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jeudi 14 mai 2009

Trois congressmen américains, dont le Sénateur Ted Kennedy, réclament le TPS pour les haïtiens

Trois congressmen américains, dont le Sénateur Ted Kennedy, réclament le TPS pour les haïtiens

Les sans-papiers haïtiens sont aussi éligibles à ce statut que des réfugiés venus d’ailleurs, estiment les parlementaires

mercredi 13 mai 2009, Radio Kiskeya

Le très influent Sénateur démocrate du Massachusetts, Edward "Ted" Kennedy et son collègue de la Chambre des Représentants, Barney Frank, favorables à l’attribution du statut de protection temporaire (TPS) à des milliers d’illégaux haïtiens, ont fait savoir mercredi que les compatriotes ayant fui le pays en raison de catastrophes naturelles seront autorisés à séjourner aux Etats-Unis.

Selon le quotidien The Boston Globe, appuyés par le Représentant (Député) démocrate Stephen Lynch, les parlementaires ont pressé le Département de la sécurité intérieure (Homeland security) d’accorder aux haïtiens le TPS qui permettra aux immigrants d’avoir un permis de séjour et de travail pour une durée indéterminée.

Barney Frank a fait remarquer que Washington est en train d’étendre le TPS à des réfugiés venus du Salvador, du Nicaragua, du Honduras, de la Somalie et du Soudan alors que cette opportunité n’a jamais été offerte à Haïti. « Je pense que c’est outrageant que les haïtiens n’aient pas pu encore l’obtenir », a affirmé le congressman américain.

Le Boston Globe souligne que, pour sa part, Stephen Lynch, a coparrainé à la Chambre des Représentants une résolution visant à contraindre la Secrétaire ä la sécurité intérieure, Janet Napolitano, à permettre aux haïtiens d’accéder au statut de protection temporaire devant son refus obstiné de le faire elle-même.

Quant à la Fédération pour la réforme de l’immigration américaine, elle n’exige ni plus ni moins que le statut de résident permanent pour nos compatriotes au moment où l’administration Obama, continue de se montrer extrêmement prudente sur ce dossier.

L’ancien Président George W. Bush avait, après un moratoire plusieurs mois, relancé fin 2008 les opérations de déportation des illégaux vers Haïti, pays fortement touché par des cyclones dé

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5899

Dix boat people haïtiens meurent noyés en Floride

17 autres personnes ont survécu au naufrage d’une embarcation clandestine qui se dirigeait vers les côtes américaines
mercredi 13 mai 2009, Radio Kiskeya
Dix boat people haïtiens ont péri dans le naufrage tôt mercredi matin, au large des côtés de la Floride (sud-est), d’une embarcation surchargée qui transportait une trentaine de passagers et membres d’équipage, ont annoncé les garde-côtes américains lors d’une conférence de presse à Miami.
« Dix décès sont confirmés », a déclaré la porte-parole Marilyn Fajardo qui a aussi précisé que 17 autres clandestins ont pu être sauvés après avoir dû passer près de dix heures en mer, certains sans gilet de sauvetage.
Plusieurs des rescapés ont été hospitalisés alors que d’autres étaient gardés au repos avant d’être interrogés sur les circonstances de cette nouvelle tragédie.
« Nous ne savons pas combien de personnes nous recherchons », a lancé un capitaine ds garde-côtes, James Fitton, qui a fait savoir que le bateau arrivait des Bahamas et tentait d’entrer illégalement aux Etats-Unis.
Les recherches devaient se poursuivre en soirée en vue de retrouver d’éventuels autres survivants au large de Boynton Beach (environ 100 km au nord de Miami).
Trois bateaux, deux hélicoptères et un petit avion participaient aux opérations.
Poussés par l’insécurité économique, de nombreux compatriotes ont péri dans des catastrophes maritimes en tentant d’atteindre les côtes de différents pays de la région. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5900

Grave accident de la route dans le Sud : Plus de 20 morts et 15 blessés

Grave accident de la route dans le Sud : Plus de 20 morts et 15 blessés

Un chauffeur ivre serait responsable de la catastrophe

mercredi 13 mai 2009, Radio Kiskeya

Plus de vingt personnes ont été tuées et plus d’une quinzaine d’autres blessées mercredi aux premières heures dans un grave accident de la circulation qui aurait été provoqué par un conducteur en état d’ivresse à hauteur de Morne Oranger, à Cavaillon (Sud).

Cinq enfants, âgés de 2 à 5 ans, se trouvent parmi les personnes décédées dont les corps ont été acheminés à la morgue après le constat légal de l’appareil judiciaire.

Quant aux blessés, certains dans un état grave, ils étaient soignés à l’hôpital Immaculée Conception des Cayes (196 km au sud de Port-au-Prince).

L’inspecteur Luckner Anonce, responsable de la direction départementale du Sud du service de la circulation, indique que le chauffeur d’un autobus de transport public baptisé « Dieu qui donne » a brusquement perdu le contrôle du véhicule sur une partie de la route à forte déclivité.

Information que le directeur départemental de la PNH, le commissaire divisionnaire Henriot Toussaint, devait confirmer par la suite.

En fuite depuis l’accident, le chauffeur du bus était activement recherché.

Bondé de passagers, le véhicule transportait également d’importantes quantités de produits alimentaires.

Des accidents meurtriers ont été enregistrés ces derniers mois sur les routes nationales haïtiennes où l’absence d’une police routière se fait toujours cruellement sentir. spp/radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5901

L'UE confirme son appui financier au CEP

Le chef de la délégation de l'Union Européenne en Haïti, Francesco Gossetti, assure que l'UE entend apporter une contribution à l'organisation du second tour des sénatoriales. " L'Union Européenne est toujours disposée à décaisser les fonds promis", précise M. Gossetti mettant l'accent sur la nécessité de poursuivre le processus électoral.
Le diplomate européen déplore les violences dans le Plateau Central et le faible taux de participation des électeurs au scrutin du 19 avril. Il estime que l'absence de campagne de sensibilisation, peut être considérée comme l'une des principales causes de la faible affluence dans les centres de vote.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole n'a pas voulu donner des leçons aux autorités haïtiennes, mais a souhaité que le peuple puisse mieux exprimer sa volonté lors du second tour des sénatoriales. Il soutient que les autorités électorales devront insister sur l'importance du vote qui est un devoir civique.
En ce qui concerne la dernière conférence des bailleurs de fonds, Francesco Gossetti a soutenu qu'elle a été un grand moment politique pour Haïti en raison de la présence de plusieurs grandes personnalités de la communauté internationale. En cette occasion l'UE a dégagé 50 millions de dollars supplémentaires pour Haïti rappelle le diplomate qui s'est réjoui de l'implication de plusieurs pays amis d'Haïti.
Par ailleurs, Francesco Gossetti est préoccupé par l'explosion démographique, faisant remarquer qu'un grand nombre d'haïtiens au chômage seront contraints d'émigrer dans de mauvaises conditions.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15191

Préval prend ses distances vis-à-vis de Lespwa

Le président haïtien René Préval affirme qu'il n'est plus membre de Lespwa, la plateforme politique qui l'avait porté au pouvoir en 2006. Le chef de l'état explique que Lespwa n'est pas un parti politique mais une plateforme électorale.
Interrogé sur les démissions en cascade au sein de Lespwa, le président Préval a fait remarquer qu'un individu est membre de ce regroupement par le biais de son parti. Selon Préval, un député peut démissionner du Parti Louvri Bariè (PLB) ou de Escamp, les deux partis politiques composant Lespwa. Trois influents députés, Pierre Eric Jean Jacques, Steven Benoît et Hugues Célestin ont récemment annoncé leur départ de ce regroupement politique, qui en mai 2006 comptait 20 députés et 12 sénateurs. Lespwa, dirigé par l'ex premier ministre Jacques Edouard Alexis, est sur le point de remporter le second tour des sénatoriales. Préval s'est donc débarrassé complètement de l'emblème Lespwa et se présente désormais en tant que citoyen indépendant. Elu chef de l'état à deux reprises, René Préval n'a jamais été membre d'un parti politique.
Il rappelle qu'à chaque fois il a été désigné par un regroupement de partis. Alors que les partis politiques lui font confiance, René Préval avoue qu'il n'a pas encore trouvé le parti qui mériterait son amour. " Si un jour je trouve un parti qui me plait j'y adhèrerai", conclut-il.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15192

René Préval souhaite que les autorités judicaires punissent les auteurs des violences dans le Centre

Le chef de l'Etat haïtien, René Préval, réclame une décision de justice à l'encontre des auteurs des violences ayant causé l'annulation du scrutin dans le département du Centre. M. Préval fait remarquer que la condamnation des coupables doit être un préalable à la reprise des élections dans ce département. Les autorités électorales n'ont jusqu'à présent fixé aucune date pour la tenue du premier tour des sénatoriales dans le Centre. Selon le président Préval les autorités ont pour devoir de consolider l'Etat de droit, une des principales composantes de la démocratie. " On ne peut pas ignorer les actes de violences du 19 avril", insiste M. Préval soulignant que les mêmes individus pourraient perpétrer à nouveau d'autres actes de violence lors de la reprise des élections. Si les auteurs des violences ne sont pas punis, les autres départements pourraient sombrer dans la violence lors des prochaines joutes, craint le chef de l'Etat. En ce qui a trait au second tour des sénatoriales, le président Préval a confirmé la date du 21 juin annoncée par les autorités électorales. Il révèle que la Mission de l'ONU a donné l'assurance de sa participation dans les domaines sécuritaires et logistiques dans l'organisation des élections. Par ailleurs, le chef de l'Etat a mis en garde contre une volonté manifestée par certains sénateurs d'empêcher la validation des futurs élus. Invitant les sénateurs à assumer leur responsabilité, René Préval a mis l'accent sur la nécessité de consolider la stabilité politique, essentielle au renforcement de la démocratie. Une commission parlementaire qui avait réalisé une enquête dans le Plateau Central a récemment soumis son rapport au bureau de la chambre basse. Le président de la commission, Arsène Dieujuste, soutient que tous les élus du département du Centre sont impliqués, a des degrés divers, dans les violences ayant entraîné l'annulation du scrutin. " Il n'y a pas de saints dans ce dossier", a martelé le député des Gonaïves. LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15193

mercredi 13 mai 2009

15 nouveaux policiers Colombiens en Haïti pour combattre le kidnapping et la drogue

Rompu à la lutte contre ces deux phénomènes, l’Etat sud-américain s’apprête à signer vendredi un accord de coopération bilatérale avec Haïti
mardi 12 mai 2009, Radio Kiskeya

Depuis samedi dernier, 15 policiers Colombiens ont intégré la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH) afin d’apporter une assistance technique spécifique à la Police Nationale dans le cadre de la lutte contre le kidnapping et le narcotrafic, deux fléaux auxquels fait face le pays, informe un communiqué du gouvernement colombien rendu public lundi à Bogota.
« L’envoi de ces policiers est très important dans le cadre de la coopération avec l’ONU en vue d’aider les haïtiens à renforcer leur démocratie », a déclaré le ministre de la défense, Juan Manuel Santos, qui affirme que les agents auront à partager avec leurs collègues haïtiens leurs expériences en matière d’observation et de renseignement.
Il s’agit du deuxième contingent déployé par Bogota dans le pays, ce qui porte à 25 le nombre de policiers envoyés chez nous.
Le ministre haïtien de la justice et de la sécurité publique, Me Jean Joseph Exumé, et le directeur général de la PNH, Mario Andrésol, se trouvaient parmi les personnalités qui avaient assisté vendredi dernier à Bogota à la cérémonie organisée en l’honneur des agents de l’ordre colombiens peu avant leur départ.
Le ministre Manuel Santos annonce pour le 15 mai (vendredi) une visite qu’il effectuera, à son tour, en Haïti afin de parapher un accord de coopération entre Port-au-Prince et Bogota. Il sera notamment accompagné du directeur de la police colombienne, le général Oscar Naranjo.
Malgré la présence depuis 2004 de 9.000 militaires et policiers internationaux, Haïti reste confrontée au kidnapping crapuleux et au trafic de stupéfiants, deux phénomènes aux conséquences économiques, sociales et sécuritaires multiples. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5892

dimanche 10 mai 2009

Des secteurs chercheraient à créer des conflits entre Haïti et la République Dominicaine

Des secteurs chercheraient à créer des conflits entre Haïti et la République Dominicaine

Auteur: Pedro Holguin, El Nacional

Les ambassadeurs d’Haïti et République dominicaine n'ont pas écarté que des secteurs des deux pays incitent la création de conflits pour affecter « les excellentes relations bilatérales », et ont nié que pendant les protestations effectuées face à l'Ambassade dominicaine en Port Prince, une personne aurait trouvé la mort.

Les docteurs Fritz Cineas et Rubén Silié, en conférence de presse accordée dans le local de la Chancellerie, en présence de la vicechancelière dominicaine, Licenciée Alejandra Léger, ont aussi nié que deux femmes aient été assassinées en Haïti dans des actes de vengeance pour la décapitation d'un haitien survenue la semaine passée dans le secteur de Herrera.

À ce sujet, l'ambassadeur Cineas a dit que son Gouvernement est conscient qu'il y a parfois des nouvelles qui correspondent avec la réalité et qu'il puisse y avoir des intentions malsaines des deux côtés de la frontière dans le but faire tomber les pays dans l'erreur de croire ques les rumeurs créeraient des problèmes dans leurs relations.

Il a rappelé qu'après le décès du citoyen haitien Carlos Nerilus et du citoyen dominicain Francisco Leonardo, survenu dans ce secteur, les gouvernements des deux pays ont déploré ces tragédies.

« Aux familles de ces deux êtres humains, nous voulons exprimer notre regret et nos condoléences, parce que le Gouvernement haitien a toujours essayé de rendre une gestion très responsable, avec responsabilité et sagesse pour le maintien de très bonnes relations avec la République dominicaine », a ajouté l'ambassadeur Cineas.

Le diplomate a considéré, toutefois, que ces relations sont devenues parfois fragiles et très difficiles, parce que l'émotion des deux côtés de la frontière est toujours grande et que c'est pourquoi il est nécessaire de les manipuler de manière responsable et avec beaucoup de sagesse.

Il a manifesté en insistant que le Gouvernement haitien veut maintenir de bonnes relations avec ses voisins dominicains parce qu'il considère qu’il est très important pour l'île, parce que les deux nations sont des ailes d'un même oiseau. « C'est pourquoi nous ferons toujours tout ce qui est possible pour maintenir ces bonnes relations », a insisté l'ambassadeur haitien à Saint-Domingue, expressions qui ont été secondées par son collègue dominicain à Port Prince, docteur Rubén Silié.

Selon le diplomate, des secteurs de la presse dominicaine se sont laissés manipuler en diffusant des informations, comme celle qui concernerait deux citoyens dominicains assassinés en Haïti en au meurtre d'un haitien par des citoyens en République dominicaine. Il a assuré que son Gouvernement est conscient de ses responsabilités et qu'il offre la protection nécessaire aux citoyens dominicains qui résident dans leur pays, ainsi qu'à ses représentations diplomatiques et consulaires. Il a dit que les compatriotes haitiens résidants à ce côté de la frontière attendent un traitement du même genre.

« De sorte que je profite pour déclarer la décision de mon Gouvernement de faire tout ce qui est à sa portée pour que ces bonnes relations soient ainsi maintenues fermes et cordiales et c’est ce que nous attendons de vous », a insisté l'ambassadeur Cineas.

Tandis que l'ambassadeur dominicain Silié a dit approuver ce qui a été exprimé tant par son collègue haitien, comme par la vicechancelière Alejandra Liriano, autour de l'ouverture du dialogue maintenu par le Gouvernement de l’Etat voisin, de travailler en coordination et avec responsabilité avec l’Etat dominicain, pour affronter la situation regrettable, et triste qui s'est produite la semaine passée avec le décès de citoyens des deux pays.

Il a soutenu que pour les autorités dominicaines ce ft un geste très responsable du Gouvernement haitien, quand par le biais de son chancelier il les aura invitées pour faire connaître les faits de manière officielle, à travers d’une conférence de presse.

« Je dis que ça a été très important, parce que c'est une manière, comme a dit le sous-secrétaire Liriano, de démontrer que les deux gouvernements se basent sur la confiance qui existe entre eux orientée par l'intérêt que les relations intergouvernementales soient maintenues dans le niveau dans lequel elles se trouvent, de communication permanente et decoordination pour l'échange », a-t-elle ajouté.

En ce qui concerne la manifestation de protestation effectuée hier face à l'ambassade dominicaine en Port Prince en protestation pour la décapitation du compatriote à Herrera, le diplomate a dit qu’elle s’est déroulée sans incident grave. Il a dit que les nouvelles sur le décès d'une personne aucours de cette protestation et le supposé meurtre de deux dominicaines en Haïti, sont fausses.

Il a clarifié qu'il ne se trouvait pas dans le siège diplomatique, parce répondant aux instructions du chancelier, Carlos Morales Troncoso, il s’était déplacé vers la la frontière par Jimaní pour négocier la solution du conflit produit par des syndicats de camionneurs qui maintenait obstrués le passage par cette zone. Il a dit qu'on a heureusement obtenu la reprise du transit terrestre de ce côté de la frontièrer après un accord avec les organisateurs de la protestation.

http://www.elnacional.com.do/nacional/2009/5/8/15314/RD-Haiti-dicen-sectores-buscan-crear-conflictos

Esclavage : Bordeaux se penche sur son histoire

Esclavage : Bordeaux se penche sur son histoire
Eric Biétry-Rivierre
09/05/2009
Michèle Alliot-Marie, Christine Albanel et Yves Jégo inaugurent dimanche avec Alain Juppé un espace permanent consacré à la traite négrière au Musée d'Aquitaine.
Les navires s'appelaient le Liberté, l'Heureux, le Confiance ou encore Conduite de Dieu. Il n'y avait aucune ironie dans leur nom : aux XVIIe et XVIIIe siècles, la traite des Noirs allait de soi, à Bordeaux comme dans tous les ports d'Europe de l'Ouest. Depuis une dizaine d'années, la Ville ausculte ce passé et dimanche, pour la troisième Journée annuelle de la commémoration nationale de l'abolition de l'esclavage, le 10 mai, un espace permanent consacré à la traite négrière sera inauguré au Musée d'Aquitaine. Ce sera le deuxième en France après celui de Nantes.
Quatre sections, riches d'un fonds de gravures mais aussi d'éléments d'architecture monumentale, d'objets issus des civilisations précolombiennes ou d'Afrique, de maquettes, de cartes et de films structurent ce parcours de 750 m². Priorité y est donnée à l'exposé rigoureux des faits. On rappelle qu'entre la fin du XVe et celle du XIXe, environ 50 millions d'Africains, hommes, femmes et enfants, furent enlevés de leur village et que 12,5 millions vécurent suffisamment longtemps pour entamer la traversée de l'Atlantique, dans des navires armés par des Européens.
Repentance ? Alain Juppé parle de «politique de la juste mémoire». L'exposition entend simplement aider à comprendre. En récusant tout anachronisme culpabilisateur.
Entrons. Un morceau du piédestal de la monumentale statue équestre de Louis XV, érigée en 1743 à Bordeaux et détruite à la Révolution, s'impose au visiteur. On y remarque l'évocation du Nouveau Monde par la représentation d'une coiffe de plumes et d'un carquois d'Indien. Les «Sauvages» sont ici honorés comme des vaincus classiques, comme Vercingétorix pour César.
Achetés déjà privés de leur liberté, principalement sur les côtes du centre-ouest du continent noir, les Africains vont remplacer dans les champs et les mines d'Amérique les Précolombiens, disparus à 95 %. S'ils ont survécu à six mois de cale, durée moyenne d'un voyage du sud vers le nord puis de l'est vers l'ouest.
Domestiques ou nourrices
Les très rares chanceux (4 000 au XVIIIe) que l'on débarque à Bordeaux servent de domestiques ou de nourrices aux familles riches. Ils sont portraitisés aux côtés de leurs maîtres, parfois encore avec leur collier de servitude alors que l'esclavage est en principe interdit en France depuis Louis X le Hutin et son édit de 1315. Non loin du buste en marbre de Montesquieu, ces tableaux soulignent le manque de portée de l'ironie anti-esclavagiste présente dans De l'Esprit des lois.
Toutefois, les Lumières gagnent vite du terrain et les abolitionnistes abondent en Gironde. Bordeaux ne sera jamais la capitale du commerce triangulaire, contrairement à Nantes. Mieux : au XVIIIe, la traite ne représentera que 4,4 % de son activité commerciale. Mais elle devra amplement sa prospérité à la production des colonies, et donc indirectement à l'exploitation forcée de l'homme par l'homme.
http://www.lefigaro.fr/politique/2009/05/09/01002-20090509ARTFIG00410-esclavage-bordeaux-se-penche-sur-son-histoire-.php

samedi 9 mai 2009

Des Haïtiens manifestent devant la mission diplomatique dominicaine à Port-au-Prince ; Les Forces Armées dominicaines en état d’alerte

Des Haïtiens manifestent devant la mission diplomatique dominicaine à Port-au-Prince ; Les Forces Armées dominicaines en état d’alerte

Les tensions Baissent entre République Dominicaine et Haïti

Saint-Domingue. - Les gouvernements la République dominicaine et de Haïti ont assuré ce vendredi de manière conjointe que les relations « harmonieuses » entre les deux pays ne se sont pas fissurées par les événements produits la semaine passée au cours desquels un haïtien et un dominicain ont été décapités à Saint-Domingue.

L'ambassadeur dominicain en Haïti, José Silié, et son homologue haïtien à Saint-Domingue, Fritz Cineas, ont été d'accord pour exprimer que les deux pays frontaliers se trouvent « en avançant » dans le renforcement de leurs relations malgré les frictions ou les confrontations qui se produisent entre leurs citoyens.

L'ambassadeur dominicain en Haïti, José Silié a considéré qu'il faut prendre en considération que deux nations qui ont vécu de dos pour plus d’un siècle ne peuvent pas dépasser leurs différences du jour au lendemain. « Nous sommes dans le processus de mûrir nos relations, d'institutionnaliser ces contacts permanents », a exprimé le diplomate pendant une conférence de presse qu'il a offerte avec Cineas dans les locaux de la chancellerie dominicaine.

Les deux représentants diplomatiques se sont efforcés à assurer que les relations bilatérales sont maintenues stables bien que le chancelier haïtien, Alrich Nicolas, ait condamné le décès samedi passé du citoyen haïtien Carlos Nérilus, de 34 années, décapité par plusieurs personnes dans un secteur de Saint-Domingue, qui l'ont accusé d’avoir coupé couper la tête, la veille d’un citoyen dominicain.

« Notre Gouvernement regrette les événements survenus récemment en République dominicaine et considère qu'il doit agir avec sagesse pour éviter des frictions inutiles », a dit Cineas, qui a plaidé pour que les relations entre les deux pays soient maintenues « stables ».

Cineas a dit que son Gouvernement souhaite fortifier chaque jour les contacts avec République dominicaine, et a délié de toute responsabilité le Gouvernement haïtien des publications et des commentaires de la presse haïtienne en censurant le décès de Nérilus. « Nous sollicitons à la presse haïtienne comme à la presse dominicaine d’agir avec responsabilité au moment d'exercer son libre droit d'informer aux deux peuples, pour éviter la propagation de bruits comme celui d'aujourd'hui, quand on a parlé du décès de deux citoyens dominicains en Haïti », a exprimé l'ambassadeur haïtien, tandis qu'il a nié ce fait.

Les relations entre les deux pays se caractérisent actuellement par un climat d’amitié, de respect, de bonne volonté et de coopération, a assuré Cineas.

L'ambassadeur d’Haïti à Saint-Domingue a rappelé que son Gouvernement n'a « rien à juger » quant à la réforme de la Constitution dominicaine qui s’effectue actuellement, puisque c'est une affaire « exclusive » de la République dominicaine.

Cineas exteriorisé sa considération en étant questionné sur la position du Gouvernement haitien sur le débat autour de la réforme constitutionnelle locale dans lequel plusieurs parlementaires ont fait savoir que la nationalité dominicaine est encore un droit obtenu par consanguinité.

Des manifestants protestent face à l'ambassade dominicaine à Port-au- Prince

PORT-AU- PRINCE, Haïti. - EFE. - Une centaine de manifestants a protesté ce vendredi et a détruit une affiche face au consulat et à l'ambassade dominicaine en Haïti pour exiger justice pour le citoyen haïtien Carlos Nerilus, qui a été lynché et décapité à Saint-Domingue en vengeance pour avoir tranché d'un coup de machette la tête à son patron.

Avec des pancartes et des cris qui réclamaient « Justice pour Carlos », les manifestants ont essayé de manière infructueuse de peindre des légendes sur les murs du siège diplomatique, mais les agents de la Police déployés dans la zone dans pour maintenir le calme les en ont empêchés.

Au siège de l'ambassade dominicaine sont allées des dizaines de policiers haïtiens, ainsi que membres de la Mission de Stabilisation de Haïti (MINUSTAH). Les manifestants n’ont ni pénétré l’enceinte de l'ambassade, ni ont remis aucun document, comme a détaillé le ministre Conseillé de l'ambassade, Pastor Vásquez.

« Ils se sont présentés ici très tôt le matin, ils ne sont pas entrés dans l’enceinte de l'ambassade, ils réclamaient justice », a indiqué le fonctionnaire au cours d’une conversation téléphonique avec la station de radio Z-101 de Saint-Domingue.

Vásquez a considéré que la manifestation est due, entre autres, au fait que « il y a beaucoup de désinformation en Haïti sur le cas ».

Nerilius a été décapité samedi dans un quartier de Herrera, dans le secteur Ouest de Saint-Domingue, la veille celui-ci il avait décapité son patron, le dominicain Francisco de Leon Lara.

Vásquez a insisté que la manifestation face à l'ambassade, convoquée par le Groupe d'Appui aux Rapatriés et aux Réfugiés (GARR), la Plate-forme d'Organisations haïtiens de Défense des Droits Humains (POHDH) et la Coordination Nationale des Protagonistes Non Officiels (CONANE), a été pacifique et sans incident de violence.

Entre les manifestants, selon les détails de Vásquez, se trouvait aussi le chef d'entreprise Andy Apaid, qui a des investissements en Haïti, comme en République dominicaine et à Miami.

« Il n'y a eu aucun problème, tout est normal, les gens sont venus se montrer face à l'ambassade, ils sont allés au consulat et de là sont partis vers le bureau du premier ministre) », a déclaré le ministre conseillé. Vásquez a expliqué que les manifestants n’ont ni pénétré le siège de l'ambassade, ni ont remis aucun document.EFE

Les Forces Armées Dominicaines attentives à la situation en Haïti ; Elles ont un plan d’évacuation.

END. - Les Forces Armées de la Reública dominicaine ont pris des mesures spéciales dans les différents points frontaliers du pays suite à des manifestations avec jets de pierres et d’autres obstacles dans les environnements de l'ambassade dominicaine des manifestations contre la décapitation d'un citoyen haitien survenue dans un quartier de Santo Domingo.

Une source digne de crédit a révélé que les militaires dominicains ont un plan d'évacuation de leur ambassade à Port-au- Prince et de leurs consulats s'il était ainsi nécessaire.

Les troupes dominicaines qui prêtent service à la frontière dominicaine ont été alertées dans le sens qu'elles devront être attentives devant toute éventualité qui peut affecter les résidents dominicains en Haïti et d'une certaine situation d'anomalie qui pourrait se présenter dans la zone. Felix Rubio/END

Des Secteurs de la République Dominicaine se montrent préoccupés par des confrontations fréquentes entre haitiens et dominicains.

EFE. - Différents secteurs de la République dominicaine, comme l'église Catholique et l'académie, ont manifesté aujourd'hui leur préoccupation face aux confrontations fréquentes entre haitiens et dominicains survenues dans la zone nord de ce pays, qui se soldent toujours avec plusieurs morts et blessés.

Le sociologue et le professeur de l'Université Technologique de Santiago (UTESA), Víctor Burgos, dans des déclarations faites à la presse, a qualifié comme préoccupants les chocs fréquents entre haitiens et dominicains qui très souvent laisse des morts et des blessés, ce qui crée de l’inquiétude dans le pays.

Burgos a assuré que ces conflits mettent en danger l'intégrité et les relations entre les deux pays.

Selon son approche, les faits conflictuels entre des citoyens haitiens qui résident dans le pays et les dominicains, ont laissé comme résultats de nombreux décès qui ont ému les deux peuples.

Entretemps, l'archevêque de Santiago, monseigneur Ramón Benito de la Rosa y Carpio, a regretté aujourd'hui les dommages provoqués à l'humanité par les préjugés ethniques et a dit que ce phénomène qui est présent partout dans le monde est le fruit de l'ignorance de beaucoup de gens. EFE

http://www.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=151062

http://www.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=151062