La liste des candidats agréés publiée la semaine prochaine, mais la police et d’autres instances seront mises à contribution pour stopper des individus en contravention avec la loi, selon le CEP
mardi 27 janvier 2009,Radio Kiskeya
Le Président René Préval s’est entretenu mardi au Palais National (siège de la Présidence) avec les membres du Conseil électoral provisoire autour de l’organisation des sénatoriales partielles du 19 avril prochain, lors d’une séance de travail à laquelle a également pris part la Première ministre Michèle Pierre-Louis.
Cette rencontre a permis aux différents acteurs d’évaluer l’évolution du processus électoral et de déterminer ce qui reste à faire pour faciliter la tenue du scrutin, a déclaré le porte-parole du CEP, Frantz Bernadin. Il révèle que les discussions ont aussi porté sur l’anomalie que constitue l’inscription de plusieurs candidats qui briguent un siège unique sous une même bannière. C’est le cas notamment de Fanmi Lavalas, le parti de Jean-Bertrand Aristide. A ce sujet, M. Bernadin précise que le ministère de la justice a déjà clairement annoncé que, sans interférence aucune dans les affaires internes des partis, ces problèmes seront résolus à la lumière de leurs statuts, de la loi électorale et du décret régissant le fonctionnement des formations politiques.
Les ministres de l’intérieur Paul Antoine Bien-Aimé et de la justice Jean Joseph Exumé étaient d’ailleurs présents à la réunion.
Par ailleurs, le porte-parole de l’institution électorale annonce la poursuite de l’analyse des dossiers des 105 candidats ayant fait le dépôt de leurs pièces. Frantz Bernardin estime fort probable la publication au début de la semaine prochaine de la liste des candidats habilités à entrer en compétition pour l’attribution des douze sièges décrétés vacants au Sénat. Dans l’intervalle, seront acheminés à la direction générale de la Police Nationale, aux ministères de la justice et de l’intérieur et au service d’immigration les noms des candidats afin de retracer ceux des prétendants ayant contrevenu à la loi. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5631
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mercredi 28 janvier 2009
La famille de Me Eric Dubosse dément tout versement de rançon à ses meurtriers
Le disparu était contre toute forme de négociation ave des terroristes, déclare sa nièce Annie Dubosse à partir des Etats-Unis ; incinération des restes de l’avocat et pharmacien massacré à coups de couteau
mardi 27 janvier 2009, Radio Kiskeya
Annie Dubosse, nièce de Me Eric Dubosse, a formellement démenti mardi les informations selon lesquelles la famille de l’ex-otage aurait versé une rançon aux ravisseurs peu avant son exécution, arguant qu’un tel geste aurait violé les convictions de la victime.
« Mon oncle était toujours foncièrement opposé à toute forme de négociation avec les terroristes et croyait que État devait assurer la sécurité des citoyens », a affirmé Mme Dubosse qui s’exprimait sur Radio Kiskeya dans une déclaration téléphonique faite à partir des Etats-Unis où elle vit.
Elle a aussi mis l’accent sur le sens très poussé de la dignité humaine que cultivait Me Dubosse de même que son patriotisme qui le portait à aimer charnellement Haïti et à résister à toute tentation d’expatriation.
Annie Dubosse a aussi fait savoir qu’avec le départ brutal de son oncle, un pan de l’édifice familial s’était effondré. Néanmoins, les valeurs qu’il défendait passionnément survivront au drame de sa disparition.
Selon des informations obtenues par Radio Kiskeya de sources médicales concordantes, le rapport d’autopsie montre que Me Eric Dubosse, 65 ans, a été mis à mort à l’arme blanche. Ses ravisseurs lui ont asséné de nombreux coups de couteau après l’avoir passé à tabac. Le martyr serait pratiquement décédé quelques heures seulement après son enlèvement mercredi dernier (21) devant son domicile à Delmas 31 (banlieue nord de Port-au-Prince).
Jeté en pâture aux chiens, le corps de l’avocat et pharmacien avait été abandonné dimanche sur un monticule de fatras. En raison de son très mauvais état, il devait être incinéré mardi.
Né le 15 juin 1943, Me Eric Dubosse enseignait la pharmacologie à la faculté de médecine et de pharmacie et la jurisprudence médicale à la faculté d’odontologie, deux entités de l’Université d’Etat d’Haïti. Parallèlement, il militait au barreau de la capitale.
Diverses voix se sont élevées pour manifester leur indignation devant cette nouvelle perte cruelle qu’engendre le kidnapping, un fléau qui a déjà endeuillé, traumatisé et appauvri d’innombrables familles en Haïti. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5630
mardi 27 janvier 2009, Radio Kiskeya
Annie Dubosse, nièce de Me Eric Dubosse, a formellement démenti mardi les informations selon lesquelles la famille de l’ex-otage aurait versé une rançon aux ravisseurs peu avant son exécution, arguant qu’un tel geste aurait violé les convictions de la victime.
« Mon oncle était toujours foncièrement opposé à toute forme de négociation avec les terroristes et croyait que État devait assurer la sécurité des citoyens », a affirmé Mme Dubosse qui s’exprimait sur Radio Kiskeya dans une déclaration téléphonique faite à partir des Etats-Unis où elle vit.
Elle a aussi mis l’accent sur le sens très poussé de la dignité humaine que cultivait Me Dubosse de même que son patriotisme qui le portait à aimer charnellement Haïti et à résister à toute tentation d’expatriation.
Annie Dubosse a aussi fait savoir qu’avec le départ brutal de son oncle, un pan de l’édifice familial s’était effondré. Néanmoins, les valeurs qu’il défendait passionnément survivront au drame de sa disparition.
Selon des informations obtenues par Radio Kiskeya de sources médicales concordantes, le rapport d’autopsie montre que Me Eric Dubosse, 65 ans, a été mis à mort à l’arme blanche. Ses ravisseurs lui ont asséné de nombreux coups de couteau après l’avoir passé à tabac. Le martyr serait pratiquement décédé quelques heures seulement après son enlèvement mercredi dernier (21) devant son domicile à Delmas 31 (banlieue nord de Port-au-Prince).
Jeté en pâture aux chiens, le corps de l’avocat et pharmacien avait été abandonné dimanche sur un monticule de fatras. En raison de son très mauvais état, il devait être incinéré mardi.
Né le 15 juin 1943, Me Eric Dubosse enseignait la pharmacologie à la faculté de médecine et de pharmacie et la jurisprudence médicale à la faculté d’odontologie, deux entités de l’Université d’Etat d’Haïti. Parallèlement, il militait au barreau de la capitale.
Diverses voix se sont élevées pour manifester leur indignation devant cette nouvelle perte cruelle qu’engendre le kidnapping, un fléau qui a déjà endeuillé, traumatisé et appauvri d’innombrables familles en Haïti. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5630
Huit boat people haïtiens arrêtés en Floride
Un nouveau débarquement enregistré sur une plage américaine au moment où les voyages clandestins s’intensifient
mardi 27 janvier 2009,Radio Kiskeya
Les autorités américaines ont annoncé mardi avoir procédé à l’arrestation de huit boat people haïtiens, dont deux femmes, peu après leur arrivée lundi soir à bord d’un navire sur une plage de Boynton Beach, en Floride, rapporte la télévision locale NBC6.Net.
Le capitaine du bateau a été également appréhendé, selon la police. Il était en possession d’un permis de conduire émis en Floride et d’un passeport cubain.
Un résident de Boynton Beach avait alerté les autorités après avoir vu les phares du navire s’allumer et s’éteindre. Des agents de la police avaient pu capturer rapidement les clandestins qui tentaient de s’enfuir une fois qu’ils avaient touché terre vers 22hres (10 heures du soir).
Une heure plus tard, le capitaine avait été à son tour capturé.
Aucune information n’était disponible sur l’identité des personnes arrêtées, ni leur âge.
Elles ont été toutes placées en détention mardi matin par des agents de la police américaine des frontières et devraient être renvoyées en Haïti.
Les services d’immigration et des douanes ont, pour leur part, interrogé le capitaine du bateau.
Une dizaine de clandestins haïtiens avaient disparu en haute mer la semaine dernière après le naufrage de l’embarcation qui les transportait.
Depuis le début de l’année, plus de 400 boat people interceptés par les garde-côtes américains ont été rapatriés de force. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5629
mardi 27 janvier 2009,Radio Kiskeya
Les autorités américaines ont annoncé mardi avoir procédé à l’arrestation de huit boat people haïtiens, dont deux femmes, peu après leur arrivée lundi soir à bord d’un navire sur une plage de Boynton Beach, en Floride, rapporte la télévision locale NBC6.Net.
Le capitaine du bateau a été également appréhendé, selon la police. Il était en possession d’un permis de conduire émis en Floride et d’un passeport cubain.
Un résident de Boynton Beach avait alerté les autorités après avoir vu les phares du navire s’allumer et s’éteindre. Des agents de la police avaient pu capturer rapidement les clandestins qui tentaient de s’enfuir une fois qu’ils avaient touché terre vers 22hres (10 heures du soir).
Une heure plus tard, le capitaine avait été à son tour capturé.
Aucune information n’était disponible sur l’identité des personnes arrêtées, ni leur âge.
Elles ont été toutes placées en détention mardi matin par des agents de la police américaine des frontières et devraient être renvoyées en Haïti.
Les services d’immigration et des douanes ont, pour leur part, interrogé le capitaine du bateau.
Une dizaine de clandestins haïtiens avaient disparu en haute mer la semaine dernière après le naufrage de l’embarcation qui les transportait.
Depuis le début de l’année, plus de 400 boat people interceptés par les garde-côtes américains ont été rapatriés de force. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5629
mardi 27 janvier 2009
La Commission Internationale pour le Développement d’Haïti soumet un "plan marshall" pour Haïti face au DSNCRP
Port-au-Prince, le 26 janvier 2009 – (AHP) – La Commission Internationale pour le Développement d’Haïti a présenté lundi son plan Marshall pour Haïti, un projet du partenariat mondial pour le développement du pays.Son président, l'économiste Pierre C. Armand, a indiqué que ce plan résulte de plusieurs visites effectuées dans les différentes régions du pays pendant une période de deux ans en vue de mieux cerner les problèmes confrontés par la population dans la perspective de dégager des solutions durables à ces problèmes.
Le gouvernement doit mettre au point, a-t-il dit, un environnement économique dont les générations présente et future, peuvent bénéficier pour gagner leur vie de façon décente, a indiqué l’économiste.
M. Armand soutient que son plan Marshall pour Haïti diffère du Document de Stratégie Nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (DSNCRP) dans sa vision pour le pays.« Le DSNCRP vise la croissance et la réduction de la pauvreté alors que le plan Marshall vise le développement du pays », a indiqué le professeur Armand ajoutant que sa mise en application dépend du gouvernement haïtien. Il a rappelé que le premier draft de ce plan Marshall pour Haïti avait été soumis au gouvernement intérimaire de Gérard Latortue (2004/2006), mais aucune suite ne lui avait été donnée.Tout en soulignant que l’application du plan Marshall pour Haïti peut faire augmenter considérablement le revenu per capita du pays dans les trente prochaines années et qu'il mérite d'être pris en considération, M. Armand a quand même reconnu que tout développement économique est avant tout un choix politique
Le gouvernement doit mettre au point, a-t-il dit, un environnement économique dont les générations présente et future, peuvent bénéficier pour gagner leur vie de façon décente, a indiqué l’économiste.
M. Armand soutient que son plan Marshall pour Haïti diffère du Document de Stratégie Nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (DSNCRP) dans sa vision pour le pays.« Le DSNCRP vise la croissance et la réduction de la pauvreté alors que le plan Marshall vise le développement du pays », a indiqué le professeur Armand ajoutant que sa mise en application dépend du gouvernement haïtien. Il a rappelé que le premier draft de ce plan Marshall pour Haïti avait été soumis au gouvernement intérimaire de Gérard Latortue (2004/2006), mais aucune suite ne lui avait été donnée.Tout en soulignant que l’application du plan Marshall pour Haïti peut faire augmenter considérablement le revenu per capita du pays dans les trente prochaines années et qu'il mérite d'être pris en considération, M. Armand a quand même reconnu que tout développement économique est avant tout un choix politique
Des juristes haïtiens et américains s'apprêtent à relancer de dossier du TPS en faveur de dizaines de milliers de sans papier haïtiens aux Eta-Unis
Miami, le 26 janvier 2009 – (AHP) – Des juristes haïtiens et américains s’apprêtent à entamer le dialogue avec l’administration de Barak Obama sur le dossier de l'octroi du statut de réfugié temporaire (TPS) à des dizaines de milliers de sans papier haïtiens aux Etas-Unis .
Après des années de politique brutale du président George Bush vis-à-vis des illégaux haïtiens, l'heure est venue de parler avec une administration qui devrait être plus humaine et plus amicale, a fait savoir Jean Robert Lafortune, dirigeant d’une organisation non gouvernementale de défense des droits humains à Miami, la Haitian-american Grassroot Coalition.
Les avocats soutiennent qu'en accordant le droit à l’asile aux haïtiens, les Etats-Unis pourraient aider Haïti à retrouver une stabilité sociale et économique.
Les expulsions des sans papier haïtiens avaient été suspendues pendant 2 mois, à la suite des ouragans dévastateurs de l'été dernier en Haïti, mais les déportations ont repris depuis.
Si des pays, comme le Canada ont décidé de surseoir aux déportations d’Haïtiens en situation irrégulière chez eux, il est raisonnable que le nouveau président américain accorde le TPS à environ dix mille (10 000) haïtiens se trouvant déjà sur le sol américain, soutient M. Lafortune.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Après des années de politique brutale du président George Bush vis-à-vis des illégaux haïtiens, l'heure est venue de parler avec une administration qui devrait être plus humaine et plus amicale, a fait savoir Jean Robert Lafortune, dirigeant d’une organisation non gouvernementale de défense des droits humains à Miami, la Haitian-american Grassroot Coalition.
Les avocats soutiennent qu'en accordant le droit à l’asile aux haïtiens, les Etats-Unis pourraient aider Haïti à retrouver une stabilité sociale et économique.
Les expulsions des sans papier haïtiens avaient été suspendues pendant 2 mois, à la suite des ouragans dévastateurs de l'été dernier en Haïti, mais les déportations ont repris depuis.
Si des pays, comme le Canada ont décidé de surseoir aux déportations d’Haïtiens en situation irrégulière chez eux, il est raisonnable que le nouveau président américain accorde le TPS à environ dix mille (10 000) haïtiens se trouvant déjà sur le sol américain, soutient M. Lafortune.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Scandale narco-financier de Port-de-Paix: le ministre de la justice convoqué jeudi à la chambre
Port-au-Prince, le 26 janvier 2009 –(AHP)- Le nouveau président du bureau de la chambre des députés, Levaillant Louis Jeune, a confirmé lundi la convocation, le jeudi 29 janvier, en séance plénière, du ministre de la justice, Me Jean Joseph Exumé, pour qu’il fournisse des explications sur l’état d’avancement de l’enquête ouverte sur le scandale narco-financier de Port-de-Paix.Selon des témoignages concordants, plusieurs millions de dollars américains ont été pillés, le 12 novembre dernier, lors d’une perquisition chez l’oncle du présumé trafiquant de drogue, Alain Désir, incarcéré actuellement aux Etats-Unis d’Amérique.Selon M. Louis Jeune, la lettre de convocation a déjà été acheminée au ministre Exumé, à la demande d’une dizaine de députés. Le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur ledit dossier lui a également été acheminé en annexe, a-t-il précisé.Il est important d’avoir toutes les versions pour permettre à la justice de se prononcer de manière objective, a estimé le parlementaire.
Les législateurs ont approuvé la loi sur la lutte contre les enlèvements
Un juriste, Louis Eric Dubosc, a été assassiné par des bandits 4 jours après son enlèvement à Delmas 31. Le cadavre de M. Dubosc qui commençait à entrer en putréfaction a été retrouvé dans le quartier de Delmas 41 dimanche dernier indiquent les autorités policières.
Le crime a été perpétré 48 heures après le vote de la loi sur la lutte contre le kidnapping par la chambre basse. Cette proposition de loi approuvée par les deux chambres du parlement devra être promulguée dans le journal officiel Le moniteur afin d'être en vigueur. Le coordonnateur de l'Unité Nationale Anti Kidnapping (Lunak), Arnold Antonin, a l'origine de cette proposition de loi, espère qu'elle pourra être promulguée par la présidence dans le meilleur délai. Il salue le travail de tous les secteurs de la société civile et des parlementaires, notamment les membres des commissions finance dans l'élaboration de cette législation visant à combattre le fléau du kidnapping. " C’est une victoire importante de la société civile ", dit-il faisant remarquer que le kidnapping avait créé une psychose au sein de la population. " Le kidnapping a fait l'effet d'une bombe parce qu'il empêche la création d'emploi en raison du départ des investisseurs", explique t-il. Assimilant le kidnapping à l'esclavage Arnold Antonin soutient qu'un groupe de bandit avait recours à cette forme de crime crapuleux.
De son coté, le président de la commission justice de la chambre basse, Arsène Dieujuste, indique que la loi suspend les libertés provisoires ou mains levées pour les auteurs de rapt. " Les criminels ayant réalisé des séquestrations pendant deux jours risquent la prison à vie", dit-il soulignant que les complices encourent la même peine que les auteurs d'enlèvement.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14685
Le crime a été perpétré 48 heures après le vote de la loi sur la lutte contre le kidnapping par la chambre basse. Cette proposition de loi approuvée par les deux chambres du parlement devra être promulguée dans le journal officiel Le moniteur afin d'être en vigueur. Le coordonnateur de l'Unité Nationale Anti Kidnapping (Lunak), Arnold Antonin, a l'origine de cette proposition de loi, espère qu'elle pourra être promulguée par la présidence dans le meilleur délai. Il salue le travail de tous les secteurs de la société civile et des parlementaires, notamment les membres des commissions finance dans l'élaboration de cette législation visant à combattre le fléau du kidnapping. " C’est une victoire importante de la société civile ", dit-il faisant remarquer que le kidnapping avait créé une psychose au sein de la population. " Le kidnapping a fait l'effet d'une bombe parce qu'il empêche la création d'emploi en raison du départ des investisseurs", explique t-il. Assimilant le kidnapping à l'esclavage Arnold Antonin soutient qu'un groupe de bandit avait recours à cette forme de crime crapuleux.
De son coté, le président de la commission justice de la chambre basse, Arsène Dieujuste, indique que la loi suspend les libertés provisoires ou mains levées pour les auteurs de rapt. " Les criminels ayant réalisé des séquestrations pendant deux jours risquent la prison à vie", dit-il soulignant que les complices encourent la même peine que les auteurs d'enlèvement.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14685
Himmler Rébu prédit la tenue de joutes ténébreuses le 19 avril
Le Grand Rassemblement pour l'Evolution d'Haïti (GREH) n'a pas fléchi et confirme son désaccord avec les autorités électorales en refusant d'inscrire ses candidats pour les sénatoriales du 19 avril. Himmler Rébu qualifie de hold up moral et politique les prochaines élections pour le renouvellement du tiers du sénat réitérant ses critiques de la loi électorale. " C'est une loi inconstitutionnelle et immorale qui peut garantir le bon déroulement des élections", prévient M. Rébu pour qui un vaste complot ourdi par le gouvernement vise à modifier la constitution et garantir le maintien de l'équipe au pouvoir. Selon le chef de file du GREH, la loi électorale favorisera l'intromission de l'argent sale dans le système politique Il s'étonne que les chefs de file des partis politiques qui pourtant avaient dénoncé la loi électorale se soient résignés à prendre part à ces joutes. De plus le GREH est également surpris par l'implication de la communauté internationale dans l'organisation de ces élections. " Comment peut on mobiliser 16 millions de dollars pour les sénatoriales alors qu'il faudra 5 mois plus tard organiser les municipales", s'interroge t-il.Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole Himmler Rébu a soutenu que les résultats de ces élections sont connus d'avance. " La situation politique oblige Préval a tirer ces sénateurs de l'UCAD (duplication de Lespwa), Lespwa, Union ( Allié inconditionnel de Lespwa) et de quelques indépendant", ajoute t-il estimant que le chef de l'état veut avoir 12 sénateurs favorables afin de pouvoir réaliser son projet de modification de la constitution.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14684
HRV commente :
Je vous présente le chef de file de ceux qui vont dénoncer des irrégularités dans le déroulement des élections : Monsieur Himmler Rébu, chef du Grand Rassemblement pour l’Evolution d ‘Haïti.
Je ne crois pas qu’il y a rassemblement. Dire s’il est grand ou petit c’est toute une autre question. Quel a été le score du GREH aux élections présidentielles ?
Aujourd’hui, Monsieur Rebu n’est pas capable d’assurer une victoire aux élections sénatoriales même s’il devait prendre la tête de la liste de son parti.
Le CEP devrait divulguer le nombre d’adhérents de ce type de parti qui se plaisent à tout critiquer et tout boycotter.
Sans doute le GREH ne possède même pas d’adhérents recyclables en candidats.
Nous nous sommes toujours opposés certes à la réalisation de ces joutes qui ne vont sans aucun doute rien apporter à Haïti. Mais il s’agit de respecter la volonté des amis d’Haïti qui veulent nous démocratiser de cette façon et à n’importe quel prix. J’ai mal au cœur et ça me casse les couilles quand ont sait qu’il faut la bagatelle de 1.000.000 de dollars par sénateur. Et quel sénateur s’il vous plaît.
Mais l’attitude de ces leaders politiques laisse à désirer. Manje yo paka manje yo pito gate-l !
Le Grand Rassemblement pour l'Evolution d'Haïti (GREH) n'a pas fléchi et confirme son désaccord avec les autorités électorales en refusant d'inscrire ses candidats pour les sénatoriales du 19 avril. Himmler Rébu qualifie de hold up moral et politique les prochaines élections pour le renouvellement du tiers du sénat réitérant ses critiques de la loi électorale. " C'est une loi inconstitutionnelle et immorale qui peut garantir le bon déroulement des élections", prévient M. Rébu pour qui un vaste complot ourdi par le gouvernement vise à modifier la constitution et garantir le maintien de l'équipe au pouvoir. Selon le chef de file du GREH, la loi électorale favorisera l'intromission de l'argent sale dans le système politique Il s'étonne que les chefs de file des partis politiques qui pourtant avaient dénoncé la loi électorale se soient résignés à prendre part à ces joutes. De plus le GREH est également surpris par l'implication de la communauté internationale dans l'organisation de ces élections. " Comment peut on mobiliser 16 millions de dollars pour les sénatoriales alors qu'il faudra 5 mois plus tard organiser les municipales", s'interroge t-il.Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole Himmler Rébu a soutenu que les résultats de ces élections sont connus d'avance. " La situation politique oblige Préval a tirer ces sénateurs de l'UCAD (duplication de Lespwa), Lespwa, Union ( Allié inconditionnel de Lespwa) et de quelques indépendant", ajoute t-il estimant que le chef de l'état veut avoir 12 sénateurs favorables afin de pouvoir réaliser son projet de modification de la constitution.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14684
HRV commente :
Je vous présente le chef de file de ceux qui vont dénoncer des irrégularités dans le déroulement des élections : Monsieur Himmler Rébu, chef du Grand Rassemblement pour l’Evolution d ‘Haïti.
Je ne crois pas qu’il y a rassemblement. Dire s’il est grand ou petit c’est toute une autre question. Quel a été le score du GREH aux élections présidentielles ?
Aujourd’hui, Monsieur Rebu n’est pas capable d’assurer une victoire aux élections sénatoriales même s’il devait prendre la tête de la liste de son parti.
Le CEP devrait divulguer le nombre d’adhérents de ce type de parti qui se plaisent à tout critiquer et tout boycotter.
Sans doute le GREH ne possède même pas d’adhérents recyclables en candidats.
Nous nous sommes toujours opposés certes à la réalisation de ces joutes qui ne vont sans aucun doute rien apporter à Haïti. Mais il s’agit de respecter la volonté des amis d’Haïti qui veulent nous démocratiser de cette façon et à n’importe quel prix. J’ai mal au cœur et ça me casse les couilles quand ont sait qu’il faut la bagatelle de 1.000.000 de dollars par sénateur. Et quel sénateur s’il vous plaît.
Mais l’attitude de ces leaders politiques laisse à désirer. Manje yo paka manje yo pito gate-l !
Haïti hôte de la 14e conférence de l’Association des Etats de la Caraïbe
mardi 27 janvier 2009
P-au-P, 27 janv. 09 [AlterPresse] --- Haïti se prépare à accueillir les 28, 29 et 30 janvier 2009 la 14e réunion ordinaire du Conseil des ministres des affaires étrangères de l’Association des Etats de la Caraïbe (AEC).
Pas moins de 28 chanceliers de l’AEC doivent participer à ces assises qui se déroulent à Juvénat dans la commune de Pétion-Ville (secteur est de la capitale haïtienne).
Des questions relatives au tourisme, aux relations commerciales, au transport et aux catastrophes naturelles, seront abordées.
« L’organisation de cette réunion sera un succès et aura des retombées positives, notamment en terme d’amélioration de l’image du pays à l’extérieur », anticipe le chancelier haïtien, Alrich Nicolas, lors d’une conférence de presse, le 26 janvier 2009.
Le conseil des ministres de l’AEC, dont Haïti assure la présidence depuis 2008, est l’organe suprême de décision de cette organisation régionale. Il a pour mission, précise Alrich Nicolas, de formuler les politiques de l’association.
Avec le concours d’autres ministères du gouvernement, le chef de la diplomatie haïtienne affirme avoir priorisé une approche de gestion participative qui a permis de préparer la réunion dans les meilleures conditions possibles.
Alrich Nicolas informe que cette 14e session présente deux grands enjeux pour Haïti : elle renforce, d’une part, sa position sur l’échiquier diplomatique de la région et, d’autre part, « le pays se construit lentement mais sûrement un certain leadership dans la région dans le domaine de l’environnement et du changement climatique ».
« Ce leadership nous ouvre la voie à des fonds internationaux importants qui, certainement, pourront permettre au pays de mieux faire face à ses problèmes environnementaux », indique Alrich Nicolas.
Le chancelier haïtien pense que Port-au-Prince est sur le point de reprendre sa position de capitale diplomatique, une position qu’elle avait perdue ces dernières années.
L’AEC contient 25 Etats membres, 3 Etats associés et 8 pays non indépendants de la Caraïbe qui sont éligibles à adhérer en tant que membres associés.
« Il y a une forte mobilisation des Etats membres et des Etats associés pour participer à cette 14e réunion ordinaire du Conseil des ministres », précise Watson Denis, conseiller politique auprès de l’AEC.
En plus des thèmes liés au tourisme, au commerce, à l’environnement et au transport régional, Watson Denis informe que des questions relatives à la coopération fonctionnelle et à la mer des Caraïbes seront également à l’ordre du jour. [do gp apr 27/01/2009 15 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8034
mardi 27 janvier 2009
P-au-P, 27 janv. 09 [AlterPresse] --- Haïti se prépare à accueillir les 28, 29 et 30 janvier 2009 la 14e réunion ordinaire du Conseil des ministres des affaires étrangères de l’Association des Etats de la Caraïbe (AEC).
Pas moins de 28 chanceliers de l’AEC doivent participer à ces assises qui se déroulent à Juvénat dans la commune de Pétion-Ville (secteur est de la capitale haïtienne).
Des questions relatives au tourisme, aux relations commerciales, au transport et aux catastrophes naturelles, seront abordées.
« L’organisation de cette réunion sera un succès et aura des retombées positives, notamment en terme d’amélioration de l’image du pays à l’extérieur », anticipe le chancelier haïtien, Alrich Nicolas, lors d’une conférence de presse, le 26 janvier 2009.
Le conseil des ministres de l’AEC, dont Haïti assure la présidence depuis 2008, est l’organe suprême de décision de cette organisation régionale. Il a pour mission, précise Alrich Nicolas, de formuler les politiques de l’association.
Avec le concours d’autres ministères du gouvernement, le chef de la diplomatie haïtienne affirme avoir priorisé une approche de gestion participative qui a permis de préparer la réunion dans les meilleures conditions possibles.
Alrich Nicolas informe que cette 14e session présente deux grands enjeux pour Haïti : elle renforce, d’une part, sa position sur l’échiquier diplomatique de la région et, d’autre part, « le pays se construit lentement mais sûrement un certain leadership dans la région dans le domaine de l’environnement et du changement climatique ».
« Ce leadership nous ouvre la voie à des fonds internationaux importants qui, certainement, pourront permettre au pays de mieux faire face à ses problèmes environnementaux », indique Alrich Nicolas.
Le chancelier haïtien pense que Port-au-Prince est sur le point de reprendre sa position de capitale diplomatique, une position qu’elle avait perdue ces dernières années.
L’AEC contient 25 Etats membres, 3 Etats associés et 8 pays non indépendants de la Caraïbe qui sont éligibles à adhérer en tant que membres associés.
« Il y a une forte mobilisation des Etats membres et des Etats associés pour participer à cette 14e réunion ordinaire du Conseil des ministres », précise Watson Denis, conseiller politique auprès de l’AEC.
En plus des thèmes liés au tourisme, au commerce, à l’environnement et au transport régional, Watson Denis informe que des questions relatives à la coopération fonctionnelle et à la mer des Caraïbes seront également à l’ordre du jour. [do gp apr 27/01/2009 15 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8034
Enlèvement et exécution de Me Eric Dubosse : Réprobation générale
Le recteur et les étudiants de l’Université d’Etat d’Haïti ainsi que l’ordre des avocats de Port-au-Prince protestent contre ce nouvel acte barbare qui emporte un professionnel chevronné
lundi 26 janvier 2009, Radio Kiskeya
L’exécution par ses ravisseurs du pharmacien et avocat Louis Eric Dubosse, 65 ans, a provoqué une onde de choc dans différents milieux, forçant des étudiants de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) et les membres du barreau de Port-au-Prince à protester vigoureusement contre ce nouveau crime odieux.
La nouvelle a provoqué lundi matin la stupéfaction générale parmi les étudiants de la faculté d’odontologie qui ont aussitôt organisé un sit-in pour réclamer justice. Le professeur Eric Dubosse devait assurer comme à l’ordinaire son cours de jurisprudence.
Depuis la confirmation de ce brutal et lâche assassinat, ses étudiants n’en finissent pas de vanter ses qualités.
Abasourdis, les responsables du décanat de la faculté, avaient du mal à trouver les mots qu’il faut pour traduire leurs sentiments vis-à-vis de ce drame. Rappelant que le disparu était un honnête homme et un éducateur consciencieux, ils soulignent que le kidnapping mortifère a encore emporté un des représentants de l’intelligentsia haïtienne.
Pour sa part, le recteur de l’Université d’Etat, Vernet Henry, s’est déclaré choqué devant la disparition d’un homme qui faisait partie du personnel enseignant de l’UEH depuis 1981. Il qualifie la mort d’Eric Debrosse de coup terrible porté à l’ensemble de la communauté universitaire et en particulier à la faculté d’odontologie où les étudiants lui vouaient une grande admiration.
Le recteur Henry souhaite que les forces de sécurité redoublent de vigilance afin de stopper la machine infernale du kidnapping.
L’exécution de l’ex-otage a également provoqué des remous au barreau de Port-au-Prince où Me Dubosse était régulièrement inscrit. Le bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Gervais Charles a annoncé qu’une dispense de plaider a été accordée pour toute la journée de lundi en solidarité au confrère disparu. Une pétition a été également lancée en vue d’exprimer les protestations de l’ensemble de la corporation qui seront acheminées au ministre de la justice, Jean Joseph Exumé. Un registre devant recueillir les signatures a été ouvert à cet effet au Palais de justice de la capitale.
Précisant que l’ordre des avocats s’était constitué partie civile face à ce crime qui doit être élucidé, Me Gervais Charles a aussi appelé le titulaire de la justice à relancer des enquêtes, aujourd’hui au point mort, ouvertes sur d’autres cas d’hommes de loi assassinés.
Réginald Delva, expert en sécurité, a déploré le meurtre qui, fait-il remarquer, a été commis –comble de l’ironie- au moment où la Chambre des députés venait tout juste d’approuver la nouvelle loi sur le kidnapping. M. Delva dénonce le refus catégorique des compagnies de téléphonie mobile de coopérer avec la police chaque fois qu’un rapt se produit et entraîne une succession d’appels téléphoniques de la part de ravisseurs en quête de rançon.
Parente de la victime, l’ancienne maire de Port-au-Prince, Dr Marie-Yves Pouponneau Duperval, paraissait très bouleversée dans ses premiers témoignages sur les circonstances dans lesquelles s’est produit le drame. Dans une interview à Radio Kiskeya, elle a raconté que les meurtriers avaient enlevé le sexagénaire mercredi dernier (21 janvier) au moment où il regagnait en voiture son domicile à Delmas 31 (banlieue nord de Port-au-Prince). Son corps méconnaissable a été découvert dimanche matin à Delmas 75 (banlieue est). spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5627
HRV commente :
Tout semble indiquer que nous devrons nous résigner à garder et intégrer le phénomène de kidnapping comme un héritage odieux de la démocratie construite et bâtie par la « gauche tipèpiste », des acquis de 1986.
La délinquance dans une de ses manifestations est très difficile à éradiquer. Beaucoup de pays vivent et acceptent un niveau de violence. Une sorte d’exutoire à l’exclusion, à la différence de classes. Histoire de déblayer et combler les fossés.
Quand on pénètre les antres du kidnapping en Haïti on doit conclure que c’est déjà trop enraciné dans les mœurs de ceux qui justement ont pour mission de surveiller et protéger les citoyens pour prétendre que le phénomène sera contrôlé un jour.
Les autorités en place ne semblent pas avoir les compétences ni le pouvoir nécessaires pour éradiquer le phénomène.
Le recteur et les étudiants de l’Université d’Etat d’Haïti ainsi que l’ordre des avocats de Port-au-Prince protestent contre ce nouvel acte barbare qui emporte un professionnel chevronné
lundi 26 janvier 2009, Radio Kiskeya
L’exécution par ses ravisseurs du pharmacien et avocat Louis Eric Dubosse, 65 ans, a provoqué une onde de choc dans différents milieux, forçant des étudiants de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) et les membres du barreau de Port-au-Prince à protester vigoureusement contre ce nouveau crime odieux.
La nouvelle a provoqué lundi matin la stupéfaction générale parmi les étudiants de la faculté d’odontologie qui ont aussitôt organisé un sit-in pour réclamer justice. Le professeur Eric Dubosse devait assurer comme à l’ordinaire son cours de jurisprudence.
Depuis la confirmation de ce brutal et lâche assassinat, ses étudiants n’en finissent pas de vanter ses qualités.
Abasourdis, les responsables du décanat de la faculté, avaient du mal à trouver les mots qu’il faut pour traduire leurs sentiments vis-à-vis de ce drame. Rappelant que le disparu était un honnête homme et un éducateur consciencieux, ils soulignent que le kidnapping mortifère a encore emporté un des représentants de l’intelligentsia haïtienne.
Pour sa part, le recteur de l’Université d’Etat, Vernet Henry, s’est déclaré choqué devant la disparition d’un homme qui faisait partie du personnel enseignant de l’UEH depuis 1981. Il qualifie la mort d’Eric Debrosse de coup terrible porté à l’ensemble de la communauté universitaire et en particulier à la faculté d’odontologie où les étudiants lui vouaient une grande admiration.
Le recteur Henry souhaite que les forces de sécurité redoublent de vigilance afin de stopper la machine infernale du kidnapping.
L’exécution de l’ex-otage a également provoqué des remous au barreau de Port-au-Prince où Me Dubosse était régulièrement inscrit. Le bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Gervais Charles a annoncé qu’une dispense de plaider a été accordée pour toute la journée de lundi en solidarité au confrère disparu. Une pétition a été également lancée en vue d’exprimer les protestations de l’ensemble de la corporation qui seront acheminées au ministre de la justice, Jean Joseph Exumé. Un registre devant recueillir les signatures a été ouvert à cet effet au Palais de justice de la capitale.
Précisant que l’ordre des avocats s’était constitué partie civile face à ce crime qui doit être élucidé, Me Gervais Charles a aussi appelé le titulaire de la justice à relancer des enquêtes, aujourd’hui au point mort, ouvertes sur d’autres cas d’hommes de loi assassinés.
Réginald Delva, expert en sécurité, a déploré le meurtre qui, fait-il remarquer, a été commis –comble de l’ironie- au moment où la Chambre des députés venait tout juste d’approuver la nouvelle loi sur le kidnapping. M. Delva dénonce le refus catégorique des compagnies de téléphonie mobile de coopérer avec la police chaque fois qu’un rapt se produit et entraîne une succession d’appels téléphoniques de la part de ravisseurs en quête de rançon.
Parente de la victime, l’ancienne maire de Port-au-Prince, Dr Marie-Yves Pouponneau Duperval, paraissait très bouleversée dans ses premiers témoignages sur les circonstances dans lesquelles s’est produit le drame. Dans une interview à Radio Kiskeya, elle a raconté que les meurtriers avaient enlevé le sexagénaire mercredi dernier (21 janvier) au moment où il regagnait en voiture son domicile à Delmas 31 (banlieue nord de Port-au-Prince). Son corps méconnaissable a été découvert dimanche matin à Delmas 75 (banlieue est). spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5627
HRV commente :
Tout semble indiquer que nous devrons nous résigner à garder et intégrer le phénomène de kidnapping comme un héritage odieux de la démocratie construite et bâtie par la « gauche tipèpiste », des acquis de 1986.
La délinquance dans une de ses manifestations est très difficile à éradiquer. Beaucoup de pays vivent et acceptent un niveau de violence. Une sorte d’exutoire à l’exclusion, à la différence de classes. Histoire de déblayer et combler les fossés.
Quand on pénètre les antres du kidnapping en Haïti on doit conclure que c’est déjà trop enraciné dans les mœurs de ceux qui justement ont pour mission de surveiller et protéger les citoyens pour prétendre que le phénomène sera contrôlé un jour.
Les autorités en place ne semblent pas avoir les compétences ni le pouvoir nécessaires pour éradiquer le phénomène.
lundi 26 janvier 2009
Port-au-Prince, le 23 janvier 2009 – (AHP) – Quelque 35 candidats s'étaient inscrits vendredi après-midi à quelques heures de l’expiration de la date limite pour la réception des dépôts de candidatures dans la perspectives des élections pour renouveler 12 sénateurs (sur 30), selon l'arrêté présidentiel invitant la population à aller aux urnes.
Les opérations vont bon train au niveau des 11 Bureaux Electoraux Départementaux (BED) du pays, indiquait le conseiller Jacques Belzin, qui affirme espérer une large participation des partis politiques et de la population à ces joutes fixées au 19 avril.Il a salué la décision de la Fusion des Sociaux Démocrates d’inscrire ses candidats après avoir émis des doutes sur sa participation suite à l’affaire Boulos, le premier sénateur du Nord Ouest écarté par le Sénat pour "sa nationalité étrangère".Il a affirmé comprendre la décision de la Fusion de ne pas inscrire de candidat pour le département du Nord-est.
Les inscriptions devaient fermer à minuit a rappelé Jacques Belzin, soulignant que les cas de candidats auxquels il manquait quelques pièces seront pris en compte.
A Jacmel, des partisans et sympathisants de plusieurs partis politiques ont accompagné leurs candidats au moment où ces derniers ont été s’inscrire au BED du Sud Est, a constaté un correspondant de l’Agence Haïtienne de Presse..A 5 heures PM, des candidats de cinq partis politiques s'étaient déjà fait inscrire au bureau électoral du Sud Est. Il s’agit des candidats de l’Union, de l’Organisation du Peuples en Lutte, du RDNP, de la Fusion et de la plate-forme Lespwa.
Le candidat du parti Lavalas devait s’inscrire avant sept heures PM.Un accord a été signé vendredi entre le gouvernement, le Conseil électoral provisoire et le PNUD dans le cadre du financement des élections par la communauté internationale à hauteurs de 12 millions de dollars. Il en faut 16.5 millions pour la réalisation de ces joutes Le gouvernement américain a contribué à hauteur de 3.8 millions de dollars, a indiqué vendredi l’ambassadeur des Etats Unis en Haïti, Janet A, Sanderson à sa sortie d’une rencontre avec les membres du nouveau bureau de la chambre des députés.
Les élections sont très importantes pour le processus démocratique en Haïti, a dit l'ambassadeur, soulignant que les Etats Unis et les bailleurs de fonds internationaux continueront de soutenir le processus électoral dans le pays. http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Les opérations vont bon train au niveau des 11 Bureaux Electoraux Départementaux (BED) du pays, indiquait le conseiller Jacques Belzin, qui affirme espérer une large participation des partis politiques et de la population à ces joutes fixées au 19 avril.Il a salué la décision de la Fusion des Sociaux Démocrates d’inscrire ses candidats après avoir émis des doutes sur sa participation suite à l’affaire Boulos, le premier sénateur du Nord Ouest écarté par le Sénat pour "sa nationalité étrangère".Il a affirmé comprendre la décision de la Fusion de ne pas inscrire de candidat pour le département du Nord-est.
Les inscriptions devaient fermer à minuit a rappelé Jacques Belzin, soulignant que les cas de candidats auxquels il manquait quelques pièces seront pris en compte.
A Jacmel, des partisans et sympathisants de plusieurs partis politiques ont accompagné leurs candidats au moment où ces derniers ont été s’inscrire au BED du Sud Est, a constaté un correspondant de l’Agence Haïtienne de Presse..A 5 heures PM, des candidats de cinq partis politiques s'étaient déjà fait inscrire au bureau électoral du Sud Est. Il s’agit des candidats de l’Union, de l’Organisation du Peuples en Lutte, du RDNP, de la Fusion et de la plate-forme Lespwa.
Le candidat du parti Lavalas devait s’inscrire avant sept heures PM.Un accord a été signé vendredi entre le gouvernement, le Conseil électoral provisoire et le PNUD dans le cadre du financement des élections par la communauté internationale à hauteurs de 12 millions de dollars. Il en faut 16.5 millions pour la réalisation de ces joutes Le gouvernement américain a contribué à hauteur de 3.8 millions de dollars, a indiqué vendredi l’ambassadeur des Etats Unis en Haïti, Janet A, Sanderson à sa sortie d’une rencontre avec les membres du nouveau bureau de la chambre des députés.
Les élections sont très importantes pour le processus démocratique en Haïti, a dit l'ambassadeur, soulignant que les Etats Unis et les bailleurs de fonds internationaux continueront de soutenir le processus électoral dans le pays. http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Le festival international de jazz a débuté le 24 janvier
Le festival international de Jazz de Port-au-Prince a débuté samedi soir au Parc historique de la Canne à sucre.Nono Garcia Jazz y Flamenco Quintet (Espagne), un guitariste andalous versatile et une valeur sûre du flamenco-jazz espagnol, Brandi Disterheft Trio (Canada), qui a reçu le JUNO (Grammy Award Canadien) du meilleur album de jazz de l'année 2008 ainsi que Buyu Ambroise and the Blues in Red Band (Haïti) étaient à l'affiche de cette première journée du festival.
Le Festival International de Jazz de Port-au-Prince est le fruit d'une collaboration entre le Ministère de la Culture et de la Communication d'Haïti, le bureau du Tourisme, des entreprises privées et fondations haïtiennes (Radio Métropole, la Fondation Canez Auguste ainsi que la Fondation Haïti Jazz), ainsi que des représentations diplomatiques à Port-au-Prince. L'un des membres du comité organisateur, Joël Widmaïer indique que les ambassades d'Allemagne, du Brésil, du Canada, du Chili, d'Espagne, des Etats-Unis, de la France, du Mexique et de la Suisse ont désigné 7 artistes étrangers pour prendre part au festival.
Les artistes participant au festival :Brandi Disterheft Trio (Canada); Como asesinar a Felipes (Chili); Nono Garcia Jazz y Flamenco Quintet (Espagne); Alvin Atkinson (Etats-Unis); Meddy Gerville (France); Tino Contreras (Mexique); Tre (Suisse), Buyu Ambroise and the Blues in Red Band, Beethova Obas, Réginald Policard ( Haïti ).Trois concerts payants sont prévus au Parc Historique de la Canne a sucre ", déclare M. Widmaïer faisant remarquer que l'entrée est libre pour les autres concerts.
Dans le chapitre des nouveautés pour cette année les organisateurs ont prévu deux concerts au champ de mars, un concert à Fokal et des after hours à l'hôtel Oloffson.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14679
Inscription des candidats ou début de la fièvre électorale
Fidèle à la tradition les candidats aux élections sénatoriales ont attendu le dernier instant pour se faire inscrire sur les tablettes du Conseil Electoral Provisoire (CEP). La coutume a été également respectée avec la mobilisation de partisans et de bandes de rara pour accompagner les candidats devant le Bureau Electoral Départemental (BED) de l'Ouest notamment. Des députés dont Frantz Robert Mondé (LAA) des maires dont Willot Joseph, d'anciens parlementaires dont Wesner Emmanuel ainsi que des hommes d'affaires et des professionnels se sont inscrits afin de prendre part aux joutes du 19 avril. Le parti Latibonite an Aksyon transformé en L'ayiti an Aksyon (LAA) et d'autres formations politiques dont la Fusion, l'OPL, Union, Lavalas, Lespwa etc présentent des candidats dans plus de 5 départements. Le parti Respect de Charles Henry Baker ainsi que le Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP) de Myrlande Manigat sont également en piste pour ces joutes.Des sénateurs dont les mandats étaient arrivés à terme en mai dernier dont François Fouchard Bergrome (LAA), Maxime Roumer (Lespwa) et Evelyne Chéron (MIDH) espèrent rejoindre leurs collègues au grand corps. La campagne électorale sera très intense dans le département de l'ouest avec plus d'une vingtaine de candidats. Wesner Emmanuel (indépendant), Evelyne Chéron (MIDH), Laventure Ernest Edouard dit Moloscot ( LAA), Garnier Numa, Marie Denise Claude (Fusion), Shiller Louidor ( Lavalas), John Joël Joseph ( Lespwa), Mario Viau (Union), Evans Beaubrun (RDNP) entres autres. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14678
L’avocat et pharmacien Eric Dubosse retrouvé mort à Delmas quatre jours après son enlèvement
dimanche 25 janvier 2009, Radio Kiskeya
Eric Dubosse (62 ans) a été retrouvé mort dimanche matin à la rue Faustin 1er (Delmas 75, Est de Port-au-Prince), sur un amas de détritus, après avoir été enlevé le mercredi 21 janvier dernier au soir par des individus armés alors qu’il pénétrait sur la cour de sa résidence à Delmas 31
Aucune précision n’a pu être obtenue dimanche sur les causes exactes du décès de l’otage. Deux impacts qui pourraient être ceux de projectiles ont été toutefois remarqués au niveau du crâne de la victime. Le corps, en état de putréfaction avancée, porte des traces de brûlures. La police scientifique et l’appareil judiciaire se trouvaient sur place au moment de la levée du corps.
Selon des informations obtenues de sources non officielles, une rançon dont le montant n’a pas été précisé, avait été versée aux ravisseurs.
Avocat militant du Barreau de Port-au-Prince et pharmacien, Dubosse était détenteur d’une chaire de pharmacologie à la Faculté d’Odontologie de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH). Il a aussi prêté ses services au Ministère de la santé publique et de la population (MSPP) en 1994, notamment au niveau de la section de pharmacie de cette institution.
Le phénomène du kidnapping qui a appauvri et terrorisé de nombreuses familles haïtiennes au cours des trois dernières années, avait connu une baisse significative en décembre dernier. La Police Nationale d’Haïti (PNH) et la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) avaient alors installé conjointement un dispositif spécial de sécurité au niveau de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince en vue de favoriser le bon déroulement des fêtes de fin d’année. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5625
Eric Dubosse (62 ans) a été retrouvé mort dimanche matin à la rue Faustin 1er (Delmas 75, Est de Port-au-Prince), sur un amas de détritus, après avoir été enlevé le mercredi 21 janvier dernier au soir par des individus armés alors qu’il pénétrait sur la cour de sa résidence à Delmas 31
Aucune précision n’a pu être obtenue dimanche sur les causes exactes du décès de l’otage. Deux impacts qui pourraient être ceux de projectiles ont été toutefois remarqués au niveau du crâne de la victime. Le corps, en état de putréfaction avancée, porte des traces de brûlures. La police scientifique et l’appareil judiciaire se trouvaient sur place au moment de la levée du corps.
Selon des informations obtenues de sources non officielles, une rançon dont le montant n’a pas été précisé, avait été versée aux ravisseurs.
Avocat militant du Barreau de Port-au-Prince et pharmacien, Dubosse était détenteur d’une chaire de pharmacologie à la Faculté d’Odontologie de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH). Il a aussi prêté ses services au Ministère de la santé publique et de la population (MSPP) en 1994, notamment au niveau de la section de pharmacie de cette institution.
Le phénomène du kidnapping qui a appauvri et terrorisé de nombreuses familles haïtiennes au cours des trois dernières années, avait connu une baisse significative en décembre dernier. La Police Nationale d’Haïti (PNH) et la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) avaient alors installé conjointement un dispositif spécial de sécurité au niveau de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince en vue de favoriser le bon déroulement des fêtes de fin d’année. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5625
Pour une meilleure connaissance d’Haïti par les Français
lundi 26 janvier 2009
P-au-P., 26 janv. 09 [AlterPresse] --- La plateforme associative Collectif Haïti de France (CHF) prône une meilleure connaissance d’Haïti par les Francais, selon son président, Paul Vermande, qui vient de terminer une visite en Haïti.
Près de 90% de la population française ne connaît rien d’Haïti, ni de l’histoire commune qui existe entre ces deux pays, soutient Vermande lors d’une conférence prononcée la semaine dernière à Port-au-Prince.
« Nous demandons qu’il y ait, dans les livres d’histoire, des chapitres consacrés à l’esclavagisme, à l’indépendance d’Haïti et tous les problèmes qui en ont découlé, dont la dette », explique Vermande.
Le CHF entreprend un travail de sensibilisation en France sur la question haïtienne et a décidé d’accorder, cette année, une attention particulière à la question de la sécurité alimentaire en Haïti. Une campagne de lobbying est lancée sur le sujet auprès de l’Union Européenne.
L’un des objectifs du CHF réside dans la coordination des associations membres pour leur permettre de partager leurs expériences sur des dossiers communs. Le Collectif entretient des relations de partenariat avec plusieurs associations haïtiennes, dont le Groupe Médialternatif.
Des associations membres de la région Rhône-Alpes, par exemple, prévoient, pour l’année 2009, de focaliser leur attention sur la valorisation, la commercialisation de l’artisanat dont le fer découpé, des produits alimentaires exportables, la confiture et les fruits séchés afin d’opérer une dynamique d’économie solidaire avec les producteurs locaux.
« En Europe, les gens acceptent de payer un peu plus cher ce genre de produit car ils savent que l’argent servira à une population qui n’a pas été exploitée », souligne Vermande. Reste à faire correspondre ces produits à l’éthique d’hygiène conforme aux normes signées par les pays de l’Union Européenne.
Ce projet doit permettre au pays de fixer ses propres prix d’exportation et « la suppression des intermédiaires garantira un prix d’achat supérieur au court mondial ».
En 2008, l’exposition d’Esclave au Paradis et la diffusion du film Haïti Chérie ont été l’occasion pour le CHF d’organiser des conférences-débats qui ont reçu un bel accueil du public français. « Les Dominicains étaient furieux après l’exposition. Ils sont venus à Paris pour demander son interdiction, puis au Canada et aux USA pour les mêmes raisons », souligne le président du CHF.
Membre du réseau Ass’humanitaire où le CHF assume un rôle de secrétariat, le collectif est intervenu au niveau de l’Union Européenne pour empêcher la signature des contrats économiques avec la République Dominicaine, accusée de ne pas respecter les droits de l’homme à l’égard des migrants haïtiens.
La deuxième rencontre nationale qui s’est déroulée les 18 et 19 octobre derniers dans la Région Rhône-Alpes, a été l’occasion pour les individus et associations membres du CHF de réfléchir en ateliers sur la question « Quelle solidarité entre Haïti et la France ? ».
A cette occasion, des outils de communication ont été mis en place pour effectuer un travail de veille et de suivi dans l’évolution des différentes thématiques et projets. [mv gp apr 26/01/2009 12:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8033
HRV commente : Pour reprendre une belle phrase bien de chez nous, natif-natale : « gwo non kap touye ti chen ».
Haïti Recto verso a participé aux dernières rencontres franco-haïtiennes. Plusieurs sujets d’intérêt ont été débattus. Il faut admettre qu’il n’a jamais été question de faire connaître Haïti aux français sinon d’évaluer l’action des associations en Haïti.
Il y a eu quelques sujets très intéressants car il y a aujourd’hui de vrais spécialistes de l’humanitaire et de la solidarité internationale. C’est comme pour les critiques d’art, il ya un lexique à apprendre et à savoir utiliser.
Tandis que les organisateurs de ces rencontres s’époumonent à trouver des solutions aux problèmes rencontrés en Haïti, les membres des associations préfèrent exhiber avec une certaine fierté la configuration de leurs activités avec les pauvres, les démunis, les laissés pour contre. Il faut dire que cette satisfaction de pouvoir aider les autres, cache une certaine perversité et voire une perversion de l’action humanitaire qui par définition devrait s’inscrire dans un contexte beaucoup plus humble.
Quand vous participez ou vous assister à ces rencontres assurez-vous d’avoir à portée demain les flyers avec quelques visages de petits haïtiens affamés. Car après le bonjour, la question qui ne rate pas c’est que faites vous en Haïti ? La meilleure réponse pour démontrer que l’on ne vient pas à une expo-misère c’est de dire en Haïti je ne fais rien !
On peut aussi noter des prises de position souvent incongrues au niveau des organisateurs de ces rencontres. Bon souvent tout le monde reste sensible au show off. Ce n’est pas le président de la PAFHA qui va nous dire le contraire. Déjà il aura un pincement au cœur en se rendant compte que sa plateforme d’association n’est jamais mentionnée par les journalistes de Alter presse.
S’il est évident que la problématique des migrants haïtiens représente une vraie préoccupation au sein du CHF, le statut de migrant semble trop souvent s’attribuer aux haïtiens travaillant dans les bateys. Ceux qui subissent des affronts à caractères carrément xénophobe et inhumains dans les Antilles françaises ne rentrent pas dans leur définition. Un membre influent du CA du CHF a demandé d’inclure la situation des haïtiens de la Guyane dans l’agenda des activités et il a reçu comme une gifle un refus catégorique.
Donc, si on doit remercier l’effort des membres du CHF il ne faut pas non plus exagérer les choses…Il nous faut beaucoup plus et mieux que cela !
P-au-P., 26 janv. 09 [AlterPresse] --- La plateforme associative Collectif Haïti de France (CHF) prône une meilleure connaissance d’Haïti par les Francais, selon son président, Paul Vermande, qui vient de terminer une visite en Haïti.
Près de 90% de la population française ne connaît rien d’Haïti, ni de l’histoire commune qui existe entre ces deux pays, soutient Vermande lors d’une conférence prononcée la semaine dernière à Port-au-Prince.
« Nous demandons qu’il y ait, dans les livres d’histoire, des chapitres consacrés à l’esclavagisme, à l’indépendance d’Haïti et tous les problèmes qui en ont découlé, dont la dette », explique Vermande.
Le CHF entreprend un travail de sensibilisation en France sur la question haïtienne et a décidé d’accorder, cette année, une attention particulière à la question de la sécurité alimentaire en Haïti. Une campagne de lobbying est lancée sur le sujet auprès de l’Union Européenne.
L’un des objectifs du CHF réside dans la coordination des associations membres pour leur permettre de partager leurs expériences sur des dossiers communs. Le Collectif entretient des relations de partenariat avec plusieurs associations haïtiennes, dont le Groupe Médialternatif.
Des associations membres de la région Rhône-Alpes, par exemple, prévoient, pour l’année 2009, de focaliser leur attention sur la valorisation, la commercialisation de l’artisanat dont le fer découpé, des produits alimentaires exportables, la confiture et les fruits séchés afin d’opérer une dynamique d’économie solidaire avec les producteurs locaux.
« En Europe, les gens acceptent de payer un peu plus cher ce genre de produit car ils savent que l’argent servira à une population qui n’a pas été exploitée », souligne Vermande. Reste à faire correspondre ces produits à l’éthique d’hygiène conforme aux normes signées par les pays de l’Union Européenne.
Ce projet doit permettre au pays de fixer ses propres prix d’exportation et « la suppression des intermédiaires garantira un prix d’achat supérieur au court mondial ».
En 2008, l’exposition d’Esclave au Paradis et la diffusion du film Haïti Chérie ont été l’occasion pour le CHF d’organiser des conférences-débats qui ont reçu un bel accueil du public français. « Les Dominicains étaient furieux après l’exposition. Ils sont venus à Paris pour demander son interdiction, puis au Canada et aux USA pour les mêmes raisons », souligne le président du CHF.
Membre du réseau Ass’humanitaire où le CHF assume un rôle de secrétariat, le collectif est intervenu au niveau de l’Union Européenne pour empêcher la signature des contrats économiques avec la République Dominicaine, accusée de ne pas respecter les droits de l’homme à l’égard des migrants haïtiens.
La deuxième rencontre nationale qui s’est déroulée les 18 et 19 octobre derniers dans la Région Rhône-Alpes, a été l’occasion pour les individus et associations membres du CHF de réfléchir en ateliers sur la question « Quelle solidarité entre Haïti et la France ? ».
A cette occasion, des outils de communication ont été mis en place pour effectuer un travail de veille et de suivi dans l’évolution des différentes thématiques et projets. [mv gp apr 26/01/2009 12:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8033
HRV commente : Pour reprendre une belle phrase bien de chez nous, natif-natale : « gwo non kap touye ti chen ».
Haïti Recto verso a participé aux dernières rencontres franco-haïtiennes. Plusieurs sujets d’intérêt ont été débattus. Il faut admettre qu’il n’a jamais été question de faire connaître Haïti aux français sinon d’évaluer l’action des associations en Haïti.
Il y a eu quelques sujets très intéressants car il y a aujourd’hui de vrais spécialistes de l’humanitaire et de la solidarité internationale. C’est comme pour les critiques d’art, il ya un lexique à apprendre et à savoir utiliser.
Tandis que les organisateurs de ces rencontres s’époumonent à trouver des solutions aux problèmes rencontrés en Haïti, les membres des associations préfèrent exhiber avec une certaine fierté la configuration de leurs activités avec les pauvres, les démunis, les laissés pour contre. Il faut dire que cette satisfaction de pouvoir aider les autres, cache une certaine perversité et voire une perversion de l’action humanitaire qui par définition devrait s’inscrire dans un contexte beaucoup plus humble.
Quand vous participez ou vous assister à ces rencontres assurez-vous d’avoir à portée demain les flyers avec quelques visages de petits haïtiens affamés. Car après le bonjour, la question qui ne rate pas c’est que faites vous en Haïti ? La meilleure réponse pour démontrer que l’on ne vient pas à une expo-misère c’est de dire en Haïti je ne fais rien !
On peut aussi noter des prises de position souvent incongrues au niveau des organisateurs de ces rencontres. Bon souvent tout le monde reste sensible au show off. Ce n’est pas le président de la PAFHA qui va nous dire le contraire. Déjà il aura un pincement au cœur en se rendant compte que sa plateforme d’association n’est jamais mentionnée par les journalistes de Alter presse.
S’il est évident que la problématique des migrants haïtiens représente une vraie préoccupation au sein du CHF, le statut de migrant semble trop souvent s’attribuer aux haïtiens travaillant dans les bateys. Ceux qui subissent des affronts à caractères carrément xénophobe et inhumains dans les Antilles françaises ne rentrent pas dans leur définition. Un membre influent du CA du CHF a demandé d’inclure la situation des haïtiens de la Guyane dans l’agenda des activités et il a reçu comme une gifle un refus catégorique.
Donc, si on doit remercier l’effort des membres du CHF il ne faut pas non plus exagérer les choses…Il nous faut beaucoup plus et mieux que cela !
dimanche 25 janvier 2009
Elections : Divisions profondes au sein de Fanmi Lavalas
Deux listes de candidats en compétition au nom du même parti
samedi 24 janvier 2009, Radio Kiskeya
Le parti Fanmi Lavalas de l’ex-Président Jean-Bertrand Aristide, dont l’unité est depuis un certain temps menacée par de profondes divergences entre factions rivales, faisait face samedi à un sérieux problème de leadership potentiellement préjudiciable à sa participation aux prochaines sénatoriales.
Au lendemain de la clôture de la période de dépôt des candidatures, deux listes étaient en compétition au nom du même parti pour les douze sièges en jeu. Une situation confuse qui a porté le Conseil électoral provisoire à solliciter du ministère de la justice des précisions sur les représentants légitimes de Fanmi Lavalas dûment enregistrés.
Des propositions de candidature divergentes opposaient principalement dans trois départements deux ailes conduites d’un côté par le Sénateur Rudy Hériveaux et le Dr Maryse Narcisse et de l’autre par l’ancien Premier ministre Yvon Neptune, Annette Auguste (Sò Ann) et l’ex-Député Yves Cristallin.
Le premier groupe avalise la candidature de l’ancien maire de Miragoâne, Serge Gaspard dans les Nippes (sud-ouest), de l’ex-directeur de la DCPJ, Schiller Alouidorl dans l’Ouest et de l’ex-Sénateur Louis Gérald Gilles, dans la Grand’Anse. A contrario, le second groupe soutient l’ancien ministre de l’intérieur Jocelerme Privert dans le département des Nippes, de même que l’ex-Député de Pétion-Ville, Phélito Doran, dans l’Ouest et Larousse Pléteau, dans la Grand’Anse.
Le Sénateur de l’Ouest, Rudy Hériveaux, qui se prévaut d’être le représentant de Fanmi Lavalas auprès du CEP, a écrit une lettre ouverte au président de l’institution électorale Frantz Gérard Verret pour lui confirmer les noms des candidats désignés lors des « primaires du parti ». Le parlementaire a aussi fustigé le comportement de certains qui ont choisi leurs alliés dans d’autres familles politiques.
Le premier tour des élections est fixé au 19 avril en vue de renouveler le tiers du Sénat. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5624
HRV commente :
Rien de rassurant que de voir le spectre du sinistre que présage l’arrivée de ces gens et de ce groupe.
samedi 24 janvier 2009, Radio Kiskeya
Le parti Fanmi Lavalas de l’ex-Président Jean-Bertrand Aristide, dont l’unité est depuis un certain temps menacée par de profondes divergences entre factions rivales, faisait face samedi à un sérieux problème de leadership potentiellement préjudiciable à sa participation aux prochaines sénatoriales.
Au lendemain de la clôture de la période de dépôt des candidatures, deux listes étaient en compétition au nom du même parti pour les douze sièges en jeu. Une situation confuse qui a porté le Conseil électoral provisoire à solliciter du ministère de la justice des précisions sur les représentants légitimes de Fanmi Lavalas dûment enregistrés.
Des propositions de candidature divergentes opposaient principalement dans trois départements deux ailes conduites d’un côté par le Sénateur Rudy Hériveaux et le Dr Maryse Narcisse et de l’autre par l’ancien Premier ministre Yvon Neptune, Annette Auguste (Sò Ann) et l’ex-Député Yves Cristallin.
Le premier groupe avalise la candidature de l’ancien maire de Miragoâne, Serge Gaspard dans les Nippes (sud-ouest), de l’ex-directeur de la DCPJ, Schiller Alouidorl dans l’Ouest et de l’ex-Sénateur Louis Gérald Gilles, dans la Grand’Anse. A contrario, le second groupe soutient l’ancien ministre de l’intérieur Jocelerme Privert dans le département des Nippes, de même que l’ex-Député de Pétion-Ville, Phélito Doran, dans l’Ouest et Larousse Pléteau, dans la Grand’Anse.
Le Sénateur de l’Ouest, Rudy Hériveaux, qui se prévaut d’être le représentant de Fanmi Lavalas auprès du CEP, a écrit une lettre ouverte au président de l’institution électorale Frantz Gérard Verret pour lui confirmer les noms des candidats désignés lors des « primaires du parti ». Le parlementaire a aussi fustigé le comportement de certains qui ont choisi leurs alliés dans d’autres familles politiques.
Le premier tour des élections est fixé au 19 avril en vue de renouveler le tiers du Sénat. spp/Radio Kiskeya
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HRV commente :
Rien de rassurant que de voir le spectre du sinistre que présage l’arrivée de ces gens et de ce groupe.
Assassinat de Ricardo Ortega : Madrid n’entend pas lâcher prise
Le gouvernement espagnol vient de déclassifier un document crucial pour l’enquête sur la mort du journaliste espagnol, en 2004 à Port-au-Prince
samedi 24 janvier 2009, Radio Kiskeya
Le gouvernement espagnol de José Luis Rodrìguez Zapatero a annoncé samedi son intention de ne ménager aucun effort en vue de faire le jour sur la mort par balle du journaliste de la télévision espagnole Antena 3, Ricardo Ortega, le 7 mars 2004 à Port-au-Prince, rapporte EFE.
Dans cette optique, le conseil des ministres a ordonné la déclassification d’un document du centre national d’intelligence (CNI) pour répondre à une requête de l’Audience Nationale, la plus haute instance judiciaire espagnole. Le 24 novembre dernier, le juge Eloy Velasco avait sollicité ce document jugé indispensable dans le cadre du processus judiciaire engagé sur le cas Ortega.
Il s’agit d’une note informative datée du 16 septembre 2005 contenant le rapport de toutes les enquêtes menées sur la mort du confrère espagnol au cours d’une fusillade qui avait éclaté dans la capitale haïtienne.
« La justice et le gouvernement espagnols doivent être aux côtés de Ricardo Ortega », a déclaré la vice-présidente du gouvernement social-démocrate, Marìa Teresa Fernàndez De la Vega, rappelant que le journalisme représentait l’un des fondamentaux de la démocratie et de la liberté.
En plein reportage, l’envoyé spécial d’Antena 3 avait reçu deux balles au thorax et à l’abdomen. Il couvrait dans les parages du Palais National (siège de la Présidence) une manifestation colossale de plusieurs dizaines de milliers de personnes qui célébraient la chute de Jean-Bertrand Aristide, le 29 février 2004. Cette disparition brutale a été attribuée aussi bien à des partisans armés de l’ex-Président Lavalas qu’à des militaires américains membres de la force multinationale qui était intervenue en Haïti au lendemain du départ précipité du régime Lavalas.
Outre Ricardo Ortega, six autres personnes avaient été tuées et plusieurs autres blessées lors de ces graves incidents qui n’ont toujours pas été élucidés cinq ans après. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5623
samedi 24 janvier 2009, Radio Kiskeya
Le gouvernement espagnol de José Luis Rodrìguez Zapatero a annoncé samedi son intention de ne ménager aucun effort en vue de faire le jour sur la mort par balle du journaliste de la télévision espagnole Antena 3, Ricardo Ortega, le 7 mars 2004 à Port-au-Prince, rapporte EFE.
Dans cette optique, le conseil des ministres a ordonné la déclassification d’un document du centre national d’intelligence (CNI) pour répondre à une requête de l’Audience Nationale, la plus haute instance judiciaire espagnole. Le 24 novembre dernier, le juge Eloy Velasco avait sollicité ce document jugé indispensable dans le cadre du processus judiciaire engagé sur le cas Ortega.
Il s’agit d’une note informative datée du 16 septembre 2005 contenant le rapport de toutes les enquêtes menées sur la mort du confrère espagnol au cours d’une fusillade qui avait éclaté dans la capitale haïtienne.
« La justice et le gouvernement espagnols doivent être aux côtés de Ricardo Ortega », a déclaré la vice-présidente du gouvernement social-démocrate, Marìa Teresa Fernàndez De la Vega, rappelant que le journalisme représentait l’un des fondamentaux de la démocratie et de la liberté.
En plein reportage, l’envoyé spécial d’Antena 3 avait reçu deux balles au thorax et à l’abdomen. Il couvrait dans les parages du Palais National (siège de la Présidence) une manifestation colossale de plusieurs dizaines de milliers de personnes qui célébraient la chute de Jean-Bertrand Aristide, le 29 février 2004. Cette disparition brutale a été attribuée aussi bien à des partisans armés de l’ex-Président Lavalas qu’à des militaires américains membres de la force multinationale qui était intervenue en Haïti au lendemain du départ précipité du régime Lavalas.
Outre Ricardo Ortega, six autres personnes avaient été tuées et plusieurs autres blessées lors de ces graves incidents qui n’ont toujours pas été élucidés cinq ans après. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5623
Signature de l’accord de financement des élections avec les bailleurs de fonds internationaux
20 millions de dollars, dont 5.5 millions de contrepartie haïtienne
samedi 24 janvier 2009, Radio Kiskeya
Un protocole d’accord a été signé vendredi à Port-au-Prince entre le gouvernement, le Conseil Electoral Provisoire (CEP) et les bailleurs de fonds internationaux pour le financement des élections du 19 avril à hauteur de 20 millions de dollars, dont 5 millions 500 mille de contrepartie haïtienne.
La gestion effective des fonds est à la charge du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). La part la plus importante du fonds, soit 12 millions, est apportée par cet organisme. Les autres contributeurs sont le Canada, les Etats-Unis, l’Union Européenne et le Brésil.
En visite de courtoisie à la Chambre basse vendredi matin, l’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Janet Ann Sanderson, a évalué à 3.8 millions de dollars la contribution de son pays aux prochaines élections en Haïti.
Elle en a profité pour exprimer sa préoccupation par rapport au brûlant dossier de la drogue de Port-de-Paix (Nord-Ouest), renouvelant l’appui des Etats-Unis à la lutte contre le trafic illicite de la drogue en Haïti. Mme Sanderson a souhaité que la justice du pays sévisse contre les personnes impliquées dans le pillage des fonds découverts en novembre dernier à Port-de-Paix au domicile de l’oncle du trafiquant de drogue Alain Désir, incarcéré aux Etats-Unis.
Le nouveau président de la Chambre basse, Louis-Jeune Levaillant, informe avoir sollicité de la diplomate l’appui du gouvernement américain à une éventuelle audition du trafiquant de drogue Alain Désir par une délégation de parlementaires haïtiens.
Mme Sanderson n’aurait donné aucune garantie que son gouvernement puisse faciliter une telle démarche. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5622
HRV commente :
Ay !!! Comme ça fait mal ces 20.000.000 de dollars ! Les amis d’Haïti tiennent absolument à nous aider à construire notre démocratie. Une démocratie sur la crasse …Mais démocratie quand même…Une démocratie sur des décombres certes, mais démocratie quand même.
Quand on pense que ces élections risquent de favoriser le retour au sénat les chefs de file du parti lavalas dont le président élu a été éjecté par la main des bailleurs de fonds, on comprend que l’on ne peut pas comprendre sans être initié, les entrailles de cette politique de haut vol qui se joue chez nous pendant que nos citoyens vivotent en bouffant des galettes de boue.
Nous espérons être encore en vie pour savourer les fruits de cette démocratie prête-à- porter
samedi 24 janvier 2009, Radio Kiskeya
Un protocole d’accord a été signé vendredi à Port-au-Prince entre le gouvernement, le Conseil Electoral Provisoire (CEP) et les bailleurs de fonds internationaux pour le financement des élections du 19 avril à hauteur de 20 millions de dollars, dont 5 millions 500 mille de contrepartie haïtienne.
La gestion effective des fonds est à la charge du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). La part la plus importante du fonds, soit 12 millions, est apportée par cet organisme. Les autres contributeurs sont le Canada, les Etats-Unis, l’Union Européenne et le Brésil.
En visite de courtoisie à la Chambre basse vendredi matin, l’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Janet Ann Sanderson, a évalué à 3.8 millions de dollars la contribution de son pays aux prochaines élections en Haïti.
Elle en a profité pour exprimer sa préoccupation par rapport au brûlant dossier de la drogue de Port-de-Paix (Nord-Ouest), renouvelant l’appui des Etats-Unis à la lutte contre le trafic illicite de la drogue en Haïti. Mme Sanderson a souhaité que la justice du pays sévisse contre les personnes impliquées dans le pillage des fonds découverts en novembre dernier à Port-de-Paix au domicile de l’oncle du trafiquant de drogue Alain Désir, incarcéré aux Etats-Unis.
Le nouveau président de la Chambre basse, Louis-Jeune Levaillant, informe avoir sollicité de la diplomate l’appui du gouvernement américain à une éventuelle audition du trafiquant de drogue Alain Désir par une délégation de parlementaires haïtiens.
Mme Sanderson n’aurait donné aucune garantie que son gouvernement puisse faciliter une telle démarche. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5622
HRV commente :
Ay !!! Comme ça fait mal ces 20.000.000 de dollars ! Les amis d’Haïti tiennent absolument à nous aider à construire notre démocratie. Une démocratie sur la crasse …Mais démocratie quand même…Une démocratie sur des décombres certes, mais démocratie quand même.
Quand on pense que ces élections risquent de favoriser le retour au sénat les chefs de file du parti lavalas dont le président élu a été éjecté par la main des bailleurs de fonds, on comprend que l’on ne peut pas comprendre sans être initié, les entrailles de cette politique de haut vol qui se joue chez nous pendant que nos citoyens vivotent en bouffant des galettes de boue.
Nous espérons être encore en vie pour savourer les fruits de cette démocratie prête-à- porter
Décès du commissaire Jean-Raymond Philippe : son épouse conteste la thèse du suicide
Au bord de la désolation, Jeannette Désir Philippe réclame la dépouille de son mari décédé mystérieusement
vendredi 23 janvier 2009, Radio Kiskeya
Jeannette Désir Philippe, épouse du directeur départemental adjoint de la police du Nord-Ouest, Jean-Raymond Philippe, a écarté vendredi la thèse d’un éventuel suicide de son mari, décédé de façon mystérieuse alors qu’il devait être interrogé sur le scandale des narcodollars de Port-de-Paix.
Dans une interview exclusive à Radio Kiskeya, Mme Philippe, qui se trouvait au parquet de Port-au-Prince, a fait peu de cas des informations selon lesquelles le commissaire de police se serait tué en absorbant de l’acide sulfurique destiné à la recharge de batteries. Aucune preuve ne peut étayer cet argument, a-t-elle répété. Avouant son désespoir, la veuve a indiqué que dans sa dernière conversation avec Jean-Raymond Philippe, quelques heures avant sa mort, le 12 janvier dernier, rien ne laissait présager ce scénario-catastrophe. Mais, le défunt ne cachait pas son étonnement de voir les autorités le placer sous investigation judiciaire dans le cadre de l’enquête ouverte sur le pillage présumé de narcodollars lors d’une perquisition chez l’oncle d’Alain Désir.
Lors d’un deuxième appel téléphonique effectué dans la même journée, Jeannette Désir Philippe n’avait pu parler à l’officier de police qui ne répondait que par des gémissements continus. Une autre personne qui s’était saisie du combiné avait obstinément refusé de s’identifier, a raconté l’épouse, désabusée.
La dame a aussi qualifié d’inexplicable l’état déplorable dans lequel se trouvaient les vêtements que portait son mari lorsque son décès a été constaté. Littéralement dévorés, un pantalon court et un t-shirt semblaient avoir été également la proie de l’acide sulfurique.
La veuve, qui s’est établie depuis plusieurs années aux Etats-Unis, souhaite pouvoir connaître les vraies causes de cette mort mystérieuse, mais, pour l’heure sa priorité est la récupération du corps retenu pour une analyse toxicologique qui n’a toujours pas été réalisée. Jeannette Désir Philippe espère, par ailleurs, pouvoir compter sur l’aide des autorités après la disparition brutale du commissaire qui la laisse avec cinq orphelins sur les bras.
Elle rappelle enfin que son époux, avec qui elle vivait depuis 22 ans, était un homme modeste et honnête qui a consacré 31 ans au service de son pays, au sein des Forces Armées d’Haïti, puis de la Police Nationale.
Présent au moment où la dame exprimait à la fois sa peine profonde et son désarroi, le chef du parquet de Port-au-Prince, Me Joseph Manès Louis, n’a pipé mot sur l’évolution de l’enquête.
Les autorités peinent à faire la lumière sur ce dossier comme sur celui du pillage du 12 novembre dernier chez Marc Frédéric, oncle du présumé trafiquant de drogue Alain Désir, emprisonné aux Etats-Unis. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5621
vendredi 23 janvier 2009, Radio Kiskeya
Jeannette Désir Philippe, épouse du directeur départemental adjoint de la police du Nord-Ouest, Jean-Raymond Philippe, a écarté vendredi la thèse d’un éventuel suicide de son mari, décédé de façon mystérieuse alors qu’il devait être interrogé sur le scandale des narcodollars de Port-de-Paix.
Dans une interview exclusive à Radio Kiskeya, Mme Philippe, qui se trouvait au parquet de Port-au-Prince, a fait peu de cas des informations selon lesquelles le commissaire de police se serait tué en absorbant de l’acide sulfurique destiné à la recharge de batteries. Aucune preuve ne peut étayer cet argument, a-t-elle répété. Avouant son désespoir, la veuve a indiqué que dans sa dernière conversation avec Jean-Raymond Philippe, quelques heures avant sa mort, le 12 janvier dernier, rien ne laissait présager ce scénario-catastrophe. Mais, le défunt ne cachait pas son étonnement de voir les autorités le placer sous investigation judiciaire dans le cadre de l’enquête ouverte sur le pillage présumé de narcodollars lors d’une perquisition chez l’oncle d’Alain Désir.
Lors d’un deuxième appel téléphonique effectué dans la même journée, Jeannette Désir Philippe n’avait pu parler à l’officier de police qui ne répondait que par des gémissements continus. Une autre personne qui s’était saisie du combiné avait obstinément refusé de s’identifier, a raconté l’épouse, désabusée.
La dame a aussi qualifié d’inexplicable l’état déplorable dans lequel se trouvaient les vêtements que portait son mari lorsque son décès a été constaté. Littéralement dévorés, un pantalon court et un t-shirt semblaient avoir été également la proie de l’acide sulfurique.
La veuve, qui s’est établie depuis plusieurs années aux Etats-Unis, souhaite pouvoir connaître les vraies causes de cette mort mystérieuse, mais, pour l’heure sa priorité est la récupération du corps retenu pour une analyse toxicologique qui n’a toujours pas été réalisée. Jeannette Désir Philippe espère, par ailleurs, pouvoir compter sur l’aide des autorités après la disparition brutale du commissaire qui la laisse avec cinq orphelins sur les bras.
Elle rappelle enfin que son époux, avec qui elle vivait depuis 22 ans, était un homme modeste et honnête qui a consacré 31 ans au service de son pays, au sein des Forces Armées d’Haïti, puis de la Police Nationale.
Présent au moment où la dame exprimait à la fois sa peine profonde et son désarroi, le chef du parquet de Port-au-Prince, Me Joseph Manès Louis, n’a pipé mot sur l’évolution de l’enquête.
Les autorités peinent à faire la lumière sur ce dossier comme sur celui du pillage du 12 novembre dernier chez Marc Frédéric, oncle du présumé trafiquant de drogue Alain Désir, emprisonné aux Etats-Unis. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5621
Les registres de personnel sont camouflés pour pouvoir embaucher des haïtiens.
Une étude réalisée au niveau de 60 constructions a révélé que seulement une minorité dispose des données complètes.Auteur : Aleida Plasencia (a.plasencia@hoy.com.do)
Un grand nombre d’entreprises cachent leurs vrais registres de personnel dans le but de violer les lois du travail et de migration en embauchant des étrangers, surtout des haïtiens, au-delà des limites acceptées par la loi.
Ceci a été dénoncé séparément par le président du Conseil National de l’Unité syndicale (CNSU) Rafael Abreu, et le député Pelegrin Castillo. Ils ont déclaré que la pratique qui consiste à dissimuler les vraies fiches de paie s’observe principalement dans le secteur de la construction privé et publique.
Castillo et Abreu ont réagi à une déclaration faite par le secrétaire d’état du travail, Max Puig, qui a promis avant-hier de faire tout ce qui est possible pour pousser les patrons à respecter les lois qui limitent à 20% la main d’œuvre étrangère dans le pays.
Le président du Conseil National de l’Unité syndicale (CNSU) Rafael Abreu, et le député Pelegrin Castillo ont exprimé leur inquiétude face à la violation de la loi du travail et du service de Migration de la part de nombreuses entreprises locales.
Ils ont déclaré que ces entreprises embauchent une proportion élevée de travailleurs étrangers et présentent à la secrétairerie du travail des registres comportant des données partielles qui cachent une partie du personnel.
Abreu et Castillo, à travers des déclarations produites séparément, ont coïncidé sur le fait que cette situation se produit principalement dans le secteur de la construction privé comme public.
Ils ont exhorté la Direction de Migration e t la Secrétairerie du Travail d’œuvrer d’un commun accord pour superviser et détecter les irrégularités qui seraient entrain de se produire.
Abreu et Castillo ont fiat référence au sujet quand ils ont été questionnés par ce journal à propos d’une information publiée dans son édition de samedi dans laquelle le Secrétaire d’état du travail, Docteur Max Puig, annonce vouloir faire tout ce qui est possible pour que les entreprises respectent les dispositions du code du travail, et que la participation de la main d’œuvre étrangère ne dépasse par le 20% du personnel.Pelegrin Castillo et Rafael Abreu ont aussi coïncidé sur la recommandation de revaloriser les tarifs des travailleurs des secteurs ou abondent les étrangers de façon à intéresser les nationaux à faire des incursions dans des activités comme la construction et le travail des champs.
Ils se sont montrés aussi favorables à l’amélioration des conditions de travail dans le secteur de la construction ou la grande majorité des travailleurs haïtiens dorment à même les constructions dans des situations peu dignes d’êtres humains.
Ils affirment que ceux-ci finissent de travailler le jour et dans la nuit ils travaillent comme vigiles.
Abreu estime que près de 50% des travailleurs des champs est de nationalité haïtienne et 48% des ouvriers de la Construction sont des étrangers aussi. Ila estimé aussi que dans le secteur du tourisme la participation de travailleurs étrangers est de 10% environ
http://www.hoy.com.do/el-pais/2009/1/25/264123/Ocultannominas-para-emplear-haitianos
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