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jeudi 2 septembre 2010

Haiti-Canada-Littérature : Dany Laferrière docteur honoris causa de l’Université de Rimouski

Montréal, 02 sept. 2010 [AlterPresse] --- L’Université du Québec à Rimouski (UQAR) a décerné un doctorat honoris causa au romancier canado-haitien Dany Laferrière, considéré comme un « maître à penser ».
Au cours de la cérémonie, déroulée le dimanche 30 aout dernier à l’auditorium de l’UQAR, une assistance composée du personnel de l’Université, d’étudiants, de cadres de la région et d’une délégation haïtienne, a rendu hommage de manière unanime à l’écrivain Laferrière.
La présidente de l’Uqar, Sylvie Beauchamp, a exprimé sa joie d’accueillir à Rimouski l’écrivain Laferrière. En tant que lectrice, elle considère Dany Laferrière comme son écrivain fétiche. « Votre parcours inspire… Votre contribution mérite d’être retenue. C’est pour les étudiants en étude littéraire, soutient-elle, une chance d’avoir un guide et un maître en la personne de l’auteur de L’énigme du retour (Grasset, Boréal, 2009). Modèle d’inspiration et de courage, l’exemple du parcours de Dany Laferrière portera assurément les étudiants à s’approcher de leurs rêves. »
Le recteur de l’UQAR, Monsieur Michel Ringuet, dans son discours de circonstances, a situé le contexte de cette cérémonie. En 2008, la candidature de Dany Laferrière a été proposée. Cette candidature a été acceptée à l’unanimité à la création du nouveau baccalauréat en lettres et création littéraire. Le recteur Ringuet a souligné ces points qui ont emporté l’adhésion d’Un jury de professeurs d’université :
« Dany Laferrière est un maître à penser dont il faut s’inspirer sur au moins trois plans.
Il incarne d’abord un certain idéal du français comme langue-monde. D’une langue qui est partout chez elle, sans domination brutale, de Port-au-Prince à Paris, en passant par Rimouski, et qui s’impose par la séduction. D’un français qui n’a rien d’empesé ou d’aseptisé, qui n’est pas celui que prescrivent les immortels de l’Académie française, mais un français vibrant, vivant, plein de sève, celui qui se parle au café et dans la rue, en Haïti, au Québec, en France et dans toute la francophonie. Un français qui existe bel et bien, pris isolément dans tel ou tel pays, mais qui se trouve fusionné, amalgamé, métissé, uniquement sous la plume de Dany Laferrière, dont c’est en quelque sorte la signature stylistique. Les écrivains de demain, que forme aujourd’hui l’UQAR, auront eux aussi cette obligation d’inventer une langue à part, de ‘donner un sens plus pur aux mots de la tribu’ comme le dit Mallarmé.
Si Dany Laferrière est un maître de langue, il est aussi un maître d’irrévérence, autre qualité indispensable de l’écrivain. La littérature a ceci de particulier qu’elle est peut-être la seule forme de pensée radicalement libre, capable de penser contre son temps, par delà les clichés, les stéréotypes et les idéologies. Elle est une forme de nomadisme qui échappe à la sédentarité des lieux communs, des idées toutes faites. Or, comme l’écrit Dany Laferrière, ‘Les sédentaires aiment voir le nomade réduit à l’immobilité.’
L’œuvre de Dany Laferrière est un antidote à la paresse intellectuelle, à l’engourdissement de la pensée, à un certain confort qui peut devenir une forme d’indifférence généralisée. Elle peut nous prémunir contre une fausse fatalité, celle, pour reprendre ses mots, des ‘fameux coureurs des bois’ qui ne sont plus aujourd’hui ‘que des téléspectateurs captifs’. Son œuvre recèle une forme de sagesse, parfois douloureuse, un art de vivre qui fait de la littérature autre chose qu’un jeu formel sans intérêt, une véritable école de vie, à l’image de la propriétaire de l’hôtel de Port-au-Prince où arrive le narrateur :
Sa longue expérience
de la douleur
devrait être enseignée
dans une époque
où l’on apprend tout
sauf à faire face à la tempête de la vie.

Dany Laferrière est également un maître d’écriture. Mais c’est un maître d’un genre bien particulier, puisqu’irrévérencieux. Aux apprentis écrivains, qui souhaiteraient obtenir la recette pour devenir instantanément écrivains, comme on devient instantanément une star dans certaines académies à la télévision, le narrateur de L’énigme du retour donne de sages conseils. Ainsi, par exemple à son neveu qui l’interroge sur le métier d’écrivain, auquel il aspire : ‘est-ce mieux d’écrire à la main ou à l’ordinateur ?’ ; le narrateur répond : ‘C’est toujours mieux de lire.’ C’est le type d’extrait qui pourrait servir de devise au nouveau programme de création littéraire. La création est de fait un long et douloureux apprentissage de l’humilité. De même, dans Tout bouge autour de moi, que Dany Laferrière a fait paraître à la suite du tremblement de terre de janvier dernier, il revient sur le sujet : ‘Lors de ma dernière visite à Port-au-Prince, mon neveu n’arrêtait pas de me bassiner avec des questions sur le style. Je refusais de répondre, car je crois que tout cela est lié à l’acte d’écrire. C’est-à-dire qu’on apprend à écrire en écrivant. Un bon écrivain est son propre maître.’ Cet autre extrait montre que la véritable humilité, c’est paradoxalement de connaître sa valeur. »
Dany Laferrière a pris la parole pour dire un grand merci … Il a remercié cette longue lignée de femmes, sa grand-mère, sa mère, ses tantes, sa femme, et ses trois filles, à qui il doit tout. « Cette lignée de femme qui m’ont tissé. Je leur dois ce sens du détail, cette capacité d’apprécier la vie, ce regard en profondeur. Cette dimension féminine constitue la base de mon travail d’écriture. »
« L’objectif est de faire de la vie une œuvre d’art. L’important est de retrouver sa propre chanson, et d’être avec soi-même. Car le monde a besoin de cette part intime, surtout en ces temps marqués par le bruit. Un bruit barbare et fracassant. Il faut refuser le bruit. Il faut baisser la voix, conclut Laferrière, pour arriver à cette parole méditée, pensée, réfléchie, hors temps, hors espace. Car la parole pensée et réfléchie est une action politique. »
Des extraits de Laferrière tirés de divers titres - notamment Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer ?, L’odeur du café, L’énigme du retour, Tout bouge autour de moi – ont été lus et applaudis.
À cette cérémonie, a été soulignée la présence d’une délégation haïtienne composée de Fritz Deshommes, vice-recteur à la recherche de l’Université d’État d’Haïti (UEH), de boursiers haïtiens accueillis par l’Uqar, de Sandra Étienne, consultante (2e acte, Paris), de Jean-Christophe Stefanovitch, président de la Coopérative de Café Noula, de Rodney Saint-Éloi, éditeur du dernier titre de Dany Laferrière, Tout bouge autour de moi. [apr 02/09/2010 11 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9934

SIM PA RELE...Pays sans porte-voix...La chronique de l’écrivain Lionel TROUILLOT

Jeudi 2 septembre 2010, Radio Kiskeya J’ai été choqué par la déclaration du Secrétaire Général de l’OEA, selon laquelle il n’y a « pas de raison de ne pas faire confiance au CEP ». J’ai attendu avant de rédiger cet article. Je pensais que ce n’était pas à moi de réagir, mais à ceux que cette déclaration traite comme des moins que rien. Soit les partis politiques qui, n’ayant pas confiance dans le CEP, ont refusé de participer aux élections. Soit, les partis et candidats qui ont accepté de participer aux élections tout en exprimant leurs doutes quant à la crédibilité du CEP. Soit ceux qui ont été exclus du processus par le CEP qui a quand même fait quelques gentillesses pour accommoder des candidats plutôt proches du président, tous ayant servi à ses côtés ou sous ses ordres.
Ce qu’il y a de choquant dans la déclaration du Secrétaire Général, qui semble aussi en amour avec le Conseil Electoral que René Préval et Edmond Mulet, c’est justement la banalisation des inquiétudes haïtiennes. Plus que de la banalisation, du mépris. Tous les haïtiens qui expriment leurs inquiétudes de citoyens sur un processus qui concerne leur vie, la vie de leurs enfants, l’avenir de leur pays, leurs conditions immédiates d’existence, sont-ils en train de « radoter » ? Leur parole ne vaudrait-elle rien ? De quel droit, le secrétaire Général de telle ou telle organisation prend-il sur lui de nous dicter qui ici est crédible et qui ne l’est pas ?
Ces simples mots sont une grande insulte envers Haïti. Mais, par les temps qui courent, entre un pendu au Cap-haïtien et les explications rocambolesques de la MINUSTAH, et le véhicule d’une institution internationale heurtant deux personnes et prenant la fuite, entre l’humanitaire qui impose sa richesse, ses objectifs et interdit de penser au développement, au structurant, et les chefs de l’international qui parlent de progrès, d’avancées, toutes choses que nous, aveugles et bêtes, nous ne voyons pas, : « ce n’est plus de toi, ma terre, que j’apprends la leçon ». N’importe quel blanc-bec employé d’une ONG a plus de pouvoir qu’un citoyen haïtien sur les affaires haïtiennes. N’importe quelle jeune femme, cadre de l’international, a plus d’autorité que la plus ancienne de nos militantes féministes. Alors, on comprend que le représentant d’un Secrétaire Général et un Secrétaire Général lui-même puissent intervenir sur nos destinées par un simple acte de parole : « Le CEP est crédible », comme Dieu disant : « Que la lumière soit ».
Y a-t-il une figure politique dans ce pays capable de porter une parole digne ? Capable de nous rendre un peu de notre droit de nommer notre condition ?
Lionel TROUILLOT

Le chef de la Police Nationale d’Haïti stigmatise « le mythe du pouvoir et du chef » dans la société haïtienne

Il réagissait pour la première fois à l’arrestation et à la condamnation éclair d’un policier sur ordre du Commissaire du gouvernement Jeudi 2 septembre 2010, Radio Kiskeya
Le Directeur de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Mario Andrésol, a stigmatisé mercredi dans un communiqué une des tares de la société haïtienne qui est « le mythe du pouvoir et du chef », en réaction à l’arrestation jeudi dernier d’un policier affecté au Service de l’Immigration, Wanceau Jules, condamné sur le champ par un juge pour outrage à Magistrat, suite à une altercation du policier avec un membre de la sécurité rapprochée du Commissaire du gouvernement de la capitale, Me Harrycidas Auguste.
Le communiqué, rendu public presque simultanément avec l’arrêt d’élargissement du condamné par la Cour d’Appel, précise que « de janvier 2010 à nos jours, plus d’une vingtaine de cas similaires de policiers emprisonnés sur ordre express de magistrats, au motif d’indélicatesse ou autres envers eux, ont été recensés ».
Mario Andrésol préconise « une reconversion des mentalités pour que les personnes détentrices d’une parcelle de l’autorité de l’Etat ou investies de certains pouvoirs, comprennent qu’elles ne le sont que pour servir et protéger les intérêts de la société ». « Elles doivent exercer les prérogatives de leurs fonctions avec sagesse, humilité, esprit d’équité et simplicité », ajoute-t-il.
Quant aux policiers, il les invite à la retenue, au respect des lois et des règlements qui régissent l’institution. Le numéro 1 de la PNH leur ordonne de plus de faire preuve de fermeté et de professionnalisme dans l’accomplissement de leurs tâches ; de discernement et de courtoisie vis-à-vis des citoyens.
L’arrestation et le jugement éclair du policier avaient provoqué une vague d’indignation dans différents secteurs de la société et au sein de la PNH. Plusieurs dizaines de membres de l’institution policière avaient brièvement fermé lundi dernier la barrière donnant accès au Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince où siège le Commissaire du gouvernement.
En conclusion de son communiqué, Mario Andrésol remercie le public pour sa prise de position et sa solidarité envers le policier Wanceau Jules et l’assure que la PNH continuera à le servir et à le protéger sans se décourager. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7005

Le gouvernement financera la campagne des candidats à la présidentielle de 2010

Les candidats à la présidentielle de 2010, vont pouvoir bénéficier d'un financement de l'état haïtien pour réaliser leur campagne électorale. L'annonce a été faite par le ministre de l'économie et des finances Ronald Baudin qui n'a pas révélé, le montant qui serait alloué à ces prétendants à la magistrature suprême.
Monsieur Baudin a indiqué que cette enveloppe serait utilisée en toute transparence qu'il n'y aura aucun financement occulte.
Il a précisé que cette somme sera disponible avant le début de la campagne prévue pour le 27 septembre.
Rappelons que dans un communiqué rendu public ce mardi, le CEP a décidé de prolonger d'un mois la période durant laquelle les candidats pourront faire campagne, celle-ci courra donc du 27 septembre au 27 novembre. Cependant certaines règles ont été établies par l'institution électorale durant cette campagne.
Par exemple, les candidats ne pourront pas, organiser de rassemblements publics ou d'intervenir dans les medias, avant le 15 octobre. Selon le CEP les contrevenants seront sanctionnés, conformément à la loi électorale.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18218

CORREH s'apprête à supporter un candidat à la présidence

Le Collectif pour le Renouveau d'Haïti, Correh, qui regroupe des parlementaires en activité ou non, va se positionner par rapport à un candidat à la présidence. Pour l'heure, le regroupement a les yeux braqués sur plusieurs prétendants, révèle l'ancien député Steven Benoit, membre du directoire de ce regroupement.
L'ancien parlementaire indique de plus, que le regroupement s'apprête à présenter une liste de candidats à la députation et au Sénat de la République.
Les responsables de ce mouvement ont fait remarquer qu'ils ont toujours les mêmes appréhensions concernant le Conseil Electoral Provisoire qu'ils jugent incapable d'organiser de bonnes élections dans le pays.
Rappelons que récemment, cette nouvelle entité, avait présenté un document, susceptible de permettre au pays de prendre un nouveau départ.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18215

Le policier Wanceau Jules libéré par la Cour d'Appel

Le policier Wanceau Jules a été remis en liberté hier par les juges de la Cour d'appel. Maître Eugène Pierre Louis, avocat du policier, a indiqué que l'affaire Auguste –Wanceau a été entendue par les juges de la Cour d'appel de Port-au-Prince quelques minutes après la réouverture de cette juridiction dans les locaux de l'école de la Magistrature. La Cour d'appel a repris ses activités après la cérémonie de prestation de serment d'un nouveau substitut du commissaire du gouvernement auprès de cette instance.
Lors de l'audience maître Eugène a soutenu que l'écart de langage du policier ne constitue nullement un outrage à un magistrat. Faisant valoir que la peine était disproportionnée au fait reproché, le juriste a pu convaincre les juges de la justesse de ses arguments.
Se réjouissant de l'élargissement son client, maître Eugène a estimé que l'arrêt de la Cour est historique et constitue un progrès pour les droits fondamentaux en Haïti. La Cour a accordé la liberté provisoire à Wanceau Jules en statuant sur la forme. Les juges de la Cour devront statuer ultérieurement sur le fond de l'affaire afin de rendre son arrêt définitif.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18214

La sécurité demeure fragile en Haïti selon l'ONU

Dans un rapport publié ce mardi, l'Organisation des Nations Unies, a révélé, que La sécurité reste fragile en Haïti à l'approche des élections présidentielles et législatives du 28 novembre. Selon l'ONU ces élections risquent d'être affectées par un nombre croissant d'armes en circulation et un trafic de drogue qui se renforce.
Ce nouveau rapport sur Haïti, indique que les gangs ont augmenté leur emprise sur une grande partie des 1.300 camps où vivent encore quelque 1,3 million de réfugiés.
En outre, il existe un risque que la campagne pour les élections à venir, surtout les élections législatives, soient affectées par des financements provenant d'activités illégales, y compris le trafic de drogue qui continue d'être un facteur déstabilisant en Haïti", expliquent ce document des Nations Unies
Le trafic de cocaïne qui transite de Haïti vers les Etats-Unis, déjà important auparavant, a semble-t-il augmenté depuis janvier, conséquence d'une autorité de l'Etat affaiblie par le séisme" peut-on lire par ailleurs dans ce rapport.
Rappelons que les cas d'enlèvements sont nette augmentation ces derniers jours dans la capitale haïtienne et au Cap –Haïtien où de nombreux rapts on été recensés.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18219

Des photos poignantes sur le drame haïtien

Publié le 02 septembre 2010
Ce cliché d'Ivanoh Demers, pris quelques heures après
le tremblement de terre, a fait le tour du monde.
PHOTO: IVANOH DEMERS, LA PRESSE
Éric Clément, La Presse
Pour une cinquième année consécutive, l'exposition du World Press Photo (WPP) présente du 3 septembre au 3 octobre, les meilleures photos de presse de l'année 2009 à Montréal mais cette année, l'événement est marqué par Haïti à vif, une sélection d'une centaine de photos saisissantes prises à la suite du tremblement de terre survenu en Haïti le 12 janvier dernier.


Scène de vie croquée par Martin
Chamberland, photographe
de La Presse, peu après le séisme.
PHOTO: MARTIN CHAMBERLAND,
 LA PRESSE
Compte tenu des impératifs de date du WPP, ces photos d'Haïti ne pouvaient faire partie du concours. Le délai pour être sélectionné est survenu... la veille du drame haïtien. Mais le photographe indépendant Normand Blouin, qui connaît bien Haïti (il a adopté un petit Haïtien il y a cinq ans) et s'y est rendu à la suite du séisme, a fait en sorte que l'organisme tienne compte du travail réalisé par des photographes du Québec sur ce qui restera sans doute comme l'événement médiatique de l'année 2010.
«J'ai été marqué par ce que j'ai vu, dit-il. C'est une exposition qui vient du coeur, grâce aussi à l'appui moral et financier de la Ville de Montréal, du CECI, du ministère de la Culture, de la FTQ et de la Gazette. Haïti à vif va voyager, être présentée partout pour récolter des sous pour Haïti et combattre l'oubli.»
Agrandir

Emmanuel Gallant, le commissaire de l'exposition, a créé une installation sobre et efficace, avec des toiles blanches rappelant les tentes des infortunés Haïtiens. Les photos d'Ivanoh Demers, de La presse, qui a vécu le tremblement de terre, montrent la désolation et l'ampleur du désastre, tout comme celles du photojournaliste Roger Lemoyne. Allen McInnis, de la Gazette, présente de superbes plans d'ensemble des rues dévastées et des camps.
Martin Chamberland, de La Presse, expose des photos prises en janvier et en juillet, montrant le peu de réparations effectués sur place en six  mois. Mais Martin Bouffard, de RueFrontenac.com, qui était en Haïti il y a deux semaines à peine, présente, tout comme Normand Blouin, des photos qui redonnent espoir.
Port-au-Prince, 17 janvier 2010. Un membre d'une équipe de sauveteurs américains est exténué après plus de quatre jours de recherches pour sauver des survivants pris à l'intérieur du Marché Carribbean.
«Il y a plus d'ONG sur le terrain qu'avant, moins de tensions et plus de joie de vivre, dit-il. On voit beaucoup de gens avec des t-shirts de fondations qui ont lancé des programmes de reconstruction ou d'aide humanitaire. On sent les choses avancer. Les gens sont impatients en dehors d'Haïti mais ça avance. J'ai vu les changements par rapport à janvier.»
Certaines photos de Patrick Sansfaçon, de La Presse, de Phil Carpenter (The Gazette) ou de Natasha Fillion (pigiste) sont très dures: cadavres dans les rues, corps dépassant d'un plafond effondré, pillages, jeune homme manchot ou enfant brûlé dans les bras de sa mère. Mais bien des clichés montrent l'effort sur place des Haïtiens (photos de Benoît Aquin) ou l'ampleur des secours (photos de François Pesant et Renaud Philippe ou de David Boily, de La Presse)
Mise à part l'exposition Haïti à vif, les visiteurs pourront voir les 50 pages de couverture les plus marquantes du magazine Châtelaine, qui fête ses 50 ans cette année, ainsi que The Best of The Gazette, l'oeuvre de huit photographes de nos collègues du quotidien anglophone.
Et bien sûr, on peut voir les 21 meilleures photos de presse de l'année 2009 dans le monde selon le WPP. La photo arrivée en première position est l'oeuvre du photographe italien Pietro Masturzo, qui a pris un cliché de femmes iraniennes criant leur colère sur le toit d'une maison, à la suite de la réélection, le 24 juin 2009, du président Mahmoud Ahmadinejad.
Deux photographes canadiens se sont classés dans ce concours sélect : la Montréalaise de 23 ans Kitra Cahana a remporté le 1er prix dans la catégorie Reportage arts et spectacles avec une photo publiée dans le magazine Colors qu'elle avait prise lors du rassemblement Rainbow Gathering, à Santa Fe, au Nouveau-Mexique.
Le photographe naturaliste Paul Nicklen, qui a grandi au Nunavut, a gagné le 1er prix dans la catégorie Reportage nature, avec une photographie d'un albatros fuligineux prise en Antarctique.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/la-presse-en-haiti/201009/02/01-4311911-des-photos-poignantes-sur-le-drame-haitien.php

Facebook page leads search for loved ones in Haiti

BY RUKMINI CALLIMACHI ASSOCIATED PRESS WRITER
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- The desperate quest to find loved ones started just minutes after the earthquake, as cell phones rang unanswered from beneath the rubble of Haiti's best hotel.
A few hours later, the search went online with a Facebook page dedicated to the Hotel Montana. It was created by three siblings on Long Island, New York, looking for their missing uncle. Strangers immediately began to post names and photographs of their relatives. By the next morning, the site had received more than 50 messages from frantic families.
As the days passed and the death toll climbed, the number of members on the page grew until it reached 17,427 people from around the world. They called themselves "the family." They adopted a profile picture of a rock inscribed with the word "Hope." And they vowed to stick together until every last member of their online tribe was brought home, alive or dead.
"Though we're all ready for this night to end and a faint glimpse of sunlight to illuminate the horizon, I'm fairly confident from getting to know you over the past several weeks that you're ready to stand together," wrote the site's Tennessee-based moderator, Bob Allen, nearly two months after the quake. "Till the last one is home."
The luxury $200-a-night Montana sat on a steep hill overlooking the capital. A visitor on TripAdvisor.Com compared it to "a vanilla wedding cake cascading down the wooded hillside."
Over the years, the hotel acquired a reputation as a refuge from the country's chaos. It was where Bill Clinton, the Rev. Jesse Jackson and Archbishop Desmond Tutu had stayed.
On Jan. 12, at least 100 people were booked in the hotel, and possibly as many as 100 more were on site for the weekly barbecue as well as a conference on neglected tropical diseases. Among them were Siegfried Francisco, head of civil aviation for the Caribbean island of Curacao, and his colleague, Auxencio "Angelo" Isenia, who were in Haiti for an air safety conference.
Before leaving home, Francisco, 57, remembered to give his wife money to rent a sailboat for his daughter Desiree's 27th birthday that weekend. "In case I get held up," he said as he headed out.
Aviation inspector Isenia also left a parting gift. On past trips, the 54-year-old had made a heart out of towels on the bed he shares with his wife. That morning, he glued a heart made out of toilet paper on the mirror. Then he made the letter U and glued it next to the heart, as in: "Love you."
Among the Montana's other guests was Roger Gosselin, 78, a Canadian professor recently retired from the University of Montreal, who had trouble booking a room because the hotel was sold out. He got a last-minute e-mail from a friend in Haiti: "My dear friend Roger, I was able to find a room for you at the Montana because you are my good friend!"
Before leaving, Gosselin sent his girlfriend of more than a decade an e-mail saying that he did not want to wake her and he loved her more than ever.
Gosselin arrived at the Montana around the same time as a group of college students who had spent the morning at an orphanage. The 12 students from Lynn University in Boca Raton, Florida, had agreed to forfeit their January vacation to do social work overseas.
Just after 4 p.m., Britney Gengel, a 19-year-old sophomore, called her mother to say, "Mom, this is what I want to do with the rest of my life ... I want to start an orphanage." Minutes later, her classmate Stephanie Crispinelli, also 19, called her father to say she too knew what she wanted to do with her life: Help the poor.
One of the last rooms went to Chrystel Cancel, 35, a USAID contractor who was late because she had missed her flight. She headed downstairs with her laptop in search of a Wifi signal to chat with her fiance. He had asked her to marry him three days earlier.
At 4:02 p.m., contractor David Apperson of Sparks, Georgia, had texted his wife to say he was planning to switch hotels because the Montana did not serve Bud Light.
It began at 4:53 p.m. with a terrible sound. The mountain started to tremble. The walls rippled. The hotel's five stories folded like an accordion. In most of the rooms, the ceiling came to rest less than 1 foot off the carpeted floor.
Hundreds of miles away in Panama, Eric Nyman's Skype screen went blank. Nyman, Chrystel Cancel's fiance, had been chatting with her when she stopped responding in mid-sentence. He tried her cell. It went straight to voicemail.
In Curacao, Marydith Isenia, 51, was cooking beans, one of her husband Angelo's favorite dishes, to thank him for the paper heart. Her son ran into the kitchen screaming, "Mom, mom - there's been an earthquake in Haiti."
Isenia looked up from the stove. Then she went back to stirring the beans. "It's nothing," she said, laughing. "He's fine."
In Long Island that night, Caitlin Fuentes, a 26-year-old teacher, her sister Lizzy and her brother Matt heard about the quake on the news. They Googled the hotel and found nothing other than sites taking reservations. So they created a group page for the Montana on Facebook and posted the name of their uncle.
Within minutes, the page was flooded with the names of those missing inside the hotel. The sisters grabbed a napkin and started making a list. By the time they got the phone call that their uncle was alive at 1 a.m. the next day, the napkin was overflowing with names. They started a spreadsheet.
In Curacao, Marydith Isenia's son posted a picture of his stepfather in his aviation uniform. A few miles away on the same arid island, Desiree Francisco logged into Facebook. "Hoping everything is fine with my dad," she posted on the same site.
In her condo in Montreal, Canada, 49-year-old administrative assistant Sylvie Leroux kept checking her inbox for a message from professor Gosselin, her companion. He called her 'My Sylvie' and liked to surprise her by leaving a freshly cut flower on her plate at dinnertime.
She addressed him directly on the Facebook page: "Roger we miss you so much," Leroux wrote. "Where are you? We want to find you. I'll take really good care of you - promise. YOUR Sylvie."
In Haiti, the aftershocks continued to compress the Montana's already crushed floors further down. Bodies piled up outside the hotel. The overpowering smell of death permeated the site.
Soon the 'pile' - as the destroyed hotel came to be called - was crawling with rescuers. It looked like an anthill.
It took two days for the rescuers to drill holes and penetrate the buried lobby. There they found a group of people entombed inside a space the size of a king-sized bed. They had survived by sharing a single lollipop.
On Wednesday, the parents of the missing college girls got a call from Lynn University, saying a security company hired to find the students had arrived.
"Now is the time to Pray for Britney to be found and be safe and sound!!! They have 2 Helicopters ready to evacuate them out!!!" her father, Len Gengel, posted from his computer in Rutland, Massachusetts.
Britney's anguished parents contacted a local TV station to circulate her photograph. By the time a local TV crew arrived, the missing girl's father was shouting into the phone.
"God is good! God is good!" he screamed. "She's alive! They rescued her! ... It's a great day in this world!"
Lin Crispinelli, Stephanie's mother, got the same call. Both families flew to Florida that night.
There, the Gengels were greeted by the president of the Boca Raton campus. With tears in his eyes, he told them there had been a mistake. It was not their daughters on the chopper.
They caught up with Lin Crispinelli in the lobby of her hotel. When they told her, she crumpled to the floor.
Cancel's fiance, 37-year-old Nyman, got there on Day 4. He couldn't find a flight to Haiti, so he flew to the neighboring Dominican Republic and hitched a ride across the border in an ambulance. He scrambled on top of the rubble and screamed out Chrystel's name.
By the end of the first week, Facebook had identified at least 51 people from 11 countries still missing in the rubble. But the bodies pulled out were no longer recognizable.
Governments asked their citizens to provide detailed descriptions of loved ones, including jewelry and piercings. The descriptions went up on the Facebook page.
Angelo Isenia's family in Curacao posted the list of jewelry he was wearing, including several rings and a cross.
Lorie Apperson, the wife of 45-year-old David Apperson, sent along a description of the barbed wire tattoo her husband, a Harley Davidson enthusiast, had engraved on his arm. And Stephanie Crispinelli's brothers asked their mother to sit down and not get upset: Stephanie had recently gotten a tattoo of a small dove.
The death estimate for the quake grew from 80,000, to 120,000, to more than 200,000. U.S. families were asked to dial in to a daily State Department conference call.
"Everyday it was, 'We have no new information.' No new information. No new information," said Lin Crispinelli. "You know as the days tick by that there's only so long you can live without water."
On Day 15, the Facebookers arranged to pray together at 11 a.m. Central time. At 11:03, a woman posted: "Praying in South Carolina." The next post at 11:05 said: "Praying in Pensacola, Fl." At 11:06, "Praying in Guatemala."
They prayed in Colorado Springs and Los Angeles, in Vermont and Boca Raton, in Belgium, in Dar es Salaam, Tanzania, in Abidjan, Ivory Coast, in Pembrokeshire, Wales, in the Dominican Republic and in Minneapolis. More than two hours later, someone posted: "Still praying in Montreal."
Every night, the group held a vigil, with members lighting a candle next to their computers. Many switched their profile to a picture of a burning candle.
On Jan. 22, the government announced that it was moving from a search for the living to an attempt to recover the dead.
Marydith Isenia stopped being able to sleep. She became forgetful. She still woke up at the same time every morning, then stared off into space for an hour or two. The paper heart on the mirror fell off.
She had met her husband five years earlier after surviving divorce. She had gone to mass every day to pray for a good man. Her son posted her picture on http://www.christiansingles.com. Angelo Isenia was the only other person registered on the Caribbean island.
On the 22nd of every month, the couple celebrated the day they married in December 2005. He sent her flowers. He wrote her poems. He asked her to put on a blindfold, then drove her to a romantic dinner.
This time Jan. 22 came and went. At work, her colleagues pretended not to notice when they found her weeping, mascara running down her cheeks.
On Feb. 1, she got the call. They sent a diplomatic pouch containing his ring, the cross he wore and his wallet. She refused to believe it was him.
The ceiling of the hotel had fallen across his chest. His head was spared, but from the neck down his body was flattened.
Marydith Isenia went to the funeral home and demanded to see her husband. They tried to hold her back.
"I said, I want to see my husband ... I opened the door. I faced his face. I said, 'Oh, it's him.' And then I left," she says.
"And so I accepted what God had permitted. ... I accept it," she says. The tears slide down her face. "But I have pain," she says, touching her hand to her chest.
It wasn't until Day 25 that the searchers got close to the spot from where Chrystel Cancel had sent her last Skype message. They spotted her dusty bag. The searchers asked Nyman, her fiance who had never left the site, to leave the grounds for a few days.
They found her on Feb. 8. He lit a candle in the spot where she was. Her birthday had passed under the rubble. He bought a card and buried it. He sang her 'Happy Birthday,' tears streaming down his face.
By the middle of February, only eight members of the Facebook family still were missing.
Friends began to address them directly and even scold them about not coming home. They posted pictures of objects and places the missing people loved in an effort to make them 'homesick.' A picture of an ice-cold beer for Apperson. A picture of a motor home for Gosselin, who had bought his first just months before and was planning to go RV'ing with Leroux in the spring. A photograph of Curacao's white sand beaches for Francisco.
They decided to honor the last man found as their 'Captain,' because only a captain refuses to leave his ship until all the other members of his crew have been rescued.
Sometime in February, the searchers found Stephanie Crispinelli's journal. Her last entry describes the poverty she saw and how she wanted to help. Her flowing script ends in mid-sentence.
They also found a crushed camera. One of the pictures on the memory card is of Britney Gengel surrounded by pigtailed girls at the orphanage she had visited that morning.
Stephanie was found on Feb. 11. Three days later, on Valentine's Day, Britney was pulled out of the rubble.
The searchers knew they were nearing a body when they saw the flies gathering. The cement excavator was turned off and they dug their way to the remains by hand.
Every day, sometimes twice daily, Sylvie Leroux posted Facebook messages to her 'beautiful love.'
"Please come home, I feel like a ghost without you," she posted one day. "So long as they haven't found you, for me you are alive," she said in another.
"Where are you," she wrote in still another. "It hurts so much to live without you."
As more bodies were recovered, there were fewer families on the U.S. State Department's daily phone briefing, until it was just Lorie Apperson.
"Families kept saying, 'thank you for finding my loved one,'" said 50-year-old Apperson. "And I felt happy for them. But I also felt like, what about me? What about David?"
David Apperson, 45, had gone to Haiti to bid on a project to build basketball courts. Weeks had passed, but his wife could not bring herself to touch or move his things, including the Harley parked in their garage. At the end of February, she got an e-mail asking if she still wanted to do the call. She said no.
It was inside the most pulverised sections of the hotel that the searchers found Gosselin and Apperson. Gosselin was getting ready to take a shower, with a razor in his clenched hand. On one of the upper floors, rescuers squeezed inside a void where they found the body of a man wearing cowboy boots. The forensic team that examined the body noted that there was a barbed wire tattoo on its arm.
"I have this image of David Apperson riding a Harley through the pearly gates. Instead of hearing harps and the angel band we're hearing the rev of a V-twin engine," posted a stranger on the site.
The Facebook group was down to just two missing men, Canadian Alexandre Bitton and aviation director Francisco of Curacao.
In the meantime, 27 unidentified bodies had been recovered from the mound of cement. They were buried during the wait for DNA results. Most were thought to be the hotel's Haitian employees, whose relatives had never found the Facebook site.
A forensic team sent a sliver of bone from each for DNA analysis to a lab in Gaithersburg, Maryland. Many of the families already had received DNA kits. In Curacao, Desiree Francisco completed the mouthswab and sent it back.
On the 50th day, Facebook posted that Bitton's body had been found. The next day, the moderator bestowed the title of Captain on Siegfried Francisco.
"That is altogether appropriate for a man who worked in aviation," wrote Bob Allen, who had taken over moderating the site after the Fuentes family passed it on to other members of the Facebook group. "Captain Francisco, we salute you ... and we're all awaiting your return home."
Untangling Francisco's DNA took two months, twice as long as for anybody else. Desiree Francisco was his only child, so her DNA at most matched only half his genetic material. Also, the DNA culled from his decomposed bones was degraded, like a roll of film where half or more of the frames are overexposed.
Strangers lit candles and prayed for Francisco.
"I get off work at 5:30 tomorrow night, captain. you'd better be on your way home by then, too," said Morgana Mouzon in San Diego, California.
"I feel like my daughter has gone out to the prom, and I am up waiting for her to get home," posted another member. "I will not feel a true and complete sense of peace until Siegfried is located."
On the outskirts of the capital is a rocky field. Ten feet below the surface is what remains of 27 human beings, carefully divided into 27 plots. On a sunny day in May, the forensic team from Houston-based Kenyon International returned with a metal detector, a backhoe and a priest wearing a white cassock.
The team combed the remote burial field with a metal detector. The men counted rows until they found the plot. The priest sprinkled the dirt with holy water.
The backhoe pulled up mounds of earth until they saw the metal box.
In Nashville, Tennessee, Facebook moderator Allen, 47, was walking through the houseware section of a department store with his wife on their anniversary when he got the text. In the middle of the aisle, he began to weep.
Later that night, he posted: "Our family is complete."
The remains of Francisco's body were placed inside a plywood coffin and loaded into the belly of a flight to Curacao. It took off into a gray sky. His immediate family was at his side. So was his online family, who exploded into a cascade of posts.
"Praise God!!!" wrote one woman in Lawrenceville, Georgia. "Welcome HOME Captain!" wrote another in Orlando, Florida.
From Long Island, where the site had begun, Caitlin Fuentes wrote: "It brings tears to my eyes thinking that every single person, every name that is etched in our hearts forever, has been returned to their loved ones," she said. "Tonight, we rest in somewhat peace knowing everyone is home."
It took 127 days for Francisco to return home from his final voyage. The clue to his identity was with him all along in a simple gold wedding ring inscribed with one word: "Hetty."---
Hetty Francisco, a petite brunette, stands for hours in the pew as mourners file past. At her side is Desiree. A slow-moving fan whirs above.
The hearse arrives escorted by a dozen police officers. The island's flag is draped over the heavy wooden casket. The prime minister is in attendance.
In real life he was called 'Dr. Francisco.' But in the 4 1/2 months since his death, the name given to the last man off the mountain by his online family has stuck.
"Captain," said one of the mourners as he stood in the nave of the church. "Your plane is ready for takeoff for your journey to heaven."
The Montana Facebook site has now turned into a memorial, with an online album for each person lost and found. Sylvie Leroux still uses it to talk to the man who left flowers on her dinner plate.
"How I love you. With you I was. Now what am I?" she wrote in a recent post. "I am an amputated soul."
Eric Nyman's Facebook picture still shows him holding the pretty brunette whom he calls the love of his life. In the tab where Facebook users share a description of themselves, he has entered a single word: "Love."
Each family has found its own way to remember.
Every Friday, Lorie Apperson buys two Bud Lights and heads to the cemetery to share a beer with her husband. She pours his next to his grave.
The Gengels are raising money to build the orphanage in Haiti that Britney had dreamed of. The Crispinellis are collecting donations to build a school for poor children in Stephanie's memory. Both have made rubber bracelets bearing the names of their girls' foundations.
Last month, Britney's younger brother Bernie laid the bracelets next to each other in the white rubble that remains of the Montana. He snapped a photo. It was posted on Facebook.
And Hetty Francisco has taken to calling her husband's cell phone and listening to his voice. In the recorded message, the Captain promises he will call back soon.
EDITOR'S NOTE - This story is based on dozens of interviews with the families and friends of those who died inside the Hotel Montana; survivors pulled out during the rescue effort; aid workers who helped recover remains; forensic experts who identified bodies; members and moderators of the Facebook site; diplomats from the Dutch consulate in Haiti and government officials in Curacao; and a review of archival photography of the Hotel Montana and of the WBZ TV footage of an interview with Len Gengel.
Online:
Hotel Montana Facebook site: http://www.facebook.com/ (search Hotel Montana)
Britney Gengel's orphanage project: http://www.belikebrit.org
Stephanie Crispinelli's school: http://www.stephaniesmission.org/
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/01/1804000_p4/facebook-page-leads-search-for.html#ixzz0yMvms3rT

mercredi 1 septembre 2010

Des jeunes Haïtiens tentés par l'aventure sénégalaise

Pour faire face à leur avenir incertain, plusieurs centaines de jeunes Haïtiens déboussolés par les difficultés du pays, ont répondu à l'offre de bourses d'études du gouvernement sénégalais largement diffusé dans les médias haïtiens. Pour 100 bourses d'études proposées, environ 2 000 Haïtiens ont déposé des dossiers de candidature afin de démarrer ou de poursuivre une formation universitaire d'ici le mois d'octobre prochain au pays de Léopold Sédar Senghor. Haïti: Près de 2 000 jeunes Haïtiens ont manifesté le désir de partir pour le Sénégal poursuivre leurs études universitaires. Sans perspective d'avenir, ils prennent très au sérieux l'offre du président sénégalais Abdoulaye Wade, qui depuis le séisme du 12 janvier s'est engagé à apporter son soutien à Haïti en leur offrant des bourses d'études.
Muni d'une enveloppe contenant toutes les pièces requises, Josaphat fait la queue devant les locaux de la Haïti Tech (SONAPI) pour s'inscrire au programme de bourse d'études du gouvernement sénégalais. Âgé de 25 ans, il se dit indigné de la situation du pays. Il espère vivement poursuivre ses études de l'autre côté de l'Atlantique. « Je me vois déjà au Sénégal. L'essentiel, c'est de trouver une vie normale pour étudier et envisager un meilleur avenir. Si je reste en Haïti, mon avenir est foutu. Je suis très tenté par l'aventure sénégalaise. Pour moi, étudier dans un pays comme le Sénégal me permettra de tourner une page de ma vie et parvenir à un avenir meilleur », affirme Josaphat, l'air déterminé. Il fallait lire l'enthousiasme qui brillait sur le visage de ces postulants désireux de laisser le pays.
Josaphat, comme tant d'autres jeunes, avait attendu avec beaucoup de patience la concrétisation de l'appel du président Wade, qui encourageait le retour des Haïtiens à leurs origines. « C'est avec une joie indicible que j'ai reçu l'appel à candidature pour étudier au Sénégal. Je crois que partir vers ce pays africain me permettra de mieux préparer mon avenir qu'ici, en Haïti », explique Lyndor, un étudiant universitaire. Joséphine, une bachelière qui galère depuis deux ans faute de pouvoir entamer des études universitaires, partage le même avis. Elle cherche à laisser le pays depuis qu'elle sait que le gouvernement sénégalais souhaite offrir des bourses d'études aux jeunes Haïtiens.
A cet effet, une délégation sénégalaise est arrivée en Haïti afin de procéder à la sélection de 100 jeunes qui devront partir le 10 octobre 2010 poursuivre leurs études dans deux universités publiques de ce pays. Selon le recteur, président de l'Assemblée de l'université membre de l'Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal, Mary Teuw Niane, 70 des 100 étudiants boursiers haïtiens sont attendus à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar, tandis que les 30 autres iront à l'université Gaston Berger de Saint-Louis.
« L'une de nos préoccupations était de trouver des places au sein des universités de Dakar et de Saint-Louis. Nous offrons un cadre attrayant afin que les jeunes Haïtiens puissent étudier dans d'excellentes conditions », dit le professeur Niane, qui ajoute que cette coopération sénégalo-haïtienne est un moyen de renforcer les liens entre Haïti et l'Afrique.
Pour sa part, le chargé des Affaires internationales et humanitaires du Sénégal, Amadou Lamine Ba, de passage en Haïti dans le cadre du traitement des dossiers de candidature, a fait remarquer que les frais pour les études, l'hébergement et l'entretien des boursiers haïtiens seront à la charge du gouvernement sénégalais. Il a également souligné que ce programme de bourses d'études constitue la première phase d'exécution d'un vaste projet humanitaire et historique mis en oeuvre par le président Wade, suite au passage du violent séisme du 12 janvier. L'autre phase du projet concerne l'accueil et l'insertion des familles haïtiennes désireuses de vivre au Sénégal, selon la même source.
Parallèlement, le chef de l'État du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, dans un communiqué émis la semaine écoulée par le service de presse du gouvernement sénégalais, a confirmé son projet d'accueillir dans son pays des Haïtiens qui veulent retourner à l'alma mater.
« En ce qui concerne l'accueil des étudiants haïtiens au Sénégal, le président de la République a donné des instructions aux ministres Chargés de l'Économie et de l'Enseignement supérieur pour qu'à la rentrée d'octobre ait lieu la réception d'un premier groupe de 100 étudiants », lit-on dans ce communiqué reçu à la rédaction du Nouvelliste par courriel. Le président Wade a également donné des instructions au gouvernement pour que l'examen des dossiers de candidature des familles haïtiennes désireuses de s'installer au Sénégal soit diligenté à son tour et que les modalités d'hébergement soient réglées en collaboration avec les promoteurs privés identifiés.
Soulignons qu'au début des années 60, avec l'arrivée au pouvoir du dictateur François Duvalier, plusieurs centaines de professionnels haïtiens ont dû fuir le pays pour aller travailler en Afrique et au Canada. Bon nombre d'entre eux, enseignants de renom, allaient former en Afrique - au Sénégal par exemple, plusieurs générations d'étudiants, de chercheurs et de professionnels en tous genres.
Amos Cincir
mcincir@lenouvelliste.com

Anacacis Jean Hector se démarque des autres candidats proches de l'Unité

Le candidat à la présidence Anacacis Jean Hector (Modejha) affirme que la formation d'une nouvelle force armée, la garde nationale, sera l'une de ses principales priorités. La constitution de cette force s'inscrit dans le cadre de la réalisation des projets visant le renforcement de la sécurité publique. Tout en attirant l'attention sur l'importance d'un climat sécuritaire pour l'arrivée des investisseurs, le parlementaire préconise également la formation d'une nouvelle agence nationale de renseignement. D'autres candidats membres de l'Unité sont également en course pour la présidentielle dont Yves Christallin, ministre des affaires sociales, Jude Célestin et l'ex Premier Ministre Jacques Edouard Alexis.
En dépit de ses relations privilégiées avec le chef de l'Etat, le sénateur Jean Hector est critique vis-à-vis du gouvernement. Il croit que le président Préval n'a pas réalisé de grandes œuvres au cours de son mandat.
Cependant il se propose de poursuivre certains programmes importants du gouvernement tel celui visant la relance de la production agricole.
Anacacis Jean Hector veut prendre ses distances vis-à-vis de chef de l'Etat. " Je n'ai pas la même vision que lui", lance le sénateur élu dans l'Ouest, qui toutefois partage la vision du président Préval en ce qui a trait à la coopération avec les pays du sud. Il annonce qu'il entend maintenir la coopération avec les pays latino-américains tels Cuba, Brésil et Venezuela.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18209

Le chef de la police exhorte ses troupes à faire montre de sérénité

Le chef de la police haïtienne, Mario Andrésol, a pu ramener le calme au sein de certaines unités de la PNH dans la capitale. Au cours d'une tournée dans plusieurs commissariats, M. Andrésol a pu convaincre ses policiers de la nécessité d'attendre une décision judiciaire après l'incarcération de Wanceau Jules. Plusieurs dizaines de policiers avaient menacé d'observer un arrêt de travail si leur collègue était maintenu en détention. Ces agents de l'ordre avait organisé une manifestation, lundi matin devant la Parquet de Port-au-Prince afin de condamner l'arrestation abusive et illégale de Wanceau Jules sur ordre du commissaire du gouvernement.
Le chef de la police, accompagné du commissaire de Port-au-Prince, Michel Ange Gédéon, a fourni des informations sur l'avancement du dossier. Le ministre de la justice, le haut commandement de la PNH et les autorités judiciaires analysent la situation en vue de favoriser une réappréciation du dossier a-t-il expliqué.
Les policiers ne doivent pas agir avec émotion, a martelé M. Andrésol qui a toutefois déploré le comportement de certaines personnalités. L'instauration de l'Etat de droit n'est pas compatible avec une mentalité de " chef " dont font montre certaines personnes a-t-il insisté.
M. Andrésol souhaite que les personnes en position d'autorités aient une attitude convenable pour éviter des conflits entre les institutions dépendant d'un même ministère. Il a dans le même temps, rappelé aux policiers que les règlements de l'institution n'autorise pas des mouvements de grève ou de rébellion.
Le commissaire de Port-au-Prince, Michel Ange Gédéon, avait fait part lundi de son étonnement en raison du mouvement de protestation des policiers.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18212

Earl s'écarte des côtes haïtiennes

L'ouragan «Earl» de catégorie 3 sur l'échelle de Saffir-Simpson s'est écarté totalement des côtes nord d'Haïti ce matin, c'est ce qu'a annoncé le Centre National de météorologie (CNM.
Selon un bulletin du CNM, Earl poursuit sa route vers le nord-ouest et est localisé à 25.1degrés de latitude nord et 72.1 degrés de longitude ouest à plus de 600 km au nord du Cap-Haïtien.
Par ailleurs, les responsables du CNM affirment qu'ils suivent actuellement l'évolution de la tempête tropicale « Fiona » localisée à environ 160km à l'est nord-est des petites Antilles et de la dépression tropicale # 9 se trouvant à plus 2700km à l'est de l'arc antillais.
Rappelons que l'ouragan qui avait touché les petites Antilles approche actuellement de la côte-est des Etats –Unis avec des vents soufflant à plus de 200 km/h.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18211

Des parlementaires de l'ACP en visite en Haïti

Une délégation de parlementaires paritaires Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP) effectue actuellement une visite d'évaluation dans le pays. Les membres de cette mission qui on déjà rencontré le président de la république René Préval, ainsi que le premier ministre Jean Max Bellerive se sont montrés très insatisfaits du nombre de projets déjà réalisés dans le cadre de la reconstruction du pays.
Cette mission est conduite par le co-président par intérim de l'Assemblée Parlementaire Paritaire (APP) , le botswanais Odirile Motlhale.
Elle doit séjournera en Haïti pendant trois jours afin d'évaluer l'état d'avancement de certains projets notamment, ceux financés par la commission européenne.
La délégation doit également se rendre à Mirebalais pour visiter des projets en cours d'exécution, dans le domaine de l'éducation et des infrastructures régionales.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18210

WE MISS YOU BADLY WYCLEF !

C’est réellement dommage que le CEP, à tort ou à raison, ait exclu Wyclef Jean de la liste des candidats aux élections de novembre prochain. Personne ne peut nier en fait l’effet médiatique pour Haïti que représentait ou aurait représenté sa présence dans l’arène comme candidat. Là, on ne tient compte ni de ses capacités à diriger un pays, ni de sa probabilité de l’emporter sur le candidat officialiste ou sur les autres candidats pratiquant la politique traditionnelle d’Haïti.
Avec WYCLEF en liste, l’actualité haïtienne était assurée d’une certaine pertinence dans les médias importants du monde. Que ce soit au niveau des grandes chaînes de télévision ou des journaux les plus lus et consultés.
Car, après l’essoufflement normal de l’actualité post séisme, 158 jours après le 12 janvier, les médias avaient patiemment attendu les six mois pour faire le point et le bilan de la situation. Pour eux, l’actualité haïtienne n’a de l’intérêt que dans un espace-temps reparti en multiples de trois mois.
Tout le monde a su par exemple qu’après six mois, la situation du pays avait peu ou pas changé. Ce constat n’a été à l’origine d’aucune démarche visant à savoir le pourquoi de cette inertie, ni de mouvement poussant les acteurs à agir dans le sens du bon sens pour apporter des solutions à de sérieux problèmes qui perdurent dans le temps.
Entre le sixième et le neuvième mois? Bien merci. Rien à faire on attend. Ce n’est guère un beau titre « Haïti, six mois et un jour plus tard ». Non plus « Haïti six mois et une semaine après ». La mode est aux multiples de trois ou des fractions de trois mois.
« HAITI NEUF MOIS PLUS TARD », « HAITI UN AN PLUS TARD », « HAITI DOUZE MOIS PLUS TARD », voilà des titres « in » et qui vendent.
Cependant entre le sixième et le neuvième mois la calamité, la souffrance et la misère des sinistrés restent palpables et réels.
Au moins avec un WYCLEF Jean dans al course électorale, son actualité assurerait une bonne relève avant l’arrivée de ces titres à vous couper le souffle et à vous inciter à acheter des journaux ou à vous asseoir devant les postes de télévision.
En suivant la « route des cyclones », on peut craindre le pire pour Haïti et les haïtiens vivant sous les tentes « d’infortune ». Et nous ne voudrions pas que le passage d’un de ces phénomènes atmosphériques ne nous remette au devant de la scène internationale dans al rubrique des catastrophes.
En attendant, personnellement, je regrette l’absence de WYCLEF Jean sur la liste de ceux qui partiront en campagne pour les présidentielles haïtiennes.
DL

Sept personnes kidnappées dans le nord

Les otages, qui revenaient d’une fête champêtre à la Grande-Rivière du Nord, ont été pris en chasse et interceptés sur la route de Milot par des hommes armés Mardi 31 août 2010, Radio Kiskeya
Sept personnes ont été enlevées par des individus armés dans la nuit de lundi à mardi à Milot (environ 300 km au nord de Port-au-Prince) au moment où elles revenaient de la Sainte-Rose, la fête patronale de la Grande-Rivière du Nord, a appris Radio Kiskeya auprès de la police.
Les bandits ont réalisé ce kidnapping collectif sur le Pont Blanc, dans la section communale dénommée Morne Pelé, où ils avaient tendu une embuscade à leurs victimes qui étaient à bord d’un véhicule.
Parmi les otages se trouve un employé de la succursale de la Banque Centrale (BRH) au Cap-Haïtien.
Une rançon de 150.000 dollars américains serait réclamée en échange de sa seule libération.
Des patrouilles de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) ont sillonné en vain pendant toute la nuit la zone de Pont Blanc, réputée extrêmement dangereuse depuis environ trois ans.
Outre ce rapt, des bandits avaient braqué dimanche dernier le personnel d’une pharmacie et emporté la recette du jour, à seulement quelques mètres du commissariat de police du Cap-Haïtien.
A Port-au-Prince, la situation sécuritaire n’est guère meilleure dans certains quartiers.
Ronald Chéry, un fonctionnaire américain d’origine haïtienne du ministère de l’intérieur (Homeland Security), a été exécuté vendredi dernier à Pèlerin, un quartier de Pétion-Ville (banlieue est) en tentant d’empêcher l’enlèvement d’une adolescente de la famille.
Le corps de la victime a été rapatrié aux Etats-Unis pour y être inhumé. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6999
Commentaires:
Il est rageant de constater qu'après plus de cinq ans, les autorités haïtiennes n'arrivent toujours pas a endiguer ce fléau qui est le kidnapping. Au moment ou toutes les voix autorisées se laissent entendre pour appeler à investir dans le pays, les autorités concernées ne comprennent toujours pas que l'insécurité est une gangrène qu'il faut enrayer vite et coûte que coûte car elle est un obstacle majeur au développement du pays.
Au lieu de mutualiser les efforts et les ressources pour faire face d'un commun accord à ce grave problème, la justice et la Police Nationale, deux pièces maîtresses dans la lutte contre l'insécurité ne lésinent pas sur la moindre occasion pour étioler leurs ressources et leurs énergies dans des querelles de "petits chefs".
Les autorités judiciaires et policières bénéficient de l'indifférence de la population qui  a perdu le goût de s'indigner et omet de demander et d'exiger des comptes sur la gestion de dossiers brûlants de ce type.
Qu'il est dur à avaler ce constat d'échec.
Faudra-t-il l'arrivée d'une vraie main étrangère pour régler ce problème de façon drastique et définitive?

Cristalin en rupture avec le pouvoir

Le ministre des Affaires sociales et du Travail démissionera de son poste à la fin de la semaine, a appris Le Nouvelliste. Il va se consacrer à fond à sa campagne présidentielle. Cette démission intervient alors qu'il s'est brouillé avec ses pairs du pouvoir sur une question de rallonge budgétaire pour financer de nouvelles routes. On lui a aussi coupé les vivres pour des subventions qu'il accordait.
Le ministre des Affaires sociales
 et du Travail Yves Cristalin
Candidat à la présidence.
Haïti: « Il n'y aura pas de financement occulte. Cela ne se produira pas sous mon administration », a garanti le ministre de l'Economie et des Finances, Ronald Baudin. Impassible, le Grand Argentier de la République a aussi infirmé les informations relatives à la tenue d'un récent conseil des ministres houleux au cours duquel il a eu des échanges quelque peu musclés avec le ministre des Affaires sociales et du Travail et candidat à la présidence Yves Cristalin à cause de son refus de donner suite à une requête de 6 millions de gourdes faite par ce dernier.
« Le ministre des Finances n'a jamais eu de réunions houleuses depuis qu'il est en fonction ni avec le ministre des Affaires sociales ni avec quiconque. Nous discutons de manière respectueuse avec chacun de nos vis-à-vis. Cela arrive parfois que deux personnes ne partagent pas le même avis sur une question », a-t-il dit avant de souligner que « Yves Cristalin est l'un des ministres avec qui il a de très bonnes relations ». Ces propos étaient tenus en marge de la conférence conjointe du président René Préval et son homologue Rafael Correa au Palais national le mardi 31 août 2010.
« Je vais financer un atelier pour les journalistes qui le souhaitent pour qu'ils aient une formation sur le fonctionnement de L'Etat, la façon dont on exécute les dépenses publiques et l'élaboration et l'exécution du budget. Et à partir de ce moment, il y a des questions que l'on ne poserait même pas », a tranquillement ajouté le ministre, qui a souligné l'importance du travail fait par des entités comme l'ULCC et l'Inspection générale des Finances pour renforcer les contrôles.
« Le budget n'est pas une boîte dans laquelle on retire de l'argent. Même le ministre des Finances n'a pas ce droit », a-t-il insisté, alors que l'on s'achemine vers les élections du 28 novembre 2010.
« Le ministre des Finances a bloqué depuis le mois de mai 2010 des subventions octroyées à des petits commerçants et d'autres nécessiteux sous la pression des bailleurs de fonds. Le montant des subventions dont il est question est de 9 millions de gourdes. Le ministre Baudin avait promis de débloquer 3 millions de gourdes de cette enveloppe mais à date rien n'a été fait », a confié maître Newton St-juste, porte-parole du ministre des Affaires sociales Yves Cristalin, candidat à la présidence, interrogé sur les différends qui existeraient entre les deux ministres.
M. Cristalin qui remettra sa démission cette semaine afin de se consacrer à sa campagne présidentielle avait eu auparavant des échanges fermes avec ses collègues ministres, à cause de son refus d'avaliser l'allocation de 107 millions de dollars en plus des 163 millions débloqués sur les fonds sociaux petrocaribe après le tremblement de terre du 12 janvier pour construire des routes. « Le ministre des TPTC n'était même pas en mesure de dire à quelles compagnies ont été confiés les différents contrats en vue de construire ces routes », a expliqué Me Newton St-Juste.
Roberson Alphonse
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83063&PubDate=2010-08-31

L'UNASUR offre 100 millions de dollars à Haïti

Haïti: Le président équatorien Rafael Correa Delgado et son homologue haïtien René Préval ont signé l'acte d'établissement du secrétariat technique et le plan d'action de l'Union de nations sud-américaines (l'UNASUR), au Palais national, le mardi 31 août 2010. Le plan d'action financé à hauteur de 100 millions de dollars sur un an comprend trois composantes. La première fournit un appui à la protection, à la valorisation des infrastructures urbaines et productives. La deuxième vise la réduction de la vulnérabilité de la population face aux inondations et ouragans. Et, selon M. Correa, président pro tempore de l'UNASUR, une troisième composante concerne le renforcement de la gouvernance nationale et locale ainsi que les institutions démocratiques dans le processus de reconstruction.
Le président équatorien Rafael Correa Delgado(à gauche)
et son homologue haïtien René Préval après la signature
de l'acte d'établissement du secrétariat technique et le plan
d'action de l'Union de nations sud-américaines (l'UNASUR),
 au Palais national, le mardi 31 août 2010.

(Photo: Junior Carlo Homere)
L'agriculture, dans une perspective de réduction de l'insécurité alimentaire, obtient la part du lion avec quelque 35 millions de dollars. Rafael Correa Delgado, reconnaissant que l'UNASUR aurait pu être plus efficiente si elle n'était pas confrontée à certains problèmes - parfois d'ordre juridique - a réaffirmé l'engagement des pays membres de cette structure à aider Haïti. « L'Amérique et le monde doivent beaucoup à Haïti », a indiqué le président équatorien rappelant le support déterminant offert par le président haïtien Alexandre Pétion à Simon Bolivar dans la lutte pour affranchir plus de 5 pays de la région du joug des colonisateurs européens (espagnols) au début du 19e siècle.
« Nous voulons inaugurer une nouvelle coopération Sud/Sud », a fait savoir M. Correa. Le président équatorien, rappelant la nécessité que les Haïtiens soient les principaux acteurs de la reconstruction d'Haïti, le président Correa a souligné sur un ton percutant que le pays ne veut pas « l'impérialisme humanitaire ». L'efficacité et le sérieux sont, selon Rafael Correa Delgado, les caractéristiques de l'action qu'entreprendra l'UNASUR en Haïti. L'équateur et les autres pays membres de l'UNASUR, dont l'Argentine, le Chili, le Venezuela, la Colombie, le Pérou, le Paraguay, la Guyane, le Surinam, la Bolivie, entre autres, ont des relations bilatérales normales avec Haïti, a-t-il informé.
Le secrétariat technique de l'UNASUR qui sera dirigé par l'ambassadeur Rodolfo Matarollo coordonnera les actions et travaillera en étroite collaboration avec les autorités haïtiennes et la CIRH. « Le développement humain soutenable est une des conditions de la stabilité politique du peuple haïtien. Le plan d'action que le gouvernement national a proposé à l'UNASUR doit être appliqué de manière rapide et efficace. C'est l'objectif de notre présence ici. Nous allons travailler la main dans la main avec le peuple et le gouvernement d'Haïti », a promis M. Matarollo.
Le président René Préval a salué la solidarité des peuples frères qui sont membres de l'UNASUR. « Nous remercions chacun des pays qui, en plus de leurs contributions à l'UNASUR, contribuent aussi à leur propre compte à la reconstruction d'Haïti », a indiqué M. Préval.
L'UNASUR est une organisation créée pour renforcer la solidarité entre les nations de la région dans l'esprit panaméricain. L'union est aussi un espace d'intégration et d'union culturelle, sociale, économique et politique entre les peuples. Elle privilégie le dialogue politique, les politiques sociales, l'éducation, entre autres, en vue de faciliter l'inclusion sociale et la participation citoyenne, renforcer la démocratie et réduire les asymétries dans le cadre de la consolidation de la souveraineté et l'indépendance des États.
Roberson Alphonse
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83055&PubDate=2010-08-31

Révoqué, le président du BED de l'Ouest parle de décision arbitraire

Jaccillon Barthélemy n'est plus le président du Bureau électoral départemental (BED) de l'Ouest I. Il vient de recevoir ce mardi sa lettre de révocation signée de Gaillot Dorsinvil. Ce dernier lui reproche d'avoir entendu sans autorisation Claire Lydie Parent, l'une des 15 candidats à la présidence évincés. « La décision du CEP est arbitraire », juge le technicien révoqué. Haïti: « Il n'y a aucune raison valable pour adopter une telle décision. » Par ces propos, Jaccillon Barthélemy, désormais ex-président du Bureau électoral départemental de l'Ouest (communément appelé BED Ouest I), confirme avoir reçu ce mardi 31 août une lettre de révocation signée de Gaillot Dorsinvil, président du Conseil électoral provisoire (CEP). Dans un entretien exclusif accordé au quotidien Le Nouvelliste, le révoqué a précisé qu'il a été mis à la porte pour avoir entendu, la semaine écoulée, Claire Lydie Parent (Konbit pou Refè Ayiti), après une requête de cette candidate écartée qui conteste la liste des candidats agréés pour la présidentielle du 28 novembre 2010.
Qualifiant d'« arbitraire et politique » la décision du CEP de le mettre à la porte pour cause d'insubordination, M. Barthélemy a indiqué que la structure qu'il présidait est habilitée à entendre tout candidat dans le cadre du processus électoral. D'ailleurs, a-t-il avancé, « aucune décision n'a été adoptée après cette séance d'audition » et « nous n'avons élaboré aucun document écrit à ce sujet ». Selon une source proche du CEP, Joseph Jeune, un conseiller juridique qui avait participé à cette séance d'audition, pourra connaître le même sort.
Parallèlement, des candidats écartés de la course présidentielle continuent de défiler à la section juridique pour forcer le CEP à revenir sur sa décision. En moins de 48 heures, les conseillers juridiques ont entendu six candidats. Il s'agit de Claire Lydie Parent, Jacques-Philippe Eugène (PSR), Olicier Pieriche (Reconstruire Haïti) Charles Henri Voight (MRDH), Raymond Joseph Alcide (PDI) et un représentant d'Armand Pierre Cannon (PPL).
En tout cas, pour se courber sans doute aux exigences qui lui ont été faites dans cette lettre, M. Barthélemy a indiqué avoir déjà remis au CEP sa carte d'identification ainsi que la voiture qui était mise à sa disposition dans le cadre de l'exercice de cette fonction qu'il remplissait jusqu'à hier lundi depuis 2005. Il avait déjà occupé ce poste cinq (5) ans auparavant, soit en 1995, quand il n'y a avait qu'un seul BED Ouest. Il dit avoir été révoqué trois jours après avoir réalisé les législatives la même année. « Encore pour des raisons politiques », a-t-il rappelé.
Avant cette décision du CEP, l'ex-président du BED Ouest I, selon des rumeurs qui circulaient - et qui circulent encore - aux alentours de la Direction des opérations électorales où est situé ce bureau électoral, le président révoqué aurait reçu des pots-de-vin pour faciliter des candidats à obtenir la bénédiction du Bureau du Contentieux électoral départemental (BCED), duquel il jouait le rôle de président lors de la période de contestations des candidatures. Il était question de plus de 100.000 dollars, toujours selon les rumeurs. Des informations que M. Barthélemy a formellement contestés. « J'ai démenti avec toute mon énergie ces informations », a-t-il déclaré, indiquant avoir la conscience tranquille.
Jaccillon Barthélemy, qui prêtait ses services à l'organisme électoral depuis 1987 sous plusieurs titres, estime que des conseillers électoraux, sans citer de noms, ont gardé une dent contre lui depuis 2009. Mais pourquoi ? « Raison politique », a-t-il lâché, sans fournir de détails. Sauf qu'il occupait à deux reprises (1987 et 1990) le poste de président du Bureau électoral communal (BEC) de Port-au-Prince.
Ingénieur civil de formation, l'ex-président du BED Ouest I, qui touchait 25 000 gourdes à ce poste, envisage pour l'instant d'entreprendre des activités liées à sa profession. Cependant, il n'écarte pas l'idée de retourner à ce poste, mais pas à l'appel ni sous les directives des actuels membres du CEP, dit-il. Originaire du Grand Nord, Jaccillon Barthélemy qui refuse de révéler son âge est marié et sans enfant.
Victor Junior Jean
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83062&PubDate=2010-08-31

L'initiative de René Préval (Editorial du Nouvelliste)

Haïti: Suite à la publication de la liste des candidats habilités à participer à la course présidentielle par le Conseil électoral provisoire (CEP), le chef de l'Etat a pris l'initiative de rencontrer tous les prétendants à la magistrature suprême en des endroits différents les uns après les autres. Cette décision de René Préval est inédite dans l'histoire politique de notre pays. Depuis l'organisation de l'élection présidentielle au second degré jusqu'à la proclamation du suffrage universel direct par la Constitution de 1950 (suspendue par les Duvalier père et fils pendant vingt-neuf ans et rétablie par la Charte de 1987) aucun chef d'Etat n'avait entrepris une telle démarche avant lui. C'est toujours la rupture entre le président sortant et celui qui arrive. C'est souvent la persécution des partisans et membres du gouvernement du président sortant par les tenants de la nouvelle équipe (François Duvalier en 1957). C'est toujours la haine et souvent la prison pour un chef d'Etat sortant qui a organisé les élections (Ertha Pascal Trouillot en 1991). Notre culture politique tumultueuse, archaïque et rétrograde, doit-elle continuer à s'imposer comme valeur dans une société où tous les indicateurs de développement sont au rouge ? Depuis son investiture jusqu'à aujourd'hui, René Préval n'a jamais prôné, ni dans ses discours ni dans les actions de ses plus proches collaborateurs, le changement réel tel que souhaité par les couches les plus saines de la population. Et si avant la fin de son mandat il prend une initiative qui peut contribuer à agir sur la mentalité de nos futurs décideurs, il faut saisir cette opportunité.

Quelle est la perception des uns et des autres ?
Pour le commun des mortels, René Préval serait en train de chercher des garanties auprès des candidats à la présidence pour rester dans le pays après la fin de son mandat. Pour d'autres, le chef de l'Etat chercherait à rassurer la confiance des candidats dans le processus électoral boycotté par la plupart des partis et plateformes politiques. Pour une troisième catégorie, le chef de l'Etat serait en train d'implanter dans notre culture politique une nouvelle donne, consistant à créer un dialogue entre l'équipe sortante et le futur chef de la nouvelle administration.
Les candidats qui ont déjà rencontré le chef de l'Etat ont applaudi cette initiative. D'autres attendent impatiemment leur invitation. Un autre a décliné l'invitation en accusant le chef de l'Etat. Le candidat en question avait dénoncé quelques jours auparavant des menaces de mort dont il faisait l'objet et avait pointé du doigt l'entourage du chef de l'Etat qui serait à l'origine de ces menaces.
Toutefois pendant la présidence de René Préval, aucun chef de parti politique n'a été l'objet de persécutions politiques ni de menaces de toutes sortes.
René Préval, a-t-il intérêt à porter atteinte à la vie d'un candidat à la présidence ?
Lemoine Bonneau
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83070&PubDate=2010-08-31