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mardi 25 octobre 2011

Dépister le burnout

Publié le 25 octobre 2011
Marie-Claude Malboeuf, La Presse
On peut désormais voir venir l'épuisement professionnel en réalisant un simple bilan sanguin. Et on pourra bientôt analyser des mèches de cheveux pour vérifier si un travailleur est en burnout. Mais encore faudrait-il que le réseau de la santé cesse d'ignorer les récentes découvertes...
C'était en juin, au début des vacances d'été. Quand le médecin d'André lui a demandé s'il s'alimentait bien, l'enseignant de mathématiques s'est mis à sangloter. Comme ça, sans raison apparente. Parce que gérer ses classes avalait toute son énergie. Parce que son médecin griffonnait sans prendre une minute pour le regarder.
Malgré ses sanglots, celle-ci l'a laissé partir. Sept mois plus tard, André (qui nous a demandé de changer son nom) était de retour. En dépression majeure. «Ça faisait une dizaine d'années qu'elle me suivait. Elle voyait mon caquet baisser, mais il a fallu que j'en arrive là pour qu'il se passe quelque chose. De fil en aiguille, j'ai passé deux ans arrêté», précise le Montréalais.
Des travailleurs québécois qui s'enfoncent tranquillement jusqu'à ce qu'il soit trop tard, on en compte des milliers d'autres, tous les ans.
Une souffrance inutile aux yeux des chercheurs sur le stress, convaincus que les épidémies de burnout et de maladies chroniques pourraient être jugulées si, entre autres choses, les médecins utilisaient les nouveaux outils de dépistage à leur disposition. Car le stress ne se mesure plus seulement de façon psychologique, avec des questionnaires, mais aussi de façon biologique. Et les nouveaux tests sont capables d'évaluer l'ampleur des dégâts avant même que les symptômes n'apparaissent.
«C'est facile, cela s'appuie sur des années de recherche et ça ne coûte presque rien. Les gens devraient talonner leur médecin de famille pour que ça fasse partie de leur bilan annuel», estime Sonia Lupien, directrice scientifique du Centre de recherche Fernand-Séguin de l'hôpital Louis-H. Lafontaine et directrice du Centre d'études sur le stress humain.
Le corps comme champ de bataille
Chose certaine, tout ne se passe pas dans la tête des gens dépassés. Leur corps entier se transforme peu à peu en véritable champ de bataille. Car le travail, les conflits, les bouchons de circulation, les nouvelles technologies ou le manque de sommeil nous font réagir comme on le faisait jadis lorsque notre vie était menacée: en sécrétant du cortisol, une hormone qui fouette notre organisme (tout en mettant certaines fonctions en veilleuse) pour nous aider à combattre ou à fuir.
Le problème, c'est qu'à force de s'activer puis de rétablir l'équilibre comme un yo-yo, le corps s'use et ne parvient plus à adapter sa production d'hormones. Dans certains cas, il se coince en état d'alerte et sécrète trop de cortisol. Dans d'autres, comme un circuit surchargé, il tombe en panne et n'en sécrète presque plus.
Or, quand ce mécanisme se détraque, cela amène les autres systèmes (digestif, cardiaque, immunitaire, endocrinien) à se dérégler par ricochet. Par exemple, le taux de cholestérol augmente, car le corps en a besoin pour produire du cortisol. Du gras tend à s'amasser autour de l'abdomen, pour pouvoir être rapidement transformé en énergie. Le taux de sucre, la tension artérielle et l'inflammation augmentent aussi.
Encore aujourd'hui, la grande majorité des médecins s'intéressent seulement aux résultats sanguins anormaux, déplore Sonia Lupien. Le dérèglement dû au stress chronique est pourtant repérable bien avant d'en arriver là, dit-elle. Il est même mesurable grâce à un indice baptisé «poids allostatique» (parfois appelé «dérèglement physiologique cumulatif»), qui tient compte d'une quinzaine de biomarqueurs clés. Chez un patient donné, plus ces marqueurs sont nombreux à se rapprocher de l'anormalité (même sans l'atteindre), plus le poids allostatique est élevé. Et plus il est urgent de réagir avant que le déséquilibre s'accentue et nécessite la prise d'un cocktail de médicaments.
Dès 1993, le chercheur en neuroendocrinologie américain Bruce McEwen a démontré qu'un poids allostatique élevé menait, entre autres choses, au diabète, à l'hypertension, aux troubles cardiovasculaires et à la dépression.
«Grâce à nos recherches, nous savons maintenant qu'il est aussi associé à des symptômes d'épuisement professionnel», précise Sonia Lupien.
Se faire tester
Aux États-Unis, l'entreprise Allostatix commercialise une variante du test proposé par les chercheurs. «On détermine avec une efficacité de 87% la trajectoire de santé des gens, c'est-à-dire, les désordres physiques et mentaux qui pourraient apparaître dans les cinq prochaines années. C'est un signal d'alarme très sérieux», expose le fondateur et président d'Allostatix, Gordon Horwitz, qui souffre lui-même de fatigue chronique.
«On veut que les gens se servent de nos analyses pour constater et régler le problème», dit-il.
À Toronto, le laboratoire Accu-Metrics/Viaguard offre sur son site web un autre test révolutionnaire: une analyse de cheveux. Puisque le cortisol s'y accumule jour après jour, cela permet de mesurer le stress total auquel on a été exposé au cours des derniers mois. Plus la mèche est longue, plus on peut remonter loin dans le temps, quoique avec de moins en moins de précision. «C'est un test très populaire. Nous avons déjà fait passer ce test à des centaines de personnes vivant à l'extérieur du Canada», affirme le président du labo, Harvey Tenenbaum.
L'an dernier, le pharmacologue et toxicologue Gideon Koren, de l'Université Western Ontario, a démontré que les mèches prélevées sur 56 patients admis à l'hôpital à la suite d'une crise cardiaque contenaient plus d'hormone de stress que celles prélevées sur 56 autres patients. La quantité de cortisol accumulée au cours des trois derniers mois s'est même avérée être le meilleur outil de dépistage de l'infarctus - devant tous les facteurs de risque comme la cigarette et l'hypertension.
Emballé par cette découverte, le Dr Koren mène 25 recherches similaires, dont plusieurs vérifieront le lien entre le cortisol emmagasiné dans la chevelure et l'épuisement professionnel - que certains appellent justement l'infarctus de l'âme.
«Il faut normaliser ce test avant de l'administrer au grand public. Une douzaine de laboratoires de recherche s'y emploient partout dans le monde. On s'approche du but», estime le chercheur, qui est aussi pédiatre au Sick Kids Hospital de Toronto.
À ses yeux, l'offre des laboratoires privés reste donc un peu prématurée - ce qui explique que Santé Canada empêche pour l'instant Viaguard d'offrir son test aux Canadiens.
Dépression ou épuisement?
À Montréal, l'équipe de Sonia Lupien vient d'obtenir des fonds pour entrer dans la danse et faire ses propres analyses de cheveux. L'an dernier, elle a déjà démontré que mesurer le cortisol présent dans la salive des gens pourrait aider les médecins à mieux les soigner.
«Les gens ayant des symptômes de dépression en sécrètent trop, alors que les travailleurs au bord de l'épuisement n'en sécrètent pas assez», résume l'auteur principal de l'étude, Robert-Paul Juster, doctorant en neurologie et neurochirurgie à l'Université McGill. Autrement dit, prescrire des antidépresseurs en cas de burnout - comme on le fait souvent - pourrait aggraver le problème, car ce genre de médicament baisse davantage le niveau de cortisol.
L'étude sera maintenant répliquée auprès de centaines d'employés de l'hôpital Louis-H. Lafontaine. «Mais nous ne faisons pas passer de tests de salive au public, et il est peu probable que les médecins le fassent, parce que c'est exigeant», prévient Sonia Lupien.
Dans la salive, le cortisol fluctue en effet d'heure en heure. Pour que les résultats soient révélateurs, il faut donc prélever cinq échantillons par jour (sans avoir bu, mangé ou fumé avant), pendant trois jours.
Avec l'aide de la société d'assurances Standard Life, le chercheur Alain Marchand espère créer un outil plus commode. Professeur à l'École de relations industrielles de l'Université de Montréal, il mesure le niveau de détresse de 3000 travailleurs au moyen d'un questionnaire et quantifie en parallèle leur niveau de cortisol.
«On veut découvrir le point de césure, savoir à partir de quel niveau, sur l'échelle de détresse, le taux d'hormone devient élevé et doit nous amener à intervenir, explique-t-il. Nous avons besoin de normes moins floues, et le corps ne ment pas.»
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201110/24/01-4460674-depister-le-burnout.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B12_en-manchette_254_section_POS1

Kadhafi enterré dans un «lieu secret»

Publié le 25 octobre 2011 à 07h23

Agence France-Presse Misrata, Libye
L'ex-leader libyen Mouammar Kadhafi a été enterré dans la nuit de lundi à mardi dans un «endroit secret» au terme d'une cérémonie religieuse, a indiqué à l'AFP un membre du Conseil militaire de Misrata.
Les corps de Mouatassim Kadhafi, son fils, et de l'ex-ministre de la Défense Abou Bakr Younès Jaber, qui étaient exposés à ses côtés dans une chambre froide à Misrata depuis plusieurs jours, ont été inhumés «dans la nuit de lundi à mardi près de lui», selon la même source qui a requis l'anonymat. Cette information a été confirmée par un autre membre du Conseil militaire.
Selon des gardes postés à l'entrée d'un marché des faubourgs de Misrata (215 km à l'est de Tripoli), où les dépouilles étaient exposées, un convoi de quatre ou cinq véhicules militaires a emporté les corps tard lundi soir vers un lieu inconnu.
Trois dignitaires religieux, partisans de Mouammar Kadhafi, ont prié et procédé à une cérémonie religieuse avant l'inhumation, selon le membre du Conseil militaire.
Deux fils de l'ex-ministre de la Défense, emprisonnés mais amenés là pour l'occasion, ainsi que son père étaient présents à la levée des corps, selon la même source.
«J'ai vu le permis d'inhumer. Il indiquait que Kadhafi avait deux blessures par balles, une dans la tête, une dans la poitrine, et qu'il portait les cicatrices d'opérations chirurgicales anciennes, une à la nuque, deux à l'estomac et une à la jambe gauche», a précisé cette source.
Dès vendredi, le Conseil militaire de Misrata avait indiqué que le cadavre de l'ex-«Guide» libyen serait sans doute enterré dans un lieu secret, sur conseil du numéro 2 du Conseil national de transition (CNT), Mahmoud Jibril, venu voir la dépouille sur place.
«Cette décision est destinée à éviter qu'à l'avenir, certains pro-Kadhafi viennent effectuer un pèlerinage sur sa tombe», avait précisé un membre du conseil militaire, selon qui «on va faire comme pour Adolf Hitler», le dictateur nazi dont le cadavre avait été escamoté par les Soviétiques après son suicide dans son bunker de Berlin en 1945.
Plusieurs milliers de Libyens se sont succédé depuis vendredi dans la chambre froide où était exposé le corps de Mouammar Kadhafi, disant venir pour «être sûr» que leur ancien dirigeant était bien mort.
Après 42 ans de pouvoir et huit mois de guerre civile, l'ex-dictateur avait été capturé jeudi, après des semaines de violents combats, par les combattants de Misrata à la sortie de Syrte, ville côtière située à 360 km à l'est de Tripoli.
Originaire d'un village proche de Syrte, cité notoirement pro-Kadhafi aujourd'hui détruite et quasiment déserte, il avait ensuite été tué dans des circonstances troubles peu après sa capture, certains évoquant une exécution sommaire.
Une autopsie a été réalisée sur son cadavre, mais le médecin l'ayant effectuée a indiqué ne pas pouvoir en communiquer les résultats pour le moment, attendant le feu vert des autorités de Tripoli pour s'exprimer sur le sujet.

http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/libye-fin-de-lere-kadhafi/201110/25/01-4460727-kadhafi-enterre-dans-un-lieu-secret.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS3

lundi 24 octobre 2011

Trouver sa place

Anne-Marie Voisard, La Presse
«Il faut savoir d'où l'on vient si on veut savoir qui on est», dit Lyonel Trouillot, dont le magnifique petit roman La belle amour humaine est toujours dans la course au Goncourt. L'auteur mène sa vie de professeur et écrivain engagé à Port-au-Prince, où il est né, mais c'est à Paris que nous l'avons rencontré, dans les bureaux de son éditeur Actes Sud, au coeur du Quartier latin.
Cigarettes, café et cellulaire à portée de main, l'homme est fébrile. Et sollicité de partout. Mais il prend le temps d'écouter. «Quel usage faut-il faire de sa présence au monde?» À cette question que pose Anaïse, l'un des personnages du roman, plus importante selon lui que celle des origines, il répond que la réponse se refait au jour le jour. Impossible de régler ça une fois pour toutes.
Anaïse, que l'on imagine vivre quelque part aux États-Unis, retourne vers le pays qu'a quitté son père, certainement Haïti, même s'il n'est pas nommé. Sept heures de route séparent l'aéroport de la capitale d'Anse-à-Fôleur, le village du bord de mer où elle a grandi. Durant le trajet, Thomas, chauffeur de taxi et guide touristique, issu du même patelin que sa jeune passagère, lui parle. Des vivants et des morts. De la part de mystère qui subsiste 20 ans après l'incendie qui a détruit deux villas jumelles. L'une d'elles était habitée par le grand-père d'Anaïse, homme d'affaires «spécialiste du chantage». L'autre logeait un colonel à la retraite non moins détestable. Entre eux, «rien, mis à part la cruauté, ne pouvait justifier l'amitié».

Un peuple heureux
Ce roman a été écrit après le tremblement de terre de janvier 2010. «Je ne voulais pas cette logique de la catastrophe», dit Lyonel Trouillot, qui s'est appliqué, au contraire, à présenter Haïti comme «une terre habitable» et les Haïtiens «un peuple heureux». C'est par choix d'ailleurs qu'il s'est lui-même fixé à Port-au-Prince, après avoir passé toute son adolescence à New York avec mère, tante, soeurs, frère. De son propre aveu, il appartient à une famille particulière, celle qui, dans l'histoire d'Haïti, a écrit le plus de livres. «On est tous nés dans une bibliothèque», blague-t-il.
Dans son cas, ce fut le 31 décembre 1956. Père avocat, bâtonnier de son ordre, professeur à la faculté de droit et, pour ces raisons, «bien vu du gouvernement», de qui le fils tient sa passion des mots et des livres. Mère infirmière, qui a fondé sa propre école et dont le centre culturel de Delmas porte le nom, Anne-Marie Morisset. «Elle nous a enseigné le devoir de donner», dit Lyonel Trouillot qui a décidé, à 19 ans, de revenir au pays natal pour mieux contribuer à renverser la dictature de Duvalier.
Le jour, à l'université, il étudiait le droit, la meilleure couverture, à son avis, pour ses activités militantes. «J'étais dans la norme de l'establishment.» La nuit, «nous lisions tout ce qui nous tombait sous la main», si bien qu'à 20 ans, déjà, il enseignait la littérature. En même temps, il écrivait et n'a pas tardé à publier, tant en français qu'en créole.
Cette deuxième langue représente une richesse, tout comme le vaudou qui appartient à la culture populaire. Ils méritent d'être protégés, ce que l'école, souvent faute de moyens, néglige de faire. La parole des écrivains, tels Lyonel Trouillot ou Dany Laferrière, et tous ceux qui les ont précédés, dont Jacques Stephen Alexis, compense. C'est à ce dernier que l'auteur a emprunté le titre de son roman, La belle amour humaine. Une histoire qu'il a su rendre à terme en l'espace de seulement trois mois. Sauf qu'avant de s'y mettre, «il faut, dit-il, que j'aie vu le livre, qu'il soit vivant dans mes yeux, dans mes oreilles».

Enjeux humains et sociaux
Rien d'étonnant donc à ce que la poésie s'incorpore au texte. C'est même «le seul langage» que reconnaît l'auteur. Pour ce qui est du roman lui-même, il fait dire à l'oncle de Thomas, peintre et vieux sage, qu'il est «la plus vulgaire de toutes les formes littéraires, puisqu'il raconte toujours quelque chose de banal, le mélange de petites vertus et de petits travers qui font l'individu». À cela, Lyonel Trouillot réplique qu'il ne s'est jamais ennuyé en lisant Cent ans de solitude (Gabriel Garcia Marquez) ou Les raisins de la colère (John Steinbeck). L'intérêt vient de la présence d'enjeux humains et sociaux.
Or, ce n'est pas ce qui manque au discours que tient Thomas dans son taxi le long des routes cahoteuses. À propos de l'aide internationale, par exemple, il observe que «les belles étrangères, les pas belles aussi, c'est un peu comme ces agences de l'humanitaire ou la Croix-Rouge [...] Il leur faut des victimes, des cobayes ou des subalternes». Pas tendre pour les touristes: «Au pied d'un monument, ils le regardent quand même de haut.» Les phrases à citer abondent. Celle-ci, pour décrire le centre ville: «Le bruit, c'est comme la pauvreté, on n'en a jamais fait le tour.» Cette autre encore, terrifiante: «Quand on a perdu tout le reste, reste plus que du temps à perdre.»
Lyonel Trouillot n'aime pas les écrivains naïfs. Aussi ses attentes face au nouveau gouvernement de Michel Martelly restent minces. «Le drame d'Haïti, dit-il, est celui d'une société fondée sur l'inégalité à tous les niveaux.» La belle amour humaine, cet admirable roman, montre bien toute l'importance de la voix des artistes en ce pays.

La belle amour humaine
Lyonel Trouillot
Actes Sud/Leméac, 176 pages

http://www.cyberpresse.ca/arts/201110/22/01-4459889-trouver-sa-place.php

L'Alternative s'engage dans l'opposition au gouvernement

L'un des chefs de file de l'Alternative, Evans Paul, refuse d'accorder le qualificatif d'inclusif au gouvernement de Gary Conille. Il n'y a pas d'inclusion puisqu'il n'existe pas d'entente avec tous les secteurs, se plaint M. Paul qui a eu des entretiens avec le président Martelly et le Premier Ministre Conille. Les rencontres des leaders de l'Alternative avec les chefs de l'exécutif n'avaient pas pour objectif d'envisager une intégration dans le gouvernement. Ce gouvernement est de préférence une combine entre le président Martelly et une majorité parlementaire, insiste M. Paul soulignant que l'Inité et AAA sont les seules formations politiques ayant intégré le gouvernement.
A ce stade l'Alternative se comporte comme un observateur mais M. Paul prévient qu'elle peut dans un avenir proche entrer en opposition au gouvernement.
La réticence des dirigeants de l'Alternative peut s'expliquer par l'expérience douloureuse avec le gouvernement d'ouverture de Préval / Alexis entre 2006 – 2008.
Sauveur Pierre Etienne, à l'époque militant de l'OPL, était contre toute alliance avec le gouvernement Préval. Aujourd'hui M. Pierre Etienne aux commandes de l'OPL ne peut pas répondre aux appels du pied du gouvernement Martelly / Conille. Il s'agit d'un gouvernement de coalition avec Inité, Lavalas, Duvalieriste et AAA note M. Pierre Etienne qui a toujours combattu ses régimes.
Il redoute un retour de la dictature Duvalieriste et de l'anarchie lavalassienne.
Selon le professeur Pierre Etienne cette équipe gouvernementale manque de cohésion et n'a pas de vision claire. Il est également préoccupé par des éventuelles tentatives de restauration de l'ancien régime liées à des violations des droits humains.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19779
Commentaires:
Va -t-on enfin assister à l'emmergence d'une opposition constructive différente à celle pronée par les adpetes du "voyé monté"?

Procès des policiers : le tribunal poursuit l'audition des témoins

Le procès des policiers accusés d'avoir assassiné des détenus lors d'une tentative d'évasion de la prison civile des Cayes le 12 janvier 2010, entre dans sa deuxième semaine. Seulement 13 policiers sur une trentaine accusés sont présents lors des audiences. La défense et le ministère public se sont affrontés la semaine dernière sur l'acte d'accusation. Les avocats de la défense estiment que les responsables du Parquet veulent faire trainer le dossier en refusant de soumettre les actes en question.
L'un des avocats des policiers, Jean Renel Cenatus, assure que l'ordonnance de renvoi n'a pas été formulée suivant les procédures légales. Toutefois le doyen a exigé la poursuite du procès arguant qu'on ne saurait revenir à des étapes antérieures de la procédure.
L'audition des témoins qui a débuté mercredi s'est déroulée difficilement. Le tribunal sur requête de la défense a rejeté la déposition d'un détenu qui devrait être remis en liberté après son audition. Au cours de la semaine écoulée 5 témoins ont pu faire leur déposition à la barre. On ignore le nombre de témoins devant comparaître lors de ce procès puisque d'autres personnes ont été ajoutées à la liste.
Le procès pourrait excéder les 3 semaines indiquent des spécialistes. Des acteurs du système judiciaire avaient déploré les conditions dans lesquelles se déroule ce procès. Des autorités judiciaires font remarquer que les 400 000 gourdes décaissées par le ministère de la justice sont insuffisants pour l'organisation de ce procès.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19780

Conille devra solliciter une prorogation du mandat de la CIRH

Le Premier Ministre haïtien Gary Conille devra présenter dans les prochains jours un projet de loi pour la prorogation du mandat de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH). Le mandat d'une année de cette structure hybride a pris fin vendredi dernier. Plusieurs parlementaires de l'opposition dont Steven Benoît et William Jeanty entendent voter contre un renouvellement du mandat de la CIRH arguant qu'elle empêche au Parlement de jouir de ses prérogatives de contrôle de l'exécutif. Steven Benoît avait indiqué que le Premier Ministre sera dans son collimateur s'il ose présenter ce projet de loi au Sénat.
Cependant la majorité des législateurs au Sénat et à la chambre des députés semblent être favorable à une prorogation moyennant une réforme de cette structure. Les sénateurs du groupe majoritaire, GPR et leurs 4 alliés conjoncturels de la minorité, seraient disposés à voter le projet de loi. Le sénateur Latortue (AAA), avait avant la fin du mandat de Jean Max Bellerive, mis l'accent sur l'impérieuse nécessité d'une réforme de la CIRH.
Cet avis est partagé par le Premier Ministre Gary Conille, qui fut chef de cabinet de Bill Clinton, co-président de la CIRH. Aujourd'hui M. Conille est devenu l'alter ego de l'ex président américain au sein de cette commission qui suscite des controverses.
M. Conille lors la présentation de sa politique générale avait plaidé pour une prorogation du mandat de la CIRH arguant qu'il faudra toujours avoir une plateforme pour améliorer l'efficacité de l'aide. C'est une table de mise en cohérence avait –il soutenu attirant l'attention sur le droit des donateurs de vérifier l'utilisation des fonds.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19781

L'Europe salue la mise en place d'un nouveau gouvernement en Haïti

La Haute Représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-présidente de la Commission européenne, Catherine Ashton, a salué l'entrée en fonction de Garry Conille au poste de Premier Ministre. La mise en place d'un nouveau gouvernement haïtien est un élément essentiel pour accélérer le processus de reconstruction et de reprise économique d'Haïti a fait savoir Mme Ashton.
L'Union européenne réitère son engagement de continuer à travailler en partenariat avec le Premier Ministre et son gouvernement en vue de répondre aux défis urgents du processus de reconstruction. L'Union Européenne continuera à soutenir Haïti dans ses efforts pour promouvoir la démocratie, l'État de droit et le développement du pays a-t-elle poursuivi.
Rappelons que la mise en place d'un nouveau gouvernement en Haïti a été saluée par une bonne partie de la communauté internationale.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19782

Bayonne...Beau succès du rallye pour Haiti

Concentration maximale en famille. Photo C. P.
Organisée récemment, ce fut une bien belle journée.Tout était réuni pour vivre un après-midi inoubliable : un soleil magnifique, des panneaux documentés, des questions géniales pour permettre à tous de cogiter et de s'amuser.
Les piquets étaient bien plantés, le parcours impeccablement fléché. Les bénévoles placés aux points stratégiques donnaient les questions et faisaient un brin de causette. D'autres restés à la Maison de la chasse prenaient les inscriptions et procédaient aux corrections des réponses.
Un goûter copieux et des récompenses offertes par les commerçants de Saint-Martin-de-Seignanx attendaient les participants, à la hauteur des efforts accomplis. Enfin, le verre de l'amitié !
Mais surtout, rien de cette journée n'aurait eu de sens sans les participants si nombreux et tellement heureux d'être là. Bravo aux enfants pour les belles couronnes qu'ils ont confectionnées et les magnifiques poèmes qu'ils ont composés.
Michel Dombriz expliqua à cette occasion que le rallye était destiné à venir en aide au peuple haitien. « C'est une occasion de penser à Haïti, à ce peuple vivant, courageux et fier ! Pensons aux Haïtiens ! Pensons-y le plus souvent possible. »
Une journée qui donne envie de recommencer !
Avec 70 adultes et 30 enfants, au total donc une centaine de participants, ce premier rallye est un succès. Le collectif a participé au repas des chasseurs et en a assuré le service. Ainsi, une partie des gains de la soirée sera reversée au collectif.
Claude Paucton

http://www.sudouest.fr/2011/10/24/beau-succes-du-rallye-pour-haiti-534851-3529.php

Le président d'Haïti et la MINUSTAH vont faire un match pour la paix

L'équipe de football du président Michel Martelly va disputer un match contre la Mission des Nations-unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) pour promouvoir la paix et la tolérance. Cette rencontre est le fruit des efforts de Project Peace Latin America et Haiti Youth Development and Education. Le 22 octobre 2011, le terrain des Gabions des Cayes, ville portuaire du sud d'Haïti, va accueillir un match inhabituel. Le président Michel Martelly et son équipe de football va jouer une rencontre amicale contre la Mission des Nations-unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) pour promouvoir la paix et la tolérance. Cette rencontre fait partie intégrante du programme ‘A Goal for Les Cayes', mis en place pour diffuser par le sport un message d'amitié et de paix.
‘A Goal for Les Cayes' est organisé par Project Peace Latin America en partenariat avec Haiti Youth Development and Education (HYDE) et Hope For Haiti pour célébrer la journée internationale de la Paix. Aussi, en marge de cette rencontre, les jeunes de la ville auront accès au terrain de football le même-jour, pour des matches amicaux.
Plus qu'une journée de football, ‘A Goal for Les Cayes' vise à promouvoir les valeurs de la paix, du travail d'équipe et de la discipline, au sein des communautés, en utilisant le football comme outil de développement professionnel et du potentiel humain chez les jeunes.
Des milliers d'enfants des quatre coins d'Haïti partagent une infaillible passion pour le football. ‘A Goal for Les Cayes' sera une opportunité pour renforcer l'éducation par le sport et le football dans le département du Sud. Pour cela, un don en uniformes, en ballons et en équipements sportifs pour les onze (11) écoles rurales de Cavaillon sera effectué, de manière à lancer une année de championnat interscolaire dans cette localité.
Entre les mois de février et mai, le championnat réuni des équipes d'écoliers entre les classes moyennes et la neuvième année fondamentale. Les écoles ont des ressources limitées pour couvrir les frais et la formation de l'encadrement pour ces équipes. Durablement, Project Peace Latin America et HYDE souhaitent encourager un partenariat avec la Fédération nationale haïtienne de Football, pour ainsi obtenir une certification pour les entraineurs des écoles. ‘A Goal for Les Cayes' a pour vocation de mobiliser les soutiens au niveau local pour aider à l'organisation d'un championnat sur le long terme.
Project Peace Latin America est une organisation non gouvernementale dédiée à la promotion de la paix. L'actrice et mannequin, Eglantina Zingg, ainsi que la journaliste et productrice de télévision, Elizabeth ‘Bibi' Nunez, dirigent Project Peace Latin America qui vise le renforcement des valeurs humaines à travers des projets sur le sport, la culture et l'éducation, particulièrement chez les enfants et les jeunes populations.
Haiti Youth Development and Education, HYDE est une organisation à but non-lucratif qui se tourne tout particulièrement vers les jeunes afin de les aider à combattre l'oisiveté par le sport et la culture. HYDE a déjà organisé, en Floride et en Haïti, plusieurs rencontres de football de niveau international, pour célébrer la paix. Des dons en équipements et tenues de football pour les enfants en Haïti.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19769

dimanche 23 octobre 2011

Haïti/choléra: 500 000 cas d'ici fin 2011

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déploré vendredi le manque de vaccins contre le choléra pour administrer aux populations vulnérables en Haïti, où le nombre de cas devrait atteindre la barre des 500.000 fin 2011."Si la tendance actuelle se poursuit, nous pouvons compter sur environ 75.000 cas de plus d'ici la fin de l'année, portant le total de cas à environ 500.000 depuis le début de l'épidémie", a déclaré aux médias un porte-parole de l'OMS, Tarik Jasarevic. Début octobre, l'OMS avait comptabilisé près de 470.000 cas. L'épidémie de choléra a éclaté fin 2010 en Haïti où la maladie a fait près de 6.600 morts, selon l'OMS. Le nombre de nouveaux cas de choléra en Haïti s'est réduit de moitié en août, mais la saison des pluies a changé la donne. Si bien que l'épidémie risque de devenir "endémique", selon le Dr Claire-Lise Chaignat, chef du Groupe sur la lutte anticholérique de l'organisation. "En ce qui concerne les vaccins, (...) il y eu une longue discussion" qui a démarré fin 2010, a indiqué le Dr Claire-Lise Chaignat. Mais les résultats sont "très clairs", pour l'OMS. "Nous devons considérer l'introduction du vaccin du choléra en Haïti pour les plus vulnérables".
"Mais vous pouvez imaginer que ce n'est pas facile d'identifier par où commencer, avec la quantité limitée de vaccins disponibles", a-t-elle souligné, indiquant que "les vaccins sont encore produits en quantité limitée". "Nous espérons que cela va changer maintenant, puisque nous avons maintenant un second vaccin de choléra produit en Inde qui a été présélectionné par l'OMS fin septembre", a-t-elle ajouté.
"Cela pourrait certainement changer la situation", a-t-elle conclu.
Le premier vaccin (le Dukoral) présélectionné par l’OMS est homologué dans plus d’une soixantaine de pays. L’autre (le Shanchol), qui vient d'être présélectionné par l’OMS, sera utilisé dans l'opération de vaccination annoncée cette semaine par les autorités haïtiennes. Une centaine de personnes habitant notamment dans un bidonville de Port-au-Prince seront ainsi vaccinées. Ces deux vaccins nécessitent l’administration de deux doses à un intervalle allant de sept jours à six semaines.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/21/97001-20111021FILWWW00563-haiticholera-500-00-cas-d-ici-fin-2011.php

vendredi 21 octobre 2011

Haïti va expérimenter un vaccin contre le choléra

Agence France-Presse Port-au-Prince

Le ministère haïtien de la Santé s'apprête à mener une vaccination-test contre le choléra auprès d'une centaine de personnes, un an après l'apparition de l'épidémie qui a tué plus de 6500 Haïtiens, a appris l'AFP mercredi de source médicale.
«Nous soutenons l'idée de projet expérimental de vaccination de deux groupes de la population», a indiqué à l'AFP Gabriel Timothé, directeur général du Ministère de la Santé publique d'Haïti.
Plus d'une centaine de personnes issues d'un bidonville de Port-au-Prince et d'une localité rurale dans le centre du pays, où la maladie a été pour la première fois identifiée en 2010, seront soumises au test.
«Le vaccin "Shanchol" qui sera administré oralement aux patients, en deux doses à intervalle de six mois, a été approuvé par l'Organisation mondiale de la santé, mais il ne viendra pas remplacer la sensibilisation auprès des populations», a encore déclaré le Dr Timothé.
Un an après la découverte de la souche sud-asiatique du choléra en Haïti, de nouvelles poussées ont été récemment enregistrées dans des localités reculées dans le nord et le sud d'Haïti.
Mesures insuffisantes
«Le taux de mortalité est faible, nous allons déployer des brigades mobiles pour intensifier la sensibilisation des gens aux règles d'hygiène», a dit le Dr Timothé.
Toutefois, Médecins sans Frontières (MSF) a jugé insuffisantes les mesures prises par les autorités haïtiennes pour combattre le choléra.
«Les autorités haïtiennes et la communauté humanitaire internationale doivent faire plus d'efforts pour traiter et prévenir le choléra», a recommandé Romain Gitenet, chef de mission en Haïti.
De son côté, Gérard Bedock, lui aussi de MSF, pense que la maladie est encore au stade épidémique en Haïti, «nous encourageons les autorités sanitaires à maintenir des unités d'isolement et de traitement du choléra dans les centres de santé».
MSF, qui a administré des soins à plus de 160 000 Haïtiens frappés par la maladie, pense que «le choléra pourrait rester présent en Haïti au cours des années à venir».
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/19/01-4458857-haiti-va-experimenter-un-vaccin-contre-le-cholera.php

mercredi 19 octobre 2011

Au voisinage de l’enfer

le 16 octobre 2011 21H53 par Jacques Attali
En survolant cette semaine l’ile que se partagent Haïti et la République dominicaine, je pensais à cette réplique de Bubble, le pathétique dealer des bas fonds de Baltimore, découvrant le quartier aisé de la même ville, où vivent l’ex femme et les enfants du policier dont il est l’indic , dans le quatrième épisode de la première saison d’une de mes séries américaines préférées, the Wire : « Je ne savais pas que la frontière était si fine entre le paradis et l’enfer » .
Car, si Saint Domingue n’est pas tout à fait le Paradis, rien n’est plus près de l’enfer qu’Haïti, l’oubliée des médias, moins de deux ans après le tremblement de terre qui a fait de plus de 200 000 morts , laissé plus de 1,5 millions de personnes sans-abri , avec plus de 10 millions de mètres cubes de débris pour des dégâts chiffrés à près de 11,5 milliards de dollars.
Certes, le monde entier s’est alors mobilisé et a promis 10 Mds $ de dons, dont une commission , présidée par Bill Clinton, devait garantir le meilleur usage. Plus de 20.000 étrangers, représentant plus de 10 000 ONG étrangères, aux origines, et mandats divers, ont accouru. En apparence, avec un certain succès : la croissance économique est estimée à près de 9%.
Mais, en réalité, c’est , une fois de plus, un marché sans état de droit et le chaos reste total, dans l’indifférence quasi-générale.
D’abord, l’Etat haïtien, déjà dramatiquement faible, ne s’est pas relevé du coup porté. Un nouveau président , Michel Martelly n’a pu nommer son premier ministre que la semaine dernière, soit six mois après sa prises de fonction.
De plus, sur les 10 Mds promis, seulement 2 ont été versés, soit moins de la moitié que ce qui était prévu pour la première année ; et encore : moins de 6% de cette somme a été versé au gouvernement haïtien, le reste restant entre les mains des ONG, beaucoup trop nombreuses ( dans certains secteurs, plus de 200 ONG font la même chose) et tres peu transparentes ( sur les 196 ONG américaines présentes, ayant collecté 1, 4 Mds$ , seules 38 ont accepté de rendre public leurs comptes et seules 5 ont accepté de dévoiler combien leur rapporte en intérêt le placement des dons reçus et non dépensés)
Résultat, l’enfer est toujours là : 4,5 millions d’haïtiens, soit la moitié de la population du pays, ne mangent pas à leur faim ; 800 000 sont en situation critique et 200 000 en état de famine ; l’eau potable manque ; le choléra est toujours là ; plus de 600.000 personnes vivent encore sous des abris précaires, répartis dans 894 camps ; la moitié des gravats n’a pas été déblayée ; les ports, les centrales électriques, les écoles n’ont pas été reconstruits; l’Etat de droit reste un désastre : la police nationale n’a toujours pas été reconstituée ; les trafiquants de drogue ont le champ libre.
Il est urgent, là comme ailleurs, de redonner une priorité à la mise en place de l’état de droit, au développement de l’agriculture, des sources d’énergie, de la formation et des microentreprises , conditions nécessaires au retour des investissements étrangers.
Il est urgent aussi, pour le suivi des grandes catastrophes comme sur tant d’autres sujets, d’organiser la gouvernance mondiale : prévoir des mesures contraignantes pour que les promesses de dons des gouvernements soient tenues, pour que l’action des ONG en charge de l’urgence soient coordonnée et pour qu’elles laissent au plus vite la place à d’autres, en charge du développement.
Naturellement, de tout cela, presque personne ne parle. En attendant la prochaine tragédie.
j@attali.com
http://blogs.lexpress.fr/attali/2011/10/16/au-voisinage-de-lenfer/

Marseille : ces militants (HAITIENS) qui luttent contre la misère

Leur bien le plus précieux est soigneusement posé sur la table du salon. D'apparence, un simple album photo que Justine et Josette, un couple de Haïtiens logé au dernier étage d'une tour de béton, présentent au visiteur avec une émotion non feinte. On y découvre des images devenues rares quand il s'agit d'évoquer les quartiers Nord et les clichés qui s'y rattachent, parfois à raison.

Ici, pas de carcasses de voitures calcinées. Rien de très spectaculaire. Mais une concentration de douces tranches de vie. Des pères de familles d'origines différentes qui cultivent avec ardeur un jardin collectif, des mamans qui cuisinent, se tiennent par les épaules et prennent fièrement la pose, des gosses qui dévalent un toboggan comme s'ils se trouvaient à Disneyland... C'était en mai dernier, aux Aygalades, une des cités les plus fragiles du quinzième arrondissement.
Ce jour-là, Josette et Justin, 40 ans chacun, avaient initié une journée de la famille. "Ce genre d'action de terrain, c'est notre manière de combattre la pire des fatalités : celle du repli sur soi et de l'indifférence au sort de l'autre", souffle Josette. Qui insiste : "Par petite touche, on tente de créer du lien" C'est par l'entraide que les gens s'en sortiront. La misère est l'oeuvre des hommes.Ce n'est qu'en s'unissant qu'ils parviendront à l'éradiquer. Le 17 octobre, pour nous, c'est toute l'année".
C'est ainsi, modestement, sans tapage, mais avec une foi inébranlable en leurs semblable, que ces deux volontaires d'ATD Quart Monde remplissent au quotidien leur "mission" de volontaire à plein-temps au service de ce mouvement international de lutte contre l'exclusion sociale.
Une structure multiconfessionnelle fondée par le père Joseph Wresinski en 1957, dans un camp de sans logis à Noisy-le-Grand.
Le Credo ? "Faire appel à l'engagement de chaque citoyen, en premier lieu les victime de la précarité, pour poser des actes concrets de solidarité". Ces volontaires implantés aux Aygalades, parents de trois enfants, se sont rencontrés en 1999 à Port au Prince. Elle est une jeune institutrice sans "prise directe avec la pauvreté". Lui, étudiant très croyant, milite déjà pour ATD dans les pires bidonvilles de la capitale haïtienne.
"On s'est croisé dans une bibliothèque de rue animée par Justin", se souvient Josette. "Je trouvais le principe extraordinaire. On allait apporter des bouquins dans des endroits reculés, où les livres sont un luxe. On permettait à ces gens de découvrir le monde". Très vite, en 2003, séduite de la volonté de fer de ces jeunes recrues, l'association propose au couple de devenir missionnaire au Nord de Marseille, dans une ville et un pays qu'ils ne connaissent pas.
 "La proposition, enchaîne Justin, c'était de vivre comme les gens, à leur contact : habiter au même endroit, prendre les mêmes transports en commun, aller chercher nos enfants dans les mêmes écoles. Et essayer d'apporter, dans toutes ces circonstances, un message positif".
Sans visée religieuse ni politique, au seul service de la solidarité. "On a accepté sans hésiter. On était convaincu que c'était ce qu'il fallait faire". Un saut dans l'inconnu qui réserve toutefois son lot de surprises. "De notre terre natale, concède Justin, il est difficile d'imaginer que dans un pays comme la France, on puisse avoir une telle pauvreté. Un habitat dégradé, un manque évident de mixité sociale".
Mais ce qui choque le plus les deux missionnaires, c'est le peu de dialogue entre les populations. "À Haïti, les habitants sont pauvres mais ils se parlent. Ici, c'est plus compliqué".
Pourtant, Justin et Josette ne renoncent pas. Ils donnent des coups de main aux voisins, écoutent les souffrances des uns des autres, aident aux devoirs des enfants... Des gestes simples. Mais essentiels au vivre ensemble. "Il ne faut pas brusquer les choses", posent-ils. "Souvent, ça commence par obtenir un bonjour. Parfois, il faut deux jours, d'autre fois, trois ans.
Mais au fil du temps, on finit par se comprendre". Ce qu'ils retiennent après 8 ans passés au coeur des Aygalades ? "Les parents sont attachés à l'école. Ils veulent que leurs enfants réussissent mieux qu'eux, obtiennent des diplômes Il faut arrêter de noircir le tableau". Et Josette de conclure, regard perçant: "Et surtout, quand quelqu'un s'affaisse, il est du devoir de chacun de l'aider à se relever."
Laurent D'ANCONA
http://www.laprovence.com/article/a-la-une/marseille-ces-militants-qui-luttent-contre-la-misere

lundi 17 octobre 2011

MEA CULPA…EMPEREUR JACQUES PREMIER !

Encore un autre 17 octobre ! 
Comme chaque année je me réveille avec la gueule de bois. Encore abasourdi par l’ivresse de cet épisode de non-sens qui ne cesse de me hanter. Et toujours la même question qui revient et qui résonne dans une cacophonie démente : Comment ont-ils pu ? Comment ont-ils pu oser tirer sur l’empereur ? Comment quelqu’un, un être humain, un haïtien,  a-t-il pu, sans trembler de peur, décharger son arme contre Jean-Jacques Dessalines Le Grand ? Et que dire ceux qui ont parachevé leur œuvre macabre à coups de machettes ?
Depuis des années je relis avec la disposition du pénitent le texte de Thomas Madiou qui relate les faits autour de l’assassinat de Jacques Premier. J’encaisse cette horreur comme une flagellation spirituelle. En espérant que celle-ci invente une certaine vertu me permettant d’expier ma faute. Je le lis et refais une expérience vécue lors de lecture du texte de la « Passion du Christ » de notre manuel « LECTURE COURANTE » des Frères de l’Instruction Chrétienne.
C’est sans nul doute l’épisode la plus triste de l’histoire du pays. 205 ans plus tard on a compris que cet épisode marquait aussi la fin d’un rêve, la fin d’un idéal, la fin de la genèse d’une grande Nation.
Je ne sais plus comment le peuple haïtien considère, appréhende et conceptualise la mort de Jean Jacques Dessalines. Personnellement je l’intègre comme un triste moment de deuil national. Une occasion pour chaque haïtien de faire un geste d’introspection et de battre sa coulpe devant l’échec annoncé par la mort de celui qui avait rêvé et qui avait vu grand.
Le 17 octobre 1806, marquait le début de notre descente en enfer, la fin de l’épopée menée par nos ancêtres.
En quête de cohésion pour retrouver le chemin et déjouer à travers la machine du temps les plans des traitres de Pont Rouge, il est indispensable que tous les haïtiens reconnaissent  que nous sommes tous concernés par l’état actuel du pays et comme nous le sommes aussi dans la recherche et l’application des bonnes solutions. Le 17 octobre est une date propice à des réflexions de ce genre !

dimanche 16 octobre 2011

OIF : respecter « l’identité haïtienne » dans la refondation d’Haïti

14 octobre 2011 Publié dans la catégorie : Articles, Quoi de neuf ?
Dans le cadre d’une visite de 48 heures, les 13 et 14 octobre, à Port-au-Prince, le Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf, a plaidé en faveur du respect de l’identité culturelle et linguistique d’Haïti dans le processus de sa reconstruction. C’était lors d’une conférence de presse, le 13 octobre, au Palais National. L’occasion pour lui de renouveler l’engagement de l’OIF à soutenir cet Etat-membre dans ledit processus.
« La refondation ou reconstruction doit se faire selon la volonté, la vision du peuple haïtien et des autorités haïtiennes. Et le rôle de la communauté internationale est d’accompagner dans la voie qu’Haïti aura choisie », a souligné le Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Abdou Diouf.
L’OIF insiste sur la nécessité d’aider Haïti à se reconstruire en respectant son « identité haïtienne » qui est à la fois « créolophone et francophone ». Dans ce sens, Abdou Diouf dit appuyer l’« exacte mesure » prise par le président Michel Martelly de demander qu’au niveau de l’organisation régionale CARICOM, « il y ait davantage de diversité culturelle et que le français soit une langue de travail ».
Selon son Secrétaire général, l’OIF a déjà élaboré des manuels de « didactique convergente » pour l’enseignement à tous les niveaux dans la langue créole et dans la langue française. Déjà, sont opérationnels dans le pays des Centres de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC). « Une structure très prisée ici » que M. Diouf promet de renforcer en plus du fait que l’OIF a commencé à œuvrer en faveur de la petite enfance, à travers notamment l’enseignement préscolaire et primaire. Des projets sont aussi en cours concernant l’enseignement secondaire, supérieur, la formation professionnelle et technique et celle des enseignants.
Pour l’OIF, Haïti joue un rôle central dans la Caraïbe. « Si nous devons développer notre coopération avec cette zone, c’est sur Haïti que nous devons nous appuyer », a indiqué M. Diouf. La Francophonie est « une organisation moderne, une organisation de réseaux », a également fait valoir M. Diouf. Des réseaux qui « peuvent intervenir dans tous les domaines qui concernent la refondation d’Haïti », qu’il s’agisse de l’Etat de droit, du renforcement institutionnel, de l’Education, de la Démocratie, des Droits de l’Homme, de la Justice ou de l’Environnement.
En ce qui a trait au renforcement institutionnel, M. Diouf a souligné que le principal objectif est de faire respecter la séparation des pouvoirs, qui est le fondement de l’Etat de droit efficace, compétent et éthique ». « Nous allons fortement aider dans ce domaine là », s’est engagé M. Diouf, rappelant qu’ « il appartient à Haïti de définir sa politique, et à nous de l’accompagner ».
Un autre volet sur lequel le Secrétaire général de l’OIF a mis l’emphase est la sécurité. « Nous avons une expérience dans le domaine du renforcement des systèmes de sécurité, qu’il s’agisse de sécurité militaire ou civile », a-t-il révélé, faisant remarquer par ailleurs que, concernant la justice, avant même le séisme, l’OIF apportait un certain appui à l’Ecole de la Magistrature et à l’Office du Protecteur du Citoyen.
La présente visite du Secrétaire général de l’OIF répond à une invitation du Président de la République Michel Martelly, avec qui il a passé en revue divers dossiers relatifs à la coopération. En Haïti, Abdou Diouf a aussi rencontré le groupe des ambassadeurs francophones et assisté à la signature d’un accord de partenariat entre le Ministère haïtien de l’Education, l’UNICEF et l’OIF sur la petite enfance, en présence de la ministre a.i. de la Culture et de la Communication, Josseline Colimon Fethière.
Rédaction : Pierre Jérôme Richard
Edition : Uwolowulakana Ikavi
http://minustah.org/?p=32405

Haïti : le Conseil de sécurité de l'ONU proroge le mandat de la MINUSTAH et réduit ses effectifs

2011-10-15 04:51:21 xinhua Dans une résolution adoptée vendredi à l'unanimité, le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé de proroger la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) jusqu'au 12 octobre 2012 ainsi que de réduire les troupes de près de 2.500 membres.
Le Conseil de sécurité a « décidé que l'effectif de la MINUSTAH pourra s'établir à 7.340 soldats de tous rangs et que la composante policière de la Mission pourra atteindre 3.241 membres, ainsi qu'il est préconisé au paragraphe 50 du rapport du secrétaire général ».
D'ici au mois d'octobre 2012, l'effectif de la Mission passera donc d'environ 13.000 soldats et policiers à un peu plus de 10.500 membres.
Le Conseil a affirmé « qu'à l'avenir tout aménagement de la configuration de la force devrait reposer sur l'état général de la sécurité sur le terrain, compte tenu de l'incidence des réalités sociales et politiques sur la stabilité et la sécurité en Haïti, du développement continu des capacités des autorités publiques ».
Reconnaissant que c'est au gouvernement et au peuple d'Haïti « qu'appartient la maîtrise et qu'incombe au premier chef la charge de la stabilisation du pays sous tous ses aspects », le Conseil s'est félicité des dispositions prises par la MINUSTAH pour fournir au gouvernement haïtien, un soutien logistique et une expertise technique.
 Les Etats membres ont considéré « qu'à la suite de la tenue des élections présidentielles et législatives, la stabilisation du climat politique et institutionnel est essentielle à la stabilité du pays et aux efforts de relèvement et de reconstruction ».
Ils encouragent les autorités haïtiennes « à tirer pleinement parti de ce soutien, notamment en renforçant les capacités de la Police nationale d'Haïti, tout particulièrement pour la modernisation des lois essentielles et l'exécution du plan de réforme de la justice ».
 Enfin le Conseil a condamné « fermement les violations graves commises contre les enfants victimes de la violence armée, ainsi que les viols et autres sévices sexuels qui frappent fréquemment les femmes et les filles, et demande au gouvernement haïtien de continuer, avec l'appui de la MINUSTAH et de l'équipe de pays des Nations Unies, à promouvoir et protéger les droits des femmes et des enfants ».
http://french.cri.cn/621/2011/10/15/342s257503.htm

Début en Haïti d'un procès concernant une émeute

THE ASSOCIATED PRESS Publié: 15 octobre 2011 19:54
PORT-AU-PRINCE, Haiti - Quatorze agents de police et des responsables des services carcéraux haïtiens seront jugés pour la mort d'au moins 11 prisonniers lors d'une évasion, a annoncé samedi un représentant des Nations unies.
Le procès doit débuté mardi, a indiqué le représentant.
Les défendeurs font face à des accusations allant de meurtre et tentative de meurtre à incendie criminel et aide à un plan d'évasion.
Le procès découle d'une évasion qui s'est déroulée dans la ville côtière des Cayes, située au sud-ouest du pays, le 19 janvier 2010, soit une semaine après un séisme majeur qui a tué environ 300 000 personnes.
Une émeute a éclaté lorsque plus de 400 prisonniers ont tenté de s'échapper parce qu'ils étaient terrifiés des répliques dans la prison surpeuplée.
La police haïtienne et des casques bleus du Sénégal ont entouré le bâtiment pour éviter un exode semblable à celui qui a eu lieu au pénitencier principal, à Port-au-Prince, le jour même du tremblement de terre.
La police haïtienne a donné l'assaut et ouvert le feu. La police onusienne a vu les corps de 10 prisonniers morts, mais il y aurait eu davantage de morts et des dizaines de blessés.
Le juge supervisant l'enquête a laissé entendre que jusqu'à 22 personnes avaient été tuées.
Des responsables affirment qu'il n'est pas possible de déterminer le nombre exact de gens tués, et ce pour plusieurs raisons.
Le nombre exact de prisonniers présents dans le bâtiment avant l'émeute est inconnu, autant que le nombre de détenus ayant pris la fuite ou le nombre de corps récupérés. Des enquêteurs affirment suspecter que des corps ont été enterrés en secret.
Le gouvernement haïtien et la mission de maintien de la paix de l'ONU ont ensuite ouvert une enquête [investigation]  conjointe pour enquêter sur les allégations
http://www.journalmetro.com/monde/article/997877--debut-en-haiti-d-un-proces-concernant-une-emeute

vendredi 14 octobre 2011

Haïti: Martelly entame la «réconciliation»

«Le rêve du président Martelly est une table ronde
de tous ces anciens leaders assis à la même table
avec les leaders actuels pour que l'on réfléchisse
ensemble aux problèmes du pays»,
a lancé Michel Martelly (à gauche) lors de sa conférence
de presse avec l'ex-président Aristide (à droite),
mercredi à Port-au-Prince.  Photo: AP
Étienne Côté-Paluck, collaboration spéciale . La Presse
(Port-au-Prince) Le président haïtien Michel Martelly a fait cette semaine une tournée remarquée dite de «réconciliation» avec les anciens chefs de l'État haïtien.
Le terme, lourd de sens dans cette ancienne dictature, est de l'ancien «président à vie» Jean-Claude Duvalier, que le nouveau président a rencontré mercredi. M. Martelly s'est aussi rendu, le même jour, chez un autre ancien président de retour d'exil, Jean-Bertrand Aristide.
Des photos et vidéos, où figurent les trois hommes, sont parues hier dans tous les médias haïtiens et ont enflammé les débats sur les tribunes téléphoniques des radios de la capitale.
Le «rêve» de Martelly
«Le rêve du président Martelly est une table ronde de tous ces anciens leaders assis à la même table avec les leaders actuels pour que l'on réfléchisse ensemble aux problèmes du pays», a lancé l'actuel président lors de sa conférence de presse avec Aristide.
Cette tournée des ex-présidents, plutôt bien reçue dans la population, a été saluée par de nombreux partisans d'Aristide en Haïti qui voient d'un bon œil le retour de leur leader dans les sphères proches du pouvoir. Les présidents des deux chambres du Parlement, qui ont aussi assisté à la rencontre de deux heures avec Aristide, ont eux aussi salué l'initiative de Martelly.
Même son de cloche du côté des fidèles de Duvalier, beaucoup moins nombreux, qui voient dans ce geste un rapprochement politique avec l'ancien dictateur et la confirmation du retour de l'armée haïtienne démantelée en 1994.
Inquiétudes
Au contraire, ces rencontres publiques inquiètent plusieurs victimes du régime Duvalier. Danièle Magloire, porte-parole du Collectif contre l'impunité, qui regroupe des organismes de défense des droits de l'homme et des plaignants contre le régime duvaliériste, n'aime pas entendre les mots «réconciliation» et «oubli du passé» sortir de la bouche du président Martelly, alors que justice n'est toujours pas faite à l'encontre de Duvalier.
En entrevue avec La Presse, cette militante rappelle que, depuis l'arrivée au pouvoir de Martelly, des démarches ont été entreprises par l'État haïtien pour restituer certains biens saisis à M. Duvalier, tout comme sa pension d'ex-chef de l'État.
«Si [les groupes de défenses des droits de l'homme] sont inquiets, nous le déplorons, souligne de son côté à La Presse Lucien Jura, porte-parole de la présidence d'Haïti. Il ne faut pas tout mélanger. Il y a un pouvoir judiciaire qui fonctionne aujourd'hui en Haïti et dont l'exécutif cherche à renforcer les structures.»
Danièle Magloire se montre sceptique. «Comment le procureur est-il est supposé réagir face à un État qui poursuit une personne [pour détournements de fonds], mais qui d'un autre côté est en train de tout lui donner?»
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/14/01-4457119-haiti-martelly-entame-la-reconciliation.php

Commentaires :

Nous avons un président qui a définitivement la bougeotte. Depuis son arrivée au pouvoir il a inauguré des œuvres et des projets réalisés par le gouvernement antérieur. Il a inauguré des semaines de tout et de rien. La semaine du tourisme, la semaine de la reconstruction, la semaine des droits de l’homme. Pour autant la reconstruction reste au point mort. Les touristes n’ont pas encore inclus Haïti dans leurs itinéraires.

Il fallait bien qu’il trouve en quoi occuper sa présidence en attente du gouvernement. Quoi de mieux que de montrer son esprit d’ouverture en allant voir les anciens présidents !

Cependant, dans le jargon populaire, en dehors de René Preval aucun de ces présidents n’avait terminé un mandat. Aucun ne peut faire état de ses réalisations au cours de leur mandat. Ce sont surtout des « has been » qui ont été éjectés après un bilan plus que nul.

Pire encore, la grande majorité de ces chefs anciens chefs d’Etat, dans tout autre pays qu’Haïti auraient été jugés et jetés en prison.

Soyons donc clair avec la démarche de Monsieur Martelly, il n’est pas entrain de réhabiliter aucun de ces anciens présidents qui ont des comptes à rendre devant la justice. Il fait son travail de COM ; histoire de s’occuper un petit peu.

Le premier ministre haïtien désigné Conille obtient le feu vert du Sénat

Agence France-Presse

Port-au-Prince
Le Sénat haïtien a officiellement approuvé mardi soir la nomination de Garry Conille comme nouveau premier ministre haïtien, a annoncé le Parlement haïtien à Port-au-Prince.
Quelque 17 sénateurs ont voté en faveur de M. Conille, 3 ont voté contre et 9 se sont abstenus, au terme d'une séance de plusieurs heures.
Le 16 septembre, la nomination de Garry Conille avait été approuvée à l'unanimité par les 89 députés, mais sa prise de fonctions officielle restait soumise à l'approbation des sénateurs.
«Le choix du docteur Garry Conille comme nouveau premier ministre a été ratifié par le Sénat», a déclaré le président de l'assemblée, le sénateur Rodolphe Joazile.
Nous ne donnons pas un chèque en blanc à M. Conille. On ne peut pas encore dire qu'il (Garry Conille) va être le chef du prochain gouvernement», a réagi le sénateur Joseph Lambert, chef du parti majoritaire au Sénat, indiquant que M. Conille devait également obtenir un vote de confiance aux deux chambres du Parlement pour l'énoncé de sa politique de gouvernement.
M. Conille est le troisième premier ministre désigné par le président Michel Martelly depuis son entrée en fonctions en mai 2011.
Ses deux premiers choix avaient été rejetés par le Parlement, contrôlé par l'opposition.
Garry Conille, un médecin fonctionnaire de l'ONU âgé de 45 ans, était le chef de cabinet en Haïti de l'ancien président américain Bill Clinton qui copréside la Commission pour la reconstruction d'Haïti (CIRH).

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/05/01-4454375-le-premier-ministre-haitien-designe-conille-obtient-le-feu-vert-du-senat.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4457029_article_POS1

Haïti: Martelly déterminé à rétablir l'armée

Publié le 13 octobre 2011
Michel Martelly a déclaré devant des journalistes à Port-au-Prince qu'il rétablirait l'armée même si son projet ne rallie pas les soutiens.
Le président d'Haïti s'est dit déterminé, jeudi, à aller de l'avant avec son projet controversé de reconstituer l'armée du pays.
Michel Martelly a déclaré devant des journalistes à Port-au-Prince qu'il rétablirait l'armée même si son projet ne rallie pas les soutiens.
Il a indiqué que la future armée haïtienne serait une force moderne destinée aux secours en cas de catastrophe naturelle et à la protection des frontières maritimes et terrestres.
Le projet du président de rétablir l'armée a été rendu public il y a deux semaines, après que l'Associated Press eut obtenu un document qui expliquait les objectifs de la future force.
Le projet est controversé. L'armée haïtienne a mené plusieurs coups d'État et perpétré de nombreuses violations des droits de la personne avant d'être démantelée en 1995.http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/13/01-4457029-haiti-martelly-determine-a-retablir-larmee.php

Opération « Un cahier un crayon » : les collégiens de Jean-Moulin se mobilisent pour Haïti

vendredi 14.10.2011, 05:21 - La Voix du Nord SAINT-ANDRÉ
Dans le cadre du plan de formation à l'éducation civique des élèves de sixième, deux professeurs du collège Jean-Moulin, ...
Laurence Vandeputte et Catherine Lorthois, en accord avec le CPE de l'établissement (Jean Claude Skrzypczak), ont mis en place un ramassage de fournitures scolaires pour Haïti.
Cette initiative associe les élèves de deux classes de sixième à la collecte organisée par Solidarité laïque. Charge à eux de récolter un maximum de cahiers, stylos, gommes, crayons et dictionnaires neufs (le but étant d'offrir au moins un dictionnaire par classe soutenue) auprès de leurs camarades, pour aider les enfants de ce pays meurtri par un séisme en janvier 2010 (222 570 morts dont 38 000 élèves et 1 347 enseignants).
Depuis 2001, l'opération « Un cahier, un crayon » a permis de récupérer des centaines de tonnes de fournitures scolaires qui ont été distribuées dans les écoles publiques en Afghanistan, au Bénin, à Madagascar, au Maroc ou encore au Niger.
Aujourd'hui, le système éducatif haïtien accueille environ 2 700 000 élèves dans près de 16 000 écoles. Dans les six années du primaire, les enfants reçoivent leur enseignement tantôt en français, tantôt en créole. Mais, selon les villes ou les professeurs, la langue enseignée peut être le français, principalement dans la capitale, Port-au-Prince, ou exclusivement le créole, dans les petites villes et les villages de province.
Alors que la pauvreté et la marginalisation font que près des deux tiers des Haïtiens sont analphabètes ou illettrés, les enfants vivant en milieu rural sont les plus touchés. Environ 375 000 enfants entre 6 et 11 ans (soit un tiers de ce groupe d'âge) ne sont pas scolarisés. Plus d'un an après le séisme, un enfant sur cinq n'a toujours pas retrouvé les bancs de l'école. C'est pourquoi les collégiens de Jean-Moulin sont invités à leur exprimer leur solidarité, jusqu'au 30 novembre. •
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Marcq_en_Baroeul/actualite/Secteur_Marcq_en_Baroeul/2011/10/14/article_operation-un-cahier-un-crayon-les-colle.shtml

Garry Conille:Réactions de la Présidence

05/10/2011 11:42:00 Auteur(e) La Redaction Contact: Bureau de Communication
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Port-au-Prince, le Mardi 4 Octobre 2011 : Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, accueille chaleureusement la nouvelle de la ratification, par le Sénat de la République, du choix de Garry Conille comme Chef de son prochain Gouvernement et en profite pour féliciter le Grand Corps d’avoir emboité le pas à la Chambre des Députés.
Le Chef de l’Etat complimente le nouveau Premier Ministre qui va l'accompagner dans l’accomplissement de ses promesses envers le peuple haïtien en vue d’aboutir au rétablissement de l’Etat de droit et à un mieux être pour tous.
Cette étape, fruit du leadership imperturbable du Président de la République, constitue un tournant important dans le processus de changement tant souhaité par le peuple haïtien. Ce vote envoie aussi un signal clair aux partenaires clés d’Haïti et aux potentiels investisseurs.
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/presse/garry-conille-reactions-de-la-presidence.html

Le Sénat approuve la déclaration de politique générale de Conille

14/10/2011 09:49:00 Auteur(e) La Redaction
Le Sénat a approuvé vendredi aux premières heures la déclaration de politique générale du Premier ministre Garry Conille par 16 voix pour, quatre contre et cinq abstentions, à l’issue d’une séance marathon de onze heures marquée par des critiques et de sérieuses réserves sur les orientations stratégiques du nouveau gouvernement dont les portefeuilles-clés ont été confiés à des proches du chef de l’Etat.
Dans les grandes lignes de son programme axé sur les priorités de Michel Martelly, l’éducation, l’environnement, l’emploi, l’énergie et l’Etat de droit, le Dr Conille a promis d’améliorer les conditions économiques et sociales de la population à travers la création d’un million d’emplois directs, d’1,5 million indirects et une croissance de 9% en rythme annuel, au cours des cinq prochaines années.
Il est également prévu le passage du budget national de 106 à 120 milliards de gourdes et le controle d’une inflation galopante.
Affirmant qu’il tiendra compte du « cahier des charges des élus », le Premier ministre -qui était tout récemment encore chef de cabinet de l’ex-dirigeant américain Bill Clinton dans ses fonctions de co-président de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti- s’est engagé à améliorer le cadre de fonctionnement de la CIRH dont le mandat expire ce samedi et qui a fait l’objet de nouvelles controverses lors de la séance.
Si l’énoncé de politique générale de 86 pages de Conille s’est révélé un diagnostic dans l’ensemble satisfaisant de la situation, en revanche, il n’a pratiquement indiqué aucune piste de solution devant l’ampleur des problèmes identifiés.
Composé de trois représentants du groupe des seize, majoritaire au Sénat, d’un ministre issu du parti Ayiti Ann Aksyon du Sénateur Youri Latortue, allié du pouvoir, de cadres de la fonction publique et de trois femmes, le premier cabinet ministériel de l’ère Martelly est, en réalité, dominé par des têtes bien connues du premier cercle présidentiel.
Ainsi, Me Thierry Mayard Paul est passé du role de chef de cabinet de son ami Président à celui de titulaire d’un super ministère nouvellement créé, le ministère de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale. Il aura notamment sous sa tutelle les mairies, l’armée, nouvellement rétablie en principe le mois prochain, et le service national de renseignement.
Autres influents collaborateurs de M. Martelly à intégrer le gouvernement, l’homme d’affaires Laurent Lamothe, nouveau chef de la diplomatie haïtienne, et l’ancien directeur général du ministère de la justice et commmissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Josué Pierre-Louis, titulaire du portefeuille de la justice et de la séccurité publique.
Pour sa part, Daniel Supplice, cité en vain comme Premierministrable puis comme ministre des affaires étrangères, il restera dans l’entourage immédiat du chef de l’Etat avec sa fonction de ministre à la présidence chargé des haïtiens vivant à l’étranger.
Après ce vote obtenu sur le fil au Sénat, Garry Conille, 45 ans et plus jeune Premier ministre de l’histoire du pays, doit encore franchir l’ultime étape du processus de ratification, vendredi à la Chambre des Députés, avant de s’installer au pouvoir et de faire face à de multiples défis, les uns plus redoutables que les autres. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/le-senat-approuve-la-declaration-de-politique-generale-de-conill.html

jeudi 13 octobre 2011

La ministre Oda évalue les progrès réalisés en Haïti

Le 13 octobre 2011 Ottawa (Ontario) ― L'honorable Beverley J. Oda, ministre de la Coopération internationale, a terminé aujourd'hui une visite de trois jours en Haïti. Elle s'y est rendue afin de constater les résultats obtenus dans le cadre de l'engagement continu du Canada à l'égard du peuple haïtien. Elle a rencontré le président et le nouveau premier ministre d'Haïti ainsi que des représentants du gouvernement haïtien et d'organisations canadiennes qui travaillent sur le terrain.
« Je peux affirmer que des progrès sont réalisés actuellement pour redresser et reconstruire Haïti à la suite du séisme, a dit la ministre Oda. La reconstruction prendra de nombreuses années. Nous devons tous nous souvenir des défis auxquels ce pays devait faire face avant le séisme. Nos efforts doivent permettre d'améliorer les conditions de vie de la population haïtienne et profiter aux générations futures. Ils doivent être menés par le peuple haïtien, et le Canada demeure fermement engagé à l'égard de ce processus à long terme. »
La ministre Oda a mentionné tout particulièrement un projet qui permettra à 35 000 enfants additionnels de retourner à l'école. Le Canada, en collaboration avec la Banque interaméricaine de développement, prendra à sa charge les frais de scolarité des élèves et leur fournira le matériel nécessaire. Ce projet fait partie des mesures prises par le Canada pour appuyer les jeunes haïtiens, en particulier dans le domaine de l'éducation.
À Port-au-Prince, la ministre Oda a également visité l'hôpital Isaïe Jeanty, où le Canada, de concert avec l'Organisation panaméricaine de la santé, favorise la prestation de services de santé gratuits aux femmes enceintes à faible revenu. Plus de 70 000 femmes et leurs nouveau-nés ont bénéficié d'un accès gratuit à des soins de santé de qualité. Ce projet s'inscrit dans le cadre de l'engagement de l'ACDI envers les femmes, les nouveau-nés et les enfants.
À Léogâne, où le séisme a détruit environ 80 % des bâtiments, la ministre Oda a rencontré des personnes déplacées qui vivent dans des maisons semi-permanentes et des abris temporaires construits par la Croix-Rouge canadienne.
La ministre Oda a mis l'accent sur les efforts actuels du Canada en Haïti, qui comprennent des initiatives qui visent à répondre aux besoins immédiats de la population et à promouvoir le développement à long terme. Le soutien du Canada a permis d'obtenir, entre autres, les résultats suivants :
4,3 millions d'Haïtiens ont reçu une aide alimentaire d'urgence
1,3 million d'Haïtiens ont reçu un approvisionnement en eau et des services d'assainissement
370 000 familles ont bénéficié de logements temporaires et d'urgence
Un million d'Haïtiens ont obtenu un emploi dans le cadre d'un programme de travail contre rémunération
Plus de 80 000 familles ont reçu une aide afin d'augmenter leur production agricole et leurs revenus
369 000 Haïtiens ont accès à du microcrédit et à des services financiers
400 000 élèves haïtiens mangent un repas nutritif chaque jour à l'école
Plus de 40 000 jeunes haïtiens ont accès à l'éducation
330 000 femmes enceintes et nouvelles mères ont accès à des soins médicaux

Le Canada, par l'entremise du Fonds de reconstruction d'Haïti, appuie aussi l'enlèvement des décombres et la construction d'abris. Toutes ces initiatives correspondent aux priorités de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti et s'inscrivent dans le Plan d'action national pour la reconstruction et le développement d'Haïti.
En 2010, le Canada s'est engagé à débourser 400 millions de dollars sur deux ans pour la reconstruction d'Haïti. À ce jour, il a versé plus des deux tiers du montant prévu dans le cadre de cet engagement. De plus, le Canada soutient la construction de l'hôpital des Gonaïves et de l'Académie nationale de police, ainsi que la prestation d'un programme de formation des policiers.
Bien qu'il reste encore de grands besoins, les initiatives canadiennes contribuent vraiment à changer la vie des Haïtiens. Au total, l'engagement actuel du gouvernement du Canada en Haïti s'élève à plus d'un milliard de dollars, ce qui fait de ce pays le plus important bénéficiaire de l'aide canadienne dans les Amériques. Le Canada travaille de concert avec le gouvernement haïtien, ses partenaires canadiens et ses homologues internationaux pour venir en aide aux personnes les plus vulnérables et reconstruire Haïti.
http://www.acdi-cida.gc.ca/acdi-cida/ACDI-CIDA.nsf/fra/CAR-1013143323-PRW

ODA RENCONTRE MARTELLY EN HAITI

PORT-AU-PRINCE, Haiti - La ministre canadienne de la Coopération internationale, Beverley Oda, rencontre le président Michel Martelly et le premier ministre Garry Conille dans le cadre de sa visite en Haiti. La ministre Oda veut connaître leur opinion quant aux priorités et aux principaux enjeux en Haïti. Ils discuteront également des priorités mondiales et des engagements à long terme du gouvernement du Canada à l'égard d'Haïti.
La ministre Oda entend aussi visiter des projets financés par l'Agence canadienne de développement international (ACDI) et elle rencontrera des organisations non gouvernementales canadiennes dans le but de comprendre comment les partenaires de l'ACDI obtiennent des résultats dans le pays.
Plus tôt cette semaine, avant son départ, Berveley Oda a dit qu'elle réitérerait aux Haitiens l'appui du Canada aux efforts de reconstruction. Elle veut s'assurer que les personnes les plus vulnérables reçoivent l'aide dont elles ont besoin pendant le processus.
Le Canada s'est engagé à verser 400 millions $ sur deux ans pour soutenir le Plan d'action pour le relèvement et le développement national d'Haïti. Ce montant s'ajoute aux 150 millions $ qu'a fournis le Canada sous forme d'aide humanitaire immédiatement après le séisme.
De plus, le gouvernement a doublé les dons des Canadiens qui ont fait preuve de compassion pour le peuple haïtien, en faisant des dons de 220 millions $.
http://www.branchez-vous.com/info/actualite/2011/10/oda_rencontre_martelly_en_haiti_11087669.html

Solidarité avec les petits haïtiens

Une journée de détente et animations, suivie d'un concert, a permis de collecter 1 145 euros au bénéfice de l'association Deux mains Haïti.

La remise du chèque à Carter Charles. Photo Michèle Ganet
Le 3 septembre dernier, un groupe de jeunes, soutenus par le centre socioculturel (CSC) de la ville, présentait la 2e édition du Kid's show. Une journée détente, spectacles, chants, danses... et en soirée, un grand concert à la salle Gérard-Philipe avec des groupes locaux et Lyricson. Les bénéfices de cette animation étant pour l'association Deux mains Haïti. Lundi soir, une partie des organisateurs et des bénévoles se sont retrouvés dans les locaux de l'Association sportive de Martignas, pour un premier bilan et la remise du chèque à Carter Charles, le président de l'association. Cette journée Kid's show a permis aux jeunes une prise de responsabilité, une valorisation, de l'autonomie et de la gestion. « Il faut que les animateurs accompagnent bien les jeunes le jour de la manifestation, rappelle Christophe Bernard, directeur du CSC. C'est un projet monté par les jeunes mais nous devons les soutenir. » Une journée positive pour tous et le concert du soir a attiré plus de 300 personnes do1145nt une grande majorité de jeunes.
Un chèque de 1 145 euros a été remis à Carter Charles pour Deux mains Haïti (576 euros l'an dernier). « Nous pouvons ainsi aider à la scolarisation d'enfants souligne le président. Et grâce à la rencontre avec une entreprise qui nous a aidé à la fabrication de pièces pour le Kid's show, nous allons faire venir une jeune fille ici, afin qu'elle poursuive ses études. L'entreprise prend en charge le financement de la scolarité. »
http://www.sudouest.fr/2011/10/13/solidarite-avec-les-petits-haitiens-524748-2993.php

mercredi 12 octobre 2011

HAÏTI: Avec le retour des pluies, celui du choléra

Actualité publiée hier OCHA-MSPP
A fin septembre, le bilan est lourd pour Haïti qui se voit exposé à nouveau à la recrudescence du choléra avec une vingtaine de nouveaux décès enregistrés ces derniers jours. En une année, à fin septembre, ce sont plus de 450.000 cas de choléra et près de 6.500 décès qui ont été enregistrés. Alors que la délégation de l’ONU sur place annonçait une baisse de plus de 50% des nouveaux cas ces deux derniers mois, l’épidémie marque une résurgence dans la région de Grand Anse.
C’est à l’extrême sud d’Haïti que l’épidémie de choléra a fait ses nouvelles victimes, une région où les infrastructures sont toujours déficientes et où d’importantes pluies, ces derniers jours, favorisent la propagation de la maladie. L’OCHA, l’antenne de l'ONU à Haïti a été surprise, tout comme les ONG sur place par cette reprise de l’épidémie. Une campagne massive de sensibilisation vient d’être lancée dans l’urgence, rappelant à la population les mesures de prévention et d’hygiène pour contrôler l’infection.
L’infrastructure déjà sur place, soit 123 UTC (unités de traitement du choléra) et 26 CTC (Centres de Traitement du Choléra), 766 CRO (Centre de réhydratation orale), a contribué à juguler ces premiers cas. Cependant, à Grande Anse, certaines d’entre elles étaient fermées, faute de moyens, a expliqué à l'AFP le coordonnateur médical de Médecins du monde (MdM) en Haïti, Jean-Kith Dely.
L’été avait marqué une baisse du nombre de nouveaux cas (20.093 en août vs 40.873 nouveaux cas en Juillet et 298 décès en août vs 376 décès en juillet). Le taux de mortalité cumulée à l'échelle nationale est actuellement de 1,4% vs 1,6% en mai. Les prévisions de l’ONU, soit 75.000 nouveaux cas sur l’année devront sans doute être revues à la hausse. Dès fin juin, le ministère haïtien de la Santé Publique et de la Population (MSPP), en désaccord avec les chiffres de l’OMS alertait sur une résurgence de cas alors constatés dans les environs de Port-au-Prince et le Sud du pays.
Sources: ONU in Haïti (OCHA), MSPP
http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-haiumlti-avec-le-retour-des-pluies-celui-du-choleacutera_6534_lirelasuite.htm#lirelasuite

Haiti : nouvelles victimes du choléra

Mardi 11 octobre 2011 / 13:54 Le choléra qui sévit en Haiti depuis un an a fait de nouvelles vicitimes.
Ces derniers jours dans le sud du pays une vingtaine de nouveaux cas a été enregistrée, selon Guillaume Silvera, responsable régional de la Protection civile haïtienne, rapporte ce mardi Le Figaro.
Sept morts ont été dénombrés dans la commune d’Anse d’Hainault, cinq dans la localité de Fond Cochon et quatre aux Irois, tandis que de nouveaux patients ont été hospitalisés, a-t-il indiqué.
http://www.afrik.com/breve35582.html

mardi 11 octobre 2011

Haïti-Sénégal : Des étudiantes haïtiennes victimes de harcèlements et d’agressions à Dakar

P-au-P., 7 oct. 2011 --- Les étudiantes haïtiennes font l’objet d’abus et d’agressions sexuels au Sénégal, apprend alterpresse. Une haïtienne étudiant au Sénégal, Mencie Derazin, rapporte que plusieurs sénégalais ont tenté de la violer. L’un de ses agresseurs serait Abdou Khadre Faye, chargé de veiller sur les étudiants haïtiens, selon son témoignage. Des propos démentis par l’accusé qui qualifie la jeune étudiante de « manipulatrice et vipère ».
Plusieurs interventions récentes font état d’exploitations obscènes subies par les étudiantes haïtiennes de la part des autorités sénégalaises.
Une ONG sénégalaise qui a enquêté sur ces allégations d’agressions indique que les étudiantes sont la cible de harcèlements et appelle à un meilleur encadrement en leur faveur.
L’organisation dit constater que ces étudiantes sont fragilisées par le système de gestion de leurs bourses d’étude évaluée à 36.000 FCFA (Francs de la Communauté Financière Africaine), par mois. Cette somme, selon l’ONG, est vite dépensée par les étudiantes moins d’une semaine après l’avoir encaissée et elles se retrouvent rapidement dans une situation de précarité.
Environ 163 étudiantes et étudiants haïtiens ont été reçus à Dakar, bénéficiant d’un élan de solidarité au lendemain du séisme du 12 janvier 2010 de la part du président du Sénégal, Abdoulaye Wade. [emb kft gp apr 7/10/2011 09 :30]
http://fr.groups.yahoo.com/group/presseafricaine/message/18163
Commentaires:
Mais que diable sont ils partis faire dans cette galère!
A l'époque l'objectif était de quitter Haïti à n'importe quel prix. On en a qui sont un peu partout. Il y a des haitiens même en Hongrie! En toute sincérité il fallait juste remercier Monsieur Wade de son dévouement en lui disant : merci monsieur mais sans façon!
Les Sénégalais viennent en Europe comme boat people! On dirait quoi si les sénégalais sollicitaient des bourses auprès du gouvernement haïtien!

lundi 10 octobre 2011

L'armée d'Haïti est nécessaire selon Pierre André Dumas

Le monseigneur Pierre André Dumas salue le projet du président de la république, Michel Joseph Martelly, visant au rétablissement de l'armée d'Haïti. Estimant qu'avec la présence de la mission des nations unies pour la stabilisation en Haïti(Minustah), la souveraineté nationale est hypothéquée, le représentant de l'église catholique appelle au respect et la consolidation des institutions démocratiques du pays. « L'heure est enfin arrivée pour que les institutions démocratiques prévues par la constitution haïtienne, dont les Forces Armées d'Haïti, puissent voir le jour », affirme monseigneur Pierre André Dumas.
Mise à part les forces armées, le président Michel Martelly doit penser à mettre en place le conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), indique Pierre André Dumas.
Selon l'Evêque, la force onusienne a échoué sur une rubrique de son mandat qui consistait à la professionnalisation de la police nationale d'Haïti(PNH).
Se remémorant des torts que les Forces Armées dissoutes en 1994 avaient causés à la population haïtienne, monseigneur Pierre André Dumas plaide en faveur d'une armée moderne et proche de chaque citoyen haïtien.
GA/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19694

Une dominicaine enlevée puis assassinée en Haïti

Une ressortissante dominicaine qui a été enlevée par des bandits a été retrouvée morte en dépit du versement de la rançon exigée par les kidnappeurs. La victime qui répond au nom de Gloria Guzman été retrouvée morte par balles vendredi dernier à Bois Moquette, un quartier de Pétion- Ville.
Elle avait été enlevée par des inconnus armés qui faisaient irruption dans son domicile dans la soirée du 29 septembre dernier à Pèlerin 5.
Une rançon de 12 mille dollars aurait été versée et en dépit de cela les bandits l'ont abattu de sang froid selon une source policière.
Gloria Guzman, 55 ans, résidait dans le pays depuis 20 ans et était propriétaire d'un studio de Beauté.
Une enquête est ouverte sur ce dossier par la cellule anti-enlèvement et le bureau des affaires criminelles de la PNH avons-nous appris.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19696

Beverley J. Oda attendue en Haïti cette semaine

La, ministre canadienne de la coopération internationale, Beverley J. Oda se rendra en Haïti la semaine prochaine pour rencontrer des représentants du gouvernement et de groupes d'aide qui travaillent à rebâtir le pays après le séisme dévastateur qui a frappé le pays l'an dernier. La ministre rencontrera le président Martelly et d'autres représentants du gouvernement pour réitérer l'appui du Canada à l'égard du peuple haïtien. Elle visitera également des sites de projets du Canada pour observer les progrès réalisés à ce jour, en vue des prochaines étapes du processus de reconstruction à long terme.
« Il s'agit d'un voyage très important compte tenu de l'appui que les Canadiens ont manifesté à l'égard des Haïtiens touchés par le séisme. Le gouvernement du Canada reconnaît que le processus de reconstruction prendra plusieurs années, et il est résolu à aider ses amis haïtiens durant ce processus, a déclaré la ministre Oda. Il faut que les personnes les plus vulnérables reçoivent l'aide dont elles ont besoin pendant ce processus de reconstruction de longue haleine. Nous devons collaborer avec le gouvernement haïtien pour faire en sorte de répondre aux besoins immédiats de la population et d'offrir à ce pays un avenir meilleur. »
Le Canada s'est engagé à verser 400 millions de dollars sur deux ans pour soutenir le Plan d'action pour le relèvement et le développement national d'Haïti et les priorités du gouvernement haïtien. Ce montant s'ajoute aux 150 millions de dollars qu'a fournis le Canada sous forme d'aide humanitaire immédiatement après le séisme.
De plus, le gouvernement a reconnu la générosité des Canadiens qui ont fait preuve de beaucoup de compassion pour le peuple haïtien. En effet, les Canadiens ont fait des dons totalisant plus de 220 millions de dollars, montant que le gouvernement fédéral a doublé. Au total, pour la période 2006-2012, le gouvernement du Canada a engagé plus d'un milliard de dollars pour Haïti, ce qui fait de ce pays le premier bénéficiaire en importance de l'aide canadienne dans les Amériques.
La ministre Oda mesurera les progrès qui ont été faits et se familiarisera davantage avec les nouveaux plans de reconstruction du gouvernement haïtien pour s'assurer que l'aide du Canada soit efficace et qu'elle génère des résultats concrets.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19695

vendredi 7 octobre 2011

Haïti: l'ONU «horrifiée» par la lenteur de la reconstruction


Le séisme qui avait frappé Haïti en janvier 2010  a tué
au moins 220 000 des 9 millions d'habitants du pays.
Photo Reuters
Publié le 06 octobre 2011
Agence France-Presse, Washington Une responsable des Nations unies s'est dite «horrifiée» jeudi par la lenteur de la reconstruction en Haïti près de deux ans après le tremblement de terre qui a dévasté Port-au-Prince.
Depuis le séisme qui a tué au moins 220 000 des 9 millions d'habitants du pays, seuls 20 000 ouvriers du bâtiment ont été formés, soit 10 fois moins qu'au Pakistan qui avait été touché par un séisme comparable en 2005, a fait valoir Maggie Stephenson, conseillère technique pour Haïti à l'Agence des Nations unies pour les établissements humains (ONU-Habitat).
«Il est nécessaire de former chaque maçon disponible», s'est-elle exclamée à l'occasion d'un débat à l'institution Brookings, groupe de réflexion de Washington.
Près de deux ans après le tremblement de terre de janvier 2010, un demi-million de personnes continuent d'occuper des campements de fortune dans la capitale haïtienne et sa région.
Mme Stephenson a noté que l'urbanisation anarchique dans les pays pauvres rendait les catastrophes naturelles plus meurtrières. A l'échelle mondiale, quelque 14 millions de personnes ont perdu leur logement à la suite de catastrophes naturelles au cours des cinq dernières années.
Selon l'association Habitat pour l'Humanité, 680 millions d'habitants vivaient en zone urbaine susceptible d'être touchée par des catastrophes naturelles en 2000. Ce chiffre pourrait atteindre 1,5 milliard en 2050.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/06/01-4454922-haiti-lonu-horrifiee-par-la-lenteur-de-la-reconstruction.php

Ne subventionnons pas une armée en Haïti

Publié le 06 octobre 2011
Harry Dortelus, L'auteur est avocat à Longueuil
La semaine dernière, le président élu par le peuple haïtien a présenté aux ambassadeurs son plan pour sa nouvelle armée et son service d'intelligence pour combattre, dit-il, les menaces terroristes, des organisations criminelles et des réseaux de trafic illégal.
Sont-ce là vraiment les préoccupations des femmes et des filles qui se font violées sous les tentes ou le propriétaire d'un bien spolié par des plus forts, qui décident, faute de recours judiciaires, d'utiliser à son tour d'autres hommes encore plus forts pour se faire justice? Ou encore le père de famille attaqué par des voleurs en rentrant du boulot? Pour le moment, c'est le silence radio du côté de l'international. Utiliser nos impôts pour subventionner une force armée en Haïti serait une erreur.
Le nouveau président haïtien est fougueux et pressé. Il est dévoué et veut changer son pays pour le mieux; nous devons le reconnaître et l'encourager. La mythologie du phoenix est à souhaiter pour ce beau pays et le peuple haïtien. D'aucuns perçoivent d'un très mauvais oeil sa décision accélérée de mettre en place les structures d'une force parallèle à la police nationale dès l'automne 2011. Et pour cause.
Près de 70% du budget de l'État haïtien provient de la communauté internationale, principalement du Canada et des États-Unis. La mission des Nations unies pour la stabilisation d'Haïti, la MINUSTAH, compte 12 000 soldats, dont 10% sont des policiers et l'effectif de la police haïtienne est de 10 000 membres. Mais que font soldats dans un pays qui n'est pas en guerre et qui n'est pas menacé?
La MINUSTAH est une force intéressée de la communauté internationale afin de dissuader les réfugiés de la mer, contrôler le transit de la drogue, éviter que le pays serve de repère pour des terroristes coincés; maintenir la sécurité des ambassades, et des élites locales; en dernier lieu, maintenir la populace calme. La force onusienne est impopulaire en Haïti et les diplomates le savent. Exit la MINUSTAH et entre l'armée d'Haïti!
Des compatriotes ont atterri au Canada, certains ont fui les dictatures militaires et démocratiques, de 1957 à 2004. Beaucoup n'ont pas eu cette chance. Les forces de tous genres ont été utilisées par les potentats locaux et des étrangers afin de maintenir la main mise sur le peuple. Ce président et sa nouvelle armée ne seront pas différents. En Haïti, les bourreaux d'hier côtoient les victimes et leurs descendants sans remords ni crainte de poursuite. Que de mauvais souvenirs!
Le Canada et les autres pays amis d'Haïti contribuent à mettre en place une police professionnelle. Beaucoup reste à faire afin d'y arriver. Selon les experts, il faudrait doubler l'effectif actuel pour le porter à vingt mille, avant le retrait de la MINUSTA, afin de garantir efficacement la sécurité de la population.
Le système judiciaire est sous financé et corrompu; la plus haute instance judiciaire du pays est dépourvue de président et fonctionne avec la moitié des juges depuis 2005; beaucoup de criminels agissent en toute impunité et la misère ambiante demeure un terreau fertile pour les malfaiteurs.
C'est d'abord à ces niveaux que les dirigeants haïtiens doivent intervenir s'ils veulent que le phoenix se relève de ses cendres. C'est là que les impôts des Canadiens seront mieux investis si le bien-être et la sécurité du peuple haïtien nous tiennent à coeur. Le temps est venu d'aider Haïti à structurer son système judiciaire et économique. Nous devons refuser de participer au réveil de ses vieux démons.
http://www.cyberpresse.ca/place-publique/opinions/201110/06/01-4454896-ne-subventionnons-pas-une-armee-en-haiti.php

Ne pas les laisser vulnérables

Plus de 140 000 jeunes haïtiens ont commencé l'école
 lundi grâce à un programme de scolarisation gratuite
. Photo: Esteban Felix, AP
Publié le 06 octobre 2011
En Haïti, le 3 octobre, c'était la rentrée scolaire et la présidence a facilité l'accès gratuit à l'école à 140 000 nouveaux enfants jamais scolarisés. Lorsque plus de 20 bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux se mettent ensemble pour combattre la violation des droits des enfants et atteindre d'ici 2015 l'objectif d'une éducation primaire, on ne peut parler que de coalition.
Depuis dix ans, l'Initiative Fast Track (FTI-EPT), qui est un cadre de concertation et de coordination de l'aide reçue pour l'éducation, utilise les fonds gérés par la Banque mondiale pour une mise en oeuvre accélérée du programme Éducation pour tous (FTI-EPT). Mais ils sont encore au nombre de 67 millions les enfants qui ont l'âge d'aller à l'école et qui sont privés du droit de recevoir une éducation de qualité. Laissés sans éducation, ces enfants seront les adultes de demain qui se retrouveront dans les rues, vulnérables, sans emploi, à la merci de toutes sortes de dérives.
FTI a besoin de 2,5 milliards de dollars entre 2011 et 2014 pour faire justice à ces enfants. Actuellement, la part du Canada dans le financement du FTI s'élève à 2.26% du total des contributions. S'il augmente sa part à 5% du nouveau financement recherché, il rejoindra le groupe des leaders, qui sans collusion conviennent de financer l'éducation de base de millions d'enfants.
Pierre Jacques Vil, Ottawa
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/carrefour/201110/05/01-4454476-ne-pas-les-laisser-vulnerables.php

Montevideo dénonce une «campagne politique» contre les Casques bleus en Haïti

Publié le 04 octobre 2011
«Profitant de ces faits délictueux, une campagne a été lancée pour discréditer les 35 000 hommes et femmes d'Uruguay au sein des missions de paix», a affirmé le ministre uruguayen de la Défense Eleuterio Fernandez Huidobro.
Le ministre uruguayen de la Défense Eleuterio Fernandez Huidobro a affirmé mardi qu'«une campagne politique» avait été lancée contre les Casques bleus en Haïti, au moment où cinq soldats de la paix uruguayens sont accusés de viol sur un jeune Haïtien.
«Je considère qu'il existe une campagne politique, sans minimiser la gravité de ce qui a été perpétré par ces soldats de l'armée nationale», a déclaré M. Fernandez Huidobro à la presse après avoir présenté un rapport sur ces faits présumés de viol devant la Commission de défense de la Chambre des représentants à Montevideo.
«Mais, profitant de ces faits délictueux, une campagne a été lancée pour discréditer les 35 000 hommes et femmes d'Uruguay au sein des missions de paix, qui ont payé de leur vie -30 morts- et sont (parfois) restés mutilés pour le restant de leur vie», a-t-il ajouté.
«Discréditer tout ce monde parce qu'une petite minorité a commis un délit, c'est une campagne inadmissible», a poursuivi M. Fernandez Huidobro, se déclarant certain que des «intérêts économiques et politiques» se cachent derrière cette initiative.
Cinq soldats uruguayens sont au centre d'un scandale qui a éclaté autour de la diffusion sur l'internet début septembre d'images filmées par un téléphone portable semblant les montrer en train de violer un jeune Haïtien de 18 ans.
Ils ont été inculpés en Uruguay par un tribunal militaire pour désobéissance et manquement à leur mission. Un autre Casque bleu, l'officier qui les dirigeait, a lui aussi été placé en détention provisoire.
La révélation de ce scandale avait entraîné plusieurs manifestations en Haïti pour demander le départ des Casques bleus.
Déployée depuis juin 2004 et commandée par le Brésil, la mission de l'ONU pour la stabilisation d'Haïti (MINUSTAH) compte 18 pays contributeurs en effectifs, dont une majorité de pays latino-américains. Après le séisme du 12 janvier 2010, les effectifs de la MINUSTAH étaient passés de 9000 à 12 250.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/04/01-4454145-montevideo-denonce-une-campagne-politique-contre-les-casques-bleus-en-haiti.php