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samedi 25 septembre 2010

Bernard Kouchner revient en Haïti

Haïti: Le chancelier français Bernard Kouchner effectuera une visite officielle de 48 heures en Haïti les 25 et 26 septembre 2010. « C'est sa troisième visite en un an. Cette fois il vient seul afin de voir où on en est dans la mise en oeuvre des engagements et se rendre compte de la situation plus de huit mois après le tremblement de terre du 12 janvier et deux mois avant les élections présidentielles et législatives », a confié au Nouvelliste l'ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret. Le chef de la diplomatie française, selon l'ambassadeur Le Bret, participera le samedi 25 septembre à la pose de la première pierre de la construction de l'HUEH. « C'est une manière symbolique de marquer le début de la réalisation d'un grand projet. Un accord de partenariat de 50 millions de dollars a été signé lundi dernier à New York entre le Premier ministre Jean-Max Bellerive, le secrétaire d'État américain, Hillary R. Clinton, et le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, pour reconstruire cet hôpital en vue d'accueillir le plus vite possible les nouvelles promotions de médecins et d'infirmières. La contribution de France est de plus de 30 millions d'euros (plus de 34 millions de dollars américains) », a-t-il dit.
« On va extraire une partie de ces fonds qui sera consacrée à la formation du personnel médical (infirmières, sages-femmes », a-t-il ajouté en indiquant que M. Kouchner sera sur le site où doit être construite la nouvelle école des infirmières. « M. Kouchner s'entretiendra avec le président René Préval sur comment lancer une réflexion sur la couverture des maladies », selon M. Le Bret.

Un appui budgétaire important
« En début 2011, on aura atteint 40 millions d'euros d'appui budgétaire à l'Etat haïtien. C'est un appui considérable, car il y a très peu de pays au monde à bénéficier récemment d'un appui budgétaire de cette ampleur de la France », a indiqué l'ambassadeur. « C'est, a-t-il souligné, presqu'une marque de fabrique de la coopération française de traiter directement avec l'Etat haïtien pour financer les politiques publiques nationales. L'utilisation de ces fonds dépendra de l'Etat haïtien. Il peut faire de l'appui à la balance des paiements, acquérir du matériel dans le cadre de la reconstruction, acheter des semences, payer des fonctionnaires, financer des programmes scolaires s'il le souhaite », a dit Didier Le Bret, satisfait du rapprochement et de la bonne santé des relations entre Paris et Port-au-Prince.
Outre la visite du président français Nicolas Sarkozy le 17 février - premier chef d'Etat de l'Hexagone à visiter Haïti depuis son Indépendance - cinq autres ministres français sont venus en Haïti depuis le tremblement de terre du 12 janvier.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83975&PubDate=2010-09-25

5 morts et plusieurs dizaines de blessés, bilan partiel d'un violent orage

Plusieurs personnes ont été tuées lors d'une rafale et des orages dans la région métropolitaine hier après midi. Un premier bilan fourni par la Direction de la Protection Civile (DPC) fait état de 5 morts et plusieurs blessés. La majorité des victimes sont recensées dans les camps de fortune disséminés dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince et Delmas notamment.
Les violents bourrasques ont provoqué la chute de nombreux arbres, des pylônes électriques et de panneaux publicitaires sur la chaussée. Les toitures métalliques de plusieurs maisonnettes ont été arrachées par les vents. De nombreux Port-au-Princiens pris de panique couraient dans toutes les directions durant la quinzaine de minutes qu'a duré les rafales de vents.
La chute d'un amandier à Nazon (Delmas) a causé le décès dune fillette et d'une adolescente. Des antennes des compagnies téléphoniques ont été également endommagées lors de ces rafales qui n'ont pas été prévues par le Centre National de Météorologie.
Les chutes des sémaphores, des arbres et des pylônes électriques avaient provoqué de grands bouchons dans plusieurs artères de la capitale. Les embouteillages ont contraint plusieurs milliers d'employés et de commerçants du centre ville a regagné leurs domiciles à pied.
De nombreux quartiers de la région métropolitaine, Port-au-Prince, Carrefour et Delmas, étaient privés d'électricité après la chute de nombreux pylônes.
Les millions de déplacés regroupés dans les camps d'hébergement étaient les principales victimes de cette dépression tropicale. Des milliers de tentes et des petite structure en bâches ont été emportés entraînant une détérioration des conditions de ces personnes vulnérables.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18278

Storm shreds aging tents in Haiti earthquake camps

(09-25) 12:09 PDT PORT-AU-PRINCE, Haiti (AP) --

The sudden, powerful storm that ripped through Haiti's battered capital destroyed thousands of tents in the homeless camps where more than 1.3 million people live eight months after the earthquake destroyed their homes, shelter officials said Saturday.
The death toll from Friday afternoon's storm stood at five people, including two children, and hundreds of people were reported with varying degrees of injury, Civil Protection chief Marie Alta Jean-Baptiste told The Associated Press.
Preliminary U.N. estimates had more than 2,000 tents damaged or destroyed; international shelter officials said that number could rise beyond 5,000 when assessments are complete.
The storm's effect was exacerbated by the flimsiness of tarps and tents that have been baking, soaking and flapping in the Caribbean elements since the Jan. 12 earthquake killed at least 230,000 people and left millions homeless. Hundreds of thousands of families continue living on the streets of the capital waiting for temporary housing or money to find new apartments.
"Many of the tents that were destroyed had reached their end of lifespan," said Gerhard Tauscher, shelter cluster coordinator for the International Federation of the Red Cross.
Reconstruction has barely begun despite billions of dollars pledged for Haiti in the wake of the disaster. Less than 15 percent of money promised at the U.N. donor's conference in March has been delivered. The United States, which spent more than $1.1 billion in humanitarian aid after the quake, has not delivered any of its promised long-term funds.
Wood and metal temporary shelters fared much better in the storm, suffering minimal damage. But few of the earthquake homeless have those.
Instead they continue living in tarps and tents, sometimes reinforced with metal or wood. As many as 10 percent of such shelters were destroyed in some areas of the capital by the sudden squall, with damage concentrated in central urban areas, Tauscher said.
Camp-management facilities including office tents, clinics and childcare spaces were shredded, especially in camps perched on the steep hillsides between downtown Port-au-Prince and the suburb of Petionville.
"(Our) infrastructure has been ripped up: the house, the office, child-friendly spaces. The clinic held up pretty well and there wasn't any one person hurt. But trees fell and the place looks an absolute mess," said Emmett Fitzgerald of the American Refugee Council, who manages the 26,000-person camp at Terrain Acra.
There was less damage to the north of the city at the Corail-Cesselesse camp, where residents used tools to drain water away from tents and shore up sagging homes with help from international aid and security teams, manager Bryant Castro said.
The storm was not part of any tropical system but rather a standard early-fall Caribbean storm caused by cold and dry conditions in the upper atmosphere, U.S. National Hurricane Center senior specialist Stacy Stewart told AP.
Windspeed and rainfall data were not immediately available. Based on the reports of uprooted trees and damaged tents, Stewart estimated winds might have reached 60 mph (100 kph) — a violent storm, but far below hurricane strength.
Haiti has not suffered a direct hit from a hurricane or tropical storm this year, but months of hurricane season remain. Forecasters are watching the remnants of Tropical Storm Matthew off the coast of Central America, which could transform into a "monsoon low" and threaten the Western Caribbean next week.
The impoverished nation was extremely vulnerable to damage from passing storms even before the quake. Port-au-Prince's Cite Soleil slum was flooded by rains in 2007. In 2008, four named storms struck in the space of a month, killing nearly 800 people and plunging the coastal city of Gonaives under water for weeks.
Read more: http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?f=/n/a/2010/09/25/international/i114854D02.DTL#ixzz10ZmoXxS9

5 killed as storm blasts through Haiti tent camps

By JONATHAN M. KATZ, Associated Press Writer Friday, September 24, 2010
(09-24) 20:28 PDT PORT-AU-PRINCE, Haiti (AP) --
A freak storm blasted through Haiti's capital on Friday, killing at least five earthquake survivors as it tore down trees, billboards and tent homes, authorities said.
Three adults and two children were killed in the tarp, tent and shack camps that still dominate Port-au-Prince more than eight months after the Jan. 12 earthquake, civil protection head Marie Alta Jean-Baptiste told The Associated Press. Several more were injured.
"We are investigating to see how many tents and camps were damaged," Jean-Baptiste said.
The storm passed through the mountain-ringed bowl of the Haitian capital, exposing rubble-filled neighborhoods to wind and rain at levels far below a sustained tropical storm. But that was enough to provoke panic and chaos, especially in encampments still home to more than 1.3 million people.
Gales sent tarps and poles flying, threw tin roofs into the sky and opened family shacks to falling rain. Wind rattled walls and windows of standing buildings with a clamor reminiscent of the quake itself.
"It was just a storm. Just a wind put us in a corner!" said Bresil Vignion, standing in the wreckage of his family's tin shack in a camp along the Canape-Vert road. "Tonight we don't know where we are going to sleep."
Reports of storm damage and deaths were slow to filter in as cell phone reception reamined degraded hours after the storm passed.
The sudden storm was not associated with any tropical system, Michael Lowry of the U.S. National Hurricane Center told The Associated Press. Meteorologists saw only a low-pressure system move across the Greater Antilles.
But for those living in this ravaged city, where reconstruction has barely begun, it was a forceful reminder of the danger still posed to a vulnerable country by an active Atlantic hurricane season months from being over.
"After what happened today, we hope we don't get a second one like it," said Patricia Pierre-Saint, a 47-year-old phone-card vendor who lost her home, child and husband in the quake.
Associated Press Television journalist Pierre-Richard Luxama contributed to this report
Read more: http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?f=/n/a/2010/09/24/international/i180814D95.DTL#ixzz10Zk8CPIJ

US court hears arguments in Haiti quake photos case

AFP American Edition - yesterday

A US judge heard arguments on Friday in a copyright case pitting a photojournalist who took pictures of the earthquake in Haiti against Agence France-Presse and other news organizations.
Judge William Pauley did not issue an immediate ruling on AFP's request that the case, filed by Daniel Morel, a Haitian-born freelance photographer, should be thrown out.
Morel posted at least 13 pictures of earthquake damage and victims to micro-blogging service Twitter on January 12, the day of the 7.0 magnitude quake that killed 250,000 people in Haiti.
The photographs were distributed to clients by AFP and its US partner Getty Images and used by other news outlets.
AFP, in a claim filed in March with the US District Court for the Southern District of New York, maintained that Morel provided a non-exclusive license to his pictures when he posted them on Twitter.
"AFP published Mr. Morel's photographs in good faith with the understanding that by posting them on Twitter, he had granted the requisite license to third parties to use, copy, publish, display and distribute those photographs," AFP said.
Morel, in a counterclaim filed against AFP, Getty Images, the ABC and CBS television networks and CNN owner Turner Broadcasting Inc., is asserting that AFP and Getty infringed his copyrights, resulting in lost sales.
In his claim, Morel is asking the court to dismiss the AFP suit, rule that AFP, Getty, CBS, ABC and CNN infringed his copyrights' and award damages.
Copyright 2010 AFP American Edition
http://inform.com/special-interests/court-hears-arguments-haiti-quake-photos-case-1563425a

Quebec companies line up to take part in reconstruction of Haiti

Meet with international banking officials in Montreal for information session THE GAZETTE SEPTEMBER 25, 2010
More than 100 Quebecbased companies keen to help in the reconstruction of earthquake-devastated Haiti met yesterday with international banking officials in Montreal.
The event, organized by the Board of Trade of Metropolitan Montreal and the World Trade Centre, was of an introductory and informational nature, board president Michel Leblanc said.
The goal was to help Quebec companies understand the priorities of the funding agencies, which include the World Bank, the Inter-American Development Bank and the Haiti Reconstruction Fund, along with the process of awarding contracts, he said.
"The process has been long and there is some cynicism about the tendering process," Leblanc said.
"We are doing what we can to accelerate the process," he added.
The response from Quebecers and the province's business community to the devastation caused by the Jan. 12 earthquake in Haiti convinced the board that Quebec businesses wanted to be part of reconstruction efforts, Leblanc said.
© Copyright (c) The Montreal Gazette
Read more: http://www.montrealgazette.com/news/Quebec+companies+line+take+part+reconstruction+Haiti/3577256/story.html#ixzz10ZgBvLWd

On Battle of the Blades, Laraque banking on sympathy vote

Battle of the Blades will feature former Montreal Canadien Georges Laraque in its next edition, starting Sunday, Sept. 26. Photograph by: cbc
By Jamie Hall, Postmedia News
Tough guy Georges Laraque says he’s pinning his hopes on the “sympathy vote” to get him through the CBC-TV competition, Battle of the Blades.
He’ll have plenty of that from Oilers’ fans, no doubt, whose support for him transcended his departure from Edmonton in 2006 after 10 years with the team. Still, for Laraque, the prospect of competing in a TVshow that requires him to throw a woman in the air and then catch her — while balancing on figure skates, no less — is, well, a bit of a nightmare. Add a live audience to the mix, and an average of three million or so TV viewers from across the country, and the nightmare disappears. After all, one has to sleep to dream, and he hasn’t been doing much of that lately.
He has been skating, though, faithfully. Every day for weeks now, Laraque, 33, has headed to Edmonton’s Glenora Club to prepare for his debut, spending hours on the ice.
“How’s it going? Um, it’s going, that’s about all I can say,” said Laraque following a practice session this week. “Listen, when I was in the NHL I wasn’t known as the smoothest skater, and figure skating is one of the most technical sports ever; it’s different from everything I was taught all my life. It’s really hard.”
He says he’s as ready as he can be for the show, which begins airing Sunday night at 8 p.m. ET from Toronto on CBC. Now in its second season, it pairs professional hockey players with champion figure skaters in an eight-week series in which the skaters compete for a $100,000 prize, to be donated to the winners’ charity of choice.
Last year, two Edmontonians, Olympian Jamie Sale — who’s returning again this year — and former Edmonton Oilers great Craig Simpson skated away with top honours, and donated their prize money to the Spinal Cord Injury Treatment Centre Society.
Every couple who competes receives a $25,000 donation to the charity of their choice which, in the end, was what broke the big man down.
When the show’s producers first asked him be part of the show, he said no, partly out of fear, but mostly because he’s so busy. Laraque, who spent most of his 14-year NHL career in Edmonton, retired from professional hockey earlier this year and is involved in several projects. He makes his home in Edmonton but travels often to Montreal, where he co-owns two vegan restaurants. He’s also involved in Terrasphere, a vertical farming movement, and PETA (People for the Ethical Treatment of Animals), plus he’s also a deputy leader of the Green Party of Canada.
What’s nearest and dearest to his heart, though, is the Grace Children’s Hospital in Port-au-Prince, which he’s helping to rebuild. When producers of the show promised to shine a spotlight on hurricane-stricken Haiti (where his parents were born), it was an offer he simply couldn’t resist.
“If it helps in the rebuilding of the hospital and keeps Haiti in the news, it’s the least I can do,” he says. “It will be worth it, for as bad as I will look doing the show.”
He won’t say who his partner is — the pairings will officially be revealed during the first show — but you can’t keep a secret in Edmonton, especially if you’re Georges Laraque. Everyone knows Georges, and they’ve seen him at the Glenora Club practising with former Canadian pairs figure skater Anabelle Langlois.
“I can’t say who it is, but I can say she’s very, very patient,” says Laraque, “and she has taught me a lot.”
It’s no secret who Jamie Sale’s partner is, either. She and Theo Fleury have taken to the ice at the Glenora Club in recent weeks, for all the world to see. Another secret about Sale? Born in Calgary and raised for at least part of her life in Red Deer, Alta., she was a Calgary Flames fan growing up. It was Sale who convinced Fleury to compete when she ran into him at a charity function earlier this year in Toronto. And it was Fleury who told producers he would only take part if he could be partnered with Sale.
Sale said the decision to do the show again was a no-brainer for her.
“I like the process, I like the journey, I like the challenge, and I like the fun,” said Sale.
More than competing, she says, she loves to perform. And even more than that, she loves to teach, especially professional hockey players who have never laced up a pair of figure skates. Not that Fleury is teachable, of course.
“He’s pretty hard to give advice to because he’s so stubborn,” said Sale. She laughs when she says it, though; the two have established a good rapport. Sale says she has a great deal of respect for Fleury, who wrote about his personal struggles as a survivor of sexual abuse at the hands of former coach Graham James in a recent book, Playing With Fire.
“He’s a fantastic skater,” says Sale.”He’s also a very strong-willed character and he has his mind set on winning.
“We’re all a bit like that, because all of us have won something in our careers, but I told him: ‘We have no control over that; it’s a popularity contest.’ You can be the best skater, but you have to be yourself; you have to be real.’ “
David Pelletier is returning to the show, too, as a choreographer/coach. He and Sale split up earlier this year, but still maintain a professional working relationship. There’s a decidedly international flavour to the field this year. Two-time Olympic gold medallist and four-time world champion Ekaterina Gordeeva will be part of the group, as will former U.S. champion Kyoko Ina. They will be joined by Violetta Afanasieva, Shae-Lynn Bourne, Isabelle Brasseur and Christine Hough-Sweeney. Other former NHLers in the series are Valeri Bure, Patrice Brisebois, Kelly Chase, Russ Courtnall, P.J. Stock and Todd Warriner.
Battle of the Blades returns to CBC for a new season on Sunday, Sept. 26 at 8 p.m. ET.
© Copyright (c) The Montreal Gazette
http://www.montrealgazette.com/sports/Battle+Blades+Laraque+banking+sympathy+vote/3575395/story.html
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L'héritage contesté de Michaëlle Jean

Publié le 25 septembre 2010 Louise Leduc, La Presse
Quand a été annoncé en juin le départ prochain de Michaëlle Jean, le Globe and Mail ne l'a pas ménagée. Quand il s'agira de lui trouver un successeur, pouvait-on lire dans le quotidien, -chose qui n'était pas encore faite à ce moment-là- Stephen Harper serait bien avisé «de viser plus haut».
Dans la presse française, Michaëlle Jean était dépeinte comme
«un mélange élégant de Lady Diana et de Nelson Mandela».

PHOTO: GEOFF HOWE, PC
«Son départ va permettre la nomination d'un individu véritablement méritant et intellectuellement rigoureux, tel que le commande cette fonction.»
Les «qualités populistes» de Mme Jean, était-il encore écrit, ne pouvaient suffire à elles seules: «La journaliste de télévision au profil limité» qu'elle était n'avait jamais su «susciter le respect des élites politiques» comme le commandait son rôle.
Dans les jours qui ont suivi, le Globe and Mail, bon joueur, a publié les réactions de ses lecteurs unanimement outrés. «À la suite de votre très inélégant éditorial, vous faites référence aux élites politiques canadiennes. J'ai demandé autour de moi, et personne n'a jamais entendu parler de cela, des élites politiques canadiennes.»
Presque au même moment, bouclant la boucle, Jean-Daniel Lafond, le mari de Michaëlle Jean, accordait en France une entrevue au magazine L'Express qui n'a pas manqué de faire des vagues de ce côté de l'Atlantique. Le séparatisme, disait-il, était une «aberration géopolitique», ajoutant: «Je n'ai jamais été fasciné par le nationalisme, mais j'ai compris que je ne pouvais pas ne pas vivre avec. C'est autre chose. Je ne me suis jamais senti à l'aise avec ce nationalisme.»
De toute façon, disait-il plus loin, «les vrais premiers Québécois, ici, ce sont des néo-Québécois: ma femme est née en Haïti, moi en France. C'est une image accomplie de l'immigrant.» Cette nouvelle sortie, littéralement «applaudie» par le National Post, a rappelé à chacun la controverse qui avait secoué le couple à son arrivée à Rideau Hall.

Séparatiste ou non?
Très vite on avait montré un documentaire réalisé par Jean-Daniel Lafond (qui allait devenir son époux) dans lequel on voit Michaëlle Jean porter un toast à l'indépendance au cours d'une rencontre à laquelle participait l'ex-felquiste Pierre Vallières. Dans le livre La Manière nègre ou Aimé Césaire, chemin faisant: genèse d'un film, Michaëlle Jean écrivait que «l'indépendance, ça ne se donne pas, ça se prend», tandis que Lafond, lui, déclarait: «Alors, un Québec souverain? Un Québec indépendant? Oui, et j'applaudis des deux mains et je promets d'être de tous les défilés de toutes les Saint-Jean.»

Le Canada anglais a bondi. Comment? Une séparatiste au poste de gouverneur général? Michaëlle Jean avait nié, Jean-Daniel Lafond avait nié, puis, sortant de son carton, avait faite cette autre surprenante déclaration au sujet de la nomination de sa femme. «J'avais déjà imaginé que ce serait possible. J'ai pensé effectivement que s'il y avait de l'audace, on mettrait une femme assez jeune, noire et communicatrice.»
C'est là-dessus qu'est entrée en poste Michaëlle Jean. Entre le lever et la tombée du rideau, Jean-Daniel Lafond s'est effacé et la gouverneure générale a réellement pris le devant de la scène.
Il y a bien sûr eu quelques controverses. Michaëlle Jean aurait légèrement déplacé géographiquement les Rocheuses. À un autre moment, elle se serait un peu méprise sur la nature exacte de son rôle, se décrivant à tort (et instruisant du coup une bonne partie de la population canadienne qui croyait de même) comme le chef d'État. Deux fois plutôt qu'une, elle a été prise entre l'arbre et l'écorce et a dû permettre à Stephen Harper de proroger le Parlement.
Outre-mer, elle a brillé, notamment en 2008, où son charisme a rendu les Français gagas. Dans la presse française, Michaëlle Jean était dépeinte comme «un mélange élégant de Lady Diana et de Nelson Mandela», «désarmante de charme et de simplicité» avec son «port altier» et son «regard pétillant».
Ici, elle a frappé dans le mille en revêtant l'uniforme militaire le 11 novembre 2009.

Une chef émotive
Puis, est survenu le tremblement de terre en Haïti. On a alors vu Michaëlle Jean, touchée en plein coeur, pleurer publiquement.
Dans une chronique qui se voulait sympathique, cette fois, le Globe and Mail a écrit que cette tragédie aura mis en lumière le malaise que suscite parfois Michaëlle Jean au pays.
«On appelle cela l'émotion. Elle aura été, et de loin, la vice-reine la plus ouverte et la plus émotive de l'histoire. (Or), plus vous montez dans la chaîne alimentaire politique et publique, plus il vous faut du courage pour afficher vos émotions. Et ce n'est pas le genre de courage qui est le plus universellement apprécié à Ottawa», pouvait-on lire.
«Sa passion a transcendé le protocole», tranche pour sa part Benoît Pelletier, ex-ministre des Affaires intergouvernementales dans le gouvernement de Jean Charest. Elle a redoré le blason du rôle de gouverneur général au point de donner le goût aux Canadiens anglais de s'approprier ce symbole, de le canadianiser, en quelque sorte, peu importe ce qu'il adviendra de la monarchie.»
Si les avis des constitutionnalistes étaient partagés, à l'époque, Benoît Pelletier estime qu'elle n'a commis aucun impair lors des deux demandes de prorogation. «Quand un premier ministre demande une prorogation, le gouverneur général n'a à peu près pas d'autre choix que de lui obéir. Peut-être a-t-il une petite marge de manoeuvre quand la demande est en fait un stratagème pour éviter une défaite parlementaire, mais encore là, cette discrétion est vraiment très mince et très théorique dans les faits.»
Pour le reste, si les accointances souverainistes de Michaëlle Jean l'ont peut-être rendue suspecte au départ au Canada anglais, elle a bien rebondi ensuite, enchaîne M. Pelletier. «Le fait qu'elle ait choisi pour devise de ses armoiries de Briser les armoiries a beaucoup plu, tout comme cette délicate attention dont elle a fait montre en revêtant l'uniforme militaire le jour du Souvenir.»
«Ce qu'elle dégage l'a finalement emporté sur tout le reste, avance pour sa part le politologue Jean-Herman Guay. Certains lui ont reproché son trop-plein de larmes, son trop-plein d'émotion pour une gouverneur générale, mais il faudrait se brancher! On n'arrête pas de reprocher aux politiciens d'être trop en contrôle!»
Et contrairement à certains autres gouverneurs généraux ou lieutenants-gouverneurs, poursuit M. Guay, elle ne s'est jamais fait reprocher de trop dépenser.
Au final, conclut-il, «elle a joué son rôle avec un charme certain, avec une certaine hauteur».
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201009/24/01-4326532-lheritage-conteste-de-michaelle-jean.php

vendredi 24 septembre 2010

Un policier haïtien exécuté par une foule en colère

Publié le 24 septembre 2010 à 20h58
Associated Press, Port-au-Prince
La police haïtienne, qui peine à accroître ses forces 
et à asseoir sa crédibilité, a été éclipsée par la force 
de maintien de la paix des Nations unies déployée en Haïti 
depuis 2004. Photo: Ramon Espinosa,
Un poste de police d'une localité rurale d'Haïti a été incendié et un policier a été tué par une foule en colère, ont annoncé les autorités haïtiennes vendredi.
Un porte-parole de la police haïtienne, Frantz Lerebours, a affirmé que le policier Guillotau Hubert a tiré, jeudi, sur un homme non identifié qui venait de l'insulter dans la ville côtière de Cayes-Jacmel, à quelques kilomètres de la ville de Jacmel, dans le sud d'Haïti. Le policer a ensuite mis l'homme blessé en détention au poste de police.
Des voisins en colère, armés de machettes et de pierres, ont alors attaqué le poste de police. Ils s'en sont pris à deux policiers, qu'ils ont attachés à des chaises avant de tuer M. Hubert à coups de machette. Ils ont ensuite mis le feu au corps du policier et au poste de police.
La police a arrêté 20 personnes vendredi en lien avec cette attaque.
La police haïtienne, qui peine à accroître ses forces et à asseoir sa crédibilité, a été éclipsée par la force de maintien de la paix des Nations unies déployée en Haïti depuis 2004.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201009/24/01-4326491-un-policier-haitien-execute-par-une-foule-en-colere.php

Les intempéries font cinq victimes en Haïti

Publié le 24 septembre 2010 à 21h09
Agence France-Presse
Port-au-Prince
Cinq personnes sont mortes vendredi dans les camps de sinistrés du séisme de janvier en Haïti, suite à des intempéries qui ont frappé la capitale Port-au-Prince, ont annoncé les autorités.
«Une première évaluation a permis de dénombrer cinq morts dans les camps où sont réfugiés des dizaines de milliers de sans-abri du séisme du 12 janvier», a déclaré à l'AFP Edgard Célestin, responsable de communication de la Protection civile haïtienne.
Cinq personnes sont mortes vendredi dans les camps de 
sinistrés, suite aux intempéries qui ont frappé l'île.
«Les coups de vent ont détruit et endommagé de nombreuses
tentes dans des camps de réfugiés dans les environs de 
Port-au-Prince», a indiqué la Protection civile qui se préparait 
à évacuer des centaines de sans-abri.
Photo: Ramon Espinosa, AP
Les fortes pluies et les vents violents ont également fait des dégâts importants à Port-au-Prince où des toitures de maisons ont été emportées, des arbres et des pylônes arrachés, a constaté l'AFP.
«Les coups de vent ont détruit et endommagé de nombreuses tentes dans des camps de réfugiés dans les environs de Port-au-Prince», a encore indiqué la Protection civile qui se préparait à évacuer des centaines de sans-abri.
Dans un village de tentes proche du palais présidentiel, des abris ont été emportés et des toilettes publiques se sont renversées dans les rues, ont témoigné des sinistrés.
Les intempéries ont également fait des dégâts dans certaines villes de province, ont rapporté des radios de Port-au-Prince.
«Nous sommes en train de récolter les informations avant de présenter un bilan définitif», a ajouté la Protection civile.
La pluie ne tombe plus sur Port-au-Prince mais pourrait recommencer durant les prochains jours, ont pour leur part indiqué les responsables du service météorologique.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201009/24/01-4326495-les-intemperies-font-cinq-victimes-en-haiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_amerique-latine_288_section_POS1

Prince’s Foundation to advise on re-building in Haiti

22 September 2010 – Press Release
The Prince’s Foundation for the Built Environment along with world renowned planning experts Duany Plater Zyberk have been invited by the government of Haiti to work with the local community to help create a guiding vision for rebuilding an area of Port-au-Prince equating in size to around 25 city blocks, which was destroyed in the January 2010 earthquake.
Participants in the workshops will be Haitian Ministries, local professionals, property owners, representatives of the Haitian American communities and other stakeholders. The result will be a masterplan for an area of the capital including homes, streets, public spaces and amenities as well as plans to help engender a sustainable financial, social, and ecological future. A scoping workshop will be held 1-3 December and the charrette will be held 17-27 January.
Hank Dittmar, Chief Executive of The Prince's Foundation comments:
“We are honoured to have been given the chance to help create a better future for Haiti after the suffering and devastation of the earthquake. We hope to play a small part in bringing hope and benefit to the city by maintaining its authentic character, reducing its environmental impact and helping train local people in construction skills that equip them for future employment.’
Ends

Notes to Editors:
The Prince’s Foundation for the Built Environment
The Prince’s Foundation for the Built Environment helps to build and improve communities that are beautiful, long lasting and healthy for people and the planet. We believe that it is possible to have the kind of communities and neighbourhoods that contain:
· Lively, interesting streets with a mix of local shops
· Streets that reflect local character and feel safe to walk along
· Parks, schools and shops within walking distance of homes
· Homes that look like they belong, that reflect tradition but are also contemporary and comfortable inside

Duany Plater Zyberk
Based in Miami, Washington and Charlotte, Duany Plater-Zyberk & Company (DPZ) is a major leader in the practice and direction of urban planning, having designed over 300 new and existing communities in the United States and overseas. DPZ’s projects have received numerous awards, including two National AIA Awards, the Vincent Scully Prize, the Thomas Jefferson Medal and two Governor’s Urban Design Awards for Excellence. The firm’s early project of Seaside, Florida, was the first authentic new town to be built successfully in the United States in over fifty years.

Issued by:
The Prince’s Foundation for the Built Environment
19-22 Charlotte Road
London
EC2A 3SG

For information on The Prince’s Foundation:

Kathy Hasler
01666 823445
07710 418758 (mob)
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22 September 2010

Prince’s Foundation to advise on re-building in Haiti | The Prince's Foundation for the Built Environment

Prince’s Foundation to advise on re-building in Haiti | The Prince's Foundation for the Built Environment

L'UdeS et Bishop's aideront Haïti

Publié le 24 septembre 2010
L'UdeS et Bishop's aideront Haïti(Sherbrooke) Les universités haïtiennes pourront compter sur du renfort de la faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke et de l'Université Bishop's. À l'UdeS, l'obtention d'une bourse permettra d'organiser des missions en obstétrique dans ce pays où la mortalité maternelle est très élevée.

En Haïti, environ 700 femmes sur 100 000 meurent en donnant naissance à leur enfant. Au Canada, elles sont environ 6 à 8 femmes sur 100 000. Le gynécologue-obstétricien Jean-Charles Pasquier s'est rendu en août dernier dans le pays dévasté par un tremblement de terre, où il a donné le cours de gestion du travail et de l'accouchement (GESTA).
«Il permet à tous les étudiants d'avoir une remise à niveau selon des normes internationales. On sait que les étudiants haïtiens quittent pour aller dans les hôpitaux afin d'aller faire leur internat. L'année d'après, ils se retrouvent en service social. Ils peuvent se retrouver seuls dans un dispensaire. Ils doivent le faire pour obtenir leur licence de médecin», explique Dr Pasquier.
Il estime que la somme de 15 000 $ obtenue permettra d'organiser deux missions, une cet automne et l'autre cet hiver. «La première nous permettra de rencontrer les professeurs haïtiens pour restructurer les cours d'obstétrique. Cet hiver, on aimerait faire le cours là-bas», résume-t-il.

http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/sherbrooke/201009/24/01-4326164-ludes-et-bishops-aideront-haiti.php

Melovivi ou Le piège de Frankétienne: les astres saignent

Chantal Guy, La Presse
Lire Frankétienne est une expérience fascinante. L'entendre, c'est encore mieux. Le voir et l'entendre incarner dans sa chair ses mots, voire son langage, est une expérience totale pour qui tente d'entrer dans sa spirale.
On pense à Beckett, à Ionesco, à Arrabal, mais il n'y a qu'un Frankétienne. Melovivi ou Le piège, cette pièce «prophétique» écrite deux mois avant le séisme du 12 janvier, a peut-être un début, mais pourrait ne jamais avoir de fin. Les personnages, A et B, pris au piège dans des décombres après un désastre, délirent dans la langue de Frankétienne pendant plus d'une heure, pour ne pas sombrer. «Nous sommes partout et nous ne sommes nulle part» disent-ils à l'unisson. Ils sont dans un espace remplis d'objets devenus inutiles -sur scène, des boîtes, des pierres, un divan, un ordinateur, des papiers, pêle-mêle mais «le décor n'est qu'un prétexte existentiel dérisoire». Un espace «déchiqueté, écharpillé, déchalboré, découronné, débondaré, diffoiré, défalqué, débois »... en fait, il n'y a plus d'espace. « Nous sommes assiégés par les débris et les cadavres », ça sonne terrible quand on pense au 12 janvier.
Et pourtant, personne n'aurait pensé rire autant en assistant à cette pièce dont la prémonition fait frissonner. On y chante, on y danse, on y fait des blagues sur les grands de ce monde, on rit des «problématiques» et de la problématique elle-même, de Google, Yahoo, Facebook, des sommets internationaux où l'on trouve les solutions à tout, avant d'aller à un autre sommet international. Frankétienne, aux côtés du jeune Garnel Innocent, incarne à la fois le sage et le fou, il lui demande de ne pas se laisser contaminer par la bipolarisation et la rationalisation à outrance, lui dit que nous sommes tous reliés, qu'il faut de l'unité dans la diversité. Le jeune homme se rebiffe parfois, il ne veut pas être l'esclave de son texte. «Mais il n'y a pas de texte!» lui répond Frankétienne. Lui, il voit la terre qui saigne, les étoiles qui saignent, mais il croit que la lumière peut jaillir des ténèbres. Sauf qu'il y a tous ces prédateurs irresponsables, vendeurs de faux espoirs, pollueurs, destructeurs. «Pas de lumière, aucune lueur dans l'effondrement des villes, des bidonvilles, des palais et des châteaux en hécatombe cacophonique.» La pièce ne se veut pas tant haïtienne qu'universelle, le néant nous menace tous.
On passe du presque burlesque à des accents tragiques sans être prévenus, entre chants et invectives, plaintes et suppliques, danse et douleur, amour, colère et folie... On renonce à prendre des notes pour se laisser porter par l'expérience, sinon, on rate tout.
À 74 ans, c'est peut-être la dernière fois que le public montréalais a la chance de voir Frankétienne à l'oeuvre. À la fin de sa prestation, il disait lui-même au public qu'il s'agissait probablement de sa dernière pièce. Il a remercié Michelle Corbeil, directrice du Festival International de la Littérature (FIL). Plus grave, il a rappelé la situation à Haïti. « Nous sommes encore dans le malheur. La culture, gorgée de spiritualité, c'est le FIL d'Ariane qui va me permettre de traverser le labyrinthe. Il faut plus de FIL...»
Sa présence jeudi à la Cinquième Salle de la Place des Arts, neuf mois après le séisme qui a ravagé son pays et auquel il a survécu, relève de la magie. Quoique Frankétienne est à lui seul une force de la nature.
Melovivi ou Le piège, dernière représentation ce soir à 20h à la Cinquième Salle de la Place des Arts. Infos: 514 842-2112. http://www.festival-fil.qc.ca/
http://www.cyberpresse.ca/arts/spectacles-et-theatre/theatre/201009/23/01-4326048-melovivi-ou-le-piege-de-franketienne-les-astres-saignent.php

Le parquet de Port-au-Prince confirme les plaintes contre Evans Lescouflair

Toujours pas de réaction du ministre ou du gouvernement aux accusations de pédophilie et viol portées par les deux présumées victimes jeudi 23 septembre 2010, Radio Kiskeya
Le parquet du tribunal civil de Port-au-Prince a confirmé jeudi les déclarations de plusieurs Sénateurs de l’opposition selon lesquelles il a été saisi de deux plaintes portées contre le ministre de la jeunesse et des sports, Evans Lescouflair, accusé de viol, pédophilie et violences sexuelles sur un mineur et un homme, le tout assorti de menaces de morts.
Requérant l’anonymat, un des substituts du commissaire du gouvernement a indiqué à Radio Kiskeya que Me Harrycidas Auguste a effectivement écrit au Président René Préval pour lui demander d’autoriser M. Lescouflair à comparaître au parquet dans le cadre de la procédure judiciaire ouverte sur cette affaire.
Datant de plus d’un mois, la correspondance du magistrat n’a été suivie d’aucune réponse de la présidence.
Mercredi, en compagnie de ses collègues Edmonde Supplice Beauzile, Jean William Jeanty, Jean Willy Jean-Baptiste et Mélius Hyppolite, le Sénateur Youri Latortue avait appelé le chef de l’Etat à rompre le silence sur cette troublante affaire et à inviter son ministre à se présenter au parquet pour les éclaircissements nécessaires.
Un garçon de 16 ans et un homme de 30 ans, employé du centre d’appui à la jeunesse (CEDAJ), une ONG fondée par Evans Lescouflair, soutiennent avoir été mis en joue et même violentés pour avoir des relations homosexuelles séparées avec le ministre de la jeunesse, des sports et de l’action civique.
Les faits remontraient au mois de juillet.
En déplacement à l’étranger, le titulaire du MJSAC n’a pas encore livré ses réactions à ces graves accusations qui commencent déjà à provoquer des remous dans l’opinion publique.
Motus bouche cousue également du côté du gouvernement confronté à un présumé scandale sexuel très embarrassant et aux conséquences imprévisibles. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7073

Le maire des Cayes échappe in extremis à l’arrestation

Au cours d’une cérémonie de passation de commandement à la base de la MINUSTAH, les policiers haïtiens se sont vus interdire le droit de capturer Yvon Chéry, recherché depuis plusieurs mois pour avoir blessé un homme jeudi 23 septembre 2010, Radio Kiskeya
Le premier maire des Cayes (196 km au sud de la capitale), Yvon Chéry, sous le coup d’un mandat d’amener pour tentative de meurtre, a failli être arrêté jeudi lors d’une cérémonie de passation de commandement à la base régionale de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) où le fugitif s’est retrouvé nez à nez avec le chef de la police du sud, Rosny Cinéas.
Chéry est activement recherché, depuis plusieurs mois, pour des blessures par balle qu’il aurait infligées, lors d’un incident, au nommé Frito Frazil, un travailleur journalier.
Dans un entretien téléphonique à Radio Kiskeya, l’élu local affirme que les agents de la Police Nationale n’ont pas pu procéder à son arrestation grâce à l’interposition des casques bleus uruguayens qui assistaient à l’intronisation de leur nouveau commandant, à Laborde, près de la ville des Cayes.
Ils ont fait comprendre au directeur départemental du sud, Rosny Cinéas, qu’Yvon Chéry ne pouvait être appréhendé dans l’enceinte inviolable de la base militaire.
Sans préciser la façon dont il a pu échapper aux forces de l’ordre après avoir quitté les lieux, le maire en cavale prétend avoir regagné tranquillement sa résidence et se rendre presque tous les jours à son bureau.
Il assure être prêt à répondre aux questions des autorités judiciaires sur les faits qui lui sont reprochés, mais hors de toute "influence politique".
A la recherche d’Yvon Chéry, des unités de la PNH ont, sans succès, patrouillé pendant toute l’après-midi de jeudi dans plusieurs quartiers proches de la base de la MINUSTAH et fouillé les véhicules qui empruntaient la route Cayes-Camp Perrin. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7074

René Préval et Wyclef Jean réconciliés ?

Les deux hommes se sont rencontrés jeudi à New York alors que le chanteur de hip-hop, qui avait qualifié le Président de "Lucifer" au lendemain de son éviction de la course électorale, dément tout retrait de la vie politique et croit même pouvoir jouer un rôle dans les prochaines présidentielles
Plusieurs semaines après l’avoir traité de "Lucifer" et principal responsable de son exclusion de la course à la présidence d’Haïti, le rappeur international Wyclef Jean a semblé s’être réconcilié jeudi à New York avec le Président René Préval qui lui a rendu hommage en l’invitant à se tenir à ses côtés, lors d’une session spéciale sur Haïti du Clinton Global Iniative, la fondation de l’ex-Président américain Bill Clinton, envoyé spécial de l’ONU pour Haïti.
Selon le Miami Herald, la star n’a fait aucune déclaration alors que dans un message reçu à Radio Kiskeya le même jour elle dément les informations faisant état de sa décision "d’abandonner la vie politique" pour se consacrer exclusivement à sa carrière artistique.
Pour leur première rencontre depuis l’échec de la candidature de Jean, écarté de la course électorale pour déficit de résidence en Haïti, René Préval a salué le rôle de l’artiste dans la défense de la cause de son pays natal et appelé les bailleurs de fonds à respecter leurs engagements, avant son intervention vendredi à l’assemblée générale de l’ONU.
"Il a rendu Haïti visible à travers le monde, même avant le tremblement de terre. Il porte son pays dans son cœur. C’est pourquoi, j’ai fait de lui un ambassadeur de bonne volonté", a répété du haut d’un podium le Président, entouré de Wyclef Jean et du Dr Jean William Pape, directeur des centres Gheskio.
La vedette du hip-hop s’est contentée d’esquisser un sourire, sans faire la moindre déclaration.
M. Jean, qui avait diabolisé Préval et le Conseil électoral provisoire, s’est présenté dans son message audio de jeudi comme "à la fois un artiste et un leader politique", semblable aux deux faces d’une même médaille.
Qualifiant de manœuvres intéressées des "forces anti-changement" les rumeurs sur son retrait de la scène politique, le musicien a promis de continuer à lutter en faveur de l’amélioration des conditions d’existence du peuple haïtien. A ses partisans, particulièrement aux jeunes, il a promis l’annonce prochaine d’éventuelles consignes de vote en faveur d’un candidat qui "partagerait sa vision" et accepterait, dit-il, qu’il "participe à la direction du pays". spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7076

Le sous commissariat de Cayes-Jacmel incendié par une foule en colère

Un climat de tension règne à Cayes-Jacmel (Sud-est) ce vendredi 24 septembre 2010 après l'incendie du sous-commissariat et le lynchage d'un policier. L'agent 4 Guilloteau Hubert a été tué par une foule en colère qui protestait contre l'agression contre un jeune homme. L'incident est survenu le jeudi 23 septembre vers 9 heures PM non loin du sous commissariat. Des témoins rapportent que la population a réagi après que l'agent de police eu tenter d'assassiner un jeune homme Johnny Joseph qu'il venait d'appréhender. Le jeune homme, atteint de trois projectiles, a été transporté quelques heures après l'incident dans un centre hospitalier.
L'inspecteur principal Jean Robert Noël et les 6 autres policiers du sous commissariat de Cayes-Jacmel n'ont pas et l'objet d'agression. Jusqu'à ce matin les flammes consumaient les immeubles du sous commissariat.
Le chef de la police, Mario Andrésol et des membres du haut commandement s'étaient rendus sur place ce matin afin d'évaluer la situation.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18277

Bras de fer entre la Minustah et la justice haïtienne

Le juge instructeur Eddy Fortuné a émis un mandat d'amener à l'encontre de l'interprète de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d'Haïti (Minustah), Joëlle Rosefort, le 22 septembre dernier. Mme Rosefort, soupçonnée de complicité pour homicide volontaire, avait refusé de répondre à une demande de comparution du juge d'instruction. L'employée de la base des casques bleus népalais devrait répondre aux questions relatives à l'assassinat de Gerald Jean Gilles le 18 août 2010. Cet jeune homme de 16 ans avait été pendu dans le baraquement des népalais du Cap Haïtien.
Les autorités judiciaires haïtiennes ont décidé d'ignorer la mise en garde du chef de la Minustah, Edmond Mulet arguant que Mme Rosefort jouit de l'immunité de juridiction. M. Mulet avait rappelé aux autorités gouvernementales et judicaires haïtiennes qu'en raison des termes de références entre l'Etat haïtien et l'ONU l'employée ne pouvait comparaître avant la levée de son immunité. Il avait indiqué avoir sollicité du secrétaire général de l'ONU la levée de l'immunité de Mme Rosefort.
Les autorités gouvernementales haïtiennes ont observé un profond mutisme sur ce dossier. On ignore si la ministre des affaires étrangères, Marie Michelle Rey, avait répondu à la correspondance de M. Mulet.
Le mandat d'amener autorise les policiers haïtiens à interpeller Mme Rosefort. Plusieurs personnalités, dont les sénateurs Kelly Bastien (Unité) et Edmonde Supplice Beauzile (Alternative) ont exigé la poursuite de l'enquête sur l'assassinat de Gerald Jean Gilles.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18276

Le Parti Louvri Baryè abandonne la plateforme Unité

Le secrétaire général du Parti Louvri Baryè (PLB), Carol Joseph, secrétaire d'Etat à l'alphabétisation, annonce que son parti n'est plus membre de la plateforme présidentielle. Les militants de cette formation politique abandonnent le regroupement au pouvoir arguant que les choix des candidats ne sont pas conformes aux principes du PLB. Il s'agit ici de la désignation de Jude Célestin comme candidat de la plateforme présidentielle.

La défection du PLB est le résultat d'une détérioration des relations entre le directoire de l'Unité et les dirigeants de ce parti. M. Joseph révèle qu'il a suivi les différentes étapes de novembre à nous jours en vue d'harmoniser les points de vue. Nous sommes arrivés à la conclusion que nos idées ne pourront pas être acceptées par le regroupement Unité, t-il.
Lors d'une assemblée générale extraordinaire le 19 septembre dernier les membres du PLB ont scellé le divorce avec l'Unité. La collaboration entre les dirigeants du PLB et les membres de l'actuelle équipe au pouvoir remonte à 1995. Le PLB était membre de la Plateforme Lespwa ayant remporté les élections législatives et présidentielles de 2006.
Les divergences avec le directoire de l'Unité sont profondes, assure M. Joseph pour qui le respect des principes est indispensable dans le cadre d'une structure politique. Toutefois Carol Joseph qui conserve son portefeuille a refusé d'étaler les fautes ou erreurs des dirigeants de la plateforme présidentielle.
Le secrétaire d'Etat tourne maintenant les regards vers d'autres formations politiques en vue d'appuyer un candidat à la présidence.
Au cours de la dernière assemblée générale les militants ont également désigné 4 nouveaux membres au sein du directoire du parti.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18275