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vendredi 14 octobre 2011

Le premier ministre haïtien désigné Conille obtient le feu vert du Sénat

Agence France-Presse

Port-au-Prince
Le Sénat haïtien a officiellement approuvé mardi soir la nomination de Garry Conille comme nouveau premier ministre haïtien, a annoncé le Parlement haïtien à Port-au-Prince.
Quelque 17 sénateurs ont voté en faveur de M. Conille, 3 ont voté contre et 9 se sont abstenus, au terme d'une séance de plusieurs heures.
Le 16 septembre, la nomination de Garry Conille avait été approuvée à l'unanimité par les 89 députés, mais sa prise de fonctions officielle restait soumise à l'approbation des sénateurs.
«Le choix du docteur Garry Conille comme nouveau premier ministre a été ratifié par le Sénat», a déclaré le président de l'assemblée, le sénateur Rodolphe Joazile.
Nous ne donnons pas un chèque en blanc à M. Conille. On ne peut pas encore dire qu'il (Garry Conille) va être le chef du prochain gouvernement», a réagi le sénateur Joseph Lambert, chef du parti majoritaire au Sénat, indiquant que M. Conille devait également obtenir un vote de confiance aux deux chambres du Parlement pour l'énoncé de sa politique de gouvernement.
M. Conille est le troisième premier ministre désigné par le président Michel Martelly depuis son entrée en fonctions en mai 2011.
Ses deux premiers choix avaient été rejetés par le Parlement, contrôlé par l'opposition.
Garry Conille, un médecin fonctionnaire de l'ONU âgé de 45 ans, était le chef de cabinet en Haïti de l'ancien président américain Bill Clinton qui copréside la Commission pour la reconstruction d'Haïti (CIRH).

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/05/01-4454375-le-premier-ministre-haitien-designe-conille-obtient-le-feu-vert-du-senat.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4457029_article_POS1

Haïti: Martelly déterminé à rétablir l'armée

Publié le 13 octobre 2011
Michel Martelly a déclaré devant des journalistes à Port-au-Prince qu'il rétablirait l'armée même si son projet ne rallie pas les soutiens.
Le président d'Haïti s'est dit déterminé, jeudi, à aller de l'avant avec son projet controversé de reconstituer l'armée du pays.
Michel Martelly a déclaré devant des journalistes à Port-au-Prince qu'il rétablirait l'armée même si son projet ne rallie pas les soutiens.
Il a indiqué que la future armée haïtienne serait une force moderne destinée aux secours en cas de catastrophe naturelle et à la protection des frontières maritimes et terrestres.
Le projet du président de rétablir l'armée a été rendu public il y a deux semaines, après que l'Associated Press eut obtenu un document qui expliquait les objectifs de la future force.
Le projet est controversé. L'armée haïtienne a mené plusieurs coups d'État et perpétré de nombreuses violations des droits de la personne avant d'être démantelée en 1995.http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/13/01-4457029-haiti-martelly-determine-a-retablir-larmee.php

Opération « Un cahier un crayon » : les collégiens de Jean-Moulin se mobilisent pour Haïti

vendredi 14.10.2011, 05:21 - La Voix du Nord SAINT-ANDRÉ
Dans le cadre du plan de formation à l'éducation civique des élèves de sixième, deux professeurs du collège Jean-Moulin, ...
Laurence Vandeputte et Catherine Lorthois, en accord avec le CPE de l'établissement (Jean Claude Skrzypczak), ont mis en place un ramassage de fournitures scolaires pour Haïti.
Cette initiative associe les élèves de deux classes de sixième à la collecte organisée par Solidarité laïque. Charge à eux de récolter un maximum de cahiers, stylos, gommes, crayons et dictionnaires neufs (le but étant d'offrir au moins un dictionnaire par classe soutenue) auprès de leurs camarades, pour aider les enfants de ce pays meurtri par un séisme en janvier 2010 (222 570 morts dont 38 000 élèves et 1 347 enseignants).
Depuis 2001, l'opération « Un cahier, un crayon » a permis de récupérer des centaines de tonnes de fournitures scolaires qui ont été distribuées dans les écoles publiques en Afghanistan, au Bénin, à Madagascar, au Maroc ou encore au Niger.
Aujourd'hui, le système éducatif haïtien accueille environ 2 700 000 élèves dans près de 16 000 écoles. Dans les six années du primaire, les enfants reçoivent leur enseignement tantôt en français, tantôt en créole. Mais, selon les villes ou les professeurs, la langue enseignée peut être le français, principalement dans la capitale, Port-au-Prince, ou exclusivement le créole, dans les petites villes et les villages de province.
Alors que la pauvreté et la marginalisation font que près des deux tiers des Haïtiens sont analphabètes ou illettrés, les enfants vivant en milieu rural sont les plus touchés. Environ 375 000 enfants entre 6 et 11 ans (soit un tiers de ce groupe d'âge) ne sont pas scolarisés. Plus d'un an après le séisme, un enfant sur cinq n'a toujours pas retrouvé les bancs de l'école. C'est pourquoi les collégiens de Jean-Moulin sont invités à leur exprimer leur solidarité, jusqu'au 30 novembre. •
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Marcq_en_Baroeul/actualite/Secteur_Marcq_en_Baroeul/2011/10/14/article_operation-un-cahier-un-crayon-les-colle.shtml

Garry Conille:Réactions de la Présidence

05/10/2011 11:42:00 Auteur(e) La Redaction Contact: Bureau de Communication
Phone: +509 38 15 88 88
Email: communications@presidentmartelly.ht
Port-au-Prince, le Mardi 4 Octobre 2011 : Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, accueille chaleureusement la nouvelle de la ratification, par le Sénat de la République, du choix de Garry Conille comme Chef de son prochain Gouvernement et en profite pour féliciter le Grand Corps d’avoir emboité le pas à la Chambre des Députés.
Le Chef de l’Etat complimente le nouveau Premier Ministre qui va l'accompagner dans l’accomplissement de ses promesses envers le peuple haïtien en vue d’aboutir au rétablissement de l’Etat de droit et à un mieux être pour tous.
Cette étape, fruit du leadership imperturbable du Président de la République, constitue un tournant important dans le processus de changement tant souhaité par le peuple haïtien. Ce vote envoie aussi un signal clair aux partenaires clés d’Haïti et aux potentiels investisseurs.
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/presse/garry-conille-reactions-de-la-presidence.html

Le Sénat approuve la déclaration de politique générale de Conille

14/10/2011 09:49:00 Auteur(e) La Redaction
Le Sénat a approuvé vendredi aux premières heures la déclaration de politique générale du Premier ministre Garry Conille par 16 voix pour, quatre contre et cinq abstentions, à l’issue d’une séance marathon de onze heures marquée par des critiques et de sérieuses réserves sur les orientations stratégiques du nouveau gouvernement dont les portefeuilles-clés ont été confiés à des proches du chef de l’Etat.
Dans les grandes lignes de son programme axé sur les priorités de Michel Martelly, l’éducation, l’environnement, l’emploi, l’énergie et l’Etat de droit, le Dr Conille a promis d’améliorer les conditions économiques et sociales de la population à travers la création d’un million d’emplois directs, d’1,5 million indirects et une croissance de 9% en rythme annuel, au cours des cinq prochaines années.
Il est également prévu le passage du budget national de 106 à 120 milliards de gourdes et le controle d’une inflation galopante.
Affirmant qu’il tiendra compte du « cahier des charges des élus », le Premier ministre -qui était tout récemment encore chef de cabinet de l’ex-dirigeant américain Bill Clinton dans ses fonctions de co-président de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti- s’est engagé à améliorer le cadre de fonctionnement de la CIRH dont le mandat expire ce samedi et qui a fait l’objet de nouvelles controverses lors de la séance.
Si l’énoncé de politique générale de 86 pages de Conille s’est révélé un diagnostic dans l’ensemble satisfaisant de la situation, en revanche, il n’a pratiquement indiqué aucune piste de solution devant l’ampleur des problèmes identifiés.
Composé de trois représentants du groupe des seize, majoritaire au Sénat, d’un ministre issu du parti Ayiti Ann Aksyon du Sénateur Youri Latortue, allié du pouvoir, de cadres de la fonction publique et de trois femmes, le premier cabinet ministériel de l’ère Martelly est, en réalité, dominé par des têtes bien connues du premier cercle présidentiel.
Ainsi, Me Thierry Mayard Paul est passé du role de chef de cabinet de son ami Président à celui de titulaire d’un super ministère nouvellement créé, le ministère de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale. Il aura notamment sous sa tutelle les mairies, l’armée, nouvellement rétablie en principe le mois prochain, et le service national de renseignement.
Autres influents collaborateurs de M. Martelly à intégrer le gouvernement, l’homme d’affaires Laurent Lamothe, nouveau chef de la diplomatie haïtienne, et l’ancien directeur général du ministère de la justice et commmissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Josué Pierre-Louis, titulaire du portefeuille de la justice et de la séccurité publique.
Pour sa part, Daniel Supplice, cité en vain comme Premierministrable puis comme ministre des affaires étrangères, il restera dans l’entourage immédiat du chef de l’Etat avec sa fonction de ministre à la présidence chargé des haïtiens vivant à l’étranger.
Après ce vote obtenu sur le fil au Sénat, Garry Conille, 45 ans et plus jeune Premier ministre de l’histoire du pays, doit encore franchir l’ultime étape du processus de ratification, vendredi à la Chambre des Députés, avant de s’installer au pouvoir et de faire face à de multiples défis, les uns plus redoutables que les autres. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/le-senat-approuve-la-declaration-de-politique-generale-de-conill.html

jeudi 13 octobre 2011

La ministre Oda évalue les progrès réalisés en Haïti

Le 13 octobre 2011 Ottawa (Ontario) ― L'honorable Beverley J. Oda, ministre de la Coopération internationale, a terminé aujourd'hui une visite de trois jours en Haïti. Elle s'y est rendue afin de constater les résultats obtenus dans le cadre de l'engagement continu du Canada à l'égard du peuple haïtien. Elle a rencontré le président et le nouveau premier ministre d'Haïti ainsi que des représentants du gouvernement haïtien et d'organisations canadiennes qui travaillent sur le terrain.
« Je peux affirmer que des progrès sont réalisés actuellement pour redresser et reconstruire Haïti à la suite du séisme, a dit la ministre Oda. La reconstruction prendra de nombreuses années. Nous devons tous nous souvenir des défis auxquels ce pays devait faire face avant le séisme. Nos efforts doivent permettre d'améliorer les conditions de vie de la population haïtienne et profiter aux générations futures. Ils doivent être menés par le peuple haïtien, et le Canada demeure fermement engagé à l'égard de ce processus à long terme. »
La ministre Oda a mentionné tout particulièrement un projet qui permettra à 35 000 enfants additionnels de retourner à l'école. Le Canada, en collaboration avec la Banque interaméricaine de développement, prendra à sa charge les frais de scolarité des élèves et leur fournira le matériel nécessaire. Ce projet fait partie des mesures prises par le Canada pour appuyer les jeunes haïtiens, en particulier dans le domaine de l'éducation.
À Port-au-Prince, la ministre Oda a également visité l'hôpital Isaïe Jeanty, où le Canada, de concert avec l'Organisation panaméricaine de la santé, favorise la prestation de services de santé gratuits aux femmes enceintes à faible revenu. Plus de 70 000 femmes et leurs nouveau-nés ont bénéficié d'un accès gratuit à des soins de santé de qualité. Ce projet s'inscrit dans le cadre de l'engagement de l'ACDI envers les femmes, les nouveau-nés et les enfants.
À Léogâne, où le séisme a détruit environ 80 % des bâtiments, la ministre Oda a rencontré des personnes déplacées qui vivent dans des maisons semi-permanentes et des abris temporaires construits par la Croix-Rouge canadienne.
La ministre Oda a mis l'accent sur les efforts actuels du Canada en Haïti, qui comprennent des initiatives qui visent à répondre aux besoins immédiats de la population et à promouvoir le développement à long terme. Le soutien du Canada a permis d'obtenir, entre autres, les résultats suivants :
4,3 millions d'Haïtiens ont reçu une aide alimentaire d'urgence
1,3 million d'Haïtiens ont reçu un approvisionnement en eau et des services d'assainissement
370 000 familles ont bénéficié de logements temporaires et d'urgence
Un million d'Haïtiens ont obtenu un emploi dans le cadre d'un programme de travail contre rémunération
Plus de 80 000 familles ont reçu une aide afin d'augmenter leur production agricole et leurs revenus
369 000 Haïtiens ont accès à du microcrédit et à des services financiers
400 000 élèves haïtiens mangent un repas nutritif chaque jour à l'école
Plus de 40 000 jeunes haïtiens ont accès à l'éducation
330 000 femmes enceintes et nouvelles mères ont accès à des soins médicaux

Le Canada, par l'entremise du Fonds de reconstruction d'Haïti, appuie aussi l'enlèvement des décombres et la construction d'abris. Toutes ces initiatives correspondent aux priorités de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti et s'inscrivent dans le Plan d'action national pour la reconstruction et le développement d'Haïti.
En 2010, le Canada s'est engagé à débourser 400 millions de dollars sur deux ans pour la reconstruction d'Haïti. À ce jour, il a versé plus des deux tiers du montant prévu dans le cadre de cet engagement. De plus, le Canada soutient la construction de l'hôpital des Gonaïves et de l'Académie nationale de police, ainsi que la prestation d'un programme de formation des policiers.
Bien qu'il reste encore de grands besoins, les initiatives canadiennes contribuent vraiment à changer la vie des Haïtiens. Au total, l'engagement actuel du gouvernement du Canada en Haïti s'élève à plus d'un milliard de dollars, ce qui fait de ce pays le plus important bénéficiaire de l'aide canadienne dans les Amériques. Le Canada travaille de concert avec le gouvernement haïtien, ses partenaires canadiens et ses homologues internationaux pour venir en aide aux personnes les plus vulnérables et reconstruire Haïti.
http://www.acdi-cida.gc.ca/acdi-cida/ACDI-CIDA.nsf/fra/CAR-1013143323-PRW

ODA RENCONTRE MARTELLY EN HAITI

PORT-AU-PRINCE, Haiti - La ministre canadienne de la Coopération internationale, Beverley Oda, rencontre le président Michel Martelly et le premier ministre Garry Conille dans le cadre de sa visite en Haiti. La ministre Oda veut connaître leur opinion quant aux priorités et aux principaux enjeux en Haïti. Ils discuteront également des priorités mondiales et des engagements à long terme du gouvernement du Canada à l'égard d'Haïti.
La ministre Oda entend aussi visiter des projets financés par l'Agence canadienne de développement international (ACDI) et elle rencontrera des organisations non gouvernementales canadiennes dans le but de comprendre comment les partenaires de l'ACDI obtiennent des résultats dans le pays.
Plus tôt cette semaine, avant son départ, Berveley Oda a dit qu'elle réitérerait aux Haitiens l'appui du Canada aux efforts de reconstruction. Elle veut s'assurer que les personnes les plus vulnérables reçoivent l'aide dont elles ont besoin pendant le processus.
Le Canada s'est engagé à verser 400 millions $ sur deux ans pour soutenir le Plan d'action pour le relèvement et le développement national d'Haïti. Ce montant s'ajoute aux 150 millions $ qu'a fournis le Canada sous forme d'aide humanitaire immédiatement après le séisme.
De plus, le gouvernement a doublé les dons des Canadiens qui ont fait preuve de compassion pour le peuple haïtien, en faisant des dons de 220 millions $.
http://www.branchez-vous.com/info/actualite/2011/10/oda_rencontre_martelly_en_haiti_11087669.html

Solidarité avec les petits haïtiens

Une journée de détente et animations, suivie d'un concert, a permis de collecter 1 145 euros au bénéfice de l'association Deux mains Haïti.

La remise du chèque à Carter Charles. Photo Michèle Ganet
Le 3 septembre dernier, un groupe de jeunes, soutenus par le centre socioculturel (CSC) de la ville, présentait la 2e édition du Kid's show. Une journée détente, spectacles, chants, danses... et en soirée, un grand concert à la salle Gérard-Philipe avec des groupes locaux et Lyricson. Les bénéfices de cette animation étant pour l'association Deux mains Haïti. Lundi soir, une partie des organisateurs et des bénévoles se sont retrouvés dans les locaux de l'Association sportive de Martignas, pour un premier bilan et la remise du chèque à Carter Charles, le président de l'association. Cette journée Kid's show a permis aux jeunes une prise de responsabilité, une valorisation, de l'autonomie et de la gestion. « Il faut que les animateurs accompagnent bien les jeunes le jour de la manifestation, rappelle Christophe Bernard, directeur du CSC. C'est un projet monté par les jeunes mais nous devons les soutenir. » Une journée positive pour tous et le concert du soir a attiré plus de 300 personnes do1145nt une grande majorité de jeunes.
Un chèque de 1 145 euros a été remis à Carter Charles pour Deux mains Haïti (576 euros l'an dernier). « Nous pouvons ainsi aider à la scolarisation d'enfants souligne le président. Et grâce à la rencontre avec une entreprise qui nous a aidé à la fabrication de pièces pour le Kid's show, nous allons faire venir une jeune fille ici, afin qu'elle poursuive ses études. L'entreprise prend en charge le financement de la scolarité. »
http://www.sudouest.fr/2011/10/13/solidarite-avec-les-petits-haitiens-524748-2993.php

mercredi 12 octobre 2011

HAÏTI: Avec le retour des pluies, celui du choléra

Actualité publiée hier OCHA-MSPP
A fin septembre, le bilan est lourd pour Haïti qui se voit exposé à nouveau à la recrudescence du choléra avec une vingtaine de nouveaux décès enregistrés ces derniers jours. En une année, à fin septembre, ce sont plus de 450.000 cas de choléra et près de 6.500 décès qui ont été enregistrés. Alors que la délégation de l’ONU sur place annonçait une baisse de plus de 50% des nouveaux cas ces deux derniers mois, l’épidémie marque une résurgence dans la région de Grand Anse.
C’est à l’extrême sud d’Haïti que l’épidémie de choléra a fait ses nouvelles victimes, une région où les infrastructures sont toujours déficientes et où d’importantes pluies, ces derniers jours, favorisent la propagation de la maladie. L’OCHA, l’antenne de l'ONU à Haïti a été surprise, tout comme les ONG sur place par cette reprise de l’épidémie. Une campagne massive de sensibilisation vient d’être lancée dans l’urgence, rappelant à la population les mesures de prévention et d’hygiène pour contrôler l’infection.
L’infrastructure déjà sur place, soit 123 UTC (unités de traitement du choléra) et 26 CTC (Centres de Traitement du Choléra), 766 CRO (Centre de réhydratation orale), a contribué à juguler ces premiers cas. Cependant, à Grande Anse, certaines d’entre elles étaient fermées, faute de moyens, a expliqué à l'AFP le coordonnateur médical de Médecins du monde (MdM) en Haïti, Jean-Kith Dely.
L’été avait marqué une baisse du nombre de nouveaux cas (20.093 en août vs 40.873 nouveaux cas en Juillet et 298 décès en août vs 376 décès en juillet). Le taux de mortalité cumulée à l'échelle nationale est actuellement de 1,4% vs 1,6% en mai. Les prévisions de l’ONU, soit 75.000 nouveaux cas sur l’année devront sans doute être revues à la hausse. Dès fin juin, le ministère haïtien de la Santé Publique et de la Population (MSPP), en désaccord avec les chiffres de l’OMS alertait sur une résurgence de cas alors constatés dans les environs de Port-au-Prince et le Sud du pays.
Sources: ONU in Haïti (OCHA), MSPP
http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-haiumlti-avec-le-retour-des-pluies-celui-du-choleacutera_6534_lirelasuite.htm#lirelasuite

Haiti : nouvelles victimes du choléra

Mardi 11 octobre 2011 / 13:54 Le choléra qui sévit en Haiti depuis un an a fait de nouvelles vicitimes.
Ces derniers jours dans le sud du pays une vingtaine de nouveaux cas a été enregistrée, selon Guillaume Silvera, responsable régional de la Protection civile haïtienne, rapporte ce mardi Le Figaro.
Sept morts ont été dénombrés dans la commune d’Anse d’Hainault, cinq dans la localité de Fond Cochon et quatre aux Irois, tandis que de nouveaux patients ont été hospitalisés, a-t-il indiqué.
http://www.afrik.com/breve35582.html

mardi 11 octobre 2011

Haïti-Sénégal : Des étudiantes haïtiennes victimes de harcèlements et d’agressions à Dakar

P-au-P., 7 oct. 2011 --- Les étudiantes haïtiennes font l’objet d’abus et d’agressions sexuels au Sénégal, apprend alterpresse. Une haïtienne étudiant au Sénégal, Mencie Derazin, rapporte que plusieurs sénégalais ont tenté de la violer. L’un de ses agresseurs serait Abdou Khadre Faye, chargé de veiller sur les étudiants haïtiens, selon son témoignage. Des propos démentis par l’accusé qui qualifie la jeune étudiante de « manipulatrice et vipère ».
Plusieurs interventions récentes font état d’exploitations obscènes subies par les étudiantes haïtiennes de la part des autorités sénégalaises.
Une ONG sénégalaise qui a enquêté sur ces allégations d’agressions indique que les étudiantes sont la cible de harcèlements et appelle à un meilleur encadrement en leur faveur.
L’organisation dit constater que ces étudiantes sont fragilisées par le système de gestion de leurs bourses d’étude évaluée à 36.000 FCFA (Francs de la Communauté Financière Africaine), par mois. Cette somme, selon l’ONG, est vite dépensée par les étudiantes moins d’une semaine après l’avoir encaissée et elles se retrouvent rapidement dans une situation de précarité.
Environ 163 étudiantes et étudiants haïtiens ont été reçus à Dakar, bénéficiant d’un élan de solidarité au lendemain du séisme du 12 janvier 2010 de la part du président du Sénégal, Abdoulaye Wade. [emb kft gp apr 7/10/2011 09 :30]
http://fr.groups.yahoo.com/group/presseafricaine/message/18163
Commentaires:
Mais que diable sont ils partis faire dans cette galère!
A l'époque l'objectif était de quitter Haïti à n'importe quel prix. On en a qui sont un peu partout. Il y a des haitiens même en Hongrie! En toute sincérité il fallait juste remercier Monsieur Wade de son dévouement en lui disant : merci monsieur mais sans façon!
Les Sénégalais viennent en Europe comme boat people! On dirait quoi si les sénégalais sollicitaient des bourses auprès du gouvernement haïtien!

lundi 10 octobre 2011

L'armée d'Haïti est nécessaire selon Pierre André Dumas

Le monseigneur Pierre André Dumas salue le projet du président de la république, Michel Joseph Martelly, visant au rétablissement de l'armée d'Haïti. Estimant qu'avec la présence de la mission des nations unies pour la stabilisation en Haïti(Minustah), la souveraineté nationale est hypothéquée, le représentant de l'église catholique appelle au respect et la consolidation des institutions démocratiques du pays. « L'heure est enfin arrivée pour que les institutions démocratiques prévues par la constitution haïtienne, dont les Forces Armées d'Haïti, puissent voir le jour », affirme monseigneur Pierre André Dumas.
Mise à part les forces armées, le président Michel Martelly doit penser à mettre en place le conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), indique Pierre André Dumas.
Selon l'Evêque, la force onusienne a échoué sur une rubrique de son mandat qui consistait à la professionnalisation de la police nationale d'Haïti(PNH).
Se remémorant des torts que les Forces Armées dissoutes en 1994 avaient causés à la population haïtienne, monseigneur Pierre André Dumas plaide en faveur d'une armée moderne et proche de chaque citoyen haïtien.
GA/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19694

Une dominicaine enlevée puis assassinée en Haïti

Une ressortissante dominicaine qui a été enlevée par des bandits a été retrouvée morte en dépit du versement de la rançon exigée par les kidnappeurs. La victime qui répond au nom de Gloria Guzman été retrouvée morte par balles vendredi dernier à Bois Moquette, un quartier de Pétion- Ville.
Elle avait été enlevée par des inconnus armés qui faisaient irruption dans son domicile dans la soirée du 29 septembre dernier à Pèlerin 5.
Une rançon de 12 mille dollars aurait été versée et en dépit de cela les bandits l'ont abattu de sang froid selon une source policière.
Gloria Guzman, 55 ans, résidait dans le pays depuis 20 ans et était propriétaire d'un studio de Beauté.
Une enquête est ouverte sur ce dossier par la cellule anti-enlèvement et le bureau des affaires criminelles de la PNH avons-nous appris.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19696

Beverley J. Oda attendue en Haïti cette semaine

La, ministre canadienne de la coopération internationale, Beverley J. Oda se rendra en Haïti la semaine prochaine pour rencontrer des représentants du gouvernement et de groupes d'aide qui travaillent à rebâtir le pays après le séisme dévastateur qui a frappé le pays l'an dernier. La ministre rencontrera le président Martelly et d'autres représentants du gouvernement pour réitérer l'appui du Canada à l'égard du peuple haïtien. Elle visitera également des sites de projets du Canada pour observer les progrès réalisés à ce jour, en vue des prochaines étapes du processus de reconstruction à long terme.
« Il s'agit d'un voyage très important compte tenu de l'appui que les Canadiens ont manifesté à l'égard des Haïtiens touchés par le séisme. Le gouvernement du Canada reconnaît que le processus de reconstruction prendra plusieurs années, et il est résolu à aider ses amis haïtiens durant ce processus, a déclaré la ministre Oda. Il faut que les personnes les plus vulnérables reçoivent l'aide dont elles ont besoin pendant ce processus de reconstruction de longue haleine. Nous devons collaborer avec le gouvernement haïtien pour faire en sorte de répondre aux besoins immédiats de la population et d'offrir à ce pays un avenir meilleur. »
Le Canada s'est engagé à verser 400 millions de dollars sur deux ans pour soutenir le Plan d'action pour le relèvement et le développement national d'Haïti et les priorités du gouvernement haïtien. Ce montant s'ajoute aux 150 millions de dollars qu'a fournis le Canada sous forme d'aide humanitaire immédiatement après le séisme.
De plus, le gouvernement a reconnu la générosité des Canadiens qui ont fait preuve de beaucoup de compassion pour le peuple haïtien. En effet, les Canadiens ont fait des dons totalisant plus de 220 millions de dollars, montant que le gouvernement fédéral a doublé. Au total, pour la période 2006-2012, le gouvernement du Canada a engagé plus d'un milliard de dollars pour Haïti, ce qui fait de ce pays le premier bénéficiaire en importance de l'aide canadienne dans les Amériques.
La ministre Oda mesurera les progrès qui ont été faits et se familiarisera davantage avec les nouveaux plans de reconstruction du gouvernement haïtien pour s'assurer que l'aide du Canada soit efficace et qu'elle génère des résultats concrets.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19695

vendredi 7 octobre 2011

Haïti: l'ONU «horrifiée» par la lenteur de la reconstruction


Le séisme qui avait frappé Haïti en janvier 2010  a tué
au moins 220 000 des 9 millions d'habitants du pays.
Photo Reuters
Publié le 06 octobre 2011
Agence France-Presse, Washington Une responsable des Nations unies s'est dite «horrifiée» jeudi par la lenteur de la reconstruction en Haïti près de deux ans après le tremblement de terre qui a dévasté Port-au-Prince.
Depuis le séisme qui a tué au moins 220 000 des 9 millions d'habitants du pays, seuls 20 000 ouvriers du bâtiment ont été formés, soit 10 fois moins qu'au Pakistan qui avait été touché par un séisme comparable en 2005, a fait valoir Maggie Stephenson, conseillère technique pour Haïti à l'Agence des Nations unies pour les établissements humains (ONU-Habitat).
«Il est nécessaire de former chaque maçon disponible», s'est-elle exclamée à l'occasion d'un débat à l'institution Brookings, groupe de réflexion de Washington.
Près de deux ans après le tremblement de terre de janvier 2010, un demi-million de personnes continuent d'occuper des campements de fortune dans la capitale haïtienne et sa région.
Mme Stephenson a noté que l'urbanisation anarchique dans les pays pauvres rendait les catastrophes naturelles plus meurtrières. A l'échelle mondiale, quelque 14 millions de personnes ont perdu leur logement à la suite de catastrophes naturelles au cours des cinq dernières années.
Selon l'association Habitat pour l'Humanité, 680 millions d'habitants vivaient en zone urbaine susceptible d'être touchée par des catastrophes naturelles en 2000. Ce chiffre pourrait atteindre 1,5 milliard en 2050.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/06/01-4454922-haiti-lonu-horrifiee-par-la-lenteur-de-la-reconstruction.php

Ne subventionnons pas une armée en Haïti

Publié le 06 octobre 2011
Harry Dortelus, L'auteur est avocat à Longueuil
La semaine dernière, le président élu par le peuple haïtien a présenté aux ambassadeurs son plan pour sa nouvelle armée et son service d'intelligence pour combattre, dit-il, les menaces terroristes, des organisations criminelles et des réseaux de trafic illégal.
Sont-ce là vraiment les préoccupations des femmes et des filles qui se font violées sous les tentes ou le propriétaire d'un bien spolié par des plus forts, qui décident, faute de recours judiciaires, d'utiliser à son tour d'autres hommes encore plus forts pour se faire justice? Ou encore le père de famille attaqué par des voleurs en rentrant du boulot? Pour le moment, c'est le silence radio du côté de l'international. Utiliser nos impôts pour subventionner une force armée en Haïti serait une erreur.
Le nouveau président haïtien est fougueux et pressé. Il est dévoué et veut changer son pays pour le mieux; nous devons le reconnaître et l'encourager. La mythologie du phoenix est à souhaiter pour ce beau pays et le peuple haïtien. D'aucuns perçoivent d'un très mauvais oeil sa décision accélérée de mettre en place les structures d'une force parallèle à la police nationale dès l'automne 2011. Et pour cause.
Près de 70% du budget de l'État haïtien provient de la communauté internationale, principalement du Canada et des États-Unis. La mission des Nations unies pour la stabilisation d'Haïti, la MINUSTAH, compte 12 000 soldats, dont 10% sont des policiers et l'effectif de la police haïtienne est de 10 000 membres. Mais que font soldats dans un pays qui n'est pas en guerre et qui n'est pas menacé?
La MINUSTAH est une force intéressée de la communauté internationale afin de dissuader les réfugiés de la mer, contrôler le transit de la drogue, éviter que le pays serve de repère pour des terroristes coincés; maintenir la sécurité des ambassades, et des élites locales; en dernier lieu, maintenir la populace calme. La force onusienne est impopulaire en Haïti et les diplomates le savent. Exit la MINUSTAH et entre l'armée d'Haïti!
Des compatriotes ont atterri au Canada, certains ont fui les dictatures militaires et démocratiques, de 1957 à 2004. Beaucoup n'ont pas eu cette chance. Les forces de tous genres ont été utilisées par les potentats locaux et des étrangers afin de maintenir la main mise sur le peuple. Ce président et sa nouvelle armée ne seront pas différents. En Haïti, les bourreaux d'hier côtoient les victimes et leurs descendants sans remords ni crainte de poursuite. Que de mauvais souvenirs!
Le Canada et les autres pays amis d'Haïti contribuent à mettre en place une police professionnelle. Beaucoup reste à faire afin d'y arriver. Selon les experts, il faudrait doubler l'effectif actuel pour le porter à vingt mille, avant le retrait de la MINUSTA, afin de garantir efficacement la sécurité de la population.
Le système judiciaire est sous financé et corrompu; la plus haute instance judiciaire du pays est dépourvue de président et fonctionne avec la moitié des juges depuis 2005; beaucoup de criminels agissent en toute impunité et la misère ambiante demeure un terreau fertile pour les malfaiteurs.
C'est d'abord à ces niveaux que les dirigeants haïtiens doivent intervenir s'ils veulent que le phoenix se relève de ses cendres. C'est là que les impôts des Canadiens seront mieux investis si le bien-être et la sécurité du peuple haïtien nous tiennent à coeur. Le temps est venu d'aider Haïti à structurer son système judiciaire et économique. Nous devons refuser de participer au réveil de ses vieux démons.
http://www.cyberpresse.ca/place-publique/opinions/201110/06/01-4454896-ne-subventionnons-pas-une-armee-en-haiti.php

Ne pas les laisser vulnérables

Plus de 140 000 jeunes haïtiens ont commencé l'école
 lundi grâce à un programme de scolarisation gratuite
. Photo: Esteban Felix, AP
Publié le 06 octobre 2011
En Haïti, le 3 octobre, c'était la rentrée scolaire et la présidence a facilité l'accès gratuit à l'école à 140 000 nouveaux enfants jamais scolarisés. Lorsque plus de 20 bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux se mettent ensemble pour combattre la violation des droits des enfants et atteindre d'ici 2015 l'objectif d'une éducation primaire, on ne peut parler que de coalition.
Depuis dix ans, l'Initiative Fast Track (FTI-EPT), qui est un cadre de concertation et de coordination de l'aide reçue pour l'éducation, utilise les fonds gérés par la Banque mondiale pour une mise en oeuvre accélérée du programme Éducation pour tous (FTI-EPT). Mais ils sont encore au nombre de 67 millions les enfants qui ont l'âge d'aller à l'école et qui sont privés du droit de recevoir une éducation de qualité. Laissés sans éducation, ces enfants seront les adultes de demain qui se retrouveront dans les rues, vulnérables, sans emploi, à la merci de toutes sortes de dérives.
FTI a besoin de 2,5 milliards de dollars entre 2011 et 2014 pour faire justice à ces enfants. Actuellement, la part du Canada dans le financement du FTI s'élève à 2.26% du total des contributions. S'il augmente sa part à 5% du nouveau financement recherché, il rejoindra le groupe des leaders, qui sans collusion conviennent de financer l'éducation de base de millions d'enfants.
Pierre Jacques Vil, Ottawa
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/carrefour/201110/05/01-4454476-ne-pas-les-laisser-vulnerables.php

Montevideo dénonce une «campagne politique» contre les Casques bleus en Haïti

Publié le 04 octobre 2011
«Profitant de ces faits délictueux, une campagne a été lancée pour discréditer les 35 000 hommes et femmes d'Uruguay au sein des missions de paix», a affirmé le ministre uruguayen de la Défense Eleuterio Fernandez Huidobro.
Le ministre uruguayen de la Défense Eleuterio Fernandez Huidobro a affirmé mardi qu'«une campagne politique» avait été lancée contre les Casques bleus en Haïti, au moment où cinq soldats de la paix uruguayens sont accusés de viol sur un jeune Haïtien.
«Je considère qu'il existe une campagne politique, sans minimiser la gravité de ce qui a été perpétré par ces soldats de l'armée nationale», a déclaré M. Fernandez Huidobro à la presse après avoir présenté un rapport sur ces faits présumés de viol devant la Commission de défense de la Chambre des représentants à Montevideo.
«Mais, profitant de ces faits délictueux, une campagne a été lancée pour discréditer les 35 000 hommes et femmes d'Uruguay au sein des missions de paix, qui ont payé de leur vie -30 morts- et sont (parfois) restés mutilés pour le restant de leur vie», a-t-il ajouté.
«Discréditer tout ce monde parce qu'une petite minorité a commis un délit, c'est une campagne inadmissible», a poursuivi M. Fernandez Huidobro, se déclarant certain que des «intérêts économiques et politiques» se cachent derrière cette initiative.
Cinq soldats uruguayens sont au centre d'un scandale qui a éclaté autour de la diffusion sur l'internet début septembre d'images filmées par un téléphone portable semblant les montrer en train de violer un jeune Haïtien de 18 ans.
Ils ont été inculpés en Uruguay par un tribunal militaire pour désobéissance et manquement à leur mission. Un autre Casque bleu, l'officier qui les dirigeait, a lui aussi été placé en détention provisoire.
La révélation de ce scandale avait entraîné plusieurs manifestations en Haïti pour demander le départ des Casques bleus.
Déployée depuis juin 2004 et commandée par le Brésil, la mission de l'ONU pour la stabilisation d'Haïti (MINUSTAH) compte 18 pays contributeurs en effectifs, dont une majorité de pays latino-américains. Après le séisme du 12 janvier 2010, les effectifs de la MINUSTAH étaient passés de 9000 à 12 250.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/04/01-4454145-montevideo-denonce-une-campagne-politique-contre-les-casques-bleus-en-haiti.php

Trois prix Nobel de la Paix réclament le retrait immédiat des troupes (de l’ONU) d’Haïti

La lettre signée en plus par Edouardo Galeano, a été envoyée au gouvernement uruguayen et au secrétaire général de l’ONU. Trois Prix Nobel de la Paix, des centaines d’ONG, législateurs et des personnalités de plus de 40 pays ont envoyé au secrétaire général de l’ONU une lettre pour réclamer le retrait des troupes internationales d’Haïti.
La missive remise , en plus de Ban Ki moon au titulaire de l’Organisation des Etats Américains (OEA), José Miguel Insulza, aux gouvernements qui ont déployé des troupes sur le sol haïtien, y compris l’Uruguay, sollicite le « retrait immédiat » des troupes de la Mission de l’ONU pour la stabilisation d’Haïti (MINUSTAH) et de remplacer la mission par un plan de « coopération solidaire » avec le peuple haïtien, d’après un une information de l’argentin Perez Esquivel, désigné Prix Nobel de La paix en 1980, fournit à l’Agence espagnole EFE ce mercredi 6 octobre.
Parmi les signataires figure l’écrivain uruguayen Edouardo Galeano, des dirigeants de la Place de Mai, les britanniques Mariedad Corrigan et Betty Williams, fondatrices du mouvement de Paix de l’Irlande du Nord et primées par un Nobel en 1976.
« La lettre est très claire. Elle stipule que le Conseil de Sécurité de l’ONU affirme qu’Haïti représente une menace pour la paix mondiale. C’est absurde. La menace qui plane sur Haïti s’appelle la faim, le choléra, les tremblements de terre et la présence des troupes étrangères qui n’ont amélioré en rien la situation du pays et bien au contraire elles l’ont aggravée avec des violations des droits humains », a dénoncé Perez Esquivel.
Le prix Nobel a expliqué à EFE que ce qu’ils réclament c’est le développement de politiques de coopération solidaires avec le pays caribéen, a travers l’envoi d’équipes techniques, des professeurs et des médecins, pour finir avec la « grave erreur » que commettent selon lui les pays qui envoient des troupes et des ressources sans permettre la participation du peuple haïtien dans son processus de développement.
La lettre réclame au Conseil de Sécurité de l’ONU que le 15 octobre prochain, à la fin du mandat actuel de la Minustah que celui-ci ne soit pas renouvelé.
La missive exhorte les gouvernements et les organismes internationaux à revoir en urgence les politiques de Coopération Régionale et Internationale en faveur d’Haïti, car selon les signataires, le pays au lieu des « mesures conjoncturelles basées sur l’assistance qui augmente la dépendance, a besoin de changement a travers lesquels le peuple haïtien puisse être acteur de sa propre vie et constructeur de sa propre histoire ».
Les neuf pays de l’Amérique Latine qui intègrent la Minustah (Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Equateur, Guatemala, Paraguay, Pérou et Uruguay) se sont mis d’accord le mois dernier, sur une réduction lente de leurs effectifs en Haïti.
Source: Journal El observador sur : http://www.elobservador.com.uy/noticia/210668/tres-premios-nobel-de-la-paz-reclaman-retiro-inmediato-de-tropas-de-haiti/
Traduction : HAITI RECTO VERSO

La notion de résidence a été diversement interprétée par les sénateurs

Le critère de résidence haïtienne, indispensable pour la ratification d'un Premier Ministre, a été longuement débattu lors de la séance plénière du Sénat. Plusieurs sénateurs dont Steven Benoit, Youri Latortue, Yvon Buissereth et Jocelerme Privert ont déploré le vide juridique sur le sujet. Les sénateurs Benoit et Latortue ont mis en évidence la responsabilité des parlementaires n'ayant pas voté les lois d'application devant compléter les prescrits constitutionnels. Le chef de file de AAA juge qu'il faudra environ 200 lois d'application pour la constitution de 1987.
D'autres parlementaires ont fait valoir que le doute profite à l'accusé. Entre temps le senateur Privert a promis de faire prochainement le dépôt d'une proposition de loi sur la résidence.
Selon le sénateur Benoit, le vide juridique est à l' origine d'une anomalie puisque lui-même est toujours détenteur d'une carte de résidence américaine. Nenel Cassy, Maxime Roumer et Joseph Lambert l'ont interpellé à la tribune sur le sujet. Le sénateur elu dans l'Ouest a alors expliqué qu'il réside effectivement depuis 18 ans en Haïti mais que sa carte ne lui a pas été retirée.
L'ex ambassadeur des Etats Unis, Janet Sanderson, m'avait révélé que 30 % des membres de la 48 eme législature sont détenteurs de carte de résidence américaine a insisté M. Benoit qui ne doute pas que plusieurs législateurs ont a la fois une résidence haïtienne et étrangère.
D'autres élus dont Lucas Saint Vil et Kelly Bastien ont laissé entendre qu'il faut s'en remettre aux documents fournis par la Mairie et le tribunal de Pétion ville confirmant la résidence haïtienne de M. Conille.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19673
Commentaires:
Ce que cette dépêche ne dit pas c'est que si on demande aux sénateurs de la République de choisir entre la Résuidence permanente aux USA et le Sénat, le choix sera vite fait. En dépit de tout bon sens et de la vraie logique!

Haiti’s new PM wants to inspire hope

Jacqueline Charles Dr. Garry Conille, a gynecologist and U.N. development expert is Haiti’s new head of government, ending political gridlock.
Haiti confirms new prime minister Complete coverage of Haiti
By Jacqueline Charles
jcharles@MiamiHerald.com
PETIONVILLE, Haiti -- For months, Garry Conille worked behind the scenes to rebuild a broken, quake-ravaged Haiti. Now, as the man in charge of leading its next government, he wants to inspire hope.
“I want to be the guy who gets people excited about what we actually can achieve,” Conille told The Miami Herald in a recent interview. “If we can put together that reassurance and put together an exciting project that people can get behind — then start — we can buy time for development. My greatest fear is that if we don’t buy time, this country will explode in a few weeks, a few months.”
A day after Haitian senators confirmed Conille as Haiti’s next prime minister, the Haiti trained gynecologist and U.N. development and humanitarian expert, spent his day receiving congratulatory wishes — President Michel Martelly issued a statement shortly after the vote — and holding meetings. His new role came late Tuesday after more than eight hours of contentious debate by senators, days of confusion and difficult negotiations.
Conille, 45, faces a tough challenge in his new role. The months of political gridlock has stalled reconstruction, delayed voting of the budget, slowed public and private investments and birth growing disillusionment among an impoverished masses desperately awaiting change. Twenty-one months after the devastating Jan. 12, 2010 earthquake, Haiti remains in a humanitarian crisis with 594,811 people still living under tattered tents while a deadly cholera epidemic has left more than 6,400 dead and 455,700 infected.
“Things have to get moving,” said Philippe Armand, former head of the Haitian-American Chamber of Commerce, who welcomed Conille’s confirmation.
The international community welcomed the end of the impasse.
“I am pleased to see that the political uncertainty which lasted for several months has been resolved by the Haitian parliament, and work can proceed,’’ Albert Ramdin, assistant secretary general of the Organization of American States, told The Herald.
A husband and father of twin girls, Conille says he wants to reassure both Haitians and the international community about Haiti as he works to carry out Martelly’s promises of free education for all and reconstructing after the quake.
“Right now, there is so much tension, so much skepticism over what we can achieve that people don’t even want to put in any effort,” Conille said.
Conille, a Fulbright Scholar, holds a master’s in health policy from the University of North Carolina at Chapel Hill and has years of development and humanitarian expertise with the United Nations. Before Tuesday’s vote, he was the global body’s main man in the African nation of Niger where he has served as U.N. Development Program resident representative and humanitarian coordinator for the past three months.
All of that change in late August after he received the call from Martelly.
“Michel Martelly looked me in the eye and told me ‘I need you to come and help me put these kids in school. I need you to come and help me with this whole camp situation. I just don’t know how to do it. I need you,’ ” Conille said. “How can you look the guy in the eye and say ‘It’s your problem, I’m going back to Niger.’ How do you do that?”
Still, it wasn’t easy. Daughters Soraya and Gaelle had just started a new school in New York, and wife, Betty Rousseau, the step-daughter of former Haiti prime minister and unsuccessful presidential candidate Marc Bazin, knew all too well the pitfalls of Haitian politics. So did Conille, who had seen Martelly’s two previous picks rejected by parliament.
“It really was a fight with my family,” he said. “It was really tense, the hardest part of it was getting them to agree with it.”
But as he mulled over the decision, a number of people reached out, he said, trying to make it possible for him to serve his country.
“How could I have said 'no?' Ten years from now, how can you look at yourself?” he said.
In the weeks leading up to Tuesday’s critical vote, Conille used his “down-to-earth” approach and practical sensibilities to reach across Haiti’s divisive political lines and classes. In meetings, he spoke of Haiti’s many realities, told fellow Haitians they have “a listening ear” and responded to criticism that his ties to the U.N. and former President Bill Clinton meant he was the blan’s – Creole for international community — candidate.
“The idea of that is ridiculous,’’ said Conille, pointing out that while he spent 10 months on U.N. special assignment as chief of staff to Clinton in his role as U.N. Special Envoy to Haiti, he’s worked for other leaders from around the globe. “I am not the candidate that the blan is sending back to Haiti. I am the candidate that Haiti strategically put inside the blan to better understand the blan and to come back and help Haiti.”
Even still, some question how effective Conille will be and his ability to be autonomous in the job.
“If Martelly is serious about succeeding, then he will have to respect the constitution and allow Conille to run the government with efficiency and transparency while abiding by the rule of law," said Patrick Sylvain, a Haiti expert at Brown University in Rhode Island. “If Conille is there to serve the interests of the West, or small local and international interests instead of that of the country Haiti, he will fail miserably."
Conille argues otherwise, but is accustomed to the criticism.
Some have questioned his lack of political experience, while others have raised suspicion about his political pedigree. He supported a group of Haitian leaders and professionals who opposed former President Jean-Bertrand Aristide’s rule, but said he did not support his ouster. His father, Dr. Serge Conille, was an influential minister in the Duvalier regime and as a medical student in the 1960s was a close friend of Roger Lafontant, the head of the feared Tonton Macoute secret police. They are often credited with helping dictator Francois “Papa Doc” Duvalier consolidate power by breaking up anti-Duvalier university students strikes.
Conille dismisses critics who claim his rise signals a return to Duvalierism. A protégé of U.S. economist Jeffrey Sachs, his political outlook is influenced by many, he said, including Bazin and Rwandan President Paul Kagame, who has transformed his country after the genocide.
“I want to sell a vision,’’ like Kagame, he said. “From a development standpoint, at the end of the day, no matter where you stand, we all agree that the emergency is getting children to school, stopping under 5 mortality, stopping women from dying from pregnancy-related causes, increasing the number of people who live off more than two bucks a day.”
And as he prepares for the next battle before assuming office — he must now form a government and present parliament with his plan for the country — Conille said he’s not interested in bringing “a whole bunch of pre-set solutions to problems,’’ or stacking his government with a bunch of technocrats. He wants honest and competent leaders.
“The reality is there is no secret in how you put children to school,’’ he said. “We know how to do it. There is no secret in how you create jobs, but some of the other countries have been able to get this common project and get everybody to get excited about it. I want to get everybody excited about what Haiti could be.”
http://www.miamiherald.com/2011/10/05/2440614_p2/haitis-new-pm-wants-to-inspire.html

Haiti’s amputee athletes to demonstrate skills, courage in Stamford

By Knights of Columbus A Haitian amputee soccer team, many of whose players lost limbs in the horrific January 2010 earthquake in Port-au-Prince, will bring its game to Stamford in a demonstration match with players from Trinity Catholic High School at 2 p.m. October 20. The public is invited to the event.
Guests at the scrimmage will include Stamford Mayor Michael Pavia, Most. Reverend William E. Lori, Bishop of the Bridgeport Diocese, and Trinity Catholic Principal Tony Pavia.
The “Haitian Inspiration Tour” is also bringing amputee soccer clinics to wounded American soldiers who have lost limbs in the conflicts in Afghanistan and Iraq throughout mid-October.
Members of Team Zaryen, the Haitian soccer team cosponsored by Project Medishare and the Knights of Columbus, will visit the Washington, D.C. and New York City areas from October 14 through October 21. In Washington, they will conduct clinics and training sessions at both Walter Reed National Military Medical Center in Bethesda, Md. and at a DC United practice field at RFK Stadium in Washington. DC United, Washington’s major league professional soccer team, agreed to host several of the Haitian team’s clinics and demonstration matches.
Tens of thousands of people died in the 2010 earthquake in Haiti, and the American military quickly stepped in to provide emergency relief and provide security when the local government’s ability to provide basic services collapsed. Project Medishare, based at the University of Miami’s medical school, immediately set up a large field hospital near the Port-au-Prince airport and provided around-the-clock emergency medical care for months after the quake. In the aftermath of the quake, the Knights of Columbus joined with Project Medishare to provide prosthetic limbs for every Haitian child who suffered an amputation in the disaster, and the Knights funded construction of a modern prosthetics and orthotics facility at Project Medishare’s Hospital in downtown Port-au-Prince. There, hundreds of children and adult amputees have been provided with prosthetic limbs over the past 18 months.
Team Zaryen was formed after the 2010 earthquake, to help amputees rebuild their lives and to help remove the negative stigma associated with being an amputee in Haitian society. During October, they will share lessons they’ve learned, and their enthusiasm for amputee soccer, with American soldiers who face similar challenges following combat injuries, as well as with the students of Trinity Catholic and the people of Fairfield County.
The Haitian team will scrimmage in Washington with team members from the American Amputee Soccer Association, founded in 1997, which fields teams that compete under the umbrella of the World Amputee Football (Soccer) Federation.
The team will also visit New York City and Stamford. Members of the team believe their example will prove to the young people of Haiti that despite any handicap, there are no limits to what an individual, a team, or a nation can achieve.
Team Zaryen is one of many positive outcomes of the “Healing Haiti’s Children” program co-sponsored by the Knights of Columbus, who have committed more than $1 million to the project, and Project Medishare, which provides the most extensive medical and rehabilitation services for amputees in Haiti. The program provides both prosthetic limbs and a two year course of physical therapy to children who lost a limb in the Haitian earthquake. In addition to helping the children of Haiti, the program has outfitted every athlete on Team Zaryen with prosthetics and a course of therapy and has funded their U.S. tour.
http://www.connecticutplus.com/cplus/information/news/Sports/Haiti-s-amputee-athletes-to-demonstrate-skills-courage-in-Stamford1476614766.shtml

jeudi 6 octobre 2011

Le Premier Ministre ratifié salue le vote des parlementaires, le support de la Présidence et le courage du peuple haïtien

Bureau de Communication du Premier Ministre Ratifié
Communiqué de Presse #001
Port-au-Prince le 05 octobre 2011.
Le Premier Ministre ratifié, Garry CONILLE, salue les parlementaires et accueille avec la plus grande satisfaction et une fierté justifiée le vote du Sénat proclamé ce mardi 4 octobre 2011.
La nation toute entière apprécie la qualité des débats de cette soirée mémorable frappés du sceau de l'excellence, du souci de la vérité et de l'authenticité. " Le suffrage du Sénat rejoint et complète celui de la chambre basse du vendredi 16 septembre 2011 et m'ouvre l'accès à la Primature ".
Le Premier Ministre ratifié adresse ses plus vifs remerciements aux Députés du peuple et aux Sénateurs de la République et leur confirme sa détermination de travailler avec eux pour combler les attentes et les aspirations de la population et améliorer ses conditions de vie. Le Docteur Garry CONILLE espère que le signal de détente envoyé par les parlementaires lors de la ratification se maintiendra au cours des prochaines séances de déclaration de politique générale.
Le Premier Ministre ratifié en profite pour renouveler ses sentiments de profonde gratitude au Président de la République, S.E. Michel Joseph MARTELLY, pour le choix qu'il a fait de lui et pour le soutien sans faille qu'il lui a accordé tout au long du processus de ratification.
Le Premier Ministre ratifié réitère son engagement de travailler en étroite collaboration avec la présidence pour adresser les vrais problèmes de la nation et répondre aux exigences du changement et de la refondation nationale. Le Premier Ministre ratifié salue patriotiquement toutes celles et tous ceux qui l'ont supporté et se met avec humilité et enthousiasme au service du peuple haïtien et attend de lui un soutien et une compréhension de tous les instants.
Dans peu de temps, lors de l'énoncé de sa déclaration de politique générale, M CONILLE indiquera les grands axes de son programme de gouvernement qui lui permettront, dans le cadre de la vison du Président de la République, de concert avec tous les secteurs vitaux de la nation, de sortir le pays du marasme et le remettre sur les rails du développement. ***********
Contact Presse: Israël Jacky CANTAVE
Tel: 3605-7009/3454-0501
mediacontenu@gmail.com

mercredi 5 octobre 2011

Haïti : Gary Conille chef du gouvernement

MERCREDI 5 OCTOBRE 2011 / 12:07
Gary Conille, médecin de 45 ans, est le nouveau chef du gouvernement haïtien. Les sénateurs haïtien ont ratifié ce mardi sa candidature, rapporte RFI.
Il s’agit du troisième nom que le président Michel Martelly soumettait aux parlementaires.
Cette validation devrait donc permettre à un nouveau gouvernement de voir le jour, ce qu’attendaient les bailleurs de fonds pour décaisser les sommes utiles à la reconstruction du pays.
http://www.afrik.com/breve35415.html

Nouvelle armée, vieux fantômes

Dix-sept ans après la dissolution de l'armée haïtienne, le projet du président Martelly de créer une nouvelle force militaire de 3 500 hommes suscite des interrogations. En fera-t-il une milice à son service, comme d'autres présidents avant lui ? Et pourquoi ne pas organiser un débat national sur cette question ? 05.10.2011 
Robenson Geffrard et Danio Darius  
Le Nouvelliste

Le retour des Forces armées d'Haïti, le départ progressif de la Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti (Minustah) : le président Martelly a tout prévu dans son plan de 22 pages présenté aux ambassades accréditées à Port-au-Prince.
Mais l'opinion publique n'était pas préparée à accueillir si soudainement la création d'une force militaire. La Plate-forme des organisations haïtiennes des droits humains (POHDH) déclare craindre que le plan de cette armée de 3 500 soldats annoncé par le président Michel Martelly ne s'inscrive dans l'idée de la création d'une armée contrôlée et utilisée par le palais national.
 "Dans ce pays, la plupart des nouveaux présidents ont mis sur pied leurs propres groupes armés. On se rappelle encore toutes les exactions des 'Tontons Macoutes' de l'ancien président François Duvalier, et récemment les chimères de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide", a lancé Antonal Mortimé, secrétaire exécutif de la POHDH.
"Il y a un amalgame dans la façon dont le chef de l'Etat tente de mettre sur pied la nouvelle force de sécurité nationale, appelée à protéger le pays contre les menaces provenant à la fois de l'intérieur et de l'extérieur", a renchéri Evans Paul, membre de la plate-forme Alternative, sur les ondes de Radio Magik 9. L'ancien maire de Port-au-Prince, qui se dit toutefois favorable à la création d'une nouvelle force armée, a expliqué que ces deux missions ne peuvent relever d'un seul corps. Le leader politique a cité l'exemple du FBI et de la CIA aux Etats-Unis. Le premier protège les Etats-Unis contre les menaces intérieures, la seconde contre celles provenant de l'extérieur.
Evans Paul a exprimé de profondes inquiétudes au sujet du Service d'intelligence nationale (SIN) que compte relancer le président de la République à travers sa politique de défense nationale. Cette structure a différents objectifs : prévenir le terrorisme et lutter contre lui, contre toute forme d'activités mafieuses et de réseaux de trafiquants illégaux de toutes sortes, surveiller les organisations et mouvements extrémistes qui veulent semer l'anarchie dans le pays, prévenir et lutter contre les menaces internes et externes, lutter contre la cybercriminalité et surveiller les installations et sites stratégiques.
"Haïti n'est pas menacée par le terrorisme", a avancé M. Paul, qui estime que cette structure rappelle, par rapport à ses objectifs, le Service d'intelligence créé par le régime des Duvalier pour persécuter leurs opposants. "Si cette structure vise à restreindre le droit des citoyens à s'exprimer librement, elle ne passera pas", a-t-il poursuivi, redoutant sous cet angle la création d'un groupe d'espions.
De l'avis du sénateur Jean William Jeanty, la force armée voulue par Martelly s'apparente à une milice gouvernementale. Selon lui, l'ancienne armée d'Haïti a bloqué l'avancement de la démocratie dans le pays. "Aucune armée nationale ne pourra empêcher les militaires américains de fouler le sol national", a-t-il fulminé, ce vendredi, sur les ondes de Radio Magik 9. Pour le parlementaire, le chef de l'Etat tourne en dérision l'intelligence de la population avec cette idée.
Pour Antonal Mortimé, "notre inquiétude est d'autant plus grande que le chef de l'Etat n'a pas consulté le Parlement, codétenteur de la souveraineté nationale. Il a ignoré la population sur ce sujet." Selon lui, la formation d'une armée devrait être l'objet d'un débat national au cours duquel tous les secteurs de la société donneraient leur point de vue afin d'en dégager un consensus sur le dossier.
Parallèlement, ces hommes veulent tous le départ des Casques bleus. "Je ne vois pas de différence entre la présence et l'absence de la Minustah. Aujourd'hui, l'insécurité se répand à travers tout le pays. La Minustah a failli à sa mission", déclare le responsable de la POHDH.
"L'armée, c'est la volonté de protéger le territoire", insiste pour sa part Evans Paul, en invitant les dirigeants à ne pas répéter les mêmes erreurs. Il rappelé que ce sont les excès de pouvoir des FAD'H [Forces armées d'Haïti] qui ont conduit à leur démobilisation.
http://www.courrierinternational.com/article/2011/10/05/nouvelle-armee-vieux-fantomes

Haïti : les exactions des soldats de l'ONU

Déjà accusés d'avoir importé le choléra en Haïti, les soldats de la Minustah, la force de l'ONU censée contribuer à la stabilisation du pays, sont au cœur de nombreux scandales : viols, relations sexuelles avec des mineures, vols, agressions, trafics en tout genre. Sur ce sujet, nous publions ci-dessous un extrait de La Voix des Travailleurs, journal de nos camarades haïtiens de l'Organisation des Travailleurs Révolutionnaires (OTR).
« Cinq soldats uruguayens cantonnés dans le sud du pays, à Port-Salut, ont violé un jeune garçon de 18 ans. La scène, filmée par la caméra d'un téléphone portable, fait le tour de la planète via Internet. L'annonce et la diffusion de ce viol collectif par des soldats onusiens ont soulevé l'indignation de beaucoup de parents et de jeunes. Une manifestation de protestation a été organisée devant les locaux abritant ce bataillon de soldats uruguayens, pour demander justice et réparation.
Ce viol entre dans une longue liste d'exactions, d'actes crapuleux commis par les soldats onusiens. Sachant qu'ils vivent dans le pays le plus pauvre d'Amérique, ces soldats, grassement rémunérés par rapport à l'ensemble de la population, n'ont pas cessé de se livrer à des activités plus répréhensibles les unes que les autres depuis leur installation en 2004, pour une énième mission de stabilisation du pays : prostitution, trafics en tout genre, viols, sans compter celles qui ne sont pas rendues publiques, sécurité d'État oblige. L'introduction du choléra par un contingent népalais de la Minustah a déjà occasionné la mort de plus de 5 000 personnes et plus de 20 000 hospitalisations.
À nouveau des voix s'élèvent pour demander le renvoi pur et simple de ces soldats. Le nouveau président d'Haïti, Michel Martelly, en avait fait son cheval de bataille lors des dernières campagnes électorales. Mais depuis, il s'est assagi. Il a sans doute compris que la seule force armée crédible pour protéger son nouveau pouvoir, la propriété privée de la bourgeoisie, des grands propriétaires, des nantis, reste la Minustah.
Il avait maintes fois promis de remettre d'autres soldats en selle, cette fois des Haïtiens, à travers la remise sur pied des Forces armées d'Haïti, mais ce projet risque de prendre du temps pour voir le jour, vu son coût. La police haïtienne, en sous-effectif, mal entraînée, gangrenée par la corruption et dont beaucoup de membres sont mêlés au trafic de stupéfiants et au grand banditisme, est largement discréditée. La bourgeoisie haïtienne et ses tuteurs internationaux ne veulent pas prendre de risques en confiant la tâche de la protection de leurs intérêts à une bande d'indisciplinés, de corrompus, qui ne sont forts que devant une population non organisée, découragée.
Viols, corruption, épidémies, c'est le prix que doit payer la population pour le maintien de cette force armée dont le seul objectif est le maintien du système d'exploitation capitaliste. »
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2253&id=39

Le Président d'Haïti aurai-t-il un fils en république dominicaine complètement illettré?

"Ce que je veux , c'est un père biologique, des papiers pour pouvoir etudier et être quelqu'un dans la vie", soutient le jeune Patric Alfredo Martelly Garó qui ne sait ni lire ni écrire.
Ce dernier voudrait que le chef de l'Etat fasse le test d'ADN pour pouvoir confirmer les dires de sa defunte mère, Magdalena Garó de nationalité dominicaine.
Le jeune Patric Alfredo Martelly Garó est aujourd'hui âgé de 21 ans serait un fils que le président Martelly n'a pas reconnu. Il serait né d'une liaison entre Michel Martelly et d'une jeune dominicaine, décédée peu apres avoir enmené son fils, agé de 5 ans, en République Dominicaine.
Selon La Republica, une section du quotidien Listin Diario, peu apres le décès de la mère du petit Martelly, une femme nommée Marie Gué et qui serait une amie du musicien, est arrivée en République Dominicaine pour rechercher l'enfant.
Patric Alfredo Martelly Garo aurait en sa possession un document d'identification ou il est memtionné qu'il est né en Haiti le 9 février 1990, de père musicien et que son nom de famille est Martelly.
http://www.haitienmarche.com/lestoutesdernieres.php?id=1317763848
Commentaires:
Eh alors!
Maintenant on veut tomber dans l'eugenisme dans la politique. On est un peu trop inspiré du puritanisme américain. Pourquoi ce jeune homme ne se manifeste que maintenant tandis que cela fait des années que Michel Martelly est sur la scène publique?

Selon le procureur (uruguayen), « on maintient caché » le jeune haïtien (vicitme du viol présumé par des casques bleus!)

Fernandez Dovat a dit au journal El Observador que l’on n’arrive pas à mettre la main sur le jeune et ceci a provoqué la suspension des investigations. Le Procureur Eduard Fernandez Dovat a signalé à El Observador ques les investigations de l’abus présumé d’un jeune haïtien sont bloquées du fait que jusqu’à présent la victime n’a pas pu encore être localisée.
Fernandez Dovat a indiqué que la mission de localiser Johnny Jean, le jeune haïtien, a été confiée aux Nations Unies, mais on n’a pas eu de nouvelles sur sa localisation, pour cette raison la justice uruguayenne ne peut pas obtenir sa déclaration.
Le procureur a signalé que selon lui, les avocats qui conseillent le jeune homme » le gardent caché et ne le laisse pas faire une déclaration ».
Les déclarations de Jean sont indispensables pour continuer l’investigation. Jusqu’à ce que le jeune ne fasse sa déclaration, on ne pourra pas interroger à nouveau les cinq marines accusés d’abus sexuel, malgré les nouveaux éléments qui ont vu le jour ces derniers jours.
En outre, la deuxième vidéo du jeune qui présente le jeune qui exige 5.000.000 de dollars d’indemnisation, ce vendredi le journal La Republica a informé de l’existence d’un mail que l’avocat défenseur du jeune aurait envoyé au Ministère de la Défense et a un des journaux de la Capitale, lançant un ultimatum de 14 jours pour recevoir la somme et faire silence sur l’affaire.
Fernandez Dovat a avancé qu’il demandera au journal en question que celui-ci l’informe sur le mail et qu’en plus il fera la sollicitude au juge chargé de l’affaire de l’inclure dans l’investigation menée par la Justice.

http://www.elobservador.com.uy/noticia/210304/para-el-fiscal-al-joven-haitiano-lo-tienen-escondido-/

mardi 4 octobre 2011

Fernández Huidobro: “No hay arreglo posible”

El ministro de Defensa destacó que el sistema judicial uruguayo no admite la suspensión de acciones legales a cambio de dinero El ministro de Defensa, Eleuterio Fernández Huidobro, dijo este lunes en la Mesa Política del Frente Amplio que “no hay arreglo posible” con el joven haitiano que denunció a cinco soldados uruguayos por abuso y violación.
El joven pidió US$ 5 millones de indemnización, según consta en el segundo video que fue remitido por el Ministerio de Defensa a la Justicia uruguaya. Fuentes oficiales explicaron a El Observador que en el video también aparece “algún representante del Ejército uruguayo” y durante la conversación los abogados intentan convencer a la víctima de que, a cambio de una reparación económica, suspenda las acciones legales emprendidas.
Fernández Huidobro destacó que “el arreglo previo para no ir a juicio” solo se da en el sistema anglosajón. “Acá eso es imposible”, declaró el titular de Defensa a Subrayado luego de la sesión de la Mesa Política.
El ministro explicó: “Es una denuncia de un hecho. La Justicia tiene que intervenir. Si la Justicia define que hubo delito, el delincuente va preso”.
A pesar de que el joven dice que fue violado dos veces, “no está claro para los jueces que haya habido violación”, recordó el secretario de Estado.

http://www.elobservador.com.uy/noticia/210498/-fernandez-huidobro-no-hay-arreglo-posible/

Fernández Huidobro da cuenta del segundo video

El secretario de Estado comparecerá ante la comisión de Defensa de Diputados para informar sobre la filmación. Este lunes, adelantó que “no hay arreglo posible” El ministro de Defensa, Eleuterio Fernández Huidobro comparecerá en la mañana de este martes ante la comisión de Defensa de Diputados para informar sobre la existencia del segundo video de Haití, en la que el joven presuntamente abusado pide al Estado uruguayo una indemnización de U$S 5 millones a cambio de suspender las acciones judiciales.
La filmación muestra imágenes de un encuentro llevado a cabo en la casa Uruguay de Puerto Príncipe, en la que participan el titular del Sistema Nacional de Apoyo a las Operaciones de Paz (Sinomapa), José María Burone, a quien el gobierno uruguayo envió a Haití para investigar el caso; el doctor Pablo Baeza, jefe de la Asesoría Letrada de la Armada; un traductor de la ONU; Jhonny Jean, el joven haitiano presuntamente abusado; familiares del chico y los tres abogados que lo representan, pertenecientes al bufete de Estados Unidos, Edwin Margen, quien participó de la reunión junto a los juristas Mike Pugliese y Bob Barr.
Este lunes al salir de la Mesa Política del FA, Fernández Huidobro dijo que “no hay arreglo posible”. “Hay una denuncia de un hecho y si la Justicia define que hubo delito, la persona va presa”, afirmó.
Mientras tanto, el joven haitiano presuntamente abusado no aparece para que la Justicia Penal uruguaya le tome declaraciones. El viernes pasado, el fiscal del caso Eduardo Fernández Dovat señaló a El Observador que a su entender sus abogados “lo tienen escondido y no lo dejan declarar”.
La búsqueda de Jhonny Jean fue encomendada a las Naciones Unidas, pero por ahora no ha habido novedades al respecto. Sus declaraciones son imprescindibles para continuar con las investigaciones, explicó el fiscal.
En tanto, fuentes judiciales adelantaron a El Observador que todo hace pensar que se está preparando un juicio contra el país, de parte del abogado del joven haitiano presuntamente abusado por marinos uruguayos.
“Lo que están queriendo es dinero”, aseguraron las fuentes, que agregaron que es muy probable se presenten ante algún tribunal de Estados Unidos, alegando “el daño moral que ha sufrido el chico con este hecho”, explicaron.
Este lunes estaba previsto que Fernández Huidobro compareciera por el mismo motivo ante la comisión de Defensa del Senado, pero el encuentro se suspendió.
http://www.elobservador.com.uy/noticia/210525/fernandez-huidobro-da-cuenta-del-segundo-video/
Mas tarde la version francesa traducida por HRV

lundi 3 octobre 2011

Valerie Amos appelle à maintenir l'aide humanitaire pour Haïti

La Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires et Coordonnatrice des secours d'urgence, Valérie Amos, a bouclé une visite d'évaluation de 48 heures en Haïti. M. Amos qui a eu des entretiens avec le chef d'Etat Michel Martelly a également visité des camps de sinistrés du séisme du 12 janvier. Elle a soutenu que la crise humanitaire en Haïti n'était pas terminée et qu'il fallait continuer d'y répondre. " Bien que des efforts importants sont en cours pour mettre le pays sur la voie du relèvement, les besoins humanitaires restent importants et il est nécessaire d'y répondre », a-t-elle indiqué.
20 mois après le séisme, environ 600.000 personnes déplacées vivent encore dans près de 900 camps, rappelle M. Amos qui a visité le camp de sinistré de Acra à Delmas. Les 25 000 personnes vivant dans le camp Acra veulent quitter le site parce que la situation n'est pas bonne, rapporte Mme Amos a constaté les conditions de vies difficiles des sinistrés. Elle annonce que les agences de l'Onu poursuivront la collaboration avec le gouvernement pour que les déplacés puissent quitter les camps dans la dignité.
Valerie Amos a rencontré mercredi le Président haïtien Michel Martelly. Elle a souligné qu'il était crucial de ne pas oublier les centaines de milliers de personnes vulnérables vivant encore dans les camps et qui dépendent d'une aide humanitaire vitale pour survivre.
Au cours de son séjour Mme Amos a eu également des séances de travail avec le Coordonnateur de l'action humanitaire des Nations Unies en Haïti, Nigel Fisher, et des hauts représentants des agences des Nations Unies et des ONG internationales.
LLM / Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19644

Steven Benoît agressif et Joseph Lambert précautionneux sur l'action de Martelly

Quatre mois après l'investiture de Michel Martelly la scène politique haïtienne a été considérablement modifiée. Certains acteurs dont tel les sénateurs William Jeanty et Steven Benoît, considérés comme des alliés prennent leur distance vis-à-vis du nouveau pouvoir alors que des opposants farouches tel le sénateur Joseph Lambert, célèbrent l'harmonie entre l'exécutif et la majorité sénatoriale. Le sénateur Steven Benoît, qui se considère toujours comme un proche de Martelly, dénonce les 12 dérives graves du nouveau chef d'Etat. Le sénateur élu dans l'Ouest avec une forte majorité exprime aujourd'hui les points de vue de l'opposition.
Parmi les dérives de Martelly, le sénateur Benoît cite l'annonce de la formation d'un nouveau Conseil Electoral Provisoire, le refus de designer les juges de la Cour de Cassation, le refus de publier l'amendement de la Constitution, la nomination illégale des délégués départementaux et des directeurs généraux et la volonté de consacrer la victoire de deux candidats à la députation. Le sénateur Benoît soutient que les conséquences de ces dérives seront lourdes.
De son coté, le sénateur Joseph Lambert déplore le scandale provoqué par son collègue. Il se dit prêt à accepter la décision du chef d'Etat de publier dans le Journal officiel Le Moniteur les noms de deux candidats proclamés vainqueur sur 4. En ce qui a trait au processus de nomination des juges de la Cour de Cassation, le sénateur Lambert appelle à un dialogue entre la Présidence et le bureau du Sénat en vue de trouver une solution.
Sur le dossier de la nomination des directeurs généraux le sénateur Lambert se montre encore une fois flexible. En ce qui a trait à l'illégalité de ces nominations M. Lambert indique avoir reçu l'assurance du chef de cabinet qu'une résolution avait été adoptée en conseil des ministres pour accorder des pleins pouvoirs au président de la République et au Premier Ministre. Il fait remarquer que seulement 10 des 62 directeurs généraux ont été nommés.
Sur les mêmes thèmes le sénateur Benoît est agressif tandis que son collègue Lambert est précautionneux. Un véritable retournement de situation imprévisible seulement au bout de 4 mois de la nouvelle administration.
LLM / radio Métropole Haïti

Inauguration ce mercredi des travaux de réhabilitation de la route de delmas 32

Les travaux de réhabilitation de la route de Delmas 32 qui relie la route de Delmas et les quartiers de Christ-roi et Bourdon ont été inaugurés ce mercredi en présence du maire de cette commune, Wilson Jeudi de l'ambassadeur américain, Keneth Merten et d'autres personnalités. La réhabilitation de ce tronçon de route qui mesure plus d'un kilomètre a été initiée par la mairie de Delmas et a bénéficié d'un financement l'USAID dans le cadre du programme de kata mis en œuvre par CHF International.
Selon l'ambassadeur américain, cette nouvelle route va faciliter la circulation par la création d'une liaison supplémentaire entre la Route de Delmas et d'autres quartiers de la capitale.
Elle permettra également aux habitants de delmas 32 de se déplacer librement en cas d'urgence et améliorer l'environnement des riverains.
Les travaux ont été réalisés par le Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications. Alors que certains travaux de drainage ont antérieurement été réalisés par l'OIM. Le cout de ce projet s'élève à 80 millions de gourde.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19637

Steven Benoit passe à l'opposition

Le sénateur Steven Benoit critique vertement les quatre mois de Michel Joseph Martelly au pouvoir et dénonce la légèreté avec laquelle l'ex-chanteur traite certains dossiers. Evoquant à titre d'exemple, l'intention du président de la république de publier les résultats des élections législatives pour seulement deux des quatre circonscriptions en difficulté et non représentées au parlement, le premier sénateur de l'Ouest croit que les affaires de l'Etat sont très mal gérées par l'equipe de Martelly.
« Le président Martelly ne peut et ne pourra jamais remplacer le CEP ni ne doit décider de choisir quel député est digne de représenter la population de ces communes » a insisté Steven Benoit d'un ton ferme.
Le dossier de la CIRH et le retrait de la Minustah, sont parmi les anomalies soulevées par le parlementaires.
« Le président avait mené campagne contre la CIRH et avait même déploré le gaspillage de 4 milliards de dollar ; voila qu'aujourd'hui monsieur Martelly est en train de faire l'éloge de cette structure et souhaite même un renouvellement de son mandat », déplore l'élu de l'Ouest.
Monsieur Benoit a fait remarquer que le sénat a voté une résolution demandant un retrait progressif et ordonné de la Minustah, alors que monsieur Martelly n'a pas mentionné cette décision lors de son intervention à la tribune de l'ONU.
Par ailleurs, le sénateur de l'Ouest se montre très virulent par rapport au fond national d'éducation (FNE) mis en place par la présidence en vue de rendre effective la scolarisation universelle. Le parlementaire rappelle que ce fond devrait faire objet d'une loi.
Steven Benoit qui affirme sans ambages son opposition contre le pouvoir en place, critique également les décisions prises par Michel Martelly de nommer des directeurs généraux en l'absence d'un nouveau gouvernement.
GA/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19636
Commentaire:
Euh! Il était ou avant notre jeune et brillant sénateur de la République. C'est de toutes les façons plus facile de se mettre aux côtés de ceux qui critiquent  que d'avoir à justifier son utilité à travers d'actions concrètes inhérentes à ses fonctions!

Michel Martelly et Raphael Correa ont inauguré des travaux d'infrastructure à l'Artibonite ce mardi

Le président de la république Michel Martelly et son homologue de l'Equateur, Raphael Correa ont procédé, le mardi 27 septembre 2011 , à l'inauguration d'un ensemble de travaux d'infrastructure routière réalisés par le contingent équatorien de la Minustah basé dans le département de l'Artibonite. Ces travaux évalués a plus 14 millions dollars américains consistent entre autres, à l'aménagement de canaux d'irrigation, à la construction du tronçon de route reliant la petite rivière de l'Artibonite à Marchand Dessalines ainsi qu'à la construction d'un pont au niveau de petite rivière de l'Artibonite.
Dans ses propos de circonstance, le chef de l'Etat haïtien a qualifié de signal clair de développement ces ensembles de réalisations financées par la république de l'Equateur tout en mettant l'accent sur la nécessité de maintenir présents dans cette région (Artibonite) les soldats équatoriens qui constituent un corps d'ingénierie.
Le numéro un de la république de l'Equateur, Raphael Correa a, pour sa part, souligné les liens historiques qui existent entre Haïti et son pays.
« Il ne suffit pas d'apporter de l'aide humanitaire à Haïti, mais l'essentiel c'est de créer des conditions de vie et c'est ce que nous, les Equatoriens, sommes en train de faire », a indiqué monsieur Correa.
Mis à part la cérémonie d'inauguration des travaux d'infrastructure, c'était l'occasion pour l'Equateur de remettre à l'Etat haïtien des engins de construction, tels des bulldozer, camion-citerne, Camion-benne et tracter.
GA/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19635
Commentaires:
Et notre président continue à inaugurer des actions dont son administration n'est toujours pas l'auteur!

Martelly veut effectivement créer une nouvelle force publique

Le porte-parole de la présidence Lucien Jura confirme que le président Martelly multiplie actuellement des consultations dans la perspective de la création d'une nouvelle force publique. Intervenant à la rubrique le point de Radio Télé Métropole, Monsieur Jura a indiqué que la provenance des fonds en vue de la mise sur pied de cette force est également au centre de ces discussions.
Lucien Jura indique en outre que la question du retrait de la Minustah est fortement évoquée au niveau de la présidence ces derniers jours.
Il a tenu ses propos en réaction à une information relayée par Associeted Press selon laquelle le président de la république souhaiterait mettre sur pied une armée de 3.500 hommes.
Interrogé sur les récentes déclarations faites par le sénateur Steveen Benoit faisant croire que le président Martelly a déjà commis plusieurs dérives depuis son arrivée au Pouvoir, le porte-parole n'avait pas souhaité commenté les propos du parlementaire.
Il a tout simplement fait remarquer que la position du sénateur Benoit témoigne tout simplement de la bonne santé de la démocratie en Haïti.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19633
Commentaires:
Il est difficile de comprendre ce qui se passe en Haïti. On se heurte à des lois et des concepts élémentaires quand on veut utiliser la raison ou la logique pour donner un sens aux faits et à certaines décisions. Dans le cas de la remobilisation de l'Armée ou la consitution d'une force de sécurite natif-natale il y a des éléments contradictoires que l'on aura du mal à s'expliquer. Nous nous limitons à les citer:
- La Communauté internationale ne veut pas entendre parler de l'armée.
- 80% du budget de fonctionnement de l'Etat (paiement des fonctionnaires!) est subventionné par cette communauté internationale qui risque de ne pas donner les 95.000.000 de dollars nécessaires pour le dbut de la formation de cette force armée.
- Bill Clinton détient une bonne partie des rennes du pays à travers le CIRH qu'il coprésidera bientot avec son adjoint comme envoyé spécial des Nations Unies pour Häïti, le premier ministre désigné bientôt parachuté, Docteur Garry Conille. Bill Cliton ne s'est pas prononcé sur cette histoire de force de Sécurité.
-  Beaucoup d'haïtiens dont certains  membres du pouvoir législatif a déjà exigé le départ des soldats de l'ONU et la fin de la Minustah, le bras armée en Haïti de la Communauté internationale. Donc la proposition du président Michel Martelly pourrait recevoir l'aval d'une partie du parlement.
Donc c'est un sujet à suivre. Et nous espérons que l'on aura pas à trouver un distinctif pour identifier un corps trop proche de celui de l'actuel président. Après makout, chimè...ce sera quoi?

vendredi 30 septembre 2011

One Amazing Event: Chante for Haiti

Event is scheduled Oct. 1 from noon to 7 p.m. By Shelley Emling Email the author September 29, 2011
There are events—and then there are amazing events. Chante for Haiti is an amazing event and it's coming up on Saturday, Oct. 1 at the Van Vleck Gardens. Designed to raise awareness about the situation in Haiti, the day also will be filled with great music, great dancing, storytelling, and a real sense of community.
Most importantly, Dr. James P. Morgan, a local physician, will be on hand to talk about his non-profit organization Lamp for Haiti. Founded in 2006, "The Lamp" operates in Cite Soleil, a large slum in the Haitian capital of Port-au-Prince. Lamp's dedicated staff members administer basic health care; investigate allegations of human right abuses; and provide educational and humanitarian aid to local residents.
The slum is home to hundreds of thousands of people living in extreme poverty, usually without sewage, schools, or electricity.
Chante for Haiti, aimed at raising both awareness and money for the organization, will take place from noon to 7 p.m. Tickets are $20 per person for an all-day music pass but the group will accept $10 per person if that is all you can afford. Indeed, no one will be turned away. There is no rain date for the music concert. In the event of rain the event will move inside The Van Vleck House. There is no alcohol or smoking allowed on the premises.
So bring a blanket, hang out, and listen to the following lineup of acts: Storyteller Julie Pasqual, The Matt McDonald Group, Deivito and Friends, The Micks, Rich Deans, The Sirs, Kagero, The Porchistas, Thomas Wesley Stern, Rainy Day Cacophony, Terry McCarthy, Gonul, and What Army!
If you are interested in volunteering or if you have a high school student in your family who wants to earn community service hours by helping on the day of the event please contact ana.maria.cardenas@verizon.net or call 201-563-1191.
http://montclair.patch.com/articles/one-amazing-event-chante-for-haiti

Richard Cavé (Carimi) : " Le nom du groupe symbolise notre amitié"

Carimi, le mythique groupe haïtien de New-York, sera ce samedi l'une des têtes d'affiches du premier festival de musique konpa en France. Richard Cavé, l'un des trois membres fondateurs, promet que le show sera exceptionnel au Zénith.
A quoi doit-on s'attendre pour ce premier festival de musique konpa en France ?
C'est un concert que je prends vraiment à cœur. J'aime cette adrénaline que provoque chez moi ce type de rendez-vous. Ça fait trois semaines que je ne dors presque plus tant je pense à ce que je vais faire ce soir-là. Là, on a un show qui est préparé depuis un mois et demi et je peux vous assurer qu'on est correct (sic). Cette fois, on a préparé des medleys. Je sais que les gens se plaignaient qu'en concert on ne jouait que les nouveaux morceaux. Là, il y aura des anciens succès, des artistes invités, etc. Je peux vous dire qu'on est prêt !
Quelles sont vos influences musicales ?
On a grandi en Haïti. On a donc forcément beaucoup d'influences qui nous viennent de groupes de là-bas comme par exemple Tabou Combo. Mais il y a aussi Kassav qui nous a vraiment marqué. Ensuite, après notre arrivée aux Etats-Unis pour continuer nos études universitaires, on a aussi beaucoup été influencés par le hip-hop et le RnB. Je pense à Timberland par exemple.

Avez-vous pensé à des collaborations avec des pointures du hip-hop ou du RnB ?
Oui bien sûr. On a fait des choses avec Wyclef (Fugees) qui est Haitien lui aussi. Mais pour l'instant c'est tout. On a surtout des projets avec des artistes français.

Que représente Haïti pour les résidents new-yorkais que vous êtes ?
On retourne au pays au moins quatre fois par an. C'est notre pays. Nos parents y vivent encore. On y revient pour nos tournées. On est très populaire là-bas. C'est un grand marché pour nous, même si c'est un pays pauvre. Haïti nous est très chere. Il nous arrive d'aller faire des concerts là-bas même si financièrement ce n'est pas très avantageux. Mais, pour nous c'est un devoir que de s'y rendre pour tout ces gens qui y sont et qui n'ont pas la possibilité de nous voir ailleurs que là-bas.

Le séisme qui a touché Haïti en 2010, doit être encore fortement présent dans vos têtes ?
Oui surtout qu'on y était quand c'est arrivé. On était en tournée et on signait avec une compagnie de téléphone de là-bas, quand la terre a commencé à trembler. On a vraiment tout vécu sur place. En plus le père de Mickaël (le chanteur), a été enseveli sous sa maison. Il est décédé. Ça nous a vraiment touché. Cet événement a vraiment changé le pays. Ce qui m'a surtout frappé c'est de constater qu'il a fallu une tragédie pour voir toutes les classes s'unir ce jour-là.

Le nom du groupe : Carimi, c'est l'association de la première syllabe des prénoms des trois membres fondateurs du groupe (Carlo Vieux, Richard Cavé et Mickaël Guirand). Mais il semble y avoir un autre sens "Carry me" (portez-moi en anglais)...
Pour être honnête : on n'avait pas vu ça au départ. Au tout début, le nom n'était que l'assemblage d'une partie de nos prénoms. On voulait que le nom du groupe soit la signification de notre amitié. On se connait depuis 20 ans maintenant. Nous avons grandi dans les mêmes quartiers en Haïti. Je reconnais qu'il y a eu des moments difficiles même entre amis... C'est que maintenir un groupe après dix ans ce n'est pas facile. Mais on a compris ce qu'était le business de la musique. On sait aussi ce qu'est de vivre en famille et jusqu'à présent ça tient bien.

En parlant de famille : le chanteur Alan Cavé est votre cousin. Vous êtes issu d'une famille d'artistes...
La famille Cavé est très artiste en effet. Mon père n'en est pas devenu un car il pensait qu'en Haïti, financièrement ça ne rapportait pas. Il a donc fait le choix de se lancer dans la pharmacie. Mais à côté de ça, c'est un grand écrivain tout comme l'est celui d'Alan. On  a vraiment grandi dans cet environnement.

Vous revenez à Paris pour presque fêter les bougies de votre 10e anniversaire (le groupe a été formé un 9 novembre 2001). Pourquoi ne vous voit-on pas plus en France ?
On essaie de ne pas jouer sans arrêt dans les mêmes lieux. On a beaucoup de dates aux Etats-Unis et dans plein d'autres pays comme la Nouvelle Calédonie, la Belgique, la Hollande... On est vraiment "busy" (chargé en anglais). On joue plus de 222 fois par an.

Carimi a vraiment une aura internationale...
C'est vrai que ça marche bien. On pense qu'il y a toujours des échelons à gravir et encore des choses à faire. Il y a cette passion qui nous pousse à nous dire qu'on a rien fait encore et qu'il faut pousser encore et toujours. On aime ce qu'on fait. Ce que je ne cesse de rappeler aux jeunes c'est que nous, nous sommes venus à la musique sans penser à l'argent. Ce qu'on voulait c'est apporter de la joie aux gens et ça dure jusqu'à présent. C'est une vraie passion.

Le Konpa a une vraie résonance aux Etats-Unis en Haïti, aux Antilles et même en France. Mais la Kizomba (une danse et un genre musical venus d'Angola et du Cap-vert) prend de plus en plus le pas en France sur le zouk et le konpa. Qu'en pensez-vous ?
Je connais très bien la Kizomba. C'est un grand mouvement qui s'exporte assez facilement parce que beaucoup d'artistes de kizomba sont prêts à chanter en français donc ça leur ouvre un marché très vaste. Ceci dit, il ne faut pas oublier que les Haïtiens représentent par exemple 30 % de la population en Floride. Il y a donc un large marché pour nous aussi. Et puis le zouk comme le konpa ne disparaitront pas du jour au lendemain. En tout cas, j'espère que les gens auront toujours ces musiques-là dans le sang. On verra bien si la kizomba s'installe dans la durée.

Pour les jeunes, vous représentez la musique haïtienne au même titre que des groupes comme Magnum band, Tabou Combo, Ska sha, etc. En êtes-vous conscient ?
Jacob (Desvarieux de Kassav), nous a dit la dernière fois : 'c'est extraordinaire ce que vous avez fait. Et je vous félicite !' Ses propos nous ont touchés en plein cœur. Une personne comme Jacob qui te dit qu'il n'a jamais entendu une sono comme la notre, ou juste le fait de voir l'effet que fait notre musique sur les gens en concert... c'est quelque chose ! Shoubou (le chanteur du mythique groupe Tabou Combo) nous a dit : 'Je vous ai passé le flambeau !' et ça c'est extraordinaire pour nous. C'est encore difficile pour nous de le croire jusqu'à présent, mais en tout cas, on le prend avec honneur.

Avez-vous eu l'occasion de collaborer avec ces grands noms du Konpa ?
J'ai eu la chance de faire une chanson pour Tabou Combo. Maintenant c'est sûr que j'attends de faire quelque chose avec Kassav. J'aimerais beaucoup !
http://www.metrofrance.com/culture/richard-cave-carimi-le-nom-du-groupe-symbolise-notre-amitie/pkiC!DCzVCWmxZsr8RV4D1eRkQ/

jeudi 29 septembre 2011

Le Ministre de la Défense a remis au président Mujica une nouvelle video sur Haïti.-

Le mandataire ne l’a pas encore visionné mais il a déclaré la détenir pour la regarder quand il aura un peu plus de temps. Le président Uruguayen José Mujica détient en son pouvoir la nouvelle vidéo concernant l’affaire des casques bleus sur laquelle représentants des législateurs haïtiens essaient de faire chanter les militaires uruguayens pour que le viol présumé perpétré contre un citoyen haïtien n’eût pas d’impact au niveau du parlement haïtien. « Je l’ai dans ma poche pour la visionner un petit peu plus tard si j’ai le temps », s’est exprimé le président ce mardi à midi, après une visite à l’ambassade de Chine.
Le président n’a pas voulu faire des commentaires puisqu’il ne l’avait pas encore visionnée. « Je ne l’ai pas vue. Nous allons la regarder et on verra » a-t-il indiqué.
Quand on lui a demandé comment cette vidéo était parvenue jusqu’à lui, Mujica répondit qu’il l’a obtenue par voie officielle, par le ministère de la Défense.
http://www.elobservador.com.uy/noticia/210091/defensa-entrego-a-mujica-nuevo-video-sobre-haiti/

Traduction: HAITI RECTO VERSO