SAINT-DOMINGUE - Trois personnes sont décédées du choléra en République dominicaine, dont deux enfants originaires d'Haïti, le pays voisin où plus de 4.000 personnes sont mortes de cette maladie depuis le mois d'octobre, a indiqué vendredi le ministère dominicain de la Santé publique. Nelly Yan, 9 ans, et Christopher Michell, 3 ans, ont été retrouvés morts dans une église rurale de Port Plata, dans le nord-ouest de la République dominicaine, présentant des signes de déshydratation. Les analyses ont confirmé qu'ils avaient le choléra, a précisé le ministère.
De nombreux Haïtiens traversent régulièrement la frontière avec la République dominicaine, plus riche que son voisin, frappée l'an dernier par un séisme qui a tué environ 220.000 personnes et dévasté le pays.
Le 23 janvier, la mort d'un Haïtien de 53 ans atteint du choléra avait été confirmée en République dominicaine.
Les cadavres des deux enfants ont été découverts dans une église où se trouvaient plusieurs autres malades. Un Haïtien organisait des cérémonies "magico-religieuses" pour tenter de les sauver et refusait de les faire hospitaliser, selon le ministère dominicain.
En tout, 294 cas de choléra ont été détectés en République dominicaine mais les malades sont hors de danger, selon les autorités qui estiment que l'épidémie est "maîtrisée" dans le pays.
Un groupe de 452 Vénézuéliens qui avaient voyagé en République dominicaine en janvier ont été également contaminés par la bactérie. La moitié est en traitement au Venezuela.
Les pays d'Amérique latine sont très prudents depuis l'épidémie de choléra en 1991 au Pérou qui s'est propagée à plusieurs pays de la région (Bolivie, Brésil, Colombie, Equateur, Guatemala, El Salvador, Mexique) jusqu'en 2005, faisant 10.000 morts, selon l'Organisation mondiale de la Santé.
(©AFP / 04 février 2011 22h03)
http://www.romandie.com/infos/news2/110204210307.72o5yp7c.asp
Commentaires:
Beaucoup s'étonnent du comportement pseudophobique de certains dominicains à l'égard des haïtiens. Il est dur mais assez facile de reconnaître que nous représentons un vrai danger pour nos voisins.
Imaginez dans le cas d'une maladie aussi contagieuse une congrégation religieuse (probablement protestante) accepte et prend la décision de garder des gens infectés en communauté pour prier et implorer le miracle divin!
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
samedi 5 février 2011
Le Match contre la pauvreté a généré plus de 500 mille dollars de recettes
Le Match de football contre la pauvreté, qui s'est déroulé en décembre dernier en Grèce, a généré plus d'un demi million de dollars de recettes, a annoncé, jeudi, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Les recettes de ce match opposant l'équipe des Amis de Ronaldo et Zineddine Zidane au club de football grec Olympiakos ont atteint 540.000 dollars, dont la majeure partie a été versée aux fonds destinés à la reconstruction d'Haïti et du Pakistan, deux pays touchés en 2010 par des catastrophes naturelles sans précédent.
"Nous sommes satisfaits de ce soutien massif apporté au peuple d'Haïti et du Pakistan", s'est félicité l'Administratrice du PNUD, Helen Clark, se disant fière que cette action "puisse offrir au public l'opportunité de prendre part au relèvement de ces pays dévastés par de terribles catastrophes".
"Ce type de partenariats contribue à la lutte contre la pauvreté et l'exclusion", a-t-elle dit.
Quelque 70 pc des recettes seront affectées à Haïti et au Pakistan, tandis que 30 pc seront reversés à Argo, une association grecque de parents d'enfants handicapés, ainsi qu'aux sans-abris et aux communautés défavorisées de la région du Pirée (Grèce).
Depuis sa création il y a 8 ans, "Le Match contre la pauvreté" a pour objectif de soutenir les efforts pour réduire la pauvreté et atteindre les huit objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
Le 14 décembre dernier, la 8ème édition a attiré une foule de 33.000 spectateurs venus voir des footballeurs de renom s'affronter au Stade Karaiskakis au Pirée lors d'un match qui s'est soldé par un match nul sur un score de 2:2, rappelle-t-on.
MAP
http://www.aufaitmaroc.com/sport/foot-international/2011/2/3/le-match-contre-la-pauvrete-a-genere-plus-de-500-mille-dollars-de-recettes
Les recettes de ce match opposant l'équipe des Amis de Ronaldo et Zineddine Zidane au club de football grec Olympiakos ont atteint 540.000 dollars, dont la majeure partie a été versée aux fonds destinés à la reconstruction d'Haïti et du Pakistan, deux pays touchés en 2010 par des catastrophes naturelles sans précédent.
"Nous sommes satisfaits de ce soutien massif apporté au peuple d'Haïti et du Pakistan", s'est félicité l'Administratrice du PNUD, Helen Clark, se disant fière que cette action "puisse offrir au public l'opportunité de prendre part au relèvement de ces pays dévastés par de terribles catastrophes".
"Ce type de partenariats contribue à la lutte contre la pauvreté et l'exclusion", a-t-elle dit.
Quelque 70 pc des recettes seront affectées à Haïti et au Pakistan, tandis que 30 pc seront reversés à Argo, une association grecque de parents d'enfants handicapés, ainsi qu'aux sans-abris et aux communautés défavorisées de la région du Pirée (Grèce).
Depuis sa création il y a 8 ans, "Le Match contre la pauvreté" a pour objectif de soutenir les efforts pour réduire la pauvreté et atteindre les huit objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
Le 14 décembre dernier, la 8ème édition a attiré une foule de 33.000 spectateurs venus voir des footballeurs de renom s'affronter au Stade Karaiskakis au Pirée lors d'un match qui s'est soldé par un match nul sur un score de 2:2, rappelle-t-on.
MAP
http://www.aufaitmaroc.com/sport/foot-international/2011/2/3/le-match-contre-la-pauvrete-a-genere-plus-de-500-mille-dollars-de-recettes
Mirlande Manigat, une femme pour Haïti
Par Catherine Gouëset, publié le 05/02/2011 à 10:00 Elle affrontera le chanteur Michel Martelly, le 20 mars prochain, lors du second tour de l'élection présidentielle. Gros plan sur Mirlande Manigat, une intellectuelle entrée récemment dans l'arène politique.
Soutenue par les classes moyennes et les intellectuels, Mirlande Manigat, professeure de droit constitutionnel et vice-rectrice de l'université Quisqueya de Port-au-Prince, souffre d'un handicap par rapport à ses rivaux, elle parle plus en juriste et en politologue qu'en "bête de meeting".
Face à elle, le chanteur Michel Martelly
Le second tour de l'élection présidentielle haïtienne mettra Mirlande Manigat face à Michel Martelly, le 20 mars prochain. Jude Célestin, le candidat du pouvoir, a finalement été écarté au profit du chanteur dont les partisans étaient descendus dans la rue à l'annonce de la disqualification de leur idole. Mais qui est "Sweet Micky"? Portrait.
Fille d'un officier de l'Armée haïtienne, elle est issue d'une famille de la classe moyenne. Après des études à l'Ecole normale supérieure elle part pour Paris où elle décroche, en 1968, un doctorat en sciences politiques à la Sorbonne. C'est à Paris qu'elle épouse Leslie Manigat, de dix ans son aîné, qui deviendra brièvement président en 1988 entre deux coups de force militaires. En 2006, elle remporte un siège au Sénat mais renonce à siéger, à la demande de son mari, candidat malheureux à l'élection présidentielle remportée par René Préval.
Elle prend plus tard la tête du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), parti démocrate-chrétien, sous la bannière duquel elle se présente à l'élection du 28 novembre, avec le soutien d'un groupe de parlementaires opposés au président Préval.
Après avoir, au lendemain du scrutin, réclamé son annulation pour cause d'irrégularités, elle change d'avis, expliquant que les fraudes imputées au pouvoir en place au profit du candidat Jude Célestin semblent moins graves qu'attendu. Quatre jours plus tard, elle refuse, tout comme Michel Martelly arrivé en troisième position, et comme six ONG observatrices de l'élection, un nouveau recomptage des votes proposé par le conseil électoral. Ces dernier jours, Mirlande Manigat a rejeté l'idée d'un second tour à trois proposée par Michel Martelly.
La bataille de l'éducation
Admettant qu'elle fait partie des privilégiés, Mirlande Manigat déclare vouloir combattre les injustices sociales, par le biais de l'éducation, son cheval de bataille. Elle se dit particulièrement préoccupée par les jeunes: "Notre jeunesse est en train de se gaspiller", écrit-elle sur le site du RDNP.
Elle prône des changements constitutionnels, dont le retrait de l'interdiction de la double nationalité, et préconise la participation de la diaspora dans le développement et la vie politique du pays. Si elle est élue, Mirlande Manigat demandera le départ progressif de la mission de l'ONU en Haïti (Minustah), qu'elle a qualifiée de "force d'occupation".
Elle est soutenue par le Collectif pour le renouveau haïtien, qui regroupe une centaine de parlementaires actifs ou ayant déjà siégé et jouit de la sympathie des organisations féminines qui espèrent voir pour la première fois une femme élue à la présidence.
Pragmatisme
Se disant attachée à la constitution, l'ex-première dame, a promis de travailler avec l'opposition et de cohabiter avec le parti Inite ("Unité") de Jude Célestin, candidat du parti au pouvoir, si cette formation obtenait la majorité au Parlement.
Son âge, 70 ans, n'est pas forcément une faiblesse pour l'électorat estime-t-elle: "Mon expérience me met à l'abri des vanités, des ambitions, surtout la richesse et la gloire".
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/mirlande-manigat-une-femme-pour-haiti_947346.html
Soutenue par les classes moyennes et les intellectuels, Mirlande Manigat, professeure de droit constitutionnel et vice-rectrice de l'université Quisqueya de Port-au-Prince, souffre d'un handicap par rapport à ses rivaux, elle parle plus en juriste et en politologue qu'en "bête de meeting".
Face à elle, le chanteur Michel Martelly
Le second tour de l'élection présidentielle haïtienne mettra Mirlande Manigat face à Michel Martelly, le 20 mars prochain. Jude Célestin, le candidat du pouvoir, a finalement été écarté au profit du chanteur dont les partisans étaient descendus dans la rue à l'annonce de la disqualification de leur idole. Mais qui est "Sweet Micky"? Portrait.
Fille d'un officier de l'Armée haïtienne, elle est issue d'une famille de la classe moyenne. Après des études à l'Ecole normale supérieure elle part pour Paris où elle décroche, en 1968, un doctorat en sciences politiques à la Sorbonne. C'est à Paris qu'elle épouse Leslie Manigat, de dix ans son aîné, qui deviendra brièvement président en 1988 entre deux coups de force militaires. En 2006, elle remporte un siège au Sénat mais renonce à siéger, à la demande de son mari, candidat malheureux à l'élection présidentielle remportée par René Préval.
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| Candidate démocrate-chrétienne, Mirlande Manigat a de sérieuses chances de devenir la première femme présidente d'Haïti. Joe Raedle/Getty Images/AFP |
Elle prend plus tard la tête du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), parti démocrate-chrétien, sous la bannière duquel elle se présente à l'élection du 28 novembre, avec le soutien d'un groupe de parlementaires opposés au président Préval.
Après avoir, au lendemain du scrutin, réclamé son annulation pour cause d'irrégularités, elle change d'avis, expliquant que les fraudes imputées au pouvoir en place au profit du candidat Jude Célestin semblent moins graves qu'attendu. Quatre jours plus tard, elle refuse, tout comme Michel Martelly arrivé en troisième position, et comme six ONG observatrices de l'élection, un nouveau recomptage des votes proposé par le conseil électoral. Ces dernier jours, Mirlande Manigat a rejeté l'idée d'un second tour à trois proposée par Michel Martelly.
La bataille de l'éducation
Admettant qu'elle fait partie des privilégiés, Mirlande Manigat déclare vouloir combattre les injustices sociales, par le biais de l'éducation, son cheval de bataille. Elle se dit particulièrement préoccupée par les jeunes: "Notre jeunesse est en train de se gaspiller", écrit-elle sur le site du RDNP.
Elle prône des changements constitutionnels, dont le retrait de l'interdiction de la double nationalité, et préconise la participation de la diaspora dans le développement et la vie politique du pays. Si elle est élue, Mirlande Manigat demandera le départ progressif de la mission de l'ONU en Haïti (Minustah), qu'elle a qualifiée de "force d'occupation".
Elle est soutenue par le Collectif pour le renouveau haïtien, qui regroupe une centaine de parlementaires actifs ou ayant déjà siégé et jouit de la sympathie des organisations féminines qui espèrent voir pour la première fois une femme élue à la présidence.
Pragmatisme
Se disant attachée à la constitution, l'ex-première dame, a promis de travailler avec l'opposition et de cohabiter avec le parti Inite ("Unité") de Jude Célestin, candidat du parti au pouvoir, si cette formation obtenait la majorité au Parlement.
Son âge, 70 ans, n'est pas forcément une faiblesse pour l'électorat estime-t-elle: "Mon expérience me met à l'abri des vanités, des ambitions, surtout la richesse et la gloire".
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/mirlande-manigat-une-femme-pour-haiti_947346.html
vendredi 4 février 2011
Michel Martelly, "candidat du peuple"... et du sytème
Gros plan sur le chanteur Michel Martelly, un temps écarté du second tour de la présidentielle en Haïti, dont les partisans étaient descendus dans la rue à l'annonce de la disqualification de leur idole.
Michel Martelly, 49 ans, surnommé "Sweet Micky" ou "Têt Kalé" (en raison de son crâne chauve) était jusqu'au printemps seulement connu comme chanteur populaire. Engagé de longue date dans l'action sociale, le roi du Kompa (musique dansante de Haïti) a créé en 2008 avec sa femme une fondation d'aide aux plus démunis. Le site de la fondation reconnaît que "Sweet Micky", célèbre pour ses frasques, suscite la controverse, rapporte La Croix, comme quand il participait en travesti à un show. "La seule chose qui est prévisible à propos de Sweet Micky, c'est qu'il est complètement imprévisible", indique le portrait que fait de lui le site de sa fondation. C'est le rejet de la candidature à la présidentielle de la star mondiale du hip-hop, Wyclef Jean en août dernier (parce qu'il ne remplissait pas la condition d'avoir vécu cinq années consécutives en Haïti), qui lui a ouvert la voie. "Têt Kalé", novice en politique, a depuis gagné la sympathie des jeunes en quête de changement, mais aussi d'une partie des milieux d'affaires, qui ont senti le vent tourner. Après une fin de campagne remarquée, il était troisième dans les sondages à la veille du premier tour, le 28 novembre.
La disqualification
A la veille du scrutin, les sondages ne lui donnaient que 14% des voix. Mais deux jours plus tard, lui et la candidate centriste Mirlande Manigat réclamaient l'annulation du scrutin, dénonçant des "fraudes", puis, à l'instar de sa rivale, il revenait sur sa décision, constatant qu'il était arrivé en tête dans les bureaux où il n'y avait pas eu de fraude: "Je veux que le Conseil électoral, le président Préval et la communauté internationale respectent le suffrage populaire", expliquait celui qui est devenu le héros du petit peuple.
Le 7 décembre, le Conseil national d'observation électorale, financé par l'Union européenne, rendait publiques des estimations donnant Mirlande Manigat en tête avec 30% des suffrages devant Michel Martelly (25%) et le candidat du pouvoir, Jude Célestin (20%). Dès lors, l'annonce, le lendemain, par le Conseil électoral de la disqualification de "Sweet Micky" pour le deuxième tour est un choc. Avec 22,48% des voix, Jude Célestin devance de moins d'un point -et moins de 7000 voix- "Têt Kalé" (21,84% des suffrages). Le chanteur a obtenu ses meilleurs résultats dans la capitale, où la popularité du président Préval s'est effondrée depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
Pourtant Colin Granderson, le chef de la mission d'observation de l'Organisation des États américains (OEA), n'était pas surpris par les résultats officiels. Michel Martelly aurait commis l'erreur, le jour de l'élection, d'appeler ses partisans à boycotter le scrutin, qu'il jugeait invalide à cause de fraudes. Nombre d'entre eux seraient donc descendus dans les rues au lieu de prendre le chemin du bureau de vote.
Un politicien conservateur
Il se déclare proche des petites gens même s'il vit dans les beaux quartiers, possède un pied-à-terre en Floride et n'a aucun souci d'argent
Si "Sweet Micky" était un chanteur iconoclaste et provocant, "le politicien, lui, est plutôt conservateur tendance néolibérale, proche des militaires" écrit Nathalie Petrowski dans La Presse. Celle-ci l'a rencontré alors que le chanteur venait faire campagne auprès de la diaspora haïtienne au Canada. "Il avoue qu'à 15 ans, il avait sa carte de tonton macoute [la milice duvalériste] pour ne pas être arrêté (...) Fils d'un technicien en pétrole, il a frôlé la délinquance, avant de trouver sa voie en musique et de devenir riche et adulé. Aujourd'hui, il se déclare proche des petites gens même s'il vit dans les beaux quartiers, possède un pied-à-terre en Floride et n'a aucun souci d'argent." L'Hebdomadaire de la diaspora haïtienne de New York Haïti Liberté (gauche) voit en lui un nostalgique de l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier.
Interrogé sur le retour surprise de l'ex-dictateur le16 janvier, le candidat Martelly affirmait qu'il n'avait rien à voir avec ce retour, mais approuvait ce retour : "Duvalier est Haïtien. Qu'il revienne, c'est la démocratie", a-t-il déclaré. Très oecuménique, le chanteur tenait d'ailleurs les mêmes propos sur l'autre ancien homme fort exil, Jean-Bertrand Aristide, chassé par un coup d'Etat en 2004: "Mon rêve c'est de voir tous ces anciens dirigeants tellement populaires réunis en un seul lieu pour la réconciliation nationale", déclarait-il. "Arrivé au pouvoir, j'aimerais que tous les anciens présidents deviennent mes conseillers afin de pouvoir profiter de leur expérience".
Le souvenir d'Aristide
Après l'annonce des résultats, Michel Martelly avait appelé ses partisans "à manifester sans violence... jusqu'à la victoire totale". Ceux-ci ont érigé des barrages de pneus enflammés dans la capitale et plusieurs villes de province et se sont affronté avec la police. Les heurts ont fait au moins 4 morts.
Pour sortir de l'impasse, le candidat chanteur avait proposé d'organiser une nouvelle consultation avec les 18 candidats du premier tour. Le vainqueur de ce tour unique serait devenu président, et "Têt Kalé" espèrait bien, avec la notoriété croissante que lui apporte la pression de la rue, être l'heureux élu.
Saura-til éviter de sombrer dans le populisme, une des plaies d'Haïti? "Il ressemble de loin à un l'autre leader qui a fait la pluie et le beau temps ces dernières années: Jean-Bertrand Aristide. Les deux hommes se sont cordialement détestés, mais voilà que les méthodes de gestion de la pression populaire les rapprochent, commente le quotidien haïtien Le Nouveliste. Aristide aussi a détenu une bonne partie de son pouvoir grâce à la rue".
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/haiti-michel-martelly-l-imprevisible-candidat-chanteur_945848.html
Michel Martelly, 49 ans, surnommé "Sweet Micky" ou "Têt Kalé" (en raison de son crâne chauve) était jusqu'au printemps seulement connu comme chanteur populaire. Engagé de longue date dans l'action sociale, le roi du Kompa (musique dansante de Haïti) a créé en 2008 avec sa femme une fondation d'aide aux plus démunis. Le site de la fondation reconnaît que "Sweet Micky", célèbre pour ses frasques, suscite la controverse, rapporte La Croix, comme quand il participait en travesti à un show. "La seule chose qui est prévisible à propos de Sweet Micky, c'est qu'il est complètement imprévisible", indique le portrait que fait de lui le site de sa fondation. La disqualification
A la veille du scrutin, les sondages ne lui donnaient que 14% des voix. Mais deux jours plus tard, lui et la candidate centriste Mirlande Manigat réclamaient l'annulation du scrutin, dénonçant des "fraudes", puis, à l'instar de sa rivale, il revenait sur sa décision, constatant qu'il était arrivé en tête dans les bureaux où il n'y avait pas eu de fraude: "Je veux que le Conseil électoral, le président Préval et la communauté internationale respectent le suffrage populaire", expliquait celui qui est devenu le héros du petit peuple.
Le 7 décembre, le Conseil national d'observation électorale, financé par l'Union européenne, rendait publiques des estimations donnant Mirlande Manigat en tête avec 30% des suffrages devant Michel Martelly (25%) et le candidat du pouvoir, Jude Célestin (20%). Dès lors, l'annonce, le lendemain, par le Conseil électoral de la disqualification de "Sweet Micky" pour le deuxième tour est un choc. Avec 22,48% des voix, Jude Célestin devance de moins d'un point -et moins de 7000 voix- "Têt Kalé" (21,84% des suffrages). Le chanteur a obtenu ses meilleurs résultats dans la capitale, où la popularité du président Préval s'est effondrée depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
Pourtant Colin Granderson, le chef de la mission d'observation de l'Organisation des États américains (OEA), n'était pas surpris par les résultats officiels. Michel Martelly aurait commis l'erreur, le jour de l'élection, d'appeler ses partisans à boycotter le scrutin, qu'il jugeait invalide à cause de fraudes. Nombre d'entre eux seraient donc descendus dans les rues au lieu de prendre le chemin du bureau de vote.
Un politicien conservateur
Il se déclare proche des petites gens même s'il vit dans les beaux quartiers, possède un pied-à-terre en Floride et n'a aucun souci d'argent
Si "Sweet Micky" était un chanteur iconoclaste et provocant, "le politicien, lui, est plutôt conservateur tendance néolibérale, proche des militaires" écrit Nathalie Petrowski dans La Presse. Celle-ci l'a rencontré alors que le chanteur venait faire campagne auprès de la diaspora haïtienne au Canada. "Il avoue qu'à 15 ans, il avait sa carte de tonton macoute [la milice duvalériste] pour ne pas être arrêté (...) Fils d'un technicien en pétrole, il a frôlé la délinquance, avant de trouver sa voie en musique et de devenir riche et adulé. Aujourd'hui, il se déclare proche des petites gens même s'il vit dans les beaux quartiers, possède un pied-à-terre en Floride et n'a aucun souci d'argent." L'Hebdomadaire de la diaspora haïtienne de New York Haïti Liberté (gauche) voit en lui un nostalgique de l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier.
Interrogé sur le retour surprise de l'ex-dictateur le16 janvier, le candidat Martelly affirmait qu'il n'avait rien à voir avec ce retour, mais approuvait ce retour : "Duvalier est Haïtien. Qu'il revienne, c'est la démocratie", a-t-il déclaré. Très oecuménique, le chanteur tenait d'ailleurs les mêmes propos sur l'autre ancien homme fort exil, Jean-Bertrand Aristide, chassé par un coup d'Etat en 2004: "Mon rêve c'est de voir tous ces anciens dirigeants tellement populaires réunis en un seul lieu pour la réconciliation nationale", déclarait-il. "Arrivé au pouvoir, j'aimerais que tous les anciens présidents deviennent mes conseillers afin de pouvoir profiter de leur expérience".
Le souvenir d'Aristide
Après l'annonce des résultats, Michel Martelly avait appelé ses partisans "à manifester sans violence... jusqu'à la victoire totale". Ceux-ci ont érigé des barrages de pneus enflammés dans la capitale et plusieurs villes de province et se sont affronté avec la police. Les heurts ont fait au moins 4 morts.
Pour sortir de l'impasse, le candidat chanteur avait proposé d'organiser une nouvelle consultation avec les 18 candidats du premier tour. Le vainqueur de ce tour unique serait devenu président, et "Têt Kalé" espèrait bien, avec la notoriété croissante que lui apporte la pression de la rue, être l'heureux élu.
Saura-til éviter de sombrer dans le populisme, une des plaies d'Haïti? "Il ressemble de loin à un l'autre leader qui a fait la pluie et le beau temps ces dernières années: Jean-Bertrand Aristide. Les deux hommes se sont cordialement détestés, mais voilà que les méthodes de gestion de la pression populaire les rapprochent, commente le quotidien haïtien Le Nouveliste. Aristide aussi a détenu une bonne partie de son pouvoir grâce à la rue".
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/haiti-michel-martelly-l-imprevisible-candidat-chanteur_945848.html
jeudi 3 février 2011
Haïti-Elections : Ouf de soulagement de la MINUSTAH et de l’OEA
P-au-P, 03 fév. 2011 [AlterPresse] --- Le Représentant Spécial du Secrétaire General des Nations Unies en Haïti, Edmond Mulet, a salué la publication ce matin des résultats définitifs du premier tour des élections législatives et présidentielles du 28 novembre dernier.
Il s’agit d’ « une étape importante qui vient d’être franchie dans le cadre du processus électoral en cours » et qui « doit mettre un terme à plus de deux mois d’incertitude pour le peuple haïtien », déclare le chef des casques bleus dans une note transmise à AlterPresse.
Mirlande Manigat du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), et Michel Martelly de la plateforme Repons Peyizan (Réponse Paysanne) disputeront le second tour des élections présidentielles du 20 mars prochain, selon les résultats définitifs proclamés tôt ce 3 février par le Conseil Électoral Provisoire (CEP).
Le CEP écarte le candidat du parti Inite, au pouvoir, Jude Celestin, qui a été considéré comme dauphin du président René Préval.
Le Secrétaire General de l’Organisation des Etats américains (OEA), Jose Miguel Insulza, « a exprimé reconnaissance et respect » après la publication des résultats définitifs du premier tour, selon un communiqué envoyé à AlterPresse.
Insulza « a ajouté que cela met fin à une partie du processus électoral qui n’a pas été facile, en raison des multiples conditions défavorables dans lesquelles il a du être conduit », lit-on dans le communiqué.
La publication de ces résultats intervient après d’incessantes pressions de la part notamment du gouvernement des Etats-Unis sur les autorités haïtiennes, et reflète la proposition de la mission de l’OEA d’écarter Jude Célestin, candidat du parti au pouvoir.
Le Conseil Electoral Provisoire (CEP) a rendu ces résultats définitifs au lendemain de la date initialement prévue, alors que certains medias laissaient entendre que le gouvernement de René Préval refuserait de céder aux pressions.
La capitale s’est réveillée ce matin dans l’incertitude. Jusqu’à 7 heures, les rues étaient pratiquement désertes. La plupart des esprits étaient dominés par la crainte que l’annonce de ces résultats ne déclenche une vague de violence semblable à celle qui en décembre dernier a paralysé plusieurs régions du pays.
Des cris de joie pouvaient être entendus dans certains quartiers lorsque le CEP a révélé un face à face entre Mirlande Manigat et Michel Martelly au second tour du scrutin.
Mais écoles, commerce, transport en commun ont tout de même été perturbés par l’attente des résultats. Des écoliers ne se sont pas présentés en classe et d’autres ont du rebrousser chemin devant les portes closes de leurs établissements scolaires.
Les activités ont globalement repris dans une atmosphère très calme jusqu’ici.
Cependant la tension risque de monter d’un cran à tout moment dans les prochains jours. Différents secteurs avaient exigé l’annulation des élections et pour beaucoup la présence de René Préval à la tête du pouvoir n’est pas souhaitable après le délai constitutionnel du 7 février.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10609
Il s’agit d’ « une étape importante qui vient d’être franchie dans le cadre du processus électoral en cours » et qui « doit mettre un terme à plus de deux mois d’incertitude pour le peuple haïtien », déclare le chef des casques bleus dans une note transmise à AlterPresse.
Mirlande Manigat du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), et Michel Martelly de la plateforme Repons Peyizan (Réponse Paysanne) disputeront le second tour des élections présidentielles du 20 mars prochain, selon les résultats définitifs proclamés tôt ce 3 février par le Conseil Électoral Provisoire (CEP).
Le CEP écarte le candidat du parti Inite, au pouvoir, Jude Celestin, qui a été considéré comme dauphin du président René Préval.
Le Secrétaire General de l’Organisation des Etats américains (OEA), Jose Miguel Insulza, « a exprimé reconnaissance et respect » après la publication des résultats définitifs du premier tour, selon un communiqué envoyé à AlterPresse.
Insulza « a ajouté que cela met fin à une partie du processus électoral qui n’a pas été facile, en raison des multiples conditions défavorables dans lesquelles il a du être conduit », lit-on dans le communiqué.
La publication de ces résultats intervient après d’incessantes pressions de la part notamment du gouvernement des Etats-Unis sur les autorités haïtiennes, et reflète la proposition de la mission de l’OEA d’écarter Jude Célestin, candidat du parti au pouvoir.
Le Conseil Electoral Provisoire (CEP) a rendu ces résultats définitifs au lendemain de la date initialement prévue, alors que certains medias laissaient entendre que le gouvernement de René Préval refuserait de céder aux pressions.
La capitale s’est réveillée ce matin dans l’incertitude. Jusqu’à 7 heures, les rues étaient pratiquement désertes. La plupart des esprits étaient dominés par la crainte que l’annonce de ces résultats ne déclenche une vague de violence semblable à celle qui en décembre dernier a paralysé plusieurs régions du pays.
Des cris de joie pouvaient être entendus dans certains quartiers lorsque le CEP a révélé un face à face entre Mirlande Manigat et Michel Martelly au second tour du scrutin.
Mais écoles, commerce, transport en commun ont tout de même été perturbés par l’attente des résultats. Des écoliers ne se sont pas présentés en classe et d’autres ont du rebrousser chemin devant les portes closes de leurs établissements scolaires.
Les activités ont globalement repris dans une atmosphère très calme jusqu’ici.
Cependant la tension risque de monter d’un cran à tout moment dans les prochains jours. Différents secteurs avaient exigé l’annulation des élections et pour beaucoup la présence de René Préval à la tête du pouvoir n’est pas souhaitable après le délai constitutionnel du 7 février.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10609
Michel Martelly, un chanteur prêt à prendre la présidence d'Haïti
Haïti: Michel Martelly, 49 ans, plus connu en Haïti sous son nom d'artiste de "Sweet Micky", est un chanteur populaire qui se retrouve contre toute attente en lice pour le deuxième tour de l'élection présidentielle organisé le 20 mars. Jusqu'ici surtout réputé pour ses danses chaloupées sur scène, M. Martelly a profité du soutien des jeunes.
Après 20 ans de carrière musicale, Michel Martelly semble avoir pris la relève de la star mondiale du hip-hop, Wyclef Jean, écarté de la course présidentielle en août dernier par le Conseil électoral, faute d'avoir résidé en Haïti pendant les cinq dernières années.
Fort de sa popularité auprès des jeunes, "Sweet Micky", qui s'autoproclame président du "compas", la musique populaire d'Haïti, a mené une campagne agressive, accusant ses principaux concurrents, souvent d'anciens responsables gouvernementaux, d'avoir contribué à enfoncer le pays dans la crise.
Il a conquis les quartiers pauvres de la capitale en revendiquant du travail pour les jeunes. "Un jeune Haïtien doit pouvoir travailler, s'acheter une voiture et vivre décemment", a-t-il soutenu lors d'un débat télévisé, où il a ironisé sur les politiciens diplômés incapables d'apporter des solutions aux problèmes du pays.
"Je suis le changement et le changement est en train de gagner les élections", a-t-il lancé, après avoir demandé l'annulation des scrutins présidentiel et législatifs du 28 novembre.
Michel Martelly n'a fait que de très brèves études en construction et en communication aux Etats-Unis, se consacrant particulièrement à la musique.
Très à l'aise en français comme en anglais, portant des costumes bien coupés, ce séducteur au crâne chauve et bronzé a été surnommé "Switch Micky" à la place de son nom de scène "Sweet Micky" après être revenu sur sa demande d'annulation du premier tour du scrutin moins de 24 heures après l'avoir exprimée.
Il se présente sous les couleurs du parti "repons peyizan". Il promet une réforme agraire pour relancer le productivité et veut miser sur le potentiel touristique d'Haïti.
"Et surtout, il faut commencer par concrétiser le rêve d'un système d'éducation et de formation de qualité pour tous les âges et toutes les bourses", dit-il sur son site web.
Son épouse, qui ne se trouve jamais très loin de lui, a géré l'aspect économique de sa carrière. Rejetant les critiques qui soulignent son inexpérience en politique, il réclame une place pour une nouvelle génération au pouvoir.
"Ce ne sera pas facile mais avoir un leader qui est aimé, adulé, en qui le peuple a confiance, ça aidera déjà beaucoup", dit ce tribun toujours à l'aise en public sur la page d'accueil de son site internet.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=88641&PubDate=2011-02-03
Après 20 ans de carrière musicale, Michel Martelly semble avoir pris la relève de la star mondiale du hip-hop, Wyclef Jean, écarté de la course présidentielle en août dernier par le Conseil électoral, faute d'avoir résidé en Haïti pendant les cinq dernières années.
Fort de sa popularité auprès des jeunes, "Sweet Micky", qui s'autoproclame président du "compas", la musique populaire d'Haïti, a mené une campagne agressive, accusant ses principaux concurrents, souvent d'anciens responsables gouvernementaux, d'avoir contribué à enfoncer le pays dans la crise.
Il a conquis les quartiers pauvres de la capitale en revendiquant du travail pour les jeunes. "Un jeune Haïtien doit pouvoir travailler, s'acheter une voiture et vivre décemment", a-t-il soutenu lors d'un débat télévisé, où il a ironisé sur les politiciens diplômés incapables d'apporter des solutions aux problèmes du pays.
"Je suis le changement et le changement est en train de gagner les élections", a-t-il lancé, après avoir demandé l'annulation des scrutins présidentiel et législatifs du 28 novembre.
Michel Martelly n'a fait que de très brèves études en construction et en communication aux Etats-Unis, se consacrant particulièrement à la musique.
Très à l'aise en français comme en anglais, portant des costumes bien coupés, ce séducteur au crâne chauve et bronzé a été surnommé "Switch Micky" à la place de son nom de scène "Sweet Micky" après être revenu sur sa demande d'annulation du premier tour du scrutin moins de 24 heures après l'avoir exprimée.
Il se présente sous les couleurs du parti "repons peyizan". Il promet une réforme agraire pour relancer le productivité et veut miser sur le potentiel touristique d'Haïti.
"Et surtout, il faut commencer par concrétiser le rêve d'un système d'éducation et de formation de qualité pour tous les âges et toutes les bourses", dit-il sur son site web.
Son épouse, qui ne se trouve jamais très loin de lui, a géré l'aspect économique de sa carrière. Rejetant les critiques qui soulignent son inexpérience en politique, il réclame une place pour une nouvelle génération au pouvoir.
"Ce ne sera pas facile mais avoir un leader qui est aimé, adulé, en qui le peuple a confiance, ça aidera déjà beaucoup", dit ce tribun toujours à l'aise en public sur la page d'accueil de son site internet.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=88641&PubDate=2011-02-03
Mirlande Manigat: une ex-Première dame au seuil de la présidence d'Haïti
Haïti: Mirlande Manigat, dont la présence au second tour de la présidentielle haïtienne a été confirmée jeudi, est une ex-Première dame qui a vécu 13 ans en France. Cette intellectuelle promet de rompre avec la corruption et demande le départ progressif des soldats de l'ONU. Diplômée de la Sorbonne et de Sciences-Po Paris, Mirlande Manigat, 70 ans, est une enseignante de carrière, auteur de plusieurs ouvrages consacrés au droit constitutionnel et aux sciences politiques, mais sans grande expérience politique.
Elue sénatrice en 1988 à la faveur de l'élection à la présidence de son mari Leslie Manigat, l'ancienne Première dame n'a fait qu'une courte expérience de quelques mois au Parlement avant le renversement de M. Manigat par l'armée. Elue à nouveau en 2006 au Sénat, elle renonce à siéger à la demande de son mari, candidat malheureux à l'élection présidentielle qui a sacré René Préval.
Jusqu'à la campagne des derniers mois, elle avait toujours vécu dans l'ombre de son mari, se consacrant à l'enseignement pour devenir vice-rectrice d'une université privée en Haïti.
Pendant sa campagne, elle a refusé de faire des promesses irréalisables, mais s'est fixé deux objectifs prioritaires: s'attaquer au choléra en offrant un meilleur accès à l'eau à la population et sortir de leur campement de fortune les centaines de milliers de sinistrés qui ont été jetés à la rue par le séisme de janvier 2010.
Elle a aussi demandé "un changement radical d'attitude de la part de gouvernants incapables et corrompus" et a fait de l'éducation un de ses chevaux de bataille. "Je suis particulièrement préoccupée par les jeunes qui sont désoeuvrés et deviennent une proie facile pour toutes sortes de tentations. Notre jeunesse est en train de se gaspiller et l'Etat ne fait rien", dit-elle sur le site internet du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes sous la bannière duquel elle s'est présentée à la présidentielle.
Si elle est élue, Mme Manigat demandera aussi le départ progressif de la mission de l'ONU en Haïti (Minustah), qu'elle a qualifiée de "force d'occupation" lors d'un entretien à l'AFP.
Cette petite femme calme, qui a l'habitude de se lever à 04H00, a bénéficié de la sympathie des organisations féminines qui voudraient voir pour la première fois une femme élue à la présidence.
"Je déteste le mensonge et l'hypocrisie; je ne crois pas avoir fait du mal à qui que ce soit et je m'efforce de ne pas blesser, humilier", a-t-elle affiché en guise de profession de foi sur sa page Facebook de campagne, reconnaissant quelques défauts: "impatience devant la bêtise humaine, maniaque de l'exactitude".
Pragmatique, se présentant comme une légaliste attachée à la constitution, elle a promis de travailler avec l'opposition.
"Je suis consciente des difficultés de gouverner ce pays à un moment si difficile", a-t-elle reconnu, un an après le séisme qui a tué 250.000 personnes.
A trois jours du premier tour, elle avait demandé à ses partisans réunis à Port-au-Prince de se préparer à "défendre" leur vote. Toute de blanc vêtue, elle leur avait lancé en créole: "La prochaine fois que je viendrai, ce ne sera pas comme candidate mais comme présidente".
L'ex-Première Dame, qui a vécu plusieurs années au Venezuela, reste proche de la France. "J'ai conservé avec la France des liens très forts, j'ai vécu 13 ans à Paris, je me suis mariée à Meudon (banlieue parisienne). En France, j'ai connu le meilleur", avait-elle dit à l'AFP.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=88640&PubDate=2011-02-03
Elue sénatrice en 1988 à la faveur de l'élection à la présidence de son mari Leslie Manigat, l'ancienne Première dame n'a fait qu'une courte expérience de quelques mois au Parlement avant le renversement de M. Manigat par l'armée. Elue à nouveau en 2006 au Sénat, elle renonce à siéger à la demande de son mari, candidat malheureux à l'élection présidentielle qui a sacré René Préval.
Jusqu'à la campagne des derniers mois, elle avait toujours vécu dans l'ombre de son mari, se consacrant à l'enseignement pour devenir vice-rectrice d'une université privée en Haïti.
Pendant sa campagne, elle a refusé de faire des promesses irréalisables, mais s'est fixé deux objectifs prioritaires: s'attaquer au choléra en offrant un meilleur accès à l'eau à la population et sortir de leur campement de fortune les centaines de milliers de sinistrés qui ont été jetés à la rue par le séisme de janvier 2010.
Elle a aussi demandé "un changement radical d'attitude de la part de gouvernants incapables et corrompus" et a fait de l'éducation un de ses chevaux de bataille. "Je suis particulièrement préoccupée par les jeunes qui sont désoeuvrés et deviennent une proie facile pour toutes sortes de tentations. Notre jeunesse est en train de se gaspiller et l'Etat ne fait rien", dit-elle sur le site internet du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes sous la bannière duquel elle s'est présentée à la présidentielle.
Si elle est élue, Mme Manigat demandera aussi le départ progressif de la mission de l'ONU en Haïti (Minustah), qu'elle a qualifiée de "force d'occupation" lors d'un entretien à l'AFP.
Cette petite femme calme, qui a l'habitude de se lever à 04H00, a bénéficié de la sympathie des organisations féminines qui voudraient voir pour la première fois une femme élue à la présidence.
"Je déteste le mensonge et l'hypocrisie; je ne crois pas avoir fait du mal à qui que ce soit et je m'efforce de ne pas blesser, humilier", a-t-elle affiché en guise de profession de foi sur sa page Facebook de campagne, reconnaissant quelques défauts: "impatience devant la bêtise humaine, maniaque de l'exactitude".
Pragmatique, se présentant comme une légaliste attachée à la constitution, elle a promis de travailler avec l'opposition.
"Je suis consciente des difficultés de gouverner ce pays à un moment si difficile", a-t-elle reconnu, un an après le séisme qui a tué 250.000 personnes.
A trois jours du premier tour, elle avait demandé à ses partisans réunis à Port-au-Prince de se préparer à "défendre" leur vote. Toute de blanc vêtue, elle leur avait lancé en créole: "La prochaine fois que je viendrai, ce ne sera pas comme candidate mais comme présidente".
L'ex-Première Dame, qui a vécu plusieurs années au Venezuela, reste proche de la France. "J'ai conservé avec la France des liens très forts, j'ai vécu 13 ans à Paris, je me suis mariée à Meudon (banlieue parisienne). En France, j'ai connu le meilleur", avait-elle dit à l'AFP.
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Haïti – Une formation pour la prise en charge du choléra
Pour faire face à la propagation rapide de l'épidémie de choléra qui a éclaté fin octobre en Haïti, MSF a déployé d'importants moyens, humains en particulier. Et MSF a organisé des formations accélérées pour apprendre au personnel de santé les protocoles de traitement et les règles d'hygiène à suivre. Régis Lorguilloux, infirmier responsable de la formation médicale, explique cette action. Dans le centre de traitement du choléra de Sarthe, à Port-au-Prince - décembre 2010© Aurelie Baumel / MSFSur le meme sujet
Haïti: Fonctionnement d'un centre de traitement du choléra et parcours du patient Le personnel de santé haïtien n'avait jamais été confronté au choléra, une maladie jusque là inconnue en Haïti. Pour améliorer la prise en charge, MSF a entrepris une action de formation. Quel a été votre rôle ?
La première chose a été de dédramatiser et de sensibiliser la population comme le personnel de santé sur ce qu'est le choléra. Début novembre, dans les centres de santé, dans les églises, à la radio, par sms aussi, le même message a été relayé : le choléra est une maladie qui se soigne facilement et les malades doivent aller au plus vite dans un centre de traitement. Un autre message de prévention a été diffusé sur la nécessité de se laver les mains avant et après les repas, chlorer l'eau, laver les aliments et les cuire...Puis en décembre, parce que quelques personnes ne venaient toujours pas dans les centres de soins, nous avons rediffusé l'information dans certaines régions, principalement en Artibonite, où MSF traitait les malades du choléra et nous avons mis à disposition des ambulances. Nous insistions sur le fait que les soins étaient gratuits et avons continué à diffuser ces messages pendant toute la durée de l'épidémie.
Sur quoi a porté la formation du personnel médical ?
D'abord, nous avons détaillé les modes de contamination, les premières règles d'hygiène à suivre et mis l'accent sur l'importance de la réhydratation qui est le traitement primordial pour soigner les malades du choléra. J'ai commencé à Gonaïves le 6 novembre. Comme les malades affluaient et que le personnel était en nombre insuffisant, nous devions hydrater tout le monde afin de diminuer rapidement la létalité. J'ai expliqué au personnel de santé que si un patient peut boire, il faut lui donner des sels de réhydratation orale. Mais qu'en revanche, si son état ne le permet pas, il faut l'hydrater par voie intraveineuse. Et réaliser une surveillance des complications en cas d'hydratation trop importante: hypoglycémie, hypokaliémie, œdème aigu des poumons...
Ensuite, la formation a porté sur l'application du protocole pour savoir évaluer le degré de déshydratation et déterminer l'action à mettre en œuvre. L'un des trois plans A, B ou C est appliqué en fonction de l'âge, du poids et de l'estimation de la déshydratation. Ces plans suivent une graduation, le plan C correspondant à celui pour les patients les plus sévèrement atteints. Ensuite le suivi a consisté à améliorer la prise en charge et uniformiser les techniques de soins.
Vous travailliez en binôme avec un logisticien formateur. Pourquoi ?
Assurer la supervision de l'hygiène dans les structures médicales est l'autre volet de la prise en charge du choléra. Le logisticien formateur a travaillé sur l'isolement et la mise en place du circuit des patients, un élément essentiel pour éviter la propagation de la maladie. Il a formé les hygiénistes qui devaient nettoyer les tentes servant de centres de traitement, évacuer les vomissements et les selles et préparer les différentes chlorations d'eau conformément aux protocoles. Car il faut de l'eau à boire, de l'eau pour se laver les mains, pour assurer l'hygiène des sols et des locaux, évacuer les excreta et prendre en charge les cadavres.
Comment avez-vous organisé la formation ?
Il a fallu prendre en compte l'hétérogénéité des personnels de santé. Comme il y avait moitié infirmiers, moitié auxiliaires infirmiers, nous avons fait des formations individualisées, sous forme de mise en situation réelle, et utilisé une pédagogie interactive de manière que le personnel puisse tout de suite mettre en application ses nouvelles connaissances. A l'issue du premier module de formation d'une durée allant jusqu'à deux heures, le personnel était opérationnel. Ensuite deux autres heures étaient consacrées à l'application des protocoles et à une prise en charge globale. Puis les infirmiers expatriés ont pris le relais en assurant un suivi quotidien du niveau de compétence du personnel.
Ces formations ont atteint leurs objectifs et contribué à faire baisser rapidement la létalité dans les centres de traitement du choléra. Au total, nous avons formé plus de 550 infirmiers et auxiliaires infirmiers.
Depuis le début de l'épidémie fin octobre 2010, les équipes MSF ont traité 107 200 patients dans plus de 70 centres et unités de traitement à travers le pays. Sur le terrain, près de 7 500 Haïtiens et 430 employés étrangers mettent en œuvre les divers programmes MSF et prennent en charge la lutte contre le choléra. En 2010, MSF a répondu à des épidémies de choléra au Cameroun, au Tchad, au Niger, au Nigeria, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et en Zambie.
http://www.msf.fr/2011/02/03/1925/haiti-une-formation-pour-la-prise-en-charge-du-cholera/
Haïti: Fonctionnement d'un centre de traitement du choléra et parcours du patient Le personnel de santé haïtien n'avait jamais été confronté au choléra, une maladie jusque là inconnue en Haïti. Pour améliorer la prise en charge, MSF a entrepris une action de formation. Quel a été votre rôle ?
La première chose a été de dédramatiser et de sensibiliser la population comme le personnel de santé sur ce qu'est le choléra. Début novembre, dans les centres de santé, dans les églises, à la radio, par sms aussi, le même message a été relayé : le choléra est une maladie qui se soigne facilement et les malades doivent aller au plus vite dans un centre de traitement. Un autre message de prévention a été diffusé sur la nécessité de se laver les mains avant et après les repas, chlorer l'eau, laver les aliments et les cuire...Puis en décembre, parce que quelques personnes ne venaient toujours pas dans les centres de soins, nous avons rediffusé l'information dans certaines régions, principalement en Artibonite, où MSF traitait les malades du choléra et nous avons mis à disposition des ambulances. Nous insistions sur le fait que les soins étaient gratuits et avons continué à diffuser ces messages pendant toute la durée de l'épidémie.
Sur quoi a porté la formation du personnel médical ?
D'abord, nous avons détaillé les modes de contamination, les premières règles d'hygiène à suivre et mis l'accent sur l'importance de la réhydratation qui est le traitement primordial pour soigner les malades du choléra. J'ai commencé à Gonaïves le 6 novembre. Comme les malades affluaient et que le personnel était en nombre insuffisant, nous devions hydrater tout le monde afin de diminuer rapidement la létalité. J'ai expliqué au personnel de santé que si un patient peut boire, il faut lui donner des sels de réhydratation orale. Mais qu'en revanche, si son état ne le permet pas, il faut l'hydrater par voie intraveineuse. Et réaliser une surveillance des complications en cas d'hydratation trop importante: hypoglycémie, hypokaliémie, œdème aigu des poumons...
Ensuite, la formation a porté sur l'application du protocole pour savoir évaluer le degré de déshydratation et déterminer l'action à mettre en œuvre. L'un des trois plans A, B ou C est appliqué en fonction de l'âge, du poids et de l'estimation de la déshydratation. Ces plans suivent une graduation, le plan C correspondant à celui pour les patients les plus sévèrement atteints. Ensuite le suivi a consisté à améliorer la prise en charge et uniformiser les techniques de soins.
Vous travailliez en binôme avec un logisticien formateur. Pourquoi ?
Assurer la supervision de l'hygiène dans les structures médicales est l'autre volet de la prise en charge du choléra. Le logisticien formateur a travaillé sur l'isolement et la mise en place du circuit des patients, un élément essentiel pour éviter la propagation de la maladie. Il a formé les hygiénistes qui devaient nettoyer les tentes servant de centres de traitement, évacuer les vomissements et les selles et préparer les différentes chlorations d'eau conformément aux protocoles. Car il faut de l'eau à boire, de l'eau pour se laver les mains, pour assurer l'hygiène des sols et des locaux, évacuer les excreta et prendre en charge les cadavres.
Comment avez-vous organisé la formation ?
Il a fallu prendre en compte l'hétérogénéité des personnels de santé. Comme il y avait moitié infirmiers, moitié auxiliaires infirmiers, nous avons fait des formations individualisées, sous forme de mise en situation réelle, et utilisé une pédagogie interactive de manière que le personnel puisse tout de suite mettre en application ses nouvelles connaissances. A l'issue du premier module de formation d'une durée allant jusqu'à deux heures, le personnel était opérationnel. Ensuite deux autres heures étaient consacrées à l'application des protocoles et à une prise en charge globale. Puis les infirmiers expatriés ont pris le relais en assurant un suivi quotidien du niveau de compétence du personnel.
Ces formations ont atteint leurs objectifs et contribué à faire baisser rapidement la létalité dans les centres de traitement du choléra. Au total, nous avons formé plus de 550 infirmiers et auxiliaires infirmiers.
Depuis le début de l'épidémie fin octobre 2010, les équipes MSF ont traité 107 200 patients dans plus de 70 centres et unités de traitement à travers le pays. Sur le terrain, près de 7 500 Haïtiens et 430 employés étrangers mettent en œuvre les divers programmes MSF et prennent en charge la lutte contre le choléra. En 2010, MSF a répondu à des épidémies de choléra au Cameroun, au Tchad, au Niger, au Nigeria, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et en Zambie.
http://www.msf.fr/2011/02/03/1925/haiti-une-formation-pour-la-prise-en-charge-du-cholera/
Haïti-Aristide : Pression maintenue en faveur d’un passeport diplomatique pour l’ancien président
P-au-P, 02 fév. 2011 [AlterPresse] --- Plusieurs dizaines de partisans de l’ancien président haïtien Jean Bertrand Aristide ont tenu un sit-in ce mercredi 2 février devant le Ministère des Affaires Etrangères pour réclamer un passeport diplomatique pour leur leader afin qu’il puisse revenir en Haïti. « Nous espérons que le passeport sera délivré dans le plus bref délai et que le président Aristide sera là avant le 7 février » a fait savoir Maryse Narcisse, porte-parole de l’ancien chef d’État.
Selon un communiqué du Ministère de l’Intérieur « un passeport périmé ne constitue pas un obstacle au retour d’un citoyen haïtien dans son pays natal », mais les partisans de Jean Bertrand Aristide n’en démordent pas et continuent de réclamer un passeport diplomatique.
« Ce serait extrêmement vexant que le chef d’Etat le plus populaire, cet homme politique qui a tant de dignité soit obligé de traverser tous les océans avec un passeport périmé », a laissé entendre le sénateur Lavalas Gerald Gilles, qui prenait part au sit-in.
« Nous pensons que le président Aristide doit obtenir un passeport diplomatique. Et qu’importe la position de la communauté internationale…nous allons continuer à nous mobiliser », a-t-il martelé.
Alors que ses partisans ont enclenché une mobilisation en faveur de son retour, des rumeurs ont fait croire à la présence d’Aristide à Cuba, soit à quelques encablures du territoire national. Ces rumeurs ont été vite démenties.
Les autorités haïtiennes se sont par la suite empressées d’annoncer que Jean Bertrand Aristide était libre de retourner en Haïti quand il le souhaite et qu’elles étaient prêtes à lui fournir les documents nécessaires, pourvu qu’une demande ait été formulée en ce sens.
« Depuis cette déclaration faite par les autorités, le dossier a été déposé devant un cabinet d’avocats. Le dossier suit son cours », a déclaré Maryse Narcisse, réitérant le souhait que « les gouvernements haïtien et sud-africain rentrent en contact pour faciliter rapidement le retour » d’Aristide.
Selon Lionel Etienne, ex-député Lavalass, le retour d’Aristide est « incontournable ».
« Nous vivons dans un pays en pleine crise de leadership et le plus grand leader, le plus grand interlocuteur du peuple, c’est Jean Bertrand Aristide. Il faut qu’il revienne pour mettre les points sur les ‘i’. Aujourd’hui certains ont les résultats [des élections] mais ne peuvent les révéler. Ils ne savent pas quelle décision il faut prendre. Le président Aristide va venir mettre les points sur les i », a-t-il martelé.
Dans une récente intervention, Jean Bertrand Aristide avait pour sa part nié toute volonté de faire de la politique si jamais il revenait dans son pays. Il avait plutôt évoqué des raisons de santé et le désir de s’investir dans l’éducation. [kft gp apr 2/02/2011 14 :40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10605
Selon un communiqué du Ministère de l’Intérieur « un passeport périmé ne constitue pas un obstacle au retour d’un citoyen haïtien dans son pays natal », mais les partisans de Jean Bertrand Aristide n’en démordent pas et continuent de réclamer un passeport diplomatique.
« Ce serait extrêmement vexant que le chef d’Etat le plus populaire, cet homme politique qui a tant de dignité soit obligé de traverser tous les océans avec un passeport périmé », a laissé entendre le sénateur Lavalas Gerald Gilles, qui prenait part au sit-in.
« Nous pensons que le président Aristide doit obtenir un passeport diplomatique. Et qu’importe la position de la communauté internationale…nous allons continuer à nous mobiliser », a-t-il martelé.
Alors que ses partisans ont enclenché une mobilisation en faveur de son retour, des rumeurs ont fait croire à la présence d’Aristide à Cuba, soit à quelques encablures du territoire national. Ces rumeurs ont été vite démenties.
Les autorités haïtiennes se sont par la suite empressées d’annoncer que Jean Bertrand Aristide était libre de retourner en Haïti quand il le souhaite et qu’elles étaient prêtes à lui fournir les documents nécessaires, pourvu qu’une demande ait été formulée en ce sens.
« Depuis cette déclaration faite par les autorités, le dossier a été déposé devant un cabinet d’avocats. Le dossier suit son cours », a déclaré Maryse Narcisse, réitérant le souhait que « les gouvernements haïtien et sud-africain rentrent en contact pour faciliter rapidement le retour » d’Aristide.
Selon Lionel Etienne, ex-député Lavalass, le retour d’Aristide est « incontournable ».
« Nous vivons dans un pays en pleine crise de leadership et le plus grand leader, le plus grand interlocuteur du peuple, c’est Jean Bertrand Aristide. Il faut qu’il revienne pour mettre les points sur les ‘i’. Aujourd’hui certains ont les résultats [des élections] mais ne peuvent les révéler. Ils ne savent pas quelle décision il faut prendre. Le président Aristide va venir mettre les points sur les i », a-t-il martelé.
Dans une récente intervention, Jean Bertrand Aristide avait pour sa part nié toute volonté de faire de la politique si jamais il revenait dans son pays. Il avait plutôt évoqué des raisons de santé et le désir de s’investir dans l’éducation. [kft gp apr 2/02/2011 14 :40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10605
Haïti: la Suisse franchit une nouvelle étape vers une restitution des fonds Duvalier
Publié le 02.02.2011, 13h12 Le gouvernement suisse a franchi mercredi une nouvelle étape vers une restitution des avoirs de l'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier en lançant formellement la demande de confiscation auprès de son ministère des Finances.
Depuis 1986, la Suisse bloque quelque 6 millions de francs suisses (4,6 millions d'euros) qu'elle estime être propriété de M. Duvalier. Elle l'a longtemps fait dans le cadre d'une demande d'entraide internationale en matière pénale et, depuis mardi, date d'entrée en vigueur d'une nouvelle loi, par décision du gouvernement. SUR LE MÊME SUJET
De Haïti à la Tunisie, la difficile traque des "biens mal acquis"EN DIRECT: la mobilisation contre la réforme des retraites
"La loi sur la restitution des avoirs d'origine illicite (LRAI) venant d'entrer en vigueur le 1er février 2011, le Conseil fédéral (gouvernement) a décidé aujourd?hui de donner un mandat au Département fédéral des finances pour que celui-ci ouvre une action en confiscation des avoirs Duvalier bloqués en Suisse", indique le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
"Cette action se déroulera devant le Tribunal administratif fédéral", précise-t-il.
La nouvelle législation suisse s'applique aux "personnes politiquement exposées" et permet au gouvernement helvétique de rendre aux populations spoliées des fonds illicites bloqués dans la Confédération, même si l'entraide judiciaire avec l'Etat concerné ne peut aboutir, comme dans l'affaire Duvalier.
Elle a d'ailleurs été baptisée "Lex Duvalier" car elle a été adoptée pour pallier un manque apparu dans la longue bataille judiciaire sur la restitution au peuple haïtien de quelque 6 millions de francs suisses (4,6 millions d'euros), déposés par la famille Duvalier sur des comptes suisses.
Après moults rebondissements, la demande d'entraide internationale déposée par les autorités haïtiennes n'a jamais abouti.
La justice suisse ayant estimé que le droit helvétique prévalait dans cette affaire en raison de l'absence d'un traité d'entraide judiciaire entre Haïti et la Suisse, elle a fini par relever que les crimes commis étaient prescrits depuis 2001, conformément au code pénal helvétique.
Le tribunal en avait conclu que Berne ne pouvait s'appuyer sur cet argument pour restituer les fonds au peuple haïtien.
L'ex-dictateur haïtien, de retour dans son pays après 25 ans d'exil, a affirmé mardi dans une interview diffusée aux Etats-Unis que ces avoirs n'étaient pas à lui mais à une fondation. "Dès que ces fonds seront libérés, la plupart d'entre eux seront utilisés pour reconstruire la ville de naissance de ma mère", a affirmé Baby Doc.
De son côté, le ministère des Affaires étrangères suisse a indiqué mercredi que "les représentants de la famille Duvalier auront la possibilité de démontrer la licéité des avoirs bloqués dans le cadre de la procédure de confiscation qui sera prochainement ouverte" devant la justice helvétique.
Haïti estime que plus de 100 millions de dollars ont été détournés sous couvert d'oeuvres sociales avant la chute du dictateur, qui avait succédé en 1971 à son père François, élu président en 1957.
Moins de 48 heures après son retour en Haïti en janvier, M. Duvalier a été inculpé de corruption, détournement de fonds publics et association de malfaiteurs et plusieurs plaintes ont été déposées contre lui pour violations des droits de l'Homme et crimes contre l'humanité.
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/haiti-la-suisse-franchit-une-nouvelle-etape-vers-une-restitution-des-fonds-duvalier-02-02-2011-1296873.php
Depuis 1986, la Suisse bloque quelque 6 millions de francs suisses (4,6 millions d'euros) qu'elle estime être propriété de M. Duvalier. Elle l'a longtemps fait dans le cadre d'une demande d'entraide internationale en matière pénale et, depuis mardi, date d'entrée en vigueur d'une nouvelle loi, par décision du gouvernement. SUR LE MÊME SUJET
De Haïti à la Tunisie, la difficile traque des "biens mal acquis"EN DIRECT: la mobilisation contre la réforme des retraites
"La loi sur la restitution des avoirs d'origine illicite (LRAI) venant d'entrer en vigueur le 1er février 2011, le Conseil fédéral (gouvernement) a décidé aujourd?hui de donner un mandat au Département fédéral des finances pour que celui-ci ouvre une action en confiscation des avoirs Duvalier bloqués en Suisse", indique le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
"Cette action se déroulera devant le Tribunal administratif fédéral", précise-t-il.
La nouvelle législation suisse s'applique aux "personnes politiquement exposées" et permet au gouvernement helvétique de rendre aux populations spoliées des fonds illicites bloqués dans la Confédération, même si l'entraide judiciaire avec l'Etat concerné ne peut aboutir, comme dans l'affaire Duvalier.
Elle a d'ailleurs été baptisée "Lex Duvalier" car elle a été adoptée pour pallier un manque apparu dans la longue bataille judiciaire sur la restitution au peuple haïtien de quelque 6 millions de francs suisses (4,6 millions d'euros), déposés par la famille Duvalier sur des comptes suisses.
Après moults rebondissements, la demande d'entraide internationale déposée par les autorités haïtiennes n'a jamais abouti.
La justice suisse ayant estimé que le droit helvétique prévalait dans cette affaire en raison de l'absence d'un traité d'entraide judiciaire entre Haïti et la Suisse, elle a fini par relever que les crimes commis étaient prescrits depuis 2001, conformément au code pénal helvétique.
Le tribunal en avait conclu que Berne ne pouvait s'appuyer sur cet argument pour restituer les fonds au peuple haïtien.
L'ex-dictateur haïtien, de retour dans son pays après 25 ans d'exil, a affirmé mardi dans une interview diffusée aux Etats-Unis que ces avoirs n'étaient pas à lui mais à une fondation. "Dès que ces fonds seront libérés, la plupart d'entre eux seront utilisés pour reconstruire la ville de naissance de ma mère", a affirmé Baby Doc.
De son côté, le ministère des Affaires étrangères suisse a indiqué mercredi que "les représentants de la famille Duvalier auront la possibilité de démontrer la licéité des avoirs bloqués dans le cadre de la procédure de confiscation qui sera prochainement ouverte" devant la justice helvétique.
Haïti estime que plus de 100 millions de dollars ont été détournés sous couvert d'oeuvres sociales avant la chute du dictateur, qui avait succédé en 1971 à son père François, élu président en 1957.
Moins de 48 heures après son retour en Haïti en janvier, M. Duvalier a été inculpé de corruption, détournement de fonds publics et association de malfaiteurs et plusieurs plaintes ont été déposées contre lui pour violations des droits de l'Homme et crimes contre l'humanité.
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/haiti-la-suisse-franchit-une-nouvelle-etape-vers-une-restitution-des-fonds-duvalier-02-02-2011-1296873.php
mercredi 2 février 2011
Un cas de choléra traité au CHUM
Mise à jour le mardi 1 février 2011 à 23 h 02 Une femme ayant séjourné en Haïti a été traitée pour le choléra à son retour au Québec, au début janvier, a confirmé le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM).
Selon une porte-parole citée par La Presse Canadienne, Lucie Dufresne, la femme a été admise au jour de l'An et a quitté le CHUM deux jours plus tard. Des tests ont montré qu'elle était atteinte du choléra.
La patiente a été placée en quarantaine, a pris des antibiotiques et a été réhydratée.
Le cas de choléra, le seul depuis l'éclosion de l'épidémie en Haïti, l'automne dernier, a été signalé à la Direction de la santé publique.
Plus de 4000 morts en Haïti
Selon les plus récentes données de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'épidémie de choléra en Haïti a fait plus de 4000 morts depuis octobre dernier. Près de 210 000 personnes ont été infectées dans le pays. Environ 10 % des cas touchent des enfants de moins de 5 ans.
Le taux de létalité actuel dans l'ensemble du pays est de 1,9 %. L'OMS estime que la maladie, qui se transmet par les eaux usées, sera maîtrisée quand le taux de létalité aura atteint moins de 1 %.
Une centaine d'organisations nationales et internationales sont à l'oeuvre en Haïti pour juguler l'épidémie, fournissant des soins médicaux, de l'eau potable, des produits pour assainir l'eau, et aménageant des blocs sanitaires.
L'ONU a annoncé le 6 janvier qu'elle avait nommé quatre experts pour enquêter sur l'origine de l'épidémie. Des heurts avaient éclaté en novembre, des Haïtiens accusant les Casques bleus d'avoir introduit la maladie au pays.
La thèse avait été accréditée par un épidémiologiste français, puis contredite par des experts, selon qui la maladie, déjà présente, était en fait dormante depuis des années.
Le choléra
Le choléra est une maladie entérique aiguë causée par la bactérie Vibrio cholerae.
Il est caractérisé par l'apparition d'une diarrhée aqueuse soudaine et abondante, que l'on qualifie souvent de « selles riziformes ». S'il n'est pas traité, il peut rapidement donner lieu à une déshydratation, à un collapsus circulatoire, à une insuffisance rénale et à la mort.
L'infection est transmise par l'ingestion d'aliments ou d'eau contaminés par les selles ou les vomissures d'une personne infectée.
(Source : Santé Canada)
http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2011/02/01/007-cas-cholera-chum.shtml
Selon une porte-parole citée par La Presse Canadienne, Lucie Dufresne, la femme a été admise au jour de l'An et a quitté le CHUM deux jours plus tard. Des tests ont montré qu'elle était atteinte du choléra.
La patiente a été placée en quarantaine, a pris des antibiotiques et a été réhydratée.
Le cas de choléra, le seul depuis l'éclosion de l'épidémie en Haïti, l'automne dernier, a été signalé à la Direction de la santé publique.
Plus de 4000 morts en Haïti
Selon les plus récentes données de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'épidémie de choléra en Haïti a fait plus de 4000 morts depuis octobre dernier. Près de 210 000 personnes ont été infectées dans le pays. Environ 10 % des cas touchent des enfants de moins de 5 ans.
Le taux de létalité actuel dans l'ensemble du pays est de 1,9 %. L'OMS estime que la maladie, qui se transmet par les eaux usées, sera maîtrisée quand le taux de létalité aura atteint moins de 1 %.
Une centaine d'organisations nationales et internationales sont à l'oeuvre en Haïti pour juguler l'épidémie, fournissant des soins médicaux, de l'eau potable, des produits pour assainir l'eau, et aménageant des blocs sanitaires.
L'ONU a annoncé le 6 janvier qu'elle avait nommé quatre experts pour enquêter sur l'origine de l'épidémie. Des heurts avaient éclaté en novembre, des Haïtiens accusant les Casques bleus d'avoir introduit la maladie au pays.
La thèse avait été accréditée par un épidémiologiste français, puis contredite par des experts, selon qui la maladie, déjà présente, était en fait dormante depuis des années.
Le choléra
Le choléra est une maladie entérique aiguë causée par la bactérie Vibrio cholerae.
Il est caractérisé par l'apparition d'une diarrhée aqueuse soudaine et abondante, que l'on qualifie souvent de « selles riziformes ». S'il n'est pas traité, il peut rapidement donner lieu à une déshydratation, à un collapsus circulatoire, à une insuffisance rénale et à la mort.
L'infection est transmise par l'ingestion d'aliments ou d'eau contaminés par les selles ou les vomissures d'une personne infectée.
(Source : Santé Canada)
http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2011/02/01/007-cas-cholera-chum.shtml
Aristide n'a jamais fait de demande de passeport
Le ministère de l'intérieur et des Collectivités Territoriales dément les informations laissant croire que le gouvernement haïtien aurait refusé de délivrer un passeport diplomatique à l'ancien président Jean-Bertrand Aristide. « Le gouvernement de la République tient à rétablir les faits : l'émission ou le renouvellement d'un passeport se fait sur demande de l'intéressé au ministère de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales dans le cas d'un passeport ordinaire ou au Ministère des Affaires Etrangères dans le cas d'un passeport diplomatique », indique un communiqué rendu public le 31 janvier dernier par le Ministère de l'Intérieur.
Les autorités haïtiennes ont précisé que jusqu'à date, aucun de ces deux ministères n'a reçu de demande d'émission ou de renouvellement de passeport de la part de Jean Bertrand Aristide.
Elles donnent également l'assurance qu'aussitôt produite, une telle demande sera traitée avec célérité.
Par ailleurs, le gouvernement haïtien a souligné qu'un passeport périmé ne constitue pas un obstacle au retour d'un citoyen haïtien dans son pays natal. Dans le cas où ce retour implique une ou plusieurs escales dans les tiers, l'obtention d'une autorisation de ces pays peut s'avérer nécessaire que le passeport soit périmé ou pas.
Rappelons que l'ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide, en exil en Afrique du Sud, avait affirmé qu'il était prêt à revenir en Haïti « aujourd'hui, demain, n'importe quand ». Monsieur Aristide évoquait alors un problème de santé pour justifier son retour.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18740
Les autorités haïtiennes ont précisé que jusqu'à date, aucun de ces deux ministères n'a reçu de demande d'émission ou de renouvellement de passeport de la part de Jean Bertrand Aristide.
Elles donnent également l'assurance qu'aussitôt produite, une telle demande sera traitée avec célérité.
Par ailleurs, le gouvernement haïtien a souligné qu'un passeport périmé ne constitue pas un obstacle au retour d'un citoyen haïtien dans son pays natal. Dans le cas où ce retour implique une ou plusieurs escales dans les tiers, l'obtention d'une autorisation de ces pays peut s'avérer nécessaire que le passeport soit périmé ou pas.
Rappelons que l'ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide, en exil en Afrique du Sud, avait affirmé qu'il était prêt à revenir en Haïti « aujourd'hui, demain, n'importe quand ». Monsieur Aristide évoquait alors un problème de santé pour justifier son retour.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18740
Haïti : retour aux Abricots (2010)
Mardi 01 Février 2011
Un reportage de Stéphanie Brabant, Denis Bassompierre Didier Pêcheur et Marie-Christine Kern (durée 30')
Une production France Télévisions-Thalassa
Les Abricots, un petit village isolé de tout, posé dans une anse enchantée, où nous avions tourné il y a un et demi. Nous en étions revenus charmés par ses allures de paradis, loin de la misère de Port-au-Prince, capitale d'Haïti.
Nous y avions rencontré Jean-Claude Fignolé à la fois marin et grand écrivain. Maire de cette petite commune de 1300 habitants, il rêve alors de faire des Abricots un modèle de développement. Il a crée une digue pour protéger le village des assauts de l'océan, une radio, une flottille de bateaux de pêche et réalisé des essais de fumage de poissons.
Après le terrible séisme du 12 janvier dernier, nous sommes retournés dans les bidonvilles de Port-au-Prince et aux Abricots pour tenter de retrouver ceux que nous avions rencontrés. Ont-ils survécus à ces 35 secondes fatales où la terre s'est ouverte ou font-ils partie des 250 000 victimes ?
Aujourd'hui, le maire des Abricots lance un appel de détresse. Épargné par le séisme, le petit village a du accueillir 8837 rescapés qui ont fui la capitale. Des orphelins égarés, venus d'un ailleurs dont ils ne se rappellent pas le nom, des femmes hébétées, des hommes brisés à qui il ne reste rien. A la précarité, s'ajoute l'angoisse.
Capitaine courageux, Fignolé tient son cap, oscillant entre espoir et découragement.
La Chaîne de l’Espoir
96, rue Didot
CS 11417
75993 Paris Cedex 14
Tél. 01 44 12 66 66
Fax. 01 44 12 66 67
http://www.chainedelespoir.org/
Aide aux Enfants d’Haïti
http://www.aide-aux-enfants-haiti.org/
http://www.thalassa.france3.fr/index-fr.php?page=expedition&id=127
Un reportage de Stéphanie Brabant, Denis Bassompierre Didier Pêcheur et Marie-Christine Kern (durée 30')
Une production France Télévisions-Thalassa
Les Abricots, un petit village isolé de tout, posé dans une anse enchantée, où nous avions tourné il y a un et demi. Nous en étions revenus charmés par ses allures de paradis, loin de la misère de Port-au-Prince, capitale d'Haïti.
Nous y avions rencontré Jean-Claude Fignolé à la fois marin et grand écrivain. Maire de cette petite commune de 1300 habitants, il rêve alors de faire des Abricots un modèle de développement. Il a crée une digue pour protéger le village des assauts de l'océan, une radio, une flottille de bateaux de pêche et réalisé des essais de fumage de poissons.
Après le terrible séisme du 12 janvier dernier, nous sommes retournés dans les bidonvilles de Port-au-Prince et aux Abricots pour tenter de retrouver ceux que nous avions rencontrés. Ont-ils survécus à ces 35 secondes fatales où la terre s'est ouverte ou font-ils partie des 250 000 victimes ?
Aujourd'hui, le maire des Abricots lance un appel de détresse. Épargné par le séisme, le petit village a du accueillir 8837 rescapés qui ont fui la capitale. Des orphelins égarés, venus d'un ailleurs dont ils ne se rappellent pas le nom, des femmes hébétées, des hommes brisés à qui il ne reste rien. A la précarité, s'ajoute l'angoisse.
Capitaine courageux, Fignolé tient son cap, oscillant entre espoir et découragement.
La Chaîne de l’Espoir
96, rue Didot
CS 11417
75993 Paris Cedex 14
Tél. 01 44 12 66 66
Fax. 01 44 12 66 67
http://www.chainedelespoir.org/
Aide aux Enfants d’Haïti
http://www.aide-aux-enfants-haiti.org/
http://www.thalassa.france3.fr/index-fr.php?page=expedition&id=127
mardi 1 février 2011
L'ONU offre son aide pour juger Duvalier
La Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a offert aux autorités haïtiennes son aide afin de poursuivre les crimes commis par l'ex-dictateur Jean-Claude Duvalier.
La Haut Commissaire Navi Pillay a insisté sur le fait qu'il n'y a pas d'exceptions en droit international à la poursuite des responsables de graves violations des droits de l'homme, comme la torture, les exécutions sommaires, les disparitions forcées et les viols.
«Haïti a l'obligation d'enquêter sur des violations bien documentées qui se sont produites sous le régime de Jean-Claude Duvalier et de poursuivre leurs responsables», a déclaré Mme Pillay.
Droit à la justice
«De telles violations systématiques ne peuvent pas rester impunies. Les milliers d'Haïtiens qui ont souffert sous Duvalier ont droit à la justice. J'appelle les autorités haïtiennes à envoyer au monde le message que leurs tribunaux peuvent assurer le châtiment des coupables même dans un contexte politique et humanitaire difficile», a déclaré la Haut Commissaire dans un communiqué.
Rentré le 17 janvier de son exil en France, «Baby Doc» a été inculpé par la justice haïtienne pour corruption, vol, détournement de fonds et abus de pouvoir pendant ses années de règne, de 1971 à 1986. Il a été laissé en liberté, mais il lui est interdit de quitter le pays.
Quatre Haïtiens ont également déposé plainte pour crimes contre l'humanité, en raison des sévices dont ont été victimes des milliers d'opposants durant ses années au pouvoir.
http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/L-ONU-offre-son-aide-pour-juger-Duvalier-24825871
La Haut Commissaire Navi Pillay a insisté sur le fait qu'il n'y a pas d'exceptions en droit international à la poursuite des responsables de graves violations des droits de l'homme, comme la torture, les exécutions sommaires, les disparitions forcées et les viols.
«Haïti a l'obligation d'enquêter sur des violations bien documentées qui se sont produites sous le régime de Jean-Claude Duvalier et de poursuivre leurs responsables», a déclaré Mme Pillay.
Droit à la justice
«De telles violations systématiques ne peuvent pas rester impunies. Les milliers d'Haïtiens qui ont souffert sous Duvalier ont droit à la justice. J'appelle les autorités haïtiennes à envoyer au monde le message que leurs tribunaux peuvent assurer le châtiment des coupables même dans un contexte politique et humanitaire difficile», a déclaré la Haut Commissaire dans un communiqué.
Rentré le 17 janvier de son exil en France, «Baby Doc» a été inculpé par la justice haïtienne pour corruption, vol, détournement de fonds et abus de pouvoir pendant ses années de règne, de 1971 à 1986. Il a été laissé en liberté, mais il lui est interdit de quitter le pays.
Quatre Haïtiens ont également déposé plainte pour crimes contre l'humanité, en raison des sévices dont ont été victimes des milliers d'opposants durant ses années au pouvoir.
http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/L-ONU-offre-son-aide-pour-juger-Duvalier-24825871
Les fonds de Duvalier bloqués
Mise à jour le mardi 1 février 2011
La Suisse a bloqué mardi les fonds de l'ex-dictateur Jean-Claude Duvalier au moment de l'entrée en vigueur d'une nouvelle loi visant la restitution de ces avoirs à Haïti.
Surnommée Lex Duvalier, la loi a été adoptée par le parlement suisse lors de la session d'automne 2010 pour confisquer une fois pour toutes les quelque 6 millions de francs suisses (6,4 millions de dollars) déposés par la famille du dictateur déchu dans des comptes suisses.
La Loi fédérale sur la restitution des valeurs patrimoniales d'origine illicite de personnes politiquement exposées (LRAI) autorise le gouvernement helvétique à rendre l'argent volé bloqué en Suisse aux populations spoliées, et ce, même si l'État concerné s'y oppose.
Une longue saga judiciaire
Les avoirs de la famille de l'ancien président haïtien Jean-Claude Duvalier, alias « Bébé Doc », sont bloqués en Suisse depuis sa chute en 1986, date à laquelle les autorités haïtiennes avaient déposé une demande initiale d'entraide judiciaire.
Selon Enrico Monfrini, avocat en Suisse pour les autorités haïtiennes, la nouvelle loi permettra d'accélérer la restitution des avoirs de « Bébé Doc » qui fait l'objet d'une longue bataille judiciaire ponctuée de rebondissements.La dernière tentative de Jean-Claude Duvalier pour récupérer son argent bloqué dans la confédération remonte à mars 2010. L'ex-dictateur avait déposé un recours contre la décision de Berne de bloquer à nouveau l'argent à la suite d'un jugement du tribunal fédéral.
La plus haute instance judiciaire helvétique avait annulé en février 2010 la restitution prévue à Haïti d'une partie des avoirs de M. Duvalier. Le tribunal avait confirmé un jugement antérieur selon lequel ces fonds avaient été obtenus de manière illicite.
Toutefois, le droit suisse avait préséance dans cette affaire en raison de l'absence d'un accord d'entraide judiciaire entre Haïti et la Suisse. Ainsi, il avait relevé que les crimes commis étaient prescrits depuis 2001, conformément au Code pénal helvétique. Il a donc conclu que Berne ne pouvait recourir à cet argument pour restituer les fonds au peuple haïtien, comme il avait envisagé.
Lundi, Radio-Canada révélait avoir obtenu un rapport signé par l'ex-ministre haïtien de la Justice, François St-Fleur, qui chiffre à 120 millions de dollars la somme volée à l'État haïtien par Jean-Claude Duvalier et sa femme, Michèle Bennett.
Après 25 ans d'exil en France, Jean-Claude Duvalier est de retour en Haïti depuis la mi-janvier. Il a assuré vouloir apporter son aide à la reconstruction du pays après le séisme du 12 janvier.
Radio-Canada.ca avec
Agence France Presse
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/02/01/002-suisse-duvalier-argent.shtml
La Suisse a bloqué mardi les fonds de l'ex-dictateur Jean-Claude Duvalier au moment de l'entrée en vigueur d'une nouvelle loi visant la restitution de ces avoirs à Haïti.
Surnommée Lex Duvalier, la loi a été adoptée par le parlement suisse lors de la session d'automne 2010 pour confisquer une fois pour toutes les quelque 6 millions de francs suisses (6,4 millions de dollars) déposés par la famille du dictateur déchu dans des comptes suisses.
La Loi fédérale sur la restitution des valeurs patrimoniales d'origine illicite de personnes politiquement exposées (LRAI) autorise le gouvernement helvétique à rendre l'argent volé bloqué en Suisse aux populations spoliées, et ce, même si l'État concerné s'y oppose.
Une longue saga judiciaire
Les avoirs de la famille de l'ancien président haïtien Jean-Claude Duvalier, alias « Bébé Doc », sont bloqués en Suisse depuis sa chute en 1986, date à laquelle les autorités haïtiennes avaient déposé une demande initiale d'entraide judiciaire.
Selon Enrico Monfrini, avocat en Suisse pour les autorités haïtiennes, la nouvelle loi permettra d'accélérer la restitution des avoirs de « Bébé Doc » qui fait l'objet d'une longue bataille judiciaire ponctuée de rebondissements.La dernière tentative de Jean-Claude Duvalier pour récupérer son argent bloqué dans la confédération remonte à mars 2010. L'ex-dictateur avait déposé un recours contre la décision de Berne de bloquer à nouveau l'argent à la suite d'un jugement du tribunal fédéral.
La plus haute instance judiciaire helvétique avait annulé en février 2010 la restitution prévue à Haïti d'une partie des avoirs de M. Duvalier. Le tribunal avait confirmé un jugement antérieur selon lequel ces fonds avaient été obtenus de manière illicite.
Toutefois, le droit suisse avait préséance dans cette affaire en raison de l'absence d'un accord d'entraide judiciaire entre Haïti et la Suisse. Ainsi, il avait relevé que les crimes commis étaient prescrits depuis 2001, conformément au Code pénal helvétique. Il a donc conclu que Berne ne pouvait recourir à cet argument pour restituer les fonds au peuple haïtien, comme il avait envisagé.
Lundi, Radio-Canada révélait avoir obtenu un rapport signé par l'ex-ministre haïtien de la Justice, François St-Fleur, qui chiffre à 120 millions de dollars la somme volée à l'État haïtien par Jean-Claude Duvalier et sa femme, Michèle Bennett.
Après 25 ans d'exil en France, Jean-Claude Duvalier est de retour en Haïti depuis la mi-janvier. Il a assuré vouloir apporter son aide à la reconstruction du pays après le séisme du 12 janvier.
Radio-Canada.ca avec
Agence France Presse
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/02/01/002-suisse-duvalier-argent.shtml
Washington serait pour l’extension du mandat de Préval, si les élections sont libres
Au lendemain de la visite d’Hillary Clinton, des déclarations d’officiels américains parlant sous le couvert de l’anonymat expriment les craintes de l’administration Obama de voir Haïti faire face à un "vide politique" à partir du 7 février et laissent entendre que la solution de la crise passe par un second tour Manigat/Martelly lundi 31 janvier 2011, Radio Kiskeya
Le Président René Préval pourrait rester au pouvoir au-delà de la fin de son mandat constitutionnel, le 7 février, si des garanties sont données sur le caractère libre et honnête de l’élection devant permettre de désgner son successeur, ont indiqué lundi de hauts responsables américains au lendemain de la visite éclair en Haïti de la Secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, axée sur la résolution de la crise post-électorale.
Parlant sous condition d’anonymat à l’Associated Press, ces officiels ont exprimé leurs préoccupations face au "vide politique" que pourrait entraîner le départ la semaine prochaine de Préval dans un pays connu pour son instabilité.
Les mêmes diplomates ont fait savoir que la chef de la diplomatie américaine n’aurait nullement tenté au cours de son passage à Port-au-Prince de porter le candidat du pouvoir, Jude Célestin, à renoncer à ses ambitions présidentielles.
Le prétendant, dont le parti INITE a sollicité sans succès le retrait de la course, n’aurait pas non plus promis d’abandonner lors d’un tête-à-tête qualifié de "très respectueux".
"Nous supportons les recommandations de l’Organisation des Etats américains et nous souhaitons les voir entrer en application parce que nous sommes convaincus que c’est la voie à suivre en vue de respecter le vote du peuple haïtien", avait déclaré à la presse Mme Clinton.
Avant Jude Célestin, elle avait eu dans la résidence de l’ambassadeur américain, Kenneth Merten, des entretiens séparés avec les candidats Mirlande Manigat (RDNP) et Michel Martelly (Repons Peyizan) qui, selon les conclusions d’une mission technique de l’OEA, devraient s’affronter au second tour des présidentielles le 20 mars prochain.
Rien n’a filtré d’une rencontre qu’a eue avec le Président Préval Hillary Clinton qui a aussi discuté de la situation politique avec des organisations de la société civile et les représentants de la communauté internationale, en particulier le chef de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), Edmond Mulet.
La visite de ce poids lourd de l’administration Obama est intervenue au moment où le Conseil électoral provisoire s’apprête à publier les résultats définitifs du premier tour des élections controversées du 28 novembre en vue de relancer un processus paralysé par deux mois de crise.
Le chef de l’Etat sortant, dont la gestion politique est jugée très décevante dans l’opinion publique, souhaite rester au pouvoir, s’il le faut jusqu’au 14 mai, afin, dit-il, de passer le relais à un ou une successeur (e) élu (e) et non à un Président provisoire. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7470
Commentaires:
En contre parti la tête de Jude Celestin, la problématique Aristide. On comprend mieux le contenu du package que Madame Clinton tenait sous les bras lors de sa dernière visite en Haïti
Le Président René Préval pourrait rester au pouvoir au-delà de la fin de son mandat constitutionnel, le 7 février, si des garanties sont données sur le caractère libre et honnête de l’élection devant permettre de désgner son successeur, ont indiqué lundi de hauts responsables américains au lendemain de la visite éclair en Haïti de la Secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, axée sur la résolution de la crise post-électorale.
Parlant sous condition d’anonymat à l’Associated Press, ces officiels ont exprimé leurs préoccupations face au "vide politique" que pourrait entraîner le départ la semaine prochaine de Préval dans un pays connu pour son instabilité.
Les mêmes diplomates ont fait savoir que la chef de la diplomatie américaine n’aurait nullement tenté au cours de son passage à Port-au-Prince de porter le candidat du pouvoir, Jude Célestin, à renoncer à ses ambitions présidentielles.
Le prétendant, dont le parti INITE a sollicité sans succès le retrait de la course, n’aurait pas non plus promis d’abandonner lors d’un tête-à-tête qualifié de "très respectueux".
"Nous supportons les recommandations de l’Organisation des Etats américains et nous souhaitons les voir entrer en application parce que nous sommes convaincus que c’est la voie à suivre en vue de respecter le vote du peuple haïtien", avait déclaré à la presse Mme Clinton.
Avant Jude Célestin, elle avait eu dans la résidence de l’ambassadeur américain, Kenneth Merten, des entretiens séparés avec les candidats Mirlande Manigat (RDNP) et Michel Martelly (Repons Peyizan) qui, selon les conclusions d’une mission technique de l’OEA, devraient s’affronter au second tour des présidentielles le 20 mars prochain.
Rien n’a filtré d’une rencontre qu’a eue avec le Président Préval Hillary Clinton qui a aussi discuté de la situation politique avec des organisations de la société civile et les représentants de la communauté internationale, en particulier le chef de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), Edmond Mulet.
La visite de ce poids lourd de l’administration Obama est intervenue au moment où le Conseil électoral provisoire s’apprête à publier les résultats définitifs du premier tour des élections controversées du 28 novembre en vue de relancer un processus paralysé par deux mois de crise.
Le chef de l’Etat sortant, dont la gestion politique est jugée très décevante dans l’opinion publique, souhaite rester au pouvoir, s’il le faut jusqu’au 14 mai, afin, dit-il, de passer le relais à un ou une successeur (e) élu (e) et non à un Président provisoire. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7470
Commentaires:
En contre parti la tête de Jude Celestin, la problématique Aristide. On comprend mieux le contenu du package que Madame Clinton tenait sous les bras lors de sa dernière visite en Haïti
Préval ouvre théoriquement la voie au retour d’Aristide
Le ministère de l’intérieur soutient que le gouvernement est prêt à accorder immédiatement un passeport à l’ex-Président Lavalas tout en démentant avoir reçu une quelconque demande de l’intéressé ; très nuancé, le pouvoir ne se porte pas garant des autres étapes que M. Aristide devrait franchir avant son retour en Haïti lundi 31 janvier 2011, Radio Kiskeya
Le gouvernement Préval/Bellerive s’est engagé lundi publiquement, pour la première fois, à délivrer rapidement un passeport diplomatique à l’ancien Président Lavalas Jean-Bertrand Aristide dès que ce dernier, exilé depuis sept ans en Afrique du sud, aura présenté une demande formelle de renouvellement.
"Le gouvernement de la république donne l’assurance qu’aussitôt produite, une telle demande sera honorée avec célérité", écrit dans un communiqué le ministre de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, dans un communiqué démentant les allégations selon lesquelles un passeport diplomatique aurait été refusé à l’ex-chef d’Etat.
Le communiqué précise également qu’aucune demande en faveur de M. Aristide n’a été à ce jour reçue aux ministères de l’intérieur et des affaires étrangères, chargés respectivement de l’émission de passeports ordinaires et diplomatiques.
S’agissant des formalités relatives à un éventuel retour en Haïti du leader Lavalas, le ministre Paul Antoine Bien-Aimé souligne "qu’un passeport périmé ne constitue pas un obstacle pour un citoyen haïtien". Cependant, il prend le soin d’ajouter plus loin que "dans le cas où ce retour implique une ou plusieurs escales dans des pays tiers, l’obtention d’une autorisation de ces pays peut s’avérer nécessaire, que le passeport soit périmé ou pas".
Dans de récentes déclarations, Jean-Bertrand Aristide avait fait savoir que "des recommandations médicales exigeaient son retour en Haïti le plus tôt que possible, avant le prochain hiver austral" parce qu’en six ans de séjour en Afrique du Sud il avait dû subir six interventions chirurgicales. Ses yeux ne supporteraient pas les rigueurs du froid.
Agitée continuellement depuis son départ du pouvoir en catastrophe en février 2004, la question du retour de l’ancien dirigeant haïtien est revenue au centre de l’actualité depuis l’arrivée surprise et incompréhensible à Port-au-Prince le 16 janvier dernier de l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier, au terme d’un exil de 25 ans en France.
Qualifés de "kidnapping" par ses partisans lavalassiens, la chute et l’exil d’Aristide, alors englué dans des dérives totalitaires, avaient résulté d’un large mouvement de contestation sociale, d’une rébellion armée et d’intenses pressions internationales. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7468
Le gouvernement Préval/Bellerive s’est engagé lundi publiquement, pour la première fois, à délivrer rapidement un passeport diplomatique à l’ancien Président Lavalas Jean-Bertrand Aristide dès que ce dernier, exilé depuis sept ans en Afrique du sud, aura présenté une demande formelle de renouvellement.
"Le gouvernement de la république donne l’assurance qu’aussitôt produite, une telle demande sera honorée avec célérité", écrit dans un communiqué le ministre de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, dans un communiqué démentant les allégations selon lesquelles un passeport diplomatique aurait été refusé à l’ex-chef d’Etat.
Le communiqué précise également qu’aucune demande en faveur de M. Aristide n’a été à ce jour reçue aux ministères de l’intérieur et des affaires étrangères, chargés respectivement de l’émission de passeports ordinaires et diplomatiques.
S’agissant des formalités relatives à un éventuel retour en Haïti du leader Lavalas, le ministre Paul Antoine Bien-Aimé souligne "qu’un passeport périmé ne constitue pas un obstacle pour un citoyen haïtien". Cependant, il prend le soin d’ajouter plus loin que "dans le cas où ce retour implique une ou plusieurs escales dans des pays tiers, l’obtention d’une autorisation de ces pays peut s’avérer nécessaire, que le passeport soit périmé ou pas".
Dans de récentes déclarations, Jean-Bertrand Aristide avait fait savoir que "des recommandations médicales exigeaient son retour en Haïti le plus tôt que possible, avant le prochain hiver austral" parce qu’en six ans de séjour en Afrique du Sud il avait dû subir six interventions chirurgicales. Ses yeux ne supporteraient pas les rigueurs du froid.
Agitée continuellement depuis son départ du pouvoir en catastrophe en février 2004, la question du retour de l’ancien dirigeant haïtien est revenue au centre de l’actualité depuis l’arrivée surprise et incompréhensible à Port-au-Prince le 16 janvier dernier de l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier, au terme d’un exil de 25 ans en France.
Qualifés de "kidnapping" par ses partisans lavalassiens, la chute et l’exil d’Aristide, alors englué dans des dérives totalitaires, avaient résulté d’un large mouvement de contestation sociale, d’une rébellion armée et d’intenses pressions internationales. spp/Radio Kiskeya
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Un policier et son frère tués, un Commissaire de police grièvement blessé au cours de deux incidents distincts dimanche soir à Port-au-Prince
Nombreux cas d’agression contre des policiers en moins d’une semaine lundi 31 janvier 2011, Radio Kiskeya
Le policier Jimmy Valéry (14ème promotion de la Police Nationale d’Haïti, PNH) ainsi que son frère Mario Valéry qui l’accompagnait, ont été tués dimanche soir à Clercine (Plaine du Cul-de-Sac, Nord de la capitale), par des inconnus qui ont ensuite pris la fuite.
Le policier et son frère habitaient non loin d’un camp d’hébergement de sinistrés du tremblement de terre du 12 janvier 2010 situé dans le quartier de Clercine. C’est en traversant le camp à bord de leur véhicule pour se rendre chez eux qu’ils ont été attaqués.
Lors d’un autre incident survenu le même soir en Plaine, non loin de Santo 11, le Commissaire principal de police, Wesber Edouard, affecté à l’Inspection Générale de la Police Nationale d’Haïti (IGPNH), ex-responsable a.i. de la Direction de l’Administration Pénitentiaire (DAP), a été blessé par balle par au moins quatre individus qui se trouvaient à bord d’un véhicule venu s’interposer face au sien.
Edouard était en civil et revenait d’une cérémonie religieuse organisée à l’occasion de son anniversaire, ce dimanche, accompagné de sa compagne et de leurs deux enfants.
Contraint par les agresseurs de s’allonger par terre pendant qu’ils fouillaient le véhicule et dépouillaient ses occupants de tous les objets de valeur qu’ils portaient, Edouard avait quand même eu le temps de dissimuler son arme de service, après avoir rapidement réalisé que le rapport de force n’était pas en sa faveur. Selon les témoignages de la compagne du Commissaire, aussitôt que les bandits ont repéré l’arme, ils ont ouvert le feu sur lui l’atteignant de 3 projectiles avant de prendre la fuite. Transporté d’urgence à l’hôpital, sa vie ne serait pas en danger, selon la police.
Les incidents de dimanche soir viennent s’ajouter à deux autres enregistrés pendant la semaine écoulée à Port-au-Prince au cours desquels deux policiers ont été tués et trois autres blessés par des inconnus.
Cette série d’actes visant particulièrement des membres de l’institution policière, préoccupe non seulement les organismes de défense des droits humains mais aussi les policiers eux-mêmes dont certains se plaignent de ne disposer d’aucun moyen pour faire face à cette situation, y compris des équipements les plus élémentaires, dont des gilets pare-balles. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7467
Le policier Jimmy Valéry (14ème promotion de la Police Nationale d’Haïti, PNH) ainsi que son frère Mario Valéry qui l’accompagnait, ont été tués dimanche soir à Clercine (Plaine du Cul-de-Sac, Nord de la capitale), par des inconnus qui ont ensuite pris la fuite.
Le policier et son frère habitaient non loin d’un camp d’hébergement de sinistrés du tremblement de terre du 12 janvier 2010 situé dans le quartier de Clercine. C’est en traversant le camp à bord de leur véhicule pour se rendre chez eux qu’ils ont été attaqués.
Lors d’un autre incident survenu le même soir en Plaine, non loin de Santo 11, le Commissaire principal de police, Wesber Edouard, affecté à l’Inspection Générale de la Police Nationale d’Haïti (IGPNH), ex-responsable a.i. de la Direction de l’Administration Pénitentiaire (DAP), a été blessé par balle par au moins quatre individus qui se trouvaient à bord d’un véhicule venu s’interposer face au sien.
Edouard était en civil et revenait d’une cérémonie religieuse organisée à l’occasion de son anniversaire, ce dimanche, accompagné de sa compagne et de leurs deux enfants.
Contraint par les agresseurs de s’allonger par terre pendant qu’ils fouillaient le véhicule et dépouillaient ses occupants de tous les objets de valeur qu’ils portaient, Edouard avait quand même eu le temps de dissimuler son arme de service, après avoir rapidement réalisé que le rapport de force n’était pas en sa faveur. Selon les témoignages de la compagne du Commissaire, aussitôt que les bandits ont repéré l’arme, ils ont ouvert le feu sur lui l’atteignant de 3 projectiles avant de prendre la fuite. Transporté d’urgence à l’hôpital, sa vie ne serait pas en danger, selon la police.
Les incidents de dimanche soir viennent s’ajouter à deux autres enregistrés pendant la semaine écoulée à Port-au-Prince au cours desquels deux policiers ont été tués et trois autres blessés par des inconnus.
Cette série d’actes visant particulièrement des membres de l’institution policière, préoccupe non seulement les organismes de défense des droits humains mais aussi les policiers eux-mêmes dont certains se plaignent de ne disposer d’aucun moyen pour faire face à cette situation, y compris des équipements les plus élémentaires, dont des gilets pare-balles. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7467
L’ancien président Jean-Bertrand Aristide n’a pas laissé l’Afrique du Sud, son passeport ne lui ayant pas encore été remis, selon son porte-parole en Haïti
L’ancien président Jean-Bertrand Aristide n’a pas laissé l’Afrique du Sud, son passeport ne lui ayant pas encore été remis, selon son porte-parole en Haïti
Un site internet avait annoncé dimanche que l’ancien président se trouvait à Cuba
dimanche 30 janvier 2011, Radio Kiskeya
La porte-parole de Jean-Bertrand Aristide, et coordonnatrice de son parti, Fanmi Lavalas, le Dr Maryse Narcisse, a démenti dimanche les rumeurs circulant intensément sur internet selon lesquelles l’ancien président réfugié en Afrique du Sud depuis 2004, a laissé ce pays pour Cuba pour y être soigné pour des problèmes occulaires.
“C’est archi-faux. Son passeport ne lui a jamais encore été transmis et les contacts qu’il souhaite entre Prétoria et Port-au-Prince au sujet de son retour n’ont vraisemblabement pas été établis”, a déclaré Mme Narcisse jointe au téléphone par Radio Kiskeya. Elle promet de faire le point autour de la question lundi dans la presse.
Un site internet diffusant des nouvelles sur Haïti avait cité dimanche, comme source de l’information relative à la présence d’Aristide à Cuba, Mme Inmácula Nervil qui serait la directrice de "Casa de Hermandad Haitiana Bolivariana" et membre de l’organisation dénommée "Movimiento Unido Socialista Haitiano" qui militerait en faveur du retour de Jean Bertrand Aristide in Haïti.
A noter que les rumeurs sur la présence de l’ex-président à Cuba avait déjà fortement circulé à Port-au-Prince au lendemain du communiqué qu’il avait publié sur son intérêt à revenir au pays et une semaine après le retour inattendu à Port-au-Prince de l’ancien président à vie Jean Claude Duvalier. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7466
Un site internet avait annoncé dimanche que l’ancien président se trouvait à Cuba
dimanche 30 janvier 2011, Radio Kiskeya
La porte-parole de Jean-Bertrand Aristide, et coordonnatrice de son parti, Fanmi Lavalas, le Dr Maryse Narcisse, a démenti dimanche les rumeurs circulant intensément sur internet selon lesquelles l’ancien président réfugié en Afrique du Sud depuis 2004, a laissé ce pays pour Cuba pour y être soigné pour des problèmes occulaires.
“C’est archi-faux. Son passeport ne lui a jamais encore été transmis et les contacts qu’il souhaite entre Prétoria et Port-au-Prince au sujet de son retour n’ont vraisemblabement pas été établis”, a déclaré Mme Narcisse jointe au téléphone par Radio Kiskeya. Elle promet de faire le point autour de la question lundi dans la presse.
Un site internet diffusant des nouvelles sur Haïti avait cité dimanche, comme source de l’information relative à la présence d’Aristide à Cuba, Mme Inmácula Nervil qui serait la directrice de "Casa de Hermandad Haitiana Bolivariana" et membre de l’organisation dénommée "Movimiento Unido Socialista Haitiano" qui militerait en faveur du retour de Jean Bertrand Aristide in Haïti.
A noter que les rumeurs sur la présence de l’ex-président à Cuba avait déjà fortement circulé à Port-au-Prince au lendemain du communiqué qu’il avait publié sur son intérêt à revenir au pays et une semaine après le retour inattendu à Port-au-Prince de l’ancien président à vie Jean Claude Duvalier. [jmd/Radio Kiskeya]
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lundi 31 janvier 2011
Présidentielle...Haïti fixé mercredi sur le face-à-face du deuxième tour
Agence France-Presse Clarens RENOIS
31/01/2011 11h23
PORT-AU-PRINCE - Haïti se prépare à l'annonce mercredi des résultats définitifs du premier tour de l'élection présidentielle plus de deux mois après le scrutin, avec le risque de nouvelles violences de la part des mécontents de l'un ou l'autre des camps en présence.
Les résultats préliminaires communiqués par le Conseil électoral provisoire (CEP) donnaient début décembre l'ex-Première dame Mirlande Manigat en première position avec 31% des voix, devant Jude Célestin (22%), le candidat du président sortant René Préval.
A la grande fureur de ses partisans, le chanteur Michel Martelly, avec quelque 7.000 voix de moins que M. Célestin, se retrouvait exclu du second tour. À l'annonce des résultats, ses partisans avaient violemment manifesté leur rage dans les rues du pays. Plusieurs personnes étaient mortes.
Pour tenter de ramener le calme dans un pays qui se débat aussi avec une épidémie de choléra, le président Préval avait demandé à l'Organisation des États américains (OEA) d'évaluer le processus électoral.
Mais les conclusions des experts de l'organisation ne sont pas vraiment allées dans le sens des partisans de M. Célestin, puisqu'ils ont préconisé le retrait de celui que d'aucuns considèrent comme le «poulain» de M. Préval, et que ses adversaires ont accusé de fraudes.
Inité («Unité» en créole), le parti du pouvoir, en a tiré les conclusions, annonçant la semaine dernière que Jude Célestin quittait la course. Mais le principal intéressé n'a toujours pas fait savoir quelles étaient ses intentions. Et, samedi, son avocat, Osner Févry, a jugé que «le rapport de l'OEA n'a aucune valeur juridique et n'est pas opposable à l'institution électorale».
Quoi qu'il en soit, le calendrier électoral haïtien a été chamboulé par les événements engendrés par le premier tour. Le CEP a annoncé le report du second tour, qui devait se tenir le dimanche 16 janvier, au 20 mars. Les résultats finaux devraient être connus le 16 avril.
Si le nom des deux candidats qui s'affronteront le 20 mars n'est pas encore connu, la communauté internationale, États unis en tête, accentue la pression pour que les autorités haïtiennes observent les recommandations de l'OEA.
A l'image d'Hillary Clinton, qui, en pleine crise égyptienne, s'est rendue dimanche à Port-au-Prince. La secrétaire d'État s'est aussi bien entretenue avec M. Préval qu'avec les trois principaux candidats.
Tout en rappelant que les États-Unis soutenaient les recommandations de l'OEA, Mme Clinton a fait mine d'être ouverte à d'autres options, jugeant que des «inquiétudes légitimes avaient été soulevées par différentes personnalités haïtiennes, et pas uniquement par le président Préval, quant à savoir quel compromis serait le meilleur» pour le pays.
Elle a également écouté les propositions émises par certains de procéder à une sorte de «répétition générale» du deuxième tour, une semaine avant l'élection, pour permettre aux électeurs de vérifier que leur nom se trouve bien sur les listes électorales.
Sur la crise électorale haïtienne, est venu se greffer le retour de Jean-Claude Duvalier le 16 janvier, après 25 ans d'exil en France. L'ancien dictateur, dont l'un des avocats assure qu'il entend rester «pour toujours» en Haïti, a été inculpé de corruption, de détournements de fonds publics et d'association de malfaiteurs, commis sous sa présidence (1971-86).
Quatre plaintes pour crimes contre l'humanité ont en outre été déposées.
M. Duvalier est tenu responsable par des organisations internationales de défense des droits de l'homme de la mort de milliers d'opposants.
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/01/20110131-112355.html
31/01/2011 11h23
PORT-AU-PRINCE - Haïti se prépare à l'annonce mercredi des résultats définitifs du premier tour de l'élection présidentielle plus de deux mois après le scrutin, avec le risque de nouvelles violences de la part des mécontents de l'un ou l'autre des camps en présence.
Les résultats préliminaires communiqués par le Conseil électoral provisoire (CEP) donnaient début décembre l'ex-Première dame Mirlande Manigat en première position avec 31% des voix, devant Jude Célestin (22%), le candidat du président sortant René Préval.
A la grande fureur de ses partisans, le chanteur Michel Martelly, avec quelque 7.000 voix de moins que M. Célestin, se retrouvait exclu du second tour. À l'annonce des résultats, ses partisans avaient violemment manifesté leur rage dans les rues du pays. Plusieurs personnes étaient mortes.
Pour tenter de ramener le calme dans un pays qui se débat aussi avec une épidémie de choléra, le président Préval avait demandé à l'Organisation des États américains (OEA) d'évaluer le processus électoral.
Mais les conclusions des experts de l'organisation ne sont pas vraiment allées dans le sens des partisans de M. Célestin, puisqu'ils ont préconisé le retrait de celui que d'aucuns considèrent comme le «poulain» de M. Préval, et que ses adversaires ont accusé de fraudes.
Inité («Unité» en créole), le parti du pouvoir, en a tiré les conclusions, annonçant la semaine dernière que Jude Célestin quittait la course. Mais le principal intéressé n'a toujours pas fait savoir quelles étaient ses intentions. Et, samedi, son avocat, Osner Févry, a jugé que «le rapport de l'OEA n'a aucune valeur juridique et n'est pas opposable à l'institution électorale».
Quoi qu'il en soit, le calendrier électoral haïtien a été chamboulé par les événements engendrés par le premier tour. Le CEP a annoncé le report du second tour, qui devait se tenir le dimanche 16 janvier, au 20 mars. Les résultats finaux devraient être connus le 16 avril.
Si le nom des deux candidats qui s'affronteront le 20 mars n'est pas encore connu, la communauté internationale, États unis en tête, accentue la pression pour que les autorités haïtiennes observent les recommandations de l'OEA.
A l'image d'Hillary Clinton, qui, en pleine crise égyptienne, s'est rendue dimanche à Port-au-Prince. La secrétaire d'État s'est aussi bien entretenue avec M. Préval qu'avec les trois principaux candidats.
Tout en rappelant que les États-Unis soutenaient les recommandations de l'OEA, Mme Clinton a fait mine d'être ouverte à d'autres options, jugeant que des «inquiétudes légitimes avaient été soulevées par différentes personnalités haïtiennes, et pas uniquement par le président Préval, quant à savoir quel compromis serait le meilleur» pour le pays.
Elle a également écouté les propositions émises par certains de procéder à une sorte de «répétition générale» du deuxième tour, une semaine avant l'élection, pour permettre aux électeurs de vérifier que leur nom se trouve bien sur les listes électorales.
Sur la crise électorale haïtienne, est venu se greffer le retour de Jean-Claude Duvalier le 16 janvier, après 25 ans d'exil en France. L'ancien dictateur, dont l'un des avocats assure qu'il entend rester «pour toujours» en Haïti, a été inculpé de corruption, de détournements de fonds publics et d'association de malfaiteurs, commis sous sa présidence (1971-86).
Quatre plaintes pour crimes contre l'humanité ont en outre été déposées.
M. Duvalier est tenu responsable par des organisations internationales de défense des droits de l'homme de la mort de milliers d'opposants.
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/01/20110131-112355.html
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