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mercredi 18 juin 2008

Le dimanche noir de Barikad Crew

Jerry Payas, membre du groupe qui nous informe au milieu d'une foule de fanatiques, ne peut nous donner de précision sur les corps qui ont été retrouvés carbonisés. Les artistes rap très connus du Barikad Crew : K-Tafal ( Sénatus Jean Wilker), Déjavoo ( Junior Badjo), Dad (Jonny Emmanuel), Guy Charles, le chauffeur et Djo, le batteur, sont retrouvés carbonisés, leur voiture écrabouillée au fond d'un canal sur la route de l'aéroport...
Dimanche 15 juin 2008, l'avenue Nicolas était remplie de jeunes. Ce n'était ni pour le démarrage d'une bande carnavalesque, ni pour quelque festival de quartier qu'ils étaient venus en si grand nombre, au tronçon compris entre l'avenue Magloire Ambroise et la rue Monseigneur Guilloux. C'était pour manifester leur douleur.


Ils se sont réveillés avec une mauvaise nouvelle.Il était environ 2h du matin quand, revenus d'un spectacle à Olympia Night Club, la voiture a bord de laquelle se trouvaient cinq membres de Barikad Crew eut un violent accident sur la route de l'aéroport, nous précise notre informateur.

Les artistes très connus : K-Tafal, Déjavoo, Dad, le chauffeur Guy Charles sont retrouvés carbonisés au fond d'un canal.

Certains parlent d'électrocution produite à la suite d'un câble de haute tension qui serait tombé sur la voiture.

D'autres signalent que le véhicule aurait pris feu à cause de la violence du choc. Des pneus à l'intérieur du canal auraient attisé le feu. On souligne aussi que les musiciens rap se pressaient pour aller participer à la fête d'anniversaire de Radio Caraïbes.

Formé en 2002, le groupe s'est fait remarquer par la jeunesse de Port-au-Prince en quête de modernité et de rythme nouveau. Barikad Crew n'a jamais fait de voyage à l'extérieur, mais il planifiait pour l'année 2008 une tournée en terre étrangère. « Malheureusement, cet accident vient enterrer nos rêves, » laisse tomber avec regret Jerry Payas.

Les chanteurs du groupe victimes de l'accident habitaient tous à la rue Nicolas. « C'était notre quartier général et tout le monde est en deuil des deux côtés de la rue », nous dit une dame. « Le groupe animait le quartier et on nous respectait », dit un jeune homme en larmes. « J'ai vu les cadavres, c'est épouvantable », continue-t-il.
Accourus à l'Hôpital général où les corps ont été transportés à la morgue, nous trouvons une foule de jeunes qui voulaient coûte que coûte voir les cadavres.
Aux journalistes, un membre de la direction répond qu'il faut une autorisation de l'administration de l'hôpital. La police a dû intervenir à la morgue pour faire partir la foule.
LE PHENOMENE RAP
Barikad Crew fait partie d'une longue lignée de groupes rap qui ont mobilisé les jeunes de Port-au-Prince durant leurs prestations. Original, Masters, King Posse, King of the king, Black Leaders, Metal Ice, Brothers Posse... sont parmi les rappeurs les plus connus.
La rue Nicolas était bloquée à toute circulation automobile, ce dimanche. On chantait des airs de Barikad Crew et les plus « branchés » faisaient le geste signalétique du groupe : les deux pouces croisés. Le créole militant, le style vestimentaire, la démarche rappelant l'attitude contestataire des noirs des ghettos de Brooklyn caractérisaient les proches amis des victimes, ceux qui se trouvaient au premier rang pour « chauffer » l'assistance lors des spectacles du groupe.

De maison en maison, des jeunes rentraient ou sortaient. En bois style début XXe siècle ou en ciment de l'époque contemporaine, ces résidences modestes ouvraient leurs barrières pour permettre aux fanatiques de s'exprimer librement. Les murs de la rue Nicolas sont décorés du signe du groupe: un croisement des deux pouces. Le quartier général de Barikad Crew est en deuil.

La rue Nicolas fait partie du bloc du Bas-peu-de-chose qui a donné naissance à des groupes musicaux comme Scupa-Schupa (mini- jazz), Lobodia (groupe à pied) qui animaient les samedis soirs et les dimanches des jeunes des années 70.

Le phénomène rap a pris naissance dans les ghettos noirs de Brooklyn ou de Mississipi, au début des années 80. Le style s'imposait très vite aussi bien sur le plan musical que dans les attitudes des rappeurs contestant tout ce qui est « socialement et culturellement correct ». Les gestes, nous informe-t-on, sont l'expression du poids des chaînes portées par les noirs à l'époque de l'esclavage. Les paroles se dégagent de la mélodie pour être des messages plus directs non plus dépendants des rythmes.

Le rap n'a pas tardé à constituer des richesses dans le marché du showbiz et de la production de CD. Le rap s'est répandu un peu partout dans le monde, chacun y mettant un zeste national. En Haïti, le rap kreyòl connaît un grand succès. Le « Rap Forum » ouvrait régulièrement des débats à l'avenue Magloire Ambroise mêlant philosophie, musique et politique.

Après la musique racine, le rap est le plus grand attrait musical des jeunes. Il est contesté dans certaines radios de la capitale. On mentionne la violence qui domine dans le milieu, les affrontements entre les « mouchoirs noirs » et les « mouchoirs rouges ». Barikad Crew était parmi les derniers.

Le compas a connu son disk-jokey avec Ricot Jean-Baptiste. Le rap a son pionnier radiophonique en Master Dji ( Georges Lys Hérard) dans les années de succès de Tropic FM. Il est mort, au milieu d'une grande réputation populaire, en 1992.

Barikad Crew faisait aussi du rap une manière de conscientisation sociale. Sa musique « Pa koupe bwa » est devenue célèbre au moment où la problématique de l'écologie est posée pour chaque Haïtien comme une menace.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=58708&PubDate=2008-06-16

Toujours pas de consultations autour du choix d’un nouveau premier ministre

Les présidents des deux chambres du parlement insistent sur l’urgence du choix
mardi 17 juin 2008,
Radio Kiskeya

Les consultations n’ont toujours pas encore démarré entre le chef de l’Etat et les présidents des 2 chambres autour de la désignation d’un nouveau premier ministre, selon le président du Sénat, Kelly Bastien, dans des déclarations faites lundi à des journalistes.
Le parlementaire a souhaité que le président de la république se décide d’ici la fin de la semaine, en raison des graves difficultés causées au pays par l’absence prolongée d’un gouvernement légitime. Evoquant l’inquiétante perspective de l’augmentation significative des prix des produits pétroliers à la veille de la rentrée des classes, Kelly Bastien a aussi mis l’accent sur le fait que les fonds de la coopération internationale sont bloqués.
Soulignant lui aussi l’urgence de la désignation d’un nouveau premier ministre, le président de la Chambre des députés, Pierre Eric Jean Jacques, a toutefois estimé difficile l’exercice compte tenu des deux précédents échecs du chef de l’Etat. Il lui conseille de ce fait de bien peser son prochain choix et, surtout, d’enquêter sur les chances de succès au parlement d’un éventuel candidat à la primature, avant de le désigner officiellement.
A l’instar du président du Sénat, le député de Cayes-Jacmel (Sud-Est), Jean Délouis Félix, a évoqué lundi l’inquiétante perspective de la hausse des prix des produits pétroliers en absence d’un gouvernement légitime.
D’autres parlementaires, dont le député de La Vallée de Jacmel (Sud-Est), Etzer Valentin et le sénateur Nènèl Cassy (Nippes, Sud-Ouest) ont appelé le chef de l’Etat à tirer la leçon de ses deux récents échecs au parlement avant de désigner un nouveau premier ministre.
Le parlement a formellement rejeté la désignation par le chef de l’Etat de M. Ericq Pierre et Robert Manuel au poste de premier ministre. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5091

Un suicide et une tentative de suicide dans l’entourage des membres du groupe rap « Barikad Crew » tués dans un grave accident

Des funérailles « populaires » prévues samedi au Champ-de-Mars
mardi 17 juin 2008,
Radio Kiskeya
Au décès tragique dimanche dernier des 4 membres du groupe rap haïtien « Barikad Crew » et d’un chauffeur, sont venus s’ajouter moins de 48 heures après, deux autres faits troublants dans l’entourage immédiat du groupe.
Il s’agit d’abord du suicide, tôt lundi matin, de la compagne de l’un des chanteurs décédés. Nathalia Léonidade Bertrand (29 ans) qui partageait la vie du rappeur Jean Walker Cénatus (alias Papa Katafal), s’est tuée d’une balle à la tête, en sa résidence à la rue Magloire Ambroise (centre de Port-au-Prince).
Enceinte de plusieurs mois, Nathalia était inconsolable après avoir appris la nouvelle du tragique décès de son ami et de quatre de ses collègues, dans un grave accident de la circulation.
La compagne d’une autre des victimes dont l’identité n’a pas été révélée a tenté elle aussi de se suicider mardi matin en se jetant de l’étage de sa résidence. Elle a été conduite d’urgence l’hôpital pour des fractures graves.L’émoi est encore à son comble dans la zone où le groupe rap a pris naissance. La ministre à la condition féminine et aux droits des femmes du gouvernement démissionnaire, Mme Marie Laurence Jocelyn Lassègue, s’est jointe mardi au cortège des gens venus témoigner leurs sympathies aux parents des victimes.

Les funérailles des 5 membres de « Barikad Crew » devraient être chantées samedi au Kiosque Occide Jeanty (Champ-de-Mars, dans le voisinage du Palais National, siège de la présidence). On prévoit la présence de plusieurs milliers de personnes à ces funérailles en raison du profond impact de la musique rap et, particulièrement, de celle de « Barikad Crew », sur les jeunes haïtiens. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5090

Le système sanitaire haïtien est placé en soins intensifs

Le ministre de la santé, Robert Auguste, affirme que les principales structures sanitaires sont en chantier dans le cadre des efforts de son administration visant à améliorer l’offre de soins de santé. Il explique que des travaux de modernisation et de rénovation sont réalisés dans plusieurs centres hospitaliers publiques de Port-au-Prince, du Cap-Haïtien, de Jacmel et de Jérémie.
L’hôpital général de Port-au-Prince reste le plus grand malade du système sanitaire haïtien. Toutefois en dépit de ses limites le ministre de la santé croit que ce centre hospitalier demeure une référence. " Si vous êtes malade vous devez vous rendre à l’HUEH parce que vous trouverez des spécialistes", lance t-il.
Mais le ministre Auguste s’empresse d’ajouter ; " on peut vous demander de faire des analyse et d’acheter des médicaments ailleurs. Justement, les équipements et matériels médicaux font défaut à l’hôpital général.
Depuis plusieurs semaines un seul appareil de dialyse fonctionne pour les 8 millions d’haïtiens. En raison du tollé suscité par ses remarques sur les dialysés, le ministre Robert Auguste a tenu à remettre ses propos dans leur contexte. Il n’a pas voulu stigmatiser les dialysés mais plutôt attirer l’attention sur les vrais problèmes de ces appareils.
Robert Auguste annonce le remplacement de ces appareils allemands par des " Baxter ", appareils américains dont les coûts d’entretien sont moins onéreux. " Dans les prochains jours nous aurons 8 appareils de dialyse à l’HUEH", dit-il expliquant que des techniciens haïtiens recevront une formation afin de réparer ces appareils. Le ministre de la santé révèle qu’un centre de dialyse avec 3 appareils sera bientôt disponible au Cap Haïtien. Outre le centre de dialyse de l’HUEH, le ministre de la santé indique que les départements de chirurgie, de cuisine, de pédiatrie, de maternité et d’Urgences sont en restructuration. Toutefois il n’a pas été en mesure de fixer une date pour la fin des travaux.
Robert Auguste qui se garde de critiquer ses prédécesseurs assure que ses efforts ont permis d’améliorer la situation dans les hôpitaux publics. Une déclaration qui contraste avec la réalité à l’hôpital Saint Michel de Jacmel qui se trouve dans un état de délabrement et de dénuement. Le laboratoire et la clinique dentaire ne sont plus opérationnels et il n’y a pas d’énergie pour faire fonctionner l’hôpital.
En réaction le ministre de la santé rétorque que le laboratoire est en construction et qu’une petite génératrice est maintenant disponible.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13832

Une forte hausse des prix du carburant est annoncée par le chef de l’état

Le chef de l’état haïtien, René Préval, a annoncé en fin de semaine dernière la décision de l’exécutif de ne plus subventionner les prix des produits pétroliers qui ne cessent d’augmenter sur le marché international.
Accompagné de plusieurs ministres, dont celui des finances, le président Préval a indiqué aux journalistes qu’il y aura dans les prochains jours une hausse substantielle des prix des hydrocarbures.
L’état accuse des pertes de l’ordre de 84 millions de gourdes en mars, 182 millions de gourdes en avril et 313 millions de gourdes en mai selon les statistiques fournies par le chef de l’état. En réaction, le sénateur Eddy Bastien (Alliance) dit craindre que cette hausse des prix des produits pétroliers n’entraîne un éclatement social.
" Les dirigeants ne tiennent pas compte de la souffrance de la population ", dit-il estimant qu’il faut dans le meilleur délai former un gouvernement. " I faut poser les vrais problèmes du pays et envisager une répartition équitables de ses richesses ", argue t-il.
De son coté, le président du sénat, Kelly Bastien, invite le gouvernement à réduire les dépenses de carburant et préconise la mise en place d’une politique énergétique. " Il y des subvention à l’EDH qui augmentent et on ne peut plus continuer ainsi", déclare le sénateur Kelly Bastien pour qui il faut développer les énergies renouvelables.
Selon le président du sénat la rentrée scolaire sera plus douloureuse pour les parents en raison de la hausse des prix du carburant. Sur le marché international, le mardi 17 juin, le prix du baril de light sweet crude pour livraison en juillet perdait 14 cents pour s'établir à 134,47 dollars.
Selon des courtiers, cette fragile baisse s'explique par l'incertitude sur l'engagement de l'Arabie saoudite à augmenter sa production. Lundi, le prix du baril de pétrole atteignait un nouveau record en frôlant les 140 dollars le baril à New York, après une interruption de la production en Norvège à la suite d'un incendie, et un recul du dollar.
En effet, le billet vert valait plus de 1,54 dollar pour un euro lundi, contre environ 1,53 dollar dimanche. Les prix du pétrole sont loin d'être stabilisés ; une réunion des principaux pays producteurs et consommateurs de pétrole doit se tenir le 22 juin en Arabie saoudite pour discuter de la flambée du cours du baril.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13833
Commentaires:
Monsieur René Preval est sur le point de s'illustrer encore une fois et confirme tout le bien que les gens disent de lui à l'intérieur du pays comme à l'extérieur. Dernièrement, il avait annoncé avec son flegme habituel que 40 à 50% du riz subventionné destiné aux haïtiens protagonistes des émeutes de la faim, se commercialisait en République Dominicaine.
Sans gène sans honte il a en quelques mots, balancé ce genre de nouvelle qui témoigne d'un "gallimatia" léthal alliant incapacité et irresponsabilité. Comment un Président peut il se limiter sèchement à annoncé que le riz subventionné n'arrive pas à la population? A qui revient la responsabilité de lutter et corriger ces errements?
Dans le même style du "nager pour sortir", il annonce une augmentation considérable des prix des carburants.
Aujourd'hui, la flambée des prix des dérivés du pétrole représente un facteur destabilisant pour les nations organisées, structurées. Il est clair que le gouvernement haïtien doit avoir une attitude nette envers ce problème; mais le fait d'annoncer de façon crue une augmentation des prix des carburants sans proposer des solutions pour parler les effets en amont et en aval.. René Preval est entrain de jouer avec une chance inouie de pouvoir occuper la plus haute magistrature de l'état dans des circonstances assez particulières.
Il est sur le point fe rater de façon plus que lamentable ce rendez-vous avec l'histoire.

Bermane Fleury, d’origine haïtienne est le nouveau président du Conseil Interculturel de Montréal

Bermane Fleury, éducateur d’origine haïtienne a été élu le 5 juin dernier, président du conseil interculturel de Montréal, une instance consultative de la Ville de Montréal en matière de relations interculturelles. Il se réjouit de cette nomination qui lui octroie plus de responsabilité. " C’est un honneur d’être nommé par le conseil municipal de Montréal ", avoue M. Fleury qui se dit conscient des défis. L’intégration et la mise en valeur des immigrants figurent parmi les principaux défis", lance t-il faisant remarquer que la participation à la vie culturelle est un droit des immigrants. Dans une interview accordée à Nancy Rock, le président du conseil Interculturel rappelle que le conseil a récemment formulé des avis en dénonçant le profilage racial.
Selon M. Fleury, la diversité religieuse et les lieux de culte ainsi que la participation démocratique constituent également des préoccupations du conseil interculturel. Selon des statistiques, sur près de 1,6 million de personnes que comptait la Ville de Montréal en 2001, 26,5% étaient d’origine ethnique canadienne, 2,5% britannique, 7,8% française et 36,7% étaient d’autres origines, le reste (26,5%) étant d’origines multiples.
Plus d’une centaine de communautés ethnoculturelles et autant de langues maternelles peuplent l’espace montréalais. Entre 1995 et 2004, près de 180 000 nouveaux arrivants provenant de plus de 115 pays se sont établis à Montréal, soit 67,3% de l’ensemble des immigrants admis au Québec. Bermane Fleury, originaire de Saint Marc, a travaillé en Haïti en 1987 en tant que conseiller pédagogique dans le cadre de la réforme Bernard (du nom du ministre de l’éducation Claude Bernard).
Rentré au Québec en 1990, M. Fleury a créé le fonds de développement Haïti- Canada dont d’objectif est de contribuer à l’amélioration des conditions de vies des haïtiens.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13834

mardi 17 juin 2008

Ni vainqueur, ni vaincu lors de la première sortie des Grenadiers

Une première période à jeter aux oubliettes, une seconde période avec cinq occasions vendangées et pour couronner le tout, un 0-0 sans relief, les « Grenadiers » n'ont pas eu l'entrée rêvée dans les éliminatoires de la Coupe du Monde.
Wagneau Eloi aura beau évoquer la crispation des joueurs quand ils évoluent à domicile, il reste que le onze national n'a pas convaincu. Il ira jouer ses chances dans huit jours laissant les fans avec la peur de le voir rester sur le carreau dès sa rentrée en lice.
Pour son premier match de Coupe du Monde en tant que sélectionneur, Wagneau Eloi avait un rude test à passer au Stade Sylvio Cator face aux Antilles Néerlandaises. Chemise bleue et drapeau national en foulard sur le crâne, il aligne une formation inédite composée de Fénélon Gabbart dans les buts : Pierre Mercier à droite, Lesly Fellinga à gauche, Frantz Bertin (capitaine) aux côtés du jeune Jérôme Meshack dans l'axe de la défense. Peterson Joseph à la récupération aux côtés de Monès Chéry, Brunel Fucien et Jean Sony Alcénat dit « Tiga » sur les ailes, Alexandre Bourcicaut un peu en retrait par rapport à Léonel Saint-Preux seul en pointe avec l'espoir d'inscrire au moins un but sans rien encaisser.



En face, le sélectionneur des Antilles Néerlandaises, Leen Loyen, alignait une formation composée de : Wencho Farrell dans les buts, Angelo Clintje, Angelo Martha, Tyron Loran (Capt), Djuric Winklaar en défense, Angelo Zimmerman, Anton Jongsma, Giovanni Franken, Sendley Bito Orlando Smeekers et Rock Ribe.Les équipes étant en place, les huit mille spectateurs peuvent alors entonner en choeur l'hymne national haïtien avant de lancer le « Grenadiers ! A l'assaut !!! Pour pousser sa formation à entrer dans la mêlée.Mais les premières minutes de la partie ont eu rapidement raison de l'ardeur du public qui commença à suivre le déroulement de la partie avec la peur au ventre. Crispés, les « Grenadiers » sont méconnaissables durant toute la première période. La défense est hésitante, le milieu du terrain incohérent dans sa production et Leonel, seul en pointe, isolé en attaque et constamment en position fautive. La poudre à canon est mouillée, les baïonnettes non affûtées et l'assaut impossible.

En seconde période, Wagneau tente de réajuster son équipe qui montre un peu plus d'allant. Peterson Joseph prend plus d'initiatives, Fabrice Noël rentré en cours de jeu à la 57e minute à la place d'Alexandre Bourcicaut est plus vif et l'équipe semble sortir la tête de l'eau. 63e minute, première banderille sérieuse de la rencontre, ouverture lumineuse pour Leonel Saint-Preux qui d'une petite retournée acrobatique remet le ballon dans la course de Fabrice Noël. Ce dernier résiste à la charge et frappe dans les bras du gardien qui détourne en corner. L'ouverture du score n'était pas loin.
Les rentrées en jeu de Fritzson Jean-Baptiste et d'Ednerson Raymond par la suite augmentaient la capacité de domination de l'équipe. Les « Grenadiers » montèrent à l'assaut sans parvenir à réaliser cette saillie dans le camp de l'ennemi qui serait synonyme de victoire. Au coup de sifflet final, « les Grenadiers » auront bien obtenu cinq occasions de marquer, mais aucun but n'a finalement été inscrit et c'est sur la pelouse des Antilles Néerlandaises qu'il leur faudra aller chercher cette qualification le 21 juin prochain.
« Nous allons là-bas avec à l'esprit que nous avons un handicap de 2 buts à remonter », reconnaît le sélectionneur Wagneau Eloi après la fin de la partie. « On a péché dans la finition aujourd'hui, cependant on a l'équipe pour aller gagner là-bas et on sait comment on va gagner », a-t-il continué. « Je sais ce qui se passera là-bas, le 22 », a-t-il conclu pour marquer son espoir de qualification.« Aujourd'hui, j'ai eu de la chance car nous avons joué normalement en première période, mais en seconde période, nous devrions normalement perdre 0-2.
La nature nous a aidé », a déclaré le sélectionneur des Antilles Néerlandaises, Leen Loyen. « Dans une semaine, nous jouerons devant cinquante mille spectateurs. Si nous parvenons à jouer, chez nous, comme nous l'avons fait en première période aujourd'hui, nous passerons ce tour, mais si nous jouons comme nous l'avons fait en seconde période, c'est Haïti qui passera », a-t-il conclu.

La sélection haïtienne jouera pour le droit de rester dans la course à la qualification samedi sur la pelouse des Antilles Néerlandaises.

Enock Nérénenock@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=58702

Notre avis:
Un match nul réellement nul...ON se prépare à supporter tous le Bresil et l'argentine encore une fois...Nous ne méritons pas d'aller jouer dans la cour des grands...La sélection U17 de COrée aurait largement battu cette sélection néerlandaise amorphe, nulle ne sachant mettre un pied derrière l'autre...et qui risque de nous pousser vers la sortie...

Cinq morts, une suicidée...BARIKAD CREW

Barikad Crew (BC) est décimé. Trois des têtes pensantes de cette formation musicale de tendance RAP, un batteur ainsi qu'un chauffeur ont péri dans un accident de la route. Un drame qui a entraîné le suicide de la fiancée de K-Tafalk, la star de BC.

Natalia Bertrand, 24 ans, la fiancée de Sénatus Jean Walker, alias Papa K-Tafalk, rappeur du groupe Barikad Crew (BC) décédé dans un tragique accident de la circulation, hier, s'est donnée la mort, dans la matinée de ce lundi, en se logeant une balle dans la tête, à l'aide d'un magnum, calibre 38.


Ce geste fatal vient compléter le sombre tableau d'un drame à haute teneur d'émotion, à la fois bouleversant. En effet, un chauffeur et quatre vedettes du plus populaire groupe de RAP créole ont péri dans un accident sur la route de l'aéroport alors qu'ils se rendaient au spectacle que radio Caraïbes donnait à la rue Chavannes à l'occasion de son 59e anniversaire.
Ils revenaient d'une prestation musicale à l'Olympia, à la plaine du Cul-de-Sac. D'après certains témoins, la BMW que conduisait Guichard, l'ami des musiciens qui les servait de chauffeur, - K-Tafalk (Jean Walker Sénatus), Déjà-Voo (Junior Badio), Dade (Jhonny Emmanuel) et Djo (Wilberson Magloire) - fonçait à tombeau ouvert.
La voiture aurait percuté le trottoir du boulevard Toussaint Louverture, route de l'Aéroport. La BMW a fait panache dans un ravin avant de partir en flamme. Comble d'émotionLe jeune Dade, projeté à travers le pare-brise, a été défiguré; les trois autres rappeurs méconnaissables, ont été brûlés vifs.
Des chaînes de télévision ont retransmis les images insoutenables de ce drame qui affecte le monde du spectacle. « C'est une erreur que ces jeunes ont payé cher. Il ne faut pas se hâter surtout lorsqu'on a trop bu », déclare un jeune homme au bord des larmes au moment où les ambulanciers levaient les corps calcinés des vedettes.

Les scènes présentées à l'état brut sur une chaîne de télé de la capitale étaient macabres : membres hachés, corps brûlés, tripes à l'air... l'émotion était à son comble.
Barikad Crew, troisième vague de la nouvelle génération, est très apprécié dans le milieu, notamment par les jeunes.
Ses hits se retrouvent sur toutes les lèvres, en rotation sur les ondes, crevant le petit écran, enflammant les spectacles depuis la sortie de son premier opus en 2007, année au cours de laquelle un Ticket d'or lui a été décerné.
A la dernière édition de Musique en folie, en novembre de la même année, BC récidivera avec un Ticket Nemours. Une marée humaine, après le drame du dimanche, s'est ruée à la rue Nicolas (Bas peu de Chose), quartier où Barikad a pris naissance, un 22 décembre de l'année 2002. Le très adulé Papa K-Tafalk est le fils unique d'une mère que les fans ont retrouvée inconsolable. Cette tragédie a bouleversé la capitale.

Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=58720

Consternation après la mort tragique de 4 membres de Barikad Crew

Au local de Barikad Crew, à la rue Nicolas hier lundi, de nombreux fans s’étaient rassemblés 48 heures après le terrible accident ayant causé le décès des 3 chanteurs, du batteur et du chauffeur du groupe de rap créole.
Si les circonstances du drame restent inconnues, deux hypothèses sont envisagées ; excès de vitesse et conduite en état d’ébriété. Jean Ernst Hérard, membre du groupe, présent lors du dernier spectacle à Olympia Night Club, assure que le conducteur du véhicule n’était pas ivre.

Des dispositions ont été prises afin d’apporter un appui psychologique aux autres membres du groupe et aux parents des victimes. Dispositions tardives puisque, Natalia Bertrand, la concubine de Jean Walker Sénatus (Katafal), s’est suicidée vers 8 heures lundi matin. Florence Bertrand, la mère de Natalia, affirme que sa fille était bouleversée depuis le décès de son compagnon. " J’ai entendu une détonation alors qu’elle était seule dans sa chambre", explique t-elle.

Le ministre de la culture, Eddy Lubin, de nombreux artistes et des fans du groupe étaient présents au local du groupe afin de présenter leurs sympathies aux parents et membres de Barikad Crew.

D’autres fans ont préféré se rendre sur les lieux du drame, la route de l’aéroport. Un ancien manager de groupe, Fred Lizaire, est encore sous le choc. il rapporte les témoignages de policiers affirmant que le véhicule avait fait panache avant d’être propulsé pour toucher un câble électrique de haute tension.

De son coté, le manager de Barikad Crew, Youri Chery, soutient qu’il s’agit d’une grande perte pour le rap créole et la musique haïtienne en général.

Il présente les trois chanteurs compositeurs, Jean Walker Sénatus, Badio Junior et Johnny Emmanuel Dade, comme de vrais artistes.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13830

lundi 16 juin 2008

Quatre musiciens de Barikad brûlés vifs

Quatre musiciens de Barikad Crew, le groupe de rap le plus populaire de l'histoire de la musique haïtienne, sont morts brûlés vifs ce dimanche 15 juin, vers une heure trente du matin, sur la route de l'Aéroport après que la voiture dans laquelle ils se trouvaient se soit renversée et ait pris feu.
Le fourgon mortuaire essaie de se frayer un chemin au milieu de la foule
Papa K-tafalk (Sénatus Jean Walker) l'emblématique band leader du groupe, Déjà Voo (Junior Badio) et Dade (Jhonny Emmanuel), deux chanteurs, Djo (Wilberson Magloire), le batteur du groupe et Guichard, un de leurs amis, qui servait de chauffeur, ont péri sous les yeux des autres membres de Barikad Crew qui tous revenaient d'une prestation à l'Olympia Night Club et devaient honorer un autre contrat au local de radio Caraïbes qui fêtait son anniversaire.
La carcasse du véhicule BMW
Les premiers témoins accourus sur les lieux n'ont pas pu porter secours aux accidentés vu l'état du véhicule qui a laissé la route, s'est encastrée dans un fossé avant de rapidement prendre feu, ont constaté sur place des journalistes du Nouvelliste et de Ticket accourus sur les lieux du drame.
Fondé le 22 décembre 2002 à l'Avenue Nicolas au cœur du Bas-peu-de-Chose, Barikad Crew s'est fait connaître avec une participation au concours Chante Nwèl de TELEMAX.
Des membres du groupe inconsolables après le drame
Depuis 2004, le groupe enchaîne les succès avec des méringues carnavalesques remarquables et des chansons aux textes très bien travaillés.
En 2006, le groupe coiffe au poteau tous les ténors et reçoit le «Ticket d'Or du meilleur groupe de l'année toute catégorie confondue» décerné par TICKET.
L'évacuation du cadavre de Papa Katafal, le band leader de Barikad Crew
En 2007, Barikad sort son premier cd qui, grande première dans l'histoire de la musique haïtienne, se vend en deux jours à plus de cinq mille exemplaires sans que les fans aient pu auditionner l'opus.
Cette vente record leur fait décrocher le Ticket Nemours du groupe le plus populaire ayant vendu le plus de Cd à Musique en folie.
Une partie de la foule vers 7hres30 sur la route de l'Aéroport
Populaire dans toutes les couches sociales, Barikad Crew « BC » est entrée dans tous les foyers soit à travers les jeunes qui écoutent le rap en priorité ou par le biais de ceux qui fréquentent les nombreux programmes que le groupe anime chaque semaine à travers le pays.
Frantz Duval
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=58693&PubDate=2008-06-15

L’ambassadeur canadien Claude Boucher boucle sa mission de 4 ans en Haïti

L’ambassadeur canadien à Port-au-Prince, Claude Boucher, arrivé en fin de mission, annonce qu’il a été désigné assistant du haut commissaire du Canada au Royaume Uni. Le diplomate canadien affirme avoir été témoin des progrès politique et économique enregistrés par le pays depuis 2004. Il rappelle l’effort déployé par son pays et la communauté internationale pour restaurer les institutions démocratiques haïtiennes. " J’ai demandé à venir en Haïti", révèle t-il soulignant sa détermination à servir Haïti qui fait partie des priorités du gouvernement canadien. Le mandat de M. Boucher a été marqué par la visite de plusieurs officiels canadiens dont la gouverneure, Michaelle Jean, 2 premiers ministres et 4 ministres des affaires étrangères. " Tout ceci reflète l’engagement des autorités politiques ", assure t-il. " On ne travaille pas dans ce pays sans s’y attacher fortement", déclare M. Boucher estimant que les citoyens méritent de meilleures conditions de vies. Interrogé sur la situation actuelle, le diplomate canadien croit que l’absence de gouvernement depuis 2 mois cause des retards dans la mise en œuvre des projets. " Des collègues sont déçus, parce que des sommes disponibles ne peuvent être engagés parce qu’il n’y a pas d’interlocuteurs", dit-il espérant un retour à la normale dans le meilleur délai. " A l’étranger ce comportement des autorités est mal compris parce qu’on sait que le pays est confronté à de nombreux défis", ajoute t-il. Analysant la situation le diplomate canadien s’interroge sur les dernières décisions. " J’ai rarement entendu des commentaires sur le choix de société comme motivation dans les décisions", argue t-il faisant par de ses préoccupations face à cette situation. Le diplomate canadien rappelle que les autorités haïtiennes doivent trouver une solution afin d’améliorer les conditions de vies de la population. " Dans un pays où pratiquement toutes les décisions sont prises par l’exécutif les délais sont préoccupants", explique t-il. " Haïti me manquera et je reviendrai ", a lancé le diplomate canadien qui participait pour la dernière fois à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13827

Grande marche contre le kidnapping au Cap Haïtien

Une grande manifestation contre le phénomène du kidnapping a été organisée samedi dernier au Cap Haïtien. Les manifestants exigent que les autorités judiciaires et policières assument leurs responsabilités face à la multiplication des rapts dans la seconde ville du pays.
Vêtues en noir et blanc, plusieurs milliers de personnes ont défilé dans les rues en frappant des objets en guise de manifestation de leurs frustrations. " Nous sommes fatigués avec le Kidnapping", pouvait-on lire dans une pancarte, alors que les manifestants avaient effectué un arrêt devant le commissariat de police.
Interrogé sur la multiplication des actes d’enlèvement, l’ambassadeur Claude Boucher, a indiqué que la mobilisation des citoyens est une condition indispensable pour la réussite de la lutte contre le kidnapping. Tout en saluant la grande marche contre ce phénomène il attire l’attention sur la complexité du problème. Selon le diplomate canadien la Minustah joue un grand rôle dans cette lutte.
Dans un communiqué, la Fédération Protestante avait réclamé des dispositions urgentes de la part des autorités haïtiennes, faisant remarquer que les séquelles des enlèvements sont permanentes. Parmi les conséquences de cette recrudescence des actes d’enlèvement, le président de la Fédération Protestante, Sylvain Exantus, cite la destruction des forces psychologiques, la réduction du temps de travail, l’augmentation des maladies liées au stress et la fuite des cerveaux et des investisseurs.
La semaine dernière plusieurs leaders politiques, dont Victor Benoît (Fusion), Edgar Leblanc (OPL), et Charles Henry Baker (Respect) avaient réclamé la définition d’une politique de sécurité publique et l’adoption de dispositions urgentes contre les actes d’enlèvement. M. Baker estime qu’il est temps que les autorités assument leurs responsabilités, et s’est insurgé contre le comportement de certains membres de l’appareil judiciaire qui encouragent l’impunité.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13826

5 morts, dont 3 chanteurs d’un célèbre groupe rap ( BARRICADE CREW) de Port-au-Prince, dans un terrible accident de la circulation

4 des victimes carbonisées
Dimanche 15 juin 2008
Radio Kiskeya
Trois chanteurs d’un groupe musical de tendance rap très populaire en Haïti, « Barricade Crew », ont été tués dans un terrible accident de la circulation survenu dans la nuit de samedi à dimanche non loin de l’aéroport international de Port-au-Prince.
Jean Walker Sénatus (29 ans, alias Catafalque) et Badio Junior (25 ans) ont péri carbonisés dans le véhicule à bord duquel ils se trouvaient. Le véhicule qui s’est complètement retourné, a pris feu avant de terminer sa course dans un mur.
Un troisième chanteur du groupe, Johnny Emmanuel Dade (28 ans) qui avait pu sortir du véhicule, a succombé sur place à ses blessures. Le batteur du groupe, récemment recruté, et le chauffeur du véhicule, ont également péri carbonisés à l’intérieur du véhicule.
Les chanteurs de « Barricade Crew » revenaient d’un show au Night Club Olympia, en Plaine (Nord de la capitale) et se hâtaient pour prendre part à un concert public organisé à l’occasion du 59ème anniversaire d’une station commerciale privée de la capitale haïtienne, Radio-télé Caraïbes.
Ce terrible accident a provoqué dimanche la consternation chez les jeunes de plusieurs quartiers de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, généralement épris de musique rap.[jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5089
Commentaires :
Selon les informations véhiculées par des témoins, les cadavres des jeunes artistes, se sont consumés presque totalement à un point que ce qui en resta a du être ramassé à la pelle. Impossible d’identifier les cadavres.
Pourtant les pompiers de Port-au-Prince ont été vus sur le lieu de l’accident. Mais le problème est que les camions étaient vides. Oui. Sans eau. Comment peut-on imaginer des sapeurs pompiers qui se déplacent pour intervenir sur un feu arrivent avec un camion sans eau ? Ben Oui ! En Haïti c’est tout à fait possible. On en a vu pire toujours en Haïti bien sûr.
La mairie de Carrefour a envoyé un camion. Heureusement. Mais il fallait traverser tout Port-au-Prince. De carrefour à la route de l’aéroport !
En arrivant sur les lieux il ne restait plus grand-chose des cadavres de nos jeunes compatriotes.
Voilà, le pays que dirigent René Préval et son pouvoir législatif, avec justement la Concertation des Parlementaires Progressistes.
C’est quoi un parlementaire progressiste ?

HAITI RECTO VERSO présente ces sincères sympathies aux familles de ces jeunes victimes de cet horrible drame

Le ministre de l’agriculture François Séverin de nouveau hospitalisé

Il devrait être transporté à Cuba
Dimanche 15 juin 2008
Radio Kiskeya
Le ministre de l’Agriculture du gouvernement démissionnaire, l’agronome François Séverin, a de nouveau été victime d’un accident cérébro-vasculaire et a dû être hospitalisé en urgence, a appris dimanche Radio Kiskeya de sources médicales.
En raison de son état, M. Séverin devrait être incessamment transporté à Cuba, selon les mêmes sources.
Plusieurs fois ministre de l’agriculture et conseiller spécial en la matière des présidents Jean Bertrand Aristide et René Préval, M. Séverin est de santé précaire depuis quelque temps. Il en est à sa deuxième hospitalisation en l’espace de quelques mois.
Une secrétairerie d’Etat à l’agriculture, dont le titulaire est l’agronome Joanas Gué, avait dû être créée en raison de l’état de santé du ministre Séverin. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5088
Commentaires :
Voilà la réalité que le gouvernement sans aucune pudeur affiche : Se faire soigner d’un accident Vasculo-cérébral à Cuba. Quand il s’agit d’un ministre, ceci ne pose aucun problème car les frais couvrant cette prise en charge existe soit dans les caisses de l’état soit sur les comptes bancaires des titulaires de l’administration.
En Haïti, il n’existe aucun centre digne de ce nom capable de prendre en charge aucune affection jugée sérieuse. Et ce n’est point une inquiétude ni pour les députés, ni les sénateurs, ni les membres du pouvoir exécutif car ils disposent tous de moyens financiers pour quitter le pays.
Dans ce contexte, ceux qui sont lésés sont ceux de toujours. Ceux qui s’étaient habillés et déguisés en « rouleau compresseur » en 1957 pour défendre Daniel Fignolé ; ceux qui se sont par la suite déguisés en Makouts pour supporter la « révolution duvaliériste », ceux qui se sont faits appeler « frappistes », ou chimères, zenglendos. Les mêmes qui ont vécu les leurres d’être proches des gouvernements quand en fait ils ont été utilisés comme des marches-pieds pour catapulter vers le pouvoir suprême des individualistes habités par des esprits messianiques.
L’Hôpital des pauvres, le seul centre hospitalier universitaire – bien à l’haïtienne- du pays, a toujours fonctionné dans une logique de « liquidation d’affaires courantes ». Pendant que les centres de santé éparpillés sur le territoire représentent une vraie honte, un véritable affront à la dignité humaine.
Pour la prise en charge d’un accident vasculo-cérébral il faut :
- Un bon service de médecine interne
- Un service de radiologie disposant entre autre de moyen et compétence technique pour réaliser des explorations neuroradiologiques (scanner, IRM, angiographie cérébrale) et de la radiologie interventionnelle (Thrombolyse…)
- Un service de Neurochirurgie capable de pratiquer une intervention pour évacuation d’un éventuel hématome
- Un service de réanimation pour assurer la survie du patient en cas d’aggravation ou d’installation grave de la pathologie s’accompagne de détresse respiratoire et/ou une altération de l’état de conscience
- Un service de cardiologie pour explorer et traiter les causes de la pathologie vasculo-cérébrale

Jusqu’à présent l’élite haïtienne n’arrive pas à comprendre qu’il est indispensable d’investir pour la création d’un centre médical digne de ce nom. Une thrombolyse par exemple peut sauver une vie et elle doit être –dans certains cas- réalisée dans les six heures qui ont suivi l’installation de l’AVC. Ce délai est insuffisant pour un départ vers un pays disposant d’un plateau technique adéquat. L’apathie et l’indifférence du secteur privé des affaires envers ce secteur dénotent une méconnaissance flagrante de ces données.

Quand on observe avec une certaine émotion pathétique de l’état de l’hôpital d’une ville comme Jacmel, cette ville porte drapeau d’une région qui veut s’arroger des qualités de point de départ de la renaissance du pays, on a du mal à comprendre les fondements de cette fierté Jacmélienne exhalée par tous les Jacméliens célèbres de la diaspora et des Jacméliens d’Haïti…

A quand une nouvelle prise de conscience ?

samedi 14 juin 2008

MATIN CARAIBES ET MOI... BONNE FETE "MATINS CARAIBES

Une vision horizontale de ce monde qui bouge à l’allure des temps présents pousse de plus en plus à des réflexions plus ou moins profondes et surtout à la revalorisation des vérités jadis absolues.
Les mutations se bousculent aux portiques de nos habitudes et les perceptions s’inclinent vers de nouvelles adaptations. Plus que jamais nous nous sentons emportés par la valse des temps modernes et happés par les technologies nouvelles.
Nous subissons sans pouvoir réagir.

Nous réagissons sans la certitude d’atteindre un certain degré d’efficacité. La nécessité de survie nous oblige à reconfigurer l’envers de nos priorités.
La course en est terrible. Haletante pour les mieux lotis ; sans pitié pour les perdants. Le normal en devient génial ; l’habituel exceptionnel.
Dans ce modèle imposé de dé-socialisation, il est plus que louable de voir et d’apprécier des efforts tournés encore vers le collectif. C’est justement dans ce contexte que s’emboîte le travail des producteurs et animateurs de « MATIN CARAIBES ».
Vous ne savez pas ce que c’est ? C’est pas grave. Vous n’êtes pas haïtien et vous n’êtes pas intéressés non plus par ce qui se passe en Haïti. C’est pas drôle mais c’est pas grave non plus. Personne n’est parfait.
« MATIN CARAIBES » est une émission diffusée du lundi au vendredi après huit heures sur les ondes de Radio Caraïbes sur la bande FM pour Haïti disponible sur le net pour les haïtiens de l’extérieur et les haïtiannophyles .
Ils sont quatre : Caleb, Yvener, Ricardo et Ti-Fritz, les conducteurs de cette émission qui vise la formation et l’information des membres de la société dans une ambiance montée sur un fond de divertissement. « MATIN CARAIBES » s’oriente aussi vers la « responsabilisation » des différents acteurs de la société , tout en définissant avec clarté les notions de droits et devoirs dans leur portée et surtout leurs limites à l’intention des gouvernants et gouvernés, « administrants » et administrés.
L’une des multiples forces de cette émission déjà ancrée dans les coutumes journalières de la population réside probablement dans les différences qui caractérisent la personnalité de chacun des conducteurs. Dans la mesure ou le projet « MATIN CARAIBE », aujourd’hui institution, est conçue avec une extrême intelligence, l’harmonisation de ces différences permet l’obtention de produit fini de très haute qualité et dans le fond et dans la forme. Ils miment ces ingrédients aux arômes variés et aux saveurs quasi opposées et contradictoires qui se combinent à proportions égales pour faire d’un plat banal un met succulent délicieux et recherché, fleuron de la meilleure cuisine du monde.
Entre un Yvener au verbe juste mais toujours tranchant et aigu, respectueux et gardien jaloux de la logique des principes et un Ti-Fritz capable de sortir des éclats de rire d’une atmosphère de funérailles solennelles, se placent comme deux opinons-tampons métissées à travers les participations d’un Caleb modérateur et juste, et un Ricardo Césaire un adepte du « Castigat ridendo mores »
Cet agencement génère ce produit, « MATIN CARAIBE » qui à l’instar de ces mouvements rassembleurs contribue à créer une génération de citoyens qui adhèrent avec une fierté non dissimulée aux principes prônés et défendus par les conducteurs du programme radial.
Aujourd’hui, il en est un de ces distingos que beaucoup d’haïtiens aimeraient arborer et crier aux quatre vents. Etre VIP de « MATIN CARAIBE ». La qualité de VIP ne se limite pas a décliner son appartenance à un club mais témoigne d’un engagement formel à participer à la renaissance d’Haïti.
Nous avons malheureusement découvert il y a moins d’un an que Radio Caraïbes était disponible sur le net. Le décalage horaire aidant favorablement nous pouvons très souvent pour ne pas dire tous les jours suivre les différentes sections de l’émission. Nous aimons rire à gorge déployée à l’écoute de ces « lapsus linguae », les « surettes » (pour les natif-natals) dont seulement TU-FRITZ a le secret ; ses démêlées – style maître Jean Jacques- avec les langues de Shakespeare et de Victor Hugo, produisent aussi le même effet hilarant.
La découverte de MATIN CARAIBE, une émission vieille seulement de trois ans, a été pour nous ce brin de lumière visible au-delà des structures de l’imposant sombre et interminable tunnel érigé en vrai « via crucis » aux fils de cette terre. Depuis, nous avons cessé de douter..aujourd’hui nous croyons…
Les gens ne se trompent pas. « MATINS CARAIBES » est sans aucun doute l’émission phare de la radiodiffusion haïtienne. Nous sommes surtout conscients de l’apport incommensurable du travail de ces journalistes bien imbus du sens de leur métier à la cause haïtienne. Nous demeurons aussi persuadés que Haïti pourra effectivement se lancer sur les sentiers du renouveau quand l’ensemble des idées véhiculées à travers des émissions de ce genre s’emparera de l’esprit de chaque citoyen du pays.
C’est justement dans cette optique d’heureuse perspective que nous souhaitons longue vie à MATIN CARAIBES et à ses journalistes et que l’aura de cette émission émule et crée des vocations. Pour le bien être d’Haïti et des Haïtiens, le plagia serait assez bien supporté. Haïti a besoin de centaines et de milliers de Caleb, Yvener, Ricardo et Ti- fritz…
Nous sommes heureux et fiers de porter comme un standard inébranlable notre haïtiannité…

Grenadiers! A l'Assaut!!!.. HAITI - ANTILLES NEERLANDAISES

La sélection nationale haïtienne entrera en lice dimanche dans la course à la qualification pour la Coupe du Monde qui aura lieu en 2010 en Afrique du Sud.
Un début d'aventure qui n'est pas de tout repos si l'on tient compte des derniers résultats de son prochain adversaire: les Antilles Néerlandaises. C'est ce qu'ont compris les fans qui ont choisi comme surnom pour cette sélection : "Grenadiers", comme un cri de guerre visant à motiver les joueurs en vue de se qualifier pour la suite de la compétition
."Les Grenadiers", c'est le leitmotiv qu'utilisaient les généraux de la guerre de l'indépendance pour conduire leurs troupes vers la victoire. En dépit des péripéties qu'ils ont dû surmonter, ce cri de ralliement a su motiver les pauvres hères de l'armée indigène pour aboutir à 1804. C'est sans doute ce que les fans de la sélection nationale haïtienne ont compris et qui les a conduits à choisir entre autre noms pour baptiser le onze national : "Les Grenadiers".

Lundi à la salle des Ramiers de l'hotel Montana, les dirigeants du football national, accompagnés des représentants du sponsor officiel de la sélection nationale : "La Digicel", l'ont dévoilé en grande pompe.
Quatre noms étaient en lice pour devenir le surnom de la sélection nationale haïtienne de football.
Citons : Grenadiers, qui constituait le leitmotiv de l'hymne de guerre des pères de la patrie lors de la guerre de l'indépendance haïtienne;
les Dessaliniens, en référence au premier chef d'Etat d'Haïti après son indépendance;
Flamme de la Caraïbe, en raison du fait qu'Haïti a toujours été une référence dans la région en dépit de sa misère; et Flambeau d'Espoir, pour marquer ce que la sélection nationale représente dans l'esprit de la nation. "Grenadiers", c'est le pseudonyme que les Haïtiens ont retenu.
Dimanche, les hommes de Wagneau Eloi, fraîchement revenus d'un stage de 20 jours à Coco Expo tout près d'Orlando, auront vraiment besoin de l'appui du douzième homme pour monter à l'assaut des Antilles Néerlandaises. Si dans l'histoire, les Haïtiens ont toujours battu les Antillais à part le retentissant 7-0 infligée à cette sélection en éliminatoire du mondial argentin en 1976, les Antilles Néerlandaises ne s'inclinent que sur de courtes marges face à la sélection haïtienne.
Leur récente performance face au Vénézuéla (0-1), qui a quand même battu le grand Brésil quelques jours avant, prouve qu'ils ne seront pas un client facile, d'autant que la sélection nationale haïtienne cherche encore ses repères et préparent timidement sa rentrée en lice.
Grenadiers! A l'Assaut!!! tel un cri de guerre dans le respect et la sportivité, c'est ce qu'espèrent entendre les protégés de Wagneau Eloi pour monter à l'assaut des Antilles Néerlandaises d'abord et franchir le premier palier dans la course à la qualification.
"Grenadiers! A l'Assaut!!! C'est ce qu'ils espèrent entendre de la voix des milliers de fans qui feront le déplacement pour entrer dans la danse. Un cri qu'ils souhaitent entendre pendant longtemps, du moins jusqu'en Afrique du Sud.

La tâche s'avère difficile. Mais qu'est-ce qui n'est pas réalisable quand le public et son équipe s'unissent pour monter à l'assaut? La sélection nationale, qui est rentrée mardi matin de son stage à Coco Expo, jouera le 15 juin au stade Sylvio Cator en match aller avant de se rendre une semaine plus tard aux Antilles néerlandaises avec l'espoir d'y obtenir sa qualification.

Enock
Néré
nenock@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=58499&PubDate=2008-06-12

Préval prône l'unité et le travail

Il faut s'attendre, dans les semaines à venir, à une hausse des prix des produits alimentaires et de l'énergie en Haïti. Conscient des risques de heurts sociaux, de ralentissement des activités économiques que cette situation peut provoquer, le président René Préval prône l'unité et le travail dans l'adversité.

Les semaines et mois à venir seront difficiles pour Haïti à cause de la flambée des cours du pétrole qui a atteint récemment le seuil historique des 139 dollars le baril sur le marché international. Il faudra s'attendre à une nouvelle augmentation des prix des produits alimentaires ainsi qu'à une hausse du coût du kilowatt/heure.

Le président René Préval, non sans préoccupation, l'explique, religieusement, depuis plus de 26 jours à tous les secteurs de la vie nationale en vue de créer une conscience, une synergie, afin de faire face à cette crise. « Les choix à faire seront difficiles pour tous », a prévenu le président qui souhaite, dans une allusion aux émeutes de la faim d'avril dernier, que le pays traverse cette période houleuse dans l'unité et la sérénité.
L'Etat, a-t-il poursuivi, doit mettre un terme à la subvention des produits pétroliers ayant provoqué un trou de 12 millions de dollars dans les recettes publiques ces trois derniers mois. Le cap est mis sur la relance de la production nationale et la recherche de solutions énergiques alternatives, a ajouté le chef de l'Exécutif qui, comme le secrétaire d'Etat à l'Agriculture, Joanas Gué, croit que la relance de la production nationale permettra au pays d'avoir une « souveraineté alimentaire ».
Quelque 213 millions de dollars américains devront être injectés dans l'agriculture entre avril 2008 et janvier 2009, selon M. Gué. 40.000 tonnes d'engrais, 300 motoculteurs, 300 pompes d'irrigation seront répartis à travers le pays. 20 millions de dollars seront aussi alloués à la réhabilitation des bassins versants, a indiqué le secrétaire d'Etat. Le choix du président René Préval d'impliquer différents secteurs de la vie nationale dans la recherche de solutions aux problèmes consécutifs à la hausse des prix des produits pétroliers est une bonne chose, a reconnu Jean Claude Lebrun, un syndicaliste. Les risque de heurts sociaux existent, a souligné un journaliste, à la fin de cette consultation.
Cependant, chacun devra comprendre que nous sommes à la veille d'une crise mondiale, a-t-il renchéri. « Les casses ne nous mèneront nulle part », a ajouté le travailleur de la presse. C'est l'occasion de diriger le pays de manière sérieuse et responsable en faisant remarquer,dans la foulée, que le gouvernement Alexis liquide les affaires courantes depuis plus de deux mois.
Selon ce qui a été dit, ces réunions visent à préparer les leaders des différents secteurs de la vie nationale aux conséquences sociales et économiques de la bombe pétrolière. tout le monde doit se préparer à faire des sacrifices. L'ombre au tableau reste l'incertitude qui plane autour de la réaction du reste du pays. La majorité des Haïtiens vivent avec moins de 2 dollars américains par jour.
Roberson Alphonse
robersonalphonse@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=58682&PubDate=2008-06-13

Le Président René Préval Tentative pour désamorcer la bombe

La subvention clandestine de produits pétroliers ne tient plus, le chef de l'Etat entame des consultations avec les secteurs de la vie nationale. Dernières en date, la presse et les syndicats de transport. Entre les lignes, les prix vont augmenter.
Empêtrées depuis plus de trois mois dans une affaire de subvention clandestine de produits pétroliers dans un contexte d'escalade des prix sur le marché mondial, les autorités étatiques haïtiennes, tentent de désamorcer la bombe pétrolière et fournir des éléments de réponses en ce qui a trait à la relance de la production nationale agricole.

Le président de la République René Préval et quelques uns des ministres démissionnaires se sont entretenus, vendredi 13 juin, au palais présidentiel, avec la presse et le secteur syndical du transport.Le président de la république ainsi que les ministres démissionnaires des Affaires Sociales et du Travail, Gérald Germain et de l'Economie et des Finances, Daniel Dorsainvil, le secrétaire d'Etat à l'agriculture, Joanas Gué, ne savent pas par où commencer pour annoncer que la subvention des produits pétroliers est insupportable. Sans le dire, on a vite compris que les prix réels vont être appliqués dans les prochains jours. Le Nouvelliste s'interrogeait depuis plus d'une semaine sur les limites de cette subvention.

René Préval confie en plus qu'entre 40 et 50 % du riz importé et subventionné par l'Etat haïtien ces derniers mois, sont consommés en République dominicaine. Il a même raconté que des bateaux en transit se permettent de faire le plein en Haïti en raison du bas prix du pétrole raffiné dans le pays.

Comme prévu, le gouvernement ne peut plus supporter les coûts de la subvention des produits pétroliers et crie au secours. Après les entrepreneurs, les étudiants, les religieux ..., ils ont consulté la presse et les syndicats du transport.

Les analystes sont quasiment unamimes à reconnaitre que les prix du pétrole ne vont pas baisser. La firme d'analyse Goldman Sachs a même prévu un baril de brut à 200 dollars dans une année. Ce vendredi, les prix du pétrole rebondissaient de quatre dollars après l'annonce d'une nouvelle chute des stocks de brut aux Etats-Unis et dans la foulée du tableau très haussier sur l'offre et la demande de pétrole brossé par un groupe pétrolier.

Les cours du baril de pétrole ont terminé la semaine en baisse ce vendredi à New York sur des spéculationsrelatives à une hausse de la production de l'Arabie saoudite et un redressement du dollar, monnaie dans laquelle est vendu le brut. Sur le New York Merchantile Exhange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en juillet a fini la séance à 134,86 dollars, en baisse de 1,88 dollar par rapport à son cours de clôture de la veille, selon l'AFPAprès 26 jours de réflexions avec tous les secteurs de la vie nationale, le chef de l'Etat pense que le moment est venu pour délivrer le message. En conséquence, les prix à la pompe vont augmenter, les pressions sociales également.
Dieudonné Joachim

Commentaires:
Serait-ce un appel au secours... Pour l'histoire du riz c'est une vraie honte que le Président témoigne son impuyissance et son incapacité d'asseoir l'autorité de l'état.
Au secours la MINSUTAH!

Les kidnappeurs repassent à l’offensive à Port-au-Prince et en province

La mère d’un musicien très connu et un médecin encore en captivité
vendredi 13 juin 2008,
Radio Kiskeya

Plusieurs otages se trouvaient vendredi soir en captivité à Port-au-Prince et en province à la suite d’une nouvelle vague d’enlèvements enregistrée au moment où la société civile haïtienne tente de se mobiliser contre la terreur du kidnapping.
Parmi les personnes retenues par leurs ravisseurs figure la mère du chanteur bien connu d’un groupe Compas de la nouvelle génération. Elle avait été enlevée au volant de sa voiture dimanche dernier. Le véhicule allait être retrouvé abandonné quelques heures plus tard à Village Solidarité, sur la route de l’aéroport (banlieue nord de la capitale).
A cause de ce drame, le groupe auquel appartient le fils de l’otage a dû annuler une tournée initialement prévue cette semaine à New York, New Jersey et Boston.
D’autre part, un médecin impliqué dans la santé communautaire dans le nord du pays était encore gardé vendredi plusieurs jours après son enlèvement par des inconnus armés au Cap-Haïtien (à 274 km de Port-au-Prince). Les ravisseurs menaçaient d’exécuter l’otage s’ils ne recevaient pas une rançon de 300.000 dollars américains.
Les parents du médecin étaient extrêmement inquiets à l’expiration jeudi de l’ultimatum.
De leur côté, deux écoliers kidnappés mercredi à Delmas (est de la capitale) ont été remis en liberté, a indiqué vendredi la Police Nationale. Toutefois, aucune information n’était disponible sur les circonstances de leur libération.
Les forces de l’ordre ont annoncé que des centaines d’individus, dont des présumés kidnappeurs, ont été arrêtés ces derniers jours.
Une rencontre entre des autorités et des responsables de la Lutte nationale contre le kidnapping (LUNAK), un regroupement d’organisations de la société civile, a tourné court. Le commissaire du gouvernement près le parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant, a abandoné la salle de réunion en raison d’un différend avec un commissaire de police. Le directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol et les présidents du Sénat, Kelly Bastien et de la Chambre des Députés, Pierre Eric Jean-Jacques avaient également rencontré la LUNAK.
Ce regroupement avait mobilisé plusieurs milliers de personnes le 4 juin dernier à Port-au-Prince lors d’une manifestation contre le kidnapping, un fléau qui, depuis 2005, a provoqué d’importants dégâts économiques, politiques, sociaux et psychologiques en Haïti. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5085
Un avis:
Pendant ce temps un semblant de reunion entre les secteurs concernés et responsable de la problématique du kidnapping a tourné au vinaigre dans une crise aiguë de personnalité survoltée du Commissaire Gassant. Là encore, il n'a pas été possible de faire cet effort de dépassement de soi pour comprendre l'ampleur du problème et le suplice de la société haïtienne, surtout de ceux-là qui n'ont pas le smoyens d'envoyer leurs enfants à l'extérieur.
Ce faisant, les autorités du pays sont entrain de pousser les haïtiens de faire usage de l'autojustice dans le cadre de légitime défense.
Les organisations qui défendent les droits de l'homme devraient se montrer aujurd'hui plutot du côté des victimes pour ne pas avoir à défendre les kidnappeurs devants les débordements citoyens à venir!

jeudi 12 juin 2008

Visite prochaine en Haïti du ministre péruvien de la défense

Ántero Flores-Aráoz viendra s’enquérir de la situation des troupes péruviennes intégrant la MINUSTAH
jeudi 12 juin 2008,
Radio Kiskeya

Le ministre péruvien de la défense, Ántero Flores-Aráoz, séjournera en Haïti du 19 au 21 juin prochains dans le cadre d’une visite d’inspection du travail du contingent péruvien de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), a annoncé jeudi à Lima le journal officiel El Peruano.
La présence de Flores-Aràoz à Port-au-Prince reflète la volonté du gouvernement du Président Alan Garcìa de vérifier la qualité de la contribution et les conditions de travail des membres du bataillon péruvien, cinq mois après leur arrivée en Haïti, précise-t-on dans la capitale péruvienne.
La Compagnie Pérou, qui a intégré la force onusienne dans une perspective de rétablissement de la paix dans le pays, tient sa base opérationnelle près de l’usine Shodecosa, sur la route nationale #1 (banlieue nord de la capitale).
Selon le quotidien officiel péruvien El Peruano, l’implication des casques bleus du Pérou dans cette opération de maintien de la paix, partcipe de la politique de défense du pays. "Ils contribuent à la paix et à la sécurité internationale et de plus ils favorisent de précieux échanges d’expériences avec des contingents d’autres pays", souligne le journal.
Déployée en Haïti depuis 2004 sous commandement brésilien, la MINUSTAH compte aujourd’hui 7.510 militaires et 1.752 policiers issus à 80% de l’Amérique latine. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5084