Le co-président de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH), Jean Max Bellerive, a donné hier le coup d'envoi d'une réunion de cet organisme autour du thème " Accélérer le progrès à travers l'atteinte des objectifs de la reconstruction". Au cours de deux journées de travail les membres du Conseil d'administration évalueront le travail de la commission intérimaire et dégageront des perspectives. Dans l'intervalle une rencontre avec le président élu, Michel Martelly est au programme. Les membres de la commission intérimaire veulent savoir si le prochain chef d'Etat est déterminé à proroger le mandat de l'organisme qui arrive à terme le 21 0ctobre 2011. Le Premier Ministre Bellerive assure que ces rencontres permettront de faire le bilan de l'action de la commission intérimaire.
Le bilan n'est pas négatif, a martelé M. Bellerive qui attire l'attention sur la nécessité de passer à une nouvelle étape puisque le pays se trouve à un tournant de son histoire. Les membres de la CIRH veulent réaliser un projet conçu par et pour les haïtiens, a précisé le Premier Ministre haïtien faisant remarquer que le renforcement des institutions reste l'une des priorités de cet organisme.
Les membres du conseil d'administration de la CIRH veulent analyser les différentes options pour un plan de sortie au terme des 18 mois de l'état d'urgence. Trois options sont possibles selon M. Bellerive, disparition complète ou reconduction avec un mandat transformé ou encore formation de l'agence de développement. Il soutient que la CIRH doit proposer une alternative au prochain gouvernement.
L'évaluation permettra d'identifier les déficiences et les besoins spécifiques de chaque grand ministère. Des propositions concrètes seront ensuite adressées aux différents partenaires, l'Etat haïtien, les donateurs et la CIRH.
L'expert indépendant de l'ONU sur la situation des droits de l'homme en Haïti, Michel Forst a participé à la première journée de cette rencontre de la CIRH.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18989
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
vendredi 8 avril 2011
Haiti-Reconstruction : Faut-il réorienter la CIRH ?
P-au-P., 08 avril 2011 [AlterPresse] --- Le gouvernement sortant plaide en faveur du renforcement de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haiti (CIRH) et de l’harmonisation des plans de l’organisme avec ceux de l’État en vue de la réussite des actions envisagée.
Le directeur général adjoint du Ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE), Wilner Valcin, estime que la CIRH doit prendre en compte les objectifs fixés dans le Document stratégique national pour la croissance et de la réduction de la pauvreté (DSNCRP).
Le fonctionnaire, qui intervenait jeudi 7 avril, à l’ouverture de la réunion plénière de deux jours de la CIRH, appelle à prendre en compte des facteurs de développement dans le cadre de reconstruction du pays.
« Dans le cadre de la mise en œuvre des projets de la CIRH, il faut tenir compte du renforcement des capacités des institutions étatiques, déjà définis clairement à travers douze points dans le DSNCRP, si l’on veut qu’Haïti soit un pays émergeant dans les prochaines années », souligne Wilner Valcin.
Le directeur général adjoint du MPCE met aussi l’accent sur la « nécessité » de déconcentrer les activités du gouvernement pour diminuer la vulnérabilité aux catastrophes naturelles et arrêter la surconcentration des activités à Port-au-Prince au bénéfice d’un meilleur équilibre économique et social.
Intervenant également durant la première journée de la réunion de la CIRH, l’expert indépendant des Nations Unies pour les droits humains, Michel Forst insiste sur l’obligation qu’ont les dirigeants de travailler pour le respect des droits (civils et politiques) de tous les citoyens haïtiens.
Selon Michel Forst, qui prône la mise en application du concept « approche par les droits », la reconstruction du pays doit aussi passer par le respect des droits des citoyens.
Au cours de cette réunion de deux jours de la CIRH, plusieurs thèmes sont à l’ordre du jour, dont : enlèvement des débris, agriculture et sécurité alimentaire, énergie, éducation, santé, gestion des catastrophes, eau et assainissement et logement.
Le directeur général adjoint du Ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE), Wilner Valcin, estime que la CIRH doit prendre en compte les objectifs fixés dans le Document stratégique national pour la croissance et de la réduction de la pauvreté (DSNCRP).
Le fonctionnaire, qui intervenait jeudi 7 avril, à l’ouverture de la réunion plénière de deux jours de la CIRH, appelle à prendre en compte des facteurs de développement dans le cadre de reconstruction du pays.
« Dans le cadre de la mise en œuvre des projets de la CIRH, il faut tenir compte du renforcement des capacités des institutions étatiques, déjà définis clairement à travers douze points dans le DSNCRP, si l’on veut qu’Haïti soit un pays émergeant dans les prochaines années », souligne Wilner Valcin.
Le directeur général adjoint du MPCE met aussi l’accent sur la « nécessité » de déconcentrer les activités du gouvernement pour diminuer la vulnérabilité aux catastrophes naturelles et arrêter la surconcentration des activités à Port-au-Prince au bénéfice d’un meilleur équilibre économique et social.
Intervenant également durant la première journée de la réunion de la CIRH, l’expert indépendant des Nations Unies pour les droits humains, Michel Forst insiste sur l’obligation qu’ont les dirigeants de travailler pour le respect des droits (civils et politiques) de tous les citoyens haïtiens.
Selon Michel Forst, qui prône la mise en application du concept « approche par les droits », la reconstruction du pays doit aussi passer par le respect des droits des citoyens.
Au cours de cette réunion de deux jours de la CIRH, plusieurs thèmes sont à l’ordre du jour, dont : enlèvement des débris, agriculture et sécurité alimentaire, énergie, éducation, santé, gestion des catastrophes, eau et assainissement et logement.
Préval propose un débat sur l'efficacité de l'ONU en Haïti
Dans son discours par devant le conseil de sécurité de l'ONU, le chef de l'Etat haïtien, René Préval a jeté un pavé dans la marre en attirant l'attention sur la nécessité de réévaluer l'action de l'ONU dans son pays. Il estime que ce débat est nécessaire d'autant plus que des missions militaires sont présentes depuis 18 ans dans ce pays non confronté à un conflit armé.
M. Préval a proposé aux membres du Conseil de sécurité, un débat sur l'efficacité de l'intervention de l'ONU en Haïti depuis 1993. Il a rappelé que l'instabilité en Haïti était principalement due au sous-développement, soit, en d'autres termes, à l'insatisfaction des droits socioéconomiques les plus élémentaires de la population. Les chars, les blindés et les militaires auraient dû céder la place aux bulldozers et aux ingénieurs, à davantage d'instructeurs de police et d'experts en appui à la justice et au système judiciaire et pénitentiaire, a fait valoir le chef de l'Etat.
La dissuasion militaire n'est qu'un des aspects de la quête de stabilité, mais elle ne saurait se confondre avec elle, a-t-il dit. La stabilité ne sera conquise que par les Haïtiens eux-mêmes, avec la solidarité de la communauté internationale qui pourra les accompagner dans l'édification des institutions spécialisées indispensables à l'état de droit.
Par ailleurs, le Président Préval a invité le prochain gouvernement à pratiquer une gouvernance d'apaisement, d'ouverture, d'inclusion, de dialogue, de respect des droits d'association et d'expression. Il a souhaité que l'opposition adopte une attitude positive et de collaboration avec les nouveaux élus. Dans le même temps il exhorte la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH) à plus de célérité et d'efficacité.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18986
Commentaires:
On ne reprochera certainement pas au président Preval de n'avoir pas essayer de changer les contours de la mission de l'ONU. Il avait déjà de mandé par le passé de changer MINUSTAH en MINUSDAH!
Il n'est pas le seul à être convaincu que les militaires ne sont en principe d'aucune utilité pour un pays qui ne connait pas de conflit. Le représentant de l'OEA en Haïti avait fait le même constat et il a été limogé!
M. Préval a proposé aux membres du Conseil de sécurité, un débat sur l'efficacité de l'intervention de l'ONU en Haïti depuis 1993. Il a rappelé que l'instabilité en Haïti était principalement due au sous-développement, soit, en d'autres termes, à l'insatisfaction des droits socioéconomiques les plus élémentaires de la population. Les chars, les blindés et les militaires auraient dû céder la place aux bulldozers et aux ingénieurs, à davantage d'instructeurs de police et d'experts en appui à la justice et au système judiciaire et pénitentiaire, a fait valoir le chef de l'Etat.
La dissuasion militaire n'est qu'un des aspects de la quête de stabilité, mais elle ne saurait se confondre avec elle, a-t-il dit. La stabilité ne sera conquise que par les Haïtiens eux-mêmes, avec la solidarité de la communauté internationale qui pourra les accompagner dans l'édification des institutions spécialisées indispensables à l'état de droit.
Par ailleurs, le Président Préval a invité le prochain gouvernement à pratiquer une gouvernance d'apaisement, d'ouverture, d'inclusion, de dialogue, de respect des droits d'association et d'expression. Il a souhaité que l'opposition adopte une attitude positive et de collaboration avec les nouveaux élus. Dans le même temps il exhorte la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH) à plus de célérité et d'efficacité.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18986
Commentaires:
On ne reprochera certainement pas au président Preval de n'avoir pas essayer de changer les contours de la mission de l'ONU. Il avait déjà de mandé par le passé de changer MINUSTAH en MINUSDAH!
Il n'est pas le seul à être convaincu que les militaires ne sont en principe d'aucune utilité pour un pays qui ne connait pas de conflit. Le représentant de l'OEA en Haïti avait fait le même constat et il a été limogé!
Haïti: Manigat ne contestera pas les résultats
THE ASSOCIATED PRESS
Publié: 08 avril 2011 13:43
PORT AU PRINCE, Haiti - La candidate qui aurait pris le deuxième rang lors de la présidentielle haïtienne du 20 mars, l'ancienne première dame Mirlande Manigat, a fait savoir vendredi qu'elle n'entend pas contester les résultats préliminaires qui accordent une confortable avance à son rival, le chanteur populaire Michel «Sweet Micky» Martelly.
Le porte-parole de Mme Manigat, Jean-Junior Joseph, a indiqué qu'elle doute de l'exactitude des résultats préliminaires qui ne lui accordent que 32 pour cent des voix, mais elle n'entend pas contester le tout auprès du conseil électoral.
M. Joseph n'a pas précisé pourquoi la campagne de Mme Manigat croit que ces résultats sont inexacts. Il a aussi refusé de dire pourquoi la candidate ne contestera pas les chiffres.
Les résultats préliminaires accordent 68 pour cent des voix à M. Martelly. Les résultats définitifs sont attendus le 16 avril.
Le porte-parole de Mme Manigat, Jean-Junior Joseph, a indiqué qu'elle doute de l'exactitude des résultats préliminaires qui ne lui accordent que 32 pour cent des voix, mais elle n'entend pas contester le tout auprès du conseil électoral.
M. Joseph n'a pas précisé pourquoi la campagne de Mme Manigat croit que ces résultats sont inexacts. Il a aussi refusé de dire pourquoi la candidate ne contestera pas les chiffres.
Les résultats préliminaires accordent 68 pour cent des voix à M. Martelly. Les résultats définitifs sont attendus le 16 avril.
jeudi 31 mars 2011
Martelly annonce sa victoire avec 69,74% des suffrages, Mulet appelle à la patience
Haïti: Michel Martelly a annoncé jeudi matin sa victoire aux élections du 20 mars avec 69,74% des voix exprimées. L'ancien chanteur s'est autoproclamé président élu de la République d'Haïti à partir d'une communication sur son compte twitter émise vers dix heures du matin ce jeudi quelques heures avant une conférence de presse de son équipe de campagne.
Sans opiner sur les statistiques avancées par Michel Martelly, Edmond Mulet, interrogé par Le Nouvelliste au téléphone alors qu'il visite le site ou sont érigés les nouveaux bâtiments du parlement qui accueilleront l'investiture du prochain président élu a appelé toutes les parties engagées dans le processus électoral à la patience. « Ce n'est qu'une attente de trois jours, les résultats officiels vont être proclamés. »
« Il ne faut pas tomber dans la précipitation, il faut attendre les résultats officiels, on peut tous patienter et attendre les résultats officiels du Conseil électoral provisoire », insiste Mulet. Le représentant du Secrétaire général des Nations unies en Haïti se veut rassurant : « ce qui se passe au Centre de tabulation des votes est un processus rigoureux et sérieux, attendons les résultats officiels ».
Dans sa communication sur Twitter Martelly a dit : « Vre rezilta eleksyon prezidansyel yo daprè pwosè vèbal yo, montre Martelly prezidan Ayiti ak 69,74%. An nou tann pou nou we sa KEP a ap di » (d'après les procès-verbaux, les vrais résultats de l'élection présidentielle montrent que Martelly est président avec 69,74% des voix. Nous attendons de voir ce que le Conseil Electoral Provisoire va publier).
Le message provient du compte presidentmicky que le candidat alimente depuis le début de la campagne électoral sur ce réseau social.
Carel Pèdre, animateur de radio et gourou des réseaux sociaux en Haïti qui a l'habitude d'échanger avec Michel Martelly par ces canaux a confirmé au Nouvelliste que « l'annonce est bien de Martelly » et que « le compte est opéré par le candidat lui-même » comme cela est de coutume sur le réseau social twitter.
Cette revendication de la victoire tombe deux jours après que le Conseil Electoral ait décidé du report au 4 avril de la proclamation des résultats préliminaires prévue pour le 31 mars et coïncide avec l'annonce le jeudi 31 mars que tous les procès-verbaux des votes pour la présidentielles ont été traités au Centre de tabulation des votes.
C'est la première fois que l'un des deux candidats engagés dans la course pour la présidentielle se déclare vainqueur en avançant des pourcentages.
Les avocats et l'équipe de campagne du candidat de Repons Peyzan donnent une conférence de presse à une heure trente cet après-midi au Plaza Hotel au centre de Port-au-Prince.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90846&PubDate=2011-03-31
Sans opiner sur les statistiques avancées par Michel Martelly, Edmond Mulet, interrogé par Le Nouvelliste au téléphone alors qu'il visite le site ou sont érigés les nouveaux bâtiments du parlement qui accueilleront l'investiture du prochain président élu a appelé toutes les parties engagées dans le processus électoral à la patience. « Ce n'est qu'une attente de trois jours, les résultats officiels vont être proclamés. »
« Il ne faut pas tomber dans la précipitation, il faut attendre les résultats officiels, on peut tous patienter et attendre les résultats officiels du Conseil électoral provisoire », insiste Mulet. Le représentant du Secrétaire général des Nations unies en Haïti se veut rassurant : « ce qui se passe au Centre de tabulation des votes est un processus rigoureux et sérieux, attendons les résultats officiels ».
Dans sa communication sur Twitter Martelly a dit : « Vre rezilta eleksyon prezidansyel yo daprè pwosè vèbal yo, montre Martelly prezidan Ayiti ak 69,74%. An nou tann pou nou we sa KEP a ap di » (d'après les procès-verbaux, les vrais résultats de l'élection présidentielle montrent que Martelly est président avec 69,74% des voix. Nous attendons de voir ce que le Conseil Electoral Provisoire va publier).
Le message provient du compte presidentmicky que le candidat alimente depuis le début de la campagne électoral sur ce réseau social.
Carel Pèdre, animateur de radio et gourou des réseaux sociaux en Haïti qui a l'habitude d'échanger avec Michel Martelly par ces canaux a confirmé au Nouvelliste que « l'annonce est bien de Martelly » et que « le compte est opéré par le candidat lui-même » comme cela est de coutume sur le réseau social twitter.
Cette revendication de la victoire tombe deux jours après que le Conseil Electoral ait décidé du report au 4 avril de la proclamation des résultats préliminaires prévue pour le 31 mars et coïncide avec l'annonce le jeudi 31 mars que tous les procès-verbaux des votes pour la présidentielles ont été traités au Centre de tabulation des votes.
C'est la première fois que l'un des deux candidats engagés dans la course pour la présidentielle se déclare vainqueur en avançant des pourcentages.
Les avocats et l'équipe de campagne du candidat de Repons Peyzan donnent une conférence de presse à une heure trente cet après-midi au Plaza Hotel au centre de Port-au-Prince.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90846&PubDate=2011-03-31
mercredi 30 mars 2011
Haiti-Élections : La Coalition d’observation électorale demande au CEP de s’expliquer sur les 18 % de procès verbaux écartés
P-au-P., 29 mars 2011 [AlterPresse]--- La Coalition d’observation électorale, qui regroupe les organismes haïtiens ayant pris par à l’observation du second tour des élections présidentielles et législatives du 20 mars dernier, demandent au Conseil Électoral Provisoire (CEP) de faire le point sur les18% de procès verbaux écartés au niveau du Centre de Tabulation des Votes (CTV). « Le CEP doit fournir des précisions, avant la publication des résultats préliminaires, sur 18 % des procès verbaux mis à l’écart », déclare Rosny Desroches, directeur exécutif de l’Initiative de la Société Civile (ISC), lors d’une conférence de presse de la Coalition d’observation électorale.
Suivant les informations disponibles, ces procès verbaux qui seraient entachés d’irrégularités proviennent surtout des régions de l’Artibonite et de l’Ouest et ne seront pas pris en compte dans les résultats préliminaires.
Depuis la tenue du 2e tour des présidentielles et législatives, 55 % des procès verbaux disponibles sont déjà traités.
Cependant 5 % de ces documents demeurent encore en dehors du système, n’ayant toujours pas été acheminés au Centre de Tabulation.
« Nous ne sommes pas satisfaits du déroulement du processus de traitement des procès verbaux, car le Cep ne fournit pas assez d’explication sur l’avancement du processus », s’insurge Desroches.
Le directeur exécutif du Centre national d’observation des élections (CNO), Noel Laguerre abonde dans le même sens. « Pour éviter toute forme de diversion, le CEP doit apporter des éclaircissements non seulement sur le processus de comptage des votes au Centre de Tabulation mais aussi sur tout le vote », déclare-t-il.
En plus d’appeler le Cep à fournir des précisions sur l’avancement du processus de comptage des votes, Noel Laguerre et Rosny Desroches appellent les membres de l’institution électorale à respecter la date d’échéance de la publication des résultats préliminaires afin de calmer les esprits.
Mais en fin d’après-midi le CEP a annoncé que la publication des résultats partiels a été reportée au 4 avril en raison de dispositions prises face à « un niveau élevé de fraudes et d’irrégularités de diverses natures » qui a été décelé lors de la tabulation des votes.
Ces dispositions qui « se sont avérées nécessaires pour la fiabilité des résultats ont malheureusement affecté le rythme de travail du Centre de Tabulation, lequel n’est plus en mesure de produire son rapport à la date initialement prévue », indique le CEP dans un communiqué.
Pour éviter de nouvelles perturbations après les résultats du 2e tour du scrutin, les organismes haïtiens d’observation invitent les acteurs impliqués dans le processus, entre autres le Cep et les candidats, à faire preuve de maturité et de responsabilité dans la prise des décisions.
« Au Conseil électoral provisoire, nous recommandons de respecter les normes établies préalablement et de fournir à la population le maximum d’information possible sur l’avancement du processus, et aux candidats, nous disons de respecter les résultats finaux, car il faut qu’il y ait un perdant », déclare la Coalition d’observation électorale. [sfd gp apr 29/03/2011 16 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10836
Suivant les informations disponibles, ces procès verbaux qui seraient entachés d’irrégularités proviennent surtout des régions de l’Artibonite et de l’Ouest et ne seront pas pris en compte dans les résultats préliminaires.
Depuis la tenue du 2e tour des présidentielles et législatives, 55 % des procès verbaux disponibles sont déjà traités.
Cependant 5 % de ces documents demeurent encore en dehors du système, n’ayant toujours pas été acheminés au Centre de Tabulation.
« Nous ne sommes pas satisfaits du déroulement du processus de traitement des procès verbaux, car le Cep ne fournit pas assez d’explication sur l’avancement du processus », s’insurge Desroches.
Le directeur exécutif du Centre national d’observation des élections (CNO), Noel Laguerre abonde dans le même sens. « Pour éviter toute forme de diversion, le CEP doit apporter des éclaircissements non seulement sur le processus de comptage des votes au Centre de Tabulation mais aussi sur tout le vote », déclare-t-il.
En plus d’appeler le Cep à fournir des précisions sur l’avancement du processus de comptage des votes, Noel Laguerre et Rosny Desroches appellent les membres de l’institution électorale à respecter la date d’échéance de la publication des résultats préliminaires afin de calmer les esprits.
Mais en fin d’après-midi le CEP a annoncé que la publication des résultats partiels a été reportée au 4 avril en raison de dispositions prises face à « un niveau élevé de fraudes et d’irrégularités de diverses natures » qui a été décelé lors de la tabulation des votes.
Ces dispositions qui « se sont avérées nécessaires pour la fiabilité des résultats ont malheureusement affecté le rythme de travail du Centre de Tabulation, lequel n’est plus en mesure de produire son rapport à la date initialement prévue », indique le CEP dans un communiqué.
Pour éviter de nouvelles perturbations après les résultats du 2e tour du scrutin, les organismes haïtiens d’observation invitent les acteurs impliqués dans le processus, entre autres le Cep et les candidats, à faire preuve de maturité et de responsabilité dans la prise des décisions.
« Au Conseil électoral provisoire, nous recommandons de respecter les normes établies préalablement et de fournir à la population le maximum d’information possible sur l’avancement du processus, et aux candidats, nous disons de respecter les résultats finaux, car il faut qu’il y ait un perdant », déclare la Coalition d’observation électorale. [sfd gp apr 29/03/2011 16 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10836
HAITI: REPORT DE LA PUBLICATION DES RESULTAS DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES
La publication des résultats du deuxième tour de l'élection présidentielle haïtienne a été reportée mardi par le Conseil Électoral Provisoire (CEP).
Selon le site Haïti Libre, relayant un communiqué officiel du CEP, la publication des résultats préliminaires a été reportée au lundi 4 avril 2011.
«Le Conseil électoral provisoire (CEP) informe la population qu'un niveau élevé de fraudes et d'irrégularités de diverses natures a été décelé lors de la tabulation des votes», explique-t-on.
Initialement, les résultats préliminaires du second tour du 20 mars dernier devaient être publiés le 31 mars. À l'issu du premier tour du 28 novembre denier, Michel Martelly et Mirlande Manigat se sont affrontés au deuxième tour.
par Stéphane Waffo
http://www.branchez-vous.com/info/actualite/2011/03/haiti_report_des_resultats_de.html
Selon le site Haïti Libre, relayant un communiqué officiel du CEP, la publication des résultats préliminaires a été reportée au lundi 4 avril 2011.
«Le Conseil électoral provisoire (CEP) informe la population qu'un niveau élevé de fraudes et d'irrégularités de diverses natures a été décelé lors de la tabulation des votes», explique-t-on.
Initialement, les résultats préliminaires du second tour du 20 mars dernier devaient être publiés le 31 mars. À l'issu du premier tour du 28 novembre denier, Michel Martelly et Mirlande Manigat se sont affrontés au deuxième tour.
par Stéphane Waffo
http://www.branchez-vous.com/info/actualite/2011/03/haiti_report_des_resultats_de.html
Haïti: l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier quitte l'hôpital
PORT-AU-PRINCE - L'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier a quitté mardi l'hôpital de Port-au-Prince où il avait été admis il y a une semaine pour des problèmes de santé, a indiqué à l'AFP sa compagne Véronique Roy. "Oui, il (M. Duvalier) va rentrer chez lui, il va beaucoup mieux", a-t-elle déclaré.
Cependant, un proche de l'ancien dictateur a estimé sous couvert de l'anonymat que celui-ci était toujours souffrant: "Il est très malade, mais je ne saurais vous expliquer (pourquoi). Il rentre, parce qu'à la maison il pourra recevoir la visite de ses proches".
Des partisans de l'ancien dictateur âgé de 59 ans avaient campé par solidarité devant le centre de santé privé dans lequel il avait été admis il y a une semaine. Mardi, ils étaient plusieurs centaines devant l'établissement pour sa sortie, a constaté un photographe de l'AFP.
Revenu en Haïti le 16 janvier après 25 années d'exil en France, Jean-Claude Duvalier, dit "Baby doc", est poursuivi par la justice haïtienne pour corruption et détournements de fonds, tandis que plusieurs plaintes pour crimes contre l'humanité ont été déposées contre lui par d'anciens opposants à son régime.
Un juge d'instruction a délivré la semaine dernière une "ordonnance d'assignation à résidence" contre M. Duvalier, qui lui interdit de quitter la capitale.
Cette décision est contestée par ses avocats, qui ont fait appel. "M. Duvalier doit pouvoir se déplacer normalement, cette décision est arbitraire", a déclaré Me Reynold Georges.
http://www.romandie.com/infos/news2/110329160137.phvjycjv.asp
Cependant, un proche de l'ancien dictateur a estimé sous couvert de l'anonymat que celui-ci était toujours souffrant: "Il est très malade, mais je ne saurais vous expliquer (pourquoi). Il rentre, parce qu'à la maison il pourra recevoir la visite de ses proches".
Des partisans de l'ancien dictateur âgé de 59 ans avaient campé par solidarité devant le centre de santé privé dans lequel il avait été admis il y a une semaine. Mardi, ils étaient plusieurs centaines devant l'établissement pour sa sortie, a constaté un photographe de l'AFP.
Revenu en Haïti le 16 janvier après 25 années d'exil en France, Jean-Claude Duvalier, dit "Baby doc", est poursuivi par la justice haïtienne pour corruption et détournements de fonds, tandis que plusieurs plaintes pour crimes contre l'humanité ont été déposées contre lui par d'anciens opposants à son régime.
Un juge d'instruction a délivré la semaine dernière une "ordonnance d'assignation à résidence" contre M. Duvalier, qui lui interdit de quitter la capitale.
Cette décision est contestée par ses avocats, qui ont fait appel. "M. Duvalier doit pouvoir se déplacer normalement, cette décision est arbitraire", a déclaré Me Reynold Georges.
http://www.romandie.com/infos/news2/110329160137.phvjycjv.asp
lundi 28 mars 2011
Haiti : le Général Luiz Eduardo Ramos aux commandes de la Minustah
Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies (ONU), a nommé hier, le Général Luiz Eduardo Ramos Pereira comme Commandant de la Force de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d'Haïti (Minustah). Il remplacera le Général Brésilien Luiz Guilherme Paul Cruz, dont le mandat en tant que commandant de la Minustah se termine le 31 de ce mois. Par Julien Mercier ]
Entré dans l'armée brésilienne en janvier 1976, le Général Luiz Ramos a eu une carrière distinguée, occupant de nombreux postes à responsabilités. Parvenu au grade de colonel, il a été nommé Commandant adjoint à la brigade aéroportée de Rio de Janeiro, entre 2007 et 2009.
Après avoir été promu au rang de général de division, il a pris la tête de la huitième Brigade d’infanterie légère à Rio Grande Do Sul (état méridional du Brésil), en 2010 et 2011.
Il a une expérience considérable du commandement et de l’encadrement de troupes au sein de l’armée brésilienne, ainsi que comme instructeur à l’Académie militaire du Brésil.
D’octobre 1992 à octobre 1993, il était observateur militaire des Nations Unies au sein du Commandement de la Force en Bosnie-Herzégovine. De juin 2005 à juin 2007, il était attaché militaire à l’Ambassade du Brésil à Tel-Aviv, en Israël.
La mission de l'ONU en Haïti, la Minustah, a un effectif de 8742 soldats, dont 2187 Brésiliens. Le Brésil commande d'ailleurs les troupes de la Minustah depuis 2004, année du départ en exile du Président Aristide, revenu le 18 mars.
Julien Mercier - DOMactu.com
http://www.domactu.com/actualite/13251942709747/guadeloupe-haiti-le-general-luiz-eduardo-ramos-aux-commandes-de-la-minustah/
Entré dans l'armée brésilienne en janvier 1976, le Général Luiz Ramos a eu une carrière distinguée, occupant de nombreux postes à responsabilités. Parvenu au grade de colonel, il a été nommé Commandant adjoint à la brigade aéroportée de Rio de Janeiro, entre 2007 et 2009.
Après avoir été promu au rang de général de division, il a pris la tête de la huitième Brigade d’infanterie légère à Rio Grande Do Sul (état méridional du Brésil), en 2010 et 2011.
Il a une expérience considérable du commandement et de l’encadrement de troupes au sein de l’armée brésilienne, ainsi que comme instructeur à l’Académie militaire du Brésil.
D’octobre 1992 à octobre 1993, il était observateur militaire des Nations Unies au sein du Commandement de la Force en Bosnie-Herzégovine. De juin 2005 à juin 2007, il était attaché militaire à l’Ambassade du Brésil à Tel-Aviv, en Israël.
La mission de l'ONU en Haïti, la Minustah, a un effectif de 8742 soldats, dont 2187 Brésiliens. Le Brésil commande d'ailleurs les troupes de la Minustah depuis 2004, année du départ en exile du Président Aristide, revenu le 18 mars.
Julien Mercier - DOMactu.com
http://www.domactu.com/actualite/13251942709747/guadeloupe-haiti-le-general-luiz-eduardo-ramos-aux-commandes-de-la-minustah/
dimanche 27 mars 2011
PARTIR SANS VOUS
Partir sur l’élan vague et eternel
Des sens en folie
Des sensations givrées
Envoûtée par les effluves acerbes
De l’euphorie de l’extase
D’une simple ouverture blindée de portes
Sur ce spectre vif,
Néant atone longtemps rêvé
Et la plaie béante
Initiatrice habile de désintégration
S’insinue avec malices
Dans le sillon des cicatrices
S’efface dans l’antre hardi
De la chair en décomposition
Les entailles se refermant
A tombeaux ouverts
La peur s’estompe
L’angoisse s’étiole
Et se dissout l’amertume
Dans l’immensité obscure
Rythmée d’épaississements burlesques
Des instants infinis
Et le merveilleux s’ellipse
L’imaginaire se fond
L’essence se fendille
En milles éclats mornes
De fierté devenue dérisions
L’âme, le sens des désirs
S’enlisant dans le sillage ovale
Du mirage hyperbolique
Sur les contours du dernier souffle
Au rythme de dernier soupir
Jonas Jolivert
Marseille : 27/03/2011
mardi 22 mars 2011
lundi 21 mars 2011
La présence du SCFP et de l’AFPC en Haïti, une contribution utile et appréciée
Port-au-Prince, le lundi 21 mars 2011 - Quatre représentants du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et une représentante de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) sont présentement sur place en Haïti pour lancer la construction d’un nouvel édifice pour des syndicats haïtiens. Ils sont également accompagnés de Denis Malo de la firme Courbec, spécialisée en gestion et développement immobiliers. L’ancien quartier général de la Confédération des travailleurs et travailleuses des secteurs public et privé (CTSP) a été détruit lors du tremblement de terre le 12 janvier 2010. Depuis, ces syndicats haïtiens opèrent sous une tente de dix sur douze pieds.
Cette construction est rendue possible grâce à la contribution du SCFP et de l’AFPC, mais également de l’Union internationale des employés des services (UIES), le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) et l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).
«Nous sommes ici pour lancer la construction du nouvel édifice syndical, affirme Claude Généreux, secrétaire-trésorier national du SCFP. Nous avons même assisté aux travaux de nettoyage du terrain où sera bâti le nouvel édifice de la CTSP.» La délégation a aussi rencontré l’ingénieur haïtien impliqué dans le projet de reconstruction. «De plus, en parlant à d’autres acteurs sur le terrain, nous avons vite constaté que l’acquisition d’une camionnette constituerait un outil essentiel non seulement pour aider à la reconstruction des bureaux, mais pour les actions syndicales de la CTSP à plus long terme. Les coûts du projet de reconstruction sont évalués à près de 100,000 dollars.
Nous sommes allés plus loin, en offrant de la formation à une quinzaine de leaders syndicaux, notamment sur la gestion financière syndicale. Alors que l’aide internationale n’a pas toujours l’impact souhaité, cette collaboration intersyndicale représente notre effort dans la reconstruction non seulement de l’infrastructure mais aussi de la capacité des syndicats et de la société civile haïtienne.»
Sarah Bélanger de l’AFPC s’est déclarée privilégiée de participer à ce projet. «C’est important pour nous que ça soit les travailleurs et les travailleuses d’ici, avec un ingénieur haïtien, qui aient identifié leurs besoins. Nous, on est là pour les appuyer», a rajouté la représentante de l’AFPC.
Le président de la Confédération des travailleurs et des travailleuses des secteurs public et privé (CTSP), Dukens Raphaël, est reconnaissant de la contribution du SCFP, de l’ACFP et des autres syndicats canadiens: «C’est avec beaucoup de satisfaction et de solidarité que nous recevons cet appui des syndicalistes canadiens et nous sommes extrêmement heureux que cette aide entre dans sa phase d’exécution», a affirmé M. Raphaël. La CTSP compte 6000 membres de douze syndicats différents.
Les représentants du SCFP et de l’AFPC étaient encore présents en Haïti lors du deuxième tour des élections présidentielles de dimanche.
http://scfp.qc.ca/modules/communiques/communique.php?id=1357&langue=fr&menu=74&sousmenu=42
Cette construction est rendue possible grâce à la contribution du SCFP et de l’AFPC, mais également de l’Union internationale des employés des services (UIES), le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) et l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).
«Nous sommes ici pour lancer la construction du nouvel édifice syndical, affirme Claude Généreux, secrétaire-trésorier national du SCFP. Nous avons même assisté aux travaux de nettoyage du terrain où sera bâti le nouvel édifice de la CTSP.» La délégation a aussi rencontré l’ingénieur haïtien impliqué dans le projet de reconstruction. «De plus, en parlant à d’autres acteurs sur le terrain, nous avons vite constaté que l’acquisition d’une camionnette constituerait un outil essentiel non seulement pour aider à la reconstruction des bureaux, mais pour les actions syndicales de la CTSP à plus long terme. Les coûts du projet de reconstruction sont évalués à près de 100,000 dollars.
Nous sommes allés plus loin, en offrant de la formation à une quinzaine de leaders syndicaux, notamment sur la gestion financière syndicale. Alors que l’aide internationale n’a pas toujours l’impact souhaité, cette collaboration intersyndicale représente notre effort dans la reconstruction non seulement de l’infrastructure mais aussi de la capacité des syndicats et de la société civile haïtienne.»
Sarah Bélanger de l’AFPC s’est déclarée privilégiée de participer à ce projet. «C’est important pour nous que ça soit les travailleurs et les travailleuses d’ici, avec un ingénieur haïtien, qui aient identifié leurs besoins. Nous, on est là pour les appuyer», a rajouté la représentante de l’AFPC.
Le président de la Confédération des travailleurs et des travailleuses des secteurs public et privé (CTSP), Dukens Raphaël, est reconnaissant de la contribution du SCFP, de l’ACFP et des autres syndicats canadiens: «C’est avec beaucoup de satisfaction et de solidarité que nous recevons cet appui des syndicalistes canadiens et nous sommes extrêmement heureux que cette aide entre dans sa phase d’exécution», a affirmé M. Raphaël. La CTSP compte 6000 membres de douze syndicats différents.
Les représentants du SCFP et de l’AFPC étaient encore présents en Haïti lors du deuxième tour des élections présidentielles de dimanche.
http://scfp.qc.ca/modules/communiques/communique.php?id=1357&langue=fr&menu=74&sousmenu=42
Rodney Saint-Eloi a lancé les Rencontres francophones -
Depuis 16 ans, l'espace Senghor organise les Rencontres francophones destinées à promouvoir les littératures francophones et les cultures qu'elles expriment, dans une optique d'ouverture à l'autre et d'échanges. « Cette année, annonce Isabelle Lamy, la directrice de l'espace, c'est Haïti qui est l'invité d'honneur. » Pour lancer ces rencontres, c'est Rodney Saint-Eloy, écrivain haïtien et directeur-éditeur de Mémoire d'encrier (Montréal) qui est venu pour répondre aux nombreuses questions de Bernard Magnier, animateur de cette soirée Latitudes. Rodney vit actuellement à Montréal mais sillonne les Caraïbes, l'Afrique et l'Europe pour faire découvrir les auteurs haïtiens.
Très vite, Rodney captive le public par ses propos. « En Haïti, le livre est partout. Chez ma grand-grand mère (arrière-grand-mère), les livres étaient présents. Elle me faisait lire et répéter des textes dès mon plus jeune âge. Ce n'est qu'après, vers mes 16-17 ans, que je me suis aperçu qu'elle ne savait pas lire... L'important c'est la présence du livre dans les familles. » Puis les échanges ont permis d'aller à la découverte de la littérature haïtienne, de ses auteurs. Une belle soirée conclue par une séance de dédicaces.
Samedi 19 mars, vernissage de « A deux mains l'instant ». Jimmy Apourou, d'origine guadeloupéenne, est plasticien et poète. Il aborde également l'émotion humaine par ses oeuvres mixtes où il marie les mots aux matières, aux formes et aux couleurs. « Avec lui, Elodie Barthélemy est une plasticienne de culture franco-haïtienne. » Son travail explore les liens à tisser entre les identités multiples, les rites de passage à réinventer. Il prend différentes formes : dessins, peinture, sculpture, installations... « A quatre mains, ils nous ouvrent les portes de leur humanité. » Toutes ces oeuvres seront à découvrir lors du vernissage ce samedi à partir de 17 h 30. L'exposition est en entrée libre jusqu'au 9 avril.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Rodney-Saint-Eloi-a-lance-les-Rencontres-francophones-_14042-avd-20110319-60115992_actuLocale.Htm
Très vite, Rodney captive le public par ses propos. « En Haïti, le livre est partout. Chez ma grand-grand mère (arrière-grand-mère), les livres étaient présents. Elle me faisait lire et répéter des textes dès mon plus jeune âge. Ce n'est qu'après, vers mes 16-17 ans, que je me suis aperçu qu'elle ne savait pas lire... L'important c'est la présence du livre dans les familles. » Puis les échanges ont permis d'aller à la découverte de la littérature haïtienne, de ses auteurs. Une belle soirée conclue par une séance de dédicaces.
Samedi 19 mars, vernissage de « A deux mains l'instant ». Jimmy Apourou, d'origine guadeloupéenne, est plasticien et poète. Il aborde également l'émotion humaine par ses oeuvres mixtes où il marie les mots aux matières, aux formes et aux couleurs. « Avec lui, Elodie Barthélemy est une plasticienne de culture franco-haïtienne. » Son travail explore les liens à tisser entre les identités multiples, les rites de passage à réinventer. Il prend différentes formes : dessins, peinture, sculpture, installations... « A quatre mains, ils nous ouvrent les portes de leur humanité. » Toutes ces oeuvres seront à découvrir lors du vernissage ce samedi à partir de 17 h 30. L'exposition est en entrée libre jusqu'au 9 avril.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Rodney-Saint-Eloi-a-lance-les-Rencontres-francophones-_14042-avd-20110319-60115992_actuLocale.Htm
Journée historique en Haïti
Agence QMI Caroline d’Astous
20/03/2011 20h48
PORT-AU-PRINCE, Haïti - Les cris de joie ont coloré les dernières heures de l’élection présidentielle en Haïti.
Dans les rues de Port-au-Prince, plusieurs citoyens ont pris d’assaut la rue pour manifester leur satisfaction quant au déroulement de la journée du scrutin.
Une journée que plusieurs observateurs internationaux et le personnel électoral ont qualifiée d’historique. «C’est une journée historique en Haïti par rapport à l’engouement des électeurs à aller voter», a mentionné le porte-parole du Conseil électoral provisoire, Richardson Dumal.
Aux environs de 14 heures, le Conseil électoral se disait confiant de dépasser le taux de participation du premier tour de scrutin du 28 novembre 2010, estimé à 23%. «On estime que le taux de participation devrait osciller autour des 60%», a renchéri le porte-parole du conseil.
Le second tour de l’élection présidentielle haïtienne a débuté à 6 heures. Dès les premières heures du scrutin, plusieurs irrégularités ont perturbé le déroulement du vote.
Dans certains secteurs du pays, principalement dans la zone métropolitaine du Nord, les Centres de votation ont ouvert avec plus de deux heures de retard. Une situation causée par la difficulté dans l’acheminement du matériel électoral.
«Il y a eu des erreurs dans l’acheminement du matériel. Il manquait des urnes dans certains secteurs ainsi que des marqueurs d’encre indélébile afin d’identifier les électeurs qui avaient voté», a expliqué M. Dumal.
Face à la situation, les intervenants à la radio haïtienne ont appelé les électeurs à faire preuve de patience et de tolérance. La présence policière et militaire était également très visible dans les zones qualifiées de rouges sur le plan des tensions possibles.
Pour éviter les débordements ainsi que les attroupements, le gouvernement et le Conseil électoral provisoire avaient mis en place plusieurs mesures. Les véhicules de transport public ainsi que les motos taxis avaient interdiction de circuler. La vente d’alcool a également été prohibée toute la journée de l'élection.
Du côté des deux équipes candidates à la présidence, Mirlande Manigat et Michel Joseph Martelly, la consigne était claire: éviter tout appel à la manifestation partisane dans les rues. Une règle respectée tout au long de la journée par les différentes formations.
En milieu d’après-midi, le Conseil électoral provisoire a lancé un appel à prolonger l’heure d’ouverture des Centres de votation à 17 heures dans les zones qui ont connu des retards. Une mesure qui a réjoui les électeurs, nombreux à faire la file pour voter.
Le décompte des bulletins de vote a eu lieu dès la fermeture des Centres de votation et un procès-verbal des résultats a été remis aux mandataires des deux candidats en lice, ce qui pourrait permettre de déceler rapidement une tendance dans le scrutin.
La publication des résultats préliminaires est prévue pour le 31 mars. Après une période de contestation, le Conseil électoral publiera les résultats finaux le 16 avril. La passation du pouvoir est prévue pour le 14 mai.
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/03/20110320-204836.html
20/03/2011 20h48
PORT-AU-PRINCE, Haïti - Les cris de joie ont coloré les dernières heures de l’élection présidentielle en Haïti.
Dans les rues de Port-au-Prince, plusieurs citoyens ont pris d’assaut la rue pour manifester leur satisfaction quant au déroulement de la journée du scrutin.
Une journée que plusieurs observateurs internationaux et le personnel électoral ont qualifiée d’historique. «C’est une journée historique en Haïti par rapport à l’engouement des électeurs à aller voter», a mentionné le porte-parole du Conseil électoral provisoire, Richardson Dumal.
Aux environs de 14 heures, le Conseil électoral se disait confiant de dépasser le taux de participation du premier tour de scrutin du 28 novembre 2010, estimé à 23%. «On estime que le taux de participation devrait osciller autour des 60%», a renchéri le porte-parole du conseil.
Le second tour de l’élection présidentielle haïtienne a débuté à 6 heures. Dès les premières heures du scrutin, plusieurs irrégularités ont perturbé le déroulement du vote.
Dans certains secteurs du pays, principalement dans la zone métropolitaine du Nord, les Centres de votation ont ouvert avec plus de deux heures de retard. Une situation causée par la difficulté dans l’acheminement du matériel électoral.
«Il y a eu des erreurs dans l’acheminement du matériel. Il manquait des urnes dans certains secteurs ainsi que des marqueurs d’encre indélébile afin d’identifier les électeurs qui avaient voté», a expliqué M. Dumal.
Face à la situation, les intervenants à la radio haïtienne ont appelé les électeurs à faire preuve de patience et de tolérance. La présence policière et militaire était également très visible dans les zones qualifiées de rouges sur le plan des tensions possibles.
Pour éviter les débordements ainsi que les attroupements, le gouvernement et le Conseil électoral provisoire avaient mis en place plusieurs mesures. Les véhicules de transport public ainsi que les motos taxis avaient interdiction de circuler. La vente d’alcool a également été prohibée toute la journée de l'élection.
Du côté des deux équipes candidates à la présidence, Mirlande Manigat et Michel Joseph Martelly, la consigne était claire: éviter tout appel à la manifestation partisane dans les rues. Une règle respectée tout au long de la journée par les différentes formations.
En milieu d’après-midi, le Conseil électoral provisoire a lancé un appel à prolonger l’heure d’ouverture des Centres de votation à 17 heures dans les zones qui ont connu des retards. Une mesure qui a réjoui les électeurs, nombreux à faire la file pour voter.
Le décompte des bulletins de vote a eu lieu dès la fermeture des Centres de votation et un procès-verbal des résultats a été remis aux mandataires des deux candidats en lice, ce qui pourrait permettre de déceler rapidement une tendance dans le scrutin.
La publication des résultats préliminaires est prévue pour le 31 mars. Après une période de contestation, le Conseil électoral publiera les résultats finaux le 16 avril. La passation du pouvoir est prévue pour le 14 mai.
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/03/20110320-204836.html
Présidentielle en Haïti: «la démocratie a triomphé»
Agence France-Presse.- 20/03/2011
Le président du Conseil électoral provisoire haïtien (CEP), Gaillot Dorsinvil, a estimé dimanche que la démocratie avait triomphé, après la fin du deuxième tour de l'élection présidentielle, marqué par quelques irrégularités mais globalement calme.
«La démocratie a triomphé et permettez-moi de saluer le premier artisan de cette victoire: le peuple haïtien», a lancé Gaillot Dorsinvil après la fin du scrutin au cours duquel les 4,7 millions d'électeurs haïtiens étaient appelés à se choisir un nouveau président. Mirlande Manigat, une ancienne Première dame, était aux prises avec Michel Martelly, un chanteur populaire.
«Le peuple haïtien a répondu massivement à l'appel et a fait ses choix. Le dépouillement se poursuit dans les bureaux de vote. Les résultats préliminaires seront publiés le 31 mars», a ajouté Gaillot Dorsinvil.
Le directeur général du CEP Pierre-Louis Opont ainsi que le porte-parole adjoint de la police nationale haïtienne, Garry Desrosiers, ont fait part de la mort de deux personnes lors de violences liées au scrutin, l'une dans le département du Nord-Ouest, l'autre dans l'Artibonite (Nord).
La police nationale haïtienne a également procédé à une vingtaine d'arrestations liées à des fraudes.
Mais, globalement, le CEP a souligné le calme qui a régné lors de cette journée, contrastant avec les violences survenues après le premier tour de la présidentielle, en novembre dernier.
«Quelques incidents ont été enregistrés, mais ils n'auront pas d'impact sur l'ensemble de l'opération électorale», a souligné M. Dorsinvil, lors d'un entretien accordé à l'AFP. http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/03/20110320-225121.html
Le président du Conseil électoral provisoire haïtien (CEP), Gaillot Dorsinvil, a estimé dimanche que la démocratie avait triomphé, après la fin du deuxième tour de l'élection présidentielle, marqué par quelques irrégularités mais globalement calme.
«La démocratie a triomphé et permettez-moi de saluer le premier artisan de cette victoire: le peuple haïtien», a lancé Gaillot Dorsinvil après la fin du scrutin au cours duquel les 4,7 millions d'électeurs haïtiens étaient appelés à se choisir un nouveau président. Mirlande Manigat, une ancienne Première dame, était aux prises avec Michel Martelly, un chanteur populaire.
«Le peuple haïtien a répondu massivement à l'appel et a fait ses choix. Le dépouillement se poursuit dans les bureaux de vote. Les résultats préliminaires seront publiés le 31 mars», a ajouté Gaillot Dorsinvil.
Le directeur général du CEP Pierre-Louis Opont ainsi que le porte-parole adjoint de la police nationale haïtienne, Garry Desrosiers, ont fait part de la mort de deux personnes lors de violences liées au scrutin, l'une dans le département du Nord-Ouest, l'autre dans l'Artibonite (Nord).
La police nationale haïtienne a également procédé à une vingtaine d'arrestations liées à des fraudes.
Mais, globalement, le CEP a souligné le calme qui a régné lors de cette journée, contrastant avec les violences survenues après le premier tour de la présidentielle, en novembre dernier.
«Quelques incidents ont été enregistrés, mais ils n'auront pas d'impact sur l'ensemble de l'opération électorale», a souligné M. Dorsinvil, lors d'un entretien accordé à l'AFP. http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/03/20110320-225121.html
samedi 19 mars 2011
Les Haïtiens appelés aux urnes pour élire leur président
Le Point.fr - Publié le 19/03/2011 à 16:30
Le deuxième tour du scrutin est compliqué par le retour de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide.SOURCE AFP
La campagne électorale a pris fin dans la nuit en Haïti, avant le deuxième tour de l'élection présidentielle de dimanche, dominé par le retour triomphal de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide. La campagne opposant le chanteur Michel Martelly à l'intellectuelle Mirlande Manigat a pris fin officiellement à minuit vendredi, quelques heures après le retour de l'ex-président de sept années d'exil en Afrique du Sud.
Mirlande Manigat, une ancienne première dame âgée de 70 ans, n'a pu prononcer son discours final de campagne : une panne d'électricité a provoqué l'annulation de son dernier rassemblement électoral à Port-au-Prince. Selon un dernier sondage publié jeudi, Michel Martelly, mieux connu sous son nom d'artiste de "Sweet Micky", l'emporterait dimanche avec 53,4 % des suffrages, contre 46,6 % seulement à Mirlande Manigat. Mais la participation, notoirement faible dans le pays le plus pauvre des Amériques, rend tout pronostic très difficile : à peine 23 % des électeurs inscrits s'étaient déplacés lors du premier tour, le 28 novembre, pour départager les 18 candidats initiaux.
Aristide en embuscade
Cette fois, le scrutin est compliqué par le retour de Jean-Bertrand Aristide, qui reste très populaire auprès des plus pauvres, au point que nombre de ses partisans pourraient décider de bouder les urnes. Jean-Bertrand Aristide, 57 ans, avait dû quitter le pouvoir en 2004 sous la menace d'une insurrection armée et des pressions des États-Unis et de la France, qui lui reprochaient son incompétence. Paris et Washington ont mis en garde contre son retour à deux jours des élections, disant redouter un bouleversement du processus électoral.
L'ancien président, accueilli par des milliers de gens à l'aéroport de Port-au-Prince, assure vouloir travailler dans le secteur éducatif afin d'aider son pays à se remettre du terrible tremblement de terre qui a dévasté la capitale et sa région en janvier 2010. Mais il ne s'abstient pas de toute déclaration politique : dès son retour vendredi, il a condamné l'exclusion de son parti du processus électoral. Il a aussi estimé que l'état du pays s'était dégradé depuis son départ du pouvoir : "Depuis sept ans, l'état du malade Haïti a empiré", a-t-il lancé.
Atmosphère tendue
Également rentré en Haïti dans l'entre-deux-tours après 25 ans d'exil en France, l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier avait déjà compliqué le jeu politique. Il est poursuivi par la justice haïtienne pour corruption et visé par plusieurs plaintes pour crimes contre l'humanité.
Dans un pays sans armée et contrôlé par les casques bleus de l'ONU, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a espéré samedi que le scrutin se déroule "dans une atmosphère calme et pacifique". Les résultats du premier tour annoncés début décembre avaient donné lieu à des violences qui ont fait plusieurs morts. Le conseil électoral avait finalement modifié les résultats et exclu de la course pour le second tour le candidat du parti au pouvoir, Jude Célestin, accusé d'avoir bénéficié de fraudes, au profit de Mirlande Martelly. La semaine dernière, trois jeunes hommes qui collaient des affiches pour Mirlande Manigat ont été assassinés.
Les résultats préliminaires seront annoncés le 31 mars et les résultats définitifs le 16 avril. Les quelque 4,7 millions d'électeurs doivent aussi désigner dimanche leurs sénateurs et députés.
http://www.lepoint.fr/monde/les-haitiens-appeles-aux-urnes-pour-elire-leur-president-19-03-2011-1308711_24.php
Le deuxième tour du scrutin est compliqué par le retour de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide.SOURCE AFP
La campagne électorale a pris fin dans la nuit en Haïti, avant le deuxième tour de l'élection présidentielle de dimanche, dominé par le retour triomphal de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide. La campagne opposant le chanteur Michel Martelly à l'intellectuelle Mirlande Manigat a pris fin officiellement à minuit vendredi, quelques heures après le retour de l'ex-président de sept années d'exil en Afrique du Sud.
Mirlande Manigat, une ancienne première dame âgée de 70 ans, n'a pu prononcer son discours final de campagne : une panne d'électricité a provoqué l'annulation de son dernier rassemblement électoral à Port-au-Prince. Selon un dernier sondage publié jeudi, Michel Martelly, mieux connu sous son nom d'artiste de "Sweet Micky", l'emporterait dimanche avec 53,4 % des suffrages, contre 46,6 % seulement à Mirlande Manigat. Mais la participation, notoirement faible dans le pays le plus pauvre des Amériques, rend tout pronostic très difficile : à peine 23 % des électeurs inscrits s'étaient déplacés lors du premier tour, le 28 novembre, pour départager les 18 candidats initiaux.
Aristide en embuscade
Cette fois, le scrutin est compliqué par le retour de Jean-Bertrand Aristide, qui reste très populaire auprès des plus pauvres, au point que nombre de ses partisans pourraient décider de bouder les urnes. Jean-Bertrand Aristide, 57 ans, avait dû quitter le pouvoir en 2004 sous la menace d'une insurrection armée et des pressions des États-Unis et de la France, qui lui reprochaient son incompétence. Paris et Washington ont mis en garde contre son retour à deux jours des élections, disant redouter un bouleversement du processus électoral.
L'ancien président, accueilli par des milliers de gens à l'aéroport de Port-au-Prince, assure vouloir travailler dans le secteur éducatif afin d'aider son pays à se remettre du terrible tremblement de terre qui a dévasté la capitale et sa région en janvier 2010. Mais il ne s'abstient pas de toute déclaration politique : dès son retour vendredi, il a condamné l'exclusion de son parti du processus électoral. Il a aussi estimé que l'état du pays s'était dégradé depuis son départ du pouvoir : "Depuis sept ans, l'état du malade Haïti a empiré", a-t-il lancé.
Atmosphère tendue
Également rentré en Haïti dans l'entre-deux-tours après 25 ans d'exil en France, l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier avait déjà compliqué le jeu politique. Il est poursuivi par la justice haïtienne pour corruption et visé par plusieurs plaintes pour crimes contre l'humanité.
Dans un pays sans armée et contrôlé par les casques bleus de l'ONU, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a espéré samedi que le scrutin se déroule "dans une atmosphère calme et pacifique". Les résultats du premier tour annoncés début décembre avaient donné lieu à des violences qui ont fait plusieurs morts. Le conseil électoral avait finalement modifié les résultats et exclu de la course pour le second tour le candidat du parti au pouvoir, Jude Célestin, accusé d'avoir bénéficié de fraudes, au profit de Mirlande Martelly. La semaine dernière, trois jeunes hommes qui collaient des affiches pour Mirlande Manigat ont été assassinés.
Les résultats préliminaires seront annoncés le 31 mars et les résultats définitifs le 16 avril. Les quelque 4,7 millions d'électeurs doivent aussi désigner dimanche leurs sénateurs et députés.
http://www.lepoint.fr/monde/les-haitiens-appeles-aux-urnes-pour-elire-leur-president-19-03-2011-1308711_24.php
Sitôt rentré en Haïti, Jean-Bertrand Aristide parle politique
18/03/2011
Tout juste rentré en Haïti après sept ans d'exil, l'ex-président Jean-Bertrand Aristide n'a pas perdu une seconde avant de parler politique et des élections qui auront lieu dimanche, décriant l'absence de son propre parti, Fanmi Lavalas, sur les bulletins de vote.
«L'exclusion de Lavalas aux élections, c'est l'exclusion de la majorité des Haïtiens. La solution est dans l'inclusion», a dit Jean-Bertrand Aristide en créole lors du discours de retour qu'il a prononcé à l'aéroport de Port-au-Prince, laissant entendre qu'il pourrait contester la légalité du deuxième tour du scrutin présidentiel qui doit avoir lieu dimanche.
Dans son discours d'une quinzaine de minutes, celui qui a été le premier président démocratiquement élu du petit pays des Antilles a appelé la population à «marquer la fin de (son) exil et du coup d'États de 2004», en faisant référence à son départ forcé d'Haïti sous les auspices des États-Unis il y a sept ans.
M. Aristide, aujourd'hui âgé de 57 ans, s'est adressé en cinq langues aux journalistes et aux dignitaires qui s'étaient rassemblés à l'aéroport pour son retour, appréhendé par plusieurs. Ayant quitté l'Afrique du Sud jeudi soir, l'ex-président, sa femme et ses deux filles sont arrivés à Port-au-Prince à 9h10 ce matin à bord d'un avion nolisé.
Après sa première allocution publique, Jean-Bertrand Aristide a pris un bain de foule en rentrant à Tabarre où se trouve sa résidence. L'entrée de sa villa qui a été décorée de petits drapeaux haïtiens pour l'occasion. Brandissant des photos de l'ex-président, des milliers de supporters ont souhaité un «bon retou» à l'ex-président alors que le Fanmi Lavalas diffusait des appels à manifester sur la principale place de Tabarre. Les scènes de joie se déroulaient sous l'oeil attentif de la force internationale déployée en Haïti, la Minustah.
Les États-Unis ont tenté jusqu'à la dernière minute de convaincre Jean-Bertrand Aristide de retarder son retour afin de ne pas perturber la tenue du scrutin de dimanche. Dans deux jours, les Haïtiens seront appelés à choisir entre l'ex-Première dame, Mirlande Manigat et la chanteur Michel Martelly. Selon les derniers sondages, ce dernier a une bonne longueur d'avance dans les intentions de vote.
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/3637.html
Tout juste rentré en Haïti après sept ans d'exil, l'ex-président Jean-Bertrand Aristide n'a pas perdu une seconde avant de parler politique et des élections qui auront lieu dimanche, décriant l'absence de son propre parti, Fanmi Lavalas, sur les bulletins de vote.
«L'exclusion de Lavalas aux élections, c'est l'exclusion de la majorité des Haïtiens. La solution est dans l'inclusion», a dit Jean-Bertrand Aristide en créole lors du discours de retour qu'il a prononcé à l'aéroport de Port-au-Prince, laissant entendre qu'il pourrait contester la légalité du deuxième tour du scrutin présidentiel qui doit avoir lieu dimanche.
Dans son discours d'une quinzaine de minutes, celui qui a été le premier président démocratiquement élu du petit pays des Antilles a appelé la population à «marquer la fin de (son) exil et du coup d'États de 2004», en faisant référence à son départ forcé d'Haïti sous les auspices des États-Unis il y a sept ans.
M. Aristide, aujourd'hui âgé de 57 ans, s'est adressé en cinq langues aux journalistes et aux dignitaires qui s'étaient rassemblés à l'aéroport pour son retour, appréhendé par plusieurs. Ayant quitté l'Afrique du Sud jeudi soir, l'ex-président, sa femme et ses deux filles sont arrivés à Port-au-Prince à 9h10 ce matin à bord d'un avion nolisé.
Après sa première allocution publique, Jean-Bertrand Aristide a pris un bain de foule en rentrant à Tabarre où se trouve sa résidence. L'entrée de sa villa qui a été décorée de petits drapeaux haïtiens pour l'occasion. Brandissant des photos de l'ex-président, des milliers de supporters ont souhaité un «bon retou» à l'ex-président alors que le Fanmi Lavalas diffusait des appels à manifester sur la principale place de Tabarre. Les scènes de joie se déroulaient sous l'oeil attentif de la force internationale déployée en Haïti, la Minustah.
Les États-Unis ont tenté jusqu'à la dernière minute de convaincre Jean-Bertrand Aristide de retarder son retour afin de ne pas perturber la tenue du scrutin de dimanche. Dans deux jours, les Haïtiens seront appelés à choisir entre l'ex-Première dame, Mirlande Manigat et la chanteur Michel Martelly. Selon les derniers sondages, ce dernier a une bonne longueur d'avance dans les intentions de vote.
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/3637.html
vendredi 18 mars 2011
Aristide jets back to Haiti and SA foots bill
SEAN CHRISTIE Mar 18 2011 09:28 The South African government has confirmed that ousted Haitian president Jean Bertrand-Aristide will end his seven-year exile in South Africa before the March 20 Haitian elections -- and that the South African taxpayer will now cover the costs of his journey.
"We covered the cost of Aristide's stay in South Africa and now we will facilitate his journey home," said department of international relations and cooperation spokesperson Clayson Monyela.
This could strain Pretoria's relations with Paris and Washington, which have actively sought to delay Aristide's return until after the elections. Monyela said Aristide would announce details of his travel arrangements himself from Lanseria International Airport late on Thursday evening, after the Mail & Guardian had gone to press. It was known that Aristide's lawyer, Ira Kurzban, and actor and activist Danny Glover would accompany Aristide home. Glover recently co-signed a letter to President Jacob Zuma asking that Aristide be allowed to return home.
According to Kurzban Aristide would return to Haiti via private jet, the charter costs of which had delayed Aristide's return thus far. No commercial airlines fly directly to Haiti and it is speculated that the United States government will not allow Aristide to transit through the US. A Lanseria-based charter company said it would cost "well over R6-million" to charter a flight to Haiti.
The cost of Aristide's seven-year stay in the country has run to tens of millions of rands, but it is widely believed he was hosted by South Africa at the behest of the US government. A source well acquainted with issues surrounding Aristide's exile confirmed that South Africa had agreed to keep Aristide until after the Haitian elections and that the French had applied more pressure to ensure that he stayed put.
http://www.mg.co.za/article/2011-03-18-aristide-jets-back-to-haiti-and-sa-foots-bill/
"We covered the cost of Aristide's stay in South Africa and now we will facilitate his journey home," said department of international relations and cooperation spokesperson Clayson Monyela.
This could strain Pretoria's relations with Paris and Washington, which have actively sought to delay Aristide's return until after the elections. Monyela said Aristide would announce details of his travel arrangements himself from Lanseria International Airport late on Thursday evening, after the Mail & Guardian had gone to press. It was known that Aristide's lawyer, Ira Kurzban, and actor and activist Danny Glover would accompany Aristide home. Glover recently co-signed a letter to President Jacob Zuma asking that Aristide be allowed to return home.
According to Kurzban Aristide would return to Haiti via private jet, the charter costs of which had delayed Aristide's return thus far. No commercial airlines fly directly to Haiti and it is speculated that the United States government will not allow Aristide to transit through the US. A Lanseria-based charter company said it would cost "well over R6-million" to charter a flight to Haiti.
The cost of Aristide's seven-year stay in the country has run to tens of millions of rands, but it is widely believed he was hosted by South Africa at the behest of the US government. A source well acquainted with issues surrounding Aristide's exile confirmed that South Africa had agreed to keep Aristide until after the Haitian elections and that the French had applied more pressure to ensure that he stayed put.
http://www.mg.co.za/article/2011-03-18-aristide-jets-back-to-haiti-and-sa-foots-bill/
Bon voyage, Jean-Bertrand Aristide
STUART GRAHAM JOHANNESBURG, SOUTH AFRICA - Mar 18 2011 07:26 Former Haitian leader Jean-Bertrand Aristide left South Africa for Haiti at 11.15pm on Thursday night, after more than seven years in exile in the country.
"The great day has arrived. The day to say goodbye before returning home," Aristide said at a briefing before his departure.
Actor Danny Glover preceded Aristide on to the plane, which left from Lanseria Airport.
Aristide was escorted aboard by International Relations and Cooperation Minister Maite Nkoana-Mashabane, but she did not accompany them on the flight.
They were followed by Aristide's wife Mildred and their children.
"We are delighted to return home after seven years," Aristide told a large media contingent.
"In Haiti also they are very happy because they were waiting for us and they have wanted for us to be back home as soon as possible. It's normal. Their dream will be fulfilled," said Aristide, who read his statement in isiZulu.
'Goodbye interaction'
Nkoana-Mashabane said Aristide, who received a doctorate from the University of South Africa for a comparative study on isiZulu and Haitian Creole, had held a "goodbye interaction" with President Jacob Zuma.
Nkoana-Mashabane said Zuma wished Aristide "bon voyage" and a happy landing as he set about trying to help rebuild Haiti, ravaged by an earthquake 14 months ago.
Aristide left the press conference without taking questions.
His stay in the country cost the South African taxpayer about R5-million a year.
In response to a Parliamentary question last year, Nkoana-Mashabane said that by June 2010 his stay had cost R30-million.
It was reported on Thursday that United States President Barack Obama tried to persuade Zuma to prevent Aristide, a former priest who worked in the slums, from returning to Haiti until it had held its presidential election at the weekend.
Aristide was twice president of Haiti and is popular among the Caribbean nation's poor, who make up the majority on the island.
Concern over return
In his first presidency he was ousted in a coup. He was restored to power in 1994 in a US military intervention ordered by then US president Bill Clinton.
He was re-elected years later, but fled on a US plane during a rebellion in 2004. Aristide claimed the US had kidnapped him.
US National Security Council spokesperson Tommy Vietor told the Associated Press that the United States, along with others in the international community, had deep concerns that Aristide's return to Haiti in the closing days of the election could be destabilising.
"President Obama reiterated ... his belief that the Haitian people deserve the chance to choose their government through peaceful, free, and fair elections [on] March 20," Vietor told AP.
Both of Haiti's presidential candidates, Michel Martelly and Mirlande Manigat, have said that Aristide has the right to return as a Haitian citizen.
South African Minister in the Presidency Collins Chabane said on Thursday that the country could not be held responsible for whether Aristide stayed or returned to Haiti.
"What I should stress is that we are not sending former president Aristide to Haiti.
"He was given the passport by the government of Haiti and we can't hold him hostage if he wants to go," Chabane said.
Aristide has said he will not be involved in politics in Haiti and wants to lead his foundation's efforts to improve education in the Caribbean nation. - Sapa
http://www.mg.co.za/article/2011-03-18-bon-voyage-jeanbertrand-aristide/
"The great day has arrived. The day to say goodbye before returning home," Aristide said at a briefing before his departure.
Actor Danny Glover preceded Aristide on to the plane, which left from Lanseria Airport.
Aristide was escorted aboard by International Relations and Cooperation Minister Maite Nkoana-Mashabane, but she did not accompany them on the flight.
They were followed by Aristide's wife Mildred and their children.
"We are delighted to return home after seven years," Aristide told a large media contingent.
"In Haiti also they are very happy because they were waiting for us and they have wanted for us to be back home as soon as possible. It's normal. Their dream will be fulfilled," said Aristide, who read his statement in isiZulu.
'Goodbye interaction'
Nkoana-Mashabane said Aristide, who received a doctorate from the University of South Africa for a comparative study on isiZulu and Haitian Creole, had held a "goodbye interaction" with President Jacob Zuma.
Nkoana-Mashabane said Zuma wished Aristide "bon voyage" and a happy landing as he set about trying to help rebuild Haiti, ravaged by an earthquake 14 months ago.
Aristide left the press conference without taking questions.
His stay in the country cost the South African taxpayer about R5-million a year.
In response to a Parliamentary question last year, Nkoana-Mashabane said that by June 2010 his stay had cost R30-million.
It was reported on Thursday that United States President Barack Obama tried to persuade Zuma to prevent Aristide, a former priest who worked in the slums, from returning to Haiti until it had held its presidential election at the weekend.
Aristide was twice president of Haiti and is popular among the Caribbean nation's poor, who make up the majority on the island.
Concern over return
In his first presidency he was ousted in a coup. He was restored to power in 1994 in a US military intervention ordered by then US president Bill Clinton.
He was re-elected years later, but fled on a US plane during a rebellion in 2004. Aristide claimed the US had kidnapped him.
US National Security Council spokesperson Tommy Vietor told the Associated Press that the United States, along with others in the international community, had deep concerns that Aristide's return to Haiti in the closing days of the election could be destabilising.
"President Obama reiterated ... his belief that the Haitian people deserve the chance to choose their government through peaceful, free, and fair elections [on] March 20," Vietor told AP.
Both of Haiti's presidential candidates, Michel Martelly and Mirlande Manigat, have said that Aristide has the right to return as a Haitian citizen.
South African Minister in the Presidency Collins Chabane said on Thursday that the country could not be held responsible for whether Aristide stayed or returned to Haiti.
"What I should stress is that we are not sending former president Aristide to Haiti.
"He was given the passport by the government of Haiti and we can't hold him hostage if he wants to go," Chabane said.
Aristide has said he will not be involved in politics in Haiti and wants to lead his foundation's efforts to improve education in the Caribbean nation. - Sapa
http://www.mg.co.za/article/2011-03-18-bon-voyage-jeanbertrand-aristide/
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