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vendredi 14 octobre 2011

Haïti: Martelly entame la «réconciliation»

«Le rêve du président Martelly est une table ronde
de tous ces anciens leaders assis à la même table
avec les leaders actuels pour que l'on réfléchisse
ensemble aux problèmes du pays»,
a lancé Michel Martelly (à gauche) lors de sa conférence
de presse avec l'ex-président Aristide (à droite),
mercredi à Port-au-Prince.  Photo: AP
Étienne Côté-Paluck, collaboration spéciale . La Presse
(Port-au-Prince) Le président haïtien Michel Martelly a fait cette semaine une tournée remarquée dite de «réconciliation» avec les anciens chefs de l'État haïtien.
Le terme, lourd de sens dans cette ancienne dictature, est de l'ancien «président à vie» Jean-Claude Duvalier, que le nouveau président a rencontré mercredi. M. Martelly s'est aussi rendu, le même jour, chez un autre ancien président de retour d'exil, Jean-Bertrand Aristide.
Des photos et vidéos, où figurent les trois hommes, sont parues hier dans tous les médias haïtiens et ont enflammé les débats sur les tribunes téléphoniques des radios de la capitale.
Le «rêve» de Martelly
«Le rêve du président Martelly est une table ronde de tous ces anciens leaders assis à la même table avec les leaders actuels pour que l'on réfléchisse ensemble aux problèmes du pays», a lancé l'actuel président lors de sa conférence de presse avec Aristide.
Cette tournée des ex-présidents, plutôt bien reçue dans la population, a été saluée par de nombreux partisans d'Aristide en Haïti qui voient d'un bon œil le retour de leur leader dans les sphères proches du pouvoir. Les présidents des deux chambres du Parlement, qui ont aussi assisté à la rencontre de deux heures avec Aristide, ont eux aussi salué l'initiative de Martelly.
Même son de cloche du côté des fidèles de Duvalier, beaucoup moins nombreux, qui voient dans ce geste un rapprochement politique avec l'ancien dictateur et la confirmation du retour de l'armée haïtienne démantelée en 1994.
Inquiétudes
Au contraire, ces rencontres publiques inquiètent plusieurs victimes du régime Duvalier. Danièle Magloire, porte-parole du Collectif contre l'impunité, qui regroupe des organismes de défense des droits de l'homme et des plaignants contre le régime duvaliériste, n'aime pas entendre les mots «réconciliation» et «oubli du passé» sortir de la bouche du président Martelly, alors que justice n'est toujours pas faite à l'encontre de Duvalier.
En entrevue avec La Presse, cette militante rappelle que, depuis l'arrivée au pouvoir de Martelly, des démarches ont été entreprises par l'État haïtien pour restituer certains biens saisis à M. Duvalier, tout comme sa pension d'ex-chef de l'État.
«Si [les groupes de défenses des droits de l'homme] sont inquiets, nous le déplorons, souligne de son côté à La Presse Lucien Jura, porte-parole de la présidence d'Haïti. Il ne faut pas tout mélanger. Il y a un pouvoir judiciaire qui fonctionne aujourd'hui en Haïti et dont l'exécutif cherche à renforcer les structures.»
Danièle Magloire se montre sceptique. «Comment le procureur est-il est supposé réagir face à un État qui poursuit une personne [pour détournements de fonds], mais qui d'un autre côté est en train de tout lui donner?»
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/14/01-4457119-haiti-martelly-entame-la-reconciliation.php

Commentaires :

Nous avons un président qui a définitivement la bougeotte. Depuis son arrivée au pouvoir il a inauguré des œuvres et des projets réalisés par le gouvernement antérieur. Il a inauguré des semaines de tout et de rien. La semaine du tourisme, la semaine de la reconstruction, la semaine des droits de l’homme. Pour autant la reconstruction reste au point mort. Les touristes n’ont pas encore inclus Haïti dans leurs itinéraires.

Il fallait bien qu’il trouve en quoi occuper sa présidence en attente du gouvernement. Quoi de mieux que de montrer son esprit d’ouverture en allant voir les anciens présidents !

Cependant, dans le jargon populaire, en dehors de René Preval aucun de ces présidents n’avait terminé un mandat. Aucun ne peut faire état de ses réalisations au cours de leur mandat. Ce sont surtout des « has been » qui ont été éjectés après un bilan plus que nul.

Pire encore, la grande majorité de ces chefs anciens chefs d’Etat, dans tout autre pays qu’Haïti auraient été jugés et jetés en prison.

Soyons donc clair avec la démarche de Monsieur Martelly, il n’est pas entrain de réhabiliter aucun de ces anciens présidents qui ont des comptes à rendre devant la justice. Il fait son travail de COM ; histoire de s’occuper un petit peu.

Le premier ministre haïtien désigné Conille obtient le feu vert du Sénat

Agence France-Presse

Port-au-Prince
Le Sénat haïtien a officiellement approuvé mardi soir la nomination de Garry Conille comme nouveau premier ministre haïtien, a annoncé le Parlement haïtien à Port-au-Prince.
Quelque 17 sénateurs ont voté en faveur de M. Conille, 3 ont voté contre et 9 se sont abstenus, au terme d'une séance de plusieurs heures.
Le 16 septembre, la nomination de Garry Conille avait été approuvée à l'unanimité par les 89 députés, mais sa prise de fonctions officielle restait soumise à l'approbation des sénateurs.
«Le choix du docteur Garry Conille comme nouveau premier ministre a été ratifié par le Sénat», a déclaré le président de l'assemblée, le sénateur Rodolphe Joazile.
Nous ne donnons pas un chèque en blanc à M. Conille. On ne peut pas encore dire qu'il (Garry Conille) va être le chef du prochain gouvernement», a réagi le sénateur Joseph Lambert, chef du parti majoritaire au Sénat, indiquant que M. Conille devait également obtenir un vote de confiance aux deux chambres du Parlement pour l'énoncé de sa politique de gouvernement.
M. Conille est le troisième premier ministre désigné par le président Michel Martelly depuis son entrée en fonctions en mai 2011.
Ses deux premiers choix avaient été rejetés par le Parlement, contrôlé par l'opposition.
Garry Conille, un médecin fonctionnaire de l'ONU âgé de 45 ans, était le chef de cabinet en Haïti de l'ancien président américain Bill Clinton qui copréside la Commission pour la reconstruction d'Haïti (CIRH).

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/05/01-4454375-le-premier-ministre-haitien-designe-conille-obtient-le-feu-vert-du-senat.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4457029_article_POS1

Haïti: Martelly déterminé à rétablir l'armée

Publié le 13 octobre 2011
Michel Martelly a déclaré devant des journalistes à Port-au-Prince qu'il rétablirait l'armée même si son projet ne rallie pas les soutiens.
Le président d'Haïti s'est dit déterminé, jeudi, à aller de l'avant avec son projet controversé de reconstituer l'armée du pays.
Michel Martelly a déclaré devant des journalistes à Port-au-Prince qu'il rétablirait l'armée même si son projet ne rallie pas les soutiens.
Il a indiqué que la future armée haïtienne serait une force moderne destinée aux secours en cas de catastrophe naturelle et à la protection des frontières maritimes et terrestres.
Le projet du président de rétablir l'armée a été rendu public il y a deux semaines, après que l'Associated Press eut obtenu un document qui expliquait les objectifs de la future force.
Le projet est controversé. L'armée haïtienne a mené plusieurs coups d'État et perpétré de nombreuses violations des droits de la personne avant d'être démantelée en 1995.http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/13/01-4457029-haiti-martelly-determine-a-retablir-larmee.php

Opération « Un cahier un crayon » : les collégiens de Jean-Moulin se mobilisent pour Haïti

vendredi 14.10.2011, 05:21 - La Voix du Nord SAINT-ANDRÉ
Dans le cadre du plan de formation à l'éducation civique des élèves de sixième, deux professeurs du collège Jean-Moulin, ...
Laurence Vandeputte et Catherine Lorthois, en accord avec le CPE de l'établissement (Jean Claude Skrzypczak), ont mis en place un ramassage de fournitures scolaires pour Haïti.
Cette initiative associe les élèves de deux classes de sixième à la collecte organisée par Solidarité laïque. Charge à eux de récolter un maximum de cahiers, stylos, gommes, crayons et dictionnaires neufs (le but étant d'offrir au moins un dictionnaire par classe soutenue) auprès de leurs camarades, pour aider les enfants de ce pays meurtri par un séisme en janvier 2010 (222 570 morts dont 38 000 élèves et 1 347 enseignants).
Depuis 2001, l'opération « Un cahier, un crayon » a permis de récupérer des centaines de tonnes de fournitures scolaires qui ont été distribuées dans les écoles publiques en Afghanistan, au Bénin, à Madagascar, au Maroc ou encore au Niger.
Aujourd'hui, le système éducatif haïtien accueille environ 2 700 000 élèves dans près de 16 000 écoles. Dans les six années du primaire, les enfants reçoivent leur enseignement tantôt en français, tantôt en créole. Mais, selon les villes ou les professeurs, la langue enseignée peut être le français, principalement dans la capitale, Port-au-Prince, ou exclusivement le créole, dans les petites villes et les villages de province.
Alors que la pauvreté et la marginalisation font que près des deux tiers des Haïtiens sont analphabètes ou illettrés, les enfants vivant en milieu rural sont les plus touchés. Environ 375 000 enfants entre 6 et 11 ans (soit un tiers de ce groupe d'âge) ne sont pas scolarisés. Plus d'un an après le séisme, un enfant sur cinq n'a toujours pas retrouvé les bancs de l'école. C'est pourquoi les collégiens de Jean-Moulin sont invités à leur exprimer leur solidarité, jusqu'au 30 novembre. •
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Marcq_en_Baroeul/actualite/Secteur_Marcq_en_Baroeul/2011/10/14/article_operation-un-cahier-un-crayon-les-colle.shtml

Garry Conille:Réactions de la Présidence

05/10/2011 11:42:00 Auteur(e) La Redaction Contact: Bureau de Communication
Phone: +509 38 15 88 88
Email: communications@presidentmartelly.ht
Port-au-Prince, le Mardi 4 Octobre 2011 : Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, accueille chaleureusement la nouvelle de la ratification, par le Sénat de la République, du choix de Garry Conille comme Chef de son prochain Gouvernement et en profite pour féliciter le Grand Corps d’avoir emboité le pas à la Chambre des Députés.
Le Chef de l’Etat complimente le nouveau Premier Ministre qui va l'accompagner dans l’accomplissement de ses promesses envers le peuple haïtien en vue d’aboutir au rétablissement de l’Etat de droit et à un mieux être pour tous.
Cette étape, fruit du leadership imperturbable du Président de la République, constitue un tournant important dans le processus de changement tant souhaité par le peuple haïtien. Ce vote envoie aussi un signal clair aux partenaires clés d’Haïti et aux potentiels investisseurs.
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/presse/garry-conille-reactions-de-la-presidence.html

Le Sénat approuve la déclaration de politique générale de Conille

14/10/2011 09:49:00 Auteur(e) La Redaction
Le Sénat a approuvé vendredi aux premières heures la déclaration de politique générale du Premier ministre Garry Conille par 16 voix pour, quatre contre et cinq abstentions, à l’issue d’une séance marathon de onze heures marquée par des critiques et de sérieuses réserves sur les orientations stratégiques du nouveau gouvernement dont les portefeuilles-clés ont été confiés à des proches du chef de l’Etat.
Dans les grandes lignes de son programme axé sur les priorités de Michel Martelly, l’éducation, l’environnement, l’emploi, l’énergie et l’Etat de droit, le Dr Conille a promis d’améliorer les conditions économiques et sociales de la population à travers la création d’un million d’emplois directs, d’1,5 million indirects et une croissance de 9% en rythme annuel, au cours des cinq prochaines années.
Il est également prévu le passage du budget national de 106 à 120 milliards de gourdes et le controle d’une inflation galopante.
Affirmant qu’il tiendra compte du « cahier des charges des élus », le Premier ministre -qui était tout récemment encore chef de cabinet de l’ex-dirigeant américain Bill Clinton dans ses fonctions de co-président de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti- s’est engagé à améliorer le cadre de fonctionnement de la CIRH dont le mandat expire ce samedi et qui a fait l’objet de nouvelles controverses lors de la séance.
Si l’énoncé de politique générale de 86 pages de Conille s’est révélé un diagnostic dans l’ensemble satisfaisant de la situation, en revanche, il n’a pratiquement indiqué aucune piste de solution devant l’ampleur des problèmes identifiés.
Composé de trois représentants du groupe des seize, majoritaire au Sénat, d’un ministre issu du parti Ayiti Ann Aksyon du Sénateur Youri Latortue, allié du pouvoir, de cadres de la fonction publique et de trois femmes, le premier cabinet ministériel de l’ère Martelly est, en réalité, dominé par des têtes bien connues du premier cercle présidentiel.
Ainsi, Me Thierry Mayard Paul est passé du role de chef de cabinet de son ami Président à celui de titulaire d’un super ministère nouvellement créé, le ministère de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale. Il aura notamment sous sa tutelle les mairies, l’armée, nouvellement rétablie en principe le mois prochain, et le service national de renseignement.
Autres influents collaborateurs de M. Martelly à intégrer le gouvernement, l’homme d’affaires Laurent Lamothe, nouveau chef de la diplomatie haïtienne, et l’ancien directeur général du ministère de la justice et commmissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Josué Pierre-Louis, titulaire du portefeuille de la justice et de la séccurité publique.
Pour sa part, Daniel Supplice, cité en vain comme Premierministrable puis comme ministre des affaires étrangères, il restera dans l’entourage immédiat du chef de l’Etat avec sa fonction de ministre à la présidence chargé des haïtiens vivant à l’étranger.
Après ce vote obtenu sur le fil au Sénat, Garry Conille, 45 ans et plus jeune Premier ministre de l’histoire du pays, doit encore franchir l’ultime étape du processus de ratification, vendredi à la Chambre des Députés, avant de s’installer au pouvoir et de faire face à de multiples défis, les uns plus redoutables que les autres. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/le-senat-approuve-la-declaration-de-politique-generale-de-conill.html

jeudi 13 octobre 2011

La ministre Oda évalue les progrès réalisés en Haïti

Le 13 octobre 2011 Ottawa (Ontario) ― L'honorable Beverley J. Oda, ministre de la Coopération internationale, a terminé aujourd'hui une visite de trois jours en Haïti. Elle s'y est rendue afin de constater les résultats obtenus dans le cadre de l'engagement continu du Canada à l'égard du peuple haïtien. Elle a rencontré le président et le nouveau premier ministre d'Haïti ainsi que des représentants du gouvernement haïtien et d'organisations canadiennes qui travaillent sur le terrain.
« Je peux affirmer que des progrès sont réalisés actuellement pour redresser et reconstruire Haïti à la suite du séisme, a dit la ministre Oda. La reconstruction prendra de nombreuses années. Nous devons tous nous souvenir des défis auxquels ce pays devait faire face avant le séisme. Nos efforts doivent permettre d'améliorer les conditions de vie de la population haïtienne et profiter aux générations futures. Ils doivent être menés par le peuple haïtien, et le Canada demeure fermement engagé à l'égard de ce processus à long terme. »
La ministre Oda a mentionné tout particulièrement un projet qui permettra à 35 000 enfants additionnels de retourner à l'école. Le Canada, en collaboration avec la Banque interaméricaine de développement, prendra à sa charge les frais de scolarité des élèves et leur fournira le matériel nécessaire. Ce projet fait partie des mesures prises par le Canada pour appuyer les jeunes haïtiens, en particulier dans le domaine de l'éducation.
À Port-au-Prince, la ministre Oda a également visité l'hôpital Isaïe Jeanty, où le Canada, de concert avec l'Organisation panaméricaine de la santé, favorise la prestation de services de santé gratuits aux femmes enceintes à faible revenu. Plus de 70 000 femmes et leurs nouveau-nés ont bénéficié d'un accès gratuit à des soins de santé de qualité. Ce projet s'inscrit dans le cadre de l'engagement de l'ACDI envers les femmes, les nouveau-nés et les enfants.
À Léogâne, où le séisme a détruit environ 80 % des bâtiments, la ministre Oda a rencontré des personnes déplacées qui vivent dans des maisons semi-permanentes et des abris temporaires construits par la Croix-Rouge canadienne.
La ministre Oda a mis l'accent sur les efforts actuels du Canada en Haïti, qui comprennent des initiatives qui visent à répondre aux besoins immédiats de la population et à promouvoir le développement à long terme. Le soutien du Canada a permis d'obtenir, entre autres, les résultats suivants :
4,3 millions d'Haïtiens ont reçu une aide alimentaire d'urgence
1,3 million d'Haïtiens ont reçu un approvisionnement en eau et des services d'assainissement
370 000 familles ont bénéficié de logements temporaires et d'urgence
Un million d'Haïtiens ont obtenu un emploi dans le cadre d'un programme de travail contre rémunération
Plus de 80 000 familles ont reçu une aide afin d'augmenter leur production agricole et leurs revenus
369 000 Haïtiens ont accès à du microcrédit et à des services financiers
400 000 élèves haïtiens mangent un repas nutritif chaque jour à l'école
Plus de 40 000 jeunes haïtiens ont accès à l'éducation
330 000 femmes enceintes et nouvelles mères ont accès à des soins médicaux

Le Canada, par l'entremise du Fonds de reconstruction d'Haïti, appuie aussi l'enlèvement des décombres et la construction d'abris. Toutes ces initiatives correspondent aux priorités de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti et s'inscrivent dans le Plan d'action national pour la reconstruction et le développement d'Haïti.
En 2010, le Canada s'est engagé à débourser 400 millions de dollars sur deux ans pour la reconstruction d'Haïti. À ce jour, il a versé plus des deux tiers du montant prévu dans le cadre de cet engagement. De plus, le Canada soutient la construction de l'hôpital des Gonaïves et de l'Académie nationale de police, ainsi que la prestation d'un programme de formation des policiers.
Bien qu'il reste encore de grands besoins, les initiatives canadiennes contribuent vraiment à changer la vie des Haïtiens. Au total, l'engagement actuel du gouvernement du Canada en Haïti s'élève à plus d'un milliard de dollars, ce qui fait de ce pays le plus important bénéficiaire de l'aide canadienne dans les Amériques. Le Canada travaille de concert avec le gouvernement haïtien, ses partenaires canadiens et ses homologues internationaux pour venir en aide aux personnes les plus vulnérables et reconstruire Haïti.
http://www.acdi-cida.gc.ca/acdi-cida/ACDI-CIDA.nsf/fra/CAR-1013143323-PRW

ODA RENCONTRE MARTELLY EN HAITI

PORT-AU-PRINCE, Haiti - La ministre canadienne de la Coopération internationale, Beverley Oda, rencontre le président Michel Martelly et le premier ministre Garry Conille dans le cadre de sa visite en Haiti. La ministre Oda veut connaître leur opinion quant aux priorités et aux principaux enjeux en Haïti. Ils discuteront également des priorités mondiales et des engagements à long terme du gouvernement du Canada à l'égard d'Haïti.
La ministre Oda entend aussi visiter des projets financés par l'Agence canadienne de développement international (ACDI) et elle rencontrera des organisations non gouvernementales canadiennes dans le but de comprendre comment les partenaires de l'ACDI obtiennent des résultats dans le pays.
Plus tôt cette semaine, avant son départ, Berveley Oda a dit qu'elle réitérerait aux Haitiens l'appui du Canada aux efforts de reconstruction. Elle veut s'assurer que les personnes les plus vulnérables reçoivent l'aide dont elles ont besoin pendant le processus.
Le Canada s'est engagé à verser 400 millions $ sur deux ans pour soutenir le Plan d'action pour le relèvement et le développement national d'Haïti. Ce montant s'ajoute aux 150 millions $ qu'a fournis le Canada sous forme d'aide humanitaire immédiatement après le séisme.
De plus, le gouvernement a doublé les dons des Canadiens qui ont fait preuve de compassion pour le peuple haïtien, en faisant des dons de 220 millions $.
http://www.branchez-vous.com/info/actualite/2011/10/oda_rencontre_martelly_en_haiti_11087669.html

Solidarité avec les petits haïtiens

Une journée de détente et animations, suivie d'un concert, a permis de collecter 1 145 euros au bénéfice de l'association Deux mains Haïti.

La remise du chèque à Carter Charles. Photo Michèle Ganet
Le 3 septembre dernier, un groupe de jeunes, soutenus par le centre socioculturel (CSC) de la ville, présentait la 2e édition du Kid's show. Une journée détente, spectacles, chants, danses... et en soirée, un grand concert à la salle Gérard-Philipe avec des groupes locaux et Lyricson. Les bénéfices de cette animation étant pour l'association Deux mains Haïti. Lundi soir, une partie des organisateurs et des bénévoles se sont retrouvés dans les locaux de l'Association sportive de Martignas, pour un premier bilan et la remise du chèque à Carter Charles, le président de l'association. Cette journée Kid's show a permis aux jeunes une prise de responsabilité, une valorisation, de l'autonomie et de la gestion. « Il faut que les animateurs accompagnent bien les jeunes le jour de la manifestation, rappelle Christophe Bernard, directeur du CSC. C'est un projet monté par les jeunes mais nous devons les soutenir. » Une journée positive pour tous et le concert du soir a attiré plus de 300 personnes do1145nt une grande majorité de jeunes.
Un chèque de 1 145 euros a été remis à Carter Charles pour Deux mains Haïti (576 euros l'an dernier). « Nous pouvons ainsi aider à la scolarisation d'enfants souligne le président. Et grâce à la rencontre avec une entreprise qui nous a aidé à la fabrication de pièces pour le Kid's show, nous allons faire venir une jeune fille ici, afin qu'elle poursuive ses études. L'entreprise prend en charge le financement de la scolarité. »
http://www.sudouest.fr/2011/10/13/solidarite-avec-les-petits-haitiens-524748-2993.php

mercredi 12 octobre 2011

HAÏTI: Avec le retour des pluies, celui du choléra

Actualité publiée hier OCHA-MSPP
A fin septembre, le bilan est lourd pour Haïti qui se voit exposé à nouveau à la recrudescence du choléra avec une vingtaine de nouveaux décès enregistrés ces derniers jours. En une année, à fin septembre, ce sont plus de 450.000 cas de choléra et près de 6.500 décès qui ont été enregistrés. Alors que la délégation de l’ONU sur place annonçait une baisse de plus de 50% des nouveaux cas ces deux derniers mois, l’épidémie marque une résurgence dans la région de Grand Anse.
C’est à l’extrême sud d’Haïti que l’épidémie de choléra a fait ses nouvelles victimes, une région où les infrastructures sont toujours déficientes et où d’importantes pluies, ces derniers jours, favorisent la propagation de la maladie. L’OCHA, l’antenne de l'ONU à Haïti a été surprise, tout comme les ONG sur place par cette reprise de l’épidémie. Une campagne massive de sensibilisation vient d’être lancée dans l’urgence, rappelant à la population les mesures de prévention et d’hygiène pour contrôler l’infection.
L’infrastructure déjà sur place, soit 123 UTC (unités de traitement du choléra) et 26 CTC (Centres de Traitement du Choléra), 766 CRO (Centre de réhydratation orale), a contribué à juguler ces premiers cas. Cependant, à Grande Anse, certaines d’entre elles étaient fermées, faute de moyens, a expliqué à l'AFP le coordonnateur médical de Médecins du monde (MdM) en Haïti, Jean-Kith Dely.
L’été avait marqué une baisse du nombre de nouveaux cas (20.093 en août vs 40.873 nouveaux cas en Juillet et 298 décès en août vs 376 décès en juillet). Le taux de mortalité cumulée à l'échelle nationale est actuellement de 1,4% vs 1,6% en mai. Les prévisions de l’ONU, soit 75.000 nouveaux cas sur l’année devront sans doute être revues à la hausse. Dès fin juin, le ministère haïtien de la Santé Publique et de la Population (MSPP), en désaccord avec les chiffres de l’OMS alertait sur une résurgence de cas alors constatés dans les environs de Port-au-Prince et le Sud du pays.
Sources: ONU in Haïti (OCHA), MSPP
http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-haiumlti-avec-le-retour-des-pluies-celui-du-choleacutera_6534_lirelasuite.htm#lirelasuite

Haiti : nouvelles victimes du choléra

Mardi 11 octobre 2011 / 13:54 Le choléra qui sévit en Haiti depuis un an a fait de nouvelles vicitimes.
Ces derniers jours dans le sud du pays une vingtaine de nouveaux cas a été enregistrée, selon Guillaume Silvera, responsable régional de la Protection civile haïtienne, rapporte ce mardi Le Figaro.
Sept morts ont été dénombrés dans la commune d’Anse d’Hainault, cinq dans la localité de Fond Cochon et quatre aux Irois, tandis que de nouveaux patients ont été hospitalisés, a-t-il indiqué.
http://www.afrik.com/breve35582.html

mardi 11 octobre 2011

Haïti-Sénégal : Des étudiantes haïtiennes victimes de harcèlements et d’agressions à Dakar

P-au-P., 7 oct. 2011 --- Les étudiantes haïtiennes font l’objet d’abus et d’agressions sexuels au Sénégal, apprend alterpresse. Une haïtienne étudiant au Sénégal, Mencie Derazin, rapporte que plusieurs sénégalais ont tenté de la violer. L’un de ses agresseurs serait Abdou Khadre Faye, chargé de veiller sur les étudiants haïtiens, selon son témoignage. Des propos démentis par l’accusé qui qualifie la jeune étudiante de « manipulatrice et vipère ».
Plusieurs interventions récentes font état d’exploitations obscènes subies par les étudiantes haïtiennes de la part des autorités sénégalaises.
Une ONG sénégalaise qui a enquêté sur ces allégations d’agressions indique que les étudiantes sont la cible de harcèlements et appelle à un meilleur encadrement en leur faveur.
L’organisation dit constater que ces étudiantes sont fragilisées par le système de gestion de leurs bourses d’étude évaluée à 36.000 FCFA (Francs de la Communauté Financière Africaine), par mois. Cette somme, selon l’ONG, est vite dépensée par les étudiantes moins d’une semaine après l’avoir encaissée et elles se retrouvent rapidement dans une situation de précarité.
Environ 163 étudiantes et étudiants haïtiens ont été reçus à Dakar, bénéficiant d’un élan de solidarité au lendemain du séisme du 12 janvier 2010 de la part du président du Sénégal, Abdoulaye Wade. [emb kft gp apr 7/10/2011 09 :30]
http://fr.groups.yahoo.com/group/presseafricaine/message/18163
Commentaires:
Mais que diable sont ils partis faire dans cette galère!
A l'époque l'objectif était de quitter Haïti à n'importe quel prix. On en a qui sont un peu partout. Il y a des haitiens même en Hongrie! En toute sincérité il fallait juste remercier Monsieur Wade de son dévouement en lui disant : merci monsieur mais sans façon!
Les Sénégalais viennent en Europe comme boat people! On dirait quoi si les sénégalais sollicitaient des bourses auprès du gouvernement haïtien!

lundi 10 octobre 2011

L'armée d'Haïti est nécessaire selon Pierre André Dumas

Le monseigneur Pierre André Dumas salue le projet du président de la république, Michel Joseph Martelly, visant au rétablissement de l'armée d'Haïti. Estimant qu'avec la présence de la mission des nations unies pour la stabilisation en Haïti(Minustah), la souveraineté nationale est hypothéquée, le représentant de l'église catholique appelle au respect et la consolidation des institutions démocratiques du pays. « L'heure est enfin arrivée pour que les institutions démocratiques prévues par la constitution haïtienne, dont les Forces Armées d'Haïti, puissent voir le jour », affirme monseigneur Pierre André Dumas.
Mise à part les forces armées, le président Michel Martelly doit penser à mettre en place le conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), indique Pierre André Dumas.
Selon l'Evêque, la force onusienne a échoué sur une rubrique de son mandat qui consistait à la professionnalisation de la police nationale d'Haïti(PNH).
Se remémorant des torts que les Forces Armées dissoutes en 1994 avaient causés à la population haïtienne, monseigneur Pierre André Dumas plaide en faveur d'une armée moderne et proche de chaque citoyen haïtien.
GA/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19694

Une dominicaine enlevée puis assassinée en Haïti

Une ressortissante dominicaine qui a été enlevée par des bandits a été retrouvée morte en dépit du versement de la rançon exigée par les kidnappeurs. La victime qui répond au nom de Gloria Guzman été retrouvée morte par balles vendredi dernier à Bois Moquette, un quartier de Pétion- Ville.
Elle avait été enlevée par des inconnus armés qui faisaient irruption dans son domicile dans la soirée du 29 septembre dernier à Pèlerin 5.
Une rançon de 12 mille dollars aurait été versée et en dépit de cela les bandits l'ont abattu de sang froid selon une source policière.
Gloria Guzman, 55 ans, résidait dans le pays depuis 20 ans et était propriétaire d'un studio de Beauté.
Une enquête est ouverte sur ce dossier par la cellule anti-enlèvement et le bureau des affaires criminelles de la PNH avons-nous appris.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19696

Beverley J. Oda attendue en Haïti cette semaine

La, ministre canadienne de la coopération internationale, Beverley J. Oda se rendra en Haïti la semaine prochaine pour rencontrer des représentants du gouvernement et de groupes d'aide qui travaillent à rebâtir le pays après le séisme dévastateur qui a frappé le pays l'an dernier. La ministre rencontrera le président Martelly et d'autres représentants du gouvernement pour réitérer l'appui du Canada à l'égard du peuple haïtien. Elle visitera également des sites de projets du Canada pour observer les progrès réalisés à ce jour, en vue des prochaines étapes du processus de reconstruction à long terme.
« Il s'agit d'un voyage très important compte tenu de l'appui que les Canadiens ont manifesté à l'égard des Haïtiens touchés par le séisme. Le gouvernement du Canada reconnaît que le processus de reconstruction prendra plusieurs années, et il est résolu à aider ses amis haïtiens durant ce processus, a déclaré la ministre Oda. Il faut que les personnes les plus vulnérables reçoivent l'aide dont elles ont besoin pendant ce processus de reconstruction de longue haleine. Nous devons collaborer avec le gouvernement haïtien pour faire en sorte de répondre aux besoins immédiats de la population et d'offrir à ce pays un avenir meilleur. »
Le Canada s'est engagé à verser 400 millions de dollars sur deux ans pour soutenir le Plan d'action pour le relèvement et le développement national d'Haïti et les priorités du gouvernement haïtien. Ce montant s'ajoute aux 150 millions de dollars qu'a fournis le Canada sous forme d'aide humanitaire immédiatement après le séisme.
De plus, le gouvernement a reconnu la générosité des Canadiens qui ont fait preuve de beaucoup de compassion pour le peuple haïtien. En effet, les Canadiens ont fait des dons totalisant plus de 220 millions de dollars, montant que le gouvernement fédéral a doublé. Au total, pour la période 2006-2012, le gouvernement du Canada a engagé plus d'un milliard de dollars pour Haïti, ce qui fait de ce pays le premier bénéficiaire en importance de l'aide canadienne dans les Amériques.
La ministre Oda mesurera les progrès qui ont été faits et se familiarisera davantage avec les nouveaux plans de reconstruction du gouvernement haïtien pour s'assurer que l'aide du Canada soit efficace et qu'elle génère des résultats concrets.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19695

vendredi 7 octobre 2011

Haïti: l'ONU «horrifiée» par la lenteur de la reconstruction


Le séisme qui avait frappé Haïti en janvier 2010  a tué
au moins 220 000 des 9 millions d'habitants du pays.
Photo Reuters
Publié le 06 octobre 2011
Agence France-Presse, Washington Une responsable des Nations unies s'est dite «horrifiée» jeudi par la lenteur de la reconstruction en Haïti près de deux ans après le tremblement de terre qui a dévasté Port-au-Prince.
Depuis le séisme qui a tué au moins 220 000 des 9 millions d'habitants du pays, seuls 20 000 ouvriers du bâtiment ont été formés, soit 10 fois moins qu'au Pakistan qui avait été touché par un séisme comparable en 2005, a fait valoir Maggie Stephenson, conseillère technique pour Haïti à l'Agence des Nations unies pour les établissements humains (ONU-Habitat).
«Il est nécessaire de former chaque maçon disponible», s'est-elle exclamée à l'occasion d'un débat à l'institution Brookings, groupe de réflexion de Washington.
Près de deux ans après le tremblement de terre de janvier 2010, un demi-million de personnes continuent d'occuper des campements de fortune dans la capitale haïtienne et sa région.
Mme Stephenson a noté que l'urbanisation anarchique dans les pays pauvres rendait les catastrophes naturelles plus meurtrières. A l'échelle mondiale, quelque 14 millions de personnes ont perdu leur logement à la suite de catastrophes naturelles au cours des cinq dernières années.
Selon l'association Habitat pour l'Humanité, 680 millions d'habitants vivaient en zone urbaine susceptible d'être touchée par des catastrophes naturelles en 2000. Ce chiffre pourrait atteindre 1,5 milliard en 2050.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/06/01-4454922-haiti-lonu-horrifiee-par-la-lenteur-de-la-reconstruction.php

Ne subventionnons pas une armée en Haïti

Publié le 06 octobre 2011
Harry Dortelus, L'auteur est avocat à Longueuil
La semaine dernière, le président élu par le peuple haïtien a présenté aux ambassadeurs son plan pour sa nouvelle armée et son service d'intelligence pour combattre, dit-il, les menaces terroristes, des organisations criminelles et des réseaux de trafic illégal.
Sont-ce là vraiment les préoccupations des femmes et des filles qui se font violées sous les tentes ou le propriétaire d'un bien spolié par des plus forts, qui décident, faute de recours judiciaires, d'utiliser à son tour d'autres hommes encore plus forts pour se faire justice? Ou encore le père de famille attaqué par des voleurs en rentrant du boulot? Pour le moment, c'est le silence radio du côté de l'international. Utiliser nos impôts pour subventionner une force armée en Haïti serait une erreur.
Le nouveau président haïtien est fougueux et pressé. Il est dévoué et veut changer son pays pour le mieux; nous devons le reconnaître et l'encourager. La mythologie du phoenix est à souhaiter pour ce beau pays et le peuple haïtien. D'aucuns perçoivent d'un très mauvais oeil sa décision accélérée de mettre en place les structures d'une force parallèle à la police nationale dès l'automne 2011. Et pour cause.
Près de 70% du budget de l'État haïtien provient de la communauté internationale, principalement du Canada et des États-Unis. La mission des Nations unies pour la stabilisation d'Haïti, la MINUSTAH, compte 12 000 soldats, dont 10% sont des policiers et l'effectif de la police haïtienne est de 10 000 membres. Mais que font soldats dans un pays qui n'est pas en guerre et qui n'est pas menacé?
La MINUSTAH est une force intéressée de la communauté internationale afin de dissuader les réfugiés de la mer, contrôler le transit de la drogue, éviter que le pays serve de repère pour des terroristes coincés; maintenir la sécurité des ambassades, et des élites locales; en dernier lieu, maintenir la populace calme. La force onusienne est impopulaire en Haïti et les diplomates le savent. Exit la MINUSTAH et entre l'armée d'Haïti!
Des compatriotes ont atterri au Canada, certains ont fui les dictatures militaires et démocratiques, de 1957 à 2004. Beaucoup n'ont pas eu cette chance. Les forces de tous genres ont été utilisées par les potentats locaux et des étrangers afin de maintenir la main mise sur le peuple. Ce président et sa nouvelle armée ne seront pas différents. En Haïti, les bourreaux d'hier côtoient les victimes et leurs descendants sans remords ni crainte de poursuite. Que de mauvais souvenirs!
Le Canada et les autres pays amis d'Haïti contribuent à mettre en place une police professionnelle. Beaucoup reste à faire afin d'y arriver. Selon les experts, il faudrait doubler l'effectif actuel pour le porter à vingt mille, avant le retrait de la MINUSTA, afin de garantir efficacement la sécurité de la population.
Le système judiciaire est sous financé et corrompu; la plus haute instance judiciaire du pays est dépourvue de président et fonctionne avec la moitié des juges depuis 2005; beaucoup de criminels agissent en toute impunité et la misère ambiante demeure un terreau fertile pour les malfaiteurs.
C'est d'abord à ces niveaux que les dirigeants haïtiens doivent intervenir s'ils veulent que le phoenix se relève de ses cendres. C'est là que les impôts des Canadiens seront mieux investis si le bien-être et la sécurité du peuple haïtien nous tiennent à coeur. Le temps est venu d'aider Haïti à structurer son système judiciaire et économique. Nous devons refuser de participer au réveil de ses vieux démons.
http://www.cyberpresse.ca/place-publique/opinions/201110/06/01-4454896-ne-subventionnons-pas-une-armee-en-haiti.php

Ne pas les laisser vulnérables

Plus de 140 000 jeunes haïtiens ont commencé l'école
 lundi grâce à un programme de scolarisation gratuite
. Photo: Esteban Felix, AP
Publié le 06 octobre 2011
En Haïti, le 3 octobre, c'était la rentrée scolaire et la présidence a facilité l'accès gratuit à l'école à 140 000 nouveaux enfants jamais scolarisés. Lorsque plus de 20 bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux se mettent ensemble pour combattre la violation des droits des enfants et atteindre d'ici 2015 l'objectif d'une éducation primaire, on ne peut parler que de coalition.
Depuis dix ans, l'Initiative Fast Track (FTI-EPT), qui est un cadre de concertation et de coordination de l'aide reçue pour l'éducation, utilise les fonds gérés par la Banque mondiale pour une mise en oeuvre accélérée du programme Éducation pour tous (FTI-EPT). Mais ils sont encore au nombre de 67 millions les enfants qui ont l'âge d'aller à l'école et qui sont privés du droit de recevoir une éducation de qualité. Laissés sans éducation, ces enfants seront les adultes de demain qui se retrouveront dans les rues, vulnérables, sans emploi, à la merci de toutes sortes de dérives.
FTI a besoin de 2,5 milliards de dollars entre 2011 et 2014 pour faire justice à ces enfants. Actuellement, la part du Canada dans le financement du FTI s'élève à 2.26% du total des contributions. S'il augmente sa part à 5% du nouveau financement recherché, il rejoindra le groupe des leaders, qui sans collusion conviennent de financer l'éducation de base de millions d'enfants.
Pierre Jacques Vil, Ottawa
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/carrefour/201110/05/01-4454476-ne-pas-les-laisser-vulnerables.php

Montevideo dénonce une «campagne politique» contre les Casques bleus en Haïti

Publié le 04 octobre 2011
«Profitant de ces faits délictueux, une campagne a été lancée pour discréditer les 35 000 hommes et femmes d'Uruguay au sein des missions de paix», a affirmé le ministre uruguayen de la Défense Eleuterio Fernandez Huidobro.
Le ministre uruguayen de la Défense Eleuterio Fernandez Huidobro a affirmé mardi qu'«une campagne politique» avait été lancée contre les Casques bleus en Haïti, au moment où cinq soldats de la paix uruguayens sont accusés de viol sur un jeune Haïtien.
«Je considère qu'il existe une campagne politique, sans minimiser la gravité de ce qui a été perpétré par ces soldats de l'armée nationale», a déclaré M. Fernandez Huidobro à la presse après avoir présenté un rapport sur ces faits présumés de viol devant la Commission de défense de la Chambre des représentants à Montevideo.
«Mais, profitant de ces faits délictueux, une campagne a été lancée pour discréditer les 35 000 hommes et femmes d'Uruguay au sein des missions de paix, qui ont payé de leur vie -30 morts- et sont (parfois) restés mutilés pour le restant de leur vie», a-t-il ajouté.
«Discréditer tout ce monde parce qu'une petite minorité a commis un délit, c'est une campagne inadmissible», a poursuivi M. Fernandez Huidobro, se déclarant certain que des «intérêts économiques et politiques» se cachent derrière cette initiative.
Cinq soldats uruguayens sont au centre d'un scandale qui a éclaté autour de la diffusion sur l'internet début septembre d'images filmées par un téléphone portable semblant les montrer en train de violer un jeune Haïtien de 18 ans.
Ils ont été inculpés en Uruguay par un tribunal militaire pour désobéissance et manquement à leur mission. Un autre Casque bleu, l'officier qui les dirigeait, a lui aussi été placé en détention provisoire.
La révélation de ce scandale avait entraîné plusieurs manifestations en Haïti pour demander le départ des Casques bleus.
Déployée depuis juin 2004 et commandée par le Brésil, la mission de l'ONU pour la stabilisation d'Haïti (MINUSTAH) compte 18 pays contributeurs en effectifs, dont une majorité de pays latino-américains. Après le séisme du 12 janvier 2010, les effectifs de la MINUSTAH étaient passés de 9000 à 12 250.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/04/01-4454145-montevideo-denonce-une-campagne-politique-contre-les-casques-bleus-en-haiti.php

Trois prix Nobel de la Paix réclament le retrait immédiat des troupes (de l’ONU) d’Haïti

La lettre signée en plus par Edouardo Galeano, a été envoyée au gouvernement uruguayen et au secrétaire général de l’ONU. Trois Prix Nobel de la Paix, des centaines d’ONG, législateurs et des personnalités de plus de 40 pays ont envoyé au secrétaire général de l’ONU une lettre pour réclamer le retrait des troupes internationales d’Haïti.
La missive remise , en plus de Ban Ki moon au titulaire de l’Organisation des Etats Américains (OEA), José Miguel Insulza, aux gouvernements qui ont déployé des troupes sur le sol haïtien, y compris l’Uruguay, sollicite le « retrait immédiat » des troupes de la Mission de l’ONU pour la stabilisation d’Haïti (MINUSTAH) et de remplacer la mission par un plan de « coopération solidaire » avec le peuple haïtien, d’après un une information de l’argentin Perez Esquivel, désigné Prix Nobel de La paix en 1980, fournit à l’Agence espagnole EFE ce mercredi 6 octobre.
Parmi les signataires figure l’écrivain uruguayen Edouardo Galeano, des dirigeants de la Place de Mai, les britanniques Mariedad Corrigan et Betty Williams, fondatrices du mouvement de Paix de l’Irlande du Nord et primées par un Nobel en 1976.
« La lettre est très claire. Elle stipule que le Conseil de Sécurité de l’ONU affirme qu’Haïti représente une menace pour la paix mondiale. C’est absurde. La menace qui plane sur Haïti s’appelle la faim, le choléra, les tremblements de terre et la présence des troupes étrangères qui n’ont amélioré en rien la situation du pays et bien au contraire elles l’ont aggravée avec des violations des droits humains », a dénoncé Perez Esquivel.
Le prix Nobel a expliqué à EFE que ce qu’ils réclament c’est le développement de politiques de coopération solidaires avec le pays caribéen, a travers l’envoi d’équipes techniques, des professeurs et des médecins, pour finir avec la « grave erreur » que commettent selon lui les pays qui envoient des troupes et des ressources sans permettre la participation du peuple haïtien dans son processus de développement.
La lettre réclame au Conseil de Sécurité de l’ONU que le 15 octobre prochain, à la fin du mandat actuel de la Minustah que celui-ci ne soit pas renouvelé.
La missive exhorte les gouvernements et les organismes internationaux à revoir en urgence les politiques de Coopération Régionale et Internationale en faveur d’Haïti, car selon les signataires, le pays au lieu des « mesures conjoncturelles basées sur l’assistance qui augmente la dépendance, a besoin de changement a travers lesquels le peuple haïtien puisse être acteur de sa propre vie et constructeur de sa propre histoire ».
Les neuf pays de l’Amérique Latine qui intègrent la Minustah (Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Equateur, Guatemala, Paraguay, Pérou et Uruguay) se sont mis d’accord le mois dernier, sur une réduction lente de leurs effectifs en Haïti.
Source: Journal El observador sur : http://www.elobservador.com.uy/noticia/210668/tres-premios-nobel-de-la-paz-reclaman-retiro-inmediato-de-tropas-de-haiti/
Traduction : HAITI RECTO VERSO