Google

lundi 19 septembre 2011

Martelly espère une ratification du Premier Ministre désigné par le Sénat

Le chef d'Etat haïtien Michel Martelly s'attend à ce que le Sénat ratifie le choix du Premier Ministre désigné. Avant de prendre l'avion hier à destination de New York où il participera à l'assemblée générale de l'ONU, M. Martelly a souhaité un vote favorable du Sénat ce qui ouvrira la voie à la formation d'un gouvernement légitime.
Le président haïtien réagissait après la ratification de M. Conille par la chambre des députés 24 heures plus tôt. C'est la première fois qu'un Premier Ministre désigné de Martelly franchit la première étape du long processus de formation d'un gouvernement. Au cours des 4 premiers mois de son gouvernement les choix de Daniel Rouzier et Bernard Gousse avaient été rejetés lors de la première étape par chacune des chambres.
M. Martelly a attiré l'attention des législateurs sur l'urgence qu'un gouvernement légitime s'attaque aux grands défis. Dans le même temps, il a appelé ses concitoyens au calme et s'est réjoui du vote massif des députés en faveur de M. Conille. 89 députés sur 90 avaient approuvé le rapport de la commission spéciale ayant confirmé l'éligibilité de l'ex coordonateur du système des Nations Unies au Niger.
Une fois de plus le chef d'Etat a vanté les compétences de son Premier Ministre désigné. Il est déterminé et à de bonnes relations avec la communauté internationale, insiste M. Martelly pour qui Conille serait en passe de maitriser les rouages de la politique.
Le président haïtien serait sur le point d'obtenir un vote favorable du bloc majoritaire au Sénat. Les sénateurs devraient former demain mardi une commission spéciale devant analyser le dossier du Premier Ministre désigné.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19554

Martelly poursuit la mise en place de son administration

Privé d'un gouvernement légitime depuis son investiture le président Michel Martelly s'est évertué au cours des dernières semaines à mettre en place des hauts cadres de son administration. Les 10 délégués départementaux ont reçu l'investiture au cours de la semaine écoulée alors que 9 directeurs généraux et adjoints ont été nommés. L'opposition parlementaire n'a pas réagi à ces nominations intervenues après le rejet de deux Premiers Ministres désignés en 4 mois. La nomination des directeurs généraux a été autorisée par une résolution adoptée en conseil des ministres un mois après l'investiture du chef d'Etat.
Pour ce premier groupe de 9 directeurs généraux seul Roland Chavannes au service d'immigration conserve son poste. Yves Germain est le nouveau directeur général du Centre National des Equipements (CNE), entreprise phare du mandat de René Préval placé directement sous la tutelle du Palais National.
Les autres directeurs généraux ; Jean Marc Flambert a l'Office Nationale de l'Aviation Civile (Ofnac), Jean Mary Guillaume au Conseil National des Télécommunications ( Conatel), Donald Paraison au Service Métropolitaine de Collecte des Résidus Solides (SMCRS), Francel Saintilien Administration Générale des Douanes (AGD), Pierre André Laguerre a l'Administration Aéroportuaire Nationale (AAN), Jocepha Gauthier au fonds d'Assistance Economique et Social (FAES), Claude Raymond Junior directeur adjoint de l'Immigration et Patricia Dominique Martin coordonatrice Programme national de cantine scolaire.
Lors d'une cérémonie spéciale vendredi dernier le président Martelly avait présenté les nouveaux directeurs généraux. Les responsables des autres organismes publics et des ministères sont provisoirement maintenus à leurs postes.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19555

Martelly promet de proposer des pistes de solution à l'ONU

Le président haïtien Michel Martelly participera cette semaine à la 66 eme assemblée générale de l'ONU. Comme ses prédécesseurs, M. Martelly entend profiter de la tribune de l'ONU pour faire état des progrès réalisés en Haïti dans plusieurs domaines dont la Reconstruction. Après avoir recommandé le renouvellement du mandat de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction (CIRH), M. Martelly profitera de l'occasion pour exhorter les donateurs à honorer leurs promesses. Les institutions financières internationales et les pays amis avaient promis une aide financière de plus de 5 milliards de dollars au cours des deux premières années afin de favoriser la reconstruction du pays dévasté par un violent séisme le 12 janvier 2010.
Dans son discours le président haïtien devra faire état des problèmes réels du pays et proposer des pistes de solution. " Nous avons besoin du support de la communauté internationale", a martelé le chef d'Etat.
Au cours de son séjour à New York, M. Martelly aura des séances de travail avec plusieurs acteurs financiers dans le cadre des efforts du gouvernement pour attirer les investisseurs étrangers.
Les membres du Conseil Consultatif Présidentiel pour le Développement Economique et l'Investissement (CCPDEI), devraient accompagner le président haïtien lors des ces séances de travail. Récemment le président Martelly avait confié à l'ex président américain Bill Clinton et son conseiller économique Laurent Lamothe la direction de cette institution.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19556

Les défis qui attendent les boxeurs québécois..Des Boxeurs haïtiens au QUEBEC

Richard Cloutier, collaboration spéciale, La Presse
L'été n'est pas encore terminé, mais le regard des amateurs de boxe se tourne déjà vers l'automne. La Presse s'est intéressée aux défis qui attendent les pugilistes québécois qui risquent de marquer les prochains mois. Deuxième et dernier volet aujourd'hui.

Jean Pascal (26-2-1, 16 K.-O.)
Le 21 mai, Jean Pascal s'est fait ravir ses ceintures WBC et The Ring Magazine par Bernard Hopkins. Inactif depuis, le mi-lourd de Laval, qui a marqué l'imaginaire en s'imposant devant Adrian Diaconu malgré trois luxations à une épaule, a assisté aux combats d'adversaires potentiels: Beibut Shumenov, champion WBA, le Hongrois Zsolt Erdei, ainsi que le champion IBF Tavoris Cloud. C'est d'ailleurs lui qu'il devrait affronter au Centre Bell le 10 décembre. «Les gens chez HBO nous ont dit qu'ils avaient de l'intérêt pour ce combat», confirme le président de GYM, Yvon Michel, qui prévoit deux performances de Pascal sur HBO dans les prochains mois

Bermane Stiverne (21-1-1, 20 K.-O.)
 Le poids lourd de Laval Bermane Stiverne occupe une place de choix sur l'échiquier de la boxe mondiale. Le 25 juin, il est devenu l'aspirant obligatoire du champion WBC Vitali Klitschko. Natif d'Haïti et sous contrat avec Don King, Stiverne possède plusieurs atouts pour se hisser au sommet, dont une force de frappe étonnante. «Vitali va aller au tapis contre Bermane, prédit son gérant Camille Estephan. Bermane est entouré d'une excellente équipe. Pour la préparation de ses derniers combats, il a mis les gants à Miami avec l'ancien champion du monde Hasim Rahman.» Mais un tel duel pourrait tarder à se concrétiser. «Peut-être même une année», confirme le gérant, qui évoque le projet de Klitschko d'affronter David Haye. «Le statut de Bermane est enviable, mais la dernière chose que nous voulons, c'est de le laisser inactif [...]. Je vais rencontrer Don King très bientôt. Si Vitali demande le combat, nous irons immédiatement. Sinon, nous impliquerons Bermane dans un combat d'envergure d'ici la fin de l'année.»

Renan St-Juste (23-2-1, 15 K.-O.) 
À 39 ans, est champion NABO chez les super-moyens, mais il tarde à réaliser son rêve de combattre en championnat du monde. «Si Renan n'avait pas été malade en mars dernier, ça aurait changé sa carrière», soutient son gérant Hugh Jean-Claude. «C'est décevant de s'entraîner aussi fort et de devoir laisser passer sa chance.» Censé affronter l'ancien champion du monde Alejandro Berrio le 19 mars au Centre Bell, St-Juste, sévèrement frappé par une grippe, avait dû déclarer forfait. Dans la foule, Mikkel Kessler, qui l'avait ciblé comme potentiel rival, le raya de sa liste. Puis, la guigne s'est acharnée. «Il a aggravé une blessure à l'épaule lors de son combat en Roumanie», explique Hugh Jean-Claude. «On a dû laisser tomber un important combat qui était presque réglé pour cet automne en Angleterre face à James DeGale». St-Juste devra choisir cet automne entre deux options significatives pour la suite de sa carrière. Classé 3e par le WBC, St-Juste pourrait d'une part être impliqué dans un duel majeur le positionnant en vue d'un combat de championnat du monde. Sinon, son prochain rendez-vous sera le 5 novembre à Québec. «Nous avançons un combat à la fois avec Renan», mentionne Jean Bédard. «Sa situation dans les classements est excellente et il faut bien évaluer chaque opportunité le concernant. Si on décide de l'impliquer dans un combat important, ça représente un investissement majeur pour nous avec les frais de bourses et de sanction. L'obligation qu'on a par rapport au 5 novembre, c'est d'impliquer un boxeur de Lou Dibella, le promoteur de Glen Johnson. Chez les 168 livres, ils ont plusieurs boxeurs intéressants, dont Marcus Johnson, Aaron Pryor Jr. et Dhya Davis».

Haïti: contre la «république des ONG»

Chantal Guy, La Presse
Même s'il travaille comme volontaire pour l'ONU, Paul Farmer n'a pas la langue de bois. Alors qu'Haïti connaît la pire épidémie de choléra sur la planète, cet infectiologue soutient qu'on doit en finir avec la «république des ONG», faire confiance à l'État haïtien et créer de l'emploi pour ses citoyens. Médecin et anthropologue de formation, cet Américain travaille depuis près de 30 ans à soigner gratuitement les plus pauvres. Cofondateur de l'organisme Partners in Health, qui oeuvre aujourd'hui dans une dizaine de pays, il a été nommé par Bill Clinton envoyé spécial adjoint de l'ONU en Haïti. Pour la sortie en français de sa biographie, Soulever les montagnes, nous nous sommes entretenue avec ce médecin, qui vient aussi de faire paraître en anglais l'essai Haiti After the Earthquake.
Q: Vous plaidez pour que l'aide internationale soit versée directement à l'État haïtien, afin de renforcer ses institutions puisque ce financement les contourne. Pourquoi ça ne se fait pas?
R: Il faut simplement reconnaître qu'il y a cette «république des ONG». C'était le cas avant le tremblement de terre, c'est maintenant plus prononcé. Si on a des milliers d'ONG qui passent par des filières qui n'incluent pas le secteur public, au bout du compte, on n'aide pas à grand-chose. Il n'y a pas encore de recette, mais c'est clair que ce qu'on fait collectivement, ça ne marche pas.

Q: Est-ce qu'il y a une concurrence entre les ONG sur le terrain et en quoi Partners in Health est différent?
R: Malheureusement oui, il y a beaucoup de concurrence pour les ressources, là où on aurait dû avoir de la coopération, de la complémentarité, y compris avec le secteur public. Ce qu'on fait de différent? Je vais vous donner un exemple. Nous avons fondé une organisation dans le domaine de la santé. Nos partenaires étaient les groupes de paysans, les femmes, les ONG, l'Église. Mais après 15 ans de ce travail, nous nous sommes demandé ce que nous n'avions pas fait de bien. Nous avons réalisé que pendant qu'on élargissait nos efforts, il y avait un déclin du secteur de la santé publique haïtien dans la zone où on travaillait. Nous nous sommes dit que c'était une erreur de notre part. Ce qu'il faut faire, c'est élargir nos efforts avec les institutions. Ce n'est pas si compliqué. Mais cela vous étonnerait de savoir combien d'ONG ne le font pas.

Q: Dans votre essai, vous insistez sur la création d'emplois en Haïti. En effet, que vaut l'aide internationale si elle encourage la dépendance envers elle?
R: Exactement. Combien d'emplois sont créés pour les Haïtiens? Après le séisme, j'ai noté qu'il y avait plus ou moins 2 milliards de dollars en aide, et moins d'un tiers de 1% a été donné au secteur public, qui est complètement détruit et qui a perdu 20% de ses employés. Pour beaucoup, l'attitude est qu'il vaut mieux laisser tomber et travailler avec des ONG. Mais mes collègues et moi, nous faisons de notre mieux pour travailler avec le secteur public, même si ça implique qu'on doit les rebâtir et y redresser les failles.

Q: La crise économique dans le monde occidental nuit-elle à l'aide en Haïti?
R: À vrai dire, cela n'a pas vraiment changé les contributions reçues. [...] Le problème maintenant, c'est le choléra. C'est un symptôme du tremblement de terre. Nous avons dépensé 500 000$ par mois pour le choléra. C'est quelque chose qui n'existait pas il y a 11 mois, alors comment faire des budgets annuels avec ça? Les grandes bureaucraties ont besoin de planifications, mais on ne peut pas planifier un tremblement de terre ou le choléra. C'est une importante épidémie, la plus importante dans le monde actuellement.

Q: Pourtant, on n'en entend presque plus parler.
R: Oui, et je ne comprends pas pourquoi. C'est au moins trois à quatre fois plus important que tous les autres pays touchés mis ensemble. Et jusqu'à présent, on n'a vacciné personne, ce qui est très frustrant pour nous.

Q: Qu'est-ce que vous avez à dire à ceux qui estiment qu'aider Haïti est une perte de temps, que malgré les dons et les ONG, rien n'a jamais avancé?
R: C'est facile à dire si on ne sait rien de l'histoire, si on ne voit pas les liens entre les États-Unis, le Canada, La France et Haïti. C'est comme si on était là à la création d'un problème et qu'on dit que cela n'a rien à voir avec nous, que c'est leur problème. C'est faux. C'est notre problème. Il faut savoir que les gens qui disent ça, c'est souvent pour terminer la conversation, plutôt que d'avoir une conversation intéressante sur Haïti.

Soulever les montagnes -l'oeuvre du docteur Paul Farmer Biographie de Tracy Kidder, préface de Régine Chassagne Boréal En librairie mardi.
Haiti After the Earthquake Essai de Paul Farmer PublicAffairs
Paul Farmer donnera deux conférences à Montréal en compagnie de Régine Chassagne de la fondation Kanpe et de la biographe Tracy Kidder. Le 22 septembre, de 12h à 13h30 à la salle Marie-Gérin-Lajoie de l'UQAM, et de 17h30 à 18h45 au H-110 de l'édifice Henry F. Hall de l'Université Concordia.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201109/17/01-4448631-haiti-contre-la-republique-des-ong.php

samedi 17 septembre 2011

Haiti - MINUSTAH : Un soldat uruguayen de la MINUSTAH retrouvé carbonisé après son retour en Haiti

Un militaire uruguayen de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), de retour en Uruguay, a été retrouvé mort carbonisé dans son véhicule. Le soldat répondant au nom de Antonio Macedo, 47 ans, est le père de trois enfants. Il est rentré dans son pays après avoir servi au sein de la MINUSTAH il y a moins d’un mois.
La découverte du corps a fortement secouée l’opinion en Uruguay alors que la famille avance l’hypothèse d’un assassinat. La police elle continue son enquête et dit n’écarter aucune piste.
Antonio Macedo a été rendu méconnaissable, le corps complètement carbonisé. Il a été retrouvé dans une situation étrange, couché en position de fœtus, le dos tourné vers le tableau de bord et le volant.
Des traces de sang ont été remarquées à l’extérieur de la voiture.
Selon ce qu’a indiqué un ami de la victime à un média local, Antonio Macedo était déprimé depuis son retour d’Haïti, miné par des problèmes conjugaux, il buvait beaucoup d’alcool.
L’Uruguay demeure un point chaud de l’actualité depuis que plusieurs militaires uruguayens de la MINUSTAH ont effectué le 28 juillet dernier un viol collectif sur un garçon de 18 ans à Port-Salut (sud d’Haiti).
Une délégation de haut niveau de l’ONU a effectué une mission cette semaine en Haiti afin de discuter du dossier avec les responsables de la MINUSTAH. Elle a réaffirmé le principe de « tolérance zéro » à propos du respect des normes des Nations Unies.
AlterPresse/ HaitiNews509
http://www.haitinews509.net/2011/09/haiti-minustah-un-soldat-uruguayen-de.html

vendredi 16 septembre 2011

La nueva vida de Andrea Pietra junto a su hija haitiana

¡Mamá orgullosa!
Martes 13 de Septiembre de 2011

La actriz y su pareja, Daniel Grinbank, adoptaron una beba de Haití a la que llamaron Stephanie. Así, cumplieron el gran sueño de sus vidas: formar una familia. ¡Mirá!
“Desde hace mucho tiempo que quiero ser madre, pero por ahora el hijo no llega. Si no viene en forma natural, lo buscaré por otros métodos. Y si de esa forma tampoco llega, no tengo ningún problema en adoptar”. Con estas palabras, Andrea Pietra lamentaba hace tres años su ardua búsqueda por conseguir lo que hoy es un hecho y llena su vida de amor.

Junto a su pareja, el empresario Daniel Grinbank, adoptaron una beba de Haití y la actriz cumplió su sueño de ser mamá. Pese a no lograr quedar embarazada, Andrea Pietra pudo concretar su deseo y, con mucho amor, lleva adelante su vida junto a Stephanie, una niña que, por razones de restricciones legales impuestas por Pietra, no se conoce públicamente su rostro.
“Daniel y Stephanie están enamorados profundamente. Es un padre increíble, la baña todos los días, se ocupa muchísimo”, comentó la flamante mamá a la revista Luz apenas adoptó a la beba.
Hoy, a seis meses de haber cumplido su sueño, Andrea es una mamá todoterreno: pasea a su hija por Palermo, la lleva a la guardería, la va a buscar e, incluso, se cortó el pelo porque asegura que, cuando le a de comer, la nena la llena de puré.
“Stephanie es alegre, vital, duerme y come bien. Está contenta siempre y es muy cariñosa”, comentó, orgullosa, su madre.
Sin dudas, misión cumplida para Andrea Pietra.
http://www.ciudad.com.ar/espectaculos/84287/la-nueva-vida-de-andrea-pietra-junto-su-hija-haitiana

La CSBE accueillera une vingtaine d’étudiants étrangers cette année

6 Septembre 2011

En fin de semaine dernière, douze Haitiens sont débarqués en Beauce afin de suivre une formation dans les centres de formation professionnelle de la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin. Ce groupe vient rejoindre quatre autres élèves étrangers qui sont arrivés depuis peu soit deux Haïtiens, un Réunionnais et un Ivoirien. En cours d’année, six autres nouveaux arrivants en provenance d’Haïti, de la Côte d’Ivoire et du Maroc, ce qui portera à 22 le nombre d’élèves étrangers cette année.
Ces jeunes âgés pour la plupart dans la vingtaine. Sur le lot, il y a seulement trois filles dans le groupe actuel. Bien que ces élèves aient une bourse d’excellence du gouvernement québécois, ils sont arrivés en Beauce avec bien peu d’effets personnels et peu d’argent d’après la responsable de ce dossier à la CSBE, Chantal Doyon. « Il y en a trois qui ont été pris en charge par des familles d’accueil. Nous avons aussi organisé une collecte pour recueillir des couvertures, des oreillers et de la vaisselle », précise-t-elle.
Les nouveaux venus ont été jumelés à des « parrains » et des « marraines », qui auront pour tâche de faciliter leur intégration à notre communauté. « Pour eux, c’est complètement différent de ce qu’ils connaissent. C’est tout un choc culturel ! » explique Mme Doyon.
Les 16 premiers étudiants étrangers inscrits en formation professionnelle dans des secteurs où les perspectives d’emploi sont favorables en Chaudière-Appalaches. Ces domaines d’études ont été ciblés par le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles, Emploi Québec et l’organisme Éducation internationale.
Douze d’entre eux seront au CIMIC en dessin industriel, mécanique industrielle, soudage-montage, techniques d’usinage, fabrication de structures métalliques et mécanique automobile. Les deux autres suivront la formation Opération d’équipements de production à Saint-Joseph, au centre de formation des Bâtisseurs.
L’objectif de former ces immigrants est notamment de pallier le problème de rareté de la main-d’œuvre en région. « En faisant le choix d’attirer des étudiants de l’étranger, la Commission scolaire va dans les sens des recommandations du Sommet socioéconomique de Beauce-Sartigan. Les gens du milieu des affaires avaient été clairs : il faut attirer des immigrants dans notre région, pour le bien de l’économie », a conclu Mme Doyon.
Par: Jean-François Fecteau
http://www.enbeauce.com/detail-actualite.asp?ID=23474

Wyclef Jean est fan de Sarah Palin

Il semblerait que le rappeur des Fugees Wyclef Jean soit un fervent supporter de la star des Républicains et l'ex-candidate à l'élection présidentielle américaine Sarah Palin. Interrogé par le Womens Wear Daily, celui qui s'est récemment présenté à l'élection présidentielle haïtienne a fait l'éloge de Madame Palin : "Elle est cool. Parce qu'à la fin de la journée, je suis pour le peuple C'est ça les Etats-Unis : chacun devrait avoir le droit de dire 'Regardez, je peux faire le boulot !'". On repassera pour l'argumentaire, mais en tout cas l'idée que Wyclef apprécie Sarah Palin ne plaît pas à ses proches : "Je ne dis pas qu'elle pourrait être le prochain président, vous voyez, mais il y a quelque chose de fou en elle. On en débat beaucoup à la maison. A chaque fois que je parle de Sarah Palin, les gens pensent que je suis fou, mais je l'apprécie, vraiment. Je peux apprécier qui je veux, on est aux Etats-Unis, non ?". En attendant, lorsqu'on voit comment s'est soldée la candidature de Wyclef pour l'élection en Haïti, on comprend mieux ce choix.
http://musique.jeuxactu.com/news-wyclef-jean-est-fan-de-sarah-palin-8932.htm

4,5 millions d’Haïtiens ne mangent pas à leur faim

Ecrit par Christophe Cavailles International sept 16, 2011
À la fin d’une visite de trois jours en Haïti, le nouveau Directeur régional du Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) pour l’Amérique latine et les Caraïbes, Gemmo Lodesani, a exprimé son inquiétude face au niveau d’insécurité alimentaire dans le pays.
« Beaucoup de travail a été accompli depuis le séisme, a-t-il déclaré, mais il y a encore 4,5 millions d’Haïtiens qui n’ont pas accès régulièrement à des quantités suffisantes d’aliments nutritifs. »
La plus récente enquête d’évaluation de la sécurité alimentaire, dirigée par la Coordination nationale de la sécurité alimentaire et appuyée par le PAM, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et d’autres partenaires, est en train d’être finalisée. Les résultats préliminaires indiquent que plus d’une année et demie après le séisme, la faim demeure un problème pour beaucoup d’Haïtiens.
Les prix des denrées alimentaires sont à la hausse dans le pays, ce qui ajoute un fardeau additionnel pour les familles qui tentent de se remettre des conséquences du tremblement de terre.
Les opérations du PAM sont menées en collaboration étroite avec le gouvernement et en accord avec les priorités établies pour la reconstruction d’Haïti. Pour être en mesure de continuer ses programmes au niveau planifié jusqu’à la fin de l’année scolaire en juin 2012, l’agence a besoin de 50 millions de dollars supplémentaires.
http://www.toulouse7.com/2011/09/16/45-millions-dhaitiens-ne-mangent-pas-a-leur-faim/

jeudi 15 septembre 2011

Haïti: la MINUSTAH, en attendant une force nationale

Agence France-Presse

Port-au-Prince
La mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (MINUSTAH), visée par une polémique impliquant une affaire de viol par des Casques bleus, restera «en attendant qu'une force nationale puisse prendre la relève», a indiqué le président haïtien Michel Martelly à la presse.
Le départ de la MINUSTAH, présente en Haïti depuis 2004, «doit être réalisé et réalisable à partir du moment où nous avons notre propre force qui peut jouer le rôle de la MINUSTAH», a plaidé mardi M. Martelly.
Les Forces armées d'Haïti ont été démobilisées au milieu des années 90.
Des étudiants haïtiens projettent de manifester mercredi à Port-au-Prince pour réclamer le départ de la MINUSTAH, au moment où la mission est au centre d'un scandale après la diffusion sur l'internet d'images montrant des Casques bleus uruguayens en train de violer un jeune Haïtien de 18 ans.
Les fautifs ont été placés en isolement avant d'être rapatriés.
«Nous ne pouvons pas considérer l'attitude de ces soldats et dire que toute la MINUSTAH est condamnable, mais nous réclamons justice pour les Haïtiens», a déclaré Michel Martelly.
«La MINUSTAH travaille pour le peuple d'Haïti et pour Haïti, nous avons besoin de l'ordre, de la paix afin d'avancer dans le développement économique», a soutenu M. Martelly.
Des pays sud-américains représentés au sein de la MINUSTAH ont évoqué la semaine dernière à Montevideo la révision à la baisse des effectifs de la force.
La réduction des forces pourrait intervenir dès le renouvellement du mandat de la MINUSTAH, qui prend fin le 15 octobre, avait-on indiqué lors d'une réunion des ministres de la Défense de ces pays.
«Nous attendons la confirmation du nouveau premier ministre (par les parlementaires) pour commencer à travailler sur la force de défense nationale et préparer conjointement avec l'ONU un plan de retrait de la MINUSTAH», a conclu M. Martelly.
Déployée depuis juin 2004 et commandée par le Brésil, la MINUSTAH compte 18 contributeurs en effectifs, dont une majorité de pays latino-américains.
Après le séisme du 12 janvier 2010, les effectifs de la MINUSTAH étaient passés de 9000 à 12 250.
Depuis, plusieurs épidémiologistes ont accusé les Casques bleus népalais présents en Haïti d'avoir importé la souche de choléra responsable de l'épidémie qui a fait plus de 5500 morts dans le pays.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201109/14/01-4447554-haiti-la-minustah-en-attendant-une-force-nationale.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4447756_article_POS1

Des Haïtiens réclament le départ des casques bleus

Trenton Daniel, Associated Press
Port-au-Prince
Des Haïtiens réclamant le départ des casques bleus des Nations unies ont affronté la police, mercredi, devant le Palais national de Port-au-Prince.
Les manifestants ont lancé des pierres contre la police antiémeute, qui a répliqué par des tirs de gaz lacrymogène contre la foule de plusieurs centaines de personnes.


La foule s'est finalement dispersée et plusieurs manifestants se sont enfuis dans le dédale du Champ de Mars, un parc public devenu un immense camp de tentes et de cabanes depuis le séisme dévastateur de janvier 2010.
Plusieurs journalistes haïtiens ont déclaré à l'Associated Press que deux de leurs collègues avaient été battus par la police antiémeute. L'un des journalistes blessés a été conduit à l'hôpital pour une fracture au pied droit, selon ces journalistes et le quotidien haïtien «Le Matin».
Le porte-parole de la police nationale haïtienne, Frantz Lerebours, a déclaré qu'il n'avait pas eu connaissance de blessés ou d'allégations d'abus par les policiers lors de la manifestation.
Mais environ deux heures après le début des affrontements, un groupe de manifestants provenant d'une université située près du Champ de Mars ont transporté un jeune homme dans une ambulance. Quelques minutes plus tôt, des manifestants avaient lancé des pierres à partir de l'édifice de l'université et la police a répliqué en tirant des gaz lacrymogène.
Un passager à bord de l'ambulance a affirmé que le jeune homme avait été blessé par des fils barbelés. L'ambulance est ensuite partie en trombe, tandis que des manifestants lançaient des pierres contre un camion de la police antiémeute qui approchait.
Les manifestants se sont dits en colère contre l'agression sexuelle alléguée d'un Haïtien âgé de 18 ans par des casques bleus originaires de l'Uruguay. L'agression aurait eu lieu en juillet à Port-Salut, dans le sud-ouest d'Haïti.
Ils voulaient aussi exprimer leur colère face à l'épidémie de choléra involontairement importée dans le pays par des casques bleus originaires du Népal. Le choléra a tué plus de 6200 personnes depuis l'apparition de la maladie en Haïti, en octobre, selon le ministère de la Santé.
La mission des Nations unies en Haïti (MINUSTAH) compte 12 000 militaires et policiers, mais aucun casque bleu n'était visible lors de la manifestation.
«Nous faisons une manifestation pacifique et nous demandons à la MINUSTAH de quitter le pays», a dit un manifestant, Christo Junior Cadeta.
Le président haïtien, Michel Martelly, devrait demander le prolongement de la mission des Nations unies, dont le mandat arrive à échéance le mois prochain.
Le porte-parole de M. Martelly, Lucien Jura, a déclaré mercredi à des radios locales que le président comprenait pourquoi certains Haïtiens étaient outrés par la présence de soldats étrangers dans leur pays. Mais M. Jura a affirmé que la présence des casques bleus était nécessaire parce que la police nationale est trop faible pour assurer seule la sécurité.
«Comment pouvons-nous demander à l'ONU de partir alors que notre force de police peine à faire son travail?», a dit M. Jura. «Ils n'ont pas les moyens de faire leur travail correctement.»
La force de maintien de la paix de l'ONU s'est installée en Haïti après une violente rébellion qui a mené au renversement du président Jean-Bertrand Aristide, en 2004. La mission fait l'objet de plaintes depuis des années, mais les critiques se sont intensifiées au cours des dernières semaines après l'apparition d'une vidéo qui semble montrer plusieurs casques bleus en train d'agresser un jeune Haïtien.
Les Nations unies et les gouvernements d'Haïti et d'Uruguay enquêtent sur l'agression sexuelle alléguée.

mercredi 14 septembre 2011

Trois Haïtiens triomphent aux Trophées des Arts afro-caribéens

Haïti: Le théâtre du Châtelet à Paris accueillait lundi soir la cérémonie des Trophées des arts afro-caribéens qui récompensent chaque année depuis 2007, les artistes d'Outre-mer et de l'Afrique francophone.
Les écrivains haïtiens Lyonel Trouillot, Louis-Philippe Dalembert et Marvin Victor ont été couronnés parmi les artistes et personnalités de la diaspora noire francophone, par les Trophées des arts afro-caribéens 2011 pour respectivement leur essai « Haïti, une traversée littéraire » et « Corps mêlés », a-t-on appris lors d'une cérémonie présidée par l'acteur américain Danny Glover, à qui le Trophée d'honneur a été attribué. Le réalisateur Arnold Antonin a lui aussi été récompensé par les Trophées des arts afro-caribéens pour son long-métrage fiction, « Les amours d'un zombi ».
L'ouvrage propose un voyage à travers la riche littérature haïtienne, telle qu'elle s'est créée, se crée et se diffuse de nos jours. Un CD audio, constitué d'archives sonores, complète cette traversée littéraire.
« Corps mêlés » de Marvin Victor est un monologue violent et chaotique : celui d'Ursula, une femme désespérée, qui parcourt les rues d'Haïti peuplée de fantômes après le séisme de 2010.
À 45 ans, Ursula est devenue une ombre, qui boit trop pour continuer à raconter, comme si les mots pouvaient stopper le chaos.
Ce roman ressemble à un long poème tragique, soutenu par une écriture échevelée où Marvin Victor fait cohabiter le passé et le présent, la beauté d'un pays et la puanteur d'une ville brisée. Préférant la fiction, il n'a pas voulu attaquer frontalement le séisme de janvier 2010, osant la métaphore incarnée par cette femme perdue, sonnée, brisée, mais debout.
Dans la catégorie cinéma, le film de fiction d'Arnold Antonin, « Les Amours d'un Zombi », qui raconte de façon humoristique, la trajectoire politique d'un zombi dans la prise du pouvoir de son pays, et « Notre étrangère » ont été récompensés, ainsi que le documentaire « Ithemba l'espoir».
La cérémonie de remise des Trophées afro-caribéens a aussi distingué Soprano, rappeur français d'origine comorienne ( meilleur clip et meilleur artiste ) et Dominique Coco, chanteur de "créole blues" a remporté l'album de l'année.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=97083&PubDate=2011-09-13

Kettly Mars, lauréate du prix Prince Claus 2011

Haïti: Kettly Mars, poétesse, romancière, nouvelliste est l'un des 11 lauréats du Prix Prince Claus. Elle a été primée pour l'ensemble de son oeuvre « pour avoir mis l'universalité de la condition humaine au centre de son travail, partagé les riches complexités des réalités de son pays par son écriture, son traitement osé de sujets non conventionnels et pour avoir donné une nouvelle impulsion importante à la littérature haïtienne», a déclaré le jury. Le prix Prince Claus, qui est doté de 25 000 euros, récompense chaque année des artistes qui travaillent dans des contextes difficiles et qui par leur création et la force de leur message sont un modèle pour les sociétés dans lesquelles ils vivent, et pour le monde entier aussi.
Kettly Mars était au courant pour le prix depuis deux mois. La directrice de la fondation Prince Claus pour la culture et le développement l'a appelée au téléphone pour lui dire qu'elle était sélectionnée pour être parmi les 11 lauréats 2011. Mais elle devait garder la plus grande discrétion sur l'information jusqu'a l'annonce officielle. Généralement, les candidats au prix Prince Claus sont proposés par des comités internationaux, et l'une des règles du prix est de ne pas révéler aux lauréats la ou les personnes qui les ont recommandés. Kettly Mars déclare qu'elle va recevoir ce prix avec grand plaisir et beaucoup d'humilité. Selon elle, c'est la récompense de beaucoup de persévérance et de foi, même quand on ne sait pas trop vers où l'on va.
« Ce prix est peut être une étape dans ma carrière, mais pas dans ma vie d'écrivain. Rien ne va changer pour moi. J'ai juste envie de continuer d'écrire et d'être celle que je suis dans la simplicité. Ma famille et mes amis sont fiers de l'événement. Tout le monde est content», a-t-elle affirmé.
Le Grand Prix 2011 de la Fondation Prince Claus est décerné au magazine panafricain Chimurenga qui joue un rôle important dans la destruction des tabous sur le continent africain. La fondation rend également hommage à dix autres artistes, intellectuels, journalistes et organisations, notamment au Tibet/ Chine, au Zimbabwe et au Kazakhstan, pour leur engagement en faveur de la culture et du développement.
Le premier lauréat du Grand Prix reçoit 100 000 €. La remise de ce prix aura lieu le 14 décembre 2011 lors d'une cérémonie officielle au palais royal d'Amsterdam, en présence des présidents d'honneur de la fondation, SAR le prince Constantijn et SAR le prince Friso, et de membres de la famille royale. Les dix autres candidats reçoivent leur prix de 25 000 € des mains de l'ambassadeur des Pays-Bas dans leurs pays d'origine.
Ecrivain qui n'a pas peur des risques et qui bouscule les tabous, Kettly Mars offre des perspectives nouvelles sur les réalités contemporaines et une dynamique nuancée de la société haïtienne. Ses premiers écrits publiés, des poèmes sensuels et érotiques qui soulignent la centralité de la nature, le corps et la sexualité dans la vie humaine. La clarté et l'honnêteté avec laquelle elle aborde ces sujets sensibles transparaissent dans de nombreuses cultures et dans ses romans riches explorant les multiples intersections de classe, de race, de sexe, de spiritualité, de violence et de pouvoir. Bien que fermement ancrées dans les particularités d'Haïti, ses préoccupations sont universelles.
Kasale (2003), son premier roman, dépeint les impasses spirituelles expérimentées dans les luttes quotidiennes et ce que cela signifie d'être humain dans des circonstances plus difficiles.
 L'heure hybride (2005) explore l'homosexualité, l'amour d'un fils pour sa mère, son travail comme prostitué et l'attraction des impulsions contradictoires et conflictuelle intérieures.
Fado (2008) ressemble sans broncher à la vie des pauvres marginalisées, et les conditions hybrides qu'ils ont à négocier, à travers l'expérience d'une prostituée.
Sauvages Saisons (2010) est un examen de la vie sous le régime des Duvalier, l'imbrication du pouvoir et de la sexualité, et les conséquences humaines de la complexité sociale et les mécanismes de survie nécessaires dans des environnements autoritaires.
Ses personnages, qui souvent vont à l'encontre des normes sociales, soulevant des questions de ce qui est acceptable et pourquoi, sont vus d'un oeil compatissant.
Son plus récent roman, Le prince noir de Lillian Russel (2011), est un grand roman d'amour entre récit historique et polar politique.
La plume magnifique de Kettly Mars et le savoir-faire de l'historien économiste Leslie Péan se combinent pour donner un résultat à la hauteur de leur rencontre.
Elle écrit un roman qu'elle doit remettre dans le cadre de la Bourse Barbancourt. Il sortira donc l'an prochain à Livres en folie, pendant qu'elle continue à travailler sur une anthologie des femmes haïtiennes écrivains du 18e siècle à nos jours.
Ayant participé activement à des événements littéraires, Kettly Mars a écrit avec passion sur l'importance de la communauté et de la solidarité dans le contexte de l'après-séisme.
Bonel Auguste , Angie B. Joseph
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=97052&PubDate=2011-09-13

mardi 13 septembre 2011

Haïti-Politique : Les tentations de Martelly

P-au-P, 12 sept. 2011 [AlterPresse] --- Plus de trois mois après son entrée en fonction, le président de la république, Michel Martelly, mène le pays en territoire inconnu mais possiblement dangereux, selon l’écrivain haïtien Lionel Trouillot.
Dans son texte « Quel compas jouera Martelly ? », paru dans l’ouvrage collectif « Les 100 premiers jours de Martelly », Trouillot analyse les premiers mois du mandat de Michel Matelly, et met en relief les opportunités possibles et le caractère de ce dernier.
Le président, en place depuis près de 4 mois, n’a pas réussi à former un gouvernement. Ses relations avec le Parlement s’affichent pour leur part en dent de scie.
« Du ton vindicatif et autoritaire aux concessions imposées par les institutions politiques, Michel Martelly, le président, risque fort de faire du sur-place tout en bougeant beaucoup, de crier très fort sans avoir les dents pour mordre », craint l’auteur de Yanvalou pour Charlie.
La première tentation de Martelly devant l’incapacité à obtenir des résultats pourrait être de violer les acquis démocratiques de 1986, et de durcir le ton. Le président risque de se « lasser de ce jeu », selon Trouillot alors que « la tentation autoritaire pointe sous le langage », analyse t-il.
« L’autre tentation serait de faire cap à droite, ignorer les discours revendicatifs et s’acharner dans l’imitation de modèles qui croient que le bonheur des entreprises fait le bonheur des sociétés », ajoute Lionel Trouillot soulignant que Martelly perdrait alors la confiance de ses électeurs issus des milieux défavorisés.
Pour la troisième fois depuis le début du mandat de Michel Martelly, un premier ministre, désigné attend le verdict du Parlement. Gary Conille, médecin de 45 ans et habitué du système des Nations Unies, a déposé son dossier la semaine écoulée.
Le rapport sur l’étude de ce dossier réalisée par une commission parlementaire de la Chambre des députés, doit être transmis au bureau de la chambre. [kft apr 12/09/2011 12 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11531

Haïti - Littérature : Deux livres haïtiens récompensés au «6e Trophées des Arts Afro-caribéens»

13/09/2011 09:23:12 Lundi soir, à l'occasion des 6e Trophées des Arts Afro-caribéens, qui récompensent les productions artistiques d'Outre-mer et de l'Afrique francophone, Frédéric Mitterrand, le Ministre français de la culture a procédé à la remise des récompenses. Côté littérature, l’Essai de Louis-Philippe Dalembert et Lyonel Trouillot,« Haiti, une traversée littéraire » et le roman de Marvin Victor « Corps mêlés » ont été primés.
http://www.haitilibre.com/article-3791-haiti-litterature-deux-livres-haitiens-recompenses-au-6e-trophees-des-arts-afro-caribeens.html

Le GPR n'est plus majoritaire à la chambre basse

Plus d'une cinquante de députés issus de différents blocs se sont ralliés autour d'une nouvelle majorité fonctionnelle au niveau de la chambre basse. Cette nouvelle majorité s'est confirmée lundi 12 septembre lors de la séance de fermeture de la deuxième session ordinaire de l'année législative.
« Ce groupe de parlementaires appartenant aux différents blocs, dont le PDP, le RPC et d'anciens membres du GPR se réunissent afin de rendre la chambres des députés plus efficace et plus fonctionnel », s'est enorgueilli le député Fritz Chery.
Par ailleurs, l'élu de Gros Morne qui précise que le GPR, bloc dont le député Jean Tolbert Alexis est le président, n'est plus majoritaire au niveau de la cambre basse, a promis que bientôt ce nouveau ralliement de députés se constituera en un bloc formel.
Pour sa part, l'élu de Léogâne, le député Danton Leger a tenu à rappeler que cette nouvelle majorité n'est pas une majorité présidentielle.
En ce qui a trait au premier ministre désigné, Garry Conille, le nouveau groupe majoritaire de la chambre basse n'a pas encore fixé sa position.
G A / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19527

La fin des hostilités entre la Présidence et l'Inité favorisera la formation d'un gouvernement

Le Premier Ministre désigné, Gary Conille, devrait bénéficier d'une harmonie dans les relations entre la Présidence et la majorité parlementaire de l'Inité. Le chef de file de la majorité au Sénat, Joseph Lambert, a annoncé hier que le courant passe entre lui et le président Martelly. M. Lambert qui avait affiché son opposition au chef d'Etat lors des rejets des deux Premiers Ministres désignés, a estimé nécessaire que le pays soit doté d'un gouvernement dans les prochaines semaines.
Dans le même temps le chef d'Etat s'est dit confiant de la ratification de son Premier Ministre. Nous sommes dans la bonne direction a martelé M. Martelly qui dit compter sur une majorité dans les deux chambres. Il se réjouit que les deux parties aient pris conscience de la nécessité de doter le pays d'un gouvernement.
Entre temps la commission spéciale a débuté l'analyse des dossiers de m. Conille. Les députés, qui ont bouclé hier la deuxième session ordinaire, n'auront pas droit à des vacances puisqu'ils ont été convoqués en session extraordinaire.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19525
Commentaires:
Les mauvaises langues se donneront à coeur joie devant cette attitude de soumission soudaine adoptée par le virulent et hostile groupe majoritaire au niveau du sénat haïtien. Comme par magie, l'influent sénateur, porte parole d "Inité" a brutalement enterré la hache de guerre. Lui qui avait juré la perte de Michel Martelly.
Le fait que cet adoucissement des moeurs survienne après une rencontre avec l'ambassadeur américain et que l'actuel premier ministre désigné soit un adjoint de l'ancien président Bill Clinton apportent bien de l'eau au moulin de celui qui voudrait voir une relation de cause à effet dans cette récation type volte de face.
Quelqu'un m'a rappelé l'histoire biblique de la femme adultère qui avait été amenée par devant Jésus en lui disant que la loi voudrait que cette femme soit eut été lapidée. En écoutant les accusateurs, Jésus, tout en écrivant sur le sol les péchés de chacun d'eux, leur dit que celui qui est sans péché jette la première pierre à la femme. quand le Christ leva la tête il s'est retrouvé seul avec cette bonne femme et tous les accusateurs avaient pris la fuite.
Ceci voudrait faire comprendre qu'il y a eu une intervention extérieure, étoilée qui aurait ramené à la raison nos chers législateurs. Dossiers à l'appui?

Les parlementaires présentent un bilan très maigre

Le Parlement n'a pas bien joué son rôle au cours de cette première année c'est le verdict du président de l'Assemblée Nationale, le sénateur Rodolphe Joazile, lors de la séance de clôture de la deuxième session ordinaire de cette année législative. L'ex-officier des Forces armées d'Haïti a assumé le maigre bilan de ses collègues au Sénat et à la chambre basse.
Seulement 12 séances plénières en 17 semaines au grand corps, soit moins d'une séance par semaine pour une institution qui siège en permanence. Plusieurs élus dont Anacacis Jean Hector et Edwin Zeny avaient tiré la sonette d'alarme pour dénoncer l'absentéisme de leurs collègues.
Le sénateur Zeny avait dénoncé le comportement de ses pairs rappelant que les émoluments d'un sénateur dépassent les 10 000 dollars américains par mois. Tenant compte de ces statistiques chaque sénateur a perçu au cours des 4 derniers mois plus de 3 000 dollars américains pour chaque séance.
Pour tenter de se justifier le sénateur Joazile a tout de même fait valoir que le maigre bilan s'explique par l'absence de gouvernement. Le Parlement dans l'exercice de ses prérogatives constitutionnelles a contribué à cette situation en rejetant les deux Premiers Ministres désignés.
Si au grand corps le groupe majoritaire des 16 a la capacité de tenir des séances quand bon leur semble, à la chambre basse le bloc majoritaire s'est effrité. Ce qui s'est traduit par un bilan pire que les sénateurs, seulement 6 séances en 4 mois pour les députés du peuple. Le bloc Inité et alliés dit GPR ne contrôle plus rien puisqu'il a été supplanté par un regroupement de groupes moins hostiles au président Martelly.
Cette majorité fonctionnelle a donné la preuve de sa force en retardant le début de l'assemblée nationale. Le président Sorel Jacinthe (Inité) et son bureau est ainsi fragilisé et ne peut décider de la tenue d'une séance.
Logiquement le président d'une chambre doit bénéficier de l'appui de la majorité pour asseoir son administration. Le député Danton Leger ( Ansanm Nou Fò) ne fait pas mystère des objectifs de la nouvelle majorité. Nous voulons prendre le contrôle de la Chambre en vue de conduire le pays à bon port, insiste t-il.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19526

L'Assemblée nationale a clôturé la deuxième session ordinaire

Les députés et sénateurs se sont réunis en assemblée nationale ce lundi pour clôturer la deuxième session ordinaire de l'année législative et ont procédé du même coup à l'ouverture de la troisième session extraordinaire de la 49ème législature. Lors de cette séance de fermeture, le président du sénat, Rodolphe Joazile, a qualifié de réussi l'ensemble des travaux menés jusque-là par les parlementaires durant cette session.
« Honorables députés et sénateurs de la république, n'ayons pas peur de dire à la nation que durant cette session nous ne sommes pas arrivés à jouer dûment notre rôle de législateurs et à exercer notre pouvoir de contrôle sur les différentes actions du gouvernement », a martelé Rodolphe Joazile qui impute d'ailleurs la responsabilité a l'exécutif qui n'a fait dépôt auprès du parlement d'aucun projet de loi.
La validation en juin dernier du mandat des députés et sénateurs qui se trouvaient en difficulté suite aux résultats du deuxième tour des dernières élections ; le remaniement des commissions permanentes au niveau des deux chambres ; l'amendement de la constitution ; le vote par l'assemblée des sénateurs des juges devant combler les postes vacants de la cour de cassation , sont entre autres points avancés par le président du grand corps pour tenter de prouver que la 49ème législature s'est élevé tant bien que mal à la hauteur de sa tâche.
Notons que pour ces quatre mois, la 49ème législature a réalisé seulement sept séances en assemblée nationale ; le sénat a réalisé une douzaine de séances plénières, et la chambre basse à pour sa part réalisé six séances.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19520
Commentaires:
Mes plus chaudes félicitations messieurs les législateurs!
Il faudrait savoir pourquoi les contribuables vous paient!

Garry au centre des discussions au parlement

La commission devant analyser les pièces du premier ministre désigné travaille d'arrache-pied en vue de présenter son rapport à l'assemblée sous peu. L'annonce été faite par le vice-président de cette commission le député de Saint-Jean du Sud, Benoit Laguerre.
Le parlementaire a fait savoir que la chambre des députés est prête à accorder un vote favorable à Garry Conille si ses pièces sont correctes.
Par ailleurs le sénateur Andrice Riche se dit prêt a accorder un vote favorable au premier ministre désigné une fois ses pièces répondent aux prescrits de l'article 157 de la constitution.
« Je ne connais pas le personnage, je vais prendre connaissance de son dossier avant de dire si oui ou non c'est un bon choix », a fait savoir le parlementaire.
Notons que le premier ministre désigné, Garry Conille, s'est entretenu le week-end dernier avec une commission constituée d'une quinzaine de députés issus du groupe des parlementaires pour le renouveau (GPR), dans le cadre des consultations relatives à sa ratification.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19518

Un mort dans le département de l'Artibonite

Un cambiste a été tué samedi dernier à Saint Marc, dans le département de l'Artibonite par des individus armés circulant à motocyclette. Les bandits ont emporté tout l'argent qui était en possession de la victime, après avoir commis leur forfait.
Un acte que dénoncent les membres de la population de cette commune qui appellent à la vigilance des autorités policières en vue d'enrayer l'insécurité dans la région.
Parallèlement toujours dans le département de l'Artibonite les policiers cantonnés au commissariat de l'Estere ont vidé les lieux suite aux menaces répétées des membres de la population de cette commune quelques jours après la mort d'un individu, lors d'une manifestation des membres de la population pour exiger de l'EDH beaucoup plus d'heures d'électricité.
Cette situation qui inquiète certains notables de la zone. Dans le même temps les protestataires menacent d'intensifier leur mouvement jusqu'à ce qu'ils obtiennent gain de cause.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19517

Moïse Jean-Charles plaide pour un vote technico-politique en faveur de Garry Conille

Le sénateur Moise Jean Charles invite ses collègues-parlementaires à accorder un vote technico-politique à Garry Conille ; troisième personnalité choisie par Michel Martelly pour briguer le poste de premier ministre. « Contrairement au vote de Daniel-Gérard Rouzier, qui était politique et à celui de Me Bernard Honorat Gousse qui était éminemment politique, le vote de la ratification de Garry Conille doit être technico-politique », a déclaré le deuxième sénateur du Nord, Moïse Jean-Charles qui invite ses pairs à suivre son mot d'ordre.
Selon Moïse Jean-Charles, bon nombres de sénateurs issus des différents blocs se montrent déjà favorables à Garry Conille comme prétendant à la primature.
Cependant, précise-t-il, le groupe majoritaire au sénat de la république n'a pas encore décidé s'il accordera ou non un vote favorable a l'intéressé.
« Aucune réunion n'a été convoquée par les membres du groupe des parlementaires pour le renouveau depuis la désignation par Michel Martelly du Docteur Conille au poste de premier ministre », a rapporté le sénateur Jean Charles.
Dans de récentes déclarations, le sénateur Wenceslas Lambert avait confirmé que les chances de ratification de Garry Conille était très forte, au niveau du sénat et que le GPR pouvait voter en sa faveur dans le cas où ses pièces répondraient aux prescrits constitutionnels.
GA/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19515

Garry Conille augmente ses chances de ratification

Le premier ministre désigné, Garry Conille, s'est entretenu le week-end dernier avec une commission constituée d'une quinzaine de députés issus du groupe des parlementaires pour le renouveau (GPR), à propos de sa ratification en tant que premier ministre. « Cet entretien était l'occasion pour Garry Conille de solliciter formellement l'appui des parlementaires du groupe majoritaire à la chambre basse en vue d'un accompagnement allant au-delà de la simple question de ratification», a expliqué le député Guy Gérard Georges.
L'élu de Chantal/Thorbeck, a annoncé, par ailleurs, que le GPR n'a pas encore arrêté une position concernant la candidature du Docteur Conille au poste de premier ministre, mais toutefois, précise-t-il, le GPR est disposé à contribuer à l'installation, au plus vite, d'un nouveau gouvernement.
« La position du GPR sera connue sous peu, mais en ce qui me concerne, je conserve la position que j'avais au tout début en ce qui a trait aux deux précédents choix de Michel Martelly. Si les pièces du fonctionnaire de l'ONU sont correctes, je lui accorderai un vote favorable », a laissé entendre le parlementaire de l'INITE.
Depuis le dépôt de ses pièces devant le bureau de la chambre des députés le jeudi 8 septembre, Garry Conille multiplie les rencontres avec les différents blocs au parlement en vue de sa ratification.
Notons que le candidat à la primature a également visité des membres de la société civile, des acteurs politiques et des membres de la communauté internationale.
GA/ Radio Métropole Haïti

Un chef de gang en cavale capturé à Dame Marie

Les policiers haïtiens ont capturé samedi denier à Dame Marie (Grand Anse), un dangereux chef de gang en cavale depuis 2 ans. William Baptiste alias « Ti Blanc», condamné pour plusieurs enlèvements, avait trouvé refuge depuis fin 2010 à Dame Marie où il poursuivait ses activités criminelles. Des unités de l'UDMO et de la SWAT sont parvenues lors d'une opération à appréhender le criminel.
Le porte parole de la Police, Frantz Lerebours, n'a pas été en mesure de confirmer si l'évadé avait été blessé lors d'affrontement avec les forces de l'ordre. Selon le Commissaire Lerebours, Ti Blanc figurait sur la liste des 25 criminels les plus recherchés d'Haïti. Parmi ces criminels dangereux figurent Staley Figaro et Mario Thermidor qui avaient pu se rendre aux Etats-Unis sous de fausses identités. Ces deux bandits appréhendés par les policiers américains seront rapatriés cette semaine.
Ti Blanc, incarcéré au Pénitencier National pour des kidnappings réalisés en 2004 et 2005, était un redoutable chef de gang de Cité Soleil. Il devrait être transféré à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) qui enquête sur ses nouveaux crimes. D'autres évadés avaient été capturés la semaine dernière par les policiers de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Le chef de la police Mario Andrésol avait indiqué à radio Métropole que plus de 2 000 évadés du Pénitencier avaient capturés par les forces de l'ordre.
Il avait souhaité une plus grande synergie entre les différentes composantes de la chaine pénale afin de freiner la recrudescence des actes de violence. La remise en liberté de plusieurs bandits notoires est de nature à saper le moral des policiers, se plaint M. Andrésol. Interrogé sur l'impact du différend ayant conduit au limogeage de l'inspecteur général en chef, M. Andrésol a fait valoir que ceci devrait au contraire permettre a l'institution de se renforcer.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19511

Haïti-Immigration : 10 haïtiens périssent en mer

P-au-P, 12 sept 2011 [AlterPresse] ---- Les cadavres de dix (10) ressortissants haïtiens ont été retrouvés au large des Iles Turks and Caicos (possession britannique) ce dimanche 11 septembre 2011, apprend AlterPresse. Ces haïtiens, cinq (5) femmes et cinq (5) hommes, se trouvaient vraisemblablement à bord d’un bateau de contrebande surchargé qui a fait naufrage. On ignore encore si des enfants étaient au nombre de ces immigrants illégaux, selon une dépêche de l’Associated Press.
Ces dernières années, les immigrants haïtiens n’ont pas cessé de prendre la mer pour entrer sans paiers aux Iles Turks et Caicos à la recherche d’emplois. Les voyages coûtent en moyenne 400 dollars américains (US $ 1.00 = 41.50 ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui), d’après Associated Press.
Une dizaine de ces traversées clandestines et périlleuses sont organisées tous les mois, selon le rapport d’une mission conduite en 2009 par le groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr).
Les navires sont souvent surchargés et transportent entre 150 à 200 personnes par voyage. [emb kft rc apr 12/09/2011 13:25]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11533

Haïti. Les haïtiens et la naissance du jazz à la Nouvelle-Orléans (1)

Par Claude Carré http://www.caraibcreolenews.com/news,haiti,1,3531,13-09-2011-hay-ti-les-hay-tiens-et-la-naissance-du-jazz-yy-la-nouvelle-orly-ans-1-.html
Port au Prince. Lundi 12 septembre 2011. CCN. Notre collaborateur Claude Carré haïtien natif chroniqueur sur CCN est aussi un musicien de jazz. C’est à ce titre qu’il a rédigé cette très intéressante contribution sur la naissance du Jazz à la Nouvelle Orléans au regard de l’apport des haïtiens expatriés aux aurores du 20è siècle. 1ère Partie.Introduction
L’histoire et la culture de la Nouvelle-Orléans sont inséparables de celles de Saint-Domingue et d’Haïti. Le journaliste New-Orléanais, Lolis Eric Elie après avoir visité Haïti en 1999 déclarait :
« Il y a tant d’haïtiens qui sont arrivés ici par vagues avant les années 1900, que j’ose affirmer que la majorité des New-Orléanais ont quelques gouttes de sang haïtien dans les veines.
La culture haïtienne a été créée à partir des mêmes ingrédients que la notre- les natifs d’Amérique, les Espagnols, les Africains de l’ouest et les Français. Il est difficile de déterminer ce qui nous est venu d’eux. Mais, en visitant l’île, j’ai vu les signes évidents, à la fois subtils et profonds, que nous avons beaucoup de choses en commun avec les Haïtiens. [ …] La persistance du Français et de la langue Créole à la Nouvelle-Orléans ainsi que la force des traits non-américains de notre culture sont le résultat, non seulement de l’influence française, mais de celle d’Haïti également. »
Les chercheurs et musicologues américains mentionnent fréquemment la piste saint-dominguoise lorsqu’ils scrutent les origines et tentent de dégager les antécédents du jazz. Cependant aucune étude systématique n’a jusqu ici été effectuée pouvant établir les liens historiques, biographiques et musicologiques de la musique de jazz, émergée à la Nouvelle-Orléans au commencement du XXIème siècle, avec les haïtiens et la culture haïtienne. A cet égard, la grande majorité des historiens se contentent d’invoquer le fameux « Congo Square » ; les pratiques de la religion Vodou avec ses sortilèges, zombi, gris-gris et autres divinités. En somme, non seulement les liens avec le jazz ne sont pas établit ; il n y a pas de continuité, la problématique fondamentale est escamotée et n’est même pas posée de façon réelle et concrète.
Notre intervention, fruit d’une recherche qui n’est qu’à ses débuts, a pour but de poser les bases d’une telle approche et d’indiquer des repères. Notre plan consiste donc à :
Donner un aperçu des antécédents historiques entre Saint-Domingue et la Nouvelle Orléans.
Présenter les facteurs d’émergence du jazz à la Nouvelle-Orléans et l’apport des émigrés de Saint-Domingue
Eclairer le rôle déterminant des créoles descendants des saint-dominguois dans la naissance de la musique de jazz.
Fournir des pistes pour la recherche musicologique.
La question de la naissance du jazz est sujette à controverses et ne fait pas l’unanimité des historiens. Nous sommes conscients de l’enjeu du débat d’autant plus que le jazz est généralement considéré aux Etats-Unis comme la seule forme d’art originale que cette nation ait produite. Nous tenons à souligner dès le départ que situer l’origine du jazz au sein de la communauté des descendants de Saint-Domingue émigrés à la Nouvelle-Orléans ne remet nullement en question le fait que le jazz soit un produit de la société américaine.


Antécédents historiques entre Saint-Domingue et la Nouvelle Orléans.
C’est en 1682 que l’explorateur Robert Cavalier, sieur de la Salle, partant du Canada, descendit le cours du Mississipi et à son arrivée à l’embouchure de ce fleuve, dans le golfe du Mexique, proclama cette immense vallée territoire français et lui donna le nom de La Louisiane. Cependant ce n’est qu’en 1699, avec l’arrivée d’une seconde expédition, conduite par Iberville et Jean-Baptiste le Moyne, que la colonisation Française débuta réellement.
Selon les historiens, pendant un temps, elle ne survécut que grâce aux soutiens en nourriture, équipements, et personnels des colons de Saint-Domingue. En 1719 les premiers esclaves furent amenés de la côte africaine et déjà en 1720 la colonie comptait 3.000 blancs pour 1.000 nègres. Deux ans plus tard, la Nouvelle-Orléans devint la capitale de la colonie. En 1723 on commença aussi à faire venir des esclaves de Saint-Domingue, et en 1725, 3.300 noirs constituaient la force de travail, pendant que dès cette époque se constituait déjà une classe d’affranchis (gens de couleur et noirs libres) en témoigne les multiples interdictions du code noir de 1723 visant à contrer les échanges interraciaux. Pourtant ce même code noir permettait aux esclaves d’acheter leur dimanche, donnant ainsi naissance aux festivités hebdomadaires du Congo square.
Lorsqu’en 1766 Don Uloa débarqua à la Nouvelle-Orléans pour en prendre possession suite à la cession de la colonie à l’Espagne, il n’y trouva que 5000 habitants. Beaucoup de colons avaient en effet préféré laisser la colonie plutôt que de subir le joug des Espagnols. Pourtant sous l’ère espagnole, la colonie a pu garder sa langue et développer sa culture Française.
Vers 1790, la Nouvelle-Orléans se mua en un havre pour des réfugiés fuyant les révolutions et les guerres coloniales. Elle accueillit des anglo-américains fuyant la révolution américaine, des Acadiens chassés par les anglais au Canada, des aristocrates Français mis en déroute par la révolution en France, et des réfugiés pourchassés par la révolution anti-esclavagiste et anti-coloniale de Saint-Domingue.
La révolution des esclaves de Saint-Domingue (1791-1803) eu des répercussions profondes sur la Louisiane. En effet, l’expédition de 1802 conduite par le Général Leclerc et envoyée par Napoléon Bonaparte avait non seulement pour mission de mater la révolte des esclaves de l’île et d’y rétablir l’esclavage abolit depuis 1794, mais de plus, « le tout puissant Bonaparte se proposait de convertir la petite nation antillaise en place d’armes qui servirait de base pour l’occupation de la Louisiane ».
Ainsi la défaite des troupes françaises en 1803 à Saint-Domingue contraignit Bonaparte à renoncer « avec le plus grand regret » à ses rêves d’empire français en Amérique et à céder ces territoires au président américain Thomas Jefferson en cette même année.
Saint-Domingue était à cette époque de loin la plus prospère des colonies françaises, vers 1791 elle comptait 27,717 blancs 21,808 affranchis et 455,089 esclaves soit en tout 504,614 personnes. De 1791 à 1803 la révolution saint-dominguoise engendra un exode gigantesque de colons, d’affranchis et d’esclaves dans toute la Caraïbe et l’Amérique du Nord. A titre d’illustration citons Trinidad où un « recensement de 1803 montre que sur une population de 8.000 blancs et de libres, le nombre de colons parlant français était presque le double de ceux parlant espagnol et plus du triple de ceux parlant anglais. La majorité des 21.000 esclaves parlaient français [créole]. ».Tous ces « français» provenaient de l’exode massif provoqué par la révolution de Saint-Domingue.
En 1793, 300 bateaux, avec à leur bord 10.000 soldats et civils, quittèrent précipitamment le Cap Français en direction de Baltimore, Norfolk.
En 1798 un grand nombre de fuyards échoueront à la Jamaïque mais furent ensuite chassés par les colons anglais et un grand nombre d’entre eux atterrirent, en fin de parcours, à la Nouvelle-Orléans.
En 1803, 30.000 s’enfuirent à Cuba. Vers 1809, 10.000 d’entre eux furent chassés à leur tour et bien entendu échouèrent à la Nouvelle-Orléans. Ce dernier arrivage comprenait 2.731 blancs, 3.102 affranchis et 3.226 esclaves. Donc près de 50.000 réfugiés quittèrent Saint-Domingue pendant la période révolutionnaire, c’est-à-dire 10% de la population de l’île.
Cette arrivée massive des saint-dominguois en Louisiane, en doublant d’un coup la population de la Nouvelle-Orléans, a été le facteur le plus important du maintien de la prédominance de la culture française jusqu’en 1840. Selon l’historien Paul F. Lachance « De 1790 à 1840, presque tous les hommes de couleurs libres, parlant français et venant de l’étranger, étaient nés à Saint-Domingue ou à Cuba de parents saint-dominguois. »
Le recensement de 1850 indique que 80% de ces réfugiés s’établirent à la Nouvelle-Orléans, au Vieux Carré, actuellement French Quarter et au Faubourg Marigny. En cette même année 80% de la population non-blanche à la Nouvelle-Orléans étaient créoles. Selon l’historien Thomas Fiehrer :
« Les premiers musiciens de jazz viennent pour la plupart du Vieux Quartier, du Faubourg Marigny et Marais-Treme […] où, beaucoup de leurs ancêtres ont littéralement bâti leur demeure. […] Les racines du jazz sont ancrées dans l’évolution de cette société au cours du XXIIème siècle, étant donné que la plupart des premiers musiciens de jazz étaient des créoles de la Louisiane et de quelque part dans le bassin caribéen. »
Il est impossible dans cette intervention de couvrir, ni même de donner une idée du rôle de la diaspora saint-dominguoise dans l’évolution de la société New-Orléanaise du XIXieme siècle. Mentionnons tout de même quelques faits ponctuels: James John Aududon (Jean Jacques Aududon) le célèbre naturaliste américain était né dans la ville des Cayes au sud d’Haïti, Henriette de Lille qui fonda une congrégation afro-américaine des sœurs était originaire de Saint-Domingue, Jean-Baptiste Point Dusable , fondateur de la ville de Chicago en 1796 également, de même que Paul Morphy champion du monde du jeu d’échec. Comme fait historique important, mentionnons la participation des gens de couleurs à la Bataille de la Nouvelle-Orléans en 1815 contre les Anglais aux cris de « grenadyé a laso, sa ki mouri zafè ya yo »`, chant de guerre de l’armée de Toussaint Louverture et Jean-Jacques Dessalines que l’on peut encore entendre aujourd’hui dans les manifestations de rues à Port-au-Prince. Au point de vue culturel, notons rapidement : l’architecture créole du Vieux quartier, la littérature, la cuisine créole, etc., et bien entendu, la musique.

Concernant la musique, citons hâtivement les faits suivants :
La chanteuse mulâtresse Minette (qui est la première femme de couleur à avoir donné un concert à l’opéra de Saint-Domingue) se retrouve de 1789 jusqu’à 1808 à la Nouvelle-Orléans chantant avec sa sœur Lise. Parmi les réfugiés venus de Saint-Domingue on dénote fréquemment des musiciens. En 1810 par exemple, le recensement de la Nouvelle-Orléans montre que le nombre de musiciens professionnels déclarés passe de dix à cinquante suite à l’arrivée des réfugiés saint-domiguois.
En 1811 la plus célèbre chanson troubadour créole de Saint-Domingue « lizet kité la plenn » est publiée à Philadelphie. Louis-Moreau Gottschalk, un blanc originaire de Saint-Domingue, et né en 1829 à Cuba, publie de nombreuses composition d’inspirations créoles, dont le Bamboula, Edmond Dédé (1827-1903) qui termina sa carrière en France, Lucien Lambert (1827-1896), Sidney Lambert (1883-c1900). Ce dernier émigra en Haïti en 1860 et devint professeur à l’École nationale de musique fondée par le gouvernement de Nicolas Geffrard . Mauléart Monton compositeur de la mélodie la plus célèbre d’Haïti, « Choucoune », était né à la Nouvelle-Orléans en 1855 avant de partir tout jeune en Haïti. Bazille Barès né en 1845, originaire de la Martinique …
Une étude biographique et musicologique sérieuse doit être menée afin de déterminer l’impact de tous ses compositeurs sur la génération subséquente des musiciens créoles qui seront les créateurs du jazz au début du XXIème siècle.
Quand aux esclaves venus de Saint-domingue, lors du fameux exode de 1810, ils étaient au nombre de 3.226. Ils y apportèrent leurs danses : kalinda, bamboula, jouba, karabiyié (cette dernière, dénommée tumba à Cuba et à la Nouvelle Orléans, apparut en Haïti en 1806, 2 ans après l’indépendance, au cours de la campagne de la partie de l’est de l’île par Jean-Jacques Dessalines), etc. . Ils animèrent les festivités du Congo square avec les nouvelles danses venues de Saint-Domingue et renforcèrent considérablement les cultes Vodou, le créole, les arts et apportèrent la culture des masses saint-dominguoises.
L’itinéraire de ces esclaves est plus difficile à suivre que celui des affranchis. On sait qu’en 1810 ils représentaient le tiers des esclaves de la Nouvelle-Orléans et de ses environs. Thomas Fiehrer cependant nous indique que « les réfugiées des trois castes [blancs, affranchis, esclaves] ont fait l’expérience commune de l’exode. Elles se sont senties unies par les liens de sang et les affinités culturelles et économiques. Elles partagèrent une longue et tumultueuse expérience et une sous-culture créole commune. Coincées dans les limites spatiales de la Nouvelle-Orléans, […] elles se rassemblèrent […] dans le faubourg Marigny, où leurs traditions de construction sont partout en évidence. »
http://www.caraibcreolenews.com/template.php?at=3531

lundi 12 septembre 2011

Un citoyen haïtien meurt écrasé suite à un accident survenu dans des conditions très confuses à l’avenue Luperon

Ecrit par: Jatnna Massiel Concepción y Wendy Carrasco (j.concepcion@hoy.com.do) Un homme de nationalité haïtienne est mort ce matin après avoir été percuté par un véhicule du service de Migration, au cours d’un incident survenu près de la station de service de l’avenue Luperon, intersection Juan Luis Franco Bido de la capitale santo Domingo.
L’homme que jusqu’à la publication de cet article n’était pas encore identifié, circulait à bicyclette quand des fonctionnaires du service de MIGRACION le poursuivaient en lui demandant de s’arrêter, a raconté Francis Encarnacion, un témoin.
On raconte que le citoyen haïtien portait des documents en règle et que le service de Migracion essaya quand même de le faire monter à bord du camion comme détenu.
Le cadavre de l’haïtien gisait encore sur la chaussée depuis sept heures du matin, entouré d’un groupe de compatriotes qui sollicite la présence d’un représentant de l’Ambassade d’Haïti en République Dominicaine, empêchant ainsi que des membres de la Police Nationale Dominicaine levassent le cadavre.
Le même témoin de l’incident rapporte que l’Autorité Métropolitaine de Transport (AMET) a intimé l’ordre aux fonctionnaires de MIGRACION de quitter les lieux et de laisser aux services de Police le soin de résoudre le conflit.
Source: Periodico HOY http://www.hoy.com.do/el-pais/2011/9/12/392760/Haitiano-muere-atropellado-en-confuso-accidente-en-la-Luperon
Traduction: HAITI RECTO VERSO
Un citoyen haïtien meurt écrasé au suite à un accident survenu dans des conditions très confuses à l’avenue Luperon
Ecrit par: Jatnna Massiel Concepción y Wendy Carrasco (j.concepcion@hoy.com.do)
Un homme de nationalité haïtienne est mort ce matin après avoir été percuté par un véhicule du service de Migration, au cours d’un incident survenu près de la station de service de l’avenue Luperon, intersection Juan Luis Franco Bido de la capitale santo Domingo.
L’homme que jusqu’à la publication de cet article n’était pas encore identifié, circulait à bicyclette quand des fonctionnaires du service de MIGRACION le poursuivaient en lui demandant de s’arrêter, a raconté Francis Encarnacion, un témoin.
On raconte que le citoyen haïtien portait des documents en règle et que le service de Migracion essaya quand même de le faire monter à bord du camion comme détenu.
Le cadavre de l’haïtien gisait encore sur la chaussée depuis sept heures du matin, entouré d’un groupe de compatriotes qui sollicite la présence d’un représentant de l’Ambassade d’Haïti en République Dominicaine, empêchant ainsi que des membres de la Police Nationale Dominicaine levassent le cadavre.
Le même témoin de l’incident rapporte que l’Autorité Métropolitaine de Transport (AMET) a intimé l’ordre aux fonctionnaires de MIGRACION de laisser les lieux et de laisser aux services de Police de résoudre le conflit.
Traduction: HAITI RECTO VERSO

Dans une semaine, l’ONU pourrait libérer les marins uruguayens

Le ministre de la Défense présentera un rapport à une commission du sénat Après quelques avancées dans l’investigation des détails concernant l’agression perpétrée contre un jeune haïtien dans la ville de Port-salut, l’Organisation des Nations Unies (ONU) aurait ordonné la libération des accusés.
Si cela se produit, les impliqués seraient immédiatement envoyés à Montevideo, ou le ministère de la Défense Nationale et l’Armée Nationale réalisent des investigations de leur côté.
Même si les Nations Unies ont ouvert un dossier sur l’affaire, il est clair que les militaires faire face à la justice dans leur pays d’origine, selon les explications du ministre de la Défense, Monsieur Eleuterio Fernandez Huidobro, données au parlement la semaine dernière.
Précisément aujourd’hui, le ministre se réunira avec la commission de Défense du Sénat de la République pour continuer à expliquer les avancées de l’investigation et raconter les faits de la façon la plus précise possible en tenant compte des données obtenues jusqu’à ce moment.
La semaine dernière, le Ministre avait indiqué l’accusation avait été acheminée par devant les instances militaires et après la même procédure sera engagée par devant la justice civile, ainsi les accusés devront affronter plusieurs instances de façon simultanées d’investigation et de procédure à cause de leur acte.
Quand Fernandez Huidobro s’est réunie la semaine dernière avec la Commission de la Défense de la chambre des députés, il avait présenté le résultat de trois investigations préliminaires réalisées par l’ONU, le Ministère de la Défense et par l’Armée Nationale.
Les trois investigations avaient conclu qu’il n’existait pas d’indices pouvant permettre d’affirmer que le jeune ait été soumis à un abus sexuel quoique les trois enquêtes aient reconnu qu’il s’agit d’un évènement très grave, qui viole plusieurs normes de l’ONU sur les missions de paix et de la relation des soldats avec la population locale et que les faits doivent être investigués à fond et les responsables punis par les lois en vigueur.
En plus, le Ministère de la Défense recherche des informations sur la participation de soldats uruguayens dans des cas de prostitution enfantine et de consommation de marihuana en présence d’enfants mineurs.
Source: El País Digital
http://www.elpais.com.uy/110912/pnacio-592809/nacional/en-una-semana-la-onu-liberaria-a-los-marineros/
Traduction: Jonas Jolivert pour HAITI RECTO VERSO

Haïti-Services sociaux de base : Plus de 300 familles menacées de pénurie d’eau au Plateau central

17 nouveaux cas d’infection au choléra à Marmont (Hinche) lundi 12 septembre 2011
Environ 2 mille habitantes et habitants de la localité Ahibon, dans la section communale de Marmont, près de Hinche (chef-lieu du département géographique du Plateau central, au Nord-Est d’Haïti) frôlent une crise humanitaire, en raison d’une pénurie d’eau et de nourriture.
Des dizaines de personnes souffrent de maux de ventre, tandis que 17 nouveaux cas d’infection sont enregistrés à Marmont, indique le coordonnateur du conseil d’administration de la section communale (Casec) de Marmont.
Les paysans doivent parcourir plusieurs kilomètres avant d’atteindre une fontaine publique à Thomonde, commune située au sud de Marmont.
Les paysans de Ahibon craignent de fréquenter la rivière Ahibon, aux environs de laquelle (à Fort Marmont) des matières fécales ont été entreposées le 20 août 2011.
Correspondance – Ronel Odatte
Hinche (Haïti), 12 sept. 2011 [AlterPresse] --- Une pénurie d’eau menace plus d’un millier de personnes (plus de 300 familles) à Ahibon, où les paysans craignent de s’approvisionner dans la rivière polluée par un déversement de matières fécales le 20 août 2011, observe l’agence en ligne AlterPresse.
Des femmes enceintes, des vieillards et des enfants risquent de mourir de soif.
« C’est une grave crise humanitaire. Environ 2 mille personnes font face à une situation difficile pour se procurer de l’eau », indique Gimps André, coordonnateur du Casec de Marmont, qui lance un appel au secours au ministère de la santé publique et de la population (Mspp).
Les paysans doivent marcher plus de 5 km, en direction de Thomonde, avant de trouver une fontaine publique.
Pour avoir bu, par erreur, de l’eau en provenance de la source Ahibon, 17 personnes de la localité de Wana se sont retrouvées infectées au choléra, tandis que des dizaines d’autres sont affectées par des maux de ventre.
« Nous voulons de l’eau potable, et nous réclamons, du même coup, le départ pur et simple de la mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah) », déclarent des habitants de Ahibon, qui menacent de bloquer la route nationale #3 si rien n’est fait pour satisfaire leurs revendications.
’’ Nous mourrons de soif, il n y a personne pour nous aider. Les mairies de Thomonde et de Hinche nous ont promis de l’eau en abondance, mais jusqu’ici rien n’est réglé », déplore le comité de crise récemment créé à Ahibon, dont les membres affirment leur détermination à défendre leurs droits fondamentaux.
Une grande quantité de matières fécales a été déversée, sur une ligne de canalisation d’environ 15 mètres de long, tôt dans la matinée du 21 août dernier. Par cette canalisation, les déchets humains atteignent la rivière Ahibon, qui se jette dans la rivière de Thomonde, affluent du fleuve Artibonite.
Sis à 15 km au sud de Hinche, le Fort Marmont a été, lui aussi souillé, par ces déchets.
Le Fort Marmont est l’ancien lieu de prédilection de Charlemagne Péralte, héros et grande figure de la résistance haïtienne à l’occupation américaine (1915-1934). [ro rc apr 12/09/2011 0:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11526

Haïti-Choléra : Une cinquantaine de nouveaux cas d’infection dans le Sud

Dimanche 11 septembre 2011 Correspondance - Joseph Serisier
Cayes (Haïti), 11 sept. 2011 [AlterPresse] --- En moins de 2 jours, en ce début de septembre 2011, environ 50 nouveaux cas d’infection à la maladie de choléra on été enregistrés dans plusieurs communes du département géographique du Sud, apprend AlterPresse d’une source proche du centre de traitement du choléra (Ctc) des Cayes.
Heureusement, aucune personne n’est décédée.
« Depuis environ deux semaines, le nombre de cas d’infection au choléra est effectivement en augmentation dans le Sud », confirme pour AlterPresse le directeur départemental de la santé publique, Dr Serge Louissaint.
Le Ctc, établi à l’hôpital général (public) des Cayes (troisième ville la plus importante économiquement en Haïti), continue d’assurer une prise en charge des malades.
Aquin, Saint-Louis du Sud (notamment la localité de Solon), Torbeck, Chantal et Port-à-Piment (sur la côte Sud) sont les communes les plus affectées.
« L’épidémie du choléra reparaît à un moment, où les programmes d’accompagnement des organisations internationales vont arriver à terme », fait remarquer Renel Jean, coordonnateur technique de la protection civile dans le Sud.
Jean plaide en faveur d’une assistance, à plus long terme, de ces organisations internationales, en vue d’aider à pallier à cette situation, compte tenu de la faiblesse des institutions étatiques nationales.
Le jeudi 8 septembre 2011, s’est déroulée, sous les auspices de la protection civile départementale, une rencontre au centre d’opération d’urgence (Cou) avec les organisations non gouvernementales (Ong) partenaires d’appui.
La protection civile départementale entend intensifier son programme de sensibilisation, à travers les communautés, en vue de porter la population à respecter les règles d’hygiène.
Les mauvaises conditions sanitaires, surtout dans les quartiers pauvres, le manque d’eau potable, les conditions socio-économiques précaires de la majorité de la population, constituent les principales sources de la propagation de la maladie à travers le Sud d’Haïti, malgré les campagnes de sensibilisation sur l’application des mesures d’hygiène.
Sur un total de plus de 6,000 décès sur tout le territoire de la république (entre mi-octobre 2010 et début septembre 2011), plus d’une centaine de morts ont été recensées dans le Sud d’Haïti, depuis l’apparition de l’épidémie de choléra, en novembre 2010, dans ce département géographique en Haïti. [js rc apr 11/09/2011 1:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11524
Commentaires:
Pourquoi le ministère de la Santé publique et de la Population ne diffuse plus de bulletin faisant le point sur la pertinence du choléra en Haïti?
Pourquoi les haïtiens acceptent encore comme une fatalité cette maladie qui a été importée et transférée gracieusement par les Népalais aux Haitiens tandis que des mobilisations s'organisent autour de l'allégation de viol du jeune haïtien?

Haïti : indestructible humanité

« 36 heures en Haïti », de Lise Dolmare LUNDI 12 SEPTEMBRE 2011 / PAR FRANCK SALIN
Si loin, si proche... La journaliste guadeloupéenne Lise Dolmare livre dans 36 heures en Haïti (Ed. Jasor, 2011) un voyage haletant et sensible dans un Port-au-Prince en ruines, un mois après l’effroyable séisme du 12 janvier 2010. Elle ébauche aussi dans ce texte une critique du traitement réservé à la catastrophe par les médias internationaux.
Dire, vite, quand les émotions débordent. Le reporter voit et rapporte ce dont il a été témoin, sans parti pris ni sensiblerie. L’information prime, c’est le job, une règle du métier. Mais que fait-il de ses sentiments lorsque ces derniers l’envahissent ? A son retour de reportage en Haïti où quelques jours plus tôt, le 12 janvier 2010, un terrible tremblement de terre a tout dévasté, Lise Dolmare, journaliste à RFO Guadeloupe, en a trop sur le cœur. Elle s’assoit alors derrière son ordinateur et ouvre les vannes. « Ca a été très douloureux pour moi. Quand je suis rentrée, je tapais, je tapais… », se souvient-elle. Dans 36 heures en Haïti, son livre paru cette année aux éditions Jasor, la reporter se livre.
Le 19 février 2010, lors de son arrivée à Port-au-Prince en compagnie du cadreur Alphonso Martinez, il fait nuit. Et c’est le lendemain que la violence du réel la prend à la gorge. « Au deuxième jour de ma présence en Haïti, je suis vraiment en prise directe avec l’insoutenable, écrit-elle. La veille, cette cruauté du terrain était encore absorbée par l’obscurité. Ce matin-là, la hideur s’exprime de façon soudaine ». Avec l’aide d’Achille, le garde du corps qui lui est présenté, elle parcourt la ville où elle rencontre, au milieu des décombres, nombre de sinistrés dont la dignité, l’ « étonnante stabilité corporelle et morale », la marquent. Sa rédactrice en chef lui a confié une mission : interviewer René Préval, le président de la République. Au delà de cet objectif, elle entend apporter un regard différent sur la catastrophe et ses suites de celui que les grands médias internationaux distillent sur les ondes et les petits écrans. « Ca a été traité de façon stéréotypée. Il n’était question que du terrain humanitaire et de la misère », dénonce Lise Dolmare. « Mais que fait-on de l’humanité, des interrogations, des angoisses, de la solidarité entre Haïtiens ? », s’interroge-t-elle.
Caribéenne, créolophone, noire et mère de famille, la reporter éprouve une empathie extrême vis-à-vis des sinistrés dont elle recueille images et témoignages, mais ne dévie pas de son objectif. A force de persévérance et de débrouillardise, elle rencontre René Préval. Dans un palais présidentiel en ruines, le chef d’Etat lui accorde une interview qu’elle considère comme « un instant de grâce, un instant inoubliable dans la carrière d’une journaliste ». A l’issu de ce passionnant échange, une évidence formulée par le président : « Il faut repenser, il faut refonder Haïti. » Depuis, le chanteur Michel Martelly a pris les rennes du pays. A lui de faire face à ce défi, alors que les milliards d’aide à la reconstruction promis par la communauté internationale se font encore attendre.
Lise Dolmare, 36 heures en Haïti, Ed. Jasor, 2011, 94p.
http://www.afrik.com/article23660.html