
Dans le cadre de l’affaire Clifford Brandt, sont déjà interpellées 9 personnes, dont 4 sont en garde à vue et 5 autres déférées par-devant le cabinet d’instruction.
Quatre (4) policiers nationaux sont mis en isolement.
14 armes à feu (7 armes de guerre et 7 armes de poing) sont saisies ainsi que 3 véhicules et un montant de3,800.00 dollars américains (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1euro = 58.00 gourdes aujourd’hui).
Des équipements de police (bottes, képis, maillots) ont été aussi retrouvés dans les maisons perquisitionnées et qui servaient de cachette à ces kidnappeurs.
Les locataires (dont les noms n’ont pas été cités) des maisons, que les kidnappeurs ont utilisées comme lieux de séquestration, seront également mis en examen par les autorités judiciaires.
A côté de Lamothe, ont participé, à la réunion du Cspn du 30 octobre 2012, le ministre de la justice et de la sécurité publique Jean Rénel Sanon, le ministre de la défense Jean Rodolph Joazil, le secrétaire d’État à la sécurité publique Reginald Delva et le directeur général de la police nationale d’Haïti Godson Orélus. [srh rc apr 30/10/2012 17:50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13618

Haïti, victime oubliée de Sandy


Haïti commence à prendre la mesure des dégâts provoqués par le passage de Sandy. Un grand nombre de victimes et de disparus sont à déplorer, emportés par des glissements de terrain, des torrents de boue causés par des inondations diluviennes. Selon les services de la protection civile de Port-au-Prince, la tempête a entraîné la mort de plus de cinquante personnes. Mais le bilan risque malheureusement de s’aggraver, en raison de la situation sanitaire qui règne dans le pays et des ravages provoqués sur les plantations.
Après plus de trois jours de pluie intense, de nombreuses voies de communication ont été emportées. Routes et ponts n’ont pas résisté ; l’accès à plusieurs villes a été coupé, ainsi qu’un axe de communication avec le pays voisin, la République dominicaine. Mais les dommages causés par Sandy aux récoltes dans le sud du pays, ainsi que le probable développement d’épidémies, comme le choléra, vont provoquer dans les jours et les semaines à venir d’autres victimes.
Le Premier ministre Laurent Lamothe a déclaré à l’agence de presse Reuters que la tempête aétédévastatrice. Selon lui, l’économie notamment « a été durement frappée ». Un appel à l’aide internationale a été lancé. « Toute les récoltes qui ont été épargnées par l’ouragan Isaac on été détruites par le passage de Sandy » a-t-il indiqué en ajoutant que la « sécurité alimentaire du pays est dorénavant problématique ».
Le pays a connu à de nombreuses reprises des crises dues à l’augmentation du prix des denrées alimentaires. Depuis avril 2008, l’instabilité politique fragilise un pays où les manifestations de la faim sont légions. Jean Debalio Jean-Jacques, du Ministère de l’Agriculture, ne craint que la perte massive des récoltes « n’aggrave la situation » d’autant que « tout ce que les paysans avaient en réserve, le maïs, les tubercules, tout a été détruit ».
De nombreuses personnes avaient déjà préparé leurs champs pour les cultures d’hiver, mais ceux-ci ont été également touchés. Dans la ville d’Abricots, à l’ouest du pays, la population se remet encore difficilement des effets du passage de l’ouragan Tomas en 2010 et d’une récente sécheresse. « Nous allons avoir une famine dans les prochains jours » a affirmé le maire de cette localité, Kechner Toussaint. « C’est un désastre agricole, poursuit Toussaint, Les plantations des productions locales – arbres à pain et bananes – ont été emportées par le vent et détruites par les fortes pluies ».

Dans la région de l’ouest de Grand Anse, un bateau, qui régulièrement acheminait des denrées depuis la capitale et emportait lors de son voyage retour les produits de la région pour les vendre à Port-au-Prince, n’a pu effectuer le moindre trajet depuis plus d’une semaine en raison de la tempête. Le prix des produits de base, tel que l’essence, ont d’ores et déjà augmenté. Dans la région montagneuse de Camp Perrin, au sud de la péninsule, où les premières victimes ont été dénombrées, les plantations de café ont été ravagées, alors même que la récolte devait intervenir dans les prochaines semaines.
« Le café, c’est notre compte en banque » a déclaré Maurice Jean-Louis, un cultivateur responsable d’une coopérative à Camp-Perrin. Un compte en banque sévèrement entamé par les inondations des aires de stockage. Les dégâts sont « incalculables » explique-t-il, les grains étant désormais impropres à l’export.
Dans la capitale, Port-au-Prince, Sandy a détruit des maisons de fortune et des tentes, où plus de 370 000 victimes du tremblement de terre de 2010 vivaient encore aujourd’hui. Selon les autorités du pays, plus de 18 000 familles sont sans abris après le passage de Sandy.
Une ONG a déjà noté une hausse des cas de choléra. Ainsi dans les camps des survivants du tremblement de terre, plus de 86 cas ont été comptabilisés, selon le docteur Juan Carlos Gustavo Alonso, membre de l’organisation panaméricaine de la santé. De nombreuses localités sont encore coupées du monde et ne sont accessibles que par hélicoptère. De ce fait, « Il est encore trop tôt » , selon lui, « pour se prononcer » sur le nombre de malades.
Depuis octobre 2010, plus de 600 000 personnes ont été touchées par le choléra. Cette épidémie a provoqué la mort de plus de 7 400 personnes dans le pays.
Les autorités du pays, épaulées par des organisations internationales, ont distribué nourriture, eau et denrées de première nécessité aux populations les plus touchées durant le weekend. Le Président haïtien Michel Martelly a personnellement participé à ces distributions.
Avec Reuters
http://fr.euronews.com/2012/10/30/haiti-victime-oubliee-de-sandy/

Haïti : Sandy fait 52 morts et dévaste les récoltes


À Haïti, l'ouragan Sandy, devenu depuis une tempête post-tropicale, a laissé derrière lui 52 morts. Lors de son passage dans la nuit du 24 octobre, il a déversé 50 centimètres de pluie, qui ont fait déborder les rivières dans la ville des Cayes et ses environs.
Par ailleurs, le ministère de l'Agriculture a annoncé que 70 % des récoltes dans le sud du pays ont été détruites et de lourdes pertes de bétail ont été signalées.
Toujours selon le ministère, plusieurs agriculteurs pauvres n'auront rien à manger en raison des dommages causés par Sandy.
À Cuba, où Sandy est passé jeudi, on a enregistré 11 morts. En ce qui concerne les dégâts, les autorités cubaines n'en ont pas encore estimé le montant.
Pour la seule province de Santiago de Cuba, dans le sud-est de l'île, quelque 150 000 logements ont été endommagés, dont 15 300 entièrement détruits, selon les autorités locales.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/10/30/003-bilan-sandy-haiti-cuba.shtml

Sandy frappe Haïti et New York : le deux poids deux mesures du traitement médiatique


Par Dom B.
Chroniqueuse société
LE PLUS. Les caméras du monde entier sont braquées sur New York. Depuis deux jours, les médias ne parlent que de ça : l'ouragan Sandy frappant la cote est des États-Unis. Quitte à en faire beaucoup trop ? Oui, selon notre contributrice Dom., qui déplore le traitement médiatique très inégal mis en place autour de cette catastrophe.
Depuis deux jours, c'est "le jour d'après" version images truquées et de préférence terrifiantes,webcams noyées de pluie, l'apocalypse en temps réel sur écrans géants. N'oublions pas que la fin du monde est dans un peu plus de deux mois, une piqûre de rappel est toujours utile.
Durant ces deux derniers jours, le monde était en apnée, dans l'attente de la catastrophe qui devait assurément souffler la "grosse pomme" jusqu'au trognon.
Au mardi 30 octobre au matin n'aurait dû rester que quelques pépins, si l'on en juge la couverture médiatique déployée depuis 48h sur New York et Washington, et les gros titres alarmistes et terriblement funestes. Tout cela pour un ouragan même pas classé en catégorie 2, du nom de "Sandy". On fait avec ce qu'on a sous le radar.

Avides de sensationnalisme
Comme ces spectateurs qui ralentissent sur l'autoroute à la vue d'un accident, le monde s'est arrêté de tourner, manifestant un intérêt presque morbide à attendre, pour ne pas dire espérer, de voir la ville symbole des États-Unis sombrer dans l'une de ses propres productions hollywoodiennes. Effets spéciaux, explosions, inondations, la fin du monde en direct au journal de 20h, en 3D, une sorte de mise en abyme ironique.
Autant dire que certains doivent être un peu déçus de ces quelques morts, de ces quelques arbres arrachés, de ces quelques parkings inondés, de ces quelques coupures de courant, on a vu bien pire en Vendée, ou dans le sud de la France. Finalement, les tempêtes bien de chez nous n'ont rien à envier aux super productions américaines.
New York, New York, New York, jusqu'à la nausée, jusqu'à l'overdose, en boucle, sur tous les écrans, dans tous les médias, des journalistes avec ou sans capuche, avec ou sans parapluie, bravant les vents et les pluies diluviennes pour rendre compte à nos yeux avides de sensationnalisme du cataclysme à venir, assurément.
Le monde a tourné autour de New York durant 48 heures, exclusivement. Le monde n'était plus que New York ou New York est devenu nombril du monde.

Sandy est le pire ouragan de l'histoire d'internet aux USA
30 Oct 12
sandiet@sandiet
Les caméras uniquement braqués sur NY
Et Haïti et ses 51 morts, 15 disparus et 19 blessés ? A-t-on vu ces pauvres gens dont les maisons se sont écroulées sur eux en les ensevelissant ? A-t-on déployé caméras et journalistes pour aller filmer les routes coupées et les ponts effondrés ? A-t-on filmé ces gens qui ont tout perdu, parce qu'ils possédaient déjà si peu ?
"L’ouragan Sandy a emporté mes deux bœufs, qui représentaient ma seule source de revenus. Je ne sais pas quoi faire à présent", regrettait ainsi un habitant.
Et au début du mois, quand la saison des pluies s'est montrée meurtrière en Afrique, a-t-on aussi mobilisé les studios mobiles, et les cameramen pour aller filmer les quartiers sous l'eau, les 587 écoles inondées au Sénégal, les rues impraticables de Dakar, ses plus de 40 morts et ses dizaines de sinistrés ?
Au même moment, a-t-on également bloqué les télévisions, et tous les médias pour les 148 morts et plus de 64.000 déplacés au Nigeria, et l'apparition du choléra ? C'est vrai que des pluies, même exceptionnellement fortes, c'est moins vendeur que des vents à 150 km/h et un gros tourbillon sur une carte de la NASA.
Plus tôt, en août, quand le Cameroun a connu des inondations exceptionnelles faisant plus de 30 morts et 25.000 sinistrés, en a-t-on entendu parler au journal de 20h ?
Sandy, un ouragan d'une force historique, terrifiant "Frankenstorm", ah cela, les superlatifs n'ont pas manqué depuis 48h pour décrire ce qui allait sûrement emporter la ville emblématique des USA.
Heureusement, la peur a été plus forte que le mal, et si New York a retenu son souffle et le reste du monde avec, ce mardi matin, le monde peut recommencer à respirer, Sandy n'aura eu d'historique que l'emballement médiatique qu'elle aura suscité. En attendant la prochaine tempête, le prochain ouragan qui devra donc s'appeler Tom ou Tony, selon toute logique, et qui, pour peu qu'il menace le géant américain, monopolisera à nouveau toutes les chaînes, les unes, et le reste du monde.
Pendant ce temps, Haïti, le Sénégal, le Cameroun, le Nigeria, ou ailleurs, n'importe lequel de ces pays de miséreux peut bien continuer à subir la colère de mère nature, leurs morts ne font pas recette.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/676358-sandy-frappe-haiti-et-new-york-le-deux-poids-deux-mesures-du-traitement-mediatique.html

L'ouragan Sandy précipite Haïti dans la détresse sanitaire et alimentaire

Le Monde.fr avec AFP et Reuters
Alors qu'Haïti se relève difficilement du séisme qui l'a durement frappée le 12 janvier 2010, les conséquences du passage de l'ouragan Sandy ce week-end pourraient s'avérer dévastatrices pour la population dans les jours et les semaines à venir. La petite nation caribéenne enregistre déjà le triste record du bilan le plus élevé des victimes de l'ouragan, avec au moins 52 morts, 15 disparus et 19 blessés.
Pendant trois jours, Haïti a été balayée par des intempéries qui ont causé inondations, glissements de terrain et destructions de maisons. La région la plus affectée est le département de l'Ouest, incluant Port-au-Prince, qui déplore une vingtaine de morts, dont des familles entières ensevelies dans leurs maisons effondrées. Dans la capitale, les campements de fortune, qui abritent encore 370 000 victimes du séisme de 2010, ont été durement touchés. Dans le sud d'Haïti, on dénombre 18 morts.
De nombreuses plantations ont été détruites et des routes ont été coupées, isolant des villes dans les départements du Sud et du Sud-Ouest, ont indiqué les autorités. Sandy a laissé 18 000 familles supplémentaires sans abri. Les équipes de la direction de la protection civile d'Haïti, assistées d'experts internationaux, ont tout juste entamé l'évaluation des dégâts causés par les 50 centimètres de pluie enregistrés dans certaines régions du pays. Plusieurs jours seront nécessaires pour compiler les données.

LE RISQUE D'ÉPIDÉMIE DE CHOLÉRA
Les Nations unies s'inquiètent des conséquences à long terme du passage de l'ouragan, et notamment des risques liés à l'aggravation des conditions sanitaires. Depuis octobre 2010, le choléra a ainsi touché 600 000 habitants dans le pays et fait plus de 7 400 morts.
Au cours des derniers jours, les organisations humanitaires ont observé une forte augmentation de cas de choléra présumés dans sept départements, dont 86 dans les camps de réfugiés de Port-au-Prince, selon l'Organisation panaméricaine de la santé. Ce qui reste encore difficile à confirmer, car plusieurs communautés demeurent isolées et uniquement accessibles par hélicoptère.

ALERTE SUR LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE
Les autorités haïtiennes et les organisations humanitaires présentes sur place s'inquiètent également d'une augmentation des prix des biens de première nécessité, du fait de la destruction des plantations et des cultures de subsistance dans le tiers sud du pays. "L'économie a subi un coup sévère", a indiqué le premier ministre, Laurent Lamothe, à Reuters. "La plupart des cultures épargnées par l'ouragan Isaac [qui a frappé l'île en avril] ont été détruites par Sandy", a-t-il déploré.
La destruction des denrées alimentaires pourrait aggraver une situation déjà tendue sur le plan politique, alors que le pays a été secoué au cours des derniers mois par de violentes manifestations contre la vie chère. Une crainte exprimée parJean Debalio Jean-Jacques, directeur du département du Sud au ministère de l'agriculture. "Tout ce que les paysans avaient – maïs, tubercules – a été dévasté. Certains avaient déjà préparé leurs champs pour les cultures d'hiver et ça a été dévasté", a-t-il déploré.
Dans la ville d'Abricots, dans le sud-ouest du pays, le maire Kechner Toussaint évoque "un désastre agricole" et prédit "une famine dans les prochains jours". Régimes de bananes et arbres à pain, bases de l'alimentation locale, ont été totalement détruits. Dans la région de Camp-Perrin, ce sont les cultures de café qui ont été dévastées à quelques semaines de la récolte. "Le café est l'épargne des paysans", a déploré Maurice Jean-Louis, un planteur à la tête de la coopérative des planteurs de café de Camp-Perrin.

APPEL À L'AIDE INTERNATIONALE
Pour faire face à la situation, le gouvernement a annoncé l'octroi de 350 millions de gourdes (6,3 millions d'euros) pour aider les régions affectées. L'Etat et les organisations humanitaires ont commencé à distribuer de la nourriture, de l'eau et d'autres biens de première nécessité aux victimes de l'ouragan. Vendredi, le président haïtien, Michel Martelly, et le premier ministre avaient distribué des rations alimentaires et des bouteilles d'eau dans les quartiers pauvres de la capitale. "Les stocks sont à un niveau dangereusement bas. Après la tempête tropicale Isaac en août, ces stocks n'ont pas été reconstitués", a averti George Ngwa, porte-parole de OCHA, qui coordonne l'aide humanitaire en Haïti.
Un appel à l'aide internationale d'urgence a été lancé, auquel le Venezuela a déjà répondu en envoyant un bateau et un avion cargo avec de l'eau et de la nourriture.L'Union européenne a indiqué qu'elle soutiendrait les efforts de reconstruction en Haïti, ainsi que dans le reste des Caraïbes touché par l'ouragan. "L'UE se tient prête à soutenir les efforts de reconstruction. Nous continuerons également àsoutenir les projets de prévention des catastrophes et de réduction des risques dans les pays vulnérables des Caraïbes et autres régions sujettes aux catastrophes", ont écrit dans un communiqué commun la haute représentante de l'UE, Catherine Ashton, et la commissaire chargée de la gestion des crises,Kristalina Georgieva.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/10/30/l-ouragan-sandy-precipite-haiti-dans-la-detresse-sanitaire-et-alimentaire_1783347_3244.html

vendredi 26 octobre 2012

Challans. À la médiathèque, une collecte de livres pour Haïti


vendredi 26 octobre 2012
Trois jours de collecte de livres sont organisés à la médiathèque de Challans le 26 octobre et les 16 et 23 novembre.

Pourquoi une telle collecte ?
Le 12 janvier 2010, Haïti était dévastée par un séisme de très forte amplitude. Suite à ce drame, Bibliothèques sans frontières et la Société des auteurs francophones ont conclu un partenariat pour aider à reconstituer le capital de livres destinés aux bibliothèques du Pays. La ville de Challans s’associe à cette initiative par l’intermédiaire de la médiathèque. Celle-ci donnera des documents de son fonds, et se charge de recueillir les livres des particuliers qui souhaitent participer à cette action. Des collectes auront ainsi lieu vendredis 26 octobre, 16 et 23 novembre, de 15 h 30 à 19 h.

Quels livres donner ?
Les bibliothèques d’Haïti ont des besoins précis. Il est donc important de ne collecter que les livres qui correspondent à leurs attentes. Les ouvrages suivants sont les bienvenus : livres de fiction et de non-fiction pour les publics jeunesse et adulte, documentaires dans tous les domaines, contes et romans, bandes dessinées (les grands classiques comme Tintin, Astérix ou Lucky Luke ont beaucoup de succès), des livres pratiques (sur la santé, l’hygiène, la famille, l’éducation, etc.), des encyclopédies et dictionnaires postérieurs à 2000, ou encore des revues périodiques (Courrier international, National Geographic, Sciences et Vie, Géo, Phosphore, J’aime lire, etc.).
Le livre donné doit ainsi être en bon état, l’année d’édition doit être inférieure à 20 ans pour les ouvrages de fiction et non-fiction, à 10 ans pour les ouvrages concernant les sujets évolutifs (encyclopédies, sciences, atlas, etc.)

Quels livres ne pas donner ?
Certains livres ne seront pas acceptés lors de ces collectes : les manuels scolaires car les programmes sont différents, les ouvrages qui diffusent les théories de groupes religieux et évangélistes, les nouvelles et romans en format poche de mauvaise tenue, les ouvrages centrés sur la France (politique, histoire, biographies, essais, etc.), et enfin les guides touristiques.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Challans.-a-la-mediatheque-une-collecte-de-livres-pour-Haiti_-2126757------85047-aud_actu.Htm

LES CLINTON VOLENT AU SECOURS DU GOUVERNEMENT DE MICHEL MARTELLY


Confronté à une vague de contestation croissante, le président haïtien Michel Martelly a reçu le soutien de la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, et de son époux, Bill Clinton. Accompagné des acteurs Sean Penn et Ben Stiller, le couple a assisté, lundi 22 octobre, à l'inauguration du parc industriel Caracol, dans le nord d'Haïti.
Projet phare de la coopération américaine depuis le séisme qui a tué 250 000 Haïtiens en 2010, cette zone franche de 250 hectares est financée par les Etats-Unis pour 124 millions de dollars (95 millions d'euros) et par la Banque interaméricaine de développement (100 millions de dollars).
L'entreprise sud-coréenne Sae-A prévoit d'investir plus de 70 millions de dollars et de créer 20 000 emplois pour fabriquer des vêtements qui seront exportés en franchise de douane aux Etats-Unis. Confectionnés par des ouvrières payées moins de 4 euros par jour, les premiers tee-shirts viennent d'être expédiés au distributeur américain Wal-Mart.
Une deuxième entreprise haïtienne, Peintures Caraïbes, va s'installer à Caracol. Selon les autorités, le parc industriel permettra de créer plus de 60 000 emplois dans cette région déshéritée et réduira la pression migratoire vers Port-au-Prince.
"Nous avons décidé de faire d'Haïti une priorité de politique étrangère", a déclaré Mme Clinton, qui a rappelé s'y être rendue en voyage de noces il y a trente-sept ans. Envoyé spécial des Nations unies pour Haïti, Bill Clinton a fait plusieurs voyages dans l'île depuis le tremblement de terre.

LES MANIFESTATIONS ANTIGOUVERNEMENTALES SE MULTIPLIENT
Mme Clinton a salué "le leadership, la vision et la passion" du président Martelly. Il avait invité son prédécesseur, René Préval, à l'origine du projet, "comme symbole de continuité". "Haïti est ouvert aux affaires, l'heure n'est plus à l'assistanat, mais aux investissements durables", a lancé M. Martelly. "C'est quand il y a la paix que ceux qui ont de l'argent peuvent investir et créer des emplois", a ajouté l'ex-chanteur.
La visite médiatique du couple Clinton intervient au moment où se multiplient les manifestations antigouvernementales. Le 20 octobre, le premier ministre, Laurent Lamothe, a été accueilli par des jets de pierres à la Plaine-du-Nord. Trois jours plus tôt, des milliers de personnes ont manifesté au Cap-Haïtien pour dénoncer la cherté de la vie, "la corruption de la famille présidentielle" et "l'arrogance du président", dont ils réclamaient la démission.
Des dirigeants de l'opposition se sont réunis dans la deuxième ville du pays pour y signer le Manifeste du Cap-Haïtien. Ils exigent "la révocation de tous les actes posés par le président de la République en violation de la loi et la mise en place d'un conseil électoral consensuel, honnête et crédible". Et ils reconnaissent au peuple "le droit d'exiger la démission anticipée de tout président qui s'écarte des règles du jeu démocratique".
http://www.lemonde.fr/international/article/2012/10/25/le-couple-clinton-vole-au-secours-du-president-haitien_1780989_3210.html

Gladys, lycéenne sans papiers en 2004, française aujourd'hui


A Évry en Essonne, à la maison des syndicats, RESF organise, samedi 27 octobre de 14h30 à 18h00, une rencontre entre lycéens sans papiers d'hier, aujourd'hui régularisés ou français, et lycéens sans papiers d'aujourd'hui.
Octobre 2012, Gladys a 28 ans. Elle est française, ASH (Agent de service hospitalier) dans la même clinique depuis plusieurs années, elle a son appartement, son permis de conduire, sa voiture. Des rêves et des projets plein la tête pour elle et pour Chloé, sa petite fille de 5 ans.
C’est pourtant une rescapée. En 2004, elle devait être expulsée en Haïti. Lycéenne, elle a été sauvée par ses camarades de classe et ses profs révoltés à l’idée qu’elle puisse être renvoyée de force vers la misère etla dictature. C’est à l’occasion de ce mouvement de solidarité avecGladys et Sandrina, une autre élève du même lycée de Châtenay-Malabry que naît l’idée du Réseau Education sans frontières, finalement créé en juin 2004.
Ci-dessous le récit de ce que fut le combat de Gladys, de ses camarades et de ses enseignants pour sa régularisation. Et, en vidéo, le témoignage de ce qu’elle est huit ans plus tard. Des images à faire honte à Le Pen et à Copé.

http://www.youtube.com/watch?v=LvSFZKM4qiY=

****************
26 septembre 2004. Grand concert du « KO social » [1] sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris. La place est bondée. Yann Tiersen et les Têtes Raides ont galvanisé jeunes et moins jeunes. Pas facile de prendre la suite.
La suite, c’est un groupe black, blanc et beur, qui s’avance au bord de la scène. Voix mal assurée despremiers mots, très vite la conviction l’emporte, le besoin de faire partager l’indignation, l’injustice, les luttes et l’espoir. Ils appellent au soutien et à la régularisation des lycéens sans papiers.
Cinq minutes de paroles vibrantes, persuasives, soutenues pour la plus jeune par les images dramatiques de sa courte vie. Le silence s’est fait, on écoute le trio, on les applaudit longuement
Elle s’appelle Gladys, elle est haïtienne. Depuis quatre ans, elle vit en France et elle a 20 ans. Son pays revient périodiquement à la une des médias. Misère chronique, développement bloqué, dictature de père en fils, prêtre libérateur qui prend le masque de l’oppresseur, assassinats, Chimères[2]. La famille de six enfants a été menacée pour ses opinions et ses engagements, particulièrement son père et sa sœur aînée, membre d’un parti d’opposition ; un oncle et un frère, Abel, ont été assassinés. Le père et la sœur ont pu obtenir l’asile politique en France, avec l’espoir de regrouper la famille ensuite.Gladys est restée avec ses frères et sœurs, en ville. La mère est en province, et quand elle le peut, vient ravitailler les enfants en riz, en huile. Quand les Chimères, l’école ferme, pour une semaine, un mois. La mère ne peut plus circuler, et les enfants restent enfermés, sans rien. « Alors, dit pudiquement Gladys, on a des problèmes »

A 16 ans, munie d’un visa touriste, Gladys rejoint son père et sa sœur, dans la banlieue parisienne, réussit sa classe de 3ème, et entame un BEP bio services au lycée Jean Jaurès de Châtenay-Malabry. Bonne élève, appréciée au cours de ses stages, elle obtient son BEP brillamment. Son père entame les démarches en vue de sa régularisation. Gladys est refusée du regroupement familial, car trop âgée à son arrivée sur le sol français ; elle voit peu à peu échouer tous les recours. A 18 ans, Gladys est devenue sans papiers, hors la loi, illégale sur le sol français. Dans son entourage scolaire, personne ne s’en doute, ni ses profs ni ses camarades. Gladys est souriante, parle avec ses copines, apparemment détendue. Mais pas de ça. Pourquoi ? « J’avais peur de leur dire. Je trouve que ce n’est pas bien, sans papiers. Parce que je suis comme eux. Et quand ils savent que la police peut te prendre, te menotter, ce n’est pas bien. ».

Elle vit dans la peur. : « Je ne peux pas circuler comme je voudrais, parce qu’il y a des contrôles de police. Je préfère rester enfermée chez moi. J’ai des frayeurs, parce que je n’ai pas de papiers. Quand je vois des policiers, je marche comme si j’étais en règle ». Elle reste à la maison, un logement de deux pièces qui donne sur une gare. « Les trains juste à côté, quand je vois les personnes qui passent, les élèves qui sortent de l’école, les trains, ça me donne envie de bouger ». Le soir, Gladys ne sort pas, et malgré son envie de vivre normalement et de travailler, s’installe dans la clandestinité. Pour son père, mieux vaut vivre ici, même sans papiers, parce que là-bas c’est la guerre.

Elle dépose une demande de statut de réfugié auprès de l’OFPRA. Dans son récit de vie, rédaction imposée pour constituer le dossier, elle mentionne les menaces qui ont pesé sur sa famille et sur ceux qui sont restés en Haïti. Refus. Gladys vit dans la peur, et le sentiment d’un avenir interdit. « Si tu n’as pas de papiers ici, tu ne peux rien faire, c’est une vie gâchée ! »

Gladys trouvera un jour le courage d’aller trouver un de ses profs. Elle découvre qu’elle n’est pas la seule au lycée dans cette situation. En 2003, quatre autres élèves font connaître leur situation d’élèves sans papiers, parmi elles, Sandrina, dont la situation a peut-être un peu plus de chances d’aboutir. Les deux jeunes filles décident alors de sortir du silence, pour jouer leur dernière carte. Dans la classe de Gladys, c’est la stupéfaction, puis l’étonnement, et l’engagement. Mobilisation, pétitions, les élèves de la classe font corps autour d’elles. « Nous faisons de leur sort une affaire personnelle. »

Les pétitions tournent, dans l’établissement et à l’extérieur. Des élus s’engagent. Les médias, alertés par cette mobilisation et plusieurs signatures connues, montent à leur tour au créneau. France–Info le samedi, TF1 le dimanche à 20 heures, Le sous-préfet, Alain Zabulon,[3] réagit dès le lundi et concède à Gladys et à Sandrina « à titre dérogatoire, un titre de séjour étudiant. » Première victoire, et sourire radieux de Gladys, ce sourire que les télévisions n’ont pas pu montrer.

« J’avais caché mon visage, j’avais honte … Après, mes camarades m’ont dit : il ne fallait pas cacher ton visage, c’est la première fois qu’une haïtienne passe à la télé !…Maintenant je me sentais plutôt flattée. »
Avec le soutien de tout un établissement, de ses camarades, de ses profs, des parents d’élèves, Gladys est sortie de la clandestinité et de la honte. Pour autant, la victoire n’est pas totale, et le titre étudiant concédé n’est pour elle qu’une première étape, c’est du titre vie privée et familiale dont elle a besoin pour travailler et le rappelle au sous-préfet. Qui, par lettre, prend l’engagement « qu’elle recevra le moment venu le titre adapté à sa situation. »
En juin 2004, BEP en poche, elle décide de s’’inscrire pour un Bac pro en alternance et trouve une entreprise disposée à l’accueillir en stage pour peu qu’elle dispose d’une autorisation de travail. Confiante dans la parole du sous-préfet, elle demande son changement de statut. La promesse du sous-préfet, dit-on, sera honorée… à la condition de produire une promesse d’embauche et un engagement de l’employeur de régler les 850 € de taxes dues à l’OMI (Office des migrations internationales) au titre de l’introduction d’un étranger sur le marché du travail.
Gladys parvient à convaincre le responsable d’une grande chaîne hôtelière de lui établir une promesse d’embauche comme stagiaire, accompagnée d’une lettre au sous-préfet demandant que l’entreprise, qui va assurer sa formation, soit exonérée du règlement des 850 €. En vain. Son projet capote, elle doit renoncer à sa formation, envoie de nombreux CV et décroche simultanément en août deux offres, l’une en CDI, l’autre en CDD de trois mois.
Elle se rend de nouveau en sous-préfecture accompagnée de plusieurs de ses anciens enseignants. Et se voit à nouveau déboutée de toute autorisation de travail en l’absence de promesse d’embauche et d’un engagement de payer les 850 €. Second échec.
Gladys entreprend à nouveau les mêmes démarches pour le CDD. Troisième échec. Et le temps passe, elle est à la charge de sa famille, et son autorisation de séjour ne court que jusqu’au mois de décembre.
En septembre, un patron accepte d’employer Gladys au nettoyage de ses chantiers, activité éloignée de la restauration collective mais qui néanmoins correspond à sa formation. Il lui signe la promesse d’embauche et l’engagement à régler les 850 € de droits à l’OMI. Mais lui accorde un mois de délai maximum pour obtenir son autorisation de travail. Dossier déposé en sous-préfecture le 10 septembre. Un mois plus tard, le dossier n’a pas bougé. Il faut, lui dit-on compter entre trois et quatre mois. Le 6 novembre, RFI consacre l’une de ses émissions Territoire de jeunesse au cas de Gladys. Le sous-préfet, renouvelle sur les ondes son engagement à trouver au cas de Gladys une réponse à la fois humaine et conforme au droit. La preuve en est, dit-il que « Melle Pompée n’a pas fait l’objet d’une reconduite à la frontière ! »
Il s’engage à faire accélérer le traitement de son dossier. Mais fin novembre, le service des étrangers exige par courrier de nouvelles démarches de son futur employeur et… une lettre de motivation de celui-ci justifiant son désir de l’embaucher. C’en est trop. Le patron renonce ! Gladys continue à chômer et, pour se rendre utile, garde le jeune enfant de sa sœur
En décembre, elle obtient le renouvellement de son titre étudiant pour 3 mois. Gladys sera à nouveau sans papiers en mars si d’ici là elle ne met pas la main sur un employeur philanthrope ! Mobiliser, oui, mais qui ? Gladys n’est plus au lycée, et les soutiens sont de fait plus diffus. Rappeler ses engagements au sous-préfet, sans succès.
Ce sera la mobilisation du RESF devant les préfectures le 2 février 2005 qui finira par emporter la décision du sous-préfet. Le réseau se rassemble dans toutela France, et médiatise les situations injustes. Recevant une délégation du réseau RESF, le sous-préfet accorde àSandrina et Gladysle titre Vie privée et familiale qu’elle reçoit un mois plus tard.
Fière de pouvoir enfin travailler, elle reprend ses envois de CV et relance les employeurs. Elle a enfin gagné, par sa ténacité et son courage, et la pression que tous autour d’elle ont exercée sur l’administration, le droit de vivre et de travailler en France, le droit d’aider sa famille, le droit de pouvoir construire sa vie.

Armelle Gardien RESF
Gladys a obtenu en février 2005 son 1er titre de séjour de séjour d’un an. Depuis cette date, elle est employée comme agent hospitalier dans une clinique à Versailles. Elle est mère d’une fillette de 5 ans. Depuis le mois de juin 2012, elle est française.
La mobilisation créée autour de sa situation et de celle de Sandrina est l’une de celles qui ont été à l’origine du Réseau Education sans frontières.

[1] Concert militant organisé le 26 septembre 2004 place de l’Hotel de Ville à Paris, le KO social alternait prises de parole de la trentaine de syndicats et d’associations impliqués et prestation de la douzaine de groupes et d’artistes dont lesTêtes raides et Yann Tiersen venus les soutenir.
[2] Jean Bertrand Aristide, président de 2001 à 2004. Les Chimères, bandes armées liées au clan d’Aristide, sèment l’effroi notamment dans la ville de Port-au-Prince.
[3]Alain Zabulon, sous-préfet d’Antony en 2004, est l’actuel directeur adjoint du cabinet de F. Hollande

http://blogs.mediapart.fr/blog/resf/251012/gladys-lyceenne-sans-papiers-en-2004-francaise-aujourdhui

Villeneuve-sur-Lot. Trois jours pour Haïti


Les associations «Tête Ensemble» France et «Tapona» Haïti organisent ensemble les journées «Haïti, vie quotidienne et partenariat» aujourd'hui et demain, au centre culturel. «Les objectifs de cette manifestation sont multiples, explique Odile Bailly, la présidente, ils sont en direction de plusieurs publics. Les jeunes sont invités à découvrir le quotidien pas simple du tout, bien loin de nos réalités, d'autres jeunes tant dans la santé que la scolarité, le travail, droits et conventions des droits de l'enfant.» Ils prendront conscience aussi de diverses solidarités possibles qui sont à leur portée. «Nous souhaitons également multiplier le travail d'éducation à plus long terme avec les établissements scolaires afin de poursuivre une réflexion débouchant, pourquoi pas, sur des actions.
Et les adultes, il est important pour nous de les rencontrer eux aussi afin de leur montrer les réalités d'un pays dont les médias ne parlent pas assez et surtout de façon tellement éloignée de la vérité quotidienne.
Ce pays a une grande richesse culturelle qu'il faut faire connaître et qui peut être source de partenariats divers. L'argent étant le nerf de beaucoup d'actions, Haïti mérite qu'on ouvre notre générosité pour soutenir la solidarité déjà concrétisée sur le terrain: construction d'une route pour désenclaver notre zone d'intervention, financement des salaires des enseignants, remplissage de la caisse de solidarité... C'est un gros chantier engagé là qui mérite de pouvoir continuer financièrement afin d'être mené à bien.»
Vendredi 26: Exposition décrivant le quotidien et les chantiers engagés, échanges avec les associations, vente artisanat local.
Samedi 27: Expos diverses, animation autour de la peinture haïtienne, livres sur le pays et d'auteurs locaux... Renseignements au tél.06 17 25 45 20.
La Dépêche du Midi
http://www.ladepeche.fr/article/2012/10/26/1475034-villeneuve-sur-lot-trois-jours-pour-haiti.html

Haïti: le choléra sous contrôle, mais encore 10 ans pour l'éradiquer

L'épidémie de choléra, apparue en Haïti en octobre 2010, est aujourd'hui sous contrôle mais les autorités sanitaires du pays auront certainement besoin d'au moins 10 ans pour éradiquer la maladie.
AFP - L'épidémie de choléra, apparue en Haïti en octobre 2010, est aujourd'hui sous contrôle mais les autorités sanitaires du pays auront certainement besoin d'au moins 10 ans pour éradiquer la maladie.
"Pour le moment nous n'avons pas noté de résurgence de l'épidémie. Nous enregistrons de temps en temps des petites poussées dans certaines régions, mais l'incidence (de la maladie, ndlr) a beaucoup diminué", a déclaré à l'AFP le coordonnateur national du choléra, le docteur Donald François, du ministère de la Santé publique.
Les autorités sanitaires haïtiennes affirment avoir l'épidémie sous contrôle mais pour Médecin sans frontières (MSF) la situation est encore loin d'être satisfaisante.
"La maladie évolue de manière saisonnière en Haïti. Il y a des actions du ministère de la Santé publique, mais elles sont insuffisantes", estime ainsi Joan Arnan, chef de mission de MSF en Haïti.
L'organisation, qui à elle seule a soigné 70% des patients enregistrés à Port-au-Prince, continue de recevoir des malades dans ses centres, 500 personnes cette semaine et 400 la semaine précédente, selon Joan Arnan.
A l'apparition du choléra en Haïti en 2010, près de 150 personnes par jour décédaient dans le département de l'Artibonite (nord). En deux ans, la maladie a touché 685.000 personnes, et fait 7.550 morts.
"Aujourd'hui, nous déplorons moins d'un décès par jour. On a constaté 12 morts en octobre et 933 personnes affectées. Le choléra est donc sous contrôle", soutient le docteur François.
Toutefois, durant la saison des pluies, des dizaines de personnes sont touchées, surtout des agriculteurs qui continuent de boire l'eau polluée des rivières.
"Le ministère de la Santé publique va intensifier la sensibilisation", a promis le docteur François.
100.000 Haïtiens vaccinés
Les campagnes de vaccination semblent cependant porter leurs fruits: en 2012, plus de 100.000 Haïtiens ont reçu deux doses d'un vaccin contre le choléra à Port-au-Prince et dans les régions où l'épidémie avait fait le plus de victimes
"Les résultats de cette expérience pilote sont concluants, mais il faudrait poursuivre la vaccination à l'échelle nationale avec l'aide de nos partenaires de la communauté internationale", aimerait M. François.
S'il est admis par des chercheurs que la souche de la maladie qui a frappé Haïti est d'origine asiatique et qu'elle pourrait avoir été importée du Népal, les autorités haïtiennes évitent de désigner directement les Casques bleus népalais déployés dans la région parmi lesquels la première victime a été enregistrée en octobre 2010.
Invité récemment devant une commission parlementaire, le ministre des Affaires étrangères a ainsi refusé d'accuser l'ONU ou de demander des réparations pour les victimes, comme le souhaitaient certains députés.
"Ce n'est pas un dossier fermé. S'il y a une certitude sur la question alors l'Etat haïtien est disposé à s'asseoir avec l'ONU pour établir les responsabilités et présenter les doléances de la population, mais nous n'en sommes pas encore là", a déclaré à l'AFP le ministre des Affaires étrangères, Pierre-Richard Casimir.
L'ex-président cubain Fidel Castro a estimé récemment dans un article publié à La Havane qu'il était "juste" que l'ONU indemnise à hauteur de 100.000 dollars les familles des victimes du choléra en Haïti, puisque selon lui c'est elle qui a "introduit" la maladie dans ce pays en 2010.
"Il faut que les autorités politiques discutent avec l'ONU, mais il est difficile de réclamer des indemnités, car 80% de l'aide pour combattre le choléra en Haïti vient de la communauté internationale", a confié un médecin haïtien sous couvert d'anonymat.
http://www.france24.com/fr/20121026-haiti-le-cholera-sous-controle-mais-encore-10-ans-leradiquer