Sabine se sentait bien.
Putain ! Comme je suis bien se disait-elle à elle-même !
Elle se refusait de plonger sa petite personne dans des considérations très compliquées. Elle se décida sans trop réfléchir de vivre. Vivre surtout pour elle. Se sentir juste vivante.
Vivre en se perdant dans cet univers non maîtrisé. Se fondre dans cet espace à parois floues et branlantes. Peu importe la perte des repères. Encore moins les dimensions faites de lieux et de temps.
Elle n’avait aucune certitude sur cette dimension dont elle faisait comme pour une première fois l’expérience.
Souvent elle se croyait entrain de léviter autour d’innombrables poches d’air bienfaisant, gravitant autour d’elle en mouvements mesurés avec harmonie et cadence. Elle se voyait accompagnée de pétales d’hibiscus et de lauriers blancs…
Par endroit elle se sentait flottée sur un lit de nuages transparents parés d’une blancheur immaculée, maquillant un pan de firmament d’un bleu propre, limpide et pur…
Par moment, son corps semblait suivre la cadence d’une vague interminable, perdue dans une valse tendre et corsée recherchant avec une certaine frénésie le coté d’un rocher millénaire ou l’étendue d’un rivage encore vierge pour s’exploser et s’épanouir en mille gouttelettes de pluie salée…
Ses sens chevauchaient tantôt entre ses rêves les plus inimaginables, tantôt sur la croupe de cette réalité si tangible et intense pourtant si réelle et invraisemblable.
Elle se serait crue en fait entrain de rêver sans la tiédeur de cette paume sur son front. Sans l’agilité de ces doigts qui lui caressaient les cheveux. Sans la douceur satinée de cette main façonnée pour sa peau qui recherchait et explorait ses contours et ses formes.
L’étranger imprimait dans ses moindres gestes, une touche particulière dédiée à la rendre heureuse. Ce fut son explication la plus plausible. Oui, ces gestes qui provoquaient en elle et malgré elle des soubresauts très érotiques se répercutant en secousses non contrôlées sur certains de ces organes ne sauraient être réalisés au hasard.
Sabine pensa un instant à ouvrir les yeux. Elle se résolut tout de suite à ne pas le faire. Elle était convaincue qu’elle ne rêvait pas. Elle était bien en compagnie d’un homme. Quelque part dans u univers pas tout à fait quelconque. Un homme jusque à particulier. Un homme capable d’aborder une pute et surtout être capable de lui consacrer du temps.
Un homme quelque peu bizarre qui, au lieu d’exiger et de réclamer pour son argent était capable de se mettre au service de la pute, de ses sens et de son bonheur.
Elle n’ouvrit point les yeux.
Elle fit le choix de conserver en mémoire la tendresse de ce visage illuminé d’un faisceau d’assurance qui s’approcha lentement du sien. La sérénité de ce regard d’un bleu paisible clair et profond qui, comme une étincelle ultime et soudaine, fit jaillir en elle l’essentielle d’une vie en réveillant des envies qu’elle s’était interdite.
Perdue encore dans ses pensées, ses pores s’ouvraient, ses cheveux s’hérissaient, ses doigts se crispaient, au contact de cette chaleur difforme et malléable à souhait qui dessinait une cartographie aléatoire et nouvelle de sa peau de femme.
Quand elle prenait la forme d’une main, elle parcourait de façon désordonnée et imprévisible ses cheveux, son front, son cou et sa nuque.
Quand elle se dédoublait, elle pouvait se poser à la fois sur son torse et son entrecuisse…
Puis, la chaleur se faisait lèvre charnue pour emprisonner les contours de ses seins bombés retenus a contre cœur par des bonnets dépassés du soutien gorge à bout de souffle.
Puis cette chaleur qui se fit langue tiède et humide pour les pavillons des oreilles et les conduits auditifs.
Elle aurait désiré pouvoir la sentir partout. Pouvoir la sentir ailleurs. Partout en même temps. Qu’elle l’embrasa du bout des cheveux aux ongles des orteils. Mais dans son métier le désir prend souvent une voie à sens unique. Il aborde ce train qui part pour ne plus revenir. Celui du client furtif qui paie pour l’obtenir et l’apprivoiser. Il ne fait pas des paraphernales de la pute de métier. Elle ne l’avait donc pas rangé dans son sac à main le matin avant de quitter sa maison de Cité Taches.
Aussi garda-t-elle encore les yeux fermés et la bouche cousue. Dans ces instants de rêves idylliques le faux pas guette le moindre geste, la moindre réflexion. Pas de faux pas. Pas de faux bond. Pas de mot boiteux ni de sollicitudes bancales.
Elle aimait tellement cet instant qu’elle opta pour ne rien interrompre. Elle choisit une attitude qu’elle connaissait et dominait très bien : la soumission.
Prélude ou préliminaire. Prélude aux préliminaires. Elle y accordait peu ou pas d’importance. Elle souhaitait seulement cet instant continu, infini et éternel.
Elle se sentait pour une fois si vivante…
Jonas Jolivert
29 Mai 2011
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
dimanche 29 mai 2011
Cité Soleil livré aux bandits ..(Aristide est de Retour, les bandits de Cité Soleil aussi!)
Depuis plusieurs semaines, on enregistre dans la commune de Cité Soleil, un regain de violence entrainant chez la population une réelle psychose de peur justifiée par la carence de patrouilles policières et l'impuissance des forces de l'ordre. Haïti: Les bandits armés ont désormais repris du service dans la quasi-totalité des quartiers de Cité Soleil. Des citoyens de cette communauté sont de plus en plus inquiets face à une insécurité galopante. Ils dénoncent la présence de bandits armés dans leurs quartiers, qui rançonnent jour et nuit commerçants et passants, au vu et au su de tout le monde. Cette situation inquiète de plus en plus les résidents de ces quartiers. Le mardi 12 avril, vers 9 heures du matin, des bandits, ont cambriolé l'Institution d'éducation chrétienne, un établissement scolaire de renom qui dessert Cité Soleil depuis plus de trente ans.
Quelques jours plus tard, dans la matinée, aux heures de classe, des bandits armés ont investi l'économat du même centre d'éducation. Ils ont tout emporté et ont même menacé de mort la directrice de cette école qui ne cesse de recevoir depuis lors des appels anonymes. Une situation qui a révolté la conscience des habitants de la commune. Nous avons pu confirmer les informations communiquées par une interlocutrice en interrogeant un policier affecté au sous-commissariat de police de Cité Soleil. D'après cet agent de la force publique, qui déplore le manque d'équipements de la PNH, il y a bien recrudescence de l'insécurité dans le plus grand bidonville du pays.
Récemment, une étudiante d'un prestigieux centre universitaire de la capitale a été agressée par des malfrats qui l'ont dépouillée de tout ce qu'elle avait dans sa voiture au moment où elle sortait du centre hospitalier Sainte-Catherine en compagnie de son fils et de son mari. Plus loin, elle nous explique que la présence des casques bleus ne sert à rien. « Ils restent dans leurs chars. Ils interviennent seulement s'ils sont attaqués », crache la victime. « On vient tout juste de tuer une dame qui essayait de tromper la vigilance de certains bandits», ajoute-t-elle.
A notre arrivée, jeudi matin, dans cette commune, aucun dispositif de sécurité n'était remarqué. Les forces de l'ordre étaient totalement absentes. La frayeur se lisait sur le visage des riverains. La population est victime tous les jours de rapine, de viol, de meurtre, etc. Les écoles, les églises, les boutiques et les maisons ne sont pas épargnées. Des tirs nourris d'armes automatiques sont entendus quotidiennement dans cette commune, ce qui crée des moments de panique au sein de la population. Des individus armés, localisés dans les quartiers de « Ti Ayiti », « Boston », « Bélékou », « Babèt », « Cité Gérard », etc. reprennent leurs opérations criminelles.
« Ce bidonville qui avait été sous le contrôle de gangs armés tente de reprendre son rythme normal. A visage découvert et à toute heure de la journée, des malfrats ne cessent de dépouiller les passants et les résidents de leurs effets, particulièrement les bijoux et les téléphones portables. La faible présence de la police à Cité Soleil n'est pas une garantie pour la sécurité de la population », nous confie un riverain.
Alors que le président de la République Michel Joseph Martelly ne cesse d'exprimer sa volonté de mettre un terme à l'insécurité qui sévit particulièrement dans la zone métropolitaine, les actes de banditisme n'ont pas cessé d'augmenter au cours de la semaine qui a suivi sa prestation de serment. Il faut noter que six personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées la semaine écoulée dans les communes de Delmas et de Pétion-Ville. Ainsi, l'alerte est donnée. Les bandits gagnent du terrain dans la commune. Les cris de détresse viennent presque de partout. Qui doit veiller à la sécurité de la population de Cité Soleil ?
Amos Cincir
mcincir@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=93048&PubDate=2011-05-27
Quelques jours plus tard, dans la matinée, aux heures de classe, des bandits armés ont investi l'économat du même centre d'éducation. Ils ont tout emporté et ont même menacé de mort la directrice de cette école qui ne cesse de recevoir depuis lors des appels anonymes. Une situation qui a révolté la conscience des habitants de la commune. Nous avons pu confirmer les informations communiquées par une interlocutrice en interrogeant un policier affecté au sous-commissariat de police de Cité Soleil. D'après cet agent de la force publique, qui déplore le manque d'équipements de la PNH, il y a bien recrudescence de l'insécurité dans le plus grand bidonville du pays.
Récemment, une étudiante d'un prestigieux centre universitaire de la capitale a été agressée par des malfrats qui l'ont dépouillée de tout ce qu'elle avait dans sa voiture au moment où elle sortait du centre hospitalier Sainte-Catherine en compagnie de son fils et de son mari. Plus loin, elle nous explique que la présence des casques bleus ne sert à rien. « Ils restent dans leurs chars. Ils interviennent seulement s'ils sont attaqués », crache la victime. « On vient tout juste de tuer une dame qui essayait de tromper la vigilance de certains bandits», ajoute-t-elle.
A notre arrivée, jeudi matin, dans cette commune, aucun dispositif de sécurité n'était remarqué. Les forces de l'ordre étaient totalement absentes. La frayeur se lisait sur le visage des riverains. La population est victime tous les jours de rapine, de viol, de meurtre, etc. Les écoles, les églises, les boutiques et les maisons ne sont pas épargnées. Des tirs nourris d'armes automatiques sont entendus quotidiennement dans cette commune, ce qui crée des moments de panique au sein de la population. Des individus armés, localisés dans les quartiers de « Ti Ayiti », « Boston », « Bélékou », « Babèt », « Cité Gérard », etc. reprennent leurs opérations criminelles.
« Ce bidonville qui avait été sous le contrôle de gangs armés tente de reprendre son rythme normal. A visage découvert et à toute heure de la journée, des malfrats ne cessent de dépouiller les passants et les résidents de leurs effets, particulièrement les bijoux et les téléphones portables. La faible présence de la police à Cité Soleil n'est pas une garantie pour la sécurité de la population », nous confie un riverain.
Alors que le président de la République Michel Joseph Martelly ne cesse d'exprimer sa volonté de mettre un terme à l'insécurité qui sévit particulièrement dans la zone métropolitaine, les actes de banditisme n'ont pas cessé d'augmenter au cours de la semaine qui a suivi sa prestation de serment. Il faut noter que six personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées la semaine écoulée dans les communes de Delmas et de Pétion-Ville. Ainsi, l'alerte est donnée. Les bandits gagnent du terrain dans la commune. Les cris de détresse viennent presque de partout. Qui doit veiller à la sécurité de la population de Cité Soleil ?
Amos Cincir
mcincir@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=93048&PubDate=2011-05-27
samedi 28 mai 2011
Centre de réhabilitation pour les personnes victimes de handicaps !
Pour changer la vie des personnes handicapées ! « Chanje Lavi », c'est le nom d'un centre de réhabilitation pour les personnes victimes de handicaps, établi sur le site de l'Hôpital Adventiste de Diquini, dans la commune de Carrefour, au sud de la capitale haïtienne. Ce projet financé par Project Hope et administré en collaboration avec Christian Blind Mission (CBM), PROSTHETIKA et Adventist Health International, a été inauguré ce jeudi 26 mai 2011 en présence du secrétaire d'État à l'Intégration des Personnes handicapées, Dr Michel A. Péan et du directeur général de l'Office national d'Assurance Viellesse (ONA), M. Alix Boyer. Comme son nom l'indique, cette institution se donne pour objectif, selon les responsables, de changer la vie des personnes souffrant de déficiences physiques en Haïti.
Haïti: Les personnes qui souffrent de handicaps physiques dont les cas nécessitent un support psychosocial, des services de prothèse, de physiothérapie (adultes et enfants), d'ergothérapie, d'orthèse et des équipements d'aide à la mobilité, peuvent désormais se référer au centre de réhabilitation Chanje Lavi, à l'Hôpital Adventiste de Diquini, à Carrefour. Tous les services susmentionnés sont offerts gratuitement, c'est ce qu'a indiqué le représentant en Haïti de Project Hope, principal bailleur du projet, le Dr Charles Prospère.
Le secrétaire d'État à l'Intégration des Personnes handicapées, Dr Michel A. Péan qui intervenait dans le cadre de cette inauguration a applaudi à cette réalisation et remercié les partenaires du projet. Il a souligné que ce centre va permettre à davantage de personnes victimes de handicaps à récupérer rapidement et à pouvoir reprendre les activités qu'elles menaient antérieurement à leur situation de handicap.
Pour sa part, le représentant en Haïti de Project Hope, le Dr Charles Prospère, a souligné que « les personnes handicapées en quête de réhabilitation physique et mentale, les gens à la recherche de prothèse etc. et qui ont découvert le centre de réhabilitation Chanje Lavi, ont du coup expérimenté une transformation dans leur conception et commencent à croire encore qu'il leur est possible de vivre comme avant ». Plus loin, le Dr Charles a cité en exemple le cas d'une bénéficiaire des services du centre qui « après trois semaines de physiothérapie pour récupérer les fonctions d'une jambe cassée a avoué se sentir déjà prête à reprendre ses activités de commerce. Le Dr Charles croit qu'avec le support de tout un chacun, le centre Chanje Lavi peut être l'un des plus modernes, des plus respectables, des plus équipés où les Haïtiens en situation de handicap, trouveront encore le courage et la force de croire, d'espérer et de changer leur vie.
L'administratrice de l'Hôpital Adventiste de Diquini, Mme Émilie J. Clotaire, a dans son intervention, indiqué que depuis la fin du mois de janvier, date à laquelle le centre a commencé à fonctionner, « environ 200 prothèses ont été préparées à la physiothérapie, 600 personnes sont reçues par mois ». Elle a aussi mentionné qu'un service communautaire est aussi offert dans les foyers où 20 visites sont effectuées par semaine afin d'encadrer les bénéficiaires et leur apporter un soutien psychosocial.
Le centre de réhabilitation Chanje Lavi reçoit les patients du lundi au vendredi, de 7h a.m. à 3h p.m. Selon la Coordonatrice de CBM en Haïti, Gulie Hard, le centre peut recevoir jusqu'à 80 patients par jour.
http://planete.qc.ca/ayiti/ayiticheri/ayiticheri-2852011-186993.html
Haïti: Les personnes qui souffrent de handicaps physiques dont les cas nécessitent un support psychosocial, des services de prothèse, de physiothérapie (adultes et enfants), d'ergothérapie, d'orthèse et des équipements d'aide à la mobilité, peuvent désormais se référer au centre de réhabilitation Chanje Lavi, à l'Hôpital Adventiste de Diquini, à Carrefour. Tous les services susmentionnés sont offerts gratuitement, c'est ce qu'a indiqué le représentant en Haïti de Project Hope, principal bailleur du projet, le Dr Charles Prospère.
Le secrétaire d'État à l'Intégration des Personnes handicapées, Dr Michel A. Péan qui intervenait dans le cadre de cette inauguration a applaudi à cette réalisation et remercié les partenaires du projet. Il a souligné que ce centre va permettre à davantage de personnes victimes de handicaps à récupérer rapidement et à pouvoir reprendre les activités qu'elles menaient antérieurement à leur situation de handicap.
Pour sa part, le représentant en Haïti de Project Hope, le Dr Charles Prospère, a souligné que « les personnes handicapées en quête de réhabilitation physique et mentale, les gens à la recherche de prothèse etc. et qui ont découvert le centre de réhabilitation Chanje Lavi, ont du coup expérimenté une transformation dans leur conception et commencent à croire encore qu'il leur est possible de vivre comme avant ». Plus loin, le Dr Charles a cité en exemple le cas d'une bénéficiaire des services du centre qui « après trois semaines de physiothérapie pour récupérer les fonctions d'une jambe cassée a avoué se sentir déjà prête à reprendre ses activités de commerce. Le Dr Charles croit qu'avec le support de tout un chacun, le centre Chanje Lavi peut être l'un des plus modernes, des plus respectables, des plus équipés où les Haïtiens en situation de handicap, trouveront encore le courage et la force de croire, d'espérer et de changer leur vie.
L'administratrice de l'Hôpital Adventiste de Diquini, Mme Émilie J. Clotaire, a dans son intervention, indiqué que depuis la fin du mois de janvier, date à laquelle le centre a commencé à fonctionner, « environ 200 prothèses ont été préparées à la physiothérapie, 600 personnes sont reçues par mois ». Elle a aussi mentionné qu'un service communautaire est aussi offert dans les foyers où 20 visites sont effectuées par semaine afin d'encadrer les bénéficiaires et leur apporter un soutien psychosocial.
Le centre de réhabilitation Chanje Lavi reçoit les patients du lundi au vendredi, de 7h a.m. à 3h p.m. Selon la Coordonatrice de CBM en Haïti, Gulie Hard, le centre peut recevoir jusqu'à 80 patients par jour.
http://planete.qc.ca/ayiti/ayiticheri/ayiticheri-2852011-186993.html
Le bilan officiel du séisme haïtien mis en doute
Agence France-Presse, Port-au-Prince Un projet de rapport commandé par l'Agence américaine d'aide au développement (USAID), que l'AFP a pu consulter, met en doute le bilan officiel des victimes du séisme dévastateur du 12 janvier 2010 en Haïti, en mettant en avant des chiffres bien inférieurs.
Selon les autorités haïtiennes, entre 200 000 et 250 000 personnes ont trouvé la mort dans le séisme du 12 janvier 2010.
Le rapport, qui n'est pas finalisé et n'a pas encore été publié, met en avant une estimation selon laquelle entre 46 190 et 84 961 personnes seraient mortes dans la catastrophe.
Cette estimation s'appuie sur un travail d'enquête qui a été mené en Haïti dans les jours qui ont suivi le séisme, puis un an après.
Mark Toner, porte-parole du département d'État qui chapeaute l'agence USAID, a confirmé auprès de l'AFP que l'USAID avait bien commandé ce rapport et qu'il avait été mené sur le terrain avec l'aide du cabinet LTL Strategies, dont le siège est à Washington.
Mark Toner a indiqué qu'il y avait des «incohérences» dans ce projet de rapport. «Nous sommes en train d'examiner ces incohérences avec LTL Strategies pour nous assurer que l'information que nous allons diffuser est exacte», a-t-il déclaré sans plus de précisions.
Le rapport met aussi en doute les derniers chiffres officiels de l'ONU portant sur le nombre de personnes vivant dans la rue. Selon l'ONU, 630 000 personnes vivent sans toit en Haïti. D'après le rapport, la réalité sur le terrain serait plus près d'un chiffre compris entre 5 et 10% du bilan de l'ONU.
«Les résultats de ce rapport, les résultats du programme du (ministère des Travaux publics) et la plupart des autres estimations laissent penser que les chiffres cités sont improbables», dit le rapport commandé par l'USAID.
Intitulé «Évaluations structurelles et déblaiement des débris dans les quartiers d'Haïti touchés par le séisme» (Building Assessments and Rubble Removal in Quake-Affected Neighborhoods in Haiti), ce rapport, s'il est confirmé, pourrait avoir des implications majeures dans l'aide et la reconstruction à venir d'Haïti.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201105/27/01-4403628-le-bilan-officiel-du-seisme-haitien-mis-en-doute.php
Selon les autorités haïtiennes, entre 200 000 et 250 000 personnes ont trouvé la mort dans le séisme du 12 janvier 2010.
Le rapport, qui n'est pas finalisé et n'a pas encore été publié, met en avant une estimation selon laquelle entre 46 190 et 84 961 personnes seraient mortes dans la catastrophe.
Cette estimation s'appuie sur un travail d'enquête qui a été mené en Haïti dans les jours qui ont suivi le séisme, puis un an après.
Mark Toner, porte-parole du département d'État qui chapeaute l'agence USAID, a confirmé auprès de l'AFP que l'USAID avait bien commandé ce rapport et qu'il avait été mené sur le terrain avec l'aide du cabinet LTL Strategies, dont le siège est à Washington.
Mark Toner a indiqué qu'il y avait des «incohérences» dans ce projet de rapport. «Nous sommes en train d'examiner ces incohérences avec LTL Strategies pour nous assurer que l'information que nous allons diffuser est exacte», a-t-il déclaré sans plus de précisions.
Le rapport met aussi en doute les derniers chiffres officiels de l'ONU portant sur le nombre de personnes vivant dans la rue. Selon l'ONU, 630 000 personnes vivent sans toit en Haïti. D'après le rapport, la réalité sur le terrain serait plus près d'un chiffre compris entre 5 et 10% du bilan de l'ONU.
«Les résultats de ce rapport, les résultats du programme du (ministère des Travaux publics) et la plupart des autres estimations laissent penser que les chiffres cités sont improbables», dit le rapport commandé par l'USAID.
Intitulé «Évaluations structurelles et déblaiement des débris dans les quartiers d'Haïti touchés par le séisme» (Building Assessments and Rubble Removal in Quake-Affected Neighborhoods in Haiti), ce rapport, s'il est confirmé, pourrait avoir des implications majeures dans l'aide et la reconstruction à venir d'Haïti.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201105/27/01-4403628-le-bilan-officiel-du-seisme-haitien-mis-en-doute.php
Amiral de Québec: la filière haïtienne rouverte
Carl Tardif, Le Soleil
(Québec) Après avoir rebondi d'un pays à l'autre, le ballon international de l'Amiral de Québec s'est finalement arrêté en Haïti. Bloqué à l'origine, le dossier des deux joueuses courtisées par le club de soccer de la W-League a évolué au point de permettre à Maroucheka Pierre-Louis et à Adéline Saintilmond de revêtir l'uniforme pour le premier match de la saison régulière, la semaine prochaine.
La conclusion de l'entente avec ces deux joueuses de l'équipe nationale haïtienne a forcé l'Amiral à fermer la filière tunisienne, du moins pour l'instant. «Ç'a pris du temps, mais nous sommes très heureux du dénouement. Nous avons pris une décision collective, et je ne pense pas que l'on se soit trompés», avouait l'entraîneur-chef de l'Amiral, Samir Ghrib.
Il y a deux semaines, le projet battait de l'aile. Le Soleil avait rapporté que le club ne parvenait pas à se sortir des dédales des services de l'immigration. Installé là-bas pour son travail, l'ancien président de l'Association régionale de soccer de Québec, Michel Vallée, a cogné à la porte de l'ambassadeur du Canada à Haïti.
«Tout a débloqué rapidement par la suite, les filles ont obtenu leur visa. Elles arriveront lundi soir et participeront à leur premier entraînement dès le lendemain. Je ne peux pas encore déterminer leur utilisation pour le début de saison, mais elles seront assurément en uniforme», confirmait Ghrib.
Selon lui, Maroucheka Pierre-Louis est une attaquante costaude, qui joue bien le ballon et qui possède un bon pied. Adéline Saintilmond, que l'on dit habile techniquement, occupe la position de milieu de terrain, pouvant jouer à la fois au centre et à l'aile.
«J'ai pu regarder Manoucheka sur une vidéo tournée pour nous. Si je ne l'avais pas vu, j'aurais dit non à sa venue. Je me base aussi sur l'évaluation de Michel [Vallée], qui connaît bien le soccer féminin. Selon lui, on ne se trompe pas», assurait-il à propos de Pierre-Louis, qui fêtera son 22e anniversaire le 24 juin.
Villeneuve part
L'arrivée de Pierre-Louis et de Saintilmond coïncide avec la perte de Marie-Claude Villeneuve, une arrière centrale de la première heure avec l'Amiral. Celle-ci embrassera sous peu sa carrière de policière à Montréal, ce qui l'obligeait à renoncer à son poste avec le club de soccer.
Le départ de Villeneuve ouvre donc la porte à Frédérique Paradis, membre du programme de l'équipe nationale U-20, au sein du 11 partant. Arianne Paradis passe de joueuse affiliée à membre à part entière de l'équipe. L'Amiral a pris la décision de garder 18 joueuses au lieu de 22, préférant permettre à quatre espoirs de poursuivre leur développement dans les deux clubs AAA de la région.
«Il s'agit de la gestion du bonheur. Je préfère les voir jouer régulièrement dans le AAA et faire appel à leurs services au besoin», précisait le sélectionneur. L'Amiral ouvrira sa saison les 4 et 5 juin à London et à Hamilton. Son premier match local, au terrain synthétique du Collège F.-X.-Garneau, aura lieu le mercredi 8 juin.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/sports/soccer/201105/26/01-4403217-amiral-de-quebec-la-filiere-haitienne-rouverte.php
(Québec) Après avoir rebondi d'un pays à l'autre, le ballon international de l'Amiral de Québec s'est finalement arrêté en Haïti. Bloqué à l'origine, le dossier des deux joueuses courtisées par le club de soccer de la W-League a évolué au point de permettre à Maroucheka Pierre-Louis et à Adéline Saintilmond de revêtir l'uniforme pour le premier match de la saison régulière, la semaine prochaine.
La conclusion de l'entente avec ces deux joueuses de l'équipe nationale haïtienne a forcé l'Amiral à fermer la filière tunisienne, du moins pour l'instant. «Ç'a pris du temps, mais nous sommes très heureux du dénouement. Nous avons pris une décision collective, et je ne pense pas que l'on se soit trompés», avouait l'entraîneur-chef de l'Amiral, Samir Ghrib.
Il y a deux semaines, le projet battait de l'aile. Le Soleil avait rapporté que le club ne parvenait pas à se sortir des dédales des services de l'immigration. Installé là-bas pour son travail, l'ancien président de l'Association régionale de soccer de Québec, Michel Vallée, a cogné à la porte de l'ambassadeur du Canada à Haïti.
«Tout a débloqué rapidement par la suite, les filles ont obtenu leur visa. Elles arriveront lundi soir et participeront à leur premier entraînement dès le lendemain. Je ne peux pas encore déterminer leur utilisation pour le début de saison, mais elles seront assurément en uniforme», confirmait Ghrib.
Selon lui, Maroucheka Pierre-Louis est une attaquante costaude, qui joue bien le ballon et qui possède un bon pied. Adéline Saintilmond, que l'on dit habile techniquement, occupe la position de milieu de terrain, pouvant jouer à la fois au centre et à l'aile.
«J'ai pu regarder Manoucheka sur une vidéo tournée pour nous. Si je ne l'avais pas vu, j'aurais dit non à sa venue. Je me base aussi sur l'évaluation de Michel [Vallée], qui connaît bien le soccer féminin. Selon lui, on ne se trompe pas», assurait-il à propos de Pierre-Louis, qui fêtera son 22e anniversaire le 24 juin.
Villeneuve part
L'arrivée de Pierre-Louis et de Saintilmond coïncide avec la perte de Marie-Claude Villeneuve, une arrière centrale de la première heure avec l'Amiral. Celle-ci embrassera sous peu sa carrière de policière à Montréal, ce qui l'obligeait à renoncer à son poste avec le club de soccer.
Le départ de Villeneuve ouvre donc la porte à Frédérique Paradis, membre du programme de l'équipe nationale U-20, au sein du 11 partant. Arianne Paradis passe de joueuse affiliée à membre à part entière de l'équipe. L'Amiral a pris la décision de garder 18 joueuses au lieu de 22, préférant permettre à quatre espoirs de poursuivre leur développement dans les deux clubs AAA de la région.
«Il s'agit de la gestion du bonheur. Je préfère les voir jouer régulièrement dans le AAA et faire appel à leurs services au besoin», précisait le sélectionneur. L'Amiral ouvrira sa saison les 4 et 5 juin à London et à Hamilton. Son premier match local, au terrain synthétique du Collège F.-X.-Garneau, aura lieu le mercredi 8 juin.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/sports/soccer/201105/26/01-4403217-amiral-de-quebec-la-filiere-haitienne-rouverte.php
Haïti-Politique : Les quatre « E » de Martelly
P-au-P, 27 mai 2011 [AlterPresse] --- La tâche qui attend la nouvelle administration parait immense et tout semble prioritaire, alors que le premier ministre désigné, Daniel Rouzier, poursuit son opération de séduction auprès du Parlement. En attendant d’obtenir ou non sa ratification et de présenter sa politique générale, l’Etat de droit, l’éducation, l’environnement et l’emploi sont les quatre axes déjà dégagés par le président Michel Martelly. Quatre axes comme dans la roue d’un cercle vicieux, où chaque défi en appelle un autre.
A plusieurs reprises, les Nations Unies ont signalé que l’instauration d’un Etat de droit est incontournable. L’absence d’Etat de droit mine les institutions publiques avait d’ailleurs estimé récemment Edmond Mulet, ex-représentant de Ban Ki Moon en Haïti.
« E » pour « en finir avec l’impunité »
Selon Pierre Esperance, du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), le procès de l’ancien dictateur Jean Claude Duvalier représente à la fois « un gros défi pour le gouvernement » et un signe qu’Haïti se dirige dans cette direction. Duvalier est dans le collimateur de la justice haïtienne depuis son retour le 16 janvier dernier. Il est poursuivi entre autres pour crimes contre l’humanité et détournements de fonds.
« Il faut qu’ils[les nouveaux responsables] donnent un signal clair, qu’ils veulent rompre avec l’arbitraire et combattre l’impunité » en contribuant à faire avancer le processus, souligne Esperance.
Les organisations nationales et internationales de droits humains ont résolument les yeux rivés sur l’attitude des nouveaux responsables vis-à-vis du dossier de Duvalier. Plusieurs ont, cette semaine enjoint Michel Martelly, d’« affecter les ressources humaines suffisantes à l’enquête et aux poursuites ».
L’une des faiblesses du système judiciaire haïtien, souvent mise en avant, est sa subordination à l’Exécutif. Pour Pierre Esperance, un Etat de droit implique non seulement un appareil judiciaire indépendant mais que « tous les citoyens soient soumis à la loi sans considérations économiques, sociales ou politiques ».
Instaurer l’Etat de droit suppose aussi la réduction des écarts au sein d’une population dont 68% des habitants vivent avec moins de deux dollars par jour, soit en dessous du seuil de pauvreté.
« Il y a trop d’inégalités », souligne Esperance, et l’Etat de droit implique « des institutions fonctionnelles » qui délivrent les services aux citoyens en ayant « la loi comme boussole ». Il faudra sortir les sinistrés sous les tentes, et préparer un plan de retrait de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti(MINUSTAH), poursuit le responsable du RNDDH entre autres priorités.
« Le retrait de la MINUSTAH ne signifie pas forcément le retour de l’armée d’Haïti… Je ne crois pas que le pays ait besoin d’une armée », précise Esperance plaidant pour une force de police équipée.
La police compte un peu plus de 9 mille agents actifs et Martelly manifeste sa volonté de créer une force de sécurité complémentaire.
« E » pour « éradiquer la misère »
Le président de la République a souvent affirmé son intention de « créer un climat » favorable aux investissements dans le pays considéré comme le mauvais élève en matière de stabilité dans la région. La création d’emplois constitue l’une de ses principales promesses, lui qui a vanté lors de son investiture l’esprit travailleur du peuple haïtien.
Selon un rapport du Bureau International du Travail (BIT) paru en 2010, seules 2,3 millions de personnes sur une population totale de 10 millions d’habitants ont une occupation. Et sur ce chiffre 80% vivent d’emplois informels.
Cependant « il ne s’agit pas d’une question d’emplois mais de conditions de travail et de salaire », affirme Didier Dominique de l’organisation Batay Ouvriye.
Le chef de l’Etat aurait pu montrer sa rupture avec « le statu quo » en réclamant une augmentation du salaire minimum ou au moins le respect de la loi actuelle le fixant à 200 gourdes, explique Dominique.
Le militant rappelle que le président compte appuyer la stratégie d’implantation de zone franche et d’industries de sous-traitance dans le pays. Une stratégie qui, selon lui, a abouti à la destruction de la production nationale et l’exode rural, gage d’un afflux de main d’œuvre pour la sous-traitance. En 2009 ce secteur comptait un peu plus de 300 mille ouvriers et ouvrières.
« Il s’agit d’une démarche des Etats-Unis entamée depuis 30-50 ans et qui n’a abouti qu’à l’appauvrissement et l’exploitation » du pays, analyse t-il.
Didier Dominique juge que le président symbolise en ce sens un « retour en arrière et non le changement ». « Il (Martelly) va mettre une pierre en plus dans l’édifice érigé par les multinationales » et « s’apprête à entrer dans la même logique », anticipe t-il.
Par ailleurs 40% de la population haïtienne travaille dans l’agriculture, selon le BIT. Et dans le milieu rural ce chiffre atteint 72%. Il s’agit d’un secteur marginalisé, ayant une maigre part dans le budget national.
Pour Filfranc Saint-Naré, du Mouvement des Paysans Papaye(MPP), la création d’emploi en milieu rural est une priorité. Selon lui, le gouvernement peut développer toute une série d’activités allant de la construction de routes agricoles à la mise en place de système d’irrigation, « pour que le paysan ne soit pas contraint qu’à prendre une machette [pour travailler la terre] quand il doit envoyer ses enfants à l’école ».
L’administration aura à répondre aux desiderata habituels des planteurs en fournissant encadrement technique, moyens et outils de production, mais aussi en investissant dans la transformation des produits agricoles.
« Aujourd’hui les paysans récoltent mais ils n’ont pas de moulins pour transformer la canne, le manioc », explique Sénaré, appelant aussi à des investissements dans l’élevage.
Eviter une crise environnementale
« Dans plusieurs régions rurales, surtout en période sèche, les pratiques de brulis détruisent non seulement les micros organismes mais aussi les petits arbustes. Et les mornes finissent totalement nues », relève Vilfranc Sénaré. « Il faut rebâtir les forêts de ce pays », ajoute-t-il.
Il appelle en outre à l’« utilisation d’énergies alternatives comme le soleil et l’eau pour réduire la pression qui existe sur les arbres avec le charbon de bois ».
Le charbon de bois représente les trois quart de la consommation en énergie du pays, selon le Bureau des Mines et de l’Energie (BME). En 2006, plus de la moitié des réserves d’arbres du pays était déjà utilisée. [kft apr 27/05/2011 14 :40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11093
A plusieurs reprises, les Nations Unies ont signalé que l’instauration d’un Etat de droit est incontournable. L’absence d’Etat de droit mine les institutions publiques avait d’ailleurs estimé récemment Edmond Mulet, ex-représentant de Ban Ki Moon en Haïti.
« E » pour « en finir avec l’impunité »
Selon Pierre Esperance, du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), le procès de l’ancien dictateur Jean Claude Duvalier représente à la fois « un gros défi pour le gouvernement » et un signe qu’Haïti se dirige dans cette direction. Duvalier est dans le collimateur de la justice haïtienne depuis son retour le 16 janvier dernier. Il est poursuivi entre autres pour crimes contre l’humanité et détournements de fonds.
« Il faut qu’ils[les nouveaux responsables] donnent un signal clair, qu’ils veulent rompre avec l’arbitraire et combattre l’impunité » en contribuant à faire avancer le processus, souligne Esperance.
Les organisations nationales et internationales de droits humains ont résolument les yeux rivés sur l’attitude des nouveaux responsables vis-à-vis du dossier de Duvalier. Plusieurs ont, cette semaine enjoint Michel Martelly, d’« affecter les ressources humaines suffisantes à l’enquête et aux poursuites ».
L’une des faiblesses du système judiciaire haïtien, souvent mise en avant, est sa subordination à l’Exécutif. Pour Pierre Esperance, un Etat de droit implique non seulement un appareil judiciaire indépendant mais que « tous les citoyens soient soumis à la loi sans considérations économiques, sociales ou politiques ».
Instaurer l’Etat de droit suppose aussi la réduction des écarts au sein d’une population dont 68% des habitants vivent avec moins de deux dollars par jour, soit en dessous du seuil de pauvreté.
« Il y a trop d’inégalités », souligne Esperance, et l’Etat de droit implique « des institutions fonctionnelles » qui délivrent les services aux citoyens en ayant « la loi comme boussole ». Il faudra sortir les sinistrés sous les tentes, et préparer un plan de retrait de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti(MINUSTAH), poursuit le responsable du RNDDH entre autres priorités.
« Le retrait de la MINUSTAH ne signifie pas forcément le retour de l’armée d’Haïti… Je ne crois pas que le pays ait besoin d’une armée », précise Esperance plaidant pour une force de police équipée.
La police compte un peu plus de 9 mille agents actifs et Martelly manifeste sa volonté de créer une force de sécurité complémentaire.
« E » pour « éradiquer la misère »
Le président de la République a souvent affirmé son intention de « créer un climat » favorable aux investissements dans le pays considéré comme le mauvais élève en matière de stabilité dans la région. La création d’emplois constitue l’une de ses principales promesses, lui qui a vanté lors de son investiture l’esprit travailleur du peuple haïtien.
Selon un rapport du Bureau International du Travail (BIT) paru en 2010, seules 2,3 millions de personnes sur une population totale de 10 millions d’habitants ont une occupation. Et sur ce chiffre 80% vivent d’emplois informels.
Cependant « il ne s’agit pas d’une question d’emplois mais de conditions de travail et de salaire », affirme Didier Dominique de l’organisation Batay Ouvriye.
Le chef de l’Etat aurait pu montrer sa rupture avec « le statu quo » en réclamant une augmentation du salaire minimum ou au moins le respect de la loi actuelle le fixant à 200 gourdes, explique Dominique.
Le militant rappelle que le président compte appuyer la stratégie d’implantation de zone franche et d’industries de sous-traitance dans le pays. Une stratégie qui, selon lui, a abouti à la destruction de la production nationale et l’exode rural, gage d’un afflux de main d’œuvre pour la sous-traitance. En 2009 ce secteur comptait un peu plus de 300 mille ouvriers et ouvrières.
« Il s’agit d’une démarche des Etats-Unis entamée depuis 30-50 ans et qui n’a abouti qu’à l’appauvrissement et l’exploitation » du pays, analyse t-il.
Didier Dominique juge que le président symbolise en ce sens un « retour en arrière et non le changement ». « Il (Martelly) va mettre une pierre en plus dans l’édifice érigé par les multinationales » et « s’apprête à entrer dans la même logique », anticipe t-il.
Par ailleurs 40% de la population haïtienne travaille dans l’agriculture, selon le BIT. Et dans le milieu rural ce chiffre atteint 72%. Il s’agit d’un secteur marginalisé, ayant une maigre part dans le budget national.
Pour Filfranc Saint-Naré, du Mouvement des Paysans Papaye(MPP), la création d’emploi en milieu rural est une priorité. Selon lui, le gouvernement peut développer toute une série d’activités allant de la construction de routes agricoles à la mise en place de système d’irrigation, « pour que le paysan ne soit pas contraint qu’à prendre une machette [pour travailler la terre] quand il doit envoyer ses enfants à l’école ».
L’administration aura à répondre aux desiderata habituels des planteurs en fournissant encadrement technique, moyens et outils de production, mais aussi en investissant dans la transformation des produits agricoles.
« Aujourd’hui les paysans récoltent mais ils n’ont pas de moulins pour transformer la canne, le manioc », explique Sénaré, appelant aussi à des investissements dans l’élevage.
Eviter une crise environnementale
« Dans plusieurs régions rurales, surtout en période sèche, les pratiques de brulis détruisent non seulement les micros organismes mais aussi les petits arbustes. Et les mornes finissent totalement nues », relève Vilfranc Sénaré. « Il faut rebâtir les forêts de ce pays », ajoute-t-il.
Il appelle en outre à l’« utilisation d’énergies alternatives comme le soleil et l’eau pour réduire la pression qui existe sur les arbres avec le charbon de bois ».
Le charbon de bois représente les trois quart de la consommation en énergie du pays, selon le Bureau des Mines et de l’Energie (BME). En 2006, plus de la moitié des réserves d’arbres du pays était déjà utilisée. [kft apr 27/05/2011 14 :40]
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Haïti-Patrimoine : Le monument de Vertières, vandalisé par des marchands de ferraille !
Correspondance : Wedlyne Jacques P-au-P, 27 mai 2011 [AlterPresse] --- Des individus non identifiés ont récemment emporté, au monument de Vertières (Nord d’Haïti), deux sabres ainsi que la bride du cheval de François Capois, surnommé “Capois La mort”, grande figure héroïque de l’indépendance d’Haïti, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Les objets dérobés faisaient partie du monument historique « Les Héros de Vertières » au Cap-Haïtien, deuxième ville du pays à 248 kilomètres au nord de la capitale Port-au-Prince.
Vertières est le lieu témoin de l’ultime bataille, le 18 novembre 1803, au cours de laquelle les troupes haïtiennes ont terrassé l’armée française et scellé la fondation de la nation.
Le monument, élevé à la gloire des Héros de cette bataille, en 1953 (sous le gouvernement de Paul Eugène Magloire) et classé patrimoine national selon le décret-loi du 23 août 1995, représente quatre (4) Héros et deux (2) Héroïnes.
Il s’agit également d’un site touristique.
Le vol, enregistré au monument historique de Vertières, doit être lié à l’augmentation de la demande de ferraille (débris de pièces de fer, de fonte, d’acier et d’autres métaux) sur le marché national, considère Eddy Lubin, ancien directeur régional de l’institut de sauvegarde du patrimoine national (Ispan) et actuel chargé de mission du ministère du tourisme dans le Nord.
Au même titre qu’à Port-au-Prince et ses banlieues, la récupération d’objets métalliques est une activité courante au Cap-Haïtien, depuis quelques années.
Une fois ces objets métalliques récupérés, leur destination demeure inconnue.
Cependant, cette activité conduit a des actes de sabotage et de vandalisme, visant notamment les câbles installés par la nouvelle compagnie de télécommunication Natcom, notamment dans le Nord et l’Ouest (particulièrement Port-au-Prince et ses périphéries).
Aujourd’hui, même les monuments historiques et touristiques ne seraient pas épargnés dans cette quête aux objets métalliques, attrait d’une demande en hausse sur le marché national.
Vertières n’est pas le premier site, dans le Nord, à subir des actes d’agressions.
La citadelle Lafferrière, érigée par Henri Christophe sur le Bonnêt-à-l’Evêque à Milot (à quelques kilomètres du Cap-Haïtien) est aussi affectée. Des vols subtils de petits boulets de canon (datant de l’époque de l’indépendance nationale en 1804) sont perpétrés, de temps à autre, par des touristes, selon des informations fournies à AlterPresse.
Le marché public (de distribution de biens essentiels à la consommation et autres), dénommé “Cluny” (ancien marché des esclaves à l’époque coloniale), le fort Magny, la place Bréda (sur l’habitation du même nom qui a vu naître le précurseur de l’indépendance d’Haïti, Toussaint Louverture), le centre ville historique du Cap-Haïtien, entre autres, sont victimes d’un phénomène accéléré de bidonvillisation, alors que les habitants vivent sous la menace d’un tremblement de terre qui pourrait être accompagné de tsunami.
« C’est une preuve de la déliquescence de la société, de la faiblesse du sentiment d’appartenance et de l’identité. Cela découle également de la précarité des conditions de vie de la population, condamnée à la survie », relève Eddy Lubin, en guise d’explications.
Pour sa part, Mario Brunache, actuel directeur régional de l’Ispan, impute cette situation aux autorités municipales, qui ont la responsabilité de surveiller et de nettoyer les lieux de patrimoine dans le chef-lieu du département géographique du Nord d’Haïti.
Brunache indique avoir déjà alerté la branche départementale de la police nationale d’Haïti (Pnh), le parquet du tribunal civil et la mairie du Cap-Haïtien, afin de prévenir les actes de vandalisme, d’appréhender et de poursuivre en justice les voleurs, autres auteurs et complices de ces forfaits contre le patrimoine historique du pays dans le Nord.
Un rapport de constat, des forfaits perpétrés, sera dressé avant que des mesures de clôture du site soient envisagées, annonce Brunache. [wj kft rc apr 27/05/2011 12:49]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11092
Commentaires:
Tout est admis au nom de la survie. Ces piècevolées des monuments historiques seront vendues pour quelques misérables gourdes qui ne suffiront même pas àà couvrir les frais pour le repas d'un jour. Mais comme avec la coupe des arbres, les pauvres ont le droit de manger. On neput pas leur dire d'arrêter de couper les arbres. Pourquoi leur interdiait-on de voler des parties en bronze ou en fer de certains monuments historiques qui en gros ne servent à rien n'est-ce pas? Quand on a faim à quoi sert l'histoire?
Les objets dérobés faisaient partie du monument historique « Les Héros de Vertières » au Cap-Haïtien, deuxième ville du pays à 248 kilomètres au nord de la capitale Port-au-Prince.
Vertières est le lieu témoin de l’ultime bataille, le 18 novembre 1803, au cours de laquelle les troupes haïtiennes ont terrassé l’armée française et scellé la fondation de la nation.
Le monument, élevé à la gloire des Héros de cette bataille, en 1953 (sous le gouvernement de Paul Eugène Magloire) et classé patrimoine national selon le décret-loi du 23 août 1995, représente quatre (4) Héros et deux (2) Héroïnes.
Il s’agit également d’un site touristique.
Le vol, enregistré au monument historique de Vertières, doit être lié à l’augmentation de la demande de ferraille (débris de pièces de fer, de fonte, d’acier et d’autres métaux) sur le marché national, considère Eddy Lubin, ancien directeur régional de l’institut de sauvegarde du patrimoine national (Ispan) et actuel chargé de mission du ministère du tourisme dans le Nord.
Au même titre qu’à Port-au-Prince et ses banlieues, la récupération d’objets métalliques est une activité courante au Cap-Haïtien, depuis quelques années.
Une fois ces objets métalliques récupérés, leur destination demeure inconnue.
Cependant, cette activité conduit a des actes de sabotage et de vandalisme, visant notamment les câbles installés par la nouvelle compagnie de télécommunication Natcom, notamment dans le Nord et l’Ouest (particulièrement Port-au-Prince et ses périphéries).
Aujourd’hui, même les monuments historiques et touristiques ne seraient pas épargnés dans cette quête aux objets métalliques, attrait d’une demande en hausse sur le marché national.
Vertières n’est pas le premier site, dans le Nord, à subir des actes d’agressions.
La citadelle Lafferrière, érigée par Henri Christophe sur le Bonnêt-à-l’Evêque à Milot (à quelques kilomètres du Cap-Haïtien) est aussi affectée. Des vols subtils de petits boulets de canon (datant de l’époque de l’indépendance nationale en 1804) sont perpétrés, de temps à autre, par des touristes, selon des informations fournies à AlterPresse.
Le marché public (de distribution de biens essentiels à la consommation et autres), dénommé “Cluny” (ancien marché des esclaves à l’époque coloniale), le fort Magny, la place Bréda (sur l’habitation du même nom qui a vu naître le précurseur de l’indépendance d’Haïti, Toussaint Louverture), le centre ville historique du Cap-Haïtien, entre autres, sont victimes d’un phénomène accéléré de bidonvillisation, alors que les habitants vivent sous la menace d’un tremblement de terre qui pourrait être accompagné de tsunami.
« C’est une preuve de la déliquescence de la société, de la faiblesse du sentiment d’appartenance et de l’identité. Cela découle également de la précarité des conditions de vie de la population, condamnée à la survie », relève Eddy Lubin, en guise d’explications.
Pour sa part, Mario Brunache, actuel directeur régional de l’Ispan, impute cette situation aux autorités municipales, qui ont la responsabilité de surveiller et de nettoyer les lieux de patrimoine dans le chef-lieu du département géographique du Nord d’Haïti.
Brunache indique avoir déjà alerté la branche départementale de la police nationale d’Haïti (Pnh), le parquet du tribunal civil et la mairie du Cap-Haïtien, afin de prévenir les actes de vandalisme, d’appréhender et de poursuivre en justice les voleurs, autres auteurs et complices de ces forfaits contre le patrimoine historique du pays dans le Nord.
Un rapport de constat, des forfaits perpétrés, sera dressé avant que des mesures de clôture du site soient envisagées, annonce Brunache. [wj kft rc apr 27/05/2011 12:49]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11092
Commentaires:
Tout est admis au nom de la survie. Ces piècevolées des monuments historiques seront vendues pour quelques misérables gourdes qui ne suffiront même pas àà couvrir les frais pour le repas d'un jour. Mais comme avec la coupe des arbres, les pauvres ont le droit de manger. On neput pas leur dire d'arrêter de couper les arbres. Pourquoi leur interdiait-on de voler des parties en bronze ou en fer de certains monuments historiques qui en gros ne servent à rien n'est-ce pas? Quand on a faim à quoi sert l'histoire?
Haïti: un FNE pour 2 millions d'enfants
Le président haïtien Michel Martelly a lancé hier à Port-au-Prince un fonds national pour l'éducation (FNE) en vue de scolariser près de 2 millions de jeunes Haïtiens d'ici la fin de son mandat dans cinq ans, une de ses principales promesses électorales, a constaté un journaliste de l'AFP. "J'apporte un bonne nouvelle pour les enfants d'Haïti avec le lancement d'un consortium de plusieurs secteurs en vue de financer leur éducation", a lancé M. Martelly assurant que la volonté politique existe aujourd'hui pour réaliser l'objectif d'enseignement primaire universel dans son pays.
Le Fonds pour l'éducation en Haïti sera financé à partir d'un prélèvement de 5 centimes sur les appels internationaux entrant en Haïti et d'une contribution de 1,50 dollar sur chaque transfert de fonds internationaux.
En Haïti, la grande majorité des 4 millions d'enfants en âge d'être scolarisés ne fréquente aucun établissement d'enseignement faute de moyens financiers et 75% des enfants des zones rurales n'ont pas accès à l'éducation", selon des statistiques fournies par les autorités.
"Les fonds que nous allons recueillir en concertation avec les partenaires de la téléphonie et des institutions de transfert seront destinés à financer l'école obligatoire et gratuite pour les plus démunis en Haïti", a indiqué M. Martelly.
Le nouveau président prévoit ainsi de collecter 180 millions de dollars sur les appels internationaux pour son programme d'éducation. Les fonds seront gérés par un comité public-privé et les comptes seront gérés par une firme internationale indépendante "par souci de transparence", selon une note de la présidence haïtienne.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/05/27/97001-20110527FILWWW00310-haiti-un-fne-pour-2-millions-d-enfants.php
Le Fonds pour l'éducation en Haïti sera financé à partir d'un prélèvement de 5 centimes sur les appels internationaux entrant en Haïti et d'une contribution de 1,50 dollar sur chaque transfert de fonds internationaux.
En Haïti, la grande majorité des 4 millions d'enfants en âge d'être scolarisés ne fréquente aucun établissement d'enseignement faute de moyens financiers et 75% des enfants des zones rurales n'ont pas accès à l'éducation", selon des statistiques fournies par les autorités.
"Les fonds que nous allons recueillir en concertation avec les partenaires de la téléphonie et des institutions de transfert seront destinés à financer l'école obligatoire et gratuite pour les plus démunis en Haïti", a indiqué M. Martelly.
Le nouveau président prévoit ainsi de collecter 180 millions de dollars sur les appels internationaux pour son programme d'éducation. Les fonds seront gérés par un comité public-privé et les comptes seront gérés par une firme internationale indépendante "par souci de transparence", selon une note de la présidence haïtienne.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/05/27/97001-20110527FILWWW00310-haiti-un-fne-pour-2-millions-d-enfants.php
jeudi 26 mai 2011
Daniel Rouzier envisage de créer de nouveaux ministères
Le Premier Ministre désigné, Daniel Gérard Rouzier, annonce la création prochaine de nouveaux ministères pouvant répondre aux priorités du chef de l'Etat. Des ministères de l'Emploi, de la Protection civile ainsi que des collectivités territoriales et de l'aménagement du territoire sont envisagés par le président Martelly. La création de ces ministères serait la première preuve que la création d'emplois et la décentralisation constituent des priorités du gouvernement Martelly. La Direction de la Protection Civile rattachée au ministère de l'intérieur représente également une priorité en raison de la vulnérabilité de plusieurs régions du pays.
Dans le même temps d'autres ministères sont appelés à disparaître. Il s'agit principalement de deux ministères créés après 1994, le ministère à la condition féminine et celui des haïtiens vivant à l'étranger. Le ministère à la condition féminine et au droit de la femme pourrait être intégré dans un ministère des affaires sociales et de la condition féminine et celui de la diaspora retrouverait sa place au sein du ministère des affaires étrangères.
Les organisations de la diaspora et les associations féminines ayant obtenu une reconnaissance de leur droits dans l'amendement de la constitution pourraient reprendre ainsi leur place au sein des différents ministères.
Les changements ne seront effectifs qu'à partir de la prochaine année fiscale prévient M. Rouzier. En attendant il informe qu'une seule personnalité aura la charge des ministères appelés à fusionner.
Les 4 principales priorités du gouvernement Martelly sont l'emploi, l'éducation, l'environnement et le renforcement de l'Etat de droit.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19157
Dans le même temps d'autres ministères sont appelés à disparaître. Il s'agit principalement de deux ministères créés après 1994, le ministère à la condition féminine et celui des haïtiens vivant à l'étranger. Le ministère à la condition féminine et au droit de la femme pourrait être intégré dans un ministère des affaires sociales et de la condition féminine et celui de la diaspora retrouverait sa place au sein du ministère des affaires étrangères.
Les organisations de la diaspora et les associations féminines ayant obtenu une reconnaissance de leur droits dans l'amendement de la constitution pourraient reprendre ainsi leur place au sein des différents ministères.
Les changements ne seront effectifs qu'à partir de la prochaine année fiscale prévient M. Rouzier. En attendant il informe qu'une seule personnalité aura la charge des ministères appelés à fusionner.
Les 4 principales priorités du gouvernement Martelly sont l'emploi, l'éducation, l'environnement et le renforcement de l'Etat de droit.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19157
Des ministres nient toute implication dans les fraudes électorales
Les membres de la commission sénatoriale d'enquête sur les fraudes électorales poursuivent inlassablement les auditions. Le ministre de l'intérieur et des collectivités territoriales, Paul Antoine Bien Aimé, a soutenu hier qu'il n'a joué aucun rôle dans la réalisation des élections. Il révèle que son ministère n'a à aucun moment interféré dans le fonctionnement du Conseil Electoral Provisoire (CEP), un organisme autonome. Le chef de la Police, Mario Andrésol, a nié toute implication dans les fraudes électorales. Il rappelle que les policiers n'étaient pas autorisés à pénétrer dans les centres de vote.
M. Andrésol ainsi que les ministres de l'intérieur Paul Antoine Bien Aimé et de la justice, Paul Denis, ont attiré l'attention sur les graves violences enregistrées lors des dernières élections. Le ministre Bien Aimé a souhaité que les acteurs politiques planchent sur les importantes ressources financières utilisées par des candidats et la machine électorale.
Les conseillers électoraux seront appelés à répondre aux questions de la commission en fin de semaine. Les conseillers qui répondront à la convocation devront réfuter les accusations de corruption formulées par des candidats et des organisations de défense des droits humains.
Entre temps la sérénité des membres de la commission sénatoriale est quelque peu perturbée par leur collègue Moise Jean Charles (Inité). Très remonté contre le chef du Parquet qui a émis un ordre d'interdiction de départ à l'encontre des conseillers électoraux, le sénateur Jean Charles veut convoquer le juge Auguste Haricydas.
Visiblement les violons ne s'accordent pas au grand corps, le sénateur Latortue soutient de son coté que le fonctionnement du Parquet est l'objet de la convocation.
LLM / radio Métropole Haïti
M. Andrésol ainsi que les ministres de l'intérieur Paul Antoine Bien Aimé et de la justice, Paul Denis, ont attiré l'attention sur les graves violences enregistrées lors des dernières élections. Le ministre Bien Aimé a souhaité que les acteurs politiques planchent sur les importantes ressources financières utilisées par des candidats et la machine électorale.
Les conseillers électoraux seront appelés à répondre aux questions de la commission en fin de semaine. Les conseillers qui répondront à la convocation devront réfuter les accusations de corruption formulées par des candidats et des organisations de défense des droits humains.
Entre temps la sérénité des membres de la commission sénatoriale est quelque peu perturbée par leur collègue Moise Jean Charles (Inité). Très remonté contre le chef du Parquet qui a émis un ordre d'interdiction de départ à l'encontre des conseillers électoraux, le sénateur Jean Charles veut convoquer le juge Auguste Haricydas.
Visiblement les violons ne s'accordent pas au grand corps, le sénateur Latortue soutient de son coté que le fonctionnement du Parquet est l'objet de la convocation.
LLM / radio Métropole Haïti
La majorité des conseillers font peu de cas de l'invitation du chef du Parquet
Les principaux ordonnateurs du Conseil Electoral Provisoire (CEP) ont boudé l'invitation du commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, Auguste Haricydas. Le président, Gaillot Dorsinvil, le secrétaire général, Leonel Raphaël, et le trésorier, Jacques Belzinc, n'étaient pas présents au Parquet hier. Cette invitation du chef de la poursuite intervenait 4 jours après l'ordre d'interdiction de départ émis à l'encontre des conseillers électoraux accusés de corruption et de fraudes électorales. Seuls trois conseillers Jean Telev Pierre Toussaint, Laurette Croyance et Ginette Cherubin et le directeur général Pierre Louis Opont avaient répondu à l'invitation du chef du Parquet. Lors de l'audition en présence de leurs avocats et d'un juge de paix ils ont été informés du motif de l'interdiction de départ.
Mme Cherubin s'est dit satisfaite de la rencontre et a réitéré sa détermination à rester à la disposition de la justice. Pierre Louis Opont, qui avait des appréhensions est également satisfait des informations fournies par le commissaire Haricydas.
Les 3 conseillers électoraux et le directeur général sont déterminés à collaborer avec le chef du Parquet.
De son coté le commissaire du gouvernement affirme avoir indiqué aux conseillers que l'ordre d'interdiction de départ vise à garantir leur présence lors des audiences de la commission sénatoriale d'enquête sur les fraudes électorales.
Interrogé sur l'absence du président et de 4 autres conseillers, le chef du Parquet a indiqué que ces derniers ont 48 heures pour obtempérer. Il s'agit d'une affaire sérieuse, martèle le chef de la poursuite rappelant les dénonciations par des organismes de défense des droits humains et des élus de cas de corruption impliquant des conseillers électoraux.
M. Haricydas souhaite également interrogé le président du CEP sur les provisions légales ayant conduit a la formation d'un BCEN spécial après la publication des résultats définitifs.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19155
Mme Cherubin s'est dit satisfaite de la rencontre et a réitéré sa détermination à rester à la disposition de la justice. Pierre Louis Opont, qui avait des appréhensions est également satisfait des informations fournies par le commissaire Haricydas.
Les 3 conseillers électoraux et le directeur général sont déterminés à collaborer avec le chef du Parquet.
De son coté le commissaire du gouvernement affirme avoir indiqué aux conseillers que l'ordre d'interdiction de départ vise à garantir leur présence lors des audiences de la commission sénatoriale d'enquête sur les fraudes électorales.
Interrogé sur l'absence du président et de 4 autres conseillers, le chef du Parquet a indiqué que ces derniers ont 48 heures pour obtempérer. Il s'agit d'une affaire sérieuse, martèle le chef de la poursuite rappelant les dénonciations par des organismes de défense des droits humains et des élus de cas de corruption impliquant des conseillers électoraux.
M. Haricydas souhaite également interrogé le président du CEP sur les provisions légales ayant conduit a la formation d'un BCEN spécial après la publication des résultats définitifs.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19155
Repons Peyizan présente Daniel Rouzier comme l'homme de la situation
La plateforme Repons Peyizan salue la désignation de l'économiste Daniel Gérard Rouzier comme premier ministre, par le président de la république, Michel Martelly. Au cours d'une conférence de presse ce lundi, le directoire de cette formation politique a sollicité la collaboration du parlement Haïtien dans le cadre du processus de ratification du premier ministre désigné.
Selon Patrick Henry, membre de la plateforme, l'économiste Daniel Rouzier est quelqu'un, sur qui le pays peut compter pour se redresser, puisqu'il symbolise un modèle de réussite.
Il présente monsieur Rouzier, comme un entrepreneur ayant réussi dans le monde des affaires en Haïti.
Par ailleurs Patrick Henry en profite pour dénoncer une catégorie d'individu, qu'il qualifie de flibustiers politiques qui selon lui, vont tout mettre en œuvre afin d'accaparer le pouvoir.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19154
Selon Patrick Henry, membre de la plateforme, l'économiste Daniel Rouzier est quelqu'un, sur qui le pays peut compter pour se redresser, puisqu'il symbolise un modèle de réussite.
Il présente monsieur Rouzier, comme un entrepreneur ayant réussi dans le monde des affaires en Haïti.
Par ailleurs Patrick Henry en profite pour dénoncer une catégorie d'individu, qu'il qualifie de flibustiers politiques qui selon lui, vont tout mettre en œuvre afin d'accaparer le pouvoir.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19154
Daniel Rouzier fait montre d'une foi inébranlable en Dieu
" Mes yeux sont fixés sur Dieu dans l'accomplissement de ma tache" dixit Daniel Rouzier, Premier Ministre désigné lors d'une interview exclusive à radio Métropole. C'est la première fois qu'une importante personnalité politique fait référence à sa foi dans la gestion des affaires publiques. M. Rouzier fait toujours référence à Jésus-Christ dans ses interviews. A l'animateur de l'émission Le Point sur le 100.1 il signale que le Christ est au milieu de nous. Ma vie est une prière constante précise cet entrepreneur qui invite ses compatriotes à enquêter sur son comportement en tant que mari, père et chef d'entreprise.
Quoique très impliqué dans les activités du Renouveau Charismatique M. Rouzier se présente d'abord comme un chrétien. Je suis un fervent chrétien précise t-il au journaliste qui le présentait comme un fervent catholique. Cette mise au point a toute son importance et marquera les esprits des millions de chrétiens évangéliques haïtiens.
Sa foi ne l'empêchera nullement d'accomplir efficacement sa fonction de Premier Ministre. Il promet de faire montre de fermeté afin de garantir un climat sécuritaire.
Cet important homme d'affaires considère la fonction de chef de gouvernement comme un sacerdoce. Il devrait vivre dans la simplicité et l'humilité. La lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite sera une priorité de son gouvernement. Il y a un luxe anormale dans un pays pauvre insiste M. Rouzier qui promet de prêcher par l'exemple.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19152
Quoique très impliqué dans les activités du Renouveau Charismatique M. Rouzier se présente d'abord comme un chrétien. Je suis un fervent chrétien précise t-il au journaliste qui le présentait comme un fervent catholique. Cette mise au point a toute son importance et marquera les esprits des millions de chrétiens évangéliques haïtiens.
Sa foi ne l'empêchera nullement d'accomplir efficacement sa fonction de Premier Ministre. Il promet de faire montre de fermeté afin de garantir un climat sécuritaire.
Cet important homme d'affaires considère la fonction de chef de gouvernement comme un sacerdoce. Il devrait vivre dans la simplicité et l'humilité. La lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite sera une priorité de son gouvernement. Il y a un luxe anormale dans un pays pauvre insiste M. Rouzier qui promet de prêcher par l'exemple.
LLM / radio Métropole Haïti
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Le dossier du Premier Ministre sera bientôt soumis au sénat
Les leaders du sénat haïtien devront ce mercredi décider la formation d'une commission spéciale chargée d'analyser le dossier du Premier Ministre désigné. Les présidents des commissions permanentes et les membres du bureau du grand corps devraient ainsi donner le coup d'envoi du processus de ratification du choix du Premier Ministre. Il s'agit de la première étape du long processus de ratification du choix puis de l'énoncé de politique générale. Le sénat lancera donc le processus en attendant une convocation à l'extraordinaire des députés par le chef de l'Etat. Le sénateur Steven Benoît (A) déplore la lenteur du processus et presse le président Michel Martelly de convoquer la chambre basse.
Interrogé sur l'état du dossier du Premier Ministre désigné, M. Benoît soutient que M. Rouzier répond aux critères constitutionnels. Comme moi il détient une carte de résident aux Etats-Unis, révèle le sénateur Benoît pour qui il faut tout mettre en œuvre pour que le gouvernement entre en fonction avant la mi-juin.
Hier les membres des différents blocs avaient tenu des réunions spéciales afin de faire les premières considérations politiques. Le président du sénat Roudolph Joazile avait émis le vœu que le Premier Ministre désigné rencontre les membres des blocs parlementaires afin de dégager une majorité indispensable pour la formation du gouvernement.
Cette proposition a été bien accueillie par M. Rouzier qui a sollicité des réunions de travail avec les membres des blocs parlementaires. Au cours des dernières 72 heures M. Rouzier a pu s'entretenir avec plusieurs leaders influents du Parlement.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19151
Interrogé sur l'état du dossier du Premier Ministre désigné, M. Benoît soutient que M. Rouzier répond aux critères constitutionnels. Comme moi il détient une carte de résident aux Etats-Unis, révèle le sénateur Benoît pour qui il faut tout mettre en œuvre pour que le gouvernement entre en fonction avant la mi-juin.
Hier les membres des différents blocs avaient tenu des réunions spéciales afin de faire les premières considérations politiques. Le président du sénat Roudolph Joazile avait émis le vœu que le Premier Ministre désigné rencontre les membres des blocs parlementaires afin de dégager une majorité indispensable pour la formation du gouvernement.
Cette proposition a été bien accueillie par M. Rouzier qui a sollicité des réunions de travail avec les membres des blocs parlementaires. Au cours des dernières 72 heures M. Rouzier a pu s'entretenir avec plusieurs leaders influents du Parlement.
LLM / radio Métropole Haïti
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Daniel Rouzier raconte son succes story
L'homme d'affaires Daniel Gérard Rouzier réitère sa détermination à prendre les commandes du gouvernement en vue de changer le pays. Dans une interview à radio Métropole M. Rouzier a levé le voile sur les différentes étapes de sa carrière. Il révèle qu'il n'est pas un économiste en dépit de sa formation en finance. M. Rouzier est détenteur d'une licence en gestion de l'Université de South Florida, d'un MBA en finance et d'une licence en comptabilité de l'Université de Georgetown. Formé à l'école américaine M. Rouzier a résidé pendant plusieurs années aux Etats-Unis avec sa famille avant de regagner Haïti pour la deuxième fois en 1987.
Lesly Delatour, ministre des finances sous le gouvernement militaire, est celui qui avait pu convaincre M. Rouzier à rentrer au pays. Daniel Rouzier travaillera au ministère des finances en tant que membre du cabinet du ministre et restera en poste jusqu'au coup d'état contre le président Lesly Manigat.
Après cette expérience dans l'administration publique, M. Rouzier retrouvera la première entreprise implantée avec des membres de sa famille, Economic Tires (ET). Il s'agit d'une entreprise novatrice spécialisée dans la vente de pneus usagés.
Loin d'être satisfait de ce succès Daniel Rouzier abandonne Economic Tires et se lance dans une nouvelle aventure. Il réussi le pari de créer une entreprise, Sun Auto, concessionnaire de plusieurs véhicules dont Hyundai et Général Motors.
Fort de ses succès il lancera en 2010 la plus grande entreprise privée de production d'énergie électrique, E Power. Il prouve sa capacité de négociation en regroupant 58 entrepreneurs haïtiens, une firme coréenne et des institutions financières internationales dans cette entreprise de 59 millions de dollars.
Pendant cette période il renforce son action philanthropique. Il contribue a titre de bénévole en tant que président du conseil de l'ONG Food for the Poor. Sa tache consiste à vérifier une bonne utilisation des fonds alloués à cette ONG qui fournit 25 000 plats quotidiens et livre 3 000 maisons annuellement aux couches vulnérables.
Depuis l'élection de Michel Martelly, le fondateur de Sun Auto figure parmi les leaders d'équipes préparant le plan d'action du gouvernement.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19150
Lesly Delatour, ministre des finances sous le gouvernement militaire, est celui qui avait pu convaincre M. Rouzier à rentrer au pays. Daniel Rouzier travaillera au ministère des finances en tant que membre du cabinet du ministre et restera en poste jusqu'au coup d'état contre le président Lesly Manigat.
Après cette expérience dans l'administration publique, M. Rouzier retrouvera la première entreprise implantée avec des membres de sa famille, Economic Tires (ET). Il s'agit d'une entreprise novatrice spécialisée dans la vente de pneus usagés.
Loin d'être satisfait de ce succès Daniel Rouzier abandonne Economic Tires et se lance dans une nouvelle aventure. Il réussi le pari de créer une entreprise, Sun Auto, concessionnaire de plusieurs véhicules dont Hyundai et Général Motors.
Fort de ses succès il lancera en 2010 la plus grande entreprise privée de production d'énergie électrique, E Power. Il prouve sa capacité de négociation en regroupant 58 entrepreneurs haïtiens, une firme coréenne et des institutions financières internationales dans cette entreprise de 59 millions de dollars.
Pendant cette période il renforce son action philanthropique. Il contribue a titre de bénévole en tant que président du conseil de l'ONG Food for the Poor. Sa tache consiste à vérifier une bonne utilisation des fonds alloués à cette ONG qui fournit 25 000 plats quotidiens et livre 3 000 maisons annuellement aux couches vulnérables.
Depuis l'élection de Michel Martelly, le fondateur de Sun Auto figure parmi les leaders d'équipes préparant le plan d'action du gouvernement.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19150
Préval serait d'avis que l'Inité supporte le gouvernement de Martelly
L'ex président René Préval entend respecter ses promesses relatives à un support au gouvernement de Michel Martelly. Il se positionne désormais en tant que chef de file de l'Inité et exhorte les élus à " accompagner positivement" le nouveau chef de l'Etat dans la formation de son gouvernement révèle le sénateur Joseph Lambert. Selon M. Lambert l'ex chef d'Etat est dans l'ombre mais actif. Une réunion de travail des membres du directoire de l'Inité a eu lieu le week end écoulé afin de définir le comportement de ce regroupement politique. L'ex président Préval s'est entretenu également avec des sénateurs et députés, insiste M. Lambert.
Préval recommanderait aux élus de l'Inité de ne pas faire obstacle au président Martelly afin que celui-ci puisse poursuivre les projets en chantier. La principale option de l'Inité est de permettre au président Martelly de constituer son équipe sans exiger des postes importants.
Le sénateur Lambert semble appuyer le mot d'ordre de l'ex président Préval qui doit faciliter la tache à Martelly. Il revoit ainsi à la baisse ses ambitions et n'entend plus solliciter le portefeuille de l'intérieur.
Cependant le premier secrétaire du sénat, Francky Exius, informe que certains membres de l'Inité ne se sont pas encore décidés à accompagner le président Martelly. Il y a des gens qui son prêts à avancer mais d'autres ne sont pas de cet avis explique t-il estimant qu'il ne veut pas défendre ses intérêts personnels mais ceux de la population.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19149
Préval recommanderait aux élus de l'Inité de ne pas faire obstacle au président Martelly afin que celui-ci puisse poursuivre les projets en chantier. La principale option de l'Inité est de permettre au président Martelly de constituer son équipe sans exiger des postes importants.
Le sénateur Lambert semble appuyer le mot d'ordre de l'ex président Préval qui doit faciliter la tache à Martelly. Il revoit ainsi à la baisse ses ambitions et n'entend plus solliciter le portefeuille de l'intérieur.
Cependant le premier secrétaire du sénat, Francky Exius, informe que certains membres de l'Inité ne se sont pas encore décidés à accompagner le président Martelly. Il y a des gens qui son prêts à avancer mais d'autres ne sont pas de cet avis explique t-il estimant qu'il ne veut pas défendre ses intérêts personnels mais ceux de la population.
LLM / radio Métropole Haïti
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Porte-parole de la voix des Haïtiens
Le père haïtien Max Délamour visite la boutique solidaire du Secours catholique casteljalousain. photo jean-louis mandicourt
Le père Max Délamour, prêtre catholique haïtien est un rescapé du séisme de Port-au-Prince de janvier 2010. En effet, enseveli pendant plus de deux heures sous les décombres, il doit la vie à quelques paroissiens ayant survécu à la catastrophe. Alors que ses membres étaient déjà engourdis, il doit sa survie respiratoire à un classeur qui lui a protégé le visage. Il raconte l'histoire de son pays avec compassion sans en rajouter, mais les faits sont indescriptibles et les scènes difficilement racontables.
Comme tous les Haïtiens, Max Délamour a perdu de nombreux membres de sa famille. Depuis la catastrophe, un cyclone est venu amoindrir les premiers efforts, mais il relève la tête avec ses concitoyens pour qui il se doit de rester un exemple et un guide spirituel.
Les besoins sont énormes, les organisations non gouvernementales (ONG) et les associations caritatives ont fait et font encore beaucoup. 4 000 écoles et tous les bâtiments administratifs, religieux… sont détruits. Il y a fort à faire et les Haïtiens relèvent les manches.
Témoignage
Si l'argent est indispensable, les Haïtiens ont aussi besoin d'écoles et de savoir-faire pour tout restructurer et reconstruire afin que les jeunes (avenir d'Haïti) reconstruisent le pays.
Malheureusement l'État haïtien, très affaibli, n'a pas les moyens de subvenir aux immenses besoins de la population. Pour le père Max Délamour, son voyage en France est une occasion de remercier les Français qui ont déjà fait beaucoup. Il témoigne de ce qui a été fait et de la situation actuelle en Haïti.
Au cours de sa visite à Casteljaloux, le prêtre haïtien a également visité les installations de la paroisse et s'est rendu à la boutique solidaire, de l'antenne du Secours catholique casteljalousain tenue par Annie Jouys et les bénévoles de l'association, ouverte avec succès depuis plus d'un an dans la cité des Cadets.
http://www.sudouest.fr/2011/05/26/porte-parole-de-la-voix-des-haitiens-409331-3651.php
Le père Max Délamour, prêtre catholique haïtien est un rescapé du séisme de Port-au-Prince de janvier 2010. En effet, enseveli pendant plus de deux heures sous les décombres, il doit la vie à quelques paroissiens ayant survécu à la catastrophe. Alors que ses membres étaient déjà engourdis, il doit sa survie respiratoire à un classeur qui lui a protégé le visage. Il raconte l'histoire de son pays avec compassion sans en rajouter, mais les faits sont indescriptibles et les scènes difficilement racontables.
Comme tous les Haïtiens, Max Délamour a perdu de nombreux membres de sa famille. Depuis la catastrophe, un cyclone est venu amoindrir les premiers efforts, mais il relève la tête avec ses concitoyens pour qui il se doit de rester un exemple et un guide spirituel.
Les besoins sont énormes, les organisations non gouvernementales (ONG) et les associations caritatives ont fait et font encore beaucoup. 4 000 écoles et tous les bâtiments administratifs, religieux… sont détruits. Il y a fort à faire et les Haïtiens relèvent les manches.
Témoignage
Si l'argent est indispensable, les Haïtiens ont aussi besoin d'écoles et de savoir-faire pour tout restructurer et reconstruire afin que les jeunes (avenir d'Haïti) reconstruisent le pays.
Malheureusement l'État haïtien, très affaibli, n'a pas les moyens de subvenir aux immenses besoins de la population. Pour le père Max Délamour, son voyage en France est une occasion de remercier les Français qui ont déjà fait beaucoup. Il témoigne de ce qui a été fait et de la situation actuelle en Haïti.
Au cours de sa visite à Casteljaloux, le prêtre haïtien a également visité les installations de la paroisse et s'est rendu à la boutique solidaire, de l'antenne du Secours catholique casteljalousain tenue par Annie Jouys et les bénévoles de l'association, ouverte avec succès depuis plus d'un an dans la cité des Cadets.
http://www.sudouest.fr/2011/05/26/porte-parole-de-la-voix-des-haitiens-409331-3651.php
Le futur premier ministre haïtien veut éliminer la commission de reconstruction
De Trenton Daniel, The Associated Press – Il y a 12 heures PORT-AU-PRINCE, Haïti — L'homme d'affaires choisi pour devenir le prochain premier ministre d'Haïti a déclaré mercredi vouloir se débarrasser de la commission de reconstruction co-dirigée par l'ancien président américain Bill Clinton, et qui a fait l'objet de critiques pour ses lents progrès.
Daniel-Gérard Rouzier affirme que la commission, constituée de 27 membres, est «dysfonctionnelle», et qu'il la remplacerait par une nouvelle agence gouvernementale.
Lors d'une entrevue accordée à l'Associated Press, M. Rouzier a expliqué que la commission, telle qu'elle est aujourd'hui, cesserait tout simplement d'exister. Il ne serait cependant pas question de punir les gens ayant trouvé le concept de l'agence, mais qu'il était parfois nécessaire de réparer ce qui ne fonctionnait pas.
M. Rouzier, qui attend la confirmation de sa nomination par le Sénat haïtien, n'a pas offert de plus amples détails sur sa proposition d'une nouvelle agence de reconstruction.
Il a cependant fait savoir qu'elle répondrait davantage aux besoins du peuple haïtien et demeurerait imputable envers les donateurs internationaux.
L'homme dit espérer que M. Clinton, un envoyé spécial des Nations unies en Haïti qui a effectué plusieurs voyages dans le pays pour présider les réunions de la commission, demeurera actif dans la reconstruction après le séisme de janvier 2010 qui, selon le gouvernement, aurait tué plus de 300 000 personnes et transformé la majeure partie de la capitale en ruines.
«Lorsque vous pouvez compter sur une personnalité de la trempe de M. Clinton, un homme doté d'une grande vision, nous devons le consulter autant que possible, afin de s'assurer que nous employons la bonne stratégie», a fait remarquer M. Rouzier.
Un porte-parole de M. Clinton et les responsables de la Commission haïtienne de reconstruction par intérim n'ont pas immédiatement répondu à des demandes de commentaires.
La commission a été mise sur pied après le tremblement de terre de janvier 2010 car les donateurs internationaux voulaient des assurances que la reconstruction se ferait dans l'ordre, et dénuée de la corruption qui paralyse Haïti depuis longtemps. Elle englobe des représentants du gouvernement américain, de la France, du Japon et d'autres membres de la communauté internationale qui ont le plus contribué à la reconstruction de la «Perle des Antilles».
M. Clinton a co-présidé la commission aux côtés de Jean-Max Bellerive, le premier ministre haïtien sortant, supervisant des réunions visant à discuter les détails de propositions en faveur du déblaiement des gravats, de la construction de logements, ainsi que tenter de créer des emplois dans un pays aux prises avec de graves problèmes même avant le séisme.
La commission a approuvé 86 projets qui nécessiteraient des fonds de 3,2 milliards $ US, mais Haïti n'a pas encore l'intégralité de cette somme et plusieurs personnes se sont plaintes de l'absence apparente de progrès.
Un récent rapport du Bureau américain d'imputabilité a critiqué la commission pour des délais dans l'embauche de personnel, un manque de transparence et pour ne pas avoir atteint les objectifs de reconstruction.
Le mandat de la commission doit prendre fin en octobre, mais pourrait être renouvelé par le gouvernement haïtien.
http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5jHfO28H8zerIyzz5FeghGrtCCOxA?docId=6957047
Daniel-Gérard Rouzier affirme que la commission, constituée de 27 membres, est «dysfonctionnelle», et qu'il la remplacerait par une nouvelle agence gouvernementale.
Lors d'une entrevue accordée à l'Associated Press, M. Rouzier a expliqué que la commission, telle qu'elle est aujourd'hui, cesserait tout simplement d'exister. Il ne serait cependant pas question de punir les gens ayant trouvé le concept de l'agence, mais qu'il était parfois nécessaire de réparer ce qui ne fonctionnait pas.
M. Rouzier, qui attend la confirmation de sa nomination par le Sénat haïtien, n'a pas offert de plus amples détails sur sa proposition d'une nouvelle agence de reconstruction.
Il a cependant fait savoir qu'elle répondrait davantage aux besoins du peuple haïtien et demeurerait imputable envers les donateurs internationaux.
L'homme dit espérer que M. Clinton, un envoyé spécial des Nations unies en Haïti qui a effectué plusieurs voyages dans le pays pour présider les réunions de la commission, demeurera actif dans la reconstruction après le séisme de janvier 2010 qui, selon le gouvernement, aurait tué plus de 300 000 personnes et transformé la majeure partie de la capitale en ruines.
«Lorsque vous pouvez compter sur une personnalité de la trempe de M. Clinton, un homme doté d'une grande vision, nous devons le consulter autant que possible, afin de s'assurer que nous employons la bonne stratégie», a fait remarquer M. Rouzier.
Un porte-parole de M. Clinton et les responsables de la Commission haïtienne de reconstruction par intérim n'ont pas immédiatement répondu à des demandes de commentaires.
La commission a été mise sur pied après le tremblement de terre de janvier 2010 car les donateurs internationaux voulaient des assurances que la reconstruction se ferait dans l'ordre, et dénuée de la corruption qui paralyse Haïti depuis longtemps. Elle englobe des représentants du gouvernement américain, de la France, du Japon et d'autres membres de la communauté internationale qui ont le plus contribué à la reconstruction de la «Perle des Antilles».
M. Clinton a co-présidé la commission aux côtés de Jean-Max Bellerive, le premier ministre haïtien sortant, supervisant des réunions visant à discuter les détails de propositions en faveur du déblaiement des gravats, de la construction de logements, ainsi que tenter de créer des emplois dans un pays aux prises avec de graves problèmes même avant le séisme.
La commission a approuvé 86 projets qui nécessiteraient des fonds de 3,2 milliards $ US, mais Haïti n'a pas encore l'intégralité de cette somme et plusieurs personnes se sont plaintes de l'absence apparente de progrès.
Un récent rapport du Bureau américain d'imputabilité a critiqué la commission pour des délais dans l'embauche de personnel, un manque de transparence et pour ne pas avoir atteint les objectifs de reconstruction.
Le mandat de la commission doit prendre fin en octobre, mais pourrait être renouvelé par le gouvernement haïtien.
http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5jHfO28H8zerIyzz5FeghGrtCCOxA?docId=6957047
mercredi 25 mai 2011
Haiti's quake refugees brave sea and uncertainty for new life in Amazon
Haitians fleeing 2010 earthquake chaos are enduring long journeys and border-town limbo for a fresh start in Brazil
Each night they gather on Brazil Avenue under the amber glow of street lamps. Perched on the wall of a convenience store they talk politics, crack jokes, and sing along to mobile phone music from home. As darkness envelops Iñapari, a riverside border town in the Peruvian Amazon, the sound of French Creole and Haitian Compas songs fills the air.
"We have come here in search of a better life," said Baptiste Suppler, a 29-year-old from Haiti's fourth-largest city, Gonaïves.
Suppler is one in a wave of Haitian migrants determined to build a new life in the Brazilian Amazon.
He pointed across the river Acre, separating Peru's Iñapari from the Brazilian border town of Assis Brasil, representing the last hurdle towards a fresh start in South America's largest and wealthiest nation. "Our objective is to reach Brazil," he added.
According to the Brazilian authorities at least 1,500 Haitians have entered the Amazon region since a 7.0 magnitude earthquake devastated their country on 12 January 2010, killing about 200,000.
After a gruelling, month-long journey via the Dominican Republic, Panama, Ecuador, Bolivia, Peru and sometimes Colombia, Haitian migrants arrive at remote border towns like Iñapari and wait for the chance to cross into the Brazilian Amazon. Once there many try to find construction jobs on Amazonian infrastructure projects, such as the Santo Antonio and Jirau hydroelectric dams. "I chose Brazil, and many Haitians choose Brazil, because in 2014 there will be a World Cup," said Esdras Hector, who left Haiti on 11 March and made it to the Brazilian Amazon on 15 April after a four-week pilgrimage by plane, bus and on foot. "A lot of Haitians know Brazil will need a lot of workers to work during this time."
Brazilian authorities have been caught off guard by the sudden influx of Haitians. Unsure how to classify the migrants, federal police officials received orders to refuse entry to new arrivals while a solution was sought, they said. For now, the Brazilian border was closed, theoretically at least.
But for the Haitians stranded in Iñapari, many heavily in debt, turning back is not an option. Some bide their time, hoping the border will reopen in a few months; others have already begun hiring coyotes (people smugglers) to guide them on a perilous illegal trek through the jungle into Brazil.
"They won't give up … they are just one step away from realising their dreams," said Maria Cardozo Mouzully, 49, who owns Hospedaje Iñapari, a riverside guesthouse on the Peruvian side of the border that now houses many Haitians. In the absence of support from the local government, Mouzully ceded many of her hotel rooms and her kitchen to Haitian migrants left in limbo by the decision to seal the border. "What are we supposed to do? Kill them? Watch them starve to death outside our front door?"
Go about 71 miles east from Iñapari and you reach Epitaciolândia, a small Brazilian town currently home to about 160 Haitian migrants who reached Brazil before the border closed. Among the mostly male group are university graduates, bricklayers, electricians and preachers, all sleeping on the floor of a gymnasium while waiting for papers letting them stay legally and work. To fill the time they play cards, read the Bible and do odd jobs for ranchers.
"[The] disaster destroyed my country," said Esdras Hector, 27, who hoped to learn Portuguese to land a job with the UN. "I know if I use my brain in Brazil I will realise my dream to help my family."
But for many, attempting to build a new life in Brazil has come at great personal cost.
Silvaine Doris, a 46-year-old shampoo seller, who lost her brother and sister in the earthquake, left her daughter aged seven and 11-year-old son behind in Port-au-Prince in the care of a niece.
"As soon as I bought my ticket … I started to cry," she said.
These days her home is the Pousada Sao Jose, a guesthouse in Brasiléia, an Amazonian town near Brazil's border with Bolivia and Peru. "I've come here because of the economic problem. We don't have anything – no jobs. All we could do was come here in search of a better future."
Haitians represent the largest portion of this new wave of Amazon migrants, but over five days in the region, four men from Bangladesh, one from Liberia and one from Nigeria talked to the Guardian. Pakistani and Tanzanian migrants are also said to have arrived.
Peter John Prince, 27, from Liberia, said he was living in Ivory Coast until some months ago when his brother, owner of a sportswear shop, was killed by rebels. "I am a refugee … I had to get away because I don't want to die."
Beside him stood Frank Jideofor, 23, from Nigeria's oil-rich Bayelsa state. His left arm was amputated after he was shot by the same men who murdered his father, a government official. Why had he come to Brazil? "For the life-safe. They burnt our house, they shot me … because my father didn't support them."
Back on Brazil Avenue, Suppler and his fellow Haitian travellers were mulling over the options. "Our situation is difficult. For now, the border is closed." What would he do? "I will wait." How long for? He crossed his fingers and looked towards the sky. "Persévérance."
Chasing the dream
Throughout much of the 19th and 20th centuries migrant workers flocked to South America chasing the "Brazilian dream".
Foreign workers were widely seen as a key ingredient for economic growth, particularly after Brazil abolished slavery in 1888.
Germans were among the first to arrive, colonising large areas of southern Brazil from the 1820s onwards. In some corners of Brazil's deep south, German is still spoken as a first language.
Between the mid-1870s and 1920 as many as 1.5 million Italian immigrants touched down in south and south-east Brazil. Today there are about 25 million Brazilians of Italian descent.
Between 1908 and the 1960s up to 250,000 Japanese immigrants arrived, many fleeing rural poverty.
The majority set sail for Sao Paulo and went to work in the region's coffee plantations; others headed for the Amazon.
Today Brazil is said to house the largest Japanese population outside Japan. Last year's census counted at least 2 million Brazilians of Asian descent.
http://www.guardian.co.uk/world/2011/may/25/haiti-earthquake-migrants-new-amazon
Each night they gather on Brazil Avenue under the amber glow of street lamps. Perched on the wall of a convenience store they talk politics, crack jokes, and sing along to mobile phone music from home. As darkness envelops Iñapari, a riverside border town in the Peruvian Amazon, the sound of French Creole and Haitian Compas songs fills the air.
"We have come here in search of a better life," said Baptiste Suppler, a 29-year-old from Haiti's fourth-largest city, Gonaïves.
Suppler is one in a wave of Haitian migrants determined to build a new life in the Brazilian Amazon.
He pointed across the river Acre, separating Peru's Iñapari from the Brazilian border town of Assis Brasil, representing the last hurdle towards a fresh start in South America's largest and wealthiest nation. "Our objective is to reach Brazil," he added.
According to the Brazilian authorities at least 1,500 Haitians have entered the Amazon region since a 7.0 magnitude earthquake devastated their country on 12 January 2010, killing about 200,000.
After a gruelling, month-long journey via the Dominican Republic, Panama, Ecuador, Bolivia, Peru and sometimes Colombia, Haitian migrants arrive at remote border towns like Iñapari and wait for the chance to cross into the Brazilian Amazon. Once there many try to find construction jobs on Amazonian infrastructure projects, such as the Santo Antonio and Jirau hydroelectric dams. "I chose Brazil, and many Haitians choose Brazil, because in 2014 there will be a World Cup," said Esdras Hector, who left Haiti on 11 March and made it to the Brazilian Amazon on 15 April after a four-week pilgrimage by plane, bus and on foot. "A lot of Haitians know Brazil will need a lot of workers to work during this time."
Brazilian authorities have been caught off guard by the sudden influx of Haitians. Unsure how to classify the migrants, federal police officials received orders to refuse entry to new arrivals while a solution was sought, they said. For now, the Brazilian border was closed, theoretically at least.
But for the Haitians stranded in Iñapari, many heavily in debt, turning back is not an option. Some bide their time, hoping the border will reopen in a few months; others have already begun hiring coyotes (people smugglers) to guide them on a perilous illegal trek through the jungle into Brazil.
"They won't give up … they are just one step away from realising their dreams," said Maria Cardozo Mouzully, 49, who owns Hospedaje Iñapari, a riverside guesthouse on the Peruvian side of the border that now houses many Haitians. In the absence of support from the local government, Mouzully ceded many of her hotel rooms and her kitchen to Haitian migrants left in limbo by the decision to seal the border. "What are we supposed to do? Kill them? Watch them starve to death outside our front door?"
Go about 71 miles east from Iñapari and you reach Epitaciolândia, a small Brazilian town currently home to about 160 Haitian migrants who reached Brazil before the border closed. Among the mostly male group are university graduates, bricklayers, electricians and preachers, all sleeping on the floor of a gymnasium while waiting for papers letting them stay legally and work. To fill the time they play cards, read the Bible and do odd jobs for ranchers.
"[The] disaster destroyed my country," said Esdras Hector, 27, who hoped to learn Portuguese to land a job with the UN. "I know if I use my brain in Brazil I will realise my dream to help my family."
But for many, attempting to build a new life in Brazil has come at great personal cost.
Silvaine Doris, a 46-year-old shampoo seller, who lost her brother and sister in the earthquake, left her daughter aged seven and 11-year-old son behind in Port-au-Prince in the care of a niece.
"As soon as I bought my ticket … I started to cry," she said.
These days her home is the Pousada Sao Jose, a guesthouse in Brasiléia, an Amazonian town near Brazil's border with Bolivia and Peru. "I've come here because of the economic problem. We don't have anything – no jobs. All we could do was come here in search of a better future."
Haitians represent the largest portion of this new wave of Amazon migrants, but over five days in the region, four men from Bangladesh, one from Liberia and one from Nigeria talked to the Guardian. Pakistani and Tanzanian migrants are also said to have arrived.
Peter John Prince, 27, from Liberia, said he was living in Ivory Coast until some months ago when his brother, owner of a sportswear shop, was killed by rebels. "I am a refugee … I had to get away because I don't want to die."
Beside him stood Frank Jideofor, 23, from Nigeria's oil-rich Bayelsa state. His left arm was amputated after he was shot by the same men who murdered his father, a government official. Why had he come to Brazil? "For the life-safe. They burnt our house, they shot me … because my father didn't support them."
Back on Brazil Avenue, Suppler and his fellow Haitian travellers were mulling over the options. "Our situation is difficult. For now, the border is closed." What would he do? "I will wait." How long for? He crossed his fingers and looked towards the sky. "Persévérance."
Chasing the dream
Throughout much of the 19th and 20th centuries migrant workers flocked to South America chasing the "Brazilian dream".
Foreign workers were widely seen as a key ingredient for economic growth, particularly after Brazil abolished slavery in 1888.
Germans were among the first to arrive, colonising large areas of southern Brazil from the 1820s onwards. In some corners of Brazil's deep south, German is still spoken as a first language.
Between the mid-1870s and 1920 as many as 1.5 million Italian immigrants touched down in south and south-east Brazil. Today there are about 25 million Brazilians of Italian descent.
Between 1908 and the 1960s up to 250,000 Japanese immigrants arrived, many fleeing rural poverty.
The majority set sail for Sao Paulo and went to work in the region's coffee plantations; others headed for the Amazon.
Today Brazil is said to house the largest Japanese population outside Japan. Last year's census counted at least 2 million Brazilians of Asian descent.
http://www.guardian.co.uk/world/2011/may/25/haiti-earthquake-migrants-new-amazon
Help for Haiti Brings Cholera Instead
About 10 months after the 7.0 magnitude hit Haiti in 2010, the country was stricken with a cholera outbreak that killed nearly 5,000 people. There were more people who were killed in the violence that spread due to the outbreak than were killed in the actual Earthquake.
The Cholera outbreak sparked “witch hunts” throughout the country, which resulted in the deaths of at least a dozen people. Also, violent protests and riots broke out.
At the time, many Haitians believed that the U.N. caused the epidemic. Then, the U.N. denied the accusation. However, it has been reported that the U.N. is now taking partial responsibility for the outbreak.
The U.N. has conceded and states that the 2010 Cholera outbreak in Haiti was caused by Nepalese peace-keepers stationed in the country after the earthquakes. Though many people suspected that these peace-keepers were the cause, the U.N. originally denied those accusations until recently.
The U.N. now accepts some responsibility for the outbreak due to the information found in one of their own reports. It seems that a panel concluded that Nepalese camps were “not sufficient to prevent fecal contamination” of the river.
The U.N. also stated that it should be common procedure to immunize any U.N. peace-keepers traveling from and to cholera-affected locations. To further protect from another outbreak, camps should also chemically treat their waste.
However, what is really interesting about this concession is that the U.N. is putting some responsibility back onto Haiti. The U.N. report states:
“The introduction of this cholera strain as a result of environmental contamination with feces could not have been the source of such an outbreak without simultaneous water and sanitation and health care system deficiencies.”
Essentially, the U.N. was saying that Haiti was partially at fault because the outbreak would not have escalated to the point that it did if the Haitian government had supplied its own people with clean water and better hospitals. Nevermind that the entire country had just suffered a 7.0 earthquake.
Clean drinking water and better health care is always a good thing. However, it is somewhat careless for the U.N. to put this blame back onto Haiti.
The U.N. brought the disease into the country. Prior to the arrival of the Nepalese peace-keepers, there was no outbreak of cholera in Haiti for more than a century.
***
Note: News reporters reading this story, please add meta-tag “original-source” with the URL of this page as the value, to provide fair credit for the original reporting of this story to Top Secret Writers. At the very least, please link back to this story. We link to you when appropriate, so please offer the same courtesy. Thank you.
http://www.topsecretwriters.com/2011/05/help-for-haiti-brings-cholera-instead/
The Cholera outbreak sparked “witch hunts” throughout the country, which resulted in the deaths of at least a dozen people. Also, violent protests and riots broke out.
At the time, many Haitians believed that the U.N. caused the epidemic. Then, the U.N. denied the accusation. However, it has been reported that the U.N. is now taking partial responsibility for the outbreak.
The U.N. has conceded and states that the 2010 Cholera outbreak in Haiti was caused by Nepalese peace-keepers stationed in the country after the earthquakes. Though many people suspected that these peace-keepers were the cause, the U.N. originally denied those accusations until recently.
The U.N. now accepts some responsibility for the outbreak due to the information found in one of their own reports. It seems that a panel concluded that Nepalese camps were “not sufficient to prevent fecal contamination” of the river.
The U.N. also stated that it should be common procedure to immunize any U.N. peace-keepers traveling from and to cholera-affected locations. To further protect from another outbreak, camps should also chemically treat their waste.
However, what is really interesting about this concession is that the U.N. is putting some responsibility back onto Haiti. The U.N. report states:
“The introduction of this cholera strain as a result of environmental contamination with feces could not have been the source of such an outbreak without simultaneous water and sanitation and health care system deficiencies.”
Essentially, the U.N. was saying that Haiti was partially at fault because the outbreak would not have escalated to the point that it did if the Haitian government had supplied its own people with clean water and better hospitals. Nevermind that the entire country had just suffered a 7.0 earthquake.
Clean drinking water and better health care is always a good thing. However, it is somewhat careless for the U.N. to put this blame back onto Haiti.
The U.N. brought the disease into the country. Prior to the arrival of the Nepalese peace-keepers, there was no outbreak of cholera in Haiti for more than a century.
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Note: News reporters reading this story, please add meta-tag “original-source” with the URL of this page as the value, to provide fair credit for the original reporting of this story to Top Secret Writers. At the very least, please link back to this story. We link to you when appropriate, so please offer the same courtesy. Thank you.
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