Google

dimanche 16 septembre 2007

La Tortue, une île oubliée


Le visiteur qui veut se rendre à l'lle de La Tortue a le choix : soit en bateau marchand soit en avion quand les deux petites pistes d'atterrissage situées à Pointe Ouest et Haut Palmiste sont en état de fonctionnement. Il existe une troisième possibilité, c'est le « fly boat » ou « fast boat », une chaloupe à moteur. Si les voiliers mettent plus d'une demi-heure pour effectuer la traversée Port-de-Paix - lle de La Tortue, le « fly boat » permet au voyageur pressé de se rendre sur l'île en moins de 20 minutes.
Malheureusement,les ports des différents villages de l'lle de La Tortue ne disposent pas d'un quai permettant aux bateaux d'accoster ; le transport des passagers jusqu'à la terre ferme s'effectue encore, en 2007, à dos d'homme !...
Une population participative
A Pointe Oiseau, le touriste, une fois débarqué, constate rapidement l'absence de l'Etat : aucune infrastructure, aucune présence policière sinon un hôtel « Princess Corporation », quasiment vide, dont le nom a été probablement emprunté par le propriétaire, suite à une visite aux Bahamas où se trouve un grand hôtel du même nom. La seule infrastructure qui existe est un pont construit sur la côte, reliant la route au port. Pointe Oiseau est électrifié, mais attention ! c'est grâce à la cotisation et à l'entente entre les habitants qui se partagent l'énergie fournie à partir des génératrices. D'ailleurs, le soir, on a même l'impression qu'il existe plus de maisons électrifiées sur l'île qu'à Port-de-Paix, la ville d'en face où l'EDH est pratiquement inexistante depuis belle lurette.
Pour visiter l'île où circulent environ une cinquantaine de camions et véhicules tout-terrains, le touriste peut solliciter les services de « Princess Hotel » qui peut mettre un chauffeur à sa disposition, moyennant une généreuse gratification pour ce dernier. La route, construite par la population, est étroite et elle est en terre battue. Certaines pentes sont tellement abruptes qu'on s'interroge sur la praticabilité de cette route par temps de pluie...Sur toute la route, le visiteur s'étonne de remarquer de superbes constructions sur le flanc des mornes et qui appartiennent vraisemblablement à des « diasporas » ayant vécu à Turks and Caicos, Providentiales, Bahamas ou à d'anciens boat people s'étant réfugiés en Floride. L'énergie électrique et l'eau courante y sont présentes, et des antennes paraboliques surplombent parfois les toits de ces résidences privées.
A l'attente d'un projet de développement touristique
Deux stations de radios fonctionnent à l'lle de La Tortue. La 4VET (Voix Evangélique de La Tortue) émet sur le 93.1 FM et relie la plupart des émissions de la 4VEH basée au Cap-Haïtien. Le directeur de cette petite station est très accueillant et s'estime heureux d'offrir un tour aux visiteurs. Cette station de 500 watts, en raison de sa position dans les hauteurs de « Pagne », arrive à couvrir une très grande partie de l'île et de ses environs.Il est 10 heures du matin ; au micro, trois adolescents animent une émission du type vacances-variétés pour les jeunes. Le pus âgé est muni d'un ordinateur portable (Laptop) et, avec une diction trébuchante, il lit en français un article se rapportant à la santé. Il est visiblement intimidé par la présence des étrangers.

A l'lle de La Tortue, les habitants sont accueillants, mais ils laissent l'impression de vivre quotidiennement en attente d'une bonne nouvelle ou d'un projet d'envergure pour leur territoire. Conversant avec une citoyenne américaine de passage, l'un des jeunes n'hésite pas à l'interroger : « Etes-vous venue sur l'île pour envisager un projet de développement touristique pour nous ? » Témoin de la scène, on pense tout de suite aux multiples possibilités qu'offre cette île si seulement les Haïtiens étaient plus réalistes !... Imaginez un instant cette île habitée par des Québécois ou des Allemands... De nombreux projets similaires existent dans le monde. Pourrait-on s'empêcher de rêver de Ressorts, de Marinas, de terrains de golf, de bateaux de croisière, d'aéroport international, de chaînes d'hôtels dans ce magnifique endroit situé à 1 heure et demi seulement de Miami ?... Devrait-on prouver l'apport économique auquel, à elle seule, cette île pourrait contribuer, pour le développement d'Haïti ?...Pourvue d'un beau paysage assez boisé, de belles plages sablonneuses mais désertes, d'eau potable en provenance de sources naturelles, et d'une agréable température, l'lle de La Tortue est donc un véritable cadeau du ciel et de la nature mais, c'est un vrai gaspillage, un paradis inexploité.

Palmiste, le point central de l'Ile de La Tortue
Situé au coeur de l'lle de La Tortue, Palmiste est considéré comme le village le plus développé de la région. Y siègent un Commissariat de Police (avec seulement 6 policiers), une église catholique, au moins un temple protestant, trois cybercafés, une station de radio communautaire (Tortue FM émettant depuis Haut-Palmiste sur le 93.1). Le Collège Saint-Miguel des Frères des Ecoles Chrétiennes (FEC), a été fondé en 1985. Il est fréquenté par un effectif de 279 élèves. C'est d'ailleurs la principale école secondaire de l'île. Le nouveau directeur de cet établissement scolaire, le jeune Frère Marc-Antoine Fleurisca, est fier d'indiquer aux visiteurs que « son institution est la meilleure de l'île et qu'on ne fait pas de cadeau à ceux qui la fréquentent, car on y dispense une éducation de qualité ». A noter que, sur le même campus, est logée l'Ecole Notre-Dame des Palmistes, également la plus importante école primaire de l'île, avec un effectif de 850 écoliers.
Disposant d'une vue superbe de Port-de-Paix et de toute la côte Nord-Ouest (décrite par certains comme étant « la pus belle vue de la terre d'Haïti », en particulier de la zone qui va du Cap-Haïtien à Jean-Rabel), la Téléco utilise le toit de la résidence des religieux pour installer ses équipements de communication. Cette position est stratégique, puisqu'elle est située en face du sommet du Haut Piton. Cependant, à part les téléphones cellulaires accessibles à certains endroits de l'île, la Téléco n'offre aucun service à domicile, et, depuis un an et demi, leur système téléphonique public est en dysfonctionnement.
Une absence remarquable de l'EtatEn raison de l'absence de l'Etat, les véhicules circulent sur l'île sans aucune plaque d'immatriculation ; qui pis est, certains utilisent des plaques enregistrées aux Bahamas, leur pays d'importation !...En dépit de la pauvreté apparente de l'île, le visiteur se rend rapidement à l'évidence de la richesse de certains habitants dont bon nombre possèdent des bateaux commerciaux reliant la Floride à Port-de-Paix. Un particulier a même entrepris la construction d'un mini-stade de sport avec ses propres ressources financières, et l'appui de la population locale.
Une association dynamique des habitants de cette région insulaire et un regroupement des enfants de l'lle de La Tortue vivant à l'étranger favoriseraient une prise de conscience ou un réveil des esprits en ce qui a trait à la situation déplorable de ce territoire. Ce regroupement pourrait prendre en main la destinée de l'île, sinon exercer des pressions sur l'Etat central qui, jusqu'ici, est non seulement inexistant mais s'est montré désintéressé jusqu'à laisser l'impression d'oublier complètement cette île de 180 Km2 où vivent officiellement 28 à 30.000 âmes, mais, 50 à 60.000, selon un notable de la zone, M. Louiston Altès, le directeur de Tortue FM.
Joël Lorquet
Joellorquet@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=48395&PubDate=2007-09-15

Quarante-neuf étudiants présentent leur mémoire de sortie

Du 5 au 14 septembre 2007, ils sont quarante-neuf (49) étudiants à l'Ecole des Sciences Infirmières (ESI) de l'Université Notre-Dame d'Haïti (UNDH) à être évalués pour l'obtention du grade d'infirmiers licenciés. Les sujets s'assemblent mais ne se ressemblent guère. « C'est une exigence académique », indique Marie Concepcia Pamphile, directrice de l'ESI, lors d'un entretien avec le journal.
« Nous sommes la première institution à faire l'exigence d'un travail de mémoire en fin d'études », se félicite la directrice de l'ESI qui en est à son 245e étudiant à être diplomé depuis 2000. Entourée d'assesseurs et de lecteurs critiques, Madame Pamphile se targue d'être à son huitième (8e) promotion.
Infirmière de formation, Marie Concepcia Pamphile a résidé pendant 13 ans en Suisse romande dans le canton du Valais où elle a travaillé comme nurse en ligne. Dans le canton de Vaud, elle a suivi également une formation en SOP. Retournée en Haïti en 1991, elle a été nommée directrice de l'Ecole Nationale des Infirmières. Ancienne Responsable du Service infirmier à l'Académie de Police, elle a rédigé le curriculum de l'Ecole des Sciences Infirmières de l'UNDH.

Après des années de service à l'Hôpital du Canapé-Vert (1974-1977), Madame Pamphile se réjouit que ses étudiants font très belle figure sur le marché du travail, tant en Haïti qu'à l'étranger. « Nous avons un professeur de Méthodologie à plein temps, en l'occurrence Marie Yolande Nazaire qui est professeur de mémoire. En plus, Maxime N. Hervé est professeur de Méthodologie et de statistiques, comme Raoul Baptiste », raconte Madame Pamphile, coiffée à la garçonne et tout aussi heureuse que d'autres cadres de l'UNDH qui sont eux aussi des infirmières, d'avoir aidé les étudiants dans la réalisation de leurs travaux.
Des stages d'études« A l'ESI, c'est l'étudiant qui choisit son assesseur appelé à le guider dans son travail », explique-t-elle avec bonheur, avant d'ajouter que le lecteur critique est sélectionné par la direction en fonction du sujet et de la spécialisation du lecteur critique.
Selon Marie Concepcia Pamphile, la coordonnatrice des études de l'ESI, Maude Timothée, infirmière licenciée et licenciée en Sciences Administratives et Politiques, joue un rôle capital dans l'élaboration et la présentation des mémoires de sortie.
Interrogée sur l'existence ou non de programme de coopération liant l'ESI à d'autres écoles infirmières d'outre-mer, Mme Pamphile a répondu que sa direction travaille d'arrache-pied pour avoir un programme de stages d'études avec des universités étrangères. « Nous n'avons pas de programme de coopération à proprement parler, mais nous évaluons nos curricula avec Berry University de Miami et l'Ecole des Infirmières de la Martinique et de la Guadeloupe », souligne t-elle en mettant l'accent sur les perspectives d'échanges académiques de l'ESI avec la UM University de Miami qui veut envoyer des étudiants en Haïti pour des stages d'études en santé communautaire. Moyennant le rétablissement de la sécurité dans le pays.
« En Haïti, nos étudiants font leurs stages à l'Hôpital Albert Schweitzer (Deschapelle), au Centre de Bienfaisance (Pignon), à l'Hôpital de la Communauté Haïtienne (Frères) » indique Madame Pamphile qui fait remarquer qu'en Europe, aux USA et au Canada, les infirmières licenciées de l'ESI font très belle figure.Un métier complexe et ardu
« Le travail de l'infirmière est très complexe, ardu et souvent mal compris », déclare l'ancienne résidente à la salle de l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti (HUEH) qui croit que dans son champ d'action, l'infirmière doit être pluridisciplinaire. En essayant d'oeuvrer avec le coeur, la compassion, le respect de l'autre et l'amour.
« Malgré ce que pense plus d'un, beaucoup d'infirmières font preuve d'honnêteté et de sens de responsabilité pour le bien-être du patient », estime Mme Pamphile qui se targue d'inculquer ces valeurs aux étudiants de l'ESI.
Consciente du fait que le nursing a toujours été un métier féminin en Haïti, elle dit apprécier que des hommes se l'approprient au fur et à mesure. « Nous leur disons welcome to the club », lance-t-elle avec une toute petite pointe d'ironie en attirant l'attention sur l'étudiant Planteau Ritho qui vient de présenter son mémoire de sortie. Et qui est vu par les 48 étudiantes comme un collègue à part entière.« Nos portes sont ouvertes aux hommes qui veulent choisir ce métier » conclut-elle en se disant vouloir donner l'exemple de la rigueur académique dans l'enseignement des Sciences Infirmières en Haïti.
Robenson Bernard

Robenard@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=48411&PubDate=2007-09-15

Les aéroports : un vrai cauchemar

Qu'il s'agisse de Port-de-Paix, de Hinche, de Jacmel, de Ouanaminthe, du Cap-Haïtien, de Pignon, des Cayes, du Môle St-Nicolas ou de Jérémie, on ne peut que se questionner sur les réseaux du transport aérien. L'état de nos aéroports nous porte à nous interroger sur la mission et la capacité de gestion de certaines institutions comme l'Autorité aéroportuaire Nationale (AAN) et l'Office National de l'Aviation Civile (OFNAC).
Depuis quelques années, le secteur du transport aérien a pris de l'ampleur et de plus en plus d'Haïtiens utilisent l'avion pour leurs déplacements à l'intérieur du pays. Dans certaines régions du pays, les activités des compagnies de transport aérien les ont obligées à augmenter le nombre de leurs vols et même de leurs avions.

Le Nord-Ouest, en particulier, retient l'attention vu l'intensité du trafic entre Port-de-Paix et Port-au-Prince. Pourtant, malgré son importance et son apport économique certain, l'aéroport de Port-de-Paix n'est qu'un vaste bidonville que les compagnies aériennes essaient de gérer aussi bien qu'elles le peuvent. Quand on sait que leur rayon d'action réel est limité à la concession qu'elles exploitent, on se demande ce qu'elles pourraient bien faire pour gérer cet espace où l'anarchie est la règle.Spectacle peut-être normal au début du siècle dernier lorsque les premiers avions touchaient notre sol et que nous décrouvrions les premières machines volantes... mais affligeant un siècle plus tard, un avion qui va atterrir doit, en catastrophe, reprendre de l'altitude parce qu'un cabri ou, pire, un cycliste se trouve sur la piste d'atterrissage.
La piste, toujours en terre battue, est bordée de maisons d'habitation où les gens vaquent tranquillement à leurs occupations quotidiennes sans se soucier du danger que représentent ces avions qui atterrissent les uns après les autres.

Il arrive assez souvent que le premier spectacle qui s'offre au regard au moment de l'atterrissage soit le linge étalé, « blayi » sur les espaces remplis de mauvaises herbes qui bordent la piste.
Il est donc évident, dans ces conditions, que l'Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN) ne garantit en aucune façon la sécurité des pistes d'aviation.
En outre, l'Autorité Aéroportuaire Nationale (A.A.N.) est loin de prouver qu'elle existe ailleurs qu'à Port-au-Prince et, d'une certaine manière, aux Cayes. Responsable de la planification, de la construction et du développement des aéroports civils, elle n'a construit, depuis sa création, en 1980, qu'un seul petit aéroport de tourisme aux Cayes, aéroport qui, d'ailleurs, se révèle déjà inadéquat car lors de sa construction, n'avaient pas été prises en considération les possibilités d'agrandissement tenant compte de l'augmentation de la clientèle et du nombre de compagnies aériennes.
Si, au Cap-Haïtien, des travaux ont été réalisés, il serait difficile et prétentieux de considérer les structures existantes comme celles d'un vrai aéroport. Il n'est, en effet, pas normal d'exposer notre sous-développement à l'intérieur d'un aéroport international. Un parking boueux en temps de pluie. Une aire d'accueil épouvantable. Drôle de façon de développer le tourisme.

Et, pour être tout-à-fait honnête, l'aérogare Guy Malary de Port-au-Prince est une aberration, une preuve du manque de respect des responsables pour les usagers de ces soi-disant aéroports.
Pas le moindre confort, pas de climatisation, une ventilation défaillante, de généreuses coupures d'électricité, un espace qui arrive difficilement à accueillir les passagers qui, très souvent, doivent attendre debout, parfois pendant plus d'une heure, le départ de leur vol, des employés des compagnies aériennes entassés les uns sur les autres. Voilà une présentation complaisante de ce qu'est l'aérogare de Port-au-Prince.
En temps de pluie, le parking se transforme en une porcherie. Et si on arrive à garer son véhicule, on doit jouer à la marelle pour s'en sortir ou pour regagner l'intérieur. Un parking impraticable lorsqu'il pleut, pour un lieu fréquenté par des centaines de visiteurs et de voyageurs. Faites l'expérience un jour. C'est simplement manque de respect envers les usagers.

Si la piste de Jacmel est plus ou moins sécurisée, le bâtiment qui loge les bureaux de l'«aéroport» ainsi que les guichets des lignes aériennes est le fruit d'une mauvaise plaisanterie.
Les choses ne vont pas mieux à Jérémie. Quant au Môle St-Nicolas, il vaut mieux ne pas en parler.

Finalement, c'est à se demander, sans vouloir offenser qui que ce soit, où vont les taxes perçues dans nos « aéroports»?Il serait peut-être intéressant d'avoir l'opinion du ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (M.T.P.T.C.) qui, en tant qu'organisme de tutelle, devrait logiquement savoir ce qui se passe dans nos aéroports.
En Haiti, l'Aviation est représentée par deux Organismes Autonomes- l'Office National de l'Aviation Civile (OFNAC) et l'Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN). Les deux Organismes ont été créés en 1980 et placés sous la responsabilité du Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC)
L'Office National de l'Aviation Civile (OFNAC) est responsable des activités suivantes :

(i) règlementation technique (prévention et sécurité de l'aviation);
(ii) opération des systèmes de navigation aérienne;
(iii) assistance technique pour les accords bilatéraux de transport aérien;
(iv) recherche et secours;
(v) représentation du Gouvernement dans les Organisations Internationales (l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale).
L'Autorité Aéroportuaire Nationale (A.A.N.) est responsable des activités suivantes :

(i) planification, construction et développement des aéroports civils;
(ii) opération et gestion des aéroports civils (y compris la négociation des accords de concession pour les services commerciaux ainsi que les services aéronautiques);
(iii) proposition et fixation des taux et redevances pour les services liés à l'aéroport.
La République d'Haiti a deux aéroports internationaux localisés à Port-au-Prince et au Cap-Haitien. Elle a également d'autres petits aérodromes situés à :
• Port-de-Paix •
Jacmel
• Jérémie

• Cayes
• Gonaïves
• Pignon
• Môle St-Nicolas
• Ile de La Tortue
. Ile de la Gonâve
Patrice-Manuel Lerebours

patricemanuel@yahoo.com
plerebours@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=48412&PubDate=2007-09-15
Commentaires :
Le processus diagnostic va bon train. Les membres de la société civile participent. Les journalistes informent. Tout le monde devient conscient de son rôle.
Il y a tellement de choses à faire et à refaire une fois le bilan dressé que souvent on ressent de l’empressement au sein des autorités locales et de la population en général.
Il faut trouver le juste équilibre entre la mobilisation pour pousser le gouvernement à agir dans le bon sens et reconnaître les limites de ce qui est réalisable dans une idée de hiérarchie cohérente des priorités.

vendredi 14 septembre 2007

Bernard Kouchner et Jorge Taiana évoqueront la situation en Haïti vendredi à Paris

Avant la rencontre des deux ministres des affaires étrangères, la France rend hommage à l’Argentine pour son action au sein de la MINUSTAH
jeudi 13 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Les chefs de la diplomatie française, Bernard Kouchner et argentine, Jorge Taiana discuteront de l’évolution de la situation en Haïti, lors d’une rencontre prévue vendredi au Quai d’Orsay, siège de la chancellerie française.
Selon un communiqué rendu public jeudi à Paris sur la visite de travail de M. Taiana, outre les relations bilatérales et le Sommet Union européenne-Amérique latine et Caraïbes prévu en mai 2008 à Lima, Haïti constituera un thème de discussion de premier plan entre les deux hommes compte tenu du rôle que joue l’Argentine dans le processus de stabilisation du pays.
"L’Argentine est un important contributeur à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH)", souligne le Quai d’Orsay. "Un engagement auquel la France rend hommage", conclut le communiqué.
Les échanges de vue entre Kouchner et Taiana sur le dossier d’Haïti coïncideront avec l’arrivée à Port-au-Prince le même jour, pour une visite officielle de 72 heures, de la secrétaire d’Etat française aux affaires étrangères et aux droits de l’homme, Rama Yade.
Selon l’ambassadeur de France à Port-au-Prince, Christian Connan, il s’agira de la "première prise de contact directe entre Paris et Port-au-Prince depuis l’élection respectivement des Présidents René Préval, en 2006, et Nicolas Sarkozy, en 2007".
L’Argentine a pour sa part déployé en Haïti quelque 600 casques bleus. Elle a également offert un hôpital militaire à la MINUSTAH qui compte 9.000 soldats et policiers internationaux. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4120

L’ambassadeur du Brésil à Port-au-Prince rejette catégoriquement l’étiquette de "force d’occupation" attribuée aux militaires brésiliens en mission en

En pleine polémique, Paulo Cordeiro Andrade Pinto a tenté à Brasilia de contrer la campagne orchestrée par l’Ordre des avocats du Brésil pour obtenir le retrait des casques bleus
jeudi 13 septembre 2007,
Radio Kiskeya

L’ambassadeur du Brésil, Paulo Cordeiro Andrade Pinto, a énergiquement protesté jeudi à Brasilia contre les récentes déclarations de l’Ordre des avocats du Brésil (OAB) qualifiant de "force d’occupation" le bataillon des casques bleus brésiliens déployé en Haïti.
Selon une dépêche de l’agence ANSA, le diplomate a affirmé que les 1.200 soldats fournis par Brasilia à la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) n’ont rien à voir avec "une force d’occupation". Il ajoute que l’objectif de la mission est "au-delà de la coopération militaire, la reconstruction du pays".
Pour tenter de désamorcer la polémique, Andrade Pinto a cité à titre d’exemple les efforts des autorités brésiliennes auprès du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale en vue d’obtenir "l’annulation totale de la dette externe d’Haïti".
La position exprimée par le diplomate reflète fidèlement celle de son gouvernement. Le ministre de la défense, Nelson Jobim, avait déjà rejeté les allégations de l’Ordre des avocats du Brésil lors de sa participation à la réuinion latinoaméricaine sur l’avenir de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), organisée la semaine dernière à Port-au-Prince. "Le document démontre une méconnaissance totale de la situation prévalant ici et représente une manifestation d’un volontarisme typique de cette envie de faire de l’opposition", avait rétorqué Jobim à la publication d’un rapport négatif de l’OAB sur la présence brésilienne en Haïti.
A la suite du séjour à Port-au-Prince, en juin dernier, d’une mission des mouvements sociaux et syndicats brésiliens dont ils faisaient partie, les avocats n’ont cessé de dénoncer "le travail répressif des casques bleus au détriment des tâches humanitaires promises". Des arguments amplement suffisants pour porter l’opinion publique brésilienne à réclamer le rapatriement des casques bleus.
Depuis 2004, le Brésil détient le commandement de la force internationale de paix composée de 9.000 militaires et policiers.
Brasilia estime le coût financier de son engagement militaire en Haïti à 370 millions de reals (la monnaie locale), environ 185 millions de dollars américains tirés du trésor public au cours des trois dernières années. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4118

Jo-2008/Eliminatoires : Qualification in extremis d’Haïti pour le second tour

Revenus de loin après une victoire sur le fil contre St Kitts et Nevis 1-0, les jeunes internationaux haïtiens affronteront deux adversaires de taille, les Bahamas et la Jamaïque, le mois prochain
jeudi 13 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Haïti s’est qualifiée in extremis pour le deuxième tour des éliminatoires du tournoi de football des Jeux Olympiques de Pékin 2008 en battant à l’arraché l’équipe de St Kitts et Nevis 1 but à 0 (mi-temps 0-0)) jeudi soir à Basseterre dans le match final du groupe D de la zone CONCACAF.
Le héros de la soirée a été contre toute attente le réserviste Leonel Saint-Preux. Rentré en deuxième mi-temps, l’attaquant du Zénith (Div.1, Haïti) a évité à son pays l’humiliation d’une élimination au premier tour en inscrivant l’unique but de la partie à moins de dix minutes de la fin. Une frappe imparable du gauche suite à un excellent travail du très talentueux Azor, le jeune haïtien de la Sampdoria Gênes (Div.1, Italie), parfaitement relayé par Fritson Jean-Baptiste de l’Aigle Noir (Div.1, Haïti).
Ce but autant improbable qu’inespéré a assommé les kittitiens qui n’ont pas su profiter de l’avantage d’évoluer à domicile et d’un arbitrage taillé sur mesure.
En revanche, le geste de Saint-Preux a enflammé des compatriotes, surtout des femmes résident à St Kitts, qui ont fait la fête au Warner Park Stadium au coup de sifflet final.
Encore une fois très peu inspirés en attaque et exposés derrière aux contre des joueurs de St Kitts, en très bonne condition physique, les haïtiens ont eu le mérite d’avoir évoluer avec un mal courage en infériorité numérique pendant presque près de 75 minutes. Premier verrou du système défensif, le médian James Marcelin du Racing Club Haïtien (Div.1, Haïti) a, en effet, écopé d’un carton rouge dès le premier quart d’heure. Une situation qui contrariait le plan de jeu de l’entraîneur Wilner Etienne et gênait considérablement l’évolution du onze national arrivé à Basseterre dans des conditions démentielles après avoir été victime de nombreuses tracasseries administratives.
Grâce à cette victoire, la sélection haïtienne, qui avait dû se contenter mardi d’un nul soporifique (0-0) face aux dominicains, décroche la première et seule place qualificative du groupe avec 4 points. Elle devance la République Dominicaine, deuxième avec 2 points et St Kitts et Nevis, bon dernier avec 1 point.
Après avoir mordu la poussière face à ces deux petits poucets, notre équipe olympique doit se préparer à faire face au second tour à deux clients autrement plus sérieux, les Bahamas et la Jamaïque, vainqueurs respectifs des groupes A et B. Les 9 et 13 octobre à Nassau, les U-23 tenteront de se hisser à la première place de ce triangulaire afin d’enlever l’unique billet disponible pour le tour final de la CONCACAF.
Ce n’est qu’à cette phase, très relevée avec la présence du Mexique, des Etats-Unis et du Canada, sans compter les centraméricains, que seront désignées les équipes qualifiées pour les JO de Pékin. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4121

Le Président Lula et le Roi Harald V de Norvège scellent un partenariat en faveur d’Haïti

Le numéro un brésilien se félicite de l’attachement d’Oslo à la cause de la paix et du développement
jeudi 13 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Oslo et Brasilia ont exprimé jeudi leur volonté de coopérer en faveur de la reconstruction d’Haïti lors d’un entretien entre le Président brésilien, Luiz Inàcio Lula da Silva et le Roi Harald V de Norvège, rapporte l’agence officielle brésilienne Agência Brasil.
"En Norvège, il y a une tradition de défense de la paix et du développement. Le pays s’est déjà investi dans beaucoup d’initiatives de réconciliation dans différentes parties du monde. La coopération entre nos deux pays engagés dans des efforts en vue de la reconstruction d’Haïti confirme cette longue tradition", a déclaré le chef de l’Etat dans un discours prononcé au Palais Royal d’Oslo à l’occasion d’une visite d’Etat de deux jours.
Le dirigeant sud-américain a estimé que la Norvège représentait un partenaire incontournable sur une série de thématiques d’importance globale.
Avant de boucler la dernière étape de sa tournée scandinave, après la Suède et le Danemark, Lula a été l’hôte d’un dîner officiel offert par sa majesté le Roi Harald V et la Reine Sonja.
Le Président brésilien est attendu vendredi à Madrid où il devrait aborder une fois de plus la question haïtienne avec le Roi Juan Carlos et le Premier ministre espagnol, José Luis Rodrìguez Zapatero.
Puissance émergente, le Brésil exerce le leadership militaire au sein de la Mission de stabilisation des Nations Unies (MINUSTAH) forte de 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4122

200 illégaux haïtiens refoulés du territoire dominicain

Des passeurs dominicains ont réclamé environ 75 dollars américains à chacun des voyageurs
vendredi 14 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Les autorités dominicaines ont rapatrié de force jeudi 200 ressortissants haïtiens qui avaient été interceptés par des soldats à la frontière alors qu’ils se rendaient clandestinement à Santiago (155 km au nord de Santo Domingo), rapporte vendredi une dépêche d’EFE.
Le commandant du dixième bataillon de l’armée dominicaine à Dajabòn (nord-est), le colonel Sergio Sepùlveda Mejìa, a indiqué à la presse que les sans-papiers ont été surpris à bord d’autobus et de camions en route pour la deuxième ville du pays.
Après une courte détention, tous les voyageurs ont été remis aux services d’immigration qui se sont chargés de leur rapatriement immédiat.
Certains des rapatriés ont affirmé avoir versé entre 2.000 et 2.500 pesos (entre 60 et 75 dollars américains) à des passeurs opérant entre Haïti et la République Dominicaine.
Les expulsions quasi-quotidiennes de nombreux haïtiens arrivés illégalement en territoire voisin sont régulièrement dénoncées par des organisations de défense des droits humains. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4123

jeudi 13 septembre 2007

Le dossier de Nephtalie suite 2….

Le mercredi dans la journée un résumé du cas de Nephtalie occupe la première page du site du Journal La Provence lançant officiellement les appels aux dons. Un débat s’ouvre et s’anime avec des interventions positives remplies de chaleur humaine et un élan de solidarité à grande échelle. La nouvelle est relayée par les stations de radio locale et l’article paraît en pages intérieure du quotidien la Provence.
Dès huit heures du matin, le téléphone cellulaire du Docteur Jolivert se mue en véritable standard. Selon l’article du journal, le cas de la petite constitue son combat et celui de Madame Straboni, présidente d’une association HISPANIOLA siégeant à La Destrousse, qui parraine 18 enfants en Haïti. Ces deux personnes ne sont en fait que la partie visible d’une vaste machine mise en route quelques jours plus tôt avec le Docteur MELETTLUS, Madame Dominique ORHESSER et en particulier Valérie RANCHIN, infatigable remuant ciel et terre pour faire avancer le dossier dans tous ses compartiments en même temps (les frais d’hospitalisation, la délivrance et l’obtention des visas, les billets d’avion, aviation sans frontières pour un accompagnement etc…)
La mobilisation est totale. Les appels sont de plus en plus humains, de plus en plus touchants. Une attitude qui fait réellement la fierté des gens de notre région. En dehors des sommes promises, l’intérêt et l’expression purement humaine déclenchée par cette mobilisation de la part de gens de tout âge donnent raison à ceux-là qui ont pensé qu’il était tout à fait possible de tendre une main à cette petite en détresse.
Les promesses ont été de toutes sortes, certaines si mirobolantes qu’elles devenaient automatiquement à peine crédibles. Les organisateurs du mouvement de solidarité espèrent toute fois croire qu’il ne s’agissait point d’une plaisanterie de mauvais goût.
Grâce à l’activité de Valérie Ranchin, aviation sans frontières à mis a la disposition une personne qui accompagnerait la fillette et un membre de sa famille pendant le voyage, un dossier a été remis à Air France qui envisage sous certaines conditions la possibilité de faire don des billets ; l’ambassade de France en Haïti étudie le dossier pour la délivrance des visas.
En ce qui concerne Nephtalie, Monsieur Jolivert a contacté la famille qui a donné des nouvelles témoignant d’une certaine stabilité dans l’évolution des signes. Elle a toujours mal à la tête. Jusqu’à présent aucune autre solution ne lui a été proposée. Le mouvement de solidarité enclenchée à Marseille reste la seule porte de sortie qui même à la guérison. Puisque la dernière communication téléphonique remontait à lundi, Igaud et Junie ont pensé que les démarches en faveur de sa fille ont été abadonnées.
Elle n’a donc pas subi la première opération. Elle semble supporter relativement bien la maladie mais jusqu’à quand.
En attendant que les élans de solidarité se concrétisent de façon à savoir quelle somme a été recueillie, les démarchent s’intensifient pour l’obtention des visas qui reste sans aucun doute l’obstacle le plus compliqué à contourner….
A suivre…

Le point sur le dossier Nepthalie ILISSE


Néphtalie Terweesa ILISSE est donc cette petite fille âgée de 6 ans de nationalité haïtienne, résidant à Port-au-Prince avec son père Igaud, un agent de la Police Nationale d’Haïti et de sa mère Junie. Elle a consulté un médecin Haïtien pour des maux de tête et des vomissements. Le médecin a prescrit un scanner cérébral qui a mis en évidence une tumeur du cervelet responsable d’une hypertension intracranienne.
Le traitement envisagé au départ comptait deux volets :
1. La mise en place d’une dérivation ventriculo-péritonéal dans un premier temps pour diminuer la pression intra- crânienne
2. Une chirurgie pour exérèse de la tumeur qui est responsable de l’obstruction du liquide céphalorachidien. En dehors de l’expérience et de l’expertise du neurochirurgien – qualité et aptitude présentes chez les chirurgiens actuellement sur place en Haïti, il faut pour un excellent résultat l’existence d’un plateau technique de haute qualité avec des moyens diagnostics d’une autre nature comme la résonance magnétique Nucléaire (IRM) qui permettrait une approche plus sure de la nature de la lésion et sa localisation avant même de procéder à son ablation, des instruments appropriés tels que fraises à haute vitesse pour la craniectomie, des pinces coagulantes type mono et bi polaires, un système d’aspiration efficace, un bistouri ultrasonique (CAVITRON) entre autres , un service de réanimation bien équipée et aussi les instruments et outils indispensables pour une bonne anesthésie. Bien entendu, Haïti ne serait pas rangée dans le groupe des pays pauvres si les chirurgiens établis là-bas pouvaient disposer d’un tel plateau technique. Pour ces raisons, la deuxième intervention devait se réaliser définitivement à l’étranger.

eudi matin (heure française, le Docteur Jonas JOLIVERT, haïtien se définissant natif-natal, vice président de l’Association Culturelle Haïtienne de Marseille et de L’Association Médicale Franco-haïtienne, arrivé à son bureau se branche sur les ondes de Caraibes FM sur le
http://www.caraibesfm.com pour suivre « Caraibes by night » conduit par Ladouceur Mejuste, puis L’émission La manne du Matin conduit par le pasteur Wilson Pierre. Il fait un tour de l’actualité sur les pages de Radio Kiskeya (http://www.radiokiskeya.com), Radio Métropole ( http://www.metropolehaiti.com) et le journal le Nouvelliste (http://www.lenouvelliste.com) . Entre plusieurs articles d’intérêts différents, son attention fut attirée par une page sortie de la plume du journaliste Lima Soirelus appuyé par un titre a attendrissant : « Nephtalie Terweesa ILISSE, une fillette en difficulté ».
Après lecture de l’article du Nouvelliste racontant le drame de cette fillette et de sa famille ponctuant le récit par un appel à la générosité, Monsieur JOLIVERT n’hésita pas à contacter immédiatement Valérie Ranchin extrêmement proche de la communauté haïtienne de Marseille et le Docteur Phillipe METELLUS, Neurochirurgien à la Timone adulte, président de l’Association Médicale Franco-Haïtienne.

En peu de temps il a été convenu d’essayer d’organiser quelque chose en faveur de cette fillette en sachant que les écueils auraient été innombrables dans la mesure ou c’était la première fois que la communauté allait se lancer dans cette aventure.

Le premier contact s’est réalisé avec Monsieur Igaud ILISSE le père de la fille, puis avec le médecin traitant qui a fait parvenir le dossier radiologique de la fillette.

En utilisant les biais légaux on a appris qu’il fallait 12391 euros pour couvrir cinq journées d’Hospitalisation pour la prise en charge de cette fillette. Entre plusieurs démarches, un contact a été établi avec un journaliste du quotidien La Provence qui a écrit un article pour lancer un appel aux dons.

Des dons pour sauver la petite Nephtalie.. Un article du Journal La Provence

Publié le jeudi 13 septembre 2007 à 05H19
La fillette souffre d'une tumeur cérébrale qui risque de lui être fatale si une opération n'est pas rapidement pratiquée
Il faut sauver la petite Nephtalie Ilisse. C'est en substance le combat mené par Anne-Marie Straboni, responsable de l'association Hispaniola à La Destrousse et Jonas Jolivert neuro-chirurgien à la clinique Clairval de Marseille.

La fillette de 6 ans vit à Port au Prince, en Haïti. L'enfant souffre d'une tumeur cérébrale qui, si une opération n'est pas rapidement pratiquée, lui sera fatale. "Il s'agit d'une tumeur du cervelet qui comprime le quatrième ventricule et empêche l'écoulement de liquide céphalo-rachidien (LCR), entraînant une augmentation de la pression intra-crânienne", explique le neuro-chirurgien.
Sur place, les médecins réclament une avance de 500 dollars américains et 25 000 gourdes (1000 euros), une somme exorbitante pour cette famille.
L'appel est aujourd'hui relayé par le neuro-chirurgien marseillais et par Anne-Marie Straboni, émus par le sort ce Nephtalie. "Nous parrainons actuellement 18 enfants en payant leurs frais de scolarité (repas à la cantine, uniforme...), mais c'est la première fois que nous relayons un tel appel aux dons car il faut agir vite. Nephtalie peut mourir du jour au lendemain", confie-t-elle.
Ce qui motive d'autant cette ancienne généraliste et le neuro-chirurgien, ce sont les résultats réels d'une opération. "La tumeur est bénigne, une fois enlevée, Nephtalie sera totalement guérie avec très peu de risques de séquelles", insiste Jonas Jolivert, qui est entré en contact avec plusieurs de ses confrères de La Timone et du privé.
Les frais d'hospitalisation s'élèvent à 12 000 €. Un appel aux dons est lancé. "Un donateur marseillais qui a tenu a conserver l'anonymat a déjà proposé de payer les frais de transports", sourit Anne-Marie.
De son côté Jonas Jolivert a quasiment convaincu le Pr Lena neuro-chirurgien pour enfants à La Timone de pratiquer l'opération.
Marjorie Moly
Notez-le Pour vos dons: envoyer un chèque à "Hispaniola-mairie de La Destrousse".
Mairie de la Destrousse
13112 La Destrousse

http://www.laprovence.com/articles/2007/09/13/120848-MARSEILLE-Des-dons-pour-sauver-la-petite-Nephtalie.php

MINUSTAH : rotation de troupes uruguayennes par voie maritime

Un navire militaire uruguayen succède au USNS Comfort américain dans la rade de Port-au-Prince
jeudi 13 septembre 2007,
Radio Kiskeya

La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a annoncé l’arrivée mercredi à Port-au-Prince de 150 militaires de l’infanterie de marine de l’Uruguay à bord du navire « ROU 4, General Artigas » de la Marine de ce pays.
C’est la première fois que la rotation de troupes uruguayennes au sein de la MINUSTAH s’effectue par voie maritime, souligne un communiqué de la mission onusienne, sans indiquer l’importance particulière d’un tel fait.
Le « General Artigas » sera utilisé pour la rotation de 150 militaires uruguayens qui ont terminé leur mission en Haïti. Le navire transporte également des équipements nécessaires au contingent uruguayen.
Le commandant actuel du navire, le capitaine de vaisseau Daniel MENINI, est connu de la MINUSTAH dont il a fait partie de juillet 2005 à juillet 2006.
A bord du navire se trouve également le Contre Amiral Manuel Burgos, en visite officielle en cette occasion, note le communiqué de la mission onusienne.
La MINUSTAH compte environ 9.000 militaires et policiers, placés sous le commandement d’un général brésilien. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4117

Haiti-Électricité : La capitale va-t-elle sortir du trou noir et pour combien de temps ?

Jeudi 13 septembre 2007
P-au-P. 13 sept. 07 [AlterPresse] --- Une certaine amélioration pourrait être apportée dans la distribution de l’énergie électrique à Port-au-Prince, qui est, depuis plusieurs semaines, quasiment plongé dans le noir.
D’ici à la fin du mois de septembre et au début du mois d’octobre, la capitale devrait bénéficier journellement de plus de huit heures de courant par circuit, informe une source proche de la compagnie.
Cette source ne précise pas si l’amélioration prévue entre dans le cycle déjà très long de périodes d’alimentation temporaire suivies de journées de rationnement drastique, que les responsables sont souvent incapables d’expliquer à la clientèle, cette dernière recevant des factures dont les montants demeurent invariables.
Un très sévère rationnement sévissait à la capitale au cours des trois semaines ayant précédé la rentrée scolaire, consécutivement à un incendie qui s’était déclaré à la Centrale de Varreux, à Carrefour (banlieue sud de Port-au-Prince).
Quant à Frères et Pernier, situés sur l’axe Est/Nord-est de la capitale, ils ont subi des coupures encore plus longues qui ont parfois duré une semaine entière, sans qu’aucune information ne soit fournie aux riverains.
L’amélioration annoncée à AlterPresse devrait être le résultat de certaines interventions effectuées au niveau du Lac de Péligre. « Deux groupes sont actuellement en marche à Péligre et des interventions sont envisagées pour qu’un troisième groupe puisse être opérationnel dans les prochaines semaines », indique la même source. [vs gp apr 13/09/2007 00:05]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6401

Haïti/Sécurité publique : Eventuels risques d’une reconstitution de gangs armés à Cité Soleil, selon des témoignages

mercredi 12 septembre 2007
P-au-P, 12 sept. 07 [AlterPresse] --- Des individus armés, basés à Cité Soleil (grand bidonville situé à la sortie nord de Port-au-Prince), seraient sur le point de reconstituer leurs gangs après avoir été démantelés par les casques bleus et les agents de la police nationale d’Haïti (Pnh), suivant des témoignages recueillis par l’agence en ligne AlterPresse.
Ces hommes, munis aujourd’hui d’armes blanches (machettes, piques, couteaux), se seraient réfugiés dans le quartier de Boston à Cité Soleil, selon un citoyen habitant la zone.
« Il y a possibilité pour ces groupes armés de se remobiliser, parce que la population identifie certains individus qui circulent avec des armes, en toute quiétude », révèle à AlterPresse ce citoyen qui s’exprimait sous couvert de l’anonymat.
Ces éléments armés auraient profité de l’absence de patrouilles de la Mission de des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah) aux abords de l’École nationale de Boston.
« Les responsables de la Minustah devraient penser à mettre un check point aux alentours de l’École, leur déplacement crée un vide », ajoute-t-il.
Aux dires de ce citoyen, toutes les armes des gangs de Cité Soleil n’auraient pas été remises à la Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion (Cnddr).
Pour se reconstituer, les membres de ces bandes armées auraient déjà organisé plusieurs réunions.
« Les têtes de pont sont arrêtées, mais les petits soldats sont aussi puissants qu’eux », confie à l’agence AlterPresse ce citoyen, estimant que la situation serait plus fragile actuellement que pendant les mois antérieurs au cours desquels on évoquait la volatilité de ce vaste bidonville situé à la sortie nord de la capitale.
« A mon avis, la situation demeure plus préoccupante aujourd’hui, car personne ne sait quand des risques peuvent survenir sur sa vie, contrairement aux deux années précédentes où certaines poches d’agressions possibles étaient clairement reconnues à Cité Soleil », signale-t-il.
Il a en outre souligné la « réapparition de belles voitures » à Cité Soleil au cours de la nuit, pendant laquelle les habitants sont privés d’électricité publique, comme pour la plupart des quartiers de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
Avec la réouverture, en septembre 2007, du tribunal de paix à Cité Soleil, un calme apparent est à constater dans ce vaste bidonville depuis le démantèlement des bandes armées. Malgré tout, les forces de l’ordre ne sont pas totalement présentes, note cet habitué de la commune.
« La Minustah accompagne la police pour faire les arrestations et déférer les prévenus devant le tribunal », explique-t-il tout en précisant qu’il n’y a pas de sécurité permanente dans la Cité.
Des plaintes de personnes blessées à l’arme blanche ont été déposées, aux dires de ce citoyen qui affirme n’avoir pas observé de blessés par balles.
Par ailleurs, les travaux sociaux attendus, avec l’apparence de reprise en main de la cité, tarderaient encore à se matérialiser, pour prévenir des poches de reconstitution de gangs.
Les autorités municipales, aux yeux de ce citoyen, sont des bureaucrates qui n’ont pas assez d’informations ni ne disposent d’aucune cellule de renseignement sur ce qui se passe dans la commune. Il n’y aurait pas de cohésion entre la population et les autorités locales, selon ce résident de Cité Soleil. [do rc apr 12/09/2007 15 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6399

Haïti, parmi 14 pays où de jeunes cubains contribuent à faire des économies d’énergie

Mercredi 12 septembre 2007
P-au-P, 12 sept. 07 [AlterPresse] --- De jeunes cubains, insérés au Programme des travailleurs sociaux, ont remplacé les ampoules à incandescence dans 14 pays, dont Haïti, contribuant ainsi à y faire des économies d’énergie, annonce l’agence cubaine de nouvelles (ACN) dans une dépêche parvenue à l’agence en ligne AlterPresse.
Plus de 2 700 membres dudit mouvement, créé à Cuba il y a sept ans, ont accompli différentes tâches à l’extérieur dans le but de réduire l’utilisation de carburant.
Au Venezuela, plus de 60 millions d’ampoules ont été remplacées, ce qui a réduit à 2 300 mégawatts la demande maximale.
En Haïti, le processus de distribution des ampoules à incandescence a déjà commencé à Port-au-Prince, où les ampoules de 60 et 100 watts ont été échangées.
La première expérience a été mise en oeuvre à la Jamaïque, en février 2006, dans les villes East Kingston et Port Royal, tandis que d’autres îles des Caraïbes, comme la Guyane, Belize, la Dominique, Antigua-et-Barbuda et le Surinam, ont également bénéficié du même programme.
Près de 43 000 jeunes sont intégrés au travail social communautaire à Cuba où ils s’occupent de la Révolution énergétique, des personnes handicapées, ainsi que de l’intégration à la société et au travail des personnes qui ont été en prison ou autres. [do rc apr 12/09/2007 14 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6398

Haïti/Arts / Bid : Exposition d’œuvres d’auteurs haïtiens au centre culturel à Washington

mercredi 12 septembre 2007
P-au-P, 12 sept. 07 [AlterPresse] --- Des œuvres d’art de réalisateurs haïtiens sont exposées jusqu’au 26 octobre 2007 à la galerie d’art du centre culturel de la Banque interaméricaine de développement (Bid) à Washington, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Ces œuvres artistiques sont réalisées par Castera Bazile, Wilson Bigaud, Dieudonné Cédor, Jacques-Enguerrand Gourgue et Gabriel Levêque ; tous des peintres ayant marqué la période de renaissance artistique haïtienne des années 1940.
L’exposition, qui réunit 39 pièces réalisées par des artistes caribéens, est ouverte du 27 août au 26 octobre 2007. Il s’agit de peintures, sculptures, gravures, photographies, entre autres, extraits d’une collection de deux mille travaux du musée d’art de l’Organisation des États américains (Oea).
Pour réaliser cette exposition, les initiateurs ont décidé d’accorder la priorité aux pays caribéens parlant l’Espagnol, l’Anglais, le Français et le Néerlandais et offrant une large perspective de la région.
Les peintres haïtiens, dont les œuvres ont été sélectionnées pour cette exposition, sont très connus dans le milieu artistique haïtien.
Le cinéaste Arnold Antonin a même réalisé un film documentaire sur le peintre Dieudonné Cédor intitulé « Cédor, l’esthétique de la modestie ». Avec cette production cinématographique, Antonin a participé, en 2003, au festival international du film francophone de Namur, en Belgique. [do rc apr 12/09/2007 11 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article5276

Nouvelle menace d’interpellation d’un membre du gouvernement Préval/Alexis accusé de corruption par un député

Le ministre des TPTC pardonne « l’ignorance » du parlementaire
jeudi 13 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Un député de la Grande-Anse (Sud-Ouest) a vertement critiqué mercredi le ministre des Travaux Publics, Transports et Communications (TPTC) du gouvernement Préval/Alexis, l’ingénieur Frantz Véréla, en le traitant de démagogue, avant de lui demander d’indiquer "le montant des pots-de-vin qu’il a reçus" de la firme de construction locale « Vorbe et Fils » pour que celle-ci puisse décrocher tous les contrats de construction de routes.
Le député Isidor Mercier (RDNP) a lancé ces flèches empoisonnées contre le ministre au cours d’une audition de ce dernier par-devant la Commission des travaux publics de la Chambre basse dont les membres sont pratiquement en vacances depuis le lundi 10 septembre, date de la clôture officielle de la dernière session parlementaire de l’année en cours.
Le député Mercier a mis l’accent sur la mauvaise performance de la firme en question, au regard de l’état lamentable des routes dans le département de la Grande-Anse. Quinze de ses collègues, dit-il, ont pu directement constater la situation dont il se plaint. Il promet de tout entreprendre en janvier prochain, lors de la rentrée parlementaire, en vue d’interpeller le ministre Véréla et de lui infliger un vote de censure.
Choqué par une telle charge, le ministre a réagi en se demandant dans quel pays au monde peut-on voir un parlementaire insulter de la sorte un ministre, ou vice versa. Frantz Véréla a déclaré vouloir toutefois pardonner « l’ignorance » du parlementaire des normes régissant la passation des marchés publics. De plus, il a formellement rejeté les allégations du député sur sa partialité envers la firme de construction incriminée, précisant que les contrats détenus par celle-ci datent d’avant l’investiture de l’actuel gouvernement.
Le 31 juillet dernier, un vote de censure avait été infligé par les députés au ministre de la culture et de la communication, Daniel Elie, lors d’une séance d’interpellation autour de la politique de l’intéressé vis-à-vis de la province jugée alors discriminatoire par les députés.
Par 68 voix pour, 5 voix contre et 14 abstentions, les parlementaires avaient adopté la motion de censure après avoir développé un argumentaire que M. Elie avait vainement tenté de contester.
Le même Isidor Mercier qui, mercredi, a fustigé le ministre des TPTC, figurait parmi les chefs de file de la campagne ayant abouti à la mise à l’écart de Daniel Elie.
Depuis son renvoi, Daniel Elie « liquide les affaires courantes » au ministère de la culture, à la demande "expresse" du chef de l’Etat. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4116

Plusieurs présumés bandits dont trois lieutenants d’Amaral Duclona sous les verrous

Une nouvelle offensive conjointe des forces haïtiennes et onusiennes dans trois anciens foyers d’agitation, Croix-des-Bouquets, Martissant et Petit-Goâve
mercredi 12 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Des opérations conjointes de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) ont conduit lundi dernier à l’arrestation de trois groupes de présumés bandits dont trois des principaux lieutenants d’Amaral Duclona, le seul des chefs de gangs de Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince) encore en liberté.
Le porte-parole de la Police internationale des Nations Unies (UNPOL), Fred Blaise, a indiqué mercredi à Radio Kiskeya que les raids ont été menés respectivement à la Croix-des-Bouquets (nord-est de la capitale), à Martissant (banlieue sud) et à Petit-Goâve (68 km au sud), tous d’anciens repaires de bandes armées.
Parmi les collaborateurs d’Amaral Duclona capturés, se trouvent Jean Alix Laguerre Junior et Ronald Faustin. Ces deux hommes et un troisième, dont l’identité n’a pas été révélée, seraient connus pour leur appartenance à des bandes criminelles ayant longtemps semé la terreur à Martissant.
M. Blaise précise également que cinq autres individus, activement recherchés depuis des mois, ont été dénichés à Petit-Goâve où ils s’étaient paisiblement réfugiés dans le quartier populaire dénommé "Ti Ginen". Les suspects, contre qui des mandats avaient été décernés pour leur participation présumée à des activités criminelles, n’ont opposé la moindre résistance aux forces de l’ordre au moment de leur arrestation.
Le porte-parole de la UNPOL souligne que cette opération a mobilisé les policiers du commissariat de Petit-Goâve, des agents de la Swat Team, une unité spécialisée de la PNH, 36 policiers jordaniens et des FPU sénégalais et nigérians. Des informations fournies par la population et des investigateurs civils ont facilité la localisation des personnes recherchées.
Fred Blaise exhorte la population à continuer à offrir partout à la police sa collaboration, car, dit-il, sans ses renseignements les objectifs ne seront jamais atteints dans le processus de rétablissement de l’ordre et de la sécurité.
Les principaux leaders des gangs qui terrorisaient principalement la région métropolitaine de Port-au-Prince ont été arrêtés ou tués ces derniers mois. La seule exception notoire concerne Amaral Duclona. Officiellement en cavale, il serait parvenu à brouiller les pistes et à échapper aux autorités qui, paradoxalement, affirmaient il n’y a pas longtemps que sa capture était imminente.
Des témoignages concordants laissent croire que l’ancien "commandant" du quartier de Bélékou, à Cité Soleil, vivrait dans la plus grande tranquillité et se serait même montré à plusieurs reprises dans des lieux publics. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4114

J0-2008/Eliminatoires : Une victoire impérative jeudi soir pour Haïti face à St Kitts et Nevis

Après un désastreux 0-0 contre les dominicains, la sélection nationale doit s’imposer pour espérer aller aux Jeux Olympiques de Pékin
mercredi 12 septembre 2007,
Radio Kiskeya

La sélection haïtienne des moins de 23 ans, tenue en échec mardi par la République Dominicaine à la surprise générale (0-0), devra l’emporter jeudi soir face à son homologue de St Kitts et Nevis pour franchir le premier tour de la zone CONCACAF des éliminatoires du tournoi de football des Jeux Olympiques de Pékin 2008.
L’entraîneur Wilner Etienne et son adjoint, l’ex-international emblématique Jean-Roland Dartiguenave, ont du souci à se faire après avoir vu leur équipe rater ses débuts dans le triangulaire du groupe D qui se déroule à Basse-Terre, capitale du micro-Etat de St Kitts et Nevis. Dans un match médiocre, les bleu et rouge ont multiplié les maladresses offensives face à des dominicains très entreprenants qui ont, d’ailleurs, failli les surprendre.
Ce résultat catastrophique place Haïti provisoirement en dernière position avec 1 point derrière la république voisine qui totalise 2 points pour deux rencontres, grâce à un autre nul 1-1 obtenu lors de son premier match contre St Kitts. Grâce à ce but, le pays organisateur se classe pour l’instant deuxième avec 1 point.
Jeudi, sous le coup de 19 heures locales (18 heures en Haïti et 24h00 GMT), la sélection nationale aura besoin de toutes ses ressources humaines et mentales pour espérer prendre le meilleur sur des kittitiens motivés qui joueront devant leur public au Warner Park Stadium. Le pays comptera tout particulièrement sur le talent et la rage de vaincre des "sud-américains" Sonny Nordé et Judelain Aveska, en formation respectivement au Boca Juniors et à River Plate (Div.1, Argentine), de "l’européen" Azor, joueur de l’équipe réserve de la Sampdoria Gênes (Div.1, Italie) ou encore des locaux Yveson Etienne, du Don Bosco de Pétion-Ville et Alain Vubert/Ednerson Raymond, tous deux du Baltimore de St-Marc.
Selon le protocole de ces éliminatoires, seul le premier du groupe décrochera son billet pour le second tour. Autant dire que la seule chance de survie d’Haïti reste la victoire, pour terminer en tête. Cela lui permettrait au moins de poursuivre le long parcours qui mènera à Pékin, l’été prochain. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4115

80 maires haïtiens à un séminaire sur le leadership en Floride

Ils apprendront à maîtriser des outils essentiels pour le développement local, deux mois avant la conférence mondiale des maires prévue en Haïti du 28 novembre au 1er décembre
mercredi 12 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Environ 80 maires et d’autres élus représentant de nombreuses villes d’Haïti sont arrivés mercredi soir dans le sud de la Floride où ils doivent participer à un séminaire sur le leadership et la gestion de réseaux, informe le Miami Herald.
Intitulé "Deuxième conférence annuelle 2007 des maires haïtiens sur le leadership national", ce programme de formation qui se déroule jusqu’à dimanche au Florida Memorial University intervient exactement deux mois avant l’organisation en Haïti de la Conférence mondiale des maires.
Prévu du 28 novembre au 1er décembre, cet événement aura pour siège Saint-Marc (Artibonite, nord).
Durant leur séjour, les élus haïtiens auront des échanges avec des maires de comtés mais aussi de grandes villes américaines, suivront des sessions de formation qui porteront sur les prévisions budgétaires, la prévention et la gestion des désastres, le concept de gouvernement local, l’éducation, la création d’emplois et la taxation légale.
"L’idée est de rendre les maires plus performants dans l’accomplissement de leur mandat", a fait savoir au Miami Herald Joseph "Billy" Louis, directeur exécutif de GALATA, une organisation communautaire à but non lucratif basée à Homestead. Elle figure parmi les principaux parraineurs de la conférence.
"En les mettant face à d’autres maires et d’autres villes, ils sauront ce qu’il faut exiger du gouvernement central, quelles lois ils peuvent changer sous l’égide de la constitution haïtienne et comment obtenir les ressources financières nécessaires à la réalisation de projets de développement. Le gouvernement central ne peut tout seul conduire le pays vers le changement", a conclu le responsable de GALATA.
Outre cette organisation et Florida Memorial University, l’atelier de travail bénéficie du support du gouvernement haïtien, de la ville de Florida City, de la conférence nationale américaine des maires noirs, de la ligue nationale des villes et de la conférence mondiale des maires.
La problématique de l’autonomie de l’administration communale et de l’affirmation du pouvoir local est au cœur des préoccupations de différentes communautés urbaines d’Haïti depuis l’élection en décembre 2006 de 140 conseils communaux. Toutefois, les municipalités sont dépourvues de moyens et la plupart du temps incapables d’articuler des propositions cohérentes face à l’immensité des problèmes à résoudre. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4113

Lula plaide la cause d’Haïti à Stockholm

L’Union européenne doit assumer des responsabilités plus importantes dans la reconstruction du pays, a estimé le Président brésilien au cours de sa rencontre avec le Roi de Suède, Carl Gustav XVI
mercredi 12 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Le Président brésilien, Luiz Inàcio Lula da Silva, en visite officielle en Suède dans le cadre de sa tournée européenne, a sollicité une fois de plus le soutien du "vieux continent" à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
Selon le portail latinoaméricain de l’agence de presse italienne ANSA, lors de son tête-à-tête mercredi à Stockholm avec le Roi de Suède, Carl Gustav XVI, le chef de l’Etat a "appelé l’Union européenne à accroître ses engagements financiers vis-à-vis de la MINUSTAH".
En maintes occasions, Lula a déploré le manque de soutien financier des puissances occidentales au processuis de reconstruction d’Haïti. A Oslo, prochaine étape de son périple, il consacrera à ce thème une bonne partie de ses discussions avec les autorités norvégiennes.
Avec un contingent de 1.200 casques bleus, le Brésil détient depuis 2004 le leadership militaire de la force internationale de paix qui compte 9.000 soldats et policiers internationaux. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4112

Le Président Préval accueille à Port-au-Prince l’Etat-Major de l’armée dominicaine

Une visite historique et un tournant dans les relations bilatérales, selon les dirigeants militaires dominicains qui signalent que de futurs commandants voulaient voir de près la réalité haïtienne
mercredi 12 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Les membres de l’Etat-Major des Forces Armées Dominicaines ont effectué mardi une visite de courtoisie à Port-au-Prince au cours de laquelle ils se sont entretenus avec le Président René Préval, rapporte le quotidien dominicain Diario Libre citant un communiqué de l’institution militaire.
Forte de 40 hauts gradés, la délégation comprenait notamment de futurs commandants d’unités majeures qui devaient se renseigner sur le mode de vie et la réalité socioéconomique en Haïti.
30 officiers supérieurs membres de l’Etat-Major et 10 autres de l’Ecole de commandement, la faculté où sont formés les officiers dominicains, ont eu avec le chef de l’Etat haïtien une entrevue dont la teneur n’a pas été révélée. Cette visite entrait dans le cadre d’une tournée à la frontière haïtiano-dominicaine intégrée dans le programme académique des cadets en formation.
Le communiqué militaire souligne que le séjour à Port-au-Prince de la délégation des officiers marque un tournant historique dans les relations haïtiano-dominicaines. Il précise que pour les dirigeants de la république voisine, il était essentiel que les visiteurs obtiennent des informations sur place relativement au mode de vie actuel en Haïti.
En moins d’un mois, trois importantes délégations militaires dominicaines ont rendu visite au Président Préval, lui-même généralement opposé à la reconstitution des Forces Armées d’Haïti (FAd’H) démobilisées depuis 1995.
Cependant, certains observateurs relèvent que la fréquence de ces visites coïncide avec un débat de plus en plus favorable à la réhabilitation de l’institution militaire et la formation non encore officielle d’une commission présidentielle chargée de déterminer la nature d’une nouvelle force publique à mettre en place. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4111

mercredi 12 septembre 2007

Inauguration du tribunal de Paix de Cité Soleil

Le nouveau bâtiment, réhabilité par l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM), grâce a des fonds du gouvernement américain, abrite le tribunal de Paix de Cité Soleil, fermé en raison des violences de février 2004.
Le gouvernement américain a financé la rénovation de l’immeuble à travers le projet intitulé " Initiative de Stabilisation d’Haïti"(HSI). Dans son discours de circonstance l’Ambassadeur des Etats-Unis en Haïti, Janet A. Sanderson a déclaré que cet événement représente une étape importante pour cette communauté et pour Haïti.
" Cette cérémonie marque un grand pas franchi dans le processus de réintégration des résidents de cette communauté à la vie nationale d’Haïti et du monde dans son ensemble, et représente aussi le cheminement vers un avenir meilleur pour les familles de la zone". " Cet édifice qui abrite le tribunal fut notre premier projet dans le cadre de cette initiative, et c’est un honneur pour moi de le voir en fonction aujourd’hui et de constater personnellement les bienfaits de cette initiative à la population de Cité Soleil " a-t-elle souligné. Selon l’ambassade américaine ce projet fait partie du HSI, un projet innovateur qui combine les efforts de différentes branches du gouvernement des Etats-Unis en vue d’aider le gouvernement haïtien à fournir des services dans le renforcement des communautés, les infrastructures, l’établissement de règlements communautaires, la formation professionnelle et l’établissement de l’Etat de droit pour Cité Soleil. De son coté, le juge titulaire, Evens Lévêque, a déclaré que " la réouverture du tribunal est une fierté", parce que la cessation des activités avait laissé la place à la terreur. Tout en saluant l’aide de la communauté internationale il estime que la réouverture du tribunal est " un nouveau souffle pour la Cité ".
Outre l’ambassadeur des Etats-Unis en Haïti, Janet Ann Sanderson, le juge titulaire, Evens Levêque, plusieurs personnalités avaient pris part à la cérémonie dont le maire de Cité Soleil, Wilson Louis, un représentant de la MINUSTAH, Denis Racicot, le directeur des Affaires judiciaires du Ministère de la Justice, Louis Jeune Moline, et le directeur départemental de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Ralph Stanley Jean Brice.

Des spécialistes réclament une nouvelle loi sur l’adoption

Dans le cadre de ses efforts contre le trafic d’enfants l’Institut du Bien Etre Social et de Recherches (Ibesr) bénéficie de l’appui de Marlene Ophtenter, expert dans la législation sur l’adoption, pour qui l’adoption international en Haïti s’apparente à un commerce.
" Il y a beaucoup d’enfants adoptés internationalement qui ne devrait pas l’être ", soutient-elle précisant qu’il y a une forte demande d’enfants haïtiens. Elle estime que la situation est alarmante en raison des nombreuses failles dans le système.
En raison des cris d’alarme lancés par les ONG en ce qui a trait au trafic d’enfants, l’Institut du Bien Etre Social vient de lancer une campagne d’identification des crèches à travers le pays. " 671 crèches détiennent une autorisation légale de fonctionnement ", indique Edwin Casseus, directeur du service social de l’Ibesr, qui ne se fait pas d’illusions sachant qu’il existe de nombreuses crèches illégales.
Afin de réaliser efficacement la lutte contre le trafic d’enfants, les responsables de l’Ibesr planchent sur l’élaboration d’un projet de loi appelé à remplacer le décret du 4 avril 1974. "
On réclame une nouvelle loi qui permettra de changer les procédures pour justifier une adoption internationale", souligne Mme Ophtenter rappelant que l’adoption doit servir aux intérêts supérieurs de l’enfant. " L’adoption internationale est le dernier recours après l’adoption local, l’accueil par parenté ou le retour ou maintien de l’enfant dans sa famille", explique t-elle.
Cependant les responsables de l’Institut du Bien Etre Social et de recherches indiquent que 90 % des dossiers concernent des adoptions internationales. On assiste à une hausse vertigineuse des demandes d’adoption depuis une quinzaine d’années. " Pour la période septembre 2006 – septembre 2007 nous avions eu 1875 dossiers traités alors que les demandes avoisinaient 6 a 700 au cours de la décennie 1990.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13029

Port-au-Prince accueillera les 15 et 16 novembre le Forum sur le commerce et l’investissement en Haïti, selon l’OEA

L’Organisation des Etats américains présente cet événement comme un nouveau départ pour la relance de l’économie, la stabilité et le développement du pays
mardi 11 septembre 2007,
Radio Kiskeya
Le Forum Haïti, commerce et investissement (HTIF), considéré comme un effort majeur de la communauté internationale en vue de stimuler le développement économique et la gouvernance démocratique en Haïti, se déroulera les 15 et 16 novembre prochains au Karibe Convention Center à Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), a annoncé mardi l’OEA dans un communiqué rendu public à Washington.
"Depuis l’investiture du Président René Préval en mai 2006, nous à l’OEA avons toujours travaillé en vue d’apporter le plus de soutien possible au nouveau gouvernement et de contribuer à la création d’un environnement favorable à la dynamisation du commerce et de l’investissement en Haïti", a déclaré le secrétaire général adjoint de l’OEA, Albert Ramdin, principal responsable de la préparation du forum et de la task force mise en place par l’organisation hémisphérique pour Haïti.
LE HTIF permettra à des investisseurs étrangers et aux plus hauts représentants du gouvernement haïtien et du secteur privé d’explorer les opportunités d’investissement qui peuvent découler de la loi HOPE (l’Encouragement à un partenariat haïtien et hémisphérique d’opportunité), qui accorde des conditions préférentielles aux produits textiles haïtiens exportés aux Etats-Unis. Les discussions porteront également sur le tourisme, l’agro-industrie, les biocombustibles, le développement des infrastructures, la production artisanale, les nouvelles technologies et les télécommunications. Des informations seront aussi communiquées aux participants sur des projets et offres d’opportunités pouvant être soutenus par des banques de développement multilatérales.
"Je partage le point de vue selon lequel le développement de nouvelles entreprises, la création d’emplois et la réduction substantielle de la pauvreté constituent le meilleur moyen de soutenir la consolidation de la gouvernance démocratique et d’un environnement sécuritaire en Haïti. Le HTIF est la principale étape dans cette direction", a renchéri l’ambassadeur Ramdin.
Le numéro deux de l’OEA souligne qu’au cours de l’année écoulée des progrès considérables ont été réalisés en Haïti sur le plan politique et sécuritaire. Il exhorte le secteur privé à multiplier ses investissements, car, selon lui, c’est la meilleure façon d’assurer la croissance économique et le développement social du pays.
Le Forum Haïti, commerce et investissement sera coorganisé par l’OEA et la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et bénéficiera d’un soutien financier susbtantiel du gouvernement canadien à travers le Fonds canadien pour le commerce. Des groupes du secteur privé haïtien et étranger et de la diaspora haïtienne seront également partie prenante de l’organisation.
Afin d’assurer la promotion du Forum et de donner le maximum de visibilité aux étapes préparatoires, un site internet a été construit (www.htif2007.org).
L’Organisation des Etats américains et ses partenaires misent beaucoup sur cet événement pour relancer l’économie haïtienne plongée dans une récession chronique par des années de crise politique, d’anarchie et de violence d’Etat. spp/RK

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4104

Un dominicain tué et trois haïtiens blessés dans des incidents en République Dominicaine

La haine s’installe de plus en plus entre les ressortissants des deux pays, dans certains milieux
mardi 11 septembre 2007,
Radio Kiskeya
Un dominicain a été tué et trois haïtiens blessés dans des affrontements qui se sont produits mardi sur le chantier d’un hôtel en construction dans la province de Higuëy (145 à l’est de Santo Domingo), rapporte l’Associated Press.
Un agent de sécurité, Junior Beltré, 32 ans, aurait accidentellement laissé échapper des projectiles de son fusil de calibre 12. Trois ouvriers haïtiens travaillant sur le chantier ont été touchés.
"Nous sommes en train d’approfondir les investigations, mais nous sommes en mesure de confirmer le bilan d’un mort et de trois blessés", a affirmé à l’agence de presse américaine Manuel Polanco, un des investigateurs en charge de l’enquête policière ouverte sur ce nouveau drame.
Selon un rapport préliminaire de la police dominicaine, Beltré aurait tenté en vain de s’excuser auprès des camarades des blessés en leur expliquant qu’il s’agissait d’un accident. Il aurait été sur l’heure pris à partie, attaqué à coups de pierres et de machettes jusqu’à ce que mort s’en suive.
Deux des haïtiens blessés par balle ont été transportés dans un hôpital de Santo Domingo. Le troisième, atteint plus légèrement, a été soigné dans la zone où s’est produit l’incident.
Des centaines d’ouvriers haïtiens sont affectés au chantier où des investisseurs mexicains construisent un grand hôtel.
C’est la deuxième fois en quatre mois que des affrontements meurtriers éclatent entre haïtiens et dominicains à Higuëy. Auparavant, un haïtien avait été abattu dans des circonstances similaires et des compatriotes furieux avaient agressé des agents de sécurité.
Depuis deux ans, les confrontations entre les ressortissants des deux républques de l’île sont devenues plus fréquentes et chaque fois plus sanglantes. spp/RK

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4109
Commentaires:
Si on lit l'article sans tenir compte des boîteuses relations dominico-haïtiennes on retiendra dans l'histoire un garde assermenté dominicain qui laisse tomber son arme qui blesse plusieurs haïtiens. Les haïtiens se vengent et blessent à mort le dominicain.
LA façon dont le journaliste presente les fait a comme propos d'attiser une flamme qui brûle en sourdine et sans raison entre des fractions des deux peuples!

La secrétaire d’Etat française aux affaires étrangères en Haïti vendredi et samedi

Première responsable française à venir à Port-au-Prince depuis le début de l’ère Sarkozy, Rama Yade doit renouveler au Président Préval l’amitié de la France et envisager le renforcement de la coopération bilatérale
mardi 11 septembre 2007,
Radio Kiskeya
La secrétaire d’Etat française aux affaires étrangères et aux droits de l’homme, Rama Yade, effectuera vendredi et samedi une visite officielle en Haïti, la première d’un responsable gouvernemental français depuis l’arrivée au pouvoir en mai dernier du Président Nicolas Sarkozy, a annoncé mardi dans un communiqué le Quai d’Orsay, siège de la chancellerie française.
Paris estime qu’Haïti représente "un pays cher au cœur des français" et lui rend hommage pour avoir "perpétué, depuis son indépendance acquise en 1804, la francophonie dans une région majoritairement anglophone et hispanophone".
Au cours de son séjour de 48 heures, Mme Yade, de son vrai nom africain Ramatoulaye Yade-Zimet, aura un tête-à-tête avec le Président René Préval "pour lui exprimer l’amitié et la solidarité de la France, ainsi qu’à son gouvernement et à son peuple". Elle discutera notamment des possibilités de relancer l’investissement étranger en Haïti où après une longue période de turbulences, la stabilité est revenue avec des autorités issues d’élections et qui jouissent d’un fort soutien de la communauté internationale, note le Quai d’Orsay. Le comuniqué précise que Paris soutient les efforts entrepris par le gouvernement haïtien pour "engager le pays sur la voie du développement durable".
La très jeune secrétaire d’Etat, née il y a seulement 30 ans à Dakar (Sénégal), s’entretiendra également avec d’autres dirigeants, les responsables de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), les représentants de la société civile et des organisations de défense des droits humains. Elle en profitera pour saluer l’action des ressortissants français "engagés à des titres divers aux côtés des haïtiens ou au sein de la mission des Nations Unies".
Outre des déplacements à Port au Prince, l’adjointe du chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, se rendra au Cap Haïtien (ex-Cap Français, 274 km au nord de la capitale). Elle effectuera des visites de terrain destinées à évaluer l’apport de la coopération française au travail des ONG opérant en Haïti dans le domaine du renforcement de l’Etat de droit, de la santé, de l’éducation, de la culture et de l’adoption internationale.
Vendredi soir, Rama Yade prononcera un discours lors d’une rencontre avec des personnalités représenant les différentes institutions et les secteurs organisés de la société haïtienne prévue au Manoir des lauriers, la résidence officielle de l’ambassadeur français.
Enfin, le Quai d’Orsay précise qu’au cours d’une escale à Pointe-à-Pitre, la secrétaire d’Etat aura des discussions avec les présidents du Conseil Régional et du Conseil Général de la Guadeloupe, l’un des départements français d’Amérique. Elle compte une importante communauté haïtienne et a développé une coopération régionale avec Port-au-Prince.
Depuis 2004, les relations se sont nettement réchauffées entre la France et son ancienne colonie après une période de crispation qu’avait alimentée Jean-Bertrand Aristide en réclamant de Paris une indemnisation de 21 milliards de dollars pour la paiement de la dette de l’indépendance haïtienne auquel fut contraint le Président Jean-Pierre Boyer, au XIXe siècle.
En 1803, l’armée indigène infligea une défaite historique aux troupes de Napoléon Bonaparte et Haïti devint l’année suivante la première république noire issue de l’unique révolution d’esclaves du monde.
Au cours des trois dernières années, deux ministres français, Michèle Alliot-Marie (défense) et Michel Barnier (affaires étrangères) ont notamment séjourné à Port-au-Prince tandis que le Premier ministre intérimaire Gérard Latortue, en 2005 et le Président René Préval , en 2006, ont été reçus à Paris par les plus hautes autorités françaises. spp/RK

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4108

mardi 11 septembre 2007

Haiti-Tourisme : La Tortue, une île oubliée

Lundi 10 septembre 2007
Par Joël Lorquet
Soumis à AlterPresse le 10 septembre 2007
Le visiteur qui veut se rendre à l’lle de La Tortue a le choix : soit en bateau marchand soit en avion quand les deux petites pistes d’atterrissage situées à Pointe Ouest et Haut Palmiste sont en état de fonctionnement. Il existe une troisième possibilité, c’est le « fly boat » ou « fast boat », une chaloupe à moteurs. Si les voiliers mettent plus d’une demi-heure pour effectuer la traversée Port-de-Paix - lle de La Tortue, le « fly boat » permet au voyageur pressé de se rendre sur l’île en moins de 20 minutes.
Malheureusement les ports des différents villages de l’lle de La Tortue ne disposent pas d’un quai permettant aux bateaux d’accoster ; le transport des passagers jusqu’à la terre ferme s’effectue encore, en 2007, à dos d’homme !...
Une population participative
A Pointe Oiseau, le touriste, une fois débarqué, constate rapidement l’absence de l’Etat : aucune infrastructure, aucune présence policière sinon un hôtel « Princess Corporation », quasiment vide, dont le nom a été probablement emprunté par le propriétaire, suite à une visite aux Bahamas où se trouve un grand hôtel du même nom. La seule infrastructure qui existe est un pont construit sur la côte, reliant la route au port. Pointe Oiseau est électrifié, mais attention ! c’est grâce à la cotisation et à l’entente entre les habitants qui se partagent l’énergie fournie à partir des génératrices. D’ailleurs, le soir, on a même l’impression qu’il existe plus de maisons électrifiées sur l’île qu’à Port-de-Paix, la ville d’en face où l’EDH est pratiquement inexistante depuis belle lurette.
Pour visiter l’île où circulent environ une cinquantaine de camions et véhicules tout-terrain, le touriste peut solliciter les services de « Princess Hotel » qui peut mettre un chauffeur à sa disposition, moyennant une généreuse gratification pour ce dernier. La route, construite par la population, est étroite et elle est en terre battue. Certaines pentes sont tellement abruptes qu’on s’interroge sur la praticabilité de cette route par temps de pluie...
Sur toute la route, le visiteur s’étonne de remarquer de superbes constructions sur le flanc des mornes et qui appartiennent vraisemblablement à des « diasporas » ayant vécu à Turc and Caicos, Providentiales, Bahamas ou à d’anciens boat people s’étant réfugiés en Floride. L’énergie électrique et l’eau courante y sont présentes, et des antennes paraboliques surplombent parfois les toits de ces résidences privées.
A l’attente d’un projet de développement touristique
Deux stations de radios fonctionnent sur l’lle de La Tortue. La 4VET (Voix Evangélique de La Tortue) émet sur le 93.1 FM et relie la plupart des émissions de la 4VEH basée au Cap-Haïtien. Le directeur de cette petite station est très accueillant et s’estime heureux d’offrir un tour aux visiteurs. Cette station de 500 watts, en raison de sa position dans les hauteurs de « Pagne », arrive à couvrir une très grande partie de l’île et de ses environs.
Il est 10 heures du matin ; au micro, trois adolescents animent une émission du type vacances-variétés pour les jeunes. Le pus âgé est muni d’un ordinateur portable (Laptop) et, avec une diction trébuchante, il lit en français un article se rapportant à la santé. Il est visiblement intimidé par la présence des étrangers.
A l’lle de La Tortue les habitants sont accueillants, mais ils laissent l’impression de vivre quotidiennement en attente d’une bonne nouvelle ou d’un projet d’envergure pour leur territoire. Conversant avec une citoyenne américaine de passage, l’un des jeunes n’hésite pas à l’interroger : « Etes-vous venue sur l’île pour envisager un projet de développement touristique pour nous ? ». Témoin de la scène, on pense tout de suite aux multiples possibilités qu’offre cette île si seulement les Haïtiens étaient plus réalistes !… Imaginez un instant cette île habitée par des Québécois ou des Allemands... De nombreux projets similaires existent dans le monde. Pourrait-on s’empêcher de rêver de Resorts, de Marinas, de terrains de golf, de bateaux de croisière, d’aéroport international, de chaînes d’hôtels dans ce magnifique endroit situé à 1 heure et demi seulement de Miami ?… Devrait-on prouver l’apport économique auquel, à elle seule, cette île pourrait contribuer, pour le développement d’Haïti ?…
Pourvue d’un beau paysage assez boisé, de belles plages sablonneuses mais désertes, d’eau potable en provenance de sources naturelles, et d’une agréable température, l’lle de La Tortue est donc un véritable cadeau du ciel et de la nature mais, c’est un vrai gaspillage, un paradis inexploité.
Palmiste, le point central de l’Ile de La Tortue
Situé au cœur de l’lle de La Tortue, Palmiste est considéré comme le village le plus développé de la région. Y siègent un Commissariat de Police (avec seulement de 6 policiers), une église catholique, au moins un temple protestant, trois cybercafés, une station de radio communautaire (Tortue FM émettant depuis Haut-Palmiste sur le 93.1).

Le Collège Saint-Miguel des Frères des Ecoles Chrétiennes (FEC), a été fondé en 1985. Il est fréquenté par un effectif de 279 élèves. C’est d’ailleurs la principale école secondaire de l’île. Le nouveau directeur de cet établissement scolaire, le jeune Frère Marc-Antoine Fleurisca, est fier d’indiquer aux visiteurs que « son institution est la meilleure de l’île et qu’on ne fait pas de cadeau à ceux qui la fréquentent, car on y dispense une éducation de qualité ». A noter que, sur le même campus, est logée l’Ecole Notre Dame des Palmistes, également la plus importante école primaire de l’île, avec un effectif de 850 écoliers.
Disposant d’une vue superbe de Port-de-Paix et de toute la côte Nord-ouest (décrite par certains comme étant « la pus belle vue de la terre d’Haïti », en particulier de la zone qui va du Cap-Haïtien à Jean-Rabel), la Téléco utilise le toit de la résidence des religieux pour installer ses équipements de communication. Cette position est stratégique, puisqu’elle est située en face du sommet du Haut Piton. Cependant, à part les téléphones cellulaires accessibles à certains endroits de l’île, la Téléco n’offre aucun service à domicile, et, depuis un an et demi, leur système téléphonique public est en dysfonctionnement.
Une absence remarquable de l’Etat
En raison de l’absence de l’Etat, les véhicules circulent sur l’île sans aucune plaque d’immatriculation ; qui pis est, certains utilisent des plaques enregistrées aux Bahamas, leur pays d’importation !...
En dépit de la pauvreté apparente de l’île, le visiteur se rend rapidement à l’évidence de la richesse de certains habitants dont bon nombre possèdent des bateaux commerciaux reliant la Floride à Port-de-Paix. Un particulier a même entrepris la construction d’un mini-stade de sport avec ses propres ressources financières, et l’appui de la population locale.
Une association dynamique des habitants de cette région insulaire et un regroupement des enfants de l’lle de La Tortue vivant à l’étranger favoriseraient une prise de conscience ou un réveil des esprits en ce qui a trait à la situation déplorable de ce territoire. Ce regroupement pourrait prendre en main la destinée de l’île, sinon exercer des pressions sur l’Etat central qui, jusqu’ici, est non seulement inexistant mais s’est montré désintéressé jusqu’à laisser l’impression d’oublier complètement cette île de 180 Km2 où vivent officiellement 28 à 30.000 âmes, mais, 50 à 60.000, selon un notable de la zone, M. Louiston Altès, le Directeur de Tortue FM.
Contact :
Joellorquet@yahoo.com
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6388

Haïti : Impossible de parvenir à la décentralisation sans la participation des sections communales

lundi 10 septembre 2007
par
Djems Olivier
P-au-P, 07 Sept. 07 [AlterPresse] --- La participation des sections communales est incontournable dans tout processus de décentralisation amorcé par l’Etat haïtien à travers ses représentants, c’est la position exprimée par plusieurs spécialistes qui participaient à un forum sur « Les sections communales dans la décentralisation » en Haïti.
Ancienne section rurale, la section communale est définie par la Constitution haïtienne de 1987 comme la plus petite collectivité territoriale. La gestion de cette subdivision territoriale est assurée par un Conseil d’administration de la section communale (Casec) élu et assisté dans sa tâche par une assemblée de la section communale (Asec).
« Le Casec joue un rôle central dans la décentralisation et il ne peut y avoir de décentralisation sans la participation de la section communale », estime Raoul Pierre-Louis, coordinateur du Conseil de la sixième section communale de Turgeau, à Port-au-Prince.
Pour éviter l’échec de la décentralisation, cet élu local indique qu’il doit y avoir une parfaite harmonisation entre le Casec et l’Asec. « Le Casec ne doit pas travailler avec des individus, mais avec des structures organisées de la société civile », estime Raoul Pierre qui parle du rôle mobilisateur du Casec.
Disposant de faibles moyens financiers, Pierre-Louis affirme que le « Casec ne peut satisfaire tous les besoins exprimés par la population locale », tout en restant persuadé qu’ « il ne pourra y avoir de développement économique et social si l’Etat ne garantit pas les services sociaux de base à la population ».
Les recettes propres de cette section communale de Turgeau avoisinent les 22.000 gourdes par mois, tandis que l’Etat donne une allocation de 18.000 gourdes, indique Raoul Pierre-Louis, conscient que les moyens sont extrêmement limités.
Aux côtés de Paul Harry Voltaire, directeur général du ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales (Mict), et d’André Lafontant Joseph, spécialiste en décentralisation, Raoul Pierre-Louis intervenait à l’édition du Forum Libre du Jeudi organisé, le 6 septembre 2007, par le Centre Pétion Bolivar et la Fondation Friedrich Ebert.
Le directeur général du Ministère de l’intérieur et des collectivités présente la section communale comme étant une des trois collectivités territoriales énoncées dans la constitution. Paul Harry Voltaire précise que la section communale constitue l’épine dorsale, la base du développement économique et social du pays.
Pourtant, la section communale qui est la plus petite entité territoriale administrative de la République, demeure marginalisée, s’insurge André Lafontant Joseph. « Depuis la mort de l’empereur [Jean-Jacques Dessalines], l’Etat ne s’est jamais intéressé à desservir la population rurale », souligne Lafontant Joseph.
En outre, le spécialiste en décentralisation pense qu’il faut repenser le découpage territorial au niveau de certaines sections communales tout en mettant l’accent sur les compétences à attribuer à cette collectivité.
Depuis la promulgation de la constitution de 1987, il n’y a qu’une seule loi qui traite de la section communale. Élaborée par la 46e Législature, la loi du 28 mars 1996 porte sur l’organisation de la collectivité territoriale de Section Communale. Quant au décret-cadre sur la décentralisation adopté sous le gouvernement de transition de Gérard Latortue, il a été menacé d’être mis en veilleuse par l’actuelle administration.
La formation du Conseil électoral permanent
Les collectivités territoriales ont un rôle important à jouer dans la formation du Conseil électoral permanent qui devrait organiser avant la fin de l’année 2007 des élections pour renouveler le tiers du Sénat.
En janvier 2008, le Parlement risque d’être amputé d’un tiers (10 sénateurs) si l’équipe au pouvoir n’arrive pas à mettre en place le Conseil électoral permanent pour organiser ces législatives.
Des élections indirectes devraient être organisées dans un court laps de temps pour la mise en place des assemblées municipales et départementales et la nomination des juges pour les tribunaux. [do apr 10/09/2007 14:00]
Djems Olivier [AlterPresse]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6386

Sécurité renforcée dans les aéroports dominicains après les nouvelles menaces d’Oussama Ben Laden


Les gesticulations d’Al-Qaïda à la veille du 11 septembre ont porté les autorités dominicaines à exercer un contrôle strict sur les vols à destination des Etats-Unis et de l’Europe
lundi 10 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Les mesures de sécurité et de contrôle ont été considérablement renforcées lundi dans tous les aéroports dominicains face aux avertissements émis par l’administration Bush sur d’éventuels attentats terroristes de grande envergure d’Al-Qaïda contre les intérêts américains dans le monde.
Le quotidien El Caribe précise que sur ordre du Président dominicain Leonel Fernàndez, le corps spécialisé de sécurité aéroportuaire (CESA) et des membres des Forces Armées ont conjointement renforcé le contrôle à l’embarquement des passagers et bagages voyageant à destination des Etats-Unis et d’Europe.
Les voyageurs originaires des pays islamiques doivent au cours de cette période faire l’objet d’une attention spéciale.
De plus, toutes les produits liquides tels que gélatine, crème, parfum, pâte dentifrice, médicament, aérosol, eau potable, bière et jus seront systématiquement confisqués s’ils se trouvent dans des bagages à main.
Ce dispositif de sécurité, mis en place à la veille, mardi, du sixième anniversaire des attentats gigantesques du 11 septembre 2001 qui avaient fait 3.000 morts aux Etats-Unis, est visible dans une dizaine d’installations aéroportuaires très fréquentées. Les autorités dominicaines ont ainsi ciblé les aéroports internationaux Las Américas-José Francisco Peña Gòmez et La Isabela-Joaquìn Balaguer à Santo Domingo, Gregorio Luperòn, Puerto Plata, Cibao, Santiago, La Romana, Punta Cana et Higuëy.
Compte tenu de l’importance de son industrie touristique et du poids économique de sa clientèle nord-américaine et européenne, la république voisine a adopté des mesures spectaculaires afin de mettre tout le monde en confiance.
Dans son dernier message vidéo diffusé la semaine dernière, Ben Laden, leader de l’organisation terroriste Al Qaïda, a particulièremenet insisté sur la vulnérabilité des Etats-Unis. De quoi donner des sueurs froides aux américains qui ont jusqu’ici échoué à capturer ou tuer l’homme le plus recherché de la planète. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4099

Washington préoccupé par l’ampleur du narcotrafic en Haïti et en République Dominicaine


Une position exprimée à Santo Domingo à l’occasion d’un séminaire de formation sur la lutte contre le trafic de drogue qui réunissait policiers haïtiens et dominicains
lundi 10 septembre 2007,
Radio Kiskeya

L’ambassade des Etats-Unis à Santo Domingo a averti lundi que le trafic de drogue en Haïti et en République Dominicaine avait atteint des proportions alarmantes, rapporte le quotidien dominicain El Caribe.
Le chargé d’affaires par intérim de la mission, Rolland Bullen, a loué le travail de la Direction nationale de contrôle des drogues (DNCD), mais il a estimé que les efforts devaient s’intensifier en vue de combattre plus efficacement le narcotrafic.
Pour sa part, le responsable des investigations au sein de la Police Nationale d’Haïti, Hervé Fils, a assuré qu’une coordination avec les autorités dominicaines a permis d’avoir un meilleur contrôle de la frontière longue de quelque 400 kilomètres que partagent les deux pays.
Le chargé d’affaires a.i de la mission diplomatique américaine en territoire voisin et le représentant de la PNH ont fait ces déclarations en marge d’une session de formation organisée à l’intention de policiers haïtiens et dominicains au siège du commandement de la Police Nationale Dominicaine, à Santo Domingo.
Par ailleurs, le premier séminaire frontalier sur la prévention de l’usage illicite des drogues se déroulera du 27 au 30 septembre dans la province dominicaine de Montecristi. Des entités publiques et privées, des artistes et personnalités prendront part à cet événement qui vise à obtenir une nette réduction de la consommation des stupéfiants en République Dominicaine.
Les deux pays de l’île d’Haïti ou Quisqueya (Haïti et la République Dominicaine) sont classés par les Etats-Unis parmi les principaux territoires de transit de la région impliqués dans l’exportation vers les marchés américain et européen de tonnes de drogue en provenance d’Amérique du Sud. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4101

Drogue à Tiburon : le troisième sénateur du Sud-Est, Ricard Pierre, dit à son tour n’être pas concerné

Des précisions du "Sénat" sur la question encore très attendues
mardi 11 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Le sénateur Ricard Pierre a nié lundi toute implication dans l’affaire de drogue de Tiburon (extrême Sud du pays), rejoignant ainsi les parlementaires de ce département qui se sont déjà prononcés dans le même sens. Le juge d’instruction en charge du dossier, Me Jacques St-Jean, soutient pourtant qu’un des parlementaires de ce départment y est impliqué.
Selon Ricard Pierre, s’il était finalement prouvé que, effectivement, un parlementaire du Sud-Est est impliqué dans cette affaire, ce serait une honte à la fois pour le département et pour le parlement.
Alors que certaines informations laissent croire que le navire qui devait transporter la drogue appartient à un « sénateur du Sud-Est », le président du Sénat, Joseph Lambert, issu lui aussi du Sud-Est, tardait encore, lundi après-midi, à se prononcer sur la question.
Le député de Anse-à-Pitres (Sud-Est), Patrick Robasson, élu sous la bannière de la Plate Forme présidentielle LESPWA, a promis une prise de position des parlementaires du Sud-Est sur les allégations du juge d’instruction. Cela se fera « au moment opportun », a-t-il dit, sans donner trop de précision.
Mais, déjà, il s’en est pris à son collègue Jean Délouis Félix (également de LESPWA) qui, le week-end écoulé, avait exprimé publiquement sa méfiance vis-à-vis des parlementaires de son département, « en raison de leur réputation douteuse ».
La Police Nationale a procédé il y a huit jours à l’arrestation d’une douzaine de présumés narcotrafiquants à la suite de l’atterrissage de deux petits avions suspects et du naufrage d’un bateau dans la commune de Tiburon. L’information a été confirmée par le juge d’instruction de la juridiction, Me Jacques Saint-Jean.
Le magistrat a affirmé avec certitude que le bateau, qui devait vraisemblablement participer au transport de la drogue, appartient à un parlementaire du Sud-Est dont il s’est gardé de révéler l’identité. Depuis, les spéculations vont bon train dans tous les milieux sur l’identité de ce parlementaire et sur les conséquences « éventuellement » catastrophiques de cette affaire sur l’image du parlement haïtien. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4103

Vers une loi régissant la passation de l’écharpe présidentielle

Vote marathon de plusieurs projets de loi à la Chambre des députés avant la clôture de la dernière session parlementaire
lundi 10 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Les députés réunis en assemblée ce lundi, quelques heures avant l’assemblée nationale du jour, à l’occasion de la clôture de l’année législative, ont procédé à un vote marathon de plusieurs projets de loi en souffrance.
Il s’agit des projets de loi portant respectivement sur la modification de la constitution des conseils d’administration de l’Autorité Portuaire Nationale (APN) et de la Société Nationale des Parcs Industriels (SONAPI).
Un projet de loi sur la passation de l’écharpe présidentielle, soumise par le président du Senat, Joseph Lambert, a également été voté par les députés. Selon le projet de loi, désormais, c’est obligatoirement le président sortant qui doit passer l’écharpe à son successeur. En cas d’empêchement du président sortant, c’est au président de l’assemblée nationale qu’il incombe de le faire.
Pour être effective, le projet de loi doit être voté par la Chambre haute dans la même forme et teneur que celui voté par les députés. Il doit être transmis à l’Exécutif pour être publié dans le Journal officiel de la République, si l’Exécutif n’y fait aucune remarque ou objection, au quel cas le projet de loi devrait être soumis à nouveau à l’appréciation des 2 Chambres.
On se souvient que, en 1991, lors de sa première prestation de serment comme président de la République, Jean Bertrand Aristide s’était fait passer l’écharpe par une paysanne, évitant ainsi qu’elle lui soit transmise par son prédécesseur, la juge Ertha Pascal Trouillot, à qui il allait faire remettre, séance tenante, un mandat d’amener.
En 2006, alors que le président provisoire Boniface Alexandre n’était pas empêché, le président élu René Préval ayant amené sa propre écharpe se l’était fait remettre par le président de l’assemblée nationale.
Ces deux incidents protocolaires avaient suscité des commentaires dans tous les milieux, d’aucuns estimant que la passation doit se faire normalement du président sortant à son successeur.
A l’issue du vote de ces projets de loi ce lundi, les députés sont partis en vacances et ne devraient regagner le parlement qu’en janvier 2008 si, entre-temps, ils ne sont pas convoqués à l’extraordinaire par le chef de l’Etat, conformément à la Constitution. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4102
Commentaires
Enfin on ne pourra pas dire que les députés ne font pas des lois. Quelle est importante cette loi ! Entre transition et présidents prêts-à-porter il y aura des passassions d’écharpe.
Cette nouvelle devrait faire la une de l’actualité dans un pays ou on ne parle que de misère, de corruption, de dictature législative, de sénateur impliqué dans le trafic de drogues !