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vendredi 25 juillet 2008

Le créole, une des langues officielles de la ville de New York

Le maire de New York, Michael Bloomberg, a signé le mercredi 23 juillet un décret demandant aux agences de la ville de fournir des services dans les six langues les plus utilisées en dehors de l’anglais.
Avec ce décret, les agences municipales sont obligées de se doter d’au moins un employé coordonnateur compétent dans une des six langues les plus utilisées de la ville (hors anglais) : le russe, le coréen, le chinois, l’espagnol, l’italien et le créole.
New York accueille l’une des plus importante communauté de la diaspora haïtienne. De nombreuses organisations communautaires haïtiennes, pour la plupart très actives, sont également basées à New York.Selon Michael Bloomberg, 1,8 millions de New Yorkais ont des difficultés avec l’anglais, alors qu’ils devraient pouvoir interagir plus facilement avec les autorités. " La diversité est une des forces historiques de la ville de New York, mais peut aussi créer des défis significatifs ", explique le maire de New York.
Les autorités municipales indiquent qu’environ 45% des new yorkais parlent une langue autre que l'anglais à la maison et 25% des résidents de la ville ne pratiquent pas l'anglais comme première langue.
Des services offerts par la ville étaient déjà disponibles dans des langues étrangères, mais le décret signé par Michael Bloomberg est le premier acte exigeant des agences municipales une assistance et une traduction dans les autres langues que l’anglais.
Chaque agence municipale devra désigner d'ici 45 jours son coordonnateur pour les langues, qui devra mettre en œuvre un plan permettant à tous les services de l’agence d’être disponibles dans les six langues concernées.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13931

Mario Andrésol réaffirme la détermination de la police à combattre le kidnapping

Le chef de la police, Mario Andrésol, soutient que l’opération ayant permis la libération de Carmelissa Meronvie, 2 ans, n’est pas une exception mais s’inscrit dans la logique des actions de la PNH.
Les policiers haïtiens ont réalisé une opération dans la commune de Chantal (sud ) hier afin de libérer une fillette, enlevée à Delmas 83 ( Ouest) le 28 juin dernier." Nous avons des agents de renseignement sur le terrain et les policiers se sont déplacés en avion afin d’arriver à temps à Chantal", indique M. Andrésol qui n’a pas voulu fournir plus de détails sur l’opération.
Interrogé sur les failles dans le dispositif sécuritaire qui ont permis aux criminels de se rendre en province avec la victime, M. Andrésol a fait remarquer que l’enquête n’est pas terminée. " Rien ne dit que le déplacement a été facile pour eux", lance t-il révélant qu’une rançon avait été versée par les parents de Carmelissa Meronvie.
Dans le cadre de cette enquête les forces de l’ordre ont utilisé une nouvelle méthode, les primes aux informateurs, qui permet aux forces de l’ordre d’obtenir des informations précises sur les bandits. " Nous voulons être modeste, mais constant et consistant dans nos actions", déclare M. Andrésol qui dénonce des attaques contre sa personne.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, M. Andrésol a soutenu que les manifestations dans la diaspora contre le kidnapping interpellent les forces de l’ordre. " En octobre il y aura 700 nouveaux policiers ", dit-il faisant valoir que l’effectif de la PNH est l’un des aspects de la lutte contre l’insécurité. " Dans le Nord il y a 1 policier pour 2530 habitants alors que le ratio devrait être de 1 policier pour 470 habitants", insiste M. Andrésol.
Il rappelle que la lutte contre le kidnapping ne concerne pas uniquement la police mais requiert la collaboration de la population.Interrogé sur l’implication de policiers dans des actes de kidnapping, le chef de la police soutient que le travail d’épuration se poursuit. " La grande majorité des policiers font leur travail, il y a des mauvaises graines partout, et l’inspection générale poursuit quotidiennement ses enquêtes", ajoute t-il. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13930

Poursuite des négociations et report de la séance de ratification au sénat

Un climat de tension règne au grand corps tandis que les négociations s’intensifient dans la perspective de la séance de ratification du premier ministre désigné.Alors que les chefs de file des deux groupes au sénat essaient de resserrer les rangs, le sénateur de la Fusion, Michel Clerié, annonce qu’il ne fait plus parti du bloc majoritaire. " Il y a trop de divergences, je ne me retrouve pas avec les revendications", argue le sénateur Clerié pour justifier son comportement. Michel Clerié, président de la commission spéciale révèle qu’il avait déjà informé ses collègues de sa décision.
Le sénateur Rudy Heriveaux, un des portes parole du groupe 10 est mécontent de l’attitude de son collègue de la grand Anse. " Je ne sais pas s’il a mesuré les conséquences de son geste, en politique il ne faut jamais faire défection ", lance le sénateur Heriveaux tout en rappelant qu’avec 9 sénateurs son bloc reste majoritaire.
Le sénateur Heriveaux rappelle que le premier ministre désigné doit négocier avec tous les partis politiques, soulignant que le vote au parlement est toujours un vote politique.
Le bloc des sénateurs de Lespwa avec 8 membres espère bénéficier d’un vote supplémentaire pour ratifier le choix de Michèle Pierre Louis. A la recherche de ce vote, le sénateur Joseph Lambert a dénoncé les prises de positions contradictoires du sénateur Andrice Riché.
Les sénateurs Anacacis Jean Hector et Joseph Lambert espèrent que Andrice Riché apportera son vote à Madame Pierre Louis comme il l’avait promis avant la formation du groupe 10.
Dans cette ambiance, le président du sénat, Kelly Bastien, n’était pas en mesure d’annoncer la date retenue pour la séance de ratification du choix du premier ministre désigné. " Les conditions politiques ne sont pas réunies, il faut intensifier les négociations", déclare le président du sénat qui souhaite qu’une solution puisse être trouvée au cours de cette semaine.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13928

mercredi 23 juillet 2008

Scandale sexuel au Sénat

Sénateur doublé de théologien, Judnel Jean (55 ans) se retrouve dans la tourmente d'un scandale sexuel éclaté au Parlement où il siège depuis 17 mois. « Une mère de famille a porté plainte à la présidence du Sénat contre le sénateur Judnel Jean qui entretient des relations amoureuses avec sa fille de 17 ans », a affirmé Youri Latortue, président de la commission Justice et Sécurité du Sénat. L'affaire, dit-il, a fait l'objet d'une réunion diligentée par Kély C. Bastien, président du grand Corps. Ce scandale éclaboussant l'élu de la Fusion des sociaux-démocrates fait les choux gras des journalistes accrédités au Parlement qui n'ont pas manqué de souligner la réticence du sénateur Judnel Jean à ratifier le choix de Michèle Duvivier Pierre-Louis, le Premier ministre désigné dont l'homosexualité présumée a été dénoncée. « Le pasteur dénonce l'immoralité, alors que, lui-même, il nage dans l'immoralité», a fulminé Youri Latortue qui dit avoir vérifié l'âge de la jeune fille. Le président du Sénat a convoqué une nouvelle réunion, mais l'affaire doit être traitée par un tribunal de droit commun. Moi, je suis pour l'application de la loi et de la Constitution. » La rédaction de Le Nouvelliste a tenté en vain d'atteindre le sénateur Judnel Jean dont la crédibilité est mise à l'épreuve. Un message a même été laissé sur son téléphone portable afin d'avoir sa version des faits. Né le 19 juin 1953 à Terrier-Rouge, Judnel Jean est marié et est père de quatre enfants. Théologien de formation, il est le deuxième élu de la Fusion qui se retrouve dans la tourmente. Unique sénateur du Nord-Est en siège, Judnel Jean est membre du « Bloc des 10 » constitué au Sénat. L'objectif avoué de ce bloc issu du « Groupe des 16 », qui a révoqué en avril dernier le gouvernement Alexis, est de porter le président Préval à inclure les partis politiques dans la formation du prochain gouvernement.http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=60236&PubDate

Le Sénateur-pasteur Judnel Jean éclaboussé dans un présumé scandale sexuel

Le Sénateur Youri Latortue, qui a révélé que son collègue avait une "petite amie" de moins de 18 ans, réclame des sanctions exemplaires
mercredi 23 juillet 2008,
Radio Kiskeya

Un présumé scandale sexuel vient d’éclater au Sénat de la république au moment où l’institution fait l’objet d’énormes pressions politiques en raison de la naissance d’un bloc majoritaire qui menace directement de faire échec au Premier ministre désigné, Michèle Pierre-Louis, si aucun compromis n’assure la participation des partis politiques à la formation du prochain gouvernement.
Le Sénateur Youri Latortue, président de la commission justice et sécurité de la Chambre haute, a dénoncé mercredi l’implication présumée de son collègue Judnel Jean (Fusion/Nord-Est) dans une affaire de détournement de mineure. Le parlementaire, pasteur de son état, aurait avoué au président du Sénat avoir entretenu des relations sexuelles avec une adolescente de moins de 18 ans. Judnel Jean répondait alors à une convocation après une plainte que la mère de la demoiselle avait déposée au bureau du Sénat.
Estimant « inadmissible » un tel comportement de la part d’un membre du Grand Corps, le Sénateur Latortue réclame l’application de la loi dans un tel cas qui relève du droit commun. Les Sénateurs devaient participer à une réunion d’urgence mercredi après-midi afin de statuer sur le sort de l’élu du Nord-Est.
Se prononçant pour un débat moral très large, Youri Latortue a traité de « « pharisiens hypocrites » ceux qui remettaient en cause la moralité de Michèle Pierre-Louis, en raison de sa présumée homosexualité, alors qu’un Sénateur n’hésite pas à avoir des relations intimes avec une mineure.
Se prévalant de son statut de pasteur et de sa « « sacro-sainte foi chrétienne », Judnel Jean avait tiré à boulets rouges sur le Premier ministre désigné à partir d’intenses rumeurs relayées dans différentes sphères de la société haïtienne. Le Sénateur-pasteur, très courtisé, ces derniers jours, par des proches de Mme Pierre-Louis inquiets de son inflexibilité, fait partie du nouveau groupe majoritaire à la Chambre haute, à l’instar de Youri Latortue. Dénommé Bloc des dix, ce groupe qui a enregistré mercredi la défection du Sénateur Michel Clérié (Fusion/Grand’Anse, sud-ouest) pour cause de « divergences de vue », s’oppose fermement à la ratification de la candidate sans des négociations préalables sur la représentation des partis politiques au sein du prochain gouvernement. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5165

La vice-présidente du gouvernement espagnol en Haïti, le 9 août

Au cours de son bref passage, l’assistante de José Luis Rodrìguez Zapatero aura des discussions avec les autorités haïtiennes et supervisera des projets financés par Madrid
mercredi 23 juillet 2008,
Radio Kiskeya

La première vice-présidente du gouvernement socialiste espagnol, María Teresa Fernández de la Vega, effectuera une brève visite en Haïti le 9 août prochain dans le cadre d’une mini-tournée latinoaméricaine, a annoncé mercredi à Madrid le ministère des relations extérieures dans un communiqué relayé par EFE.
Durant son séjour, Mme de la Vega s’entretiendra avec les autorités haïtiennes et visitera des projets de coopération financés par l’Espagne.
La dirigeante espagnole, qui arrivera de la République Dominicaine, se rendra par la suite au Salvador, deux pays membres de l’organisation ibéroaméricaine qui réunit l’Espagne, le Portugal et leurs anciennes colonies d’Amérique.
Malgré le retrait, il y a deux ans, de son contingent militaire de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), l’Espagne a renforcé sa coopération avec Haïti ces derniers mois. Le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos, avait récemment visité Port-au-Prince tandis que Madrid avait accueilli la semaine dernière une conférence internationale sur le sécurité alimentaire et le développement rural en Haïti. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5164

Une journaliste révèle l’implication d’officiels lavalas dans des détournements de fonds

La Journaliste d’investigation, Lucy Komisar, a publié les 11 et 15 juillet dernier dans le Condé Nast Portfolio, les conclusions d’une enquête de plus de 3 ans dans laquelle elle révèle l’implication de l’ancien président Jean Bertrand Aristide et d’un haut cadre du parti républicain dans des détournements de fonds publics.
Plusieurs millions de dollars auraient été ainsi détournés et versés sur un compte privé de Jean Bertrand Aristide dans les Iles Turcs and Caicos. Selon les termes du contrat, signé en novembre 2003 entre la Téléco et la compagnie américaine IDT, basée à New Jersey, chaque minute d’appel longue distance coûterait 9,50 cents alors que le tarif régulier était de 23 cents.
La journaliste Lucy Komisar explique que 3 cents étaient versés directement sur le compte bancaire d’Aristide créé par son conseiller légal, Adrian Core.
Dans une interview exclusive accordée à Nancy Roc, la journaliste new yorkaise a mis en évidence l’implication d’autres responsables de la Téléco et de la IDT dans le cadre de cette transaction illégale. Elle soutient que le directeur de la Téléco en 2003, Alphonse Inévil et le directeur des affaires internationales, Jean René Duperval, sont aussi impliqués dans la transaction.
James Courter, ancien congressman de New Jersey et actuel directeur de IDT, a été condamné par la Federal Communication Commission (FCC) a payer une amende de 1 million 300 000 dollars pour compétition déloyale. M. Courter, l’un des principaux fundraisers de la campagne du candidat républicain à la présidence John McCain, a démissionné de son poste suite à la publication de l’enquête de Lucy Komisar." James Courter est un proche du vice président américain, Dick Cheney", révèle Mme Komisar qui s’interroge sur la passivité des autorités américaines dans le cadre de cette affaire.
Elle croit qu’il serait opportun pour le gouvernement haïtien de relancer la plainte contre les anciens officiels haïtiens dilapidateurs des fonds publics. " Le gouvernement haïtien doit agir vite parce que les preuves sont disponibles ", ajoute t-elle.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13927

Polémique entre les deux blocs majoritaires au parlement

La polémique s’installe entre les deux blocs majoritaires au parlement notamment en ce qui concerne la participation des partis politiques dans le prochain gouvernement.
Les sénateurs Andrice Riché et Rudy Heriveaux refusent toute comparaison entre le bloc des 10 et la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) à la chambre basse. Ils mettent plutôt en évidence les divergences entre ces deux blocs notamment leurs attitudes envers les partis politiques. " Nous oeuvrons pour le renforcement et donc des partis politiques", explique le sénateur Heriveaux.Tout en qualifiant le vote de la CPP en faveur de Michèle Pierre Louis de vote " anti parti" , le sénateur Riché met l’accent sur la nécessite de respecter les recommandations de la constitution en permettant aux partis de faire l’expérience du pouvoir. Utilisant un proverbe créole, le vice président du sénat indique qu’il serait malsain de remettre le gouvernement à des technocrates alors que les politiques étaient à l’avant-garde de la lutte pour la démocratie.
A la chambre basse, le député de Pétion ville, Steven Benoît (CPP) dénonce certains parlementaires qui se préparent à négocier des postes dans le prochain gouvernement. Tout en invitant les sénateurs à ratifier le premier ministre désigné, le député Benoît fait remarquer que certains partis dont la Fusion et l’OPL tout en étant membre du gouvernement critiquaient l’action du premier ministre Alexis. Pour sa part, le député Cholser Chancy rejette les accusations du sénateur Riché expliquant que la CPP n’est pas en opposition au bloc des 10.Il fait remarquer que la CPP œuvre afin de corriger les dérives des décideurs, précisant que ces députés n’ont pas abandonné leurs partis politiques. " Le gouvernement de coalition d’Alexis n’avait pas donné des résultats probants parce que les ministres s’occupaient uniquement de leur parti", dit-il mettant l’accent sur la nécessité d’avoir aujourd’hui une vision nationale.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13926

DES NOUVELLES DE NEPHTALIE ILISSE

Le Docteur JOLIVERT a fait parvenir à la rédaction de HAITI RECTO VERSO, des nouvelles de la petite Nephtalie qui a té opérée l’automne dernier à Marseille grâce a l’action d’une grande chaîne de solidarité pour couvrir les frais de l’extirpation d’une tumeur du cervelet à la Timone.
La petite va bien. Comme c’était prévu, elle garde encore des séquelles visuelles probablement irréversibles. Voilà le contenu de l’émail envoyé par Monsieur Igaud ILISSE, reconnaissant père de la petite Nephtalie
« Cher Docteur,

Dans le nom de Jésus je t'envoie un océan de salutations, à ta famille ainsi qu’à tous les membres de l'Association.
De mon coté ca va mieux avec les oracles de mon Dieu, car avec Dieu nous ferons des exploits. Je dois t'informer que Nephtalie vient de décrocher la moyenne 7 malgré que ses examens aient été faits à l'oral, pour cela je porte des remerciements à Dieu, à toi, à tous les membres de l'association et à tous ceux de près ou de loin ont rendu possible son opération et sa réussite.
Pour l'instant ce qui reste à résoudre selon moi, c'est le problème de troubles visuels. Toutes fois, je sais avec assurance que Dieu fera ce qui me parait difficile en faveur de Nephtalie. Ma femme et Nephtalie ne manquent pas de te remercier ainsi que les autres personnes de Marseille qui nous avaient apporté leurs secours.
Amicalement, Monsieur Igaud ILISSE »

mardi 22 juillet 2008

Rapatriement par les garde-côtes US de 107 boat-people haïtiens

Ils ont été interceptés au large des Bahamas
mardi 22 juillet 2008,
Radio Kiskeya

Les garde-côtes américains ont rapatrié mardi 107 boat people haïtiens, trois jours après l’interception dimanche au large de Grande Inague (Bahamas) du voilier à bord duquel ils se trouvaient, rapporte le Miami Herald citant les autorités maritimes américaines.
Tous les clandestins ont été acheminés dans le port du Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince).
Après avoir repéré, lors d’une patrouille de routine, la petite embarcation de fortune et récupéré ses occupants, les agents des garde-côtes leur avaient fourni des sacs de couchage. Les voyageurs avaient également reçu de la nourriture, de l’eau et des soins médicaux appropriés..
Depuis octobre dernier, les garde-côtes américains ont intercepté 1.313 illégaux haïtiens qui tentaient d’entrer aux Etats-Unis. Des chiffres semblables à ceux de l’année 2007 qui avait accusé un total de 1.610 boat people rapatriés.
Chaque année, les autorités américaines procèdent au rapatriement de nombreux haïtiens issus des couches défavorisées en quête d’une urgente amélioration de leur situation économique désastreuse. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5161

Solution de compromis dans le dossier Miragoâne/Anse-à-Veau au sujet de l’établissement dans cette dernière ville de l’Evêché devant desservir les Nip


L’évêque résidera à Miragoâne dont l’église paroissiale accédera au rang de co-cathédrale

mardi 22 juillet 2008,

Radio Kiskeya

L’Evêque de la nouvelle circonscription ecclésiastique de Miragoâne/Anse-à-Veau (Nippes, sud-ouest), Mgr Pierre-André Dumas et son homologue des Cayes (sud), Mgr Alix Verrier ont annoncé mardi être parvenus à une solution de compromis en vue de mettre fin à la crise qui a provoqué pendant plus d’une semaine de violentes protestations chez les paroissiens de la nouvelle circonscription ecclésiastique.

Alors qu’à Miragoâne, des explosions de joie saluaient la décision de l’église catholique jugée favorable à la ville, les deux prélats ont, pour leur part, apporté des éclaircissements plus nuancés dans une note de presse d’une tonalité très diplomatique. Ils soulignent qu’à l’issue d’une rencontre aux Cayes avec une délégation de laïcs venus de Miragoâne, il a été décidé l’établissement de la résidence de l’Evêque à Miragoâne, la transformation de l’église Saint-Jean Baptiste en une co-cathédrale. Elle accueillera d’ailleurs samedi une messe d’actions de grâce que les prélats Verrier et Dumas concélébreront .

Rappelant que la réunion s’était déroulée dans « un climat empreint de sincérité et de fraternité », les Evêques ont souligné le caractère impartial et équitable des décisions annoncées qui doivent refléter les intérêts des fidèles catholiques de Miragoâne, d’Anse-à-Veau et des autres paroisses du diocèse. Ils ont lancé un appel à l’entente entre les deux communautés qui doivent « « participer dans la paix à la construction de l’église du Christ » , conclut la note de presse.

Mais, à Miragoâne, cette décision conjointe est vécue comme une victoire au point où la vie est revenue mardi à la normale au terme de huit jours de violentes manifestations ayant causé des blessés et entraîné des arrestations. Les cloches de l’église Jean-Baptiste ont sonné à toutes volées pour marquer la fin de ce combat à la grande satisfaction du maire Frantzo Joseph et de ses milliers de concitadins qui n’avaient cessé de contester la décision du Pape Benoît XVI de faire d’Anse-à-Veau le siège du nouvel Evêché des Nippes, au détriment de Miragoâne, chef-lieu du département. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5162

Dix sénateurs réclament des négociations sur la participation des partis politiques dans le prochain gouvernement

Condition sine qua non à leur vote en faveur de la ratification du premier ministre désigné
mardi 22 juillet 2008,
Radio Kiskeya

La commission sénatoriale chargée d’analyser les pièces du Premier ministre désigné, Michèle Pierre-Louis, achève la rédaction de son rapport qui devrait être soumis à l’assemblée, jeudi au plus tard, a indiqué mardi le président du Sénat, Kelly Bastien au moment où la prétendante à la Primature fait face à des forces politiques qui menacent de faire avorter sa ratification.
Le Sénateur Bastien (Lespwa/Nord) a estimé que le Président René Préval et son Premier ministre désigné devraient impérativement engager des consultations politiques avec les partis représentés au Parlement sur la formation du prochain gouvernement, conformément aux exigences du bloc majoritaire des dix Sénateurs nouvellement formé. Dans le cas contraire, Michèle Pierre-Louis risque de passer à la trappe. Le parlementaire a fait ressortir la nécessité d’arriver à une sortie de crise en raison des graves problèmes auxquels est confronté le pays actuellement.
De son côté, un des membres de la commission spéciale de ratification, Nènèl Cassy (Lespwa/Nippes), a confirmé que le processus d’examen du dossier du Premier ministre désigné touchait à sa fin. Il en a profité pour appeler les acteurs politiques à presser le pas afin de prévenir les incidences que les négociations pourraient avoir sur la date de la présentation du rapport de la commission et l’issue du vote de l’assemblée. Toutefois, le Sénateur Cassy, fermement opposé à toute négociation imposée par des blocs parlementaires, croit qu’il revient seulement au chef de l’Etat et à Mme Pierre-Louis de déterminer l’opportunité ou non d’intégrer les partis politiques dans la future équipe dirigeante.
La question de la participation politique au prochain gouvernement a fait l’objet d’une rencontre au sommet mardi après-midi à Pétion-Ville entre les partis représentés au Sénat et le bloc des dix qui réunit les anciens membres du groupe des 16 à l’origine de la destitution en avril dernier du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis. L’un des participants à ces discussions, le Sénateur Youri Latortue a fait savoir que les avis restent partagés parmi ses pairs sur la ratification du choix de Michèle Pierre-Louis. Jugeant indispensable l’ouverture de négociations politiques entre la candidate et les partis disposant d’élus avant même la tenue de la séance de ratification, le parlementaire appelle également à l’adoption d’un programme commun de gouvernement.
Après une première manche gagnée la semaine dernière à la Chambre des Députés, le Premier ministre désigné joue gros en abordant la deuxième étape du processus de ratification sans pouvoir compter jusqu’ici sur une majorité confortable au Sénat. Les voix de dix des 18 Sénateurs en fonction seront nécessaires pour son accession à la Primature avant la ratification en Chambre séparée et à la majorité des deux tiers de sa déclaration de politique générale. Spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5163

Aristide : Ses partisans célèbrent son anniversaire

mardi 15 juillet 2008

Des centaines de partisans de Jean-Bertrand Aristide, dont des ténors de son parti Fanmi Lavalas, ont manifesté mardi à travers les rues de Port-au-Prince pour marquer réclamer, à l’occasion de son 55e anniversaire, le retour de l’ancien Président exilé en Afrique du Sud.

Exhibant des photos de leur idole et très critiques vis-à-vis du Président René Préval et du Parlement, les manifestants ont été dispersés par des agents d’une unité spécialisée de la Police Nationale en tentant de franchir une barrière de sécurité près du Palais National (siège de la Présidence) hautement surveillé.

Le Dr Maryse Narcisse, les chefs d’organisations populaires René Civil et Paul Raymond, Annette Auguste alias "Sò Anne", l’ex-délégué du Sud, Jacques Mathelier et des anciens parlementaires contestés tels Milien Romage et Lionel Etienne étaient à la tête de cette nouvelle manifestation.

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?breve1712

Saut-d'Eau, route de la foi

















ville de Saut-d'Eau communément appelée Ville-Bonheur, pour de nombreux croyants, est le lieu mystique d'Haïti où l'on se débarrasse le mieux de la déveine, de la guigne, des « madichon », des « dyòk », des « move zè ».
Des pèlerins de partout ont afflué à Saut-d'Eau à l'occasion de la Mont-Carmel, fêtée en cette ville d'eau de 50 000 âmes, dans le Plateau central. A l'entrée comme au coeur du bourg où se concentrent les édifices les plus importants de la commune, les gens se bousculent, les voitures roulent pare-choc contre pare-choc, les taxis-motos se frayent difficilement un passage dans ce brouhaha homérique, les 15 et 16 juillet.




Bandes de rara, pèlerins, marchandes, hougans, mendiants, putes, éclopés se mêlent dans une foule bigarrée de carnaval que la police ne parvient pas à contenir.
Les prières, les chants dédiés à la Vierge, les rites vaudou, la musique d'Azor, le vacarme des bandes de rara, l'arôme de l'encens, le relent des cornes de boeuf, l'effluve des fritures, l'odeur de thé, des compositions de feuilles sélectionnées pour des bains de chance, le fumet exacerbé de la viande de porc éveillent les sens tout le long de la route poussiéreuse menant à la ville.



Saut-d'Eau, sol jaillissant d'eau, route de la foi, terre bénie pour de nombreux croyants venus en pèlerinage, est la Ville-Bonheur, le lieu mystique d'Haïti où l'on se débarrasse mieux de la déveine, de la guigne, des « madichon », des « dyòk », des « move zè »...Sur les chemins qui conduisent à la cascade, au calvaire, à Palme ou à l'église, des gens, en groupes, allument des bougies soit au pied d'un arbre au tronc à moitié calciné, soit sur une pierre noire près d'une source d'eau. Ils prient, méditent, chantent, puis, l'instant d'après, plongent dans l'eau purificatrice dans l'espérance de renaître sous de favorables auspices.
A Palme, à quelques mètres d'une source d'eau, sous un manguier touffu, un taureau est sacrifié. On suspend la tête de l'animal aux yeux horrifiés à une branche de l'arbre. La chair du boeuf est partagée, distribuée le jour de la messe, aux mendiants.
A l'église Notre-DameDevant l'église Notre-Dame du Mont-Carmel, ils sont nombreux les mendiants en quête de nourriture qui se bousculent. Les policiers font pleuvoir sur le dos des enfants, des jeunes et des vieillards des coups de « rigwaz » ou de bâton. Chassés, ils reviennent en force vers le hougan ou la manbo qui leur distribue une pitance.
Un hougan, envahi par des mendiants, sollicite l'aide des policiers. Les agents de l'ordre utilisent agressivement leur fouet. Une femme se réclamant de la diaspora distribue des billets verts aux pauvres. Ceux-ci s'agrippent à elle, la retiennent par les bras, par la taille, tirent sa robe. Affolée, elle appelle à l'aide. Les policiers font leur devoir.
Les handicapés, moins agressifs, envoient des signaux de détresse et font peine à voir : culs-de-jatte, unijambistes, manchots, aveugles égrènent leurs éternelles litanies. A côté d'eux, les « bòkò » font tinter des clochettes et appellent les gens qui vont assister à la messe à faire une pause au pied de leur petite chaise, le temps de tirer une carte, d'allumer une bougie et de verser un peu de clairin au nom des saints et des loas.L'enceinte de l'église Notre-Dame est pleine à craquer : officiels du gouvernement, parlementaires, fidèles prêtent l'oreille à l'homélie de Mgr Pierre-André Dumas.
A peine nommé à la tête du nouveau diocèse des Nippes, l'évêque, assisté d'une vingtaine de prêtres, a fait sa première sortie officielle lors de la patronale de Saut-d'Eau, pour clamer sa foi en Dieu et demander aux Haïtiens de s'aimer les uns les autres, de s'armer de courage et de volonté pour construire un monde d'union et de fraternité en vue de faire échec à la misère qui ronge les membres de la famille haïtienne. Il explique que le chemin de la délivrance pour tout un peuple passe par le développement, seul moyen de sortir de la bêtise, de l'ignorance et des bas-fonds de la misère.
A la CascadePortant costume de bain sexy comme à la plage, une femme en transe risque de fracturer le cou dans la cascade architecturée en gradin. Ses proches la retiennent et l'emmènent loin de l'ambiance qui règne dans l'eau.



Dans l'escalier, descendant vers la cascade, un va-et-vient de pèlerins aux vêtements bigarrés et de toutes les couleurs fait penser à l'arc-en-ciel. Le site prend mystérieusement vie avec les prières, les chants et les trombes d'eau dévalant le saut où grouillent une foule de gens en quête de bénédiction.


Muni d'un morceau de savon, de parfum et d'une brassée de feuilles d'odeur impénétrable, Dr Chavannes vient aux pieds de Notre-Dame pour solliciter son intervention en sa faveur lors des prochaines élections. « Je veux briguer un poste au Sénat de la République.


Je mettrai mon mandat sous la protection de la Vierge », clame-t-il.
Le médecin jette son slip dans l'eau saturée de vêtements abandonnés et s'en va. Demain, le jour de la fête, il continuera, dit-il, son pèlerinage à l'église et au calvaire.
Rhau Winston, représentant d'une fondation haïtienne, révèle : « Longtemps, tous les documents que je soumettais à plusieurs institutions, au nom de ma fondation, étaient rejetés. Lorsque je les ai placés sous la protection de manman Marie, toutes mes demandes ont été agréées par ces mêmes institutions », avoue-t-il.
Dans les grottes, sous les feuillages de grands arbres et sur les marches de la cascade qui se répand en nappe d'eau, Saut-d'Eau continue d'exercer son attraction mystique sur des milliers de croyants.
La ville de Saut-d'Eau, de son ancien nom Ville-Bonheur, fut fondée en 1905. Elle fut élevée au rang de commune en 1926. Elle a 4 sections communales : Rivière-Canot, La Selle, Coupe-Mardigras et Montagne-Terrible.
Claude Bernard Sérant

serantclaudebernard@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=60068&PubDate=2008-07-22

Aristide sous les feux de la rampe

Le patron de la compagnie de télécommunication IDT, James Courter, a été condamné à verser une amende de 1300 000 dollars américains à la Commission Fédérale des Communications (FCC). M. Courter, un ancien congressman du New Jersey, très actif dans les campagnes de levée de fonds du candidat républicain à la Maison-Blanche John MC Cain, a été reconnu coupable de violation des règles régissant les télécommunications en versant de manière impropre et irrégulière des fonds à des officiels étrangers, dont l'ex-président haïtien Jean-Bertrand Aristide, en échange de tarifs préférentiels sur la minute pour les appels longue distance.
L'enquête qui a débouché sur la condamnation de M. Courter a été menée suite aux allégations de Michael Jewett, le manager de la compagnie pour la Caraïbe, vraisemblablement renvoyé pour avoir dénoncé les actions illégales de son supérieur. M. Jewett, cité dans un article de Lucy Komisar publié le 11 juillet 2008 dans le magazine en ligne Portefolio.com, avait clamé qu'il a été mis à pied pour s'être opposé aux virements de fonds sur un compte en banque Mount Salem à Turks and Caicos appartenant à l'ex-président Aristide.
Sur chaque minute d'appel longue distance placée vers Haïti via la Téléco, l'IDT versait seulement 8,75 centimes américains alors que les autres fournisseurs comme ATT payait 23 centimes. Et sur chaque 8,75 centimes destinés à la Téléco, 3 centimes étaient déposés sur le compte d'Aristide qui réside en Afrique du Sud après avoir abandonné le pouvoir en Haïti en février 2004. L'IDT, selon FCC, violait la loi de manière systématique et répétée et s'était aussi rendu coupable de compétition déloyale. ^
Cette compagnie, également sous enquête pour évasion fiscale, comptait au sein de son conseil d'administration d'anciens ambassadeurs, d'élus, de gouverneurs des Etats-Unis, a-t-on souligné. Cette affaire de corruption remet l'ex-président Jean-Bertrand Aristide sous les feux de la rampe. En juillet 2006, trois mois après l'accession de René Préval à la présidence, le gouvernement haïtien avait ordonné de retirer la plainte pour vol de " millions de dollars " déposée aux États-Unis contre Aristide. Dans un document remis à un tribunal fédéral de Miami, les avocats du gouvernement haïtien avaient demandé le "retrait volontaire ", sans conséquence financière, de la plainte déposée en novembre 2005 par le gouvernement Latortue. Jean-Bertrand Aristide, 55 ans, se retrouve une nouvelle fois sur le devant de la scène à cause d'un partenaire encombrant.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=60089&PubDate=2008-07-21

Un nouveau bloc majoritaire au sénat réclame des consultations politiques

Les acteurs politiques devront prendre en considération la nouvelle donne dans la conjoncture qui est la constitution d’un nouveau bloc majoritaire au grand corps.
Le sénateur Rudy Heriveaux (Lavalas) a annoncé que ce bloc composé de 10 sénateurs est disposé à dialoguer avec le premier ministre désigné dans le cadre du processus de formation d’un nouveau gouvernement. Composé des membres du bloc majoritaire, de 16 sénateurs qui avaient censuré le gouvernement de Jacques Edouard Alexis, ce nouveau bloc se donne pour objectif de défendre les intérêts des partis politiques.
Le sénateur Heriveaux croit que le plus dur reste à faire en ce qui concerne le processus de ratification du premier ministre " Nous sommes pour le renforcement des partis politiques et ce serait un mauvais calcul politique de vouloir écarter les partis du gouvernement", dit-il estimant qu’un dialogue entre les partis et le premier ministre désigné constitue une soupape de sécurité. " Ecarter les partis politiques est une attitude suicidaire", lance le sénateur Lavalas précisant que ces collègues sont pour le renforcement de la démocratie.
Les chefs de files du bloc majoritaire croient que le président Préval doit engager des consultations avec le bloc avant la déclaration de politique générale du premier ministre désigné. " Ce serait un échec garanti pour Michèle Pierre Louis au sénat si l’exécutif veut écarter les partis politiques du prochain gouvernement", ajoute t-il.
De son coté, le vice président du sénat, Andrice Riché, se prononce pour la participation des partis politiques dans le prochain gouvernement se déclarant contre la formation d’un gouvernement avec des technocrates. " C’est mauvais de dire qu’on a l’intention de diriger avec la société civile", insiste t-il faisant remarquer que les politiques ne peuvent aplanir la route pour que les technocrates en jouissent.
Le sénateur Andrice Riché qualifie nombre de députés de la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) de déserteurs estimant que ce bloc majoritaire à la chambre basse œuvre contre les partis politiques. " Le vote de la chambre basse est un vote anti parti et les démocrates de ce pays ne doivent pas rester les bras croisés pour attendre l’instauration d’une dictature", explique t-il. " Aujourd’hui les partis politiques doivent faire l’expérience du pouvoir ", martèle le sénateur Riché.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13922

Miragoane est sur le point d’obtenir le siège de l’évêché des Nippes

Le calme est revenu dans la ville de Miragoane après les négociations entre les autorités religieuses et des chefs de file du mouvement revendicatif. Les émissaires de la hiérarchie de l’église catholique, les pères André Dumas, évêque de Nippes et Alix Verrier, évêque des Cayes, ont permis de trouver un accord qui satisfait aux revendications des chrétiens miragoanais.
Le député Paully Faustin révèle que selon les termes de cette entente le siège du diocèse de Nippes sera accordé à Miragoane. " Mgr Dumas aura sa résidence à Miragoane et l’église Saint Jean Baptiste sera élevée au rang de cathédrale ", annonce le parlementaire soulagé par ce dénouement heureux. Le député Faustin informe qu’une messe sera chantée le samedi 26 juillet en l’église Saint Jean Baptiste par les pères Dumas et Verrier afin de sceller la réconciliation au sein de l’église.Tout en faisant état de la fin du mouvement de protestation, le député Faustin souligne que les chrétiens miragoanais restent vigilants dans le cadre de ce dossier. " Il y a des points dans l’entente qui dépendent des évêques haïtiens qui seront appliqués dans le meilleur délai mais il y en a d’autres qui dépendent du Vatican", fait remarquer le parlementaire.
Miragoane sera également le siège des institutions diocésaines telle Caritas selon les termes de l’entente.
Interrogé sur la situation de Anse-a-Veau après l’entente, le député Faustin estime que cette ville ne perd rien puisqu’elle était sur le point de bénéficier d’un cadeau. " On doit considérer la procédure utilisée pour les autres diocèses, le siège du diocèse est toujours placé dans le chef lieu du département ", ajoute t-il.
Un autre élu, le sénateur Jean Joseph Pierre Louis avait souhaité que les responsables de l'église catholique respectent les termes du concordat. Il avait révélé que le torchon brûle depuis 5 ans entre les communes de Anse-a-Veau et Miragoane, a propos de l’attribution du siège du diocèse.Les activités économiques avaient été paralysées pendant plusieurs jours dans le département des Nippes en raison du mouvement de protestation des fidèles catholiques contre la décision du Vatican.
Des chefs de file du mouvement avaient fait état de velléité de scission au cas où les dirigeants de l’église refuseraient de modifier leur décision.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13923

Football : Les Grenadiers en stage en Floride

La sélection nationale de football doit laisser Port-au-Prince à destination de la Floride pour un stage de préparation d’une vingtaine de jours en vue de préparer le 3ème tour des éliminatoires du mondial 2010. Pour ce stage, l’assistant entraîneur de Wagneau Eloi, Monsieur Wilner Etienne partira avec un groupe de 25 joueurs dont le revenant Dieufène Télamour dit Bayotan qui évolue en deuxième division avec le Racing Club Haïtien. Pour son premier match de la prochaine phase des éliminatoires, l’équipe haïtienne recevra le Surinam au stade Sylvio Cator le 20 août prochain avant de se rendre au Salvador huit jours plutard. Par ailleurs, le désormais ancien capitaine du Onze national Pierre Richard Bruny n’a pas été retenu par le staff technique pour le stage que l’équipe nationale effectuera en Floride. Bruny Pierre Richard qui était le principal instigateur du mouvement de grève des joueurs sélectionnés, s’était vu retirer le brassard de capitaine qu’il portait depuis près d’une dizaine d’années. La longue histoire d’amour entre l’équipe haïtienne de football et son ancien emblématique capitaine serait-elle en train de se terminer à un moment aussi important pour le football haïtien ? Affaire à suivre.
Guyto Rivière
guytoriviere@yahoo.fr

lundi 21 juillet 2008

La commission spéciale de ratification du Sénat s’apprête à présenter son rapport

Des forces politiques au Sénat, dont l’OPL et la Fusion, conditionnent la ratification de Michèle Pierre-Louis à la présence des partis dans le futur cabinet ministériel
lundi 21 juillet 2008,
Radio Kiskeya

Le président de la commission spéciale de ratification du Sénat, Michel Clérié, a annoncé lundi que le processus d’examen du dossier du Premier ministre désigné progresse et devrait être bouclé entre mardi soir et mercredi matin.
Très confiant, le Sénateur Clérié (Fusion/Grand’Anse, sud-ouest) a indiqué que les pièces soumises par Michèle Duvivier Pierre-Louis répondent aux exigences de l’article 157 de la constitution relatives à l’éligibilité au poste de Premier ministre. L’élu social-démocrate a aussi fait remarquer que la commission spéciale de la Chambre des Députés avait déjà effectué une analyse rigoureuse du dossier de Mme Pierre-Louis dont le choix a été largement approuvé la semaine dernière.
Pour sa part, le Sénateur Andris Riché (OPL/Grand’Anse), qui s’est présenté comme un ami proche du Premier ministre désigné, l’exhorte à engager des discussions avec les partis politiques représentés à la Chambre haute afin de s’assurer de leur vote nécessaire à sa ratification. Vice-président du Sénat et coordonnateur général adjoint de l’Organisation du peuple en lutte (OPL), le pasteur Riché a vivement souhaité la présence de formations politiques de différentes sensibilités idéologiques au sein du prochain gouvernement.
Nettement plus incisif, le Sénateur du Nord-Est, Judnel Jean, a clairement menacé de ne pas accorder son vote à Michèle Pierre-Louis si elle refuse d’ouvrir des négociations politiques avec les partis. Appelant à l’intégration du sien, la Fusion des sociaux-démocrates, dans la future équipe gouvernementale, le parlementaire a estimé que la candidate pourrait courir à sa perte lors de la séance cruciale de cette semaine si les partis ne sont pas considérés comme des partenaires à part entière.
Déjà très peu favorable au Premier ministre désigné en raison de son homosexualité présumée, le Sénateur-pasteur Judnel Jean a prédit que le pays serait de nouveau en proie à l’instabilité politique au cas où seuls des individus issus de la société civile étaient appelés à former le gouvernement.
Jeudi dernier, les blocs parlementaires de l’OPL et de la Fusion avaient fait abstention. même si cela n’avait pas empêché la ratification massive de Mme Pierre-Louis, heureuse bénéficiaire du soutien conditionnel de l’incontournable groupe majoritaire à la Chambre basse Concertation des parlementaires progressistes (CPP). spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5160

Le nouveau Nonce Apostolique s’attend à une mission délicate en Haïti

La lutte contre la misère et la violence seront au coeur de l’action du Vatican
lundi 21 juillet 2008,
Radio Kiskeya

L’Archevêque philippin Bernardito Auza, nouveau Nonce Apostolique nommé en Haïti par le Pape Benoît XVI, s’attend à des défis de taille dans le cadre de cette mission, indique une déclaration de la Conférence épiscopale des Philippines (CBCP) rendue publique lundi à Manille.
Selon le texte des Evêques de l’archipel relayé par la télévision locale GMANews TV, Mgr Auza devra travailler en vue de la résolution de "l’interminable et même sanglant conflit dans lequel sont plongés les haïtiens". Une situation qui affecte directement la stabilité économique et politique du pays.
"Il y a un peuple qui attend d’être aidé dans ses efforts en vue de réaliser des progrès matériels et spirituels. Le travail du nouveau représentant du Saint-Père ne sera pas simple", a, de son côté, affirmé le Nonce Apostolique à Manille, Edward Joseph Adams, affirmant que la violence était partout en Haïti. Le Nonce s’exprimait lors d’une messe de remerciement célébrée dans la cathédrale de Manille en l’honneur du nouvel ambassadeur du Vatican en Haïti.
Bernardito Azua, 49 ans, avait été désigné le 8 mai dernier par le Souverain Pontife pour succéder à Mgr Mario Giordana. Il est attendu dans les prochains jours à Port-au-Prince. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5158
Commentaires : Pourquoi il est si difficile de juguler un problème auquel tous les secteurs de la vie nationale veulent s’attaquer. L’Eglise a le pouvoir et les moyens, qu’est ce qui manque pour atteindre le succès ?