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jeudi 1 septembre 2011

Des étudiants haïtiens se rendront au Nicaragua

Le Ministère du commerce et de l'industrie a présenté à la presse ce mercredi une vingtaine d'étudiants, faisant partie d'une délégation qui doit laisser le pays à destination du Nicaragua. Ces techniciens prendront part à des séances de formation relatives à l'implantation du parc industriel dans le nord du pays.
Selon la ministre du commerce Jocelyne Colimond Fetiere, la formation de ces jeunes haïtiens doivent durer six mois. Elle est financée par la compagnie coréenne Sae-A.
De son coté le Directeur de la Société Nationale des Parcs Industriels (SONAPI), se réjouit de l'exécution de ce projet qui, selon lui, est le résultat de l'effort des autorités étatiques en vue de l'avancement du secteur de la sous-traitance.
Jean Kesner Delmas affirme que les travaux avancent de façon considérable en ce qui concerne l'implantation de ce parc industriel dans le nord du pays.
Pour sa part le Responsable du Centre de Facilitation et d'Investissement, Guy Lamothe qualifie l'implantation du parc industriel dans le département du nord de démarche visant à décentraliser le pays.
Monsieur Lamothe a fait remarquer que le lancement de ce projet signifie que le pays ne se résume pas seulement à la ville de Port-au-Prince.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19448

Qui est Garry Conille ?

Agé de 45 ans, Garry Conille est né en Haïti, il a fait ses études secondaires au Collège canado Haïtien. Après ses études classiques, il est rentré à la Faculté de Médecine de l'Université d' Etat d'Haïti où il a fait ses études universitaires. Apres ses études universitaires en Haïti, monsieur Conille s'est rendu aux Etats Unis, où il a décroché sa maitrise en politique de santé et administration.
Docteur Conille, qui occupe depuis 2 mois le poste de Coordonnateur résident du Système des Nations Unies et Représentant résident du PNUD Niger, est marié et vit à New York.
Il est également Chef de cabinet de l'ancien président américain Bill Clinton, envoyé spécial de l'ONU en Haïti.
Notons que Monsieur Conille avait pris part activement à la conférence des bailleurs de New York après le violent séisme du 12 janvier.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19450

Garry Conille officiellement désigné comme premier ministre

Le chef d'Etat haïtien Michel Martelly, a fait choix officiellement de Garry Conille comme candidat à la primature après l'échec, de Daniel Rouzier et de Bernard Gousse au parlement. Lors d'une rencontre tenue hier au palais national avec le groupe des 58 députés, le chef de l'Etat a dévoilé son choix, en précisant que Monsieur conille a toutes les compétences pour occuper ce poste.
Selon le deputé Abel Descolines qui a pris part à cette réunion, le Chef de L'état a fait savoir que L'expérience de travail de Garry Conille avec les bailleurs de fonds internationaux est la principale raison qui a motivé son choix.
Le premier ministre désigné doit dans un premier temps déposer ses pièces au parlement qui aura à analyser son dossier pour le ratifier où bien le rejeter comme, prévu par la constitution de 1987.
Notons que le chef de file du Groupe des 16 au sénat, Joseph Lambert avait clairement indiqué que monsieur Conille pourrait bénéficier d'un vote favorable au grand corps moyennant que ce dernier respecte les prescrits de la loi mère.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19449

JUGER JEAN CLAUDE DUVALIER

31 août [AlterPresse] --- Le collectif des citoyens pour juger Duvalier (sigle créole : Kosijid) estime nécessaire le procès contre l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier, selon ce qui ressort d’une conférence tenue ce 31 août au centre de la capitale haïtienne et à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse.
Il faut que « Jean Claude Duvalier et ses acolytes soient jugés pour crimes contre l’humanité »(...), en mémoire de tous les meurtres, les assassinats, les séquestrations, survenus au cours des 29 ans de la dictature ( 1957-1986), déclare le collectif.
Le coordonnateur général du collectif, Raymond Davius, voit dans le jugement de l’ancien dictateur « une expansion de la justice (haïtienne) (…) une réparation pour les victimes du régime et une fin à l’impunité ».
Victime de la dictature, Raymond Davius a été arrêté et emprisonné 17 fois, avant d’opter pour l’exil.
Quant à l’aboutissement de sa demande, la coordination du collectif des citoyens pour juger Duvalier déclare être confiante dans le système judiciaire en Haïti, tout en admettant que le processus sera plutôt lent, vu que Duvalier est un ancien chef d’État et qu’il possède beaucoup d’argent.
Jean Claude Duvalier, dit ‘’ Baby Doc’’, a succédé à son père François Duvalier (Papa Doc) à la mort de ce dernier en 1971.
De 1957 à 1986, les Duvalier ont instauré une dictature à vie, qui a décimé des familles, violé, volé, emprisonné, tué ou forcé à l’exil celles et ceux qui s’opposaient au régime.
Les bras de cette dictature féroce étaient les volontaires pour la sécurité nationale (Vsn), autrement appelés les « Tontons macoutes », une milice paramilitaire (parallèle à l’armée).
Au sujet de cette milice, François Duvalier eut à faire savoir qu’elle « a une âme Duvalier, elle ne connaît qu’un chef "Duvalier" et elle lutte pour une seule destinée : Duvalier au pouvoir », selon un document soumis par le collectif lors de la conférence du 31 août 2011 à Port-au-Prince.
Après 25 ans d’exil en France, Jean Claude Duvalier est rentré en Haïti le 16 janvier 2011.
Depuis, plusieurs victimes de son régime ont déposé plainte contre lui devant la justice haïtienne.
Pour le défendre, ses avocats arguent d’une prétendue prescription pour les crimes (portant atteinte à la vie humaine) reprochés à Duvalier, c’est-à-dire que ces crimes (perpétrés entre 1957 et 1986) dépasseraient tout délai de poursuites judiciaires.
« Les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité n’admettent pas la notion de prescription », précise le collectif, qui prend le contrepied des arguments des avocats assurant la défense de Baby Doc. [rh kft rc apr 31/08/2011 15:30]



COUPE DU MONDE FIFA BRESIL 2014

Le bout du tunnel

C’est une fête à laquelle tout le monde meurt d’envie de participer. Mais avec un chiffre record de 203 candidats pour seulement 31 cartons d’invitation, la plupart des postulants devront suivre de loin la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™. Si toutes les équipes en lice ont à cœur de bien faire, il y aura une pression supplémentaire sur un ensemble de nations pour lesquelles l’épreuve reine devient un souvenir de plus en plus lointain.

Prenez l’Egypte, par exemple. En 1934, elle était la première nation africaine à disputer une Coupe du Monde de la FIFA™. Mais ensuite, il a fallu attendre 56 ans pour retrouver les Pharaons sur la grande scène mondialiste. Et depuis, plus rien. Les champions d’Afrique en titre n’ont donc participé qu’à une seule des dix dernières éditions de l’épreuve phare et aucune des cinq dernières. Des chiffres ahurissants si l’on considère qu’ils ont décroché quatre titres continentaux depuis leur dernière apparition sur la grande scène mondiale en 1990. Les efforts des Égyptiens ont été tellement vains en qualifications que certains vont jusqu’à évoquer une "malédiction des Pharaons". Même l’illustre Hassan Shehata, retraité international depuis le mois de juin, n’aura pas su la conjurer au cours de sa longue et brillante carrière.
La Russie devrait également être observée avec attention, elle qui a n’a disputé qu’une seule des quatre dernières phases finales et dont le beau parcours lors de l’UEFA EURO 2008 n’a semblé qu’une parenthèse dorée. Les Russes ont touché le fond lors de la phase préliminaire pour Allemagne 2006, avec une correction 1:7 subie face au Portugal. Mais l’élimination face à la modeste Slovénie lors des barrages pour l’édition 2010 a été au moins aussi difficile à digérer. Avec le départ de Guus Hiddink, la mission de ramener la Russie dans le gotha incombera à un autre Néerlandais, Dick Advocaat, qui a quitté son poste de sélectionneur en Belgique pour relever un "défi plus ambitieux".
Tout comme Dick Advocaat, le sélectionneur de la Hongrie, Sandor Egervari, veut redorer le blason d’une ancienne grande nation du football. Cela fait maintenant 25 ans que les Magyars n’ont plus pris part à une compétition majeure. Entre 1938 et 1968, au sommet de leur art, ils avaient pourtant raflé trois titres olympiques et atteint deux finales de l’épreuve reine. L’espoir renaît à présent avec l’avènement d’une nouvelle génération, qui, sous la coupe d'Egervari, a décroché la troisième place à la Coupe du Monde U-20 de la FIFA 2009.
Une nouvelle génération dorée suscite également l’enthousiasme en Colombie, où beaucoup pensent que la sélection connaîtra à nouveau le frisson mondialiste après trois échecs successifs en qualifications. Les Cafeteros, présents trois fois de suite dans la compétition majeure au cours des années 1990, ont échoué à un point des barrages lors de la campagne préliminaire pour Afrique du Sud 2010. L’émergence de nouvelles stars comme Radamel Falcao pourrait bien leur permettre d’aller plus loin cette fois, comme le souligne l’attaquant Hugo Rodallega : "Cette génération traverse une bonne phase. Nous sommes ambitieux et voulons mettre fin à cette période de vaches maigres pour notre sélection nationale".
L’heure de gloire semble révolue pour l’Ecosse, en lice dans cinq phases finales de rang entre 1974 et 1990 et dont la dernière participation remonte à 1998. Mais avec une brochette de stars de Premier League comme Charlie Adam et Darren Fletcher, l’actuel sélectionneur Craig Levein a bon espoir d’atteindre son but suprême : ramener l’Écosse en Coupe du Monde de la FIFA™. "La qualité de mon effectif m’incite vraiment à l’optimisme. J’espère que nous pourrons bientôt participer à nouveau à une grande compétition. Historiquement, l’Ecosse a probablement 'trop bien joué' à une certaine période, dans la mesure où nous sommes un petit pays peu peuplé... Je tiens vraiment à ce que nous boxions à nouveau au-dessus de notre catégorie", avouait-il récemment à FIFA.com
En Europe, ce cas de figure est loin d’être isolé. L’Autriche, demi-finaliste en 1934 et 1954, voudrait éviter de déplorer une quatrième absence de rang en phase finale. La Belgique, quatrième de l’édition 1986 et présente lors de six tournois mondialistes consécutifs entre 1982 et 2002, refuse de retomber dans l’oubli. Même constat pour la Roumanie et la Norvège, qui ont suivi les éditions nippo-coréenne, allemande et sud-africaine à la télévision.
La Bulgarie, qui avait atteint les demi-finales en 1994 aux États-Unis en s’offrant au passage le scalp de l’Allemagne, championne sortante, est elle aussi restée au bord de la route lors des trois dernières éditions. Interrogé sur un éventuel retour au sommet, le sélectionneur Lothar Matthäus se veut pragmatique. "Il faut être réaliste", a-t-il confié à FIFA.com. "La Coupe du Monde aux Etats-Unis, c’était il y a longtemps. Les choses ont bien changé."
En Afrique, c’est le Maroc qui n’en finit plus de voir sa cote dégringoler. Abonnés à la grand-messe du ballon rond dans les années 1980 et 1990, les Lions de l’Atlas étaient entrés dans l’histoire en 1986 en devenant la première sélection africaine à franchir la phase de groupes. Les Marocains manquaient à l’appel en 2002, 2006 et 2010, et ont même terminé derniers de leur poule lors de la campagne préliminaire pour l’édition sud-africaine.
Un affront également vécu par le Pérou, lanterne rouge des dernières qualifications sud-américaines. Présents en phase finale en 1970, 1978 et dernièrement en 1982, la Rojiblanca désire ardemment fouler à nouveau les pelouses mondialistes, tout comme la Bolivie, qui n’a participé qu’à une seule phase finale en soixante ans, lors d’Etats-Unis 1994.
D’autres sélections bouillent de prouver que leur unique participation à l’épreuve phare n’avait rien d’un hasard. En Asie, les Emirats Arabes Unis, l’Irak et l’Indonésie (anciennes Antilles Néérlandaises) veulent ajouter une nouvelle ligne à leur CV après leur coup d’éclat en 1990, 1986 et 1934 respectivement. Un défi que relèveront également le Canada (1986), Cuba (1938), Haïti (1974), la Jamaïque (1998) ainsi qu’Israël (1970).
Bien sûr, compte tenu du peu de places disponibles et du niveau de la concurrence, toutes ces équipes ne pourront pas réaliser leur rêve. Mais avec du travail, de la persévérance et un brin de réussite, certaines d’entre elles devraient parvenir à leurs fins !
http://fr.fifa.com/worldcup/preliminarydraw/news/newsid=1480838/index.html

V.I. Men’s Soccer Team Hoping to Make World Cup History

BY DAVE DAVIS — AUGUST 31, 2011
The V.I. Men's Soccer Team made history by advancing to its first-ever second round World Cup qualifier.
The V.I. Men’s Soccer Team went through its final practice Tuesday at the Sion Farm Soccer Field before departing for Haiti on Wednesday to take part in the first leg of a home-and-away World Cup qualifier series against that country.
With an average age of about 22, the team made history when they defeated the British Virgin Islands in a first round home and away encounter to advance to the second round for the first time in their brief history.
Head Coach Terrence Jones was very upbeat about his young squad and was especially pleased with the improvement in the side’s defense.
“We used to give up a lot of easy goals.” Jones said, “But right now, with how our defense has improved, I would match them against anybody who we will play, defensively.”
Jones said that the team has really gelled like never before. No longer is there bickering about who's selected from St. Thomas or St. Croix, or who belongs here or there. The guys on the team are like family, he said.
Some of the team members are college players based stateside. According to Jones, they will be flying directly to Haiti from their stateside locations, and the entire team should be on island Wednesday afternoon. The match is schedule for Friday.
The contingent flying to Haiti is comprised of 18 players and five officials. According to Jones, FIFA recommends traveling with 23 players, but due to financial constraints they had to cut back.
“I feel real good about this team,” said Jones as he looked over practice. “It’s one of the better ones that we have ever fielded. We no longer show up just to play, we now have a team that can and will compete.”

The V.I. Men’s National Team includes:
Strikers - Jamie Browne
Striker/midfield - Kellen Ganiko, Reid Klopp, Junior Laurencin, Michael Beharry, Alexander Nissman and Dwayne Thomas
Defense - Kai Schuster, Joseph Limeburner, Derrick Smith, Alberto Vangurp Jr. and John Phillip
Goalkeepers - Carlos Claxton and Shaun Sells
Utility Players - Ayinde Augustus, Lishati Bailey, Jonas Verhoff and Andres Caesar
Travelling Officials: Head Coach Terrence Jones Sr., Assistant Coach Dale Richards, Technical Director Keith Griffith, Trainer Eustace Bailey, Equipment Manager Alvin Randolph and Team Manager Carlton Freeman

mercredi 31 août 2011

Les acteurs politiques sont dans l'attente de la désignation de Gary Conille

Le président haïtien Michel Martelly promet de designer officiellement un nouveau Premier Ministre au cours de cette semaine. Les prédictions des présidents des deux chambres relatives à la désignation d'une personnalité mardi soir se sont révélées fausses. Interrogé par des journalistes le chef d'Etat n'a pas voulu faire de commentaires sur les rumeurs rappelant qu'il a la prérogative de communiquer le nom de la personne désignée.
Entre temps, le nom de Gary Conille, inconnu du grand public est sur toutes les lèvres. Des parlementaires n'hésitent pas à faire des commentaires dans les medias sur cette personnalité, qui a été au cours des 18 derniers mois le chef de cabinet de Bill Clinton.
Le député Acluche Louis Jeune (OPL) considère qu'il s'agit d'un pion de l'international. Il estime que l'ex président américain serait en première ligne pour ce choix.
D'autres parlementaires tels les sénateurs Pierre Francky Exius ( Inité) et Francisco de Lacrux (Alternative) et le député Guy Gérard Georges disent être dans l'attente de la désignation officielle de M. Conille.
Considéré comme non impliqué dans la vie politique, M. Conille serait plus acceptable pour le groupe des 16 majoritaire au Sénat. Evans Paul fait remarquer qu'aucune personne ne peut être considérée comme étant en dehors de la politique. Il rappelle que Gary est le fils de Serge Conille, ancien ministre de la santé de Jean Claude Duvalier.
Pressenti pour le poste de Premier Ministre, M. Conille est un ancien élève du Collège Canado-haïtien. Il avait fait des études à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de l'Université d'Etat d'Haïti de Port-au-Prince avant de décrocher une spécialisation en obstétrique à l'Université de Caroline du Nord aux Etats-Unis.
Gary Conille occupe depuis 2 mois le poste de Coordonnateur résident du Système des Nations Unies et Représentant résident du PNUD Niger.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19442

Martelly lance officiellement son projet d'éducation gratuite

Le président de la République a procédé ce mardi a l'inauguration d'un établissement scolaire à Duvivier dans la commune de Cité soleil.
La construction de cette école a été financée par la compagnie de téléphonie mobile Digicel.
Lors de son intervention, le président Martelly a annoncé qu'il a lancé officiellement son projet d'éducation gratuite en inaugurant cet établissement scolaire, où plus de 200 écoliers pourront bénéficier d'une éducation gratuite, pendant deux années consécutives.
Monsieur Martelly a fait remarquer que le programme d'éducation gratuite figure parmi les projets en cours d'exécution, depuis son accession au pouvoir.
Pour sa part la directrice de la Fondation Digicel , Josafa Gauthier a une nouvelle fois réitéré la volonté de la compagnie de contribuer à la relance du système éducatif haïtien. Madame Gauthier a fait savoir que la Digicel a déjà construit une trentaine d'écoles à travers le pays.
Rappelons que le Chef de l'état avait officiellement lancé le 26 mai dernier, le Fond National de l'Education (FNE) , évalué à un montant d'environ 360 millions de dollars sur une période de 5 ans.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19444

Le premier ministre désigné sera connu sous peu

Le nom du prochain premier ministre qui sera désigné devrait être sous peu connu. C'est ce qu'annoncé le président de la chambre des députés. Monsieur Jacinthe confirme qu'au cours de l'une des dernières réunions tenues entre le président de la république et ceux des deux chambres le chef de l'état évoquait, le nom de deux personnes qui pourraient être désignées comme prochain chef de gouvernement. Le parlementaire qui intervenait au journal du matin de radio Métropole s'est gardé de commenter les chances de ratification de l'une ou l'autre personnalité que le président aura à designer comme premier ministre.
Entre temps selon des rumeurs Garry Conille, qui occupe depuis 2 mois le poste de Coordonnateur résident du Système des Nations Unies et Représentant résident du PNUD Niger est pressenti comme prochain premier ministre.
Monsieur Conille est le Chef de cabinet de Bill Clinton, Envoyé spécial de l'ONU en Haïti, il avait pris une part active à la conférence des bailleurs de New York après le violent séisme du 12 janvier 2010. EJ/Radio Métropole Haiti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19446

La police reprend l'offensive et libère une personne séquestrée

Les policiers haïtiens ont libéré hier Franck Jean Baptiste, un citoyen américain d'origine haïtienne, enlevé 6 jours plus tôt. Le porte parole de la PNH, Frantz Lerebours soutient que les forces de l'ordre avaient réalisé une opération dans la zone de Sainte Marie dans les hauteurs de Martissant. Des policiers de la cellule contre enlèvement, de l'Udmo et du commissariat de Port-au-Prince avaient pris part à cette importante opération. Les enquêteurs de la cellule contre enlèvement étaient parvenus à localiser l'otage quelques heures plus tôt. Lors de l'intervention des forces de l'ordre les bandits avaient pris la fuite en se dirigeant vers le quartier de Boutiliers.
Frank Jean-Baptiste, epoux de la directrice d'une prestigieuse école privée (Union School) pour les enfants de diplomates et de riches haïtiens, était en sain et sauf confirme le porte parole de la PNH.
Au cours des derniers jours les forces de l'ordre ont multiplié les opérations dans la région métropolitaine. Les commissaires de police de Delmas, Croix-des-Bouquets et Port-au-Prince confirment que les opérations se poursuivent en vue de traquer les criminels.
Le responsable du commissariat de Port-au-Prince, Joseph Dupont, révèle qu'un proche du chef de gang Arnel a été appréhendé dans le quartier de village de Dieu. En début de semaine un autre bandit a été tué lors d'échanges de tirs avec une patrouille à la rue traversière.
L'inspecteur divisionnaire Dupont et son collègue de la Croix-des-Bouquets, Marc André Cadostin, exhortent les citoyens à fournir des informations sur les cachètes des criminels.
Le commissaire de Delmas Boyer Delin annonce l'arrestation de 3 individus qui rançonnaient les clients des banques dans la zone de l'aéroport. Au moins deux armes à feu ont été saisies par les forces de l'ordre à Delmas et Port-au-Prince dans le cadre de ces interventions.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19441

Martelly sur le point de désigner son PM : Gary Conille serait en pole position

Les Sénateurs paraissent divisés sur ce choix qui pourrait être confirmé incessamment après de nouvelles consultations entre le chef de l’Etat et les présidents des deux Chambres Publié le mardi 30 août 2011
Les avis paraissaient partagés mardi au Sénat sur une éventuelle désignation au poste de Premier ministre du Dr Gary Conille que les parlementaires considéraient comme une décision de plus en plus probable du Président Michel Martelly engagé depuis lundi soir dans la relance des consultations avec les présidents des deux Chambres.
Confirmant la nette accélération des discussions, le président de la Chambre des Députés, Sorel Jacinthe, a confié que le Sénateur Rodolphe Joazile et lui devaient avoir avec le chef de l’Etat une nouvelle rencontre qui pourrait déboucher dès mardi soir sur une annonce officielle.
La veille au Palais National, les deux parties avaient déjà échangé leurs points de vue sur la conduite du processus de nomination et de ratification.
L’élu de INITE, la plateforme de l’ex-Président René Préval, a parlé d’un ultime round de discussions qui avait toutes les chances d’aboutir vu que, selon lui, le Président de la république avait, cette fois-ci, trouvé la bonne formule en sollicitant l’aide des leaders des différents blocs parlementaires et des chefs de partis dans la recherche d’une majorité dans les deux Chambres.
Au Grand Corps, réaction très favorable du Dr Kély Bastien à une possible candidature de Gary Conille à la succession du Premier ministre sortant, Jean-Max Bellerive. Le troisième Sénateur du nord, qui reconnaît entretenir d’excellentes relations amicales avec son ancien camarade à la faculté de médecine de l’université d’Etat, anticipe déjà la fin de l’impasse politique.
De l’avis de l’ex-président du Sénat, M. Conille maîtrise parfaitement les rapports institutionnels et le fait d’être étranger au monde politique constituerait pour lui un atout majeur pouvant faciliter l’établissement d’un dialogue franc avec tous les secteurs.
Toutefois son collègue du G-16, le groupe majoritaire dans l’assemblée, Francky Exius, semble très loin de partager l’opinion de Kély Bastien. En attendant une décision officielle de Michel Martelly, le premier secrétaire du bureau du Sénat souhaite que le chef de l’Exécutif s’assure que le dossier du candidat réponde aux exigences constitutionnelles avant de le désigner.
Rejetant sur M. Martelly la responsabilité du blocage politique actuel, le Sénateur Exius croit que ce sont les pressions internationales qui ont finalement contraint le dirigeant haïtien à faire choix d’un Premier ministre.
Le Sénateur Mélius Hyppolite du groupe minoritaire des douze, censé être pourtant l’allié du Président, a également exprimé des réserves sur le profil de l’intéressé.
Le parlementaire du nord-ouest, qui dit tout ignorer de Gary Conille, s’interroge dans le même temps sur sa capacité à bien appréhender la réalité haïtienne et son rôle jusqu’ici de chef de cabinet de l’ancien numéro un américain, Bill Clinton, co-président de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH).
Gary Conille, 45 ans, fils d’un ex-ministre de Jean-Claude Duvalier, le Dr Serge Conille, est un haut fonctionnaire du système des Nations Unies ayant travaillé notamment en Afrique.
En cas de confirmation de sa désignation, il sera le troisième choix de Michel Martelly après les échecs successifs des deux autres candidats, Daniel Rouzier et Bernard Gousse. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8019

Les femmes haïtiennes, oubliées de l'aide humanitaire

Des femmes dans un camp de déplacés haïtiens en novembre 2010. Faute d'information, plus de 300 000 d'entre elles n'ont pas accès aux services essentiels de santé. THONY BELIZAIRE / AFPPar RFI
Human Rights Watch a publié hier mardi 30 août 2011 un rapport alarmant sur la condition des Haïtiennes qui vivent dans les camps de sinistrés. Plus de 300 000 femmes et filles ne bénéficient pas des efforts humanitaires faits à Haïti depuis le tremblement de terre de janvier 2010. Le nombre de grossesses non désirées, parfois la conséquence d'un viol, atteint un niveau inquiétant. En cause, la précarité et la promiscuité du quotidien, alors que le manque d'accès à la planification familiale, aux soins prénatals et obstétriques, met leurs vies en danger.
Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron
Des enfants naissent aujourd'hui en Haïti au milieu des tentes ou même sur le trottoir d'un hôpital. Leurs mères ne savaient pas où demander de l'aide médicale ou n'avaient pas l'argent pour payer le transport. Certaines pensaient à tort que les hôpitaux les refuseraient car elles n'avaient pas pu payer une échographie nécessaire au dossier. Une situation qui alarme Human Rights Watch, dans un rapport intitulé « Tout le monde nous a oubliées » et publié mardi 30 août 2011.
Kenneth Roth, directeur exécutif de l’ONG fait part de la précarité de ces femmes confrontées à la violence sexuelle. « Parmi les femmes et les filles que nous avons interrogées, certaines vivent dans des conditions de pauvreté si extrêmes qu'elles sont obligées de se vendre. Concrètement elles échangent du sexe contre de la nourriture, du sexe contre des biens de première nécessité », estime-t-il.
Campagne d'informations
« C'est bien évidemment un problème en soi, mais c'est aussi un problème sur le plan sanitaire parce que, si ces femmes n'ont pas accès aux services de santé de base, elles ne sont pas capables d'éviter une grossesse, elles ne peuvent pas éviter les maladies sexuellement transmissibles au cours de cette prostitution forcée », déplore encore le responsable de l'ONG.
Human Rights Watch estime que des moyens rapides et peu coûteux existent pour enrayer cette situation dramatique. Elle appelle ainsi les autorités et les ONG à lancer des campagnes d'information pour que les femmes aient connaissance des services existants. Mais sans un essor économique, qui permettrait aux femmes de travailler, beaucoup seront encore contraintes de vendre leurs corps. Pour quelques dollars, sous les tentes.
http://www.rfi.fr/ameriques/20110831-femmes-haitiennes-oubliees-aide-humanitaire

La police libère un otage américain d’origine haïtienne

Franck Jean-Baptiste a été retrouvé sain et sauf dans le quartier populaire de Martissant où les forces de l’ordre se sont lancées aux trousses des ravisseurs Publié le mardi 30 août 2011
La Police Nationale a libéré mardi à Port-au-Prince, une semaine après son enlèvement, Franck Jean-Baptiste, un otage américain d’origine haïtienne travaillant dans école américaine très cotée, a annoncé le commissaire Frantz Lerebours, porte-parole de la PNH.
Cet ancien musicien des Shleu-Shleu, groupe phare de la scène haïtienne des années 60-70, a été retrouvé sain et sauf à Sainte-Marie, dans le quartier de Martissant (banlieue sud de la capitale), où il était gardé.
Le commissaire Lerebours précise que, malgré la libération de M. Jean-Baptiste qui a nécessité la mobilisation de plusieurs unités, l’opération policière se poursuivait mardi après-midi autour de la planque des ravisseurs afin de pouvoir les capturer.
Depuis une semaine, les forces de l’ordre s’employaient à retrouver le citoyen américain tombé dans le piège de kidnappeurs qui s’étaient fait passer pour des employés d’un service international d’expédition rapide venus lui livrer un soit-disant courrier.
Par l’intermédiaire de leur ambassade, les Etats-Unis avaient appelé à la prudence tous leurs ressortissants se trouvant en Haïti au moment où le pays semble faire face à une nouvelle vague de rapts crapuleux.
Outre des cas sur lesquels des informations précises n’étaient pas disponibles, un terrible coup a été porté au moral des citoyens avec le décès, le week-end écoulé, du notaire bien connu Emile Giordani, peu après son enlèvement par quatre individus armés.
Ils avaient fait irruption dans l’étude de la victime qui avait été jetée dans le coffre de sa voiture avant d’être conduite vers une destination inconnue.
Aucune arrestation n’a encore été annoncée dans l’enquête ouverte sur ce crime ressenti comme un choc dans différents milieux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8018

mardi 30 août 2011

Martelly renforce et diversifie son équipe

Haïti: Le président Michel Martelly a procédé à des recrutements de choix pour renforcer et diversifier la représentativité au sein de son cabinet, a appris Le Nouvelliste. « Oui, de nouvelles têtes ont été appelées dans le cercle des conseillers du président de la République, Michel Joseph Martelly, particulièrement dans les domaines de la communication et de l'assistance technique au niveau politique et organisationnelle », selon une déclaration faite au journal par le chef de cabinet du président, Thierry Mayard Paul, qui n'a pas voulu citer de noms.
Cependant, Le Nouvelliste a su ce lundi de sources combinées que Mario Dupuis, Dischler Marcelin et Lucien Jurat ont rejoint l'équipe présidentielle.
« J'ai pris mes fonctions ce lundi. J'ai rejoint l'équipe du président Martelly au niveau de la communication », a déclaré Mario Dupuis joint au téléphone lundi soir.
L'ancien secrétaire d'Etat à la Communication sous le deuxième mandat de Jean Bertrand Aristide retourne sur des terres qu'il connaît bien.
Comme un bonheur n'arrive jamais seul, ce lundi, sur les ondes de Scoop FM, Guy Philippe, ancien patron de la rébellion contre Jean Bertrand Aristide, a, pour la première fois, confirmé des faits que le secrétaire d'Etat à la Communication avait dénoncés entre 2001 et 2004.
Parmi les révélations de l'ancien commissaire Philippe, l'attaque par ses hommes du palais national le 17 décembre 2001 et d'autres faits d'armes que la presse, à l'époque, avait assimilé à des montages du pouvoir lavalassien.
Autre recrue de luxe, l'animateur de « Débats publics » une émission très prisée sur la chaîne 11, Dischler Marcelin, a, lui aussi, intégré l'écurie présidentielle.
« Je fais partie de l'équipe pour participer à son renforcement », a indiqué au journal M. Marcelin.
Dans le cas de Lucien Jurat, présentateur vedette, jusqu'à date de Signal FM, c'est Scoop FM qui a donné la nouvelle. Le journaliste devait être dans les prochaines heures désigné au poste de porte-parole du président Michel Martelly.
Grand connaisseur du monde de la presse, cet avocat et journaliste courtois, élégant et méthodique, ancien présentateur de Info 5 sur Télémax, a toutes les qualités pour remplir avec tact sa nouvelle fonction.
« C'est en cours, il ne reste qu'un détail administratif pour que la nomination de Jurat soit effective », a révélé au Nouvelliste une source proche de la présidence.
Si nombreux sont ceux qui se réjouissent que la présidence se dote d'un porte-parole pour diminuer les relations directes entre le président Martelly et ses divers interlocuteurs, le départ de Jurat aurait provoqué des remous à Signal FM.
D'autres recrutements seraient en cours pour diversifier le cabinet et consolider la liste des conseillers du président après une série de critiques unanimes qui reprochent au chef de l'Etat de ne s'entourer que de ses amis les plus proches et de rester imperméable aux conseils qui sont contraires à la pensée unique qui a valeur d'évangile dans son entourage.
Interrogé sur les rumeurs qui l'annoncent sélectionner par Martelly, Evens Paul a précisé pour le Nouvelliste que" ce n'est pas le cas jusqu'à maintenant. J'ai parlé au président Martelly sur d'autres sujets, mais il ne m'a pas demande d'être son conseiller."
En outre, le leader de l'Alternative a fait savoir que si ce poste lui est proposé, il aura des conditions avant de l'accepter. " Je le ferai pendant un temps limité", a-t-il dit, soulignant aussi que sa motivation première pour un tel poste ne serait pas liée à l'argent.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com

RETRO-INFO: MARIO DUPUY, ARISTIDE, AMIOT METAYER

Haïti : le scandale de trop ?

P-au-P., 25 sept. 03 [AlterPresse] --- Voici le transcrit d’un témoignage de Jules André, membre de « l’armée cannibale », diffusé le 24 septembre en cours par la station privée Radio Caraibes à Port-au-Prince, deux jours après l’annonce du meurtre de Amiot Métayer, chef de « l’armée cannibale » et fervent partisan du président Jean Bertrand Aristide. Traduit du Créole :
« Moi j’étais au courant. J’étais là lorsque Odonel Paul est venu chez Amiot Métayer (21 septembre), sur le balcon, et a dit à Amiot Métayer qu’il (Odonel Paul) était de passage sortant de Port-au-Prince et se rendant au Cap-Haitien, que sa voiture avait heurté un pieu, qu’elle était en réparation et c’est pourquoi il est venu en taxi voir Amiot Métayer.
A partir de là , ils échangeaient entre eux. Il (Odonel Paul) reprochait à Amiot Métayer de ne lui avoir pas fait bénéficier du poste de Délégué Départemental. Il a dit à Amiot Métayer que beaucoup de ceux qui font semblant de lutter à ses cotés ne sont pas véritablement ses amis. C’est-à -dire qu’il (Odonel Paul) a apporté une preuve de ses convictions.
Vers midi et demi, il est parti avec Amiot Métayer dans la voiture de ce dernier. Vers une heure (PM) ils sont sortis à nouveau. Je n’ai pas su ou ils étaient allés.
Il a repris la même discussion avec Amiot Métayer. Au cours de la même journée, vers 5 heures (PM), Odonel Paul est parti à nouveau avec Amiot Métayer et un autre proche de celui-ci nommé Ti Milice. A la grand’rue des Gonaives, Ti Milice est revenu, lui qui nous a informé que Odonel l’a fait descendre de la voiture en disant qu’il (Odonel Paul) allait régler quelque chose avec Amiot.
Vers 7 heures et demi (du soir) Amiot Métayer est revenu seul et a déclaré : messieurs je suis en train de régler quelque chose avec Odonel et je suis venu me changer. Il portait des Batas (sandales) et les a changées pour des chaussures tennis. Il a gardé son pantalon court et une chemisette. Il a seulement fait des changements au niveau de ce qu’il portait aux pieds (Â…).
Depuis lors, la nouvelle qu’on a reçue est celle de l’assassinat de Amiot Métayer.
Nous avons mené une enquête dimanche matin (22 septembre) - étant donné que nous savons que Amiot Métayer n’a pas l’habitude de passer la nuit dehors, de passer tout ce temps dehors. Un de mes amis nommé Dieujuste Janvier (?), qui est proche de Amiot Métayer, m’a rencontré et m’a dit qu’il allait s’informer auprès d’un de ses propres amis travaillant au palais national. Il m’a dit qu’il allait appeler (téléphoner) son ami pour savoir si Odonel est à Port-au-Prince.
Cet ami, Dieujuste, a appelé la camarade du palais national et lui a demandé : as-tu entrevu Odonel ? Il (Dieujuste) investiguait sans que la personne ne se rende compte. Au même moment, la dame a répondu : Odonel était tout à l’heure avec moi au palais national. Ceci s’est passé dimanche matin. Odonel était au palais national.
Je reviens sur ces faits, parce que Mario Dupuy (Secrétaire d’Etat à la Communication) a dit que Odonel n’est pas rentré au palais national depuis le départ du président (René) Préval. Cela nous a fait mal d’entendre Mario Dupuy mentir ainsi. Je traite Mario Dupuy de menteur.
Odonel a passé toute la journée de lundi au palais national, suite à l’assassinat de Amiot Métayer. Nous sommes clairs sur cette information : Odonel a passé sa journée au palais national de 10 heures (AM) à 3 heures de l’après-midi, quand il est sorti (du palais). Laissant le palais national, il est monté dans une Isuzu Trooper (de couleur) crème a barre blanche.
Quand il (Odonel Paul) était aux Gonaives, cette Isuzu Trooper portait une ancienne plaque d’immatriculation. Lorsqu’il est arrivé à Port-au-Prince il a mis une plaque officielle (sur le véhicule).
Actuellement (24 septembre), Odonel circule à Port-au-Prince dans cette Isuzu Trooper avec une plaque officielle.
Moi je suis étonné également lorsque Dismy César (membre du cabinet particulier du Chef de l’Etat) accuse les ennemis du pouvoir, en disant que ce sont eux qui ont assassiné Amiot Métayer. Nous disons que c’est faux. Nous dénonçons ce mensonge. Donc, Amiot Métayer a été assassiné par le pouvoir.
Nous disons à Mario Dupuy que nous le considérons comme une cassette de Aristide. Aristide lui prépare la cassette qu’il (Mario Dupuy) fait tourner. Nous le comprenons. Cela fait longtemps que nous ne pouvions prouver à Mario Dupuy qu’il est une cassette du pouvoir. Aujourd’hui nous sommes victimes et nous disons qu’il est une cassette. Il est un bébé programmé. Il répète ce que Aristide lui a demandé de déclarer.
Nous, nous n’allons pas nous laisser dévier par Mario Dupuy et Dismy César. Ce sont les messieurs qui ont fait couler notre sang.
Seulement, nous disons à Mario Dupuy, si Aristide a tué Jean Dominique (directeur de Radio Haïti Inter, tué en avril 2000) - nous savons que c’est cette dénonciation qui a causé la mort de Amiot MétayerÂ… C’est parce que Amiot Métayer avait appelé à la mobilisation en haut et en bas le 17 décembre (2001) qu’il est mortÂ… Amiot Métayer est mort aussi parce que c’est un point fort de la résolution 822 (de l’Organisation des Etats Américains - OEA) que Aristide croit qu’il va résoudre.
Aristide a tué Amiot Métayer pour pouvoir réaliser des élections. Eh bien, nous, nous nous mettons en croix. Nous disons : pas d’élections. Nous disons : départ de Aristide.
Nous considérons la mort de Amiot Métayer comme un point fort pour le départ de Aristide, de la même manière que notre sang avait coulé en 1994 pour réaliser le retour de Aristide. Telle est notre position aujourd’hui ».
Fin du transcrit. [gp apr 25/09/2003 15:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article740

Haïti-Rép. Dominicaine : Première audition d’un ressortissant dominicain, agresseur présumé d’un compatriote haïtien le 26 août

Funérailles, le 30 août 2011, du compatriote assassiné Espérance Bell P-au-P, 29 août 2011 [AlterPresse] --- Le nommé Bafilio Ramile Cabrale, un ressortissant dominicain, agresseur présumé de l’acte criminel qui a coûté la vie au ressortissant haïtien Espérance Bell le vendredi 26 août 2011, sera entendu le 20 septembre 2011, dans une deuxième audition, par la justice de la République Dominicaine, apprend l’agence en ligne AlterPresse.



Agent de sécurité dans un dépôt de provisions alimentaires à Alto Viejo (territoire dominicain, non loin de la localité haitienne de Bòk Banik, dans la commune de Thomassique / Nord-Est / sur la frontière commune entre les 2 pays), Cabrale a été cité à comparaître ce lundi 29 août 2011 pour répondre des faits d’assassinat par balle sur la personne d’Espérance Bell (alias Pepe) dans la matinée du 26 août (aux environs de 7:00 am locales, soit 12:00 gmt).



2 témoins haïtiens, dont Nadine Bell, 16 ans, qui ont assisté à l’acte d’assassinat, ont été également auditionnés, ce 29 août, par la justice dominicaine dans le cadre de l’information préliminaire sur l’affaire.



Âgé de 50 ans, Bell, qui était un commerçant haïtien, a été atteint d’une balle au cœur, tirée vraisemblablement d’une arme de calibre 12, laquelle se trouvait en possession de Bafilio Ramile Cabrale, suivant les témoignages recueillis sur place par le correspondant d’AlterPresse.



Le défunt s’apprêtait à retirer d’un dépôt 400 sacs de farine qu’il avait achetés, le jeudi 25 août 2011, au marché de Banica (en République Dominicaine).



“Aux dires de Nadine Bell, 16 ans, fille du défunt qui était avec lui au moment de son assassinat, il n’y a pas eu de prise de bec entre son père et son assassin. Ce dernier a seulement menacé de tuer son papa, et comme de fait, il est passé de la parole aux actes.



Suite à l’incident, les militaires dominicains ont monté la garde en tirant en l’air pour dissuader les Haïtiens qui voulaient traverser la frontière de le faire”, souligne le site du Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr) relatant l’acte d’agression du 26 août.



Bafilio Ramile Cabrale, qui tentait de prendre la fuite après le forfait, a été rattrapé par les autorités dominicaines, fait savoir un des membres du conseil d’administration de la section communale de la zone (Casec), Loquipe Jean



Les funérailles du défunt haïtien Espérance Bell seront chantées le mardi 30 août 2011 à Bòk Banik, selon les informations obtenues par AlterPresse.



Le procès-verbal de constat de son décès a été dressé par un juge de paix dominicain.



Bòk Banik se trouve à environ 3 km de Alto Viejo.



ll n’existe aucune présence policière haïtienne dans cette zone de hautes activités commerciales. Le poste de police haïtien le plus proche se trouve au bourg de Thomassique, soit à environ 14 km.



La semaine dernière, des soldats dominicains, ayant pénétré sur le territoire haïtien, auraient procédé à l’arrestation de plusieurs haïtiens, qu’ils accusent d’avoir dérobé du bétail en territoire dominicain.



L’assassinat du commerçant haïtien Espérance Bell n’a pas provoqué de grands remous au sein de la population de Thomassique. Livrée à elle-même, cette population doit compter sur les structures de la République Dominicaine pour s’offrir plusieurs services de base, à l’image des soins médicaux.



Les actes de violence, à l’encontre de ressortissants haïtiens en territoire dominicain, sont régulièrement enregistrés, voire quasi quotidiennement, durant ces dernières années, avec un profil bas généralement observé par les autorités haïtiennes.



Le 12 juillet 2011, une jeune haïtienne Rooldine Lindor, née le 14 mai 1991 et aînée d’une famille de 4 enfants – qui étudiait les sciences informatiques à l’université technologique de Santiago de Los Caballeros (Universidad tecnologiga de Santiago / Utesa) -, avait été retrouvée morte, à Santo Domingo. Ses présumés assassins ont pour noms Rafael Garcia (militaire des forces aériennes) et un civil, Eddy Mendoza.
Les funérailles de l’étudiante Rooldine Lindor, assassinée à Santo Domingo, ont été chantées dans la matinée du mercredi 27 juillet 2011, à l’Eglise Adventiste du 7 e jour, à la rue de la Réunion (Port-au-Prince). [ro jep kft rc apr 29/08/2011 14:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11457

Emeutes meurtrières à l’Estère pour l’électricité

Un mort et plusieurs blessés par balle, le commissariat de police saccagé, bilan de cette folle journée qui a également paralysé la circulation dans l’Artibonite ; les Sénateurs de la région, François Anick Joseph et Youri Latortue, exigent des mesures correctives immédiates et se montrent solidaires des protestataires plongés depuis plusieurs mois dans le black-out Publié le lundi 29 août 2011
Une personne a été tuée, plusieurs autres blessées par balle et le commissariat de L’Estère saccagé lundi, lors d’une journée très tendue dans cette commune de l’Artibonite (nord) où la population a violemment manifesté contre un black-out de longue durée et affronté les forces de l’ordre.
Saint René Charles, un marchand de borlette de 41 ans qui vaquait à ses occupations, a été abattu par un agent de l’Unité départementale et de maintien d’ordre (UDMO), selon différents témoignages recueillis sur place et confirmés par l’un des Sénateurs de l’Artibonite, François Anick Joseph.
Une fillette a été également touchée à la tête.
Piqués au vif par l’intervention musclée de la PNH et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), les manifestants leur ont lancé des pierres avant de saccager le commissariat de police de l’Estère.
Un premier commissariat avait déjà été incendié, la semaine dernière, dans la même région, au cours d’un autre mouvement de protestation à Desdunes.
Née d’un sévère rationnement du courant électrique depuis l’arrivée au pouvoir, en mai dernier, du Président Michel Martelly, la mobilisation de lundi s’est étendue à la commune voisine du Pont-Sondé et a paralysé pendant toute la journée la circulation sur la nationale #1.
Accusant les Gonaïves d’être à l’origine du black-out à l’Estère, des riverains ont menacé de bloquer tous les autobus voyageant en provenance ou à destination de la métropole du Haut-Artibonite et d’agresser physiquement tous les passagers.
Solidaires des revendications de leurs mandants, les Sénateurs François Anick Joseph et Youri Latortue exigent l’adoption de mesures rapides visant à redonner l’électricité aux communautés lésées. Le premier fait état de vaines démarches entreprises jusqu’ici auprès des autorités concernées tandis que le second réclame des changements au sein de la direction départementale de l’Electricité d’Haïti qui serait, en raison de son incompétence, responsable de ces graves incidents.
La veuve de Saint René Charles, Marie-Rose Louis-Jeune a, quant à elle, dénoncé l’intervention brutale des policiers ayant entraîné le décès de son mari qui la laisse avec trois orphelins sur les bras. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8015
Commentaire:
La mode est de saccager et brûler les commissariats de Police qui réprésentent les forces de l'ordre. Comment répondre à ce genre d'action? Quelle réflexion ces incidents suggèrent à ceux-là qui demandent le départ de la Minustah?

Funérailles nationales mardi du Député Dionald Polyte

Pas d’expertise médico-légale pour le parlementaire tué le mois dernier dans des circonstances troubles par son garde du corps, Ronald Souffrant, un repris de justice Publié le lundi 29 août 2011
Les funérailles nationales du Député Dionald Polyte, tué dans des circonstances non encore élucidées, il y a un peu plus d’un mois, seront chantées en deux temps mardi à Port-au-Prince et dans sa circonscription de Pestel/Beaumont (Grand’Anse, sud-ouest).
Selon l’un des vice-présidents de la Chambre basse, Ronald Larêche, ces obsèques auxquelles doivent assister les autorités se dérouleront sans que l’autopsie médico-légale du corps n’ait pu être pratiquée.
Des dysfonctionnements à l’hôpital de l’université d’Etat (HUEH), en grève depuis plus d’un mois, ont empêché l’accomplissement de cette étape pourtant indispensable à l’avancement de l’enquête sur la mort par balle de l’élu de INITE.
Le Député Larêche souligne que la commission d’enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur le décès de son collègue Dionald Polyte est maintenant en mesure de soumettre son rapport à l’assemblée.
Agé de 41 ans, Dionald Polyte avait été tué le 25 juillet dernier par son garde du corps Ronald Souffrant, lui-même repris de justice en cavale depuis sa condamnation pour l’assassinat, à Port-au-Prince, d’un commerçant.
Prétendant que les projectiles de son arme avaient touché accidentellement M. Polyte, le présumé meurtrier est depuis aux ordres de la justice. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8013


Sauveur Pierre Etienne, nouveau leader de l’OPL

Revenu récemment d’un long séjour à l’étranger, le successeur d’Edgard Leblanc promet de travailler au relèvement d’Haïti et à la consolidation du parti de feu Gérard Pierre-Charles, idéologue de la gauche et opposant historique au duvaliérisme Publié le lundi 29 août 2011
Le professeur Sauveur Pierre Etienne, rentré récemment en Haïti à l’issue d’un long séjour au Canada, a été désigné dimanche au poste de coordonnateur général de l’Organisation du peuple en lutte (OPL), lors du quatrième congrès national du parti qui s’est tenu aux Cayes (sud).
Le nouveau dirigeant succède à l’ancien Sénateur Edgard Leblanc Fils.
Dans une interview à Radio Kiskeya, M. Etienne s’est engagé à renforcer les structures du parti et à contribuer, aux côtés d’autres formations politiques, à des changements profonds en Haïti dans la perspective d’une reconquête de la souveraineté nationale et d’une réduction de la dépendance économique vis-à-vis de l’étranger.
Farouche adversaire de René Préval, le sociologue -nettement plus tendre envers son successeur Michel Martelly- a accusé l’ex-Président d’avoir tenté d’anéantir l’OPL de feu Gérard Pierre-Charles.
Dans ses nouvelles fonctions de coordonnateur général du parti, Sauveur Pierre Etienne est à la tête d’un bureau politique composé notamment des Sénateurs Andrys Riché et François Anick Joseph, des Députés Accluche Louis-Jeune et Eloune Doréus et de l’ancien Premier ministre Rosny Smarth (1996-1998). spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8012

QUESTION ET REPONSE : GERARD BISSAINTHE ET LILIANE PIERRE PAUL


Madame Liliane Pierre Paul voit rouge par Gérard Bissainthe
Madame Liliane Pierre Paul, s’imaginant que Mgr Louis Kébreau parle des "pantalettes roses" de Sweet Micky a vu subitement rouge et est sortie de ses gonds. Devant la stagnation actuelle on peut comprendre son exaspération. Mais il faut quand même préciser qu’à aucun moment le prélat haïtien n’a parlé de la couleur du "kanson" de Sweet Micky auquel il fait allusion dans sa récente déclaration demandant au chef d’Etat haïtien de "mété Kanson nan rein li pou li dirigé pays a."
De toute évidence le prélat haïtien se réfère à la fameuse expression du président Paul Magloire qui s’était donné le surnom de "Kanson Fè".
Le glissement de "kanson" à "pantalette" est d’ailleurs dû à une candidate à la présidence qui voulait dire qu’arrivée au pouvoir, le fait qu’elle appartient au sexe féminin ne l’empêcherait pas d’avoir ce qu’il est convenu d’appeler de "mâles vertus". De là à arriver aux "pantalettes roses" de Sweet Micky (qui appartiennent à l’histoire passée de notre actuel président), il n’y a qu’un pas que Madame Liliane Pierre-Paul a franchi un peu trop vite et un peu trop allègrement.
A la vérité ; le mot du prélat haïtien —est-il vraiment besoin de le dire ? — est donc à prendre non au sens littéral, mais au sens figuré. L’Archevêque du Cap-Haïtien se fait l’interprète d’un très grand nombre de personnes qui ont soutenu Michel Martelly en se disant que sa spontanéité, sa fougue, sa détermination, son anticonformisme même étaient et sont encore ce dont un chef d’Etat haïtien a le plus besoin aujourd’hui pour nous sortir de la crise actuelle. Il faut quelqu’un qui soit capable de donner la parole aux actes pour en finir, car la plaisanterie a assez duré.
Toutes ces personnes attendaient du nouvel élu qu’il prenne le taureau de nos problèmes par les cornes et le terrasse. Or depuis qu’il est arrivé au pouvoir, il passe son temps ou à se sauver hors du pays, comme s’il en avait peur –bientôt en Argentine, hier à Washington, ou à Miami ou à New York ou en Espagne—, ou à faire de beaux discours, comme on a toujours fait avant lui.
Depuis près de trois mois la nation est bloquée et rien ne se règle. Toutes ces personnes pensent qu’elles ont élu quelqu’un qui avait une image de "dur" et qu’elles se retrouvent apparemment devant un "mou" totalement inefficient. Et tout le monde se dit : "Mais où est donc passé cet homme décidé, ce fonceur qui s’appelait Sweet Micky et qui semble aujourd’hui ou impotent ou prisonnier ?" C’est ce mécontentement qui va se généralisant qu’a voulu exprimer, j’en suis convaincu, le prélat haïtien. Une telle conjoncture de désarroi et d’impairs me ramène à la mémoire ces vers de Racine : "Cet esprit d’imprudence et d’erreur, De la chute des rois funeste avant-coureur."
Si rose il y a, il est plutôt du côté de ceux, de quelque bord qu’ils soient, qui veulent faire croire que la situation actuelle est rose et que tout va très bien, Madame la Marquise", sauf qu’on déplore "un tout petit rien", à savoir que le pays est toujours sans PM, sans programme, sans plan, sans direction. Pour d’autres l’actuel Président n’est pas à sa place et doit partir tout de suite pour céder son siège, mais au fond à qui ? A un “déjà vu” ? A un nouveau “sauveur” ? Madame Liliane Pierre-Paul qui pour moi fait partie du “Gran-Lacou” et dont au fond je comprends le ras-le-bol, pourrait-elle nous faire part de la solution rapide et faisable qu’elle a en tête pour sortir du désordre sans entrer dans le chaos ?
Pour ma part je pense qu’au lieu de tomber à bras raccourcis sur le nouvel élu, il faut avant tout essayer de “faire avec”. Il a voulu le poste ; il l’a eu. Maintenant il doit faire le travail en s’entourant de gens capables et compétents. Presque trois mois sans même avoir mis le pied à l’étrier, c’est un record d’impuissance. Ça ne peut plus durer. Ça finira inéluctablement, croyez-en mon plus d’un demi-siècle d’expérience, par sentir le “Bonsoi dan’m” qui arrive toujours quand on s’y attend le moins.
Le prélat haïtien, de toute évidence, a voulu être paternel et même fraternel. Ses conseils sont gratuits. Souvent les conseils gratuits valent beaucoup mieux que ceux pour lesquels on paye très cher.
Gérard Bissainthe 11 août 2011 gerardbissainthe@gmail.com
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"Cher Professeur Bissainthe, je ne vois ni rouge, ni rose"
Réponse de la journaliste Liliane Pierre-Paul à l’article "Liliane Pierre-Paul voit rouge" du Professeur Gérard Bissainthe
Publié le lundi 29 août 2011
Cher Professeur Bissainthe
Contrairement à votre affirmation, je ne vois ni rouge, ni rose et je ne suis pas non plus « tombée à bras raccourcis » sur le nouvel élu. J’ai simplement exercé ma vigilance coutumière en tant que citoyenne, journaliste engagée qui a vu évoluer au cours de ces 25 dernières années les hommes, les femmes et les choses politiques de mon pays. « Chimen bouton, chimen maleng ».
La voie de la dictature est pavée de ces petites phrases, gestes, paroles, exhortations apparemment anodines qui bercent les rêves de pouvoir totalitaire de tous nos dirigeants. Il vaut toujours mieux prévenir la dictature que de la subir, car comme moi Monsieur Bissainthe, vous savez que l’issue est toujours malheureuse pour le pays, pour le peuple, pour les démocrates, pour les progressistes et… heureusement aussi pour les dictateurs.
Monseigneur Louis Kebreau est un prélat influent de la puissante Eglise Catholique, archevêque du Cap Haïtien et président de la Conférence Episcopale, ami du nouveau prince et de sa famille. Il ne trouve rien de mieux à conseiller au président que d’enfiler son « kanson de Sweet Micky » pour diriger ce « peuple marron qu’on ne peut gouverner mollement ».
Vous voyez bien, Monsieur le professeur, qu’il ne s’agit pas d’une référence à la petite culotte rose qui appartient à un passé du chef de l’Etat qu’on aimerait tous oublier. Ce serait déjà assez surprenant pour un prélat qui est sensé représenter la plus haute autorité morale dans notre société. Mais il s’agit bien d’une référence au slogan « kanson fè » utilisé en son temps par le général dont vous parlez, mais qui a aussi servi à justifier la dictature chez nous de 1957 à aujourd’hui.
Est-ce que j’ai une solution sans chaos au chaos actuel ? Non professeur Bissainthe. Mais je crois qu’on peut y arriver si on apprend à aimer le pays et à respecter ce peuple courageux qui a beaucoup souffert. C’est pourquoi je veux rester une militante pour la démocratie, l’état de droit, la bonne gouvernance et le respect des droits et libertés que nous avons conquis de hautes luttes au cours de ce dernier quart de siècle
Pour conclure, cher professeur Bissainthe, j’apprécierais vraiment d’identifier le « Gran Lakou » où vous m’avez placée.
Liliane Pierre-Paul, Journaliste
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8014