L'avocat Ira Kuzban, affirme que l'ex président Jean Bertrand Aristide est déterminé à rentrer en Haïti dès réception de son passeport diplomatique. Interrogé sur les obstacles à un éventuel retour du président lavalas, M. Kuzban a assuré qu'Aristide n'est l'objet d'aucune poursuite judiciaire en Haïti ou à l'étranger. Il qualifie d'allégations mensongères les révélations de la journaliste Lucy Komisar relatives à l'implication d'Aristide dans les détournements de fonds de IDT et de la Téléco.
Le 28 février prochain l'ex directeur des affaires internationales de la Téléco, Jean René Duperval, comparaîtra par devant un tribunal de Miami dans le cadre de l'enquête sur des détournements de fonds de la compagnie. Faisant remarquer que la comparution prochaine de M. Duperval n'a aucun lien avec IDT, M. Kuzban assimile ces informations à une campagne de diffamation contre l'ex président. Il accuse Mme Komisar d'être à la solde de Haïti Democracy Project, une organisation selon lui impliquée dans le coup d'état de février 2004.
Aucune date n'est encore fixée pour le retour d'Aristide, toutefois M. Kuzban s'insurge contre les dernières déclarations du porte parole du département d'Etat. Il ne revient pas aux Etats-Unis de dire quand un ancien président d'Haïti doit rentrer dans son pays, insiste t-il.
Dans une interview à radio Métropole, M.Kuzban a refusé de faire une comparaison entre Aristide et Duvalier. Il fait remarquer que Duvalier a été un dictateur chassé du pouvoir alors qu'Aristide a été un président élu, victime d'un kidnapping. Interrogé sur les relations entre Aristide et les Etats-Unis et la France, qu'il accuse de l'avoir enlevé, M. Kuzban soutient que les nouveaux gouvernements de ces pays ont une vision différente de la situation.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18779
Commentaires:
Je ne suis pas aussi conviancu que veuille le paraître l'avocat de Jean Bertrand Aristide quand à la volonté de ce dernier de rentrer le plus vite au pays. L'avocat devrait accpeter une fois pour toute que nosu les haïtiens nous avions perdu même notre "illusion souveraine". Les amis d'Haïti refuse d'admettre la situation de tutelle pour pouvoir se cacher derrière cet écran de responsabilité rejeté exclusivement sur les autorités haïtiennes quand en réalité rien ne se fait sans la bénédiction de la Communuaté Internationale.
Si les américains disent qu'ils "detesteraient" un retour de Jean Bertrand Aristide qu'il qualifie de "diversion désagréable", le message envoyé est plus que clair: NOUS NE VOULONS PAS DE VOUS EN HAITI MAINTENANT.
Et le pire est qu'ils détiennent d'assez d'arguments à propriétés dissuasives pour pousser l'ancien prêtre à peser et sous-peser sa décision.
Le reste, les déclarations et les contre-déclarations rentrent dans le cadre du bla bla bla!
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
vendredi 11 février 2011
jeudi 10 février 2011
La France suit de près le dossier du retour d'Aristide
La France est très attentive à la stabilité et la paix civile en Haïti, où pourrait revenir après sept ans d'exil l'ex-président Jean Bertrand Aristide, c'est ce qu'a annoncé le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero. "Au moment où Haïti est engagé dans un processus électoral délicat et que le second tour des élections est prévu le 20 mars, nous restons attentifs à la stabilité et la paix civile", s'est borné à déclarer lors d'un point-presse le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero.
Monsieur Valero a fait ces déclarations en réponse à la question d'un journaliste qui souhaitait obtenir une clarification sur la position de la France dans le dossier du retour en Haïti de l'ancien président d'Haïti.
Notons que les Etats Unis par l'intermédiaire du porte-parole du département d'État américain, P.J. Crowley, ont estimé que le retour d'Aristide serait une «diversion regrettable pour le peuple haïtien» alors qu'il se prépare au second tour des élection prévu pour le 20 mars.
Rappelons que le coordonateur national à vie du parti fanmi Lavalas, a toujours laissé entendre qu'il a été kidnappé le 29 février 2004 par la France et les Etats Unis. EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18777
Commentaires:
Il faudra dire à ce porte-parole que la présence de Duvalier en Haïti n'est pas moins regrettable que celle de Jean Bertrand Aristide. Donc surtout rappeler que Jean-Claude a pu quitter la France dans l'indifférence absolue des autorités françaises.
Donc on a l'impression que La France attend que les Americains se prononcent pour faire le Jacko-répète.
Monsieur Valero a fait ces déclarations en réponse à la question d'un journaliste qui souhaitait obtenir une clarification sur la position de la France dans le dossier du retour en Haïti de l'ancien président d'Haïti.
Notons que les Etats Unis par l'intermédiaire du porte-parole du département d'État américain, P.J. Crowley, ont estimé que le retour d'Aristide serait une «diversion regrettable pour le peuple haïtien» alors qu'il se prépare au second tour des élection prévu pour le 20 mars.
Rappelons que le coordonateur national à vie du parti fanmi Lavalas, a toujours laissé entendre qu'il a été kidnappé le 29 février 2004 par la France et les Etats Unis. EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18777
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Il faudra dire à ce porte-parole que la présence de Duvalier en Haïti n'est pas moins regrettable que celle de Jean Bertrand Aristide. Donc surtout rappeler que Jean-Claude a pu quitter la France dans l'indifférence absolue des autorités françaises.
Donc on a l'impression que La France attend que les Americains se prononcent pour faire le Jacko-répète.
Haïti: les USA s'inquiètent d'un retour d'Aristide avant la présidentielle
(AFP) – Il y a 15 heures
WASHINGTON — Les Etats-Unis ont mis en garde mercredi contre un retour en Haïti de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide, actuellement en exil en Afrique du Sud, avant le second tour de l'élection présidentielle qui doit se tenir le 20 mars.
Si M. Aristide retourne en Haïti avant le second tour, cela constituera "une diversion regrettable", a déclaré le porte-parole du département d'Etat Philip Crowley.
Jean-Bertrand Aristide, en exil en Afrique du Sud depuis 2004, compte retourner en Haïti "très bientôt", dans les prochains jours, une fois qu'il aura reçu le passeport que les autorités haïtiennes lui ont délivré, a déclaré mercredi à l'AFP son avocat Ira Kurzban.
Haïti a été plongée pendant deux mois dans une grave crise post-électorale, jusqu'à ce que le Conseil électoral provisoire haïtien décide d'inverser les résultats provisoires du premier tour du 28 novembre entachés de fraudes. Début février le candidat du pouvoir à la présidentielle, Jude Célestin, a ainsi été écarté du second tour, qui opposera désormais une ancienne Première dame, Mirlande Manigat, au chanteur populaire Michel Martelly.
"Le peuple de Haïti devrait être en train d'évaluer les deux candidats qui vont participer au second tour et je pense que c'est sur cela qu'ils devraient se concentrer", a ajouté le porte-parole américain.
Si Aristide "revenait plus tôt, cela pourrait perturber... le calme nécessaire à la conclusion d'un processus électoral effectif", a-t-il ajouté, refusant de dire si les Etats-Unis avaient eu des contacts en Haïti ou en Afrique du Sud à propos du retour de l'ancien président en Haïti.
Une fois que M. Aristide aura obtenu son passeport, il se rendra en Haïti, a expliqué mercredi Me Kurzban, dont le cabinet se trouve à Miami (Floride, sud-est des Etats-Unis).
"Je suis certain que c'est ce qu'il va faire", a dit Ira Kurzban.
"Il va essayer de rentrer le plus vite possible. Cela va avoir lieu très bientôt", a-t-il ajouté, disant son "espoir" que M. Aristide prenne un vol pour Port-au-Prince dans les prochains jours.
Le nouveau passeport de l'ancien président a été remis à M. Kurzban mardi.
Dans un communiqué diffusé mi-janvier, M. Aristide avait expliqué vouloir rentrer au pays pour des raisons médicales et aussi "pour contribuer à servir (ses) frères et soeurs haïtiens en tant que simple citoyen dans le domaine de l'éducation".
Jean-Bertrand Aristide, 57 ans, ancien opposant à la dictature duvaliériste (1957-86) et prêtre partisan de la "théologie de la libération", a été élu une première fois à la tête du pays en 1990, avant d'être chassé du pays huit mois plus tard par un coup d'Etat militaire.
Revenu à la tête de l'Etat en octobre 1994, grâce à une intervention militaire des Etats-Unis, il termine son mandat en 1996, laissant le pouvoir à son dauphin, l'actuel président René Préval.
L'ancien prêtre des bidonvilles, relevé de ses voeux par une dispense vaticane pour pouvoir se marier, est réélu en novembre 2000. Mais il est contraint à l'exil en février 2004, sous la menace d'une insurrection armée conjuguée à des pressions internationales, notamment des Etats-Unis et de la France, qui lui reprochent son incompétence.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iR2dHrbqRYQBrl2dSrG18KSiK5Ug?docId=CNG.26d823103161a9b75170b1af384f5a1f.7e1
WASHINGTON — Les Etats-Unis ont mis en garde mercredi contre un retour en Haïti de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide, actuellement en exil en Afrique du Sud, avant le second tour de l'élection présidentielle qui doit se tenir le 20 mars.
Si M. Aristide retourne en Haïti avant le second tour, cela constituera "une diversion regrettable", a déclaré le porte-parole du département d'Etat Philip Crowley.
Jean-Bertrand Aristide, en exil en Afrique du Sud depuis 2004, compte retourner en Haïti "très bientôt", dans les prochains jours, une fois qu'il aura reçu le passeport que les autorités haïtiennes lui ont délivré, a déclaré mercredi à l'AFP son avocat Ira Kurzban.
Haïti a été plongée pendant deux mois dans une grave crise post-électorale, jusqu'à ce que le Conseil électoral provisoire haïtien décide d'inverser les résultats provisoires du premier tour du 28 novembre entachés de fraudes. Début février le candidat du pouvoir à la présidentielle, Jude Célestin, a ainsi été écarté du second tour, qui opposera désormais une ancienne Première dame, Mirlande Manigat, au chanteur populaire Michel Martelly.
"Le peuple de Haïti devrait être en train d'évaluer les deux candidats qui vont participer au second tour et je pense que c'est sur cela qu'ils devraient se concentrer", a ajouté le porte-parole américain.
Si Aristide "revenait plus tôt, cela pourrait perturber... le calme nécessaire à la conclusion d'un processus électoral effectif", a-t-il ajouté, refusant de dire si les Etats-Unis avaient eu des contacts en Haïti ou en Afrique du Sud à propos du retour de l'ancien président en Haïti.
Une fois que M. Aristide aura obtenu son passeport, il se rendra en Haïti, a expliqué mercredi Me Kurzban, dont le cabinet se trouve à Miami (Floride, sud-est des Etats-Unis).
"Je suis certain que c'est ce qu'il va faire", a dit Ira Kurzban.
"Il va essayer de rentrer le plus vite possible. Cela va avoir lieu très bientôt", a-t-il ajouté, disant son "espoir" que M. Aristide prenne un vol pour Port-au-Prince dans les prochains jours.
Le nouveau passeport de l'ancien président a été remis à M. Kurzban mardi.
Dans un communiqué diffusé mi-janvier, M. Aristide avait expliqué vouloir rentrer au pays pour des raisons médicales et aussi "pour contribuer à servir (ses) frères et soeurs haïtiens en tant que simple citoyen dans le domaine de l'éducation".
Jean-Bertrand Aristide, 57 ans, ancien opposant à la dictature duvaliériste (1957-86) et prêtre partisan de la "théologie de la libération", a été élu une première fois à la tête du pays en 1990, avant d'être chassé du pays huit mois plus tard par un coup d'Etat militaire.
Revenu à la tête de l'Etat en octobre 1994, grâce à une intervention militaire des Etats-Unis, il termine son mandat en 1996, laissant le pouvoir à son dauphin, l'actuel président René Préval.
L'ancien prêtre des bidonvilles, relevé de ses voeux par une dispense vaticane pour pouvoir se marier, est réélu en novembre 2000. Mais il est contraint à l'exil en février 2004, sous la menace d'une insurrection armée conjuguée à des pressions internationales, notamment des Etats-Unis et de la France, qui lui reprochent son incompétence.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iR2dHrbqRYQBrl2dSrG18KSiK5Ug?docId=CNG.26d823103161a9b75170b1af384f5a1f.7e1
mercredi 9 février 2011
Aberrant : un hôpital moderne fermé en Haïti
Publié le 9 Février 2011 Sujets : Première Chaîne de Radio-Canada , Centre de Diagnostic , Hôpital Sacré-Cœur , Haïti , Amériques , Port-au-Prince
Cela dépasse l’entendement. Imaginez : après un tremblement de terre, la population du pays le plus pauvre des Amériques est aux prises avec le choléra. Pourtant, l’un des rares hôpitaux modernes, bien équipé, demeure fermé, fautes de fonds et de partenaires, en dépit d’annonces de millions de dollars en aide de la part des pays donateurs. Si un écrivain devait présenter un tel scénario à son directeur littéraire, il se ferait répondre que son histoire n’est pas « vraisemblable ». Les lecteurs pourraient difficilement y croire, tant la proposition manque de crédibilité.
Or, c’est pourtant ce qui se passe dans la réalité, en Haïti. Dans un reportage présenté le 2 décembre dans le cadre de l’émission Désautels à la Première Chaîne de Radio-Canada, Dorothée Giroux donne la parole à M. Reynold Savain, radiologue et fondateur du Centre de Diagnostic et de Traitement Intégré (CDTI), également appelé Hôpital Sacré-Cœur. Le Docteur Savain nous raconte son désarroi de constater que cet hôpital, qui a soigné plus de 12 600 personnes après le tremblement de terre, est inutilisé. Situé au cœur de Port-au-Prince, le CDTI est un hôpital privé, antisismique et offrant un équipement de pointe. Les 175 employés ont malheureusement dû être remerciés, car on n’a plus d’argent pour leur verser un salaire.
Triste ironie que ce constat : la population de Port-au-Prince, notamment de nombreux enfants, a un besoin criant de soins, et l’hôpital le mieux équipé en ville n’est accessible à personne! Le photojournaliste Renaud Philippe, ayant récemment séjourné en Haïti, affirmait d’ailleurs, lors d’une entrevue accordée à Claude Bernatchez de Radio-Canada le 6 décembre, que ce peuple souffrait comme jamais il avait « imaginé qu’un peuple pouvait souffrir ».
Pour plusieurs personnes, plus fragiles, l’accès aux soins pourrait faire la différence entre vivre ou mourir. Des enfants qui souffrent, un hôpital fermé, comment peut-on tolérer une situation aussi aberrante, alors que 10 000 ONG sont présentes dans ce pays? Alors que les promesses d’aide se chiffrent en termes de millions de dollars?
Les dernières élections présidentielles ont démontré, si l’on en doutait encore, à quel point ce pays est désorganisé. Le gouvernement haïtien n’est manifestement pas à même de gérer cet hôpital dans la situation actuelle. Pourquoi le Canada ne choisit-il pas de transférer les fonds déjà prévus pour la construction d’un hôpital en Haïti à une organisation non gouvernementale (ONG), sur place, qui pourrait en assumer la gestion, en attendant qu’un gouvernement haïtien soit élu et qu’une certaine accalmie soit revenue au pays? Ce serait poser un geste bien concret, efficace, qui pourrait sauver des centaines de vies. Le temps presse.
Jean-Denis Côté
Québec
http://www.quebechebdo.com/Soci%C3%A9t%C3%A9/Opinion/Tribune%20libre/2011-02-09/article-2210957/Aberrant-un-hopital-moderne-ferme-en-Haiti/1
Commentaires:
Depuis le tremblement de terre, le mot qui caractérise le mieux la situation en Haïti reste aberration. Cette déviance dans les aptitudes et les comportements se vit, se voit et se sent partout.
L'histoire tragique racontée et tissée autour de cet hôpital pourrait se rapporter à d'autres domaines clé de la société. Et si parmi ces domaines on voudrait en choisir un l'éducation offerirait un terrau plus que fertile pour ensemencer cette abérration.
En fait le substrat qui supporte cette abérration est le refus et le mépris de l'excellence.
Les ONGs qui gèrent la totalité ou presque de la vie nationale a en horreur tout ce qui ressemble à l'excellence. Comme si un pays peut se relever sans un noyau découlant d'une élite qui chérit l'excellence dans tous les sens du mot.
Pour les ONGs, une clinique privée, appartenant à un particulier est une "boîte à fric". C'est un hôpital créé par des riches pour se faire de l'argent. donc ces institutions crées par des citoyens haïtiens qui malgré tout continuent à croire au pays, des institutions qui ne sont pas couvertes par atavismes par des police d'assurance ont disparu de la scène et les ONGS préfèrent avoir la rougeolle que d'aller porter secours à ces gens et les aider à relever leurs institutions.
La même situation s'obeserve aussi avec les écoles privées. Pour des raisons que nous connaissons tous, les meilleures écoles haïtiennes étaient des écoles privées. Des écoles qui ne recevaient pas exclusivement des gesn riches, mais des enfants dont les parents ont accepté le défi de miser sur l'éducation.
Quand les enfants des bouirgeaois traditionnels partent faire les études hors des frontières d'Haïti, certains haitiens endossent un degré de sacrifice pour payer l'éducation de leurs enfants car les écoles non payantes ne valent rien.
Après le tremblement de terre personne ou très peu de gens ont penser à tendre la main à ces directeurs d'écoles, de vrais combattants en faveur du savoir.
Les écoles types boui-boui reçoivent une certaine injection d'aide tandis que les institutions garantes de l'excellence académiques sont abandonnées à elles-mêmes.
Les amis d'Haïti qui veulent refonder la socité haïtienne en appliquant la formule du nivellement par le bas auront fort à faire, avant de réussir , peut-être!
Cela dépasse l’entendement. Imaginez : après un tremblement de terre, la population du pays le plus pauvre des Amériques est aux prises avec le choléra. Pourtant, l’un des rares hôpitaux modernes, bien équipé, demeure fermé, fautes de fonds et de partenaires, en dépit d’annonces de millions de dollars en aide de la part des pays donateurs. Si un écrivain devait présenter un tel scénario à son directeur littéraire, il se ferait répondre que son histoire n’est pas « vraisemblable ». Les lecteurs pourraient difficilement y croire, tant la proposition manque de crédibilité.
Or, c’est pourtant ce qui se passe dans la réalité, en Haïti. Dans un reportage présenté le 2 décembre dans le cadre de l’émission Désautels à la Première Chaîne de Radio-Canada, Dorothée Giroux donne la parole à M. Reynold Savain, radiologue et fondateur du Centre de Diagnostic et de Traitement Intégré (CDTI), également appelé Hôpital Sacré-Cœur. Le Docteur Savain nous raconte son désarroi de constater que cet hôpital, qui a soigné plus de 12 600 personnes après le tremblement de terre, est inutilisé. Situé au cœur de Port-au-Prince, le CDTI est un hôpital privé, antisismique et offrant un équipement de pointe. Les 175 employés ont malheureusement dû être remerciés, car on n’a plus d’argent pour leur verser un salaire.
Triste ironie que ce constat : la population de Port-au-Prince, notamment de nombreux enfants, a un besoin criant de soins, et l’hôpital le mieux équipé en ville n’est accessible à personne! Le photojournaliste Renaud Philippe, ayant récemment séjourné en Haïti, affirmait d’ailleurs, lors d’une entrevue accordée à Claude Bernatchez de Radio-Canada le 6 décembre, que ce peuple souffrait comme jamais il avait « imaginé qu’un peuple pouvait souffrir ».
Pour plusieurs personnes, plus fragiles, l’accès aux soins pourrait faire la différence entre vivre ou mourir. Des enfants qui souffrent, un hôpital fermé, comment peut-on tolérer une situation aussi aberrante, alors que 10 000 ONG sont présentes dans ce pays? Alors que les promesses d’aide se chiffrent en termes de millions de dollars?
Les dernières élections présidentielles ont démontré, si l’on en doutait encore, à quel point ce pays est désorganisé. Le gouvernement haïtien n’est manifestement pas à même de gérer cet hôpital dans la situation actuelle. Pourquoi le Canada ne choisit-il pas de transférer les fonds déjà prévus pour la construction d’un hôpital en Haïti à une organisation non gouvernementale (ONG), sur place, qui pourrait en assumer la gestion, en attendant qu’un gouvernement haïtien soit élu et qu’une certaine accalmie soit revenue au pays? Ce serait poser un geste bien concret, efficace, qui pourrait sauver des centaines de vies. Le temps presse.
Jean-Denis Côté
Québec
http://www.quebechebdo.com/Soci%C3%A9t%C3%A9/Opinion/Tribune%20libre/2011-02-09/article-2210957/Aberrant-un-hopital-moderne-ferme-en-Haiti/1
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Depuis le tremblement de terre, le mot qui caractérise le mieux la situation en Haïti reste aberration. Cette déviance dans les aptitudes et les comportements se vit, se voit et se sent partout.
L'histoire tragique racontée et tissée autour de cet hôpital pourrait se rapporter à d'autres domaines clé de la société. Et si parmi ces domaines on voudrait en choisir un l'éducation offerirait un terrau plus que fertile pour ensemencer cette abérration.
En fait le substrat qui supporte cette abérration est le refus et le mépris de l'excellence.
Les ONGs qui gèrent la totalité ou presque de la vie nationale a en horreur tout ce qui ressemble à l'excellence. Comme si un pays peut se relever sans un noyau découlant d'une élite qui chérit l'excellence dans tous les sens du mot.
Pour les ONGs, une clinique privée, appartenant à un particulier est une "boîte à fric". C'est un hôpital créé par des riches pour se faire de l'argent. donc ces institutions crées par des citoyens haïtiens qui malgré tout continuent à croire au pays, des institutions qui ne sont pas couvertes par atavismes par des police d'assurance ont disparu de la scène et les ONGS préfèrent avoir la rougeolle que d'aller porter secours à ces gens et les aider à relever leurs institutions.
La même situation s'obeserve aussi avec les écoles privées. Pour des raisons que nous connaissons tous, les meilleures écoles haïtiennes étaient des écoles privées. Des écoles qui ne recevaient pas exclusivement des gesn riches, mais des enfants dont les parents ont accepté le défi de miser sur l'éducation.
Quand les enfants des bouirgeaois traditionnels partent faire les études hors des frontières d'Haïti, certains haitiens endossent un degré de sacrifice pour payer l'éducation de leurs enfants car les écoles non payantes ne valent rien.
Après le tremblement de terre personne ou très peu de gens ont penser à tendre la main à ces directeurs d'écoles, de vrais combattants en faveur du savoir.
Les écoles types boui-boui reçoivent une certaine injection d'aide tandis que les institutions garantes de l'excellence académiques sont abandonnées à elles-mêmes.
Les amis d'Haïti qui veulent refonder la socité haïtienne en appliquant la formule du nivellement par le bas auront fort à faire, avant de réussir , peut-être!
Haïti-Duvalier : Mettre en avant les pages les plus sombres de la dictature
P-au-P, 09 fév. 2011 [AlterPresse] --- Une douzaine d’organisations sociales dont Antèn Ouvrye, Chandèl et le Cercle Gramsci, ont entamé ce mercredi 9 février à la Faculté des Sciences Humaines une série d’activité en vue de rappeler les crimes commis durant le régime des Duvalier, sous le thème « Resistance du peuple haïtien contre la dictature des Duvalier ». Durant 3 jours, à l’aide d’exposition de photos, de documents, de témoignages de victimes et de conférences, ces organisations espèrent mettre en avant les pages les plus sombres de la dictature et raviver la mémoire du peuple.
La série d’activités s’achève vendredi avec une soirée culturelle baptisée : « Nous ne dormirons pas dans l’oubli ».
Jean Claude Duvalier de retour en Haïti depuis le 16 janvier fait l’objet de multiples poursuites, entre autres pour crimes contre l’humanité. Plus d’une dizaines de plaintes ont été déposées contre lui devant la justice haïtienne qui mène une enquête.
S’exprimant au nom des organisations à l’origine de l’initiative, Edner Décime estime que la société haïtienne n’a le choix qu’entre « le jugement de Duvalier » et « la mort ».
« Notre position est claire. Nous n’admettons aucune logique de réconciliation…Si le dictateur doit se réconcilier il devra le faire avec les autres criminels de son acabit enfermés au Pénitencier », déclare-t-il.
Edner Décime dénonce en même temps « la présence dans divers partis politiques d’autres duvaliéristes qui ont du sang sur leurs mains et qui prêchent l’évangile de la transition démocratique ».
Depuis son arrivée à l’aéroport Toussaint Louverture et à chacune de ses apparitions publiques, Jean Claude Duvalier reçoit de fervents supports de la part de ses partisans. Une foule l’a d’ailleurs chaudement accueillie lors d’une visite mardi à Léogâne, ville natale de sa mère.
Ces démonstrations à l’égard du dictateur soulèvent cependant l’indignation de beaucoup et font poser des questions au sujet de la mémoire historique en Haiti.
Edner Décime juge qu’« il y a un déficit de mémoire et c’est parce qu’il n’y a pas eu de transmission ».
« Il faut comprendre qu’il y a une partie de la population qui est frustrée par rapport au mode de gestion du pays durant les 25 dernières années. Le 7 février 86 fut le résultat du soulèvement des masses populaires, mais également un piège, parce qu’on a détourné les revendications des paysans et des masses populaires pour les diriger dans un couloir électoraliste. Résultat nous avons eu du duvaliérisme sans Duvalier », explique t-il, soulignant que beaucoup d’Haïtiens ne comprennent pas leur histoire. [kft gp apr 9/02/2011 11 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10629
La série d’activités s’achève vendredi avec une soirée culturelle baptisée : « Nous ne dormirons pas dans l’oubli ».
Jean Claude Duvalier de retour en Haïti depuis le 16 janvier fait l’objet de multiples poursuites, entre autres pour crimes contre l’humanité. Plus d’une dizaines de plaintes ont été déposées contre lui devant la justice haïtienne qui mène une enquête.
S’exprimant au nom des organisations à l’origine de l’initiative, Edner Décime estime que la société haïtienne n’a le choix qu’entre « le jugement de Duvalier » et « la mort ».
« Notre position est claire. Nous n’admettons aucune logique de réconciliation…Si le dictateur doit se réconcilier il devra le faire avec les autres criminels de son acabit enfermés au Pénitencier », déclare-t-il.
Edner Décime dénonce en même temps « la présence dans divers partis politiques d’autres duvaliéristes qui ont du sang sur leurs mains et qui prêchent l’évangile de la transition démocratique ».
Depuis son arrivée à l’aéroport Toussaint Louverture et à chacune de ses apparitions publiques, Jean Claude Duvalier reçoit de fervents supports de la part de ses partisans. Une foule l’a d’ailleurs chaudement accueillie lors d’une visite mardi à Léogâne, ville natale de sa mère.
Ces démonstrations à l’égard du dictateur soulèvent cependant l’indignation de beaucoup et font poser des questions au sujet de la mémoire historique en Haiti.
Edner Décime juge qu’« il y a un déficit de mémoire et c’est parce qu’il n’y a pas eu de transmission ».
« Il faut comprendre qu’il y a une partie de la population qui est frustrée par rapport au mode de gestion du pays durant les 25 dernières années. Le 7 février 86 fut le résultat du soulèvement des masses populaires, mais également un piège, parce qu’on a détourné les revendications des paysans et des masses populaires pour les diriger dans un couloir électoraliste. Résultat nous avons eu du duvaliérisme sans Duvalier », explique t-il, soulignant que beaucoup d’Haïtiens ne comprennent pas leur histoire. [kft gp apr 9/02/2011 11 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10629
Jean-Claude Duvalier convoqué par la justice
Agence France-Presse 09/02/2011 12h02
PORT-AU-PRINCE - L'ex-dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier, revenu en Haïti le 16 janvier après 25 ans d'exil en France, a été convoqué mercredi devant un juge d'instruction mais ne se rendra pas à ce rendez-vous avec la justice, a-t-on appris de sources judiciaires.
M. Duvalier doit être entendu mercredi par le juge Jean Carvès sans qu'on sache dans quel dossier. Son avocat Me Reynold Georges a indiqué à l'AFP que "Baby doc" ne se rendrait pas à la convocation car il a été victime d'une chute mardi.
Dans les jours qui ont suivi son retour, Jean-Claude Duvalier a été inculpé de corruption, détournements de fonds publics et association de malfaiteurs et plusieurs plaintes ont été déposées contre lui pour crimes contre l'humanité.
M. Duvalier a effectué mardi son premier déplacement en dehors de Port-au-Prince depuis son retour. Il a été accueilli par des milliers de personnes dans la ville de Léogâne, à 33 kilomètres au sud de la capitale, où il s'est recueilli sur la tombe de ses grands-parents.
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/02/20110209-120249.html
PORT-AU-PRINCE - L'ex-dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier, revenu en Haïti le 16 janvier après 25 ans d'exil en France, a été convoqué mercredi devant un juge d'instruction mais ne se rendra pas à ce rendez-vous avec la justice, a-t-on appris de sources judiciaires.
M. Duvalier doit être entendu mercredi par le juge Jean Carvès sans qu'on sache dans quel dossier. Son avocat Me Reynold Georges a indiqué à l'AFP que "Baby doc" ne se rendrait pas à la convocation car il a été victime d'une chute mardi.
Dans les jours qui ont suivi son retour, Jean-Claude Duvalier a été inculpé de corruption, détournements de fonds publics et association de malfaiteurs et plusieurs plaintes ont été déposées contre lui pour crimes contre l'humanité.
M. Duvalier a effectué mardi son premier déplacement en dehors de Port-au-Prince depuis son retour. Il a été accueilli par des milliers de personnes dans la ville de Léogâne, à 33 kilomètres au sud de la capitale, où il s'est recueilli sur la tombe de ses grands-parents.
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/02/20110209-120249.html
Michel Martelly exige des changements au CEP et au gouvernement
Le candidat conditionne pratiquement sa présence au second tour des présidentielles au renvoi immédiat du président et du directeur général du Conseil électoral et des ministres Paul Denis, Gérald Germain et Paul Antoine Bien-Aimé mardi 8 février 2011,
Le candidat à la présidence Michel Martelly a sollicité mardi un remaniement au sein du bureau du Conseil électoral provisoire et du gouvernement, conditions auxquelles il a pratiquement lié sa participation au second tour de l’élection qui doit l’opposer le 20 mars à sa rivale Mirlande Hyppolite Manigat.
Dans un communiqué remis à la presse, M. Martelly estime nécessaire de "changer le président du Conseil, Gaillot Dorsinvil, le directeur général, Pierre-Louis Opont, et certains membres de l’appareil électoral dans les meilleurs délais".
Le chanteur surnommé "Sweet Micky" propose également l’adoption de mesures visant à améliorer le processus électoral et réclame des sanctions contre les candidats ayant fait usage d’armes à feu lors du premier tour des présidentielles et législatives controversées du 28 novembre.
Par ailleurs, Michel Martelly, admis au second tour grâce à un rapport de l’OEA ayant recommandé l’éviction du candidat du pouvoir, Jude Célestin, invite le gouvernement Préval/Bellerive à réduire le nombre des ministères et à renvoyer les ministres de la justice et de la sécurité publique, Paul Denis, des affaires sociales, Gérald Germain et de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé.
Le candidat dit accepter de rester dans le processus électoral au-delà de la journée du lundi 7 février -qui marquait la fin du mandat constitutionnel du Président René Préval- si les mesures proposées sont "prises en considération immédiatement".
L’Exécutif et l’institution électorale n’avaient pas encore réagi mardi soir au communiqué réclamant la tête des hauts responsables identifiés.
Gardant un profil bas depuis un certain temps, le chef de l’Etat sortant, qui entend rester au pouvoir jusqu’au 14 mai, officiellement afin de permettre à un successeur élu de le remplacer, n’a toujours pas promulgué les résultats définitifs des élections de novembre. Cet acte doit précéder la convocation du peuple en ses comices en vue du second tour.
Mirlande Manigat, arrivée largement en tête du premier tour, ou Michel Martelly, devrait être proclamé vainqueur (e) du scrutin présidentiel le 16 avril. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7498
Le candidat à la présidence Michel Martelly a sollicité mardi un remaniement au sein du bureau du Conseil électoral provisoire et du gouvernement, conditions auxquelles il a pratiquement lié sa participation au second tour de l’élection qui doit l’opposer le 20 mars à sa rivale Mirlande Hyppolite Manigat.
Dans un communiqué remis à la presse, M. Martelly estime nécessaire de "changer le président du Conseil, Gaillot Dorsinvil, le directeur général, Pierre-Louis Opont, et certains membres de l’appareil électoral dans les meilleurs délais".
Le chanteur surnommé "Sweet Micky" propose également l’adoption de mesures visant à améliorer le processus électoral et réclame des sanctions contre les candidats ayant fait usage d’armes à feu lors du premier tour des présidentielles et législatives controversées du 28 novembre.
Par ailleurs, Michel Martelly, admis au second tour grâce à un rapport de l’OEA ayant recommandé l’éviction du candidat du pouvoir, Jude Célestin, invite le gouvernement Préval/Bellerive à réduire le nombre des ministères et à renvoyer les ministres de la justice et de la sécurité publique, Paul Denis, des affaires sociales, Gérald Germain et de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé.
Le candidat dit accepter de rester dans le processus électoral au-delà de la journée du lundi 7 février -qui marquait la fin du mandat constitutionnel du Président René Préval- si les mesures proposées sont "prises en considération immédiatement".
L’Exécutif et l’institution électorale n’avaient pas encore réagi mardi soir au communiqué réclamant la tête des hauts responsables identifiés.
Gardant un profil bas depuis un certain temps, le chef de l’Etat sortant, qui entend rester au pouvoir jusqu’au 14 mai, officiellement afin de permettre à un successeur élu de le remplacer, n’a toujours pas promulgué les résultats définitifs des élections de novembre. Cet acte doit précéder la convocation du peuple en ses comices en vue du second tour.
Mirlande Manigat, arrivée largement en tête du premier tour, ou Michel Martelly, devrait être proclamé vainqueur (e) du scrutin présidentiel le 16 avril. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7498
L'ex-président Aristide de retour en Haïti "très bientôt", selon son avocat
MIAMI — L'ex-président haïtien Jean-Bertrand Aristide, en exil en Afrique du Sud depuis 2004, compte retourner en Haïti "très bientôt", dans les prochains jours, une fois qu'il aura reçu le passeport que les autorités lui ont délivré, a déclaré à l'AFP mercredi son avocat Ira Kurzban.
Une fois que M. Aristide aura obtenu son passeport, il se rendra en Haïti, a expliqué Me Kurzban, dont le cabinet se trouve à Miami (Floride, sud-est des Etats-Unis).
"Je suis certain que c'est ce qu'il va faire", a dit Ira Kurzban.
"Il va essayer de rentrer le plus vite possible. Cela va avoir lieu très bientôt", a-t-il ajouté, disant son "espoir" que M. Aristide prenne un vol pour Port-au-Prince dans les prochains jours.
Le nouveau passeport de l'ancien président a été remis à M. Kurzban mardi.
M. Aristide se trouve en Afrique du Sud et son avocat a dit ignorer comment il comptait lui faire parvenir le document.
Dans un communiqué diffusé mi-janvier, M. Aristide avait expliqué vouloir rentrer au pays pour des raisons médicales et aussi "pour contribuer à servir (ses) frères et soeurs haïtiens en tant que simple citoyen dans le domaine de l'éducation".
Jean-Bertrand Aristide, 57 ans, ancien opposant à la dictature duvaliériste (1957-86) et prêtre partisan de la "théologie de la libération", a été élu une première fois à la tête du pays en 1990, avant d'être chassé du pays huit mois plus tard par un coup d'Etat militaire.
Revenu à la tête de l'Etat en octobre 1994, grâce à une intervention militaire des Etats-Unis, il termine son mandat en 1996, laissant le pouvoir à son dauphin, l'actuel président René Préval.
L'ancien prêtre des bidonvilles, relevé de ses voeux par une dispense vaticane pour pouvoir se marier, est réélu en novembre 2000. Mais il est contraint à l'exil en février 2004, sous la menace d'une insurrection armée conjuguée à des pressions internationales, notamment des Etats-Unis et de la France, qui lui reprochent son incompétence.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jd-Df9feBcbIaWT75qAVNrq2gQFA?docId=CNG.bb6b0b78c70ad4856039989ff44dce34.431
Une fois que M. Aristide aura obtenu son passeport, il se rendra en Haïti, a expliqué Me Kurzban, dont le cabinet se trouve à Miami (Floride, sud-est des Etats-Unis).
"Je suis certain que c'est ce qu'il va faire", a dit Ira Kurzban.
"Il va essayer de rentrer le plus vite possible. Cela va avoir lieu très bientôt", a-t-il ajouté, disant son "espoir" que M. Aristide prenne un vol pour Port-au-Prince dans les prochains jours.
Le nouveau passeport de l'ancien président a été remis à M. Kurzban mardi.
M. Aristide se trouve en Afrique du Sud et son avocat a dit ignorer comment il comptait lui faire parvenir le document.
Dans un communiqué diffusé mi-janvier, M. Aristide avait expliqué vouloir rentrer au pays pour des raisons médicales et aussi "pour contribuer à servir (ses) frères et soeurs haïtiens en tant que simple citoyen dans le domaine de l'éducation".
Jean-Bertrand Aristide, 57 ans, ancien opposant à la dictature duvaliériste (1957-86) et prêtre partisan de la "théologie de la libération", a été élu une première fois à la tête du pays en 1990, avant d'être chassé du pays huit mois plus tard par un coup d'Etat militaire.
Revenu à la tête de l'Etat en octobre 1994, grâce à une intervention militaire des Etats-Unis, il termine son mandat en 1996, laissant le pouvoir à son dauphin, l'actuel président René Préval.
L'ancien prêtre des bidonvilles, relevé de ses voeux par une dispense vaticane pour pouvoir se marier, est réélu en novembre 2000. Mais il est contraint à l'exil en février 2004, sous la menace d'une insurrection armée conjuguée à des pressions internationales, notamment des Etats-Unis et de la France, qui lui reprochent son incompétence.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jd-Df9feBcbIaWT75qAVNrq2gQFA?docId=CNG.bb6b0b78c70ad4856039989ff44dce34.431
Haiti-Duvalier : Le Collectif Haiti de France souhaite le jugement du dictateur dans son propre pays
P-au-P, 08 fév. 2011[AlterPresse] --- Le Collectif Haiti de France (CHF) affirme sa solidarité envers les organisations citoyennes d’Haiti et souhaite le jugement de l’ancien dicateur Jean Claude Duvalier dans son propre pays pour les milliers de crimes commis sous son régime. « Jean Claude Duvalier doit être jugé en Haiti », préconise le Collectif, dans un communiqué acheminé à AlterPresse le 07 février.
Le CHF rejette les pratiques d’impunité dont semble bénéficier l’ancien tyran, revenu de manière inattendu en Haiti le 16 janvier dernier, dans une ambiance d’impunité.
« Justice doit être rendue » en mémoire des différentes victimes du régime dictatorial des Duvalier qui a opprimé le peuple haïtien pendant 29 ans (1957-1986), souligne l’organisation française.
Une dizaine de victimes ont déjà porté plaintes par devant les tribunaux depuis le retour de Duvalier. Il doit répondre de crimes contre l’humanité et de nombreuses exactions commises par le duvaliérisme.
Le CHF estime que la mémoire, la vérité, la justice et la réparation sont des conditions nécessaires pour construire un état de droit et l’établissement de la démocratie.
Il appelle également à la formation d’une commission « Justice et Paix », en vue de récupérer l’argent du dictateur encore disponible dans des banques étrangères. [rh gp apr 08/02/2011 13 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10627
Commentaires:
Le Collectif Haïti de France comme d'autres entités devraient se poser des questions sur le comportement des autorités françaises sur les circonstances dans lesquelles Jean-Claude Duvalier a pu tranquillement quitter la France pour aller "se la couler douce" en Haïti.
Car juger Jean-Claude Duvalier est une chose, mais sa présence de par sa potentialité destabilisatrice dans la conjoncture actuelle est encore plus nocive à Haïti.
Le CHF rejette les pratiques d’impunité dont semble bénéficier l’ancien tyran, revenu de manière inattendu en Haiti le 16 janvier dernier, dans une ambiance d’impunité.
« Justice doit être rendue » en mémoire des différentes victimes du régime dictatorial des Duvalier qui a opprimé le peuple haïtien pendant 29 ans (1957-1986), souligne l’organisation française.
Une dizaine de victimes ont déjà porté plaintes par devant les tribunaux depuis le retour de Duvalier. Il doit répondre de crimes contre l’humanité et de nombreuses exactions commises par le duvaliérisme.
Le CHF estime que la mémoire, la vérité, la justice et la réparation sont des conditions nécessaires pour construire un état de droit et l’établissement de la démocratie.
Il appelle également à la formation d’une commission « Justice et Paix », en vue de récupérer l’argent du dictateur encore disponible dans des banques étrangères. [rh gp apr 08/02/2011 13 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10627
Commentaires:
Le Collectif Haïti de France comme d'autres entités devraient se poser des questions sur le comportement des autorités françaises sur les circonstances dans lesquelles Jean-Claude Duvalier a pu tranquillement quitter la France pour aller "se la couler douce" en Haïti.
Car juger Jean-Claude Duvalier est une chose, mais sa présence de par sa potentialité destabilisatrice dans la conjoncture actuelle est encore plus nocive à Haïti.
Des milliers de personnes accueillent Duvalier à Léogâne
Officiellement inculpé et placé en "résidence surveillée", l’ancien dictateur a eu le temps de se recueillir sur la tombe de son père François Duvalier, au cimetière de Port-au-Prince, avant de répéter le même exercice dans la Cité Anacaona, ville natale de sa mère, où l’attendait une foule en liesse mardi 8 février 2011,
L’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier a été ovationné par plusieurs milliers de personnes mardi lors d’une visite à Léogâne (33 km au sud-ouest de Port-au-Prince) où il s’est recueilli sur la tombe de ses grands-parents, au lendemain du 25e anniversaire de sa chute, en 1986.
Accompagné de son épouse Véronique Roy, l’ex-Président à vie, rentré en Haïti depuis trois semaines, effectuait sa deuxième visite dans la ville natale de sa mère décédée, Simone Duvalier, alors qu’il est inculpé de corruption, détournements de fonds publics et association de malfaiteurs et accusé de crimes contre l’humanité.
"M. Duvalier va se recueillir sur la tombe de ses grands-parents enterrés dans cette ville qui a été détruite par le séisme de janvier 2010. Il va déposer des fleurs au cimetière", avait indiqué dans la matinée à l’AFP Véronique Roy.
Avant d’aller à Léogâne, "Baby Doc" s’était rendu sur la tombe de son père, l’ancien dictateur François Duvalier, au cimetière de Port-au-Prince.
Le 7 février 1986, lorsqu’une révolte populaire avait chassé Duvalier du pouvoir, mettant fin à une république héréditaire de 29 ans, la tombe de "Papa Doc" avait été vandalisée par des haïtiens déchaînés.
"Si vous (Duvalier) étiez là, la réalité du pays serait différente", ont scandé avec enthousiasme dans la Cité Anacaona plusieurs milliers d’adultes et de jeunes, nostalgiques pour certains, sans repères historiques pour d’autres.
L’accueil a été partout étonnamment délirant pour Jean-Claude Duvalier qui a visité tour à tour la chapelle Sainte-Rose et le lycée Anacaona avant de déposer une gerbe des fleurs devant une fosse commune où sont enterrées de nombreuses victimes du séisme destructeur de janvier 2010.
Par la suite, l’ancien tyran et ses proches, suivis de plusieurs centaines de personnes décidément infatigables, se sont rendus dans la localité de Citronnier (9e section communale de Léogâne) pour une cérémonie particulière sur une habitation familiale.
Rentré en Haïti à la surprise générale le 16 janvier dernier, après 25 ans d’exil en France, Jean-Claude Duvalier a confié lundi à une station de radio qu’il caressait le rêve d’une "réconciliation nationale" à laquelle serait associés "tous les anciens chefs d’Etat".
Récemment, le Président René Préval avait assuré en République Dominicaine qu’une assignation à résidence était imposée à l’ancien leader de la sinistre milice des "Tontons Macoutes" pourtant libre de se pavaner à travers la république.
Outre une gestion des affaires publiques marquée par le règne de la corruption et le maintien inébranlable de l’exclusion sociale, la dynastie des Duvalier père et fils a fait de 1957 à 1986 des dizaines de milliers de morts, de disparus, de prisonniers et d’exilés. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7497
L’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier a été ovationné par plusieurs milliers de personnes mardi lors d’une visite à Léogâne (33 km au sud-ouest de Port-au-Prince) où il s’est recueilli sur la tombe de ses grands-parents, au lendemain du 25e anniversaire de sa chute, en 1986.
Accompagné de son épouse Véronique Roy, l’ex-Président à vie, rentré en Haïti depuis trois semaines, effectuait sa deuxième visite dans la ville natale de sa mère décédée, Simone Duvalier, alors qu’il est inculpé de corruption, détournements de fonds publics et association de malfaiteurs et accusé de crimes contre l’humanité.
"M. Duvalier va se recueillir sur la tombe de ses grands-parents enterrés dans cette ville qui a été détruite par le séisme de janvier 2010. Il va déposer des fleurs au cimetière", avait indiqué dans la matinée à l’AFP Véronique Roy.
Avant d’aller à Léogâne, "Baby Doc" s’était rendu sur la tombe de son père, l’ancien dictateur François Duvalier, au cimetière de Port-au-Prince.
Le 7 février 1986, lorsqu’une révolte populaire avait chassé Duvalier du pouvoir, mettant fin à une république héréditaire de 29 ans, la tombe de "Papa Doc" avait été vandalisée par des haïtiens déchaînés.
"Si vous (Duvalier) étiez là, la réalité du pays serait différente", ont scandé avec enthousiasme dans la Cité Anacaona plusieurs milliers d’adultes et de jeunes, nostalgiques pour certains, sans repères historiques pour d’autres.
L’accueil a été partout étonnamment délirant pour Jean-Claude Duvalier qui a visité tour à tour la chapelle Sainte-Rose et le lycée Anacaona avant de déposer une gerbe des fleurs devant une fosse commune où sont enterrées de nombreuses victimes du séisme destructeur de janvier 2010.
Par la suite, l’ancien tyran et ses proches, suivis de plusieurs centaines de personnes décidément infatigables, se sont rendus dans la localité de Citronnier (9e section communale de Léogâne) pour une cérémonie particulière sur une habitation familiale.
Rentré en Haïti à la surprise générale le 16 janvier dernier, après 25 ans d’exil en France, Jean-Claude Duvalier a confié lundi à une station de radio qu’il caressait le rêve d’une "réconciliation nationale" à laquelle serait associés "tous les anciens chefs d’Etat".
Récemment, le Président René Préval avait assuré en République Dominicaine qu’une assignation à résidence était imposée à l’ancien leader de la sinistre milice des "Tontons Macoutes" pourtant libre de se pavaner à travers la république.
Outre une gestion des affaires publiques marquée par le règne de la corruption et le maintien inébranlable de l’exclusion sociale, la dynastie des Duvalier père et fils a fait de 1957 à 1986 des dizaines de milliers de morts, de disparus, de prisonniers et d’exilés. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7497
LA TETE DANS LE CUL!
Se réveiller la tête dans le Cul !
C’était vraiment le cas de le dire quand j’ai appris que le 16 janvier 2011, que Jean-Claude Duvalier en personne avait pu laisser tranquillement la France pour retourner et se faire ovationner à Port-au-Prince.
C’est encore le cas ce matin en apprenant que Jean Bertrand Aristide disposait d’un passeport diplomatique pour pouvoir revenir en Haïti, quand bon lui semblerait.
D’autres diront que rien n’étonne en Haïti ou à propos d’Haïti, mais n’empêche que je n’arrive pas à me réveiller différemment que la tête bien enfoncée dans le cul.
Ceci n’aurait pas dans ma tête une telle ampleur si la vie en Haïti et pour les haïtiens se distillait comme un fleuve tranquille. Nous sommes en février 2011, 13 mois après le passage du terrible tremblement de terre avec un pays croupissant à genou dans sous des tonnes de décombres, en pleine épidémie importée de cholera qui fait encore des morts par centaines et servent d’élément de stigmatisation discriminatoire pour nos compatriotes vivant en terre étrangère, en pleine crise électorale dont un semblant d’issue n’a été retrouvé qu’en étant obligé d’adultérer notre dernière " illusion souveraine" sous la pression de nos « amis ».
Comme si en matière de désastres et de calamités, ça ne suffisait point. Nous devons boire notre calice jusqu’à la dernière goutte et voici que l’on nous ramène deux anciens chefs d’Etat exclus pour avoir été mauvais, inadaptés, incompétents, criminels, corrompus etc… Comme si le temps revêtait une certaine capacité prêtée aux potions magiques pour bonifier des rejetons.
Le temps, une chose est sure, a l’effet de gomme du bon Dieu pour effacer les facultés mnésiques du peuple haïtien qui a du mal à exister en dehors de la volonté d’un homme paré en messie.
Le 20 Mars, les haïtiens vont choisir entre deux candidats très « dissemblants ». Il y aura une option de tête et une option de cœur.
Cependant la situation n’est pas pour autant plus rassurante car il y aura un troisième larron. INITE détiendra comme juge et arbitre le sifflet… Des scénarios les plus invraisemblables sont à craindre. La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient risque de redevenir la principale de l’angle.
De mon côté j’ai de bonnes raisons pour continuer à garder la tête dans le cul…
Decky, 09/02/2011
C’était vraiment le cas de le dire quand j’ai appris que le 16 janvier 2011, que Jean-Claude Duvalier en personne avait pu laisser tranquillement la France pour retourner et se faire ovationner à Port-au-Prince.
C’est encore le cas ce matin en apprenant que Jean Bertrand Aristide disposait d’un passeport diplomatique pour pouvoir revenir en Haïti, quand bon lui semblerait.
D’autres diront que rien n’étonne en Haïti ou à propos d’Haïti, mais n’empêche que je n’arrive pas à me réveiller différemment que la tête bien enfoncée dans le cul.
Ceci n’aurait pas dans ma tête une telle ampleur si la vie en Haïti et pour les haïtiens se distillait comme un fleuve tranquille. Nous sommes en février 2011, 13 mois après le passage du terrible tremblement de terre avec un pays croupissant à genou dans sous des tonnes de décombres, en pleine épidémie importée de cholera qui fait encore des morts par centaines et servent d’élément de stigmatisation discriminatoire pour nos compatriotes vivant en terre étrangère, en pleine crise électorale dont un semblant d’issue n’a été retrouvé qu’en étant obligé d’adultérer notre dernière " illusion souveraine" sous la pression de nos « amis ».
Comme si en matière de désastres et de calamités, ça ne suffisait point. Nous devons boire notre calice jusqu’à la dernière goutte et voici que l’on nous ramène deux anciens chefs d’Etat exclus pour avoir été mauvais, inadaptés, incompétents, criminels, corrompus etc… Comme si le temps revêtait une certaine capacité prêtée aux potions magiques pour bonifier des rejetons.
Le temps, une chose est sure, a l’effet de gomme du bon Dieu pour effacer les facultés mnésiques du peuple haïtien qui a du mal à exister en dehors de la volonté d’un homme paré en messie.
Le 20 Mars, les haïtiens vont choisir entre deux candidats très « dissemblants ». Il y aura une option de tête et une option de cœur.
Cependant la situation n’est pas pour autant plus rassurante car il y aura un troisième larron. INITE détiendra comme juge et arbitre le sifflet… Des scénarios les plus invraisemblables sont à craindre. La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient risque de redevenir la principale de l’angle.
De mon côté j’ai de bonnes raisons pour continuer à garder la tête dans le cul…
Decky, 09/02/2011
mardi 8 février 2011
Haïti: Duvalier rêve de "réconciliation"
AFP 08/02/2011
L'ex-président haïtien Jean-Claude Duvalier, chassé du pouvoir il y a 25 ans jour pour jour, a dit lundi à la radio rêver d'une "réconciliation nationale" initiée par "tous les anciens chefs d'Etat", au moment où Jean-Bertrand Aristide tente de revenir en Haïti.
"J'entrevois cette possibilité où tous les anciens chefs d'Etat pourraient former un grand conseil dans le but de promouvoir la réconciliation nationale et le relèvement d'Haïti", a-t-il dit dans une interview à la radio Signal FM.
M. Duvalier, chassé le 7 février 1986 après quinze ans de pouvoir dictatorial par un soulèvement populaire, est revenu en Haïti le 16 janvier après un exil de 25 ans en France.
Dans les jours qui ont suivi son retour, Jean-Claude Duvalier a été inculpé de corruption, détournements de fonds publics et association de malfaiteurs et plusieurs plaintes ont été déposées contre lui pour crimes contre l'humanité.
Le retour de "Baby doc" avait néanmoins été approuvé par Michel Martelly, l'un des deux candidats en lice pour le second tour de la présidentielle.
"Mon rêve c'est de voir tous ces anciens dirigeants tellement populaires réunis en un seul lieu pour la réconciliation nationale", avait lancé M. Martelly après le retour de M. Duvalier. "Arrivé au pouvoir, j'aimerais que tous les anciens présidents deviennent mes conseillers afin de pouvoir profiter de leur expérience", avait-il ajouté.
Depuis le retour de M. Duvalier, un autre ancien président haïtien, Jean-Bertrand Aristide, qui vit en exil en Afrique du Sud depuis 2004, a également émis le souhait de revenir à Port-au-Prince.
Un responsable haïtien a indiqué lundi que le gouvernement avait émis dans la journée un passeport diplomatique pour l'ancien président, offrant à ce dernier la possibilité de rentrer dans le pays dont il a été chassé par une insurrection armée.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/02/08/97001-20110208FILWWW00341-haiti-duvalier-reve-de-reconciliation.php
Commentaires:
Les anciens chefs d'état haïtiens semblent vouloir jouer avec les mots. Réconciliation n'est pas synonyme d'impunité. Quand on a causé du tort à la société on paie sa dette devant la justice. Après avoir payé on peut parler d'intégration, de pardon et de réconciliation.
Jugement d'abord réconciliation ensuite!!!
L'ex-président haïtien Jean-Claude Duvalier, chassé du pouvoir il y a 25 ans jour pour jour, a dit lundi à la radio rêver d'une "réconciliation nationale" initiée par "tous les anciens chefs d'Etat", au moment où Jean-Bertrand Aristide tente de revenir en Haïti.
"J'entrevois cette possibilité où tous les anciens chefs d'Etat pourraient former un grand conseil dans le but de promouvoir la réconciliation nationale et le relèvement d'Haïti", a-t-il dit dans une interview à la radio Signal FM.
M. Duvalier, chassé le 7 février 1986 après quinze ans de pouvoir dictatorial par un soulèvement populaire, est revenu en Haïti le 16 janvier après un exil de 25 ans en France.
Dans les jours qui ont suivi son retour, Jean-Claude Duvalier a été inculpé de corruption, détournements de fonds publics et association de malfaiteurs et plusieurs plaintes ont été déposées contre lui pour crimes contre l'humanité.
Le retour de "Baby doc" avait néanmoins été approuvé par Michel Martelly, l'un des deux candidats en lice pour le second tour de la présidentielle.
"Mon rêve c'est de voir tous ces anciens dirigeants tellement populaires réunis en un seul lieu pour la réconciliation nationale", avait lancé M. Martelly après le retour de M. Duvalier. "Arrivé au pouvoir, j'aimerais que tous les anciens présidents deviennent mes conseillers afin de pouvoir profiter de leur expérience", avait-il ajouté.
Depuis le retour de M. Duvalier, un autre ancien président haïtien, Jean-Bertrand Aristide, qui vit en exil en Afrique du Sud depuis 2004, a également émis le souhait de revenir à Port-au-Prince.
Un responsable haïtien a indiqué lundi que le gouvernement avait émis dans la journée un passeport diplomatique pour l'ancien président, offrant à ce dernier la possibilité de rentrer dans le pays dont il a été chassé par une insurrection armée.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/02/08/97001-20110208FILWWW00341-haiti-duvalier-reve-de-reconciliation.php
Commentaires:
Les anciens chefs d'état haïtiens semblent vouloir jouer avec les mots. Réconciliation n'est pas synonyme d'impunité. Quand on a causé du tort à la société on paie sa dette devant la justice. Après avoir payé on peut parler d'intégration, de pardon et de réconciliation.
Jugement d'abord réconciliation ensuite!!!
Angelina Jolie en proceso de adoptar niña de Haití
ELSALVADOR.COM Martes, 8 de Febrero de 2011
La pareja de super astros del cine Angelina Jolie y Brad Pitt está en proceso de adoptar a una niña haitiana que perdió a sus padres en el terremoto, se supo hoy.
La nota la publica el portal E! News retomando una información del Daily Mirror.
"Todo el mundo sabe que Angelina Jolie y Brad Pitt tienen un alma bastante caritativa y que aquello de la paternidad se les da bastante bien", dice la nota.
"La actriz ha decidido intentar una nueva adopción y avisó a sus abogados, que están "en trámites para conseguir una autorización que permita a Leah visitar a Angelina en Estados Unidos", informa una fuente al diario Daily Mirror, según E! News.
La pequeña tiene 4 años de edad.
La pareja tiene en común tres niños adoptados -Maddox, Pax y Zahara- y otros tres biológicos -Shiloh, Knox y Vivienne-.
http://www.elsalvador.com/mwedh/nota/nota_completa.asp?idCat=6461&idArt=5557821
La pareja de super astros del cine Angelina Jolie y Brad Pitt está en proceso de adoptar a una niña haitiana que perdió a sus padres en el terremoto, se supo hoy.
La nota la publica el portal E! News retomando una información del Daily Mirror.
"Todo el mundo sabe que Angelina Jolie y Brad Pitt tienen un alma bastante caritativa y que aquello de la paternidad se les da bastante bien", dice la nota.
"La actriz ha decidido intentar una nueva adopción y avisó a sus abogados, que están "en trámites para conseguir una autorización que permita a Leah visitar a Angelina en Estados Unidos", informa una fuente al diario Daily Mirror, según E! News.
La pequeña tiene 4 años de edad.
La pareja tiene en común tres niños adoptados -Maddox, Pax y Zahara- y otros tres biológicos -Shiloh, Knox y Vivienne-.
http://www.elsalvador.com/mwedh/nota/nota_completa.asp?idCat=6461&idArt=5557821
lundi 7 février 2011
Haïti: le président René Préval restera en fonction jusqu'au 14 mai
PORT-AU-PRINCE (AP) — Le président haïtien René Préval conservera ses fonctions trois mois supplémentaires le temps d'organiser le second tour de l'élection présidentielle pour désigner son successeur, a déclaré lundi son secrétaire général Fritz Longchamp. M. Préval quittera son poste le 14 mai, a confirmé M. Longchamp à l'Associated Press. Son mandat aurait dû expirer lundi, mais son successeur ne sera pas élu avant le 20 mars, date du second tour de la présidentielle.
Le président haïtien n'avait pas dévoilé ses intentions ces derniers jours, et certaines rumeurs lui prêtaient le projet de nommer un successeur temporaire. "Il restera au pouvoir jusqu'au 14 mai. Il ne partira pas aujourd'hui", a déclaré M. Longchamp lundi. Une loi lui permet de rester en poste trois mois supplémentaires.
Les Etats-Unis et d'autres pays ont exprimé leur accord pour un maintien de M. Préval dans ses fonctions quelques mois après l'expiration de son mandat afin d'éviter un vide du pouvoir.
Lundi matin, une manifestation anti-Préval réunissant une cinquantaine de personnes s'est tenue devant le Palais national, bloquant le trafic avec des poubelles renversées et des pneus en flammes. Les manifestants ont jeté des pierres et scandé "Préval est un escroc". Ils ont ensuite été dispersés par la police.
Le président sortant est très impopulaire, surtout dans les zones urbaines. La semaine dernière, le candidat soutenu par le gouvernement, Jude Célestin, a été éliminé de la course à la présidence suite à la contestation des résultats du premier tour.
Le second tour opposera le 20 mars l'ex-première dame Mirlande Manigat au chanteur populaire Michel Martelly. La campagne électorale doit commencer le 17 février et les résultats définitifs ne devraient pas être connus avant le 16 avril. AP
lma/v464
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110207.FAP4744/haiti-le-president-rene-preval-restera-en-fonction-jusqu-au-14-mai.html
Le président haïtien n'avait pas dévoilé ses intentions ces derniers jours, et certaines rumeurs lui prêtaient le projet de nommer un successeur temporaire. "Il restera au pouvoir jusqu'au 14 mai. Il ne partira pas aujourd'hui", a déclaré M. Longchamp lundi. Une loi lui permet de rester en poste trois mois supplémentaires.
Les Etats-Unis et d'autres pays ont exprimé leur accord pour un maintien de M. Préval dans ses fonctions quelques mois après l'expiration de son mandat afin d'éviter un vide du pouvoir.
Lundi matin, une manifestation anti-Préval réunissant une cinquantaine de personnes s'est tenue devant le Palais national, bloquant le trafic avec des poubelles renversées et des pneus en flammes. Les manifestants ont jeté des pierres et scandé "Préval est un escroc". Ils ont ensuite été dispersés par la police.
Le président sortant est très impopulaire, surtout dans les zones urbaines. La semaine dernière, le candidat soutenu par le gouvernement, Jude Célestin, a été éliminé de la course à la présidence suite à la contestation des résultats du premier tour.
Le second tour opposera le 20 mars l'ex-première dame Mirlande Manigat au chanteur populaire Michel Martelly. La campagne électorale doit commencer le 17 février et les résultats définitifs ne devraient pas être connus avant le 16 avril. AP
lma/v464
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110207.FAP4744/haiti-le-president-rene-preval-restera-en-fonction-jusqu-au-14-mai.html
samedi 5 février 2011
Trois décès du choléra confirmés en République dominicaine
SAINT-DOMINGUE - Trois personnes sont décédées du choléra en République dominicaine, dont deux enfants originaires d'Haïti, le pays voisin où plus de 4.000 personnes sont mortes de cette maladie depuis le mois d'octobre, a indiqué vendredi le ministère dominicain de la Santé publique. Nelly Yan, 9 ans, et Christopher Michell, 3 ans, ont été retrouvés morts dans une église rurale de Port Plata, dans le nord-ouest de la République dominicaine, présentant des signes de déshydratation. Les analyses ont confirmé qu'ils avaient le choléra, a précisé le ministère.
De nombreux Haïtiens traversent régulièrement la frontière avec la République dominicaine, plus riche que son voisin, frappée l'an dernier par un séisme qui a tué environ 220.000 personnes et dévasté le pays.
Le 23 janvier, la mort d'un Haïtien de 53 ans atteint du choléra avait été confirmée en République dominicaine.
Les cadavres des deux enfants ont été découverts dans une église où se trouvaient plusieurs autres malades. Un Haïtien organisait des cérémonies "magico-religieuses" pour tenter de les sauver et refusait de les faire hospitaliser, selon le ministère dominicain.
En tout, 294 cas de choléra ont été détectés en République dominicaine mais les malades sont hors de danger, selon les autorités qui estiment que l'épidémie est "maîtrisée" dans le pays.
Un groupe de 452 Vénézuéliens qui avaient voyagé en République dominicaine en janvier ont été également contaminés par la bactérie. La moitié est en traitement au Venezuela.
Les pays d'Amérique latine sont très prudents depuis l'épidémie de choléra en 1991 au Pérou qui s'est propagée à plusieurs pays de la région (Bolivie, Brésil, Colombie, Equateur, Guatemala, El Salvador, Mexique) jusqu'en 2005, faisant 10.000 morts, selon l'Organisation mondiale de la Santé.
(©AFP / 04 février 2011 22h03)
http://www.romandie.com/infos/news2/110204210307.72o5yp7c.asp
Commentaires:
Beaucoup s'étonnent du comportement pseudophobique de certains dominicains à l'égard des haïtiens. Il est dur mais assez facile de reconnaître que nous représentons un vrai danger pour nos voisins.
Imaginez dans le cas d'une maladie aussi contagieuse une congrégation religieuse (probablement protestante) accepte et prend la décision de garder des gens infectés en communauté pour prier et implorer le miracle divin!
De nombreux Haïtiens traversent régulièrement la frontière avec la République dominicaine, plus riche que son voisin, frappée l'an dernier par un séisme qui a tué environ 220.000 personnes et dévasté le pays.
Le 23 janvier, la mort d'un Haïtien de 53 ans atteint du choléra avait été confirmée en République dominicaine.
Les cadavres des deux enfants ont été découverts dans une église où se trouvaient plusieurs autres malades. Un Haïtien organisait des cérémonies "magico-religieuses" pour tenter de les sauver et refusait de les faire hospitaliser, selon le ministère dominicain.
En tout, 294 cas de choléra ont été détectés en République dominicaine mais les malades sont hors de danger, selon les autorités qui estiment que l'épidémie est "maîtrisée" dans le pays.
Un groupe de 452 Vénézuéliens qui avaient voyagé en République dominicaine en janvier ont été également contaminés par la bactérie. La moitié est en traitement au Venezuela.
Les pays d'Amérique latine sont très prudents depuis l'épidémie de choléra en 1991 au Pérou qui s'est propagée à plusieurs pays de la région (Bolivie, Brésil, Colombie, Equateur, Guatemala, El Salvador, Mexique) jusqu'en 2005, faisant 10.000 morts, selon l'Organisation mondiale de la Santé.
(©AFP / 04 février 2011 22h03)
http://www.romandie.com/infos/news2/110204210307.72o5yp7c.asp
Commentaires:
Beaucoup s'étonnent du comportement pseudophobique de certains dominicains à l'égard des haïtiens. Il est dur mais assez facile de reconnaître que nous représentons un vrai danger pour nos voisins.
Imaginez dans le cas d'une maladie aussi contagieuse une congrégation religieuse (probablement protestante) accepte et prend la décision de garder des gens infectés en communauté pour prier et implorer le miracle divin!
Le Match contre la pauvreté a généré plus de 500 mille dollars de recettes
Le Match de football contre la pauvreté, qui s'est déroulé en décembre dernier en Grèce, a généré plus d'un demi million de dollars de recettes, a annoncé, jeudi, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Les recettes de ce match opposant l'équipe des Amis de Ronaldo et Zineddine Zidane au club de football grec Olympiakos ont atteint 540.000 dollars, dont la majeure partie a été versée aux fonds destinés à la reconstruction d'Haïti et du Pakistan, deux pays touchés en 2010 par des catastrophes naturelles sans précédent.
"Nous sommes satisfaits de ce soutien massif apporté au peuple d'Haïti et du Pakistan", s'est félicité l'Administratrice du PNUD, Helen Clark, se disant fière que cette action "puisse offrir au public l'opportunité de prendre part au relèvement de ces pays dévastés par de terribles catastrophes".
"Ce type de partenariats contribue à la lutte contre la pauvreté et l'exclusion", a-t-elle dit.
Quelque 70 pc des recettes seront affectées à Haïti et au Pakistan, tandis que 30 pc seront reversés à Argo, une association grecque de parents d'enfants handicapés, ainsi qu'aux sans-abris et aux communautés défavorisées de la région du Pirée (Grèce).
Depuis sa création il y a 8 ans, "Le Match contre la pauvreté" a pour objectif de soutenir les efforts pour réduire la pauvreté et atteindre les huit objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
Le 14 décembre dernier, la 8ème édition a attiré une foule de 33.000 spectateurs venus voir des footballeurs de renom s'affronter au Stade Karaiskakis au Pirée lors d'un match qui s'est soldé par un match nul sur un score de 2:2, rappelle-t-on.
MAP
http://www.aufaitmaroc.com/sport/foot-international/2011/2/3/le-match-contre-la-pauvrete-a-genere-plus-de-500-mille-dollars-de-recettes
Les recettes de ce match opposant l'équipe des Amis de Ronaldo et Zineddine Zidane au club de football grec Olympiakos ont atteint 540.000 dollars, dont la majeure partie a été versée aux fonds destinés à la reconstruction d'Haïti et du Pakistan, deux pays touchés en 2010 par des catastrophes naturelles sans précédent.
"Nous sommes satisfaits de ce soutien massif apporté au peuple d'Haïti et du Pakistan", s'est félicité l'Administratrice du PNUD, Helen Clark, se disant fière que cette action "puisse offrir au public l'opportunité de prendre part au relèvement de ces pays dévastés par de terribles catastrophes".
"Ce type de partenariats contribue à la lutte contre la pauvreté et l'exclusion", a-t-elle dit.
Quelque 70 pc des recettes seront affectées à Haïti et au Pakistan, tandis que 30 pc seront reversés à Argo, une association grecque de parents d'enfants handicapés, ainsi qu'aux sans-abris et aux communautés défavorisées de la région du Pirée (Grèce).
Depuis sa création il y a 8 ans, "Le Match contre la pauvreté" a pour objectif de soutenir les efforts pour réduire la pauvreté et atteindre les huit objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
Le 14 décembre dernier, la 8ème édition a attiré une foule de 33.000 spectateurs venus voir des footballeurs de renom s'affronter au Stade Karaiskakis au Pirée lors d'un match qui s'est soldé par un match nul sur un score de 2:2, rappelle-t-on.
MAP
http://www.aufaitmaroc.com/sport/foot-international/2011/2/3/le-match-contre-la-pauvrete-a-genere-plus-de-500-mille-dollars-de-recettes
Mirlande Manigat, une femme pour Haïti
Par Catherine Gouëset, publié le 05/02/2011 à 10:00 Elle affrontera le chanteur Michel Martelly, le 20 mars prochain, lors du second tour de l'élection présidentielle. Gros plan sur Mirlande Manigat, une intellectuelle entrée récemment dans l'arène politique.
Soutenue par les classes moyennes et les intellectuels, Mirlande Manigat, professeure de droit constitutionnel et vice-rectrice de l'université Quisqueya de Port-au-Prince, souffre d'un handicap par rapport à ses rivaux, elle parle plus en juriste et en politologue qu'en "bête de meeting".
Face à elle, le chanteur Michel Martelly
Le second tour de l'élection présidentielle haïtienne mettra Mirlande Manigat face à Michel Martelly, le 20 mars prochain. Jude Célestin, le candidat du pouvoir, a finalement été écarté au profit du chanteur dont les partisans étaient descendus dans la rue à l'annonce de la disqualification de leur idole. Mais qui est "Sweet Micky"? Portrait.
Fille d'un officier de l'Armée haïtienne, elle est issue d'une famille de la classe moyenne. Après des études à l'Ecole normale supérieure elle part pour Paris où elle décroche, en 1968, un doctorat en sciences politiques à la Sorbonne. C'est à Paris qu'elle épouse Leslie Manigat, de dix ans son aîné, qui deviendra brièvement président en 1988 entre deux coups de force militaires. En 2006, elle remporte un siège au Sénat mais renonce à siéger, à la demande de son mari, candidat malheureux à l'élection présidentielle remportée par René Préval.
Elle prend plus tard la tête du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), parti démocrate-chrétien, sous la bannière duquel elle se présente à l'élection du 28 novembre, avec le soutien d'un groupe de parlementaires opposés au président Préval.
Après avoir, au lendemain du scrutin, réclamé son annulation pour cause d'irrégularités, elle change d'avis, expliquant que les fraudes imputées au pouvoir en place au profit du candidat Jude Célestin semblent moins graves qu'attendu. Quatre jours plus tard, elle refuse, tout comme Michel Martelly arrivé en troisième position, et comme six ONG observatrices de l'élection, un nouveau recomptage des votes proposé par le conseil électoral. Ces dernier jours, Mirlande Manigat a rejeté l'idée d'un second tour à trois proposée par Michel Martelly.
La bataille de l'éducation
Admettant qu'elle fait partie des privilégiés, Mirlande Manigat déclare vouloir combattre les injustices sociales, par le biais de l'éducation, son cheval de bataille. Elle se dit particulièrement préoccupée par les jeunes: "Notre jeunesse est en train de se gaspiller", écrit-elle sur le site du RDNP.
Elle prône des changements constitutionnels, dont le retrait de l'interdiction de la double nationalité, et préconise la participation de la diaspora dans le développement et la vie politique du pays. Si elle est élue, Mirlande Manigat demandera le départ progressif de la mission de l'ONU en Haïti (Minustah), qu'elle a qualifiée de "force d'occupation".
Elle est soutenue par le Collectif pour le renouveau haïtien, qui regroupe une centaine de parlementaires actifs ou ayant déjà siégé et jouit de la sympathie des organisations féminines qui espèrent voir pour la première fois une femme élue à la présidence.
Pragmatisme
Se disant attachée à la constitution, l'ex-première dame, a promis de travailler avec l'opposition et de cohabiter avec le parti Inite ("Unité") de Jude Célestin, candidat du parti au pouvoir, si cette formation obtenait la majorité au Parlement.
Son âge, 70 ans, n'est pas forcément une faiblesse pour l'électorat estime-t-elle: "Mon expérience me met à l'abri des vanités, des ambitions, surtout la richesse et la gloire".
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/mirlande-manigat-une-femme-pour-haiti_947346.html
Soutenue par les classes moyennes et les intellectuels, Mirlande Manigat, professeure de droit constitutionnel et vice-rectrice de l'université Quisqueya de Port-au-Prince, souffre d'un handicap par rapport à ses rivaux, elle parle plus en juriste et en politologue qu'en "bête de meeting".
Face à elle, le chanteur Michel Martelly
Le second tour de l'élection présidentielle haïtienne mettra Mirlande Manigat face à Michel Martelly, le 20 mars prochain. Jude Célestin, le candidat du pouvoir, a finalement été écarté au profit du chanteur dont les partisans étaient descendus dans la rue à l'annonce de la disqualification de leur idole. Mais qui est "Sweet Micky"? Portrait.
Fille d'un officier de l'Armée haïtienne, elle est issue d'une famille de la classe moyenne. Après des études à l'Ecole normale supérieure elle part pour Paris où elle décroche, en 1968, un doctorat en sciences politiques à la Sorbonne. C'est à Paris qu'elle épouse Leslie Manigat, de dix ans son aîné, qui deviendra brièvement président en 1988 entre deux coups de force militaires. En 2006, elle remporte un siège au Sénat mais renonce à siéger, à la demande de son mari, candidat malheureux à l'élection présidentielle remportée par René Préval.
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| Candidate démocrate-chrétienne, Mirlande Manigat a de sérieuses chances de devenir la première femme présidente d'Haïti. Joe Raedle/Getty Images/AFP |
Elle prend plus tard la tête du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), parti démocrate-chrétien, sous la bannière duquel elle se présente à l'élection du 28 novembre, avec le soutien d'un groupe de parlementaires opposés au président Préval.
Après avoir, au lendemain du scrutin, réclamé son annulation pour cause d'irrégularités, elle change d'avis, expliquant que les fraudes imputées au pouvoir en place au profit du candidat Jude Célestin semblent moins graves qu'attendu. Quatre jours plus tard, elle refuse, tout comme Michel Martelly arrivé en troisième position, et comme six ONG observatrices de l'élection, un nouveau recomptage des votes proposé par le conseil électoral. Ces dernier jours, Mirlande Manigat a rejeté l'idée d'un second tour à trois proposée par Michel Martelly.
La bataille de l'éducation
Admettant qu'elle fait partie des privilégiés, Mirlande Manigat déclare vouloir combattre les injustices sociales, par le biais de l'éducation, son cheval de bataille. Elle se dit particulièrement préoccupée par les jeunes: "Notre jeunesse est en train de se gaspiller", écrit-elle sur le site du RDNP.
Elle prône des changements constitutionnels, dont le retrait de l'interdiction de la double nationalité, et préconise la participation de la diaspora dans le développement et la vie politique du pays. Si elle est élue, Mirlande Manigat demandera le départ progressif de la mission de l'ONU en Haïti (Minustah), qu'elle a qualifiée de "force d'occupation".
Elle est soutenue par le Collectif pour le renouveau haïtien, qui regroupe une centaine de parlementaires actifs ou ayant déjà siégé et jouit de la sympathie des organisations féminines qui espèrent voir pour la première fois une femme élue à la présidence.
Pragmatisme
Se disant attachée à la constitution, l'ex-première dame, a promis de travailler avec l'opposition et de cohabiter avec le parti Inite ("Unité") de Jude Célestin, candidat du parti au pouvoir, si cette formation obtenait la majorité au Parlement.
Son âge, 70 ans, n'est pas forcément une faiblesse pour l'électorat estime-t-elle: "Mon expérience me met à l'abri des vanités, des ambitions, surtout la richesse et la gloire".
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/mirlande-manigat-une-femme-pour-haiti_947346.html
vendredi 4 février 2011
Michel Martelly, "candidat du peuple"... et du sytème
Gros plan sur le chanteur Michel Martelly, un temps écarté du second tour de la présidentielle en Haïti, dont les partisans étaient descendus dans la rue à l'annonce de la disqualification de leur idole.
Michel Martelly, 49 ans, surnommé "Sweet Micky" ou "Têt Kalé" (en raison de son crâne chauve) était jusqu'au printemps seulement connu comme chanteur populaire. Engagé de longue date dans l'action sociale, le roi du Kompa (musique dansante de Haïti) a créé en 2008 avec sa femme une fondation d'aide aux plus démunis. Le site de la fondation reconnaît que "Sweet Micky", célèbre pour ses frasques, suscite la controverse, rapporte La Croix, comme quand il participait en travesti à un show. "La seule chose qui est prévisible à propos de Sweet Micky, c'est qu'il est complètement imprévisible", indique le portrait que fait de lui le site de sa fondation. C'est le rejet de la candidature à la présidentielle de la star mondiale du hip-hop, Wyclef Jean en août dernier (parce qu'il ne remplissait pas la condition d'avoir vécu cinq années consécutives en Haïti), qui lui a ouvert la voie. "Têt Kalé", novice en politique, a depuis gagné la sympathie des jeunes en quête de changement, mais aussi d'une partie des milieux d'affaires, qui ont senti le vent tourner. Après une fin de campagne remarquée, il était troisième dans les sondages à la veille du premier tour, le 28 novembre.
La disqualification
A la veille du scrutin, les sondages ne lui donnaient que 14% des voix. Mais deux jours plus tard, lui et la candidate centriste Mirlande Manigat réclamaient l'annulation du scrutin, dénonçant des "fraudes", puis, à l'instar de sa rivale, il revenait sur sa décision, constatant qu'il était arrivé en tête dans les bureaux où il n'y avait pas eu de fraude: "Je veux que le Conseil électoral, le président Préval et la communauté internationale respectent le suffrage populaire", expliquait celui qui est devenu le héros du petit peuple.
Le 7 décembre, le Conseil national d'observation électorale, financé par l'Union européenne, rendait publiques des estimations donnant Mirlande Manigat en tête avec 30% des suffrages devant Michel Martelly (25%) et le candidat du pouvoir, Jude Célestin (20%). Dès lors, l'annonce, le lendemain, par le Conseil électoral de la disqualification de "Sweet Micky" pour le deuxième tour est un choc. Avec 22,48% des voix, Jude Célestin devance de moins d'un point -et moins de 7000 voix- "Têt Kalé" (21,84% des suffrages). Le chanteur a obtenu ses meilleurs résultats dans la capitale, où la popularité du président Préval s'est effondrée depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
Pourtant Colin Granderson, le chef de la mission d'observation de l'Organisation des États américains (OEA), n'était pas surpris par les résultats officiels. Michel Martelly aurait commis l'erreur, le jour de l'élection, d'appeler ses partisans à boycotter le scrutin, qu'il jugeait invalide à cause de fraudes. Nombre d'entre eux seraient donc descendus dans les rues au lieu de prendre le chemin du bureau de vote.
Un politicien conservateur
Il se déclare proche des petites gens même s'il vit dans les beaux quartiers, possède un pied-à-terre en Floride et n'a aucun souci d'argent
Si "Sweet Micky" était un chanteur iconoclaste et provocant, "le politicien, lui, est plutôt conservateur tendance néolibérale, proche des militaires" écrit Nathalie Petrowski dans La Presse. Celle-ci l'a rencontré alors que le chanteur venait faire campagne auprès de la diaspora haïtienne au Canada. "Il avoue qu'à 15 ans, il avait sa carte de tonton macoute [la milice duvalériste] pour ne pas être arrêté (...) Fils d'un technicien en pétrole, il a frôlé la délinquance, avant de trouver sa voie en musique et de devenir riche et adulé. Aujourd'hui, il se déclare proche des petites gens même s'il vit dans les beaux quartiers, possède un pied-à-terre en Floride et n'a aucun souci d'argent." L'Hebdomadaire de la diaspora haïtienne de New York Haïti Liberté (gauche) voit en lui un nostalgique de l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier.
Interrogé sur le retour surprise de l'ex-dictateur le16 janvier, le candidat Martelly affirmait qu'il n'avait rien à voir avec ce retour, mais approuvait ce retour : "Duvalier est Haïtien. Qu'il revienne, c'est la démocratie", a-t-il déclaré. Très oecuménique, le chanteur tenait d'ailleurs les mêmes propos sur l'autre ancien homme fort exil, Jean-Bertrand Aristide, chassé par un coup d'Etat en 2004: "Mon rêve c'est de voir tous ces anciens dirigeants tellement populaires réunis en un seul lieu pour la réconciliation nationale", déclarait-il. "Arrivé au pouvoir, j'aimerais que tous les anciens présidents deviennent mes conseillers afin de pouvoir profiter de leur expérience".
Le souvenir d'Aristide
Après l'annonce des résultats, Michel Martelly avait appelé ses partisans "à manifester sans violence... jusqu'à la victoire totale". Ceux-ci ont érigé des barrages de pneus enflammés dans la capitale et plusieurs villes de province et se sont affronté avec la police. Les heurts ont fait au moins 4 morts.
Pour sortir de l'impasse, le candidat chanteur avait proposé d'organiser une nouvelle consultation avec les 18 candidats du premier tour. Le vainqueur de ce tour unique serait devenu président, et "Têt Kalé" espèrait bien, avec la notoriété croissante que lui apporte la pression de la rue, être l'heureux élu.
Saura-til éviter de sombrer dans le populisme, une des plaies d'Haïti? "Il ressemble de loin à un l'autre leader qui a fait la pluie et le beau temps ces dernières années: Jean-Bertrand Aristide. Les deux hommes se sont cordialement détestés, mais voilà que les méthodes de gestion de la pression populaire les rapprochent, commente le quotidien haïtien Le Nouveliste. Aristide aussi a détenu une bonne partie de son pouvoir grâce à la rue".
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/haiti-michel-martelly-l-imprevisible-candidat-chanteur_945848.html
Michel Martelly, 49 ans, surnommé "Sweet Micky" ou "Têt Kalé" (en raison de son crâne chauve) était jusqu'au printemps seulement connu comme chanteur populaire. Engagé de longue date dans l'action sociale, le roi du Kompa (musique dansante de Haïti) a créé en 2008 avec sa femme une fondation d'aide aux plus démunis. Le site de la fondation reconnaît que "Sweet Micky", célèbre pour ses frasques, suscite la controverse, rapporte La Croix, comme quand il participait en travesti à un show. "La seule chose qui est prévisible à propos de Sweet Micky, c'est qu'il est complètement imprévisible", indique le portrait que fait de lui le site de sa fondation. La disqualification
A la veille du scrutin, les sondages ne lui donnaient que 14% des voix. Mais deux jours plus tard, lui et la candidate centriste Mirlande Manigat réclamaient l'annulation du scrutin, dénonçant des "fraudes", puis, à l'instar de sa rivale, il revenait sur sa décision, constatant qu'il était arrivé en tête dans les bureaux où il n'y avait pas eu de fraude: "Je veux que le Conseil électoral, le président Préval et la communauté internationale respectent le suffrage populaire", expliquait celui qui est devenu le héros du petit peuple.
Le 7 décembre, le Conseil national d'observation électorale, financé par l'Union européenne, rendait publiques des estimations donnant Mirlande Manigat en tête avec 30% des suffrages devant Michel Martelly (25%) et le candidat du pouvoir, Jude Célestin (20%). Dès lors, l'annonce, le lendemain, par le Conseil électoral de la disqualification de "Sweet Micky" pour le deuxième tour est un choc. Avec 22,48% des voix, Jude Célestin devance de moins d'un point -et moins de 7000 voix- "Têt Kalé" (21,84% des suffrages). Le chanteur a obtenu ses meilleurs résultats dans la capitale, où la popularité du président Préval s'est effondrée depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
Pourtant Colin Granderson, le chef de la mission d'observation de l'Organisation des États américains (OEA), n'était pas surpris par les résultats officiels. Michel Martelly aurait commis l'erreur, le jour de l'élection, d'appeler ses partisans à boycotter le scrutin, qu'il jugeait invalide à cause de fraudes. Nombre d'entre eux seraient donc descendus dans les rues au lieu de prendre le chemin du bureau de vote.
Un politicien conservateur
Il se déclare proche des petites gens même s'il vit dans les beaux quartiers, possède un pied-à-terre en Floride et n'a aucun souci d'argent
Si "Sweet Micky" était un chanteur iconoclaste et provocant, "le politicien, lui, est plutôt conservateur tendance néolibérale, proche des militaires" écrit Nathalie Petrowski dans La Presse. Celle-ci l'a rencontré alors que le chanteur venait faire campagne auprès de la diaspora haïtienne au Canada. "Il avoue qu'à 15 ans, il avait sa carte de tonton macoute [la milice duvalériste] pour ne pas être arrêté (...) Fils d'un technicien en pétrole, il a frôlé la délinquance, avant de trouver sa voie en musique et de devenir riche et adulé. Aujourd'hui, il se déclare proche des petites gens même s'il vit dans les beaux quartiers, possède un pied-à-terre en Floride et n'a aucun souci d'argent." L'Hebdomadaire de la diaspora haïtienne de New York Haïti Liberté (gauche) voit en lui un nostalgique de l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier.
Interrogé sur le retour surprise de l'ex-dictateur le16 janvier, le candidat Martelly affirmait qu'il n'avait rien à voir avec ce retour, mais approuvait ce retour : "Duvalier est Haïtien. Qu'il revienne, c'est la démocratie", a-t-il déclaré. Très oecuménique, le chanteur tenait d'ailleurs les mêmes propos sur l'autre ancien homme fort exil, Jean-Bertrand Aristide, chassé par un coup d'Etat en 2004: "Mon rêve c'est de voir tous ces anciens dirigeants tellement populaires réunis en un seul lieu pour la réconciliation nationale", déclarait-il. "Arrivé au pouvoir, j'aimerais que tous les anciens présidents deviennent mes conseillers afin de pouvoir profiter de leur expérience".
Le souvenir d'Aristide
Après l'annonce des résultats, Michel Martelly avait appelé ses partisans "à manifester sans violence... jusqu'à la victoire totale". Ceux-ci ont érigé des barrages de pneus enflammés dans la capitale et plusieurs villes de province et se sont affronté avec la police. Les heurts ont fait au moins 4 morts.
Pour sortir de l'impasse, le candidat chanteur avait proposé d'organiser une nouvelle consultation avec les 18 candidats du premier tour. Le vainqueur de ce tour unique serait devenu président, et "Têt Kalé" espèrait bien, avec la notoriété croissante que lui apporte la pression de la rue, être l'heureux élu.
Saura-til éviter de sombrer dans le populisme, une des plaies d'Haïti? "Il ressemble de loin à un l'autre leader qui a fait la pluie et le beau temps ces dernières années: Jean-Bertrand Aristide. Les deux hommes se sont cordialement détestés, mais voilà que les méthodes de gestion de la pression populaire les rapprochent, commente le quotidien haïtien Le Nouveliste. Aristide aussi a détenu une bonne partie de son pouvoir grâce à la rue".
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/haiti-michel-martelly-l-imprevisible-candidat-chanteur_945848.html
jeudi 3 février 2011
Haïti-Elections : Ouf de soulagement de la MINUSTAH et de l’OEA
P-au-P, 03 fév. 2011 [AlterPresse] --- Le Représentant Spécial du Secrétaire General des Nations Unies en Haïti, Edmond Mulet, a salué la publication ce matin des résultats définitifs du premier tour des élections législatives et présidentielles du 28 novembre dernier.
Il s’agit d’ « une étape importante qui vient d’être franchie dans le cadre du processus électoral en cours » et qui « doit mettre un terme à plus de deux mois d’incertitude pour le peuple haïtien », déclare le chef des casques bleus dans une note transmise à AlterPresse.
Mirlande Manigat du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), et Michel Martelly de la plateforme Repons Peyizan (Réponse Paysanne) disputeront le second tour des élections présidentielles du 20 mars prochain, selon les résultats définitifs proclamés tôt ce 3 février par le Conseil Électoral Provisoire (CEP).
Le CEP écarte le candidat du parti Inite, au pouvoir, Jude Celestin, qui a été considéré comme dauphin du président René Préval.
Le Secrétaire General de l’Organisation des Etats américains (OEA), Jose Miguel Insulza, « a exprimé reconnaissance et respect » après la publication des résultats définitifs du premier tour, selon un communiqué envoyé à AlterPresse.
Insulza « a ajouté que cela met fin à une partie du processus électoral qui n’a pas été facile, en raison des multiples conditions défavorables dans lesquelles il a du être conduit », lit-on dans le communiqué.
La publication de ces résultats intervient après d’incessantes pressions de la part notamment du gouvernement des Etats-Unis sur les autorités haïtiennes, et reflète la proposition de la mission de l’OEA d’écarter Jude Célestin, candidat du parti au pouvoir.
Le Conseil Electoral Provisoire (CEP) a rendu ces résultats définitifs au lendemain de la date initialement prévue, alors que certains medias laissaient entendre que le gouvernement de René Préval refuserait de céder aux pressions.
La capitale s’est réveillée ce matin dans l’incertitude. Jusqu’à 7 heures, les rues étaient pratiquement désertes. La plupart des esprits étaient dominés par la crainte que l’annonce de ces résultats ne déclenche une vague de violence semblable à celle qui en décembre dernier a paralysé plusieurs régions du pays.
Des cris de joie pouvaient être entendus dans certains quartiers lorsque le CEP a révélé un face à face entre Mirlande Manigat et Michel Martelly au second tour du scrutin.
Mais écoles, commerce, transport en commun ont tout de même été perturbés par l’attente des résultats. Des écoliers ne se sont pas présentés en classe et d’autres ont du rebrousser chemin devant les portes closes de leurs établissements scolaires.
Les activités ont globalement repris dans une atmosphère très calme jusqu’ici.
Cependant la tension risque de monter d’un cran à tout moment dans les prochains jours. Différents secteurs avaient exigé l’annulation des élections et pour beaucoup la présence de René Préval à la tête du pouvoir n’est pas souhaitable après le délai constitutionnel du 7 février.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10609
Il s’agit d’ « une étape importante qui vient d’être franchie dans le cadre du processus électoral en cours » et qui « doit mettre un terme à plus de deux mois d’incertitude pour le peuple haïtien », déclare le chef des casques bleus dans une note transmise à AlterPresse.
Mirlande Manigat du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), et Michel Martelly de la plateforme Repons Peyizan (Réponse Paysanne) disputeront le second tour des élections présidentielles du 20 mars prochain, selon les résultats définitifs proclamés tôt ce 3 février par le Conseil Électoral Provisoire (CEP).
Le CEP écarte le candidat du parti Inite, au pouvoir, Jude Celestin, qui a été considéré comme dauphin du président René Préval.
Le Secrétaire General de l’Organisation des Etats américains (OEA), Jose Miguel Insulza, « a exprimé reconnaissance et respect » après la publication des résultats définitifs du premier tour, selon un communiqué envoyé à AlterPresse.
Insulza « a ajouté que cela met fin à une partie du processus électoral qui n’a pas été facile, en raison des multiples conditions défavorables dans lesquelles il a du être conduit », lit-on dans le communiqué.
La publication de ces résultats intervient après d’incessantes pressions de la part notamment du gouvernement des Etats-Unis sur les autorités haïtiennes, et reflète la proposition de la mission de l’OEA d’écarter Jude Célestin, candidat du parti au pouvoir.
Le Conseil Electoral Provisoire (CEP) a rendu ces résultats définitifs au lendemain de la date initialement prévue, alors que certains medias laissaient entendre que le gouvernement de René Préval refuserait de céder aux pressions.
La capitale s’est réveillée ce matin dans l’incertitude. Jusqu’à 7 heures, les rues étaient pratiquement désertes. La plupart des esprits étaient dominés par la crainte que l’annonce de ces résultats ne déclenche une vague de violence semblable à celle qui en décembre dernier a paralysé plusieurs régions du pays.
Des cris de joie pouvaient être entendus dans certains quartiers lorsque le CEP a révélé un face à face entre Mirlande Manigat et Michel Martelly au second tour du scrutin.
Mais écoles, commerce, transport en commun ont tout de même été perturbés par l’attente des résultats. Des écoliers ne se sont pas présentés en classe et d’autres ont du rebrousser chemin devant les portes closes de leurs établissements scolaires.
Les activités ont globalement repris dans une atmosphère très calme jusqu’ici.
Cependant la tension risque de monter d’un cran à tout moment dans les prochains jours. Différents secteurs avaient exigé l’annulation des élections et pour beaucoup la présence de René Préval à la tête du pouvoir n’est pas souhaitable après le délai constitutionnel du 7 février.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10609
Michel Martelly, un chanteur prêt à prendre la présidence d'Haïti
Haïti: Michel Martelly, 49 ans, plus connu en Haïti sous son nom d'artiste de "Sweet Micky", est un chanteur populaire qui se retrouve contre toute attente en lice pour le deuxième tour de l'élection présidentielle organisé le 20 mars. Jusqu'ici surtout réputé pour ses danses chaloupées sur scène, M. Martelly a profité du soutien des jeunes.
Après 20 ans de carrière musicale, Michel Martelly semble avoir pris la relève de la star mondiale du hip-hop, Wyclef Jean, écarté de la course présidentielle en août dernier par le Conseil électoral, faute d'avoir résidé en Haïti pendant les cinq dernières années.
Fort de sa popularité auprès des jeunes, "Sweet Micky", qui s'autoproclame président du "compas", la musique populaire d'Haïti, a mené une campagne agressive, accusant ses principaux concurrents, souvent d'anciens responsables gouvernementaux, d'avoir contribué à enfoncer le pays dans la crise.
Il a conquis les quartiers pauvres de la capitale en revendiquant du travail pour les jeunes. "Un jeune Haïtien doit pouvoir travailler, s'acheter une voiture et vivre décemment", a-t-il soutenu lors d'un débat télévisé, où il a ironisé sur les politiciens diplômés incapables d'apporter des solutions aux problèmes du pays.
"Je suis le changement et le changement est en train de gagner les élections", a-t-il lancé, après avoir demandé l'annulation des scrutins présidentiel et législatifs du 28 novembre.
Michel Martelly n'a fait que de très brèves études en construction et en communication aux Etats-Unis, se consacrant particulièrement à la musique.
Très à l'aise en français comme en anglais, portant des costumes bien coupés, ce séducteur au crâne chauve et bronzé a été surnommé "Switch Micky" à la place de son nom de scène "Sweet Micky" après être revenu sur sa demande d'annulation du premier tour du scrutin moins de 24 heures après l'avoir exprimée.
Il se présente sous les couleurs du parti "repons peyizan". Il promet une réforme agraire pour relancer le productivité et veut miser sur le potentiel touristique d'Haïti.
"Et surtout, il faut commencer par concrétiser le rêve d'un système d'éducation et de formation de qualité pour tous les âges et toutes les bourses", dit-il sur son site web.
Son épouse, qui ne se trouve jamais très loin de lui, a géré l'aspect économique de sa carrière. Rejetant les critiques qui soulignent son inexpérience en politique, il réclame une place pour une nouvelle génération au pouvoir.
"Ce ne sera pas facile mais avoir un leader qui est aimé, adulé, en qui le peuple a confiance, ça aidera déjà beaucoup", dit ce tribun toujours à l'aise en public sur la page d'accueil de son site internet.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=88641&PubDate=2011-02-03
Après 20 ans de carrière musicale, Michel Martelly semble avoir pris la relève de la star mondiale du hip-hop, Wyclef Jean, écarté de la course présidentielle en août dernier par le Conseil électoral, faute d'avoir résidé en Haïti pendant les cinq dernières années.
Fort de sa popularité auprès des jeunes, "Sweet Micky", qui s'autoproclame président du "compas", la musique populaire d'Haïti, a mené une campagne agressive, accusant ses principaux concurrents, souvent d'anciens responsables gouvernementaux, d'avoir contribué à enfoncer le pays dans la crise.
Il a conquis les quartiers pauvres de la capitale en revendiquant du travail pour les jeunes. "Un jeune Haïtien doit pouvoir travailler, s'acheter une voiture et vivre décemment", a-t-il soutenu lors d'un débat télévisé, où il a ironisé sur les politiciens diplômés incapables d'apporter des solutions aux problèmes du pays.
"Je suis le changement et le changement est en train de gagner les élections", a-t-il lancé, après avoir demandé l'annulation des scrutins présidentiel et législatifs du 28 novembre.
Michel Martelly n'a fait que de très brèves études en construction et en communication aux Etats-Unis, se consacrant particulièrement à la musique.
Très à l'aise en français comme en anglais, portant des costumes bien coupés, ce séducteur au crâne chauve et bronzé a été surnommé "Switch Micky" à la place de son nom de scène "Sweet Micky" après être revenu sur sa demande d'annulation du premier tour du scrutin moins de 24 heures après l'avoir exprimée.
Il se présente sous les couleurs du parti "repons peyizan". Il promet une réforme agraire pour relancer le productivité et veut miser sur le potentiel touristique d'Haïti.
"Et surtout, il faut commencer par concrétiser le rêve d'un système d'éducation et de formation de qualité pour tous les âges et toutes les bourses", dit-il sur son site web.
Son épouse, qui ne se trouve jamais très loin de lui, a géré l'aspect économique de sa carrière. Rejetant les critiques qui soulignent son inexpérience en politique, il réclame une place pour une nouvelle génération au pouvoir.
"Ce ne sera pas facile mais avoir un leader qui est aimé, adulé, en qui le peuple a confiance, ça aidera déjà beaucoup", dit ce tribun toujours à l'aise en public sur la page d'accueil de son site internet.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=88641&PubDate=2011-02-03
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