Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
lundi 11 août 2008
HAITI 1 - TRINIDAD AND TOBAGO : 0.. CUBA U-17 VAINQUEUR DE LA COUPE CFU
Après huit ans de disette, les fans du football et des GRENADIERS ont savouré la première victoire de la sélection Haïtienne de football au stade Sylvio Cator face à un adversaire de poids de la zone, la sélection de Trinidad and Tobago.
La sélection haïtienne alignant une sélection composée exclusivement de joueurs évoluant dans le championnat local ont réalisé une très belle performance alliant résultat et manière. Cette prestation augure un très bon présage pour notre sélection qui affrontera dans dix jours son homologue surinamienne dans le cadre des match de poule comptant pour la deuxième phase des éliminatoires de la coupe du monde 2010.
Malgré certaines erreurs d’arbitrage imputées aux arbitres locaux, et qui n’ont rien changé au résultat du match, les techniciens Trinitéens ont apprécié le niveau de jeu des Grenadiers qui selon toute vraie semblance devrait obtenir sa qualification pour la prochaine phase en sortant premier ou deuxième de son groupe.
Ce bon résultat prouve tout le bénéfice du stage et du travail réalisé depuis la confrontation face aux Antilles Néerlandaises.
Haïti rencontre au stade Sylvio Cator la sélection de Suriname le 20 Aout prochain.
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CUBA U-17 VAINQUEUR DU TOURNOI CFU…CUBA ET TRINIDAD AND TOBAGO AU Mexique
La sélection U-17 de Cuba a gagné le tournoi CFU U-17 2008 ayant eu lieu a Trinidad Tobago après sa victoire en finale face a la sélection hôte de l’évènement sous le score de deux buts à un. Après avoir éliminé la Sélection Haïtienne en demi-finale aux tirs au but, les cubains, accompagnés des jeunes Trinitéens représenteront la zone de la Caraïbe au tournoi éliminatoire de la Coupe du monde U-17 au Nigeria. Se Tournoi sera célébré au Mexique.
Des experts analyseront le phénomène de la migration et les relations frontalières entre Haïti et la République Dominicaine
La rencontre est programmée pour le 12 août 2008, à partir de 8:00 du matin, au local de Solidarité Frontalière, que préside le prêtre Regino Martínez Bretón. Il est patronné par la Fondation Panaméricaine pour le Développement (PADF), le Service Jésuite pour les Réfugiés et les Migrants, à travers ses bureaux dans la Région Nord de la frontière dominicano-haïtienne.
Ceci représente le premier atelier binational qui sera effectué dans la ville de Dajabón, qui poursuit comme but, la création d'un espace de dialogue permanent pour la prévention et la prise en charge des conflits en rapport avec la migration et la frontière.
Parmi les participants on décompte , José Serulle Ramia, ambassadeur de la République dominicaine a Puerto-Principe, Haïti ; Guy Alexandre, ex-ambassadeur d’Haïti en République dominicaine et fonctionnaire de l'Organisation Internationale des migrations (OIM) ; Mario Torres, sénateur élu sous la bannière du Parti Révolutionnnaire Dominician PRD pour la province de Dajabón.
Participeront également , Sonia Mateo, Maire de la ville de Dajabón ; Rubén Silié, historien et ex-président de l'Association des États des Caraïbes, Nicole Grégoire, fonctionnaire du Ministère des Affaires Étrangères de Haïti ; Jean Baptiste Bien Aimé, Consul d’Haïti à Dajabón et le Père Regino Martínez, coordinateur de Solidarité Frontalière.
Cet événement binational qui comptera un service électronique de traduction simultanée pour les participants et faciliter le travail de la presse, a comme objectifs, évaluer de manière conjointe avec les autorités et les chefs communautaires des deux pays, la situation de la migration et la réalité frontalière.
Il aura aussi comme objectif élaborer un document binational de recommandations destinés aux autorités centrales des deux pays pour une meilleure gestion des aspects liés au quotidien des habitants de la zone frontalière.
Un autre point dans l’agenda est la création d’ un mécanisme binational prévision et gestion de conflits liés à la migration et aux relations frontalières. On cherchera le renforcement des relations dominico-haïtiennes, pour cela les organisateurs ont pris toutes les dispositions pour assurer la présence des medias.
Traduction DL pour HRV
http://www.prensaescrita.com/diarios.php?codigo=AME&pagina=http://www.elnuevodiario.com.do
Détention de 35 citoyens haïtiens sans papiers en République Dominicaine
Ils seront tous rapatriés vers HaïtiPar Milagros Sanchez
Les autorités de l’Armée Nationale ont informé qu’il ont détenu 35 citoyens haïtiens en situation irrégulières, au cours d’opérations réalisées à Dajabon, Moa et Valverde. Ils ont expliqué que les détenus furent arrêtés pendant qu’ils déambulaient dans les rues des provinces mentionnées plus haut.
Ils ont ajouté que les citoyens haïtiens furent remis aux autorités des services de Migration et qu’ils seront déportés vers leurs pays d’origine dans les prochaines heures.
http://www.prensaescrita.com/diarios.php?codigo=AME&pagina=http://www.elnuevodiario.com.do
La CPP et l’UPDN apportent leur appui à Michèle Pierre Louis
Le député Paully Faustin soutient que la chambre basse a joué sa partition en ratifiant le choix du premier ministre désigné. " Ce qui se fait actuellement n’a rien à voir avec les intérêts du pays", lance t-il en dénonçant le blocage du processus par certains sénateurs et chefs de partis politiques. Selon le député Faustin, les sénateurs doivent prendre une décision pour éviter une catastrophe au pays. " Aujourd’hui certains sénateurs réclament un ministère précis afin de voter la déclaration de politique générale", révèle t-il.
De plus, les membres de la CPP se déclarent disposés à ratifier la déclaration de politique générale du premier ministre ratifié. Le député Fabien Esdras est prêt à accepter, sous certaines conditions, l’intégration des partis politiques dans le gouvernement. Il met l’accent sur la nécessité d’évaluer les anciens ministres avant leur intégration dans le prochain gouvernement. " Il y a des partis qui réclament deux ministères et d’autres qui exigent la reconduction d’un ancien ministre, c’est un manque de respect", s’indigne le parlementaire.
Même s’ils ne réclament pas de postes ministériels, les membres de la CPP veulent avoir un droit de regard dans le choix des ministres. Le député de Savanette, Joseph Joël Louis, confirme cette nouvelle approche de la CPP. " Nous savons qui nous ne voulons pas dans le gouvernement", lance le parlementaire pour qui la compétence doit être le premier critère de sélection des ministres.
Vendredi dernier, le premier ministre ratifié s’était entretenu avec les dirigeants des partis Fanmi Lavalas et Latibonite an Action (LAA).
Le député Beauvoir Jean Dorson (LAA) estime que Michèle Pierre Louis doit négocier directement avec les sénateurs ayant fait abstention lors de la séance de ratification du choix. " LAA appuie l’idée d’un gouvernement de large participation", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13979
Robert Mondé abandonne la Fusion et apporte son appui au premier ministre ratifié
Le parlementaire ne comprend pas les exigences des chefs de file de la Fusion dans le cadre des négociations visant la ratification de la déclaration de politique générale du premier ministre ratifié. " Nous avions appuyé les candidatures d’Ericq Pierre et de Robert Manuel ", rappelle le député Mondé pour qui la Fusion va à contre courant de l’histoire en adoptant ce nouveau comportement." On ne prend pas en compte l’intérêt du pays et certains dirigeants de partis ne se soucient guère de la rentrée scolaire ", ajoute t-il. Le député Mondé qui vient d’effectuer une tournée dans plusieurs localités de sa circonscription croit que la rentrée scolaire est hypothétique. " Les citoyens ont faim et la rentrée scolaire importe peu", déclare t-il souhaitant la formation d’un gouvernement qui pourra tenter de trouver des solutions au problème de la cherté de la vie.
Frantz Robert Mondé excédé abandonne son parti et concède qu’il n’avait pas encore informé le directoire de la Fusion au moment de son point de presse. " Mon cœur est à la Fusion mais mon esprit est ailleurs", lâche le député Mondé qui pourtant témoigne d’un profond respect pour les chefs de file de la Fusion. " Serge Gilles est mon père spirituel", explique l’élu de l’Anse-à-Veau qui se présente comme un homme de droite égaré a gauche.
Le député Mondé ne considère pas son errance comme une mauvaise chose et soutient qu’il faut utiliser ce qui est bon de la droite et de la gauche. Cette formule spéciale le député Mondé pourra l’appliquer à sa guise puisqu’il se considère désormais comme un député indépendant.S’il compte conserver son indépendance Robert Mondé ne compte pas conserver son siège à la chambre basse jusqu'à la fin de ses jours. A l’image de ses anciens collègues, Kelly Bastien et Joseph Lambert, le député Mondé rêve d’occuper un siège au grand corps. Le candidat au sénat pour les Nippes, dans la foulé réitère son appui au premier ministre ratifié. Michèle Pierre Louis avait effectué une visite dans le bastion de Frantz Robert Mondé une semaine auparavant.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13978
dimanche 10 août 2008
L’Espagne offre 100 millions de plus à Haïti pour 2009-2012
Des promesses faites par la vice-présidente espagnole Marìa Teresa Fernàndez de la Vega lors d’une visite à Port-au-Prince destinée au renforcement des relations bilatéralessamedi 9 août 2008,
Radio Kiskeya
La vice-présidente du gouvernement espagnol, Marìa Teresa Fernàndez de la Vega, a annoncé samedi une aide suppléementaire de 100 millions de dollars de Madrid à Haïti à la fin d’une visite officielle de 24 heures à Port-au-Prince au cours de laquelle elle a notamment eu un tête-à-tête avec le Président René Préval.
Selon la dirigeante espagnole, son pays a décidé de renforcer sa coopération avec Haïti et dans cette perspective une enveloppe de 100 millions dollars sera accordée pour la période 2009-2012 après les 40 millions d’euros (près de 60 millions de dollars) débloqués entre 2004 et 2008.
"Le Président Préval s’est montré ouvert en ce qui concerne la coopération avec notre pays. Il a remercié l’Espagne pour sa contribution à la Force onusienne de maintien de la paix déployée en Haïti", a déclaré Mme de la Vega à l’issue de son entretien avec le chef de l’État dominé par des thèmes comme le renforcement de l’Etat, la protection de l’environnement, les infrastructures et la réforme constitutionnelle.
Elle a aussi fait état d’efforts entrepris en vue de favoriser les investissements étrangers en Haïti.
Sur un autre plan, Marìa Teresa Fernàndez de la Vega a discuté avec René Préval du processus judiciaire engagé autour de l’assassinat à Port-au-Prince, le 7 mars 2004, du journaliste espagnol Ricardo Ortega, lors de la première manifestation des GNBistes après la chute de Jean-Bertrand Aristide. Le chef de l’Etat a indiqué à son interlocutrice que le dossier se trouve actuellement devant la Cour d’Appel de la capitale. S’exprimant aux côtés du chancelier haïtien, Jean Rénald Clérismé, la vice-présidente a, pour sa part, assuré que l’Espagne accordait une importance toute particulière à ce cas qui fait l’objet d’une enquête judiciaire à Madrid.
Avant de quitter Haïti, l’adjointe du Premier ministre socialiste espagnol, José Luis Rodrìguez Zapatero, s’est rendue à Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince) et a visité le contingent de 42 policiers et gardes civils espagnols faisant partie de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH). Elle en a profité pour renouveler le soutien de Madrid à la force de maintien de la paix.
En tournée en Amérique latine, Marìa Teresa Fernàndez s’est rendue successivement au Mexique et en République Dominicaine avant son arrivée en Haïti. Elle a laissé Port-au-Prince samedi à destination du Salvador où elle effectuera une visite de trois jours.
Récemment, le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos, avait séjourné dans la capitale haïtienne dans le cadre du renforcement des relations bilatérales. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5209
86 sans-papiers haïtiens expulsés du territoire dominicain
samedi 9 août 2008,
Radio Kiskeya
Les autorités dominicaines ont procédé samedi au rapatriement forcé de 86 sans-papiers haïtiens au moment où ils tentaient de traverser illégalement la frontière avec Haïti, rapporte une dépêche de l’agence espagnole EFE.
L’opération a été conduite par le Corps spécialisé de sécurité frontalière (CESFRONT).
Certains des migrants déportés ont indiqué que leur intention était de s’établir en République Dominicaine en vue d’améliorer leur situation et celle de leurs familles restées en Haïti. L’un d’eux, Moliné Pierre, a fait savoir qu’il n’y a pas d’emploi en Haïti alors que pour les pauvres les prix des aliments et du pétrole sont inabordables.
Il a ajouté que beaucoup d’haïtiens souhaitaient pouvoir s’installer en territoire voisin d’une façon ou d’une autre.
A Santo Domingo, les autorités migratoires se sont montrées préoccupées en constatant qu’au cours des derniers mois seuls entre cinq et sept ressortissants haïtiens sur 100 arrivant de l’autre côté de la frontière munis d’un visa sont retournés dans leur pays.
Des milliers de personnes déclarées en situation irrégulière ont été rapatriées depuis le début de l’année par le gouvernement dominicain souvent au mépris de leurs droits fondamentaux. Des organisations de défense des droits humains dénoncent régulièrement le caractère arbitraire de ces déportations. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5208
Haiti-Cuba-Coopération : Des dizaines de jeunes Haitiens terminent leur formation en médecine à Santiago de Cuba
Ces jeunes ont reçu leurs diplômes la semaine dernière à l’Institut supérieur des Sciences médicales de la deuxième ville cubaine, a appris AlterPresse.
Avec les diplômés cubains, ce sont en tout plus de 2 600 nouveaux médecins qui ont terminé leur formation cette année dans ce centre universitaire.
L’Institut supérieur des Sciences médicales de Santiago de Cuba dispose actuellement d’une Faculté réservée aux étudiants de l’Afrique et de la Caraïbe francophones qui se forment comme médecins dans ce centre grâce au système de bourses offertes par l’Etat cubain aux jeunes des couches défavorisées de nombreux pays.
L’Institut supérieur des Sciences médicales de Santiago de Cuba a déjà accueilli des étudiants de 51 pays – essentiellement d’Afrique, d’Amérique latine et des nations de la Caraïbe – depuis la mise en place de ce programme.
Ce centre spécialisé d’études supérieures apporte aussi sa coopération aux Facultés de médecine de plusieurs pays. [gp apr 08/08/08 10:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7569
HRV commente :
Dans un article lu il y a quelques temps déjà, paru dans les pages du nouvelliste il aurait été question que ces bénéficiaires de la coopération généreuse de Cuba ne rendait plus trop de service à Haïti dans la mesure ou ses anciens boursiers suivent – malgré leur formation dans un pays communiste- le même projet de carrière que les haïtiens formés ailleurs c'est-à-dire préparer le fameux « matching américain ».
Ceci – si c’est officiellement confirmé représente un accroc majeur au plan établit et soutenu par la coopération entre Haïti et Venezuela à travers Cuba qui consiste dans un premier temps a placé du personnel cubain dans les cliniques le temps de la formation de médecins haïtiens qui prendraient la relève.
Tout serait donc à revoir, surtout dans la façon d’accueillir ces professionnels dont Haïti ne sauraient se passer.
Face au silence du gouvernement les militaires démobilisés envisagent d’autres actions
Depuis 11 jours ces ex- soldats des FAD’H regroupés dans leur ancienne caserne attendent en vain l’arrivée d’une délégation gouvernementale chargée de conduire les négociations. Une nouvelle étape est envisagée par les militaires démobilisés qui dans cette perspective se préparent physiquement tous les jours.
8 jours après la libération des militaires démobilisés du Cap-Haïtien, le gouvernement est resté silencieux sur le dossier et aucune négociation directe n’a été engagée avec les militaires de Ouanaminte.
Les ex- membres des FAD’H avaient été incarcérés pendant 72 heures au local de la délégation du Nord dans des conditions difficiles. Selon certaines informations, une quinzaine d’entre eux ont été transférés à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) dans le cadre d’une enquête du gouvernement.
Le ministre de l’intérieur, Paul Antoine Bien Aimé, qui avait conduit les négociations s’était refusé à tout commentaire sur le dossier.
La semaine dernière, le sénat avait constitué une commission spéciale chargée d’enquêter sur le mouvement des militaires démobilisés du Cap et de Ouanaminte. Les 5 membres de la commission sénatoriale devront s’enquérir des points inclus dans la négociation entre le gouvernement et les militaires, et du déroulement du processus d’indemnisation.
Dans le même temps, le sénateur du Nord-ouest, Judnel Jean, avait mis en garde contre toute offensive des forces de l’ordre contre les ex-soldats de l’armée d’Haïti se trouvant à Ouanaminte. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13977
Enquête de l’armée brésilienne sur un incident à Cité Soleil
vendredi 8 août 2008, Radio Kiskeya
L’armée brésilienne a annoncé vendredi à Sao Paulo avoir ouvert une enquête sur ce qu’elle qualifie de "petit incident" ayant opposé mercredi des casques bleus brésiliens à deux policiers haïtiens passés à tabac dans le bidonville de Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince).
Un communiqué de l’institution militaire parvenu à l’agence britannique Reuters indique "quand des éléments du bataillon brésilien placés au Point Fort 16 cherchaient à identifier des individus qui se rassemblaient en face de la base militaire et à préserver la sécurité du site lorsqu’un petit incident s’est produit entre des agents de la Police Nationale d’Haïti et des militaires brésiliens".
Le processus administratif d’investigation a été enclenché, a ajouté l’armée brésilienne qui confirme par ailleurs que la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) menait sa propre enquête sur l’incident.
Oswald Denis et Johnson Bien-Aimé, deux agents de la PNH cantonnés au sous-commissariat de Cité Soleil, avaient dû être transportés à l’hôpital du Canapé-Vert après avoir eu des fractures aux côtes. Selon divers témoins dont les déclarations ont été confirmées par le maire de la commune, Wilson Louis et le responsable du sous-commissariat de Cité Soleil, l’ínspecteur Rosemond Aristide, les deux hommes auraient été brutalisés par une dizaine de soldats brésiliens jusqu’à ce qu’ils aient perdu connaisance alors qu’ils quittaient tranquillement en civil leur lieu de travail.
Un photoreporter du journal Haïti Observateur, Evens Saint-Félix, a également indiqué avoir reçu des soins à l’hôpital après avoir été blessé au bras par un barbelé que les casques bleus avaient lancé sur lui.
Cet incident avait suscité de violentes réactions de la population civile contre les troupes onusiennes. Face à des jets de pierres à répétition, les militaires avaient fait usage de gaz lacrymogène et tiré des coups de feu en l’air pour disperser une foule très furieuse.
Avec un bataillon de 1.200 soldats, le Brésil détient le commandement de la MINUSTAH qui compte 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5206
La Colombie intéressée à intégrer la MINUSTAH
vendredi 8 août 2008,
Radio Kiskeya
La Colombie souhaite intégrer la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), a annoncé jeudi à Bogota le ministre colombien de la défense, Juan Manuel Santos, lors d’une cérémonie militaire à laquelle participait également le Président Alvaro Uribe, rapporte l’Associated Press.
« La Colombie envisage d’envoyer des troupes en Haïti dans le cadre des efforts de paix des Nations Unies », a affirmé M. Santos ajoutant « nous avons déjà présenté en conséquence une demande afin que l’ONU étudie cette possibilité ».
Pour sa part, le chef de l’Etat colombien s’est félicité d’avoir été approché par l’Afghanistan en vue d’y envoyer des experts capables d’éliminer des mines antipersonnel et d’éradiquer des plantations de stupéfiants.
Confrontée au narcotrafic et à des mouvements de guérilla, la Colombie est l’un des rares pays d’Amérique latine à ne pas faire partie de la MINUSTAH. La force onusienne compte environ 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5205
samedi 9 août 2008
HAITI U-17…CHRONIQUE D’UN SUPPORTER IMPUISSANT DEVANT UN MIRACLE QUI N’A PAS EU LIEU …
C’est encore plus rageant de constater cette indifférence quand on se rappelle l’intérêt qu’avait suscité la qualification miraculeuse, contre toute attente de ceux là qui ont placé le nom d’Haïti à coté des grandes nations du football lors de la coupe du monde U17 de Corée.
L’exploit de ces jeunes avait été accompagné de sa part de drame. La nation haïtienne s’était réveillée un bon matin en apprenant qu’un groupe de jeunes menés par un entraineur un peu atypique était sur le point de gagner une place pour la phase finale de la coupe du monde éliminant ainsi la sélection du Mexique, détentrice du titre de champion du monde de la dernière édition. En allant au bout de l’aventure avec succès, Haïti s’est identifiée avec ces jeunes devenus des symboles. Juste avant de partir pour la Corée, lors d’un transit à Miami, une histoire de défection rangée ébranla toute la nation.
Aucun haïtien avait accepté que ses perles n’eussent été au bout, c'est-à-dire représenter dignement le pays. La clameur populaire raconte que des gens en colère se sont présentés proférant de sérieuses menaces devant les maisons des parents des membres de la sélection ayant fait défection.
Les joueurs ont fini par regagner le bercail. Au moins pour certains. Dans un pays ou rien ne va. La sélection des moins de 17 ans était perçue comme un vrai diamant. L’essence de ce qui nous reste comme orgueil, fierté nationale.
La sélection haïtienne a été logiquement éliminée au premier tour sans avoir été ridicule. On retiendra un bon match nul face à la France des grands centres de formation.
La famille du football, peu de temps après, a été émue et secouée devant les dépouilles exposées en funérailles nationales d’un monstre sacré du football national : Manno Sanon. Le président René Preval et son gouvernement n’avait pas laissé passer l’occasion de donner une opportunité de rachat à la conscience nationale qui démontrait, para rapport au traitement infligé à la sélection TOUP POU YO de Henri Francillon, Pierre Bayonne, Ernst Jean Joseph, Arsène Auguste Pelao, Jean Claude Désir Tom Pouce, Philippe Vorbe, Guy François, Guy Sainvil, Emmanuel Sannon entre autres, ce qui se passe quand on jette des perles aux pourceaux.
Tout le monde croyait à une prise de conscience, tout le monde exigeait et attendait un nouveau départ qui permettrait effectivement d’encadrer nos talents. Aujourd’hui, avec les moyens, sans talent on peu aller très loin.
Il a été plus facile d’envoyer des paroles en l’air que de poser des actes concrets. La sélection Olympique s’est préparée dans l’indulgence presqu’absolue avant de se faire éliminer aux USA par les autres ténors de la région.
La sélection senior est sur le point de subir le même sort. Car les mêmes causes produisent les mêmes effets. Les mêmes maladies évoluent de la même façon, vers la mort si on n’applique pas la bonne thérapie.
LA sélection U-17, cuvée 2008 ne déroge malheureusement pas à la règle. Le gouvernement qui a du gérer les affaires courantes n’a pas osé débloquer convenablement les fonds alloués à la préparation des tournois dans cette catégorie….A SUIVRE
vendredi 8 août 2008
Retour au calme à la frontière, suite aux négociations entre les autorités des deux pays
Liliane Denis, membre de la délégation haïtienne qui s’était rendu à Elias Pinas, affirme que les autorités dominicaines se sont engagées à dédommager les parents de la victime. " La veuve a indiqué que la victime avait offert les clés de sa voiture comme garantie pour les 1000 pesos supplémentaires, ce qui a été refusé", explique Mme Denis qui révèle que les membres des deux délégations ont convenu de la nécessité d’installer un consulat haïtien à Elias Pinas.
Les autorités dominicaines auraient appréhendé le policier auteur du meurtre. On assiste a un retour au calme dans la région de Belladères même si les haïtiens ne peuvent toujours pas se rendre en république dominicaine.
En début de semaine, une première délégation du ministère de l’intérieur avait réalisé un premier round de négociation avec les dominicains. La vice déléguée de Belladères, Joseph Elvire, révèle que les membres de la délégation s’étaient entretenus avec le juge qui avait dressé le constat de décès.
Selon Mme Joseph plusieurs cas d’assassinat d’haïtiens par des dominicains ont été enregistrés ces derniers mois. " Les relations entre haïtiens et dominicains sont tendues", dit-elle faisant remarquer que le fonctionnement du marché binational est problématique parce que seuls les haïtiens paient des taxes..Joseph Elvire croit que l’absence de structures étatiques dans la région est l’une des causes des agressions. " Ils croient qu’ils sont supérieurs aux haïtiens parce qu’ils voient l’état de délabrement de la partie haïtienne", ajoute t-elle.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13975
Des haïtiens parmi plus de 300 membres présumés de gangs arrêtés en Floride
jeudi 7 août 2008,
Radio Kiskeya
Les services d’immigration des Etats-Unis ont arrêté 312 membres présumés de gangs opérant dans le sud de la Floride, dont de jeunes haïtiens, lors d’une vaste opération réalisée entre le 18 juin et le 25 juillet derniers, a annoncé jeudi l’agence d’immigration et de contrôle des douanes relayée par EFE.
Outre les haïtiens, parmi les individus incarcérés se trouvent des ressortissants des Bahamas, de Cuba, de la Colombie, du Chili, du Salvador, des Etats-Unis, du Guatémala, du Honduras, de la Jamaïque, du Mexique et du Nicaragua.
Divers agences fédérales impliquées dans la sécurité du territoire américain ont été associées aux interventions ayant conduit à plusieurs centaines d’arrestations sous de graves accusations de crime organisé, possession, achat et trafic de drogue, possession d’armes à feu, tentative d’assassinat et de vol.
Au nombre des personnes appréhendées figurent l’haïtien Johnson Valcourt, 25 ans, membre du gang dénommé Uptown ainsi que le principal leader du groupe, Kinske St. Vilus, 33 ans, de nationalité bahaméenne.
Les gangs notamment visés par cette offensive sont, outre Uptown, MS-13, Top Six, Washington Park, 170 Boys et Hollywood Squares.
Depuis le début en 2005 de la mobilisation des forces de l’ordre contre les dangereux gangs de la Floride, plus de 10.000 individus appartenant à plus de 700 bandes armées ont été arrêtés.
Dans cet Etat, de nombreux jeunes haïtiens et haïtiano-américains ayant basculé dans la délinquance ont été, ces derniers mois, soit épinglés par la police soit victimes d’affrontements meurtriers entre gangs rivaux. spp/Radio KIskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5204
HRV commente :
Un florilège du succès du processus immigration-intégration américain. Il ne serait as étonnant de voir les parents de ces jeunes entrain de rouler de grosses cylindrées et possédant de belles maisons.
Le succès relatif a été conçu au détriment de l’éducation des enfants. On peut admettre que souvent les parents se sont vus obligés à travailler plusieurs « shift » pour joindre les deux bouts.
Aujourd’hui, le souci c’est de savoir si les autorités américaines ne vont pas emballer ces délinquants et les envoyer vers Haïti.
Nous retenons les noms !
CONFLIT JUSTICE vs PNH...QUI PEUT LES CONTROLER?
Aujourd’hui, après la cérémonie d’ouverture, je plains carrément ceux qui ont milité et militent encore pour son boycott.
Comme haïtien natif natal je ne peux m’empêcher de tout extrapoler de d’établir des comparaisons les plus invraisemblables. Je me suis dit si on a autant handicapé à cause d’une hypertrophie de l’ego de petits fonctionnaires qui se comportent comme de vrais matadors superbes, dans un petit pays d’un peu plus de 10.000.000 d’habitants quelle peut être l’ampleur du bordel dans un pays comme la chine avec 1.300.000.000 de citoyens ?
De ce fait je légitime toute manière de gouverner capable de faire de la discipline un terrain fertile à l’éclosion de l’équilibre entre le droit et le devoir et qui fait la chasse au vagabondage dans toutes ces formes.Vive la dictature disciplinaire!
Actuellement, l’un des plus gros défis auxquels fait face la société haïtienne est l’insécurité manifestée sur sa forme la plus monstrueuse dans le kidnapping. Ce phénomène réel et nouveau a pu germer grâce à plusieurs facteurs dont le manque crucial d’autorité et ceci même du temps du gouvernement de Jean Bertrand Aristide.
Le contrôle de ce fléau qui finira sans doute par faire disparaître Haïti présuppose un travail sérieux dont l’efficacité ne saurait se démontrer sans une addition des efforts de la justice et de la police nationale.
Or, depuis quelques temps, comme dans le règne des primates, les autorités policières et judiciaires se livrent une querelle pour une suprématie dont la population ne comprend point la portée, en ouvrant littéralement les braguettes et montrer leurs sexes à défaut de faire preuve d’intelligence.
Je vous présente regroupées , les dernières nouvelles autour de ce conflit qui est boudé par nos fameux et utiles législateurs, trop occupés à s’assurer leurs parts du gateau qui est sur le point de se découper !
Bonne lecture!!
1- Pas encore d’évidence de l’implication du véhicule du responsable du Bureau de presse de la Présidence dans une affaire de kidnapping
Evoquant des préjudices moraux à lui et à sa famille, Assad Volcy réclame des « éclaircissements publics » de la PNH
Mercredi 6 août 2008,
Radio Kiskeya

Aucun enlèvement d’enfant à Bois-Moquette (Pétion Ville) dans la soirée du mercredi 30 juillet dernier, n’aurait encore été vérifié, dans le cadre de l’enquête ordonnée par le Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince sur l’implication présumée du véhicule du responsable du Bureau de presse de la Présidence haïtienne, Assad Volcy, dans une affaire de kidnapping.
Aucune déposition relative à un enlèvement survenu ce soir-là dans ce quartier n’a été enregistrée ni par la police, ni par la justice, selon des sources proches de l’enquête.
Le jeudi 31 juillet, suite à une alerte donnée la veille au sujet d’un cas de kidnapping à Bois-Moquette, le véhicule de M. Volcy a été pris en chasse par la police. Un chauffeur et un policier qui s’y trouvaient ont alors abandonné le véhicule dans une impasse, laissant tomber, dans leur fuite, une arme de poing.
Huit jours après l’incident, les 2 occupants du véhicule ont été entendus par la Direction Centrale de Police Judiciaire (DCPJ). Volcy a également fourni des explications aux enquêteurs. Son véhicule lui a été restitué après vérification des documents d’immatriculation.
Interrogé par Radio Kiskeya au sujet de l’attitude de son chauffeur et de son garde du corps lorsque la police les a pris en chasse, Assad Volcy, précise d’abord avoir procédé à la révocation du chauffeur. Il rapporte que les deux hommes lui ont précisé avoir craint pour leur vie face à l’agressivité apparente des policiers. Ils sont retournés sur les lieux quelques minutes après, en sa compagnie, « ce qui prouve qu’ils ne se sentaient coupables d’aucun forfait », a précisé Assad Volcy. Il soutient que, pendant tout le déroulement de l’incident, les deux hommes tentaient de lui décrire au téléphone la situation difficile dans laquelle ils se trouvaient. De retour sur les lieux, ils ont récupéré l’arme appartenant à la police et qui avait été mise au service du policier assurant la sécurité rapprochée de M. Volcy.
Précisant avoir personnellement piloté sa voiture du matin jusqu’au soir le jour du prétendu enlèvement, Volcy affirme ne rien comprendre de ce qui s’est passé le lendemain.
En raison des préjudices moraux causés à lui et à sa famille par cette affaire, Assad Volcy dit s’attendre à ce que la police apporte publiquement des éclaircissements sur cet incident qui, à son avis, serait éventuellement à mettre au compte de la confusion, « comme ne l’a d’ailleurs pas écarté sur la station Caraïbes FM le commissaire de police de Pétion Ville, Frantz George », relève-t-il.
L’incident du 31 juillet avait relancé le conflit larvé entre la police et le commissaire du gouvernement près le Tribunal civil de la capitale, Claudy Gassant, qui avait alors dénoncé un montage de plus réalisé par la police dans le but de salir l’image de quelqu’un. Il avait en ce sens relevé que, dans un premier temps, les policiers n’étaient pas en mesure d’indiquer la plaque d’immatriculation du véhicule qu’ils poursuivaient. « Dans un second temps, la plaque d’immatriculation du véhicule de Volcy a été vraisemblablement ajoutée au registre de la police de Pétion Ville au moyen d’une plume différente de celle utilisée pour les autres informations enregistrées dans le même registre », avait déclaré le chef du Parquet. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5200
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2. Mandat d’amener du parquet de Port-au-Prince contre un commissaire de police
Une décision du commissaire Claudy Gassant qui accuse Frantz Georges de "tentative d’assassinat et association de malfaiteurs" à la suite de l’interception du véhicule d’un fonctionnaire de la Présidence ; gel du dossier des détenus de la prison civile de Pétion-Ville
jeudi 7 août 2008,
Radio Kiskeya
Le commissaire du gouvernement près le parquet du tribunal civil de Port-au-Prince, Claudy Gassant, a décerné un mandat d’amener contre le commissaire de police de Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), Frantz Georges, suite à des incidents en cascade enregistrés dans le cadre de l’implication supposée dans un rapt du véhicule de service d’un fonctionnaire de la Présidence.
Selon Jean Serge Joseph, l’un des substituts du commissaire interrogé jeudi par Radio Kiskeya, Georges est poursuivi pour « tentative d’assassinat et association de malfaiteurs ». L’inspection générale de la Police Nationale a été invitée à prendre en charge l’exécution du mandat qui pourrait intervenir à n’importe quel moment.
Très remonté contre l’officier de police, le chef du parquet, qui a fréquemment maille à partir avec les responsables de la PNH, estime avoir été « agressé et traité sans égard » par M. Georges lors de l’interception à Delmas 83 (banlieue est) de la Montero DID de couleur blanche. De l’avis de Claudy Gassant, il avait été lui-même mis en joue tandis que ses substituts, arrivés sur les lieux avant lui, étaient pris en otage par des policiers lourdement armés ayant entouré le véhicule après la fuite de ses deux occupants.
Outre le mandat d’amener dont il fait l’objet, Frantz Georges est également frappé d’interdiction de départ. Me Jean Serge Joseph, qui s’est refusé à tout commentaire sur ce point, annonce l’intervention prochaine de Me Gassant dans la presse lorsque la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) aura bouclé l’enquête judiciaire ouverte sur l’incident de Delmas 83.
Face à la menace de son éventuelle arrestation, le commissaire municipal a décidé de renforcer sa sécurité rapprochée.
De plus, son transfèrement a été réclamé. Une exigence du parquet de la capitale à laquelle le directeur général de la police, Mario Andrésol, se serait toutefois catégoriquement opposé.
Quant à Assad Volcy, responsable du bureau de presse du Palais National (siège de la Présidence) et à qui appartient le véhicule soupçonné d’implication dans l’enlèvement présumé d’une enfant, il a continué à clamer son innocence et à exiger des excuses publiques de l’institution policière. Au cours des différentes séquences de cette affaire, M. Volcy a bénéficié du soutien indéfectible de Me Claudy Gassant qui n’a pas caché son amitié pour lui.
Autre conséquence des luttes de pouvoir et de personnes opposant deux segments de la chaîne pénale, depuis mardi le tribunal de paix de Pétion-Ville n’est plus autorisé à interroger des détenus de la prison civile de la commune. Cette suspension du processus judiciaire ordonnée par le commissaire du gouvernement a provoqué la colère des détenus qui ont bruyamment manifesté mercredi dans le centre carcéral.
Avant le dernier épisode du présumé kidnapping, Claudy Gassant avait ordonné et obtenu l’arrestation pour port et détention illégale d’armes à feu d’un proche de M. Andrésol, Fahed Esper, le 27 juillet dernier, au cours d’un festival musical de Compas Direct au centre sportif Henfrasa, à Delmas 33 (banlieue nord). Alors qu’il venait de conduire sur le site du festival les enfants et les invités du commandant en chef de la PNH, Esper, contractuel de l’institution et directeur de la compagnie de sécurité Métro, avait été retrouvé en possession de deux pistolets 9mm et d’une arme automatique MP-5 ainsi que d’un badge de la police arrivé à expiration.
A cause de ses problèmes de santé, il allait bénéficier une semaine plus tard d’une libération provisoire à caractère humanitaire.
Le feuilleton à rebondissements police/parquet n’a cessé de s’amplifier au cours des derniers mois et s’est traduit par une inimitié et une confrontation à peine voilées entre le chef du parquet et le numéro un de la PNH. Cette perception s’est largement répandue dans l’opinion publique malgré les démentis apportés sur les ondes le week-end dernier par Andrésol et Gassant, le second allant jusqu’à qualifier le premier de « ex-compagnon d’exil et ami de toujours ».
Aucune intervention efficace des supérieurs hiérarchiques des deux responsables n’a été constatée à ce jour tandis que l’escalade continue d’atteindre des sommets, faisant chaque fois craindre le pire. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5203
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3. Une procédure judiciaire est lancée contre le juge Claudy Gassant
Samuel Madistin, avocat du commissaire municipale, Frantz Georges, révèle avoir enclenché une procédure judiciaire contre le chef du parquet de Port-au-Prince.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13976
3. Le parquet interrompt tout contact avec le commissariat de Pétion ville
Le bras de fer entre le chef du parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant, et le commissaire de police de Delmas, Frantz Georges, nuit au bon fonctionnement de l’appareil judiciaire. Les tribunaux de paix de Pétion ville et Kenskof ont reçu l’ordre du parquet de ne plus recevoir de ne plus recevoir de détenus en provenance du commissariat de Pétion ville et du sous commissariat de Delmas 62.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13974
jeudi 7 août 2008
Le président du sénat exprime des doutes sur le déroulement des négociations
Kelly Bastien craint que les négociations traînent en longueur avec de multiples rencontres séparées entre l’exécutif et les partis politiques. Il préconise une grande rencontre de trois jours en vue de trouver un consensus pour la formation du gouvernement.Le sénateur Bastien espère que la déclaration de politique générale du premier ministre puisse être ratifiée par les deux chambres avant la rentrée scolaire.
De plus, le sénateur Bastien ne veut pas spéculer sur un éventuel rejet de la déclaration de politique générale de Michèle Pierre Louis.
Certains juristes soutiennent que le processus devrait être relancé au point zéro alors que d’autres croient qu’il faut uniquement reprendre le processus de ratification de la déclaration de politique générale.
Les juristes constatent un vide constitutionnel dans ce domaine et restent perplexe face à une telle éventualité." On n’est pas à cette étape ", rétorque Kelly Bastien qui préfère se concentrer sur le processus actuel.
Par ailleurs, le vice président du sénat, Andrice Riché (OPL), accuse un courant de Lespwa d’être responsable de l’impasse dans le processus de négociation. " Il faut renoncer à l’exclusion et faciliter la participation de toutes les ressources dans le gouvernement", lance t-il se déclarant favorable à la ratification de Michèle Pierre Louis.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13971
2 policiers haïtiens sévèrement tabassés par des casques bleus brésiliens
L’officier affirme avoir été le témoin oculaire de cette scène survenue dans la matinée du mercredi 6 août 2008. " Je suis intervenu pour soustraire les agents des mains d’une dizaine de casques bleus", explique le commissaire Aristide qui n’arrive pas à comprendre le comportement des casques bleus.
Bien Aimé Donson, agent 2 et Ronald Celly, agent 3, ne portaient pas l’uniforme de la police mais sont affectés au commissariat de Cité Soleil dans le même immeuble que les casques bleus. Un juge de paix et des agents de la DDO ont dressé le procès verbal des sévices subis par les policiers avant leur admission dans un centre hospitalier.
Une manifestation a été enregistrée dans le quartier quelques minutes après l’incident. Des citoyens qui protestaient contre l’humiliation des policiers haïtiens ont lancé des pierres sur des patrouilles de casques bleus. " Nous réclamons le départ des casques bleus qui humilient nos policiers", a expliqué un manifestant.
Dans l’après midi le calme était revenu dans le quartier tandis que les responsables de la Minustah annonçaient l’ouverture d’une enquête afin de faire la lumière sur l’incident.
La porte parole de la mission onusienne, Sophie Bouteau de Lacombe fait état d’une altercation entre des individus se présentant comme des policiers et des casques bleus. " L’enquête doit permettre de faire toute la lumière sur l’incident parce que nous ne pouvons nous permettre d’avoir un mauvais comportement avec nos amis de la PNH", insiste Mme Lacombe expliquant que la section conduite et discipline, les Unpol et les responsables militaires sont impliqués dans l’enquête.
" S’il y a eu usage excessif de la force, les casques bleus seront punis", assure la porte parole de la Minustah mettant l’accent sur la nécessité d’attendre les résultats de l’enquête. " Un incident isolé ne doit pas nuire à la bonne collaboration entre la police et la Minustah ", ajoute t-elle.
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Des spécialistes déplorent la lenteur du processus de négociations politiques
Le président de l’Association Haïtienne des Economistes (AHE), Jean Claude Paulvin, et le professeur Auguste Demezard appellent les acteurs politiques à trouver dans le meilleur délai un consensus pour sortir de la crise.
Le professeur Demezard dénonce une surenchère des dirigeants des partis politiques, qui semblent ne pas se soucier de la situation du pays, 4 mois après le renvoi du gouvernement de Jacques Edouard Alexis. Il déplore des " mesquineries " de la part de certains leaders qui concentrent leur attention sur les privilèges qu’ils désirent.
Toutefois, M. Demezard se prononce pour la participation des partis dans le gouvernement puisque ceci avait permis d’obtenir une accalmie politique.
L’économiste Jean Claude Paulvin est plus modéré et préfère voir dans ces négociations l’expérience d’un apprentissage démocratique. " L’exercice démocratique fait partie du processus de maturation de notre société ", argue t-il faisant remarquer que l’intérêt national doit prédominer dans toute négociation.
Le président de l’Association Haïtienne des Economiste (AHE) soutient que les acteurs politiques pourront tenir compte des aspects urgents tels la conjoncture économique et le contexte international pour agir avec célérité. Tout en attirant l’attention sur l’urgence que représente la rentrée scolaire, M. Paulvin dit ne pas être étonné par la complexité des négociations.
Jean Claude Paulvin et Auguste Demezard regrettent le nombre élevé de partis et plaident pour un regroupement des forces politiques. " On ne peut pas faire du pays un gâteau à partager entre 19 partis politiques", explique M. Paulvin.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour " de radio Métropole M. Paulvin a indiqué que l’insécurité, la cherté de la vie et l’insécurité devront être les priorités du prochain gouvernement. " Il faut une stratégie qui peut donner des résultats dans les 6 mois au problème de la vie chère", insiste t-il.
Jean Claude Paulvin et Auguste Demezard soutiennent que le prochain premier ministre doit éviter une gestion clanique des affaires de l’état et créer des emplois dans le meilleur délai.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13973
mercredi 6 août 2008
AUTOUR DU NOUVEAU GOURVERNEMENT
Espérant parvenir à un compromis politique sur la formation du gouvernement, Michèle Pierre-Louis évoque ses priorités et refuse de revenir sur sa "vie sexuelle", pour sa première conférence de presse
mardi 5 août 2008,
Radio Kiskeya
Le Premier ministre ratifié, Michèle Pierre-Louis, a reconnu mardi que les négociations politiques initiées en vue de la formation de son gouvernement sont confrontées à de "sérieuses diffcultés" au moment où elle prépare activement son énoncé de politique générale.
"On va essayer d’aller vite et de faire tout ce qu’on pourra pour que les négociations aboutissent", a promis lors de sa première conférence de presse Mme Pierre-Louis tout en mettant l’accent sur la nécessité de mettre en place des garde-fous susceptibles de garantir la cohésion gouvernementale et d’empêcher l’utilisation partisane des ressources de l’Etat lors des prochaines législastives partielles dans lesquelles seront engagés divers partis politiques. "il n’y a que 18 ministères pour 19 partis", a-t-elle prévenu.
Au terme d’un premier round de discussions avec les partis représentés au Parlement lundi soir au Palais National (siège de la Présidence), celle qui devrait succéder au Premier ministre démissionnaire, Jacques-Edouard Alexis, a affirmé qu’en compagnie du Président René Préval elle espérait pouvoir trouver un compromis avec ses différents interlocuteurs au bénéfice de l’intérêt national. Les principes de solidarité et d’inclusion doivent prévaloir dans la formation du prochain gouvernement, a laissé entendre Michèle Pierre-Louis incapable, pour l’instant, de déterminer la date de la présentation de sa déclaration de politique générale devant les deux Chambres du Parlement.
Faisant état des réflexions et négocaitions engagées avec différents acteurs, le Premier ministre ratifié a indiqué que le document en préparation sera la résultante de larges consultations et le reflet des préoccupations fondamentales des secteurs vitaux du pays. Elle a identifié trois champs prioritaires de sa politique, les piliers de la croissance incluant les infrastructures, l’énergie et le tourisme ; le développement humain axé sur l’éducation et la santé ; ainsi que la sécurité et la justice.
Quant à la politique transversale de le prochaine administration, elle portera sur la réforme de l’administration publique, l’intégration des jeunes et le développement régional.
Sur un plan purement conjoncturel, Michèle Pierre-Louis définit trois grandes urgences : La prochaine rentrée scolaire début septembre, l’élaboration du budget national de l’exercice 2008/2009 et l’organisation des élections devant permettre le renouvellement du tiers du Sénat.
Entourée des principaux membres de son Etat-Major, dont les anciens ministres Magali Comeau Denis et Daniel Henrys et la militante féministe Danièle Magloire, Mme Pierre-Louis a esquivé une question des journalistes sur sa présumée homosexualité, arguant qélle avait déjà fait le point sur cette question polémique.
Après la ratification de son choix successivement par la Chambre basse et le Sénat, le Premier ministre ratifié devra obtenir le soutien des deux Chambres à la majorité absolue pour faire passer sa politique générale et devenir chef de gouvernement.
Dans le cas contraire, la procédure devra recommencer, stipule la constitution sans plus de précisions. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5196
Un député inquiet d’un plan d’installation de Michèle Pierre Louis à la Primature sans la bénédiction du Parlement
Un autre député dément l’existence d’un tel projet
mercredi 6 août 2008,
Radio Kiskeya
Le député Marcel Lumérant, membre de la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP), bloc majoritaire à la Chambre basse (51 députés sur 99), a dénoncé mardi des rumeurs prêtant au Chef de l’Etat, René Préval, l’intention d’investir Mme Michèle Duvivier Pierre Louis dans sa fonction de Premier ministre, sans que la déclaration de politique générale de celle-ci ait été préalablement approuvée par le Parlement.
La Constitution en vigueur fait obligation au Premier ministre ratifié de solliciter le vote favorable des deux Chambres à son énoncé de politique générale, en s’y présentant successivement, accompagné des membres de son gouvernement.
Souhaitant qu’il ne s’agisse que de rumeurs sans fondement, le député Lumérant se dit toutefois vigilant vu que, selon lui, « on n’arrive pas toujours à deviner les intentions de M. Préval ».
« S’il s’avérait qu’un tel projet existe et qu’il se concrétise, il faudrait utiliser les provisions offertes par la Constitution pour sanctionner comme il se doit le Chef de l’Etat », a ajouté le parlementaire.
Le député Jean Beauvoir Dorsonne du parti « Latibonit An Aksyon » (LAA), s’est pour sa part inscrit en faux contre l’éventualité évoquée par son collègue Lumérant. Ayant participé à la récente rencontre entre le Chef de l’Etat et les partis politiques, il soutient n’avoir décelé aucune intention de la sorte de M. Préval. La préoccupation du Président serait plutôt la formation d’un gouvernement de large consensus, a conclu le député Dorsonne. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5197
DE L'AIDE POUR HAITI
Une assistance humanitaire destinée à l’amélioration du sort de plus d’un million de personnes, selon Bruxelles
mardi 5 août 2008,
Radio Kiskeya
La Commission Européenne a accordé mardi à Haïti un don de 3 millions d’euros (4,6 millions de dollars) destiné à venir en aide aux victimes de la crise socio-économique actuelle.
Selon un communiqué de l’organe exécutif de l’Union européenne rendu public à Bruxelles, cette assistance humanitaire doit permettre aux autorités de répondre prioritairement aux besoins urgents des femmes et des enfants vivant en milieu rural. Elle aidera à améliorer la couverture sanitaire, l’approvisionnement en eau potable, la sécurité alimentaire et la lutte contre la malnutrition en faveur de 1,5 million de personnes.
La gestion des fonds d’urgence de la Commission Européenne est assurée par le service de l’aide humanitaire de la Commission (ECHO), sous la responsabilité du commissaire au développement Louis Michel. "Ces fonds ne vont pas seulement permettre de venir en aide aux haïtiens qui en ont le plus besoin," a déclaré M. Michel, soulignant qu’ils vont également "soutenir le pays dans sa quête de stabilité sociale et politique."
Les petits exploitants agricoles bénéficieront, eux aussi, de l’aide humanitaire, parce qu’ils ont été très affectés par les catastrophes naturelles à répétition et par le manque d’accès aux marchés locaux et nationaux.
Dans le cadre d’une décision globale portant sur l’aide alimentaire, une enveloppe de 2 millions d’euros (plus de 3 millions de dollars) a été déjà accordée à Haïti en 2007 afin de contribuer à faire face à des besoins identifiés dans les départements du Sud, Sud-Est et de la Grande Anse (sud-ouest).
La nette déterioration de la situation économique de la population en raison du déclin de la production nationale et de l’envolée des prix du pétrole et des aliments sur le marché international avait entraîné en avril dernier de violentes manifestations de rue suivies du renvoi du gouvernement Alexis par lec Sénat. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5194
Les maires de Miami-Dade appellent la Floride à aider Haïti
Après visité Port-au-Prince lundi, ils estiment la situation intolérable
mardi 5 août 2008,
Radio Kiskeya
Trois membres de la commission municipale du comté de Miami-Dade ont appelé mardi les autorités de la Floride à fournir une aide plus substantielle à Haïti à l’issue d’une visite de quelques heures lundi à Port-au-Prince, rapporte le Miami Herald.
"Nous avons besoin d’apporter plus d’aide à nos voisins d’Haïti", a déclaré Dennis Moss déplorant le fait que des habitants du pays soient réduits à consommer des galettes de boue composées de sel, d’huile végétale et de terre.
L’idée du voyage des maires de Miami-Dade en Haïti est venue de l’initiative entreprise en mai dernier par deux des membres de la Commission, Audrey Edmonson et Barbara Jordan, en faveur d’une aide alimentaire au pays, quelques semaines après l’éclatement de violentes protestations contre la faim et la vie chère.
Lundi, Edmonson, Jordan et Moss avaient réalisé une opération de distribution de 20 tonnes d’aliments dans les locaux de l’organisation humanitaire Food For The Poor, à Port-au-Prince.
A signaler que les trois maires briguent un nouveau mandat ce mois-ci à Miami-Dade, un comté de la Floride, Etat du sud des Etats-Unis où vit une importante communauté haïtiano-américaine. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5195
HRV commente :
Mieux vaut tard que jamais dirons nous. Les gens semblent découvrir seulement maintenant ce que c’est la pauvreté et la misère.
C’est comme si tout était arrivé après les émeutes de la faim provoqués par l’augmentation des prix des produits de première nécessité.
On serait ravi de voir tous ces gens qui semblent vouloir se montrer concernés aujourd’hui réfléchissent profondément aux problèmes et aux situations responsables de la perpétuation de cette situation qui semble ne point avoir de solutions.
Aider Haïti aujourd’hui ne doit pas se limiter à débloquer des fonds qui sont en partie dépensés par les experts étrangers. Il faut aussi exiger une chate de bonne gouvernance pour éviter les dilapidations des caisses de l’état