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vendredi 10 juin 2011

Des stars mondiales dans nos murs : Lilian Thuram, Carl Lewis et bien d’autres

Premier à entamer en Haïti une nouvelle série de missions humanitaires avant l’ex-roi de l’athlétisme et des basketteurs de la NBA, le champion du monde français incite les enfants à s’instruire et les haïtiens à s’unir jeudi 9 juin 2011,
Haïti commençait jeudi à recevoir la visite de gloires passées et actuelles du sport mondial dont la première, Lilian Thuram, dans le cadre d’efforts humanitaires divers entrepris au plan institutionnel ou individuel depuis le séisme dévastateur de janvier 2010.
Champion du monde en 1998 avec la France de Zinedine Zidane, le charismatique ex-défenseur international originaire de la Guadeloupe est venu se rendre compte de la situation des enfants haïtiens à titre d’ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF.
Thuram encourage les haïtiens à se tourner vers l’avenir et à s’unir avec leur nouveau Président, Michel Martelly qui, estime-t-il, est déterminé à faciliter l’accès de tous les enfants à l’éducation.
L’ancien Bleu, qui en est à son deuxième séjour au pays après une première visite en octobre dernier, s’est également félicité du travail accompli par l’UNICEF dans les camps abritant des enfants avec leurs familles sinistrées. "L’éducation scolaire doit être votre boussole pour réussir dans la vie", a lancé à l’endroit d’un groupe d’enfants démunis l’ancien joueur de football en évoquant le passé glorieux d’Haïti et la mémoire de l’un de ses héros nationaux, Toussaint Louverture.
Accompagnée de la représentante de l’UNICEF, Françoise Grulos Ackermans, Lilian Thuram, qui a visité plusieurs campements de réfugiés dont celui de l’université St-Gérard, à Carrefour-Feuilles (sud-est de la capitale), s’est présenté comme un "haïtien". Sur le même ton plaisant, il s’est demandé s’il n’avait pas de la famille ici.
Autre légende du sport versée dans l’humanitaire et qui doit arriver à Port-au-Prince, l’américain Carl Lewis.
Ambassadeur de bonne volonté de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’ancien roi du sprint et auteur de multiples records sur les pistes d’athlétisme du monde entier effectue à compter de ce vendredi une tournée en République Dominicaine et en Haïti (10 au 13 juin).
"En Haïti, un des pays les plus déboisés du monde (il ne reste plus que 2% de la couverture forestière d’origine), Carl Lewis visitera un projet de bassin versant visant à stabiliser le sol et à reboiser les montagnes près de l’épicentre du tremblement de terre qui a dévasté Haïti en 2010", indique la FAO dans un communiqué rendu public à Rome.
Attendu dans la capitale haïtienne dimanche, "King Carl" aura au cours de sa visite de 24 heures un entretien avec le Président Michel Martelly.
Enfin, une délégation de basketteurs professionnels évoluant dans la NBA est attendue vendredi à Port-au-Prince. Elle aura à sa tête le pivot candien d’origine haïtienne Samuel Dalembert des Philadelphia 76ers, l’une des franchises de la ligue nord-américaine de basket-ball
Depuis le séisme ayant fait environ 250.000 morts, l’année dernière, Haïti a vu défiler de nombreuses vedettes internationales du showbiz et du sport. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7811

Beethova Obas : « La jeunesse haïtienne peut changer les choses »

André-Jean Vidal franceantilles.fr 08.06.2011 Beethova Obas vient de sortir son dernier album, Futur. Il sera en Guadeloupe, après de longues années d'absence, pour un concert le 9 juin, pour les 10 ans de Lakasa.

Vous rêvez d'un lendemain où les enfants des rues accèdent à la scolarisation et à la dignité. Comment menez-vous le combat pour Haïti ?
Le combat est littéraire, J'ai écrit des textes. Ce combat est magnifié par le talent qui m'a été donné. Il faut toujours lier la parole à l'acte. Nous avons créé une association avec ma femme et des amis belges, Investissement For the Futur. C'est une association qui a pour objectif d'encadrer des jeunes financièrement. Dans le nouvel album, Futur, j'ai sorti un titre, La Vie, qui parle du futur. Un single a été imprimé spécialement avec ce titre pour être un soutien financier de l'association. Le produit de la vente du single va à l'association qui vient en aide aux enfants orphelins d'Haïti. Nous avons en charge deux orphelinats. mais, ce n'est pas fini.

Éveiller la conscience politique de chaque citoyen, passer en dérision les politiciens véreux... C'est ce que vous faites dans vos textes. Pensez-vous que Martelly puisse faire bouger les lignes ?
Tout dépendra de l'avenir. Je ne peux pas faire ici encore une analyse sur ce tout jeune gouvernement. Penser que Marthély peut faire quelque chose dépendra en fait de ceux qu'il aura choisis pour l'accompagner dans sa démarche politique. Il est certain que la situation est telle que faire bouger les choses en Haïti dépendra de tellement de facteurs que ce ne sera pas une mince affaire. Je reconnais de grandes qualités à l'artiste Martelly. Quant au politique, il faut attendre en n'oubliant jamais qu'il ne pourra rien faire s'il n'a pas l'appui du peuple haïtien.

Un des problèmes d'Haïti, c'est la présence d'ONG dont les membres ne connaissent pas la culture d'Haïti, la langue créole. Un ami de retour d'Haïti soutient que les ONG ne font pas grand-chose. Qu'il faudrait laisser faire les associations de quartiers...
Haïti a traversé une grande crise depuis cinquante ans. Il est certain que les ONG n'ont jamais changé la situation du monde. Regardez en Afrique ! Je crois qu'Haïti souffre du probème des ONG. Mais aussi d'une politique étrangère injuste. Les pays soi-disant amis ou alliés n'ont pas encore compris Haïti. Ils n'investissent pas vraiment pour qu'il y ait un changement. Les ONG ne vont rien changer. Ce sont les Haïtiens de la nouvelle génération qui peuvent changer les choses.

« Brayna n'arrête pas de me poser des questions sur le monde. »
Il est scandaleux de voir que les jeunes haïtiens ne peuvent bénéficier de l'éducation parce que les écoles sont payantes !
Sur la plupart de mes albums, je parle de ce scandale. En 1992, déjà. Dans mon album récemment sorti des presses, Futur, je redis la même chose. J'ai toujours comparé un enfant à un ordinateur. Si on ne lui donne pas les informations, il ne sera pas utile à la société. L'enfant arrive nu au monde, il faut lui donner de l'information, l'éduquer, le former. Mais il faut le faire gratuitement. Comme dans tous les pays modernes.

Papa d’une petite fille qui pose beaucoup de questions, quel message souhaitez-vous transmettre à tous les enfants du monde ?
Je suis effectivement papa d'une petite fille, Brayna. Elle n'arrête pas de me poser des questions sur le monde. Je voudrais, comme à tous les enfants du monde, lui inculquer le respect des autres. Il faut apprendre à les écouter, être assidue. Avoir l'amour de la connaissance. Des choses et des autres.

« Pour le titre Yo, tout s'est fait simplement. »

Vous vous êtes rendu en Pologne pour y enregistrer des violons avec l’orchestre philharmonique de Wroclaw. Les sonorités du violon représentent beaucoup dans votre imaginaire, n'est-ce pas ?
Moi, mon instrument de prédilection, celui avec lequel je compose ma musique, c'est la guitare. Cependant, le violon me parle. C'est un instrument qui me permet d'embellir, d'amener une autre couleur à ma musique. Le violon permet de donner encore plus d'harmonie à ma musique. Il y a deux messages dans cette utilisation du violon. La première c'est que j'ai enregistré ces violons en Pologne. Or, il y a une histoire commune entre Haïti et la Pologne. Des Polonais ont débarqué avec l'armée de Napoléon Bonaparte pour réprimer les révoltes d'esclaves en Haïti. Ils ont compris le combat de ceux-ci et les ont rejoints dans leur lutte. Ce qui me les rend d'emblée sympathiques. Et comme vous le savez il y a beaucoup de Polonais qui ont fondé des familles, au fil des siècles, en Guadeloupe et en Martinique ! Et puis, les violonistes polonais sont certainement les meilleurs au monde !

Dans Futur, vous rendez un hommage aux travailleurs et aux boat people haïtiens à travers un titre, Yo, sur un texte de Patrick Chamoiseau, sur une composition de Fred Désir, dans un duo avec Jocelyne Béroard. Comment s'est passée cette collaboration ?
Pour le titre Yo, tout s'est fait simplement. C'est toujours plus facile de contacter directement un artiste pour réaliser un projet que passer par une major. Avec Jocelyne Béroard, la collaboration s'est faite simplement, basée sur un respect mutuel. C'est quelqu'un qui, du temps de la tournée des Malavoi, il y a longtemps, m'a accompagné. J'étais jeune alors et elle m'a encadré, fait prendre contact avec des gens du métier qui m'ont appris tout ce qu'il fallait savoir. Quand j'ai appelé Jocelyne pour lui proposer le duo, elle m'a dit oui tout de suite. Patrick Chamoiseau m'a donné la version originale du texte. Fred Désir, le compositeur de ce morceau, m'a donné une copie de la partition. J'ai fait l'arrangement. Une collaboration idéale.

Vous revenez en Guadeloupe après cinq ans. La Guadeloupe représente beaucoup pour vous.
La Guadeloupe a toujours été mon deuxième pays, comme je l'ai toujours dit. Ma seconde patrie ! J'aime la Guadeloupe où je suis venu très jeune, en 1992. Il était temps d'y revenir. Cela fait quatre, cinq ans. Je brûle d'envie d'être en Guadeloupe, pour rencontrer tous ceux qui m'ont toujours soutenu. Je leur prépare quelque chose qui va certainement leur plaire : des extraits de mon nouvel album. Ce sera aussi le moment de la mise en vente de cet album, Futur, qui n'est pas encore officiellement en vente en Guadeloupe.
http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/loisirs/une-tv-mag/beethova-obas-la-jeunesse-haitienne-peut-changer-les-choses-08-06-2011-126848.php

mercredi 8 juin 2011

Située à Port-au-Prince, la capitale haïtienne, sur la route de Delmas, il y a un modeste bâtiment blanc où l’on peut lire en arabe et en français « Mosquée Al Fatiha ». Itraducteur nous fait le plaisir de nous offrir quelques photos de cette mosquée qui, malgré le puissant tremblement de terre de 2010, est toujours debout.
L’imam de la mosquée explique dans une vidéo sur le site Al-Kanz que lors du séisme les maisons à proximité se sont écroulées alors que la mosquée et son minaret n’ont subi aucun dégât par la grâce d’Allah.
La mosquée dispose d’une unique salle avec une partie pour les femmes, selon Itraducteur la salle ferait environ 60 m², de quoi accueillir entre 50 et 70 fidèles.
http://www.trouvetamosquee.fr/5mosquee-port-au-prince-haiti59/

Le blues des Haïtiens de Dakar

Après le séisme qui a secoué Haïti en janvier 2010, 163 étudiants ont bénéficié d’une bourse pour poursuivre leurs études au Sénégal. Mais l'intégration laisse à désirer.


Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Une dizaine d’étudiants est en train de discuter dans une langue autre que le wolof (langue la plus parlée au Sénégal). Renseignement pris, ils sont tous Haïtiens et discutent en créole. Après la catastrophe naturelle qui a frappé le pays de Toussaint Louverture le 12 janvier 2010, le président Abdoulaye Wade a accordé des bourses d’études à 163 étudiants de l'île caraïbe. Arrivés au Sénégal en octobre 2010, ils ont été orientés dans plusieurs universités: Cheikh Anta Diop de Dakar, Gaston Berger de Saint-Louis, Université de Ziguinchor, Université de Bambey et Université de Thiès. Le tremblement de terre d’une magnitude de 7 à 7,3 aurait tué plus de 200.000 personnes, dont 4.000 étudiants.

Magloire (*), étudiant dans un institut dakarois, se dit satisfait de sa nouvelle vie même si son pays lui manque. Pour lui, son voyage en Afrique est un retour aux sources, parce que, dit-il, ses ancêtres ont été arrachés au continent noir.
«A Gorée, j’ai versé des larmes de tristesse. C’était très émouvant de voir la porte du voyage sans retour. Je l’ai franchie en portant un tee-shirt sur lequel on a mentionné la Porte du retour», dit-il, très ému.
Comme Magloire, Juvenal apprécie son séjour en terre sénégalaise. «Je me suis bien intégré. J’ai de nombreux amis sénégalais. Je remercie le président Wade de nous avoir permis de poursuivre nos études au moment où tout s’est écroulé», dit le jeune homme.

Une entraide pas toujours acceptée
Magloire habite avec 44 de ses camarades dans un immeuble appartenant à l’Etat du Sénégal. Situé dans le quartier résidentiel du Point E à deux pas de l’université de Dakar, le bâtiment à trois étages est un vrai palace comparé aux pavillons délabrés du campus social de l’université de Dakar. Logés dans de grands appartements de trois chambres meublées avec goût, ces 45 étudiants sont beaucoup plus chanceux que leurs camarades du campus. Ce qui ne manque pas de susciter quelques fois des grincements de dents de la part des étudiants sénégalais.
Amadou Lamine Diongue, président de l’Amicale de la Faculté des sciences et techniques, avait rué dans les brancards peu après leur arrivée:
«Il est absurde que nos frères traînent à la place de ces Haïtiens. L’Université souffre d’une capacité d’accueil insuffisante (5.000 lits pour 50.000 étudiants). Nous n’allons pas sacrifier les étudiants sénégalais au profit des étudiants haïtiens. Nous n’acceptons pas que pour satisfaire une volonté politique, ces Haïtiens prennent la place de nos frères sénégalais.»
Pape Diop, un jeune marchand ambulant, partage l’avis de Diongue. Pour lui, avant d’aider les Haïtiens, Wade devait penser à régler les problèmes des Sénégalais: «Comment peut-il jouer les bons samaritains pour les Haïtiens au moment où son peuple souffre. Ce ne sont pas les Haïtiens qui vont le réélire en 2012.»
Face au flot de questions qui leur semblent gênants, les jeunes étudiants haïtiens s’emmurent dans un silence assourdissant. Il n’est pas facile pour eux de parler à la presse. Le cabinet du ministre-conseiller Lamine Ba, chargé des Affaires internationales et humanitaires au cabinet du président de la République, veille au grain. Les boursiers n’ont visiblement pas le droit de parler à la presse de leurs difficultés. Une interdiction qui semble être motivée par une volonté d’encadrer leur communication.
Dans l’immeuble où logent 45 étudiants haïtiens avec cinq étudiants sénégalais, le mutisme est apparemment la règle. «Avez-vous eu l’aval du cabinet de M. Lamine Ba? On nous a interdit de parler aux journalistes sans la présence d’un membre du cabinet», nous souffle l’un d’entre eux.
Il est vrai qu’un peu après leur arrivée au Sénégal, la presse a multiplié les articles les décrivant comme incapables de s’adapter à la culture sénégalaise.
«Un journal avait écrit que les Haïtiens ont du mal à manger les plats sénégalais et qu’ils ne pouvaient pas utiliser les toilettes de l’université. Des informations sans fondement qui font que le ministre a donné des instructions pour éviter ce genre d’incident», ajoute la même source.

Wade, le bienfaiteur
«Son excellence Me Abdoulaye Wade, le génie que possède le Sénégal.» Ce commentaire accompagnant une photo, postée sur Facebook et montrant le Président sénégalais en compagnie d’étudiants haïtiens, en dit long sur la fascination qu’exerce Abdoulaye Wade sur les étudiants haïtiens. Rosalie considère Wade comme le sauveur de toute une génération d’étudiants haïtiens.
«Nous étions désœuvrés. On n’avait plus de perspective après le tremblement de terre. Les universités étaient détruites. Quand on a appris que le Sénégal voulait nous accueillir, on priait tout le temps pour faire partie des sélectionnés. Il y a eu 2.050 demandes et 163 étudiants ont été choisis. Le président Wade est un homme généreux qui occupe une place importante dans nos prières», témoigne la jeune femme.
Pour Vladimir, cette bourse d’études accordée par les autorités sénégalaises est, d’une certaine manière, une renaissance.
«C’est une grande chance pour nous. A Haïti, tout est à reconstruire. Nous n’entrevoyions pas d’avenir dans ces conditions. Avec la bourse, nous avons une opportunité de poursuivre nos études dans de bonnes conditions», souligne-t-il.
Malgré ces éloges, certains d’entre eux trouvent insuffisant le montant de la bourse d’études de 36.000 francs CFA (55 euros) qui leur est allouée. Sous couvert de l’anonymat, un étudiant se plaint des conditions difficiles:
«Nous sommes certes redevables au président Wade et à l’Etat du Sénégal mais c’est très dur pour ceux d’entre nous qui ont perdu leurs parents dans le séisme. Ils ne reçoivent pas de soutien financier et la bourse semble dérisoire face à leurs besoins.»
Autre source d’inquiétude, le manque de suivi médical pour certains étudiants dont l’état de santé mentale laisse à désirer. Avec le choc du séisme, certains étudiants souffrent de troubles post-traumatiques. Ils ont besoin d’être assistés mais rien ne semble être fait dans ce sens.
(*) Les noms utilisés dans cet article sont des noms d’emprunt
Ndèye Khady LO
http://www.slateafrique.com/2475/blues-des-haitiens-sur-campus-senegalais

vendredi 3 juin 2011

Daniel Rouzier pourrait être invité à faire le dépôt de ses pièces au parlement mardi prochain

La séance en assemblée nationale extraordinaire prévue initialement mercredi dernier pourrait avoir lieu ce lundi. C'est ce qu'annoncé, le président de l'Assemblée Nationale, le sénateur Rodolphe Joasil. Selon le parlementaire le premier ministre désigné pourrait être invité à faire le dépôt de ses pièces mardi prochain au cas où le président de la république, publie le texte révisé de l'amendement de la constitution.
Monsieur Joasil, pense qu'il est urgent de doter le pays d'un nouveau gouvernement. Il invite ses collègues à travailler en ce sens.
Par ailleurs, interrogé sur le problème lié à l'amendement de la constitution, le président du sénat croit que c'est le point relatif au mandat des élus qui fait actuellement l'objet de discussions.
Le sénateur Rodolphe Joasil indique qu'une rencontre s'est tenue mercredi dernier, sur ce dossier entre des parlementaires et le président Michel Martelly.
Il a fait remarquer, le chef de l'état avait donné la garantie qu'il allait publier la version corrigée de la constitution, dans le journal officiel, le moniteur, ce vendredi.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19186

Daniel Rouzier multiplie ses rencontres avec les partis politiques

Le premier ministre désigné a rencontré les membres du directoire de la Plateforme Alternative dans le cadre des consultations en vue de convaincre les blocs politiques au parlement. Le coordonnateur de l'OPL qui en fait l'annonce qualifie de fructueuse cette rencontre au cours de laquelle Daniel Rouzier a exposé sa vision pour les 5 prochaines années.
Intervenant à la rubrique le point du jeudi 2 juin, sur Radio et Télé Métropole l'ancien sénateur, Leblanc, croit que l'Alternative n'entend pas constituer un blocage à l'arrivée d'un nouveau gouvernement à la tête du pays.
Par ailleurs monsieur Leblanc, qualifie de forfaiture, la publication de la version corrigée de l'amendement de la constitution dans le journal officiel le moniteur.
Il recommande au président de la république de trancher dans le cadre de ce dossier et d'adopter des sanctions contre les fautifs.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19184

Les autorités sanitaires veulent freiner l'épidémie de choléra

Les autorités sanitaires haïtiennes annoncent que de nouvelles dispositions ont été adoptées face à une nouvelle poussée de l'épidémie de choléra dans plusieurs régions. Carrefour, ville située au sud de la capitale, a payé le plus lourd tribut lors de cette résurgence de la bactérie. Une centaine de personnes auraient été tués la semaine dernière selon les autorités locales. Toutefois le directeur général du Ministère de la santé, Gabriel Timothée a annoncé des enquêtes scientifiques pour vérifier ces statistiques. Il estime à une dizaine le nombre de décès recensés par les structures sanitaires.
Selon M. Timothée plus d'un millier de personnes ont été contaminées par la bactérie notamment dans les quartiers de Bois Dioute et Taille fer. Ces quartier enclavés sont difficilement accessibles ce qui complique d'avantage la tache des autorités sanitaires.
Les récentes averses sont identifiées comme le déclencheur de la résurgence de l'épidémie par les spécialistes. La quasi-totalité des résidences dans ces quartiers populeux sont dépourvues de latrine ce qui facilite la propagation du vibrio cholerae.
Pour contrer l'épidémie les autorités sanitaires ont remis en place des infrastructures fermées depuis deux mois. Une dizaine de CTC fonctionnent dans la région métropolitaine, précise docteur Timothée qui envisage de mettre en place d'autres CTC. Il estime urgent qu'un grand Centre de Traitement de Cholera (CTC) soit ouvert dans le centre ville de Carrefour en vue d'accueillir les malades de la région et des sections rurales.
Dans le même temps le centre d'information et de secours aux malades * 300 est à nouveau opérationnel. Des campagnes d'information sur le respect des règles d'hygiène débuteront dans les prochains jours.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19183

La séance en Assemblée nationale a été reportée sine die

Le coup d'envoi de la session extraordinaire de la 49 eme législature, consacrée à la ratification du choix du Premier Ministre, a été reporté à une date ultérieure. Peu de législateurs étaient présents au Palais législatif mardi pour participer à cette séance plénière des deux chambres réunies. Le député Ronald Lareche (Inité) soutient que les parlementaires ont boudé la convocation en raison de la non publication des corrections dans le document de l'amendement de la constitution. Nous ne savons sous l'empire de quelle constitution nous devons travailler, explique M. Lareche faisant valoir que ce flou peut annuler l'action des législateurs.
L'absence des députés à cette séance avait été envisagée en début de semaine par le président de la chambre basse, Sorel Jacinthe.
Le report de la séance était tacitement convenu entre l'exécutif et le législatif. Le chef de l'Etat a pu pendant ce temps s'entretenir autour de la question avec une vingtaine de sénateurs. Le président Martelly promet de trancher dans ce dossier ce jeudi.
La publication du document corrigé dans le journal officiel ouvrira la voie à la tenue de l'assemblée nationale. Après plusieurs rencontres avec les membres du bureau de l'assemblée nationale, le président Martelly a voulu recueillir les points de vue des autres législateurs avant de se prononcer.
Les avis des juristes sont partagés sur ce dossier. Certains estiment qu'on peut reproduire le document alors que d'autres soutiennent qu'il s'agira d'un cas d'espèce de faux en écriture publique.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19182

Michel Ange Gédéon s'attaque à un nouveau défi

Le commissaire principal, Michel Ange Gédéon, responsable du commissariat de Port-au-Prince a été promu directeur régional de la Police pour le département de l'Ouest. M. Gédéon, qui avait contribué à rétablir un climat sécuritaire dans la capitale, a prêté serment par devant le doyen du tribunal de Port-au-Prince le mardi 31 mai 2011. Le Directeur Départemental de l'Ouest (DDO) est un élément important dans la structure de la PNH puisqu'il dispose d'un effectif de 2350 policiers. M. Gédéon remplace Ralph Stanley Brice avec qui il avait collaboré sur plusieurs dossiers depuis 2007. M. Brice et les commissaires de police de Port-au-Prince, Delmas, Pétion ville et Carrefour avaient collaboré étroitement pour freiner la vague d'enlèvement entre 2000- 2008.
M. Brice qui a œuvré pendant plus de 5 ans à la DDO a été durement éprouvé lors de l'assassinat de sa femme par des bandits.
Le nouveau directeur départemental de l'Ouest est conscient du nouveau challenge notamment en raison d'une certaine recrudescence des kidnappings et des attaques des groupes armés dans les quartiers populeux. M. Gédéon comprend que la tache ne sera pas facile mais il dit compter sur l'engagement et la détermination des policiers.
Il mise également sur une bonne collaboration avec les autorités judiciaires et les responsables de la mission de l'ONU. Le défi est énorme, concède le Directeur départemental qui veut tourner la page des polémiques entre la justice et la police. Preuve d'un début de l'harmonisation M. Gédéon a prêté serment par devant l'autorité judiciaire ce qui n'avait pas été le cas pour son prédécesseur. Il estime que la présence du chef du Parquet à la cérémonie de prestation de serment est un gage de la franche collaboration qui s'installera dans les rapports entre la justice et la police dans l'Ouest.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19181

De l'espoir en provenance d'Ottawa

39 étudiants haïtiens formés dans les métiers de la construction à La Cité collégiale Simon Séguin-Bertrand, LeDroit
Charles Thériault, Le Droit
La reconstruction d'Haïti, à la suite du tremblement de terre de janvier 2010, passe par une meilleure formation des ouvriers et par l'utilisation de matériaux plus résistants aux séismes.
Le 10 juin prochain, 39 étudiants haïtiens compléteront une formation de 16 semaines dans les métiers de la construction offerte par La Cité collégiale. Ce programme leur aura permis d'en apprendre plus sur les questions de santé et de sécurité des travaux extérieurs, le soutien à la construction, la charpente et les divisions, les parements extérieurs et les bardeaux, la maçonnerie, la plomberie, l'électricité et la menuiserie de finition.
Hier, lors de la présentation des étudiants aux médias, la présidente de La Cité collégiale, Lise Bourgeois, a expliqué qu'en élaborant ce programme de formation, le collège francophone d'Ottawa voulait faire sa part pour la reconstruction d'Haïti.
Les étudiants que LeDroit a rencontrés hier semblaient satisfaits de leur séjour, qui avait pourtant commencé en février, le mois le plus froid de l'année.
« J'ai beaucoup appris », a insisté Délicat Jean Soner. « Ici, c'est bien différent de chez nous, car Haïti est un pays tropical alors qu'ici c'est plus froid. Mais j'ai appris différentes techniques et je me sens prêt à construire des maisons », a-t-il ajouté. Son collègue Ambroise Héril a surtout apprécié les connaissances acquises en charpenterie. Il croit d'ailleurs pouvoir adapter les connaissances acquises à La Cité collégiale à la réalité haïtienne. « Ma propre maison a été détruite lors du tremblement de terre et elle n'est toujours pas reconstruite, alors ce stage me sera très utile. Je tiens vraiment à remercier La Cité collégiale et le gouvernement du Canada d'avoir organisé ce stage », a-t-il témoigné. Pour sa part, Jean Wadelson était heureux d'avoir acquis de nouvelles connaissances et de s'être familiarisé avec une technologie différente.
Lors de leur stage, les étudiants haïtiens ont entre autres construit des remises en bois, qui ont ensuite été vendues aux enchères pour financer des activités de reconstruction en Haïti.
Des méthodes différentes
Le responsable du programme à La Cité collégiale, Guy Grimard, a fait remarquer que ce sont les méthodes de construction canadiennes en bois qui ont été enseignées aux étudiants, car les maisons qui leur sont livrées sont maintenant fait de ce matériau.
« Les structures en bois sont plus sécuritaires que les maisons de béton en cas de tremblement de terre, car elles sont flexibles et légères. Et lorsqu'elles sont bien isolées, les maisons de bois sont aussi fraîches que celles qui sont faites de béton », a fait remarquer M. Grimard. « Ils connaissent déjà les méthodes de construction des maisons en béton, alors nous n'avons rien à leur montrer à ce sujet. En apprenant la construction de maisons en bois, ils seront maintenant capables d'adapter ces techniques aux matériaux qu'ils ont chez eux. [...] Nous allons aussi nous rendre en Haïti pour bien expliquer les méthodes d'isolation et les aider à construire des plafonds mieux aérés », a-t-il ajouté.

http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/ottawa-est-ontarien/201106/01/01-4405109-de-lespoir-en-provenance-dottawa.php

VILAJ VILAJ BIEN VIVANT...Luck Mervil défend son honneur avec vigueur et chiffres à l’appui

Michelle Coudé-Lord 02-06-2011
La firme de comptables BDO confirme dans un rapport que les 50 000 $ de la Fondation Vilaj Vilaj n’ont pas été volés, ni égarés.
Hier, Luck Mervil, accompagné de deux membres du conseil d’administration de Vilaj Vilaj, Philippe Terninck – ce dernier a écrit le livre Dans l’antre de Norbourg – et Ron Rayside, architecte de profession, revenait sur la place publique pour défendre son honneur et rassurer la population sur la vivacité du grand projet Vilaj Vilaj en Haïti.
« L’argent n’a jamais été perdu, ni volé. Les 49 200 $ recueillis ont servi au projet. Une personne à l’interne par vengeance a voulu nous accuser, mais voilà, maintenant la preuve est faite. C’est triste toute cette histoire, mais où il y a l’homme, il y a de l’hommerie. »
La firme BDO indique dans son rapport que pas moins de 30 000 $ ont été dépensés en déplacements et 11 000 $ en infrastructures.
« Voyager en Haïti coûte cher et il ne fallait pas arriver en colon ou en conquérant. Des architectes, des ingénieurs, des constructeurs nous ont accompagnés. Il fallait prouver à la gouvernance d’Haïti que nous étions sérieux avec ce grand projet. Nous n’avons pas logé dans des grands hôtels, mais plutôt dans des auberges de jeunesse, mais les gens doivent savoir que depuis le tremblement, tout coûte plus cher en Haïti. Des autos à 40 $ la journée, ça ne se loue plus à ce prix-là », affirme Luck Mervil.
Erreur de parcours
Selon Ron Rayside, un des administrateurs de Vilaj Vilaj, qui a une grande expérience dans le monde des fondations et organismes, Luck Mervil a « péché au début par enthousiasme ».
« Ils font tous l’erreur de ne pas bien s’organiser au départ. Mais je peux vous assurer qu’on ne parle pas ici de fraude. Ce projet en est un d’envergure et il est au coeur de la vie de Luck Mervil, jamais il ne le gâcherait. »
L’auteur-compositeur admet une erreur.
« Si on a à se donner une tape, c’est d’être entré dans l’urgence et de ne pas avoir assez pris le temps de s’organiser. La situation était accablante et urgente. Or, je sais aujourd’hui que j’aurais dû, après avoir fondé Vilaj Vilaj le 30 novembre 2010, voir à créer immédiatement un conseil d’administration et trouver un directeur général. Fallait prendre ce temps pour bien s’organiser. Moi, j’ai voulu m’assurer que le projet allait vite prendre vie avec les autorités du pays. Et c’est le cas. Vilaj Vilaj est bien vivant », affirme avec optimisme Luck Mervil.

Bill Clinton
Le défi est gigantesque, un projet total de 42 M$, la construction de 800 maisons pour loger 5 000 personnes et la création de plusieurs centaines d’emplois en Haïti.
On espère donner les premiers coups de pelle en décembre prochain.
« On peut y arriver », souligne le nouveau président de la diaspora haïtienne en Amérique du Nord, titre que vient de se voir attribuer Luck Mervil.
Ce dernier a d’ailleurs su capter l’intérêt de l’ex-président américain Bill Clinton, qui préside la Commission pour la reconstruction d’Haïti.
« Il croit au projet Vilaj Vilaj et a su se faire rassurant pour la suite des choses. Il m’a dit de continuer à bien organiser le tout avec les gens d’Haïti. On souhaite une aide de leur part », souligne Luck Mervil, qui a chanté l’hymne national lors de l’arrivée au pouvoir du nouveau président, Michel Martelly.

Triste, mais pas découragé
Bien sûr qu’il aurait aimé que ces allégations de fraude n’arrivent jamais.
« On a travaillé avec l’argent que nous avions recueilli pour mettre le projet en place, mais j’en ai mis aussi de ma propre poche. Donc, je dis à ceux qui croient que j’ai utilisé ou volé de l’argent qu’ils sont dans le champ... Et que même durant ces semaines où il a fallu réagir à ces fausses accusations, nous n’avons pas cessé de travailler. Vilaj Vilaj est un projet qui va se réaliser et à l’automne prochain, nous annoncerons l’appui de grands partenaires québécois. J’invite les gens à continuer à croire en ce grand projet pour Haïti » , conclut Luck Mervil.
« On ne s’associera pas à Vilaj Vilaj si ce n’est pas fait dans les règles de l’art et droiture », affirme le comptable Philippe Terninck.
Des administrateurs rigoureux
« Les gens doivent [...] se rappeler que les 8 M$ du Téléthon pour Haïti ont été donnés à la Croix-Rouge et au CECI, et non à Vilaj Vilaj », précise Luck Mervil.

Administrateurs
Ron Rayside - Architecte associé à l’Université McGill et au cabinet Rayside Labossière.
Philippe Terninck - économiste et conseiller chez Merrill Lynch.
Véronique François - docteur en physique et professeur à l’École de technologie supérieure.
Robert Chagnon - expert en habitation pour la firme Robert Chagnon et Associés et de l’organisme Options Habitation Québec.
Hélène Valentini - Maîtrise en anthropologie et spécialiste en santé et en collaboration internationale.
Agnès Connat - Coordonnatrice de la table de concertation du Faubourg Saint-Laurent

Le directeur général est Luc Alarie, comptable agréé de plus de 30 ans d’expérience.
« Nous aurions dû avoir ces gens-là autour de nous au point de départ. Quand tu démarres un grand projet de fondation, il faut t’assurer que tu auras autour de toi des administrateurs solides », indique Luck Mervil.
« Or, c’est le cas maintenant. Non pas parce que nous avons mal administré de l’argent, mais nous sommes désormais assurés que Vilaj Vilaj est solidement sur les rails.
« Pas un voleur »
« J’admets au début un manque d’organisation, mais j’affirme que je ne suis pas un voleur et que je crois trop en ce grand projet pour le peuple haïtien pour poser des gestes qui nuiraient à sa réalisation.
« Je sais que tous ces gens au conseil d’administration ont une belle droiture, des principes, sont honnêtes. Et il me semble que dans la vie, tu ne t’entoures pas bien si tu es malhonnête. Ce n’est pas mon cas. Tout cela est derrière nous et Vilaj Vilaj va se réaliser. Nous avons continué à y travailler en tout temps malgré ces fausses accusations. »

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Rapport de la firme BDO
Campagne de financement - 49 200 $
Dépenses infrastructures - 11 015 $
Communications - 918 $
Déplacements - 1 950 $
Frais de représentation - 1 551 $
Frais de bureau - 1 356 $
Collecte de fonds - 2 440 $
Honoraires et frais bancaires - 460 $
Insuffisance - 605 $
Variation nette des éléments hors caisse du fonds de roulement - 598 $
Découvert - 7$
http://fr.canoe.ca/divertissement/celebrites/nouvelles/2011/06/02/18226716-jdm.html
Commentaires:
Monsieur Mervil avec tout son panel feutré de personnalités tirées des plus hautes sphères de l’intellectualité canadienne aura bien du mal à faire avaler cette pilule. Avoir le courage de chercher à justifier d’avoir ramassé 49.000 dollars pour un projet et que de cette somme, 30.000 soit 61.2 % ait été utilisé en déplacements, relève de la pure magie. Les donateurs auront du mal à accepter ça.



Maintenant il aura besoin de démontrer une efficacité redoutable dans la réalisation de son projet. Mais ça fait un peu mal quand même !

Haïti sous la pluie, un mort dans le centre

Les opérations de cabotage et les vols intérieurs suspendus dans le grand sud à cause d’un mauvais temps à l’origine d’importantes précipitations jeudi 2 juin 2011,
Les pluies continues qui s’abattent depuis mercredi sur Haïti ont provoqué la mort d’un enfant dans le centre du pays et des inondations modérées dans le grand sud où les autorités ont procédé à des évacuations alors que l’alerte orange décrétée en raison de la détérioration des conditions météo dans la Caraïbe était maintenue.
Un centre de basse pression menaçait de se transformer en dépression tropicale, la première de la saison cyclonique qui a commencé mercredi.
Un enfant a été tué dans un éboulement près de la ville de Hinche, a annoncé la directrice de la protection civile, Alta Jean-Baptiste, qui appelle les populations des zones à risques à se déplacer.
Selon le délégué départemental des Nippes (sud-ouest), Jamil Vincent, interrogé par Radio Kiskeya, la grande rivière des Nippes était en crue et les communes des Baradères et de Petit Trou légèrement touchées. Les personnes affectées ont été transférées dans des abris provisoires, mais aucun dégât majeur n’a été enregistré.
Une dizaine de maisons inondées faisaient l’objet d’interventions appropriées.
Aucune donnée n’était encore disponible sur l’évaluation de la situation dans le secteur agricole et celui de l’élevage à cause de la pluviométrie abondante à laquelle faisaient face les différentes communes de la région, a indiqué M. Vincent.
Dans un bulletin spécial, le directeur du Centre national de météorologie, Ronald Semelfort, précise que les opérations de cabotage sont interdites sur la côte sud et les vols intérieurs annulés jusqu’à nouvel ordre au départ et à destination de Jérémie (Grand’Anse, sud-ouest), des Cayes (sud) et de Jacmel (sud-est).
Aucune perte n’a été déplorée à Port-au-Prince où le temps pluvieux joint à un congé général décrété tardivement à l’occasion de l’ascension a porté les gens à se terrer chez eux.
La saison cyclonique qui s’achève le 30 novembre officiellement risque d’être particulièrement dangereuse pour Haïti en proie à la dégradation accélérée de son environnement plus d’un an après le séisme dévastateur de janvier 2010 ayant fait plus de 250.000 morts.
Selon les prévisionnistes, 17 tempêtes tropicales pourraient prendre naissance dans l’Océan Atlantique dont neuf seraient potentiellement des ouragans. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7794

Michel Martelly s’apprête à "dénouer trois crises"

Après une série de consultations, le Président va se prononcer sur l’imbroglio constitutionnel, les législatives contestées et la ratification dans l’impasse du Premier ministre désigné, Daniel Rouzier Le Président Michel Martelly a évoqué mercredi l’existence de "trois crises" portant sur l’amendement constitutionnel, les législatives contestées et le processus de ratification du Premier ministre désigné, des questions que le chef de l’Etat a promis de trancher dès jeudi matin.
Cette décision devait intervenir à l’issue d’ultimes consultations avec les représentants des différents secteurs concernés.
"Le Président doit pouvoir trancher en dernier ressort", a indiqué M. Martelly qui a eu mercredi un déjeûner de travail avec plus d’une vingtaine de Sénateurs dans le cadre de l’initiation d’un dialogue politique avec le Parlement destiné à lever les obstacles empêchant la ratification de Daniel Rouzier.
Le dirigeant haïtien émet le voeu que les parlementaires seront prêts à recevoir le dossier de son Premier ministre désigné une fois qu’il se sera prononcé sur les crises de l’heure.
Face à la promulgation dans le journal officiel d’un texte différent de la constitution amendée en assemblée nationale, Michel Martelly a proposé la remise en vigueur de la charte fondamentale de 1987 en attendant la publication de la nouvelle version après l’installation du prochain gouvernement.
S’agissant des résultats à rebondissements des élections législatives qui continuent de laisser le Parlement amputé de 19 Sénateurs et Députés, le chef de l’Etat dit préférer user de prudence afin de s’assurer de l’authenticité des signatures des conseillers électoraux apposées au bas de la proclamation des résultats définitifs.
Martelly a fait ces déclarations en marge de sa participation à une cérémonie organisée au centre d’opérations d’urgence de la protection civile à l’occasion de l’ouverture officielle de la saison cyclonique qui risque d’être particulièrement fertile dans l’Océan Atlantique. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7792

Saison cyclonique : autorités et communauté internationale en alerte !

2 juin 2011 Le 1er juin marque en Haïti le début de la saison cyclonique, laquelle va s’étendre jusqu’au 30 novembre. Dans le cadre de la gestion des risques y relatifs, le président Michel Joseph Martelly a rencontré, ce mercredi, des partenaires internationaux. Le Centre d’Opération d’Urgence National (COUN) à Port-au-Prince a servi de cadre pour ladite réunion de travail à l’issue de laquelle le chef de l’Etat a tenu une conférence de presse avec le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies et Coordonnateur humanitaire, Nigel Fisher.
« Les exemples nous interpellent et nous appellent à la vigilance », a souligné le président Martelly dans son intervention. L’occasion pour lui de demander aux maires, délégués et Conseils d’Administration des Collectivités Territoriales (CASEC) d’encourager la population à « suivre les règles de protection d’usage».
Le chef de l’Etat a, en outre, assuré que depuis une semaine, de nombreuses mesures de prévention sont prises, notamment le curage des canaux à travers le pays, et que dans les jours à venir sera posée la première pierre des prochains 20 centres d’opérations. M. Martelly a aussi encouragé la population à se familiariser avec le Centre d’Appel d’Urgence (CAU) dont le numéro d’appel est « *300 ».
Cette année, en effet, sont prévus 17 cyclones et 9 ouragans, et la saison cyclonique est souvent synonyme d’inondations. Au cœur du dispositif d’alerte et de prévention figure le Centre d’opération d’Urgence National (COUN) géré par la Direction de la Protection Civile (DPC). Don des Etats-Unis et équipé par le Programme d’Appui au Système National de Gestion des Risques et Désastres (PASNGRD) -un programme financé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)-, ce centre dispose d’un entrepôt de secours contenant des kits d’hygiène et des couvertures.
La conférence de presse qui a clôturé la réunion de travail a aussi été l’occasion pour le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de souligner qu’Haïti est mieux préparée cette année qu’en 2010, avec notamment « le pré-positionnement de matériel d’urgence et la construction d’entrepôts ».
Se référant au Plan de contingence -qui permet, sur la base des prévisions de la DPC, de délimiter les zones à risques, d’évaluer les ressources disponibles, de pré-positionner les stocks de matériel de secours et d’identifier les abris provisoires-, Nigel Fisher a en outre prévenu que 13 millions de dollars manquaient au budget total de 21 millions de dollars prévu pour venir en aide aux 300.000 personnes à risque. Environ 8 millions sont déjà disponibles dont près de 2.400.000 dollars du budget de l’Etat haïtien et 5.648.000 de la communauté internationale.
Sur l’ensemble du pays, les opérations de gestion des risques se déroulent en deux temps. Il y a d’abord la phase de pré alerte cyclonique, qui consiste à organiser des patrouilles de reconnaissance, informer les gestionnaires des centres d’hébergement et prévoir le pré-positionnement du matériel ou encore informer la population à risque de la possibilité d’inondations ou d’un cyclone.
La phase active consiste, elle, à assurer un suivi de la situation, alerter les populations à risque de l’imminence d’un cyclone, diffuser l’alerte par mégaphone, ouvrir les centres d’hébergement et procéder à l’évacuation des personnes à risque. Actuellement, les préparatifs se traduisent en exercices de simulation en vue de réduire l’impact des cyclones.

Pour une bonne information de la population
Trois groupes travaillent dans la salle d’opérations et de traitement du COUN, explique Bertrand Talot, Chef du service de planification et de mobilisation des ressources à la DPC et Coordonnateur du Centre d’urgence. Il s’agit de la DPC, des 5 projets qui appuient la DPC (dont le Programme National de Gestion des Risques et des Désastres (PASNGRD) financé par le PNUD, le Programme National d’Alerte Précoce (PNAP) financé par la Banque et le Projet de Gestion Local Des Risques (PGR) financé par l’Union Européenne) et du Secrétariat Permanent pour la Gestion des Risques et des désastres (SPGRD).
Dans ce dernier groupe sont impliqués, notamment, la Police Nationale d’Haïti (PNH), les Sapeurs-pompiers, et les ministères de l’Education, de la Santé publique, des Travaux publics, de l’Agriculture, à la Condition féminine et celui de la Planification et de la Coopération externe.
Le SPGRD diffuse régulièrement les bulletins météorologiques dont la fréquence dépend des conditions climatiques afin de «prendre les meilleurs décisions en temps voulu et avec célérité », a précisé M. Talot, qui appelle la population à bien prendre en compte ces bulletins disponibles toute l’année et diffusés en français et en créole. Des SMS d’alerte sont également envoyés à différents niveaux, dont les CASEC, les mairies et auprès des délégations départementales.
Grâce à un système gratuit mis en place avec un opérateur téléphonique, les responsables des sections communales échangent régulièrement les informations. Les maires, de leur côté, disposeront bientôt de téléphones portables grâce à un projet d’appui financé par le PNUD.
Autre nouveauté, cette année, en plus des conseils aux populations, des kits familiaux d’urgence contenant les produits nécessaires à la survie pendant une semaine, comme des vivres, des médicaments et des lampes-torches, seront pré-positionnés dans les centres d’hébergement qui auront été identifiés à cet effet.
Rédaction : Habibatou Gologo
Edition : Uwolowulakana Ikavi
http://minustah.org/?p=30472

Haiti-Cyclone : Martelly appelle à la mobilisation

P-au-P, 1er juin 2011 [AlterPresse] --- A l’occasion de l’ouverture de la saison cyclonique, ce 1er juin, le président haïtien, Michel Martelly appelle à la mobilisation générale et annonce des initiatives pour faire face aux situations d’urgence qui pourraient se présenter. Martelly demande « la mobilisation de tous les hommes instruits, de toutes les forces du pays », lors d’une intervention au Centre d’Opération d’Urgence National (Coun).
Le centre est une entité du Système National de Gestion des Risques et Désastres (SNGRD) qui fonctionne sous la tutelle du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales (MICT).
« Cette mobilisation que je demande avant et après les cyclones c’est pour éviter les pertes en vies humaines et les destructions », ajoute le chef de l’État, qui souligne que les exemples douloureux du passé, sont une interpellation à « une vigilance intelligente qui peut permettre de réduire les conséquences et les nuisances » dans toutes les zones susceptibles d’être touchées.
Du 1er juin au 30 novembre, il est prévu la formation de 12 à 18 cyclones, dont 3 à 6 seraient d’une grande intensité avec des vents de plus de 178 kilomètres/heure selon des météorologistes américains.
Les autorités des collectivités territoriales, notamment, les maires et les délégués, sont conviés par le président Martelly à être attentives et à « amener les populations à suivre strictement les recommandations de protection et de sécurisation formulées en l’espèce. »
La présidence annonce pour les semaines à venir, la pose de premières pierres pour la construction de « 20 centres d’opération d’urgence communale » et Michel Martelly se dit prêt à s’assurer « que le système national d’alerte aux inondations sera opérationnel ».
Il prévoit la formation de 2 000 mille volontaires et la mise à disposition de containers de secours, tandis que 252 containers d’aide sont en route et doivent arriver au cours du mois de juillet.
Il manque 13 millions de dollars pour l’établissement de toutes les structures sécuritaires.
La saison cyclonique coïncide avec une recrudescence de l’épidémie de choléra qui a déjà occasionné plus de 5 300 morts, depuis son apparition en 2010. [rh apr 1/06/2011 15 :35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11109

Le casse-tête de l'adoption d'enfants haïtiens

Par Jérémy Collado, Delphine Chayet 03/06/2011
La France a gelé toute procédure dans l'attente d'une signature par Port-au-Prince de la Convention de La Haye.
Avant le séisme en Haïti de janvier 2010, Sophie et Marc avaient engagé une procédure d'adoption. Leur fille, Adèle, est finalement arrivée en France en août dernier. Depuis, les soucis administratifs s'accumulent. Presque un an plus tard, leur enfant ne bénéficie pas d'une adoption plénière. Seule une adoption simple lui a été accordée par le tribunal de Versailles (Yvelines), contrairement à sa grande sœur, Flore, adoptée elle aussi en Haïti il y a plusieurs années. «Psychologiquement c'est difficile, il y a une différence entre nos deux enfants, c'est lamentable», déplore la mère adoptante. Sur ses papiers, qui expirent en août 2011, Adèle est toujours haïtienne et porte son prénom d'origine, Alexandra. «Notre fille n'est pas inscrite dans notre livret de famille. C'est comme si la loi considérait que nous sommes des semi-parents», témoigne Sophie, dépitée.
Impossibilité juridique de modifier le prénom de son enfant, difficultés en matière d'héritage et d'acquisition de la nationalité : selon Nadine Bihore-Pinget, présidente d'Adoption sans frontières, «l'adoption simple n'assure pas des droits aussi protecteurs qu'une adoption plénière». Après l'émotion du rapatriement de centaines d'enfants en 2010, sous l'égide du gouvernement, ce flou irrite les associations. «Les familles sont inquiètes car elles pensent que la sécurité juridique de leurs enfants n'est pas assurée», confie Geneviève Miral, présidente d'Enfance et familles d'adoption.
Ce statut moins protecteur découle du droit haïtien qui ne reconnaît pas la rupture irréversible et définitive du lien de filiation, dans un pays où la plupart des enfants proposés à l'adoption ne sont pas orphelins. «Jusqu'en 2009, certaines familles ont pu obtenir malgré cela la conversion en adoption plénière, en faisant signer aux parents biologiques un consentement éclairé devant un notaire», explique un porte-parole du ministère de la Justice. Mais le gouvernement de Port-au-Prince a mis fin à cette pratique en 2009.

Conférence internationale
Depuis, les tribunaux français ne tiennent pas forcément compte de cette décision. Un dossier équivalent peut ainsi donner lieu à une adoption plénière à Pau ou à Poitiers, alors qu'il aboutira à une adoption simple à Versailles. Soucieuse d'éviter des différences de traitement entre enfants, la Chancellerie a adressé en décembre une circulaire pour «rappeler aux parquets les règles en vigueur» - c'est-à-dire leur recommander de requérir une adoption simple dans le cas des enfants venus d'Haïti. L'association EFA (Enfance et familles d'adoption) a déposé un recours contre ce texte devant le Conseil d'État.
«Ce problème sera définitivement réglé le jour où Haïti aura signé la Convention de La Haye sur l'adoption internationale. Une fois ce pas franchi, un petit Haïtien pourra être adopté comme n'importe quel autre enfant», souligne-t-on au Quai d'Orsay. En attendant, la France a gelé toute nouvelle procédure dans ce pays. Une conférence internationale sur le sujet doit se tenir en juin à Port-au-Prince.
Par Jérémy Collado
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/06/02/01016-20110602ARTFIG00589-le-casse-tete-de-l-adoption-d-enfants-haitiens.php
Commentaires:
ça doit être une facette de "l'exception culturelle française" aussi que souvent le seul sujet qui semble avoir de l'intérêt en matière d'actualité c'est la question del'adoption.
En Haiti rien n'a été reconstruit.
Le choléra revient en force...
Nous sommes au seuil d'une crise politique qui risque d'entraver profondément la gouvernance de ce pays qui a besoin d'une stabilité...
Des milliers de familles sont les tentes alors que la saison cyclonique a débuté il y a trois jours...
Pour certains cependant l'intérêt d'Haïti c'est juste de représenter un réservoir on l'on va "puiser" des enfants non orphelins.
Certaines familles qui, pour une raison bien déterminée ne sont pas aptes à adopter ailleurs, mais capables d'adopter un petit haïtien, après avoir accepter le principe de l'adoption simple veulent absolument tordre les bras aux lois et à la législation haïtienne pour modifier cette adoption simple consentie dans un premier temps en adoption plénière. 
Les pratiques qui permettent aux parents biologiques de l'enfant de signer un consentement éclairé pour renoncer à tout contact avec son enfant sont carrément inhumaines et cruelles. Dieu sait si l'élement financier en rentre aps en jeu et de la part de la famille qui adopte et les responsables des crèches. Je ne veux pas aller jusqu'à dire que cela peut prendre l'allure de véritable acte de vente.
C'est un sujet qui fache. Car des voix s'élèveront pour dire que vaut mieux adopter que de laisser crever de faim des enfants.
Cependant un pays qui se respecte ne donne pas ces enfnats en adoption.

mercredi 1 juin 2011

Drawing from a trove of 1,918 Haiti-related diplomatic cables obtained by the transparency-advocacy group WikiLeaks, The Nation is collaborating with the Haitian weekly newspaper Haïti Liberté on a series of groundbreaking articles about US and UN policy toward the Caribbean nation.


We Recommend.WikiLeaks Haiti: Let Them Live on $3/Day (Foreign Policy, Sweatshops, World)
The US Embassy aided Levi’s, Hanes contractors in their fight against an increase in Haiti’s minimum wage.
Dan Coughlin
WikiLeaks Haiti: The PetroCaribe Files (Foreign Policy, World)
The fight Big Oil lost in Haiti (for now).Dan Coughlin and Kim Ives
On Background: From WikiLeaks to WikiHaiti (Media, World)
Now that WikiLeaks is collaborating with media organizations across the globe, a huge trove of previously-unpublished State Department cables are coming to light.
Greg Mitchell.Related Content.Haitian Lament: Killing Me Softly
A Foreign Policy for the Common Citizen
WikiLeaks Haiti: The PetroCaribe Files





The Editors
@kennarh 12 sec .Haïti Liberté, published largely in French and Creole, is working with WikiLeaks to release and analyze the Haiti-related cables, which will be featured in a series of English-language Nation pieces, written by a variety of freelance journalists with extensive experience in Haiti and posted each Wednesday for several weeks.
The cables from US Embassies around the world cover an almost seven-year period, from April 17, 2003—ten months before the February 29, 2004, coup d’état that ousted President Jean-Bertrand Aristide—to February 28, 2010, just after the January 12 earthquake that devastated the capital, Port-au-Prince, and surrounding cities. They range from “Secret” and “Confidential” classifications to “Unclassified.” Cables of the latter classification are not public, and many are marked “For Official Use Only” or “Sensitive.”
The cables that form the basis of the articles in this series are being published in their entirety on the WikiLeaks site. However, in some cases, names will be redacted for safety reasons.
While not revealing any intelligence or military operations, and not comprising a complete set of all Port-au-Prince Embassy communiqués, the cables offer a penetrating look into US strategies and maneuvering in Haiti during the brutal coup years (2004–2006) and the period after President René Préval’s election (2006–2010). We see Washington’s obsession with keeping Aristide out of Haiti and the hemisphere; the microscope it trained on rebellious neighborhoods like Bel Air and Cité Soleil; and its tight supervision of Haiti’s police and of the United Nations’ 9,000-man military occupation known as the UN Stabilization Mission in Haiti (MINUSTAH).
Embassy officials offer candid assessments of other ambassadors and of Haitian politicians, UN officials, and other public figures. Sometimes their analysis is illuminating; more often, their assessments range from arrogant, pedantic or self-serving to false, tendentious or just plain ridiculous.
What emerges is an extraordinary portrait of Washington’s aggressive management of Latin America’s first sovereign nation—and its bare-knuckled tactics on behalf of US corporate interests there. But the cables also show how Washington’s designs are met with fierce resistance from the Haitian people. And they reveal how Haiti is a key arena for North-South struggle and East-West intrigue. Washington squares off against Caracas and Havana, particularly over oil, while Beijing and Taipei engage in fierce diplomatic arm-wrestling that threatens to derail the UN military mission in Haiti.
This release is part of the latest phase of WikiLeaks activity. Originally, WikiLeaks distributed the 251,287 leaked US Embassy cables and the Afghan war logs it obtained last year by providing them to large Western newspapers like the New York Times and the Guardian and the German magazine Der Spiegel. Since late December, WikiLeaks has selected media outlets in other countries—well over fifty now—and provided them with the US Embassy cables relevant to their country or region. Where they have been published, these disclosures have almost invariably generated major headlines, but typically they have received scant attention in the United States.
By partnering with Haïti Liberté, and placing the cables in context for a US audience, The Nation hopes to heighten the impact of the Haiti releases in the United States and internationally—and to advance the WikiLeaks mission of transparency in government that we regard as critical to democracy.
The PetroCaribe Files: The fight Big Oil lost in Haiti (for now).
Let Them Live on $3/Day: The US Embassy aided Levi’s, Hanes contractors in their fight against an increase in Haiti’s minimum wage.
On Background: From WikiLeaks to WikiHaiti: Now that WikiLeaks is collaborating with media organizations across the globe, a huge trove of previously-unpublished State Department cables are coming to light.
http://www.thenation.com/article/161009/wikihaiti-nation-partners-haiti-liberte-release-secret-haiti-cables

Près de 2 000 câbles de WikiLeaks concernant Haïti vont être rendus publics

P-au-P., 31 mai 2011 [AlterPresse] --- L’hebdomadaire Haïti Liberté, qui parait aux États-Unis, annonce la publication d’une série d’articles tirés de 1.918 câbles diplomatiques secrets à propos d’Haïti, provenant d’ambassades des États-Unis à travers le monde. Ces documents été obtenus par le groupe de défense de la transparence, WikiLeaks, et mis à la disposition d’Haïti Liberté, indique la direction de cette publication dans une transmise à AlterPresse.
Ces câbles couvrent une période de près de sept ans, du 17 avril 2003 au 28 février 2010, juste après le tremblement de terre du 12 janvier. Ils sont classifiés “Secret”, “Confidentiel”, “Non classifié”.
« Nous y voyons l’obsession de Washington à vouloir maintenir (l’ancien président Jean Bertrand) Aristide hors d’Haïti et de l’hémisphère, sa fixation sur les bidonvilles en révolte tels que Cité Soleil et Bel Air, et son étroite supervision de la direction de la police haïtienne, de la sélection des agents, et des 9000 membres de la force d’occupation des Nations unies (MINUSTAH) », indique la note.
Le premier article, que publie cette semaine Haiti Liberté, « examine comment Washington et les compagnies pétrolières des États-Unis ont cherché à saboter la mise en œuvre de l’accord pétrolier PetroCaribe entre le Venezuela et Haïti », annonce l’hebdomadaire.
« Les prochains articles montreront comment Washington a soutenu les propriétaires des industries d’assemblage contre la hausse du salaire minimum et leur militarisation de l’aide à Haïti après le tremblement de terre en 2010 », ajoute-t-il.
En novembre 2010, après avoir commencé à rendre publics les 251.287 câbles obtenus en provenance d’ambassades des États-Unis en les remettant à des quotidiens à grand tirage tels que le New York Times, The Guardian et Der Spiegel, WikiLeaks a choisi, à présent, des médias de plusieurs autres pays à qui confier les câbles concernant leur pays respectif. [gp apr 31/05/2011 17 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11102

Haïti-Duvalier : A quoi sert l’ordonnance de mise en résidence surveillée de l’ancien dictateur ?

P-au-P, 31 mai 2011[AlterPresse] --- Me Reynold Georges, un des avocats de l’ancien président dictateur haïtien Jean Claude Duvalier, qualifie de « stérile » l’ordonnance de mise en résidence surveillée prise à l’encontre de son client par la justice haïtienne. « Le président a été (récemment) à Thomassique (Est) pour baptiser un mariage, il a dormi à Mirebalais, il va à la plage et mange la viande de chèvre boucanée », déclare Me Georges à AlterPresse pour montrer la nullité de l’acte produit par le juge d’instruction Carves Jean, en charge de l’enquête sur Duvalier pour crimes contre l’humanité.
Le dictateur a reçu en mars dernier cette assignation à résidence limitant ses déplacements à la capitale, Port-au-Prince, ainsi que ses possibilités de recevoir chez lui.
« Je fais ce que la loi demande, j’ai suspendu l’ordonnance par un acte d’appel et tout est calme », ajoute-t-il.
Des victimes de la dictature duvaliériste, qui va de 1957 à 1986 (soit 1957-1971 François Duvalier / père, 1971-1986 Jean Claude Duvalier / fils) ont porté plaintes par devant la justice haïtienne contre l’ancien tyran pour crimes contre l’humanité.
La Commission Interaméricaine des Droits de l’homme a enjoint les responsables haïtiens de prendre toutes les dispositions pour que la justice puisse se prononcer sur le cas Duvalier.
« La République d’Haïti, en sa qualité d’État membre de la Convention américaine, a l’obligation internationale d’enquêter sur les graves violations des droits humains commises sous le régime de Jean-Claude Duvalier et, s’il y a lieu, d’en punir les auteurs », indique la déclaration de la CIDH. [rh gp apr 31 /05/2011 12 :55]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11101

Haïti-Rép. Dominicaine/Choléra : Résurgence de l’épidémie sur l’Ile

P-au-P, 01er juin 2011 [AlterPresse] --- Les autorités sanitaires de la République d’Haïti et de la République Dominicaine font état de la résurgence de l’épidémie de choléra dans certaines parties des deux pays, au moment où ll’ile fait face à une saison pluvieuse doublée de la période cyclonique. Des poussées reprennent dans plusieurs régions du pays, notamment à Carrefour (périphérie sud de la capitale), où les autorités sanitaires confirment 10 morts alors que d’autres sources faisaient état de plusieurs dizaines.
Le Docteur Gabriel Timothée, directeur général du ministère haïtien de la santé publique, affirme que cette situation est liée à 3 facteurs : la saison pluvieuse, la saison des mangues et la fermeture de plusieurs centres de traitement de choléra (Ctc).
La pluie favorise la contamination des rivières avec les déversements de déchets, ajoute Timothée.
Le ministère annonce des mesures comme la réouverture des Ctc, la distribution de chlore dans tout le pays et la réactivation du centre d’appel *300, en vue de la réduction du nombre de victimes.
Selon le bilan officiel actualisé en mai dernier, l’épidémie - qui sévit dans le pays depuis octobre 2010 - a déjà fait plus de 5,200 morts, tandis que plus de 302,000 personnes ont été contaminées.
Le ministre dominicain de la santé publique, Bautista Rojas Gomez, a également annoncé des mesures drastiques, dont l’ouverture de nouveaux laboratoires pour les tests de choléra, en vue de freiner l’épidémie.
Le président de l’Association médicale dominicaine, le Docteur Senen Caba, qui juge très grave la situation, estime que plus de 5 mille personnes sont contaminées sur le territoire voisin d’Haïti.
Jusqu’à présent, les autorités ont confirmé 23 décès et 1,288 personnes contaminées.
La carte de la maladie indique que les régions de Santiago (Nord), Santo Domingo (la capitale) et Elías Piña (Sud), sont les plus touchées depuis l’identification du premier cas en novembre 2010. [mm gp apr 01/06/2011 11:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11106