P-au-P, 12 sept. 2011 [AlterPresse] --- Plus de trois mois après son entrée en fonction, le président de la république, Michel Martelly, mène le pays en territoire inconnu mais possiblement dangereux, selon l’écrivain haïtien Lionel Trouillot.
Dans son texte « Quel compas jouera Martelly ? », paru dans l’ouvrage collectif « Les 100 premiers jours de Martelly », Trouillot analyse les premiers mois du mandat de Michel Matelly, et met en relief les opportunités possibles et le caractère de ce dernier.
Le président, en place depuis près de 4 mois, n’a pas réussi à former un gouvernement. Ses relations avec le Parlement s’affichent pour leur part en dent de scie.
« Du ton vindicatif et autoritaire aux concessions imposées par les institutions politiques, Michel Martelly, le président, risque fort de faire du sur-place tout en bougeant beaucoup, de crier très fort sans avoir les dents pour mordre », craint l’auteur de Yanvalou pour Charlie.
La première tentation de Martelly devant l’incapacité à obtenir des résultats pourrait être de violer les acquis démocratiques de 1986, et de durcir le ton. Le président risque de se « lasser de ce jeu », selon Trouillot alors que « la tentation autoritaire pointe sous le langage », analyse t-il.
« L’autre tentation serait de faire cap à droite, ignorer les discours revendicatifs et s’acharner dans l’imitation de modèles qui croient que le bonheur des entreprises fait le bonheur des sociétés », ajoute Lionel Trouillot soulignant que Martelly perdrait alors la confiance de ses électeurs issus des milieux défavorisés.
Pour la troisième fois depuis le début du mandat de Michel Martelly, un premier ministre, désigné attend le verdict du Parlement. Gary Conille, médecin de 45 ans et habitué du système des Nations Unies, a déposé son dossier la semaine écoulée.
Le rapport sur l’étude de ce dossier réalisée par une commission parlementaire de la Chambre des députés, doit être transmis au bureau de la chambre. [kft apr 12/09/2011 12 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11531
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mardi 13 septembre 2011
Haïti - Littérature : Deux livres haïtiens récompensés au «6e Trophées des Arts Afro-caribéens»
13/09/2011 09:23:12 Lundi soir, à l'occasion des 6e Trophées des Arts Afro-caribéens, qui récompensent les productions artistiques d'Outre-mer et de l'Afrique francophone, Frédéric Mitterrand, le Ministre français de la culture a procédé à la remise des récompenses. Côté littérature, l’Essai de Louis-Philippe Dalembert et Lyonel Trouillot,« Haiti, une traversée littéraire » et le roman de Marvin Victor « Corps mêlés » ont été primés.
http://www.haitilibre.com/article-3791-haiti-litterature-deux-livres-haitiens-recompenses-au-6e-trophees-des-arts-afro-caribeens.html
http://www.haitilibre.com/article-3791-haiti-litterature-deux-livres-haitiens-recompenses-au-6e-trophees-des-arts-afro-caribeens.html
Le GPR n'est plus majoritaire à la chambre basse
Plus d'une cinquante de députés issus de différents blocs se sont ralliés autour d'une nouvelle majorité fonctionnelle au niveau de la chambre basse. Cette nouvelle majorité s'est confirmée lundi 12 septembre lors de la séance de fermeture de la deuxième session ordinaire de l'année législative.
« Ce groupe de parlementaires appartenant aux différents blocs, dont le PDP, le RPC et d'anciens membres du GPR se réunissent afin de rendre la chambres des députés plus efficace et plus fonctionnel », s'est enorgueilli le député Fritz Chery.
Par ailleurs, l'élu de Gros Morne qui précise que le GPR, bloc dont le député Jean Tolbert Alexis est le président, n'est plus majoritaire au niveau de la cambre basse, a promis que bientôt ce nouveau ralliement de députés se constituera en un bloc formel.
Pour sa part, l'élu de Léogâne, le député Danton Leger a tenu à rappeler que cette nouvelle majorité n'est pas une majorité présidentielle.
En ce qui a trait au premier ministre désigné, Garry Conille, le nouveau groupe majoritaire de la chambre basse n'a pas encore fixé sa position.
G A / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19527
« Ce groupe de parlementaires appartenant aux différents blocs, dont le PDP, le RPC et d'anciens membres du GPR se réunissent afin de rendre la chambres des députés plus efficace et plus fonctionnel », s'est enorgueilli le député Fritz Chery.
Par ailleurs, l'élu de Gros Morne qui précise que le GPR, bloc dont le député Jean Tolbert Alexis est le président, n'est plus majoritaire au niveau de la cambre basse, a promis que bientôt ce nouveau ralliement de députés se constituera en un bloc formel.
Pour sa part, l'élu de Léogâne, le député Danton Leger a tenu à rappeler que cette nouvelle majorité n'est pas une majorité présidentielle.
En ce qui a trait au premier ministre désigné, Garry Conille, le nouveau groupe majoritaire de la chambre basse n'a pas encore fixé sa position.
G A / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19527
La fin des hostilités entre la Présidence et l'Inité favorisera la formation d'un gouvernement
Le Premier Ministre désigné, Gary Conille, devrait bénéficier d'une harmonie dans les relations entre la Présidence et la majorité parlementaire de l'Inité. Le chef de file de la majorité au Sénat, Joseph Lambert, a annoncé hier que le courant passe entre lui et le président Martelly. M. Lambert qui avait affiché son opposition au chef d'Etat lors des rejets des deux Premiers Ministres désignés, a estimé nécessaire que le pays soit doté d'un gouvernement dans les prochaines semaines.
Dans le même temps le chef d'Etat s'est dit confiant de la ratification de son Premier Ministre. Nous sommes dans la bonne direction a martelé M. Martelly qui dit compter sur une majorité dans les deux chambres. Il se réjouit que les deux parties aient pris conscience de la nécessité de doter le pays d'un gouvernement.
Entre temps la commission spéciale a débuté l'analyse des dossiers de m. Conille. Les députés, qui ont bouclé hier la deuxième session ordinaire, n'auront pas droit à des vacances puisqu'ils ont été convoqués en session extraordinaire.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19525
Commentaires:
Les mauvaises langues se donneront à coeur joie devant cette attitude de soumission soudaine adoptée par le virulent et hostile groupe majoritaire au niveau du sénat haïtien. Comme par magie, l'influent sénateur, porte parole d "Inité" a brutalement enterré la hache de guerre. Lui qui avait juré la perte de Michel Martelly.
Le fait que cet adoucissement des moeurs survienne après une rencontre avec l'ambassadeur américain et que l'actuel premier ministre désigné soit un adjoint de l'ancien président Bill Clinton apportent bien de l'eau au moulin de celui qui voudrait voir une relation de cause à effet dans cette récation type volte de face.
Quelqu'un m'a rappelé l'histoire biblique de la femme adultère qui avait été amenée par devant Jésus en lui disant que la loi voudrait que cette femme soit eut été lapidée. En écoutant les accusateurs, Jésus, tout en écrivant sur le sol les péchés de chacun d'eux, leur dit que celui qui est sans péché jette la première pierre à la femme. quand le Christ leva la tête il s'est retrouvé seul avec cette bonne femme et tous les accusateurs avaient pris la fuite.
Ceci voudrait faire comprendre qu'il y a eu une intervention extérieure, étoilée qui aurait ramené à la raison nos chers législateurs. Dossiers à l'appui?
Dans le même temps le chef d'Etat s'est dit confiant de la ratification de son Premier Ministre. Nous sommes dans la bonne direction a martelé M. Martelly qui dit compter sur une majorité dans les deux chambres. Il se réjouit que les deux parties aient pris conscience de la nécessité de doter le pays d'un gouvernement.
Entre temps la commission spéciale a débuté l'analyse des dossiers de m. Conille. Les députés, qui ont bouclé hier la deuxième session ordinaire, n'auront pas droit à des vacances puisqu'ils ont été convoqués en session extraordinaire.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19525
Commentaires:
Les mauvaises langues se donneront à coeur joie devant cette attitude de soumission soudaine adoptée par le virulent et hostile groupe majoritaire au niveau du sénat haïtien. Comme par magie, l'influent sénateur, porte parole d "Inité" a brutalement enterré la hache de guerre. Lui qui avait juré la perte de Michel Martelly.
Le fait que cet adoucissement des moeurs survienne après une rencontre avec l'ambassadeur américain et que l'actuel premier ministre désigné soit un adjoint de l'ancien président Bill Clinton apportent bien de l'eau au moulin de celui qui voudrait voir une relation de cause à effet dans cette récation type volte de face.
Quelqu'un m'a rappelé l'histoire biblique de la femme adultère qui avait été amenée par devant Jésus en lui disant que la loi voudrait que cette femme soit eut été lapidée. En écoutant les accusateurs, Jésus, tout en écrivant sur le sol les péchés de chacun d'eux, leur dit que celui qui est sans péché jette la première pierre à la femme. quand le Christ leva la tête il s'est retrouvé seul avec cette bonne femme et tous les accusateurs avaient pris la fuite.
Ceci voudrait faire comprendre qu'il y a eu une intervention extérieure, étoilée qui aurait ramené à la raison nos chers législateurs. Dossiers à l'appui?
Les parlementaires présentent un bilan très maigre
Le Parlement n'a pas bien joué son rôle au cours de cette première année c'est le verdict du président de l'Assemblée Nationale, le sénateur Rodolphe Joazile, lors de la séance de clôture de la deuxième session ordinaire de cette année législative. L'ex-officier des Forces armées d'Haïti a assumé le maigre bilan de ses collègues au Sénat et à la chambre basse.
Seulement 12 séances plénières en 17 semaines au grand corps, soit moins d'une séance par semaine pour une institution qui siège en permanence. Plusieurs élus dont Anacacis Jean Hector et Edwin Zeny avaient tiré la sonette d'alarme pour dénoncer l'absentéisme de leurs collègues.
Le sénateur Zeny avait dénoncé le comportement de ses pairs rappelant que les émoluments d'un sénateur dépassent les 10 000 dollars américains par mois. Tenant compte de ces statistiques chaque sénateur a perçu au cours des 4 derniers mois plus de 3 000 dollars américains pour chaque séance.
Pour tenter de se justifier le sénateur Joazile a tout de même fait valoir que le maigre bilan s'explique par l'absence de gouvernement. Le Parlement dans l'exercice de ses prérogatives constitutionnelles a contribué à cette situation en rejetant les deux Premiers Ministres désignés.
Si au grand corps le groupe majoritaire des 16 a la capacité de tenir des séances quand bon leur semble, à la chambre basse le bloc majoritaire s'est effrité. Ce qui s'est traduit par un bilan pire que les sénateurs, seulement 6 séances en 4 mois pour les députés du peuple. Le bloc Inité et alliés dit GPR ne contrôle plus rien puisqu'il a été supplanté par un regroupement de groupes moins hostiles au président Martelly.
Cette majorité fonctionnelle a donné la preuve de sa force en retardant le début de l'assemblée nationale. Le président Sorel Jacinthe (Inité) et son bureau est ainsi fragilisé et ne peut décider de la tenue d'une séance.
Logiquement le président d'une chambre doit bénéficier de l'appui de la majorité pour asseoir son administration. Le député Danton Leger ( Ansanm Nou Fò) ne fait pas mystère des objectifs de la nouvelle majorité. Nous voulons prendre le contrôle de la Chambre en vue de conduire le pays à bon port, insiste t-il.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19526
Seulement 12 séances plénières en 17 semaines au grand corps, soit moins d'une séance par semaine pour une institution qui siège en permanence. Plusieurs élus dont Anacacis Jean Hector et Edwin Zeny avaient tiré la sonette d'alarme pour dénoncer l'absentéisme de leurs collègues.
Le sénateur Zeny avait dénoncé le comportement de ses pairs rappelant que les émoluments d'un sénateur dépassent les 10 000 dollars américains par mois. Tenant compte de ces statistiques chaque sénateur a perçu au cours des 4 derniers mois plus de 3 000 dollars américains pour chaque séance.
Pour tenter de se justifier le sénateur Joazile a tout de même fait valoir que le maigre bilan s'explique par l'absence de gouvernement. Le Parlement dans l'exercice de ses prérogatives constitutionnelles a contribué à cette situation en rejetant les deux Premiers Ministres désignés.
Si au grand corps le groupe majoritaire des 16 a la capacité de tenir des séances quand bon leur semble, à la chambre basse le bloc majoritaire s'est effrité. Ce qui s'est traduit par un bilan pire que les sénateurs, seulement 6 séances en 4 mois pour les députés du peuple. Le bloc Inité et alliés dit GPR ne contrôle plus rien puisqu'il a été supplanté par un regroupement de groupes moins hostiles au président Martelly.
Cette majorité fonctionnelle a donné la preuve de sa force en retardant le début de l'assemblée nationale. Le président Sorel Jacinthe (Inité) et son bureau est ainsi fragilisé et ne peut décider de la tenue d'une séance.
Logiquement le président d'une chambre doit bénéficier de l'appui de la majorité pour asseoir son administration. Le député Danton Leger ( Ansanm Nou Fò) ne fait pas mystère des objectifs de la nouvelle majorité. Nous voulons prendre le contrôle de la Chambre en vue de conduire le pays à bon port, insiste t-il.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19526
L'Assemblée nationale a clôturé la deuxième session ordinaire
Les députés et sénateurs se sont réunis en assemblée nationale ce lundi pour clôturer la deuxième session ordinaire de l'année législative et ont procédé du même coup à l'ouverture de la troisième session extraordinaire de la 49ème législature. Lors de cette séance de fermeture, le président du sénat, Rodolphe Joazile, a qualifié de réussi l'ensemble des travaux menés jusque-là par les parlementaires durant cette session.
« Honorables députés et sénateurs de la république, n'ayons pas peur de dire à la nation que durant cette session nous ne sommes pas arrivés à jouer dûment notre rôle de législateurs et à exercer notre pouvoir de contrôle sur les différentes actions du gouvernement », a martelé Rodolphe Joazile qui impute d'ailleurs la responsabilité a l'exécutif qui n'a fait dépôt auprès du parlement d'aucun projet de loi.
La validation en juin dernier du mandat des députés et sénateurs qui se trouvaient en difficulté suite aux résultats du deuxième tour des dernières élections ; le remaniement des commissions permanentes au niveau des deux chambres ; l'amendement de la constitution ; le vote par l'assemblée des sénateurs des juges devant combler les postes vacants de la cour de cassation , sont entre autres points avancés par le président du grand corps pour tenter de prouver que la 49ème législature s'est élevé tant bien que mal à la hauteur de sa tâche.
Notons que pour ces quatre mois, la 49ème législature a réalisé seulement sept séances en assemblée nationale ; le sénat a réalisé une douzaine de séances plénières, et la chambre basse à pour sa part réalisé six séances.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19520
Commentaires:
Mes plus chaudes félicitations messieurs les législateurs!
Il faudrait savoir pourquoi les contribuables vous paient!
« Honorables députés et sénateurs de la république, n'ayons pas peur de dire à la nation que durant cette session nous ne sommes pas arrivés à jouer dûment notre rôle de législateurs et à exercer notre pouvoir de contrôle sur les différentes actions du gouvernement », a martelé Rodolphe Joazile qui impute d'ailleurs la responsabilité a l'exécutif qui n'a fait dépôt auprès du parlement d'aucun projet de loi.
La validation en juin dernier du mandat des députés et sénateurs qui se trouvaient en difficulté suite aux résultats du deuxième tour des dernières élections ; le remaniement des commissions permanentes au niveau des deux chambres ; l'amendement de la constitution ; le vote par l'assemblée des sénateurs des juges devant combler les postes vacants de la cour de cassation , sont entre autres points avancés par le président du grand corps pour tenter de prouver que la 49ème législature s'est élevé tant bien que mal à la hauteur de sa tâche.
Notons que pour ces quatre mois, la 49ème législature a réalisé seulement sept séances en assemblée nationale ; le sénat a réalisé une douzaine de séances plénières, et la chambre basse à pour sa part réalisé six séances.
EJ/Radio Métropole Haïti
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Commentaires:
Mes plus chaudes félicitations messieurs les législateurs!
Il faudrait savoir pourquoi les contribuables vous paient!
Garry au centre des discussions au parlement
La commission devant analyser les pièces du premier ministre désigné travaille d'arrache-pied en vue de présenter son rapport à l'assemblée sous peu. L'annonce été faite par le vice-président de cette commission le député de Saint-Jean du Sud, Benoit Laguerre.
Le parlementaire a fait savoir que la chambre des députés est prête à accorder un vote favorable à Garry Conille si ses pièces sont correctes.
Par ailleurs le sénateur Andrice Riche se dit prêt a accorder un vote favorable au premier ministre désigné une fois ses pièces répondent aux prescrits de l'article 157 de la constitution.
« Je ne connais pas le personnage, je vais prendre connaissance de son dossier avant de dire si oui ou non c'est un bon choix », a fait savoir le parlementaire.
Notons que le premier ministre désigné, Garry Conille, s'est entretenu le week-end dernier avec une commission constituée d'une quinzaine de députés issus du groupe des parlementaires pour le renouveau (GPR), dans le cadre des consultations relatives à sa ratification.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19518
Le parlementaire a fait savoir que la chambre des députés est prête à accorder un vote favorable à Garry Conille si ses pièces sont correctes.
Par ailleurs le sénateur Andrice Riche se dit prêt a accorder un vote favorable au premier ministre désigné une fois ses pièces répondent aux prescrits de l'article 157 de la constitution.
« Je ne connais pas le personnage, je vais prendre connaissance de son dossier avant de dire si oui ou non c'est un bon choix », a fait savoir le parlementaire.
Notons que le premier ministre désigné, Garry Conille, s'est entretenu le week-end dernier avec une commission constituée d'une quinzaine de députés issus du groupe des parlementaires pour le renouveau (GPR), dans le cadre des consultations relatives à sa ratification.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19518
Un mort dans le département de l'Artibonite
Un cambiste a été tué samedi dernier à Saint Marc, dans le département de l'Artibonite par des individus armés circulant à motocyclette. Les bandits ont emporté tout l'argent qui était en possession de la victime, après avoir commis leur forfait.
Un acte que dénoncent les membres de la population de cette commune qui appellent à la vigilance des autorités policières en vue d'enrayer l'insécurité dans la région.
Parallèlement toujours dans le département de l'Artibonite les policiers cantonnés au commissariat de l'Estere ont vidé les lieux suite aux menaces répétées des membres de la population de cette commune quelques jours après la mort d'un individu, lors d'une manifestation des membres de la population pour exiger de l'EDH beaucoup plus d'heures d'électricité.
Cette situation qui inquiète certains notables de la zone. Dans le même temps les protestataires menacent d'intensifier leur mouvement jusqu'à ce qu'ils obtiennent gain de cause.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19517
Un acte que dénoncent les membres de la population de cette commune qui appellent à la vigilance des autorités policières en vue d'enrayer l'insécurité dans la région.
Parallèlement toujours dans le département de l'Artibonite les policiers cantonnés au commissariat de l'Estere ont vidé les lieux suite aux menaces répétées des membres de la population de cette commune quelques jours après la mort d'un individu, lors d'une manifestation des membres de la population pour exiger de l'EDH beaucoup plus d'heures d'électricité.
Cette situation qui inquiète certains notables de la zone. Dans le même temps les protestataires menacent d'intensifier leur mouvement jusqu'à ce qu'ils obtiennent gain de cause.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19517
Moïse Jean-Charles plaide pour un vote technico-politique en faveur de Garry Conille
Le sénateur Moise Jean Charles invite ses collègues-parlementaires à accorder un vote technico-politique à Garry Conille ; troisième personnalité choisie par Michel Martelly pour briguer le poste de premier ministre. « Contrairement au vote de Daniel-Gérard Rouzier, qui était politique et à celui de Me Bernard Honorat Gousse qui était éminemment politique, le vote de la ratification de Garry Conille doit être technico-politique », a déclaré le deuxième sénateur du Nord, Moïse Jean-Charles qui invite ses pairs à suivre son mot d'ordre.
Selon Moïse Jean-Charles, bon nombres de sénateurs issus des différents blocs se montrent déjà favorables à Garry Conille comme prétendant à la primature.
Cependant, précise-t-il, le groupe majoritaire au sénat de la république n'a pas encore décidé s'il accordera ou non un vote favorable a l'intéressé.
« Aucune réunion n'a été convoquée par les membres du groupe des parlementaires pour le renouveau depuis la désignation par Michel Martelly du Docteur Conille au poste de premier ministre », a rapporté le sénateur Jean Charles.
Dans de récentes déclarations, le sénateur Wenceslas Lambert avait confirmé que les chances de ratification de Garry Conille était très forte, au niveau du sénat et que le GPR pouvait voter en sa faveur dans le cas où ses pièces répondraient aux prescrits constitutionnels.
GA/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19515
Selon Moïse Jean-Charles, bon nombres de sénateurs issus des différents blocs se montrent déjà favorables à Garry Conille comme prétendant à la primature.
Cependant, précise-t-il, le groupe majoritaire au sénat de la république n'a pas encore décidé s'il accordera ou non un vote favorable a l'intéressé.
« Aucune réunion n'a été convoquée par les membres du groupe des parlementaires pour le renouveau depuis la désignation par Michel Martelly du Docteur Conille au poste de premier ministre », a rapporté le sénateur Jean Charles.
Dans de récentes déclarations, le sénateur Wenceslas Lambert avait confirmé que les chances de ratification de Garry Conille était très forte, au niveau du sénat et que le GPR pouvait voter en sa faveur dans le cas où ses pièces répondraient aux prescrits constitutionnels.
GA/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19515
Garry Conille augmente ses chances de ratification
Le premier ministre désigné, Garry Conille, s'est entretenu le week-end dernier avec une commission constituée d'une quinzaine de députés issus du groupe des parlementaires pour le renouveau (GPR), à propos de sa ratification en tant que premier ministre. « Cet entretien était l'occasion pour Garry Conille de solliciter formellement l'appui des parlementaires du groupe majoritaire à la chambre basse en vue d'un accompagnement allant au-delà de la simple question de ratification», a expliqué le député Guy Gérard Georges.
L'élu de Chantal/Thorbeck, a annoncé, par ailleurs, que le GPR n'a pas encore arrêté une position concernant la candidature du Docteur Conille au poste de premier ministre, mais toutefois, précise-t-il, le GPR est disposé à contribuer à l'installation, au plus vite, d'un nouveau gouvernement.
« La position du GPR sera connue sous peu, mais en ce qui me concerne, je conserve la position que j'avais au tout début en ce qui a trait aux deux précédents choix de Michel Martelly. Si les pièces du fonctionnaire de l'ONU sont correctes, je lui accorderai un vote favorable », a laissé entendre le parlementaire de l'INITE.
Depuis le dépôt de ses pièces devant le bureau de la chambre des députés le jeudi 8 septembre, Garry Conille multiplie les rencontres avec les différents blocs au parlement en vue de sa ratification.
Notons que le candidat à la primature a également visité des membres de la société civile, des acteurs politiques et des membres de la communauté internationale.
GA/ Radio Métropole Haïti
L'élu de Chantal/Thorbeck, a annoncé, par ailleurs, que le GPR n'a pas encore arrêté une position concernant la candidature du Docteur Conille au poste de premier ministre, mais toutefois, précise-t-il, le GPR est disposé à contribuer à l'installation, au plus vite, d'un nouveau gouvernement.
« La position du GPR sera connue sous peu, mais en ce qui me concerne, je conserve la position que j'avais au tout début en ce qui a trait aux deux précédents choix de Michel Martelly. Si les pièces du fonctionnaire de l'ONU sont correctes, je lui accorderai un vote favorable », a laissé entendre le parlementaire de l'INITE.
Depuis le dépôt de ses pièces devant le bureau de la chambre des députés le jeudi 8 septembre, Garry Conille multiplie les rencontres avec les différents blocs au parlement en vue de sa ratification.
Notons que le candidat à la primature a également visité des membres de la société civile, des acteurs politiques et des membres de la communauté internationale.
GA/ Radio Métropole Haïti
Un chef de gang en cavale capturé à Dame Marie
Les policiers haïtiens ont capturé samedi denier à Dame Marie (Grand Anse), un dangereux chef de gang en cavale depuis 2 ans. William Baptiste alias « Ti Blanc», condamné pour plusieurs enlèvements, avait trouvé refuge depuis fin 2010 à Dame Marie où il poursuivait ses activités criminelles. Des unités de l'UDMO et de la SWAT sont parvenues lors d'une opération à appréhender le criminel.
Le porte parole de la Police, Frantz Lerebours, n'a pas été en mesure de confirmer si l'évadé avait été blessé lors d'affrontement avec les forces de l'ordre. Selon le Commissaire Lerebours, Ti Blanc figurait sur la liste des 25 criminels les plus recherchés d'Haïti. Parmi ces criminels dangereux figurent Staley Figaro et Mario Thermidor qui avaient pu se rendre aux Etats-Unis sous de fausses identités. Ces deux bandits appréhendés par les policiers américains seront rapatriés cette semaine.
Ti Blanc, incarcéré au Pénitencier National pour des kidnappings réalisés en 2004 et 2005, était un redoutable chef de gang de Cité Soleil. Il devrait être transféré à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) qui enquête sur ses nouveaux crimes. D'autres évadés avaient été capturés la semaine dernière par les policiers de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Le chef de la police Mario Andrésol avait indiqué à radio Métropole que plus de 2 000 évadés du Pénitencier avaient capturés par les forces de l'ordre.
Il avait souhaité une plus grande synergie entre les différentes composantes de la chaine pénale afin de freiner la recrudescence des actes de violence. La remise en liberté de plusieurs bandits notoires est de nature à saper le moral des policiers, se plaint M. Andrésol. Interrogé sur l'impact du différend ayant conduit au limogeage de l'inspecteur général en chef, M. Andrésol a fait valoir que ceci devrait au contraire permettre a l'institution de se renforcer.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19511
Le porte parole de la Police, Frantz Lerebours, n'a pas été en mesure de confirmer si l'évadé avait été blessé lors d'affrontement avec les forces de l'ordre. Selon le Commissaire Lerebours, Ti Blanc figurait sur la liste des 25 criminels les plus recherchés d'Haïti. Parmi ces criminels dangereux figurent Staley Figaro et Mario Thermidor qui avaient pu se rendre aux Etats-Unis sous de fausses identités. Ces deux bandits appréhendés par les policiers américains seront rapatriés cette semaine.
Ti Blanc, incarcéré au Pénitencier National pour des kidnappings réalisés en 2004 et 2005, était un redoutable chef de gang de Cité Soleil. Il devrait être transféré à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) qui enquête sur ses nouveaux crimes. D'autres évadés avaient été capturés la semaine dernière par les policiers de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Le chef de la police Mario Andrésol avait indiqué à radio Métropole que plus de 2 000 évadés du Pénitencier avaient capturés par les forces de l'ordre.
Il avait souhaité une plus grande synergie entre les différentes composantes de la chaine pénale afin de freiner la recrudescence des actes de violence. La remise en liberté de plusieurs bandits notoires est de nature à saper le moral des policiers, se plaint M. Andrésol. Interrogé sur l'impact du différend ayant conduit au limogeage de l'inspecteur général en chef, M. Andrésol a fait valoir que ceci devrait au contraire permettre a l'institution de se renforcer.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19511
Haïti-Immigration : 10 haïtiens périssent en mer
P-au-P, 12 sept 2011 [AlterPresse] ---- Les cadavres de dix (10) ressortissants haïtiens ont été retrouvés au large des Iles Turks and Caicos (possession britannique) ce dimanche 11 septembre 2011, apprend AlterPresse. Ces haïtiens, cinq (5) femmes et cinq (5) hommes, se trouvaient vraisemblablement à bord d’un bateau de contrebande surchargé qui a fait naufrage. On ignore encore si des enfants étaient au nombre de ces immigrants illégaux, selon une dépêche de l’Associated Press.
Ces dernières années, les immigrants haïtiens n’ont pas cessé de prendre la mer pour entrer sans paiers aux Iles Turks et Caicos à la recherche d’emplois. Les voyages coûtent en moyenne 400 dollars américains (US $ 1.00 = 41.50 ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui), d’après Associated Press.
Une dizaine de ces traversées clandestines et périlleuses sont organisées tous les mois, selon le rapport d’une mission conduite en 2009 par le groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr).
Les navires sont souvent surchargés et transportent entre 150 à 200 personnes par voyage. [emb kft rc apr 12/09/2011 13:25]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11533
Ces dernières années, les immigrants haïtiens n’ont pas cessé de prendre la mer pour entrer sans paiers aux Iles Turks et Caicos à la recherche d’emplois. Les voyages coûtent en moyenne 400 dollars américains (US $ 1.00 = 41.50 ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui), d’après Associated Press.
Une dizaine de ces traversées clandestines et périlleuses sont organisées tous les mois, selon le rapport d’une mission conduite en 2009 par le groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr).
Les navires sont souvent surchargés et transportent entre 150 à 200 personnes par voyage. [emb kft rc apr 12/09/2011 13:25]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11533
Haïti. Les haïtiens et la naissance du jazz à la Nouvelle-Orléans (1)
Par Claude Carré http://www.caraibcreolenews.com/news,haiti,1,3531,13-09-2011-hay-ti-les-hay-tiens-et-la-naissance-du-jazz-yy-la-nouvelle-orly-ans-1-.html
Port au Prince. Lundi 12 septembre 2011. CCN. Notre collaborateur Claude Carré haïtien natif chroniqueur sur CCN est aussi un musicien de jazz. C’est à ce titre qu’il a rédigé cette très intéressante contribution sur la naissance du Jazz à la Nouvelle Orléans au regard de l’apport des haïtiens expatriés aux aurores du 20è siècle. 1ère Partie.Introduction
L’histoire et la culture de la Nouvelle-Orléans sont inséparables de celles de Saint-Domingue et d’Haïti. Le journaliste New-Orléanais, Lolis Eric Elie après avoir visité Haïti en 1999 déclarait :
« Il y a tant d’haïtiens qui sont arrivés ici par vagues avant les années 1900, que j’ose affirmer que la majorité des New-Orléanais ont quelques gouttes de sang haïtien dans les veines.
La culture haïtienne a été créée à partir des mêmes ingrédients que la notre- les natifs d’Amérique, les Espagnols, les Africains de l’ouest et les Français. Il est difficile de déterminer ce qui nous est venu d’eux. Mais, en visitant l’île, j’ai vu les signes évidents, à la fois subtils et profonds, que nous avons beaucoup de choses en commun avec les Haïtiens. [ …] La persistance du Français et de la langue Créole à la Nouvelle-Orléans ainsi que la force des traits non-américains de notre culture sont le résultat, non seulement de l’influence française, mais de celle d’Haïti également. »
Les chercheurs et musicologues américains mentionnent fréquemment la piste saint-dominguoise lorsqu’ils scrutent les origines et tentent de dégager les antécédents du jazz. Cependant aucune étude systématique n’a jusqu ici été effectuée pouvant établir les liens historiques, biographiques et musicologiques de la musique de jazz, émergée à la Nouvelle-Orléans au commencement du XXIème siècle, avec les haïtiens et la culture haïtienne. A cet égard, la grande majorité des historiens se contentent d’invoquer le fameux « Congo Square » ; les pratiques de la religion Vodou avec ses sortilèges, zombi, gris-gris et autres divinités. En somme, non seulement les liens avec le jazz ne sont pas établit ; il n y a pas de continuité, la problématique fondamentale est escamotée et n’est même pas posée de façon réelle et concrète.
Notre intervention, fruit d’une recherche qui n’est qu’à ses débuts, a pour but de poser les bases d’une telle approche et d’indiquer des repères. Notre plan consiste donc à :
Donner un aperçu des antécédents historiques entre Saint-Domingue et la Nouvelle Orléans.
Présenter les facteurs d’émergence du jazz à la Nouvelle-Orléans et l’apport des émigrés de Saint-Domingue
Eclairer le rôle déterminant des créoles descendants des saint-dominguois dans la naissance de la musique de jazz.
Fournir des pistes pour la recherche musicologique.
La question de la naissance du jazz est sujette à controverses et ne fait pas l’unanimité des historiens. Nous sommes conscients de l’enjeu du débat d’autant plus que le jazz est généralement considéré aux Etats-Unis comme la seule forme d’art originale que cette nation ait produite. Nous tenons à souligner dès le départ que situer l’origine du jazz au sein de la communauté des descendants de Saint-Domingue émigrés à la Nouvelle-Orléans ne remet nullement en question le fait que le jazz soit un produit de la société américaine.
Antécédents historiques entre Saint-Domingue et la Nouvelle Orléans.
C’est en 1682 que l’explorateur Robert Cavalier, sieur de la Salle, partant du Canada, descendit le cours du Mississipi et à son arrivée à l’embouchure de ce fleuve, dans le golfe du Mexique, proclama cette immense vallée territoire français et lui donna le nom de La Louisiane. Cependant ce n’est qu’en 1699, avec l’arrivée d’une seconde expédition, conduite par Iberville et Jean-Baptiste le Moyne, que la colonisation Française débuta réellement.
Selon les historiens, pendant un temps, elle ne survécut que grâce aux soutiens en nourriture, équipements, et personnels des colons de Saint-Domingue. En 1719 les premiers esclaves furent amenés de la côte africaine et déjà en 1720 la colonie comptait 3.000 blancs pour 1.000 nègres. Deux ans plus tard, la Nouvelle-Orléans devint la capitale de la colonie. En 1723 on commença aussi à faire venir des esclaves de Saint-Domingue, et en 1725, 3.300 noirs constituaient la force de travail, pendant que dès cette époque se constituait déjà une classe d’affranchis (gens de couleur et noirs libres) en témoigne les multiples interdictions du code noir de 1723 visant à contrer les échanges interraciaux. Pourtant ce même code noir permettait aux esclaves d’acheter leur dimanche, donnant ainsi naissance aux festivités hebdomadaires du Congo square.
Lorsqu’en 1766 Don Uloa débarqua à la Nouvelle-Orléans pour en prendre possession suite à la cession de la colonie à l’Espagne, il n’y trouva que 5000 habitants. Beaucoup de colons avaient en effet préféré laisser la colonie plutôt que de subir le joug des Espagnols. Pourtant sous l’ère espagnole, la colonie a pu garder sa langue et développer sa culture Française.
Vers 1790, la Nouvelle-Orléans se mua en un havre pour des réfugiés fuyant les révolutions et les guerres coloniales. Elle accueillit des anglo-américains fuyant la révolution américaine, des Acadiens chassés par les anglais au Canada, des aristocrates Français mis en déroute par la révolution en France, et des réfugiés pourchassés par la révolution anti-esclavagiste et anti-coloniale de Saint-Domingue.
La révolution des esclaves de Saint-Domingue (1791-1803) eu des répercussions profondes sur la Louisiane. En effet, l’expédition de 1802 conduite par le Général Leclerc et envoyée par Napoléon Bonaparte avait non seulement pour mission de mater la révolte des esclaves de l’île et d’y rétablir l’esclavage abolit depuis 1794, mais de plus, « le tout puissant Bonaparte se proposait de convertir la petite nation antillaise en place d’armes qui servirait de base pour l’occupation de la Louisiane ».
Ainsi la défaite des troupes françaises en 1803 à Saint-Domingue contraignit Bonaparte à renoncer « avec le plus grand regret » à ses rêves d’empire français en Amérique et à céder ces territoires au président américain Thomas Jefferson en cette même année.
Saint-Domingue était à cette époque de loin la plus prospère des colonies françaises, vers 1791 elle comptait 27,717 blancs 21,808 affranchis et 455,089 esclaves soit en tout 504,614 personnes. De 1791 à 1803 la révolution saint-dominguoise engendra un exode gigantesque de colons, d’affranchis et d’esclaves dans toute la Caraïbe et l’Amérique du Nord. A titre d’illustration citons Trinidad où un « recensement de 1803 montre que sur une population de 8.000 blancs et de libres, le nombre de colons parlant français était presque le double de ceux parlant espagnol et plus du triple de ceux parlant anglais. La majorité des 21.000 esclaves parlaient français [créole]. ».Tous ces « français» provenaient de l’exode massif provoqué par la révolution de Saint-Domingue.
En 1793, 300 bateaux, avec à leur bord 10.000 soldats et civils, quittèrent précipitamment le Cap Français en direction de Baltimore, Norfolk.
En 1798 un grand nombre de fuyards échoueront à la Jamaïque mais furent ensuite chassés par les colons anglais et un grand nombre d’entre eux atterrirent, en fin de parcours, à la Nouvelle-Orléans.
En 1803, 30.000 s’enfuirent à Cuba. Vers 1809, 10.000 d’entre eux furent chassés à leur tour et bien entendu échouèrent à la Nouvelle-Orléans. Ce dernier arrivage comprenait 2.731 blancs, 3.102 affranchis et 3.226 esclaves. Donc près de 50.000 réfugiés quittèrent Saint-Domingue pendant la période révolutionnaire, c’est-à-dire 10% de la population de l’île.
Cette arrivée massive des saint-dominguois en Louisiane, en doublant d’un coup la population de la Nouvelle-Orléans, a été le facteur le plus important du maintien de la prédominance de la culture française jusqu’en 1840. Selon l’historien Paul F. Lachance « De 1790 à 1840, presque tous les hommes de couleurs libres, parlant français et venant de l’étranger, étaient nés à Saint-Domingue ou à Cuba de parents saint-dominguois. »
Le recensement de 1850 indique que 80% de ces réfugiés s’établirent à la Nouvelle-Orléans, au Vieux Carré, actuellement French Quarter et au Faubourg Marigny. En cette même année 80% de la population non-blanche à la Nouvelle-Orléans étaient créoles. Selon l’historien Thomas Fiehrer :
« Les premiers musiciens de jazz viennent pour la plupart du Vieux Quartier, du Faubourg Marigny et Marais-Treme […] où, beaucoup de leurs ancêtres ont littéralement bâti leur demeure. […] Les racines du jazz sont ancrées dans l’évolution de cette société au cours du XXIIème siècle, étant donné que la plupart des premiers musiciens de jazz étaient des créoles de la Louisiane et de quelque part dans le bassin caribéen. »
Il est impossible dans cette intervention de couvrir, ni même de donner une idée du rôle de la diaspora saint-dominguoise dans l’évolution de la société New-Orléanaise du XIXieme siècle. Mentionnons tout de même quelques faits ponctuels: James John Aududon (Jean Jacques Aududon) le célèbre naturaliste américain était né dans la ville des Cayes au sud d’Haïti, Henriette de Lille qui fonda une congrégation afro-américaine des sœurs était originaire de Saint-Domingue, Jean-Baptiste Point Dusable , fondateur de la ville de Chicago en 1796 également, de même que Paul Morphy champion du monde du jeu d’échec. Comme fait historique important, mentionnons la participation des gens de couleurs à la Bataille de la Nouvelle-Orléans en 1815 contre les Anglais aux cris de « grenadyé a laso, sa ki mouri zafè ya yo »`, chant de guerre de l’armée de Toussaint Louverture et Jean-Jacques Dessalines que l’on peut encore entendre aujourd’hui dans les manifestations de rues à Port-au-Prince. Au point de vue culturel, notons rapidement : l’architecture créole du Vieux quartier, la littérature, la cuisine créole, etc., et bien entendu, la musique.
Concernant la musique, citons hâtivement les faits suivants :
La chanteuse mulâtresse Minette (qui est la première femme de couleur à avoir donné un concert à l’opéra de Saint-Domingue) se retrouve de 1789 jusqu’à 1808 à la Nouvelle-Orléans chantant avec sa sœur Lise. Parmi les réfugiés venus de Saint-Domingue on dénote fréquemment des musiciens. En 1810 par exemple, le recensement de la Nouvelle-Orléans montre que le nombre de musiciens professionnels déclarés passe de dix à cinquante suite à l’arrivée des réfugiés saint-domiguois.
En 1811 la plus célèbre chanson troubadour créole de Saint-Domingue « lizet kité la plenn » est publiée à Philadelphie. Louis-Moreau Gottschalk, un blanc originaire de Saint-Domingue, et né en 1829 à Cuba, publie de nombreuses composition d’inspirations créoles, dont le Bamboula, Edmond Dédé (1827-1903) qui termina sa carrière en France, Lucien Lambert (1827-1896), Sidney Lambert (1883-c1900). Ce dernier émigra en Haïti en 1860 et devint professeur à l’École nationale de musique fondée par le gouvernement de Nicolas Geffrard . Mauléart Monton compositeur de la mélodie la plus célèbre d’Haïti, « Choucoune », était né à la Nouvelle-Orléans en 1855 avant de partir tout jeune en Haïti. Bazille Barès né en 1845, originaire de la Martinique …
Une étude biographique et musicologique sérieuse doit être menée afin de déterminer l’impact de tous ses compositeurs sur la génération subséquente des musiciens créoles qui seront les créateurs du jazz au début du XXIème siècle.
Quand aux esclaves venus de Saint-domingue, lors du fameux exode de 1810, ils étaient au nombre de 3.226. Ils y apportèrent leurs danses : kalinda, bamboula, jouba, karabiyié (cette dernière, dénommée tumba à Cuba et à la Nouvelle Orléans, apparut en Haïti en 1806, 2 ans après l’indépendance, au cours de la campagne de la partie de l’est de l’île par Jean-Jacques Dessalines), etc. . Ils animèrent les festivités du Congo square avec les nouvelles danses venues de Saint-Domingue et renforcèrent considérablement les cultes Vodou, le créole, les arts et apportèrent la culture des masses saint-dominguoises.
L’itinéraire de ces esclaves est plus difficile à suivre que celui des affranchis. On sait qu’en 1810 ils représentaient le tiers des esclaves de la Nouvelle-Orléans et de ses environs. Thomas Fiehrer cependant nous indique que « les réfugiées des trois castes [blancs, affranchis, esclaves] ont fait l’expérience commune de l’exode. Elles se sont senties unies par les liens de sang et les affinités culturelles et économiques. Elles partagèrent une longue et tumultueuse expérience et une sous-culture créole commune. Coincées dans les limites spatiales de la Nouvelle-Orléans, […] elles se rassemblèrent […] dans le faubourg Marigny, où leurs traditions de construction sont partout en évidence. »
http://www.caraibcreolenews.com/template.php?at=3531
Port au Prince. Lundi 12 septembre 2011. CCN. Notre collaborateur Claude Carré haïtien natif chroniqueur sur CCN est aussi un musicien de jazz. C’est à ce titre qu’il a rédigé cette très intéressante contribution sur la naissance du Jazz à la Nouvelle Orléans au regard de l’apport des haïtiens expatriés aux aurores du 20è siècle. 1ère Partie.Introduction
L’histoire et la culture de la Nouvelle-Orléans sont inséparables de celles de Saint-Domingue et d’Haïti. Le journaliste New-Orléanais, Lolis Eric Elie après avoir visité Haïti en 1999 déclarait :
« Il y a tant d’haïtiens qui sont arrivés ici par vagues avant les années 1900, que j’ose affirmer que la majorité des New-Orléanais ont quelques gouttes de sang haïtien dans les veines.
La culture haïtienne a été créée à partir des mêmes ingrédients que la notre- les natifs d’Amérique, les Espagnols, les Africains de l’ouest et les Français. Il est difficile de déterminer ce qui nous est venu d’eux. Mais, en visitant l’île, j’ai vu les signes évidents, à la fois subtils et profonds, que nous avons beaucoup de choses en commun avec les Haïtiens. [ …] La persistance du Français et de la langue Créole à la Nouvelle-Orléans ainsi que la force des traits non-américains de notre culture sont le résultat, non seulement de l’influence française, mais de celle d’Haïti également. »
Les chercheurs et musicologues américains mentionnent fréquemment la piste saint-dominguoise lorsqu’ils scrutent les origines et tentent de dégager les antécédents du jazz. Cependant aucune étude systématique n’a jusqu ici été effectuée pouvant établir les liens historiques, biographiques et musicologiques de la musique de jazz, émergée à la Nouvelle-Orléans au commencement du XXIème siècle, avec les haïtiens et la culture haïtienne. A cet égard, la grande majorité des historiens se contentent d’invoquer le fameux « Congo Square » ; les pratiques de la religion Vodou avec ses sortilèges, zombi, gris-gris et autres divinités. En somme, non seulement les liens avec le jazz ne sont pas établit ; il n y a pas de continuité, la problématique fondamentale est escamotée et n’est même pas posée de façon réelle et concrète.
Notre intervention, fruit d’une recherche qui n’est qu’à ses débuts, a pour but de poser les bases d’une telle approche et d’indiquer des repères. Notre plan consiste donc à :
Donner un aperçu des antécédents historiques entre Saint-Domingue et la Nouvelle Orléans.
Présenter les facteurs d’émergence du jazz à la Nouvelle-Orléans et l’apport des émigrés de Saint-Domingue
Eclairer le rôle déterminant des créoles descendants des saint-dominguois dans la naissance de la musique de jazz.
Fournir des pistes pour la recherche musicologique.
La question de la naissance du jazz est sujette à controverses et ne fait pas l’unanimité des historiens. Nous sommes conscients de l’enjeu du débat d’autant plus que le jazz est généralement considéré aux Etats-Unis comme la seule forme d’art originale que cette nation ait produite. Nous tenons à souligner dès le départ que situer l’origine du jazz au sein de la communauté des descendants de Saint-Domingue émigrés à la Nouvelle-Orléans ne remet nullement en question le fait que le jazz soit un produit de la société américaine.
Antécédents historiques entre Saint-Domingue et la Nouvelle Orléans.
C’est en 1682 que l’explorateur Robert Cavalier, sieur de la Salle, partant du Canada, descendit le cours du Mississipi et à son arrivée à l’embouchure de ce fleuve, dans le golfe du Mexique, proclama cette immense vallée territoire français et lui donna le nom de La Louisiane. Cependant ce n’est qu’en 1699, avec l’arrivée d’une seconde expédition, conduite par Iberville et Jean-Baptiste le Moyne, que la colonisation Française débuta réellement.
Selon les historiens, pendant un temps, elle ne survécut que grâce aux soutiens en nourriture, équipements, et personnels des colons de Saint-Domingue. En 1719 les premiers esclaves furent amenés de la côte africaine et déjà en 1720 la colonie comptait 3.000 blancs pour 1.000 nègres. Deux ans plus tard, la Nouvelle-Orléans devint la capitale de la colonie. En 1723 on commença aussi à faire venir des esclaves de Saint-Domingue, et en 1725, 3.300 noirs constituaient la force de travail, pendant que dès cette époque se constituait déjà une classe d’affranchis (gens de couleur et noirs libres) en témoigne les multiples interdictions du code noir de 1723 visant à contrer les échanges interraciaux. Pourtant ce même code noir permettait aux esclaves d’acheter leur dimanche, donnant ainsi naissance aux festivités hebdomadaires du Congo square.
Lorsqu’en 1766 Don Uloa débarqua à la Nouvelle-Orléans pour en prendre possession suite à la cession de la colonie à l’Espagne, il n’y trouva que 5000 habitants. Beaucoup de colons avaient en effet préféré laisser la colonie plutôt que de subir le joug des Espagnols. Pourtant sous l’ère espagnole, la colonie a pu garder sa langue et développer sa culture Française.
Vers 1790, la Nouvelle-Orléans se mua en un havre pour des réfugiés fuyant les révolutions et les guerres coloniales. Elle accueillit des anglo-américains fuyant la révolution américaine, des Acadiens chassés par les anglais au Canada, des aristocrates Français mis en déroute par la révolution en France, et des réfugiés pourchassés par la révolution anti-esclavagiste et anti-coloniale de Saint-Domingue.
La révolution des esclaves de Saint-Domingue (1791-1803) eu des répercussions profondes sur la Louisiane. En effet, l’expédition de 1802 conduite par le Général Leclerc et envoyée par Napoléon Bonaparte avait non seulement pour mission de mater la révolte des esclaves de l’île et d’y rétablir l’esclavage abolit depuis 1794, mais de plus, « le tout puissant Bonaparte se proposait de convertir la petite nation antillaise en place d’armes qui servirait de base pour l’occupation de la Louisiane ».
Ainsi la défaite des troupes françaises en 1803 à Saint-Domingue contraignit Bonaparte à renoncer « avec le plus grand regret » à ses rêves d’empire français en Amérique et à céder ces territoires au président américain Thomas Jefferson en cette même année.
Saint-Domingue était à cette époque de loin la plus prospère des colonies françaises, vers 1791 elle comptait 27,717 blancs 21,808 affranchis et 455,089 esclaves soit en tout 504,614 personnes. De 1791 à 1803 la révolution saint-dominguoise engendra un exode gigantesque de colons, d’affranchis et d’esclaves dans toute la Caraïbe et l’Amérique du Nord. A titre d’illustration citons Trinidad où un « recensement de 1803 montre que sur une population de 8.000 blancs et de libres, le nombre de colons parlant français était presque le double de ceux parlant espagnol et plus du triple de ceux parlant anglais. La majorité des 21.000 esclaves parlaient français [créole]. ».Tous ces « français» provenaient de l’exode massif provoqué par la révolution de Saint-Domingue.
En 1793, 300 bateaux, avec à leur bord 10.000 soldats et civils, quittèrent précipitamment le Cap Français en direction de Baltimore, Norfolk.
En 1798 un grand nombre de fuyards échoueront à la Jamaïque mais furent ensuite chassés par les colons anglais et un grand nombre d’entre eux atterrirent, en fin de parcours, à la Nouvelle-Orléans.
En 1803, 30.000 s’enfuirent à Cuba. Vers 1809, 10.000 d’entre eux furent chassés à leur tour et bien entendu échouèrent à la Nouvelle-Orléans. Ce dernier arrivage comprenait 2.731 blancs, 3.102 affranchis et 3.226 esclaves. Donc près de 50.000 réfugiés quittèrent Saint-Domingue pendant la période révolutionnaire, c’est-à-dire 10% de la population de l’île.
Cette arrivée massive des saint-dominguois en Louisiane, en doublant d’un coup la population de la Nouvelle-Orléans, a été le facteur le plus important du maintien de la prédominance de la culture française jusqu’en 1840. Selon l’historien Paul F. Lachance « De 1790 à 1840, presque tous les hommes de couleurs libres, parlant français et venant de l’étranger, étaient nés à Saint-Domingue ou à Cuba de parents saint-dominguois. »
Le recensement de 1850 indique que 80% de ces réfugiés s’établirent à la Nouvelle-Orléans, au Vieux Carré, actuellement French Quarter et au Faubourg Marigny. En cette même année 80% de la population non-blanche à la Nouvelle-Orléans étaient créoles. Selon l’historien Thomas Fiehrer :
« Les premiers musiciens de jazz viennent pour la plupart du Vieux Quartier, du Faubourg Marigny et Marais-Treme […] où, beaucoup de leurs ancêtres ont littéralement bâti leur demeure. […] Les racines du jazz sont ancrées dans l’évolution de cette société au cours du XXIIème siècle, étant donné que la plupart des premiers musiciens de jazz étaient des créoles de la Louisiane et de quelque part dans le bassin caribéen. »
Il est impossible dans cette intervention de couvrir, ni même de donner une idée du rôle de la diaspora saint-dominguoise dans l’évolution de la société New-Orléanaise du XIXieme siècle. Mentionnons tout de même quelques faits ponctuels: James John Aududon (Jean Jacques Aududon) le célèbre naturaliste américain était né dans la ville des Cayes au sud d’Haïti, Henriette de Lille qui fonda une congrégation afro-américaine des sœurs était originaire de Saint-Domingue, Jean-Baptiste Point Dusable , fondateur de la ville de Chicago en 1796 également, de même que Paul Morphy champion du monde du jeu d’échec. Comme fait historique important, mentionnons la participation des gens de couleurs à la Bataille de la Nouvelle-Orléans en 1815 contre les Anglais aux cris de « grenadyé a laso, sa ki mouri zafè ya yo »`, chant de guerre de l’armée de Toussaint Louverture et Jean-Jacques Dessalines que l’on peut encore entendre aujourd’hui dans les manifestations de rues à Port-au-Prince. Au point de vue culturel, notons rapidement : l’architecture créole du Vieux quartier, la littérature, la cuisine créole, etc., et bien entendu, la musique.
Concernant la musique, citons hâtivement les faits suivants :
La chanteuse mulâtresse Minette (qui est la première femme de couleur à avoir donné un concert à l’opéra de Saint-Domingue) se retrouve de 1789 jusqu’à 1808 à la Nouvelle-Orléans chantant avec sa sœur Lise. Parmi les réfugiés venus de Saint-Domingue on dénote fréquemment des musiciens. En 1810 par exemple, le recensement de la Nouvelle-Orléans montre que le nombre de musiciens professionnels déclarés passe de dix à cinquante suite à l’arrivée des réfugiés saint-domiguois.
En 1811 la plus célèbre chanson troubadour créole de Saint-Domingue « lizet kité la plenn » est publiée à Philadelphie. Louis-Moreau Gottschalk, un blanc originaire de Saint-Domingue, et né en 1829 à Cuba, publie de nombreuses composition d’inspirations créoles, dont le Bamboula, Edmond Dédé (1827-1903) qui termina sa carrière en France, Lucien Lambert (1827-1896), Sidney Lambert (1883-c1900). Ce dernier émigra en Haïti en 1860 et devint professeur à l’École nationale de musique fondée par le gouvernement de Nicolas Geffrard . Mauléart Monton compositeur de la mélodie la plus célèbre d’Haïti, « Choucoune », était né à la Nouvelle-Orléans en 1855 avant de partir tout jeune en Haïti. Bazille Barès né en 1845, originaire de la Martinique …
Une étude biographique et musicologique sérieuse doit être menée afin de déterminer l’impact de tous ses compositeurs sur la génération subséquente des musiciens créoles qui seront les créateurs du jazz au début du XXIème siècle.
Quand aux esclaves venus de Saint-domingue, lors du fameux exode de 1810, ils étaient au nombre de 3.226. Ils y apportèrent leurs danses : kalinda, bamboula, jouba, karabiyié (cette dernière, dénommée tumba à Cuba et à la Nouvelle Orléans, apparut en Haïti en 1806, 2 ans après l’indépendance, au cours de la campagne de la partie de l’est de l’île par Jean-Jacques Dessalines), etc. . Ils animèrent les festivités du Congo square avec les nouvelles danses venues de Saint-Domingue et renforcèrent considérablement les cultes Vodou, le créole, les arts et apportèrent la culture des masses saint-dominguoises.
L’itinéraire de ces esclaves est plus difficile à suivre que celui des affranchis. On sait qu’en 1810 ils représentaient le tiers des esclaves de la Nouvelle-Orléans et de ses environs. Thomas Fiehrer cependant nous indique que « les réfugiées des trois castes [blancs, affranchis, esclaves] ont fait l’expérience commune de l’exode. Elles se sont senties unies par les liens de sang et les affinités culturelles et économiques. Elles partagèrent une longue et tumultueuse expérience et une sous-culture créole commune. Coincées dans les limites spatiales de la Nouvelle-Orléans, […] elles se rassemblèrent […] dans le faubourg Marigny, où leurs traditions de construction sont partout en évidence. »
http://www.caraibcreolenews.com/template.php?at=3531
lundi 12 septembre 2011
Un citoyen haïtien meurt écrasé suite à un accident survenu dans des conditions très confuses à l’avenue Luperon
Ecrit par: Jatnna Massiel Concepción y Wendy Carrasco (j.concepcion@hoy.com.do) Un homme de nationalité haïtienne est mort ce matin après avoir été percuté par un véhicule du service de Migration, au cours d’un incident survenu près de la station de service de l’avenue Luperon, intersection Juan Luis Franco Bido de la capitale santo Domingo.
L’homme que jusqu’à la publication de cet article n’était pas encore identifié, circulait à bicyclette quand des fonctionnaires du service de MIGRACION le poursuivaient en lui demandant de s’arrêter, a raconté Francis Encarnacion, un témoin.
On raconte que le citoyen haïtien portait des documents en règle et que le service de Migracion essaya quand même de le faire monter à bord du camion comme détenu.
Le cadavre de l’haïtien gisait encore sur la chaussée depuis sept heures du matin, entouré d’un groupe de compatriotes qui sollicite la présence d’un représentant de l’Ambassade d’Haïti en République Dominicaine, empêchant ainsi que des membres de la Police Nationale Dominicaine levassent le cadavre.
Le même témoin de l’incident rapporte que l’Autorité Métropolitaine de Transport (AMET) a intimé l’ordre aux fonctionnaires de MIGRACION de quitter les lieux et de laisser aux services de Police le soin de résoudre le conflit.
Source: Periodico HOY http://www.hoy.com.do/el-pais/2011/9/12/392760/Haitiano-muere-atropellado-en-confuso-accidente-en-la-Luperon
Traduction: HAITI RECTO VERSO
L’homme que jusqu’à la publication de cet article n’était pas encore identifié, circulait à bicyclette quand des fonctionnaires du service de MIGRACION le poursuivaient en lui demandant de s’arrêter, a raconté Francis Encarnacion, un témoin.
On raconte que le citoyen haïtien portait des documents en règle et que le service de Migracion essaya quand même de le faire monter à bord du camion comme détenu.
Le cadavre de l’haïtien gisait encore sur la chaussée depuis sept heures du matin, entouré d’un groupe de compatriotes qui sollicite la présence d’un représentant de l’Ambassade d’Haïti en République Dominicaine, empêchant ainsi que des membres de la Police Nationale Dominicaine levassent le cadavre.
Le même témoin de l’incident rapporte que l’Autorité Métropolitaine de Transport (AMET) a intimé l’ordre aux fonctionnaires de MIGRACION de quitter les lieux et de laisser aux services de Police le soin de résoudre le conflit.
Source: Periodico HOY http://www.hoy.com.do/el-pais/2011/9/12/392760/Haitiano-muere-atropellado-en-confuso-accidente-en-la-Luperon
Traduction: HAITI RECTO VERSO
Un citoyen haïtien meurt écrasé au suite à un accident survenu dans des conditions très confuses à l’avenue Luperon
Un homme de nationalité haïtienne est mort ce matin après avoir été percuté par un véhicule du service de Migration, au cours d’un incident survenu près de la station de service de l’avenue Luperon, intersection Juan Luis Franco Bido de la capitale santo Domingo.
L’homme que jusqu’à la publication de cet article n’était pas encore identifié, circulait à bicyclette quand des fonctionnaires du service de MIGRACION le poursuivaient en lui demandant de s’arrêter, a raconté Francis Encarnacion, un témoin.
On raconte que le citoyen haïtien portait des documents en règle et que le service de Migracion essaya quand même de le faire monter à bord du camion comme détenu.
Le cadavre de l’haïtien gisait encore sur la chaussée depuis sept heures du matin, entouré d’un groupe de compatriotes qui sollicite la présence d’un représentant de l’Ambassade d’Haïti en République Dominicaine, empêchant ainsi que des membres de la Police Nationale Dominicaine levassent le cadavre.
Le même témoin de l’incident rapporte que l’Autorité Métropolitaine de Transport (AMET) a intimé l’ordre aux fonctionnaires de MIGRACION de laisser les lieux et de laisser aux services de Police de résoudre le conflit.
Source: Periodico HOY http://www.hoy.com.do/el-pais/2011/9/12/392760/Haitiano-muere-atropellado-en-confuso-accidente-en-la-Luperon
Traduction: HAITI RECTO VERSO
Dans une semaine, l’ONU pourrait libérer les marins uruguayens
Le ministre de la Défense présentera un rapport à une commission du sénat Après quelques avancées dans l’investigation des détails concernant l’agression perpétrée contre un jeune haïtien dans la ville de Port-salut, l’Organisation des Nations Unies (ONU) aurait ordonné la libération des accusés.
Si cela se produit, les impliqués seraient immédiatement envoyés à Montevideo, ou le ministère de la Défense Nationale et l’Armée Nationale réalisent des investigations de leur côté.
Même si les Nations Unies ont ouvert un dossier sur l’affaire, il est clair que les militaires faire face à la justice dans leur pays d’origine, selon les explications du ministre de la Défense, Monsieur Eleuterio Fernandez Huidobro, données au parlement la semaine dernière.
Précisément aujourd’hui, le ministre se réunira avec la commission de Défense du Sénat de la République pour continuer à expliquer les avancées de l’investigation et raconter les faits de la façon la plus précise possible en tenant compte des données obtenues jusqu’à ce moment.
La semaine dernière, le Ministre avait indiqué l’accusation avait été acheminée par devant les instances militaires et après la même procédure sera engagée par devant la justice civile, ainsi les accusés devront affronter plusieurs instances de façon simultanées d’investigation et de procédure à cause de leur acte.
Quand Fernandez Huidobro s’est réunie la semaine dernière avec la Commission de la Défense de la chambre des députés, il avait présenté le résultat de trois investigations préliminaires réalisées par l’ONU, le Ministère de la Défense et par l’Armée Nationale.
Les trois investigations avaient conclu qu’il n’existait pas d’indices pouvant permettre d’affirmer que le jeune ait été soumis à un abus sexuel quoique les trois enquêtes aient reconnu qu’il s’agit d’un évènement très grave, qui viole plusieurs normes de l’ONU sur les missions de paix et de la relation des soldats avec la population locale et que les faits doivent être investigués à fond et les responsables punis par les lois en vigueur.
En plus, le Ministère de la Défense recherche des informations sur la participation de soldats uruguayens dans des cas de prostitution enfantine et de consommation de marihuana en présence d’enfants mineurs.
Source: El País Digital
http://www.elpais.com.uy/110912/pnacio-592809/nacional/en-una-semana-la-onu-liberaria-a-los-marineros/
Traduction: Jonas Jolivert pour HAITI RECTO VERSO
Si cela se produit, les impliqués seraient immédiatement envoyés à Montevideo, ou le ministère de la Défense Nationale et l’Armée Nationale réalisent des investigations de leur côté.
Même si les Nations Unies ont ouvert un dossier sur l’affaire, il est clair que les militaires faire face à la justice dans leur pays d’origine, selon les explications du ministre de la Défense, Monsieur Eleuterio Fernandez Huidobro, données au parlement la semaine dernière.
Précisément aujourd’hui, le ministre se réunira avec la commission de Défense du Sénat de la République pour continuer à expliquer les avancées de l’investigation et raconter les faits de la façon la plus précise possible en tenant compte des données obtenues jusqu’à ce moment.
La semaine dernière, le Ministre avait indiqué l’accusation avait été acheminée par devant les instances militaires et après la même procédure sera engagée par devant la justice civile, ainsi les accusés devront affronter plusieurs instances de façon simultanées d’investigation et de procédure à cause de leur acte.
Quand Fernandez Huidobro s’est réunie la semaine dernière avec la Commission de la Défense de la chambre des députés, il avait présenté le résultat de trois investigations préliminaires réalisées par l’ONU, le Ministère de la Défense et par l’Armée Nationale.
Les trois investigations avaient conclu qu’il n’existait pas d’indices pouvant permettre d’affirmer que le jeune ait été soumis à un abus sexuel quoique les trois enquêtes aient reconnu qu’il s’agit d’un évènement très grave, qui viole plusieurs normes de l’ONU sur les missions de paix et de la relation des soldats avec la population locale et que les faits doivent être investigués à fond et les responsables punis par les lois en vigueur.
En plus, le Ministère de la Défense recherche des informations sur la participation de soldats uruguayens dans des cas de prostitution enfantine et de consommation de marihuana en présence d’enfants mineurs.
Source: El País Digital
http://www.elpais.com.uy/110912/pnacio-592809/nacional/en-una-semana-la-onu-liberaria-a-los-marineros/
Traduction: Jonas Jolivert pour HAITI RECTO VERSO
Haïti-Services sociaux de base : Plus de 300 familles menacées de pénurie d’eau au Plateau central
17 nouveaux cas d’infection au choléra à Marmont (Hinche) lundi 12 septembre 2011
Environ 2 mille habitantes et habitants de la localité Ahibon, dans la section communale de Marmont, près de Hinche (chef-lieu du département géographique du Plateau central, au Nord-Est d’Haïti) frôlent une crise humanitaire, en raison d’une pénurie d’eau et de nourriture.
Des dizaines de personnes souffrent de maux de ventre, tandis que 17 nouveaux cas d’infection sont enregistrés à Marmont, indique le coordonnateur du conseil d’administration de la section communale (Casec) de Marmont.
Les paysans doivent parcourir plusieurs kilomètres avant d’atteindre une fontaine publique à Thomonde, commune située au sud de Marmont.
Les paysans de Ahibon craignent de fréquenter la rivière Ahibon, aux environs de laquelle (à Fort Marmont) des matières fécales ont été entreposées le 20 août 2011.
Correspondance – Ronel Odatte
Hinche (Haïti), 12 sept. 2011 [AlterPresse] --- Une pénurie d’eau menace plus d’un millier de personnes (plus de 300 familles) à Ahibon, où les paysans craignent de s’approvisionner dans la rivière polluée par un déversement de matières fécales le 20 août 2011, observe l’agence en ligne AlterPresse.
Des femmes enceintes, des vieillards et des enfants risquent de mourir de soif.
« C’est une grave crise humanitaire. Environ 2 mille personnes font face à une situation difficile pour se procurer de l’eau », indique Gimps André, coordonnateur du Casec de Marmont, qui lance un appel au secours au ministère de la santé publique et de la population (Mspp).
Les paysans doivent marcher plus de 5 km, en direction de Thomonde, avant de trouver une fontaine publique.
Pour avoir bu, par erreur, de l’eau en provenance de la source Ahibon, 17 personnes de la localité de Wana se sont retrouvées infectées au choléra, tandis que des dizaines d’autres sont affectées par des maux de ventre.
« Nous voulons de l’eau potable, et nous réclamons, du même coup, le départ pur et simple de la mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah) », déclarent des habitants de Ahibon, qui menacent de bloquer la route nationale #3 si rien n’est fait pour satisfaire leurs revendications.
’’ Nous mourrons de soif, il n y a personne pour nous aider. Les mairies de Thomonde et de Hinche nous ont promis de l’eau en abondance, mais jusqu’ici rien n’est réglé », déplore le comité de crise récemment créé à Ahibon, dont les membres affirment leur détermination à défendre leurs droits fondamentaux.
Une grande quantité de matières fécales a été déversée, sur une ligne de canalisation d’environ 15 mètres de long, tôt dans la matinée du 21 août dernier. Par cette canalisation, les déchets humains atteignent la rivière Ahibon, qui se jette dans la rivière de Thomonde, affluent du fleuve Artibonite.
Sis à 15 km au sud de Hinche, le Fort Marmont a été, lui aussi souillé, par ces déchets.
Le Fort Marmont est l’ancien lieu de prédilection de Charlemagne Péralte, héros et grande figure de la résistance haïtienne à l’occupation américaine (1915-1934). [ro rc apr 12/09/2011 0:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11526
Environ 2 mille habitantes et habitants de la localité Ahibon, dans la section communale de Marmont, près de Hinche (chef-lieu du département géographique du Plateau central, au Nord-Est d’Haïti) frôlent une crise humanitaire, en raison d’une pénurie d’eau et de nourriture.
Des dizaines de personnes souffrent de maux de ventre, tandis que 17 nouveaux cas d’infection sont enregistrés à Marmont, indique le coordonnateur du conseil d’administration de la section communale (Casec) de Marmont.
Les paysans doivent parcourir plusieurs kilomètres avant d’atteindre une fontaine publique à Thomonde, commune située au sud de Marmont.
Les paysans de Ahibon craignent de fréquenter la rivière Ahibon, aux environs de laquelle (à Fort Marmont) des matières fécales ont été entreposées le 20 août 2011.
Correspondance – Ronel Odatte
Hinche (Haïti), 12 sept. 2011 [AlterPresse] --- Une pénurie d’eau menace plus d’un millier de personnes (plus de 300 familles) à Ahibon, où les paysans craignent de s’approvisionner dans la rivière polluée par un déversement de matières fécales le 20 août 2011, observe l’agence en ligne AlterPresse.
Des femmes enceintes, des vieillards et des enfants risquent de mourir de soif.
« C’est une grave crise humanitaire. Environ 2 mille personnes font face à une situation difficile pour se procurer de l’eau », indique Gimps André, coordonnateur du Casec de Marmont, qui lance un appel au secours au ministère de la santé publique et de la population (Mspp).
Les paysans doivent marcher plus de 5 km, en direction de Thomonde, avant de trouver une fontaine publique.
Pour avoir bu, par erreur, de l’eau en provenance de la source Ahibon, 17 personnes de la localité de Wana se sont retrouvées infectées au choléra, tandis que des dizaines d’autres sont affectées par des maux de ventre.
« Nous voulons de l’eau potable, et nous réclamons, du même coup, le départ pur et simple de la mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah) », déclarent des habitants de Ahibon, qui menacent de bloquer la route nationale #3 si rien n’est fait pour satisfaire leurs revendications.
’’ Nous mourrons de soif, il n y a personne pour nous aider. Les mairies de Thomonde et de Hinche nous ont promis de l’eau en abondance, mais jusqu’ici rien n’est réglé », déplore le comité de crise récemment créé à Ahibon, dont les membres affirment leur détermination à défendre leurs droits fondamentaux.
Une grande quantité de matières fécales a été déversée, sur une ligne de canalisation d’environ 15 mètres de long, tôt dans la matinée du 21 août dernier. Par cette canalisation, les déchets humains atteignent la rivière Ahibon, qui se jette dans la rivière de Thomonde, affluent du fleuve Artibonite.
Sis à 15 km au sud de Hinche, le Fort Marmont a été, lui aussi souillé, par ces déchets.
Le Fort Marmont est l’ancien lieu de prédilection de Charlemagne Péralte, héros et grande figure de la résistance haïtienne à l’occupation américaine (1915-1934). [ro rc apr 12/09/2011 0:30]
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Haïti-Choléra : Une cinquantaine de nouveaux cas d’infection dans le Sud
Dimanche 11 septembre 2011 Correspondance - Joseph Serisier
Cayes (Haïti), 11 sept. 2011 [AlterPresse] --- En moins de 2 jours, en ce début de septembre 2011, environ 50 nouveaux cas d’infection à la maladie de choléra on été enregistrés dans plusieurs communes du département géographique du Sud, apprend AlterPresse d’une source proche du centre de traitement du choléra (Ctc) des Cayes.
Heureusement, aucune personne n’est décédée.
« Depuis environ deux semaines, le nombre de cas d’infection au choléra est effectivement en augmentation dans le Sud », confirme pour AlterPresse le directeur départemental de la santé publique, Dr Serge Louissaint.
Le Ctc, établi à l’hôpital général (public) des Cayes (troisième ville la plus importante économiquement en Haïti), continue d’assurer une prise en charge des malades.
Aquin, Saint-Louis du Sud (notamment la localité de Solon), Torbeck, Chantal et Port-à-Piment (sur la côte Sud) sont les communes les plus affectées.
« L’épidémie du choléra reparaît à un moment, où les programmes d’accompagnement des organisations internationales vont arriver à terme », fait remarquer Renel Jean, coordonnateur technique de la protection civile dans le Sud.
Jean plaide en faveur d’une assistance, à plus long terme, de ces organisations internationales, en vue d’aider à pallier à cette situation, compte tenu de la faiblesse des institutions étatiques nationales.
Le jeudi 8 septembre 2011, s’est déroulée, sous les auspices de la protection civile départementale, une rencontre au centre d’opération d’urgence (Cou) avec les organisations non gouvernementales (Ong) partenaires d’appui.
La protection civile départementale entend intensifier son programme de sensibilisation, à travers les communautés, en vue de porter la population à respecter les règles d’hygiène.
Les mauvaises conditions sanitaires, surtout dans les quartiers pauvres, le manque d’eau potable, les conditions socio-économiques précaires de la majorité de la population, constituent les principales sources de la propagation de la maladie à travers le Sud d’Haïti, malgré les campagnes de sensibilisation sur l’application des mesures d’hygiène.
Sur un total de plus de 6,000 décès sur tout le territoire de la république (entre mi-octobre 2010 et début septembre 2011), plus d’une centaine de morts ont été recensées dans le Sud d’Haïti, depuis l’apparition de l’épidémie de choléra, en novembre 2010, dans ce département géographique en Haïti. [js rc apr 11/09/2011 1:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11524
Commentaires:
Pourquoi le ministère de la Santé publique et de la Population ne diffuse plus de bulletin faisant le point sur la pertinence du choléra en Haïti?
Pourquoi les haïtiens acceptent encore comme une fatalité cette maladie qui a été importée et transférée gracieusement par les Népalais aux Haitiens tandis que des mobilisations s'organisent autour de l'allégation de viol du jeune haïtien?
Cayes (Haïti), 11 sept. 2011 [AlterPresse] --- En moins de 2 jours, en ce début de septembre 2011, environ 50 nouveaux cas d’infection à la maladie de choléra on été enregistrés dans plusieurs communes du département géographique du Sud, apprend AlterPresse d’une source proche du centre de traitement du choléra (Ctc) des Cayes.
Heureusement, aucune personne n’est décédée.
« Depuis environ deux semaines, le nombre de cas d’infection au choléra est effectivement en augmentation dans le Sud », confirme pour AlterPresse le directeur départemental de la santé publique, Dr Serge Louissaint.
Le Ctc, établi à l’hôpital général (public) des Cayes (troisième ville la plus importante économiquement en Haïti), continue d’assurer une prise en charge des malades.
Aquin, Saint-Louis du Sud (notamment la localité de Solon), Torbeck, Chantal et Port-à-Piment (sur la côte Sud) sont les communes les plus affectées.
« L’épidémie du choléra reparaît à un moment, où les programmes d’accompagnement des organisations internationales vont arriver à terme », fait remarquer Renel Jean, coordonnateur technique de la protection civile dans le Sud.
Jean plaide en faveur d’une assistance, à plus long terme, de ces organisations internationales, en vue d’aider à pallier à cette situation, compte tenu de la faiblesse des institutions étatiques nationales.
Le jeudi 8 septembre 2011, s’est déroulée, sous les auspices de la protection civile départementale, une rencontre au centre d’opération d’urgence (Cou) avec les organisations non gouvernementales (Ong) partenaires d’appui.
La protection civile départementale entend intensifier son programme de sensibilisation, à travers les communautés, en vue de porter la population à respecter les règles d’hygiène.
Les mauvaises conditions sanitaires, surtout dans les quartiers pauvres, le manque d’eau potable, les conditions socio-économiques précaires de la majorité de la population, constituent les principales sources de la propagation de la maladie à travers le Sud d’Haïti, malgré les campagnes de sensibilisation sur l’application des mesures d’hygiène.
Sur un total de plus de 6,000 décès sur tout le territoire de la république (entre mi-octobre 2010 et début septembre 2011), plus d’une centaine de morts ont été recensées dans le Sud d’Haïti, depuis l’apparition de l’épidémie de choléra, en novembre 2010, dans ce département géographique en Haïti. [js rc apr 11/09/2011 1:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11524
Commentaires:
Pourquoi le ministère de la Santé publique et de la Population ne diffuse plus de bulletin faisant le point sur la pertinence du choléra en Haïti?
Pourquoi les haïtiens acceptent encore comme une fatalité cette maladie qui a été importée et transférée gracieusement par les Népalais aux Haitiens tandis que des mobilisations s'organisent autour de l'allégation de viol du jeune haïtien?
Haïti : indestructible humanité
« 36 heures en Haïti », de Lise Dolmare LUNDI 12 SEPTEMBRE 2011 / PAR FRANCK SALIN
Si loin, si proche... La journaliste guadeloupéenne Lise Dolmare livre dans 36 heures en Haïti (Ed. Jasor, 2011) un voyage haletant et sensible dans un Port-au-Prince en ruines, un mois après l’effroyable séisme du 12 janvier 2010. Elle ébauche aussi dans ce texte une critique du traitement réservé à la catastrophe par les médias internationaux.
Dire, vite, quand les émotions débordent. Le reporter voit et rapporte ce dont il a été témoin, sans parti pris ni sensiblerie. L’information prime, c’est le job, une règle du métier. Mais que fait-il de ses sentiments lorsque ces derniers l’envahissent ? A son retour de reportage en Haïti où quelques jours plus tôt, le 12 janvier 2010, un terrible tremblement de terre a tout dévasté, Lise Dolmare, journaliste à RFO Guadeloupe, en a trop sur le cœur. Elle s’assoit alors derrière son ordinateur et ouvre les vannes. « Ca a été très douloureux pour moi. Quand je suis rentrée, je tapais, je tapais… », se souvient-elle. Dans 36 heures en Haïti, son livre paru cette année aux éditions Jasor, la reporter se livre.
Le 19 février 2010, lors de son arrivée à Port-au-Prince en compagnie du cadreur Alphonso Martinez, il fait nuit. Et c’est le lendemain que la violence du réel la prend à la gorge. « Au deuxième jour de ma présence en Haïti, je suis vraiment en prise directe avec l’insoutenable, écrit-elle. La veille, cette cruauté du terrain était encore absorbée par l’obscurité. Ce matin-là, la hideur s’exprime de façon soudaine ». Avec l’aide d’Achille, le garde du corps qui lui est présenté, elle parcourt la ville où elle rencontre, au milieu des décombres, nombre de sinistrés dont la dignité, l’ « étonnante stabilité corporelle et morale », la marquent. Sa rédactrice en chef lui a confié une mission : interviewer René Préval, le président de la République. Au delà de cet objectif, elle entend apporter un regard différent sur la catastrophe et ses suites de celui que les grands médias internationaux distillent sur les ondes et les petits écrans. « Ca a été traité de façon stéréotypée. Il n’était question que du terrain humanitaire et de la misère », dénonce Lise Dolmare. « Mais que fait-on de l’humanité, des interrogations, des angoisses, de la solidarité entre Haïtiens ? », s’interroge-t-elle.
Caribéenne, créolophone, noire et mère de famille, la reporter éprouve une empathie extrême vis-à-vis des sinistrés dont elle recueille images et témoignages, mais ne dévie pas de son objectif. A force de persévérance et de débrouillardise, elle rencontre René Préval. Dans un palais présidentiel en ruines, le chef d’Etat lui accorde une interview qu’elle considère comme « un instant de grâce, un instant inoubliable dans la carrière d’une journaliste ». A l’issu de ce passionnant échange, une évidence formulée par le président : « Il faut repenser, il faut refonder Haïti. » Depuis, le chanteur Michel Martelly a pris les rennes du pays. A lui de faire face à ce défi, alors que les milliards d’aide à la reconstruction promis par la communauté internationale se font encore attendre.
Lise Dolmare, 36 heures en Haïti, Ed. Jasor, 2011, 94p.
http://www.afrik.com/article23660.html
Si loin, si proche... La journaliste guadeloupéenne Lise Dolmare livre dans 36 heures en Haïti (Ed. Jasor, 2011) un voyage haletant et sensible dans un Port-au-Prince en ruines, un mois après l’effroyable séisme du 12 janvier 2010. Elle ébauche aussi dans ce texte une critique du traitement réservé à la catastrophe par les médias internationaux.
Dire, vite, quand les émotions débordent. Le reporter voit et rapporte ce dont il a été témoin, sans parti pris ni sensiblerie. L’information prime, c’est le job, une règle du métier. Mais que fait-il de ses sentiments lorsque ces derniers l’envahissent ? A son retour de reportage en Haïti où quelques jours plus tôt, le 12 janvier 2010, un terrible tremblement de terre a tout dévasté, Lise Dolmare, journaliste à RFO Guadeloupe, en a trop sur le cœur. Elle s’assoit alors derrière son ordinateur et ouvre les vannes. « Ca a été très douloureux pour moi. Quand je suis rentrée, je tapais, je tapais… », se souvient-elle. Dans 36 heures en Haïti, son livre paru cette année aux éditions Jasor, la reporter se livre.
Le 19 février 2010, lors de son arrivée à Port-au-Prince en compagnie du cadreur Alphonso Martinez, il fait nuit. Et c’est le lendemain que la violence du réel la prend à la gorge. « Au deuxième jour de ma présence en Haïti, je suis vraiment en prise directe avec l’insoutenable, écrit-elle. La veille, cette cruauté du terrain était encore absorbée par l’obscurité. Ce matin-là, la hideur s’exprime de façon soudaine ». Avec l’aide d’Achille, le garde du corps qui lui est présenté, elle parcourt la ville où elle rencontre, au milieu des décombres, nombre de sinistrés dont la dignité, l’ « étonnante stabilité corporelle et morale », la marquent. Sa rédactrice en chef lui a confié une mission : interviewer René Préval, le président de la République. Au delà de cet objectif, elle entend apporter un regard différent sur la catastrophe et ses suites de celui que les grands médias internationaux distillent sur les ondes et les petits écrans. « Ca a été traité de façon stéréotypée. Il n’était question que du terrain humanitaire et de la misère », dénonce Lise Dolmare. « Mais que fait-on de l’humanité, des interrogations, des angoisses, de la solidarité entre Haïtiens ? », s’interroge-t-elle.
Caribéenne, créolophone, noire et mère de famille, la reporter éprouve une empathie extrême vis-à-vis des sinistrés dont elle recueille images et témoignages, mais ne dévie pas de son objectif. A force de persévérance et de débrouillardise, elle rencontre René Préval. Dans un palais présidentiel en ruines, le chef d’Etat lui accorde une interview qu’elle considère comme « un instant de grâce, un instant inoubliable dans la carrière d’une journaliste ». A l’issu de ce passionnant échange, une évidence formulée par le président : « Il faut repenser, il faut refonder Haïti. » Depuis, le chanteur Michel Martelly a pris les rennes du pays. A lui de faire face à ce défi, alors que les milliards d’aide à la reconstruction promis par la communauté internationale se font encore attendre.
Lise Dolmare, 36 heures en Haïti, Ed. Jasor, 2011, 94p.
http://www.afrik.com/article23660.html
samedi 10 septembre 2011
Gérard Etienne : l’écrivain juif haïtien au destin hors du commun
Né en 1936 à Haïti, et décédé le 14 décembre 2008 à Montréal à l’âge de 72 ans, Gérard Étienne est non seulement un auteur hors du commun et un des plus prolifiques mais aussi, et surtout, un homme au parcours étonnant.
Après une enfance et une adolescence torturées, meurtri par la violence que subit sa mère, il se révolte et s’enfuit du foyer familial à l’âge de 15 ans.
Il rejoint la capitale Port au Prince. A partir de ce moment-là, toute sa vie est vouée au combat pour la justice. Il participe à une insurrection contre le gouvernement despotique de Paul E. Magloire. Il est alors arrêté, emprisonné et torturé. Puis, sorti de prison, il participe à un complot contre le gouvernement de François Duvalier où, une fois de plus, il est arrêté, il est alors âgé de 23 ans. Gérard Etienne se met alors à l’écriture, sa plume sera son arme. Il combat toutes les idéologies totalitaires. Il écrit sur les dangers de l’anarchie et du populisme en Haïti qui lui vaut, d’ailleurs, une agression d’ordre politique en 1963. Cette période est particulièrement douloureuse dans la vie de l’homme. Puis, en 1964 à l’âge de 28 ans, il s’exile au Canada où il exerce le métier d’enseignant et de reporter à Montréal. Il est journaliste, linguiste, et suivra également une carrière scientifique. En 1965, il écrit son premier roman « Lettres à Montréal ».
L’œuvre de Gérard Etienne est singulièrement riche. En tant qu’ancien détenu Haïtien, Noir immigré au Québec, et converti au judaïsme, il met en lumière de nombreux thèmes tels que les problèmes sur l’identité, l’immigration ou le racisme. (« Vous n’êtes pas seul »). Il écrit aussi de nombreux recueils de poèmes où à l’instar de Louis Aragon pour Elsa Triolet, il consacre son œuvre à son épouse, sa muse, Natania Feuerwerker, avec laquelle il a deux enfants, « Les yeux de Natania ».
Gérard Etienne écrit : « La poésie ne court pas les rues, et ne se vend pas au marché. L’inspiration poétique pénètre, oui ou non, l’être humain. Il n’y a pas deux poids, deux mesures, dans cette forme que les gens appellent poésie ».
L’œuvre de Gérard Etienne est traduite en plusieurs langues et a obtenu de nombreuses distinctions.
En hommage à ce père de la justice et de l’humanisme, l’Université Bar-Ilan de Ramat-Gan en Israël a organisé au mois de mai 2011 un colloque réunissant ses proches et des professeurs du monde entier. Pour comprendre l’importance de ce colloque, nous avons rencontré une des organisatrices, le professeur Mme Simone Grossman.
JSSNews : En quoi la carrière littéraire de Gérard Etienne est-elle atypique ?
Simone Grossman : La poésie, l’essai et l’écriture journalistique ont d’abord exprimé le combat politique de Gérard Etienne jusqu’à sa conversion au judaïsme. Arrivé en exil au Québec, il échappe à une nouvelle arrestation muni de 15 dollars et de trois livres dont les auteurs sont Sartre, Garaudy et Aron. A l’époque de la Révolution tranquille, il rencontre des Juifs séfarades qui lui font découvrir la pensée juive à laquelle il adhère avec enthousiasme. Il monte avec eux la pièce de Camus, “Les Justes”. Si des écrivaines québécoises telles Anne Hebert et Marie Claire Blais l’amènent à découvrir la puissance de la parole romanesque, le judaïsme lui enseigne le devoir de mémoire et la dénonciation du fascisme et de la dictature.
A la fois, Noir et Juif, observant les commandements de la Thora, sioniste de surcroît, Gérard Etienne se situe à la pointe d’un combat inspiré par les préceptes de la Thora autant que par la douloureuse expérience de la torture et des sévices subis en Haïti. Sa carrière littéraire est indissociable de son engagement unissant négritude et judéité.
JSSNews: Pourquoi avoir choisi Gérard Etienne comme thème de votre dernier colloque?
S. G. : L’université Bar Ilan, où les études juives accompagnent tous les cursus académiques, se devait d’accueillir des chercheurs de réputation internationale désireux d’approfondir une œuvre aux enjeux controversés, particulièrement riche d’un écrivain assumant les aspects en apparence contradictoires de son identité. Il s’agissait de souligner la valeur morale de la quête menée par Gérard Etienne dans sa poésie et ses romans.
JSSNews: Quels sont les thèmes qui reviennent le plus souvent dans l’ensemble des œuvres de Gérard Etienne ?
S. G. : Les thèmes principaux sont la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, la misère des victimes des abus et de la corruption en Haïti, la condition malheureuse de la femme noire, blanche ou métisse, soumise à des systèmes socio politiques qui l’écrasent.
JSSNews : Pouvez-vous nous décrire le colloque en quelques phrases ?
S. G. : Le colloque a été, pour une part, un hommage rendu à Gérard Etienne, décédé en décembre 2008. L’immense respect et la tristesse, ressentis par la majorité des participants qui avaient eu l’honneur de le connaître, se sont doublés de chaleur humaine et d’enthousiasme. L’intérêt soulevé par sa création romanesque, poétique et théâtrale, tant en France qu’au Canada, aux États-Unis et en Israël, a montré la valeur exemplaire d’une œuvre dépassant le particularisme et dont la beauté et l’universalité sont dues à la lutte pour le triomphe du bien.
Le colloque a permis de retracer les grands aspects de ses œuvres tels que la « Corporalité et écriture » mais encore « La laideur » ou le thème de « L’engagement ». Gérard Etienne fait partie de ses écrivains qui suscitent l’intérêt aussi bien par son vécu que par son statut identitaire et ses qualités littéraires dont l’inspiration n’est autre qu’Alfred de Musset, Alphonse de Lamartine ou encore Victor Hugo. Comme il le disait lors d’une interview donnée en 2003 pour « la Tribune Juive », « Écrire, c’est donner rendez-vous » et c’est exactement ce qu’a fait Gérard Etienne en nous faisant voyager grâce à ses multiples cultures et ses nombreuses expériences en tant que “réacteur” aux questions existentielles de la vie.
Par Michaël Assous - JSSNews
Je remercie Mme Simone Grossman, professeur à l’Université Bar-Ilan spécialisée dans la littérature canadienne et québécoise, pour son investissement et sa généreuse participation.
Pour avoir une approche plus approfondie, voici le site officiel de Gérard Etienne : http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/etienne.html
Michaël Assous
- Le bonheur est dans la possession des êtres ou des choses que l’on aime. On doit vivre pour réaliser le bonheur de ces êtres [ Ernest Pallascio-Morin]
Après une enfance et une adolescence torturées, meurtri par la violence que subit sa mère, il se révolte et s’enfuit du foyer familial à l’âge de 15 ans.
Il rejoint la capitale Port au Prince. A partir de ce moment-là, toute sa vie est vouée au combat pour la justice. Il participe à une insurrection contre le gouvernement despotique de Paul E. Magloire. Il est alors arrêté, emprisonné et torturé. Puis, sorti de prison, il participe à un complot contre le gouvernement de François Duvalier où, une fois de plus, il est arrêté, il est alors âgé de 23 ans. Gérard Etienne se met alors à l’écriture, sa plume sera son arme. Il combat toutes les idéologies totalitaires. Il écrit sur les dangers de l’anarchie et du populisme en Haïti qui lui vaut, d’ailleurs, une agression d’ordre politique en 1963. Cette période est particulièrement douloureuse dans la vie de l’homme. Puis, en 1964 à l’âge de 28 ans, il s’exile au Canada où il exerce le métier d’enseignant et de reporter à Montréal. Il est journaliste, linguiste, et suivra également une carrière scientifique. En 1965, il écrit son premier roman « Lettres à Montréal ».
L’œuvre de Gérard Etienne est singulièrement riche. En tant qu’ancien détenu Haïtien, Noir immigré au Québec, et converti au judaïsme, il met en lumière de nombreux thèmes tels que les problèmes sur l’identité, l’immigration ou le racisme. (« Vous n’êtes pas seul »). Il écrit aussi de nombreux recueils de poèmes où à l’instar de Louis Aragon pour Elsa Triolet, il consacre son œuvre à son épouse, sa muse, Natania Feuerwerker, avec laquelle il a deux enfants, « Les yeux de Natania ».
Gérard Etienne écrit : « La poésie ne court pas les rues, et ne se vend pas au marché. L’inspiration poétique pénètre, oui ou non, l’être humain. Il n’y a pas deux poids, deux mesures, dans cette forme que les gens appellent poésie ».
L’œuvre de Gérard Etienne est traduite en plusieurs langues et a obtenu de nombreuses distinctions.
En hommage à ce père de la justice et de l’humanisme, l’Université Bar-Ilan de Ramat-Gan en Israël a organisé au mois de mai 2011 un colloque réunissant ses proches et des professeurs du monde entier. Pour comprendre l’importance de ce colloque, nous avons rencontré une des organisatrices, le professeur Mme Simone Grossman.
JSSNews : En quoi la carrière littéraire de Gérard Etienne est-elle atypique ?
Simone Grossman : La poésie, l’essai et l’écriture journalistique ont d’abord exprimé le combat politique de Gérard Etienne jusqu’à sa conversion au judaïsme. Arrivé en exil au Québec, il échappe à une nouvelle arrestation muni de 15 dollars et de trois livres dont les auteurs sont Sartre, Garaudy et Aron. A l’époque de la Révolution tranquille, il rencontre des Juifs séfarades qui lui font découvrir la pensée juive à laquelle il adhère avec enthousiasme. Il monte avec eux la pièce de Camus, “Les Justes”. Si des écrivaines québécoises telles Anne Hebert et Marie Claire Blais l’amènent à découvrir la puissance de la parole romanesque, le judaïsme lui enseigne le devoir de mémoire et la dénonciation du fascisme et de la dictature.
A la fois, Noir et Juif, observant les commandements de la Thora, sioniste de surcroît, Gérard Etienne se situe à la pointe d’un combat inspiré par les préceptes de la Thora autant que par la douloureuse expérience de la torture et des sévices subis en Haïti. Sa carrière littéraire est indissociable de son engagement unissant négritude et judéité.
JSSNews: Pourquoi avoir choisi Gérard Etienne comme thème de votre dernier colloque?
S. G. : L’université Bar Ilan, où les études juives accompagnent tous les cursus académiques, se devait d’accueillir des chercheurs de réputation internationale désireux d’approfondir une œuvre aux enjeux controversés, particulièrement riche d’un écrivain assumant les aspects en apparence contradictoires de son identité. Il s’agissait de souligner la valeur morale de la quête menée par Gérard Etienne dans sa poésie et ses romans.
JSSNews: Quels sont les thèmes qui reviennent le plus souvent dans l’ensemble des œuvres de Gérard Etienne ?
S. G. : Les thèmes principaux sont la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, la misère des victimes des abus et de la corruption en Haïti, la condition malheureuse de la femme noire, blanche ou métisse, soumise à des systèmes socio politiques qui l’écrasent.
JSSNews : Pouvez-vous nous décrire le colloque en quelques phrases ?
S. G. : Le colloque a été, pour une part, un hommage rendu à Gérard Etienne, décédé en décembre 2008. L’immense respect et la tristesse, ressentis par la majorité des participants qui avaient eu l’honneur de le connaître, se sont doublés de chaleur humaine et d’enthousiasme. L’intérêt soulevé par sa création romanesque, poétique et théâtrale, tant en France qu’au Canada, aux États-Unis et en Israël, a montré la valeur exemplaire d’une œuvre dépassant le particularisme et dont la beauté et l’universalité sont dues à la lutte pour le triomphe du bien.
Le colloque a permis de retracer les grands aspects de ses œuvres tels que la « Corporalité et écriture » mais encore « La laideur » ou le thème de « L’engagement ». Gérard Etienne fait partie de ses écrivains qui suscitent l’intérêt aussi bien par son vécu que par son statut identitaire et ses qualités littéraires dont l’inspiration n’est autre qu’Alfred de Musset, Alphonse de Lamartine ou encore Victor Hugo. Comme il le disait lors d’une interview donnée en 2003 pour « la Tribune Juive », « Écrire, c’est donner rendez-vous » et c’est exactement ce qu’a fait Gérard Etienne en nous faisant voyager grâce à ses multiples cultures et ses nombreuses expériences en tant que “réacteur” aux questions existentielles de la vie.
Par Michaël Assous - JSSNews
Je remercie Mme Simone Grossman, professeur à l’Université Bar-Ilan spécialisée dans la littérature canadienne et québécoise, pour son investissement et sa généreuse participation.
Pour avoir une approche plus approfondie, voici le site officiel de Gérard Etienne : http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/etienne.html
Michaël Assous
- Le bonheur est dans la possession des êtres ou des choses que l’on aime. On doit vivre pour réaliser le bonheur de ces êtres [ Ernest Pallascio-Morin]
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