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lundi 9 juin 2008

Mutisme des autorités après la grande manifestation contre le kidnapping

Aucune réaction officielle du gouvernement démissionnaire n’a été enregistrée quelques jours après la manifestation de protestation contre le laxisme des autorités gouvernementale et judiciaire face aux actes de kidnapping.
Toutefois, 48 heures après la marche, le Conseil National des Télécommunications (Conatel) dans un communiqué, avait exigé que les compagnies de téléphonies identifient l’ensemble de leurs abonnés. Les compagnies disposent d’un délai de 6 mois pour se conformer à cette nouvelle directive.
L’expert en sécurité, Reginald Delva, avait la semaine dernière, réclamé des dispositions afin d’identifier les criminels expliquant que nombre de bandits utilisent de fausses identités pour acheter de téléphones cellulaires.De son coté, le représentant du secrétaire général de l’ONU, Hédi Anabi, invite la population à collaborer avec les forces de l’ordre pour améliorer l’efficacité de la lutte contre les rapts. " Nous avons besoin de l’engagement de la population qui ne doit pas avoir peur des kidnappeurs", martèle t-il tout en annonçant un nouveau déploiement des casques bleus.
Le porte-parole de la UNpol, Fred Blaise, a mis l’accent sur le danger que représente la libération de criminels notoires. " S’il manque de preuve, le juge doit renvoyer le dossier à la police, si on libère le criminel, le juge œuvre contre la police", argue t-il.
Tout en saluant la mobilisation de la société contre les actes d’enlèvement, la porte parole de la Minustah, Sophie Bouteau de Lacombe, a assuré que les casques bleus restent vigilants afin d’appréhender les criminels. " 39 personnes dont 15 enfants ont été victimes de kidnapping au cours du mois de mai", révèle Mme de Lacombe.
Dans le même temps, le chef de la police, Mario Andrésol, s’est engagé à poursuivre les investigations afin d’appréhender les assassins de Kareem Xavier Gaspard. Se disant attristé pour les familles des victimes de rapts, M. Andrésol a souligné que l’implication de tous les secteurs est importante dans cette lutte contre le phénomène du kidnapping.
Il a renouvelé son engagement à œuvrer en vue de combattre l’insécurité, regrettant que des bandits notoires soient libérés par l’appareil judiciaire.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13808

Lutte contre le kidnapping : de nouvelles lois sont nécessaires selon le chef du parquet

Le commissaire du gouvernement près du tribunal civil de Port-au-Prince, Claudy Gassant dénonce l’archaïsme du système utilisé dans le cadre de la lutte contre le kidnapping. Rappelant que la police scientifique existait au sein de la PNH, il révèle que les autorités s’évertuent à remettre en état de fonctionnement cette unité de la police.
Le commissaire du gouvernement estime qu’une meilleure coordination entre la police et l’appareil judiciaire est indispensable dans le cadre d’une lutte efficace contre le phénomène du kidnapping. " Nous avons dépêché des substituts qui doivent être présents lors des arrestations", dit-il rappelant que la fonction de poursuite est exercée par le parquet et la police.
Selon le commissaire Gassant, le parquet doit à la fois protéger l’ordre public et la liberté individuelle. Il met l’accent sur la présomption d’innocence pour tout individu tout en admettant que le délai pour la comparution devant les tribunaux est, dans la pratique, trop long." Il faut de nouveaux textes de loi pour renforcer les pouvoirs de l’autorité de poursuite ce qui permettra de réaliser des enquêtes préliminaires et des arrestations même s’il n’y a pas de flagrant délit", ajoute t-il.
Claudy Gassant plaide pour extension de la durée de la garde à vue et l’autorisation des écoutes téléphoniques dans le cadre de la lutte contre les actes d’enlèvement.
En ce qui a trait à la corruption de certains juges qui libèrent des criminels, le commissaire Gassant invite les citoyens à déposer des plaintes contre les individus corrompus. Selon lui les dénonciations sans fondement de certaines organisations de défense des droits humains sont de nature à fragiliser l’appareil judiciaire et du même coup favoriser l’impunité.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13809

Consultations et débats à la chambre basse autour du processus de ratification du premier ministre

Le vice président de la commission spéciale, Luther King Marcadieu, affirme que le premier ministre désigné a été invité à compléter son dossier à la chambre basse.Robert Manuel doit soumettre des anciens passeports et des documents prouvant qu’il n’a jamais renoncé à sa nationalité et qu’il réside dans le pays depuis 5 ans comme l’exige la constitution. " Il a soumis trois passeports valides, nous voulons avoir en notre possession les passeports utilisés auparavant", ajoute le parlementaire.
Dans le cadre de ses consultations, le premier ministre désigné s’est entretenu jeudi avec les membres du bloc Union des Parlementaires pour le Développement National (UPDN). Le député Laurore Edouard, vice président du bloc, soutient que si Robert Manuel répond aux prescrits de l’article 157 de la constitution il peut compter sur le vote du bloc. " La tendance est favorable au premier ministre désigné", argue t-il.
Pendant ce temps, le député Steven Benoît (Lespwa) rend le chef de l’état responsable de la lenteur du processus de ratification du premier ministre. " S’il n’y a pas eu de consensus avec les blocs majoritaires au sénat et à la chambre basse, sur le nom de la personne désignée, c’est comme envoyer cette personne à la boucherie", lance le député de Pétion ville pour qui le président Préval doit rectifier le tir.
Par ailleurs, les membres du bloc Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) se sont entretenus jeudi avec des chefs de file de L’alliance, de Lespwa et de Fanmi Lavalas, autour du processus de ratification du premier ministre désigné.Ce lundi aura lieu la séance d’ouverture de la deuxième session ordinaire de la 48 ème législature.
Au cours de la deuxième session extraordinaire, les élus n’avaient pas eu le temps de voter les points à l’ordre du jour.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13810

dimanche 8 juin 2008

HAITI PERD 3-1 FACE AU HONDURAS

Le Honduras “roule” sur la bonne voie
Samedi 7 Juin 2008
La Ceiba.- Autre victoire de plus pour la sélection du Honduras qui chaque jour ressemble plus à une équipe, ni les neufs changements réalisés dans la composition par rapport à celle présenté face à Porto-Rico, n’ont fait que les pupilles de Reinaldo Rueda perdirent leur harmonie et se sont vengés d’Haïti en la battant 3 buts à zéro.
Le stratège en a profité pour donner leur chance aux footballeurs qui n’ont pas eu de continuité au sein de la sélection et ils répondirent tous en se montrant à la hauteur, le gardien de but des jeune débuta avec la sélection adulte, quoiqu’il ne fut pas sollicité chaque fois qu’il a fallu intervenir, il le fit très bien.
L’autre grande surprise a été l’inclusion du nouvel attaquant, Wilson Welcome, qui répondit favorablement en obtenant même un penalty. La sélection haïtienne arriva avec tout, les joueurs mirent les pieds avec force pour se faire respecter, mais même de cette façon ne purent freiner l’avalanche hondurienne.
Dès le début, la supériorité de la sélection du Honduras se fit sentir qui a continué à basé son succès sur la possession du ballon en la sécurisant et en attaquant au moment indiqué pour faire mal, les visiteurs se sont montés forts en défense, cependant les locaux s’approchaient dangereusement vers la cage ennemie. Walter « Pery » Martinez, mit à l’épreuve le portier haïtien avec des tirs depuis la zone centrale de la zone de vérité, mais le geôlier intervint de façon magistrale à deux reprises. A la vingtième minute, Welcome penetra dans la surface de réparation, élimina un adversaire et s’inventa une faute que l’arbitre Ricardo Zelaya siffla comme penalty.
Après un brève course, Walter Pery tira en puissance sur un côté que le gardien de but haïtien devina mais ne put arrêter et Honduras prit l’avantage de façon plus que méritée. Honduras continua à miser su sa voracité offensive, mais et regagna les vestiaires sans pouvoir augmenter la marque.
Pour la deuxième mi-temps, l’entraineur Rueda fit rentrer tous les internationaux et les locaux amplifièrent leur domination sur une équipe haïtienne qui se limita a donner des coups de pied et ceci explique pourquoi ils terminèrent en infériorité numérique. David Suazo n’a fait que rentrer sur le terrain pour se faire remarquer et les défenseurs caribéens ne supportèrent pas la pression, l’avant-centre de l’Inter de Milan marqua le deuxième but en éliminant deux défenseurs et d’un tir croisé envoya le ballon au fond des filets.
Les fans de la ville de Ceiba qui aussi ont été à la hauteur, commencèrent a crier « olé, olé » et ceci poussa les haïtiens à augmenter la violence dans leurs interventions dans leur jeu en deuxième mi-temps, mais malgré ce, le Honduras augmenta sa hiérarchie.
A la seizième minute, un défenseur haïtien fit une faute sur Emilio Izaguirre et l’arbitre n’hésita pas à siffler pénalty. Amado Guevarra marqua le troisième but. Les locaux continuèrent comme maîtres et seigneurs de la fête et les visiteurs continuèrent à donner des coups de pied. Les Honduriens décidèrent alors de mettre les pieds sur le ballon et les haïtiens purent s’approcher du but en tirant profit d’une confusion entre le gardien Aston Bodden et ses défenseurs et ceci permit à Fritszon Baptiste à réduire le score à trois buts à un.
Le score en resta là, LE honduras joua un grand match qui le permet d’aller vers Porto-Rico avec un surplus de moral. L’entraineur Rueda doit être content parce que ses pupilles comprennent mieux chaque jour ce qui leur est demandé.
Cartons jaunes : W. Palacios, C. Costly et H. Thomas pour le Honduras; G. Farnel, J. Mayard, F. Brunel, du côté d’ HaitíCartons rouges: F. Brunel pour les haïtiensButs: W. Martínez, D. Suazo et A. Guevara de l’ Honduras; F Baptiste pour HaïtiArbitre: Ricardo ZelayaScénario: Stade Municipal Ceibeño
HONDURAS: K. Hernández, M. Beata, M. Figueroa, E. Izaguirre, O. García, H. Thomas, R. Núñez , I. Guerrero W. Palacios, W. Martínez, W. Welcome Remplacements: A. Bodden, A. Guevara, D. Suazo, J. León, C. Costly, D. Turcios
HAITI: F. Gabart, G. Farnel, T. Sorrel, P. Mercier, F. Bertin, C. Mones, J. Mayard, A. Boucicaut, F. Brunel, S. Markotel, C. Eliphene; Remplacements : L. Fellinga, M. Josep, P. Mercler, G. Peter, F. Baptiste
http://www.prensaescrita.com/diarios.php?codigo=AME&pagina=http://www.latribuna.hn

HONDURAS LE GANA A HAITI....LA PIENSA APRECIA: Honduras “rueda” por buen camino

Sábado 07 Junio 2008
LA CEIBA, - Otro triunfo más para la selección hondureña que cada día se parece más a un equipo, ni las nueve variantes que hizo en su alineación con respecto al partido frente a Puerto Rico, hicieron que los dirigidos del técnico Reinaldo Rueda perdieran la armonía que debe tener un club y se vengaron de Haití al vencerla 3 – 1 a Haití.
El estratega aprovechó para darles chance a futbolistas que no han tenido continuidad y todos respondieron a la altura, el juvenil portero Kevin Hernández debutó con la representación adulta, y aunque casi no fue exigido cada vez que le tocó entrar en acción lo hizo bien.
La otra gran sorpresa fue la inclusión del novel atacante, Wilson Welcome, quien también respondió a las exigencias e incluso consiguió una falta penal.
Haití llegó con todo, metió pierna fuerte para hacerse respetar, pero ni así pudo frenar la avalancha catracha.
De entrada se vio la superioridad hondureña que sigue basando su éxito en la seguridad del balón y atacando en el momento indicado para hacer daño, los visitantes se hacían fuertes en defensa, si embargo los locales asomaban con peligro en la portería enemiga.

Walter “Pery” Martínez, puso a prueba al meta haitiano con disparos desde la frontal del área, pero el cuidapalos en ambas ocasiones resolvió de manera efectiva. A los 20 minutos Welcome se metió en el área, eludió un rival y se inventó una falta que el juez Ricardo Zelaya señaló como penal.
A su turno Pery Martínez carrera corta y disparo fuerte a un costado que el portero adivinó, pero que no logró contener y Honduras se fue arriba 1-0 de manera merecida.
Honduras siguió apostando por su voracidad ofensiva, sin embargo se fue al descanso sin lograr aumentar la ventaja.
Para el complemento Rueda le dio pasó a todos los internacionales y los locales agigantaron su dominio ante un equipo haitiano que sólo se dedicó a pegar patadas y ello explica por qué terminó con un hombre menos.
David Suazo no más piso el campo se hizo sentir y los defensores caribeños no soportaron la presión, el delantero del Inter de Italia hizo el 2-0 tras eludir dos rivales y con disparo cruzado envió el balón al fondo de las redes.
La afición ceibeña que también estuvo a la altura empezó a gritar el ole, ole y eso hizo que los haitianos aumentaran la violencia con qué salieron a jugar en el complemento, pero aun así Honduras aumentó su jerarquía.
A los 16 minutos en defensor haitiano le entró con todo a Emilio Izaguirre y el silbante no dudó en marcar penal. Ahora le tocaba a Amado Guevara hacerse cargo del lanzamiento y con remate alto marcó el 3-0.
Los locales seguían siendo los dueños de la fiesta y los visitantes continuaban dando patadas por lo que los hondureños decidieron asegurar más el esférico y los haitianos sólo pudieron acercarse en el marcador al provechar una confusión entre el meta Aston Bodden y sus defensores y eso le permitió a Fritszon Baptiste hacer el 1-3.

No hubo para más, Honduras hizo un gran partido que le permite llegar con la moral con alto al juego de vuelta frente a los boricuas. Debe estar contento el técnico Rueda porque sus muchachos cada día entienden mejor lo que les está pidiendo.
Amarillas: W. Palacios, C. Costly y H. Thomas por Honduras; G. Farnel, J. Mayard, F. Brunel, de HaitíRojas: F. Brunel por los haitianosGoles: W. Martínez, D. Suazo y A. Guevara de Honduras; G. Peter por HaitíArbitro: Ricardo ZelayaEscenario: Estadio Municipal Ceibeño
Honduras 3 - Haiti 1

HONDURAS: K. Hernández, M. Beata, M. Figueroa, E. Izaguirre,O. García,H. Thomas, R. Núñez, I. Guerrero, W. Palacios, W. Martínez, W. Welcome; Cambios: A. Bodden, A. Guevara, D. Suazo, J. León, C. Costly, D. Turcios

HAITI : F. Gabart, G. Farnel, T. Sorrel, P. Mercier,F. Bertin, C. Mones,J. Mayard, A. Boucicaut, F. Brunel, S. Markotel, C. Eliphene; Cambios: L. Fellinga, M. Josep, P. Mercler, G. Peter, F. Baptiste
http://www.prensaescrita.com/diarios.php?codigo=AME&pagina=http://www.latribuna.hn

samedi 7 juin 2008

« Haïti est le pays le plus créateur de la Caraïbe »

Plus d'une vingtaine de jeunes artistes peintres et céramistes ont reçu une formation en céramique avec les techniques de fabrication des pièces usuelles telles que: gobelets, assiettes, cruches, théières. Organisée par l'office national des arts (ONARTS) en partenariat avec le gouvernement chilien, la formation avait pour but de renforcer les compétences de ces jeunes.

Dans une ambiance empreinte de convivialité, un groupe de plus d'une vingtaine de jeunes artistes peintres et céramistes, venus de différentes villes du pays, a suivi avec deux formateurs étrangers des séances de formation en céramique avec les techniques de fabrication des pièces usuelles telles que: gobelets, assiettes, cruches, théières, etc.



Ce programme de formation, réalisé par l'office national des arts (ONARTS) en partenariat avec le gouvernement chilien, de mars à mai 2008, a été bien accueilli par les différents participants.
Bertrand Evenson, de son nom d'artiste « Bambou », l'un des participants, ne tarit pas d'éloges sur la formation qu'il vient de recevoir sur la fabrication des objets en céramique.
« J'ai appris beaucoup de choses en participant à cette formation », déclare Evenson, la qualifiant de « plus qu'utile ».

Selon le chef du cabinet du ministre des Affaires sociale et du travail (MAST), Mathilde Flambert, responsable du programme, cette formation s'inscrivait, dans le cadre de la coopération haïtiano- chilienne . « Nous remercions profondément l'ambassadeur chilien qui nous a accordé son support à la réalisation de ce projet.
Avec la quantité d'argile de différentes couleurs que possède Haïti, il n'est pas normal d'importer des tasses, des assiettes et d'autres objets utilitaires de l'extérieur », a dit Mme Lamothe. Le chef du cabinet n'a pas caché sa satisfaction de la réussite de ce programme. «La formation s'était portée principalement sur le tournage.

Les pièces sont fabriquées à partir d'une boule d'argile qu'on place sur un tour, déclare-t-elle. J'aimerais que chaque étudiant puisse avoir un tour afin de continuer à s'exercer dans le domaine.»Mme flambert souhaite que les participants aient en leur possession un tour, pouvant leur permettre de mieux exercer leur métier.

Pour y arriver, elle dit compter sur le support du secteur privé et du gouvernement. De son côté, le l'ambassadeur chilien à Port-au-Prince, Marcel Young, a précisé que cette contribution du gouvernement chilien est un moyen de renforcer les liens forts et durables entre les deux Etats. « Je suis content de voir les exploits réalisés par ces jeunes durant ces deux mois», a affirmé M. Young, soulignant que Haïti est le pays le plus créateur de la Caraïbe. Le diplomate chilien a, en outre, fait remarquer que les articles utilitaires fabriqués en Haïti peuvent être vendus à travers le monde.

« Je souhaite qu'Haïti soit un pays exportateur d'objets utilitaires dans les prochaines années », a-t-il indiqué. Tout en plaidant d'une part, en faveur d'un encadrement pour nos jeunes afin de réduire le taux du chômage et d'autre part, pour des investissements dans les techniques et les outils, les organisateurs souhaitent qu'une formation de ce genre se tienne en janvier 2009.

Amos Cincir
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=58360&PubDate=2008-06-07
Commentaires:
Ceci n’est pas nouveau. Il faudra bien le reconnaître un jour. Qu’il y ait un de ces quatre matins un palmarès de la créativité qui placerait enfin Haïti parmi les premiers de la classe. Ceci s’explique par un autre axiome qui se répète très souvent et qui s’applique particulièrement fidèle et jalousement en Haïti : « LA NECESSITE EST LA MERE DE L’INVENTION ».
Notre capacité de créer vient de l’instinct de conservation. Aujourd’hui encore les sociologues et les ethnologues pour ne citer que ceux-là dans la longue liste des « logues » seraient étonnés de chercher sans succès à comprendre comment survit un haïtien aujourd’hui.
Notre créativité artistique est une option retrouvée pour vaincre cette fatalité qui nous surplombe et nous noie dans une aberration érigée en état de fait.
Cette créativité agile et à fleur de peau pourrait au besoin nous transcender si un jour elle cessait de répondre à des prérogatives banales des besoins primaires du quotidien.

La nudité de la Forêt des pins, bientôt couverteReforestation

Pour enfin stopper la déforestation de la Forêt des pins, le ministère de l'Environnement vient d'embaucher 33 agents de surveillance qui y seront déployés sous peu.
Ces agents auront la responsabilité d'empêcher la coupe anarchique et systématique des arbres au niveau de la forêt et en même temps procéder à la saisie des bois en question transportés par des camions.

A l'occasion de la journée mondiale de l'Environnement, le 5 juin, le ministère de l'Environnement (MDE) a annoncé l'adoption de plusieurs mesures visant à protéger les sites naturels, les parcs et les forêts du pays, lors d'une cérémonie déroulée à la Forêt des pins située dans la commune de Fonds-Verrettes.
Il s'agit, entre autres, d'activités de reboisement et de mesures de surveillance de cette forêt qui est passée de 32.000 hectares à environ 8.000 aujourd'hui, a souligné le directeur départemental de l'Ouest du MDE, l'ing. Ludner remarais.

En ce qui concerne le reboisement, 22 mille plantules sont déjà disponibles sur un total de 1. 000. 000 promises par la République Dominicaine, a indiqué monsieur Remarais. Les dirigeants ciblent dans cette perspective les localités Gros Cheval et Morne Vincent, responsables, selon eux, en grande partie des dégâts environnementaux enregistrés à Fonds-Verrettes lors des inondations de 2004.
Le ministère de l'Environnement, la Mairie de Fonds-Verrettes, la députation, la justice locale et les organisations militant au sein de la Forêt des pins s'unissent désormais pour faire échec à tous ceux qui, d'une façon ou d'une autre, se plaisent à détruire cette forêt, a soutenu le cadre du MDE.
Pour sa part, le député de la circonscription Ganthier / Fonds-Verrettes, Pierre Jude Destiné, a insisté sur la portée mondiale du problème de l'environnement. Rappelant que les arbres constituent la vie, il a invité les habitants de la région à prendre conscience du danger que représente la déforestation de la Forêt des pins pour le pays en général et pour eux en particulier.

Le maire de la commune de Fonds-Verrettes, Junel Jean, s'est engagé à préserver ce qu'il appelle « le reste de la Forêt des pins » au bénéfice des générations montantes. En termes de mesures adoptées au niveau local, il a fait mention de la présence de certains brigadiers chargés de surveiller la forêt.

Le président de l'Organisation des Jeunes pour le Développement de la Forêt des pins (OJDF), Phito Lafleur, estime que la déforestation de la forêt est liée à la négligence des autorités étatiques et à la pauvreté.
En ce sens, il invite les autorités gouvernementales à offrir à la population une autre alternative ce qui, selon lui, pourrait contribuer à la baisse considérable de l'abattage des arbres.

Phito Lafleur a également souligné l'importance de la Forêt des pins en matière d'alimentation en eau de certaines parties du pays, prévenant que la poursuite de la coupe anarchique des bois pourrait conduire à une pénurie d'eau.
Un enfant vivant dans la zone a déclamé à la fin de la cérémonie un poème interpellant la conscience de tout un chacun quant à la nécessité de protéger la Forêt des pins : »Forè a se sous lavi nou, nou dwe pwoteje li chak jou ; chak pye bwa se manm kò nou, si yo disparèt, nap fin viv tou... nan tèt kole ann byen jere l', ti moun ap genyen yon bon avni, konsa lamizè ap fini ».

Lucmane Vieux
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=58424&PubDate=2008-06-07
Commentaires :
La protection enfin de ce qui reste comme couverture végétale (aujourd’hui estimée à moins de 2%) serait ailleurs, dans un autre contexte, dans l’enceinte d’une autre mentalité, digne des plus ferventes louanges. L’intention voire toute tentative s’alignant dans ce sens pourrait être motif de satisfaction.
Cependant la raison nous rappelle que là encore une fois il est question d’Haïti . Pays à part. Plus pathétique et unique du genre. Un endroit ou l’imaginaire débordent les limites de l’imaginable.
Nous avions souvent entendu des voix s’élever pour dénoncer la battue indiscriminée des arbres de Forêt des pins. Qui pis est il a existé même un commerce appuyé et supporté par des secteurs économiquement puissants qui continuent à considérer Haïti comme « un cas perdu », une situation les habilitant à enfoncer encore le clou entre les yeux de ce serpent qui pour survivre se bouffe outrageusement la queue.
Ceux qui ont étudié les perceptions de la corruption dans un environnement caractérisé par une déliquescence institutionnelle, savent très bien que les bonnes intentions ne suffiront pas.
Les tentacules de cette bête, tueuse de nation, sont si puissantes et nombreuses qu’elles n’auront pas de difficultés à investir et déflorer les mailles de ce rideau débile qui ne saura être à la hauteur de l’impétuosité des prédateurs.
Ainsi osons nous espérer que ces gardes forestiers n’ont pas été investis dans le but de réduire le chômage, ni dans le cadre de la réinsertion de bandits ou de donner du travail à des militants.
Les députés devraient, en marge de la constitution de leur parti politique (CCP-2011 !), légiférer en faveur de la protection de ce qui reste de la forêt des pins.
Sinon comme pour les besoins de protéger leur famille, les haïtiens vont devoir s’allier et s’armer pour protéger de leur sang et de leur chair tout ce qui à la longue peut détruire ce qui reste du pays.
Ainsi tout individu s’adonnant à la coupe, la vente ou le transport d’arbres abattus doit être considéré et traité comme criminel apatride.

Déplacement de la population : une nécessité

Les habitants de la zone de Thor 10, sur la route de Carrefour par les rails, sont contraints de laisser leurs maisons pour faciliter la construction et le fonctionnement d'une centrale électrique financée par le Venezuela. Les démolitions commencent et les habitants se plaignent..
La construction de la centrale électrique à Carrefour se trouve à un niveau très avancé.

Afin d'assurer la sécurité de la population vivant dans la zone et le bon fonctionnement de cette centrale thermique, des dizaines de familles doivent abandonner leurs maisons.
Malgré le dédommagement promit par l'Etat haïtien, les habitants tardent à laisser la zone où certains d'entre eux y habitent depuis plus d'une dizaine d'années, ce qui n'est pas sans conséquence sur l'avancement des travaux de construction.
Les maisons à démolir se trouvent entre l'ancienne centrale de l'Electricité d'Etat d'Haïti (ED'H) qui fonctionne toujours et celle construite par le Venezuela.

Comme presque un peut partout dans la commune, les constructions ne respectent aucune normes, les élus actuels et antérieurs de la mairie n'ont jamais eu de contrôle sur ces gens. Selon le témoignage d'un riverain, les responsables veulent connecter les deux centrales thermiques. Pour ce faire, il leur faut tout l'espace. Il critique les autorités de la commune qui n'ont jamais manifesté leur volonté de réglementer la construction dans cette zone.

Une fois en marche, la nouvelle centrale aurait pu avoir des effets négatifs sur la vie des gens qui occupent l'espace à récupérer. « Une fois mis en marche, les habitants ne pourront pas supporter les vibrations de ces moteurs », nous a confié un ingénieur qui travaille dans la construction de la centrale.
Se trouvant au beau milieu de l'ancienne centrale thermique de l'ED'H et la nouvelle, les habitants de la zone de Thor 10 sur la route des rails doivent quitter leurs maisons.

Pour certains d'entre eux, le dédommagement ne servira pas à grande chose, car, ils devront payer à la Direction générale des impôts (DGI) des dettes qui remontent à des années.

Grognent, mécontentement, désespoir...
Les démolitions ont déjà commencé et certains d'entre eux ne savent pas où aller. « J'habite la zone depuis plus de 20 ans, je n'avais pas l'habitude de payer à l'Etat des taxes ou des impôts, puisque personne ne m'a rien demandé depuis que j'y suis venue habiter », se plaint une dame cinquantenaire.

On lui aurait demandé de payer des taxes recouvrant toutes ces années. Comme elle, des dizaines d'autres familles doivent non seulement laisser leurs habitats, mais aussi payer des impôts à la DGI avant de percevoir le dédommagement promis par les autorités étatiques.
Avec ses 20 moteurs qui seront alimentés par le diesel et le mazout, la construction de cette nouvelle centrale électrique va fournir plus de 30 mégawatts à l'ED'H. Des dizaines d'employés haïtiens et techniciens cubains mettent les bouchés doubles pour la finition des travaux.

Robenson Geffrard

vendredi 6 juin 2008

Mario Andrésol a-t-il échoué?

Le haut état-major de la Police nationale n'a pas répondu mercredi à une convocation de la commission Sécurité et Justice de la Chambre basse autour du phénomène du kidnapping. Agacés, les députés ont promis de se venger.
Les kidnappeurs semblent ne pas avoir entendu le cri de détresse de la population haïtienne qui marchait mercredi à Port-au-Prince contre le kidnapping. Quelques heures seulement après l'événement, une fillette de huit ans, fulmine le député Steven Benoît, a été enlevée dans les parages du sous-commissariat de Thomassin 25. « C'est un fait divers que je signale aux responsables de la PNH », a dit, d'un ton ironique, l'élu de Pétion-Ville qui remet en question la volonté du haut état-major de la PNH de mettre les kidnappeurs hors d'état de nuire.Comme le député Steven Benoît, d'autres parlementaires membres de la commission Justice et Sécurité à la Chambre basse ont critiqué sans ménagement les autorités policières qui peinent à trouver la bonne formule pour combattre le phénomène du kidnapping. « Le directeur général de la PNH, Mario Andrésol, doit savoir qu'il a échoué », a lancé le député Ronald Larèche qui, avec d'autres collègues, attendait en vain les autorités policières pour discuter des mesures à adopter contre le kidnapping.
« La montée vertigineuse du phénomène du kidnapping, le statut des différents kidnappeurs arrêtés et la situation au Service des pompiers », tels sont les points qui devraient être à l'ordre du jour de la rencontre avortée avec le ministre démissionnaire de la Justice, René Magloire, le directeur général de la PNH, Mario Andrésol, l'inspecteur général en chef de l'institution, Fritz Jean, le directeur central de la Police judiciaire, Frantz Thermilus, le directeur central de la Police administrative, Destroel Germain et le chef de Service des Pompiers, Donald Grégory William.Seul le chef de Service des Pompiers a répondu à la convocation des députés. Le ministre Magloire qui avait, dans une lettre, manifesté son intérêt pour la rencontre a brillé par son absence. Tandis que les autres invités étaient dans les parages du Parlement pour assurer la sécurité du Premier ministre désigné, Robert Manuel, qui y a été soumettre les pièces nécessaires à la ratification de son choix. « Les autorités policières manifestent un certain mépris pour la population haïtienne, s'énerve le député Levaillant Louis-Jeune. Elles préfèrent se déployer dans les rues à la place des policiers pour assurer la sécurité de Robert Manuel au lieu de répondre à notre convocation afin de trouver une issue au problème du kidnapping. » Plus amer, le député Ronald Larèche a invité Mario Andrésol à tirer les conséquences de son échec en matière de sécurité.
La sécurité figure au nombre des priorités du pouvoir en place. Le budget de la PNH est depuis deux ans en hausse. Une enveloppe de 517 millions de gourdes a été octroyée cette année à l'institution policière pour faire face à ses multiples besoins. « Les résultats tardent pourtant à venir, se désole le parlementaire. La PNH vient d'acquérir plusieurs véhicules de luxe sans avoir lancé un quelconque appel d'offres. » Quels sont les critères utilisés pour l'acquisition de ces véhicules? Combien de ces véhicules ont été confiés à l'Unité de lutte contre le kidnapping et aux unités impliquées directement dans la lutte contre la criminalité? », s'interroge l'ex-policier devenu député.
Jean Pharès JérômeClaude Gilles
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=58384&PubDate=2008-06-06

PAPA PITI-T, METE GRENN NAN BOUDA-W, MANMAN PITI-T MARE VAN-T NOU…

Aprè koken-n chen-n demonstrasyon ke sosyete sivil la bay pou li di ke li pa kapab kenbe ankò, kòm dabitid lotorite peyi dayiti fè kò-m si se a bouda yo ke yap pale. Prezidan Preval pa di anyen. Minis tèt chat ka regle zafè kourant y opa di anyen. Direktè lapolis la fè you ti dife volan ak pawol kote li akize jij kap vann jistis, komisè toupisant matadò sipèb, Mèt Klodi gasan babye kont lotorité lapolis yo. Palemantè vle jwe tankou abit pou bay katon wouj voye rele chef lapolis la ak lot zotobre ankò pou vi-n di de ki prevyen. Direktè lapolis fè ondonmon li di li pa pral chita bay eksplikasyon a pèson-n.
Menm nan mitan palemantè yo gen plizyè vwa kap leve pou fè konnen ke he depite tout pisan devan letènèl y opa gen manda konstitisyonel pou voye chechè che lapolis la.
Se sitiyasyon saa ke popilasyon jwenn nan salon lakay-li lè li tounen lakay li apre ke li te fi-n sot rele anmwe devan malè nasyonal, devan palè jistis, devan komisarya polis potoprens…
Popilasyon-an rele anmwe men pa gen pèsonn ki tande yo. Menm blan ak neg ki nan ministah y opa jwenn anyen de rasiran pou yo ta di popilas kap mande sekou pou yo ka viv menm jan ak tout moun. Minista ki ap arete komisè lapolis, jan yo vle ; ministah ki di ke ayiti pa bezwen lame, minstah di li fache kont kidnapping men li pa di kisa lipral fè pou simaye you poud kanpe lwen na zago malandren ki vi-n simaye laperez andedan fanmi peyi dayiti yo.
Non selman neg ki la pou bay sekirite yo depi chef leta peyi jiska ti polisye bouda chire –yo, tout moun depase pa you evenman ke yo pa kapab jere.
NOu pa bezwen chita ap fè analiz toujou pou nou konnen kijan bagay saa fè rive kote li ye la. Tout moun konnen deja. Kidnapè yo se denyè responsab nan sitriyasyon saa. Kidnapè yo tounen dennyè may nan chenn lan. Paske premye reskonsab yo se moun ki te al fè liy douvan biwo vot yo pou yo te vote Preval ko-m papa bonkè, you kandida a la prezidans ki pat gen okenn pwogram. Responsab yo tou se moun sa yo ki tal fè ayiti pase nan rizib lè you bann bouda chira tal lage kò yo nan pisi-n montana kote ke yo tap konte vòt yo.
Chak kadna gen kle pa-l. Ou te mèt pase tou la vi-w ap eseye louvri you kadna ak you kle ki pa pou lio u pap janm louvri kadna silaa. Ou te met eseye pase you milyon kle na twou kadna silaa, toutan ou poko jwen kl esa ki pou li-a ou pap janm ka louvri-l. Tout lot manèv, ou kapab fè tout se dilatwa ki pap janm mennnen-w okenn kote.
Nan you peyi serye, nan you peyi kote moun respekte lot ; apre gwo manifestasyon saa tout lotorite peyi-a te dwe reyini ansanm pou yo bati you estrateji pou fè dap piyanp sou tout malfektè. Prezidan peyi a te dwe pran responsabilite saa sou do li paske se premye moun ki te sémante pou pwoteje sosyete-a.
Olye de sa, nou pral asiste ak you konfli ant moun ki ta dwe regle bagay la. Kote youn pral rale chiyon lot, youn pral tire toya dèyè lot. Tout fondalmatal yo pran nan lari.
Pandan setan kisa nou pans eke kidnapè pral fè. Lipa ase pou nou sonje listwa Natasha, ni soufrans fanmi ti Kareem. Kidnapè ap fete, kidnapè ap chante. KIdnapè fè gol a men. Lotorite ayiti yo ki a p abite match foutbol aksepte ak valide gol là.
Abit yo fè koken. Abit yon an pas pouki.
Piti ak fanmi tout lotorite, tout depitè ak senate, tout minis kache nana peyi etranje. Piti-yo ak madanm yo sendomeng, genyen ladan yo ki nan lakou miami, lot yo sou flatbouch nouyok.
Se yo selman kap mache nan lari potoprens, geneyen ladan yo ki nan gwo konfyolo ak kidnapè yo. Gen lòt ki konnen kote yo rete. Kidonk yo kè pòpòz. Ki mele bondye nan grangou chyen?
Si sosyete-a ap swiv bagay yo byen, ya remake ke nan batay silaa yo lage pou kont yo. Se yo menm ki pou demel gyèt yo pou yo pwoteje zantray yo.
Aprè koukouwouj kont kidnaping se pou yo deklare koukouwouj pou kont kidnapè. Se you lwa natirel ki rele lejiti-m defans. BA-YO –SA-YO-ME-RI-TE!
Nan moman saa se de bagy se swa manman piti-t mare vant yo ou byen ke papa piti-t mete gran nan bouda-l!

La députée française Paule Langevin en Haïti pour participer à un séminaire à l'intention des femmes haïtiennes qui se lancent en politique

Port-au-Prince, le 5 juin 2008- (AHP)- La députée française Paule Langevin, a effectué jeudi une visite de courtoisie à la chambre des députés.
Mme Langevin est en Haïti à l'invitation de l'ambassade de France pour participer à un séminaire organisé ce vendredi, à l'intention des femmes haïtiennes qui se lancent en politique.
Il s'agit d'une réunion de promotion pour les femmes haïtiennes embrassant la carrière politique, a dit Mme Langevin, soulignant que les liens d'amitié qui existent entre la France et Haïti ont besoin d'être renforcés par des actions.
Affirmant que les femmes haïtiennes sont très dynamiques, elle a exprimé le souhait qu'elles continuent de se battre pour faire progresser leur pays,.
Elle dit avoir déjà milité aux côtés de femmes françaises en vue du renforcement de leur rôle dans la vie politique.

La cellule de protection de l'enfance de la MINUSTAH préoccupée par la prolifération d'orphelinats fonctionnant en dehors des normes légales

Port-au-Prince, le 5 juin 2008 â¤" (AHP)- Le coordonnateur résident des Nations Unies en Haïti, Joel Boutrou, a indiqué jeudi que la cellule de protection de l'enfance de la mission onusienne est préoccupée par la prolifération d'orphelinats fonctionnant en dehors de la légalité.
Les droits de nombreux enfants, qui pour la plupart ne sont pas des orphelins, sont chaque jour violé dans ces pseudo orphelinats, a-t-il dit, indiquant que la forme d'assistance fournie à ces enfants laisse souvent à désirer.
De concert avec les autorités haïtiennes, la mission onusienne entend mettre un terme à l'activité de ces boîtes, a indiqué M. Boutrou, sans toutefois citer de noms.
Il a par ailleurs fait savoir qu'à l'occasion de la prochaine rentrée scolaire, la mission onusienne, avec l'aide de ses partenaires, va augmenter le nombre d'enfants bénéficiant de la gratuité de l'école.
Cette décision vise à compenser, ne serait-ce que partiellement, les effets négatifs de la flambée des prix des denrées alimentaires, a indiqué Joel Boutrou.

Sources: Agence Haïtienne de Presse
Commentaires:
De quoi elle se mêle la MINUSTAH?

Le chef de la police ne répond pas à une convocation de la chambre des députés:

des députés le considèrent comme démissionnaire, d'autres estiment qu'il n'avait aucune obligation de le faire

Port-au-Prince, le 5 juin 2008-(AHP)- Le président de la commission/justice de la chambre des députes,
Ronald Larèche, a fait savoir jeudi qu'à partir de ce 5 juin, le directeur général de la police nationale d'Haïti (PNH), Mario Andrésol est considéré comme démissionnaire.
Plusieurs députés ont exprimé leur colère en raison du fait que M. Andrésol n'a pas répondu à une invitation qui lui a été lancée pour fournir des explications relatives à la recrudescence des actes de violence à Port-au-Prince.
M. Larèche assimile l'absence du chef de la police à une insulte lancée à la face de la chambre basse et un mépris pour la sécurité de la population.
Il a fait savoir que 517 millions de gourdes ont été allouées à la police pour lui permettre de bien remplir sa mission de protéger et servir. Mais, a-t-il dit, en dépit de tous ces efforts, la plupart des commissariats de police du pays fonctionnent dans des conditions exécrables et sont privés de presque tout.
"On se contente à la PNH d'acheter des véhicules de luxe sans même penser à équiper les commissariats", a encore accusé Ronald Larèche.
Le 2ème secrétaire du bureau de la chambre, Steven Benoît, a fait savoir qu'un questionnaire complet avait été préparé en vue de chercher à trouver des réponses claires qui puissent permettre de trouver des débuts de solution au problème de l'insécurité, a fait savoir M. Benoit.
Le député de Petit-Goâve, Limongy Jean, a estimé pour sa part que la constitution n'interdit pas la convocation d'un directeur général.
"Tout ce qui n'est pas interdit en droit est permis", a dit M Jean, ajoutant que les députés ne vont pas tolérer une telle attitude.
Il exprime toutefois le souhait que la direction générale de la PNH rectifie le tir pour permettre aux parlementaires d'avoir les informations demandées.
Le vice-président de la commission/justice Louis Jeune Levaillant, a estimé que" l'attitude de M. Andrésol prouve que les autorités haïtiennes n'accordent aucune importance aux problèmes cruciaux auxquels Haïti fait face actuellement et montrent un mépris total à l'égard de la population représentée par le parlement."
On se sert généralement du parlement quand il s'agit de voter des lois, mais quand vient le moment de rendre des comptes, il y a toujours des réticences, a-t-il encore déploré.
Plusieurs autres députés ont fait savoir que le chef de la police n'avait aucune obligation de répondre à la convocation de la chambre, ses chefs hiérarchiques étant démissionnaires après le vote de censure infligé au premier ministre Jacques Edouard Alexis.
Le député Fritz Emmanuel Bourjolly a toutefois admis que les responsables de la PNH peuvent toujours accepter de rencontrer les députés dans le cadre d'échanges sur des sujets donnés.
Sources: Agence Haïtienne de Presse

La MINUSTAH renouvelle son engagement à mettre tout en ouvre pour appuyer la police nationale notamment dans la lutte contre le kidnapping

Port-au-Prince, le 5 juin 2008-(AHP)-La Mission des Nations Unies pour Stabiliser Haïti (Minustah) a annoncé une nouvelle fois jeudi, avoir demandé aux Etats membres de l'ONU de mettre plus d'experts à sa disposition en vue de renforcer sa capacité à appuyer la PNH notamment dans la lutte contre le kidnapping.
36 cas d'enlèvement dont 15 ayant touché des enfants ont été déclarés pour le mois de mai.
La porte-parole de la Minustah, Sophie Bouteau De La Combe a assuré que la mission onusienne mettra tout en œuvre pour aider la police nationale à faire échec aux kidnappeurs.
Elle a fait savoir que les experts de la cellule anti-kidnapping de la Minustah continuent d'appuyer la Police Nationale notamment dans la préparation et l'exécution d'opérations conjointes.
Madame De la Combe encourage par ailleurs la population à redoubler de vigilance et à continuer de collaborer avec les forces de l'ordre en leur fournissant des informations qui pourront les aider à prévenir les cas de kidnapping, libérer les victimes, arrêter les kidnappeurs et les faire traduire en justice.
Elle a fait savoir que c'est à cette seule condition que la bataille contre le kidnapping sera gagnée et que les activités criminelles seront contenues.
"Chaque fois que les forces de l'ordre reçoivent des informations précises, elles mènent des opérations qui conduisent à l'arrestation des suspects, a-t-elle souligné, informant que 115 personnes suspectées d'implication dans des cas de kidnapping ont été arrêtées depuis le début de l'année.
Saluant l'initiative de plusieurs secteurs de la société de s'impliquer dans la lutte contre le kidnapping, Madame De la Combe a précisé que c'est l'engagement de tous aux côtés de la police qui permettra de gagner la bataille contre ce fléau.
Pour sa part, le porte-parole de la police des Nations Unies (Unpol), Fred Blaise, a indiqué que la justice n'est pas censée libérer de présumés bandits appréhendés et pour lesquels les rapports sont mal préparés.
La justice et la police doivent conjuguer leurs forces pour combattre le phénomène des enlèvements, a-t-il encouragé.

Le premier ministre désigné dépose ses pièces à la chambre basse et affirme être interpellé:

les membres de la commission de ratification se déclarent prêts à voyager même à l'étranger pour vérifier la véracité des documents

Port-au-Prince, le 5 Juin 2008-(AHP)- Le premier ministre désigné François Marie Joseph Philippe Louis Robert Manuel a déposé aujourd'hui ses pièces à la chambre des députés, ouvrant ainsi la voie aux vrais débats autour du processus de ratification.
M. Manuel qui affirme attendre dans la sérénité le rapport de la commission de ratification, a fait savoir que c'est Dieu et la population qui ont fait appel à lui pour assumer des responsabilités en ces temps de grandes difficultés.
"Haïti connait une situation extrêmement difficile, il y a des exigences de vérité, de courage et de résultats auxquelles je suis obligé de répondre en tant que citoyen, a-t-il dit.
De son côté, le président de la commission Gasner Douze a indiqué que M. Manuel a remis 24 pièces à la commission.
Nous allons nous mettre tout de suite au travail pour présenter notre rapport dans le meilleur délai, a promis le député, affirmant que les membres de la commission sont disposés à effectuer des voyages même à l'étranger pour vérifier l'authenticité des documents déposés par le premier ministre désigné.
Si M. Manuel a reçu des appuis notamment de certains partis politiques représentés dans le gouvernement, d'autres secteurs agitent des questions constitutionnelles, tout en s'interrogeant sur ses aptitudes à être le rassembleur dont la nation a cruellement besoin aujourd'hui.
Certains mettent aussi en avant le fait que M. Manuel n'ait pas résidé, comme l'exige la constitution, 5 années consécutives en Haïti avant sa désignation au poste de premier ministre.
Même si la constitution a été régulièrement violée depuis son vote en 1987, elle a souvent été utilisée comme une arme tranchante, au besoin.
Deux sénateurs d'origine haïtienne ont été écartés récemment du grand corps parce qu'ils avaient la nationalité américaine, la constitution interdisant la double nationalité.
Par ailleurs des députés se sont déclarés exaspérés de constater des membres du haut-état major de la police nationale au sein du groupe qui assurait ce jeudi la sécurité du premier ministre désigné, alors qu'ils ont boudé le même jour une invitation pour discuter de la sécurité de la population.
Les députés Steven Benoit, Ronald Larèche et Levaillant Louijeune ont estimé "aberrant qu'une pléiade de hauts cadres de la police soit mobilisée pour assurer la sécurité d'un aspirant premier ministre, alors que la population est livrée aux kidnappeurs".
Lors d'une rencontre jeudi avec des parlementaires de l'Espoir, le président Préval a exprimé le souhait de voir le choix de M. manuel ratifié.
Une rencontre serait prévue pour bientôt avec le groupe majoritaire des parlementaires progressistes de la chambre basse.
Avant les discussions entre le chef de l'Etat et les parlementaires de la Plateforme l'Espoir, le sénateur Jean Hector Anacacis avait fait savoir que c'est à M. Manuel et non au chef de l'Etat qu'il revient de convaincre les parlementaires de la nécessité de voter en sa faveur et de donner des preuves de son aptitude à faire un bon premier ministre.

Sources: Agence Haïtienne de Presse

Haïti : l’UNICEF condamne les enlèvements d’enfants

Jeudi 5 juin 2008
P-au-P., 5 juin 08 [AlterPresse] --- Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a condamné ce 5 juin les enlèvements d’enfants et d’adolescents qui se sont produits au cours des dernières semaines en Haïti.
« Rien ne peut justifier ces crimes. Qu’ils soient commis en toute impunité est inadmissible », déclare la représentante de l’UNICEF en Haïti, Annamaria Laurini, dans un communiqué parvenu à AlterPresse.
Les enlèvements d’enfants ont considérablement augmenté en Haiti au cours des derniers jours, relève l’UNICEF. Depuis le 1er janvier 2008, au moins 50 enfants ont été enlevés, dont plus de la moitié sont des filles, comparé à 31 pendant les cinq premiers mois de 2007, souligne l’organisme.
L’UNICEF précise que sa protestation a été provoquée par le récent assassinat d’un enfant otage de 16 ans, ainsi que par la torture et le viol d’autres victimes, y compris des nourrissons.
« Ces cas illustrent la gravité de la situation », selon Annamaria Laurini.
Des milliers de personnes ont pris part le 4 juin à Port-au-Prince à une manifestation contre l’insécurité, en particulier contre les actes d’enlèvement de personnes.
Les manifestants entendaient secouer la torpeur qui semble gagner les autorites du gouvernement, de la justice et de la police face à la multiplication des kidnappings.
Au moins 25 cas de kidnappings ont été enregistres en mai. [gp apr 04/06/08 13:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7327
Commentaires :
L’UNICEF représente les sigles d’un organisme de l’ONU dont le nom exact est : Le Fonds des NATIONS UNIES pour l’Enfance. Depuis quatre ans le pilier de la stabilité d’Haïti est représenté dans une institution aux fonctions plus que controversées connue comme mission des Nations Unies Pour la stabilité d’Haïti MINUSRAH. Comment l’UNICEF, un bras de l’ONU peut condamner des actes dont le contrôle relève des compétences de la MINUSTAH, un autre bras de l’ONU ?

Haïti en Scène : la fin d’une belle histoire ?

Interview avec le metteur en scène Bertrand Labarre
jeudi 5 juin 2008
Par Nancy Roc
Montreal, 05 juin 08 [AlterPresse] --- Après le succès inédit à Montréal du Starmania à l’haïtienne en juin dernier, le public d’Haïti en scène vient de recevoir une douche froide : l’association va devoir fermer faute de ressources !
Contacté par AlterPresse, le fondateur et metteur en scène français, Bertrand Labarre , a déploré le manque de support des différents acteurs pour supporter cette association. « Nous ne sommes jamais parvenu à établir un modèle économique qui nous permettrait raisonnablement de vivre.

L’association est tenue à bout de bras par ses fondateurs qui se retrouvent à chaque fois avec des sommes déraisonnables engagées dans une œuvre sociale et artistique » a révélé le metteur en scène en précisant que sans un statut d’ONG, « Haïti en Scène n’a pas pu consolider ses rapports avec des acteurs institutionnels majeur : gouvernement haïtien, USAID, UNESCO, UE, SCAC de l’ambassade de France ».
Après le succès montréalais du Starmania à l’haïtienne, les jeunes talents d’Haïti en Scène avaient récemment joué dans l’adaptation du spectacle de Luc Plamondon, Notre Dame de Paris au Rex Théâtre les 22 et 23 mai derniers (Photo logo : Esméralda devant la "vierge Marie" couverte).

Malgré sa performance et son succès confirmé auprès du public, Haïti en Scène n’a pas trouvé suffisamment de sponsors pour que la magie se poursuive « dans la cour des miracles »…
Bertrand Labarre ne baisse pas les bras pour autant : « notre décision d’arrêter est révocable. Haïti en Scène a besoin d’avoir une visibilité d’un an pour fonctionner correctement sans mettre en danger sa survie même ». Pour cela, le metteur en scène affirme que la somme de 40.000 USD (quarante mille dollars américains) suffirait à financer une année d’activité complète pour 50 jeunes avec spectacle au bout.
Quasimodo : Seymac Dorcéan
Rappelons qu’Haïti en Scène recrute des talents bruts, de jeunes artistes qu’elle forme gratuitement en jeu, en danse, en musique et en chant. Alors que de nombreux jeunes sont pointés du doigt dans le phénomène du kidnapping qui sème le deuil dans les familles haïtiennes, les jeunes artistes de cette association venant de quartiers difficiles comme le Bel Air, Carrefour et Martissant ont réussi à relever le défi de devenir des artistes semi-professionnels et de conquérir la Cité des Arts de Montréal en mars dernier.

La presse québécoise était tombée sous le charme de ces jeunes acteurs, chanteurs et danseurs et ne tarissait pas d’éloges : « les textes chantés par les Dubois, Forestier, Dufaux et autres poulains de Luc Plamandon n’auront jamais eu autant de résonance que dans la bouche de ces jeunes Haïtiens inconnus », a écrit Isabelle Paré dans Le Devoir suite à la première du Starmania à l’haïtienne, le 29 mars dernier [1].

Dans un pays n’offrant aucun débouché à ses jeunes dont plus de 60% doivent faire face au chômage, on imagine le désarroi et la déception des jeunes acteurs/chanteurs et danseurs d’Haïti en Scène qui avaient brièvement goûté à la magie du succès. « Si Notre Dame de Paris ou Starmania ont un avenir en Haïti ou ailleurs, Haïti en Scène sera heureuse de faire tourner ces spectacles. Ils existent. Ils sont là. Nos jeunes ne sont pas encore lâchés. Mais on ne prévoit pas de nouveaux projets en raison des difficultés évoquées », déclare Bertrand Labarre qui a accepté de livrer ses réflexions à Alterpresse dans un contexte de crise économique, politique et une psychose de la peur engendrée par la récente vague de kidnappings :

Bertrand Labarre
AlterPresse : M. Labarre, on prône souvent en Haïti que si l’on donnait des possibilités aux jeunes, ces derniers éviteraient la délinquance comme seule porte de sortie. Qu’est-ce que ce manque de support de la société haïtienne démontre pour vous aujourd’hui ?
B. Labarre : Je ne voudrai pas tirer de conclusions hâtives des difficultés de notre association. Peut-être n’avons-nous jamais su faire jouer les leviers qu’il fallait. Les réseaux ne sont pas toujours aisément accessibles et il est tout à fait possible que les portes ne se soient pas ouvertes car nous n’avons pas su les ouvrir. Mais nul ne pourra nous reprocher de ne pas avoir essayé : le nombre de dossiers, lettres et courriels envoyés est aujourd’hui incalculable.

Ceci dit, je suis un peu circonspect sur les remarques gentilles voire dithyrambiques que nous avons souvent reçues ces trois dernières années alors même qu’on nous donnait une fin de non recevoir lorsque nous expliquions qu’il nous fallait de l’argent pour poursuivre notre tâche. Je ne dirais pas qu’il s’agit d’hypocrisie ; ce serait détestable et triste pour la jeunesse haïtienne qui est, vous le savez bien, au centre des discours ambiants mais qui resterait dans cette logique très loin dans celui des préoccupations des acteurs sociopolitiques de la société haïtienne. Mais il n’y a pas de « bonnes dates » en Haïti. Il n’y a simplement jamais de bonne date. Les acteurs publics et privés ont toujours d’autres sujets, d’autres centres d’intérêt, d’autres œuvres sociales voire d’autres évènements culturels.
Je me demande si cette approche en termes de mauvaises dates n’est pas révélatrice d’un mal être profond face à l’actualité et, pire, le futur, même proche. Se lancer dans un projet qui ne verra le jour que dans 7 mois est impensable pour de nombreux acteurs culturels ou financiers. En Haïti, il est tellement difficile de voir les choses positivement, que nos interlocuteurs ont toujours eu du mal à nous suivre. Du coup, ce sont les jeunes que nous encadrons qui en deviennent naturellement les victimes.
Apr : Avez-vous eu recours à d’autres partenaires ? Luc Plamondon, Luck Mervil ou la Gouverneure Générale ne peuvent-ils pas vous aider à trouver des fonds ? Quelles autres démarches avez-vous entreprises ?

Esméralda : Marie Brunette Brutus
B. Labarre : Les trois personnes que vous citez ont déjà beaucoup fait pour Haïti en Scène (ou pourrais-je dire pour Haïti « sur la scène » montréalaise). Elles ont rendu possible l’impossible : faire jouer une troupe amateur sur une scène professionnelle montréalaise avec une couverture médiatique, à priori, impensable. Peut-être, sans doute, notre collaboration avec son Excellence, la gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean, Luck Mervil, Luc Plamondon ne s’arrêtera pas là : tous, nous aimerions repartir en tournée au Canada ou ailleurs, faire vibrer le cœur d’un public francophone et créolophone. Que ce soit avec Starmania ou Notre Dame de Paris.
Nous ne sommes pas entrés en contact avec eux récemment. Peut-être devrions-nous…
Apr : Quelle est la leçon que vous tirez de vos efforts pour Haïti et de vos rêves (et ceux des jeunes) qui tombent aujourd’hui à l’eau ?
B. Labarre : Je ne veux pas parler de rêves qui tombent à l’eau. Ce que nous avons fait, nul ne pourra nous l’enlever. Ces jeunes ont vécu un rêve, une aventure humaine, ils ont fait des rencontres magnifiques. Ils se sont formés. Ils ont un CV fort. Rien de cela ne leur sera jamais retiré. Nous jouons le rôle du semeur. Le ciel, voire d’autres « jardiniers », pourront toujours récolter. De toute façon, Haïti en Scène n’a pas comme vocation de suivre, des années durant, les jeunes qui sont venus à elle. Nous semons dans les cœurs et dans les têtes, nous professionnalisons. Ensuite, l’oiseau vole de ses propres ailes.
Pour les fondateurs d’Haïti en Scène, bien sûr, il y a un sentiment plus amer. Mais aucun regret ni remords. Ce que nous avons essayé de faire valait la peine. Nous le referions si nous devions être en situation de le faire. Nous avons, nous aussi, beaucoup appris. Sur le plan humain, nous avons vécu des choses merveilleuses en 3 ans. Imaginez ce que moi, en tant que « petit blanc expatrié », j’ai pu vivre comme émotion, comme amour, comme partage avec ces jeunes haïtiens si éloignés de moi a priori et avec qui j’ai vécu des angoisses, des émotions, des larmes. Je leur dois tout. J’ai rencontré Luc Plamondon, Son Excellence Michaëlle Jean, Luck Mervil. Tout cela c’était le miracle Haïti en Scène.

Billy Jean Baptiste entouré de Sandra et Johanna
Par ailleurs, nous nous sommes également professionnalisés. Certains observateurs qui nous ont suivis sur nos 3 spectacles disent que Notre Dame de Paris est, de loin, le meilleur de nos spectacles. C’est gentil et encourageant. Cela montre que nous sommes sur la voie du bien en commun. Je m’étais déjà aperçu que les répétitions de Notre Dame se déroulaient plus vite et de façon plus satisfaisante que pour Starmania. Mais les commentaires sur la fluidité de la mise en scène (totalement circulaire au Karibe Center, un autre de mes rêves de metteur en Scène) ou l’assurance des jeunes artistes laissent effectivement penser qu’Haïti en Scène progresse sur le plan formel et technique. Quelle bonne nouvelle, n’est ce pas ?
Il n’y a pas d’autres leçons définitives (…)
Haïti regorge de talents, de savoir faire, d’énergie créatrice. Il faut juste leur permettre de vivre de grandir, de s’ouvrir au monde. La balle est lancée, les germes doivent maintenant devenir des pousses et de belles plantes. Des plantes de la caraïbe… Je suis très confiant : la boule s’est mise à rouler, elle ne s’arrêtera pas en si bon chemin. De nombreux jeunes qui sont passés entre nos mains ont déjà ouvert des portes, qu’ils soient de la génération Starmania ou de la génération Notre Dame. Mes partenaires ont ouvert eux aussi leurs perspectives, leur maîtrise de spectacles lourds. Tout cela n’est pas perdu.
À titre personnel, je dois tout à Haïti. Ce pays m’a révélé, réveillé, montré la voie. J’espère lui avoir apporté quelque chose en échange.
Qu’Haïti en Scène survive ou non n’est finalement qu’un aspect du bilan de l’association. Je crois que nous avons semé des choses derrière nous, auprès du public haïtien rassuré sur la valeur de ses jeunes, comme des jeunes eux-mêmes bien sûr, qui ont davantage confiance en eux.
Apr : Merci
N’y a-t-il pas une entité privée, publique ou un mécène visionnaire qui puisse venir en aide à cette association ? L’avenir de ces jeunes en dépend. Ils ont été des merveilleux messagers la culture haitienne et méritent grandement d’être encadrés et encouragés. [nr gp apr 05/06/08 09:00]
[1] AlterPresse : Haiti-Canada : Triomphe du Starmania à l’haïtienne à la Cité des Arts de Montréal, Nancy Roc, le 1er avril 2008.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7325

jeudi 5 juin 2008

« Y en a marre »: un cri retentissant!...HAITI EN A MARRE!

A l'initiative de plus d'une centaine d'organisations de la société, une foule immense a crié, mercredi 4 juin 2008, son refus du kidnapping et pressé les autorités policières et judiciaires à agir afin de faire échec aux ravisseurs.
Assises sur les parvis de l'église du Sacré-coeur, à Turgeau, quelques femmes portant des t-shirt blanc discutent.
L'une d'elles crache son indignation face au laxisme des autorités policières et judiciaires alors que les kidnappeurs s'attaquent, avec la quiétude, des rois aux femmes et aux enfants sans défense.
Les yeux inondés de larmes, la voix sanglotante, elle se met à la place de la maman du petit Kareem Xavier Gaspard, 16 ans, kidnappé et brutalement assassiné malgré le versement de la rançon exigée.
« Je ne sais pas ce que j'aurais fait. C'est assez », crie-t-elle soudainement avec détermination sous les regards d'un policier faisant partie d'un dispositif de sécurité impressionnant.
Il est 8 heures 25 a.m. et une pluie fine tombe. « Le gens feront le déplacement », dit- elle avec certitude. Ils répondront à l'appel des 119 organisations de la société civile ayant constitué le front du refus au kidnapping, une plate-forme citoyenne visant à pousser les autorités policières et judiciaires à assumer leurs responsabilités, enchaîne-t-elle.

Les minutes s'égrènent et les gens arrivent de partout, habillés de blanc, de noir. Une salve d'applaudissements retentit, un premier frisson traverse la foule.
Entre les embrassades, les salutations, des instigateurs de la marche, entre autres, Arnold Antonin, Ashley Laraque, arrivent sur les lieux. Le temps de donner leurs premières impressions aux journalistes, la marche s'ébranle. Direction : le ministère de la Justice, à l'avenue Charles Sumner. Il est 9 heures passées.
Plusieurs milliers de gens, toutes couches sociales confondues, marchent. Ensemble. L'ambiance, bon enfant, prête à la réflexion, au recueillement.
La marche s'anime par moment avec des applaudissements et des chants religieux. Certains fondent en larmes.
Parmi eux, un ex-kidnappé qui semble revivre les moments tortueux de sa captivité. « J'espère que cette marche servira à quelque chose », lâche-t-il.Ashley Laraque note un certain mépris du mouvement par le ministère de la Justice : « Ils savaient qu'on devait leur remettre un message. C'est seulement une secrétaire qui nous a reçu. » Quelques minutes filent. Et le nombre de participants à la marche augmente.
Le commissariat de Port-au-Prince est la prochaine station.
Cette fois, Michel-Ange Gédéon, commissaire de police de Port-au-Prince, reçoit les émissaires de la marche et promet de ne pas flancher, de redoubler d'effort et de vigilance dans la lutte contre les kidnappeurs.
Entre-temps, au Champ de Mars, à la rue St Honoré, le ton change, la marche se transforme en manif. « Aba sitirans Leta, Aba enpinite, Peine de mort pour les kidnappeurs, Y en a marre. »
Les esprits s'échauffent.
Des centaines d'étudiants de la Faculté d'Ethnologie rejoignent les manifestants. C'est le même message. Le refus de l'incurie des autorités face aux ravisseurs. En face du Palais de Justice, les manifestants réclament l'arrestation des juges ripoux. « La polis arete, jij libere », martèlent des protestataires dégoulinant de sueurs.
Comme au Commissariat de Port-au-Prince, le juge Casimir reçoit le message apporté par Laraque et Antonin. « Nous avons remis notre message à la justice, maintenant nous allons rester vigilant, déclare Arnold Antonin.
La marche est terminée », annonce-t-il. « Ce n'est pas encore fini », disent des manifestants qui se dirigent vers le Palais national, siège de la présidence.
Spontanéité, timing réglé, des milliers de manifestants, à midi, comme des mères qui accouchent crient: «Anmwe», à avoir le souffle coupé. « Le président Préval doit faire quelque chose», clame la foule immense.
« Y en a marre », dit une autre femme.
Comme celle assise en face de l'Eglise du sacré cœur, elle a gueulé sa colère, son refus de l'inacceptable, bref son refus du kidnapping.

Roberson Alphonse

Robenson Geffrard
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=58338&PubDate=2008-06-04

mercredi 4 juin 2008

Succès de la marche contre les actes d’enlèvement

Plusieurs milliers de personnes ont participé à une grande marche contre les actes de kidnapping ce matin à Port-au-Prince. La marche a comencé vers 10 heures du matin devant l’église Sacre cœur de Turgeau avec des milliers de personnes portant des T shirts noirs ou blancs.
Vers 10 heures 30 AM, les organisateurs de la marche ont remis une lettre au commissaire de police de Port-au-Prince pour exiger l’adoption de nouvelles dispositions susceptibles de freiner les actes de kidnapping. La foule a continué à grossir à l’approche du champ de Mars.
Des participants ont lancé des cris de complainte pour témoigner le refus de la société face aux actes d’enlèvements dont certains se sont soldés par l’assassinat des victimes." Nous sommes fatigués avec ces actes d’enlèvement ", lançaient des manifestants qui en raison de leur colère n’ont pas respecté le mot d’ordre de marche silencieuse.
Les portes de plusieurs maisons de commerce étaient fermées et de nombreux employés des secteurs public et privé avaient pris part à la marche.
Arrivés devant le palais de justice les manifestants ont eu la surprise de constater que les porte de cet édifice étaient verrouillées. Aucun juge n’était présent pour recevoir la lettre leur a-t-on fait comprendre, provoquant la colère des manifestants.
Après quelques minutes d’attente un responsable du palais de justice s’est présenté pour recevoir la lettre des organisateurs de la marche.
Les manifestants ont lancé des slogans hostiles aux membres de l’appareil judiciaire. " Vendeurs de justice" criaient des manifestants contre les juges qui libèrent les kidnappeurs appréhendés par les forces de l’ordre. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13801

Première rencontre entre Robert Manuel et les députés du bloc CPP

La rencontre entre le premier ministre désigné, Robert Manuel, et les députés du bloc Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) s’est déroulée dans une ambiance empreinte de cordialité.
A l’issue de sa rencontre avec plus de 40 membres de ce bloc parlementaire, Robert Manuel, qui a paru détendu, a affirmé qu’il est interpellé par l’histoire et le peuple haïtien. " Si je suis ratifié, je veux être un militant et un serviteur", dit-il rappelant que la participation et la mobilisation sont des atouts du succès.
M. Manuel s’en remet à la décision des parlementaires rappelant que l’assemblée est souveraine.Des députés de la CPP ont exprimé des points de vue différents à l’issue de cette rencontre. La députée de Gros Morne, Gerandale Thelusma, affirme que la rencontre a permis d’avoir des informations sur la vision de M. Manuel pour le pays. " Le groupe n’a pas encore arrêté une décision", ajoute t-il.
Pour le député Hugues Célestin la compétence de M. Manuel peut être utile pour le pays. Tout en rappelant que le vote de la CPP sera unitaire, le député Célestin souligne que l’exposé de M. Manuel prouve qu’il comprend les besoins du pays.Enel Apollon est d’avis contraire et dénonce les menaces et pressions visant la ratification de Robert Manuel. " Je ne suis pas convaincu par l’exposé de M. Manuel ", lance t-il.
Une nouvelle rencontre entre le chef de l’état et les parlementaires de Lespwa est prévue ce jeudi.
Le président du sénat, Kelly Bastien, rapporte les propos du président Préval pour qui les bandits, les dealers de drogue et ceux qui agitent les problèmes de couleur sont ceux qui s’opposent au choix de Robert Manuel. Selon le sénateur Bastien lors de sa première rencontre avec les élus de Lespwa, le chef de l’état avait mis l’accent sur le parcours de militant de M. Manuel.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13799