Google

dimanche 20 novembre 2011

AINSI SE REVEILLA LE MONDE CE DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011

Le républicain Newt Gingrich passe en tête dans les sondages
WASHINGTON (Reuters) - Le républicain Newt Gingrich, candidat à l'investiture pour l'élection présidentielle américaine, a pris cette semaine la tête dans les sondages après les déboires de ses principaux adversaires. Un sondage Reuters/Ipsos publié dimanche indique que 24% des électeurs républicains voteraient pour l'ancien président de la Chambre des représentants, une hausse de huit points par rapport à la semaine précédente. Mitt Romney, jusqu'ici en tête et favori de l'aile modérée du Parti républicain, rassemble 22% d'intentions de vote, en baisse de six points.Les adversaires de Gingrich dans le camp conservateur ont chuté dans les sondages ces dernières semaines: Herman Cain, accusé de  harcèlement sexuel dans les années 1990, est à 12% d'intentions de vote (- 8) et Rick Perry, victime d'un trou de mémoire lors d'un débat la semaine dernière, le suit à 10% (- 2). Un sondage Fox News publié mercredi donnait Gingrich en tête pour la première fois, avec 23% d'intentions de vote contre 22% pour Mitt Romney….

Espagne: Zapatero tire sa révérence
Arrivé à seulement 43 ans au pouvoir en 2004, le président du gouvernement espagnol doit laisser sa place après les élections générales, ce dimanche. Retour sur ses deux mandats, qui auront eu des tonalités bien différentes. José Luis Rodriguez Zapatero, qui doit laisser sa place à l'issue des élections anticipées ce dimanche, a eu deux mandats bien différents. Le premier de 2004 à 2008 lui a permis de mener ses réformes politiques et sociales afin de faire évoluer la société espagnole. Mais à partir de 2008, le Premier ministre espagnol a du affronter la crise économique, qui malgré un plan de relance, l'amènera finalement à la nécessité de la rigueur.
Aujourd'hui, son impopularité est telle que les élections de ce dimanche s'annoncent très difficiles pour le nouveau chef de file socialiste, Alfredo Pérez Rubalcaba. Cette déroute annoncée du camp socialiste laisse la voie libre à Mariano Rajoy, leader du Partido Popular, qui ne promet pourtant pas moins d'austérité aux Espagnols. Zapatero préfère quant à lui se retirer de la vie politique et revenir à Leon, sa ville de cœur.
Une irrésistible ascension
Né en 1960 dans une famille marquée par les valeurs de gauche, il étudie le droit comme son père. D'abord professeur de droit, il se consacre à sa carrière politique à partir de 1986 et de son élection aux législatives: adhérent du parti socialiste depuis l'âge de 18 ans, il devient alors le plus jeune député de la non moins jeune démocratie espagnole. Il sera réélu quatre fois. Ses amis politiques le surnommeront par la suite Bambi….

Italie: le gouvernement Monti pulvérise des records de popularité
Le nouveau gouvernement italien dirigé par Mario Monti pulvérise les records de popularité avec environ 80% des Italiens exprimant un avis favorable, selon un sondage publié dimanche par le quotidien de gauche La Repubblica.
Sur une échelle de 1 (le vote le plus bas) à 10, les Italiens donnant plus de 6 au gouvernement sont 78,6%. Le jugement porté sur la personne de M. Monti est encore meilleur avec 83,8% de personnes interrogées, selon ce sondage réalisé les 17 et 18 novembre par Demos sur un échantillon de 2.377 personnes.
«Une semaine a été suffisante pour que le climat de l'opinion publique passe de la dépression à l'euphorie», écrit l'institut de sondage, évoquant «une majorité sans précédent» dans l'histoire de l'après-guerre en Italie, aussi bien en ce qui concerne le soutien parlementaire que populaire.
Concernant la popularité des dirigeants politiques, Pier Luigi Bersani, chef du Parti démocrate (PD), principal parti de la gauche italienne, est loin derrière M. Monti avec 48,1% d'avis favorables, mais loin devant Silvio Berlusconi (28,6%), contraint à la démission il y a une semaine.

Egypte: heurts place Tahrir, deux morts hier
Plusieurs centaines d'Egyptiens occupaient dimanche matin la place Tahrir au Caire, tandis que des heurts sporadiques opposaient la police à des manifestants aux abords du ministère de l'Intérieur situé à proximité de l'emblématique place, a constaté une journaliste de l'AFP.
La police anti-émeutes tirait régulièrement des gaz lacrymogènes tandis que des dizaines de protestataires dressaient des barricades aux abords du bâtiment ministériel.
Dans des hôpitaux improvisés dans les mosquées aux abords de la place Tahrir, quelques manifestants étaient soignés pour des intoxications au gaz lacrymogènes et d'autres après avoir été touchés par des balles en caoutchouc ou des plombs de chasse, a constaté la journaliste.
Sur la place, des groupes de manifestants scandaient des slogans hostiles au pouvoir militaire, réclamant la chute du maréchal Hussein Tantaoui, à la tête du Conseil suprême des forces armées (CSFA) qui dirige le pays depuis le départ du président Hosni Moubarak, chassé par une révolte populaire en février.
«Le Conseil des forces armées poursuit la politique de Moubarak, rien n'a changé après la révolution», a déclaré à l'AFP Khaled, 29 ans, alors qu'il installait une tente au centre de la place Tahrir.
De nombreuses personnes brandissaient des grenades lacrymogènes et des balles de fusils de chasse, alors que d'autres balayaient la place jonchée de détritus calcinés.

Fin de l'ultimatum à la Syrie, le parti Baas attaqué à Damas
BEYROUTH (Reuters) - Damas a été dimanche, pour la première fois depuis le début du soulèvement en Syrie, le théâtre d'une attaque des adversaires au régime.
Les opposants demandent le départ du président Bachar al Assad, qui répète dans un entretien diffusé samedi soir qu'il ne cèdera pas aux pressions internationales, alors que l'ultimatum fixé par la Ligue arabe a expiré.
Au moins deux roquettes ont été tirées à l'aube sur l'un des sièges du parti Baas au pouvoir depuis 1963 en Syrie, ont rapporté des habitants.
L'Armée syrienne libre, composée de déserteurs et basée en Syrie, a revendiqué l'attaque.
"La place où est situé le siège local du parti Baas a été bouclée par la police. Mais j'ai vu de la fumée s'élever du bâtiment et des camions de pompiers", a dit un des témoins qui a requis l'anonymat.
Cette attaque n'a pu être vérifiée de manière indépendante, la Syrie ayant expulsé la plupart des journalistes indépendants.
Mercredi, l'Armée syrienne libre a mené une première attaque d'envergure contre le gouvernement en tirant au lance-roquette et à la mitrailleuse sur une installation des services de renseignements de l'armée de l'air.
Quatorze personnes ont été tuées samedi par les forces de sécurité, selon l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme au lendemain de la mort de 25 civils dans des affrontements avec l'armée.
Dans un entretien accordé au Sunday Times, Bachar al Assad a une nouvelle fois défié la communauté internationale en promettant de ne pas céder à l'ultimatum de la Ligue arabe.
L'organisation panarabe, qui a suspendu Damas de ses instances et menacé de sanctions, avait laissé à la Syrie jusqu'à samedi pour appliquer le plan de paix qui prévoit notamment un retrait des troupes déployées dans plusieurs villes du pays.
"LA SYRIE NE PLIERA PAS"
La Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et plusieurs pays arabes espèrent soumettre mardi prochain au vote de l'Assemblée générale de l'Onu une résolution condamnant la Syrie pour la répression de l'opposition….

Recrudescence de violences en Syrie malgré les pressions de la Ligue arabe

Les violences n'ont pas connu de répit samedi en Syrie, faisant au moins 17 morts dont 11 civils, avant l'expiration d'un ultimatum de la Ligue arabe sommant le régime de cesser la répression de la révolte populaire. Dans un entretien publié dimanche par l'hebdomadaire britannique The Sunday Times, le président syrien Bachar Al-Assad a estimé que l'injonction avait été lancée pour "fournir aux pays occidentaux un prétexte pour mener une intervention militaire contre la Syrie".

Se disant "tout à fait" prêt à combattre et à mourir s'il devait affronter des forces étrangères – "cela va sans dire et c'est indéniable" – le président syrien a déclaré qu'il ressentait du chagrin à chaque goutte de sang versée dans son pays, mais que son régime devait faire respecter la loi face à des bandes armées. "Le conflit continuera et la pression pour assujettir la Syrie continuera", a estimé le président syrien, ajoutant que "la Syrie ne s'inclinera pas".
Advertisement
ONZE CIVILS TUÉS
Damas n'a pas officiellement répondu à l'ultimatum de la Ligue arabe qui lui avait donné mercredi trois jours pour cesser la répression des civils sous peine de sanctions économiques, après avoir suspendu la Syrie des travaux de l'organisation. Le délai accordé au régime expirait samedi à minuit (23 heures à Paris).
Faisant fi des appels internationaux à la retenue, le régime a poursuivi sa violente répression, faisant onze morts parmi les civils à travers le pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé au Royaume-Uni. Sept d'entre eux sont morts à Kafr Takhareem dans la province d'Idleb (nord-ouest) dans des attaques de l'armée, tandis que deux ont été tués par des tirs lors d'affrontements entre des militaires et des soldats dissidents à Qousseir (centre). Un civil a par ailleurs été tué par un tireur embusqué à Homs (centre), et un autre est mort lors de perquisitions dans la région de Hama (centre).
L'armée syrienne a "pénétré à Chezar, dans la région de Hama, après l'avoir bombardée à l'artillerie lourde" et a "procédé à une campagne de perquisitions", ont indiqué de leur côté les Comités locaux de coordination (LCC), un groupe chapeautant les contestataires. Parallèlement, quatre agents des services de renseignement ont été tués par des soldats dissidents, dans le centre du pays, selon l'OSDH. Deux militaires ayant fait défection ont péri dans des affrontements avec des soldats dans la région de Homs, selon la même source.
CRAINTES D'UNE GUERRE CIVILE
Les pays arabes reprochent au gouvernement syrien de ne pas respecter, contrairement à sa promesse, le plan de sortie de crise arabe qui prévoit la fin des violences, le retrait des troupes des villes, la libération de milliers de détenus et l'envoi d'observateurs arabes sur le terrain. Face à la recrudescence des violences, les Etats-Unis, la France, la Turquie mais aussi l'Iran ont dit craindre une "guerre civile" alors que les attaques de militaires dissidents se multiplient parallèlement aux manifestations pacifiques.
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/11/20/recrudescence-de-violences-en-syrie-malgre-les-pressions-de-la-ligue-arabe_1606656_3218.html#xtor=AL-32280515

"Occupy Oakland" investit de nouveaux terrains
OAKLAND, Californie (Reuters) - Des militants du mouvement anti-Wall Street ont érigé samedi un nouveau campement sur un terrain vague et un parc municipal d'Oakland, en Californie, cinq jours après leur évacuation par la police.
"Occupy Oakland a une nouvelle maison", écrivent les organisateurs du mouvement contestataire sur Twitter, invitant leurs abonnés à venir "pendre la crémaillère" avec eux.
Les manifestants ont commencé à planter des tentes sur le terrain vague et un parc voisin, sous les yeux des forces de l'ordre déployées sur place qui ne sont pas intervenue.
"Les formes pacifiques d'expression et de liberté de parole seront facilitées, mais les actes de violence, la destruction de biens et l'occupation nocturne ne seront pas tolérés", a dit la porte-parole de la police, Johnna Watson, dans un communiqué.
Le maire de la ville, Jean Quan, a prévenu vendredi que "camper sur un terrain de la mairie, que ce soit dans un parc ou ailleurs (...) ne (serait) pas autorisé".
Ces terrains sont situés dans un quartier en voie d'embourgeoisement, symboliques selon les manifestants d'une ville qui privilégie "les intérêts des grosses entreprises et des promoteurs" à ceux des habitants.
Les manifestants ont été évacués lundi de la place Frank Ogawa par la police après plusieurs semaines d'indécision des autorités sur la manière de gérer le mouvement de contestation.
http://fr.news.yahoo.com/occupy-oakland-investit-nouveaux-terrains-093040748.html

Préparer le Cameroun à l'après-Biya pour une stabilité durable

Le président sortant vient d'entamer un sixième mandat au Cameroun. Aujourd'hui, le pays est résolument tourné vers l'avenir et pense à l'après-Biya.

Présentée comme le vote de tous les dangers, l’élection présidentielle camerounaise s’est déroulée le 9 octobre 2011 dans le calme malgré quelques incidents isolés. Sans surprise, elle a vu la réélection au premier tour de Paul Biya avec 77,9% des suffrages face à ses 23 adversaires.
Une élection jouée d'avance
Sans surprise également, la crédibilité du scrutin a été remise en question par l’opposition, ce à quoi la Commission nationale électorale (Elecam) a répondu qu’aucun «dysfonctionnement majeur» n’a entaché son déroulement. Le seul développement inattendu aura été que la réélection de Biya a été critiquée par les deux puissances du Nord qui donnent le ton en ce moment en Afrique.
Rompant avec la tradition de légitimation quasi-automatique des précédents scrutins, les Etats Unis, mais surtout la France, principal soutien occidental du régime de Biya, ont souligné des «irrégularités à tous les niveaux» ainsi que de «nombreuses défaillances».
L’absence de suspense du scrutin ne signifie pas que celui-ci était dénué d’enjeux. Cette élection devait servir à vérifier si le «modèle camerounais» présenté comme un pays stable doté de l’un des systèmes politiques les plus efficaces du continent, a atteint un niveau de maturité à même de lui permettre d’amorcer sereinement le nécessaire virage vers l’après-Biya.
Bien que sa réélection ait confirmé le contrôle étroit du système politique qu’il a mis en place durant les 29 dernières années passées à la tête du pays, Biya doit dorénavant composer avec deux facteurs majeurs: le temps et le contexte international. A 78 ans, il sait qu’il n’est pas éternel et qu’il lui faudra envisager la fin, quelle que soit par ailleurs la solidité de son emprise sur son système.
Assurer ses arrières
Le politicien expérimenté qu’il est n’ignore pas les limites de la rhétorique du «moi ou le chaos» mises en évidence par les chutes spectaculaires de Ben Ali, Moubarak, Gbagbo et Kadhafi. L’enjeu majeur du nouveau mandat du président sera celui de confirmer son habileté en préparant un schéma clair de succession.
http://www.slateafrique.com/69627/preparer-cameroun-apres-biya-stabilite-durable

samedi 19 novembre 2011

Haïti: Martelly lance le processus de rétablissement de l'armée

Le président haïtien Michel Martelly a lancé vendredi le processus de rétablissement de l'armée haïtienne conformément à ses promesses électorales, mais en se donnant le temps de gérer les craintes liées aux mauvais souvenirs laissés par l'uniforme.

Après des décennies de troubles politiques et des dizaines de coups d'Etat, dont certains impliquant les militaires haïtiens, Haïti a dissout son armée en 1995.
Le chanteur populaire devenu président a annoncé vendredi, lors d'un discours à Port-au-Prince, la création d'une commission chargée d'écrire en 40 jours la feuille de route de la création de cette nouvelle institution militaire. La commission devra rendre ses conclusions le 1er janvier.
"La commission va travailler dans la sagesse et dans le respect de la constitution en consultant différents secteurs", a promis M. Martelly lors d'une cérémonie à laquelle assistaient le gouvernement et des diplomates étrangers et plusieurs anciens présidents haïtiens.
A Port-au-Prince, observateurs, élus, journalistes et diplomates se demandaient si le président Martelly allait annoncer dès vendredi, comme il avait pu le laisser entendre, le rétablissement de l'armée haïtienne, l'une des promesses phares de sa campagne présidentielle. Ou s'il allait reculer.
Au final, Michel Martelly a décidé de se donner du temps mais sans reculer. C'est qu'à Haïti, l'opinion est très partagée sur le retour d'une armée.
Beaucoup la considère comme un facteur de déstabilisation politique et les militaires comme des faiseurs de coups d'Etat. Mais dans le même temps, les patrouilles des Casques bleus, qui assurent la sécurité avec la police d'Haïti, sont parfois perçues comme une force d'occupation.
Lors d'une rencontre récente, des diplomates étrangers avaient tenté de convaincre le président de renoncer à ce projet.
"Nous lui avons fait comprendre que la reconstitution de l'armée n'était pas la priorité de la communauté internationale qui se concentre de préférence sur la reconstruction du pays ravagé il y a près de deux ans par un violent séisme", avait confié à l'AFP un diplomate sous couvert d'anonymat.
Michel Martelly a répondu vendredi à ceux qui craignent qu'une armée, même nouvelle, ne retombe dans les travers de l'histoire.
"Je tiens à rassurer les uns et les autres, les protagonistes comme les adversaires" que l'armée ainsi rétablie aura "l'obligation de la participation démocratique", a-t-il assuré.
"L'objectif consiste à reconcevoir l'armée haïtienne, à la réconcilier avec le peuple, avec la modernité démocratique, à déployer une armée du 21e siècle adaptée à nos besoins réels, délestée de toutes les attributions et fonctions répressives et tournée vers le développement national", a-t-il insisté.
"C'est une bonne décision", a réagi le sénateur Youri Latortue, un ancien officier des ex-forces armées. "Il ne s'agit pas de chercher l'avis des autres secteurs sur le retour de l'armée, mais de discuter de la doctrine de la nouvelle force", a prévenu le parlementaire.
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/haiti-martelly-lance-le-processus-de-retablissement-de-l-armee-18-11-2011-1727057.php

Le président Michel Martelly veut ressusciter l'armée en Haïti

Marche solennelle de la police haïtienne à la cérémonie
commémorative de la bataille de Vertières en 1803,
 Port-au-Prince, le 18 novembre 2011.
Reuters/Swoan Parker




Par RFI
Le président d'Haïti lance le processus de création d'une nouvelle armée. Michel Martelly veut qu'avec le départ à venir des casques bleus de la Minustah, des militaires nationaux prennent le relais. Pour tranquiliser la communauté internationale, Michel Martelly annonce la création d'une commission civile pour étudier les conditions d'un retour d'une armée.
Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron
L'armée d'Haïti a été démobilisée par Jean Bertrand Aristide il y a 17 ans, en 1995 car elle avait été impliquée dans de nombreux coups d'état. Pour Michel Martelly, l'actuel président, il est temps de rétablir cette force pour la protection du territoire national car les troupes onusiennes ne sont pas parvenues à éliminer l'insécurité.
Dans un discours prononcé lors des commémorations de la victoire, - le 18 novembre 1803- des Haïtiens sur les troupes napoléoniennes, victoire qui signa l'indépendance du pays sur la puissance coloniale, Michel Martelly a rappelé sa promesse de campagne : «17 ans déjà, 17 ans de trop. Je peux vous dire que la dignité du peuple haïtien passe aujourd'hui par la création d'une nouvelle armée haïtienne. Je m'y suis engagé pendant la campagne. Je respecterai mon engagement dans le respect de l'Etat de droit, dans le respect des conventions et engagements avec les partenaires internationaux d'Haïti. A vous tous aussi qui avez souffert des bavures et des excès de cette institution je viens au nom de la nation vous demander pardon.»
Une commission civile va être instaurée pour élaborer un calendrier du retour de l'armée. Un retour qui se fera en parallèle d'un renforcement des capacités de la police nationale, ce que souhaitent les bailleurs internationaux, réticents à financer une armée alors que les policiers sont encore en sous-effectifs et sous-équipés.
http://www.rfi.fr/ameriques/20111119-le-president-michel-martelly-veut-ressusciter-armee-haiti

AINSI VA LE MONDE CE 19 NOVEMBRE 2011

Agnès : le lycéen accusé d'assassinat et viol

Il aurait tué de "façon extrêmement violente et brutale" la collégienne selon le procureur. Le principal suspect du meurtre d'Agnès, la collégienne de 13 ans dontle corps calciné a été retrouvé vendredi soir a été mis en examen samedi pour assassinat et viol. Le lycéen de 17 ans a avoué avoir violé, tué, puis brûlé la jeune fille, selon le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat.
 Il a détaillé les informations dont les enquêteurs disposent. Agnès "a été tuée de façon extrêmement violente et brutale", a ajouté le procureur, insistant sur la préméditation de l'acte, pour lequel le lycéen s'était muni d'"objets", sans en préciser la nature. La mort de la jeune fille remonte à mercredi, date de sa disparition. "Il a reconnu les faits sans s'expliquer sur ses motivations pour l'instant...
La vérité est évolutive, il a fait de très longues déclarations depuis sa dénégation totale, mais pas d'explication cohérentes sur les faits", a expliqué le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat, ajoutant que le mineur était "très froid et sans émotion".
Avant de se présenter à la presse, visiblement marqué, le procureur a rencontré durant près d'une heure les parents d'Agnès, selon l'envoyé spécial d'Europe 1…
http://www.europe1.fr/Faits-divers/Agnes-le-lyceen-accuse-d-assassinat-et-viol-824011/

Seif al-Islam Kadhafi, recherché par la CPI, arrêté en Libye
ZENTEN (Libye) (AFP) - Seif al-Islam Kadhafi, dernier fils encore en cavale de l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité, a été arrêté par d'anciens rebelles dans le sud de la Libye. Peu après cette annonce, les appels à son jugement devant la CPI se sont multipliés sur le plan international, la CPI soulignant de son côté que les autorités libyennes avaient l'"obligation" de leur remettre le fugitif. Longtemps présenté comme le successeur potentiel de son père, Seif al-Islam "a été arrêté dans le Sud libyen", a déclaré samedi à l'AFP Mohammed al-Allagui, le ministre de la Justice et des droits de l'Homme au sein du Conseil national de transition (CNT), sans préciser la date de sa capture. Le chef "des opérations des thowar (révolutionnaires) de Zenten", Bachir Taïb, a précisé que ses hommes avaient "arrêté Seif al-Islam avec trois de ses collaborateurs dans la région d'Oubari". Le fils de Mouammar Kadhafi est arrivé vers 16H00 (14H00 GMT) à l'aéroport de Zenten, à 170 km au sud-ouest de Tripoli, selon des images filmées avec une caméra par un combattant ex-rebelle…

http://www.liberation.fr/depeches/01012372557-libye-seif-al-islam-kadhafi-a-ete-arrete

Noah et la "potion magique" espagnole
Les succès des sportifs espagnols, toutes disciplines confondues, ont visiblement le don d'agacer Yannick Noah. Dans une tribune publiée sur LeMonde.fr, l'ancien tennisman accuse ceux-ci de détenir la "potion magique" et propose même de légaliser le dopage pour mettre tout le monde sur un pied d'égalité.
Noah parle de dopage, il ne fait pas semblant... (Reuters)
C'est bien connu, Yannick Noah n'a pas sa langue dans sa poche, et il l'a encore prouvé. Dans une tribune publiée sur LeMonde.fr, l'ancien tennisman s'est attaqué ouvertement aux sportifs espagnols, qu'il accuse de détenir "la potion magique". Selon lui, les exceptionnels résultats des Alberto Contador, Pau Gasol, Rafael Nadal, Andres Iniesta and Co. ne peuvent être dus qu'au dopage. "Ils courent plus vite que nous, ils sont beaucoup plus costauds et ne nous laissent que des miettes. A côté d'eux, c'est simple, on a l'air de nains. Qu'est-ce qu'il s'est passé qu'on aurait raté ?s'interroge Yannick Noah. Comment une nation peut-elle du jour au lendemain dominer le sport à ce point ? Auraient-ils découvert des techniques et des structures d'entraînement avant-gardistes que personne avant eux n'avait imaginées ?"
"La meilleure attitude à adopter est d'accepter le dopage"
"Aujourd'hui, le sport c'est un peu comme Astérix aux Jeux olympiques, avance l'ex-vainqueur de Roland-Garros. Si tu n'as pas la potion magique, c'est difficile de gagner. Et là, on a l'impression que, comme Obélix, ils sont tombés dans la marmite. Les veinards." Le chanteur s'interroge sur la façon dont sont traités les cas de dopage des deux côtés des Pyrénées et compare les procès médiatiques faits à Jeannie Longo ou à Richard Virenque, avec ce qu'il se passe en Espagne: "L'affaire Fuentes, le plus gros scandale de dopage de l'histoire, a fait pschitt, comme dirait l'autre. La plupart des clients espagnols du bon docteur ont été épargnés. Peut-être parce que, là-bas, le sport occupe une place tellement importante que ses héros y sont plus protégés qu'ailleurs."…
http://www.sports.fr/cmc/omnisports/201146/yannick-noah-et-la-potion-magique-espagnole_418959.html?featureshome-page


Dopage: Noah est un "ignorant" pour le président du Comité olympique espagnol
MADRID - Le président du Comité olympique espagnol Alejandro Blanco a qualifié samedi Yannick Noah d'"ignorant" sur le site web du quotidien "Marca", après que l'ancien joueur de tennis français eut expliqué les récents succès du sport espagnol par le recours au dopage.
"Il est très difficile pour des ignorants de comprendre le boom du sport espagnol. C'est le travail qui a été la clé du succès", affirme le président du Comité olympique espagnol, très remonté, dans l'édition internet de Marca.
Blanco précise que "les 11.200 contrôles antidopage réalisés chaque année par l'Espagne" sont "la meilleure réponse que l'on puisse donner".
De son côté, le quotidien sportif AS citait samedi des sources du Conseil Supérieur du Sport (CSD), le ministère des Sports espagnol, selon lesquelles "internationalement, il est reconnu que l'Espagne est à la pointe de la législation antidopage".
"En Espagne, il n'y a pas plus ou moins de dopage que dans d'autres pays", expliquent ces mêmes sources du CSD.
Enfin, AS cite aussi le président de la Fédération espagnole de basket-ball, José Luis Saez, qui qualifie Noah d'"irresponsable" et de "jaloux".
"Dans des questions aussi sensibles que le dopage, on ne peut pas accuser sans preuves, il faut démontrer les choses, sans semer au vent des doutes inutiles", insiste Saez.
Dans une tribune au journal "Le Monde" daté samedi, Yannick Noah met les nombreux succès du sport espagnol sur le compte d'une "potion magique": "On a l'impression que, comme Obélix, ils sont tombés dans la marmite", écrit Noah…
http://www.lexpress.fr/actualites/1/actualite/dopage-noah-est-un-ignorant-pour-le-president-du-comite-olympique-espagnol_1052991.html?actu=1

PARIS - Marine Le Pen présente son projet pour la présidentielle, sans chiffrage…
PARIS - Marine Le Pen a présenté samedi à Paris les grandes lignes, non chiffrées, de son projet présidentiel, en promettant au "peuple de France" de lui rendre "son pays" en mettant fin à l'euro et à l'immigration et en instaurant un protectionnisme aux frontières nationales. Vêtue de noir, face à un millier de partisans réunis pour un banquet, salle Equinoxe, la présidente du FN s'est vue comme chargée d'une "mission essentielle": "vous rendre, peuple de France, votre pays, votre fierté". Avec ses lignes directrices, le retour de "l'autorité de l'Etat" et du "peuple", "partout et toujours", elle a balayé tous ses thèmes de campagne, de l'euro, accusé d'"asphyxier" l'économie, à la lutte, toujours aussi résolue, contre l'immigration. Le FN avait choisi de mettre en ligne au même moment, sur le site de campagne de la candidate (www.marinelepen2012.fr), son projet et ses mesures phares. Mais aucun chiffrage pour l'instant, Marine Le Pen se donnant jusqu'à janvier pour un véritable programme détaillé et chiffré…
http://www.20minutes.fr/politique/826512-marine-pen-presente-projet-presidntielle-chiffrage

Syrie: nouvelles violences avant l'expiration d'un ultimatum arabe
Les violences ne connaissaient pas de répit samedi en Syrie, faisant treize morts dont sept civils, à quelques heures de l'expiration d'un ultimatum de la Ligue arabe sommant le régime de cesser la répression de la révolte populaire.
Dans le même temps, de plus en plus de voix s'élevaient pour mettre en garde contre une guerre civile en Syrie, l'un des pôles du Proche-Orient, allié de l'Iran, des groupes islamistes du Hezbollah libanais et du Hamas palestinien.
Faisant fi des appels internationaux à la retenue, le régime a poursuivi sa violente répression, faisant sept morts parmi les civils à travers le pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé au Royaume-Uni.
Trois civils sont morts à Kafr Takhareem dans la province d'Idleb (nord-ouest) dans des attaques de l'armée, tandis que deux ont été tués par des tirs lors d'affrontements entre des militaires et des soldats dissidents à Qousseir (centre). Un civil a par ailleurs été tué par un tireur embusqué à Homs (centre), et un autre est mort lors de perquisitions dans la région de Hama (centre).
http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20111118.AFP9084/syrie-nouvelles-violences-avant-l-expiration-d-un-ultimatum-arabe-neuf-morts.html

Benoît XVI met en garde les régimes autoritaires africains
Au second jour de sa visite au Bénin, le Pape s'est adressé au continent africain en prévenant les régimes injustes qu'ils ne pourraient «plus éviter» désormais la «revendication légitime» des peuples pour «une gouvernance limpide».
La seconde journée de Benoît XVI au Bénin a été marquée par un appel magistral adressé au continent noir qu'il a baptisé continent de «l'espérance». «Lorsque je dis que l'Afrique est le continent de l'espérance, je ne fais pas de la rhétorique facile, a-t-il lancé samedi matin à Cotonou devant une assemblée de responsables politiques et religieux, mais j'exprime une conviction personnelle qui est également celle de l'Eglise ». Cette conviction, c'est le refus des «préjugés» sur l'Afrique nés d'une «vision négative issue d'une analyse chagrine» qui ne retient «que ce qui ne va pas». Ou qui sur «le ton sentencieux du moralisateur ou de l'expert» finissent par «imposer leurs conclusions» et surtout «peu de solutions adaptées». Autre dérive, dénoncée par Benoît XVI, analyser les réalités africaines «comme celui qui ne voit en elle qu'un énorme réservoir énergétique, minéral, agricole et humain facilement exploitable pour des intérêts souvent peu nobles.»
http://www.lefigaro.fr/international/2011/11/19/01003-20111119ARTFIG00440-benoit-xvi-met-en-garde-les-regimes-autoritaires-africains.php

Espagne : après l'austérité de gauche, l'austérité de droite
La droite, favorite des élections législatives du 20 novembre, devra sans doute appliquer une politique plus rigoureuse encore que celle des socialistes. Par Claude Weill. De notre envoyé spécial à Madrid,
Drôle de campagne, dont l'issue paraît connue d'avance : tous les sondages annoncent une large victoire du Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy, qui devrait conquérir la majorité absolue aux Cortes, et une déroute du Parti socialiste (PSOE). L'inconnue réside plutôt dans ce qui suivra : que fera Rajoy de sa victoire ? Quelle politique pour l'emploi, leitmotiv de sa campagne ? Quelles mesures pour réduire les déficits, alors qu'en dépit (ou à cause ?) des efforts demandés à la population par le gouvernement Zapatero le pays est menacé de retomber en récession ? En votant contre l'austérité, les Espagnols ne vont-ils pas voter pour plus d'austérité ? Ou troquer une austérité de gauche pour une austérité de droite ? Là est le mystère du 20 novembre, que Rajoy se garde de dissiper.
Cent minutes pour ne convaincre que les convaincus
Le parfait résumé de cette campagne, on l'a eu le 7 novembre avec le face-à-face télévisé Rubalcaba-Rajoy. Cent minutes pour ne convaincre que les convaincus, et qui n'auront levé aucune interrogation…
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111118.OBS4818/espagne-apres-l-austerite-de-gauche-l-austerite-de-droite.html

Le Premier ministre chinois appelle à maintenir le développement de l'économie de l'Asie de l'est
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a déclaré samedi à Bali que la tâché immédiate des pays de l'Asie de l'est était de mainteir un développement continu et rapide de l'économie de la région, dans le contexte de la crise financière mondiale. Dans son discours prononcé lors du 6e sommet de l'Asie de l'est à Bali, en Indonésie, M. Wen a dit que l'Asie de l'est devrait donner un élan au développement fort, soutenu et équilibré de l'économie mondiale. "Nous devrions continuer à renforcer la coopération et le sommet devrait jouer un rôle stratégique à cet égard", a indiqué M. Wen. Le Premier ministre chinois a présenté une proposition pour renforcer la croissance de l'économie de l'Asie de l'est, dont la mise en oeuvre des politiques fiscales et monétaires appropriées conformément à des conditions des pays de la région, la consolidartion de la confiance des marchés, le renforcement de la coordination des politiques macro-économiques et de la coopération financière. Les pays de la région devraient mettre en oeuvre et améliorer les accords de libre-échange, créer de nouvelles zones de libre- échange, ouvrir davantage leurs marchés, s'opposer au protectionnisme, encourager les investissements et renforcer la confiance des investisseurs. a suggéré M. Wen. Le Premier ministre chinois a estimé que les pays de l'Asie de l'est devraient considérer le développement durable comme un objectif de coopération à long terme…
http://french.cri.cn/621/2011/11/20/442s261644.htm

Procédure d'adoption en Haïti: des familles manifestent à Paris

PARIS - Entre 150 et 200 familles ayant adopté de petits haïtiens ont manifesté samedi à Paris pour demander aux autorités françaises de permettre l'adoption "plénière" de leurs enfants, un statut juridique "plus sécurisé" selon le collectif "Egalité enfants adoptés".

Le collectif, organisateur du rassemblement devant le ministère des Affaires étrangères, estime que "les familles se trouvent confrontées à de nouvelles difficultés suite au refus des tribunaux français d'accorder l'adoption plénière des enfants".
La France reconnaît juridiquement deux sortes d'adoptions: la simple et la plénière. Dans l'adoption simple, les liens avec les parents biologiques demeurent. L'enfant peut à partir de 15 ans demander à retourner vers ses parents biologiques.
"Surtout en cas de décès des parents adoptants, les frères et soeurs ou les grand-parents n'ont pas de lien avec lui", souligne Olivier Janne au nom du collectif. "C'est un statut incertain et discriminant en matière d'héritage", ajoute-t-il.
Le nom des parents biologiques s'ajoute au nom des parents adoptants et l'enfant peut obtenir la nationalité française.
Avec l'adoption plénière, le lien de filiation avec les parents biologiques est définitivement rompu et seul le nom des parents adoptants est porté par l'enfant qui est inscrit sur le livret de famille.
Mais pour être prononcée, l'adoption plénière en France requiert le recueil du consentement des parents de naissance ou du représentant légal. Ceci a pour but d'éviter le trafic d'enfants.
Selon le ministère des Affaires étrangères français, "les familles qui adoptaient en Haïti avaient pour habitude de faire établir, parallèlement au jugement haïtien d'adoption simple, un consentement à adoption plénière devant un notaire".
Munis de ce document, les parents obtenaient alors devant les tribunaux français l'adoption plénière.
Mais ce document n'est apparemment plus légalisé en Haïti qui est en train de revoir profondément sa législation concernant l'adoption.
Du coup, le ministère français de la Justice a demandé à tous les tribunaux de s'opposer aux demandes de conversion des adoptions simples prononcées en Haïti en adoption plénière.
"Nous sommes entre deux procédures, mais nous avons été reçus aujourd'hui au ministère et il semble qu'une solution pour obtenir la légalisation de ce document soit envisageable", a indiqué Olivier Janne.
Suspendues depuis le séisme de janvier 2010, les nouvelles procédures d'adoption devraient reprendre prochainement.
Commentaires:
Nous espérons que le gouvernement haïtien se penchera effectivement sur la question et la problématique des enfants et de l'adoption. Sans qu'il se lève contre les procédures, il pourrait faire en sorte d'éclipser cette tendance à présenter le pays comme un lieu ou on "peut aller se servir" en enfants à adopter. 
Qu'il fixe une position légale sur les modalités de l'adoption et que les parents qui ne sont pas satisfaits aillent chercher ailleurs....

jeudi 17 novembre 2011

HAITI: Un village en train de naître

Jean-Paul Fischer (à gauche) et Bernard Martinod,
les deux instigateurs du premier projet
ambitieux de construction.
Un Français est à l’origine d’un des rares projets de reconstruction.
Fin août, sur un site superbe en piémont d’un petit morne (montagne) en bord de mer, à 25 km au nord de Port-au-Prince, les 38 premiers logements des « Hauts de Lafiteau » seront habitables. Ils sont destinés aux familles des salariés les plus modestes de l’hôpital français de Port-au-Prince, sinistrés par le séisme du 12 janvier et vivant toujours sous la tente. Là, sur ce qui n’était qu’une prairie, suivront une deuxième, puis une troisième tranche, qui porteront à 154 le nombre de logements – en « maisons de ville » de quatre appartements — toujours destinés aux employés de l’hôpital. Des T3 de 77 m 2 chacun. Du luxe par rapport à la casemate classique.
Bernard Martinod, 71 ans, Français naturalisé Haïtien depuis longtemps, directeur de l’hôpital français de Port-au-Prince, a cédé 5 ha pour le projet. Sur le site auparavant désert (sauf sa propre demeure), il a créé en 2007 un centre scolaire (maternelle et primaire) qui accueille 240 enfants des environs. Avec un tel succès qu’il faut agrandir l’école pour la rentrée de septembre 2011. C’est un village qui est en train de naître, avec l’érection des 154 logements parasismiques et paracycloniques en béton banché qui se profile. « Je ne cache pas non plus que je cherche à fidéliser mes salariés qui seraient débauchés par les ONG qui les paient mieux », dit-il.
Le premier projet ambitieux de reconstruction en dur d’Haïti ne verrait pas le jour sans le Crédit Mutuel. « Le surlendemain du séisme, j’ai appelé Michel Lucas, actuel PDG du Crédit Mutuel, que je connais bien. Il m’a aussitôt assuré de la contribution de la banque au projet », indique Jean-Paul Fischer, président de la petite ONG « St-Martin Avenir et Développement – Soutien Haïti ». Fort d’une grosse expérience d’aménageur, il a organisé la chaîne de solidarité qui permet la réalisation de la première tranche de 38 logements. Le Crédit Mutuel prend à sa charge 80 % des 2,4 millions de dollars (1,86 million d’euros), le reste est apporté par la Région Guyane, une société d’économie mixte guyanaise et des dons privés. Quant à ACO, la société de Jean-Paul Fischer, maître d’œuvre de la construction, elle intervient à titre bénévole. Même l’architecte consent un tarif minuscule.
Autre première, tous ces logements seront livrés en accession à la propriété, les salariés ne contribuant qu’à hauteur de 10 % de leurs (maigres) ressources, soit 20 à 40 dollars par mois (entre 15 et 30 euros). Afin d’éviter toute spéculation, ils ne décrocheront leur titre de propriété qu’au bout de dix ans. Leur contribution sera affectée à la construction de logements nouveaux, dont le financement reste en grande partie à trouver. Une association de copropriétaires sera constituée pour gérer l’ensemble immobilier. Une « conception citoyenne du logement » que Jean-Paul Fischer a déjà testée avec succès en Guadeloupe.
Source lalsace.fr
http://www.sxminfo.com/haiti-un-village-en-train-de-naitre/

AINSI VA LE MONDE LE 17 NOVEMBRE 2011

Les rejets d'iode radioactif en Europe proviennent de Hongrie

L'iode-131 détecté dans l'atmosphère serait dû à une fuite provenant d'un institut de Budapest.
La source de l'émission d'iode-131, un élément radioactif, détecté vendredi dernier dans l'atmosphère dans plusieurs pays européens, a été identifiée, probablement en Hongrie, dans un institut de Budapest, a annoncé jeudi 17 novembre l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). "L'AIEA a été informée par l'Autorité de l'énergie nucléaire de Hongrie que l'iode-131 détecté dans l'atmosphère en Europe était probablement dû à une fuite provenant de l'Institut des Isotopes, situé à Budapest", a déclaré l'AIEA dans un communiqué. Pas de danger pour la santé.- L'agence onusienne a rappelé que les différents niveaux d'iode mesurés dans l'atmosphère en République tchèque et dans d'autres pays d'Europe, ne présentaient pas de danger pour la santé: "Les niveaux d'iode-131 détectés sont extrêmement bas. Il n'y a pas de risque pour la santé de la population". L'élévation du niveau d'iode correspondrait à une exposition de 0,01 microsieverts si elle se maintenait sur un an, or l'exposition moyenne à la radioactivité ambiante est de 2.400 microsieverts par an, a rappelé l'AIEA…
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111117.OBS4729/les-rejets-d-iode-radioactif-en-europe-proviennent-de-hongrie.html

Monti: "rigueur" et "équité" pour sauver l'Italie et soutenir l'euro
Pour M. Monti, dont le discours d'une quarantaine de minutes a été interrompu 17 fois par des applaudissements, l'Italie a aussi besoin de mesures "pour rendre l'économie moins sclérosée, favoriser la naissance de nouvelles entreprises, améliorer l'efficacité des services publics et favoriser l'emploi des jeunes et des femmes". Le nouveau Premier ministre italien Mario Monti a promis jeudi de restaurer "la crédibilité" de l'Italie pour contribuer à sauver l'euro et l'Union européenne qui traverse sa plus grave crise de l'après-guerre, avec un programme mêlant austérité et relance. Estimant que l'UE "ne pourrait pas survivre à une faillite de l'union monétaire", l'ex-commissaire européen veut que son pays cesse d'être "le maillon faible" de la zone euro et reprenne son rôle dans la construction communautaire. "Rigueur, croissance et équité", sont les trois grands mots d'ordre du nouvel exécutif Monti dont c'était le premier discours programmatique, avant un vote de confiance des sénateurs prévu dans la soirée. Pas d'austérité sans relance pour M. Monti, qui a créé d'ailleurs un super ministère regroupant Développement économique, Infrastructures et Transports. L'Italie, troisième économie de la zone euro, alourdie par une dette de 1.900 milliards d'euros, risque actuellement l'asphyxie en raison de la montée vertigineuse des taux des emprunts d'Etat, situés autour des 7%. "Nous devons convaincre (les marchés, ndlr) que nous avons entrepris la route de la réduction, graduelle mais durable, du rapport entre dette et PIB (120%, ndlr), dette qui est au niveau d'il y a 20 ans", a-t-il noté. Après deux plans d'austérité en juillet et septembre, le nouveau président du Conseil, qui pilote aussi le ministère de l'Economie, réfléchit à de nouvelles mesures de rigueur pour tenir l'objectif d'équilibre budgétaire en 2013. Il pourrait par exemple rétablir la taxe sur l'habitation principale, son absence étant "une anomalie italienne". Cet impôt avait été supprimé par le Cavaliere, ce qui l'avait aidé à remporter les législatives de 2008…
http://www.lepoint.fr/monde/monti-rigueur-et-equite-pour-sauver-l-italie-et-soutenir-l-euro-17-11-2011-1397370_24.php

Syrie: il est temps pour Bachar al-Assad de démissionner
MOSCOU - Le président syrien, Bachar al-Assad, doit maintenant démissionner, a estimé jeudi à Moscou le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton. Il est temps pour le président Assad de démissionner, a déclaré Mme Ashton au cours d'une conférence de presse avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. La Ligue arabe a exprimé très clairement sa position sur les événements en Syrie, a ajouté Mme Ashton. La Ligue arabe a adressé mercredi soir un ultimatum de 72 heures au régime syrien pour mettre fin à la répression sous peine de sanctions économiques contre Damas.
L'Union européenne avait renforcé encore ses sanctions lundi contre la Syrie et demandé à l'ONU d'aider les civils victimes de la répression, accentuant ainsi la pression sur le régime de Bachar al-Assad, dont le pays a été suspendu par la Ligue arabe.
http://www.romandie.com/news/n/_Syrie_il_est_temps_pour_Bachar_al_Assad_de_demissionner_171120111611.asp

La capsule spatiale chinoise Shenzhou 8 de retour sur Terre
La capsule spatiale chinoise Shenzhou 8 a regagné la Terre ce jeudi au terme d'une mission historique pour l'aérospatiale chinoise. Le retour de la capsule inhabitée, qui a atterri en Mongolie-Intérieure, dans le nord de la Chine, a été retransmis en direct par la télévision chinoise. Sa mission représente la dernière preuve en date des progrès accomplis par la Chine dans le domaine spatial. Elle a été marquée notamment par le premier exercice d'arrimage en orbite (la capsule s'est arrimée le 3 novembre au module Tiangong à 340 km au-dessus de la Terre).
Des vaisseaux habités en 2012.- Tiangong 1 («Palais céleste») avait été mis en orbite le 29 septembre. Long de 10,5 m, il constitue la première étape, bien qu'expérimentale, du projet chinois d'assemblage d'une station spatiale. La prochaine étape consistera pour Pékin à mener deux exercices similaires en 2012, dont l'un au moins impliquera des vaisseaux habités. L'objectif de Pékin est de disposer vers 2020 d'une station orbitale pleinement opérationnelle. Le succès de la mission s'ajoute aux précédentes avancées chinoises dans l'espace, depuis un premier vol orbital habité en 2003.
http://www.20minutes.fr/ledirect/825380/capsule-spatiale-chinoise-shenzhou-8-retour-terre

Afrique du Sud - Le scandale du «porc halal»
L'islam prescrit la consommation de la viande de porc. Or, enAfrique du Sud, la compagnie canadienne Orion Cold Storagea apposé sur de la viande porcine importée le label halal, provoquant l'ire de la communauté musulmane du pays, révèle site d'information sud-africain The Independent Online. Le label certifie que l'animal a été égorgé vivant selon le rite musulman, sans être étourdi, et la tête tournée vers la Mecque pour qu'il se vide de son sang.
L'affaire ne s'arrête pas là puisque Orion Cold Storage est également accusé d'avoir fait passer de la viande de kangourou d'Australie et de la viande de buffle d'eau d'Inde pour halal sans l'accord du Muslim Judicial Council (MJC) sud-africain qui s'assure que les labels sont conformes aux normes, rapporte BBC News. Le MJC a décidé de suspendre tous les engagements qu'elle avait avec l'Orion Cold Storage…
http://fr.news.yahoo.com/afrique-sud-scandale-porc-halal-160327627.html


La Syrie glisse vers la guerre civile
Une partie de l'opposition se résigne à faire parler les armes pour obtenir la chute du régime de Bachar al-Assad, faute d'intervention internationale. Les dernières actions de la nouvelle "Armée syrienne libre" troublent la communauté internationale. LEXPRESS.fr fait le point sur ce glissement progressif. Une nouvelle phase de la crise syrienne
"L'euphorie initiale a laissé place à une humeur bien plus sombre", dans les rangs des contestataires syriens. Ce constat est dressé par Emile Hokayem, spécialiste du Moyen-Orient et contributeur de l'International Institute for Strategic Studies. La crise syrienne entre dans une nouvelle phase, analyse le chercheur qui a rencontré des opposants et des fidèles au régime, à Beyrouth, au Liban voisin. Une phase armée, où la nouvelle Armée syrienne libre (ASL) joue un rôle croissant.
Après les premières manifestations pacifiques à Damas et Deraa il y a huit mois, d'autres villes comme Homs ou Deir Ez-Zor ont tenté de se soulever mais la répression sanglante a empêché le mouvement de passer un "cap" décisif. Et la communauté internationale peine toujours à trouver les mots pour condamner l'action du régime de Bachar al-Assad.
http://fr.news.yahoo.com/syrie-glisse-guerre-civile-155340287.html

Les Grecs manifestent contre l'austérité, un test pour le nouveau gouvernement
Journée test pour le nouveau pouvoir grec. Des milliers de personnes défilaient dans le calme jeudi 17 novembre dans les rues d'Athènes pour mettre en garde Lucas Papadémos, dont le gouvernement a obtenu la confiance du Parlement mercredi, contre l'instauration de nouvelles mesures d'austérité réclamées par l'Union européenne. Etudiants, militants de gauche et anarchistes ont pris la tête du défilé principal, parti sous haute surveillance policière du quartier de l'Ecole polytechnique pour se rendre jusqu'à l'ambassade américaine, en passant par la place Syntagma, où se trouve le Parlement. Les traditionnels slogans célébrant le soulèvement étudiant ont pris une coloration très actuelle pour dénoncer 'la junte des banques, de l'Union européenne, du FMI', comme l'affichait une banderole dans une allusion directe à la politique d'austérité imposée à la Grèce surendettée par ses créanciers…
http://fr.news.yahoo.com/grecs-manifestent-contre-laustérité-test-nouveau-gouvernement-074603497.html