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mardi 3 mars 2009

Ban Ki-moon, Bill Clinton et le Conseil de sécurité attendus en Haïti

Ban Ki-moon, Bill Clinton et le Conseil de sécurité attendus en Haïti

Deux visites séparées prévues respectivement les 9 et 10 mars et les 11 et 12 mars ; mais, un seul objectif officiellement poursuivi : aider le pays à relever son propre défi

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, effectuera une visite officielle de deux jours en Haïti, les 9 et 10 mars prochains, en compagnie de l’ancien Président américain Bill Clinton dans le cadre d’un nouvel effort de mobilisation internationale en faveur du pays où est également attendue une délégation du Conseil de sécurité.

Le Secrétaire général adjoint de l’ONU pour les opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, lui-même récemment en mission à Port-au-Prince, a confirmé l’information lors d’une conférence de presse lundi à New York, rapporte l’AFP.

Le voyage de MM. Ban et Clinton vise à « inciter la communauté internationale à prêter davantage d’attention à Haïti », a déclaré Le Roy avant d’ajouter « il est temps de mettre à profit la sécurité apportée par la MINUSTAH pour accroître l’assistance internationale à Haïti ».

La situation du pays représente pour l’ONU un « défi gagnable », a conclu le patron des opérations de maintien de la paix de qui dépend la mission de stabilisation déployée en Haïti.

Durant leur séjour, Ban Ki-moon et Bill Clinton auront des entretiens notamment avec le Président René Préval, la Première ministre Michèle Pierre-Louis et les responsables de la MINUSTAH.

L’ex-Président démocrate, dont la fondation "Clinton Global Initiative" finance des projets en Haïti, pourrait faire des annonces d’aide importantes, selon certaines sources.

Après la visite du numéro un des Nations Unies et de l’ex-chef de la Maison Blanche, une délégation du Conseil de sécurité conduite par l’ambassadeur du Costa Rica à l’ONU, Jorge Urbina, sera à Port-au-Prince les 11 et 12 mars.

Forte d’environ 9.000 militaires et policiers internationaux, la MINUSTAH est présente depuis 2004 en Haïti où les problèmes d’insécurité et d’instabilité persistent en dépit de certains progrès. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5724

Anse-à-Galets : Le maire serait en fuite

lundi 2 mars 2009
Le coordonnateur de l’Organisation du peuple en lutte (OPL) sur l’île de La Gonâve (Ouest), Fénéus Dorvilien, a affirmé lundi que le maire principal d’Anse-à-Galets, Constant Joseph, s’est enfui à l’étranger à cause de son implication présumée dans la corruption.
Selon le responsable politique régional, l’élu serait dans l’impossibilité de justifier l’utilisation de fonds qui étaient destinés à la réalisation de différents projets dans sa commune.
Le maire Joseph, qui a laissé le pays depuis plusieurs jours sans trop expliquer le but de son voyage, avait promis de revenir. Toutefois, la date de son retour reste inconnue.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?breve1882
« Démocratie = décentralisation = Participation ! Démocratisation de la corruption
Décentralisation du brassage
Participation d’un certain Quidam devenu maire
!
"Demokrasi te simen....demokrasi ap donnen"

lundi 2 mars 2009

Des centaines d’haïtiens mobilisés à Miami contre la déportation de 30.000 compatriotes

Des centaines d’haïtiens mobilisés à Miami contre la déportation de 30.000 compatriotes

Ils exigent du Président Barack Obama le retrait de la décision de son prédécesseur, George W. Bush, pénalisant les sans-papiers haïtiens

Plusieurs centaines d’haïtiens ont participé samedi en Floride à une marche de protestation contre la décision des autorités migratoires américaines de déporter plus de 30.000 compatriotes vivant aux Etats-Unis en situation irrégulière, rapportent la presse américaine et l’AFP.

La manifestation s’est déroulée en face d’un centre de détention temporaire des illégaux situé dans le comté de Broward, près de Miami.

Les protestataires ont réclamé de la nouvelle administration démocrate l’attribution aux sans-papiers du statut de protection temporaire (TPS), mettant l’accent sur la grave situation économique et sociale à laquelle fait face leur pays, Haïti.

Selon les organisateurs de la marche, environ 600 haïtiens sont actuellement détenus en Floride dans des centres des services d’immigration. Une fois qu’ils seront en possession des documents de voyage nécessaires, ils devront quitter les Etats-Unis.

Présente lors de ce rassemblement, une chanteuse haïtiano-américaine, Melky Jean, a entonné des chansons avant de s’adresser au premier Président noir américain. « Nous sommes ici pour demander à (Barack) Obama de stopper les déportations », a-t-elle martelé, ajoutant « nous, les haïtiens, nous t’aimons, nous t’avons voté parce que nous croyons en toi et nous sommes avec toi ».

Les manifestants brandissaient des pancartes portant les inscriptions « mettez fin aux déportations » et « un TPS pour Haïti ».

Un ordre de déportation émis sous l’ancien Président républicain George W. Bush, après un moratoire de plusieurs mois, prévoit l’expulsion -sans aucun recours judiciaire- de plus de 30.000 haïtiens. Une décision à laquelle s’oppose fermement le gouvernement Préval/Pierre-Louis.

L’ambassadeur d’Haïti à Washington, Raymond Joseph, a annoncé la semaine dernière que les services consulaires du pays en territoire américain n’étaient pas autorisés à fournir des passeports ou feuilles de route aux compatriotes sur le point d’être déportés. Le diplomate avait invoqué l’incapacité d’Haïti à accueillir des milliers de sans-papiers après le passage dévastateur, en été 2008, de quatre cyclones à l’origine d’importantes pertes humaines, matérielles et économiques.

L’administration Obama, arrivée depuis un peu plus d’un mois à la Maison Blanche, ne s’est pas encore officiellement exprimée sur cet épineux dossier. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5720

Belladères est prise en tenaille par la pauvreté et le chômage

Belladères est prise en tenaille par la pauvreté et le chômage
Belladères, ville frontalière de 70 000 habitants est confrontée à d'énormes difficultés sociales et économiques en raison de l'insuffisance des infrastructures de base.
Elèves et enseignants ont fui le lycée se trouvant dans un état de délabrement avancé. Les murs de plusieurs salles de classe sont fissurés obligeant les autorités municipales à trouver un abri provisoire pour les élèves.
Sur le plan sanitaire, les résidents de Belladères ne sont pas mieux lotis. Le maire Emile Luckner avoue que ses mandants sont obligés de se rendre en République Dominicaine pour avoir accès à des soins de santé.
En réalité les résidents de Belladères ont les yeux rivés sur la république dominicaine.
La majorité des citoyens ont abandonné la culture et l'élevage afin de s'adonner au commerce. " Un commerce de vêtements usagés qui permet aux habitants de survivre ", indique le maire qui se réjouit de la cordialité dans les échanges entre haïtiens et dominicains.
Emile Luckner a récemment mis en place un comité binational avec les autorités municipales de la ville d'Elias Pinas afin de régler les différends entre haïtiens et dominicains.
Belladères, ville touristique lors de sa fondation en 1948, est aujourd'hui réduite à sa plus simple expression. Toutefois le maire est optimiste et espère avec l'aide du gouvernement redonner un nouveau souffle à cette ville frontalière.
Emile Luckner estime que la première priorité est la relance de la production locale.
Paradoxalement cette ville pauvre dispose de cours d'eau pour irriguer les terres cultivables. " Nous souhaitons que le gouvernement lance les travaux de réfection des canalisations", conclut –il.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14833

Les lavalassiens commémorent le 5ème anniversaire de la chute d'Aristide

Les lavalassiens commémorent le 5ème anniversaire de la chute d'Aristide

De nombreux militants lavalas ont pris part samedi à une marche pacifique afin de marquer le 5ème anniversaire de la chute de Jean Bertrand Aristide.

Un des membres du comité directeur s'est réjoui du bon déroulement de la marche qui visait à réclamer le retour d'Aristide et la participation du parti Lavalas aux joutes du 19 avril. Il soutient que les militants Lavalas doivent continuer la mobilisation afin d'obtenir également la libération de quelques prisonniers politiques.

Un autre dirigeant du mouvement, Ansito Félix, a assuré que la mobilisation des lavalassiens ne s'arrêtera pas. Il s'agit d'une mobilisation pacifique, dit-il estimant que le président Préval est responsable de l'exclusion du parti Lavalas dans la course électorale.

Cette marche a scellé le divorce entre Lavalas et Lespwa. Les manifestants ont lancé des slogans acides contre le chef de l'état, René Préval, assurant qu'il ne saurait y avoir d'élections sans lavalas

La manifestation a débuté devant l'église Saint Jean Bosco et s'est terminée non loin du Cep, où un imposant dispositif sécuritaire avait été déployé. Très menaçants les manifestants ont réclamé la révocation des conseillers électoraux qui ont mis à l'écart le parti Lavalas.

Plusieurs manifestants ont accusé le chef de l'état d'être un " traître " arguant qu'ils avaient œuvré pour son accession à la présidence.

Par ailleurs, les autorités électorales ont annoncé la tenue d'un atelier de travail dans le cadre du processus électoral. Les candidats et les dirigeants de partis politiques sont invités à prendre part aux débats qui auront lieu ce mercredi 4 mars 2009.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14832

Les partisans d’Aristide marquent le cinquième anniversaire de sa chute

Ils exigent le retour immédiat de leur leader, diabolisent le Président Préval, le CEP et les GNBistes de 2004

Plusieurs centaines de partisans de Fanmi Lavalas ont manifesté samedi à Port-au-Prince pour réclamer le retour immédiat de Jean-Bertrand Aristide et la présence de son parti aux prochaines sénatoriales partielles, à l’occasion du cinquième anniversaire de la chute de l’ex-Président Lavalas, le 29 février 2004.

Conduits notamment par René Civil, le leader de JPP, les manifestants s’en sont pris au Président René Préval, accusé d’avoir trahi leur vote aux présidentielles de 2006 et les GNBistes rendus responsables avec des secteurs de la communauté internationale du présumé kidnapping dont aurait été victime M. Aristide.

Des unités spécialisées de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) ont dû mettre en place un imposant dispositif de sécurité devant le siège du Conseil électoral provisoire à Delmas (banlieue est de la capitale) pour en empêcher l’accès aux partisans d’Aristide. Ils voulaient, en effet, y protester contre l’exclusion de Fanmi Lavalas des législatives du 19 avril, arguant que « l’organisation des élections est impossible sans la participation du parti le plus populaire d’Haïti ».

Pour sa part, René Civil, qui estime que, cinq ans après son départ précipité, Aristide demeure le « leader le plus populaire du pays », appelle la base Lavalas à rester mobilisée et à se tenir prête à mettre en application les prochaines instructions du parti.

Autre orateur à être intervenu, Ansyto Félix, représentant de la commission de mobilisation permanente de Fanmi Lavalas. Il a aussi pointé du doigt le régime du Président Préval qui aurait décidé d’écarter Lavalas de la course électorale parce que sa « popularité fait peur ».

Partie des ruines de l’ancienne église de St-Jean Bosco où officiait le curé Jean-Bertrand Aristide jusqu’à son élection en 1990, la manifestation a sillonné sans incident plusieurs quartiers de Port-au-Prince.

Sous la pression conjuguée d’une grande mobilisation populaire pacifique, d’une insurrection armée et de la communauté internationale, Jean-Bertrand Aristide avait cédé le pouvoir en 2004 après avoir sombré dans des dérives totalitaires. Il vit depuis en exil en Afrique du Sud. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5717