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lundi 3 janvier 2011

Choléra en Haïti : 3.333 morts depuis mi-octobre

Un nouveau bilan de l'épidémie de choléra fait état de 3.333 morts pour 148.787 cas recensés. Des inquiétudes naissent concernant les récoltes de riz dans le pays.

Des hôpitaux de Médecins Sans Frontières
 le 22 décembre 2010 à Sarthe en Haïti
Photo : Thony Belizaire/AFP

Le ministère de la Santé haïtien a communiqué un nouveau bilan des victimes du choléra, arrêté le 26 décembre dernier. Depuis l'apparition de l'épidémie, mi-octobre, 3.333 personnes sont mortes, rapporte l'AFP ce vendredi. En tout, 148.787 cas de choléra ont été recensés dans le pays. Le 6 décembre, un précédent bilan faisait état de 90.000 cas et 2.071 victimes.
Après le séisme dévastateur de janvier, les conditions sanitaires en Haïti se sont très fortement dégradées entrainant la réapparition de cette maladie dont le dernier cas avait été recensé, dans le pays, il y a 60 ans.
C'est dans le département de l'Artibonite, au nord du pays, où s'est déclarée l'épidémie, que le nombre de décès constatés est le plus important, avec 828 victimes. Dans la capitale Port-au-Prince, sujet d'inquiétude majeure pour les autorités haïtiennes qui craignent une propagation rapide de la maladie, le nombre de décès s'établit à 281.
Des inquiétudes naissent également en ce qui concerne les récoltes à venir. Formulées par l'Organisation de l'ONU pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), elles portent sur la production de riz en Haïti, où des paysans craignent d'être contaminés par le choléra au cours des récoltes.
Dans un communiqué publié ce mercredi, l'organisation onusienne explique que "Beaucoup de paysans évitent de récolter le riz, craignant que les rivières et les canaux qui irriguent les rizières et les champs avoisinants ne soient infectés."

Choléra: nature et propagation
Le choléra est une infection aiguë causée par l'ingestion de nourriture ou d'eau contaminées par une toxine bactérienne. Les symptômes principaux sont une diarrhée aiguë et des vomissements.
La déshydratation qui en résulte peut tuer un adulte en quelques heures. Sur 3 à 5 millions de cas, on estime le nombre de morts entre 100.000 et 120.000.
Les épidémies peuvent se développer n'importe où lorsque l'eau potable manque et que les conditions sanitaires sont mauvaises. Les régions à risque sont celles touchées par la guerre et les catastrophes naturelles.
Le choléra se soigne s'il est pris à temps; 80% des cas peuvent être traités oralement par des sels de réhydratation. Les cas plus sérieux sont traités par une intraveineuse et des antibiotiques.
Le nombre de cas de choléra rapporté par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) augmente sur la planète. De 2004 à 2008, il a augmenté de 24% comparativement aux quatre années précédentes.
http://www.metrofrance.com/info/cholera-en-haiti-3-333-morts-depuis-mi-octobre/mjlE!tBPrqxlDF0IJI/

Adoption en Haïti. Le choix impossible !

3 janvier 2011
Les autorités haïtiennes n'autorisent qu'une adoption simple. Nadine, une Brestoise, veut obtenir du tribunal de Nantes une adoption plénière pour son fils. Sans succès.
«Le troisième avis, avant jugement, rendu par le procureur du TGI de Nantes est à nouveau négatif. Cela me révolte parce que tous les tribunaux français n'ont pas la même position. Le tribunal d'Angers a déjà rendu des jugements d'adoption plénière pour des petits Haïtiens parce qu'il estime que c'est dans l'intérêt des enfants», explique Nadine Guéguen, maman d'un petit Romain, trois ans et demi, qu'elle est allée chercher en Haïti, en juin2009. Pourtant, la famille d'origine a bien donné son consentement à une adoption plénière. Mais ce consentement ne peut être légalisé en France. La loi haïtienne n'autorise expressément qu'une adoption simple, elle est révocable et maintient le lien de filiation avec la famille d'origine.
Lettre à Alliot-Marie
«On parle beaucoup des enfants qui sont en train d'arriver mais pas des difficultés rencontrées ensuite par les parents pour obtenir une adoption plénière». Nadine Guéguen a écrit à la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, mais elle n'a pas reçu de réponse. «Romain a maintenant un prénom français mais sur les papiers, il y aura son prénom haïtien. J'élève seule mon enfant et je crains pour sa sécurité s'il m'arrivait quelque chose. Ma mère n'aurait aucun droit sur lui. De même, il hériterait de moi mais pas de ma mère si je disparaissais avant elle. Il aura aussi, semble-t-il, une obligation alimentaire à l'égard de sa famille d'origine. Tout cela m'inquiète pour lui. De plus, il va falloir faire des démarches pour l'obtention de la nationalité française qui n'est pas automatique et aujourd'hui son passeport est périmé», ajoute Nadine qui a pris contact avec le service juridique d'Enfance et Famille d'adoption. Cette association a connaissance d'au moins 5.000 familles finistériennes dans la même situation. Cependant, toutes les familles ne revendiquent pas une adoption plénière, comme les parents de la petite Arwen, à Brignogan (29). Nous avions relaté les difficultés de Christine et Jérôme Mosneron-Dupin (Le Télégramme du 25août 2010) pour débloquer le dossier d'adoption d'Arwen qui est enfin arrivée en Bretagne, peu avant l'épidémie de choléra.
Le choix de l'enfant
«Nous avons choisi de respecter la loi haïtienne et de ne pas demander l'adoption plénière. Je regrette, en revanche, qu'Haïti refuse la double nationalité. Nous allons imposer à Arwen la nationalité française, dans son intérêt. En revanche, elle attendra d'être grande pour décider si elle veut d'une adoption plénière (NDLR: possible jusqu'à20ans dans un tel cas). Moi-même adoptée, j'ai très mal vécu le fait de devoir consentir à mon adoption plénière à 14 ans. Cela a provoqué une crise avec mes parents adoptifs, alors que si j'avais pu attendre, cela aurait été un vrai choix, plus serein», explique Christine Mosneron-Dupin.
Catherine Le Guen
http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/cotesarmor/adoption-en-haiti-le-choix-impossible-03-01-2011-1164231.php
Commentaires:
Les parents adoptants acceptent les lois haïtiennes qui leur propose des adoptions simples. Une fois l'adoption conclue ils se battent pour obtenir l'adoption plenière!!!

dimanche 2 janvier 2011

Le pari fou d'un Haïtien: participer au championnat du monde de ski (vidéo)

Quand les médias parlent d’Haïti, c’est souvent pour évoquer des événements malheureux: tremblement de terre, choléra, cyclone ou crise politique. Un Haïtien a décidé de redorer l’image de son pays et de récolter des dons en faisant un pari fou: décrocher une qualification pour les championnats du monde de ski. 02 Janvier 2011
Un an après le terrible séisme qui a ravagé son pays, un Haïtien de 47 ans s’est lancé dans une aventure plus qu’originale. Chef d’entreprise en informatique, il n’a rien d’un skieur professionnel. Et pourtant, Jean-Pierre Roy a décidé de créer la fédération haïtienne de ski, dont il est jusqu’à présent le seul licencié. "C’était une idée comme ça, vague au départ. Je me suis dit tiens si je participais au championnat du monde devant les caméras. Tout le monde verrait un Haïtien et se demanderait ce qu’il fait là", a-t-il raconté.
Appel aux dons
Jean-Pierre, lui, connaît exactement la raison de sa présence. Son objectif est de redresser l’image de son pays ternie cette année par une actualité difficile et d’apporter un soutien financier à la population en suscitant des dons. "Nous souhaitons relancer la générosité en faveur d’Haïti, au travers d’une campagne de communication. Nous pensons que les Mondiaux de ski de Garmisch Partenkirchen qui auront lieu en février 2011 sont un excellent support pour remettre Haïti sur le devant de la scène", a expliqué ce chef d'entreprise.
Le seul skieur haïtien
Simple skieur amateur, il a donc couru samedi aux côtés de Julien Lizeroux, Jean-Baptiste Grange au slalom Fis nocturne des Planards, à Chamonix (une sorte de match France-reste du monde en ski). Surnommé "Rasta Piquett", Jean-Pierre est arrivé 40ème de cette course après l'abandon de plusieurs coureurs. Etant le seul skieur de son pays, le chronomètre ne comptait pas. Il lui suffisait de franchir la ligne d’arrivée sans tomber.
Jean-Pierre a ainsi gagné son pari. Il ira au championnat du monde de slalom en février prochain. "C’est hallucinant, cela me touche pour mon pays. Vraiment, je vous aime tous", a réagi Jean-Pierre, gagné par l’émotion. Une note d’espoir pour tous les Haïtiens.
http://www.rtlinfo.be/info/magazine/insolite/764814/le-pari-fou-d-un-haitien-participer-au-championnat-du-monde-de-ski-(video)

Haïti: Préval note "un carrefour dangereux"

Par Europe1.fr Le président René Préval a jugé samedi, à l'occasion de l'anniversaire de l'indépendance d'Haïti, que son pays se trouvait à un "carrefour dangereux" en raison de la crise politique née des élections contestées du 28 novembre. "Aujourd'hui, nous sommes à un carrefour dangereux. A côté des calamités naturelles, nous sommes dans une crise politique issue des élections du 28 novembre 2010", a déclaré René Préval à la télévision nationale d'Haïti depuis la ville des Gonaïves (Nord) où se déroulaient les festivités du 207e anniversaire de l'indépendance d'Haïti, ancienne colonie française.
http://www.europe1.fr/International/Haiti-Preval-note-un-carrefour-dangereux-357509/

Destituido tras criticar a MINUSTAH en Haití

Publicado el : 30 Diciembre 2010
Por Alejandro Pintamalli
El brasileño Ricardo Seitenfus fue removido del cargo como representante especial en Haití de la OEA tras criticar duramente la función que desempeña la Misión de Estabilización de las Naciones Unidas (MINUSTAH).

Fue, según Seitenfus, el Secretario General de la OEA, José Miguel Insulza, quien le pidió su alejamiento del cargo luego de unas vacaciones forzadas a partir del 20 de diciembre, tras divulgarse ese mismo día una entrevista en el periódico suizo Le Temps, en la que el brasileño cuestionó el papel de MINUSTAH en Haití. Allí expresó que el sistema internacional no tiene medios para resolver conflictos de baja intensidad como en uno de los países más pobres del mundo.
“Quizás sea más que una coincidencia”, manifestó el funcionario, quien debía desempeñar su cargo hasta el 31 de marzo. Curiosamente, la página web del Ministerio de Relaciones Exteriores de Brasil publica una noticia extraída de El Mercurio en la que Insulza afirma que fue el propio Seitenfus quien había presentado su renuncia con antelación.
“El señor Seitenfus hace tiempo anunció que se iba. Él siempre ha efectuado declaraciones bastante fuertes sobre la distribución de la ayuda en Haití, y le he hecho ver que él es representante de la OEA y que no es bueno que haga esas declaraciones. Pero no ha sido esa la razón de su salida", expresó Insulza.
“Dura es la vida de los haitianos”
A punto de cumplir dos años en el cargo, el funcionario brasileño manifestó que la ONU ha ‘impuesto’ la presencia de tropas en Haití. “Haití no es una amenaza internacional. No estamos en situación de guerra civil. Haití no es ni Irak ni Afganistán. Y sin embargo, el Consejo de Seguridad (de la ONU), ante la falta de alternativa, ha impuesto a los cascos azules desde 2004, tras la salida del presidente (Jean-Bertrand Aristide)", afirmó Seitenfus.
“No hay nada que estabilizar y todo por construir”, insistió este diplomático de 64 años, autor de varios libros sobre el país caribeño. En el escenario internacional, según él, Haití “paga su proximidad a Estados Unidos”. En tal sentido, los expertos internacionales “quieren hacer de Haití un país capitalista, una plataforma de exportación para el mercado de EEUU, eso es absurdo". Según él, el país "tiene que volver a ser lo que es, es decir, un país predominantemente agrícola”.
“Yo simplemente hice una constatación, no se trata de declaraciones ni duras ni polémicas”, dijo a Seitenfus a RNW, y aclaró: “dura es la vida de los haitianos”.
http://www.rnw.nl/espanol/article/destituido-tras-criticar-a-minustah-en-haiti

samedi 1 janvier 2011

La plupart des Haïtiens remis en liberté

Seuls trois des 75 Haïtiens arrivés jeudi en France sans visa sont encore en détention.

Après une semaine passée en détention, 72 Haïtiens sur les 75 détenus depuis une semaine en zone d'attente dans les aéroports d'Orly et de Roissy-Charles-de-Gaulle ont été libérés.
Le parquet de Bobigny, qui a ordonné quelques unes des suspensions de détention, a expliqué au Parisien.fr avoir décidé de remettre les Haïtiens en liberté "parce que la plupart ont de la famille en France". De son côté, le parquet de Créteil a demandé une nouvelle examination pour 15 cas, indique le site.

Encore trois Haïtiens détenus
Il reste encore un Haïtien en détention à Orly et deux autres à Roissy-Charles de Gaulle. Deux jeunes femmes sont quant à elles retournées en zone d'attente, le temps que des vérifications d'identité soient menées, a précisé maître Renaud Hypolite, avocat de plusieurs des Haïtiens.
Ils sont au moins 75 à être arrivés, en deux vagues, jeudi et dimanche derniers, à Orly et Roissy. Munis de simples visas de transit, ils ont été interpellés par la police aux frontières (PAF) et placés en zone d'attente. Leur arrivée "n'est pas spontanée, il doit y avoir un organisateur", estime une source préfectorale.
Deux semaines avant le premier anniversaire du séisme qui a dévasté leur pays, ces ressortissants haïtiens disent fuir la misère ou les violences politique.
"La France, c'est le seul moyen de sauver ma vie"
Certains des ressortissants haïtiens ont tenté d'expliquer ce voyage désespéré. A Haïti, "il y a le problème de la misère, de la faim, une crise politique. (...) La France, c'est le seul moyen de sauver ma vie", a dit par téléphone Marie-Gerda, 24 ans, retenue depuis jeudi dans la zone d'attente d'Orly et dont le père réside en banlieue parisienne. "On vient en France parce qu'ici on peut nous comprendre, parce qu'il y a beaucoup de Français qui nous aident en Haïti et qui savent ce qu'est vraiment la situation là-bas", confie Erline, également retenue à Orly.
Face à cette situation, le Réseau éducation sans frontières (RESF) s'est empressé de dénoncer une "injustice" en rappelant que près de 200 enfants haïtiens adoptés avaient, eux, été accueillis en grande pompe en France la semaine dernière. RESF estime également que l'engagement pris au lendemain du drame de faciliter le regroupement familial des Haïtiens en France n'a pas été respecté par le gouvernement.
http://www.europe1.fr/France/La-plupart-des-Haitiens-remis-en-liberte-353975/

Hillary Clinton réitère le "ferme soutien" de Washington à Haïti à l’occasion du 207e anniversaire de son indépendance

Alors que le chef de la diplomatie américaine salue l’extraordinaire résilience du peuple haïtien, le Président René Préval doit commémorer samedi aux Gonaïves la geste de 1804 avec, au bout de son mandat, une accumulation de catastrophes naturelles, sanitaires et politiques vendredi 31 décembre 2010, Radio Kiskeya
La Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a renouvelé vendredi le "ferme" soutien de son pays à Haïti et a fait l’éloge de la force et de la volonté du pays de surmonter les adversités, dans un message de solidarité adressé au peuple haïtien à l’occasion du 207e anniversaire samedi de l’indépendance nationale.
"En dépit de tout ce que Haïti a affronté, les haïtiens ont démontré une inébranlable force, volonté et passion pour aller de l’avant et construire une nation plus prospère", dit Mme Clinton qui, au nom du Président Barack Obama, a félicité Haïti pour la commémoration de son indépendance proclamée le 1er janvier 1804.
"Le peuple et le gouvernement des Etats-Unis apportent leur ferme soutien au peuple d’Haïti et nous avons pris l’engagement d’aider à assurer que ce soit sa voix qui détermine le chemin de l’avenir pour sa nation et son gouvernement", écrit le chef de la diplomatie américaine dans un communiqué rendu public à Washington.
Ces déclarations interviennent au moment où Haïti fait face à une nouvelle crise politique provoquée par les présidentielles et législatives controversées du 28 novembre dont les résultats préliminaires avaient débouché, début décembre, sur des violences meurtrières.
Hillary Clinton souligne que comme Haïti avait su briser les chaînes de l’esclavage et s’était libérée de la colonisation française pour devenir indépendante, le pays démontre aujourd’hui les mêmes valeurs illustrées par la réponse au séisme dévastateur du 12 janvier.
Tout de suite après la catastrophe ayant emporté entre 250.000 et 300.000 personnes, les haïtiens ainsi que des volontaires de 140 pays, signale la Secrétaire d’Etat, s’étaient unis "de la nuit jusqu’au matin" pour sauver des rescapés prisonniers des décombres et leur fournir les premiers soins nécessaires.
"C’était un témoignage de premier ordre de notre humanité commune dans les jours ayant suivi le tremblement de terre. Et je l’ai vu croître au cours de l’année pendant que les pays de toutes les régions du monde continuent à aider Haïti dans sa reconstruction", a poursuivi la patronne du Département d’Etat.
Enfin, Mme Clinton a souhaité une heureuse année 2011 aux haïtiens en réitérant la volonté des Etats-Unis de continuer à "approfondir l’alliance et l’amitié entre nos nations en vue d’un futur plus brillant pour nos peuples".
A un mois près de la fin de son mandat, le 7 février, le Président René Préval devait participer samedi à la traditionnelle fête de l’indépendance aux Gonaïves (Artibonite, nord).
Le génial stratège Toussaint Louverture, fut le précurseur de l’unique révolution anti-esclavagiste et anti-colonialiste de l’histoire universelle qu’accomplit Haïti contre la France de Napoléon Bonaparte, le 1er janvier 1804, sous le leadership des pères fondateurs de la nation, Jean-Jacques Dessalines, Henri Christophe et Alexandre Pétion. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7377

Haïti/Présidentielle : l’OEA entame sa mission de recomptage

Par RFI
En Haïti, plus d'un mois après le premier tour de l'élection présidentielle, aucun résultat définitif n'a encore été officialisé. Pour sortir de l'impasse politique, l'OEA débute ce 1er janvier sa mission de vérification. Il ne s'agit pas pour l'organisation de recompter les voix, pour infirmer ou confirmer les résultats, mais simplement d'apporter une assistance légale aux autorités de Port-au-Prince.
Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron
Il aura fallu plus de deux semaines pour que ces missions internationales se mettent en place. Devant la crise électorale dans laquelle Haïti était plongée, le président de la République René Préval en avait fait la demande le 13 décembre mais la dizaine d'experts n'est arrivée que le 31 décembre car il fallait définir avant le rôle exact de ces deux nouvelles missions. Et il ne s'agit pas d'une opération de recompte des votes.
Un premier groupe d'experts, des statisticiens et informaticiens, vont donc s'atteler à vérifier comment les données des procès verbaux des bureaux de vote ont été compilées. Et des juristes vont, eux, apporter une assistance légale aux autorités haïtiennes pour gérer les plaintes déposées par les partis et les candidats.
Les résultats définitifs du premier tour des élections auraient dû être annoncés le 20 décembre. L'Organisation des Etats d'Amérique se dit consciente des contraintes de temps mais ne se donne aucune date butoir pour achever son travail. L'organisation du deuxième tour des élections à la date du 16 janvier est de toute façon compromise, car le pays qui se prépare à commémorer ce 1er janvier 2011 le séisme qui a tué plus de 250 000 personnes le 12 janvier dernier.
http://www.rfi.fr/ameriques/20110101-haitipresidentielle-oea-entame-mission-recomptage

CHOLÉRA en HAÏTI : Près de 150.000 cas, plus de 3.300 décès

MSPP- FAO L’épidémie se poursuit inexorablement en Haïti, avec au dernier bilan du Ministère haïtien de la Santé du 26 décembre, près de 150.000 recensés, soit 15.000 de plus sur une semaine seulement, et une augmentation des décès au-delà de 3.300. Le choléra pourrait aggraver aussi l'insécurité alimentaire en Haïti, c’est l’alerte de l’Organisation de l’ONU pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) du 29 décembre car une partie importante des cultures de riz dans le nord-ouest d’Haïti ne sera pas récoltée en raison d’une possible contamination par le choléra.
Une nouvelle campagne d’information pour sensibiliser les agriculteurs sur les questions d’hygiène et de salubrité vient d’être lancée par la FAO.
L’épidémie atteint des pics au niveau des hospitalisations et des décès et taux global de mortalité à 2,3%. Dans certaines régions comme celle de Nippes ou le Sud est de l’Ile les taux de mortalité atteignent 15 à 19% (Voir carte ci-contre).
L’information ne parvient pas jusqu’aux zones rurales : Les décès dans les zones rurales sont mal enregistrés par les autorités locales, tout simplement parce que l’information de prévention et les émissions radiophoniques ne parvient pas jusqu’aux zones rurales. Un effort de sensibilisation accru ciblant les communautés rurales à faibles revenus doit donc être déclenché sur le terrain. Les agriculteurs appréhendent de récolter le riz de peur d’une contamination par le choléra par les rivières et les canaux, probablement infectés, qui irriguent les rizières et les champs avoisinants. Cette peur de l’infection s’ajoute aux conséquences des inondations de novembre dernier, provoquées par l’ouragan Tomas et la destruction de 78.000 hectares de cultures qui faisaient vivre plus de 50.000 familles rurales. Les Haïtiens rechignent également à acheter des produits agricoles locaux. La FAO et la Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA) évaluent donc actuellement l’impact du choléra sur les moyens d’existence des ruraux.
Source : FAO (Vignette), OCHA, Ministère de la Santé d’Haïti, Minustah (Vignette), mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 31 décembre 2010
http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-choleacutera-en-haiumlti-pregraves-de-150000-cas-plus-de-3300-deacutecegraves_4703_lirelasuite.htm#lirelasuite
Commentaires:
Et le cholera qui semble revenir. Disons à occuper uine place dans l'actualité. 43 décès par jour rien de grave. Si les décès se produisent dans le pays le plus pauvre du monde!
Nous saluons la campagne de sensibilisation de la FAO d'une main. L'emploi e l'autre main est conditionnée à la pertinence d'informations précises qui permettraient de donner une note carrément positive à cette campagne. Quel est le ratio experts étrangers/experts haïtiens utilisés dans cette campagne? Quelle portion du budget est allouée à la prise en charge des experts étrangers?

BON ANNIVERSAIRE HAITI

jeudi 30 décembre 2010

Haïti - Élections : Le groupe des 12 veut un gouvernement provisoire

30/12/2010 08:30:38 Le groupe des 12 [qui ne sont plus que 10] et qui représente 19.37% des suffrages exprimés, a réaffirmé hier mercredi, ses positions à savoir : l'annulation des élections du 28 novembre, le départ du Président René Préval le 7 février 2011 et l'installation d'un gouvernement provisoire en vu d’organiser de nouvelles élections. « Je vous donne la garantie que le 7 février, le peuple installera un nouveau Président, à la tête d’un gouvernement provisoire, en remplacement de René Préval en vue d’organiser les élections » a déclaré Jacques Édouard Alexis.
Les «membres du Groupe des 12 » :
Charles Henri Baker « Regwoupman sitwayen pou espwa (Respè)» (2.38%)
Jean Henry Céant « Renmen Ayiti » (8.18%)
Joseph Michel Martelly « Repons peyizan » (s’est désolidarisé depuis)
Leslie Voltaire « Ansanm nou fò» (1.51%)
Jacques Edouard Alexis « Mobilisation pour le Progrès d'Haïti (MPH)» (3.07%)
Jeudy Wilson « Fòs 2010 » (0.57%)
Josette Bijou (Indépendante) (1%)
Erick Smarcki Charles « Parti de l’Évolution nationale d’Haïti (PENH) » (0.24%)
Jean Chavannes Jeune « Alliance Chrétienne Citoyenne pour la Reconstruction d’Haïti (ACCRHA) » (1.80%)
Garaudy Laguerre « (WOZO) » (0.26%)
Leon Jeune « Konbit liberasyon ekonomik (KLE) » (0.36%)
Mirlande Hyppolite Manigat « Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP) » (s’est désolidarisé depuis)
Total des votes exprimé le 28 novembre : 19.37 %
Génard Joseph (Groupement Solidarité) (0.85%), arrivé au moment de la déclaration d’annulation du scrutin, a approuvé la position des 12. Après cette conférence, Yves Cristalin « Oganizasyon Lavni (LAVNI) (1.60%) » et Yvon Neptune « Ayisyen pou Ayiti » (0.39%) se sont exprimés en faveur de l’annulation du scrutin.
Autres candidats favorables à l’annulation du scrutin : 2.84%
Ensemble des candidats favorables à l’annulation du scrutin : 22.21 % des votes exprimés
Jacques Édouard Alexis a rappelé, que le groupe a toujours été favorable à la formation d’un gouvernement provisoire et non de transition pour assurer la tenue de bonnes élections avec un nouveau Conseil Électoral.
Il a fait savoir également, que le gouvernement provisoire dont le groupe réclame l’installation est constitutionnel et prévu par les lois haïtiennes ce qui n’est pas le cas, selon lui, pour la loi électorale amendée, qui permettrait au chef de l’État de rester au pouvoir jusqu’au 14 mai (date à laquelle il avait prêté serment en 2006) - Rappelons que la constitution, indique le 7 février comme terme du mandat présidentiel, mais mentionne aussi la durée de 5 ans de ce mandat. C’est sur cette dernière précision que la loi permettant au Président Préval de rester jusqu’au 14 mai 2011, a été voté par le parlement et le Sénat en mai 2010.
De son coté, Jean-Henry Céant a rappelé au chef de l’État, qu’en organisant les élections du 28 novembre, il s’était engagé à quitter le pouvoir le 7 février « M. Préval ne peut se servir d’aucun stratagème constitutionnel pour justifier son éventuel maintien à la tête de l’Etat au-delà du 7 février »
De plus, Jacques Edouard Alexis a précisé que le groupe ne reconnaissait pas, tout comme la constitution haïtienne, la mission d’experts de l’Organisation des États Américain (OEA) devant procéder à la vérification des procès-verbaux. Il affirme que l’OEA fait partie du problème et ne peut, en aucun cas, prétendre faire partie de la solution. « Nous ne reconnaissons pas cette mission, ni le deuxième tour qu’on veut nous imposer. Il faut un gouvernement provisoire pour organiser de nouvelles élections » affirme-t-il.
Pour sa part, Charles-Henri Baker, s’interroge sur la validité de l’évaluation unilatérale par l’OEA, des résultats du scrutin du 28 novembre qualifiés de frauduleux. Estimant que toute enquête sérieuse devrait conduire a l’annulation de 90% des procès-verbaux et donc du scrutin « La loi électorale n’ayant pas été appliquée, il ne saurait être question de recomptage des procès-verbaux issus d’opérations de bourrage d’urnes ».
Le groupe des 12 appelle la population à rester mobilisée pour défendre ses droits, se disant convaincu que « la parodie du 28 novembre ne passera pas et sera annulée ».
http://www.haitilibre.com/article-2007-haiti-elections-le-groupe-des-12-veut-un-gouvernement-provisoire.html
Commentaires:
Le positionnement radical du groupe des 12 n'est pas plus louable que l'intention de René Préval de garder le pouvoir au-delà du 7 février. Ces politiciens que la population a rejetés au profit d'un "just come" messianique ne sont pas plus sincères que le président en fonction.
Leur attitude correspond à l'application de table rase et ce, juste parce qu'ils ne peuvent pas avoir leur part au festin.
Le temps de trouver un accord sur la constitution d'un gouvernement provisoire sera très long et contre productif. La logique voudrait que les autorités sur place soient encadrées par de vrais experts (Y en a-t-il encore!!!) pour gérer les élections.

Renforcement des relations entre la Caricom et Haïti

Le représentant spécial de la Caricom à Port-au-Prince, PJ Patterson et le Premier Ministre haïtien, Jean Max Bellerive ont signé un accord visant le renforcement de la capacité des institutions haïtiennes. L'aide mémoire pour le renforcement de la capacité des institutions démocratiques haïtiennes a été signée à l'issue de discussions entre le président Préval et M. Patterson. La consultation a révisé la mise en œuvre du plan de reconstruction nationale et déterminé que la Caricom pourrait améliorer le fonctionnement des institutions étatiques dans le meilleur délai.
De nombreux membres de la fonction publique haïtienne ont été tués lors du violent séisme du 12 janvier.
Dans le cadre de cet accord la Caricom a convenu de fournir du personnel qualifié et expérimenté dans la fonction publique pour aider Haïti à reprendre son agenda prioritaire. Le soutien inclura une expertise technique dans l'administration publique et du système judiciaire et de la sécurité.
La prochaine étape dans le renforcement de la coopération entre la Caricom et Haïti aura lieu lors d'une rencontre le 5 janvier 2011. Les officiels haïtiens, les dirigeants de la Caricom et les responsables de la Banque Caraibéenne de Développement devront finaliser les arrangements pour renforcer les institutions gouvernementales haïtiennes par le bais des partenaires de la Caricom y compris le secteur privé.
Les participants à cette réunion de trois jours devront formuler des projets qui seront soumis à la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH).
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18615
Commentaires:
Aujourd'hui ona du mal à croire à ce mélange de bonne foi et de bonne volonté affiché par les institutions qui se disent concernées par le sort d'Haïti et des haïtiens. C'est dommage que nous autres haitiens nous ayons autant de mal à comprendre que le salut du poays passera forcément par nous et notre conscience collective.
CE renforcement des relations entre Haiti et la Caricom signifie qu'il va y avoir plus de coopérants avec des salaires mirobolants en Haiti...Pour des résultats qui seront moins que nuls.
Les experts que cette institution va nous envoyer ne sont pas meilleurs que ceux dont nous disposons sur place mais qui ne sont pas employés et qui cherchent à s'expatrier....

Des nouvelles de l'association Haïti, Terre d'Avenir Du cœur au labeur

Publié le jeudi 30 décembre 2010 à 11H00 Le cœur est toujours vaillant, mais les projets ont dû s'adapter. Créée en février dernier, par Géraldine Ford et Patrice Huba, un couple de Grandham, l'association Haïti, Terre d'Avenir a réétudié son action dans le pays ravagé par un séisme.

L'idée consistait alors à construire un orphelinat en fédérant énergies et donateurs. Par ailleurs, fort de ses relations dans le milieu sportif, le duo souhaitait aussi créer sur place « le premier club de rugby » (notre édition du 1er février 2010).
« Finalement, le comité de rugby avait déjà lancé une aide pour une autre asso qui vient en aide à Haïti et ne pouvait pas nous aider », précise Géraldine, anthropologue. « Notre aide s'oriente finalement sur l'Île-à-Vache (au sud d'Haïti) pour un projet plus modeste mais plus réaliste aussi : une structure plus petite pour l'accueil d'enfants et des microprojets (aide au financement de la réparation de l'unique petit resto de la baie, qui accueille les voiliers par exemple). »
Malgré tout, l'association ne cache pas l'ampleur de la tâche. Et depuis la réorientation du projet, lié à des raisons pratiques et affectives dans un premier temps, d'autres événements sont venus renforcer ce choix.
« L'Île-à-Vache est située à quelques encablures de la ville des Cayes où les émeutes ont plongé la ville dans l'insécurité en réponse aux élections », décrit Géraldine. « Elle est bloquée et on ne peut s'y rendre. Ça veut dire qu'il n'y a plus d'approvisionnements possibles pour l'île. De plus, il y a de nombreux enfants réfugiés à l'Île-à-Vache et aucune structure pour les accueillir à part l'orphelinat Saint-François, tenu par sœur Flora. Elle fait ce qu'elle peut, se démène et cherche des solutions chaque jour mais la situation est vraiment difficile. »
Cas de choléra
D'autant qu'un autre fléau est venu s'ajouter à ce tableau déjà assez sombre.
« L'île jusque-là épargnée par le choléra a eu son premier cas fin novembre », ajoute l'association. « Donc, un séisme, le choléra, les élections qui se passent mal et plus d'approvisionnements possibles, ça donne quelque chose d'assez vertigineux. »
Difficile de voir suffisamment clair dans ce marasme, pour trouver la meilleure façon d'agir. Mais pour ce couple qui a vécu en Haïti, la motivation ne fléchit pas. Témoin de la misère grandissante dans le pays, le duo avait d'ailleurs déjà organisé une collecte sur place, avant le séisme. Rappelons que Géraldine a également de la famille à Port-au-Prince. Et si ces Vouzinois ont dû revoir leurs prétentions, ils comptent toujours travailler sur le long terme et s'appuient sur leur connaissance du terrain et leurs réseaux haïtiens et français. En outre, l'association pourrait bientôt bénéficier d'une aide précieuse.
« Pour l'instant, je pense juste appuyer l'aide à l'orphelinat de sœur Flora en proposant un projet à la Fondation de France », explique Géraldine. « C'est ce projet que je suis en train d'élaborer. Il fallait un an d'existence à l'association pour pouvoir postuler auprès de la Fondation, ce sera bientôt chose faite (en février 2011), juste le temps qu'il me faut pour finir d'écrire le projet. »
Audrey BENZAKEN
Contact : haititerredavenir@gmail.com
http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/des-nouvelles-de-lassociation-haiti-terre-davenir-du-coeur-au-labeur

Haïti - Environnement : Le mystère du lac Azuéi bientôt résolu

29/12/2010 14:59:23 Depuis le 24 décembre, plusieurs centaines de poissons ont été retrouvés morts sur les rives de L’étang Saumâtre aussi connu sous le nom de lac Azuéi et située à une trentaine de kilomètres à l'Est de Port-au-Prince, au sud-est d'Haïti dans la plaine du Cul-de-Sac et jouxtant la frontière, avec la République Dominicaine.
Comme causes probables du décès des poissons, Michel Chancy, Secrétaire d’Etat à l'Agriculture, Production animale évoque un possible déséquilibre des matières organiques se trouvant dans le Lac. Hypothèse que semble partager l'agronome Arnoux Séverin, responsable du Programme environnemental transfrontalier (PET), qui cite la teneur en calcaire des tonnes de remblais empilées sur les rives du lac Azuei qui pourrait augmenter l'alcalinité de l'eau du lac. D'un autre côté, la baisse de la température du lac pourrait avoir, des conséquences sur certains poissons, ajoutant que « les tilapias sont la seule espèce ayant été touchée par cette contamination ».
Pierre Garo Nérée, Coordonnateur adjoint de l'association Conscience Citoyenne pour la Protection de l'Environnement d'Haïti (COCIPEH) a fait part des inquiétudes de toute la communauté face a ce qu’il qualifie de catastrophe écologique « Les poissons sont morts par dizaines voire par milliers à Fond-Parisien et à Thomazeau » précisant que des tortues, ont également été retrouvés mortes au bord du Lac. M. Nérée rappelle que cette catastrophe a de graves incidences sur la vie économiques des habitants de la région « Le Lac Azuei et le marché de Malpasse constituent les piliers de l’économie dans la région » invitant les autorités haïtiennes à faire toute la lumière sur ce dossier.
Le directeur de la section « Pêche et Aquaculture » au MARNDR, Robert Badio, a fait savoir pour sa part que ce n’est pas un phénomène nouveau en Haïti et affirme que les autorités s’activent de manière a connaitre la cause exacte de ces décès.
Dernière minute : Les premiers résultats des analyses menées dans le lac azuei, montrent qu'un manque d'oxygène dû à l'utilisation de matériaux calcaires dans les travaux de rehaussement du tronçon de route affecté par la remontée des eaux du lac serait à l'origine de la mort des poissons. « Ces matériaux proviennent des collines avoisinantes du lac riches en calcaires. La dissolution et le mélange des ces composés calcaires semble avoir modifié momentanément l'acidité naturelle de l'eau en cette zone, entrainant ainsi une rareté d'oxygène au niveau du lac ». Des analyses complémentaires sont en cours, afin de compléter et confirmer les premiers résultats informe le gouvernement. Si les résultats sont confirmés l'interdiction de la pêche, la consommation et la vente de poissons pourrait être levé prochainement.
http://www.haitilibre.com/article-2006-haiti-environnement-le-mystere-du-lac-azuei-bientot-resolu.html

Haïti: la mission de recomptage débute

AFP;-30/12/2010 L'Organisation des Etats américains (OEA) devait entamer aujourd'hui en Haïti sa mission de vérification des résultats de l'élection présidentielle du 28 novembre, dans l'espoir de sortir de l'impasse politique consécutive à ce scrutin contesté. Les techniciens de l'OEA "ne vont pas recompter les votes, mais feront une évaluation du processus électoral", a déclaré à l'AFP Colin Granderson, chef de la mission déployée par l'OEA et les pays du marché commun de la Caraïbe (Caricom).
"Il s'agit d'évaluer les procédures utilisées pour le décompte des votes qui a mené aux résultats préliminaires des élections, mais nous n'allons pas recompter les bulletins", a-t-il dit. A Washington, le numéro deux de l'OEA, Albert Ramdin, a déclaré à l'AFP que la mission pensait rendre son rapport au président sortant René Préval la semaine prochaine.
M. Granderson a indiqué que le travail des experts ne porterait pas sur les élections législatives mais uniquement sur le scrutin présidentiel qui a vu au premier tour l'ex-Première dame Mirlande Manigat, avec 31% des suffrages, devancer le candidat du pouvoir Jude Célestin (22%). Ce résultat a été violemment contesté par les partisans du chanteur Michel Martelly, relégué en troisième position à quelques milliers de voix près de M. Célestin et écarté ainsi du deuxième tour.
M. Granderson a refusé de dire si le deuxième tour pourrait être maintenu à la date prévue du 16 janvier. Un groupe de 12 des 18 candidats à la présidence, qui réclame l'annulation des élections, a exhorté la mission de l'OEA "à ne pas entrer dans le jeu cynique et anti-démocratique du président René Préval". "Le processus électoral doit être rejeté dans son intégralité. Toute démarche contraire provoquerait une crise aux dimensions imprévisibles", ont prédit les anciens candidats.

mercredi 29 décembre 2010

Fidel Castro soutient l’ex-représentant spécial de l’OEA en Haïti remercié

Ricardo Seitenfus a été renvoyé parce que ses "vérités" dérangent dit le "Lìder Màximo" à propos des récentes critiques du diplomate brésilien contre la présence en Haïti des casques bleus et la responsabilité historique des grandes puissances dans l’extrême pauvreté du pays mardi 28 décembre 2010, Radio Kiskeya
L’ancien Président cubain Fidel Castro a pris mardi la défense de Ricardo Seitenfus en qualifiant de "vérités lapidaires" les propos du diplomate brésilien démis samedi dernier de ses fonctions de Représentant spécial de l’OEA en Haïti pour ses considérations acerbes sur l’action contre-productive dans le pays de la communauté internationale.
"On peut être ou ne pas être d’accord avec chacun des propos du brésilien Ricardo Seitenfus, mais il est indéniable qu’il a dit des vérités lapidaires dans ses réponses", relève le "Lìder Màximo" dans un article diffusé par les médias locaux dont le quotidien Granma, organe officiel du parti communiste cubain.
Dans un entretien au journal suisse Le Temps, l’ambassadeur Seitenfus avait ouvertement remis en question la présence de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), "non adaptée au contexte haïtien" et dénoncé les graves incohérences de la politique des partenaires traditionnels d’Haïti incapables d’appréhender les spécificités et l’identité culturelle du pays.
L’OEA a mis fin à ses services deux mois avant la fin de son mandat.
Citant plusieurs passages de l’interview, Fidel Castro a expliqué à ses compatriotes que le diplomate avait fait l’objet d’une "mesure drastique" parce qu’il avait exposé ses points de vue avec "sincérité".
S’appuyant sur les remarques de Ricardo Seitenfus, le chef historique de la révolution cubaine affirme que les Etats-Unis sont le "créateur de la pauvreté et du chaos en Haïti". C’est à l’instigation de Washington que l’ONU a envoyé ses "forces d’occupation" dans le pays, insiste-t-il.
"La MINUSTAH qui, au passage, a introduit l’épidémie de choléra dans ce pays frère", déclare Castro avant de saluer le travail des brigades médicales cubaines en Haïti où, note-t-il, 1.295 coopérants participent à la lutte contre la maladie.
Le dirigeant communiste, qui s’est retiré de la vie politique active à cause de son état de santé, a promis de continuer à émettre des réflexions sur la situation en Haïti, l’un de ses thèmes favoris depuis un certain temps. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7367

Haïti - Social : Situation désastreuse des droits humain en 2010

29/12/2010 11:56:44 Maître Renan Hedouville, Secrétaire exécutif du Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI), a dressé hier mardi, un tableau pessimiste de la situation des droits humains en 2010.
Le séisme de janvier dernier, les évasions massives de prisonniers, la saison cyclonique, le choléra et la crise politique sont les principaux facteurs qui ont contribué à de graves violations des droits civils, politiques et économique des citoyens a-t-il rappelé.
Me Renan Hedouville a fait savoir que durant cette année, les citoyens ont été victimes de l’insécurité, les élections les ont privé de leur droit de choisir librement leurs dirigeants, les personnes atteintes du choléra sont victimes de stigmatisation et de discrimination.
Comme principaux responsables de la détérioration des droits humains, Maître Hedouville pointe du doigt les leaders politiques, qui n’ont pas su donner la priorité aux intérêts supérieurs de la Nation et dont la position jusqu’au-boutiste a aggravé la situation.
Il accuse la mauvaise gouvernance, le dysfonctionnement des structures étatiques et l’absence de politique préventive qui ont contribué à la détérioration des droits humains dans le pays et surtout le manque de volonté des autorités politiques qui affichent une insouciance face aux différents problèmes de la société. Il reproche aux organisations de la société civile leur passivité.
Rappelant que le non-respect et les violations des droits humains ont aussi de graves conséquences sur les droits économiques des citoyens.
HL/ HaïtiLibre

CARCASSONNE L'association des Amis de Mona sur tous les fronts en Haïti

Depuis le 20 octobre, c'est l'a ffolement dans la région où interviennent les Amis de Mona, suite à l'épidémie de choléra. L'association a reçu des informations sur la ville de Verrettes, proche de St-Marc, irriguée par le fleuve Artibonite, qui est sérieusement touchée et déplore des morts. Dès le début, les associations présentes à Verrettes (dont le Rotary Club) se sont réunies pour coordonner conseils d'hygiène et actions de prévention afin d'éviter la propagation de l'épidémie, particulièrement dans les lieux de rassemblements habituels : groupes vaudouisants, églises, écoles, …
L'un des deux dispensaires de Verrettes a été dédié aux victimes du choléra (l'autre l'ayant été pour les victimes du séisme de janvier). « L'eau « propre » est rare, et la population panique. Le puits artésien de Verrettes fait l'objet de disputes, dès 3 h du matin. Les comprimés de désinfection d'eau sont « rationnés ». En Haïti, vivre est un combat quotidien. »
Les « Cœurs joyeux » vont « bien »
Les enfants du centre des « Cœurs joyeux » ont été mis en quarantaine et gardés dans la maison d'accueil (pas de déplacements dans les familles d'origine, hygiène renforcée avec savon et alcool). « Mais, le lundi matin, ils ont repris le chemin de l'école, forts des conseils d'hygiène prodigués par Mona et son équipe.
Des enfants ont été malades, mais l'hôpital où ils ont été conduits n'a pas diagnostiqué le choléra. Tout devient plus difficile, y compris l'approvisionnement en riz, en pois et en huile de la maison Cœurs joyeux ».

Suivi des projets
L'association des Amis de Mona fait aussi un point sur les différents projets :
A la maison « Cœurs joyeux », ouverte depuis juin 2010, le budget prévisionnel a doublé. Plus de 2 000 mensuels sont nécessaires. Elle acueille 19 orphelins dont 15 « restavecs », tous inscrits à l'école. Mais, la flambée des prix consécutive au séisme, et l'accueil de quatre orphelins supplémentaires ont fait exploser le budget.
Le jardin potager, un terrain assez grand et proche des « Cœurs joyeux » vient d'être loué par Mona et Herbé, plus tardivement que prévu, suite à l'augmentation du prix de la location.
Les Amis de Mona financent la location du terrain, des semences et l'achat du petit matériel de jardinage, qui permettront aux Cœurs joyeux de cultiver des légumes pour leur consommation : katakous, petits pois, choux, carottes, pommes de terre, poivrons, … suivant la saison.
La clôture du puits est en cours de réalisation, avec du grillage envoyé par Accueil et Partage, et des poteaux à acheter à Port-au-Prince.
Le projet de coopérative (Copic) a bien démarré, avec une quinzaine de femmes engagées. Elle sont installées, momentanément, dans une maison prêtée où elles disposent d'une pièce donnant sur la rue.
Du tissu en gros a été acheté, des uniformes scolaires ont été vendus, …et le seront encore. La fabrication de petits ensembles est envisagée.
Le centre de formation et de promotion féminine « Le bon samaritain » a déjà enregistré 80 inscriptions de femmes, cette année, pour trois niveaux avec trois monitrices. Il a fallu limiter les inscriptions en première année.
La classe « Tremblement de terre », ouverte pour des femmes réfugiées à Verrettes suite au séisme, n'existe plus. Les réfugiées concernées sont reparties à Port-au-Prince. La maison « Cœurs joyeux » accueille dorénavant 19 orphelins. Photo D. R.
http://www.lindependant.com/articles/2010-12-29/l-association-des-amis-de-mona-sur-tous-les-fronts-en-haiti-309726.php

31 Haïtiens débarqués en France sans visa sont libres

29.12.2010
Sur les 75 Haïtiens détenus depuis une semaine en zone d'attente dans les aéroports d'Orly et de Roissy-Charles-de-Gaulle, 31 ont été libérés.
A la demande de deux juges des libertés et de la détention, l'un à Bobigny, l'autre à Créteil, les demandeurs d'asile chanceux ont pu quitter la zone d'attente où ils ont été maintenus depuis leur interpellation par la police aux frontières.
Leur remise en liberté a été ordonnée lundi, «parce que la plupart ont de la famille en France», explique le Parquet de Bobigny. Seul le parquet de Créteil a demandé une nouvelle examination pour quinze cas. Ce sera à la cour d'appel de Paris de trancher. Mais «il y a de fortes chances que les personnes remises en liberté ne se présentent pas pour ne pas risquer d'être renvoyées en zone d'attente», précise une source judiciaire.
Une expulsion attendue vendredi
Reste encore un Haïtiens détenu à Orly. «Il devrait probablement être expulsé vendredi», selon Réseau éducation sans frontière. «Sa demande d'asile a été rejetée. Et il a peu de chance de rester en France », précise Pablo Krasnopolsky co-fondateur de RESF. Quant aux 43 Haïtiens placés à Roissy, ils devraient être fixés sur leur sort jeudi par le juge des libertés et de la détention de Bobigny.
L'arrestation de ces 75 Haïtiens, arrivés en France avec en poche, de simples visas de transit, avait suscité l'indignation de nombreuses associations comme Réseau éducation sans frontières, qui n'avait pas manqué de rappeler que les 200 enfants haïtiens adoptés par des couples français la même semaine, avaient été reçus, eux, en grande pompe dès leur sortie de l'avion.
Il y a un an, le 12 janvier 2010, un fort séisme secouait Haïti et provoquait la mort de plus de 250 000 personnes. Le pays, meurtri et dévasté, a ensuite été frappé par une épidémie de choléra. Et depuis quelques semaines, Haïti est littéralement plongé dans un climat de violences depuis le scrutin présidentiel du 28 novembre.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/31-haitiens-debarques-en-france-sans-visa-sont-libres-29-12-2010-1206361.php

mardi 28 décembre 2010

Haïti/recomptage: accès illimité à l'OEA

AFP .- 28/12/2010 .- Le gouvernement haïtien a accordé un accès illimité aux experts de l'Organisation des Etats américains (OEA) chargés de superviser le recomptage des votes de la présidentielle du 28 novembre, a annoncé aujourd'hui le secrétaire général adjoint de l'organisation, Albert Ramdin. "Le gouvernement d'Haïti a accepté hier soir les conditions" posées par la mission, a-t-il déclaré, précisant que "les experts techniques auront un accès illimité à l'information et aux bâtiments, pourront examiner les procès-verbaux des résultats et les procédures suivies pour déterminer l'issue" du scrutin.
Les premiers membres de la mission qui en compte six (deux experts juridiques, deux experts électoraux, un statisticien et un informaticien) devraient arriver en Haïti demain, a-t-il précisé. La mission, qui n'est pas limitée dans le temps, remettra ses conclusions au gouvernement haïtien et au Conseil permanent de l'OEA. "Nous voulons être exhaustifs, nous voulons assurer une vérification de qualité tout en étant conscients des contraintes de temps", a-t-il dit.
La publication des résultats définitifs du premier tour de la présidentielle haïtienne, prévue le 20 décembre, a été reportée pour permettre aux experts de l'OEA de vérifier la validité d'un scrutin dont les premiers résultats ont plongé le pays dans une crise politique et provoqué des violences.
Le chef de l'Etat sortant, René Préval, avait demandé à l'OEA de dépêcher une mission en Haïti afin d'aider les autorités électorales dans la vérification des procès-verbaux et la phase de contentieux électoral.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/12/28/97001-20101228FILWWW00484-haitirecomptage-acces-illimite-a-l-oea.php