Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mercredi 18 mars 2009
Un Député dénonce l’envoi de casques bleus haïtiens en Afrique
mardi 17 mars 2009, Radio Kiskeya
Le Député de la circonscription de Pétion-Ville, Steven Benoît, a énergiquement protesté lundi contre la décision du gouvernement de déployer bientôt des casques bleus haïtiens au sein de missions de paix de l’ONU présentes sur le continent africain. Le directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol, a annoncé l’envoi prochain au Tchad et en République Centrafricaine de policiers qui formeront le premier contingent de casques bleus haïtiens de l’histoire.
Le parlementaire, qui affirme avoir appris la nouvelle par voie de presse, juge inconcevable que le Parlement n’ait pas été consulté avant l’adoption d’une décision aussi importante. M. Benoît prévient que le gouvernement, particulièrement le ministre de la justice, Jean Joseph Exumé, devra fournir sous peu des explications à la Chambre basse sur la future présence de policiers nationaux dans des pays en situation de conflit où le potentiel de risques est particulièrement élevé.
Qualifiant de "scandale" l’unilatéralisme pratiqué par le gouvernement dans ce dossier, le Député Benoît estime d’autre part anormal l’envoi en mission à l’étranger de policiers au moment où différentes régions du pays sont livrées à elles-mêmes sans la moindre couverture en matière de sécurité.
Ravi de la présence des forces de sécurité haïtiennes en terre étrangère sous le drapeau onusien, le commandant de la PNH, Mario Andrésol, avait indiqué auparavant que cette décision a été prise en réponse à une demande du Département des opérations de maintien de la paix (DOMP) de l’organisation mondiale.
Le bouillant représentant de la circonscription de Pétion-Ville est le tout premier parlementaire à élever des protestations contre le projet d’intégration d’agents de la PNH dans les opérations de maintien de la paix. Une question sensible qui risque de soulever une polémique sur l’implication dans les missions onusiennes d’un pays lui-même demandeur d’assistance militaire.
Environ 9.000 militaires et policiers internationaux font partie de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) déployée en Haïti depuis 2004. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5759
HRV commente :
Si on doit se fier au comportement presque toujours râleur de certains députés, on aurait tendance à croire que même pour aller pisser, les fonctionnaires du gouvernement doit demander une permission spéciale à nos bien aimés parlementaires. Il faut dire qu’il y a contrôle et contrôle. Pourquoi ne pas laisser carrément la gestion du pays aux députés. Peut être en plus de la critique aisée ils pourraient avoir l’art facile et à porter de mains.
Que la chambre des députés demandent des explications concernant ce programme c’est une chose. Qu’un député exige que le parlement soit mis au courant avant toute décision c’est autre chose.
Il doit probablement exister des lois et des règlements qui définissent les conditions dans lesquelles des pays envoient des membres dans les missions de paix. On va accorder le crédit à Monsieur le député en acceptant qu’il a déjà parcouru ce chemin et qu’il possède des arguments en bêton pour défendre la non participation haïtienne dans une mission de l’ONU en Afrique.
Personnellement, nous avions beaucoup critiqué à un moment de la durée la présence des casques bleus brésiliens par exemple dépêchés à Cité Soleil pour rétablir la paix quand on sait que les forces de l’ordres brésiliennes ne pénètrent pas les antres des flavelas de Rio de Janeiro ou les bandits et les gangs font la pluie et le beau temps.
On aurait surtout aimé voir des finlandais ou des Suédois mais on nous a mis des brésiliens. Nous croyons qu’au sein de la MINUSTAH il y eut ou il y a eu des népalais et sans doute de Tchadiens. Il semblerait donc que l’existence d’une crise sociale ou d’instabilité dans un pays n’interdisent guère la participation des forces de l’ordre dans une mission en terre étrangère.
Il faut se demander ce que peut représenter en matière d’expérience pour nos jeunes policiers l’intégration dans une mission. Là le débat est ouvert. Le député devrait commencer par exiger des garanties de sécurité pour les policiers qui partiraient en mission avant de dégainer contre une institution juste histoire de créer un conflit en plus.
Chez nos députés-censeurs, s’évit une fâcheuse tendance à pointer du droit un problème, commencer des enquêtes sans suite. On dirait des mouches qui survolent et se posent sur des mottes d’excréments. L’une après l’autre; sans jamais arriver à boucler une affaire…
Dommage !
FLASH! FLASH! FLASH! Incident violent à la Chambre des Députés
mardi 17 mars 2009,Radio Kiskeya
Notre avis:
Les journalistes abusent en excédant dans la recherche du sensationnalisme. En cherchant avec une certaine frénésie le corps de cet article au titre si alarmant, je m’attendais à compter des cadavres et des cadavres de députés et d’employés du parlement.
Voyons les amis journalistes, n’exagérons pas. Le palais des parlementaires progressistes est habitué à mieux que de vulgaires échanges de coups de poing ou d’arrachage de micro. Qu’un député, en présence du chef du gouvernement convoqué, arrache le microphone des mains du président de la chambre, c’est con mais ce n’est pas grave. Qu’un député assène des coups de poing à un autre collègue c’est tout simplement con. Cela ne saurait se ranger dans le placard des graves incidents. Et surtout pas au niveau des députés et du parlement qui a connu des scènes dignes des films de Al Pacino ou de Robert de Niro.
Personne n’a oublié qu’un brillant député nommé Mercier, avait sorti son pistolet pour faire feu sur un autre député nomme Dumont au cours de réchauffement d’une discussion entre parlementaire autour d’une vulgaire histoire de répartition de pneus de voitures de fonction. Lors de cet épisode, un employé du parlement avait été blessé par balles. Couvert par son immunité parlementaire, le député flingueur avait tout simplement déserté la chambre. Pas complètement puisqu’il a du toucher son salaire pendant près de six mois. Puis il est revenu comme si rien n’était. Frais comme un œuf, récupérer son poste et sa place au sein du parlement.
Aujourd’hui il est bon d’être parlementaire en Haïti. Ceci explique cette ruée monstrueuse vers les postes vacants de sénateurs de la République convoitée par des individus de moralité questionnable voire douteuse. L’immunité parlementaire est un bouclier et une cuirasse…
La Première Ministre présente le rapport du programme d'urgence aux députés
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14917
L'ambassadeur de France craint un faible taux de participation aux joutes
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14918
HRV commente :
La subvention d’une ambulance ça se remercie. Il ne faut pas exagérer jusqu’à utiliser ce don qui pourrait être fait par beaucoup de citoyen, comme preuve de la bonne sante de la coopération entre deux nations. Madame la présidente de la Croix Rouge Haïtienne, on se calma. Disons merci beaucoup et tachons que ce dont ne tombe pas dans les escarcelles de ceux qui veulent tout accaparer !
Les députés sont déterminés à exercer leur pouvoir de contrôle
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14916
PS: La Constitution ne prévoit que ça dans les attributions et les fonctions d’un législateur?
Haïti : Le gouvernement rend compte aux députés sur l’utilisation des fonds d’urgence
Face aux députés, la première ministre Michèle Pierre-Louis a fait un bref rappel sur la situation de désastres naturels qui prévalait dans le pays au moment où son gouvernement est entré en fonction, en septembre 2008. Ne disposant d’autres moyens financiers pour faire face à ces catastrophes, Michèle Pierre-Louis rappelle que le gouvernement a dû utiliser 197 millions de dollars américains, du programme Petrocaribe, à travers une loi d’urgence votée par le Parlement.
Les fonds débloqués ont été utilisés à bon escient, selon le chef du gouvernement. Michèle Pierre-Louis affirme que les stratégies déployées pour l’exécution du programme d’urgence post-cyclonique ont été mises en œuvre sur la base des priorités identifiées par chacun des ministères sectoriels.
Des ponts provisoires ont été jetés sur des rivières, des routes secondaires construites en vue de rétablir la communication entre les différentes régions du pays, précise Michèle Pierre-Louis devant les députés. Des infrastructures scolaires et sanitaires ont également été réhabilitées, selon le chef du gouvernement.
A côté des programmes conduits par les ministères, Michèle Pierre-Louis indique que la Primature a pour sa part assuré le financement de certaines activités notamment aux Gonaïves (Nord) où un appui financier a été apporté aux petits commerçants victimes des catastrophes naturelles de septembre dernier.
Parmi les ministres présents, le titulaire de l’agriculture Joanas Gué a présenté les différentes actions menées par son ministère avec l’enveloppe qui a été consacré à ce secteur, sévèrement affecté par ces cyclones.
70% des fonds alloués au ministère de l’agriculture (environ 60 millions de dollars) ont été dépensés et les résultats sont visibles, selon Joanas Gué qui informe que des canaux ont été drainés, des rivières curées, des ravines corrigées, et des siphons et tunnels réparés.
Dressant le contexte de la convocation, le député Jean Marcel Lumérant estime que « l’argent investi n’a pas changé le cour des choses ». [do gp apr 17/03/09 17 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8176
L’agronome François Severin décoré par le gouvernement français
C’est l’ambassadeur français en Haïti, Christian Connan, qui a remis cette distinction à l’agronome Severin lors d’une cérémonie tenue au Manoir des Lauriers (résidence de l’ambassadeur) à Port-au-Prince.
Le président René Préval, l’ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis, des membres de l’actuel gouvernement, ont assisté à cette cérémonie, retransmise par la Télévision nationale d’Haïti (TNH).
Cette distinction, selon le diplomate français accrédité en Haïti, salue le travail colossal réalisé par François Severin dans l’agriculture du pays. L’ambassadeur insiste sur son apport à la littérature agricole haïtienne.
Ministre de l’agriculture à 5 reprises, Francois Sevrin a été titulaire de l’agriculture dans l’ex-gouvernement de Jacques Edouard Alexis (2006-2008).
L’agronome Severin a été affecté dans ses facultés physiques après avoir été victime d’une crise l’année dernière.
Le discours du nouveau récipiendaire de la médaille de l’ordre du Mérite agricole a été lu par un membre de sa famille.
Diplômé de la Faculté d’Agronomie en 1971, François Séverin est l’auteur de plusieurs ouvrages en Créole sur l’agriculture haïtienne. [do gp apr 17/03/2009 14 :15]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8175
mardi 17 mars 2009
Une crise politique hante les esprits de certains leaders politiques
La déclaration du chef de la délégation du conseil de sécurité de l'ONU exhortant les haïtiens à éviter de nouvelles crises est associée aux incertitudes de la campagne électorale par certains leaders politiques. Les chefs de file de l'Union, Chavannes Jeune et du Greh, Himmler Rébu interprètent différemment la mise en garde du représentant du Costa Rica au conseil de sécurité, Jorge Urbina.
Le pasteur Jeune croit que M. Urbina a voulu attirer l'attention des haïtiens sur les nombreuses années perdues en raison des crises sociopolitiques. Il estime que le Conseil de sécurité ne souhaite plus gérer de nouvelles crises en Haïti.
Chavannes Jeune espère que les élections pourront se tenir à la date prévue afin d'éviter une nouvelle crise. " Si les élections ne peuvent avoir lieu ce sera l'échec du Cep et de toutes les structures impliquées dans l'organisation du scrutin", ajoute t-il.
Le principal dirigeant du Grand Rassemblement pour l'évolution d'Haïti (GREH), Himmler Rébu, est d'un avis contraire apercevant déjà la crise en raison de l'échec du processus électoral. " Les élections pourraient être réalisées avec désinvolture, elles déboucheront à coup sur une crise", insiste M. Rébu rappelant que son parti avait refusé de prendre part aux processus électoral.
Déplorant l'entêtement de certains dirigeants de partis politiques, le chef de file du GREH soutient que les autorités ne font pas montre de capacité de prévision. " On veut organiser de faux élections qui entraîneront des problèmes structurels et engendreront de graves crises", précise t-il.
Par ailleurs, plusieurs parlementaires ont exprimé leurs préoccupations en raison des irrégularités dans le processus de mise en place des Bureaux Électoraux Communaux (BEC).
Le sénateur Youri Latortue a dénoncé un recrutement sur la base du clientélisme. Il rappelle que le sénat peut refuser de valider les pouvoirs des élus si le scrutin n'est pas crédible et honnête.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14907
HRV commente
Les politiciens qui ont compris que la communauté internationale n’est plus décidée à gérer une nouvelle crise en Haïti n’ont pas tort. Mais ils n’ont pas découvert la formule pour obtenir de l’eau bouillante non plus.
Le message a été clair ces derniers temps. Tous les partenaires d’Haïti ont reconnu et applaudi la stabilité politique. Et il a été tacitement convenu de sacrifier Aristide et son pseudo parti politique « fanmi Lavalas» à l’autel de cette stabilité politique enfin retrouvée par la communauté internationale.
Après des interventions soutenues de nations considérées comme les amies les plus proches du pays, pour faire pression sur le CEP pour réintégrer les candidatures du parti du prêtre-président défroqué déchu, la publication de la liste définitive sans les hordes lavalassiennes a fini par être acceptée.
Des personnalités importantes du monde politique sont venues en Haïti pour faire l’éloge de cette stabilité politique. Bill Clinton a eu à lancer l’idée d’un pays stable tourné vers le futur aux lavalassiens qui pensaient pouvoir compter sur une supposée amitié liant Clinton à Aristide pour favoriser son retour au pays. « Votre futur peut être meilleur que votre passé » cette sentence tomba comme une douche qui refroidit net les ardeurs lavalassiennes. Et voici l’ouverture d’une campagne électorale qui se fera définitivement sans lavalas.
Ce que la communauté internationale perçoit comme une stabilité politique n’est pas le fruit du hasard. Ce fut obtenu au prix d’énormes sacrifices : démobilisation des forces armées d’Haïti, départ « aidé » de Jean Bertrand Aristide, subventions et financements d’élections.
La dernière crise politique qui a vu le jour en Haïti survint après les participations intéressées des sénateurs de la République pour renvoyer le gouvernement de Jacques Edouard Alexis, a l’issue des turbulences dues aux émeutes de la faim. Il faut se rappeler qu’un mois auparavant, la chambre des députés avait voté une motion de confiance en faveur de ce gouvernement renvoyé un mois plus tard par le sénat. Les choses ne se sont ni arrangées ni améliorées quand il a été question de trouver un remplaçant. Là, la toute puissante Concertation des parlementaires Progressistes a pu et su faire la pluie et le beau temps jusqu’à la nomination en catastrophe de Michèle Pierre Louis pendant le passage des catastrophes naturelles. La Concertation des Parlementaires Progressistes est un bloc de députés réunis en dehors de la volonté de leurs partis, pour pouvoir démontrer leur force et surtout défendre des intérêts plutôt personnels. Ceci permet de constater que les partis politiques en Haïti ne servent pas à grands chose. Ils n’ont aucun pouvoir de rassemblement. On ne saurait dire combien de membres comptent des partis comme le KID ou Le GREH. Ils ne sont guère respectés par leurs représentants au sein du pouvoir législatif.
Les voix des députés font cacophonie dans le concert des amis d’Haïti qui claironnent ce regain de stabilité. Cette communauté internationale, si elle ne va pas gérer une nouvelle crise politique en Haïti, elle ne va pas non plus rester les bras croisés. Toute institution qui s’avise de se transformer en pierre d’achoppement à cette stabilité aura certainement affaire avec la communauté internationale qui dicte tout au président.
L’armée a été démobilisée pour se mettre à l’abri des coups d’état militaires. Le pays a connu en avril dernier un coup d’état parlementaire qui a perpétré une crise politique pendant plus de six mois. La Communauté internationale se prononcerait probablement en faveur de la caducité forcée du parlement si le gouvernement de Michèle Pierre Louis devait être limogé par une nouvelle action parlementaire.
C’est en quelques mots le sens du message qu’a voulu passer la mission du conseil de sécurité de L’onu lors de sa récente visite à Haïti.
Le spectre de la dissolution des chambres n’est pas une utopie !
Opération anti-gang à La Saline (Centre de Port-au-Prince)
Confiscation d’armes à feu et 7 interpellations
lundi 16 mars 2009, Radio Kiskeya
Une opération anti-gang menée par la police le vendredi 13 mars dernier à Fort-Touron (La Saline, centre-ville de Port-au-Prince) a permis la confiscation d’au moins deux armes automatiques, selon le commissaire de Port-au-Prince, Michel-Ange Gédéon.
Sept personnes ont été interpellées au cours de l’opération, précise le responsable de police.
La saisie a été opérée dans un atelier artisanal sis au lieu dénommé « Carrefour de l’abattoir » réputé être le fief du bandit présumé Félix Pyram, ex-lieutenant du chef de gang Emmanuel Milord dit Billy, tous deux actuellement incarcérés au Pénitencier national.
Un gang lourdement armé opère depuis quelque temps dans la zone de La Saline, selon le « Collectif des Citoyens de La Saline », dans une note remise samedi à Radio Kiskeya.
Selon cette organisation, le nombre d’armes confisquées serait plutôt de 5, un M- 1, un M-4, un Kalachnikov et deux fusils de calibre 32.
Le gang en question comporterait deux embranchements : un premier fonctionnant sous le nom de « STAFF DJ TYAK-TYAK » dans la zone du Commissariat désaffecté de La Saline ; un second dénommé « Baz Grimo » opérant du côté du Marché Tête Bœuf.
Les malfaiteurs faisant partie du gang sèment la terreur dans toute la zone de La Saline, de jour comme de nuit. Ils opèrent généralement à visière levée avec la complicité de certains policiers, dénonce le « Collectif des Citoyens de La Saline ». [jmd/RK]
45 nouveaux casques bleus argentins en route pour Haïti
Une nouvelle rotation des troupes qui concerne les forces aériennes de la MINUSTAH
lundi 16 mars 2009, Radio Kiskeya
Un nouveau contingent de 45 membres des Forces Aériennes argentines a laissé lundi Buenos Aires à destination de Port-au-Prince afin d’intégrer la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), rapporte l’agence officielle argentine Telam.
Ces casques bleus seront affectés à l’unité aérienne #10 dont les pilotes d’hélicoptères passeront six mois en Haïti. Elle sera placée sous le commandement du vice-commodore Fernando Giùdice, a indiqué à Buenos Aires l’état-major conjoint des Forces Armées.
Equipée de deux hélicoptères Bell-212, l’unité aérienne peut réaliser des missions d’observation et de reconnaissance aériennes, des interventions sanitaires d’urgence, des opérations de réapprovisionnement ainsi que de transport de matériels et de personnels.
562 militaires argentins font partie de la MINUSTAH. Avec le gros de ses troupes déployé aux Gonaïves (Artibonite, nord), le bataillon assure également la gestion d’un hôpital mobile à Port-au-Prince.
Quelque 9.000 casques bleus sont actuellement en mission en Haïti. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5758
Haïti-Sénatoriales : Candidats en campagne
P-au-P., 17 mars 09 [AlterPresse] --- Les candidats pour les élections sénatoriales du 19 avril prochain partent en campagne, tel que l’a décidé le Conseil Électoral Provisoire (CEP). Durant cette campagne qui dure un mois (jusqu’au 17 avril), 78 candidats d’une quinzaine de partis, groupements politiques ou indépendants vont rechercher les votes des électeurs et électrices pour pouvoir accéder aux 12 sièges vides du sénat qui en compte 30.
Le CEP donne la garantie que les élections se dérouleront à la date prévue et qu’elles seront impartiales. Il appelle les candidats et les partis politiques à respecter les principes légaux relatifs à la campagne électorale. La police assure qu’elle se mobilise pour garantir la sécurité de la campagne électorale. Elle invite les candidats à informer l’institution de leurs différents déplacements pour que les mesures de sécurité nécessaires soient prises.
Ces élections, organisées avec plus d’un an de retard, permettront de renouveler un tiers du sénat et remplacer les sénateurs Rudolph Henri Boulos (écarté par ses paires pour double nationalité) et Noël Emmanuel Limage (mort en janvier 2007 dans un accident de la route). Le secteur lavalas est le grand absent de cette compétition. Le CEP a écarté touts les inscrits du parti Famille Lavalas de l’ex président Jean Bertrand Aristide, pour ne pas avoir répondu aux exigences de la loi électorale de juillet 2008. [gp apr 17/03/09 10 :00]
Le gouvernement doit prendre en charge le financement et la sécurité des élections selon le CEP
Les responsables du CEP ont tenu à décanter les taches dévolues au CEP et au gouvernement. Le président Frantz Gérard Verret et le secrétaire général du CEP, Lionel Raphaël, ont fait valoir que le financement des partis et les dispositions sécuritaires sont du ressort de l'exécutif. " Le gouvernement décidera s'il financera ou non les partis politiques", ajoute M. Verret.
Estimant que la subvention publique permettra d'éviter l'introduction de l'argent sale dans la campagne électorale, le secrétaire général du CEP croit que le gouvernement doit définir une méthodologie de financement.
De plus, les conseillers électoraux indiquent que la sécurité du processus électoral fait partie des prérogatives de l'exécutif. M. Raphaël compte sur la collaboration du gouvernement en vue de favoriser le déroulement du processus dans la sérénité.
Répondant aux critiques faisant état de magouilles dans la mise en place des BEC, M. Raphaël assure que le processus s'est déroulé de manière convenable. " Il n'y a jamais eu plusieurs listes pour un BEC, je mets au défi quiconque de prouver qu'il y a eu gabegie dans les deux départements dont j'ai la charge", ajoute t-il réitérant la détermination des conseillers d'organiser des élections honnêtes et crédibles. Le secrétaire général du CEP soutient que l'organisme électoral est disposé à prendre en compte les contestations présentées avec des arguments valables.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14909
Le Projet de loi finance pourrait être déposé à nouveau ce mardi au parlement
Le Projet de loi finance pourrait être déposé à nouveau ce mardi au parlement
Le président de la commission finance à la chambre basse se dit optimiste quant au dépôt du projet de loi finance 2008-2009 ce mardi au parlement.
Jean Marcel Lumérant annonce que ce budget est évalué à présent à 96.5 milliards de gourdes. Un réaménagement de deux milliards de gourdes a été effectué dans les dépenses d'investissement.
Le député prévoit que ses pairs devraient accorder le bénéfice de l'urgence à ce projet de loi qui a été renvoyé au gouvernement pour des modifications le mois dernier.
Une coupure hors salaire est aussi prévue dans ce document, qui sera soumis à la chambre basse avant d'être examiner à son tour par les sénateurs comme le veut la constitution de 1987.
Pour combler le déficit budgétaire, le chef de l'état s'était rendu le mois dernier aux états unis et avait même souhaité que l'aide américaine à Haïti estimé à 250 milliards de dollars par an soit convertie en un appui budgétaire direct.
Haïti confronté â la hausse des prix des produits alimentaires sur le marché internationale a un besoin urgent de l'aide de la communauté international avait déclaré le chef de l'état.
Le gouvernement s'apprête à faire le dépôt de ce projet loi, six mois après l'ouverture de l'année fiscale alors qu'au parlement l'action gouvernementale est de plus en plus critiquée.
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14910
Des policiers haïtiens prêts à intégrer la MINURCAT
Des agents de la police nationale se disent prêts à représenter le pays partout ou le devoir les appellent. Ils réagissaient après que le secrétariat des Nations Unies sollicite des autorités haïtiennes la participation de policiers haïtiens â des missions de paix en république Centre Africaine et au Tchad. La nouvelle a été bien accueillie par les policiers haïtiens.
Ces derniers mettent en garde cependant contre tout forme de clientélisme dans le choix des agents susceptible de faire partie des forces onusiennes.
Le chef de la police, Mario Andrésol qui a confirmé une possible intégration des agents de la PNH dans la MINUCAT interprète cette invitation comme une reconnaissance des progrès accomplis par la PNH au cours de ces dernières années. Fier d'avoir pu obtenir tant de résultats probants, M. Andrésol promet de réaliser un processus de sélection impartial.
Même si la date de départ et le nombre de policiers qui seront recrutés sont encore inconnus, le chef de la police fait remarquer que ces policiers devront participer à des séances de formation avant leur affectation. " Il s'agit d'une bonne nouvelle pour nous et pour le pays", a affirmé ces policiers. Pour le directeur de la PNH " Il nous faut des hommes sains pour intégrer honorablement les casques bleus", tout en précisant que ces policiers ne doivent pas avoir été impliqués dans le trafic de la drogue, les violations des droits humains ou des actes de banditisme. " Nous avions atteint aujourd'hui un niveau de professionnalisation qui est reconnu par l'ONU", a il déclaré. Cette invitation est donc un motif de satisfaction pour Mario Andrésol qui est aux commandes de la PNH depuis 2005.
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14911
HRV commente : J’avais eu à commenter le fait que l’on nous envoie des policiers brésiliens incapables de rentrer dans leurs flavelas de rio de Janeiro comme policiers avec la mission de pacifier Cité Soleil en proie à la violence des bandits convertis en militants de la cause d’Aristide.
Il existe en fait une sorte de dynamique des missions de l’Onu qui n’entrevoient pas seulement l’efficacité des dites missions. Les policiers haïtiens sont donc recrutés comme défenseurs de la paix ailleurs….