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jeudi 7 février 2013

Haïti-Cinéma : Un film d’Arnold Antonin sur les petits écrans à l’occasion de l’anniversaire de la chute de Duvalier

P-au-P, 6 févr. 2013 [AlterPresse] --- Le film du cinéaste haïtien, Arnold Antonin, « Gérard Gourgue, l’homme par qui le cours de l’histoire aurait pu changer » sera diffusé à l’occasion du 27 éme anniversaire de la chute de Jean Claude Duvalier, sur dix stations de télévisions membres de l’Association nationale des medias haïtiens (Anmh), apprend AlterPresse.
Le rendez-vous est donc pour ce jeudi 7 février 2013 à 7 heures du soir, sur entre autres la Télé Antilles, Télé Métropole, Télé Quisqueya, Télé Caraïbes, Télé Sans Frontières et Télé Vénus. « Gérard Gourgues, l’homme par qui le cours de l’histoire aurait pu changer » fait donc un saut par le petit écran après une première en novembre 2012. Le documentaire est d’ailleurs centré sur les événements politiques ayant conduit à l’avortement dans le sang des élections générales en Haïti, le 29 novembre 1987. Il fait revivre aussi des moments forts de la chute des Duvalier, chute perçue comme un espoir de liberté pour Haïti. Ce film qui dure 1h42mn a été produit par le Centre Pétion Bolivar et supporté par la Fondation connaissance et liberté (Fondasyon konesans ak libète/Fokal) ainsi que la Banque de la République d’Haïti (Brh). [kft gp apr 6/02/2013 8 :30]http://www.alterpresse.org/spip.php?article14057

Haïti-Duvalier : Signature d’un essai-plaidoyer pour juger l’ex-dictateur

P-au-P, 7 févr. 2013 [AlterPresse] --- L’avocat Jaccéus Joseph signe son ouvrage « Le procès de Duvalier pour crimes contre l’humanité » ce 7 février 2013 à l’annexe du rectorat de l’Université d’Etat d’Haïti, à Pacot (Port-au-Prince). Il s’agit pour l’avocat d’apporter sa quote-part dans le « combat » que mènent les victimes de la dictature des Duvalier qui ont fait appel contre une première décision de la justice haïtienne innocentant l’ancien "président à vie" par rapport aux accusations de crimes contre l’humanité. Dans ce texte, Joseph répond aux avocats de la défense de Duvalier arguant qu’il n’y a pas de provisions légales dans le droit interne haïtien pour juger Duvalier. « Nous avons démontré que la commission de ces crimes dits internationaux implique l’obligation de l’État haïtien de juger Duvalier, l’universalité de la procédure, l’internationalisation de sa poursuite, l’interdiction d’amnisties, sa responsabilité pénale individuelle, l’inaliénabilité et imprescriptibilité du recours. Ce procès est ainsi placé au cœur du droit pénal coutumier international lié au Jus Cogens. », lit-on sur la quatrième de couverture du livre de Joseph. Pour l’avocat-écrivain, ne pas juger Duvalier ne révèle pas d’un manque de provisions légales mais d’un « prétexte politique à un moment où le duvaliérisme a repris du service ». Et il ne se doute pas que « le contexte en est favorable ». Aussi « inquiet » que les victimes, il dénonce une « tentative de banaliser les crimes du dictateur ». Joseph lance un appel aux juges en vue de prévenir « tout jugement scélérat [car] blanchir Duvalier est une déclaration de faillite du système judiciaire haïtien par les juges eux-mêmes ». Outre la signature de ce livre, plusieurs activités sont prévues ce 7 février 2013 à Port-au-Prince, à l’occasion du 27e anniversaire de la chute du régime dictatorial. La Fondation Connaissance et Liberté (Fokal) organise une exposition multimédia, une exposition de panneaux rappelant la chronologie des évènements ayant conduit au 7 février 1986, et une causerie. Le film du cinéaste haïtien, Arnold Antonin, « Gérard Gourgue, l’homme par qui le cours de l’histoire aurait pu changer » sera également diffusé à 7 heures du soir (1:00 gmt le 8 février) sur dix stations de télévision membres de l’Association nationale des médias haïtiens (Anmh). [efd kft gp apr 7/02/2013 10 :50] http://www.alterpresse.org/spip.php?article14072

Haïti-Justice/Presse : De nouvelles auditions dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du journaliste Jean Dominique

P-au-P, 6 fév. 2013 [AlterPresse] --- L’ancienne sénatrice lavalas Mirlande Libérus est attendue à la chambre d’Instruction Criminelle de la Cour d’Appel de Port-au-Prince pour audition dans le cadre de l’enquête conduite par le Juge Yvickel D. Dabresil sur le double assassinat du journaliste Jean Léopold Dominique et du gardien de radio Haïti Inter, Jean Claude Louissaint. Depuis le renversement de Jean Bertrand Aristide le 29 février 2004, Mirlande Libérus s’est établie aux Etats-Unis d’Amérique. Selon la lettre d’invitation, elle est conviée à se « présenter à la chambre d’instruction criminelle sise au Palais de justice de cette ville [Port-au-Prince], Bicentennaire, Blvd [Boulevard] Harry Truman, le vendredi que l’on comptera 6 février 2013 [sic] à 10 hrs du matin pour être entendue dans le cadre de ce dossier ». Petit accroc dans cette lettre, 6 février 2013 est un mercredi. Me Mario Joseph, avocat de Libérus, rassure que sa cliente ne compte pas fuir la justice mais attend une date précise et la rectification de la confusion qu’il y a dans la lettre d’invitation. L’assassinat a été perpétré le 3 avril 2000. Depuis, l’enquête piétine. Pas moins de 4 juges ont travaillé sur le dossier. Plusieurs se sont déportés pour des raisons liées à leur sécurité personnelle y compris des menaces de mort. Selon un communiqué de Amnesty International à l’occasion du 12 ème anniversaire de l’assassinat le 3 avril 2012, « l’enquête sur l’assassinat de Jean Dominique et Jean-Claude Louissaint a été marquée par la violence, l’inertie, les menaces contre les juges instructeurs, les retards, et la perte des preuves et autres dossiers afférents à l’affaire lors du tremblement de terre de janvier 2010 ». Le juge Yvickel Dabrésil est en charge du dossier depuis le 3 avril 2005, après que la Cour d’appel de Port-au-Prince eut jugé, en août 2003, qu’une commission d’enquête devrait compléter l’investigation en permettant d’identifier tous les assassins directs ainsi que les auteurs intellectuels. « La famille de Jean Dominique a fait appel de la décision du juge [Bernard] St-Vil en avril 2003. Particulièrement, le rapport du juge ne faisait pas mention d’un certain nombre de suspects, y compris un influent sénateur haïtien qui avait fait l’objet d’un acte d’accusation par le juge Claudy Gassant en 2001 » souligne le communiqué de Amnesty. En tout cas, le dossier semble prendre une tournure sérieuse en 2013. Des sources proches de la Cour d’appel mentionnent les noms des anciens présidents Jean-Bertrand Aristide et René Préval comme des citoyens qui seraient susceptibles d’être auditionnés dans le cadre de cette affaire. [efd kft gp apr 6/02/2013 11 :55] http://www.alterpresse.org/spip.php?article14059

Haïti-Ressources minières : Une investigation journalistique sur 10 mois avait soulevé des irrégularités en 2012

P-au-P, 07 févr. 2013 [AlterPresse] --- Alors que l’affaire des permis d’exploitation minière agite les médias en Haïti en ce début d’année 2013, l’agence en ligne AlterPresse - qui avait publié, en 2012, une investigation journalistique sur la question, dans le cadre du partenariat Ayiti Kale Je (Akj) - revient avec ces articles pour l’éclairage de ses lectrices et lecteurs. Au cours de cette enquête, qui a duré dix mois (de 2011 à 2012), une équipe d’étudiantes et d’étudiants, de journalistes et de membres d’une radio communautaire, a révélé plusieurs données. Près de 3,885 kilomètres carrés de territoire haïtien, soit 15 pour cent de tout le pays, sont déjà sous une licence de recherche, d’exploration ou d’exploitation, ou sont soumis à une convention contrôlée par des firmes américaines et canadiennes. À elle seule, l’Eurasian Minerals, une des firmes en question, a prélevé 44,000 échantillons. La Newmont Mining, deuxième productrice d’or au monde et qui exploite la plus grande mine en Amérique, a largement investi auprès d’Eurasian. Elle envisage la possibilité d’exploiter au moins cinq sites miniers sur le territoire national. L’ancien ministre haïtien de l’économie et des finances (Mef), Ronald Baudin (novembre 2009 - octobre 2011), travaillait, au moment de l’investigation journalistique, comme consultant pour la compagnie minière Newmont. Deux ministres haïtiens ont (récemment) signé avec Newmont et Eurasian un « protocole d’entente », selon lequel – et en violation de la loi haïtienne – les compagnies peuvent commencer le forage dans un des sites en exploration. Or, la loi haïtienne stipule qu’aucun forage ne peut être entrepris sans une convention minière. Équipée de quelques géologues et d’une poignée de véhicules, l’agence d’État, en l’occurrence le bureau des mines et de l’énergie (Bme), n’a pas les moyens de superviser les opérations de forage et de recherche, en cours au Nord du pays, signalait l’investigation journalistique d’Ayiti Kale Je. Personne ne semble enclin à parler, aux communautés, de ce qui se passe dans le Nord et des ententes conclues derrière des portes closes. Le premier élément fondamental, mis en lumière par l’enquête, a été le manque de transparence et de souci pour les intérêts du pays. Le second élément est que le taux de redevance, réclamée par l’État, est le plus bas de l’hémisphère. L’autre élément est l’importance des ressources minières du pays et le lourd tribut qu’engendrera leur exploitation. L’histoire du pays le démontre, l’exploitation minière a souvent abouti à la violence contre la population locale ou son appauvrissement. [apr 07/02/2013 0:10] http://www.alterpresse.org/spip.php?article14061

Haïti-Justice : Duvalier boude à nouveau la cour d’appel

P-au-P, 07 févr. 2013 [AlterPresse] --- L’ex-dictateur Jean Claude Duvalier, convoqué à la cour d’appel ce jeudi 7 février, date qui coïncide avec le 27 ème anniversaire de la chute de son régime, a décidé de ne pas se présenter, selon ce qu’a fait savoir son avocat, Reynold Georges, à AlterPresse. « Les avocats comptent plaider un report pour éviter qu’il y ait des conflits dans le cas ou l’audience sortirait en faveur de Jean Claude Duvalier, mais il reste quand même disponible pour la justice », a fait savoir Reynold Georges. Lors de la dernière séance le 31 janvier, les juges avaient requis que Duvalier se présente en personne ce jeudi. Une vingtaine de victimes de son régime l’accusent de crimes contre l’humanité. Depuis tantôt 9:30 (heure locale) ce 7 février 2013, des partisans de Duvalier sont devant l’entrée principale du parquet de Port-au-Prince, et distribuent des calendriers sur lesquels son portrait est imprimé . Le dispositif de sécurité est assez discret. La police ne se signale encore que par un unique véhicule du Corps d’intervention et de maintien d’ordre (Cimo). [jep kft gp apr 07/02/2013 10 :30] http://www.alterpresse.org/spip.php?article14071

Haïti-Cinéma : Deux films haïtiens à la 23 e édition du Fespaco

Par Milo Milfort P-au-P, 6 févr. 2013 [AlterPresse] --- Deux films haïtiens font partie de la sélection officielle du 23 e biennal du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) qui se tient au Burkina Faso du samedi 23 février au samedi 2 mars 2013. « Jeux dangereux », réalisé par Boseny Antoine, et « Le chauffeur », de Jean-Claude Bourjolly, ont été retenus dans la catégorie Diaspora.
Par ailleurs, le cinéaste haïtien Arnold Antonin, détenteur du prix Paul Robeson du meilleur film de la Diaspora africaine au Fespaco en 2007, en 2009 et en 2011, a fait partie des membres du jury qui a désigné les finalistes dans la catégorie Diaspora. « Les amours d’un zombi » était le 3 e film de ce cinéaste à être récompensé dans toute l’histoire de ce festival, après « Le président a t-il le Sida ? », et « Jacques Roumain, la passion d’un pays ». En 2011, le cinéaste haïtien Raoul Peck avait reçu une mention spéciale pour son film « Molock Tropical », tourné dans l’enceinte de la Citadelle Laferrière (Nord d’Haïti). Faisaient aussi partie du jury - qui a choisi les finalistes de la catégorie Diaspora - Beti Ellerson des États-Unis d’Amérique, Tania Valette de la République Dominicaine, Asha Lovelace du Trinidad & Tobago et Carlos Aguilar du Panama. En effet, sur un total de 600 à 700 œuvres inscrites aux préliminaires du concours, 101 films venant de 35 pays ont été retenu pour le tour final de Fespaco 2013, entre autres dans les catégories longs-métrages, courts-métrages, documentaires et diaspora. Par ailleurs, parmi les cinq films de la catégorie Diaspora retenue, figurent deux films de la Guadeloupe (Le bonheur d’Elza, de Mariette Monpierre, primé au PanAfrican film festival de Los Angeles et The Legend de Christian Lara), un de la Martinique (Marcel Manville d’homme à homme, de Véronique Kanor) et un film américano-brésilien, Raça, de Joel Zito Araujo et Megan Mylan. [mm kft gp apr 06/02/2013 11:50] http://www.alterpresse.org/spip.php?article14058

A Haïti, le cri des victimes du régime Duvalier après des décennies d'impunité

LE MONDE | 06.02.2013 à 14h38 Vingt-sept ans, jour pour jour, après avoir fui Haïti, chassé par une révolte populaire, l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier va comparaître devant la cour d'appel de Port-au-Prince jeudi 7 février. Le président de la cour d'appel, Jean Joseph Lebrun, a requis la présence de l'ancien "président à vie" âgé de 61 ans, qui ne s'était pas présenté aux trois audiences précédentes. Surnommé "Bébé Doc", l'ancien dictateur, au pouvoir de 1971 à 1986, est accusé de détournement de fonds, de vol de biens publics et de corruption. Le 27 janvier 2012, le juge d'instruction Jean Carvès avait écarté plus d'une vingtaine de plaintes déposées par les victimes du régime duvaliériste pour meurtres, tortures, enlèvements et d'autres violations graves qualifiées de "crimes contre l'humanité". "Bébé Doc" était arrivé au pouvoir à l'âge de 19 ans, à la mort de son père, François Duvalier. Surnommé "Papa Doc", celui-ci avait créé une milice, les "tontons macoutes", qui faisait régner la terreur. Plusieurs milliers d'opposants ont été assassinés, torturés ou contraints à l'exil durant la dictature duvaliériste. Après le retour de Jean-Claude Duvalier à Haïti, au terme de vingt-cinq ans d'exil en France, en janvier 2011, le juge Carvès s'était contenté de demander son renvoi devant un tribunal correctionnel pour des délits financiers. Sa décision avait été critiquée par les organisations de défense des droits humains comme Amnesty International. Michel Frost, expert de l'ONU sur les droits de l'homme, l'avait également dénoncée, soulignant que "l'existence de crimes commis par le régime Duvalier était bien établie".
DÉLAI DE PRESCRIPTION Les avocats des victimes, Mes Jean Joseph Exumé et Mario Joseph, ont interjeté appel de l'ordonnance du juge d'instruction. "Le déroulement de l'audience du 31 janvier 2013 [à laquelle M. Duvalier ne s'est pas présenté] a ravivé les craintes quant au non-respect des droits des victimes et à la volonté de perpétuer l'impunité", souligne Danièle Magloire, porte-parole du Collectif contre l'impunité, regroupant vingt-deux victimes de la dictature qui se sont constituées parties civiles. "Les plaignants et les plaignantes n'ont pas été dûment cités, on a tenté de récuser le droit des victimes à être parties prenantes", ajoute Mme Magloire. Le Collectif contre l'impunité a lancé un appel à "la société haïtienne et à la communauté internationale, en particulier à ses instances de droits humains, pour qu'elles appuient le difficile combat que mènent les victimes de la dictature des Duvalier pour faire échec à l'impunité et au révisionnisme". Les avocats de l'ancien dictateur soutiennent qu'il ne peut être poursuivi en raison du délai de prescription de dix ans prévu par le code pénal haïtien. Cet argument n'est pas recevable, selon l'avocat américain William O'Neill. "Les crimes contre l'humanité sont imprescriptibles", souligne ce spécialiste des droits humains. "Institué depuis le procès de Nuremberg en 1946, le principe de crime contre l'humanité a été reconduit par plusieurs résolutions de l'Assemblée générale des Nations unies, ratifiées par le gouvernement haïtien", rappelle-t-il. "VIOLATIONS CONTINUES" Les nombreux cas de disparitions enregistrés sous le régime des Duvalier constituent des "violations continues" pour lesquelles la prescription ne peut être invoquée, ajoute le juriste. "Si les juges haïtiens rejettent l'appel, les victimes devront aller à la Cour interaméricaine des droits de l'homme", conseille Me O'Neill. En décembre 2012, le gouvernement du président Michel Martelly a remis un passeport diplomatique à Jean-Claude Duvalier. Théoriquement assigné à résidence, "Bébé Doc" se déplace sans encombre et fréquente les meilleurs restaurants de la capitale avec sa compagne. Peu après le retour de l'ancien dictateur à Haïti, Ban Ki-moon avait pourtant appelé les autorités "à prendre toutes les mesures judiciaires pour régler cette affaire". Le secrétaire général de l'ONU soutenait : "Pour parvenir à la paix et à la prospérité durables, les Haïtiens doivent instaurer l'Etat de droit." L'ONG Human Rights Watch (HRW) a recensé les graves violations des droits humains commises sous le régime Duvalier et a insisté sur la nécessité d'un procès équitable "pour restaurer la confiance des Haïtiens en la justice". HRW anticipait que le principal obstacle au jugement de l'ancien dictateur risquait d'être "l'absence de volonté politique" du nouveau gouvernement. Ne cachant pas ses accointances avec le camp duvaliériste, le président Martelly, un ancien chanteur surnommé "Sweet Micky", a plusieurs fois évoqué une amnistie en faveur de l'ancien dictateur. 30 ans de régime Duvalier 1957-1971 François Duvalier est "président à vie". 1971-1986 Jean-Claude Duvalier, "Baby Doc", succède à son père. 1991 Le président Jean-Bertrand Aristide est renversé. 1996-2001 Présidence de René Préval. 2001-2004 Second mandat de Jean-Bertrand Aristide. 2006-2011 Second mandat de René Préval. 2011 Michel Martelly président. http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/02/06/a-haiti-le-cri-des-victimes-du-regime-duvalier-apres-des-decennies-d-impunite_1827810_3222.html

jeudi 31 janvier 2013

Josué arrêta le soleil, Marie-Danielle les lentilles

Elle a un nom, une histoire très médiatisée, un visage… mais pas de photo. Marie Danielle Bernadin a littéralement caché son visage aux caméras pendant les deux mois qu’a duré son " feuilleton " juridico-sexuel. Mieux que Clifford Brandt, l’homme d’affaires qui serait à la tête du "plus grand réseau de crime organisé de toute la Caraïbe". Marie-Danielle Bernadin, présumée victime de viol de Me Josué Pierre-Louis, n’a pas mené son procès jusqu’au bout. Elle a cependant réussi l’exploit de ne pas se faire photographier pendant les deux mois de va-et-vient au cabinet d’instruction. La jeune femme, née en septembre 1985, a même apparu en conférence de presse en cachant littéralement son visage aux journalistes, dont les chasseurs d’images. La foi pour viatique Au lendemain de sa décision d’abandonner la procédure judicaire entamée contre son prétendu-agresseur, Mlle Bernadin a accepté de se présenter le visage découvert, pour la première fois, à la presse. Aucune lentille de caméras n’a été déclenchée. C’était l’exigence de la jeune femme en pantalon, chemise et sandales, pour expliquer sa surprenante décision de redonner à son ex-patron le sommeil tranquille. "J’ai décidé de désister à cause de ma foi chrétienne, a expliqué Marie-Danielle Bernadin. Mais, je tiens à réaffirmer qu’il m’avait effectivement violé." Personne ne m’a forcé à prendre cette décision, a juré la désormais ancienne-plaignante, qui a fait mieux que Clifford Brandt. Ce dernier, un homme d’affaires mêlé dans le kidnapping, restait lui aussi un mystère pour les photojournalistes. Sombres révélations Il faut avoir la foi de Marie-Danielle Bernardin pour échapper à ceux qui vivent de l’image des autres. Elle arrêta pendant deux mois les lentilles, comme "Josué arrêta le soleil lors de la bataille de Gabaon", comme révélé dans la Sainte Bible. Président du Conseil électoral permanent (CEP) controversé, Me Pierre-Louis tire justement son prénom d’un personnage biblique. Celui qui a demandé à Dieu d’arrêter le soleil. Le président de l’institution électorale n’a pas échappé aux révélations de Pierre Esperance, la "gueule de feu" du RNDDH. " J’ai vu des photos de femmes nues prises à la résidence de Me Josué Pierre-Louis. Figurent parmi ces images : des employées du palais présidentiel, de l’institution électorale et du secteur privé ", a révélé, sur les ondes de Magik 9, l’homme qui détient les archives des droits humains en Haïti. L’homosexualité de certaines de ces femmes, dit-il, est immortalisée sur le téléphone de Me Pierre-Louis, qui aurait été manipulé par son ancienne assistante. http://www.maximini.com/fr/news/haiti/justice/josue-arreta-le-soleil-marie-danielle-les-lentilles-20887.html
Le mois de janvier 2013 a été consacré à l’œuvre de Frankétienne (peintre, écrivain, poète, comédien…) par la bibliothèque de l’Institut pour la promotion et le développement de l’éducation et de la culture dans le Sud (IPDEC), situé aux Cayes.
Conférence-débat, journée porte ouverte, récital de textes, exposition d’œuvres figuraient parmi les activités prévues dans le cadre du mois consacré aux œuvres de Frankétienne. Ces manifestations ont été clôturées le samedi 26 janvier 2013 par la représentation, au centre culturel catholique Saint Louis, de la pièce " Foukifoura " de Frankétienne, interprétée par la compagnie de théâtre Ayizan, de Port-au-Prince. Exprimer la tragédie Après le séisme de janvier 2010, Frankétienne, a changé radicalement le lieu qu'il appelle son "chez lui", pour le transformer en une véritable galerie d'art. Sur les piliers de béton qui soutiennent sa grande maison de Delmas 31 (Port-au-Prince), des têtes hurlent leur désespoir. Visages d'épouvante, ces portraits expriment le regard muet, la peur, les cris, les pleurs, la tragédie... Si certains de ces portraits sont grimaçants, c'est "pour expliquer les terreurs que vivent les gens", indique l'artiste. http://www.maximini.com/fr/news/haiti/culture/un-mois-consacre-a-franketienne-20884.html

lundi 28 janvier 2013

Haïti-Carnaval : 174 millions de Gdes prévues dans le budget pour le Cap-Haïtien

Une enveloppe de 174 millions de gourdes est prévue pour l’événement carnavalesque dans la deuxième ville du pays les 10, 11 et 12 février 2013, a annoncé dimanche le président du Comité National du carnaval, M. Gilbert Bailly au cours d’une Conférence de presse conjointe avec la nouvelle ministre de la Culture, Mme Josette Darguste. Dans un budget de 197 millions de gourdes prévues pour l’organisation des festivités carnavalesques sur tout le territoire national, 174 millions de cette somme sont allouées à Cap-Haïtien, la Cité d’accueil des trois jours officiels de cette activité culturelle et touristique majeure du pays. « L’Etat haïtien promet 50 millions de la somme, mais c’est à nous d’aller chercher la différence auprès des sponsors du carnaval national», a déclaré le représentant du secteur privé au niveau du comité national de l’événement. « Au fur et à mesure, d’année en année, le carnaval national doit devenir une institution qui ne dépend pas de l’Etat haïtien comme il en est le cas au Brésil par exemple », a expliqué M. Bailly. « Nous espérons que le carnaval sera beaucoup plus rentable pour le pays », a-t-il poursuivi se déclarant déterminé à faire bénéfier les gens du Nord des retombées économiques positives de l’activité carnavalesque. Le boulevard de Cap-Haïtien, soit un 1.9 kilomètres, est la zone choisie comme le parcours officiel du carnaval national. « Le boulevard a été choisi de manière stratégique après l’étude des experts en la matière », a rassuré le président du comité national. Jean Jul Désauguste Hpn-Cap-Haïtien desau4@yahoo.fr http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/art-a-spectacle/8519-haiti-carnaval--174-millions-de-gdes-prevues-dans-le-budget-pour-le-cap-haitien

Haïti-43 e Forum Économique Mondial : Lamothe à Davos

Entretemps, Martelly à Santiago - Les voyages recommencent de plus belle, malgré les critiques dimanche 27 janvier 2013 P-au-P, 27 janv. 2013[AlterPresse] --- Le 43 e Forum économique mondial a débuté le vendredi 25 janvier 2013 à Davos (Suisse), avec la participation du premier ministre haïtien, Laurent Salvador Lamothe, apprend AlterPresse. Arrivé sur place le jeudi 24 janvier, Lamothe a pris part à la réunion annuelle de ce forum de deux jours (les 25 et 26 janvier) autour du thème : « Résilience dynamique ». En son absence en Haïti, l’intérim est assuré par la ministre de l’économie et des finances, Marie Carmelle Jean-Marie. De son coté, le président de la République d’Haïti, Michel Joseph Martelly est arrivé le 25 janvier au chili où il participe au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté des Etats latino-américains et caribéens (Celac), qui se déroule les 27 et 28 janvier. Martelly a laissé le pays le mardi 22 janvier 2013, pour subir un contrôle médical « complet » en Floride (Etats-Unis), avant de prendre la direction du Chili. Le gouvernement recommence de plus belle, en ce début de l’année 2013, les déplacements à l’étranger qui lui ont valu d’être sévèrement critiqué, l’année dernière, par divers secteurs du pays mettant en avant les dépenses exorbitantes et irrationnelles du pouvoir. Lors du forum, le premier ministre haïtien devait intervenir à l’une des sessions de intitulées : « Construisons des économies résilientes » au cours d’une réunion avec plusieurs chefs d’État et de gouvernement. Il devait prendre part également à une session additionnelle sur le thème : « Une nouvelle vision pour l’agriculture : Accélérons son impact », dédiée à la sécurité alimentaire, secteur prioritaire du gouvernement haïtien, pour lequel les perspectives demeurent très sombres. Lamothe devait aussi diriger une session spéciale sur Haïti, planifiée par les organisateurs du Forum en vue de présenter aux principaux chefs d’entreprises réunis à Davos les atouts d’Haïti. Cet atelier de travail vise à favoriser l’investissement direct étranger et à capitaliser sur des cas de succès obtenus dans le pays pouvant stimuler les investisseurs à venir s’y installer. Des entretiens, entre autres, avec les directeurs exécutifs de Coca Cola, Western Union, Petrobras, SalesForce, Hôtels Marriott et Heineken ont été annoncés, en vue de discuter des opportunités d’investissement en Haïti.[emb kft gp apr 27/01/2013 13 : 00] http://www.alterpresse.org/spip.php?article14001

Haïti-Duvalier : Nouveau rendez-vous à la cour d’appel le 31 janvier

P-au-P, 25 janv. 2013 [AlterPresse] ---- Le dossier de l’ex-dictateur Jean Claude Duvalier a été reporté à la huitaine, soit pour le jeudi 31 janvier, en raison de la mort du juge de la cour d’appel Enock Voltaire, qui a succombé d’une maladie, a appris AlterPresse. Absent de la séance, mais représenté par sa batterie d’avocats, l’ex-tyran fait l’objet de plus d’une vingtaine de plaintes notamment pour crimes contre l’humanité. Reynold George réitère que son client Jean Claude Duvalier s’est montré un véritable « démocrate », parce qu’il s’est présenté aux séances d’audition, contrairement à d’autres personnes qui font le marronnage, faisant référence à l’ex-président jean Bertrand Aristide, qui a été auditionné dans sa résidence à Tabarre (périphérie nord-est). Mais Duvalier n’attendra pas sagement que les mailles de la justice se resserre autour de lui. « Ce mercredi 23 janvier 2013, un arrêt de la de la cour a été déposé au greffe de la cour de cassation, faisant mention que l’on ne peut pas entendre Jean Claude Duvalier pour crime, parce que la cour de cassation a déjà tranché en sa faveur sur ce point », affirme Reynold George. Prétextant que les incidents datent de plusieurs années, en conséquence les victimes ne pourront pas obtenir de certificats médicaux, des témoins, des procès verbaux de constats, Reynold Georges ajoute qu’il faudra « des faits palpables et non des commérages ». « Les gens ont peur que Jean Claude Duvalier se rende aux élections », s’est encore enhardi l’avocat à la voix tonitruante. Depuis quelques mois, tous les biens de Duvalier lui ont été restitués, des fonds de pensions lui ont été accordé, même un passeport diplomatique lui a été octroyé. « C’est un manque de respect pour la justice et pour la population en tant que telle. Cela fait deux années qu’il se pavane dans le pays sans inquiétudes, ce démontre que la justice est piétinée », s’inquiète Danielle Magloire du Collectif contre l’impunité, présente à la cour d’appel. Elle était en compagnie de Marie Yolène Gilles du Réseau national de défense des droits humains (RnddH). Connaissant l’état de la justice dans le pays, Danielle Magloire se dit déterminée à mener la bataille, en épuisant tous les recours prévus par la loi, voire même le recours international, tant que les victimes n’auront pas trouvé justice. [jep kft gp apr 25/01/2013 10 :55] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13996

Le retour des forêts, clé du développement en Haïti

Trois ans après le séisme meurtrier, le gouvernement lance un vaste programme de gestion territoriale destiné à mettre un frein à l’érosion des sols et aux inondations. L’initiative prévoit d’augmenter la couverture forestière de 27 % et pourrait créer jusqu’à 30 000 emplois. Trois cyclones par an Il y a trois ans, la terre tremblait en Haïti, provoquant la mort de 300 000 personnes. Depuis, les survivants ont dû affronter d’autres catastrophes climatiques, et leur sort reste plus incertain que jamais. Frappée en moyenne par trois cyclones d’intensité majeure chaque année, l’île doit faire face à de nombreux épisodes d’inondations, d’érosion, de transport et d’accumulation de sédiments. Des phénomènes qui représentent une menace constante non seulement pour les personnes, mais également pour les infrastructures du pays, comme le révèle un rapport officiel. Des sols fertiles qui disparaissent Face à cette situation, 2013 a été décrétée Année de l’environnement et verra la mise en œuvre d’un ambitieux projet de reboisement et de gestion territoriale destiné à améliorer la préservation des ressources naturelles. À travers la création de forêts communales, le gouvernement espère augmenter la couverture forestière de 27 % d’ici à 2020, afin de réduire l’érosion due au ruissellement. La perte de sol représente un véritable problème pour cette île montagneuse, où plus de la moitié des terrains sont en pente. La conservation de la terre passe également par la mise en place de « centres de propagation » des végétaux dans les dix départements que compte le pays, qui permettront de produire environ 50 millions de plantes par an. Le président souhaite un comportement « écoresponsable » Le projet gouvernemental préconise une approche globale des problèmes environnementaux et comprendra aussi la construction d’infrastructures de protection des villes contre les inondations, l’amélioration de la gestion des sols et de l’eau, ou encore la réhabilitation des quartiers pauvres. Selon les calculs du gouvernement, près de 30 000 emplois pourront être créés grâce à ces initiatives. Pour le président Michel Martelly, la gestion durable des ressources naturelles doit devenir une priorité : « Il est urgent et nécessaire de reconsidérer les modèles actuels qui justifient l’exploitation de nos ressources au-delà de leur capacité de régénération et d’adopter un comportement écoresponsable pour l’utilisation de nos sols, la construction de nos villes, nos méthodes de production et le développement de nos infrastructures. » http://www.greenetvert.fr/2013/01/28/le-retour-des-forets-cle-du-developpement-en-haiti/71165

Haïti: 22 morts dans un accident de la route

Vingt-deux personnes ont trouvé la mort vendredi soir dans un accident de la route survenu dans le nord d'Haïti lorsqu'un camion transportant des pèlerins est tombé dans un ravin, a-t-on appris de sources hospitalières. "Nous avons dénombré 21 morts sur le lieu de l'accident, une personne est décédée pendant son transfert vers l'hôpital", a déclaré au téléphone à l'AFP le dr Rosny, responsable de l'hôpital Saint-Nicolas de Saint-Marc, situé à une centaine de kilomètres au nord de la capitale Port-au-Prince. Une trentaine de passagers qui se trouvaient également à bord du camion ont été blessés, dont certains très grièvement, dans l'accident. "Nous avons enregistré des blessures d'une extrême gravité comme des traumatismes crâniens et des fractures de vertèbres cervicales", a précisé le médecin ajoutant que les blessés les plus graves avaient été transférés vers l'hôpital universitaire de Port-au-Prince. Selon un commissaire de la police haïtienne contacté par téléphone, les passagers du camion se rendaient en pèlerinage dans une région du nord-ouest d'Haïti. "Certains passagers sont morts asphyxiés et d'autres sont mort écrasés", a témoigné le policier. http://www.liberation.fr/depeches/2013/01/26/haiti-22-morts-dans-un-accident-de-la-route_876966

300 livres pour Haïti

Début 2012, l'association nationale des auteurs francophones, présidée par Georges Pagé, en partenariat avec « Bibliothèque sans frontière » a lancé une collecte de livres à destination d'Haïti.
La municipalité, qui, préalablement, avait apporté une aide, à la suite du tremblement de terre, en 2010, s'est associée à l'opération. Le lancement officiel de la collecte mignalienne, s'est effectué en présence de Myriam Senghor-ba, responsable à la direction de la langue française et de la diversité culturelle à l'Organisation internationale de la francophonie, nièce de Léopold Senghor qui fut président du Sénégal et ardent défenseur de la francophonie. 300 ouvrages, en parfait état, ont été collectés (albums, livres dédiés à la jeunesse, dictionnaires, encyclopédies, tous niveaux) et déposés à la bibliothèque municipale ; cette dernière ayant, par ailleurs, fait don d'un fonds documentaire. Récemment, au cours d'une petite cérémonie en présence de Gérard Sol, maire, Gérard Bastière, 1er adjoint et Dany Coineau, adjointe à la culture, Sandra, responsable de la bibliothèque a remis les livres à Georges Pagé. http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2013/01/27/300-livres-pour-Haiti

L'Amérique latine et Haïti au musée

Deux expositions se déroulent simultanément au Musée des maîtres et artisans du Québec. D'une part, celle du Collectif d’artistes latino-américains du Canada (CALAC), dont 11 des membres posent un regard sur le monde. D'autre part, celle de Ralph Maingrette, artiste d'origine haïtienne qui recycle des objets ordinaires pour composer ses œuvres. L'exposition du CALAC regroupe 11 artistes, originaires pour la plupart d'Amérique du sud. Sous le thèmeConnotations actuelles: Regards sur notre diversité, les artistes réunis présentent leur vision du monde actuel. Une vision «à la fois apocalyptique dans la représentation catastrophée qu’en fait les médias, et multiple dans ses cultures et sa diversité», tel que le décrit Pierre Wilson, conservateur du musée.
«Nous essayons toujours d'offrir une visibilité à des artistes de la diversité pour mieux leur permettre d'affirmer leur appartenance, indique-t-il. Les artistes qui viennent d'ailleurs arrivent avec leur propre langage. Dans le même temps, ils démontrent l'universalité de l'art.» L'exposition de Ralph Maingrette, intitulée Eco-design et Re-créations, reprend le principe de recyclage des enfants pour fabriquer des jouets. «Ralph expose des lampes et des bijoux créés à partir d'objets recyclés», précise M. Wilson. Il faut souligner que cette exposition s’intègre aussi au calendrier d’activités publié dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs, ainsi qu’au Rallye-Expos 2013 de Vues d’Afrique. Ralph Maingrette est lauréat du concours 2013. «Les artistes qui viennent d'ailleurs arrivent avec leur propre langage. Dans le même temps, ils démontrent l'universalité de l'art.»- Pierre Wilson, conservateur du Musée des maîtres et artisans du Québec L'exposition du CALAC est présentée jusqu'au 17 mars, et celle de Ralph Maingrette jusqu'au 24 février. Musée des maîtres et artisans du Québec: 615, avenue Sainte‐Croix; 514 747‐7367; mmaq.qc.ca.

Pour ne pas oublier Haïti

STONEHAM - À 10 h lundi, Yannis Roy reprendra le boulot comme si de rien n'était. Pendant que les planchistes mettront le cap sur Blue Mountain pour la prochaine épreuve de snowboard cross, l'ingénieur en informatique continuera à développer des applications pour Apple et Androïd. Un texte de Manon Gilbert
Ses premiers Championnats du monde de surf des neiges nourriront ses pensées. Surtout qu'il y a moins d'un mois, Stoneham ne faisait pas vraiment partie de ses plans. Mais pour aider Haïti, son pays d'origine où il n'a jamais mis les pieds, le Français a décidé de se lancer... advienne que pourra. « Le pays a du mal à se relever. Le but, c'est d'en parler positivement, dit-il. Mon oncle a fondé la Fédération haïtienne de ski, il a représenté le pays aux Championnats du monde à 49 ans, je me suis dit : pourquoi pas moi? » Son oncle, c'est Jean-Pierre. Il a terminé 78e du slalom et 127e du slalom géant à Garmisch-Partenkirchen en 2011. Et il sera à Schladming, en Autriche, au début février. Yannis, lui, ne participera pas aux finales du snowboard cross, samedi. Il y a deux jours, il a fini 60e et dernier sur les concurrents classés. Il sera cependant présent pour encourager les « vrais champions ». « C'était un plaisir de descendre, mais ça faisait toujours aussi peur. Je l'ai fait avec le sourire. J'ai passé la ligne d'arrivée, c'était le but, et j'ai montré le drapeau. C'est que du bonheur, il n'y a plus de pression. J'espère que les gens retiendront qu'Haïti, ce sont des champions en snowboard. » Sa descente, il l'a qualifiée de parfaite. Après tout, il s'est tenu bout, ce qui n'avait pas été le cas à l'entraînement, puis il a franchi l'arrivée un chrono (1:56,81) moins de deux fois plus lent que le meneur, l'Australien Alex Pullin. Même qu'à sa seconde descente, il a retranché trois secondes à son temps. « C'est un sport que j'adore même si je ne suis pas très bon. Ça me fait plaisir de le pratiquer pour une bonne cause. » Sotchi, un objectif surréaliste Avant de s'amener à Stoneham, Roy n'avait que deux courses sous la planche, une de la Fédération internationale de ski (FIS) et une Coupe d'Europe à Puy St-Vincent il y a deux semaines. Et il n'y avait pas fini dernier! « C'était plus de mon calibre. Ici, je n'ai pris aucun saut! » Le Canadien Rob Fagan, lui, trouvait tout ce cirque un peu ridicule. « Le bobsleigh a eu les Jamaïcains. Nous, nous, avons les Haïtiens », a déclaré le Britanno-Colombien de 36 ans. Âgé de 25 ans, Roy a commencé à pratiquer le surf des neiges il y a une dizaine d'années. Comme il habite à Sevran, une banlieue parisienne, les voyages à la montagne se faisaient rares. Une ou deux semaines par année selon le budget de ses parents. À Stoneham, son oncle et lui ont défrayé les coûts du voyage. Environ 2000 $ chacun. Pas besoin de dire qu'il ne bénéficie pas des conseils d'un entraîneur si ce n'est ceux de son oncle. Roy entend bien faire une autre course dans quelques semaines, question de « prendre un peu de métier ». Une autre compétition l'intéresse aussi : les Jeux olympiques de Sotchi. Sauf que la marche est pas mal plus haute. Pour Stoneham, il n'avait à satisfaire à aucun critère de performance. « Au niveau du temps, ça me demanderait un travail trop important pour que je puisse me qualifier. Si j'ai l'occasion, je serais ravi de le faire. Les Jeux olympiques, c'est grand et, pour l'image, ça pourrait servir. » http://www.radio-canada.ca/sports/ski/2013/01/26/002-001-surf-mondiaux-haiti.shtml

HAÏTI : L’IMPASSE PERSISTE DANS LA FORMATION DE LA COMMISSION ÉLECTORALE

Haïti : l’impasse persiste dans la formation de la commission électorale Le média haïtien Haïti Libre révèle aujourd’hui que la plateforme Religions pour la paix, chargée de mener la médiation entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire afin de parvenir à la mise en place d’un Collège transitoire du Conseil électoral permanent (CTCEP) devant superviser les prochaines échéances électorales, ne s’impliquera plus dans cette médiation. La défection de Religions pour la paix serait à mettre sur le compte du refus des trois représentants sur le CTCEP du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) élus dans des circonstances nébuleuses, de démissionner, et du refus de l’exécutif de s’impliquer dans ce différend qui oppose les trois représentants aux responsables du CSPJ. (Source : Haïti Libre) http://www.operationspaix.net/32471-details-actualite-haiti-limpasse-persiste-dans-la-formation-de-la-commission-electorale.html

jeudi 24 janvier 2013

Haïti-Parlement/Mines : Le sénat propose de surseoir à l’exploitation des mines du pays

P-au-P, 23 janv. 2013 [AlterPresse] --- La commission des travaux publics du sénat appelle à surseoir à l’exploitation de certaines réserves d’or et de cuivre du pays, autorisée par le gouvernement à des compagnies étrangères sans l’aval du parlement. Au terme d’une longue et larmoyante audition du ministre des travaux publics, Jacques Rousseau et du directeur du bureau des mines, Luckner Remarais, la commission sénatoriale a adopté une position tranchée par rapport à la décision de l’exécutif d’autoriser ces exploitations dans deux départements du pays (Nord et Nord-Est). Les contrats de l’ombre Les contrats, qui sont estimés à plusieurs milliards de dollars, ont été signés le 21 décembre 2012 et 3 jours plus tard les compagnies ont entamé les travaux dans le Nord du pays. Or, selon l’article 139 de la Constitution, les accords et les conventions doivent être signés par le président de la république et approuvés par le parlement. Plusieurs sociétés minières sont déjà à pied d’œuvre dans le pays, pour l’exploitation des gisements d’or et de cuivre dans les départements du Nord et du Nord-Est. Il s’agit notamment de la Somine, société canadienne détenant deux permis d’exploitation, la VCS Mining qui détient également deux conventions, et Newmont en partenariat avec Eurasian Minerals. Le directeur du bureau des mines a prétexté que les décisions ont été prises à partir de la convention datant de février 1997, paraphée par le président René Préval et son premier ministre Rony Smarth, convention remise sur le tapis 8 ans plus tard par le gouvernement de Gerard Latortue en 2005. Cependant, ni en 1997 ni en 2005, la convention n’a eu l’approbation du parlement dysfonctionnel ou simplement absent durant ces deux périodes, critiquent les sénateurs. De plus « les mines et les carrières relèvent du domaine public. Il faudrait qu’il y ait une loi qui puisse transformer ces biens du domaine public, en domaine privé, ce qui n’a pas été fait », précise le sénateur Jocelerme Privert. En conséquence, « les accords sont illégaux et inconstitutionnels », souligne le sénateur. Reproches du Senat et mea culpa La commission a été très critique envers le directeur du Bureau des Mines, Luckner Remarais, qui en moins de 7 mois à la tête de cette institution publique a signé une pléiade de contrats avec des firmes internationales, pour l’exploitation des richesses minières du pays, et ce à l’insu du parlement. Outre les contrats, 15 permis de recherches dans 5 départements du pays ont été accordés. Une seule compagnie, Somine, a obtenu les permis d’exploitation pour 16 sites sur les 18 concernés par les contrats. Les larmes aux yeux, le directeur du bureau des mines, Luckner Remarais, a adopté une posture contrite. C’est encore au bord des larmes qu’il a répondu aux questions des journalistes à l’issue de l’audition. Il affirme pour sa défense qu’il a été motivé par la volonté de venir en aide à la population haïtienne en proie à la pauvreté. Mais malgré cette déclaration commode, les contrats et le secret évident que le gouvernement a tenu à maintenir autour, risquent de faire tache sur les dispositions affichées par le président Martelly pour 2013. L’année est en effet décrétée année de l’environnement. Une contradiction quand on sait que les compagnies minières vont utiliser du cyanure dans leurs travaux d’extraction, produit hautement nocif. [jep kft apr 23/01/2013 11 :45]

Haïti-Festival de Jazz : Le célèbre saxophoniste américain Branford Marsalis, satisfait de l’accueil du public

P-au-P, 23 janv. 2013[AlterPresse] --- Le saxophone américain Branford Marsalis, âgé de 52 ans et originaire de la Nouvelle Orleans (Etats –Unis), se réjouit de l’appréciation réservée à son groupe par le public haïtien lors de ses diverses prestations à la 7e édition du festival de Jazz à Port-au-Prince, qui prendra fin le 26 janvier 2013. Le public haïtien a été très sensible au rythme, affirme Marsalis, lors d’une conférence de presse, le mardi 22 janvier 2013. « Tous les descendants d’Afrique [les haïtiens, les noirs américains, etc.] sont unis par la musique et à travers la musique, le rythme les rapproche davantage », explique t-il. Dans les musiques africaines et haïtiennes, on retrouve des éléments de la musique de jazz, fait-il savoir, tout en reconnaissant que le jazz n’est pas très populaire en Haïti. Le célèbre saxophoniste est en tournée en Haïti avec son groupe dénommé « Branford Marsalis Quartet » dans le cadre de la 7e édition du festival international de jazz de Port-au-Prince. Joseph Dominick Calderazzon au piano, Justin Faulkner à la percussion et Eric Sébastian Revis à la basse sont les trois autres musiciens faisant partie de ce groupe de renommée internationale. En avant-première du festival, le groupe a performé dans le port de Jacmel (Sud-est). Marsalis affirme que sa visite ne s’inscrit pas dans un échange culturel, mais un « échange d’idées ». « C’est (plutot) une affirmation culturelle », martèle-t-il. « C’est comme si j’étais chez moi. C’est comme une conversation avec mes frères et sœurs », exprime t-il, affirmant être venu dans le pays surtout pour voir comment sont les choses. Marsalis dit admirer la capacité de relèvement du peuple haïtien, suite au terrible séisme du 12 janvier 2010, qui a fait 300.000 morts et détruit partiellement la capitale Port-au-Prince et plusieurs autres villes. La participation du groupe « Branford Marsalis Quartet » à la 7e édition du festival international de jazz de Port-au-Prince est supportée par l’ambassade des Etats-Unis dans le but de promouvoir ce type de musique en Haïti et augmenter la compréhension mutuelle entre les cultures haïtiennes et américaines, indique l’ambassade. Le Festival international de jazz de Port-au-Prince a été initié par la Fondation Haiti Jazz et est supporté par le ministère haïtien de la culture. A cette édition, 12 pays étrangers sont représentés et le festival se déroule sur pas moins de sept scènes, dont certaines à accès gratuit. [emb gp apr 23/01/2013 00 : 00] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13982