Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
vendredi 8 août 2008
Retour au calme à la frontière, suite aux négociations entre les autorités des deux pays
Liliane Denis, membre de la délégation haïtienne qui s’était rendu à Elias Pinas, affirme que les autorités dominicaines se sont engagées à dédommager les parents de la victime. " La veuve a indiqué que la victime avait offert les clés de sa voiture comme garantie pour les 1000 pesos supplémentaires, ce qui a été refusé", explique Mme Denis qui révèle que les membres des deux délégations ont convenu de la nécessité d’installer un consulat haïtien à Elias Pinas.
Les autorités dominicaines auraient appréhendé le policier auteur du meurtre. On assiste a un retour au calme dans la région de Belladères même si les haïtiens ne peuvent toujours pas se rendre en république dominicaine.
En début de semaine, une première délégation du ministère de l’intérieur avait réalisé un premier round de négociation avec les dominicains. La vice déléguée de Belladères, Joseph Elvire, révèle que les membres de la délégation s’étaient entretenus avec le juge qui avait dressé le constat de décès.
Selon Mme Joseph plusieurs cas d’assassinat d’haïtiens par des dominicains ont été enregistrés ces derniers mois. " Les relations entre haïtiens et dominicains sont tendues", dit-elle faisant remarquer que le fonctionnement du marché binational est problématique parce que seuls les haïtiens paient des taxes..Joseph Elvire croit que l’absence de structures étatiques dans la région est l’une des causes des agressions. " Ils croient qu’ils sont supérieurs aux haïtiens parce qu’ils voient l’état de délabrement de la partie haïtienne", ajoute t-elle.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13975
Des haïtiens parmi plus de 300 membres présumés de gangs arrêtés en Floride
jeudi 7 août 2008,
Radio Kiskeya
Les services d’immigration des Etats-Unis ont arrêté 312 membres présumés de gangs opérant dans le sud de la Floride, dont de jeunes haïtiens, lors d’une vaste opération réalisée entre le 18 juin et le 25 juillet derniers, a annoncé jeudi l’agence d’immigration et de contrôle des douanes relayée par EFE.
Outre les haïtiens, parmi les individus incarcérés se trouvent des ressortissants des Bahamas, de Cuba, de la Colombie, du Chili, du Salvador, des Etats-Unis, du Guatémala, du Honduras, de la Jamaïque, du Mexique et du Nicaragua.
Divers agences fédérales impliquées dans la sécurité du territoire américain ont été associées aux interventions ayant conduit à plusieurs centaines d’arrestations sous de graves accusations de crime organisé, possession, achat et trafic de drogue, possession d’armes à feu, tentative d’assassinat et de vol.
Au nombre des personnes appréhendées figurent l’haïtien Johnson Valcourt, 25 ans, membre du gang dénommé Uptown ainsi que le principal leader du groupe, Kinske St. Vilus, 33 ans, de nationalité bahaméenne.
Les gangs notamment visés par cette offensive sont, outre Uptown, MS-13, Top Six, Washington Park, 170 Boys et Hollywood Squares.
Depuis le début en 2005 de la mobilisation des forces de l’ordre contre les dangereux gangs de la Floride, plus de 10.000 individus appartenant à plus de 700 bandes armées ont été arrêtés.
Dans cet Etat, de nombreux jeunes haïtiens et haïtiano-américains ayant basculé dans la délinquance ont été, ces derniers mois, soit épinglés par la police soit victimes d’affrontements meurtriers entre gangs rivaux. spp/Radio KIskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5204
HRV commente :
Un florilège du succès du processus immigration-intégration américain. Il ne serait as étonnant de voir les parents de ces jeunes entrain de rouler de grosses cylindrées et possédant de belles maisons.
Le succès relatif a été conçu au détriment de l’éducation des enfants. On peut admettre que souvent les parents se sont vus obligés à travailler plusieurs « shift » pour joindre les deux bouts.
Aujourd’hui, le souci c’est de savoir si les autorités américaines ne vont pas emballer ces délinquants et les envoyer vers Haïti.
Nous retenons les noms !
CONFLIT JUSTICE vs PNH...QUI PEUT LES CONTROLER?
Aujourd’hui, après la cérémonie d’ouverture, je plains carrément ceux qui ont milité et militent encore pour son boycott.
Comme haïtien natif natal je ne peux m’empêcher de tout extrapoler de d’établir des comparaisons les plus invraisemblables. Je me suis dit si on a autant handicapé à cause d’une hypertrophie de l’ego de petits fonctionnaires qui se comportent comme de vrais matadors superbes, dans un petit pays d’un peu plus de 10.000.000 d’habitants quelle peut être l’ampleur du bordel dans un pays comme la chine avec 1.300.000.000 de citoyens ?
De ce fait je légitime toute manière de gouverner capable de faire de la discipline un terrain fertile à l’éclosion de l’équilibre entre le droit et le devoir et qui fait la chasse au vagabondage dans toutes ces formes.Vive la dictature disciplinaire!
Actuellement, l’un des plus gros défis auxquels fait face la société haïtienne est l’insécurité manifestée sur sa forme la plus monstrueuse dans le kidnapping. Ce phénomène réel et nouveau a pu germer grâce à plusieurs facteurs dont le manque crucial d’autorité et ceci même du temps du gouvernement de Jean Bertrand Aristide.
Le contrôle de ce fléau qui finira sans doute par faire disparaître Haïti présuppose un travail sérieux dont l’efficacité ne saurait se démontrer sans une addition des efforts de la justice et de la police nationale.
Or, depuis quelques temps, comme dans le règne des primates, les autorités policières et judiciaires se livrent une querelle pour une suprématie dont la population ne comprend point la portée, en ouvrant littéralement les braguettes et montrer leurs sexes à défaut de faire preuve d’intelligence.
Je vous présente regroupées , les dernières nouvelles autour de ce conflit qui est boudé par nos fameux et utiles législateurs, trop occupés à s’assurer leurs parts du gateau qui est sur le point de se découper !
Bonne lecture!!
1- Pas encore d’évidence de l’implication du véhicule du responsable du Bureau de presse de la Présidence dans une affaire de kidnapping
Evoquant des préjudices moraux à lui et à sa famille, Assad Volcy réclame des « éclaircissements publics » de la PNH
Mercredi 6 août 2008,
Radio Kiskeya

Aucun enlèvement d’enfant à Bois-Moquette (Pétion Ville) dans la soirée du mercredi 30 juillet dernier, n’aurait encore été vérifié, dans le cadre de l’enquête ordonnée par le Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince sur l’implication présumée du véhicule du responsable du Bureau de presse de la Présidence haïtienne, Assad Volcy, dans une affaire de kidnapping.
Aucune déposition relative à un enlèvement survenu ce soir-là dans ce quartier n’a été enregistrée ni par la police, ni par la justice, selon des sources proches de l’enquête.
Le jeudi 31 juillet, suite à une alerte donnée la veille au sujet d’un cas de kidnapping à Bois-Moquette, le véhicule de M. Volcy a été pris en chasse par la police. Un chauffeur et un policier qui s’y trouvaient ont alors abandonné le véhicule dans une impasse, laissant tomber, dans leur fuite, une arme de poing.
Huit jours après l’incident, les 2 occupants du véhicule ont été entendus par la Direction Centrale de Police Judiciaire (DCPJ). Volcy a également fourni des explications aux enquêteurs. Son véhicule lui a été restitué après vérification des documents d’immatriculation.
Interrogé par Radio Kiskeya au sujet de l’attitude de son chauffeur et de son garde du corps lorsque la police les a pris en chasse, Assad Volcy, précise d’abord avoir procédé à la révocation du chauffeur. Il rapporte que les deux hommes lui ont précisé avoir craint pour leur vie face à l’agressivité apparente des policiers. Ils sont retournés sur les lieux quelques minutes après, en sa compagnie, « ce qui prouve qu’ils ne se sentaient coupables d’aucun forfait », a précisé Assad Volcy. Il soutient que, pendant tout le déroulement de l’incident, les deux hommes tentaient de lui décrire au téléphone la situation difficile dans laquelle ils se trouvaient. De retour sur les lieux, ils ont récupéré l’arme appartenant à la police et qui avait été mise au service du policier assurant la sécurité rapprochée de M. Volcy.
Précisant avoir personnellement piloté sa voiture du matin jusqu’au soir le jour du prétendu enlèvement, Volcy affirme ne rien comprendre de ce qui s’est passé le lendemain.
En raison des préjudices moraux causés à lui et à sa famille par cette affaire, Assad Volcy dit s’attendre à ce que la police apporte publiquement des éclaircissements sur cet incident qui, à son avis, serait éventuellement à mettre au compte de la confusion, « comme ne l’a d’ailleurs pas écarté sur la station Caraïbes FM le commissaire de police de Pétion Ville, Frantz George », relève-t-il.
L’incident du 31 juillet avait relancé le conflit larvé entre la police et le commissaire du gouvernement près le Tribunal civil de la capitale, Claudy Gassant, qui avait alors dénoncé un montage de plus réalisé par la police dans le but de salir l’image de quelqu’un. Il avait en ce sens relevé que, dans un premier temps, les policiers n’étaient pas en mesure d’indiquer la plaque d’immatriculation du véhicule qu’ils poursuivaient. « Dans un second temps, la plaque d’immatriculation du véhicule de Volcy a été vraisemblablement ajoutée au registre de la police de Pétion Ville au moyen d’une plume différente de celle utilisée pour les autres informations enregistrées dans le même registre », avait déclaré le chef du Parquet. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5200
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2. Mandat d’amener du parquet de Port-au-Prince contre un commissaire de police
Une décision du commissaire Claudy Gassant qui accuse Frantz Georges de "tentative d’assassinat et association de malfaiteurs" à la suite de l’interception du véhicule d’un fonctionnaire de la Présidence ; gel du dossier des détenus de la prison civile de Pétion-Ville
jeudi 7 août 2008,
Radio Kiskeya
Le commissaire du gouvernement près le parquet du tribunal civil de Port-au-Prince, Claudy Gassant, a décerné un mandat d’amener contre le commissaire de police de Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), Frantz Georges, suite à des incidents en cascade enregistrés dans le cadre de l’implication supposée dans un rapt du véhicule de service d’un fonctionnaire de la Présidence.
Selon Jean Serge Joseph, l’un des substituts du commissaire interrogé jeudi par Radio Kiskeya, Georges est poursuivi pour « tentative d’assassinat et association de malfaiteurs ». L’inspection générale de la Police Nationale a été invitée à prendre en charge l’exécution du mandat qui pourrait intervenir à n’importe quel moment.
Très remonté contre l’officier de police, le chef du parquet, qui a fréquemment maille à partir avec les responsables de la PNH, estime avoir été « agressé et traité sans égard » par M. Georges lors de l’interception à Delmas 83 (banlieue est) de la Montero DID de couleur blanche. De l’avis de Claudy Gassant, il avait été lui-même mis en joue tandis que ses substituts, arrivés sur les lieux avant lui, étaient pris en otage par des policiers lourdement armés ayant entouré le véhicule après la fuite de ses deux occupants.
Outre le mandat d’amener dont il fait l’objet, Frantz Georges est également frappé d’interdiction de départ. Me Jean Serge Joseph, qui s’est refusé à tout commentaire sur ce point, annonce l’intervention prochaine de Me Gassant dans la presse lorsque la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) aura bouclé l’enquête judiciaire ouverte sur l’incident de Delmas 83.
Face à la menace de son éventuelle arrestation, le commissaire municipal a décidé de renforcer sa sécurité rapprochée.
De plus, son transfèrement a été réclamé. Une exigence du parquet de la capitale à laquelle le directeur général de la police, Mario Andrésol, se serait toutefois catégoriquement opposé.
Quant à Assad Volcy, responsable du bureau de presse du Palais National (siège de la Présidence) et à qui appartient le véhicule soupçonné d’implication dans l’enlèvement présumé d’une enfant, il a continué à clamer son innocence et à exiger des excuses publiques de l’institution policière. Au cours des différentes séquences de cette affaire, M. Volcy a bénéficié du soutien indéfectible de Me Claudy Gassant qui n’a pas caché son amitié pour lui.
Autre conséquence des luttes de pouvoir et de personnes opposant deux segments de la chaîne pénale, depuis mardi le tribunal de paix de Pétion-Ville n’est plus autorisé à interroger des détenus de la prison civile de la commune. Cette suspension du processus judiciaire ordonnée par le commissaire du gouvernement a provoqué la colère des détenus qui ont bruyamment manifesté mercredi dans le centre carcéral.
Avant le dernier épisode du présumé kidnapping, Claudy Gassant avait ordonné et obtenu l’arrestation pour port et détention illégale d’armes à feu d’un proche de M. Andrésol, Fahed Esper, le 27 juillet dernier, au cours d’un festival musical de Compas Direct au centre sportif Henfrasa, à Delmas 33 (banlieue nord). Alors qu’il venait de conduire sur le site du festival les enfants et les invités du commandant en chef de la PNH, Esper, contractuel de l’institution et directeur de la compagnie de sécurité Métro, avait été retrouvé en possession de deux pistolets 9mm et d’une arme automatique MP-5 ainsi que d’un badge de la police arrivé à expiration.
A cause de ses problèmes de santé, il allait bénéficier une semaine plus tard d’une libération provisoire à caractère humanitaire.
Le feuilleton à rebondissements police/parquet n’a cessé de s’amplifier au cours des derniers mois et s’est traduit par une inimitié et une confrontation à peine voilées entre le chef du parquet et le numéro un de la PNH. Cette perception s’est largement répandue dans l’opinion publique malgré les démentis apportés sur les ondes le week-end dernier par Andrésol et Gassant, le second allant jusqu’à qualifier le premier de « ex-compagnon d’exil et ami de toujours ».
Aucune intervention efficace des supérieurs hiérarchiques des deux responsables n’a été constatée à ce jour tandis que l’escalade continue d’atteindre des sommets, faisant chaque fois craindre le pire. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5203
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3. Une procédure judiciaire est lancée contre le juge Claudy Gassant
Samuel Madistin, avocat du commissaire municipale, Frantz Georges, révèle avoir enclenché une procédure judiciaire contre le chef du parquet de Port-au-Prince.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13976
3. Le parquet interrompt tout contact avec le commissariat de Pétion ville
Le bras de fer entre le chef du parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant, et le commissaire de police de Delmas, Frantz Georges, nuit au bon fonctionnement de l’appareil judiciaire. Les tribunaux de paix de Pétion ville et Kenskof ont reçu l’ordre du parquet de ne plus recevoir de ne plus recevoir de détenus en provenance du commissariat de Pétion ville et du sous commissariat de Delmas 62.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13974
jeudi 7 août 2008
Le président du sénat exprime des doutes sur le déroulement des négociations
Kelly Bastien craint que les négociations traînent en longueur avec de multiples rencontres séparées entre l’exécutif et les partis politiques. Il préconise une grande rencontre de trois jours en vue de trouver un consensus pour la formation du gouvernement.Le sénateur Bastien espère que la déclaration de politique générale du premier ministre puisse être ratifiée par les deux chambres avant la rentrée scolaire.
De plus, le sénateur Bastien ne veut pas spéculer sur un éventuel rejet de la déclaration de politique générale de Michèle Pierre Louis.
Certains juristes soutiennent que le processus devrait être relancé au point zéro alors que d’autres croient qu’il faut uniquement reprendre le processus de ratification de la déclaration de politique générale.
Les juristes constatent un vide constitutionnel dans ce domaine et restent perplexe face à une telle éventualité." On n’est pas à cette étape ", rétorque Kelly Bastien qui préfère se concentrer sur le processus actuel.
Par ailleurs, le vice président du sénat, Andrice Riché (OPL), accuse un courant de Lespwa d’être responsable de l’impasse dans le processus de négociation. " Il faut renoncer à l’exclusion et faciliter la participation de toutes les ressources dans le gouvernement", lance t-il se déclarant favorable à la ratification de Michèle Pierre Louis.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13971
2 policiers haïtiens sévèrement tabassés par des casques bleus brésiliens
L’officier affirme avoir été le témoin oculaire de cette scène survenue dans la matinée du mercredi 6 août 2008. " Je suis intervenu pour soustraire les agents des mains d’une dizaine de casques bleus", explique le commissaire Aristide qui n’arrive pas à comprendre le comportement des casques bleus.
Bien Aimé Donson, agent 2 et Ronald Celly, agent 3, ne portaient pas l’uniforme de la police mais sont affectés au commissariat de Cité Soleil dans le même immeuble que les casques bleus. Un juge de paix et des agents de la DDO ont dressé le procès verbal des sévices subis par les policiers avant leur admission dans un centre hospitalier.
Une manifestation a été enregistrée dans le quartier quelques minutes après l’incident. Des citoyens qui protestaient contre l’humiliation des policiers haïtiens ont lancé des pierres sur des patrouilles de casques bleus. " Nous réclamons le départ des casques bleus qui humilient nos policiers", a expliqué un manifestant.
Dans l’après midi le calme était revenu dans le quartier tandis que les responsables de la Minustah annonçaient l’ouverture d’une enquête afin de faire la lumière sur l’incident.
La porte parole de la mission onusienne, Sophie Bouteau de Lacombe fait état d’une altercation entre des individus se présentant comme des policiers et des casques bleus. " L’enquête doit permettre de faire toute la lumière sur l’incident parce que nous ne pouvons nous permettre d’avoir un mauvais comportement avec nos amis de la PNH", insiste Mme Lacombe expliquant que la section conduite et discipline, les Unpol et les responsables militaires sont impliqués dans l’enquête.
" S’il y a eu usage excessif de la force, les casques bleus seront punis", assure la porte parole de la Minustah mettant l’accent sur la nécessité d’attendre les résultats de l’enquête. " Un incident isolé ne doit pas nuire à la bonne collaboration entre la police et la Minustah ", ajoute t-elle.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13972
Des spécialistes déplorent la lenteur du processus de négociations politiques
Le président de l’Association Haïtienne des Economistes (AHE), Jean Claude Paulvin, et le professeur Auguste Demezard appellent les acteurs politiques à trouver dans le meilleur délai un consensus pour sortir de la crise.
Le professeur Demezard dénonce une surenchère des dirigeants des partis politiques, qui semblent ne pas se soucier de la situation du pays, 4 mois après le renvoi du gouvernement de Jacques Edouard Alexis. Il déplore des " mesquineries " de la part de certains leaders qui concentrent leur attention sur les privilèges qu’ils désirent.
Toutefois, M. Demezard se prononce pour la participation des partis dans le gouvernement puisque ceci avait permis d’obtenir une accalmie politique.
L’économiste Jean Claude Paulvin est plus modéré et préfère voir dans ces négociations l’expérience d’un apprentissage démocratique. " L’exercice démocratique fait partie du processus de maturation de notre société ", argue t-il faisant remarquer que l’intérêt national doit prédominer dans toute négociation.
Le président de l’Association Haïtienne des Economiste (AHE) soutient que les acteurs politiques pourront tenir compte des aspects urgents tels la conjoncture économique et le contexte international pour agir avec célérité. Tout en attirant l’attention sur l’urgence que représente la rentrée scolaire, M. Paulvin dit ne pas être étonné par la complexité des négociations.
Jean Claude Paulvin et Auguste Demezard regrettent le nombre élevé de partis et plaident pour un regroupement des forces politiques. " On ne peut pas faire du pays un gâteau à partager entre 19 partis politiques", explique M. Paulvin.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour " de radio Métropole M. Paulvin a indiqué que l’insécurité, la cherté de la vie et l’insécurité devront être les priorités du prochain gouvernement. " Il faut une stratégie qui peut donner des résultats dans les 6 mois au problème de la vie chère", insiste t-il.
Jean Claude Paulvin et Auguste Demezard soutiennent que le prochain premier ministre doit éviter une gestion clanique des affaires de l’état et créer des emplois dans le meilleur délai.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13973
mercredi 6 août 2008
AUTOUR DU NOUVEAU GOURVERNEMENT
Espérant parvenir à un compromis politique sur la formation du gouvernement, Michèle Pierre-Louis évoque ses priorités et refuse de revenir sur sa "vie sexuelle", pour sa première conférence de presse
mardi 5 août 2008,
Radio Kiskeya
Le Premier ministre ratifié, Michèle Pierre-Louis, a reconnu mardi que les négociations politiques initiées en vue de la formation de son gouvernement sont confrontées à de "sérieuses diffcultés" au moment où elle prépare activement son énoncé de politique générale.
"On va essayer d’aller vite et de faire tout ce qu’on pourra pour que les négociations aboutissent", a promis lors de sa première conférence de presse Mme Pierre-Louis tout en mettant l’accent sur la nécessité de mettre en place des garde-fous susceptibles de garantir la cohésion gouvernementale et d’empêcher l’utilisation partisane des ressources de l’Etat lors des prochaines législastives partielles dans lesquelles seront engagés divers partis politiques. "il n’y a que 18 ministères pour 19 partis", a-t-elle prévenu.
Au terme d’un premier round de discussions avec les partis représentés au Parlement lundi soir au Palais National (siège de la Présidence), celle qui devrait succéder au Premier ministre démissionnaire, Jacques-Edouard Alexis, a affirmé qu’en compagnie du Président René Préval elle espérait pouvoir trouver un compromis avec ses différents interlocuteurs au bénéfice de l’intérêt national. Les principes de solidarité et d’inclusion doivent prévaloir dans la formation du prochain gouvernement, a laissé entendre Michèle Pierre-Louis incapable, pour l’instant, de déterminer la date de la présentation de sa déclaration de politique générale devant les deux Chambres du Parlement.
Faisant état des réflexions et négocaitions engagées avec différents acteurs, le Premier ministre ratifié a indiqué que le document en préparation sera la résultante de larges consultations et le reflet des préoccupations fondamentales des secteurs vitaux du pays. Elle a identifié trois champs prioritaires de sa politique, les piliers de la croissance incluant les infrastructures, l’énergie et le tourisme ; le développement humain axé sur l’éducation et la santé ; ainsi que la sécurité et la justice.
Quant à la politique transversale de le prochaine administration, elle portera sur la réforme de l’administration publique, l’intégration des jeunes et le développement régional.
Sur un plan purement conjoncturel, Michèle Pierre-Louis définit trois grandes urgences : La prochaine rentrée scolaire début septembre, l’élaboration du budget national de l’exercice 2008/2009 et l’organisation des élections devant permettre le renouvellement du tiers du Sénat.
Entourée des principaux membres de son Etat-Major, dont les anciens ministres Magali Comeau Denis et Daniel Henrys et la militante féministe Danièle Magloire, Mme Pierre-Louis a esquivé une question des journalistes sur sa présumée homosexualité, arguant qélle avait déjà fait le point sur cette question polémique.
Après la ratification de son choix successivement par la Chambre basse et le Sénat, le Premier ministre ratifié devra obtenir le soutien des deux Chambres à la majorité absolue pour faire passer sa politique générale et devenir chef de gouvernement.
Dans le cas contraire, la procédure devra recommencer, stipule la constitution sans plus de précisions. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5196
Un député inquiet d’un plan d’installation de Michèle Pierre Louis à la Primature sans la bénédiction du Parlement
Un autre député dément l’existence d’un tel projet
mercredi 6 août 2008,
Radio Kiskeya
Le député Marcel Lumérant, membre de la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP), bloc majoritaire à la Chambre basse (51 députés sur 99), a dénoncé mardi des rumeurs prêtant au Chef de l’Etat, René Préval, l’intention d’investir Mme Michèle Duvivier Pierre Louis dans sa fonction de Premier ministre, sans que la déclaration de politique générale de celle-ci ait été préalablement approuvée par le Parlement.
La Constitution en vigueur fait obligation au Premier ministre ratifié de solliciter le vote favorable des deux Chambres à son énoncé de politique générale, en s’y présentant successivement, accompagné des membres de son gouvernement.
Souhaitant qu’il ne s’agisse que de rumeurs sans fondement, le député Lumérant se dit toutefois vigilant vu que, selon lui, « on n’arrive pas toujours à deviner les intentions de M. Préval ».
« S’il s’avérait qu’un tel projet existe et qu’il se concrétise, il faudrait utiliser les provisions offertes par la Constitution pour sanctionner comme il se doit le Chef de l’Etat », a ajouté le parlementaire.
Le député Jean Beauvoir Dorsonne du parti « Latibonit An Aksyon » (LAA), s’est pour sa part inscrit en faux contre l’éventualité évoquée par son collègue Lumérant. Ayant participé à la récente rencontre entre le Chef de l’Etat et les partis politiques, il soutient n’avoir décelé aucune intention de la sorte de M. Préval. La préoccupation du Président serait plutôt la formation d’un gouvernement de large consensus, a conclu le député Dorsonne. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5197
DE L'AIDE POUR HAITI
Une assistance humanitaire destinée à l’amélioration du sort de plus d’un million de personnes, selon Bruxelles
mardi 5 août 2008,
Radio Kiskeya
La Commission Européenne a accordé mardi à Haïti un don de 3 millions d’euros (4,6 millions de dollars) destiné à venir en aide aux victimes de la crise socio-économique actuelle.
Selon un communiqué de l’organe exécutif de l’Union européenne rendu public à Bruxelles, cette assistance humanitaire doit permettre aux autorités de répondre prioritairement aux besoins urgents des femmes et des enfants vivant en milieu rural. Elle aidera à améliorer la couverture sanitaire, l’approvisionnement en eau potable, la sécurité alimentaire et la lutte contre la malnutrition en faveur de 1,5 million de personnes.
La gestion des fonds d’urgence de la Commission Européenne est assurée par le service de l’aide humanitaire de la Commission (ECHO), sous la responsabilité du commissaire au développement Louis Michel. "Ces fonds ne vont pas seulement permettre de venir en aide aux haïtiens qui en ont le plus besoin," a déclaré M. Michel, soulignant qu’ils vont également "soutenir le pays dans sa quête de stabilité sociale et politique."
Les petits exploitants agricoles bénéficieront, eux aussi, de l’aide humanitaire, parce qu’ils ont été très affectés par les catastrophes naturelles à répétition et par le manque d’accès aux marchés locaux et nationaux.
Dans le cadre d’une décision globale portant sur l’aide alimentaire, une enveloppe de 2 millions d’euros (plus de 3 millions de dollars) a été déjà accordée à Haïti en 2007 afin de contribuer à faire face à des besoins identifiés dans les départements du Sud, Sud-Est et de la Grande Anse (sud-ouest).
La nette déterioration de la situation économique de la population en raison du déclin de la production nationale et de l’envolée des prix du pétrole et des aliments sur le marché international avait entraîné en avril dernier de violentes manifestations de rue suivies du renvoi du gouvernement Alexis par lec Sénat. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5194
Les maires de Miami-Dade appellent la Floride à aider Haïti
Après visité Port-au-Prince lundi, ils estiment la situation intolérable
mardi 5 août 2008,
Radio Kiskeya
Trois membres de la commission municipale du comté de Miami-Dade ont appelé mardi les autorités de la Floride à fournir une aide plus substantielle à Haïti à l’issue d’une visite de quelques heures lundi à Port-au-Prince, rapporte le Miami Herald.
"Nous avons besoin d’apporter plus d’aide à nos voisins d’Haïti", a déclaré Dennis Moss déplorant le fait que des habitants du pays soient réduits à consommer des galettes de boue composées de sel, d’huile végétale et de terre.
L’idée du voyage des maires de Miami-Dade en Haïti est venue de l’initiative entreprise en mai dernier par deux des membres de la Commission, Audrey Edmonson et Barbara Jordan, en faveur d’une aide alimentaire au pays, quelques semaines après l’éclatement de violentes protestations contre la faim et la vie chère.
Lundi, Edmonson, Jordan et Moss avaient réalisé une opération de distribution de 20 tonnes d’aliments dans les locaux de l’organisation humanitaire Food For The Poor, à Port-au-Prince.
A signaler que les trois maires briguent un nouveau mandat ce mois-ci à Miami-Dade, un comté de la Floride, Etat du sud des Etats-Unis où vit une importante communauté haïtiano-américaine. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5195
HRV commente :
Mieux vaut tard que jamais dirons nous. Les gens semblent découvrir seulement maintenant ce que c’est la pauvreté et la misère.
C’est comme si tout était arrivé après les émeutes de la faim provoqués par l’augmentation des prix des produits de première nécessité.
On serait ravi de voir tous ces gens qui semblent vouloir se montrer concernés aujourd’hui réfléchissent profondément aux problèmes et aux situations responsables de la perpétuation de cette situation qui semble ne point avoir de solutions.
Aider Haïti aujourd’hui ne doit pas se limiter à débloquer des fonds qui sont en partie dépensés par les experts étrangers. Il faut aussi exiger une chate de bonne gouvernance pour éviter les dilapidations des caisses de l’état
Jacques Edouard Alexis prend les commandes de Lespwa
Le premier ministre, Jacques Edouard Alexis, a été élu samedi dernier coordonnateur national de la Plateforme Lespwa, formation politique au pouvoir depuis mai 2006. Plus de 80 membres influents de cette plateforme politique avaient participé à ce rassemblement dont l’objectif était de revitaliser le mouvement qui avait remporté les élections présidentielles, législatives et municipales en 2006.
Le ministre des haïtiens vivant à l’étranger, Jean Genéus, intègre également le directoire de Lespwa qui est composé désormais de 6 membres. Les chefs de file des organisations membres, dont Escamp-Korega de Joseph Jasmin et Combite Sud-est de Joseph Lambert sont les autres membres du directoire de Lespwa.
Le sénateur Lambert affirme que la rencontre de samedi dernier au Club Indigo visait à dresser un bilan des activités et à préparer le prochain congrès de la plateforme. " Nous avions voulu dégager une vision pour l’avenir et définir une structure organisationnelle", lance le sénateur Lambert qui croit que le peuple fait toujours confiance à Lespwa. " Lespwa veut renaître de ses cendres ", déclare Joseph Lambert pour qui Lespwa était silencieux mais non inactif ces derniers mois.Le sénateur Lambert envisage l’intégration d’autres organisations au sein de cette formation "qui veut réellement redonner espoir à la population". Interrogé sur l’incapacité de cette formation à répondre aux attentes de la population au cours de ces deux dernières années, le sénateur Lambert a fait remarquer que d’autres partis politiques avaient intégré le gouvernement pluriel.
Cette réorganisation de Lespwa intervient alors que les négociations pour la formation d’un nouveau cabinet ministériel ont été lancé par le chef de l’état. Lespwa avec ses 8 sénateurs est le principal atout de Michèle Pierre Louis qui doit prendre en compte tous les autres partis représentés au sénat.
A la chambre basse, une vingtaine d’élus de Lespwa qui pouvaient former un important bloc parlementaire ont intégré le bloc majoritaire, Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP).
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13965
HRV commente :
En sous tire, le journaliste aurait pu mettre – Jacques Edouard Alexis se place pour la course vers 2011. Il existe sans aucun doute un projet Alexis-2011. On a même l’impression que personne ne semble pouvoir lui ravir sa place de favori pour les prochaines élections.
Nous allons omettre volontairement les actes de maladresse motivés par un empressement qui semble ne jamais tenir compte du facteur temps ni de la conjoncture sociopolitique pour souligner des éléments de controverses émaillant ce projet qui avait définitivement besoin de se recadrer.
Jusqu’à présent il est difficile de comprendre le comportement du pouvoir législatif qui s’est catégoriquement désagrégé autour de Jacques Edouard Alexis et son gouvernement. Aujourd’hui justement il semblerait que le traitement infligé à l’ancien premier ministre constituerait l’élément de discorde qui entrave les bonnes relations entre les deux chambres d’une part et les configuration des rapports entre le pouvoir législatif dans sa totalité et le pouvoir exécutif.
Les rumeurs dans les coulisses des affaires politiques ont interprété la censure infligée à Alexis comme une excuse pour lui priver du loisir d’avoir à sa disposition les 4 milliards de dollars promis à Haïti. Selon ces mêmes rumeurs, un candidat potentiel, pouvant disposer d’une telle aubaine s’assurait automatiquement la victoire aux élections présidentielles.
La formation du CPP est assimilée comme un pilier et un pallier importants dans l’édifice ALEXIS-2011. Si la clameur publique pointe du droit les rapports et les faveurs du gouvernement censuré face aux législateurs de la chambre basse, certaines voix curieuses auraient carrément attribué à Jacques Edouard Alexis la paternité de ce bloc tout puissant.
Pour revenir cependant à cette dépêche, il était quand même drôle de constater qu’un rassemblement politique ayant permis -qu’on le veuille ou non- une victoire au premier tour des élections présidentielles soit apparu par la suite inexistant, acéphale dans la vie politique du pays. Il en ressort donc évidente, la nécessité de restructurer cette entité qui selon toute vraisemblance devrait compter dans ses rangs le successeur de René Préval.
Le poids de LESPWA dans la balance et les tractations politiques devrait être beaucoup plus prépondérant de ce qu’il a été depuis sa création. Cette restructuration pourrait être considérée comme le coup d’envoi pour la marche en avant de la caravane qui devrait déposer Jacques Edouard Alexis au sommet de l’état au lendemain des prochaines élections présidentielles …A suivre !
VERS UN COMPROMIS POLITIQUE AUTOUR DE LA COMPOSITION ET LE PROGRAMME DU GOUVERNEMENT
Le premier round des négociations entre les acteurs politiques a permis de dessiner les grandes lignes des trois documents qui permettront de trouver une solution à la crise. Le pacte de gouvernabilité, le programme du prochain gouvernement et les modalités de l’intégration des partis politiques dans le cabinet ministériel ont été débattus lors de cette rencontre de plus de 6 heures au Palais national. 29 responsables politiques dont le chef de l’état, le premier ministre ratifié et les dirigeants de 8 partis politiques ; Union, Pont, LAA, Lespwa, Lavalas, Fusion, OPL et Alliance, ont pris part à cette rencontre.
Des participants à cette première séance de travail ont exprimé des points de vue différents en ce qui concerne cette réunion qui s’inscrit dans le cadre des négociations visant la ratification de la déclaration de politique générale de Michèle Pierre Louis.
Le chef de file de l’Alliance, Evans Paul, craint que cette rencontre n’entraîne les acteurs dans un labyrinthe au cours des prochaines semaines. Il fait remarquer que nombre de chef de partis, y compris l’Alliance, n’ont pas encore donné la garantie d’un vote favorable à Michèle Pierre Louis au sénat. " A ce jour il n’y a que 12 votes sûrs au sénat ", argue t-il signalant que des doutes persistent sur le vote de Anacacis Jean Hector pourtant de Lespwa.
" Dans les scénarios les plus optimistes on peut compter sur 15 votes favorables au sénat ", dit-il rappelant que 16 votes sont nécessaires pour la ratification.
Evans Paul a révélé que le président Préval a fait part de son refus de signer le pacte de gouvernabilité. " Le chef de l’état a évoqué le non respect des précédents pactes pour justifier sa position", déclare M. Paul qui craint que ceci n’entrave le processus.
Le porte parole de la Fusion, Micha Gaillard, exprime un avis contraire arguant que le pacte pourra être signé par les parlementaires et le premier ministre ratifié.
M. Gaillard n’a pas voulu faire de grandes révélations sur les points débattus lors de la rencontre qui a son avis est le début d’une entreprise difficile en vue de construire un accord politique. " La rencontre d’hier a permis de lancer les négociations", argue M. Gaillard pour qui il s’agit d’une nouveauté dans la politique haïtienne.
" Le programme, l’équipe et le pacte de gouvernabilité seront débattus lors des prochaines rencontres séparées entre le chef de l’état et les différents dirigeants des partis politiques", ajoute t-il.
Le porte parole de la Fusion se veut optimiste faisant valoir que les acteurs politiques ont conscience de l’urgence de la situation.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13966
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Michèle Pierre Louis annonce un débat autour de la politique générale de son gouvernement
Le Premier ministre ratifié, Michèle Pierre Louis, affirme que le programme de son gouvernement sera le résultat de débat entre les représentants de tous les secteurs de la vie nationale.
Au cours d’une conférence de presse ce mardi, Mme Pierre Louis n’a pas été en mesure de fixer une date pour la présentation de sa déclaration de politique générale au parlement, arguant que les négociations viennent tout juste d’être lancées. Michèle Pierre Louis a souligné que l’insécurité, le chômage et la vie chère seront les principales préoccupations de son gouvernement.
Mme Pierre Louis qui croit avoir le soutient total du président Préval, fait remarquer qu’a court terme, le vote de la loi sur le budget, la rentrée scolaire et le lancement du processus électoral constituent les priorités de l’état.
En ce qui concerne l’épineux dossier des forces armées, Mme Pierre Louis a révélé que le rapport préliminaire de la commission présidentielle sur la sécurité nationale a été récemment soumis au président Préval.
Faisant remarquer que ce dossier est prioritaire pour le chef de l’état, madame Pierre Louis s’est dit favorable à la création d’une nouvelle force publique. " Haïti reste un pays souverain mais nous avons perdu l’exercice de cette souveraineté dans deux champs distincts ; l’alimentation et la sécurité des frontières", ajoute t-elle.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13967
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3.- Reprise des négociations autour de la formation du prochain gouvernement
Des parlementaires insistent sur le programme de la prochaine équipe gouvernementale
mardi 5 août 2008,
Radio Kiskeya
Les discussions autour de la formation du prochain gouvernement entre le Chef de l’Etat, René Préval, le Premier ministre ratifié, Michèle Duvivier Pierre-Louis et les secteurs politiques, devaient reprendre lundi après-midi au Palais national (siège de la Présidence).
A l’ordre du jour de la rencontre, les modalités de l’intégration des partis politiques dans la prochaine équipe gouvernementale, l’exigence principale de ces derniers telle que exprimée par les parlementaires élus sous leur bannière, au Sénat notamment.
Le sénateur Roudy Hérivaux (Ouest, Lavalas) qui devait, à ses dires, représenter le parti de l’ancien Président Aristide à ce nouveau " round " de négociations, s’est dit en faveur d’un Code d’éthique destiné à restreindre les partis politiques dans l’utilisation partisane des ressources publiques. Ce serait en effet une des craintes de la Présidence que, à l’occasion des prochaines élections pour le renouvellement du tiers du Sénat, les représentants de partis au sein du gouvernement tentent d’utiliser leur position et les ressources mises à leur disposition à des fins électorales.
Agitant pour sa part le spectre de l’article 158 de la Constitution prévoyant, selon lui, le renvoi du Premier ministre si sa déclaration de politique générale est rejetée par le Parlement, le vice-président du Sénat, le sénateur Andris Riché (élu sous la bannière de l’OPL), désapprouve la priorité donnée dans les négociations, à l’intégration des partis politiques, plutôt qu’à l’élaboration du programme d’un gouvernement de coalition.
Intervenant à son tour, l’ancien président du Sénat, Joseph Lambert (LSPWA, Sud-Est), projette que la déclaration de politique générale de Mme Michèle Duvivier Pierre Louis sera approuvée par le Sénat. Il a mis l’accent sur la prépondérance, en termes d’effectif, de la Plate-forme présidentielle LESPWA au Sénat, laissant quasiment entendre qu’il reviendrait à ce regroupement politique de jouer un rôle plus significatif dans le prochain gouvernement. Il soutient en ce sens que le peuple a majoritairement voté en faveur de LESPWA lors des élections de 2006.
A la Chambre basse, des députés ont diversement exprimé lundi leurs attentes par rapport à la déclaration de politique générale du Premier ministre ratifié Michèle Duvivier Pierre Louis.
Le député des Cayes et Ile-à-Vaches (Sud), David Génesté, membre du bloc UPDN, insiste sur des questions telles que la sécurité et la protection de l’environnement. Son collègue de Thiotte/Grand-Gosier (Sud-Est), Camille Desmarattes, souhaite toutefois que Mme Pierre Louis prenne son temps afin d’élaborer un programme susceptible de donner des résultats. Membre du bloc parlemntaire Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP), il a repris des déclarations faites avant lui par d’autres membres de ce bloc, à savoir que cette entité ne réclame aucun poste ministériel. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5193
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HRV commente :
L’actualité politique, actualité oblige, voudrait insuffler dans l’environnement un soupçon d’optimisme qui n’est pas sans rassurer et surtout inviter à la prudence. En effet pour une fois, après la croisade moralisante, les acteurs politiques se sont au moins donnés la peine d’évoquer de vrais problèmes et de se poser les bonnes questions.
HRV a du revoir ses notes d’histoire d’Haïti pour essayer de comprendre et de replacer le contexte de la première occupation américaine dont le 28 juillet ramenait le 93 ème anniversaire. Nous avons revu des pages d’une histoire semées de revirements insolites dominés par une lute sans merci et désarticulée pour le pouvoir, avec une succession de renversements et de prise autoritaire de pouvoir avec un protagoniste qui nous rappelle étrangement les tontons macoutes des Duvalier et les chimères de Jean Bertrand Aristide. Nous voulons parler des " CACOS " utilisés comme élément générateur d’instabilité à souhait.
En dehors de la succession des présidents et l’activité incontrôlable des cacos, la participation du " peuple " dans l’irrespect total des normes diplomatiques faisant des irruptions dans les locaux des missions étrangères sont autant de faits pouvant être exhibés pour justifier la première occupation.
D’autres diront à juste titre que cette instabilité a coexisté avec la victoire de vertières et la proclamation du premier janvier 1804.
Toujours est-il qu’ils ont été très rares, les chefs d’état qui ne se soient pas attelés principalement et exclusivement à la consolidation sans partage de leur pouvoir et de leur autorité et toujours au détriment et au mépris des intérêts de la nation. L’essentiel ayant toujours été de régner sur les vies et la ville. Même si le trône devait se construire sur des murs réduits en ruine et sur des cadavres brûlés ou mutilés.
Les derniers exemples en date sont écrits dans notre mémoire à l’encre encore fraîche.
On s’est toujours demandé quand est-ce que ceux-là qui ont accepté de participer dans la gestion du pays allaient commencer réel et effectivement à cesser cette lute pour le pouvoir qui généralement laisse des traces profondes et létales dans la configuration politique et sociale du pays pour se rallier autour d’un projet commun visant à redresser la situation.
Après des moments tumultueux, caractéristique de " l’exception politique haïtienne ", autour du choix puis la ratification du Premier ministre, la classe politique semble montrer une certaine tendance à vouloir prendre à bras le corps la responsabilité de répondre aux attentes de cette nation moribonde.
Tous les secteurs politiques, comme toute la population se sentent conscients de l’inévitabilité du compromis politique. Aujourd’hui, autour de Madame Pierre-Louis, il se dégage un sentiment de consensus autour de l’orientation et le sens de ce compromis. Entre les décombres bicentenaires des monticules d’intérêts mesquins bicentenaires, surgit le spectre de l’intérêt collectif et national . Et tout à coup on balbutie des concepts comme " programme de gouvernement ", " pacte de gouvernabilité ", mise en place de mécanisme pour éviter la corruption, débat autour de l’élaboration d’un programme du gouvernement tenant compte des vrais problèmes de la société, des individus ou du pays…
On croirait rêver…Gare au réveil….Restons prudents..
Haïti-Agriculture : La FAO au secours des petits agriculteurs
L’opération de distribution de ces semences (haricots, maïs, sorgho) est conduite par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Cette distribution, estimée à 4 millions de dollars, est co-financée par le gouvernement espagnol, le Fonds central d’intervention d’urgence des Nations Unies (Cerf) et la FAO.
Des outils, tels binettes et machettes, sont également en cours de distribution pour la campagne de semis de juillet/août afin de venir en aide à environ 70 000 ménages agricoles des zones les plus pauvres d’Haïti, dans le cadre de l’Initiative internationale de la FAO contre la flambée des prix alimentaires (ISFP).
Dans un communiqué, publié ce 4 août 2008, la FAO informe que si des fonds suffisants sont débloqués, d’autres distributions sont prévues pour les deux prochaines campagnes (octobre/novembre 2008 et février/mars 2009) qui cibleront 400 000 autres familles.
Pour Ari Toubo Ibrahim, représentant de la FAO en Haïti, répondre aux besoins urgents ne suffit pas. L’important, selon lui, c’est de remettre sur pied la production agricole au moment où le pays fait face à des problèmes alimentaires.
" Cette crise pourrait constituer une occasion unique d’inverser la tendance et de remédier à l’état d’abandon de l’agriculture dans ce pays ", affirme le représentant de la FAO.
A long terme, estime Ari Toubo Ibrahim, Haïti devra se concentrer sur l’augmentation de la production de cultures locales comme le maïs, le sorgho ou le manioc.
Les agriculteurs haitiens " ont non seulement le potentiel de nourrir beaucoup plus de monde, mais ils peuvent en plus engendrer des surplus et des revenus ", a-t-il dit.
Pour la campagne d’ensemencement d’octobre/novembre, la FAO annonce un programme de 10 millions de dollars financé par le Fonds international pour le développement agricole (FIDA).
La FAO dit avoir besoin de 64 millions de dollars pour couvrir les besoins de près de 500 000 familles vulnérables pour les trois prochaines campagnes agricoles.
Par ailleurs, la FAO invite les Haïtiens à mettre un terme a la déforestation en vue de prévenir les inondations dévastatrices. [do apr 04/08/2008 12 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7548
HRV commente :
Les émeutes de la faim d’avril dernier, avec ces retombées politiques et des séquelles importantes encore sur la vie nationale, auront été riches en enseignements à qui aura souhaité tirer des leçons.
Pendant que les autorités haïtiennes s’entretuaient autour du choix du premier ministre renvoyé, les agences de presse multipliaient leurs dépêches annonçant des dons destinés aux pays les plus touchés et affectés. Haïti figure sur toutes les listes.
Comme on devait s’y attendre, bien sur le programme mondial pour l’alimentation (PMA) a semblé prendre le contrôle. D’autres fonds, d’autres organisations déversent dans les escarcelles du PAM qui décrit au monde l’amplitude de ses actions et activités.
Le grand public a appris que des centaines de milliers d’haïtiens recevaient des rations alimentaires. Ce qui, dans nombreux cas, établissait une vraie différence entre la vie et la mort.
On avait cependant constaté aussi que l’action du PAM paraissait se " limiter " à la distribution pure et simple de denrées alimentaires tandis qu’au fil du temps, le nombre de besogneux et de nécessiteux, dépendants de cette aide alimentaire suivait une courbe exponentielle. L’impression à retenir était de se dire qu’en fait si le PAM restait utile dans la gestion de l’urgence, le problème de la faim allait perdurer et faire appel à l’assistance pure et simple si rien est fait en amont du problème pour chercher ses racines et apporter des solutions durables, à long terme et à caractère définitif.
Tout ce préambule pour saluer ce pallier présenté par la FAO dans le cadre de la lute contre la sous alimentation corollaire de la pauvreté. Des efforts doivent être réalisés pour aider les pays pauvres à s’approcher de l’autonomie alimentaire car comme disent les chinois, rien ne sert de nous donner des poissons si on ne nus apprend pas à les pécher aussi…
mardi 5 août 2008
500 nouveaux casques bleus argentins arrivent en Haïti
Un déploiement dans le cadre de la rotation des troupes
lundi 4 août 2008,
Le Contingent IX, composé d’hommes et de femmes, affichera complet le 12 août prochain lorsque les derniers éléments quitteront l’aéropoprt international de Ezeiza à bord d’un vol spécial. Dans le cadre de la rotation des troupes, ces soldats de la paix remplaceront le Bataillon conjoint argentin et le personnel de l’Hôpital mobile de la force aérienne argentine déployés en Haïti depuis janvier dernier.
Les nouvelles troupes, qui comprendront 282 membres de l’armée de terre, 165 de la marine et 51 de la force aérienne, passeront six mois dans le pays sous le commandement du capitaine Jorge Luis Garcìa.
Dans leur majeure partie, les casques bleus fraîchement arrivés à Port-au-Prince appartiennent au régiment d’infanterie de montagne 16 dénommé "Chasseurs des Andes" et basé dans la localité argentine de Uspallata.
Les médecins militaires travailleront à l’hôpital argentin situé dans l’aire de l’aéroport international Toussaint Louverture de la capitale haïtienne tandis que le Bataillon conjoint sera déployé aux Gonaïves (171 km au nord de Port-au-Prince).
Comme plusieurs autres pays latinoaméricains, l’Argentine fait partie de la MINUSTAH qui compte environ 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5190
Haïti-Grippe aviaire : Vers l’élimination de poulets infectés
P-au-P, 04 août 08 [AlterPresse] --- Les poulets infectés par le virus H5N2 de la grippe aviaire sont sur le point d’être éliminés pour empêcher la propagation de cette maladie dans d’autres régions haïtiennes, apprend AlterPresse.
Des médecins vétérinaires haïtiens et cubains sont délégués, ce 4 août 2008, dans les zones où des foyers d’infection ont été découverts en vue de l’élimination des poulets infectés.
Au total, six foyers d’infection ont été identifiés en Haïti dans les départements du Nord, des Nippes et du Nord-est, selon le docteur Max Millien, directeur du Laboratoire Tamarinier, chargé de la santé animale.
Les études épidémiologiques suivent leur cours dans les communes du Cap-Haïtien, de Limonade, de Ouanaminthe, de Miragoâne et de Cerca-la-Source, touchées par cette maladie, selon le médecin vétérinaire.
Le directeur du Laboratoire Tamarinier déclare à AlterPresse qu’une entente a été trouvée avec les producteurs autour de cette « stratégie » qui consiste en « l’élimination » des foyers infectés.
En lieu et place de l’abattage des poulets infectés, le docteur Millien préfère parler d’« élimination » ou d’« éradication ».
« Aucune action ne sera faite au détriment des producteurs », rassure le docteur Max Millien, précisant qu’une solution négociée avec les concernés a été trouvée.
Dans une interview a l’agence Agropresse, le médecin vétérinaire Michel Chancy estime que l’abattage des poules se trouvant dans l’environnement d’un foyer « ne garantit pas un succès à coup sûr. Ce sont des opérations risquées », ajoute-t-il.
Chancy ne voit pas non plus la nécessité d’une opération urgente de vaccination, « puisque le virus est de type très faiblement pathogène et ne tue pas les poules et que de plus, il ne se transmet pas à l’homme ».
« Ce n’est pas une tâche facile d’arriver à éliminer la présence du virus de la grippe aviaire dans un pays », pense le spécialiste, qui souligne que « même certains pays industrialisés n’arrivent pas à le faire ».
Connu sous le nom de influenza aviaire, le H5N2 ne se transmet pas à l’homme, contrairement au H5N1, la forme la plus grave dénommée plus couramment grippe aviaire ou grippe du poulet.
Ce virus a été découvert en Haïti au début du mois de juin, alors que sa présence a été identifiée en République dominicaine depuis décembre 2007.
Les autorités haïtiennes ont adopté, depuis janvier 2008, des mesures d’interdiction sur l’importation des produits avicoles dominicains. [do gp apr 04/08/2008 14 :40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7549
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Commentaires:
La présence du virus de la grippe aviaire en Haïti n’est pas une surprise dans la mesure ou il a été retrouvé en République Dominicaine . Et il est à se demander si le virus s’est installé d’abord à Saint Domingue et après en Haïti. Voire se dire si des études spécialisées réalisées des deux côtés de la frontière n’auraient pas révélé la présence de la grippe aviaire sur la totalité de l’île.
Toujours est il que les autorités haïtiennes après avoir adopté des mesure rentrant dans le cadre du politiquement correct, se retrouvent bien bec et ongles englués dans un vrai problème dont on ignore les issues.
Les spécialistes préparent déjà la population et l’opinion publique à un éventuel échec en s’appuyant sur le fait que des pays industrialisés avancés avec une éducation citoyenne très au point n’arrivent pas toujours à juguler ce type de problème de santé publique animale.
Il est évident que le contrôle de la grippe aviaire augmente la liste des problème insolubles en Haïti au même titre que le déboisement, les constructions anarchiques du morne l’hôpital, l’occupation des rues et des trottoirs par des vendeurs de n’importe quoi …
Il ne faudrait cependant pas que la non éradication de cette maladie fasse de nous des cartes marquées et que l’on soit traités comme des pestiférés au cours des voyages en terres étrangères. Tout est possible
lundi 4 août 2008
Des citoyens haïtiens sont préoccupés par la corruption et l’insécurité
Ces auditeurs ayant participé à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, ont fait remarquer que la corruption dans l’administration publique constitue un frein aux efforts visant le développement économique du pays. " Il faut réaliser des enquêtes en vue d’identifier les fonctionnaires responsables de dilapidations des fonds publics ", argue un auditeur.
" Les secteurs public et privé doivent accorder la priorité aux personnes compétentes", explique une auditrice soulignant que la corruption débute dès le processus de recrutement. Selon ces Port-au-Princiens la lutte contre la corruption permettra de mobiliser des fonds pour soulager les souffrances de la population.
Les citoyens qui sont préoccupés par l’insécurité insistent pour que le gouvernement œuvre en vue de rétablir l’ordre social. Ils se prononcent également pour le rétablissement des forces armées d’Haïti (FAD’H) afin de garantir un climat sécuritaire indispensable à la relance de l’économie. " Haïti est perçu à l’étranger comme le symbole de l’anarchie et du kidnapping", lance une auditrice.
Tout en admettant que la tache sera ardue pour la prochaine équipe gouvernementale, ces citoyens croient qu’il faut établir un échéancier pour vérifier périodiquement les résultats de chaque ministère..
La réforme de la justice, le lancement du processus de décentralisation et la fourniture d’énergie électrique sont les autres priorités des citoyens qui ne veulent pas négliger d’autres aspects tels la salubrité des villes, la prise en charge des enfants des rues et des clochards.
Certains auditeurs souhaitent que le gouvernement élabore et applique un programme d’intégration des jeunes. Dans cet ordre d’idées le renforcement des secteurs sanitaires, éducationnels et des filières de formation professionnelles devraient faire partie des projets à court terme du gouvernement.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13960
Le Canada et l’OEA saluent la ratification du choix de Michèle Pierre-Louis par le sénat
Le ministre canadien des Affaires étrangères, David Emerson, a indiqué que le " Canada est heureux que Mme Pierre-Louis ait été confirmée dans ce poste ". " La stabilité politique est nécessaire à la poursuite des progrès réalisés dans la consolidation et la reconstruction du pays", ajoute t-il.
Tout en annonçant que le Canada est prêt à collaborer avec le nouveau premier ministre haïtien, le chef de la diplomatie canadienne encourage " la poursuite des efforts déployés pour instaurer un gouvernement juste et efficace qui permettra d'améliorer les conditions de vie de la population haïtienne.
Le secrétaire général de L’Organisation des Etats Américains (OEA), Jose Miguel Insulza, se réjouit également de la ratification du choix de Michèle Pierre Louis par le sénat le 31 juillet dernier. “Nous continuerons à travailler avec le gouvernement du président René Préval et son nouveau premier ministre et espérons que cette ratification soit le point de départ d’une période de renforcement de la stabilité, du progrès et de la coopération avec Haïti et son peuple”, ajoute-t-il.
D’autre part, Albert R. Ramdin, assistant du secrétaire général de l’OEA et responsable du Task force pour Haïti dit espérer que la confirmation du sénat permettra à Haïti de bénéficier d’un appui plus efficace de l’OEA et de la communauté internationale.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13962
Le gouvernement entend combattre la spéculation sur les engrais subventionnés
En ce qui a trait aux réponses du gouvernement face à la hausse des prix des engrais, Joanas Gué a mis l’accent sur la nécessité d’identifier les cultivateurs et les différents types d’engrais utilisés dans chaque région. " Ces stocks d’engrais sont arrivés à une période où il y a une demande réelle ce qui occasionne des pression sur l’offre", fait remarquer le secrétaire d’état à l’agriculture tout en précisant que les spéculations sont enregistrées au niveau de la chaîne de distribution. Il préconise un renforcement des réseaux de distribution en y intégrant les associations de planteurs.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, M. Gué a affirmé que le prix réel du sac d’engrais sur le marché international est de 2 500 gourdes.
Réagissant aux critiques du coordonnateur de Kozepep, Charles Suffrard, le secrétaire d’état à l’agriculture a soutenu que le Ministère veut que l’engrais parvienne aux agriculteurs au prix de 500 gourdes. " Nous entendons diminuer les spéculations et créer des disponibilités réelles d’engrais dans les régions ", dit-il annonçant que 4 500 tonnes d’engrais supplémentaires seront disponibles à partir de ce lundi 4 août.
De plus, M. Gué explique que le ministère ne peut empêcher le détournement d’engrais vers la république dominicaine. " La frontière est poreuse et il y a un marché attractif", argue t-il estimant nécessaire un renforcement de l’action de la Douane, de la Police et de la Minustah dans la région. br>
Interrogé sur l’impact de l’importation des engrais, M. Gué a précisé qu’il faudra patienter jusqu’en novembre 2008. " Le riz sera disponible fin novembre ", déclare Joanas Gué qui s’attend a une augmentation substantiel de la production rizicole.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13963