Google

vendredi 23 septembre 2011

Una venta de arte a favor de Haití reúne casi 14 millones de dólares

ARTE: Organizada por Ben Stiller
La venta benéfica incluyó trabajos de artistas como Jasper Johns o Jeff Koons
La recaudación se entregará a organizaciones que ya están presentes en Haití
Efe, Nueva York
Una venta de arte contemporáneo en favor de Haití y organizada por el actor Ben Stiller reunió 13,66 millones de dólares (9,9 millones de euros), informó este viernes la casa de subastas Christie's sobre una puja que incluyó trabajos de artistas como Jasper Johns o Jeff Koons.
La subasta, que se organizó entre el protagonista de 'Meet the parents' o 'Greenberg' y el galerista David Zwirner, "incluyó 27 trabajos de 26 de los más prominentes artistas actuales, y que en su mayoría fueron creados para ese causa concreta", explicó un portavoz de la firma de pujas.
También señaló que durante la venta dos de las obras fueron adjudicadas por precios récord como ocurrió con una de la sudafricana Marlene Dumas, por dos millones de dólares (1,4 millones de euros), y otra del belga Luc Tuymans, por 1,15 millones (852.000 euros), que con el resto de la recaudación se destinará a los damnificados del terremoto que sufrió el país antillano en 2010.
Christie's detalló que ese dinero se entregará a organizaciones no gubernamentales que ya están presentes en Haití y que se enfocan en la educación infantil y el cuidado sanitario.
"Estamos muy agradecidos a todos los artistas que han dedicado su tiempo y su talento para ayudar a reunir tanto dinero que será utilizado de forma eficiente y tan rápido como sea posible en favor de Haití", señaló Stiller al respecto.
La responsable de arte contemporáneo de Christie's, Amy Cappellazzo, señaló que las obras de algunos artistas como el argelino Adel Abdessemed y los estadounidenses Glenn Ligon, Nate Lowman y Raymond Pettibon, fueron récord de ventas para sus trabajos.
Asimismo destacó la generosidad de la mayoría de los artistas, que donaron sus trabajos para esta venta.
http://www.elmundo.es/america/2011/09/23/estados_unidos/1316787140.html

jeudi 22 septembre 2011

Le parfum qui change le monde

Une nouvelle fragrance unisexe, issue du commerce équitable, a été lancée mercredi, à l’occasion de la Journée internationale de la paix Vetiver of Haiti montre une autre facette de la «Perle des Antilles» JESSICA DOSTIE, MÉTRO
Publié: 21 septembre 2011
Plusieurs pays com­m­e Haïti et l’Afghanistan recèlent de trésors cachés. Et la Néo-Écossaise, Barbara Stegemann, a trouvé une nouvelle manière de présenter ces pays en crise sous un autre jour : en créant des parfums issus du commerce équitable sous l’étiquette The 7 Virtues.
Son initiative, d’ailleurs récom­pensée la semaine dernière par le Prix innovateur du département d’État américain, prend de l’expansion.
Après Afghanistan Orange Blossom et Noble Rose of Afghanistan, respectivement réalisés à partir d’huiles es­sentielles de fleurs d’oranger (cueillies à Jalalabad) et de rose (on compte 178 pétales pour l’élaboration de chaque bouteille), elle vient de lancer Vetiver of Haiti.
L’huile essentielle de vétiver biologique fumé, «considérée comme la meilleure au mon­de», insiste Barb Stegemann en entrevue, est recueillie par des fermiers haïtiens à partir des racines de cette plante aussi reconnue pour prévenir l’érosion. «Le vétiver sert maintenant deux objectifs», se réjouit-elle.
Classiquement réservé aux fragrances masculines, le vétiver est ici associé à des notes d’agrumes, ce qui en fait un jus unique, unisexe.
«Ce parfum est sexy à cause de la sa­veur fumée de l’huile essentielle de vétiver, décrit la fem­me d’affaires, qui était de pas­sage à Montréal cette se­mai­ne. Infu­sé d’agrumes, il est très frais. Après 20 mi­nu­­tes, des odeurs océaniques sont aussi perceptibles.»
Son dernier-né tout juste arrivé sur les tablettes, Barb Stegemann planche d’ores et déjà sur de nouveaux projets, qui nous feront voyager au Moyen-Orient. Le «coffret de la paix» signé The 7 Virtues mettra en vedette des fragrances à base d’huile essentielle de pamplemousse sucré d’Israël, de jasmin de Syrie et d’autres huiles provenant de Palestine et du Liban.
«J’aime l’idée de travailler de concert avec ces régions en guerre pour montrer qu’el­les peuvent aussi collaborer en harmonie.»
Sept vertus
Barb Stegemann a nommé sa boîte The 7 Virtues pour faire écho au livre qu’elle a publié en 2008, The 7 Virtues of a Philoso­pher Queen, le best-seller qui présente sa philosophie. Parce que «les parfums vont de pair avec le livre», confie-t-elle, voici un rappel de ces sept vertus. «Pour aspirer habiter un jour un monde juste, il faut les respecter», affirme l’auteure.
Émerveillement
Modération
Vérité
Courage
Justice
Sagesse
Beauté

Vetiver of Haiti
70 $ les 50 ml
En exclusivité à La Baie
http://www.journalmetro.com/plus/article/976269--le-parfum-qui-change-le-monde

Haïti-Politique : Le Sénat formule des vœux à l’exécutif à travers trois résolutions

P-au-P, 21 sept. 2011 [AlterPresse] --- Le Sénat haïtien est finalement sorti de son mutisme en votant mardi 20 septembre, trois résolutions, ont constaté des journalistes.
La première résolution porte sur le retrait de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) d’ici octobre 2012. Cette résolution comporte un article sur la remobilisation des Forces Armées d’Haïti ou la création d’une nouvelle force de sécurité.
Entre temps à l’ONU et du coté de la présidence haïtienne de Michel Martelly, la tendance se dirige plutôt vers un renouvellement du mandat de la mission en octobre prochain, et un retrait progressif des troupes envoyées après le séisme entre janvier et juin 2012.
La deuxième résolution concerne le viol collectif commis à l’encontre d’un jeune homme de Port-salut par quatre soldats uruguayens et l’importation du choléra dans le pays par les soldats népalais de la MINUSTAH.
Le Senat recommande le dédommagement du jeune homme ainsi que des proches des personnes décédées du cholera par les Nations Unies.
Plus de 6 mille personnes sont mortes de la maladie introduite en Haïti en octobre 2010.
Le Senat souhaite dans une troisième résolution la reconnaissance par l’ONU d’un Etat palestinien.
Cette dernière résolution intervient plus de 60 ans après qu’Haïti ait voté en faveur de la création d’Israël.
Les trois résolutions ont été proposées par les sénateurs du Nord kelly C. Bastien, de l’Artibonite Yannic Pierre et de la Grand-Anse, Andris Riché. [jep kft apr 21/09/11 15:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11587

Haïti: des pro-Duvalier perturbent une conférence

TRENTON DANIEL, THE ASSOCIATED PRESS Publié: 22 septembre 2011 17:24
PORT-AU-PRINCE, Haïti - Des partisans de l'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier ont interrompu, jeudi à Port-au-Prince, une conférence de presse lors de laquelle des représentants d'Amnistie internationale voulaient présenter un rapport sur les abus de la dictature, dans une volonté d'accélérer les procédures judiciaires intentées contre «Bébé Doc» pour torture, meurtres et autres crimes.
Le rapport de 40 pages contient des témoignages inédits de dizaines de prisonniers politiques emprisonnés et torturés durant les 15 ans du règne de Jean-Claude Duvalier, de 1971 à 1986.
Les trois représentants d'Amnistie internationale entendent présenter le rapport aux autorités haïtiennes et aux diplomates en poste à Port-au-Prince pour tenter d'accélérer l'enquête et les poursuites intentées en janvier, quelques jours après le retour surprise de Duvalier en Haïti.
Mais avant même qu'ils aient commencé à parler, une vingtaine de partisans de l'ancien dictateur sont entrés dans la salle de conférence de l'hôtel Le Plaza, qualifiant les représentants d'Amnistie internationale d'«impérialistes» venus semer la discorde dans le pays.
«S'il-vous-plaît, partez!», a lancé Osner Fevry, un avocat proche de plusieurs personnalités politiques liées au régime de Duvalier. «Nous n'avons pas besoin que des gens viennent pour nous diviser.»
«C'est vraiment frustrant», a dit James Burke, d'Amnistie internationale. «C'est une honte que nous ne puissions pas discuter.»
Une dizaine de victimes de la dictature et leurs proches étaient présents à la conférence pour décrire les sévices qu'ils ont subis, mais ils ont quitté la salle à cause de l'intimidation, a indiqué M. Burke.
À l'extérieur de l'hôtel, dans le centre de Port-au-Prince, certains manifestants ont défilé avec des crânes et des fémurs qui, ont-ils dit, appartenaient à des membres de la milice de Duvalier persécutés après la fuite en exil du dictateur. Les ossements sont des preuves des crimes commis après la chute de Bébé Doc, ont-ils affirmé.
L'avocat de l'ancien dictateur, Reynold Georges, a estimé que les enquêteurs d'Amnistie internationale avaient ignoré pour des motifs politiques les crimes commis après la fin de la dictature.
«Duvalier est persécuté dans son propre pays», a dit Me Georges. «J'ai un client à défendre, que ce soit au tribunal ou ailleurs.»
Le rapport d'Amnistie internationale exhorte les autorités haïtiennes à admettre la responsabilité des graves violations des droits de la personne commises dans le passé, et appelle le président Michel Martelly, en tant que chef de l'État, à adresser des excuses publiques aux victimes. Le rapport appelle aussi à la tenue d'une enquête approfondie sur les crimes de la dictature, et demande de fournir une aide juridique aux plaignants.
Jean-Claude Duvalier, fils de François Duvalier, dit «Papa Doc», est devenu président d'Haïti à l'âge de 19 ans. Il a été renversé 15 ans plus tard, mettant fin à une période brutale durant laquelle ses opposants politiques ont été emprisonnés et torturés tandis que sa milice paramilitaire, les tristement célèbres Tontons macoutes, terrorisait la population.
http://www.journalmetro.com/monde/article/976837--duvalier-des-manifestants-interrompent-amnistie

JUSTICIA URUGUAYA QUIERE INTERROGAR A HAITIANO AGREDIDO

Montevideo, 20 de septiembre (Télam).- La justicia uruguaya está haciendo gestiones para entrevistar al joven haitiano presuntamente abusado por oficiales navales uruguayos que integraban la misión de paz de las Naciones Unidas en Haití, reveló hoy el fiscal Eduardo Fernández Dovat. El funcionario judicial mencionó la posibilidad de que esa audiencia se realice a través de una videoconferencia, tecnología que “ofrece actualmente las máximas garantías”, pero aclaró que “dependerá de la colaboración que estén dispuestos a ofrecer” el joven, sus familiares y sus allegados.
La agencia de noticias DPA, que consignó las declaraciones del fiscal, indicó que, además de la videoconferencia, también se maneja la posibilidad de que funcionarios uruguayos viajen a Haití, pues el joven haitiano “se habría negado a viajar a Montevideo”.
La justicia militar uruguaya ya dispuso el procesamiento con prisión de los cinco marinos involucrados inicialmente y ayer lunes se supo que hay un sexto imputado, que también está siendo interrogado en Montevideo.
Fernández Dovat estimó que esta etapa del proceso de investigación puede quedar definida en un par de semanas, de modo que la justicia penal esté en condiciones de pronunciarse sobre el caso. (Télam)
http://www.elpatagonico.net/index.php?item=viewlast&ref=ultimas&id=271842&sec=ext

PETERSON JOSEPH: Kansas City: Le "Xavi haïtien" a signé

Le Sporting Kansas City d’Aurélien Collin vient d’enregistrer la signature de Peterson Joseph, milieu de terrain haïtien du Sporting Braga, apprend-t-on sur le site officiel de KC. Surnommé le "Xavi haïtien", ce joueur de 21 ans aux 6 sélections était à l’essai depuis deux mois et a finalement signé un contrat en faveur de la franchise du Missouri, qui n’a versé aucun dollar pour son transfert mais pourrait devoir indemniser son homologue portugais en cas de revente future.

Un oeil sur mon quartier: Jimmy Jean-Louis

21 Septembre, 2011
Par: Rémi Chervier
Avant de devenir l'un des héros de la série "Heroes" et d'atterrir sur la planète Hollywood, Jimmy Jean-Louis a sillonné le globe. Pour Respect, il se penche sur le passé, le présent et le futur de son Haïti natal. Il incarnera bientôt la grande figure historique, Toussaint Louverture, pour les besoins du petit écran français.
Jimmy Jean-Louis est né à Piétonville, une commune de la banlieue de Port au Prince à l'Ouest d'Haiti. Malgré des difficultés liées à la condition modeste de ses parents, Jimmy garde un souvenir mémorable de sa jeunesse sur l'ile. « C'était un endroit extraordinaire, très proche de la nature. Nous n'avions ni eau, ni électricité. Haïti a subi une grosse influence africaine dans la culture, mais aussi dans la religion. J'y ai appris à me débrouiller par moi-même, ainsi que le respect des autres. Des enseignements qui m'ont servi pour la suite. »
Adolescent, Jimmy et sa famille débarquent en France, plus précisément en banlieue parisienne, où il entame des cours de danse, qu'il laissera, plus tard, pour une carrière dans le mannequinat. Ce métier lui permettra de voyager et de résider dans différents pays d'Europe (Espagne, Italie, Angleterre...). « Je suis curieux de ce qu'il se fait ailleurs. Ces voyages m'ont permis d'acquérir une grande capacité d'adaptation à la culture et aux langues. Ce sont des acquis, que je n'aurais pu emmagasiner sans pratiquer des métiers artistiques. »
Cette curiosité naturelle l'a poussé à ouvrir les portes d'Hollywood où il réside actuellement. « Mes débuts y ont été très durs, malgré ma maitrise de la langue. Car les Haïtiens sont assez mal acceptés aux Etats-Unis. Pourtant, c'est un pays relativement neuf, où règne la diversité. Les gens ont une faculté remarquable à s'identifier à ce pays. J'ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes dans ce milieu. Avec la série Heroes, ma carrière a pris une dimension internationale. Pour autant, je me sens moi-même et citoyen du monde. »
Loin de son île, Jimmy Jean-Louis oeuvre tout de même pour son bien être par l'intermédiaire de son association caritative "Hollywood Unites For Haiti". « Notre mission est d'aider les jeunes défavorisés en privilégiant le sport et la culture. Après le tremblement de terre de janvier 2010, nous nous sommes concentrés sur l'ouverture d'une école, où 90% des enfants sont analphabètes. Le taux d'analphabétisation en Haïti est élevé, donc le peuple reste facile à manipuler. Au moment de la catastrophe, nous n'avions pas de gros moyens pour aider, car la situation économique et politique était instable. Aujourd'hui, l'élection de Michel Martelly* est une bouffée d'oxygène, car il a une très bonne exposition à l'international. Il reste à savoir s'il sera bien entouré...»
En 2011, Jimmy incarne le rôle de la grande figure historique d'Haiti, Toussaint Louverture, pour les besoins de la télé française. « En tant qu'haitien, je suis très honoré de jouer Toussaint Louverture, car j'ai grandi avec cette figure. C'est l'un des plus grand héros noir jusqu'à présent. Il est à l'origine de l'indépendance de la première république noire. Il était très habile. Un visionnaire, qui voulait l'égalité dans le monde. Je veux donner une vision différente du personnage, avec ses complexités. Car le cheminement de Louverture est une succession de transitions entre l'esclave et l'affranchi; entre le général libérateur et le président d'un peuple. Ce téléfilm doit permettre de savoir ce qui s'est réellement passé à cette époque. Je veux ouvrir les mentalités sur cette partie de l'histoire, où régnait l'esclavage physique. Montrer également les conditions dans lesquelles vivaient les gens en Haïti. Aujourd'hui, cette histoire du monde est trop méconnue. »
*Michel Martelly : ancien comédien, chanteur très populaire en Haïti devenu président de la république en mai 2011 avec le soutien du chanteur Wyclef Jean.
http://www.respectmag.com/2011/09/21/un-oeil-sur-mon-quartier-jimmy-jean-louis-5500

Gérald Tremblay participera de près à la relance d'Haïti

Agence QMI 21/09/2011 15h25
MONTRÉAL – Répondant à l’invitation du gouvernement haïtien, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, s’est rendu à New York mercredi pour participer à l’assemblée inaugurale du Conseil consultatif présidentiel sur le développement et l’investissement qui travaillera à la relance d’Haïti.
L’événement réunissant des leaders politiques et des gens d’affaires du monde entier s’est déroulé sous l’égide du président d’Haïti, Michel Martelly. L’ancien président des États-Unis, Bill Clinton, ainsi que l’ancienne gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean étaient présents.
«Le Conseil Consultatif offrira un ensemble de compétences et de vues diverses au bénéfice d'une transformation véritable d'Haïti. Mon choix que le maire de Montréal en fasse partie s'appuie sur son leadership, ses réalisations et son intérêt dans le développement de l'humain», a déclaré le président d'Haïti, M. Michel Martelly, dans sa lettre d'invitation officielle au maire Tremblay.
La promotion de l’image de marque d’Haïti à l’étranger, le développement de stratégies pour améliorer la compétitivité et la création d’emplois durables et la découverte de sources d’investissements stimulateurs de croissance économique sont les trois volets de la mission du nouveau conseil consultatif.
«Montréal est un partenaire indéfectible de la relance d'Haïti. C'est un grand honneur pour moi que de faire partie de ce conseil composé de personnes d'expérience», a déclaré M. Tremblay.
http://fr.canoe.ca/infos/regional/montreal/archives/2011/09/20110921-152509.html

mercredi 21 septembre 2011

Haïti : le séisme de 2010 stimule la coopération décentralisée

Les collectivictés locales haïtiennes bénéficient du soutien renforcé de leurs homologues françaises
mercredi 21 septembre 2011 / par Hélène Michelini
Loin d’interrompre les projets en cours, le tremblement de terre de 2010 en Haïti les a plutôt réorientés, avant de les approfondir et de les conforter vers des réalisations à moyen et long terme.
Le 12 janvier 2010 Haïti était victime d’un t rem ble - ment de terre qui faisait 230 000 morts et des centaines de milliers de réfugiés, désorganisant l’ensemble du pays. « Nous avons vite considéré que le séisme ne devait pas mettre un terme au projet existant », explique Olivier Bessin, directeur des relations internationales de la ville et de la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS). Associée à l’Institut régional de coopération développement (Ircod), la CUS a, depuis 1991, un partenariat, initié par les Haïtiens de Strasbourg, avec la ville de Jacmel en Haïti. Objectif : aider la municipalité de Jacmel (130 000 habitants) à renforcer ses compétences : propreté, fiscalité locale, création d’un nouveau marché.
« Au début il n’y avait pas d’enjeux aussi importants qu’aujourd’hui », estime Olivier Bessin. Déjà, la mise en place d’un centre de brûlage et de compostage des déchets à Jacmel en juillet 2009 grâce à la coopération décentralisée avec la CUS a montré son efficacité contre le choléra apparu en décembre 2010. À la suite du séisme, une réflexion de fond a été engagée sur l’aide apportée à Jacmel dans les domaines sensibles : amélioration de la protection des civils, gestion des risques en matière d’urbanisme, service d’information géographique (SIG), planification urbaine. Et aide à l’organisation d’un système d’alerte communal, en cas de sinistre. Avec les aléas politiques, la situation reste incertaine, mais à la CUS on se dit « raisonnablement optimistes », d’autant que les autorités de Jacmel montrent « la volonté farouche de poursuivre cette démarche de coopération ».
Deux foyers construits pour 27 000 euros
Le tremblement de terre a aussi infléchi l’orientation de la coopération de la ville haïtienne de Milot avec la communauté de communes du Larmont (Doubs). Abritant les hauts lieux de l’indépendance haïtienne), Milot (29 000 habitants) est une cité touristique. De son côté, le territoire de la communauté du Larmont dispose du Fort de Joux, où est mort le précurseur de l’indépendance d’Haïti, Toussaint Louverture, en 1803. L’idée d’instaurer une coopération entre ces deux lieux de mémoire a abouti au début de 2009 et ce projet devait être officialisé en janvier 2010.
Le séisme a bousculé cette dynamique naissante. Les réfugiés affluent à Milot et, parmi eux, des centaines d’orphelins. « Auparavant, explique Philippe Pichot, chargé de mission à la communauté, on s’orientait vers la construction d’une école, d’une bibliothèque, et vers un accueil de jeunes haïtiens chez nous pour les former notamment aux métiers du tourisme. Après le tremblement de terre, on a décidé de construire, en dur, des foyers pour orphelins. » Grâce à 27 000 euros de dons de toutes les communes de la communauté, deux foyers ont vu le jour. Les fonds ont été versés, en plusieurs tranches, à la commune de Milot. Aujourd’hui, Philippe Pichot indique que le projet initial est en train de trouver un second souffle : « Milot a une dynamique culturelle forte, il faut former les potentialités touristiques à venir. Nous relançons le projet depuis une semaine. »Réactivé aussi le projet de la bibliothèque-médiathèque, « pour que la jeunesse de Milot reste sur la ville plutôt que d’aller errer dans les bidonvilles de Cap-Haïtien ».

Aider les collectivités haïtiennes à être efficaces
En Haïti, la désorganisation des institutions est une situation endémique depuis une quarantaine d’années. Au terme d’un processus chaotique, le président de la République Michel Martelly a finalement été élu le 14 mai 2011, mais les collectivités territoriales haïtiennes restent prudentes face à leur gouvernement. C’est pourquoi les collectivités territoriales françaises ont mis en place une coopération directe avec les communes (ou les associations de communes) en Haïti. Avec l’objectif de les aider à se saisir directement de leurs problèmes, en leur apportant leur expertise dans ce domaine.

Stabilisation de 160 000 réfugiés
La communauté de communes du Kreiz-Breizh (CCKB, Côtes-d’Armor), elle, n’avait aucune coopération avec Haïti avant le tremblement de terre. C’est la coordination de la solidarité par le conseil général des Côtes-d’Armor qui a constitué le facteur déclenchant. En mai 2010, plusieurs collectivités bretonnes décident de mutualiser leurs moyens et leurs compétences afin de proposer à l’Association des maires du département de la Grande Anse (AMAGA) un partenariat s’inscrivant dans le moyen terme. Pour assurer notamment la prise en charge et la stabilisation de près de 160 000 réfugiés de Portau- Prince sur un territoire qui compte 450 000 habitants.
Le projet de la CCKB – la construction d’un marché couvert dans la ville de Corail – sera le premier mis en oeuvre en Haïti dans le cadre du partenariat des Côtesd’Armor après le séisme. Pierrick Le Saulnier, le directeur de la CCKB, précise que « cette réalisation permettra d’affiner les besoins ». Grâce à elle, surtout, les Haïtiens, se formeront à la gestion directe. « Il y aura sans doute des coopérations à développer avec les Haïtiens dans des domaines où nous avons une expertise, comme l’eau et l’assainissement, ou le tourisme en milieu rural, ajoute Pierrick Le Saulnier. Ce sera en fonction de leurs besoins et de leurs souhaits. »
Un article initialement publié dans "Maires de France" (Septembre 2011)
- Le site du magazine Maires de France

Le ministre des affaires étrangères Almagro s’est réuni avec le président d’Haití

Martelly a reconnu la réponse rapide apportée par le gouvernement en rapport avec l’abus sexuel présumé contre un citoyen haïtien. Le ministre des Relations Extérieures, Luis Almagro, qui se trouve actuellement à New York pour assister à l’Assemblée Générale des Nations Unies, s’est réuni ce mardi avec le président haïtien Michel Martelly. Almagro fit référence aux mesures rapides adoptées par le gouvernement en rapport avec la plainte pour abus sexuel perpétré contre un citoyen haïtien par cinq soldats uruguayens, selon des informations fournies ce mardi (20/09/2011) par la présidence.
Le mandataire haïtien a sollicité la poursuite des efforts réalisés jusqu’à maintenant à travers la coopération dans des secteurs clé pour le développement d’Haïti, et aussi dans le renforcement des institutions et de l’Etat de Droit, l’éducation et la réactivation économique.
Le chancelier uruguayen qualifie d’importante la coordination de la communauté internationale avec le gouvernement haïtien pour obtenir des améliorations des niveaux socio-économiques et dans un an évaluer les avancées réalisées dans ce sens.
A la réunion ont pris part aussi la secrétaire d’tat des USA, Hillary Clinton; le président de la Banque Interaméricaine de Développement, Luis Alberto Moreno ; le secrétaire de l’OEA, José Luis Insulza ; le chancelier brésilien Antonio Patriota et l’envoyé spécial du secrétaire général pour Haïti, Bill Clinton entre autres autorités de pays de l’Amérique du Sud.
Le chancelier uruguayen s’est réuni aussi avec le secrétaire général adjoint pour les opérations d’entretien, avec la secrétaire générale adjoint pour l’appui sur le Terrain, Suzana Malcorra, qui a reconnu la forme exemplaire employée dans la prise en charge de la situation relative à l’abus sexuel présumé contre un citoyen haïtien.
http://www.elobservador.com.uy/noticia/209635/almagro-se-reunio-con-presidente-de-haiti/

La Justice militaire enquête sur une autre affaire d’abus sexuel présumé au Congo

La nouvelle affaire est antérieure à celle qui implique les cinq membres de l’Armée jugés dimanche qui s’est dénoué rapidement due à sa répercussion mondiale. La Justice militaire enquête sur un autre cas d’abus présumé perpétré contre une jeune congolaise par des membres de l’Armée uruguayenne en mission de l’ONU au Congo.
Les militaires ont été rapatriés il y a deux mois, après qu’un juge eut été informé de façon sommaire sur l’affaire du Congo. Les deux militaires sont encore en détention. « Il s’agit d’un cas différent, mais le jugement est en cours depuis longtemps, cela ne date pas d’aujourd’hui », a déclaré au journal EL OBSERVADOR le président du Suprême Tribunal Militaire, général ® Julio Halty.
Il a ajouté que cette affaire n’a pas eu la transcendance de l’affaire d’Haïti « parce qu’elle n’a pas eu de répercussion publique. Il y eut une investigation sommaire par un juge mais avec moins de bruit », a-t-il soutenu. Et de préciser : « il n’y a même pas eu intervention de l’ONU, ni de la Justice congolaise. Le chef de l’unité uruguayenne avait rapporté les faits. Il n’y a pas eu de compte rendu à la Justice Pénale.

Procès contre les marines
En ce qui concerne l’affaire des marines jugés dimanche dernier, Halty a déclaré que la répercussion publique au niveau nationale et international dont a bénéficié l’affaire présumée d’abus sexuel contre un jeune haïtien par des marines uruguayens a été le facteur qui accéléra le verdict de la Justice Militaire.
L’investigation des faits par le Justice militaire débuta vendredi dernier 16 de septembre, quand les cinq marines impliqués sont arrivés a Uruguay après avoir été rapatriés. Avant, le ministre de la Défense, Eleuterio Fernandez Huidobro, avait envoyé en Haïti le général de l’Armée José Burone, qui en territoire haïtien magnifia l’investigation. L’affaire aussi a motivé des investigations menées par l’ONU qui ont éliminé tout abus sexuel.
Le juge militaire a retenu contre eux les délits de « désobéissance » et « omission de service », des délits pour lesquels la Justice Militaire prévoit des peines allant de quatre mois à trois ans de prison.
De même le commandement de l’Armée devra se décider à savoir s’il les marines inculpés devront être dépouillés de leur « statut militaire ». Si cette mesure est retenue, de toutes les façons, le jugement par le tribunal militaire continuera, mais l’emprisonnement se fera dans un établissement pénitencier ordinaire et non dans une dépendance militaire.
L’investigation des faits par la Justice Civile a surpris par sa rapidité : le verdict fut donné en 48 heures. Cependant, des dossiers comme ceux du capitaine Alvaro Bacqué – pris en charge par la Justice Pénale pour fraude – et celui de la manipulation irrégulière des fonds de l’ONU n’ont pas reçu le verdict du juge d’instruction militaire.
Halty a admis au journal El observador que “ le volume de ces affaires et les situations sont différentes, plus complexes ». En plus dans ce cas la Justice ordinaire a été la première à agir. En ce qui concerne l’affaire survenue en Haïti, il a déclaré : « Au-delà de la répercussion publique tant sur le plan national que sur le plan international, il était important d’agir rapidement.
De son côté, la justice pénale débutera cette semaine les audiences, les interrogations et la collection de preuves par rapport à la plainte formulée par le Ministère de la Défense.
Le juge Alejandro Guido a envoyé le dossier au procureur Eduardo Fernandez afin de l’examiner et de se prononcer. Guido réalisera sa propre enquête.
Selon ce qu’a rapporté Halty, si les marines sortent condamnés par la Justice pénale, ils purgeront une seule peine. Si on les condamne à deux et trois ans de prison, ils ne purgeront que trois ans.
http://www.elobservador.com.uy/noticia/209573/justicia-militar-indaga-a-soldados-por-presunto-abuso-en-el-congo/

mardi 20 septembre 2011

Un autre marine uruguayen impliqué dans le viol présumé d’un Jeune haïtien

Un sixième marine uruguayen se trouve détenu dans la capitale Montevideo, impliqué dans l’affaire d’abus sexuel présumé perpétré contre un Jeune haïtien au momento ou les militaires exerçaient des fonctions au sein du contingente des Casques bleus des Nations Unies en Haïti. Le sous secrétaire de la Défense de l’Uruguay, Jorge Menendez, a informé que le sixième détenu assumait la garde quand il s’est produit l’introduction du Jeune haïtien à l’interieur d’un campement de la Mission des Natiosn Unies pour la stabilisation d’Haïti (MINUSTAH), selon des informations émanant de l’agence DPA.
Les cinq autres marines impliqués ont vécu leur premier jour en prison, accusés par la Justice Militaire de « faute grave et désobéissance » après avoir été interrogés vendredi et samedi.
L’affaire a été faite publique après la diffusion ce mois-ci d’une vidéo dans laquelle les marines semblent être entrain d’abuser sexuellement un jeune haïtien dont la famille dénonça publiquement l’affaire.
En ce qui concerne ce qui s’est passé exactement ce moment-là, l’ONU « n’écarte rien », a déclaré la semaine dernière a Montevideo Mariano Fernandez, représentant du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, pour Haïti, après une réunion des ministres de Défense des pays de l’Amérique du Sud

Source : http://www.lanueva.com/hoy/nota/259f457c7d/1/106791.html
Traduction: HAITI RECTO VERSO

Le procès contre les marines uruguayens avance

Les cinq marines uruguayens qui faisaient partie de la misión de l’ONU pour la stabilisation d’Haïti (MINUSTAH) et qui ont été accusés der viol sur un Jeune haïtien, ont passé leur premier jour en prison à Montevideo, après avoir été jugé par la Justice Militaire. Les délits retenus contre eux ont été identifiés comme “faute grave et désobéissance”. L’affaire sera prise en charge par la Justice Civile après que le gouvernement eût présenté une plainte au pénal contre les impliqués dans l’affaire qui a eu une forte repercusión médiatique et qui a suscité une forte indignation en Haïti et qui a occasionné l’idée d’un retrait progressif des forces militaires de la Minustah déployés sur le sol de ce pays des Caraïbes.
Les faits sont aussi investigués par les organismos des Nations Unies (ONU) qui s’occupent directement de la misión de paix en Haïti. A travers un film diffusé ce mois, les marines uruguayens semblent être entrain dd’abuser sexuellement du Jeune haïtien.
Le gouvernement uruguayen a présenté des excuses à Haïti et à l’ONU; http://www.eltribuno.info/salta/75524-Avanza-la-causa-contra-los-marinos-.note.aspx
Traduction: HAITI RECTO VERSO

lundi 19 septembre 2011

L’ONU se base sur la façon d’agir des instances uruguayennes pour préparer un protocole.-

Les cinq marines ont été rapatriés ce vendredi (16/09/2011) pour affronter et la Justice Militaire et la Justice Civile. Ils sont restés en isolement.

La procédure mise en place par les instances uruguayennes face à la plainte d’abus contre cinq marines par un jeune haïtien a été considéré comme « modèle » par les Nations Unies.

Se basant sur le comportement du gouvernement, l’ONU établira un protocole d’action à utiliser face à des plaintes déposées contre les casques bleus déployés à travers le monde. Ce vendredi, les cinq marines uruguayens sont retournés dans leurs pays et son restés à la disposition de la Justice Militaire. 

Selon des informations recueillies par le journal EL OBSERVADOR venant de sources militaires, une délégation envoyée en Haïti cette semaine, intégrant le sous secrétaire général appuyant les mission de maintien de paix, Anthony Banbury, et les conseillers du secrétaire général Babacar Gaye et Ann-Marie Orler, conseillère  policière, fit part de la nouvelle aux autorités uruguayennes.  La délégation voyagea vers Haïti pour garantir “une investigation crédible” de ce qui s’est vraiment passé. 

Les sources ont rapporté que le général Gaye a fait remarqué que face aux problèmes causés par des plaintes similaires portées contre les casques bleus d’autres pays, l’ONU a prévu de préparer un protocole  qui incorpore la procédure mise en application par les autorités uruguayennes.

Une fois informées de la plainte, les autorités décidèrent de déplacer le chef du contingent militaire ainsi que toute la chaîne de commandement, disposer  du transfert de l’affaire pour faire l’objet d’une investigation menée à la fois par la Justice Militaire  et la Justice Civile, et débuter une enquête par le Ministère de la Défense et une autre par l’Armée. Tout ceci en plus de l’enquête de l’ONU en cours.
L’Uruguay envoya en Haïti le titulaire du Système National d’Appui aux opérations de Pais (SINOPASA), José Maria Burone pour prendre en main l’investigation du Ministère de la Défense.
Rapatriés : Les responsables de la Minustah autorisèrent mardi dernier (13/09/2011) le rapatriement de quatre marines et un officier pour être soumis à la justice. Les membres de l’Armée nationale sont arrivés à Buenos Aires par un vol de Copa Airlines depuis le Panama, et de la capitale  Argentine jusqu’à Pluna par un pont aérien. Ils partirent de la Base Aérienne numéro 1 à bord de deux camionnettes selon des informations publiées par SUBRAYADO DIGITAL.

Les militaires ont été mis immédiatement à la disposition à la fois de la Justice Militaire et de la Justice Civile pour être investigués.

Le commandant de l’Armée, Alberto Caramés, a annoncé qu’ils seront punis selon la rigueur maximale prévue par la Justice Militaire.
L’agression a été à l’origine d’une condamnation du président d’Haïti, Michel Martelly, et de manifestations anti Minustah à Port-au-Prince, capitale d’Haïti.

La semaine dernière, le président uruguayen, José Mujica et le ministre de la Défense  Eleuterio Fernández Huidobro demandèrent publiquement pardon au gouvernement et au peuple haïtien et annoncèrent l’application de sanctions maximales contre les impliqués

Source EL OBSERVADOR

Traduction: HAITI RECTO VERSO

La justice militaire envoie en prison les cinq soldats uruguayens.

Abus en Haïti. Il y a eu désobéissance et omission de service
La justice militaire a décidé à la dernière heure hier, le jugement avec emprisonnement des cinq soldats uruguayens qui ont été impliqués dans l’affaire de l’abus perpétré contre un jeune haïtien, qui a été divulgué à travers d’un support vidéo.
Le juge Washington Vigliola, qui a dirigé les investigations, a interrogé dans le courant de la semaine dernière les cinq soldats accusés, qui après avoir été transférés d’Haïti, ont été gardé en qualité de détenus et isolés à l’Ecole Navale de Carrasco.
Le juge militaire a déterminé hier (18/09/2011) à 23 :00 heures, que les soldats qui font partie de l’effectif de la Minustah – une mission de paix envoyée en Haïti par l’ONU – ont commis les délits de désobéissance et omissions de service, établis dans le code Pénal Militaire.
Le jugement a prononcé un emprisonnement et les cinq soldats seront transférés à une unité militaire pour purger leur peine, selon les informations obtenues par  le journal EL PAIS. Jusqu’à la fermeture de cette information on ignorait le lieu ou ils seraient emprisonnés.
La Justice Militaire a tranché avec une certaine rapidité, 48 heures après le retour des marines uruguayens. Un juge avait été envoyé en Haïti avec la mission d’avancer les investigations.
D’autre part, la situation future de ces membres de l’Armée Nationale se trouve entre les mains du Tribunal Militaire Suprême, a qui il reviendra d’adopter une résolution sur la radiation des cinq militaires impliqués dans l’affaire.
Cette décision n’empêche pas qu’il y ait une procédure émanant de la Justice Civile, car le Ministère de la Défense a présenté une plainte au pénal pour que l’épisode polémique soit l’objet d’une investigation exhaustive.
La procédure civile est de la responsabilité du juge  Alejandro Guido, qui pourrait débuter son action dès la semaine prochaine.
Reste à définir qui sera nommé procureur car Diana Salvo a refusé d’agir  expliquant que  la plainte n’a pas été présentée pendant l’exercice des ses propres fonctions, pour cette raison, le dossier pourrait rebondir vers le procureur  Eduardo Fernández Dovat. La Justice Militaire s’étais mise d’accord avec  la Justice Civile pour agir en premier dans cette affaire puisque le juge Vigliola avait reçu en premier l’ensemble des informations émanant du Ministère de la Défense.
VIDEO. Les cinq marines uruguayens faisant l’objet de l’enquête sont apparus sur une video qui circula sur le réseau internet il y a 15 jours, dans laquelle ils soumettent, les bras derrière le dos, un jeune haïtien de 18 ans. Les faits ont poussé à la fois et  l’ONU et l’Armée à réaliser des investigations qui dans un premier temps, auraient écarté le fait que les militaires qui se trouvaient en Haïti dans le cadre d’une mission de paix, aient violé le jeune homme.
L’épisode qui souleva une polémique sans précédent a obligé le Ministère de la Défense, Eleuterio Fernandez Huidobro, à envoyer a Haïti le général de l’Armée José Maria Burone, qui  s’est attelé à élargir les champs de l’investigation.
Burone mène aussi l’enquête sur d’autres irrégularités possibles qui pourraient impliquer des militaires uruguayens.
REACTION.- L’affaire qui a eu une répercussion mondiale, moyennant la diffusion par des journaux  et des émission de télévision de plusieurs pays, a fait que le président Mujica et le Ministre Fernandez Huidobro, aient envoyé une lettre au président d’Haïti, Michel Martelly, dans laquelle ils exprimaient leurs excuses pour ce qu’ils ont qualifié d’abus commis par les casques bleus uruguayens, et donnèrent l’assurance de soumettre à la justice les cinq soldats impliqués tout en rappelant l’abnégation des autres militaires uruguayens en territoire haïtien, ou il y a eu perte en vies humaines. Ils ont de même rappelé que l’Uruguay détient une longue expérience dans le domaine des missions de paix déployée en différentes zones du monde.
Le ministre Fernandez Huidobro se présenta devant la Commission de Défense de la Chambre des représentants, ou il proportionna des détails sur l’affaire et répondit  aux questions des législateurs  sur les différentes étapes de la procédure engagée contre les cinq soldats.
 Source: El País Digital
Traduction: HAITI RECTO VERSO

Haïti-Premier ministre : La ratification de Conille avait été bien planifiée, selon les députés

P-au-P, 18 sept. 2011 [AlterPresse]--- Des députés de différents blocs politiques à la Chambre basse ont exprimé leur joie, à l’issue de la séance de ratification du premier ministre désigné, Gary Conille, qui a reçu un vote favorable à l’unanimité le vendredi 16 septembre.
Pour les députés, l’exercice n’a été qu’une simple formalité car tout a été déjà planifié préalablement.
Jean Tholbert Alexis, chef de file du Groupe des parlementaires pour le renouveau (GPR), s’est montré « très satisfait » en félicitant ses pairs pour avoir respecté, à la lettre, les consignes de départ à savoir voter favorablement le choix de Gary Conille.
« J’avais demandé à mes collègues du GPR de donner un vote favorable à Gary Conille, car, contrairement à ce que l’on pense, nous ne constituons pas un groupe de blocage au parlement », a déclaré Jean Tholbert Alexis à des journalistes.
Pour le député Ronald Larêche, vice-président du bureau de la Chambre basse, le vote accordé à l’unanimité par les députés à Gary Conille constitue un « succès » pour l’avancement de la démocratie haitienne.
« À travers ce vote, les différents partis politiques du pays ont exprimé leur accord à Gary Conille », a précisé Ronald Larêche, membre du GPR.
Le chef de file du nouveau bloc « majoritaire ? » à la Chambre basse, Fritz Chéry, s’est dit réjoui et a qualifié de « victoire » pour Gary Conille le vote de la Chambre des députés.
« Notre bloc s’était clairement prononcé préalablement en faveur de Gary Conille, et voilà nous venons juste de remplir une formalité, car nous avions adopté tous une seule position », a déclaré le député Chéry.
En guise de réponse aux allégations selon lesquelles l’article 157 de la Constitution n’a pas été respecté strictement, le président de la Chambre basse, Sorel Jacinthe, a déclaré aux journalistes : « l’assemblée des députés est souveraine, elle a tranché. »
« Le vote a été à la fois politique et technique », a estimé le député Sorel Jacinthe, interrogé sur la controverse à propos de la « résidence » en Haiti de Gary Conille et l’absence de sa « carte électorale ».
Les députés ont pratiquement passé à pieds joints sur le critère de cinq années de résidence consécutive dans le pays pour devenir premier ministre, étant préoccupés, ont-ils dit, par le vide gouvernemental.
Il fallait un gouvernement légitime au pays dans le meilleur délai afin de le sortir de l’abîme où il se trouve actuellement, selon des législateurs.
Nous voulons mettre le chef d’État, Michel Martelly, en situation de pouvoir honorer ses promesses de campagne, ont-ils avancé.
La commission chargée d’analyser les pièces de Gary Conille, présidée par Levaillant Louis-Jeune du GPR, avait recommandé dans son rapport un vote favorable à Garry Conille.
Selon le secrétaire-rapporteur de ladite commission, Abel Descollines, ‘le seul point d’ombre relevé dans le dossier de Gary Conille a été l’absence de carte d’identification nationale (Cin)’.
Pour édifier l’assemblée des députés, Conille a formulé une demande le 7 septembre auprès de l’Office nationale d’identification (ONI), a informé Descollines.
Après avoir franchi cette première étape à la Chambre basse, Gary Conille devra, sans délai, soumettre ses pièces au Sénat qui, à son tour devra décider sur son sort, au cours de la semaine prochaine.
S’il franchit également l’étape du Sénat, Gary Conille devra, avec confirmation du président Michel Joseph Martelly, Premier ministre et, accompagné des membres de son gouvernement, présentera sa déclaration de politique générale devant chacune des les deux chambres pour obtenir le vote de sa politique générale. [sfd apr 18/09/2011 13:50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11566
Commentaires:
"Konstitisyon se papye, bayonèt se fè". On a du mal à comprendre les gens qui sont malléables et moulables en fonction d'intérêts non avoués. Les députés doivent être fiers de leur attitude pour débloquer le pays. On va surveiller quand ils auront à évoquer le contraire de ce qu'ils évoquent ici pour aller contre le gouvernement quand leurs intérêts se retrouveront menacés.
En Haïti définitivement l'application de la Constitution est très élastique!

Le vote de vendredi consacre la tutelle, selon Jean William Jeanty

Nullement étonné devant l’attitude de ses pairs à la Chambre basse, le Sénateur des Nippes assimile l’approbation du choix de Garry Conille au vote de la loi d’urgence, au lendemain du 12 janvier Publié le samedi 17 septembre 2011
Le troisième Sénateur des Nippes (sud-ouest), Jean William Jeanty, a estimé samedi que l’approbation unanime par la Chambre basse de la candidature de Garry Conille à la Primature consacrait la liquidation de l’Etat haïtien au profit d’un renforcement de la tutelle étrangère déjà visible depuis un certain temps.
Les 89 élus présents vendredi à la séance de ratification se sont tous exprimés en faveur de la désignation du fonctionnaire onusien de 45 ans.
Dans une interview à Radio Kiskeya, M. Jeanty affirme que le spectacle offert à la Chambre basse ne l’a nullement surpris. Car, tout était clair depuis la récente intervention directe de diplomates étrangers dans le processus politique en cours.
Le parlementaire n’hésite pas à comparer ce vote à celui d’avril 2010 par lequel le Parlement avait supprimé les prérogatives de l’Etat haïtien en adoptant la loi d’urgence qui a, depuis, donné les pleins pouvoirs à la communauté internationale dans le cadre du processus de reconstruction post-séisme.
Par ailleurs, le Sénateur Jean William Jeanty, hostile dès le début au choix du Premier ministre désigné, affirme que les Députés l’ont approuvé en violation flagrante de la constitution qui, en son article 157, stipule que tout aspirant à la fonction de chef de gouvernement doit s’acquitter de ses redevances fiscales. Or, selon lui, le Dr Garry Conille n’était pas en mesure de produire sa déclaration définitive d’impôt parce qu’il ne réside pas en Haïti.
Après le vote massif et expéditif de vendredi, la voie est pavée pour un deuxième verdict favorable au candidat dont les pièces doivent être soumises et analysées la semaine prochaine au Sénat.
Si ces prédictions se confirment, Conille sera alors habilité à former son gouvernement et à faire l’énoncé de sa déclaration de politique générale devant les deux Chambres séparément.
Le Président Michel Martelly, attendu la semaine prochaine à la 66e assemblée générale de l’ONU, à New York, s’est déclaré confiant quant à la ratification de celui qu’il a choisi après avoir subi deux revers consécutifs au Parlement avec Daniel Rouzier et Bernard Gousse. Ce double échec fait perdurer encore le vide gouvernemental quatre mois après l’investiture du dirigeant haïtien. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8084

Martelly espère une ratification du Premier Ministre désigné par le Sénat

Le chef d'Etat haïtien Michel Martelly s'attend à ce que le Sénat ratifie le choix du Premier Ministre désigné. Avant de prendre l'avion hier à destination de New York où il participera à l'assemblée générale de l'ONU, M. Martelly a souhaité un vote favorable du Sénat ce qui ouvrira la voie à la formation d'un gouvernement légitime.
Le président haïtien réagissait après la ratification de M. Conille par la chambre des députés 24 heures plus tôt. C'est la première fois qu'un Premier Ministre désigné de Martelly franchit la première étape du long processus de formation d'un gouvernement. Au cours des 4 premiers mois de son gouvernement les choix de Daniel Rouzier et Bernard Gousse avaient été rejetés lors de la première étape par chacune des chambres.
M. Martelly a attiré l'attention des législateurs sur l'urgence qu'un gouvernement légitime s'attaque aux grands défis. Dans le même temps, il a appelé ses concitoyens au calme et s'est réjoui du vote massif des députés en faveur de M. Conille. 89 députés sur 90 avaient approuvé le rapport de la commission spéciale ayant confirmé l'éligibilité de l'ex coordonateur du système des Nations Unies au Niger.
Une fois de plus le chef d'Etat a vanté les compétences de son Premier Ministre désigné. Il est déterminé et à de bonnes relations avec la communauté internationale, insiste M. Martelly pour qui Conille serait en passe de maitriser les rouages de la politique.
Le président haïtien serait sur le point d'obtenir un vote favorable du bloc majoritaire au Sénat. Les sénateurs devraient former demain mardi une commission spéciale devant analyser le dossier du Premier Ministre désigné.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19554

Martelly poursuit la mise en place de son administration

Privé d'un gouvernement légitime depuis son investiture le président Michel Martelly s'est évertué au cours des dernières semaines à mettre en place des hauts cadres de son administration. Les 10 délégués départementaux ont reçu l'investiture au cours de la semaine écoulée alors que 9 directeurs généraux et adjoints ont été nommés. L'opposition parlementaire n'a pas réagi à ces nominations intervenues après le rejet de deux Premiers Ministres désignés en 4 mois. La nomination des directeurs généraux a été autorisée par une résolution adoptée en conseil des ministres un mois après l'investiture du chef d'Etat.
Pour ce premier groupe de 9 directeurs généraux seul Roland Chavannes au service d'immigration conserve son poste. Yves Germain est le nouveau directeur général du Centre National des Equipements (CNE), entreprise phare du mandat de René Préval placé directement sous la tutelle du Palais National.
Les autres directeurs généraux ; Jean Marc Flambert a l'Office Nationale de l'Aviation Civile (Ofnac), Jean Mary Guillaume au Conseil National des Télécommunications ( Conatel), Donald Paraison au Service Métropolitaine de Collecte des Résidus Solides (SMCRS), Francel Saintilien Administration Générale des Douanes (AGD), Pierre André Laguerre a l'Administration Aéroportuaire Nationale (AAN), Jocepha Gauthier au fonds d'Assistance Economique et Social (FAES), Claude Raymond Junior directeur adjoint de l'Immigration et Patricia Dominique Martin coordonatrice Programme national de cantine scolaire.
Lors d'une cérémonie spéciale vendredi dernier le président Martelly avait présenté les nouveaux directeurs généraux. Les responsables des autres organismes publics et des ministères sont provisoirement maintenus à leurs postes.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19555

Martelly promet de proposer des pistes de solution à l'ONU

Le président haïtien Michel Martelly participera cette semaine à la 66 eme assemblée générale de l'ONU. Comme ses prédécesseurs, M. Martelly entend profiter de la tribune de l'ONU pour faire état des progrès réalisés en Haïti dans plusieurs domaines dont la Reconstruction. Après avoir recommandé le renouvellement du mandat de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction (CIRH), M. Martelly profitera de l'occasion pour exhorter les donateurs à honorer leurs promesses. Les institutions financières internationales et les pays amis avaient promis une aide financière de plus de 5 milliards de dollars au cours des deux premières années afin de favoriser la reconstruction du pays dévasté par un violent séisme le 12 janvier 2010.
Dans son discours le président haïtien devra faire état des problèmes réels du pays et proposer des pistes de solution. " Nous avons besoin du support de la communauté internationale", a martelé le chef d'Etat.
Au cours de son séjour à New York, M. Martelly aura des séances de travail avec plusieurs acteurs financiers dans le cadre des efforts du gouvernement pour attirer les investisseurs étrangers.
Les membres du Conseil Consultatif Présidentiel pour le Développement Economique et l'Investissement (CCPDEI), devraient accompagner le président haïtien lors des ces séances de travail. Récemment le président Martelly avait confié à l'ex président américain Bill Clinton et son conseiller économique Laurent Lamothe la direction de cette institution.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19556

Les défis qui attendent les boxeurs québécois..Des Boxeurs haïtiens au QUEBEC

Richard Cloutier, collaboration spéciale, La Presse
L'été n'est pas encore terminé, mais le regard des amateurs de boxe se tourne déjà vers l'automne. La Presse s'est intéressée aux défis qui attendent les pugilistes québécois qui risquent de marquer les prochains mois. Deuxième et dernier volet aujourd'hui.

Jean Pascal (26-2-1, 16 K.-O.)
Le 21 mai, Jean Pascal s'est fait ravir ses ceintures WBC et The Ring Magazine par Bernard Hopkins. Inactif depuis, le mi-lourd de Laval, qui a marqué l'imaginaire en s'imposant devant Adrian Diaconu malgré trois luxations à une épaule, a assisté aux combats d'adversaires potentiels: Beibut Shumenov, champion WBA, le Hongrois Zsolt Erdei, ainsi que le champion IBF Tavoris Cloud. C'est d'ailleurs lui qu'il devrait affronter au Centre Bell le 10 décembre. «Les gens chez HBO nous ont dit qu'ils avaient de l'intérêt pour ce combat», confirme le président de GYM, Yvon Michel, qui prévoit deux performances de Pascal sur HBO dans les prochains mois

Bermane Stiverne (21-1-1, 20 K.-O.)
 Le poids lourd de Laval Bermane Stiverne occupe une place de choix sur l'échiquier de la boxe mondiale. Le 25 juin, il est devenu l'aspirant obligatoire du champion WBC Vitali Klitschko. Natif d'Haïti et sous contrat avec Don King, Stiverne possède plusieurs atouts pour se hisser au sommet, dont une force de frappe étonnante. «Vitali va aller au tapis contre Bermane, prédit son gérant Camille Estephan. Bermane est entouré d'une excellente équipe. Pour la préparation de ses derniers combats, il a mis les gants à Miami avec l'ancien champion du monde Hasim Rahman.» Mais un tel duel pourrait tarder à se concrétiser. «Peut-être même une année», confirme le gérant, qui évoque le projet de Klitschko d'affronter David Haye. «Le statut de Bermane est enviable, mais la dernière chose que nous voulons, c'est de le laisser inactif [...]. Je vais rencontrer Don King très bientôt. Si Vitali demande le combat, nous irons immédiatement. Sinon, nous impliquerons Bermane dans un combat d'envergure d'ici la fin de l'année.»

Renan St-Juste (23-2-1, 15 K.-O.) 
À 39 ans, est champion NABO chez les super-moyens, mais il tarde à réaliser son rêve de combattre en championnat du monde. «Si Renan n'avait pas été malade en mars dernier, ça aurait changé sa carrière», soutient son gérant Hugh Jean-Claude. «C'est décevant de s'entraîner aussi fort et de devoir laisser passer sa chance.» Censé affronter l'ancien champion du monde Alejandro Berrio le 19 mars au Centre Bell, St-Juste, sévèrement frappé par une grippe, avait dû déclarer forfait. Dans la foule, Mikkel Kessler, qui l'avait ciblé comme potentiel rival, le raya de sa liste. Puis, la guigne s'est acharnée. «Il a aggravé une blessure à l'épaule lors de son combat en Roumanie», explique Hugh Jean-Claude. «On a dû laisser tomber un important combat qui était presque réglé pour cet automne en Angleterre face à James DeGale». St-Juste devra choisir cet automne entre deux options significatives pour la suite de sa carrière. Classé 3e par le WBC, St-Juste pourrait d'une part être impliqué dans un duel majeur le positionnant en vue d'un combat de championnat du monde. Sinon, son prochain rendez-vous sera le 5 novembre à Québec. «Nous avançons un combat à la fois avec Renan», mentionne Jean Bédard. «Sa situation dans les classements est excellente et il faut bien évaluer chaque opportunité le concernant. Si on décide de l'impliquer dans un combat important, ça représente un investissement majeur pour nous avec les frais de bourses et de sanction. L'obligation qu'on a par rapport au 5 novembre, c'est d'impliquer un boxeur de Lou Dibella, le promoteur de Glen Johnson. Chez les 168 livres, ils ont plusieurs boxeurs intéressants, dont Marcus Johnson, Aaron Pryor Jr. et Dhya Davis».

Haïti: contre la «république des ONG»

Chantal Guy, La Presse
Même s'il travaille comme volontaire pour l'ONU, Paul Farmer n'a pas la langue de bois. Alors qu'Haïti connaît la pire épidémie de choléra sur la planète, cet infectiologue soutient qu'on doit en finir avec la «république des ONG», faire confiance à l'État haïtien et créer de l'emploi pour ses citoyens. Médecin et anthropologue de formation, cet Américain travaille depuis près de 30 ans à soigner gratuitement les plus pauvres. Cofondateur de l'organisme Partners in Health, qui oeuvre aujourd'hui dans une dizaine de pays, il a été nommé par Bill Clinton envoyé spécial adjoint de l'ONU en Haïti. Pour la sortie en français de sa biographie, Soulever les montagnes, nous nous sommes entretenue avec ce médecin, qui vient aussi de faire paraître en anglais l'essai Haiti After the Earthquake.
Q: Vous plaidez pour que l'aide internationale soit versée directement à l'État haïtien, afin de renforcer ses institutions puisque ce financement les contourne. Pourquoi ça ne se fait pas?
R: Il faut simplement reconnaître qu'il y a cette «république des ONG». C'était le cas avant le tremblement de terre, c'est maintenant plus prononcé. Si on a des milliers d'ONG qui passent par des filières qui n'incluent pas le secteur public, au bout du compte, on n'aide pas à grand-chose. Il n'y a pas encore de recette, mais c'est clair que ce qu'on fait collectivement, ça ne marche pas.

Q: Est-ce qu'il y a une concurrence entre les ONG sur le terrain et en quoi Partners in Health est différent?
R: Malheureusement oui, il y a beaucoup de concurrence pour les ressources, là où on aurait dû avoir de la coopération, de la complémentarité, y compris avec le secteur public. Ce qu'on fait de différent? Je vais vous donner un exemple. Nous avons fondé une organisation dans le domaine de la santé. Nos partenaires étaient les groupes de paysans, les femmes, les ONG, l'Église. Mais après 15 ans de ce travail, nous nous sommes demandé ce que nous n'avions pas fait de bien. Nous avons réalisé que pendant qu'on élargissait nos efforts, il y avait un déclin du secteur de la santé publique haïtien dans la zone où on travaillait. Nous nous sommes dit que c'était une erreur de notre part. Ce qu'il faut faire, c'est élargir nos efforts avec les institutions. Ce n'est pas si compliqué. Mais cela vous étonnerait de savoir combien d'ONG ne le font pas.

Q: Dans votre essai, vous insistez sur la création d'emplois en Haïti. En effet, que vaut l'aide internationale si elle encourage la dépendance envers elle?
R: Exactement. Combien d'emplois sont créés pour les Haïtiens? Après le séisme, j'ai noté qu'il y avait plus ou moins 2 milliards de dollars en aide, et moins d'un tiers de 1% a été donné au secteur public, qui est complètement détruit et qui a perdu 20% de ses employés. Pour beaucoup, l'attitude est qu'il vaut mieux laisser tomber et travailler avec des ONG. Mais mes collègues et moi, nous faisons de notre mieux pour travailler avec le secteur public, même si ça implique qu'on doit les rebâtir et y redresser les failles.

Q: La crise économique dans le monde occidental nuit-elle à l'aide en Haïti?
R: À vrai dire, cela n'a pas vraiment changé les contributions reçues. [...] Le problème maintenant, c'est le choléra. C'est un symptôme du tremblement de terre. Nous avons dépensé 500 000$ par mois pour le choléra. C'est quelque chose qui n'existait pas il y a 11 mois, alors comment faire des budgets annuels avec ça? Les grandes bureaucraties ont besoin de planifications, mais on ne peut pas planifier un tremblement de terre ou le choléra. C'est une importante épidémie, la plus importante dans le monde actuellement.

Q: Pourtant, on n'en entend presque plus parler.
R: Oui, et je ne comprends pas pourquoi. C'est au moins trois à quatre fois plus important que tous les autres pays touchés mis ensemble. Et jusqu'à présent, on n'a vacciné personne, ce qui est très frustrant pour nous.

Q: Qu'est-ce que vous avez à dire à ceux qui estiment qu'aider Haïti est une perte de temps, que malgré les dons et les ONG, rien n'a jamais avancé?
R: C'est facile à dire si on ne sait rien de l'histoire, si on ne voit pas les liens entre les États-Unis, le Canada, La France et Haïti. C'est comme si on était là à la création d'un problème et qu'on dit que cela n'a rien à voir avec nous, que c'est leur problème. C'est faux. C'est notre problème. Il faut savoir que les gens qui disent ça, c'est souvent pour terminer la conversation, plutôt que d'avoir une conversation intéressante sur Haïti.

Soulever les montagnes -l'oeuvre du docteur Paul Farmer Biographie de Tracy Kidder, préface de Régine Chassagne Boréal En librairie mardi.
Haiti After the Earthquake Essai de Paul Farmer PublicAffairs
Paul Farmer donnera deux conférences à Montréal en compagnie de Régine Chassagne de la fondation Kanpe et de la biographe Tracy Kidder. Le 22 septembre, de 12h à 13h30 à la salle Marie-Gérin-Lajoie de l'UQAM, et de 17h30 à 18h45 au H-110 de l'édifice Henry F. Hall de l'Université Concordia.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201109/17/01-4448631-haiti-contre-la-republique-des-ong.php

samedi 17 septembre 2011

Haiti - MINUSTAH : Un soldat uruguayen de la MINUSTAH retrouvé carbonisé après son retour en Haiti

Un militaire uruguayen de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), de retour en Uruguay, a été retrouvé mort carbonisé dans son véhicule. Le soldat répondant au nom de Antonio Macedo, 47 ans, est le père de trois enfants. Il est rentré dans son pays après avoir servi au sein de la MINUSTAH il y a moins d’un mois.
La découverte du corps a fortement secouée l’opinion en Uruguay alors que la famille avance l’hypothèse d’un assassinat. La police elle continue son enquête et dit n’écarter aucune piste.
Antonio Macedo a été rendu méconnaissable, le corps complètement carbonisé. Il a été retrouvé dans une situation étrange, couché en position de fœtus, le dos tourné vers le tableau de bord et le volant.
Des traces de sang ont été remarquées à l’extérieur de la voiture.
Selon ce qu’a indiqué un ami de la victime à un média local, Antonio Macedo était déprimé depuis son retour d’Haïti, miné par des problèmes conjugaux, il buvait beaucoup d’alcool.
L’Uruguay demeure un point chaud de l’actualité depuis que plusieurs militaires uruguayens de la MINUSTAH ont effectué le 28 juillet dernier un viol collectif sur un garçon de 18 ans à Port-Salut (sud d’Haiti).
Une délégation de haut niveau de l’ONU a effectué une mission cette semaine en Haiti afin de discuter du dossier avec les responsables de la MINUSTAH. Elle a réaffirmé le principe de « tolérance zéro » à propos du respect des normes des Nations Unies.
AlterPresse/ HaitiNews509
http://www.haitinews509.net/2011/09/haiti-minustah-un-soldat-uruguayen-de.html

vendredi 16 septembre 2011

La nueva vida de Andrea Pietra junto a su hija haitiana

¡Mamá orgullosa!
Martes 13 de Septiembre de 2011

La actriz y su pareja, Daniel Grinbank, adoptaron una beba de Haití a la que llamaron Stephanie. Así, cumplieron el gran sueño de sus vidas: formar una familia. ¡Mirá!
“Desde hace mucho tiempo que quiero ser madre, pero por ahora el hijo no llega. Si no viene en forma natural, lo buscaré por otros métodos. Y si de esa forma tampoco llega, no tengo ningún problema en adoptar”. Con estas palabras, Andrea Pietra lamentaba hace tres años su ardua búsqueda por conseguir lo que hoy es un hecho y llena su vida de amor.

Junto a su pareja, el empresario Daniel Grinbank, adoptaron una beba de Haití y la actriz cumplió su sueño de ser mamá. Pese a no lograr quedar embarazada, Andrea Pietra pudo concretar su deseo y, con mucho amor, lleva adelante su vida junto a Stephanie, una niña que, por razones de restricciones legales impuestas por Pietra, no se conoce públicamente su rostro.
“Daniel y Stephanie están enamorados profundamente. Es un padre increíble, la baña todos los días, se ocupa muchísimo”, comentó la flamante mamá a la revista Luz apenas adoptó a la beba.
Hoy, a seis meses de haber cumplido su sueño, Andrea es una mamá todoterreno: pasea a su hija por Palermo, la lleva a la guardería, la va a buscar e, incluso, se cortó el pelo porque asegura que, cuando le a de comer, la nena la llena de puré.
“Stephanie es alegre, vital, duerme y come bien. Está contenta siempre y es muy cariñosa”, comentó, orgullosa, su madre.
Sin dudas, misión cumplida para Andrea Pietra.
http://www.ciudad.com.ar/espectaculos/84287/la-nueva-vida-de-andrea-pietra-junto-su-hija-haitiana

La CSBE accueillera une vingtaine d’étudiants étrangers cette année

6 Septembre 2011

En fin de semaine dernière, douze Haitiens sont débarqués en Beauce afin de suivre une formation dans les centres de formation professionnelle de la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin. Ce groupe vient rejoindre quatre autres élèves étrangers qui sont arrivés depuis peu soit deux Haïtiens, un Réunionnais et un Ivoirien. En cours d’année, six autres nouveaux arrivants en provenance d’Haïti, de la Côte d’Ivoire et du Maroc, ce qui portera à 22 le nombre d’élèves étrangers cette année.
Ces jeunes âgés pour la plupart dans la vingtaine. Sur le lot, il y a seulement trois filles dans le groupe actuel. Bien que ces élèves aient une bourse d’excellence du gouvernement québécois, ils sont arrivés en Beauce avec bien peu d’effets personnels et peu d’argent d’après la responsable de ce dossier à la CSBE, Chantal Doyon. « Il y en a trois qui ont été pris en charge par des familles d’accueil. Nous avons aussi organisé une collecte pour recueillir des couvertures, des oreillers et de la vaisselle », précise-t-elle.
Les nouveaux venus ont été jumelés à des « parrains » et des « marraines », qui auront pour tâche de faciliter leur intégration à notre communauté. « Pour eux, c’est complètement différent de ce qu’ils connaissent. C’est tout un choc culturel ! » explique Mme Doyon.
Les 16 premiers étudiants étrangers inscrits en formation professionnelle dans des secteurs où les perspectives d’emploi sont favorables en Chaudière-Appalaches. Ces domaines d’études ont été ciblés par le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles, Emploi Québec et l’organisme Éducation internationale.
Douze d’entre eux seront au CIMIC en dessin industriel, mécanique industrielle, soudage-montage, techniques d’usinage, fabrication de structures métalliques et mécanique automobile. Les deux autres suivront la formation Opération d’équipements de production à Saint-Joseph, au centre de formation des Bâtisseurs.
L’objectif de former ces immigrants est notamment de pallier le problème de rareté de la main-d’œuvre en région. « En faisant le choix d’attirer des étudiants de l’étranger, la Commission scolaire va dans les sens des recommandations du Sommet socioéconomique de Beauce-Sartigan. Les gens du milieu des affaires avaient été clairs : il faut attirer des immigrants dans notre région, pour le bien de l’économie », a conclu Mme Doyon.
Par: Jean-François Fecteau
http://www.enbeauce.com/detail-actualite.asp?ID=23474

Wyclef Jean est fan de Sarah Palin

Il semblerait que le rappeur des Fugees Wyclef Jean soit un fervent supporter de la star des Républicains et l'ex-candidate à l'élection présidentielle américaine Sarah Palin. Interrogé par le Womens Wear Daily, celui qui s'est récemment présenté à l'élection présidentielle haïtienne a fait l'éloge de Madame Palin : "Elle est cool. Parce qu'à la fin de la journée, je suis pour le peuple C'est ça les Etats-Unis : chacun devrait avoir le droit de dire 'Regardez, je peux faire le boulot !'". On repassera pour l'argumentaire, mais en tout cas l'idée que Wyclef apprécie Sarah Palin ne plaît pas à ses proches : "Je ne dis pas qu'elle pourrait être le prochain président, vous voyez, mais il y a quelque chose de fou en elle. On en débat beaucoup à la maison. A chaque fois que je parle de Sarah Palin, les gens pensent que je suis fou, mais je l'apprécie, vraiment. Je peux apprécier qui je veux, on est aux Etats-Unis, non ?". En attendant, lorsqu'on voit comment s'est soldée la candidature de Wyclef pour l'élection en Haïti, on comprend mieux ce choix.
http://musique.jeuxactu.com/news-wyclef-jean-est-fan-de-sarah-palin-8932.htm

4,5 millions d’Haïtiens ne mangent pas à leur faim

Ecrit par Christophe Cavailles International sept 16, 2011
À la fin d’une visite de trois jours en Haïti, le nouveau Directeur régional du Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) pour l’Amérique latine et les Caraïbes, Gemmo Lodesani, a exprimé son inquiétude face au niveau d’insécurité alimentaire dans le pays.
« Beaucoup de travail a été accompli depuis le séisme, a-t-il déclaré, mais il y a encore 4,5 millions d’Haïtiens qui n’ont pas accès régulièrement à des quantités suffisantes d’aliments nutritifs. »
La plus récente enquête d’évaluation de la sécurité alimentaire, dirigée par la Coordination nationale de la sécurité alimentaire et appuyée par le PAM, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et d’autres partenaires, est en train d’être finalisée. Les résultats préliminaires indiquent que plus d’une année et demie après le séisme, la faim demeure un problème pour beaucoup d’Haïtiens.
Les prix des denrées alimentaires sont à la hausse dans le pays, ce qui ajoute un fardeau additionnel pour les familles qui tentent de se remettre des conséquences du tremblement de terre.
Les opérations du PAM sont menées en collaboration étroite avec le gouvernement et en accord avec les priorités établies pour la reconstruction d’Haïti. Pour être en mesure de continuer ses programmes au niveau planifié jusqu’à la fin de l’année scolaire en juin 2012, l’agence a besoin de 50 millions de dollars supplémentaires.
http://www.toulouse7.com/2011/09/16/45-millions-dhaitiens-ne-mangent-pas-a-leur-faim/

jeudi 15 septembre 2011

Haïti: la MINUSTAH, en attendant une force nationale

Agence France-Presse

Port-au-Prince
La mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (MINUSTAH), visée par une polémique impliquant une affaire de viol par des Casques bleus, restera «en attendant qu'une force nationale puisse prendre la relève», a indiqué le président haïtien Michel Martelly à la presse.
Le départ de la MINUSTAH, présente en Haïti depuis 2004, «doit être réalisé et réalisable à partir du moment où nous avons notre propre force qui peut jouer le rôle de la MINUSTAH», a plaidé mardi M. Martelly.
Les Forces armées d'Haïti ont été démobilisées au milieu des années 90.
Des étudiants haïtiens projettent de manifester mercredi à Port-au-Prince pour réclamer le départ de la MINUSTAH, au moment où la mission est au centre d'un scandale après la diffusion sur l'internet d'images montrant des Casques bleus uruguayens en train de violer un jeune Haïtien de 18 ans.
Les fautifs ont été placés en isolement avant d'être rapatriés.
«Nous ne pouvons pas considérer l'attitude de ces soldats et dire que toute la MINUSTAH est condamnable, mais nous réclamons justice pour les Haïtiens», a déclaré Michel Martelly.
«La MINUSTAH travaille pour le peuple d'Haïti et pour Haïti, nous avons besoin de l'ordre, de la paix afin d'avancer dans le développement économique», a soutenu M. Martelly.
Des pays sud-américains représentés au sein de la MINUSTAH ont évoqué la semaine dernière à Montevideo la révision à la baisse des effectifs de la force.
La réduction des forces pourrait intervenir dès le renouvellement du mandat de la MINUSTAH, qui prend fin le 15 octobre, avait-on indiqué lors d'une réunion des ministres de la Défense de ces pays.
«Nous attendons la confirmation du nouveau premier ministre (par les parlementaires) pour commencer à travailler sur la force de défense nationale et préparer conjointement avec l'ONU un plan de retrait de la MINUSTAH», a conclu M. Martelly.
Déployée depuis juin 2004 et commandée par le Brésil, la MINUSTAH compte 18 contributeurs en effectifs, dont une majorité de pays latino-américains.
Après le séisme du 12 janvier 2010, les effectifs de la MINUSTAH étaient passés de 9000 à 12 250.
Depuis, plusieurs épidémiologistes ont accusé les Casques bleus népalais présents en Haïti d'avoir importé la souche de choléra responsable de l'épidémie qui a fait plus de 5500 morts dans le pays.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201109/14/01-4447554-haiti-la-minustah-en-attendant-une-force-nationale.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4447756_article_POS1

Des Haïtiens réclament le départ des casques bleus

Trenton Daniel, Associated Press
Port-au-Prince
Des Haïtiens réclamant le départ des casques bleus des Nations unies ont affronté la police, mercredi, devant le Palais national de Port-au-Prince.
Les manifestants ont lancé des pierres contre la police antiémeute, qui a répliqué par des tirs de gaz lacrymogène contre la foule de plusieurs centaines de personnes.


La foule s'est finalement dispersée et plusieurs manifestants se sont enfuis dans le dédale du Champ de Mars, un parc public devenu un immense camp de tentes et de cabanes depuis le séisme dévastateur de janvier 2010.
Plusieurs journalistes haïtiens ont déclaré à l'Associated Press que deux de leurs collègues avaient été battus par la police antiémeute. L'un des journalistes blessés a été conduit à l'hôpital pour une fracture au pied droit, selon ces journalistes et le quotidien haïtien «Le Matin».
Le porte-parole de la police nationale haïtienne, Frantz Lerebours, a déclaré qu'il n'avait pas eu connaissance de blessés ou d'allégations d'abus par les policiers lors de la manifestation.
Mais environ deux heures après le début des affrontements, un groupe de manifestants provenant d'une université située près du Champ de Mars ont transporté un jeune homme dans une ambulance. Quelques minutes plus tôt, des manifestants avaient lancé des pierres à partir de l'édifice de l'université et la police a répliqué en tirant des gaz lacrymogène.
Un passager à bord de l'ambulance a affirmé que le jeune homme avait été blessé par des fils barbelés. L'ambulance est ensuite partie en trombe, tandis que des manifestants lançaient des pierres contre un camion de la police antiémeute qui approchait.
Les manifestants se sont dits en colère contre l'agression sexuelle alléguée d'un Haïtien âgé de 18 ans par des casques bleus originaires de l'Uruguay. L'agression aurait eu lieu en juillet à Port-Salut, dans le sud-ouest d'Haïti.
Ils voulaient aussi exprimer leur colère face à l'épidémie de choléra involontairement importée dans le pays par des casques bleus originaires du Népal. Le choléra a tué plus de 6200 personnes depuis l'apparition de la maladie en Haïti, en octobre, selon le ministère de la Santé.
La mission des Nations unies en Haïti (MINUSTAH) compte 12 000 militaires et policiers, mais aucun casque bleu n'était visible lors de la manifestation.
«Nous faisons une manifestation pacifique et nous demandons à la MINUSTAH de quitter le pays», a dit un manifestant, Christo Junior Cadeta.
Le président haïtien, Michel Martelly, devrait demander le prolongement de la mission des Nations unies, dont le mandat arrive à échéance le mois prochain.
Le porte-parole de M. Martelly, Lucien Jura, a déclaré mercredi à des radios locales que le président comprenait pourquoi certains Haïtiens étaient outrés par la présence de soldats étrangers dans leur pays. Mais M. Jura a affirmé que la présence des casques bleus était nécessaire parce que la police nationale est trop faible pour assurer seule la sécurité.
«Comment pouvons-nous demander à l'ONU de partir alors que notre force de police peine à faire son travail?», a dit M. Jura. «Ils n'ont pas les moyens de faire leur travail correctement.»
La force de maintien de la paix de l'ONU s'est installée en Haïti après une violente rébellion qui a mené au renversement du président Jean-Bertrand Aristide, en 2004. La mission fait l'objet de plaintes depuis des années, mais les critiques se sont intensifiées au cours des dernières semaines après l'apparition d'une vidéo qui semble montrer plusieurs casques bleus en train d'agresser un jeune Haïtien.
Les Nations unies et les gouvernements d'Haïti et d'Uruguay enquêtent sur l'agression sexuelle alléguée.