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dimanche 23 octobre 2011

Haïti/choléra: 500 000 cas d'ici fin 2011

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déploré vendredi le manque de vaccins contre le choléra pour administrer aux populations vulnérables en Haïti, où le nombre de cas devrait atteindre la barre des 500.000 fin 2011."Si la tendance actuelle se poursuit, nous pouvons compter sur environ 75.000 cas de plus d'ici la fin de l'année, portant le total de cas à environ 500.000 depuis le début de l'épidémie", a déclaré aux médias un porte-parole de l'OMS, Tarik Jasarevic. Début octobre, l'OMS avait comptabilisé près de 470.000 cas. L'épidémie de choléra a éclaté fin 2010 en Haïti où la maladie a fait près de 6.600 morts, selon l'OMS. Le nombre de nouveaux cas de choléra en Haïti s'est réduit de moitié en août, mais la saison des pluies a changé la donne. Si bien que l'épidémie risque de devenir "endémique", selon le Dr Claire-Lise Chaignat, chef du Groupe sur la lutte anticholérique de l'organisation. "En ce qui concerne les vaccins, (...) il y eu une longue discussion" qui a démarré fin 2010, a indiqué le Dr Claire-Lise Chaignat. Mais les résultats sont "très clairs", pour l'OMS. "Nous devons considérer l'introduction du vaccin du choléra en Haïti pour les plus vulnérables".
"Mais vous pouvez imaginer que ce n'est pas facile d'identifier par où commencer, avec la quantité limitée de vaccins disponibles", a-t-elle souligné, indiquant que "les vaccins sont encore produits en quantité limitée". "Nous espérons que cela va changer maintenant, puisque nous avons maintenant un second vaccin de choléra produit en Inde qui a été présélectionné par l'OMS fin septembre", a-t-elle ajouté.
"Cela pourrait certainement changer la situation", a-t-elle conclu.
Le premier vaccin (le Dukoral) présélectionné par l’OMS est homologué dans plus d’une soixantaine de pays. L’autre (le Shanchol), qui vient d'être présélectionné par l’OMS, sera utilisé dans l'opération de vaccination annoncée cette semaine par les autorités haïtiennes. Une centaine de personnes habitant notamment dans un bidonville de Port-au-Prince seront ainsi vaccinées. Ces deux vaccins nécessitent l’administration de deux doses à un intervalle allant de sept jours à six semaines.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/21/97001-20111021FILWWW00563-haiticholera-500-00-cas-d-ici-fin-2011.php

vendredi 21 octobre 2011

Haïti va expérimenter un vaccin contre le choléra

Agence France-Presse Port-au-Prince

Le ministère haïtien de la Santé s'apprête à mener une vaccination-test contre le choléra auprès d'une centaine de personnes, un an après l'apparition de l'épidémie qui a tué plus de 6500 Haïtiens, a appris l'AFP mercredi de source médicale.
«Nous soutenons l'idée de projet expérimental de vaccination de deux groupes de la population», a indiqué à l'AFP Gabriel Timothé, directeur général du Ministère de la Santé publique d'Haïti.
Plus d'une centaine de personnes issues d'un bidonville de Port-au-Prince et d'une localité rurale dans le centre du pays, où la maladie a été pour la première fois identifiée en 2010, seront soumises au test.
«Le vaccin "Shanchol" qui sera administré oralement aux patients, en deux doses à intervalle de six mois, a été approuvé par l'Organisation mondiale de la santé, mais il ne viendra pas remplacer la sensibilisation auprès des populations», a encore déclaré le Dr Timothé.
Un an après la découverte de la souche sud-asiatique du choléra en Haïti, de nouvelles poussées ont été récemment enregistrées dans des localités reculées dans le nord et le sud d'Haïti.
Mesures insuffisantes
«Le taux de mortalité est faible, nous allons déployer des brigades mobiles pour intensifier la sensibilisation des gens aux règles d'hygiène», a dit le Dr Timothé.
Toutefois, Médecins sans Frontières (MSF) a jugé insuffisantes les mesures prises par les autorités haïtiennes pour combattre le choléra.
«Les autorités haïtiennes et la communauté humanitaire internationale doivent faire plus d'efforts pour traiter et prévenir le choléra», a recommandé Romain Gitenet, chef de mission en Haïti.
De son côté, Gérard Bedock, lui aussi de MSF, pense que la maladie est encore au stade épidémique en Haïti, «nous encourageons les autorités sanitaires à maintenir des unités d'isolement et de traitement du choléra dans les centres de santé».
MSF, qui a administré des soins à plus de 160 000 Haïtiens frappés par la maladie, pense que «le choléra pourrait rester présent en Haïti au cours des années à venir».
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/19/01-4458857-haiti-va-experimenter-un-vaccin-contre-le-cholera.php

mercredi 19 octobre 2011

Au voisinage de l’enfer

le 16 octobre 2011 21H53 par Jacques Attali
En survolant cette semaine l’ile que se partagent Haïti et la République dominicaine, je pensais à cette réplique de Bubble, le pathétique dealer des bas fonds de Baltimore, découvrant le quartier aisé de la même ville, où vivent l’ex femme et les enfants du policier dont il est l’indic , dans le quatrième épisode de la première saison d’une de mes séries américaines préférées, the Wire : « Je ne savais pas que la frontière était si fine entre le paradis et l’enfer » .
Car, si Saint Domingue n’est pas tout à fait le Paradis, rien n’est plus près de l’enfer qu’Haïti, l’oubliée des médias, moins de deux ans après le tremblement de terre qui a fait de plus de 200 000 morts , laissé plus de 1,5 millions de personnes sans-abri , avec plus de 10 millions de mètres cubes de débris pour des dégâts chiffrés à près de 11,5 milliards de dollars.
Certes, le monde entier s’est alors mobilisé et a promis 10 Mds $ de dons, dont une commission , présidée par Bill Clinton, devait garantir le meilleur usage. Plus de 20.000 étrangers, représentant plus de 10 000 ONG étrangères, aux origines, et mandats divers, ont accouru. En apparence, avec un certain succès : la croissance économique est estimée à près de 9%.
Mais, en réalité, c’est , une fois de plus, un marché sans état de droit et le chaos reste total, dans l’indifférence quasi-générale.
D’abord, l’Etat haïtien, déjà dramatiquement faible, ne s’est pas relevé du coup porté. Un nouveau président , Michel Martelly n’a pu nommer son premier ministre que la semaine dernière, soit six mois après sa prises de fonction.
De plus, sur les 10 Mds promis, seulement 2 ont été versés, soit moins de la moitié que ce qui était prévu pour la première année ; et encore : moins de 6% de cette somme a été versé au gouvernement haïtien, le reste restant entre les mains des ONG, beaucoup trop nombreuses ( dans certains secteurs, plus de 200 ONG font la même chose) et tres peu transparentes ( sur les 196 ONG américaines présentes, ayant collecté 1, 4 Mds$ , seules 38 ont accepté de rendre public leurs comptes et seules 5 ont accepté de dévoiler combien leur rapporte en intérêt le placement des dons reçus et non dépensés)
Résultat, l’enfer est toujours là : 4,5 millions d’haïtiens, soit la moitié de la population du pays, ne mangent pas à leur faim ; 800 000 sont en situation critique et 200 000 en état de famine ; l’eau potable manque ; le choléra est toujours là ; plus de 600.000 personnes vivent encore sous des abris précaires, répartis dans 894 camps ; la moitié des gravats n’a pas été déblayée ; les ports, les centrales électriques, les écoles n’ont pas été reconstruits; l’Etat de droit reste un désastre : la police nationale n’a toujours pas été reconstituée ; les trafiquants de drogue ont le champ libre.
Il est urgent, là comme ailleurs, de redonner une priorité à la mise en place de l’état de droit, au développement de l’agriculture, des sources d’énergie, de la formation et des microentreprises , conditions nécessaires au retour des investissements étrangers.
Il est urgent aussi, pour le suivi des grandes catastrophes comme sur tant d’autres sujets, d’organiser la gouvernance mondiale : prévoir des mesures contraignantes pour que les promesses de dons des gouvernements soient tenues, pour que l’action des ONG en charge de l’urgence soient coordonnée et pour qu’elles laissent au plus vite la place à d’autres, en charge du développement.
Naturellement, de tout cela, presque personne ne parle. En attendant la prochaine tragédie.
j@attali.com
http://blogs.lexpress.fr/attali/2011/10/16/au-voisinage-de-lenfer/

Marseille : ces militants (HAITIENS) qui luttent contre la misère

Leur bien le plus précieux est soigneusement posé sur la table du salon. D'apparence, un simple album photo que Justine et Josette, un couple de Haïtiens logé au dernier étage d'une tour de béton, présentent au visiteur avec une émotion non feinte. On y découvre des images devenues rares quand il s'agit d'évoquer les quartiers Nord et les clichés qui s'y rattachent, parfois à raison.

Ici, pas de carcasses de voitures calcinées. Rien de très spectaculaire. Mais une concentration de douces tranches de vie. Des pères de familles d'origines différentes qui cultivent avec ardeur un jardin collectif, des mamans qui cuisinent, se tiennent par les épaules et prennent fièrement la pose, des gosses qui dévalent un toboggan comme s'ils se trouvaient à Disneyland... C'était en mai dernier, aux Aygalades, une des cités les plus fragiles du quinzième arrondissement.
Ce jour-là, Josette et Justin, 40 ans chacun, avaient initié une journée de la famille. "Ce genre d'action de terrain, c'est notre manière de combattre la pire des fatalités : celle du repli sur soi et de l'indifférence au sort de l'autre", souffle Josette. Qui insiste : "Par petite touche, on tente de créer du lien" C'est par l'entraide que les gens s'en sortiront. La misère est l'oeuvre des hommes.Ce n'est qu'en s'unissant qu'ils parviendront à l'éradiquer. Le 17 octobre, pour nous, c'est toute l'année".
C'est ainsi, modestement, sans tapage, mais avec une foi inébranlable en leurs semblable, que ces deux volontaires d'ATD Quart Monde remplissent au quotidien leur "mission" de volontaire à plein-temps au service de ce mouvement international de lutte contre l'exclusion sociale.
Une structure multiconfessionnelle fondée par le père Joseph Wresinski en 1957, dans un camp de sans logis à Noisy-le-Grand.
Le Credo ? "Faire appel à l'engagement de chaque citoyen, en premier lieu les victime de la précarité, pour poser des actes concrets de solidarité". Ces volontaires implantés aux Aygalades, parents de trois enfants, se sont rencontrés en 1999 à Port au Prince. Elle est une jeune institutrice sans "prise directe avec la pauvreté". Lui, étudiant très croyant, milite déjà pour ATD dans les pires bidonvilles de la capitale haïtienne.
"On s'est croisé dans une bibliothèque de rue animée par Justin", se souvient Josette. "Je trouvais le principe extraordinaire. On allait apporter des bouquins dans des endroits reculés, où les livres sont un luxe. On permettait à ces gens de découvrir le monde". Très vite, en 2003, séduite de la volonté de fer de ces jeunes recrues, l'association propose au couple de devenir missionnaire au Nord de Marseille, dans une ville et un pays qu'ils ne connaissent pas.
 "La proposition, enchaîne Justin, c'était de vivre comme les gens, à leur contact : habiter au même endroit, prendre les mêmes transports en commun, aller chercher nos enfants dans les mêmes écoles. Et essayer d'apporter, dans toutes ces circonstances, un message positif".
Sans visée religieuse ni politique, au seul service de la solidarité. "On a accepté sans hésiter. On était convaincu que c'était ce qu'il fallait faire". Un saut dans l'inconnu qui réserve toutefois son lot de surprises. "De notre terre natale, concède Justin, il est difficile d'imaginer que dans un pays comme la France, on puisse avoir une telle pauvreté. Un habitat dégradé, un manque évident de mixité sociale".
Mais ce qui choque le plus les deux missionnaires, c'est le peu de dialogue entre les populations. "À Haïti, les habitants sont pauvres mais ils se parlent. Ici, c'est plus compliqué".
Pourtant, Justin et Josette ne renoncent pas. Ils donnent des coups de main aux voisins, écoutent les souffrances des uns des autres, aident aux devoirs des enfants... Des gestes simples. Mais essentiels au vivre ensemble. "Il ne faut pas brusquer les choses", posent-ils. "Souvent, ça commence par obtenir un bonjour. Parfois, il faut deux jours, d'autre fois, trois ans.
Mais au fil du temps, on finit par se comprendre". Ce qu'ils retiennent après 8 ans passés au coeur des Aygalades ? "Les parents sont attachés à l'école. Ils veulent que leurs enfants réussissent mieux qu'eux, obtiennent des diplômes Il faut arrêter de noircir le tableau". Et Josette de conclure, regard perçant: "Et surtout, quand quelqu'un s'affaisse, il est du devoir de chacun de l'aider à se relever."
Laurent D'ANCONA
http://www.laprovence.com/article/a-la-une/marseille-ces-militants-qui-luttent-contre-la-misere

lundi 17 octobre 2011

MEA CULPA…EMPEREUR JACQUES PREMIER !

Encore un autre 17 octobre ! 
Comme chaque année je me réveille avec la gueule de bois. Encore abasourdi par l’ivresse de cet épisode de non-sens qui ne cesse de me hanter. Et toujours la même question qui revient et qui résonne dans une cacophonie démente : Comment ont-ils pu ? Comment ont-ils pu oser tirer sur l’empereur ? Comment quelqu’un, un être humain, un haïtien,  a-t-il pu, sans trembler de peur, décharger son arme contre Jean-Jacques Dessalines Le Grand ? Et que dire ceux qui ont parachevé leur œuvre macabre à coups de machettes ?
Depuis des années je relis avec la disposition du pénitent le texte de Thomas Madiou qui relate les faits autour de l’assassinat de Jacques Premier. J’encaisse cette horreur comme une flagellation spirituelle. En espérant que celle-ci invente une certaine vertu me permettant d’expier ma faute. Je le lis et refais une expérience vécue lors de lecture du texte de la « Passion du Christ » de notre manuel « LECTURE COURANTE » des Frères de l’Instruction Chrétienne.
C’est sans nul doute l’épisode la plus triste de l’histoire du pays. 205 ans plus tard on a compris que cet épisode marquait aussi la fin d’un rêve, la fin d’un idéal, la fin de la genèse d’une grande Nation.
Je ne sais plus comment le peuple haïtien considère, appréhende et conceptualise la mort de Jean Jacques Dessalines. Personnellement je l’intègre comme un triste moment de deuil national. Une occasion pour chaque haïtien de faire un geste d’introspection et de battre sa coulpe devant l’échec annoncé par la mort de celui qui avait rêvé et qui avait vu grand.
Le 17 octobre 1806, marquait le début de notre descente en enfer, la fin de l’épopée menée par nos ancêtres.
En quête de cohésion pour retrouver le chemin et déjouer à travers la machine du temps les plans des traitres de Pont Rouge, il est indispensable que tous les haïtiens reconnaissent  que nous sommes tous concernés par l’état actuel du pays et comme nous le sommes aussi dans la recherche et l’application des bonnes solutions. Le 17 octobre est une date propice à des réflexions de ce genre !

dimanche 16 octobre 2011

OIF : respecter « l’identité haïtienne » dans la refondation d’Haïti

14 octobre 2011 Publié dans la catégorie : Articles, Quoi de neuf ?
Dans le cadre d’une visite de 48 heures, les 13 et 14 octobre, à Port-au-Prince, le Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf, a plaidé en faveur du respect de l’identité culturelle et linguistique d’Haïti dans le processus de sa reconstruction. C’était lors d’une conférence de presse, le 13 octobre, au Palais National. L’occasion pour lui de renouveler l’engagement de l’OIF à soutenir cet Etat-membre dans ledit processus.
« La refondation ou reconstruction doit se faire selon la volonté, la vision du peuple haïtien et des autorités haïtiennes. Et le rôle de la communauté internationale est d’accompagner dans la voie qu’Haïti aura choisie », a souligné le Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Abdou Diouf.
L’OIF insiste sur la nécessité d’aider Haïti à se reconstruire en respectant son « identité haïtienne » qui est à la fois « créolophone et francophone ». Dans ce sens, Abdou Diouf dit appuyer l’« exacte mesure » prise par le président Michel Martelly de demander qu’au niveau de l’organisation régionale CARICOM, « il y ait davantage de diversité culturelle et que le français soit une langue de travail ».
Selon son Secrétaire général, l’OIF a déjà élaboré des manuels de « didactique convergente » pour l’enseignement à tous les niveaux dans la langue créole et dans la langue française. Déjà, sont opérationnels dans le pays des Centres de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC). « Une structure très prisée ici » que M. Diouf promet de renforcer en plus du fait que l’OIF a commencé à œuvrer en faveur de la petite enfance, à travers notamment l’enseignement préscolaire et primaire. Des projets sont aussi en cours concernant l’enseignement secondaire, supérieur, la formation professionnelle et technique et celle des enseignants.
Pour l’OIF, Haïti joue un rôle central dans la Caraïbe. « Si nous devons développer notre coopération avec cette zone, c’est sur Haïti que nous devons nous appuyer », a indiqué M. Diouf. La Francophonie est « une organisation moderne, une organisation de réseaux », a également fait valoir M. Diouf. Des réseaux qui « peuvent intervenir dans tous les domaines qui concernent la refondation d’Haïti », qu’il s’agisse de l’Etat de droit, du renforcement institutionnel, de l’Education, de la Démocratie, des Droits de l’Homme, de la Justice ou de l’Environnement.
En ce qui a trait au renforcement institutionnel, M. Diouf a souligné que le principal objectif est de faire respecter la séparation des pouvoirs, qui est le fondement de l’Etat de droit efficace, compétent et éthique ». « Nous allons fortement aider dans ce domaine là », s’est engagé M. Diouf, rappelant qu’ « il appartient à Haïti de définir sa politique, et à nous de l’accompagner ».
Un autre volet sur lequel le Secrétaire général de l’OIF a mis l’emphase est la sécurité. « Nous avons une expérience dans le domaine du renforcement des systèmes de sécurité, qu’il s’agisse de sécurité militaire ou civile », a-t-il révélé, faisant remarquer par ailleurs que, concernant la justice, avant même le séisme, l’OIF apportait un certain appui à l’Ecole de la Magistrature et à l’Office du Protecteur du Citoyen.
La présente visite du Secrétaire général de l’OIF répond à une invitation du Président de la République Michel Martelly, avec qui il a passé en revue divers dossiers relatifs à la coopération. En Haïti, Abdou Diouf a aussi rencontré le groupe des ambassadeurs francophones et assisté à la signature d’un accord de partenariat entre le Ministère haïtien de l’Education, l’UNICEF et l’OIF sur la petite enfance, en présence de la ministre a.i. de la Culture et de la Communication, Josseline Colimon Fethière.
Rédaction : Pierre Jérôme Richard
Edition : Uwolowulakana Ikavi
http://minustah.org/?p=32405

Haïti : le Conseil de sécurité de l'ONU proroge le mandat de la MINUSTAH et réduit ses effectifs

2011-10-15 04:51:21 xinhua Dans une résolution adoptée vendredi à l'unanimité, le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé de proroger la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) jusqu'au 12 octobre 2012 ainsi que de réduire les troupes de près de 2.500 membres.
Le Conseil de sécurité a « décidé que l'effectif de la MINUSTAH pourra s'établir à 7.340 soldats de tous rangs et que la composante policière de la Mission pourra atteindre 3.241 membres, ainsi qu'il est préconisé au paragraphe 50 du rapport du secrétaire général ».
D'ici au mois d'octobre 2012, l'effectif de la Mission passera donc d'environ 13.000 soldats et policiers à un peu plus de 10.500 membres.
Le Conseil a affirmé « qu'à l'avenir tout aménagement de la configuration de la force devrait reposer sur l'état général de la sécurité sur le terrain, compte tenu de l'incidence des réalités sociales et politiques sur la stabilité et la sécurité en Haïti, du développement continu des capacités des autorités publiques ».
Reconnaissant que c'est au gouvernement et au peuple d'Haïti « qu'appartient la maîtrise et qu'incombe au premier chef la charge de la stabilisation du pays sous tous ses aspects », le Conseil s'est félicité des dispositions prises par la MINUSTAH pour fournir au gouvernement haïtien, un soutien logistique et une expertise technique.
 Les Etats membres ont considéré « qu'à la suite de la tenue des élections présidentielles et législatives, la stabilisation du climat politique et institutionnel est essentielle à la stabilité du pays et aux efforts de relèvement et de reconstruction ».
Ils encouragent les autorités haïtiennes « à tirer pleinement parti de ce soutien, notamment en renforçant les capacités de la Police nationale d'Haïti, tout particulièrement pour la modernisation des lois essentielles et l'exécution du plan de réforme de la justice ».
 Enfin le Conseil a condamné « fermement les violations graves commises contre les enfants victimes de la violence armée, ainsi que les viols et autres sévices sexuels qui frappent fréquemment les femmes et les filles, et demande au gouvernement haïtien de continuer, avec l'appui de la MINUSTAH et de l'équipe de pays des Nations Unies, à promouvoir et protéger les droits des femmes et des enfants ».
http://french.cri.cn/621/2011/10/15/342s257503.htm

Début en Haïti d'un procès concernant une émeute

THE ASSOCIATED PRESS Publié: 15 octobre 2011 19:54
PORT-AU-PRINCE, Haiti - Quatorze agents de police et des responsables des services carcéraux haïtiens seront jugés pour la mort d'au moins 11 prisonniers lors d'une évasion, a annoncé samedi un représentant des Nations unies.
Le procès doit débuté mardi, a indiqué le représentant.
Les défendeurs font face à des accusations allant de meurtre et tentative de meurtre à incendie criminel et aide à un plan d'évasion.
Le procès découle d'une évasion qui s'est déroulée dans la ville côtière des Cayes, située au sud-ouest du pays, le 19 janvier 2010, soit une semaine après un séisme majeur qui a tué environ 300 000 personnes.
Une émeute a éclaté lorsque plus de 400 prisonniers ont tenté de s'échapper parce qu'ils étaient terrifiés des répliques dans la prison surpeuplée.
La police haïtienne et des casques bleus du Sénégal ont entouré le bâtiment pour éviter un exode semblable à celui qui a eu lieu au pénitencier principal, à Port-au-Prince, le jour même du tremblement de terre.
La police haïtienne a donné l'assaut et ouvert le feu. La police onusienne a vu les corps de 10 prisonniers morts, mais il y aurait eu davantage de morts et des dizaines de blessés.
Le juge supervisant l'enquête a laissé entendre que jusqu'à 22 personnes avaient été tuées.
Des responsables affirment qu'il n'est pas possible de déterminer le nombre exact de gens tués, et ce pour plusieurs raisons.
Le nombre exact de prisonniers présents dans le bâtiment avant l'émeute est inconnu, autant que le nombre de détenus ayant pris la fuite ou le nombre de corps récupérés. Des enquêteurs affirment suspecter que des corps ont été enterrés en secret.
Le gouvernement haïtien et la mission de maintien de la paix de l'ONU ont ensuite ouvert une enquête [investigation]  conjointe pour enquêter sur les allégations
http://www.journalmetro.com/monde/article/997877--debut-en-haiti-d-un-proces-concernant-une-emeute

vendredi 14 octobre 2011

Haïti: Martelly entame la «réconciliation»

«Le rêve du président Martelly est une table ronde
de tous ces anciens leaders assis à la même table
avec les leaders actuels pour que l'on réfléchisse
ensemble aux problèmes du pays»,
a lancé Michel Martelly (à gauche) lors de sa conférence
de presse avec l'ex-président Aristide (à droite),
mercredi à Port-au-Prince.  Photo: AP
Étienne Côté-Paluck, collaboration spéciale . La Presse
(Port-au-Prince) Le président haïtien Michel Martelly a fait cette semaine une tournée remarquée dite de «réconciliation» avec les anciens chefs de l'État haïtien.
Le terme, lourd de sens dans cette ancienne dictature, est de l'ancien «président à vie» Jean-Claude Duvalier, que le nouveau président a rencontré mercredi. M. Martelly s'est aussi rendu, le même jour, chez un autre ancien président de retour d'exil, Jean-Bertrand Aristide.
Des photos et vidéos, où figurent les trois hommes, sont parues hier dans tous les médias haïtiens et ont enflammé les débats sur les tribunes téléphoniques des radios de la capitale.
Le «rêve» de Martelly
«Le rêve du président Martelly est une table ronde de tous ces anciens leaders assis à la même table avec les leaders actuels pour que l'on réfléchisse ensemble aux problèmes du pays», a lancé l'actuel président lors de sa conférence de presse avec Aristide.
Cette tournée des ex-présidents, plutôt bien reçue dans la population, a été saluée par de nombreux partisans d'Aristide en Haïti qui voient d'un bon œil le retour de leur leader dans les sphères proches du pouvoir. Les présidents des deux chambres du Parlement, qui ont aussi assisté à la rencontre de deux heures avec Aristide, ont eux aussi salué l'initiative de Martelly.
Même son de cloche du côté des fidèles de Duvalier, beaucoup moins nombreux, qui voient dans ce geste un rapprochement politique avec l'ancien dictateur et la confirmation du retour de l'armée haïtienne démantelée en 1994.
Inquiétudes
Au contraire, ces rencontres publiques inquiètent plusieurs victimes du régime Duvalier. Danièle Magloire, porte-parole du Collectif contre l'impunité, qui regroupe des organismes de défense des droits de l'homme et des plaignants contre le régime duvaliériste, n'aime pas entendre les mots «réconciliation» et «oubli du passé» sortir de la bouche du président Martelly, alors que justice n'est toujours pas faite à l'encontre de Duvalier.
En entrevue avec La Presse, cette militante rappelle que, depuis l'arrivée au pouvoir de Martelly, des démarches ont été entreprises par l'État haïtien pour restituer certains biens saisis à M. Duvalier, tout comme sa pension d'ex-chef de l'État.
«Si [les groupes de défenses des droits de l'homme] sont inquiets, nous le déplorons, souligne de son côté à La Presse Lucien Jura, porte-parole de la présidence d'Haïti. Il ne faut pas tout mélanger. Il y a un pouvoir judiciaire qui fonctionne aujourd'hui en Haïti et dont l'exécutif cherche à renforcer les structures.»
Danièle Magloire se montre sceptique. «Comment le procureur est-il est supposé réagir face à un État qui poursuit une personne [pour détournements de fonds], mais qui d'un autre côté est en train de tout lui donner?»
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/14/01-4457119-haiti-martelly-entame-la-reconciliation.php

Commentaires :

Nous avons un président qui a définitivement la bougeotte. Depuis son arrivée au pouvoir il a inauguré des œuvres et des projets réalisés par le gouvernement antérieur. Il a inauguré des semaines de tout et de rien. La semaine du tourisme, la semaine de la reconstruction, la semaine des droits de l’homme. Pour autant la reconstruction reste au point mort. Les touristes n’ont pas encore inclus Haïti dans leurs itinéraires.

Il fallait bien qu’il trouve en quoi occuper sa présidence en attente du gouvernement. Quoi de mieux que de montrer son esprit d’ouverture en allant voir les anciens présidents !

Cependant, dans le jargon populaire, en dehors de René Preval aucun de ces présidents n’avait terminé un mandat. Aucun ne peut faire état de ses réalisations au cours de leur mandat. Ce sont surtout des « has been » qui ont été éjectés après un bilan plus que nul.

Pire encore, la grande majorité de ces chefs anciens chefs d’Etat, dans tout autre pays qu’Haïti auraient été jugés et jetés en prison.

Soyons donc clair avec la démarche de Monsieur Martelly, il n’est pas entrain de réhabiliter aucun de ces anciens présidents qui ont des comptes à rendre devant la justice. Il fait son travail de COM ; histoire de s’occuper un petit peu.

Le premier ministre haïtien désigné Conille obtient le feu vert du Sénat

Agence France-Presse

Port-au-Prince
Le Sénat haïtien a officiellement approuvé mardi soir la nomination de Garry Conille comme nouveau premier ministre haïtien, a annoncé le Parlement haïtien à Port-au-Prince.
Quelque 17 sénateurs ont voté en faveur de M. Conille, 3 ont voté contre et 9 se sont abstenus, au terme d'une séance de plusieurs heures.
Le 16 septembre, la nomination de Garry Conille avait été approuvée à l'unanimité par les 89 députés, mais sa prise de fonctions officielle restait soumise à l'approbation des sénateurs.
«Le choix du docteur Garry Conille comme nouveau premier ministre a été ratifié par le Sénat», a déclaré le président de l'assemblée, le sénateur Rodolphe Joazile.
Nous ne donnons pas un chèque en blanc à M. Conille. On ne peut pas encore dire qu'il (Garry Conille) va être le chef du prochain gouvernement», a réagi le sénateur Joseph Lambert, chef du parti majoritaire au Sénat, indiquant que M. Conille devait également obtenir un vote de confiance aux deux chambres du Parlement pour l'énoncé de sa politique de gouvernement.
M. Conille est le troisième premier ministre désigné par le président Michel Martelly depuis son entrée en fonctions en mai 2011.
Ses deux premiers choix avaient été rejetés par le Parlement, contrôlé par l'opposition.
Garry Conille, un médecin fonctionnaire de l'ONU âgé de 45 ans, était le chef de cabinet en Haïti de l'ancien président américain Bill Clinton qui copréside la Commission pour la reconstruction d'Haïti (CIRH).

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/05/01-4454375-le-premier-ministre-haitien-designe-conille-obtient-le-feu-vert-du-senat.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4457029_article_POS1

Haïti: Martelly déterminé à rétablir l'armée

Publié le 13 octobre 2011
Michel Martelly a déclaré devant des journalistes à Port-au-Prince qu'il rétablirait l'armée même si son projet ne rallie pas les soutiens.
Le président d'Haïti s'est dit déterminé, jeudi, à aller de l'avant avec son projet controversé de reconstituer l'armée du pays.
Michel Martelly a déclaré devant des journalistes à Port-au-Prince qu'il rétablirait l'armée même si son projet ne rallie pas les soutiens.
Il a indiqué que la future armée haïtienne serait une force moderne destinée aux secours en cas de catastrophe naturelle et à la protection des frontières maritimes et terrestres.
Le projet du président de rétablir l'armée a été rendu public il y a deux semaines, après que l'Associated Press eut obtenu un document qui expliquait les objectifs de la future force.
Le projet est controversé. L'armée haïtienne a mené plusieurs coups d'État et perpétré de nombreuses violations des droits de la personne avant d'être démantelée en 1995.http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/13/01-4457029-haiti-martelly-determine-a-retablir-larmee.php

Opération « Un cahier un crayon » : les collégiens de Jean-Moulin se mobilisent pour Haïti

vendredi 14.10.2011, 05:21 - La Voix du Nord SAINT-ANDRÉ
Dans le cadre du plan de formation à l'éducation civique des élèves de sixième, deux professeurs du collège Jean-Moulin, ...
Laurence Vandeputte et Catherine Lorthois, en accord avec le CPE de l'établissement (Jean Claude Skrzypczak), ont mis en place un ramassage de fournitures scolaires pour Haïti.
Cette initiative associe les élèves de deux classes de sixième à la collecte organisée par Solidarité laïque. Charge à eux de récolter un maximum de cahiers, stylos, gommes, crayons et dictionnaires neufs (le but étant d'offrir au moins un dictionnaire par classe soutenue) auprès de leurs camarades, pour aider les enfants de ce pays meurtri par un séisme en janvier 2010 (222 570 morts dont 38 000 élèves et 1 347 enseignants).
Depuis 2001, l'opération « Un cahier, un crayon » a permis de récupérer des centaines de tonnes de fournitures scolaires qui ont été distribuées dans les écoles publiques en Afghanistan, au Bénin, à Madagascar, au Maroc ou encore au Niger.
Aujourd'hui, le système éducatif haïtien accueille environ 2 700 000 élèves dans près de 16 000 écoles. Dans les six années du primaire, les enfants reçoivent leur enseignement tantôt en français, tantôt en créole. Mais, selon les villes ou les professeurs, la langue enseignée peut être le français, principalement dans la capitale, Port-au-Prince, ou exclusivement le créole, dans les petites villes et les villages de province.
Alors que la pauvreté et la marginalisation font que près des deux tiers des Haïtiens sont analphabètes ou illettrés, les enfants vivant en milieu rural sont les plus touchés. Environ 375 000 enfants entre 6 et 11 ans (soit un tiers de ce groupe d'âge) ne sont pas scolarisés. Plus d'un an après le séisme, un enfant sur cinq n'a toujours pas retrouvé les bancs de l'école. C'est pourquoi les collégiens de Jean-Moulin sont invités à leur exprimer leur solidarité, jusqu'au 30 novembre. •
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Marcq_en_Baroeul/actualite/Secteur_Marcq_en_Baroeul/2011/10/14/article_operation-un-cahier-un-crayon-les-colle.shtml

Garry Conille:Réactions de la Présidence

05/10/2011 11:42:00 Auteur(e) La Redaction Contact: Bureau de Communication
Phone: +509 38 15 88 88
Email: communications@presidentmartelly.ht
Port-au-Prince, le Mardi 4 Octobre 2011 : Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, accueille chaleureusement la nouvelle de la ratification, par le Sénat de la République, du choix de Garry Conille comme Chef de son prochain Gouvernement et en profite pour féliciter le Grand Corps d’avoir emboité le pas à la Chambre des Députés.
Le Chef de l’Etat complimente le nouveau Premier Ministre qui va l'accompagner dans l’accomplissement de ses promesses envers le peuple haïtien en vue d’aboutir au rétablissement de l’Etat de droit et à un mieux être pour tous.
Cette étape, fruit du leadership imperturbable du Président de la République, constitue un tournant important dans le processus de changement tant souhaité par le peuple haïtien. Ce vote envoie aussi un signal clair aux partenaires clés d’Haïti et aux potentiels investisseurs.
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/presse/garry-conille-reactions-de-la-presidence.html

Le Sénat approuve la déclaration de politique générale de Conille

14/10/2011 09:49:00 Auteur(e) La Redaction
Le Sénat a approuvé vendredi aux premières heures la déclaration de politique générale du Premier ministre Garry Conille par 16 voix pour, quatre contre et cinq abstentions, à l’issue d’une séance marathon de onze heures marquée par des critiques et de sérieuses réserves sur les orientations stratégiques du nouveau gouvernement dont les portefeuilles-clés ont été confiés à des proches du chef de l’Etat.
Dans les grandes lignes de son programme axé sur les priorités de Michel Martelly, l’éducation, l’environnement, l’emploi, l’énergie et l’Etat de droit, le Dr Conille a promis d’améliorer les conditions économiques et sociales de la population à travers la création d’un million d’emplois directs, d’1,5 million indirects et une croissance de 9% en rythme annuel, au cours des cinq prochaines années.
Il est également prévu le passage du budget national de 106 à 120 milliards de gourdes et le controle d’une inflation galopante.
Affirmant qu’il tiendra compte du « cahier des charges des élus », le Premier ministre -qui était tout récemment encore chef de cabinet de l’ex-dirigeant américain Bill Clinton dans ses fonctions de co-président de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti- s’est engagé à améliorer le cadre de fonctionnement de la CIRH dont le mandat expire ce samedi et qui a fait l’objet de nouvelles controverses lors de la séance.
Si l’énoncé de politique générale de 86 pages de Conille s’est révélé un diagnostic dans l’ensemble satisfaisant de la situation, en revanche, il n’a pratiquement indiqué aucune piste de solution devant l’ampleur des problèmes identifiés.
Composé de trois représentants du groupe des seize, majoritaire au Sénat, d’un ministre issu du parti Ayiti Ann Aksyon du Sénateur Youri Latortue, allié du pouvoir, de cadres de la fonction publique et de trois femmes, le premier cabinet ministériel de l’ère Martelly est, en réalité, dominé par des têtes bien connues du premier cercle présidentiel.
Ainsi, Me Thierry Mayard Paul est passé du role de chef de cabinet de son ami Président à celui de titulaire d’un super ministère nouvellement créé, le ministère de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale. Il aura notamment sous sa tutelle les mairies, l’armée, nouvellement rétablie en principe le mois prochain, et le service national de renseignement.
Autres influents collaborateurs de M. Martelly à intégrer le gouvernement, l’homme d’affaires Laurent Lamothe, nouveau chef de la diplomatie haïtienne, et l’ancien directeur général du ministère de la justice et commmissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Josué Pierre-Louis, titulaire du portefeuille de la justice et de la séccurité publique.
Pour sa part, Daniel Supplice, cité en vain comme Premierministrable puis comme ministre des affaires étrangères, il restera dans l’entourage immédiat du chef de l’Etat avec sa fonction de ministre à la présidence chargé des haïtiens vivant à l’étranger.
Après ce vote obtenu sur le fil au Sénat, Garry Conille, 45 ans et plus jeune Premier ministre de l’histoire du pays, doit encore franchir l’ultime étape du processus de ratification, vendredi à la Chambre des Députés, avant de s’installer au pouvoir et de faire face à de multiples défis, les uns plus redoutables que les autres. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/le-senat-approuve-la-declaration-de-politique-generale-de-conill.html

jeudi 13 octobre 2011

La ministre Oda évalue les progrès réalisés en Haïti

Le 13 octobre 2011 Ottawa (Ontario) ― L'honorable Beverley J. Oda, ministre de la Coopération internationale, a terminé aujourd'hui une visite de trois jours en Haïti. Elle s'y est rendue afin de constater les résultats obtenus dans le cadre de l'engagement continu du Canada à l'égard du peuple haïtien. Elle a rencontré le président et le nouveau premier ministre d'Haïti ainsi que des représentants du gouvernement haïtien et d'organisations canadiennes qui travaillent sur le terrain.
« Je peux affirmer que des progrès sont réalisés actuellement pour redresser et reconstruire Haïti à la suite du séisme, a dit la ministre Oda. La reconstruction prendra de nombreuses années. Nous devons tous nous souvenir des défis auxquels ce pays devait faire face avant le séisme. Nos efforts doivent permettre d'améliorer les conditions de vie de la population haïtienne et profiter aux générations futures. Ils doivent être menés par le peuple haïtien, et le Canada demeure fermement engagé à l'égard de ce processus à long terme. »
La ministre Oda a mentionné tout particulièrement un projet qui permettra à 35 000 enfants additionnels de retourner à l'école. Le Canada, en collaboration avec la Banque interaméricaine de développement, prendra à sa charge les frais de scolarité des élèves et leur fournira le matériel nécessaire. Ce projet fait partie des mesures prises par le Canada pour appuyer les jeunes haïtiens, en particulier dans le domaine de l'éducation.
À Port-au-Prince, la ministre Oda a également visité l'hôpital Isaïe Jeanty, où le Canada, de concert avec l'Organisation panaméricaine de la santé, favorise la prestation de services de santé gratuits aux femmes enceintes à faible revenu. Plus de 70 000 femmes et leurs nouveau-nés ont bénéficié d'un accès gratuit à des soins de santé de qualité. Ce projet s'inscrit dans le cadre de l'engagement de l'ACDI envers les femmes, les nouveau-nés et les enfants.
À Léogâne, où le séisme a détruit environ 80 % des bâtiments, la ministre Oda a rencontré des personnes déplacées qui vivent dans des maisons semi-permanentes et des abris temporaires construits par la Croix-Rouge canadienne.
La ministre Oda a mis l'accent sur les efforts actuels du Canada en Haïti, qui comprennent des initiatives qui visent à répondre aux besoins immédiats de la population et à promouvoir le développement à long terme. Le soutien du Canada a permis d'obtenir, entre autres, les résultats suivants :
4,3 millions d'Haïtiens ont reçu une aide alimentaire d'urgence
1,3 million d'Haïtiens ont reçu un approvisionnement en eau et des services d'assainissement
370 000 familles ont bénéficié de logements temporaires et d'urgence
Un million d'Haïtiens ont obtenu un emploi dans le cadre d'un programme de travail contre rémunération
Plus de 80 000 familles ont reçu une aide afin d'augmenter leur production agricole et leurs revenus
369 000 Haïtiens ont accès à du microcrédit et à des services financiers
400 000 élèves haïtiens mangent un repas nutritif chaque jour à l'école
Plus de 40 000 jeunes haïtiens ont accès à l'éducation
330 000 femmes enceintes et nouvelles mères ont accès à des soins médicaux

Le Canada, par l'entremise du Fonds de reconstruction d'Haïti, appuie aussi l'enlèvement des décombres et la construction d'abris. Toutes ces initiatives correspondent aux priorités de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti et s'inscrivent dans le Plan d'action national pour la reconstruction et le développement d'Haïti.
En 2010, le Canada s'est engagé à débourser 400 millions de dollars sur deux ans pour la reconstruction d'Haïti. À ce jour, il a versé plus des deux tiers du montant prévu dans le cadre de cet engagement. De plus, le Canada soutient la construction de l'hôpital des Gonaïves et de l'Académie nationale de police, ainsi que la prestation d'un programme de formation des policiers.
Bien qu'il reste encore de grands besoins, les initiatives canadiennes contribuent vraiment à changer la vie des Haïtiens. Au total, l'engagement actuel du gouvernement du Canada en Haïti s'élève à plus d'un milliard de dollars, ce qui fait de ce pays le plus important bénéficiaire de l'aide canadienne dans les Amériques. Le Canada travaille de concert avec le gouvernement haïtien, ses partenaires canadiens et ses homologues internationaux pour venir en aide aux personnes les plus vulnérables et reconstruire Haïti.
http://www.acdi-cida.gc.ca/acdi-cida/ACDI-CIDA.nsf/fra/CAR-1013143323-PRW

ODA RENCONTRE MARTELLY EN HAITI

PORT-AU-PRINCE, Haiti - La ministre canadienne de la Coopération internationale, Beverley Oda, rencontre le président Michel Martelly et le premier ministre Garry Conille dans le cadre de sa visite en Haiti. La ministre Oda veut connaître leur opinion quant aux priorités et aux principaux enjeux en Haïti. Ils discuteront également des priorités mondiales et des engagements à long terme du gouvernement du Canada à l'égard d'Haïti.
La ministre Oda entend aussi visiter des projets financés par l'Agence canadienne de développement international (ACDI) et elle rencontrera des organisations non gouvernementales canadiennes dans le but de comprendre comment les partenaires de l'ACDI obtiennent des résultats dans le pays.
Plus tôt cette semaine, avant son départ, Berveley Oda a dit qu'elle réitérerait aux Haitiens l'appui du Canada aux efforts de reconstruction. Elle veut s'assurer que les personnes les plus vulnérables reçoivent l'aide dont elles ont besoin pendant le processus.
Le Canada s'est engagé à verser 400 millions $ sur deux ans pour soutenir le Plan d'action pour le relèvement et le développement national d'Haïti. Ce montant s'ajoute aux 150 millions $ qu'a fournis le Canada sous forme d'aide humanitaire immédiatement après le séisme.
De plus, le gouvernement a doublé les dons des Canadiens qui ont fait preuve de compassion pour le peuple haïtien, en faisant des dons de 220 millions $.
http://www.branchez-vous.com/info/actualite/2011/10/oda_rencontre_martelly_en_haiti_11087669.html

Solidarité avec les petits haïtiens

Une journée de détente et animations, suivie d'un concert, a permis de collecter 1 145 euros au bénéfice de l'association Deux mains Haïti.

La remise du chèque à Carter Charles. Photo Michèle Ganet
Le 3 septembre dernier, un groupe de jeunes, soutenus par le centre socioculturel (CSC) de la ville, présentait la 2e édition du Kid's show. Une journée détente, spectacles, chants, danses... et en soirée, un grand concert à la salle Gérard-Philipe avec des groupes locaux et Lyricson. Les bénéfices de cette animation étant pour l'association Deux mains Haïti. Lundi soir, une partie des organisateurs et des bénévoles se sont retrouvés dans les locaux de l'Association sportive de Martignas, pour un premier bilan et la remise du chèque à Carter Charles, le président de l'association. Cette journée Kid's show a permis aux jeunes une prise de responsabilité, une valorisation, de l'autonomie et de la gestion. « Il faut que les animateurs accompagnent bien les jeunes le jour de la manifestation, rappelle Christophe Bernard, directeur du CSC. C'est un projet monté par les jeunes mais nous devons les soutenir. » Une journée positive pour tous et le concert du soir a attiré plus de 300 personnes do1145nt une grande majorité de jeunes.
Un chèque de 1 145 euros a été remis à Carter Charles pour Deux mains Haïti (576 euros l'an dernier). « Nous pouvons ainsi aider à la scolarisation d'enfants souligne le président. Et grâce à la rencontre avec une entreprise qui nous a aidé à la fabrication de pièces pour le Kid's show, nous allons faire venir une jeune fille ici, afin qu'elle poursuive ses études. L'entreprise prend en charge le financement de la scolarité. »
http://www.sudouest.fr/2011/10/13/solidarite-avec-les-petits-haitiens-524748-2993.php

mercredi 12 octobre 2011

HAÏTI: Avec le retour des pluies, celui du choléra

Actualité publiée hier OCHA-MSPP
A fin septembre, le bilan est lourd pour Haïti qui se voit exposé à nouveau à la recrudescence du choléra avec une vingtaine de nouveaux décès enregistrés ces derniers jours. En une année, à fin septembre, ce sont plus de 450.000 cas de choléra et près de 6.500 décès qui ont été enregistrés. Alors que la délégation de l’ONU sur place annonçait une baisse de plus de 50% des nouveaux cas ces deux derniers mois, l’épidémie marque une résurgence dans la région de Grand Anse.
C’est à l’extrême sud d’Haïti que l’épidémie de choléra a fait ses nouvelles victimes, une région où les infrastructures sont toujours déficientes et où d’importantes pluies, ces derniers jours, favorisent la propagation de la maladie. L’OCHA, l’antenne de l'ONU à Haïti a été surprise, tout comme les ONG sur place par cette reprise de l’épidémie. Une campagne massive de sensibilisation vient d’être lancée dans l’urgence, rappelant à la population les mesures de prévention et d’hygiène pour contrôler l’infection.
L’infrastructure déjà sur place, soit 123 UTC (unités de traitement du choléra) et 26 CTC (Centres de Traitement du Choléra), 766 CRO (Centre de réhydratation orale), a contribué à juguler ces premiers cas. Cependant, à Grande Anse, certaines d’entre elles étaient fermées, faute de moyens, a expliqué à l'AFP le coordonnateur médical de Médecins du monde (MdM) en Haïti, Jean-Kith Dely.
L’été avait marqué une baisse du nombre de nouveaux cas (20.093 en août vs 40.873 nouveaux cas en Juillet et 298 décès en août vs 376 décès en juillet). Le taux de mortalité cumulée à l'échelle nationale est actuellement de 1,4% vs 1,6% en mai. Les prévisions de l’ONU, soit 75.000 nouveaux cas sur l’année devront sans doute être revues à la hausse. Dès fin juin, le ministère haïtien de la Santé Publique et de la Population (MSPP), en désaccord avec les chiffres de l’OMS alertait sur une résurgence de cas alors constatés dans les environs de Port-au-Prince et le Sud du pays.
Sources: ONU in Haïti (OCHA), MSPP
http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-haiumlti-avec-le-retour-des-pluies-celui-du-choleacutera_6534_lirelasuite.htm#lirelasuite

Haiti : nouvelles victimes du choléra

Mardi 11 octobre 2011 / 13:54 Le choléra qui sévit en Haiti depuis un an a fait de nouvelles vicitimes.
Ces derniers jours dans le sud du pays une vingtaine de nouveaux cas a été enregistrée, selon Guillaume Silvera, responsable régional de la Protection civile haïtienne, rapporte ce mardi Le Figaro.
Sept morts ont été dénombrés dans la commune d’Anse d’Hainault, cinq dans la localité de Fond Cochon et quatre aux Irois, tandis que de nouveaux patients ont été hospitalisés, a-t-il indiqué.
http://www.afrik.com/breve35582.html

mardi 11 octobre 2011

Haïti-Sénégal : Des étudiantes haïtiennes victimes de harcèlements et d’agressions à Dakar

P-au-P., 7 oct. 2011 --- Les étudiantes haïtiennes font l’objet d’abus et d’agressions sexuels au Sénégal, apprend alterpresse. Une haïtienne étudiant au Sénégal, Mencie Derazin, rapporte que plusieurs sénégalais ont tenté de la violer. L’un de ses agresseurs serait Abdou Khadre Faye, chargé de veiller sur les étudiants haïtiens, selon son témoignage. Des propos démentis par l’accusé qui qualifie la jeune étudiante de « manipulatrice et vipère ».
Plusieurs interventions récentes font état d’exploitations obscènes subies par les étudiantes haïtiennes de la part des autorités sénégalaises.
Une ONG sénégalaise qui a enquêté sur ces allégations d’agressions indique que les étudiantes sont la cible de harcèlements et appelle à un meilleur encadrement en leur faveur.
L’organisation dit constater que ces étudiantes sont fragilisées par le système de gestion de leurs bourses d’étude évaluée à 36.000 FCFA (Francs de la Communauté Financière Africaine), par mois. Cette somme, selon l’ONG, est vite dépensée par les étudiantes moins d’une semaine après l’avoir encaissée et elles se retrouvent rapidement dans une situation de précarité.
Environ 163 étudiantes et étudiants haïtiens ont été reçus à Dakar, bénéficiant d’un élan de solidarité au lendemain du séisme du 12 janvier 2010 de la part du président du Sénégal, Abdoulaye Wade. [emb kft gp apr 7/10/2011 09 :30]
http://fr.groups.yahoo.com/group/presseafricaine/message/18163
Commentaires:
Mais que diable sont ils partis faire dans cette galère!
A l'époque l'objectif était de quitter Haïti à n'importe quel prix. On en a qui sont un peu partout. Il y a des haitiens même en Hongrie! En toute sincérité il fallait juste remercier Monsieur Wade de son dévouement en lui disant : merci monsieur mais sans façon!
Les Sénégalais viennent en Europe comme boat people! On dirait quoi si les sénégalais sollicitaient des bourses auprès du gouvernement haïtien!