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lundi 21 février 2011

Haïti ...Des milliers d'Haïtiens manifestent pour le retour d'Aristide

Agence France-Presse 18/02/2011 16h26
PORT-AU-PRINCE - Plusieurs milliers de jeunes Haïtiens ont manifesté sans incident vendredi dans les rues de Port-au-Prince en faveur du retour de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide, à qui les autorités ont fait parvenir un passeport après sept ans d'exil.
La manifestation, qui était partie des quartiers pauvres de la capitale où l'ancien président compte de nombreux partisans, a fait le tour du centre-ville avant de se disperser dans le calme devant le palais présidentiel.
«Nous voulons Aristide en Haïti», «Vive le retour d'Aristide», pouvait-on lire sur des pancartes que des jeunes brandissaient, tandis que plusieurs manifestants montraient des portraits de l'ex-président, renversé en 2004 par une insurrection armée avec la bénédiction des Etats-Unis et de la France.
«Nous nous apprêtons à célébrer son retour comme il se doit, le jour s'approche», a dit un ancien collaborateur de M. Aristide, qui a refusé d'être nommément identifié. Il a précisé que des préparatifs étaient en cours pour offrir un accueil digne à l'ancien président, qui vit en exil en Afrique du Sud.
La ministre haïtienne des Affaires étrangères Marie-Michelle Rey a indiqué vendredi à l'AFP «qu'aucun contact» n'avait été établi entre son ministère et son homologue sud-africaine quant à un retour de M. Aristide.
Jeudi, la ministre des Affaires étrangères sud-africaine avait assuré que des démarches étaient en cours pour préparer le retour de M. Aristide dans son pays.
M. Aristide reste très populaire en Haïti et les Etats-Unis ont mis en garde contre son éventuel retour avant le 20 mars, date du 2e tour de l'élection présidentielle, disant craindre que le processus électoral ne soit perturbé.
Début février, les autorités haïtiennes ont délivré un passeport pour l'ex-président à son avocat aux Etats-Unis, Ira Kurzban. L'avocat avait alors annoncé que M. Aristide serait de retour «très bientôt» en Haïti.
Mi-janvier, M. Aristide avait expliqué vouloir rentrer au pays pour des raisons médicales et aussi «pour contribuer à servir (ses) frères et soeurs haïtiens en tant que simple citoyen dans le domaine de l'éducation».
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/02/20110218-162611.html

vendredi 18 février 2011

Haïti : Le Haut Plateau central au bord d’une crise environnementale

vendredi 18 février 2011 Correspondance spéciale : Ronel Odatte
Hinche (Haïti), 18 févr. 2011 [AlterPresse] --- Sécheresse, coupe anarchique des arbres, mauvaise gestion des déchets : le Haut Plateau central (au nord-est de la capitale) frôle la crise environnementale, alors que sa population vit entre l’aide des organisations non gouvernementales (Ong) et l’espoir de trouver un emploi dans les communautés limitrophes de ce département géographique en République Dominicaine, relève l’agence en ligne AlterPresse.
Entre 2001 et 2011, la température n’a pas cessé d’augmenter. Plusieurs espèces d’oiseaux ont déserté le département géographique, à l’image de la corneille, du ramier et du colibri, rapportent plusieurs habitants à AlterPresse.
L’eau, denrée inestimable, devient de plus en plus rare, le débit des rivières tend à diminuer, même pendant la période des pluies.
« Il n y a plus d’eau en abondance, le débit de la rivière Guayamouk (Ndlr : une déformation de l’expression « agua mucho ») alimentant le lac de Péligre diminue considérablement. Pourtant, le Haut Plateau Central faisait partie des régions d’Haïti ayant une forte pluviosité », constate Michelange Dérosier, maire adjoint de la commune de Hinche.
Les années semblent désormais être divisées en deux saisons : la période cyclonique et celle de la sécheresse.
Les deux dernières années (2009 et 2010) ont ainsi été particulièrement difficiles pour les agriculteurs du département du Centre. Plusieurs récoltes de maïs et de pois ont été détruites.
Les populations subiraient, jusqu’à présent, les effets de la sécheresse des années précédentes. avance Mérilus Bernard, coordonateur du conseil des assemblées de la section communale d’Aguahédionde, rive gauche (commune de Hinche).
Les produits agricoles, en provenance du département du Centre, touché sévèrement par l’épidémie de choléra (18 mille cas et plus de 300 décès depuis le 19 octobre 2010), sont stigmatisés par les consommateurs.
Le charbon de bois comme exutoire
Pour subvenir aux besoins de leurs familles, beaucoup d’habitants s’adonnent à la production de charbon de bois. lequel alimente à la fois le marché local et celui de la capitale, Port-au-Prince.
Dans la ville de Hinche, 90% de la population utilise le charbon de bois pour la cuisson des aliments. Il en résulte un processus de déboisement dans plusieurs localités.
Le commerce de charbon de bois est assimilé à une unique source de revenus par plusieurs habitants.
« Nous sommes obligés de nous rendre dans les sections communales pour acheter du charbon de bois chez les paysans, et ensuite le transporter par camion vers la capitale », reconnaît Flores Jean, qui pratique le commerce du charbon, depuis 2005, au Haut Plateau central.
La coupe des arbres, pour la fabrication du charbon, risque de s’intensifier durant les prochains mois, selon des perspectives sur la sécurité alimentaire en 2011 en Haïti, tracées par la coordination nationale pour la sécurité alimentaire (Cnsa).
La gestion des déchets, un casse-tète
A côté du déboisement, la ville de Hinche, considérée comme la métropole du département géographique du Centre, doit aussi faire face à la question des déchets. La mairie ne dispose que de 3 camions de voirie.
« Les déchets sont partout dans la ville. Les canaux sont jonchés de déchets en plastique et d’autres détritus, ce qui entrave l’écoulement des eaux de pluie et provoque souvent des inondations dans certains quartiers, comme : Sully, Croix Des Bossales et Bois Verna », explique un journaliste de la Radio Voix des Paysans, Josué Fleura.
Hinche connaît aussi un taux de croissance de population et un taux d’urbanisation les plus élevés de tout le département, souligne un dirigeant du mouvement des paysans de Papaye (Mpp).
L’attrait de la République Dominicaine
« Des milliers de paysans sont abandonnés á la merci des organisations non gouvernementales. La plupart des habitants du département se plaignent de ne pas pouvoir nourrir leurs enfants, ni de les envoyer á l’école », indique, pour sa part, l’un des responsables d’assemblées territoriales, Mérilus Bernard.
Dans certaines communes du Plateau central, comme Cerca-Cavajal, Cerca-La-Source et Thomassique, les jeunes de moins de moins de 25 ans ont tendance à se tourner, de plus en plus, vers la République Dominicaine dans l’espoir de se faire embaucher dans la branche de la construction.
Originaire de Pacas, section communale de Cerca La Source. Sainfort Althéas, 21 ans, qui n’a jamais été à l’école, déclare réfléchir à un projet de quitter le pays.
« La terre ne produit plus, il n’y a pas d’infrastructures. Je devrais me rediriger vers la République Dominicaine », songe-t-il.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10665

jeudi 17 février 2011

Vers le lancement officiel du fond d’intégration d’Haïti au CARICOM

Troisième et dernière réunion technique et préparatoire à cet effet jeudi 17 février 2011,
La troisième réunion du fond d’investissement Haïti-CARICOM s’est tenue mercredi à Port-au-Prince en présence du ministre haïtien de l’Economie et des Finances, Ronald Baudin et de l’ancien premier ministre de la jamaïque, envoyé spécial en Haïti de la Communauté des pays de la Caraïbe, Perceval Patterson.
D’un montant initial de 100 millions de dollars, ce fond devrait atteindre le milliard de dollars, a précisé le ministre des finances haïtien. Il doit favoriser l’intégration effective d’Haïti au marché commun de la Caraïbe, a-t-il ajouté. Le lancement officiel du fond est prévu pour le 25 février à l’ile de la Grenade.
Intervenant à l’ouverture de la dernière réunion technique et préparatoire avant le lancement du fond, l’ancien premier ministre jamaïcain a plaidé en faveur d’une véritable intégration d’Haïti à la communauté Caraïbe. Il a en ce sens déploré le fait qu’il n’existe jusqu’à présent pas de liaison aérienne directe entre Kingston et Port-au-Prince. Il doit venir le temps où l’on ne devra plus effectuer une escale à Miami pour sortir de la Jamaïque et arriver en Haïti, a-t-il déclaré sous les applaudissements des invités présents.
Le fond permettra non seulement qu’Haïti puisse accéder aux ressources financières indispensables à sa reconstruction et à son développement, mais il favorisera également la participation des entreprises caribéennes dans ce processus de relèvement, selon Patterson. Il a toutefois déploré le manque d’implication du secteur privé des affaires haïtien dans la constitution du fond. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7520

Reconstruction en Haïti : un architecte belge propose des bâtiments "verts"

Info rédaction, publiée le 17 février 2011Partager16
Le projet Coral Reef - Crédit image : Vincent Callebaut Suite au séisme de 2010 qui a dévasté l'île d'Haïti, c'est aujourd'hui un pays entier qu'il faut repenser et reconstruire. L'architecte Vincent Callebaut propose un projet alliant urbanisme et nature.
Le projet Coral Reef a été pensé par l'architecte belge Vincent Callebaut pour accueillir les populations sinistrées en Haïti. Constitué essentiellement d'ossatures métalliques et de bois tropicaux, l'ensemble veut donner naissance à un village tridimensionnel et auto-suffisant en énergie. S'inspirant volontairement de la forme organique d’un récif corallien, l'ensemble des bâtiments sera complété de terrasses et de cascades végétales.
Les toitures seront composées de panneaux photovoltaïques qui capteront l’énergie solaire. Elles seront pensées pour devenir des jardins biologiques ; une initiative écologique et économique qui permettra à chaque futur habitant de cultiver ses propres denrées alimentaires.
Ce village futuriste résonne comme une belle invitation à la constitution d'un écosystème tropical conçu pour la faune et la flore locale, où chacun devient responsable et respectueux de son environnement.
En proposant ces logements sociaux écologiques, Vincent Callebaut prouve que l'urbanisme n'est pas incompatible avec l'éco-système responsable.
Découvrez ce projet architectural en images sur Maxisciences.
http://www.maxisciences.com/coral-reef/reconstruction-en-haiti-un-architecte-belge-propose-des-batiments-verts_art12619.html

L'Afrique du Sud va aider au retour d'Aristide en Haïti

LE CAP - L'Afrique du Sud a engagé des consultations pour aider au retour en Haïti de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide, en exil sur son sol, a déclaré jeudi la ministre sud-africaine des Affaires étrangères Maite Nkoane-Mashabane. "Le président Aristide a-t-il demandé aux autorités sud-africaines s'il pouvait partir? La réponse est oui", a affirmé la ministre lors d'une conférence de presse en marge de la session parlementaire au Cap.
"Nous avons engagé des consultations avec toutes les parties intéressées afin de faciliter son retour au pays au moment approprié", a-t-elle ajouté.
Mme Nkoane-Mashabane n'a pas développé, notamment sur le point de savoir si M. Aristide serait de retour en Haïti avant le second tour de l'élection présidentielle le 20 mars, comme il l'a laissé entendre par le truchement d'un avocat.
Jean Bertrand Aristide, 57 ans, ex-opposant à la dictature duvaliériste (1957-86), a été élu à la tête du pays en 1990, avant d'en être chassé huit mois plus tard par un coup d'Etat. Il était revenu au pouvoir en 1994, grâce à une intervention militaire des Etats-Unis.
Réélu en 2000, il a été contraint à l'exil en février 2004, Washington et Paris notamment lui reprochant son incompétence. Ses proches et lui même préfèrent parler de "kidnapping".
Début février, les autorités haïtiennes avaient délivré un passeport pour l'ex-président à son avocat aux Etats-Unis, Ira Kurzban. L'avocat avait alors annoncé que M. Aristide serait de retour "très bientôt" en Haïti.
Les Etats-Unis avaient mis en garde contre ce retour qui se traduirait, selon Washington, par "une diversion regrettable" au moment où le pays, après deux mois d'une grave crise politique, se prépare au second tour de l'élection présidentielle.
Dans un communiqué diffusé mi-janvier, M. Aristide avait expliqué vouloir rentrer au pays pour des raisons médicales et aussi "pour contribuer à servir (ses) frères et soeurs haïtiens en tant que simple citoyen dans le domaine de l'éducation".
(©AFP / 17 février 2011 15h50)
http://www.romandie.com/ats/news/110217145000.jrrpftrl.asp

Haïti/Duvalier: "sa place est en prison"

AFP 17/02/2011 Un groupe de trente victimes du régime Duvalier dit souhaiter, dans un courrier adressé aujourd'hui au président haïtien René Préval, que l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier, revenu au pays il y a un mois après 25 ans d'exil en France, soit incarcéré.
"La place de Duvalier est en prison", dit cette lettre également adressée au premier ministre Jean-Max Bellerive et au ministre de la Justice Paul Denis. "Jean-Claude Duvalier en liberté, les victimes et témoins de ses méfaits, se sentent à juste titre sous la menace de ses puissants complices incrustés dans l'appareil d'État et dans la société".
Les signataires de la missive, victimes ou témoins des crimes et exactions commis sous son régime (1971-1986), se disent également "choqués" de l'accueil qui avait été réservé à "Baby Doc" par des fonctionnaires le jour de son arrivée, le 16 janvier. Les signataires, dont la journaliste Michèle Montas, ancienne porte-parole du secrétaire général de l'ONU, demandent aussi à l'Etat de "prendre clairement parti pour la justice et la vérité sur la dictature héréditaire la plus sanglante de notre histoire".
Jean-Claude Duvalier, fils de l'ancien dictateur François Duvalier alias "Papa Doc", avait pris le pouvoir en 1971 à 19 ans, perpétuant une longue dictature dans le pays le plus pauvre du continent américain. Depuis son retour en Haïti, l'ancien dictateur fait l'objet de plaintes pour crimes contre l'humanité et il est inculpé par la justice haïtienne de détournement de fonds, corruption et association de malfaiteurs. Après avoir été entendu par un juge d'instruction, il a été placé en "résidence surveillée" dans les hauteurs de la capitale, mais a pu effectuer des déplacements en province.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/02/17/97001-20110217FILWWW00515-haitiduvalier-doit-aller-en-prison-victimes.php

mercredi 16 février 2011

Chronologie de l’affaire Florence Cassez...SELON LA PRESSE MEXICAINE

La française arriva en territoire mexicain en 2003 comme touriste et chancea sa situation de touriste en résidente permanente en réalisant des activités lucratives. Le 9 décembre 2005 elle est détenue en compagnie d’autres intégrants du groupe de kidnappeurs Los Zodiaco.
2003: Florence Cassez arrive à Mexico depuis la ville de Béthune, Pas de Calais, une égion enclavée dans le Nord de la France. Elle arriva comme touriste et a modifié son statut migratoire en celui de residente permanente avec la réalisation d’activités lucratives. Elle commença a travailler pour l’entreprise Marketing and Technologys Imported et plus tard pour Servi Basque.
2005: La française travaille pour un groupe hotelier et vit avec Israel Vallarta, integrante d’une bande kidnappeurs.
9 décembre 2005: La PGR annonce que la bande connue comme Los Zodiaco a été démantélée et que l’un de ses membres était Florence. Elle est connectée à 10 cas au Moniz de kidnapping et l’assassinat d’un des victimes. Ce jour la televisión montre qu’une équipe de la AFI pénétre dans la ferme Las Chinitas, situé au niveau du kilomètre 29 de l’autoroute Mexico-Cuernavaca, et la Liberation de trois personnes kidnappées.
10 Février 2006: Le gouvernement mexicain reconnaît que la détention télévisée de Cassez correspond a une reconstitution des faits.
9 Mars 2009: Le cas de la citoyenne française Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison pour sa participation à une bande de kidnappeurs domine l’agenda de la visite d’Etat du président français, Nicolas Sarkozy au Mexique.
10 Mars 2009: Première session de la Commission Binationale composée de fonctionnaires de France et de Mexique qui analyse si la française peut purger sa peine dans son pays; le gouvernement mexicain pretend avec cette négociation empêcher que si elle est remise aux autorités françaises, elle ne soit pas libérée par les autorités judidiaires françaises.
11 mai 2009: Le témoignage d’un kidnappeur présumé David Orozco, El Géminis, membre de la bande Los Zodiaco, entonce davantage Cassez. David Orozco l’accuse d’avoir plannifié et exécuté plusieurs kidnappings et à participé à la surveillance des victimes.
22 juin 2009: Le président Felipe Calderon annonce que la citoyenne française ne sera pas extraed vers la france et purgera la totalité de sa peine de 60 ans au Mexique.
4 février 2010: Le gouvernement mexicin réitère que le cas de Florence Cassez est concluí et sur la base des preuves et des évidences présentées , elle est déclarée ocupable des graves délits qui lui son imputés; pour cela i lest donc primordial qu’elle purge la totalité de la sentence qui a été dictée contre elle (60 ans de prison), pour cette raison elle ne sera donc pas remise aux autorités de son pays.
18 mai 2010: Nicolas Sarkozy, président français, sollicite de son homologue mexicain, Felipe Calderon, que la française soit remise aux autorités de son pays pour qu’elle puisse purger la peine imposée pour les délits commis au Mexique.
4 fevrier 2010: La française publie un livre ou elle expose son cas et informe qu’elle va demander un Nouveau jugement se basant sur des élements présentés dans son texte.
9 février 2011: Les organisation civiles comme Stop KIdnapping dirigée par Isabel Miranda de Wallace; Mexico SOS d’Alexandre Marti; Cause Commune de Maria Elena Herrera, et l’Association Nacional de Conseils de Participation Civile de Marcos Fastlicht exigent du pouvoir judiciaire n epa céder devant les pressions de la France dans le cas de Florence Cassez, signalée comme membre de la bande de kidnappeurs connus comme Los Zodiaco.
10 Février 2011: Le spetième tribunal Collegial en Matière Pénale donne une réponse au recours présenté par la France, après qu’un Tribunal unitaire l’ai trouvée responsable de la violation de la loi Fédérale contre la délinquence organisée, trois délits de rapt, port et posesión d’armes à feu d’utilisation restreinte à l’Armée, avec une sentence de 60 ans de prison.
http://www.prensaescrita.com/adiario.php?codigo=MEX&pagina=http://www.eluniversal.com.mx

lundi 14 février 2011

Le rappeur Paul Frappier assassiné dans le Petite-Bourgogne

Paul Frappier, connu sous le nom de Bad News Brown, a été l'un des premiers rappeurs québécois à connaître un succès international.
Publié le 14 Février 2011
Le rappeur et harmoniciste Paul Frappier, connu sous le nom de Bad News Brown, a été assassiné dans le quartier Petite-Bourgogne, le 12 février.
L’homme âgé de 33 ans a été découvert sans vie par des passants peu après minuit près de l’intersection des rues William et Richmond.
Il portait des marques de violence sur le haut du corps. Le Service de police de la Ville de Montréal a ouvert une enquête.
Né en Haïti, Paul Frappier a été adopté par une famille québécoise alors qu’il était tout jeune. Il est rapidement devenu une sensation sur la scène hip-hop montréalaise. Ses talents à l’harmonica ont rapidement été remarqués par les plus grands artistes hip-hop internationaux avec qui il partagé la scène. Il a été l'un des premiers rappeurs québécois à connaître un succès international.
Également comédien, Paul Frappier a joué dans le film BumRush du cinéaste Michel Jetté (Hochelaga), qui prendra l’affiche le 1er avril. Il y interprète le rôle d’un haut gradé d’un gang de rue.
http://www.lavoixpop.com/Actualites/Faits-divers/2011-02-14/article-2237817/Le-rappeur-Paul-Frappier-assassine-dans-le-Petite-Bourgogne/1

Résidente permanente... à 115 ans

Émilie Côté,  La Presse
Pour son anniversaire, le 31 janvier dernier, Cicilia Laurent a reçu des cartes de souhaits de ses députés provincial et fédéral, du maire de Laval, Gilles Vaillancourt, du chef de l'opposition Michael Ignatieff et même de la reine Élisabeth II. L'occasion était exceptionnelle: ce n'est pas tous les jours qu'un citoyen fête ses 115 ans.

La femme d'origine haïtienne avait eu son plus beau cadeau de fête quatre jours plus tôt, dans les bureaux d'Immigration Canada, quand elle a obtenu officiellement sa résidence permanente. «C'était touchant. Les gens présents étaient tous autour d'elle pour l'applaudir», raconte son petit-fils, Ronald Chery.
Cicilia Laurent est peut-être la personne la plus vieille de la planète. Alors qu'elle fêtait ses 115 ans, le 31 janvier, une dépêche de l'Agence France-Presse a indiqué que «la doyenne du monde» était décédée à son domicile du Texas. «Eunice Sanborn détenait le titre de plus vieille femme du monde depuis le décès, le 4 novembre 2010 à l'âge de 114 ans, de la religieuse française Eugénie Blanchard», a souligné l'article.
En se fiant aux données du Gerontology Research Group, établi aux États-Unis, l'AFP a rapporté qu'une autre Américaine, Besse Cooper, née le 26 août 1896, était désormais la nouvelle doyenne de l'humanité. Cela serait faux, puisque Cicilia Laurent est née six mois plus tôt, le 31 janvier 1896, comme en témoigne son acte de naissance.
Quoi qu'il en soit, Mme Laurent - que nous avons rencontrée dans la maison de sa famille, à Laval - est en grande forme. Ses proches lui parlent très fort en créole pour se faire comprendre, mais «Grann», comme tous l'appellent, n'est pas en fauteuil roulant et se déplace avec une canne. C'est une femme ricaneuse et coquette, qui aime regarder les dessins animés et les films d'action à la télévision.
Cicilia Laurent a eu six enfants. Son mari était propriétaire de terres agricoles, alors qu'elle faisait le commerce de cosmétiques et de vêtements. Quand on demande à sa fille, Violette Jean, depuis quand sa mère est veuve, elle éclate de rire: «Je ne sais pas, ça fait très longtemps!»
Cicilia Laurent est arrivée au Canada dans les semaines suivant le séisme qui a ravagé son pays. Tout juste après la catastrophe, son petit-fils Ronald Chery, qui travaille pour le Centre d'aide pour le développement des jeunes et des personnes âgées démunies (CADJ), a rencontré la députée libérale de Laval-Les Îles, Raymonde Folco, pour des raisons professionnelles. Cette dernière lui a alors demandé à tout hasard s'il avait de la famille en Haïti. Il lui a dit que sa grand-mère de 114 ans avait survécu au séisme et Mme Folco a facilité le processus pour que la rescapée centenaire rejoigne les membres de sa famille à Laval.

«Grâce à Dieu»
Cicilia Laurent prie matin, midi et soir. Certaines personnes de la communauté haïtienne pensent qu'elle a des dons et demandent à la voir pour qu'elle abrège leurs souffrances ou qu'elle prie pour eux. «Elle adore les gens, elle a la joie de vivre. C'est une personne très spéciale et elle n'a pas besoin de connaître une personne pour donner», dit son petit-fils. «Ma mère aime tout le monde et elle donne de bons conseils matrimoniaux», renchérit sa fille, Violette Jean.
Le secret de sa longévité? Prier et manger des aliments naturels. Et quand des gens de son église lui disent qu'elle a des points en commun avec le frère André qui faisait des miracles, elle répond: «Je ne le connais pas.»
Mme Laurent aime raconter des histoires: celles de tous les présidents haïtiens ou encore énumérer la liste de tous ses arrière-petits-enfants. «J'en ai plein en France, aux États-Unis, au Canada et en Haïti», dit-elle.
Quand la terre a tremblé à Port-au-Prince, le 12 janvier 2010, Mme Laurent était en train de prier. Elle ne s'est aperçue de rien et un voisin est allé la mettre en sécurité.
«Si je respire encore, c'est grâce à Dieu», dit-elle aujourd'hui.
Mme Laurent a une foi inébranlable en Dieu. «Elle préfère prier plutôt que manger. Et elle n'aime pas aller chez le docteur», explique son petit-fils. «Je prie pour mes arrière-petits-enfants qui sont toujours en Haïti. Je prie pour que Dieu ouvre une porte pour qu'ils viennent ici. Je m'ennuie d'eux», confie Mme Laurent.
Et sa nouvelle vie? «J'adore le Canada, c'est un beau pays. Ici, il fait froid, mais c'est parce que Port-au-Prince est plus au sud», explique-t-elle, en montrant les collants de laine qu'elle porte en dessous de sa jupe.
Mme Laurent habite avec sa famille à Laval. Quand Jean-Claude Duvalier est retourné en Haïti, sa fille et son petit-fils ont préféré ne pas la mettre au courant. «On la protège des mauvaises nouvelles, explique M. Chery. On reste dans le positif avec elle.»
Mme Laurent rit sans cesse et elle aime toucher les gens. Elle a flatté les cheveux de la journaliste et du photographe de La Presse pour les bénir. Elle avait fait de même avec les gens présents lors de la cérémonie organisée par Immigration Canada quand elle a obtenu sa résidence permanente.

Une page d'histoire
Cicilia Laurent est une page d'histoire. Pendant sa vie, du XIXe au XXIe siècle, son pays a vécu sous l'occupation américaine puis sous la dictature. Ailleurs dans le monde, il y a eu deux guerres mondiales, plusieurs crises économiques, et la société s'est transformée avec l'arrivée de la télévision, de l'internet, etc.
Mais pour la femme de 115 ans, il n'y a qu'un secret pour surmonter les épreuves. Un secret qui passe l'épreuve du temps: « Être honnête et respecter les autres», répète-t-elle sans cesse.
C'est bien l'une des rares choses qui n'auront pas changé au cours de sa vie.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/201102/13/01-4369888-residente-permanente-a-115-ans.php

Elections en Haïti : le Brésil annonce une aide de 300 mille dollars

En déplacement à Haïti les 13 et 14 février 2011, Antonio Patriota, ministre brésilien des Affaires étrangères, a annoncé l’octroi de son pays de 300 000 dollars destinés à financer la suite du processus électoral. «La stabilité politique est fondamentale pour un pays comme Haïti», a notamment déclaré Antonio Patriota. Le Brésil renforce ainsi ses engagements dans le pays de la Caraïbe face à la super puissance étasunienne. Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron
Pour organiser le vote du 20 mars prochain, Haïti a besoin d'un million et demi de dollars, et ce dimanche 13 février, le Brésil, par le biais de son ministre des Affaires étrangères, a fait un don de 300 000 dollars pour soutenir le processus électoral. L'occasion pour Antonio Patriota de rappeler que la nouvelle présidente du Brésil, comme son prédécesseur Lula, garde un intérêt particulier pour Haïti.
«La présence brésilienne ici a pour but de promouvoir la stabilité, à travers l'opération de l'ONU pour le maintien de la paix. Mais nous voulons aussi assister le gouvernement et le peuple haïtien pour construire une économie forte, donnant davantage d'opportunités à la population, spécialement depuis le séisme du 12 janvier 2010. La stabilité politique est fondamentale pour un pays comme Haïti, pour se concentrer sur les grands défis auxquels il fait face…»
Avec plus de 1200 soldats, le Brésil est le premier pays à fournir des casques bleus à la mission de l'ONU en Haïti. A travers cette nouvelle aide financière pour le processus électoral, le gouvernement brésilien veut se positionner comme la première puissance régionale dans les affaires haïtiennes, devant le géant que sont les Etats-Unis.
http://www.rfi.fr/ameriques/20110214-elections-haiti-le-bresil-annonce-une-aide-300-000-dollars

Un concert de chorales au profit des enfants d'Haïti - Camoël

samedi 12 février 2011 Un an après la série de séismes qui ont frappé Haïti le 12 janvier 2010, faisant plus de 230 000 morts, 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abri, la reconstruction des habitations et des esprits est encore un vaste chantier.
Pourtant, des actions ciblées, menées par des associations bénévoles comme Ti'Moun permettent de redonner vie, de façon pratique et durable, aux populations, avec priorité aux enfants.
Que peuvent faire des chorales face à un tel besoin, sinon chanter ? Deux chorales, l'une de Camoël, les Voix de l'Estuaire, et l'autre de Nivillac, les Voix d'Eau, ont décidé d'apporter leur contribution à Ti'Moun en proposant un concert le 26 février dans l'église de Camoël.
Les Voix d'Eau, le groupe des chants de marins de l'Association Nivillacoise Chant Sons de Vie proposera quelques chants de marins, comme Le mariage secret de la mer et du vent. La chorale de Camoël Les Voix de l'Estuaire a préparé un échantillon de son répertoire varié, allant des oeuvres sacrées aux chants traditionnels locaux. Le dernier morceau sera l'Alleluia malgache, que le public pourra reprendre, à la mémoire de Luc Guilloré, chef de l'Ensemble choral de La Roche-Bernard, disparu il y a trois mois.
« Notre soutien repose sur la garantie que les actions de Ti'Moun sont bien concrètes, les contributions étant directement affectées aux populations démunies, avec des liaisons permanentes entre les intervenants sur place et en France et un suivi sérieux », expliquent les bénévoles.
Ti'Moun (ou P'tit môme en créole) apporte sur le terrain des aides concrètes aux jeunes haïtiens, dans deux orphelinats de la ville de Port au Prince mais aussi en campagne, dans l'agglomération de Ternier. Les actions portent sur les parrainages personnalisés d'enfants, les moyens éducatifs (du jardin d'enfants au secondaire), l'amélioration des conditions de vie (nourriture et eau) et des soins médicaux.
Samedi 26 février, église de Camoël.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Un-concert-de-chorales-au-profit-des-enfants-d-Haiti-_56030-avd-20110212-59898801_actuLocale.Htm

vendredi 11 février 2011

Jean Bertrand Aristide souhaite rentrer en Haïti au plus tôt

L'avocat Ira Kuzban, affirme que l'ex président Jean Bertrand Aristide est déterminé à rentrer en Haïti dès réception de son passeport diplomatique. Interrogé sur les obstacles à un éventuel retour du président lavalas, M. Kuzban a assuré qu'Aristide n'est l'objet d'aucune poursuite judiciaire en Haïti ou à l'étranger. Il qualifie d'allégations mensongères les révélations de la journaliste Lucy Komisar relatives à l'implication d'Aristide dans les détournements de fonds de IDT et de la Téléco.
Le 28 février prochain l'ex directeur des affaires internationales de la Téléco, Jean René Duperval, comparaîtra par devant un tribunal de Miami dans le cadre de l'enquête sur des détournements de fonds de la compagnie. Faisant remarquer que la comparution prochaine de M. Duperval n'a aucun lien avec IDT, M. Kuzban assimile ces informations à une campagne de diffamation contre l'ex président. Il accuse Mme Komisar d'être à la solde de Haïti Democracy Project, une organisation selon lui impliquée dans le coup d'état de février 2004.
Aucune date n'est encore fixée pour le retour d'Aristide, toutefois M. Kuzban s'insurge contre les dernières déclarations du porte parole du département d'Etat. Il ne revient pas aux Etats-Unis de dire quand un ancien président d'Haïti doit rentrer dans son pays, insiste t-il.
Dans une interview à radio Métropole, M.Kuzban a refusé de faire une comparaison entre Aristide et Duvalier. Il fait remarquer que Duvalier a été un dictateur chassé du pouvoir alors qu'Aristide a été un président élu, victime d'un kidnapping. Interrogé sur les relations entre Aristide et les Etats-Unis et la France, qu'il accuse de l'avoir enlevé, M. Kuzban soutient que les nouveaux gouvernements de ces pays ont une vision différente de la situation.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18779
Commentaires:
Je ne suis pas aussi conviancu que veuille le paraître l'avocat de Jean Bertrand Aristide quand à la volonté de ce dernier de rentrer le plus vite au pays. L'avocat devrait accpeter une fois pour toute que nosu les haïtiens nous avions perdu même notre "illusion souveraine". Les amis d'Haïti refuse d'admettre la situation de tutelle  pour pouvoir se cacher derrière cet écran de responsabilité rejeté exclusivement sur les autorités haïtiennes quand en réalité rien ne se fait sans la bénédiction de la Communuaté Internationale.
Si les américains disent qu'ils "detesteraient" un retour de Jean Bertrand Aristide qu'il qualifie de "diversion désagréable", le message envoyé est plus que clair: NOUS NE VOULONS PAS DE VOUS EN HAITI MAINTENANT.
Et le pire est qu'ils détiennent d'assez d'arguments à propriétés dissuasives pour pousser l'ancien prêtre à peser et sous-peser sa décision.
Le reste, les déclarations et les contre-déclarations rentrent dans le cadre du bla bla bla!

jeudi 10 février 2011

La France suit de près le dossier du retour d'Aristide

La France est très attentive à la stabilité et la paix civile en Haïti, où pourrait revenir après sept ans d'exil l'ex-président Jean Bertrand Aristide, c'est ce qu'a annoncé le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero. "Au moment où Haïti est engagé dans un processus électoral délicat et que le second tour des élections est prévu le 20 mars, nous restons attentifs à la stabilité et la paix civile", s'est borné à déclarer lors d'un point-presse le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero.
Monsieur Valero a fait ces déclarations en réponse à la question d'un journaliste qui souhaitait obtenir une clarification sur la position de la France dans le dossier du retour en Haïti de l'ancien président d'Haïti.
Notons que les Etats Unis par l'intermédiaire du porte-parole du département d'État américain, P.J. Crowley, ont estimé que le retour d'Aristide serait une «diversion regrettable pour le peuple haïtien» alors qu'il se prépare au second tour des élection prévu pour le 20 mars.
Rappelons que le coordonateur national à vie du parti fanmi Lavalas, a toujours laissé entendre qu'il a été kidnappé le 29 février 2004 par la France et les Etats Unis. EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18777
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Il faudra dire à ce porte-parole que la présence de Duvalier en Haïti n'est pas moins regrettable que celle de Jean Bertrand Aristide. Donc surtout rappeler que Jean-Claude a pu quitter la France dans l'indifférence absolue des autorités françaises.
Donc on a l'impression que La France attend que les Americains se prononcent pour faire le Jacko-répète.

Haïti: les USA s'inquiètent d'un retour d'Aristide avant la présidentielle

(AFP) – Il y a 15 heures
WASHINGTON — Les Etats-Unis ont mis en garde mercredi contre un retour en Haïti de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide, actuellement en exil en Afrique du Sud, avant le second tour de l'élection présidentielle qui doit se tenir le 20 mars.
Si M. Aristide retourne en Haïti avant le second tour, cela constituera "une diversion regrettable", a déclaré le porte-parole du département d'Etat Philip Crowley.
Jean-Bertrand Aristide, en exil en Afrique du Sud depuis 2004, compte retourner en Haïti "très bientôt", dans les prochains jours, une fois qu'il aura reçu le passeport que les autorités haïtiennes lui ont délivré, a déclaré mercredi à l'AFP son avocat Ira Kurzban.
Haïti a été plongée pendant deux mois dans une grave crise post-électorale, jusqu'à ce que le Conseil électoral provisoire haïtien décide d'inverser les résultats provisoires du premier tour du 28 novembre entachés de fraudes. Début février le candidat du pouvoir à la présidentielle, Jude Célestin, a ainsi été écarté du second tour, qui opposera désormais une ancienne Première dame, Mirlande Manigat, au chanteur populaire Michel Martelly.
"Le peuple de Haïti devrait être en train d'évaluer les deux candidats qui vont participer au second tour et je pense que c'est sur cela qu'ils devraient se concentrer", a ajouté le porte-parole américain.
Si Aristide "revenait plus tôt, cela pourrait perturber... le calme nécessaire à la conclusion d'un processus électoral effectif", a-t-il ajouté, refusant de dire si les Etats-Unis avaient eu des contacts en Haïti ou en Afrique du Sud à propos du retour de l'ancien président en Haïti.
Une fois que M. Aristide aura obtenu son passeport, il se rendra en Haïti, a expliqué mercredi Me Kurzban, dont le cabinet se trouve à Miami (Floride, sud-est des Etats-Unis).
"Je suis certain que c'est ce qu'il va faire", a dit Ira Kurzban.
"Il va essayer de rentrer le plus vite possible. Cela va avoir lieu très bientôt", a-t-il ajouté, disant son "espoir" que M. Aristide prenne un vol pour Port-au-Prince dans les prochains jours.
Le nouveau passeport de l'ancien président a été remis à M. Kurzban mardi.
Dans un communiqué diffusé mi-janvier, M. Aristide avait expliqué vouloir rentrer au pays pour des raisons médicales et aussi "pour contribuer à servir (ses) frères et soeurs haïtiens en tant que simple citoyen dans le domaine de l'éducation".
Jean-Bertrand Aristide, 57 ans, ancien opposant à la dictature duvaliériste (1957-86) et prêtre partisan de la "théologie de la libération", a été élu une première fois à la tête du pays en 1990, avant d'être chassé du pays huit mois plus tard par un coup d'Etat militaire.
Revenu à la tête de l'Etat en octobre 1994, grâce à une intervention militaire des Etats-Unis, il termine son mandat en 1996, laissant le pouvoir à son dauphin, l'actuel président René Préval.
L'ancien prêtre des bidonvilles, relevé de ses voeux par une dispense vaticane pour pouvoir se marier, est réélu en novembre 2000. Mais il est contraint à l'exil en février 2004, sous la menace d'une insurrection armée conjuguée à des pressions internationales, notamment des Etats-Unis et de la France, qui lui reprochent son incompétence.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iR2dHrbqRYQBrl2dSrG18KSiK5Ug?docId=CNG.26d823103161a9b75170b1af384f5a1f.7e1

mercredi 9 février 2011

Aberrant : un hôpital moderne fermé en Haïti

Publié le 9 Février 2011 Sujets : Première Chaîne de Radio-Canada , Centre de Diagnostic , Hôpital Sacré-Cœur , Haïti , Amériques , Port-au-Prince
Cela dépasse l’entendement. Imaginez : après un tremblement de terre, la population du pays le plus pauvre des Amériques est aux prises avec le choléra. Pourtant, l’un des rares hôpitaux modernes, bien équipé, demeure fermé, fautes de fonds et de partenaires, en dépit d’annonces de millions de dollars en aide de la part des pays donateurs. Si un écrivain devait présenter un tel scénario à son directeur littéraire, il se ferait répondre que son histoire n’est pas « vraisemblable ». Les lecteurs pourraient difficilement y croire, tant la proposition manque de crédibilité.
Or, c’est pourtant ce qui se passe dans la réalité, en Haïti. Dans un reportage présenté le 2 décembre dans le cadre de l’émission Désautels à la Première Chaîne de Radio-Canada, Dorothée Giroux donne la parole à M. Reynold Savain, radiologue et fondateur du Centre de Diagnostic et de Traitement Intégré (CDTI), également appelé Hôpital Sacré-Cœur. Le Docteur Savain nous raconte son désarroi de constater que cet hôpital, qui a soigné plus de 12 600 personnes après le tremblement de terre, est inutilisé. Situé au cœur de Port-au-Prince, le CDTI est un hôpital privé, antisismique et offrant un équipement de pointe. Les 175 employés ont malheureusement dû être remerciés, car on n’a plus d’argent pour leur verser un salaire.
Triste ironie que ce constat : la population de Port-au-Prince, notamment de nombreux enfants, a un besoin criant de soins, et l’hôpital le mieux équipé en ville n’est accessible à personne! Le photojournaliste Renaud Philippe, ayant récemment séjourné en Haïti, affirmait d’ailleurs, lors d’une entrevue accordée à Claude Bernatchez de Radio-Canada le 6 décembre, que ce peuple souffrait comme jamais il avait « imaginé qu’un peuple pouvait souffrir ».
Pour plusieurs personnes, plus fragiles, l’accès aux soins pourrait faire la différence entre vivre ou mourir. Des enfants qui souffrent, un hôpital fermé, comment peut-on tolérer une situation aussi aberrante, alors que 10 000 ONG sont présentes dans ce pays? Alors que les promesses d’aide se chiffrent en termes de millions de dollars?
Les dernières élections présidentielles ont démontré, si l’on en doutait encore, à quel point ce pays est désorganisé. Le gouvernement haïtien n’est manifestement pas à même de gérer cet hôpital dans la situation actuelle. Pourquoi le Canada ne choisit-il pas de transférer les fonds déjà prévus pour la construction d’un hôpital en Haïti à une organisation non gouvernementale (ONG), sur place, qui pourrait en assumer la gestion, en attendant qu’un gouvernement haïtien soit élu et qu’une certaine accalmie soit revenue au pays? Ce serait poser un geste bien concret, efficace, qui pourrait sauver des centaines de vies. Le temps presse.
Jean-Denis Côté
Québec
http://www.quebechebdo.com/Soci%C3%A9t%C3%A9/Opinion/Tribune%20libre/2011-02-09/article-2210957/Aberrant-un-hopital-moderne-ferme-en-Haiti/1
Commentaires:
Depuis le tremblement de terre, le mot qui caractérise le mieux la situation en Haïti reste aberration. Cette déviance dans les aptitudes et les comportements se vit, se voit et se sent partout.
L'histoire tragique racontée et tissée autour de cet hôpital pourrait se rapporter à d'autres domaines clé de la société. Et si parmi ces domaines on voudrait en choisir un l'éducation offerirait un terrau plus que fertile pour ensemencer cette abérration.
En fait le substrat qui supporte cette abérration est le refus et le mépris de l'excellence.
Les ONGs qui gèrent la totalité ou presque de la vie nationale a en horreur tout ce qui ressemble à l'excellence. Comme si un pays peut se relever sans un noyau découlant d'une élite qui chérit l'excellence dans tous les sens du mot.
Pour les ONGs, une clinique privée, appartenant à un particulier est une "boîte à fric". C'est un hôpital créé par des riches pour se faire de l'argent. donc ces institutions crées par des citoyens haïtiens qui malgré tout continuent à croire au pays, des institutions qui ne sont pas couvertes par atavismes par des police d'assurance ont disparu de la scène et les ONGS préfèrent avoir la rougeolle que d'aller porter secours à ces gens et les aider à relever leurs institutions.
La même situation s'obeserve aussi avec les écoles privées. Pour des raisons que nous connaissons tous, les meilleures écoles haïtiennes étaient des écoles privées. Des écoles qui ne recevaient pas exclusivement des gesn riches, mais des enfants dont les parents ont accepté le défi de miser sur l'éducation.
Quand les enfants des bouirgeaois traditionnels partent faire les études hors des frontières d'Haïti, certains haitiens endossent un degré de sacrifice pour payer l'éducation de leurs enfants car les écoles non payantes ne valent rien.
Après le tremblement de terre personne ou très peu de gens ont penser à tendre la main à ces directeurs d'écoles, de vrais combattants en faveur du savoir.
Les écoles types boui-boui reçoivent une certaine injection d'aide tandis que les institutions garantes de l'excellence académiques sont abandonnées à elles-mêmes.
Les amis d'Haïti qui veulent refonder la socité haïtienne en appliquant la formule du nivellement par le bas auront fort à faire, avant de réussir , peut-être!

Haïti-Duvalier : Mettre en avant les pages les plus sombres de la dictature

P-au-P, 09 fév. 2011 [AlterPresse] --- Une douzaine d’organisations sociales dont Antèn Ouvrye, Chandèl et le Cercle Gramsci, ont entamé ce mercredi 9 février à la Faculté des Sciences Humaines une série d’activité en vue de rappeler les crimes commis durant le régime des Duvalier, sous le thème « Resistance du peuple haïtien contre la dictature des Duvalier ». Durant 3 jours, à l’aide d’exposition de photos, de documents, de témoignages de victimes et de conférences, ces organisations espèrent mettre en avant les pages les plus sombres de la dictature et raviver la mémoire du peuple.
La série d’activités s’achève vendredi avec une soirée culturelle baptisée : « Nous ne dormirons pas dans l’oubli ».
Jean Claude Duvalier de retour en Haïti depuis le 16 janvier fait l’objet de multiples poursuites, entre autres pour crimes contre l’humanité. Plus d’une dizaines de plaintes ont été déposées contre lui devant la justice haïtienne qui mène une enquête.
S’exprimant au nom des organisations à l’origine de l’initiative, Edner Décime estime que la société haïtienne n’a le choix qu’entre « le jugement de Duvalier » et « la mort ».
« Notre position est claire. Nous n’admettons aucune logique de réconciliation…Si le dictateur doit se réconcilier il devra le faire avec les autres criminels de son acabit enfermés au Pénitencier », déclare-t-il.
Edner Décime dénonce en même temps « la présence dans divers partis politiques d’autres duvaliéristes qui ont du sang sur leurs mains et qui prêchent l’évangile de la transition démocratique ».
Depuis son arrivée à l’aéroport Toussaint Louverture et à chacune de ses apparitions publiques, Jean Claude Duvalier reçoit de fervents supports de la part de ses partisans. Une foule l’a d’ailleurs chaudement accueillie lors d’une visite mardi à Léogâne, ville natale de sa mère.
Ces démonstrations à l’égard du dictateur soulèvent cependant l’indignation de beaucoup et font poser des questions au sujet de la mémoire historique en Haiti.
Edner Décime juge qu’« il y a un déficit de mémoire et c’est parce qu’il n’y a pas eu de transmission ».
« Il faut comprendre qu’il y a une partie de la population qui est frustrée par rapport au mode de gestion du pays durant les 25 dernières années. Le 7 février 86 fut le résultat du soulèvement des masses populaires, mais également un piège, parce qu’on a détourné les revendications des paysans et des masses populaires pour les diriger dans un couloir électoraliste. Résultat nous avons eu du duvaliérisme sans Duvalier », explique t-il, soulignant que beaucoup d’Haïtiens ne comprennent pas leur histoire. [kft gp apr 9/02/2011 11 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10629

Jean-Claude Duvalier convoqué par la justice

Agence France-Presse 09/02/2011 12h02
PORT-AU-PRINCE - L'ex-dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier, revenu en Haïti le 16 janvier après 25 ans d'exil en France, a été convoqué mercredi devant un juge d'instruction mais ne se rendra pas à ce rendez-vous avec la justice, a-t-on appris de sources judiciaires.

M. Duvalier doit être entendu mercredi par le juge Jean Carvès sans qu'on sache dans quel dossier. Son avocat Me Reynold Georges a indiqué à l'AFP que "Baby doc" ne se rendrait pas à la convocation car il a été victime d'une chute mardi.
Dans les jours qui ont suivi son retour, Jean-Claude Duvalier a été inculpé de corruption, détournements de fonds publics et association de malfaiteurs et plusieurs plaintes ont été déposées contre lui pour crimes contre l'humanité.
M. Duvalier a effectué mardi son premier déplacement en dehors de Port-au-Prince depuis son retour. Il a été accueilli par des milliers de personnes dans la ville de Léogâne, à 33 kilomètres au sud de la capitale, où il s'est recueilli sur la tombe de ses grands-parents.
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/02/20110209-120249.html

Michel Martelly exige des changements au CEP et au gouvernement

Le candidat conditionne pratiquement sa présence au second tour des présidentielles au renvoi immédiat du président et du directeur général du Conseil électoral et des ministres Paul Denis, Gérald Germain et Paul Antoine Bien-Aimé mardi 8 février 2011,
Le candidat à la présidence Michel Martelly a sollicité mardi un remaniement au sein du bureau du Conseil électoral provisoire et du gouvernement, conditions auxquelles il a pratiquement lié sa participation au second tour de l’élection qui doit l’opposer le 20 mars à sa rivale Mirlande Hyppolite Manigat.
Dans un communiqué remis à la presse, M. Martelly estime nécessaire de "changer le président du Conseil, Gaillot Dorsinvil, le directeur général, Pierre-Louis Opont, et certains membres de l’appareil électoral dans les meilleurs délais".
Le chanteur surnommé "Sweet Micky" propose également l’adoption de mesures visant à améliorer le processus électoral et réclame des sanctions contre les candidats ayant fait usage d’armes à feu lors du premier tour des présidentielles et législatives controversées du 28 novembre.
Par ailleurs, Michel Martelly, admis au second tour grâce à un rapport de l’OEA ayant recommandé l’éviction du candidat du pouvoir, Jude Célestin, invite le gouvernement Préval/Bellerive à réduire le nombre des ministères et à renvoyer les ministres de la justice et de la sécurité publique, Paul Denis, des affaires sociales, Gérald Germain et de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé.
Le candidat dit accepter de rester dans le processus électoral au-delà de la journée du lundi 7 février -qui marquait la fin du mandat constitutionnel du Président René Préval- si les mesures proposées sont "prises en considération immédiatement".
L’Exécutif et l’institution électorale n’avaient pas encore réagi mardi soir au communiqué réclamant la tête des hauts responsables identifiés.
Gardant un profil bas depuis un certain temps, le chef de l’Etat sortant, qui entend rester au pouvoir jusqu’au 14 mai, officiellement afin de permettre à un successeur élu de le remplacer, n’a toujours pas promulgué les résultats définitifs des élections de novembre. Cet acte doit précéder la convocation du peuple en ses comices en vue du second tour.
Mirlande Manigat, arrivée largement en tête du premier tour, ou Michel Martelly, devrait être proclamé vainqueur (e) du scrutin présidentiel le 16 avril. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7498

L'ex-président Aristide de retour en Haïti "très bientôt", selon son avocat

MIAMI — L'ex-président haïtien Jean-Bertrand Aristide, en exil en Afrique du Sud depuis 2004, compte retourner en Haïti "très bientôt", dans les prochains jours, une fois qu'il aura reçu le passeport que les autorités lui ont délivré, a déclaré à l'AFP mercredi son avocat Ira Kurzban.
Une fois que M. Aristide aura obtenu son passeport, il se rendra en Haïti, a expliqué Me Kurzban, dont le cabinet se trouve à Miami (Floride, sud-est des Etats-Unis).
"Je suis certain que c'est ce qu'il va faire", a dit Ira Kurzban.
"Il va essayer de rentrer le plus vite possible. Cela va avoir lieu très bientôt", a-t-il ajouté, disant son "espoir" que M. Aristide prenne un vol pour Port-au-Prince dans les prochains jours.
Le nouveau passeport de l'ancien président a été remis à M. Kurzban mardi.
M. Aristide se trouve en Afrique du Sud et son avocat a dit ignorer comment il comptait lui faire parvenir le document.
Dans un communiqué diffusé mi-janvier, M. Aristide avait expliqué vouloir rentrer au pays pour des raisons médicales et aussi "pour contribuer à servir (ses) frères et soeurs haïtiens en tant que simple citoyen dans le domaine de l'éducation".
Jean-Bertrand Aristide, 57 ans, ancien opposant à la dictature duvaliériste (1957-86) et prêtre partisan de la "théologie de la libération", a été élu une première fois à la tête du pays en 1990, avant d'être chassé du pays huit mois plus tard par un coup d'Etat militaire.
Revenu à la tête de l'Etat en octobre 1994, grâce à une intervention militaire des Etats-Unis, il termine son mandat en 1996, laissant le pouvoir à son dauphin, l'actuel président René Préval.
L'ancien prêtre des bidonvilles, relevé de ses voeux par une dispense vaticane pour pouvoir se marier, est réélu en novembre 2000. Mais il est contraint à l'exil en février 2004, sous la menace d'une insurrection armée conjuguée à des pressions internationales, notamment des Etats-Unis et de la France, qui lui reprochent son incompétence.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jd-Df9feBcbIaWT75qAVNrq2gQFA?docId=CNG.bb6b0b78c70ad4856039989ff44dce34.431

Haiti-Duvalier : Le Collectif Haiti de France souhaite le jugement du dictateur dans son propre pays

P-au-P, 08 fév. 2011[AlterPresse] --- Le Collectif Haiti de France (CHF) affirme sa solidarité envers les organisations citoyennes d’Haiti et souhaite le jugement de l’ancien dicateur Jean Claude Duvalier dans son propre pays pour les milliers de crimes commis sous son régime. « Jean Claude Duvalier doit être jugé en Haiti », préconise le Collectif, dans un communiqué acheminé à AlterPresse le 07 février.
Le CHF rejette les pratiques d’impunité dont semble bénéficier l’ancien tyran, revenu de manière inattendu en Haiti le 16 janvier dernier, dans une ambiance d’impunité.
« Justice doit être rendue » en mémoire des différentes victimes du régime dictatorial des Duvalier qui a opprimé le peuple haïtien pendant 29 ans (1957-1986), souligne l’organisation française.
Une dizaine de victimes ont déjà porté plaintes par devant les tribunaux depuis le retour de Duvalier. Il doit répondre de crimes contre l’humanité et de nombreuses exactions commises par le duvaliérisme.
Le CHF estime que la mémoire, la vérité, la justice et la réparation sont des conditions nécessaires pour construire un état de droit et l’établissement de la démocratie.
Il appelle également à la formation d’une commission « Justice et Paix », en vue de récupérer l’argent du dictateur encore disponible dans des banques étrangères. [rh gp apr 08/02/2011 13 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10627
Commentaires:
Le Collectif Haïti de France comme d'autres entités devraient se poser des questions sur le comportement des autorités françaises sur les circonstances dans lesquelles Jean-Claude Duvalier a pu tranquillement quitter la France pour aller "se la couler douce" en Haïti.
Car juger Jean-Claude Duvalier est une chose, mais  sa présence de par sa potentialité destabilisatrice dans la conjoncture actuelle est encore plus nocive à Haïti.