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samedi 21 juin 2008

Plusieurs milliers de fans rendent hommage à Barikad Crew

Plusieurs milliers de personnes ont participé hier soir à une grande marche à la mémoire des musiciens de Barikad Crew tués samedi dernier dans un accident de la circulation. Les participants à la marche portaient des bougies afin de témoigner leurs sympathies aux 4 musiciens du groupe.
La marche a débuté devant le local du groupe à la rue Nicolas en passant par la route de l’aéroport, lieu du drame pour revenir ensuite à la rue Nicolas Des DJs tournaient en boucle les chansons de Barikad Crew, entonnées en chœur par les manifestants. De nombreux fans de BC ont laissé éclaté leur tristesse en lançant des cris. Sous forte escorte policière la marche s’est déroulée dans le calme à travers les rues de la capitale plongée dans l’obscurité en raison du rationnement de l’énergie.
Les medias de la capitale depuis 48 heures diffusent de chansons produits pour rendre hommage à Barikad Crew, dont "Aksepte yo" de Rockfam.
Le premier ministre Jacques Edouard Alexis avait rendu visite à la famille des victimes. Il a annoncé une rencontre avec les parents des artistes afin d’envisager une aide de l’état.
Les ministres de la culture, Eddy Lubin et des affaires Sociales, Gerald Germain, avaient également rendu visite aux parents des artistes. Le ministre Germain a annoncé que les parents seront pris en charge par la caisse d’assistance sociale.
Le ministre de la culture Eddy Lubin s'est déclaré conscient de la nécessité de contribuer à l'organisation des funérailles des victimes qui auront été de véritables porte-parole des jeunes.
Plusieurs leaders politiques, dont le sénateur Rudy Herivaux et la secrétaire général du RDNP, Myrlande Manigat, s’étaient rendus à la rue Nicolas afin de présenter leurs sympathies aux parents des victimes.
Les funérailles des 4 membres de BC auront lieu ce samedi au kioske Oxyde Jeanty ou au stade Sylvio Cator.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13839

Les 9 membres du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire sont connus

Les juges des tribunaux de première instance des 18 juridictions du pays ont fait choix hier de Gustave Pharaon, président de la Cour d’appel des Gonaïves, comme leur représentant au Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ).
En marge de cette réunion électorale, le secrétaire d’état à la justice, Daniel Jean, a fait remarquer que le processus en cours ne vise pas à établir un pouvoir pour les juges. " Il ne s’agit pas d’un syndicat mais un pouvoir dont le rôle est de contribuer à un état fort", dit-il appelant les membres du CSPJ à œuvrer pour le bien des citoyens. " Notre volonté est de constituer un pouvoir judiciaire digne de son nom", insiste M. Jean soulignant que les membres du CSPJ garderont leurs postes dans leurs circonscriptions.
De plus, Daniel Jean affirme que le CSPJ est un organe de contrôle et de supervision du pouvoir judiciaire. Certains membres ont été élus alors que d’autres occupent leurs postes à cause de leur fonction dans le système judiciaire.
Le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) est un organe de discipline chargé de sanctionner les juges en cas d’écart. Le CSPJ est également un organe de gestion du pouvoir judiciaire. Avec ces deux mandats le CSPJ réalisera à partir de septembre 2008 des taches dévolues jusqu’ici au ministère de la justice.
Le président de la Cour de Cassation est le président du CSPJ qui est un pouvoir collégial incluant la société civile, les organisations de défense des droits humains et les barreaux. " Le CSPJ permet au pouvoir judiciaire de s’organiser et de s’exprimer à coté des deux autres pouvoirs", ajoute Daniel Jean.
De son coté, le directeur général du Ministère de la justice, Josué Pierre Louis, assure que le conseil est une garantie pour les justiciables. Il en veut pour preuve la présence des représentants de la société civile et des organisations de défense des droits humains.
Josué Pierre Louis annonce le lancement du processus de certification des 9 membres du CSPJ. " Tous les citoyens peuvent présenter leurs doléances afin que les autorités sachent si ces personnalités sont crédibles", dit-il rappelant que les membres du CSPJ devront à leur tour certifier tous les juges de pays.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13842

Haïti : Wyclef Jean lance l’opération « Together for Haiti »

Vendredi 20 juin 2008
P-au-P, 20 juin 08 [AlterPresse] --- Le chanteur hip hop Wyclef Jean vient de lancer a Port-au-Prince une nouvelle initiative baptisée « Together for Haiti » (Konbit pou Ayiti), qui vise à collecter 48 millions de dollars américains pour aider les autorités haïtiennes à faire face à la crise alimentaire.
« Together for Haiti » est une alliance de trois organisations humanitaires majeures : Yélé Haïti (Fondation créée par Wyclef Jean), le Programme alimentaire mondial (PAM) et la Fondation panaméricaine pour le développement (PADF).
Sa formation a été annoncée en mai 2008 à New York par Wyclef Jean qui voulait donner une réponse aux émeutes de la faim qui ont secoué Haiti, son pays d’origine, en avril dernier.
Les organismes initiateurs se sont engagés à collecter 48 millions de dollars pour fournir de la nourriture, créer des emplois et supporter l’agriculture en Haïti.
« Il n’y a pas un meilleur avocat pour Haïti que Wyclef [Jean] qui donne son temps et sa crédibilité pour son pays », déclare Mamadou Mbaye, représentant du PAM en Haïti.
La crise alimentaire, aux dires de Mbaye, n’est pas une invention haïtienne. Mais Haïti est, selon lui, le seul pays qui a perdu un gouvernement en raison de cette crise considérée comme un « tsunami silencieux ».
A très court terme, les organisations partenaires souhaitent distribuer de la nourriture aux populations nécessiteuses.
A moyen terme, elles comptent agir sur la relance de la production agricole, en créant des emplois pour générer des richesses et en améliorant les infrastructures agricoles, de concert avec les autorités haïtiennes, selon un représentant de PADF.
Un fonds sera mis en place pour la création de micro-entreprises familiales et communautaires. Des semences non-hybrides à haut rendement ainsi que des engrais seront fournis aux petits paysans, ont précisé les responsables.
Les initiateurs de « Together for Haiti » annoncent également des séances de formation visant à améliorer les pratiques agricoles dans le pays.
Pour collecter, en six mois, les 48 millions de dollars, Wyclef Jean et consorts promettent de faire du lobbying auprès des donateurs internationaux et du Congrès américain qui est déjà informé par l’ancien sénateur américain Jesse Jackson. [do gp apr 20/06/2008 13 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7371

Haïti : Le Prix des Amériques Insulaires et de la Guyane fait escale à Port-au-Prince

vendredi 20 juin 2008
P-au-P, 20 juin 08 [AlterPresse] --- Le « Prix littéraire des Amériques Insulaires et de la Guyane » s’ouvre, ce 20 juin 2008, à Port-au-Prince par une série de rencontres autour d’importantes figures de la littérature afro-caribéenne.
Les écrivaines Yanick Lahens, Gisèle Pineau, Emmelie Prophète et Simone Schwartz-Bart interviennent à la Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL).
Un panel constitué de Marie Abraham Huyghues Despointes et de Dany Laferrière se déroule autour du « Prix des Amériques Insulaires et de la Guyane, l’Esprit et la Lettre ».
D’autres écrivains, comme Pedro Juan Gutiérez, Pedro Pérez Sarduy, Alain Mabanckou, Gary Victor, Zoé Valdés, participent eux aussi à cette première journée de ce rendez-vous biennal.
C’est la première fois, depuis sa création en juin 2000 que ce prix fait escale en Haïti en ces 20, 21 et 22 juin 2008.
Ce Prix couronne l’ouvrage d’un auteur majeur originaire des Amériques Insulaires ou de la Guyane ou d’un écrivain dont l’œuvre témoigne d’une expérience imaginaire ou réelle de ces territoires.
Pour l’édition 2008, il est doté de 8.000 euros qui sont accordés au lauréat et deux bourses d’encouragement à l’écriture, de 1500 euros chacune, sont destinées aux autres nominés.
Le jury est présidé par Dany Laferrière.
A cause de sa vitalité intellectuelle, Haïti a en 2008 la chance d’accueillir ce prix, selon l’écrivain Laferrière qui estime que « les écrivains haïtiens sont présents sur toutes les scènes ».
« Nous, écrivains de toute la Caraïbe et de l’Afrique, nous sommes très sensibles au fait que les Haïtiens sont des lecteurs insatiables », indique Laferrière.
Pour cet écrivain, originaire de Petit-Goâve (Sud), « il ne faut pas se contenter d’envoyer un sac de riz en Haïti. Les Haïtiens ne mangent pas pour vivre, il faut aussi envoyer un sac de livre, les Haïtiens mangent pour lire », affirme-t-il.
« Les Haïtiens sont capables de lire. Et c’est notre passion, on ne mange pas juste pour vivre, on mange pour lire », soutient-il. De son côté, l’écrivaine française Gisèle Pineau pense que grâce à la littérature, l’image des Haïtiens sera améliorée en Guadeloupe.
« C’est difficile parfois d’être Haïtiens en Guadeloupe. Il y a du rejet, il y a de l’ignorance (…) J’espère qu’à travers ce prix nous vaincrons cette ignorance », déclare-t-elle lors d’une intervention à l’Institut français d’Haïti, ce 20 juin.
Alain Mabanckou, de nationalité congolaise, se considère comme l’ « écrivain africain le plus haïtien ».
« Je suis l’œil africain de la Caraïbe », indique le lauréat en 2006 du Prix Renaudot pour son roman « Mémoires de Porc-épic ».
Le « Prix des Amériques Insulaires », selon Dany Laferrière, ne constitue pas une propagande de la Francophonie.
À l’initiative de Maryse Condé et de Amédée Huyghues Despointes, le « Prix des Amériques Insulaires » a été conçu pour faire écho à l’imaginaire romanesque du grand bassin caribéen. [do gp apr 20/06/2008 14 :00]

http://www.alterpresse.org/spip.php?article7373
Haïti : Obsèques le 21 juin des musiciens de « Barikad Crew », décédés tragiquement
vendredi 20 juin 2008
P-au-P, 20 juin 08 [AlterPresse] --- Les funérailles des musiciens du groupe « Barikad Crew », tués le 15 juin dans un accident de la circulation, seront chantées le samedi 21 juin sur la place du Champ de Mars, à Port-au-Prince, confirme à AlterPresse un membre du staff de management de cette formation musicale.
Le stade Sylvio Cator, envisagé dans un premier temps par les responsables du groupe, a été déclaré trop exigu pour accueillir ces obsèques, selon la même source.
Deux marches pacifiques, rassemblant des milliers de personnes ont eu lieu le 19 juin 2008 dans les rues de la capitale, en memoire des musiciens, tres connus parmi les jeunes.
Tôt le dimanche 15 juin dernier, Jean Walker Sénatus (Katafal), Junior Badio (Dejavu), Johnny Emmanuel (Dade), trois chanteurs du groupe ainsi que le batteur et un proche fan ont péri dans un accident au nord de la capitale.
Ce drame a provoqué, le lendemain, le suicide de Nathalia Bertrand, compagne de Katafal, qui s’est logée une balle à la bouche.
48 heures après l’accident, la compagne d’une autre des victimes a tenté vainement de se suicider en se jetant de l’étage de sa résidence. [do gp apr 20/06/2008 14 :10]

http://www.alterpresse.org/spip.php?article7372

Le FMI approuve une aide de 26,5 millions de dollars en faveur d’Haïti

Un montant suppplémentaire qui sera consacré à la lutte contre les effets néfastes de l’augmentation des prix alimentaires et pétroliers, selon l’instution financière internationale qui insiste sur l’importance du DSNCRP et du "désengagement" de la Banque Centrale dans la mise en oeuvre du programme contre la pauvreté et pour la croissance en Haïti
vendredi 20 juin 2008,
Radio Kiskeya
Le Fonds Monétaire International (FMI), qui a bouclé vendredi la troisième revue des résultats économiques d’Haïti dans le cadre de l’accord intitulé Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC), a également accordé au pays une assistance financière de 26,5 millions de dollars destinée à atténuer les effets du renchérissement des produits alimentaires et pétroliers.
Selon un communiqué du conseil d’administration du FMI rendu public à Washington, cette enveloppe additionnelle fait partie d’un montant global de 38,7 millions de dollars approuvé en faveur d’Haïti, un programme d’appui devant s’étendre sur une période de trois ans. Des modifications ont été apportées à ce programme pour le reste de l’année afin de limiter l’impact de l’envolée des prix mondiaux à l’origine de graves troubles sociaux dans le pays en avril dernier.
"Haïti doit être félicitée pour sa bonne performance dans le cadre du programme appuyé par la FRPC et pour les progrès réalisés dans la mise en œuvre des réformes structurelles, en dépit des nombreux chocs externes, y compris l’impact de l’augmentation des cours mondiaux des produits de base et des aléas climatiques, ainsi que les difficultés politiques", a déclaré à l’issue des délibérations Takatoshi Kato, directeur général adjoint et président par intérim du conseil d’administration. Il a aussi noté que devant la forte poussée de l’inflation devenu un défi de taille pour les populations démunies, "les autorités haïtiennes ont immédiatement adopté des mesures appropriées destinées à stabiliser les prix des produits alimentaires, et sont en train de renforcer les mesures visant, entre autres, à étendre des programmes de cantines scolaires, à créer des emplois à travers des programmes de travaux publics et à stimuler la production agricole".
Par ailleurs, le communiqué du FMI souligne que le conseil d’administration a accueilli favorablement une demande de dérogation présentée par Haïti pour "non observation de deux critères de réalisation liés à la préparation d’un plan de recapitalisation de la Banque de la République d’Haïti et au recrutement d’experts pour renforcer les unités chargées du programme dans les principaux ministères".
Le FMI estime qu’outre les réponses aux chocs externes et aux difficultés politiques actuelles, il s’avère nécessaire de "poursuivre la mise en œuvre des politiques de moyen terme inscrites dans le Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP) afin d’améliorer les services sociaux, de réhabiliter les infrastructures et d’appuyer les secteurs à fort potentiel de croissance". L’organisme financier international conditionne l’opérationnalisation rapide du DSNCRP à l’allègement de la dette au titre de l’initiative PPTE renforcée et de l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale dont Haïti devrait bénéficier.
De même, il appelle à accélérer l’adoption des projets de lois liés à la réforme économique déjà soumis au Parlement, notamment la loi bancaire, le code douanier et une série de modifications de diverses législations en vue du "retrait de la Banque Centrale (BRH) des activités non essentielles".
"Il est impératif que la communauté internationale se tienne fermement aux côtés d’Haïti dans cette période difficile que le pays traverse, tant pour aider à préserver les acquis socio-économiques et tracer la voie vers le renforcement de la croissance et de l’emploi, que pour améliorer les conditions de vie de la population", a poursuivi M. Kato. De son point de vue, les autorités haïtiennes se sont montrées déterminées à "préserver la stabilité macroéconomique, dans des conditions difficiles".
L’accord au titre de la FRPC avait été approuvé en faveur d’Haïti le 20 novembre 2006 pour un montant d’environ 119 millions de dollars.
Considérée comme le guichet concessionnel du FMI pour les pays à faible revenu, la FRPC vise à stimuler la croissance et à réduire la pauvreté à travers un cadre global de politiques macroéconomiques, structurelles et sociales. En conséquence, les prêts accordés, assortis d’un taux d’intérêt de 0,5 % l’an, sont remboursables sur dix ans avec cinq ans et demi d’amortissement pour le principal.
Conformément aux prévisions du Fonds Monétaire International, la croissance de l’économie haïtienne devrait subir cette année un nouveau ralentissement pour s’établir à 2,5 %. Quant à l’inflation, qui risque d’être galopante, les autorités économiques devraient chercher à la limiter d’ici fin septembre à 16 %.
Le Président René Préval a averti la semaine dernière que les prix des produits pétroliers vont augmenter considérablement en raison de "l’incapacité du gouvernement à subventionner les hausses vertigineuses enregistrées sur le marché international". Depuis cette annonce, différents secteurs semblent de plus en plus craindre de nouvelles tensions sociales en Haïti après les violentes protestations de début avril contre la faim et la vie chère. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5094

L’UNICEF dénonce les rapts d’enfants en Haïti

L’organisme onusien, qui a recensé plus de 50 cas depuis janvier, exige que les auteurs de ces crimes soient punis
vendredi 20 juin 2008,
Radio Kiskeya
Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a lancé vendredi à Genève une alerte sur les enlèvements d’enfants en Haïti où, depuis le début de l’année, une cinquantaine de cas ont été enregistrés.
Dans une déclaration à la presse relayée par l’agence espagnole EFE, la porte-parole de l’agence onusienne, Véronique Taveau, a indiqué que la majorité des enfants ayant été kidnappés sont en bas âge. De plus, certaines des victimes ont été violées, torturées, voire assassinées.
"Les autorités haïtiennes soupçonnent des bandes criminelles à la recherche d’argent facile d’être responsables de ces rapts. Malheureusement, leurs auteurs restent impunis", a regretté Mme Taveau.
Outre Haïti, l’UNICEF a également pointé du doigt la République Démocratique du Congo (RDC) et la République Centrafricaine, deux pays en situation de conflit interne où les enlèvements et séquestrations de mineurs sont très fréquents. Véronique Taveau a notamment rappelé qu’en RDC des milliers d’enfants sont recrutés de force par des bandes armées afin d’être utilisés comme soldats ou esclaves sexuels sur de longues périodes.
Par ailleurs, en Irak, "un nombre croissant d’enfants" ont été recrutés par des milices armées, tandis que des filles sont de plus en souvent enlevées par des réseaux de prostitution, a ajouté la porte-parole.
Rappelant l’obligation faite aux Etats membres de l’ONU de protéger l’intégrité physique des enfants, l’UNICEF les exhorte à mettre fin à la pratique du kidnapping.
De nombreux enfants et adolescents ont été kidnappés ces dernières semaines en Haïti. Le cas le plus horrible reste celui du jeune Kareem Xavier Gaspard, un écolier de 16 ans, séquestré, torturé et exécuté à la fin du mois de mai malgré le versement d’une rançon par ses parents.
Un certain réveil de la société civile contre ce fléau et les fréquentes opérations des forces de l’ordre n’ont pu jusqu’ici empêcher les réseaux de kidnapeurs de poursuivre leurs activités criminelles à Port-au-Prince comme en province. spp/radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5093

mercredi 18 juin 2008

Le dimanche noir de Barikad Crew

Jerry Payas, membre du groupe qui nous informe au milieu d'une foule de fanatiques, ne peut nous donner de précision sur les corps qui ont été retrouvés carbonisés. Les artistes rap très connus du Barikad Crew : K-Tafal ( Sénatus Jean Wilker), Déjavoo ( Junior Badjo), Dad (Jonny Emmanuel), Guy Charles, le chauffeur et Djo, le batteur, sont retrouvés carbonisés, leur voiture écrabouillée au fond d'un canal sur la route de l'aéroport...
Dimanche 15 juin 2008, l'avenue Nicolas était remplie de jeunes. Ce n'était ni pour le démarrage d'une bande carnavalesque, ni pour quelque festival de quartier qu'ils étaient venus en si grand nombre, au tronçon compris entre l'avenue Magloire Ambroise et la rue Monseigneur Guilloux. C'était pour manifester leur douleur.


Ils se sont réveillés avec une mauvaise nouvelle.Il était environ 2h du matin quand, revenus d'un spectacle à Olympia Night Club, la voiture a bord de laquelle se trouvaient cinq membres de Barikad Crew eut un violent accident sur la route de l'aéroport, nous précise notre informateur.

Les artistes très connus : K-Tafal, Déjavoo, Dad, le chauffeur Guy Charles sont retrouvés carbonisés au fond d'un canal.

Certains parlent d'électrocution produite à la suite d'un câble de haute tension qui serait tombé sur la voiture.

D'autres signalent que le véhicule aurait pris feu à cause de la violence du choc. Des pneus à l'intérieur du canal auraient attisé le feu. On souligne aussi que les musiciens rap se pressaient pour aller participer à la fête d'anniversaire de Radio Caraïbes.

Formé en 2002, le groupe s'est fait remarquer par la jeunesse de Port-au-Prince en quête de modernité et de rythme nouveau. Barikad Crew n'a jamais fait de voyage à l'extérieur, mais il planifiait pour l'année 2008 une tournée en terre étrangère. « Malheureusement, cet accident vient enterrer nos rêves, » laisse tomber avec regret Jerry Payas.

Les chanteurs du groupe victimes de l'accident habitaient tous à la rue Nicolas. « C'était notre quartier général et tout le monde est en deuil des deux côtés de la rue », nous dit une dame. « Le groupe animait le quartier et on nous respectait », dit un jeune homme en larmes. « J'ai vu les cadavres, c'est épouvantable », continue-t-il.
Accourus à l'Hôpital général où les corps ont été transportés à la morgue, nous trouvons une foule de jeunes qui voulaient coûte que coûte voir les cadavres.
Aux journalistes, un membre de la direction répond qu'il faut une autorisation de l'administration de l'hôpital. La police a dû intervenir à la morgue pour faire partir la foule.
LE PHENOMENE RAP
Barikad Crew fait partie d'une longue lignée de groupes rap qui ont mobilisé les jeunes de Port-au-Prince durant leurs prestations. Original, Masters, King Posse, King of the king, Black Leaders, Metal Ice, Brothers Posse... sont parmi les rappeurs les plus connus.
La rue Nicolas était bloquée à toute circulation automobile, ce dimanche. On chantait des airs de Barikad Crew et les plus « branchés » faisaient le geste signalétique du groupe : les deux pouces croisés. Le créole militant, le style vestimentaire, la démarche rappelant l'attitude contestataire des noirs des ghettos de Brooklyn caractérisaient les proches amis des victimes, ceux qui se trouvaient au premier rang pour « chauffer » l'assistance lors des spectacles du groupe.

De maison en maison, des jeunes rentraient ou sortaient. En bois style début XXe siècle ou en ciment de l'époque contemporaine, ces résidences modestes ouvraient leurs barrières pour permettre aux fanatiques de s'exprimer librement. Les murs de la rue Nicolas sont décorés du signe du groupe: un croisement des deux pouces. Le quartier général de Barikad Crew est en deuil.

La rue Nicolas fait partie du bloc du Bas-peu-de-chose qui a donné naissance à des groupes musicaux comme Scupa-Schupa (mini- jazz), Lobodia (groupe à pied) qui animaient les samedis soirs et les dimanches des jeunes des années 70.

Le phénomène rap a pris naissance dans les ghettos noirs de Brooklyn ou de Mississipi, au début des années 80. Le style s'imposait très vite aussi bien sur le plan musical que dans les attitudes des rappeurs contestant tout ce qui est « socialement et culturellement correct ». Les gestes, nous informe-t-on, sont l'expression du poids des chaînes portées par les noirs à l'époque de l'esclavage. Les paroles se dégagent de la mélodie pour être des messages plus directs non plus dépendants des rythmes.

Le rap n'a pas tardé à constituer des richesses dans le marché du showbiz et de la production de CD. Le rap s'est répandu un peu partout dans le monde, chacun y mettant un zeste national. En Haïti, le rap kreyòl connaît un grand succès. Le « Rap Forum » ouvrait régulièrement des débats à l'avenue Magloire Ambroise mêlant philosophie, musique et politique.

Après la musique racine, le rap est le plus grand attrait musical des jeunes. Il est contesté dans certaines radios de la capitale. On mentionne la violence qui domine dans le milieu, les affrontements entre les « mouchoirs noirs » et les « mouchoirs rouges ». Barikad Crew était parmi les derniers.

Le compas a connu son disk-jokey avec Ricot Jean-Baptiste. Le rap a son pionnier radiophonique en Master Dji ( Georges Lys Hérard) dans les années de succès de Tropic FM. Il est mort, au milieu d'une grande réputation populaire, en 1992.

Barikad Crew faisait aussi du rap une manière de conscientisation sociale. Sa musique « Pa koupe bwa » est devenue célèbre au moment où la problématique de l'écologie est posée pour chaque Haïtien comme une menace.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=58708&PubDate=2008-06-16

Toujours pas de consultations autour du choix d’un nouveau premier ministre

Les présidents des deux chambres du parlement insistent sur l’urgence du choix
mardi 17 juin 2008,
Radio Kiskeya

Les consultations n’ont toujours pas encore démarré entre le chef de l’Etat et les présidents des 2 chambres autour de la désignation d’un nouveau premier ministre, selon le président du Sénat, Kelly Bastien, dans des déclarations faites lundi à des journalistes.
Le parlementaire a souhaité que le président de la république se décide d’ici la fin de la semaine, en raison des graves difficultés causées au pays par l’absence prolongée d’un gouvernement légitime. Evoquant l’inquiétante perspective de l’augmentation significative des prix des produits pétroliers à la veille de la rentrée des classes, Kelly Bastien a aussi mis l’accent sur le fait que les fonds de la coopération internationale sont bloqués.
Soulignant lui aussi l’urgence de la désignation d’un nouveau premier ministre, le président de la Chambre des députés, Pierre Eric Jean Jacques, a toutefois estimé difficile l’exercice compte tenu des deux précédents échecs du chef de l’Etat. Il lui conseille de ce fait de bien peser son prochain choix et, surtout, d’enquêter sur les chances de succès au parlement d’un éventuel candidat à la primature, avant de le désigner officiellement.
A l’instar du président du Sénat, le député de Cayes-Jacmel (Sud-Est), Jean Délouis Félix, a évoqué lundi l’inquiétante perspective de la hausse des prix des produits pétroliers en absence d’un gouvernement légitime.
D’autres parlementaires, dont le député de La Vallée de Jacmel (Sud-Est), Etzer Valentin et le sénateur Nènèl Cassy (Nippes, Sud-Ouest) ont appelé le chef de l’Etat à tirer la leçon de ses deux récents échecs au parlement avant de désigner un nouveau premier ministre.
Le parlement a formellement rejeté la désignation par le chef de l’Etat de M. Ericq Pierre et Robert Manuel au poste de premier ministre. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5091

Un suicide et une tentative de suicide dans l’entourage des membres du groupe rap « Barikad Crew » tués dans un grave accident

Des funérailles « populaires » prévues samedi au Champ-de-Mars
mardi 17 juin 2008,
Radio Kiskeya
Au décès tragique dimanche dernier des 4 membres du groupe rap haïtien « Barikad Crew » et d’un chauffeur, sont venus s’ajouter moins de 48 heures après, deux autres faits troublants dans l’entourage immédiat du groupe.
Il s’agit d’abord du suicide, tôt lundi matin, de la compagne de l’un des chanteurs décédés. Nathalia Léonidade Bertrand (29 ans) qui partageait la vie du rappeur Jean Walker Cénatus (alias Papa Katafal), s’est tuée d’une balle à la tête, en sa résidence à la rue Magloire Ambroise (centre de Port-au-Prince).
Enceinte de plusieurs mois, Nathalia était inconsolable après avoir appris la nouvelle du tragique décès de son ami et de quatre de ses collègues, dans un grave accident de la circulation.
La compagne d’une autre des victimes dont l’identité n’a pas été révélée a tenté elle aussi de se suicider mardi matin en se jetant de l’étage de sa résidence. Elle a été conduite d’urgence l’hôpital pour des fractures graves.L’émoi est encore à son comble dans la zone où le groupe rap a pris naissance. La ministre à la condition féminine et aux droits des femmes du gouvernement démissionnaire, Mme Marie Laurence Jocelyn Lassègue, s’est jointe mardi au cortège des gens venus témoigner leurs sympathies aux parents des victimes.

Les funérailles des 5 membres de « Barikad Crew » devraient être chantées samedi au Kiosque Occide Jeanty (Champ-de-Mars, dans le voisinage du Palais National, siège de la présidence). On prévoit la présence de plusieurs milliers de personnes à ces funérailles en raison du profond impact de la musique rap et, particulièrement, de celle de « Barikad Crew », sur les jeunes haïtiens. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5090

Le système sanitaire haïtien est placé en soins intensifs

Le ministre de la santé, Robert Auguste, affirme que les principales structures sanitaires sont en chantier dans le cadre des efforts de son administration visant à améliorer l’offre de soins de santé. Il explique que des travaux de modernisation et de rénovation sont réalisés dans plusieurs centres hospitaliers publiques de Port-au-Prince, du Cap-Haïtien, de Jacmel et de Jérémie.
L’hôpital général de Port-au-Prince reste le plus grand malade du système sanitaire haïtien. Toutefois en dépit de ses limites le ministre de la santé croit que ce centre hospitalier demeure une référence. " Si vous êtes malade vous devez vous rendre à l’HUEH parce que vous trouverez des spécialistes", lance t-il.
Mais le ministre Auguste s’empresse d’ajouter ; " on peut vous demander de faire des analyse et d’acheter des médicaments ailleurs. Justement, les équipements et matériels médicaux font défaut à l’hôpital général.
Depuis plusieurs semaines un seul appareil de dialyse fonctionne pour les 8 millions d’haïtiens. En raison du tollé suscité par ses remarques sur les dialysés, le ministre Robert Auguste a tenu à remettre ses propos dans leur contexte. Il n’a pas voulu stigmatiser les dialysés mais plutôt attirer l’attention sur les vrais problèmes de ces appareils.
Robert Auguste annonce le remplacement de ces appareils allemands par des " Baxter ", appareils américains dont les coûts d’entretien sont moins onéreux. " Dans les prochains jours nous aurons 8 appareils de dialyse à l’HUEH", dit-il expliquant que des techniciens haïtiens recevront une formation afin de réparer ces appareils. Le ministre de la santé révèle qu’un centre de dialyse avec 3 appareils sera bientôt disponible au Cap Haïtien. Outre le centre de dialyse de l’HUEH, le ministre de la santé indique que les départements de chirurgie, de cuisine, de pédiatrie, de maternité et d’Urgences sont en restructuration. Toutefois il n’a pas été en mesure de fixer une date pour la fin des travaux.
Robert Auguste qui se garde de critiquer ses prédécesseurs assure que ses efforts ont permis d’améliorer la situation dans les hôpitaux publics. Une déclaration qui contraste avec la réalité à l’hôpital Saint Michel de Jacmel qui se trouve dans un état de délabrement et de dénuement. Le laboratoire et la clinique dentaire ne sont plus opérationnels et il n’y a pas d’énergie pour faire fonctionner l’hôpital.
En réaction le ministre de la santé rétorque que le laboratoire est en construction et qu’une petite génératrice est maintenant disponible.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13832

Une forte hausse des prix du carburant est annoncée par le chef de l’état

Le chef de l’état haïtien, René Préval, a annoncé en fin de semaine dernière la décision de l’exécutif de ne plus subventionner les prix des produits pétroliers qui ne cessent d’augmenter sur le marché international.
Accompagné de plusieurs ministres, dont celui des finances, le président Préval a indiqué aux journalistes qu’il y aura dans les prochains jours une hausse substantielle des prix des hydrocarbures.
L’état accuse des pertes de l’ordre de 84 millions de gourdes en mars, 182 millions de gourdes en avril et 313 millions de gourdes en mai selon les statistiques fournies par le chef de l’état. En réaction, le sénateur Eddy Bastien (Alliance) dit craindre que cette hausse des prix des produits pétroliers n’entraîne un éclatement social.
" Les dirigeants ne tiennent pas compte de la souffrance de la population ", dit-il estimant qu’il faut dans le meilleur délai former un gouvernement. " I faut poser les vrais problèmes du pays et envisager une répartition équitables de ses richesses ", argue t-il.
De son coté, le président du sénat, Kelly Bastien, invite le gouvernement à réduire les dépenses de carburant et préconise la mise en place d’une politique énergétique. " Il y des subvention à l’EDH qui augmentent et on ne peut plus continuer ainsi", déclare le sénateur Kelly Bastien pour qui il faut développer les énergies renouvelables.
Selon le président du sénat la rentrée scolaire sera plus douloureuse pour les parents en raison de la hausse des prix du carburant. Sur le marché international, le mardi 17 juin, le prix du baril de light sweet crude pour livraison en juillet perdait 14 cents pour s'établir à 134,47 dollars.
Selon des courtiers, cette fragile baisse s'explique par l'incertitude sur l'engagement de l'Arabie saoudite à augmenter sa production. Lundi, le prix du baril de pétrole atteignait un nouveau record en frôlant les 140 dollars le baril à New York, après une interruption de la production en Norvège à la suite d'un incendie, et un recul du dollar.
En effet, le billet vert valait plus de 1,54 dollar pour un euro lundi, contre environ 1,53 dollar dimanche. Les prix du pétrole sont loin d'être stabilisés ; une réunion des principaux pays producteurs et consommateurs de pétrole doit se tenir le 22 juin en Arabie saoudite pour discuter de la flambée du cours du baril.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13833
Commentaires:
Monsieur René Preval est sur le point de s'illustrer encore une fois et confirme tout le bien que les gens disent de lui à l'intérieur du pays comme à l'extérieur. Dernièrement, il avait annoncé avec son flegme habituel que 40 à 50% du riz subventionné destiné aux haïtiens protagonistes des émeutes de la faim, se commercialisait en République Dominicaine.
Sans gène sans honte il a en quelques mots, balancé ce genre de nouvelle qui témoigne d'un "gallimatia" léthal alliant incapacité et irresponsabilité. Comment un Président peut il se limiter sèchement à annoncé que le riz subventionné n'arrive pas à la population? A qui revient la responsabilité de lutter et corriger ces errements?
Dans le même style du "nager pour sortir", il annonce une augmentation considérable des prix des carburants.
Aujourd'hui, la flambée des prix des dérivés du pétrole représente un facteur destabilisant pour les nations organisées, structurées. Il est clair que le gouvernement haïtien doit avoir une attitude nette envers ce problème; mais le fait d'annoncer de façon crue une augmentation des prix des carburants sans proposer des solutions pour parler les effets en amont et en aval.. René Preval est entrain de jouer avec une chance inouie de pouvoir occuper la plus haute magistrature de l'état dans des circonstances assez particulières.
Il est sur le point fe rater de façon plus que lamentable ce rendez-vous avec l'histoire.

Bermane Fleury, d’origine haïtienne est le nouveau président du Conseil Interculturel de Montréal

Bermane Fleury, éducateur d’origine haïtienne a été élu le 5 juin dernier, président du conseil interculturel de Montréal, une instance consultative de la Ville de Montréal en matière de relations interculturelles. Il se réjouit de cette nomination qui lui octroie plus de responsabilité. " C’est un honneur d’être nommé par le conseil municipal de Montréal ", avoue M. Fleury qui se dit conscient des défis. L’intégration et la mise en valeur des immigrants figurent parmi les principaux défis", lance t-il faisant remarquer que la participation à la vie culturelle est un droit des immigrants. Dans une interview accordée à Nancy Rock, le président du conseil Interculturel rappelle que le conseil a récemment formulé des avis en dénonçant le profilage racial.
Selon M. Fleury, la diversité religieuse et les lieux de culte ainsi que la participation démocratique constituent également des préoccupations du conseil interculturel. Selon des statistiques, sur près de 1,6 million de personnes que comptait la Ville de Montréal en 2001, 26,5% étaient d’origine ethnique canadienne, 2,5% britannique, 7,8% française et 36,7% étaient d’autres origines, le reste (26,5%) étant d’origines multiples.
Plus d’une centaine de communautés ethnoculturelles et autant de langues maternelles peuplent l’espace montréalais. Entre 1995 et 2004, près de 180 000 nouveaux arrivants provenant de plus de 115 pays se sont établis à Montréal, soit 67,3% de l’ensemble des immigrants admis au Québec. Bermane Fleury, originaire de Saint Marc, a travaillé en Haïti en 1987 en tant que conseiller pédagogique dans le cadre de la réforme Bernard (du nom du ministre de l’éducation Claude Bernard).
Rentré au Québec en 1990, M. Fleury a créé le fonds de développement Haïti- Canada dont d’objectif est de contribuer à l’amélioration des conditions de vies des haïtiens.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13834

mardi 17 juin 2008

Ni vainqueur, ni vaincu lors de la première sortie des Grenadiers

Une première période à jeter aux oubliettes, une seconde période avec cinq occasions vendangées et pour couronner le tout, un 0-0 sans relief, les « Grenadiers » n'ont pas eu l'entrée rêvée dans les éliminatoires de la Coupe du Monde.
Wagneau Eloi aura beau évoquer la crispation des joueurs quand ils évoluent à domicile, il reste que le onze national n'a pas convaincu. Il ira jouer ses chances dans huit jours laissant les fans avec la peur de le voir rester sur le carreau dès sa rentrée en lice.
Pour son premier match de Coupe du Monde en tant que sélectionneur, Wagneau Eloi avait un rude test à passer au Stade Sylvio Cator face aux Antilles Néerlandaises. Chemise bleue et drapeau national en foulard sur le crâne, il aligne une formation inédite composée de Fénélon Gabbart dans les buts : Pierre Mercier à droite, Lesly Fellinga à gauche, Frantz Bertin (capitaine) aux côtés du jeune Jérôme Meshack dans l'axe de la défense. Peterson Joseph à la récupération aux côtés de Monès Chéry, Brunel Fucien et Jean Sony Alcénat dit « Tiga » sur les ailes, Alexandre Bourcicaut un peu en retrait par rapport à Léonel Saint-Preux seul en pointe avec l'espoir d'inscrire au moins un but sans rien encaisser.



En face, le sélectionneur des Antilles Néerlandaises, Leen Loyen, alignait une formation composée de : Wencho Farrell dans les buts, Angelo Clintje, Angelo Martha, Tyron Loran (Capt), Djuric Winklaar en défense, Angelo Zimmerman, Anton Jongsma, Giovanni Franken, Sendley Bito Orlando Smeekers et Rock Ribe.Les équipes étant en place, les huit mille spectateurs peuvent alors entonner en choeur l'hymne national haïtien avant de lancer le « Grenadiers ! A l'assaut !!! Pour pousser sa formation à entrer dans la mêlée.Mais les premières minutes de la partie ont eu rapidement raison de l'ardeur du public qui commença à suivre le déroulement de la partie avec la peur au ventre. Crispés, les « Grenadiers » sont méconnaissables durant toute la première période. La défense est hésitante, le milieu du terrain incohérent dans sa production et Leonel, seul en pointe, isolé en attaque et constamment en position fautive. La poudre à canon est mouillée, les baïonnettes non affûtées et l'assaut impossible.

En seconde période, Wagneau tente de réajuster son équipe qui montre un peu plus d'allant. Peterson Joseph prend plus d'initiatives, Fabrice Noël rentré en cours de jeu à la 57e minute à la place d'Alexandre Bourcicaut est plus vif et l'équipe semble sortir la tête de l'eau. 63e minute, première banderille sérieuse de la rencontre, ouverture lumineuse pour Leonel Saint-Preux qui d'une petite retournée acrobatique remet le ballon dans la course de Fabrice Noël. Ce dernier résiste à la charge et frappe dans les bras du gardien qui détourne en corner. L'ouverture du score n'était pas loin.
Les rentrées en jeu de Fritzson Jean-Baptiste et d'Ednerson Raymond par la suite augmentaient la capacité de domination de l'équipe. Les « Grenadiers » montèrent à l'assaut sans parvenir à réaliser cette saillie dans le camp de l'ennemi qui serait synonyme de victoire. Au coup de sifflet final, « les Grenadiers » auront bien obtenu cinq occasions de marquer, mais aucun but n'a finalement été inscrit et c'est sur la pelouse des Antilles Néerlandaises qu'il leur faudra aller chercher cette qualification le 21 juin prochain.
« Nous allons là-bas avec à l'esprit que nous avons un handicap de 2 buts à remonter », reconnaît le sélectionneur Wagneau Eloi après la fin de la partie. « On a péché dans la finition aujourd'hui, cependant on a l'équipe pour aller gagner là-bas et on sait comment on va gagner », a-t-il continué. « Je sais ce qui se passera là-bas, le 22 », a-t-il conclu pour marquer son espoir de qualification.« Aujourd'hui, j'ai eu de la chance car nous avons joué normalement en première période, mais en seconde période, nous devrions normalement perdre 0-2.
La nature nous a aidé », a déclaré le sélectionneur des Antilles Néerlandaises, Leen Loyen. « Dans une semaine, nous jouerons devant cinquante mille spectateurs. Si nous parvenons à jouer, chez nous, comme nous l'avons fait en première période aujourd'hui, nous passerons ce tour, mais si nous jouons comme nous l'avons fait en seconde période, c'est Haïti qui passera », a-t-il conclu.

La sélection haïtienne jouera pour le droit de rester dans la course à la qualification samedi sur la pelouse des Antilles Néerlandaises.

Enock Nérénenock@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=58702

Notre avis:
Un match nul réellement nul...ON se prépare à supporter tous le Bresil et l'argentine encore une fois...Nous ne méritons pas d'aller jouer dans la cour des grands...La sélection U17 de COrée aurait largement battu cette sélection néerlandaise amorphe, nulle ne sachant mettre un pied derrière l'autre...et qui risque de nous pousser vers la sortie...

Cinq morts, une suicidée...BARIKAD CREW

Barikad Crew (BC) est décimé. Trois des têtes pensantes de cette formation musicale de tendance RAP, un batteur ainsi qu'un chauffeur ont péri dans un accident de la route. Un drame qui a entraîné le suicide de la fiancée de K-Tafalk, la star de BC.

Natalia Bertrand, 24 ans, la fiancée de Sénatus Jean Walker, alias Papa K-Tafalk, rappeur du groupe Barikad Crew (BC) décédé dans un tragique accident de la circulation, hier, s'est donnée la mort, dans la matinée de ce lundi, en se logeant une balle dans la tête, à l'aide d'un magnum, calibre 38.


Ce geste fatal vient compléter le sombre tableau d'un drame à haute teneur d'émotion, à la fois bouleversant. En effet, un chauffeur et quatre vedettes du plus populaire groupe de RAP créole ont péri dans un accident sur la route de l'aéroport alors qu'ils se rendaient au spectacle que radio Caraïbes donnait à la rue Chavannes à l'occasion de son 59e anniversaire.
Ils revenaient d'une prestation musicale à l'Olympia, à la plaine du Cul-de-Sac. D'après certains témoins, la BMW que conduisait Guichard, l'ami des musiciens qui les servait de chauffeur, - K-Tafalk (Jean Walker Sénatus), Déjà-Voo (Junior Badio), Dade (Jhonny Emmanuel) et Djo (Wilberson Magloire) - fonçait à tombeau ouvert.
La voiture aurait percuté le trottoir du boulevard Toussaint Louverture, route de l'Aéroport. La BMW a fait panache dans un ravin avant de partir en flamme. Comble d'émotionLe jeune Dade, projeté à travers le pare-brise, a été défiguré; les trois autres rappeurs méconnaissables, ont été brûlés vifs.
Des chaînes de télévision ont retransmis les images insoutenables de ce drame qui affecte le monde du spectacle. « C'est une erreur que ces jeunes ont payé cher. Il ne faut pas se hâter surtout lorsqu'on a trop bu », déclare un jeune homme au bord des larmes au moment où les ambulanciers levaient les corps calcinés des vedettes.

Les scènes présentées à l'état brut sur une chaîne de télé de la capitale étaient macabres : membres hachés, corps brûlés, tripes à l'air... l'émotion était à son comble.
Barikad Crew, troisième vague de la nouvelle génération, est très apprécié dans le milieu, notamment par les jeunes.
Ses hits se retrouvent sur toutes les lèvres, en rotation sur les ondes, crevant le petit écran, enflammant les spectacles depuis la sortie de son premier opus en 2007, année au cours de laquelle un Ticket d'or lui a été décerné.
A la dernière édition de Musique en folie, en novembre de la même année, BC récidivera avec un Ticket Nemours. Une marée humaine, après le drame du dimanche, s'est ruée à la rue Nicolas (Bas peu de Chose), quartier où Barikad a pris naissance, un 22 décembre de l'année 2002. Le très adulé Papa K-Tafalk est le fils unique d'une mère que les fans ont retrouvée inconsolable. Cette tragédie a bouleversé la capitale.

Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=58720

Consternation après la mort tragique de 4 membres de Barikad Crew

Au local de Barikad Crew, à la rue Nicolas hier lundi, de nombreux fans s’étaient rassemblés 48 heures après le terrible accident ayant causé le décès des 3 chanteurs, du batteur et du chauffeur du groupe de rap créole.
Si les circonstances du drame restent inconnues, deux hypothèses sont envisagées ; excès de vitesse et conduite en état d’ébriété. Jean Ernst Hérard, membre du groupe, présent lors du dernier spectacle à Olympia Night Club, assure que le conducteur du véhicule n’était pas ivre.

Des dispositions ont été prises afin d’apporter un appui psychologique aux autres membres du groupe et aux parents des victimes. Dispositions tardives puisque, Natalia Bertrand, la concubine de Jean Walker Sénatus (Katafal), s’est suicidée vers 8 heures lundi matin. Florence Bertrand, la mère de Natalia, affirme que sa fille était bouleversée depuis le décès de son compagnon. " J’ai entendu une détonation alors qu’elle était seule dans sa chambre", explique t-elle.

Le ministre de la culture, Eddy Lubin, de nombreux artistes et des fans du groupe étaient présents au local du groupe afin de présenter leurs sympathies aux parents et membres de Barikad Crew.

D’autres fans ont préféré se rendre sur les lieux du drame, la route de l’aéroport. Un ancien manager de groupe, Fred Lizaire, est encore sous le choc. il rapporte les témoignages de policiers affirmant que le véhicule avait fait panache avant d’être propulsé pour toucher un câble électrique de haute tension.

De son coté, le manager de Barikad Crew, Youri Chery, soutient qu’il s’agit d’une grande perte pour le rap créole et la musique haïtienne en général.

Il présente les trois chanteurs compositeurs, Jean Walker Sénatus, Badio Junior et Johnny Emmanuel Dade, comme de vrais artistes.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13830

lundi 16 juin 2008

Quatre musiciens de Barikad brûlés vifs

Quatre musiciens de Barikad Crew, le groupe de rap le plus populaire de l'histoire de la musique haïtienne, sont morts brûlés vifs ce dimanche 15 juin, vers une heure trente du matin, sur la route de l'Aéroport après que la voiture dans laquelle ils se trouvaient se soit renversée et ait pris feu.
Le fourgon mortuaire essaie de se frayer un chemin au milieu de la foule
Papa K-tafalk (Sénatus Jean Walker) l'emblématique band leader du groupe, Déjà Voo (Junior Badio) et Dade (Jhonny Emmanuel), deux chanteurs, Djo (Wilberson Magloire), le batteur du groupe et Guichard, un de leurs amis, qui servait de chauffeur, ont péri sous les yeux des autres membres de Barikad Crew qui tous revenaient d'une prestation à l'Olympia Night Club et devaient honorer un autre contrat au local de radio Caraïbes qui fêtait son anniversaire.
La carcasse du véhicule BMW
Les premiers témoins accourus sur les lieux n'ont pas pu porter secours aux accidentés vu l'état du véhicule qui a laissé la route, s'est encastrée dans un fossé avant de rapidement prendre feu, ont constaté sur place des journalistes du Nouvelliste et de Ticket accourus sur les lieux du drame.
Fondé le 22 décembre 2002 à l'Avenue Nicolas au cœur du Bas-peu-de-Chose, Barikad Crew s'est fait connaître avec une participation au concours Chante Nwèl de TELEMAX.
Des membres du groupe inconsolables après le drame
Depuis 2004, le groupe enchaîne les succès avec des méringues carnavalesques remarquables et des chansons aux textes très bien travaillés.
En 2006, le groupe coiffe au poteau tous les ténors et reçoit le «Ticket d'Or du meilleur groupe de l'année toute catégorie confondue» décerné par TICKET.
L'évacuation du cadavre de Papa Katafal, le band leader de Barikad Crew
En 2007, Barikad sort son premier cd qui, grande première dans l'histoire de la musique haïtienne, se vend en deux jours à plus de cinq mille exemplaires sans que les fans aient pu auditionner l'opus.
Cette vente record leur fait décrocher le Ticket Nemours du groupe le plus populaire ayant vendu le plus de Cd à Musique en folie.
Une partie de la foule vers 7hres30 sur la route de l'Aéroport
Populaire dans toutes les couches sociales, Barikad Crew « BC » est entrée dans tous les foyers soit à travers les jeunes qui écoutent le rap en priorité ou par le biais de ceux qui fréquentent les nombreux programmes que le groupe anime chaque semaine à travers le pays.
Frantz Duval
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=58693&PubDate=2008-06-15

L’ambassadeur canadien Claude Boucher boucle sa mission de 4 ans en Haïti

L’ambassadeur canadien à Port-au-Prince, Claude Boucher, arrivé en fin de mission, annonce qu’il a été désigné assistant du haut commissaire du Canada au Royaume Uni. Le diplomate canadien affirme avoir été témoin des progrès politique et économique enregistrés par le pays depuis 2004. Il rappelle l’effort déployé par son pays et la communauté internationale pour restaurer les institutions démocratiques haïtiennes. " J’ai demandé à venir en Haïti", révèle t-il soulignant sa détermination à servir Haïti qui fait partie des priorités du gouvernement canadien. Le mandat de M. Boucher a été marqué par la visite de plusieurs officiels canadiens dont la gouverneure, Michaelle Jean, 2 premiers ministres et 4 ministres des affaires étrangères. " Tout ceci reflète l’engagement des autorités politiques ", assure t-il. " On ne travaille pas dans ce pays sans s’y attacher fortement", déclare M. Boucher estimant que les citoyens méritent de meilleures conditions de vies. Interrogé sur la situation actuelle, le diplomate canadien croit que l’absence de gouvernement depuis 2 mois cause des retards dans la mise en œuvre des projets. " Des collègues sont déçus, parce que des sommes disponibles ne peuvent être engagés parce qu’il n’y a pas d’interlocuteurs", dit-il espérant un retour à la normale dans le meilleur délai. " A l’étranger ce comportement des autorités est mal compris parce qu’on sait que le pays est confronté à de nombreux défis", ajoute t-il. Analysant la situation le diplomate canadien s’interroge sur les dernières décisions. " J’ai rarement entendu des commentaires sur le choix de société comme motivation dans les décisions", argue t-il faisant par de ses préoccupations face à cette situation. Le diplomate canadien rappelle que les autorités haïtiennes doivent trouver une solution afin d’améliorer les conditions de vies de la population. " Dans un pays où pratiquement toutes les décisions sont prises par l’exécutif les délais sont préoccupants", explique t-il. " Haïti me manquera et je reviendrai ", a lancé le diplomate canadien qui participait pour la dernière fois à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13827

Grande marche contre le kidnapping au Cap Haïtien

Une grande manifestation contre le phénomène du kidnapping a été organisée samedi dernier au Cap Haïtien. Les manifestants exigent que les autorités judiciaires et policières assument leurs responsabilités face à la multiplication des rapts dans la seconde ville du pays.
Vêtues en noir et blanc, plusieurs milliers de personnes ont défilé dans les rues en frappant des objets en guise de manifestation de leurs frustrations. " Nous sommes fatigués avec le Kidnapping", pouvait-on lire dans une pancarte, alors que les manifestants avaient effectué un arrêt devant le commissariat de police.
Interrogé sur la multiplication des actes d’enlèvement, l’ambassadeur Claude Boucher, a indiqué que la mobilisation des citoyens est une condition indispensable pour la réussite de la lutte contre le kidnapping. Tout en saluant la grande marche contre ce phénomène il attire l’attention sur la complexité du problème. Selon le diplomate canadien la Minustah joue un grand rôle dans cette lutte.
Dans un communiqué, la Fédération Protestante avait réclamé des dispositions urgentes de la part des autorités haïtiennes, faisant remarquer que les séquelles des enlèvements sont permanentes. Parmi les conséquences de cette recrudescence des actes d’enlèvement, le président de la Fédération Protestante, Sylvain Exantus, cite la destruction des forces psychologiques, la réduction du temps de travail, l’augmentation des maladies liées au stress et la fuite des cerveaux et des investisseurs.
La semaine dernière plusieurs leaders politiques, dont Victor Benoît (Fusion), Edgar Leblanc (OPL), et Charles Henry Baker (Respect) avaient réclamé la définition d’une politique de sécurité publique et l’adoption de dispositions urgentes contre les actes d’enlèvement. M. Baker estime qu’il est temps que les autorités assument leurs responsabilités, et s’est insurgé contre le comportement de certains membres de l’appareil judiciaire qui encouragent l’impunité.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13826

5 morts, dont 3 chanteurs d’un célèbre groupe rap ( BARRICADE CREW) de Port-au-Prince, dans un terrible accident de la circulation

4 des victimes carbonisées
Dimanche 15 juin 2008
Radio Kiskeya
Trois chanteurs d’un groupe musical de tendance rap très populaire en Haïti, « Barricade Crew », ont été tués dans un terrible accident de la circulation survenu dans la nuit de samedi à dimanche non loin de l’aéroport international de Port-au-Prince.
Jean Walker Sénatus (29 ans, alias Catafalque) et Badio Junior (25 ans) ont péri carbonisés dans le véhicule à bord duquel ils se trouvaient. Le véhicule qui s’est complètement retourné, a pris feu avant de terminer sa course dans un mur.
Un troisième chanteur du groupe, Johnny Emmanuel Dade (28 ans) qui avait pu sortir du véhicule, a succombé sur place à ses blessures. Le batteur du groupe, récemment recruté, et le chauffeur du véhicule, ont également péri carbonisés à l’intérieur du véhicule.
Les chanteurs de « Barricade Crew » revenaient d’un show au Night Club Olympia, en Plaine (Nord de la capitale) et se hâtaient pour prendre part à un concert public organisé à l’occasion du 59ème anniversaire d’une station commerciale privée de la capitale haïtienne, Radio-télé Caraïbes.
Ce terrible accident a provoqué dimanche la consternation chez les jeunes de plusieurs quartiers de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, généralement épris de musique rap.[jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5089
Commentaires :
Selon les informations véhiculées par des témoins, les cadavres des jeunes artistes, se sont consumés presque totalement à un point que ce qui en resta a du être ramassé à la pelle. Impossible d’identifier les cadavres.
Pourtant les pompiers de Port-au-Prince ont été vus sur le lieu de l’accident. Mais le problème est que les camions étaient vides. Oui. Sans eau. Comment peut-on imaginer des sapeurs pompiers qui se déplacent pour intervenir sur un feu arrivent avec un camion sans eau ? Ben Oui ! En Haïti c’est tout à fait possible. On en a vu pire toujours en Haïti bien sûr.
La mairie de Carrefour a envoyé un camion. Heureusement. Mais il fallait traverser tout Port-au-Prince. De carrefour à la route de l’aéroport !
En arrivant sur les lieux il ne restait plus grand-chose des cadavres de nos jeunes compatriotes.
Voilà, le pays que dirigent René Préval et son pouvoir législatif, avec justement la Concertation des Parlementaires Progressistes.
C’est quoi un parlementaire progressiste ?

HAITI RECTO VERSO présente ces sincères sympathies aux familles de ces jeunes victimes de cet horrible drame

Le ministre de l’agriculture François Séverin de nouveau hospitalisé

Il devrait être transporté à Cuba
Dimanche 15 juin 2008
Radio Kiskeya
Le ministre de l’Agriculture du gouvernement démissionnaire, l’agronome François Séverin, a de nouveau été victime d’un accident cérébro-vasculaire et a dû être hospitalisé en urgence, a appris dimanche Radio Kiskeya de sources médicales.
En raison de son état, M. Séverin devrait être incessamment transporté à Cuba, selon les mêmes sources.
Plusieurs fois ministre de l’agriculture et conseiller spécial en la matière des présidents Jean Bertrand Aristide et René Préval, M. Séverin est de santé précaire depuis quelque temps. Il en est à sa deuxième hospitalisation en l’espace de quelques mois.
Une secrétairerie d’Etat à l’agriculture, dont le titulaire est l’agronome Joanas Gué, avait dû être créée en raison de l’état de santé du ministre Séverin. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5088
Commentaires :
Voilà la réalité que le gouvernement sans aucune pudeur affiche : Se faire soigner d’un accident Vasculo-cérébral à Cuba. Quand il s’agit d’un ministre, ceci ne pose aucun problème car les frais couvrant cette prise en charge existe soit dans les caisses de l’état soit sur les comptes bancaires des titulaires de l’administration.
En Haïti, il n’existe aucun centre digne de ce nom capable de prendre en charge aucune affection jugée sérieuse. Et ce n’est point une inquiétude ni pour les députés, ni les sénateurs, ni les membres du pouvoir exécutif car ils disposent tous de moyens financiers pour quitter le pays.
Dans ce contexte, ceux qui sont lésés sont ceux de toujours. Ceux qui s’étaient habillés et déguisés en « rouleau compresseur » en 1957 pour défendre Daniel Fignolé ; ceux qui se sont par la suite déguisés en Makouts pour supporter la « révolution duvaliériste », ceux qui se sont faits appeler « frappistes », ou chimères, zenglendos. Les mêmes qui ont vécu les leurres d’être proches des gouvernements quand en fait ils ont été utilisés comme des marches-pieds pour catapulter vers le pouvoir suprême des individualistes habités par des esprits messianiques.
L’Hôpital des pauvres, le seul centre hospitalier universitaire – bien à l’haïtienne- du pays, a toujours fonctionné dans une logique de « liquidation d’affaires courantes ». Pendant que les centres de santé éparpillés sur le territoire représentent une vraie honte, un véritable affront à la dignité humaine.
Pour la prise en charge d’un accident vasculo-cérébral il faut :
- Un bon service de médecine interne
- Un service de radiologie disposant entre autre de moyen et compétence technique pour réaliser des explorations neuroradiologiques (scanner, IRM, angiographie cérébrale) et de la radiologie interventionnelle (Thrombolyse…)
- Un service de Neurochirurgie capable de pratiquer une intervention pour évacuation d’un éventuel hématome
- Un service de réanimation pour assurer la survie du patient en cas d’aggravation ou d’installation grave de la pathologie s’accompagne de détresse respiratoire et/ou une altération de l’état de conscience
- Un service de cardiologie pour explorer et traiter les causes de la pathologie vasculo-cérébrale

Jusqu’à présent l’élite haïtienne n’arrive pas à comprendre qu’il est indispensable d’investir pour la création d’un centre médical digne de ce nom. Une thrombolyse par exemple peut sauver une vie et elle doit être –dans certains cas- réalisée dans les six heures qui ont suivi l’installation de l’AVC. Ce délai est insuffisant pour un départ vers un pays disposant d’un plateau technique adéquat. L’apathie et l’indifférence du secteur privé des affaires envers ce secteur dénotent une méconnaissance flagrante de ces données.

Quand on observe avec une certaine émotion pathétique de l’état de l’hôpital d’une ville comme Jacmel, cette ville porte drapeau d’une région qui veut s’arroger des qualités de point de départ de la renaissance du pays, on a du mal à comprendre les fondements de cette fierté Jacmélienne exhalée par tous les Jacméliens célèbres de la diaspora et des Jacméliens d’Haïti…

A quand une nouvelle prise de conscience ?