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mercredi 1 juin 2011

Drawing from a trove of 1,918 Haiti-related diplomatic cables obtained by the transparency-advocacy group WikiLeaks, The Nation is collaborating with the Haitian weekly newspaper Haïti Liberté on a series of groundbreaking articles about US and UN policy toward the Caribbean nation.


We Recommend.WikiLeaks Haiti: Let Them Live on $3/Day (Foreign Policy, Sweatshops, World)
The US Embassy aided Levi’s, Hanes contractors in their fight against an increase in Haiti’s minimum wage.
Dan Coughlin
WikiLeaks Haiti: The PetroCaribe Files (Foreign Policy, World)
The fight Big Oil lost in Haiti (for now).Dan Coughlin and Kim Ives
On Background: From WikiLeaks to WikiHaiti (Media, World)
Now that WikiLeaks is collaborating with media organizations across the globe, a huge trove of previously-unpublished State Department cables are coming to light.
Greg Mitchell.Related Content.Haitian Lament: Killing Me Softly
A Foreign Policy for the Common Citizen
WikiLeaks Haiti: The PetroCaribe Files





The Editors
@kennarh 12 sec .Haïti Liberté, published largely in French and Creole, is working with WikiLeaks to release and analyze the Haiti-related cables, which will be featured in a series of English-language Nation pieces, written by a variety of freelance journalists with extensive experience in Haiti and posted each Wednesday for several weeks.
The cables from US Embassies around the world cover an almost seven-year period, from April 17, 2003—ten months before the February 29, 2004, coup d’état that ousted President Jean-Bertrand Aristide—to February 28, 2010, just after the January 12 earthquake that devastated the capital, Port-au-Prince, and surrounding cities. They range from “Secret” and “Confidential” classifications to “Unclassified.” Cables of the latter classification are not public, and many are marked “For Official Use Only” or “Sensitive.”
The cables that form the basis of the articles in this series are being published in their entirety on the WikiLeaks site. However, in some cases, names will be redacted for safety reasons.
While not revealing any intelligence or military operations, and not comprising a complete set of all Port-au-Prince Embassy communiqués, the cables offer a penetrating look into US strategies and maneuvering in Haiti during the brutal coup years (2004–2006) and the period after President René Préval’s election (2006–2010). We see Washington’s obsession with keeping Aristide out of Haiti and the hemisphere; the microscope it trained on rebellious neighborhoods like Bel Air and Cité Soleil; and its tight supervision of Haiti’s police and of the United Nations’ 9,000-man military occupation known as the UN Stabilization Mission in Haiti (MINUSTAH).
Embassy officials offer candid assessments of other ambassadors and of Haitian politicians, UN officials, and other public figures. Sometimes their analysis is illuminating; more often, their assessments range from arrogant, pedantic or self-serving to false, tendentious or just plain ridiculous.
What emerges is an extraordinary portrait of Washington’s aggressive management of Latin America’s first sovereign nation—and its bare-knuckled tactics on behalf of US corporate interests there. But the cables also show how Washington’s designs are met with fierce resistance from the Haitian people. And they reveal how Haiti is a key arena for North-South struggle and East-West intrigue. Washington squares off against Caracas and Havana, particularly over oil, while Beijing and Taipei engage in fierce diplomatic arm-wrestling that threatens to derail the UN military mission in Haiti.
This release is part of the latest phase of WikiLeaks activity. Originally, WikiLeaks distributed the 251,287 leaked US Embassy cables and the Afghan war logs it obtained last year by providing them to large Western newspapers like the New York Times and the Guardian and the German magazine Der Spiegel. Since late December, WikiLeaks has selected media outlets in other countries—well over fifty now—and provided them with the US Embassy cables relevant to their country or region. Where they have been published, these disclosures have almost invariably generated major headlines, but typically they have received scant attention in the United States.
By partnering with Haïti Liberté, and placing the cables in context for a US audience, The Nation hopes to heighten the impact of the Haiti releases in the United States and internationally—and to advance the WikiLeaks mission of transparency in government that we regard as critical to democracy.
The PetroCaribe Files: The fight Big Oil lost in Haiti (for now).
Let Them Live on $3/Day: The US Embassy aided Levi’s, Hanes contractors in their fight against an increase in Haiti’s minimum wage.
On Background: From WikiLeaks to WikiHaiti: Now that WikiLeaks is collaborating with media organizations across the globe, a huge trove of previously-unpublished State Department cables are coming to light.
http://www.thenation.com/article/161009/wikihaiti-nation-partners-haiti-liberte-release-secret-haiti-cables

Près de 2 000 câbles de WikiLeaks concernant Haïti vont être rendus publics

P-au-P., 31 mai 2011 [AlterPresse] --- L’hebdomadaire Haïti Liberté, qui parait aux États-Unis, annonce la publication d’une série d’articles tirés de 1.918 câbles diplomatiques secrets à propos d’Haïti, provenant d’ambassades des États-Unis à travers le monde. Ces documents été obtenus par le groupe de défense de la transparence, WikiLeaks, et mis à la disposition d’Haïti Liberté, indique la direction de cette publication dans une transmise à AlterPresse.
Ces câbles couvrent une période de près de sept ans, du 17 avril 2003 au 28 février 2010, juste après le tremblement de terre du 12 janvier. Ils sont classifiés “Secret”, “Confidentiel”, “Non classifié”.
« Nous y voyons l’obsession de Washington à vouloir maintenir (l’ancien président Jean Bertrand) Aristide hors d’Haïti et de l’hémisphère, sa fixation sur les bidonvilles en révolte tels que Cité Soleil et Bel Air, et son étroite supervision de la direction de la police haïtienne, de la sélection des agents, et des 9000 membres de la force d’occupation des Nations unies (MINUSTAH) », indique la note.
Le premier article, que publie cette semaine Haiti Liberté, « examine comment Washington et les compagnies pétrolières des États-Unis ont cherché à saboter la mise en œuvre de l’accord pétrolier PetroCaribe entre le Venezuela et Haïti », annonce l’hebdomadaire.
« Les prochains articles montreront comment Washington a soutenu les propriétaires des industries d’assemblage contre la hausse du salaire minimum et leur militarisation de l’aide à Haïti après le tremblement de terre en 2010 », ajoute-t-il.
En novembre 2010, après avoir commencé à rendre publics les 251.287 câbles obtenus en provenance d’ambassades des États-Unis en les remettant à des quotidiens à grand tirage tels que le New York Times, The Guardian et Der Spiegel, WikiLeaks a choisi, à présent, des médias de plusieurs autres pays à qui confier les câbles concernant leur pays respectif. [gp apr 31/05/2011 17 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11102

Haïti-Duvalier : A quoi sert l’ordonnance de mise en résidence surveillée de l’ancien dictateur ?

P-au-P, 31 mai 2011[AlterPresse] --- Me Reynold Georges, un des avocats de l’ancien président dictateur haïtien Jean Claude Duvalier, qualifie de « stérile » l’ordonnance de mise en résidence surveillée prise à l’encontre de son client par la justice haïtienne. « Le président a été (récemment) à Thomassique (Est) pour baptiser un mariage, il a dormi à Mirebalais, il va à la plage et mange la viande de chèvre boucanée », déclare Me Georges à AlterPresse pour montrer la nullité de l’acte produit par le juge d’instruction Carves Jean, en charge de l’enquête sur Duvalier pour crimes contre l’humanité.
Le dictateur a reçu en mars dernier cette assignation à résidence limitant ses déplacements à la capitale, Port-au-Prince, ainsi que ses possibilités de recevoir chez lui.
« Je fais ce que la loi demande, j’ai suspendu l’ordonnance par un acte d’appel et tout est calme », ajoute-t-il.
Des victimes de la dictature duvaliériste, qui va de 1957 à 1986 (soit 1957-1971 François Duvalier / père, 1971-1986 Jean Claude Duvalier / fils) ont porté plaintes par devant la justice haïtienne contre l’ancien tyran pour crimes contre l’humanité.
La Commission Interaméricaine des Droits de l’homme a enjoint les responsables haïtiens de prendre toutes les dispositions pour que la justice puisse se prononcer sur le cas Duvalier.
« La République d’Haïti, en sa qualité d’État membre de la Convention américaine, a l’obligation internationale d’enquêter sur les graves violations des droits humains commises sous le régime de Jean-Claude Duvalier et, s’il y a lieu, d’en punir les auteurs », indique la déclaration de la CIDH. [rh gp apr 31 /05/2011 12 :55]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11101

Haïti-Rép. Dominicaine/Choléra : Résurgence de l’épidémie sur l’Ile

P-au-P, 01er juin 2011 [AlterPresse] --- Les autorités sanitaires de la République d’Haïti et de la République Dominicaine font état de la résurgence de l’épidémie de choléra dans certaines parties des deux pays, au moment où ll’ile fait face à une saison pluvieuse doublée de la période cyclonique. Des poussées reprennent dans plusieurs régions du pays, notamment à Carrefour (périphérie sud de la capitale), où les autorités sanitaires confirment 10 morts alors que d’autres sources faisaient état de plusieurs dizaines.
Le Docteur Gabriel Timothée, directeur général du ministère haïtien de la santé publique, affirme que cette situation est liée à 3 facteurs : la saison pluvieuse, la saison des mangues et la fermeture de plusieurs centres de traitement de choléra (Ctc).
La pluie favorise la contamination des rivières avec les déversements de déchets, ajoute Timothée.
Le ministère annonce des mesures comme la réouverture des Ctc, la distribution de chlore dans tout le pays et la réactivation du centre d’appel *300, en vue de la réduction du nombre de victimes.
Selon le bilan officiel actualisé en mai dernier, l’épidémie - qui sévit dans le pays depuis octobre 2010 - a déjà fait plus de 5,200 morts, tandis que plus de 302,000 personnes ont été contaminées.
Le ministre dominicain de la santé publique, Bautista Rojas Gomez, a également annoncé des mesures drastiques, dont l’ouverture de nouveaux laboratoires pour les tests de choléra, en vue de freiner l’épidémie.
Le président de l’Association médicale dominicaine, le Docteur Senen Caba, qui juge très grave la situation, estime que plus de 5 mille personnes sont contaminées sur le territoire voisin d’Haïti.
Jusqu’à présent, les autorités ont confirmé 23 décès et 1,288 personnes contaminées.
La carte de la maladie indique que les régions de Santiago (Nord), Santo Domingo (la capitale) et Elías Piña (Sud), sont les plus touchées depuis l’identification du premier cas en novembre 2010. [mm gp apr 01/06/2011 11:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11106

Séisme haïtien: bilan remis en question et reconstruction

Publié le 01 juin 2011
Anabelle Nicoud, La Presse
Un rapport commandé par l'Agence américaine d'aide au développement (USaid) met en doute le bilan officiel du séisme du 12 janvier 2010 à Haïti. Le nombre de victimes serait plutôt de 46 000 à 85 000 personnes, et non de 200 000 à 250 000, comme le soutiennent les autorités haïtiennes. S'il était confirmé, ce nouveau bilan pourrait avoir un impact majeur sur la reconstruction du pays, un an et demi après le tremblement de terre.
Réalisé d'après le travail de terrain d'une firme externe, le rapport, qui n'est pas définitif, contient toutefois quelques «incohérences» qui font l'objet d'un examen, a précisé le département d'État à l'AFP. USaid a pour sa part précisé que le document ne vise pas à refaire le bilan des victimes, mais plutôt à évaluer l'efficacité du déblaiement.
De leur côté, les autorités haïtiennes ont refusé de commenter ce bilan. «J'attends une version officielle de ce rapport. J'ai l'impression que c'est un brouillon qui est cité. Est-ce que c'est officiel? Est-ce que ça a été présenté au gouvernement? Il manque des informations», a dit hier le consul d'Haïti à Montréal, Pierre-Richard Casimir. Chose certaine, selon M. Casimir, les besoins pour la reconstruction sont encore criants, et la tâche du nouveau gouvernement est gigantesque. «On s'attend à une nouvelle dynamique avec le nouveau gouvernement», dit-il, optimiste.

L'aide internationale remise en question?
Évaluations structurelles et déblaiement des débris dans les quartiers d'Haïti touchés par le séisme, le rapport, s'il confirmait ces données, pourrait avoir des conséquences importantes sur l'aide à la reconstruction du pays, croient certains observateurs. La communauté internationale avait promis près de 11 milliards de dollars. «La malice populaire croit qu'on minimise le nombre de victimes pour réduire l'engagement international, observe Pierre Emmanuel, rédacteur en chef de la station CPAM, la radio haïtienne de Montréal. C'est tiré par les cheveux. L'ampleur des destructions matérielles ne saurait être remise en question.»
Près de 700 000 personnes vivent toujours dans des situations d'urgence, selon la Croix-Rouge canadienne. La reconstruction avance petit à petit. «L'an dernier, on parlait de 1,2 à 1,6 million de personnes dans des situations d'urgence. Une partie d'entre elles ont pu se reloger. Mais l'un des grands défis (du nouveau gouvernement) va être de régler les enjeux liés aux terres, au cadastre. Ça va être de trouver des solutions immédiates, rapides, mais qui soient quand même décentes», dit Jean-Philippe Tizi, directeur des opérations pour Haïti de la Croix-Rouge canadienne.

Des camps d'urgence difficiles à démanteler
Le rapport met aussi en doute les derniers chiffres de l'ONU sur le nombre de personnes qui vivent dans la rue, estimé à 630 000. Selon le rapport, la réalité serait plutôt de 5 à 10% de ce chiffre. Les camps d'urgence ont eu un effet pervers. En offrant des services (eau courante, électricité) à une population qui n'y avait pas accès avant le tremblement de terre, les camps se pérennisent.
«Plusieurs personnes vivent dans les camps même si elles peuvent en sortir, dit Andréanne Martel, chercheuse à l'Observatoire sur les missions de paix et opérations humanitaires de la chaire Raoul-Dandurand. Il y a une économie du camp qui se met en place, une communauté et un espace politique qui se recrée. Les ONG ne sont pas habituées à une crise urbaine comme celle-là. Ça va être difficile à briser.»
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201106/01/01-4404808-seisme-haitien-bilan-remis-en-question-et-reconstruction.php

mardi 31 mai 2011

Nokero International Teams With American Green International to Bring 1,000 Solar Light Bulbs to Tent City in Haiti

Posted on 05/31/11 at 2:00pm by webmaster Nokero International Teams With American Green International to Bring 1,000 Solar Light Bulbs to Tent City in Haiti
One year after the earthquake, a team of volunteers visited Haiti on a relief effort and saw hundreds lost in the darkness of poverty. Inspired by the people of a tent city in Port-au-Prince, the people at American Green International vowed to return, this time with 1,000 Nokero solar light bulbs, to alleviate the dangerous, unhealthy, and expensive use of kerosene and other fossil fuels for light.
Denver, CO (PRWEB) May 31, 2011
If you want to eliminate the darkness of poverty, start by eliminating the darkness.
These are the words that inspired a team from American Green International, who took more than 200 Nokero solar light bulbs to Haiti one year after the devastating earthquake rocked the Western Hemisphere's poorest country.
What they found there – in the streets and in a tent city in Port-au-Prince - was even worse than they had imagined. Complete darkness descended on the city at night, leaving its residents helpless and unsafe in the dark, unable to see one another, help one another, cook, clean, or even go to the bathroom.
"To bring the lights out there, and see the immediate difference, it's incredible," said Leah Quintal, of American Green International, who has been to Haiti and seen the difference a Nokero solar light bulb can make.
Those who receive a durable, rainproof Nokero solar light bulb see their lives instantly changed. With more time in their day, they are more productive. The $8 US they save each month gives them much-needed money they can spend on food and medicine for their families. With six hours of light per night from their Nokero bulb, their cooking, cleaning, and chores can be done in the evening, leaving more time in the day for work. Perhaps most of all, they feel safer in the dangerous dark of night.
The team saw a tremendous need for solar light, and vowed to return with 1,000 Nokero solar light bulbs to light the entire tent city.
That is why Nokero and American Green are partnering in the Gift of Light for Haiti program, where people can donate solar light to Haiti at GiftOfLightForHaiti.com.
(The project is one of many Nokero projects under way globally - for more information contact Tom Boyd.)
In Haiti's tent cities, what light there is usually comes from kerosene – a dangerous and polluting fuel. More than 1.6 billion people worldwide live without access to electricity, and more than 2 billion more only have intermittent electricity. With no other option, they are forced to buy expensive kerosene, a fuel which leaves black soot in their noses and lungs, and collectively emits 190 million tons of carbon dioxide each year (the equivalent of 30 million cars).
About Nokero
Nokero (short for No Kerosene) was formed in June 2010 by inventor Steve Katsaros to develop safe and environmentally-friendly solar products that eliminate the need for harmful and polluting fuels used for light and heat around the world, and, most importantly, are affordable to the communities that need them.
The light bulb is a shape known around the world. The Nokero solar light's unique bulb shape, its simple yet durable design, and its affordability mean the Nokero solar light bulb is humanity's best chance at ending the practice of burning kerosene.
Read more: http://www.benzinga.com/press-releases/11/05/p1122838/nokero-international-teams-with-american-green-international-to-bring-#ixzz1Nwbvo7On
http://www.benzinga.com/press-releases/11/05/p1122838/nokero-international-teams-with-american-green-international-to-bring-

'Miracle and hope' in Haiti

By Song In-yeup It has been 500 days since a terrible earthquake hit Haiti hard in the center of the Caribbean Sea. As a result Haiti suffered a shortage of daily goods, crime, violent demonstrations and cholera, what we call “a fivefold difficulty.“ But since Feb. 4, Haiti has begun to stabilize and its people go through daily life with hope now, though still in the midst of difficulties.
It is President Michel Joseph Martelly, who took office on May 14 and has ignited a “miracle and hope” in Haiti. South Korean President Lee Myung-bak also congratulated Martelly through his special envoys Yoo Ki-june and Kwon Young-jin.
Martelly, a 50-year-old singer, was only one of the unnoticed minor candidates when he started his campaign last October. The first survey showed 1.5 percent support for him, sixth among 19 candidates, while Manigat had 31.5 percent and Celestin 7 percent.
But he jumped to third by gaining 21.4 percent succeeding Manigat with 31.4 percent and Celestin’s 21.8 percent in the first presidential election held on Nov. 28, 2010. But only Manigat and Celestin, the first and second runner, could stand in the final election slated for Jan. 16.
It was right after the announcement of result of the first presidential election that furious voters began to take to the streets shouting "Celestin Out!" accusing him of illegal campaigning using power and money.
All the major cities in Haiti were covered in black smoke from burning tires. And all the ministries, schools, banks and markets were closed. Even the Port-au-Prince Airport, the only international one in Haiti, was shut. That's why an airplane, loaded with cholera medicine which the Korea International Cooperation Agency (KOICA) was sending to Haiti, could not land there and had to go back to Miami.
The angry protesters' outcries and gun-shots were heard even in my house and tear-gas entered the house unless I kept all windows closed. Nevertheless, the ruling party and Celestin, son-in-law of the President, seemed to stand solid. And Haiti seemed to have no hope.
The U.N., donor countries and nongovernmental organizations (NGOs) could not do their work. Demonstrations went on day after day and the final presidential election scheduled for Jan. 16 was not held and drifted on to an unfixed date. Is Haiti helpless?
It was on Feb. 4 that the ruling party and Celestin surrendered to the power of the people amid increasing demonstrations and a censure from the international society. He resigned his candidacy. Demonstrations ended swiftly and streets were returned to order.
Peace continued until the final presidential election day of March 20 while both small and large political rallies were held in harmony and joy. They looked like festivals. The incredibly large group of voters assembled voluntarily to listen to Manigat and Martelly with no trouble and the two candidates enraptured them. It was indeed a political festival and was carried in order, better than in any advanced country.
Finally, the revolution or miracle of election took place. Martelly, who received 1.5 percent support in the first survey in October and 21.4 percent in the first election of Nov. 28, took 67.7 percent of the votes in the final election of March 28 while Manigat secured only 31.6 percent. Martelly was elected President with an absolute majority.
Martelly's administration started out on May 14 with a lot of hard things to deal with such as recovering from the terrible earthquake, dealing with cholera, poverty, no social and economic infrastructure since 30 years of Father and Baby Duvalier's dictatorship and the repeated coup d'etats over 20 years. But Martelly is filled with strong resolution and energy to sacrifice himself for his country and people.
And almost all of Haitians show strong faith in him. Haiti is strongly united around Martelly. It is indeed a miracle. And it is the beginning of social security and national reconstruction.
The U.N. and international societies including those in Korea have promised to cooperate and provide full support to the new government of Haiti. Martelly is known to have a strong will to make Korea, which accomplished national development in only one generation, as his national model.
It is high time that our country, as a full member of the Development Assistance Committee (DAC) of the Organization for Economic Cooperation and Development (OECD), also should give as much support as we can to Haiti which is beginning to recover from the earthquake's damage.
Of course, we should implement our $10 million which we committed at Donors' Meeting for Haiti held at New York on March 31 last year in timely fashion.
We are living in the 21st century, called an era of globalization. We cannot be considered civilized people if we view Haiti's calamity as a fire beyond the river.
Song In-yeup is the chief representative of the Haiti office of the Korea International Cooperation Agency (KOICA). He can be reached at iysongg@hanmail.net.
http://www.koreatimes.co.kr/www/news/opinon/2011/05/137_87939.html

Haitian color, culture on show during Haitian Day Parade and Festival

BY Lillian Rizzo and Erin Durkin
DAILY NEWS WRITERS
Monday, May 30th 2011, 4:00 AM
Norman Y. Lono for NewsCostumed dancers whirl down Brooklyn's Nostrand Ave. during Haitian Day Parade and Festival. Haitian New Yorkers took over Brooklyn's Nostrand Ave. Sunday for the Haitian Day Parade and Festival.
"I love being here because it shows me that Haiti does exist in New York," said Rodney Chauvet, 34, of East Flatbush, who came with his 9- and 3-year-old daughters. "I try to bring my daughters to all Haitian parades and celebrations. I want to remind them that they aren't only American, they are Haitian."
While most had their minds on song and celebration, attendees were also holding out hope that the recent presidential election win of singer Sweet Micky would bring change to their earthquake-ravaged homeland.
"I hope he brings the modern life ... to Haiti," Chauvet said.
Vanessa Delmas, 20, of East New York, wore a skirt and top fashioned from the Haitian flag as she marched along Nostrand from Martense St. to Foster Ave.
"I don't miss one parade," Delmas said. "I really like the dancing and just enjoying Haitian culture."
Read more: http://www.nydailynews.com/ny_local/brooklyn/2011/05/30/2011-05-30_haitian_color_culture_on_show.html#ixzz1NwZtRunc
http://www.nydailynews.com/ny_local/brooklyn/2011/05/30/2011-05-30_haitian_color_culture_on_show.html?r=news

Haiti's incredible coffee

La Colombe’s founder means to create demand for amazing beans.
By Melissa Dribben
In early April, two weeks before she opened her latest restaurant, Talula's Garden, Aimee Olexy, crowned royalty of the region's culinary scene, met with her coffee supplier to choose beans she would serve at the end of each finely tuned meal.
He'd brought her usual favorites from Nicaragua, Brazil, and Africa. But a stranger in the cache caught her eye.
"What's in that little unmarked bag?" she asked.
The supplier didn't answer. Instead, he brewed a small batch and poured her a cup.
"I loved, loved, loved it," Olexy said. "It was like a coffee I dreamed of in the morning." Unlike so many that seduce you with aroma, then disappoint with a slap to the tongue, this coffee was true to its promise. "The smell matched the taste," she said, with hints of caramel and butterscotch and a toasty finish.
She ordered it - an entire shipping container's worth, about 33,000 pounds.
A month later, Nelson Robinson, 34, a Haitian coffee farmer, stood in the restaurant weeping grateful tears.
The coffee Olexy had fallen for, Haitian Blue Forest, came from Robinson's home in the destitute mountains of southeastern Haiti. The beans had been handpicked from semiwild vines that his great-grandfather and neighbors had planted from heirloom seeds linked to ancient Ethiopia.
Robinson told Olexy and her staff how, as a child, he had watched his father burn most of the family's coffee plantation. Although Haiti was once one of the world's major coffee exporters, politics and economics had conspired to kill off the trade. Precipitous drops in the price along with rising oil costs made the vines more valuable as a fuel source and the land more useful for growing peas.
After finishing college, Robinson had the chance to emigrate to Canada. Instead, he returned home to the family farm and worked with a coffee cooperative, Coopcab, representing 5,000 families.
They were barely getting by when, in January, a tall, odd American loped into the village - Todd Carmichael, cofounder of La Colombe, the Philadelphia-based roasting company.
Since he started the business 17 years ago, Carmichael has traveled around the "planet," as he prefers to say in his caffeinated disquisition, searching for worthy plants and deserving farmers. The 47-year-old coffee savant and world adventurer (he holds the world record for crossing Antarctica solo) says his motives are almost as pure as his product.
"Not that I'm one of these people who believes that business is the answer to everything," he said. "But the absence of business isn't good either."
La Colombe deals directly with farmers, Carmichael said, avoiding middlemen who pocket the profits and leave growers with only pennies on the pound. Haiti's situation was particularly sad.
Japan had been a reliable trading partner for years, buying premium beans at fair prices, said Marcel Duret, Haiti's former ambassador to Japan. Most of the rest of the crop, however, was sold far below its potential value.
Intermediaries paid Haitian coffee growers for an entire harvest up front at very low prices, then transported the goods illegally into Santo Domingo to be blended and sold at a substantial profit.
Eighteen months ago, Carmichael knew little about Haiti. But during a visit to the Library of Congress, he made a discovery. "I was looking at shipping records from the 1700s," he said. "I'm a typica [coffee bean] junkie, and I wanted to know what they were drinking back then." The typica variety has a richer, more authentic flavor, he says, unadulterated by commercial agricultural methods.
The documents Carmichael found showed that in the 1800s, Haiti grew 45 percent of the world's coffee. "So I started calling coffee traders. There are a handful who bathe in this stuff. They move thousands and thousands of containers of it."
Carmichael learned that somewhere near Thiotte in Haiti, a group of farmers was producing spectacular coffee. In January, he hopped a plane to Santo Domingo, rented a truck, and headed for the Haitian countryside.
Cannily blogging for Esquire and videotaping, Carmichael chronicled the 10-day expedition from beginning to end. Bald and lanky, the former long-distance runner looks as if he had stepped out of Outside Magazine in his white T-shirt, jeans, hiking boots, and worn baseball cap. Manic on the good-natured edge of cocky, he hands the video camera to a stranger on the Dominican-Haitian border and has him film the bustling marketplace. Then Carmichael looks into the lens and says, "All this commerce, not one single bag of coffee." He points toward the mountains and vows, "That's going to change."
By the end of the trip, he had found the typica vines growing in as natural a state as he had ever seen. "Each plant produces about 2 to 4 kilos," he said. "Compare that to the big commercial hybrids that can produce 30 to 40 kilos per plant. It's like they're on steroids." He had also tracked down Nelson Robinson and presented his plan.
"They were receiving $1.60 a pound for most of their coffee," Carmichael said. "You can barely survive on that. I'll pay what I believe it to be worth." The best of the coffee, which he would help them process properly, would fetch $5 a pound. "That makes it one of the most expensive green coffees in the world."
For the rest of the crop, he would pay between $3 and $4 a pound, and guarantee to buy 40,000 kilos every year for the next three years. He also invested $100,000 in a state-of-the-art coffee dryer from Brazil to help boost the processing capacity, particularly during rainy season.
Carmichael is not the first American to try to revive the Haitian coffee economy. The difference with La Colombe's plan, he says, is that it works to create demand first.
"I want people to covet this coffee."
Carmichael arranged for Robinson to attend a marketing course the World Bank gave in May, and to visit restaurants and cafes that would serve Haitian Blue Forest: elite places like Ai Fiori on Fifth Avenue in Manhattan and Vetri and Talula's Garden in Philadelphia.
Olexy's decision to put Haitian coffee on her menu was quick but not rash. Preparing for the dinner crowd last week, she brewed herself a French-press carafe full and spent the next hour attending to details. Linens, potted ferns, and cheese presentation.
When Robinson visited, she invited him to her daily staff meeting. Listening to her chefs and servers praise his coffee, he was overwhelmed.
"I am so thankful," Robinson said last week back in Haiti. "It's true that we produce a sacre bon cafe." That, he'd known since childhood, he said, but what moved him was the realization that so many others now know it, too.
"It's the best coffee I've ever tasted," said Carmichael. "I think this could grow into a billion-dollar industry for Haiti."
Read more: http://www.philly.com/philly/business/122851068.html?viewAll=y#ixzz1NwXXpAWe
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http://www.philly.com/philly/business/122851068.html?viewAll=y

Le processus de ratification du Premier Ministre débute le 1 juin

La première session extraordinaire de la 49 eme législature consacrée à la ratification du choix du Premier Ministre, Daniel Rouzier, débutera le mercredi 1 juin 2011. Quelques heures après la séance en assemblée nationale, M. Rouzier devra soumettre ses dossiers aux commissions des deux chambres en vue de la préparation d'un rapport sur la ratification du choix du premier Ministre. En ce qui a trait à une entente entre l'exécutif et le bloc majoritaire, le président du sénat, Roudolph Joazile, indique qu'aucun accord n'a été conclu. Il assure que les négociations se poursuivront même si les législateurs sont convoqués en session extraordinaire.
Le Premier Ministre désigné envisage de poursuivre le dialogue avec le groupe majoritaire contrôlé par l'Inité en dépit des menaces de plusieurs sénateurs de ce bloc parlementaire.
Interrogé sur le comportement de ses collègues, M. Joazile rappelle que le directoire de l'Inité contrairement au bloc parlementaire GPR ( contrôlé par l'Inité) ne sollicite pas de postes au sein du gouvernement Rouzier. Il appelle les pères conscrits à la sagesse et l'exécutif à la retenue afin de faciliter le bon déroulement des négociations. Pour mettre un terme aux provocations M. Joazile estime que le directoire de l'Inité devra se prononcer clairement sur ce dossier.
Les sénateurs Wenceslass Lambert, Ancaccis Jean Hector et Moise Jean Charles ne sont pas membres du directoire de l'Inité.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19174

Jean Telev Toussaint lève le voile sur des irrégularités du processus électoral

Le vice-président du Conseil Electoral Provisoire (CEP), Jean Telev Pierre Toussaint, brise son silence en révélant son désaccord avec ses collègues en ce qui a trait au processus électoral. Toujours silencieux dans l'ombre du président Gaillot Dorsainvil, le vice président de l'organisme électoral révèle qu'il avait manifesté sa réprobation en ce qui a trait à la formation du Bureau du Contentieux Electoral National (BCEN), le tribunal suprême ayant rendu les décisions contestées par les observateurs et la communauté internationale. Le processus de formation du Tribunal suprême n'était pas conforme à la procédure, précise t-il révélant que les juges ont été sélectionnés et non désignés par tirage au sort. Il soutient qu'il n'avait pas participé au BCEN ni au BCEN spécial en dépit des insistances du président du CEP.
Se présentant comme un homme honnête, M. Toussaint assure qu'il n'a jamais été impliqué dans les fraudes électorales. Ce juriste rappelle qu'en raison de sa foi chrétienne il ne saurait jeter le déshonneur sur sa famille.
Il s'est toutefois gardé de prendre la défense des autres conseillers accusés d'avoir reçu des pots-de-vin pour faciliter l'élection de plusieurs candidats de l'Inité. " Si des personnes sont impliquées dans ces actes je ne suis pas concerné", dit-il faisant remarquer que des cas de corruption seraient très graves.
Réagissant à la convocation du Parquet, M. Toussaint se dit prêt à répondre à une convocation du commissaire du gouvernement même s'il est convaincu que les conseillers ne peuvent être mis en cause que par la haute cour de justice.
M. Toussaint n'entend plus rester cloitrer dans un silence complice et exhorte ses collègues non impliqués dans les fraudes à faire entendre leurs voix.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19173

Edwin Zeny prend ses distances vis-à-vis de l'Inité

Le sénateur Edwin Zeny prend du recul vis-à-vis de l'Inité en raison du comportement de plusieurs sénateurs réclamant des postes ministériels en échange de la ratification du Premier Ministre. " Je ne suis plus membre du groupe parlementaire de l'Inité", insiste M. Zeny affirmant qu'il a été poussé vers la sortie par certains de ses collègues. Il qualifie d'irrespectueux le comportement de certains sénateurs qui ont réclamé des postes dans les medias moins de 24 heures après une rencontre avec M. Rouzier. Plusieurs sénateurs dont Moise Jean Charles, Wenceslass Lambert et Anacacis Jean Hector avaient réclamé des ministères régaliens tels Justice, Intérieur, Finance et Planification.
Interrogé sur le comportement de ses pairs, l'ex maire de Jacmel croit savoir que Moïse Jean Charles est le porte parole d'une frange de l'Inité et de plusieurs autres partis politiques. Elu dans le Nord, Moise Jean Charles est connu pour être un proche du mouvement Lavalas.
Rappelant que l'ex président Préval avait souhaité que Martelly puisse former son gouvernement sans obstacles, le sénateur Zeny juge normale que l'Inité s'engage dans des négociations avec l'exécutif. Les membres de l'Inité s'étaient rangés à l'avis de M. Préval précise M. Zeny. Je suis un honnête homme je ne peux cautionner ce revirement, martèle l'homme d'affaires rappelant que le rôle des législateurs est de contrôler l'exécutif.
Il croit toutefois que l'Inité pourrait réclamer des postes de direction générale dans l'administration publique. Préconisant la poursuite du dialogue entre l'exécutif et le bloc majoritaire M. Zeny estime qu'un éclatement de ce bloc peut permettre la ratification de M. Rouzier.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19172

Daniel Rouzier doit négocier selon Christian Rousseau.

Les chances de Daniel Rouzier d'accéder à la primature dépendent de sa capacité de négocier avec les blocs politiques au parlement. C'est ce qu'a affirmé, le professeur Christian Rousseau. Intervenant à la rubrique le point sur Radio et Télé Métropole, le professeur Rousseau a indiqué qu'actuellement les partis souhaitent un partage du pouvoir sans préciser ce qu'ils veulent en faire en terme politique.
Monsieur Rousseau estime que les intérêts individuels sont malheureusement priorisés dans le cadre de ces négociations devant aboutir à la ratification du prochain chef de gouvernement.
Par ailleurs Le professeur Christian Rousseau pense qu'il important les problèmes liés à l'amendement de la constitution soient réglés une fois pour toute.
Il réclame des sanctions à l'encontre de tous ceux qui ont tenté, selon lui, de souiller la loi-mère.
Rappelons que monsieur Rousseau est professeur à l'Université d'Etat d'Haïti et ancien membre du Conseil des Sages, une entité qui a été mise en place pendant la période de transition, après le départ de jean Bertrand Aristide en 2004.
EJ/Radio
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19171

La CIRH peut et doit faire mieux selon Jean Max Bellerive

Le premier ministre démissionnaire, Jean Max Bellerive, dit partager le sentiment que la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH) peut et doit faire mieux. Le co-président de la CIRH continue cependant à croire en son utilité pour combler des déficiences du système de coordination de l'aide internationale en Haïti.
Comme mentionné par le bureau du Président de la République mercredi soir et lors des récents entretiens entre les deux coprésidents de la Commission, le Président Martelly a clairement confirmé son intention de continuer à améliorer le fonctionnement de cette structure institutionnelle, afin de la rendre encore plus performante au niveau des déboursements des fonds, plus alignée avec les priorités du gouvernement et d'arriver à une plus grande gestion des projets de reconstruction de la part des autorités haïtiennes.
Il reviendra au prochain gouvernement de trouver un accord avec le Parlement sur l'avenir de cette commission, lorsque son mandat actuel prendra fin en octobre 2011.
Jean Max Bellerive a fait ses déclarations en réaction aux rapports de certains medias concernant les travaux de la commission qu'il copréside avec l'ancien président américain Bill Clinton.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19168

dimanche 29 mai 2011

SOUS LES AILES DE MINUIT....PRELUDE AUX PRELIMINAIRES

Sabine se sentait bien.

Putain ! Comme je suis bien se disait-elle à elle-même !
Elle se refusait de plonger sa petite personne dans des considérations très compliquées. Elle se décida sans trop réfléchir de vivre. Vivre surtout pour elle. Se sentir juste vivante.
Vivre en se perdant dans cet univers non maîtrisé. Se fondre dans cet espace à parois floues et branlantes. Peu importe la perte des repères. Encore moins les dimensions faites de lieux et de temps.
Elle n’avait aucune certitude sur cette dimension dont elle faisait comme pour une première fois l’expérience.
Souvent elle se croyait entrain de léviter autour d’innombrables poches d’air bienfaisant, gravitant autour d’elle en mouvements mesurés avec harmonie et cadence. Elle se voyait accompagnée de pétales d’hibiscus et de lauriers blancs…
Par endroit elle se sentait flottée sur un lit de nuages transparents parés d’une blancheur immaculée, maquillant un pan de firmament d’un bleu propre, limpide et pur…
Par moment, son corps semblait suivre la cadence d’une vague interminable, perdue dans une valse tendre et corsée recherchant avec une certaine frénésie le coté d’un rocher millénaire ou l’étendue d’un rivage encore vierge pour s’exploser et s’épanouir en mille gouttelettes de pluie salée…
Ses sens chevauchaient tantôt entre ses rêves les plus inimaginables, tantôt sur la croupe de cette réalité si tangible et intense pourtant si réelle et invraisemblable.
Elle se serait crue en fait entrain de rêver sans la tiédeur de cette paume sur son front. Sans l’agilité de ces doigts qui lui caressaient les cheveux. Sans la douceur satinée de cette main façonnée pour sa peau qui recherchait et explorait ses contours et ses formes.
L’étranger imprimait dans ses moindres gestes, une touche particulière dédiée à la rendre heureuse. Ce fut son explication la plus plausible. Oui, ces gestes qui provoquaient en elle et malgré elle des soubresauts très érotiques se répercutant en secousses non contrôlées sur certains de ces organes ne sauraient être réalisés au hasard.
Sabine pensa un instant à ouvrir les yeux. Elle se résolut tout de suite à ne pas le faire. Elle était convaincue qu’elle ne rêvait pas. Elle était bien en compagnie d’un homme. Quelque part dans u univers pas tout à fait quelconque. Un homme jusque à particulier. Un homme capable d’aborder une pute et surtout être capable de lui consacrer du temps.
Un homme quelque peu bizarre qui, au lieu d’exiger et de réclamer pour son argent était capable de se mettre au service de la pute, de ses sens et de son bonheur.
Elle n’ouvrit point les yeux.
Elle fit le choix de conserver en mémoire la tendresse de ce visage illuminé d’un faisceau d’assurance qui s’approcha lentement du sien. La sérénité de ce regard d’un bleu paisible clair et profond qui, comme une étincelle ultime et soudaine, fit jaillir en elle l’essentielle d’une vie en réveillant des envies qu’elle s’était interdite.
Perdue encore dans ses pensées, ses pores s’ouvraient, ses cheveux s’hérissaient, ses doigts se crispaient, au contact de cette chaleur difforme et malléable à souhait qui dessinait une cartographie aléatoire et nouvelle de sa peau de femme.
Quand elle prenait la forme d’une main, elle parcourait de façon désordonnée et imprévisible ses cheveux, son front, son cou et sa nuque.
Quand elle se dédoublait, elle pouvait se poser à la fois sur son torse et son entrecuisse…
Puis, la chaleur se faisait lèvre charnue pour emprisonner les contours de ses seins bombés retenus a contre cœur par des bonnets dépassés du soutien gorge à bout de souffle.
Puis cette chaleur qui se fit langue tiède et humide pour les pavillons des oreilles et les conduits auditifs.
Elle aurait désiré pouvoir la sentir partout. Pouvoir la sentir ailleurs. Partout en même temps. Qu’elle l’embrasa du bout des cheveux aux ongles des orteils. Mais dans son métier le désir prend souvent une voie à sens unique. Il aborde ce train qui part pour ne plus revenir. Celui du client furtif qui paie pour l’obtenir et l’apprivoiser. Il ne fait pas des paraphernales de la pute de métier. Elle ne l’avait donc pas rangé dans son sac à main le matin avant de quitter sa maison de Cité Taches.
Aussi garda-t-elle encore les yeux fermés et la bouche cousue. Dans ces instants de rêves idylliques le faux pas guette le moindre geste, la moindre réflexion. Pas de faux pas. Pas de faux bond. Pas de mot boiteux ni de sollicitudes bancales.
Elle aimait tellement cet instant qu’elle opta pour ne rien interrompre. Elle choisit une attitude qu’elle connaissait et dominait très bien : la soumission.
Prélude ou préliminaire. Prélude aux préliminaires. Elle y accordait peu ou pas d’importance. Elle souhaitait seulement cet instant continu, infini et éternel.
Elle se sentait pour une fois si vivante…
Jonas Jolivert
29 Mai 2011

Cité Soleil livré aux bandits ..(Aristide est de Retour, les bandits de Cité Soleil aussi!)

Depuis plusieurs semaines, on enregistre dans la commune de Cité Soleil, un regain de violence entrainant chez la population une réelle psychose de peur justifiée par la carence de patrouilles policières et l'impuissance des forces de l'ordre. Haïti: Les bandits armés ont désormais repris du service dans la quasi-totalité des quartiers de Cité Soleil. Des citoyens de cette communauté sont de plus en plus inquiets face à une insécurité galopante. Ils dénoncent la présence de bandits armés dans leurs quartiers, qui rançonnent jour et nuit commerçants et passants, au vu et au su de tout le monde. Cette situation inquiète de plus en plus les résidents de ces quartiers. Le mardi 12 avril, vers 9 heures du matin, des bandits, ont cambriolé l'Institution d'éducation chrétienne, un établissement scolaire de renom qui dessert Cité Soleil depuis plus de trente ans.
Quelques jours plus tard, dans la matinée, aux heures de classe, des bandits armés ont investi l'économat du même centre d'éducation. Ils ont tout emporté et ont même menacé de mort la directrice de cette école qui ne cesse de recevoir depuis lors des appels anonymes. Une situation qui a révolté la conscience des habitants de la commune. Nous avons pu confirmer les informations communiquées par une interlocutrice en interrogeant un policier affecté au sous-commissariat de police de Cité Soleil. D'après cet agent de la force publique, qui déplore le manque d'équipements de la PNH, il y a bien recrudescence de l'insécurité dans le plus grand bidonville du pays.
Récemment, une étudiante d'un prestigieux centre universitaire de la capitale a été agressée par des malfrats qui l'ont dépouillée de tout ce qu'elle avait dans sa voiture au moment où elle sortait du centre hospitalier Sainte-Catherine en compagnie de son fils et de son mari. Plus loin, elle nous explique que la présence des casques bleus ne sert à rien. « Ils restent dans leurs chars. Ils interviennent seulement s'ils sont attaqués », crache la victime. « On vient tout juste de tuer une dame qui essayait de tromper la vigilance de certains bandits», ajoute-t-elle.
A notre arrivée, jeudi matin, dans cette commune, aucun dispositif de sécurité n'était remarqué. Les forces de l'ordre étaient totalement absentes. La frayeur se lisait sur le visage des riverains. La population est victime tous les jours de rapine, de viol, de meurtre, etc. Les écoles, les églises, les boutiques et les maisons ne sont pas épargnées. Des tirs nourris d'armes automatiques sont entendus quotidiennement dans cette commune, ce qui crée des moments de panique au sein de la population. Des individus armés, localisés dans les quartiers de « Ti Ayiti », « Boston », « Bélékou », « Babèt », « Cité Gérard », etc. reprennent leurs opérations criminelles.
« Ce bidonville qui avait été sous le contrôle de gangs armés tente de reprendre son rythme normal. A visage découvert et à toute heure de la journée, des malfrats ne cessent de dépouiller les passants et les résidents de leurs effets, particulièrement les bijoux et les téléphones portables. La faible présence de la police à Cité Soleil n'est pas une garantie pour la sécurité de la population », nous confie un riverain.
Alors que le président de la République Michel Joseph Martelly ne cesse d'exprimer sa volonté de mettre un terme à l'insécurité qui sévit particulièrement dans la zone métropolitaine, les actes de banditisme n'ont pas cessé d'augmenter au cours de la semaine qui a suivi sa prestation de serment. Il faut noter que six personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées la semaine écoulée dans les communes de Delmas et de Pétion-Ville. Ainsi, l'alerte est donnée. Les bandits gagnent du terrain dans la commune. Les cris de détresse viennent presque de partout. Qui doit veiller à la sécurité de la population de Cité Soleil ?
Amos Cincir
mcincir@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=93048&PubDate=2011-05-27

samedi 28 mai 2011

Centre de réhabilitation pour les personnes victimes de handicaps !

Pour changer la vie des personnes handicapées ! « Chanje Lavi », c'est le nom d'un centre de réhabilitation pour les personnes victimes de handicaps, établi sur le site de l'Hôpital Adventiste de Diquini, dans la commune de Carrefour, au sud de la capitale haïtienne. Ce projet financé par Project Hope et administré en collaboration avec Christian Blind Mission (CBM), PROSTHETIKA et Adventist Health International, a été inauguré ce jeudi 26 mai 2011 en présence du secrétaire d'État à l'Intégration des Personnes handicapées, Dr Michel A. Péan et du directeur général de l'Office national d'Assurance Viellesse (ONA), M. Alix Boyer. Comme son nom l'indique, cette institution se donne pour objectif, selon les responsables, de changer la vie des personnes souffrant de déficiences physiques en Haïti.
Haïti: Les personnes qui souffrent de handicaps physiques dont les cas nécessitent un support psychosocial, des services de prothèse, de physiothérapie (adultes et enfants), d'ergothérapie, d'orthèse et des équipements d'aide à la mobilité, peuvent désormais se référer au centre de réhabilitation Chanje Lavi, à l'Hôpital Adventiste de Diquini, à Carrefour. Tous les services susmentionnés sont offerts gratuitement, c'est ce qu'a indiqué le représentant en Haïti de Project Hope, principal bailleur du projet, le Dr Charles Prospère.
Le secrétaire d'État à l'Intégration des Personnes handicapées, Dr Michel A. Péan qui intervenait dans le cadre de cette inauguration a applaudi à cette réalisation et remercié les partenaires du projet. Il a souligné que ce centre va permettre à davantage de personnes victimes de handicaps à récupérer rapidement et à pouvoir reprendre les activités qu'elles menaient antérieurement à leur situation de handicap.
Pour sa part, le représentant en Haïti de Project Hope, le Dr Charles Prospère, a souligné que « les personnes handicapées en quête de réhabilitation physique et mentale, les gens à la recherche de prothèse etc. et qui ont découvert le centre de réhabilitation Chanje Lavi, ont du coup expérimenté une transformation dans leur conception et commencent à croire encore qu'il leur est possible de vivre comme avant ». Plus loin, le Dr Charles a cité en exemple le cas d'une bénéficiaire des services du centre qui « après trois semaines de physiothérapie pour récupérer les fonctions d'une jambe cassée a avoué se sentir déjà prête à reprendre ses activités de commerce. Le Dr Charles croit qu'avec le support de tout un chacun, le centre Chanje Lavi peut être l'un des plus modernes, des plus respectables, des plus équipés où les Haïtiens en situation de handicap, trouveront encore le courage et la force de croire, d'espérer et de changer leur vie.
L'administratrice de l'Hôpital Adventiste de Diquini, Mme Émilie J. Clotaire, a dans son intervention, indiqué que depuis la fin du mois de janvier, date à laquelle le centre a commencé à fonctionner, « environ 200 prothèses ont été préparées à la physiothérapie, 600 personnes sont reçues par mois ». Elle a aussi mentionné qu'un service communautaire est aussi offert dans les foyers où 20 visites sont effectuées par semaine afin d'encadrer les bénéficiaires et leur apporter un soutien psychosocial.
Le centre de réhabilitation Chanje Lavi reçoit les patients du lundi au vendredi, de 7h a.m. à 3h p.m. Selon la Coordonatrice de CBM en Haïti, Gulie Hard, le centre peut recevoir jusqu'à 80 patients par jour.
http://planete.qc.ca/ayiti/ayiticheri/ayiticheri-2852011-186993.html

Le bilan officiel du séisme haïtien mis en doute

Agence France-Presse, Port-au-Prince Un projet de rapport commandé par l'Agence américaine d'aide au développement (USAID), que l'AFP a pu consulter, met en doute le bilan officiel des victimes du séisme dévastateur du 12 janvier 2010 en Haïti, en mettant en avant des chiffres bien inférieurs.
Selon les autorités haïtiennes, entre 200 000 et 250 000 personnes ont trouvé la mort dans le séisme du 12 janvier 2010.
Le rapport, qui n'est pas finalisé et n'a pas encore été publié, met en avant une estimation selon laquelle entre 46 190 et 84 961 personnes seraient mortes dans la catastrophe.
Cette estimation s'appuie sur un travail d'enquête qui a été mené en Haïti dans les jours qui ont suivi le séisme, puis un an après.
Mark Toner, porte-parole du département d'État qui chapeaute l'agence USAID, a confirmé auprès de l'AFP que l'USAID avait bien commandé ce rapport et qu'il avait été mené sur le terrain avec l'aide du cabinet LTL Strategies, dont le siège est à Washington.
Mark Toner a indiqué qu'il y avait des «incohérences» dans ce projet de rapport. «Nous sommes en train d'examiner ces incohérences avec LTL Strategies pour nous assurer que l'information que nous allons diffuser est exacte», a-t-il déclaré sans plus de précisions.
Le rapport met aussi en doute les derniers chiffres officiels de l'ONU portant sur le nombre de personnes vivant dans la rue. Selon l'ONU, 630 000 personnes vivent sans toit en Haïti. D'après le rapport, la réalité sur le terrain serait plus près d'un chiffre compris entre 5 et 10% du bilan de l'ONU.
«Les résultats de ce rapport, les résultats du programme du (ministère des Travaux publics) et la plupart des autres estimations laissent penser que les chiffres cités sont improbables», dit le rapport commandé par l'USAID.
Intitulé «Évaluations structurelles et déblaiement des débris dans les quartiers d'Haïti touchés par le séisme» (Building Assessments and Rubble Removal in Quake-Affected Neighborhoods in Haiti), ce rapport, s'il est confirmé, pourrait avoir des implications majeures dans l'aide et la reconstruction à venir d'Haïti.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201105/27/01-4403628-le-bilan-officiel-du-seisme-haitien-mis-en-doute.php

Amiral de Québec: la filière haïtienne rouverte

Carl Tardif, Le Soleil
(Québec) Après avoir rebondi d'un pays à l'autre, le ballon international de l'Amiral de Québec s'est finalement arrêté en Haïti. Bloqué à l'origine, le dossier des deux joueuses courtisées par le club de soccer de la W-League a évolué au point de permettre à Maroucheka Pierre-Louis et à Adéline Saintilmond de revêtir l'uniforme pour le premier match de la saison régulière, la semaine prochaine.
La conclusion de l'entente avec ces deux joueuses de l'équipe nationale haïtienne a forcé l'Amiral à fermer la filière tunisienne, du moins pour l'instant. «Ç'a pris du temps, mais nous sommes très heureux du dénouement. Nous avons pris une décision collective, et je ne pense pas que l'on se soit trompés», avouait l'entraîneur-chef de l'Amiral, Samir Ghrib.
Il y a deux semaines, le projet battait de l'aile. Le Soleil avait rapporté que le club ne parvenait pas à se sortir des dédales des services de l'immigration. Installé là-bas pour son travail, l'ancien président de l'Association régionale de soccer de Québec, Michel Vallée, a cogné à la porte de l'ambassadeur du Canada à Haïti.
«Tout a débloqué rapidement par la suite, les filles ont obtenu leur visa. Elles arriveront lundi soir et participeront à leur premier entraînement dès le lendemain. Je ne peux pas encore déterminer leur utilisation pour le début de saison, mais elles seront assurément en uniforme», confirmait Ghrib.
Selon lui, Maroucheka Pierre-Louis est une attaquante costaude, qui joue bien le ballon et qui possède un bon pied. Adéline Saintilmond, que l'on dit habile techniquement, occupe la position de milieu de terrain, pouvant jouer à la fois au centre et à l'aile.
«J'ai pu regarder Manoucheka sur une vidéo tournée pour nous. Si je ne l'avais pas vu, j'aurais dit non à sa venue. Je me base aussi sur l'évaluation de Michel [Vallée], qui connaît bien le soccer féminin. Selon lui, on ne se trompe pas», assurait-il à propos de Pierre-Louis, qui fêtera son 22e anniversaire le 24 juin.

Villeneuve part
L'arrivée de Pierre-Louis et de Saintilmond coïncide avec la perte de Marie-Claude Villeneuve, une arrière centrale de la première heure avec l'Amiral. Celle-ci embrassera sous peu sa carrière de policière à Montréal, ce qui l'obligeait à renoncer à son poste avec le club de soccer.
Le départ de Villeneuve ouvre donc la porte à Frédérique Paradis, membre du programme de l'équipe nationale U-20, au sein du 11 partant. Arianne Paradis passe de joueuse affiliée à membre à part entière de l'équipe. L'Amiral a pris la décision de garder 18 joueuses au lieu de 22, préférant permettre à quatre espoirs de poursuivre leur développement dans les deux clubs AAA de la région.
«Il s'agit de la gestion du bonheur. Je préfère les voir jouer régulièrement dans le AAA et faire appel à leurs services au besoin», précisait le sélectionneur. L'Amiral ouvrira sa saison les 4 et 5 juin à London et à Hamilton. Son premier match local, au terrain synthétique du Collège F.-X.-Garneau, aura lieu le mercredi 8 juin.

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/sports/soccer/201105/26/01-4403217-amiral-de-quebec-la-filiere-haitienne-rouverte.php

Haïti-Politique : Les quatre « E » de Martelly

P-au-P, 27 mai 2011 [AlterPresse] --- La tâche qui attend la nouvelle administration parait immense et tout semble prioritaire, alors que le premier ministre désigné, Daniel Rouzier, poursuit son opération de séduction auprès du Parlement. En attendant d’obtenir ou non sa ratification et de présenter sa politique générale, l’Etat de droit, l’éducation, l’environnement et l’emploi sont les quatre axes déjà dégagés par le président Michel Martelly. Quatre axes comme dans la roue d’un cercle vicieux, où chaque défi en appelle un autre.
A plusieurs reprises, les Nations Unies ont signalé que l’instauration d’un Etat de droit est incontournable. L’absence d’Etat de droit mine les institutions publiques avait d’ailleurs estimé récemment Edmond Mulet, ex-représentant de Ban Ki Moon en Haïti.

« E » pour « en finir avec l’impunité »
Selon Pierre Esperance, du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), le procès de l’ancien dictateur Jean Claude Duvalier représente à la fois « un gros défi pour le gouvernement » et un signe qu’Haïti se dirige dans cette direction. Duvalier est dans le collimateur de la justice haïtienne depuis son retour le 16 janvier dernier. Il est poursuivi entre autres pour crimes contre l’humanité et détournements de fonds.
« Il faut qu’ils[les nouveaux responsables] donnent un signal clair, qu’ils veulent rompre avec l’arbitraire et combattre l’impunité » en contribuant à faire avancer le processus, souligne Esperance.
Les organisations nationales et internationales de droits humains ont résolument les yeux rivés sur l’attitude des nouveaux responsables vis-à-vis du dossier de Duvalier. Plusieurs ont, cette semaine enjoint Michel Martelly, d’« affecter les ressources humaines suffisantes à l’enquête et aux poursuites ».
L’une des faiblesses du système judiciaire haïtien, souvent mise en avant, est sa subordination à l’Exécutif. Pour Pierre Esperance, un Etat de droit implique non seulement un appareil judiciaire indépendant mais que « tous les citoyens soient soumis à la loi sans considérations économiques, sociales ou politiques ».
Instaurer l’Etat de droit suppose aussi la réduction des écarts au sein d’une population dont 68% des habitants vivent avec moins de deux dollars par jour, soit en dessous du seuil de pauvreté.
« Il y a trop d’inégalités », souligne Esperance, et l’Etat de droit implique « des institutions fonctionnelles » qui délivrent les services aux citoyens en ayant « la loi comme boussole ». Il faudra sortir les sinistrés sous les tentes, et préparer un plan de retrait de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti(MINUSTAH), poursuit le responsable du RNDDH entre autres priorités.
« Le retrait de la MINUSTAH ne signifie pas forcément le retour de l’armée d’Haïti… Je ne crois pas que le pays ait besoin d’une armée », précise Esperance plaidant pour une force de police équipée.
La police compte un peu plus de 9 mille agents actifs et Martelly manifeste sa volonté de créer une force de sécurité complémentaire.

« E » pour « éradiquer la misère »
Le président de la République a souvent affirmé son intention de « créer un climat » favorable aux investissements dans le pays considéré comme le mauvais élève en matière de stabilité dans la région. La création d’emplois constitue l’une de ses principales promesses, lui qui a vanté lors de son investiture l’esprit travailleur du peuple haïtien.
Selon un rapport du Bureau International du Travail (BIT) paru en 2010, seules 2,3 millions de personnes sur une population totale de 10 millions d’habitants ont une occupation. Et sur ce chiffre 80% vivent d’emplois informels.
Cependant « il ne s’agit pas d’une question d’emplois mais de conditions de travail et de salaire », affirme Didier Dominique de l’organisation Batay Ouvriye.
Le chef de l’Etat aurait pu montrer sa rupture avec « le statu quo » en réclamant une augmentation du salaire minimum ou au moins le respect de la loi actuelle le fixant à 200 gourdes, explique Dominique.
Le militant rappelle que le président compte appuyer la stratégie d’implantation de zone franche et d’industries de sous-traitance dans le pays. Une stratégie qui, selon lui, a abouti à la destruction de la production nationale et l’exode rural, gage d’un afflux de main d’œuvre pour la sous-traitance. En 2009 ce secteur comptait un peu plus de 300 mille ouvriers et ouvrières.
« Il s’agit d’une démarche des Etats-Unis entamée depuis 30-50 ans et qui n’a abouti qu’à l’appauvrissement et l’exploitation » du pays, analyse t-il.
Didier Dominique juge que le président symbolise en ce sens un « retour en arrière et non le changement ». « Il (Martelly) va mettre une pierre en plus dans l’édifice érigé par les multinationales » et « s’apprête à entrer dans la même logique », anticipe t-il.
Par ailleurs 40% de la population haïtienne travaille dans l’agriculture, selon le BIT. Et dans le milieu rural ce chiffre atteint 72%. Il s’agit d’un secteur marginalisé, ayant une maigre part dans le budget national.
Pour Filfranc Saint-Naré, du Mouvement des Paysans Papaye(MPP), la création d’emploi en milieu rural est une priorité. Selon lui, le gouvernement peut développer toute une série d’activités allant de la construction de routes agricoles à la mise en place de système d’irrigation, « pour que le paysan ne soit pas contraint qu’à prendre une machette [pour travailler la terre] quand il doit envoyer ses enfants à l’école ».
L’administration aura à répondre aux desiderata habituels des planteurs en fournissant encadrement technique, moyens et outils de production, mais aussi en investissant dans la transformation des produits agricoles.
« Aujourd’hui les paysans récoltent mais ils n’ont pas de moulins pour transformer la canne, le manioc », explique Sénaré, appelant aussi à des investissements dans l’élevage.

Eviter une crise environnementale
« Dans plusieurs régions rurales, surtout en période sèche, les pratiques de brulis détruisent non seulement les micros organismes mais aussi les petits arbustes. Et les mornes finissent totalement nues », relève Vilfranc Sénaré. « Il faut rebâtir les forêts de ce pays », ajoute-t-il.
Il appelle en outre à l’« utilisation d’énergies alternatives comme le soleil et l’eau pour réduire la pression qui existe sur les arbres avec le charbon de bois ».
Le charbon de bois représente les trois quart de la consommation en énergie du pays, selon le Bureau des Mines et de l’Energie (BME). En 2006, plus de la moitié des réserves d’arbres du pays était déjà utilisée. [kft apr 27/05/2011 14 :40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11093