Google

mardi 6 septembre 2011

Rapport du RNDDH sur le viol de l’adolescent de Port-Salut

Dans l’exposé et les conclusions de son enquête sur ce scandale sexuel qui défraie la chronique, l’organisme des droits humains montre la responsabilité des quatre casques bleus uruguayens ayant sauvagement sodomisé le jeune homme de 18 ans, le 28 juillet dernier, et exige que la victime ait droit à un procès équitable
Publié le lundi 5 septembre 2011
Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH)
Un Jeune de Port-Salut violé par des agents de la MINUSTAH : Le RNDDH réclame Justice pour la victime
5 septembre 2011 I.
INTRODUCTION
Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), informé d’un cas de viol impliquant des agents uruguayens de la Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) basés à Port-Salut, dans le département du Sud, a dépêché, le vendredi 2 septembre 2011, une délégation sur les lieux afin de se renseigner davantage sur les faits.
Par la publication de ce rapport, le RNDDH se propose de partager avec les communautés nationale et internationale les conclusions de ses investigations.
II. PERSONNES RENCONTRÉES
Dans le cadre de cette enquête, le RNDDH a rencontré les personnes suivantes :
1. La victime, Johny JEAN ;
2. Les parents de la victime :
Ø Rose-Marie JEAN, mère de la victime ;
Ø Joseph Antoinier PROSPER, beau-père de la victime ;
Ø Clivens DONY, frère de la victime ;
Ø James DENIS, frère de la victime ;
Ø Dimy JEAN, frère de la victime ;
3. Un membre de la population
Ø Ernso VALENTIN ;
4. Les autorités
Ø Paul TARTRE, Juge de Paix de Port-Salut ;
Ø Octave JEAN, Inspecteur Principal, responsable du Commissariat de Port-Salut.
III. PRÉSENTATION DE PORT-SALUT
Port-Salut est une commune du département du Sud. Elle accuse une superficie de quatre vingt dix kilomètres carrés quarante-cinq centièmes (90 km245). Elle comprend quatre (4) sections communales et compte environ quarante mille (40.000) habitants.
IV. PRÉSENCE ET PERCEPTION DE LA MINUSTAH À PORT-SALUT
A Port-Salut, les agents uruguayens du contingent de la MINUSTAH sont basés respectivement au PS Hôtel, situé à la rue François Capois, à proximité du Lycée Jean Hubert FEUILLÉ et à L’Uruguay Batallion Naval Task Group, une base navale localisée à la rue du Quai, près de la cité du Bord de Mer et du Marché de Port-Salut. Ils assurent la surveillance et la protection maritimes de la côte sud du pays. Leur présence contribue à la diminution du trafic de produits illicites. De plus, ils interviennent dans les cas d’accident de la circulation, offrant leur assistance aux autorités policières en cas de sollicitation.
Ces agents entretiennent avec des filles et des femmes de la population des relations sexuelles contre les produits alimentaires. Ils ont introduit des mineurs issus de familles pauvres, dans des activités commerciales sous forme de troc. En effet, pour se pourvoir en alcool, en cigarettes, en cartes de recharge et en produits illicites comme la Marijuana, ces agents donnent aux mineurs des produits alimentaires qu’ils reçoivent pour leur consommation, à charge par ces derniers de les échanger pour eux. Cette activité connue dans la commune sous le nom de « Cambiar », a été instituée par les agents de la MINUSTAH depuis leur arrivée.
Il faut souligner que cette activité a rapproché les agents de ces mineurs qui assurent le troc à leur compte. Conséquemment, ces mineurs se targuent d’être les amis de ces agents de la MINUSTAH qui profitent de cette prétendue amitié et de leur naïveté, pour les abuser. De plus, il est fait état que les agents de la MINUSTAH mènent à Port-Salut, une vie de débauche, se retrouvent dans les bars et sur les plages à toute heure du jour et de la nuit, dorment chez leurs concubines, et établissent dans la commune des activités de prostitution contre produits alimentaires.
V. FAITS RELATIFS AU VIOL DE JOHNY JEAN
Johny JEAN, né le 12 décembre 1992, est le dernier fils d’une famille de quatre (4) enfants. Il est admis en cinquième (5ème) année fondamentale à l’Ecole Communautaire de Port-Salut. Cependant, pour des raisons économiques, Johny JEAN n’a pu aller à l’école au cours de l’année académique 2010-2011. Il est présenté par sa famille comme étant un jeune préalablement très actif, corpulent et aimant le sport, particulièrement, le football.
Johny JEAN figurait parmi les mineurs qui fréquentaient les agents de la MINUSTAH et procédaient aux activités de troc au profit de ces derniers. Mais, il s’est rapproché d’un dénommé Pocho, un uruguayen agent de la MINUSTAH lui aussi qu’il considère comme étant son ami.
Le jeudi 28 juillet 2011, aux environs de quatre (4) heures de l’après-midi, Johny JEAN revenait d’un match de football et passait près de L’Uruguay Batallion Naval Task Group, situé à quelques mètres de chez lui lorsqu’il a été violemment agrippé par un des agents de la MINUSTAH connu sous le nom de Kolke. Ce dernier l’a introduit de force dans une chambre située sur la base où se trouvaient déjà deux (2) autres agents répondant aux noms de Léo et Nicolas CASARIEGO. Ils ont fait appel à un autre agent, connu pour sa part, sous le nom de Rodriguez qui sortait nu de son bain.
Les quatre (4) agents ont maltraité à coups de poing le jeune Johny JEAN. De plus, ils l’ont contraint à s’allonger sur un matelas préalablement placé à même le sol. Son pantalon a été déchiré du côté de l’enfourchure. Retenu mains au dos, l’agent Rodriguez a été le premier à le violer par sodomisation, suivi dans son forfait par Léo. Ces agents n’ont pas utilisé de préservatif pour commettre le viol qui, selon toute vraisemblance, a été bien planifié.
Tout au cours du viol, Johny JEAN appelait son ami Pocho au secours. Ses agresseurs, ne voulant pas que Pocho vienne en aide à leur victime, ont délibérément fermé la porte à clé. Pour sa part, Nicolas CASARIEGO enregistrait la scène à partir de son portable, dans une atmosphère macabrement hilare.
Johny JEAN, après avoir subi le viol, est rentré chez lui. Il n’a raconté les faits à personne, de peur d’être stigmatisé et humilié dans la commune. De plus, en raison du fait que sa mère lui avait préalablement interdit de fréquenter les agents, il n’a pas non plus rapporté le viol à ses parents. La victime saignait et se sentait fébrile. Conséquemment, il a décidé de découcher, pour éviter tout soupçon de ses parents.
Non contents d’avoir violé et battu Johny JEAN, les agents uruguayens se sont fait un plaisir de montrer la vidéo aux jeunes habitués de la base, tous amis de la victime. L’un d’entre eux, ingénieux, a enregistré la vidéo grâce à laquelle l’exaction est rendue publique.
Parallèlement, les images, répandues sur internet et diffusées dans toute la communauté, ont interpellé un ami de la famille qui vit à l’étranger. Ce dernier a appelé la mère et a partagé avec celle-ci les informations qu’il détenait. C’est ainsi que le 24 août 2011, les parents de Johny JEAN ont été mis au courant du viol subi par leur progéniture.
Le 30 août 2011, près d’un mois plus tard, Johny JEAN a été ausculté à l’Hôpital Communautaire de Référence (HCR) de Port-Salut. « L’examen physique de la victime a révélé une lacération de deux (2) millimètres environ, en voie de cicatrisation au niveau de la marge anale. Cependant, aucune prophylaxie n’a été réalisée pour la victime en raison du délai écoulé. En ce sens, il est conseillé de faire un suivi para-clinique des maladies sexuellement transmissibles tant pour les agresseurs que pour la victime. »
Le Juge de Paix de Port-Salut, Paul TARTRE, informé du viol par clameur publique, s’est transporté le 30 août 2011 sur les lieux de résidence de la famille et a recueilli les déclarations relatives au viol. Le 31 août 2011, le dossier, ensemble le pantalon et le maillot que portait la victime lors du viol, a été transmis au Parquet du Tribunal de Première Instance des Cayes pour les suites légales.
COMMENTAIRES
Le RNDDH note que depuis leur arrivée en Haïti, plusieurs agents de la MINUSTAH sont impliqués dans des cas de viols, de vols, de bastonnades, d’assassinats et d’arrestations illégales et arbitraires. Les cas suivants peuvent être pris en exemple :
1. Le 18 février 2005, trois (3) agents Pakistanais du contingent de la MINUSTAH basés aux Gonaïves ont violé Nadeige NICOLAS.
2. Le 20 mars 2005, Robenson LARAQUE, Journaliste de Radio Télé Contact a été mortellement atteint par des projectiles tirés par des agents de la MINUSTAH qui délogeaient les anciens militaires du Commissariat de Police de Petit-Goave ;
3. Le 26 novembre 2005, au Carrefour Trois Mains, sur la Route de l’Aéroport, Marie Rose PRÉCÉUS a été contrainte de faire une fellation pour un soldat Jordanien avant d’être violée par sodomisation par ce dernier ;
4. Le 20 décembre 2006, Stephane DUROGÈNE, étudiant en troisième année au Centre de Formation Classique et Économique (CFCE) a été atteint de projectiles à l’œil gauche tirés par des agents de la MINUSTAH alors qu’il passait près du Commissariat de Delmas 62 ;
5. Le 3 novembre 2007, cent –onze (111) agents Sri-lankais sont impliqués dans un cas d’abus et d’exploitation sexuels dont sont victimes des mineurs ;
6. Le 29 mai 2008, le policier Lucknis JACQUES, affecté au Commissariat de Cité Soleil a été molesté par des agents de la MINUSTAH ;
7. Le 6 août 2008, les agents de la MINUSTAH ont brutalisé deux (2) policiers Donson BIEN-AIMÉ A2 et Ronald DENIS A3, tous deux (2) affectés au Commissariat de Cité-Soleil. Ces faits ont été perpétrés contre les victimes en dépit du fait qu’ils se soient clairement identifiés ;
8. Le 18 août 2010, un mineur orphelin, âgé de seize (16) ans répondant au nom de Gérald JEAN GILLES a été retrouvé pendu à un amandier qui se trouve sur la base des soldats népalais de la MINUSTAH, située à Carénage, au Cap-Haïtien. Ce mineur fréquentait la base et rendait de menus services aux agents qui y sont affectés ;
9. A la mi-octobre 2010, les agents Népalais de la MINUSTAH affectés à Mirebalais sont impliqués dans l’apparition et la propagation du choléra en Haïti par le déversement de déchets humains dans les rivières Boukan Kanni et Jenba entrainant des pertes humaines considérables ;
10. Le 12 mai 2011, Géna WIDERSON élève en septième (7ème) année fondamentale au Collège Centre de Formation Classique de Verrettes, département de l’Artibonite, âgée de quatorze (14) ans, est atteint de deux (2) projectiles tirés par des agents de la MINUSTAH. Cet incident s’est produit au moment où des élèves du Lycée Jacques Stephen Alexis organisaient une manifestation contre la révocation d’un (1) enseignant.
Ces faits ne sont pas exhaustifs. Cependant, dans tous les cas susmentionnés, le RNDDH met en cause la responsabilité de la MINUSTAH et par voie de conséquence, celle de l’ONU car, il est inconcevable que des agents engagés dans une force onusienne, fonctionnent en dehors de toute règle de redevabilité et s’adonnent à des activités répréhensibles de toute sorte sous le couvert de leur immunité conférée par l’ONU.
Aujourd’hui, toute la communauté de Port-Salut détient la vidéo du viol, sujet prisé des discussions, ce qui constitue en soi une stigmatisation à l’encontre de la victime. Conséquemment, si rien n’est fait pour accompagner Johny JEAN en vue de l’aider à surmonter cette douloureuse épreuve et à reprendre les rennes de son existence, il risque de ne trouver aucun goût à la vie.
Les auteurs du viol crapuleux prémédité, perpétré sur Johny JEAN doivent être sanctionnés avec la dernière rigueur. L’Etat haïtien ne peut accepter que ce dossier rejoigne les nombreux cas de violations impliquant les agents de la MINUSTAH et placés dans les tiroirs. Johny JEAN a droit à un procès juste et équitable pour tous les torts causés à son endroit.
VI. RECOMMANDATIONS
Tout en condamnant le viol de Johny JEAN perpétré par les agents uruguayens de la MINUSTAH basés à Port-Salut, le RNDDH recommande aux autorités haïtiennes de :
Ø Prendre toutes les dispositions pour que justice soit rendue à la victime ;
Ø Mener des enquêtes supplémentaires sur d’autres allégations de prostitution, de viols, d’usage de produits illicites, perpétrés par les agents uruguayens basés à Port-Salut ;
Ø Porter le Conseil de Sécurité des Nations-Unies à inclure, dans les clauses régissant le mandat de la MINUSTAH, des règles de redevabilité relative à la mission onusienne en Haïti.
Commentaires:
On notera que  le réseau n' fait que rapporté la version de la victime présumée de l'agression!

lundi 5 septembre 2011

INEGALITES ET CIVILISATIONS

Volontairement ou inconsciemment, nous vivons appendus et accrochés à l’actualité. Qu’elles nous concernent de près ou de loin, elles peuvent nous tomber dessus pour le meilleur et pour le pire.
Comme citoyen déraciné, inadapté, nostalgique et refusant catégoriquement l’assimilation, je vis les sens rivés sur l’actualité d’Haïti.
Comme on dit, ce n’est pas complètement anodin. Il y a des jours sans et des jours avec. Ce matin, une radio locale réalisait un entretien avec un hyper riche qui a lancé un appel à son gouvernement le suppliant de taxer un peu plus sa fortune. Pendant l’entretien, il a repris une phrase d’un lettré célèbre qui aurait dit que « si les inégalités sociales ne se réduisent pas de façon drastique et efficace, ce monde cessera d’être un monde civilisé »
Dans un monde libéralisé économiquement ou financièrement cette information n’aurait malheureusement sur moi aucun effet et ne revêtirait aucune importance. Mais automatiquement, mon logiciel le transfert, le traduit et le transpose dans le complexe contexte haïtien.
J’ouvre une parenthèse pour relater un fait vécu il y a un an lors d’un voyage humanitaire effectué l’année dernière. Ceci pour vous montrer que j’ai horreur que l’on rapporte tout à Haïti. Ce pays universel dans sa conception, genèse et naissance ne saurait loger des sentiments égocentristes. Haïti reste un patrimoine de l’humanité. Quoique l’on dise. Malgré l’indifférence idiote de ceux qui ont du mal à le comprendre et à agir en sa faveur.
J’avais bien entendu accompagné une mission d’une ONG qui s’occupe de plusieurs infrastructures hospitalo-universitaires haïtiennes. Malgré moi, je me suis vu entrain de fréquenter le restaurant le plus huppé actuellement dans les hauteurs de Pétion-Ville. Ce qui n’était pas pour me plaire. Je n’ai pu croquer une mangue ni déguster à la main un bon avocat. Ah se bon « sandwich » à l’avocat qui vous régale le palais, avec cette particularité de cette tranche d’avocat qui sort, expulsé comme une comète quand vous serrez entre vos dents les deux tranches de pain de mie !!!
Un jour, je me suis retrouvé occupant une table du fameux et sympathique hôtel OLOFFSON de Port-au-Prince. Devant une assiette de griot garni de pickliz assorti de bananes pesées, on discutait sur des sujets de l’heure, la reconstruction d’Haïti. Nous étions sept ou huit à table. A noter la présence de notre bonne amie Mademoiselle Monique RAFAEL qui «était aussi du déplacement.
A un moment de la durée, un des COOPERANTS, a fait comprendre qu’il était venu en mission pour observer Haïti dans le cadre du post modernisme car Haïti représentait l’exemple de tout ce qu’il ne fallait pas faire.
Je crois que j’ai été monté illico presto par l’esprit de Dessalines pour faire comprendre à ce coopérant de mes deux que nous en  avions assez de voyeuristes qui ne se sont pas limités à nous observer en prenant leurs pieds mais qui ont osé faire semblant de nous aider en nous donnant de mauvais conseils.
Six mois après le 12 janvier, nous autres les haïtiens nous avions besoin de mieux que de voyeuristes incompétents hypocrites.
Bien entendu le COOPERANT s’est excusé en faisant un usage excessif du « bon usage ». Pour moi tout était clair. Je lui avais posé une certaine étiquette qui pour moi était devenue partie intégrante de sa propre essence. A tort peut-être mais bon, il l’avait cherché.
Revenons à nos moutons. Revenons sur le postulat idéaliste de la réduction des inégalités sociales pour conserver au monde un semblant de civilisation.
L’épisode du COOPERANT m’est revenu à la mémoire. Je me suis demandé si le comportement et l’attitude de la partie vulnérable de population haïtienne marqués par une dignité exacerbée, inexpliquée permettant la création de l’épithète  et attribut RESILIENT ne seraient pas le reflet de la perte de ces valeurs universelles qui définissent et conceptualisent la CIVILISATION.
Selon le fils de la pensée, on arrive juste au moment ou il faut illustrer et renforcer les propos avec des cas spécifiques. Les exemples surabondent et sont visibles à l’œil nu et non avisé.
L’élite haïtienne par exemple contre la valeur solidarité, opposent une attitude marquée par un égocentrisme désinvolte. Elle construit des quartiers huppés pour s’éloigner de la crasse du centre ville. Au lieu d’exiger des conditions sanitaires et des infrastructures décentes, elle se prémunit de moyens lui permettant de patauger  dans la boue immonde de l’insalubrité sans être éclaboussée. Au lieu d’exiger et d’investir dans  l’établissement d’un système de santé correct, elle considère comme une police d’assurance, le fait de pouvoir se faire soigner à l’étranger. Haïti reste un fond de commerce intéressant. Juste un « lieu » avec des « gens » d’où l’on puise jusqu’à la dernière goutte, jusqu’au dernier souffle, l’ultime denier. Peut importe ou à qui importe l’avenir.
En dehors de ce contexte, en dehors des lignes ignobles de ces images, Haïti n’existe pas. Tout est programmé avec en ligne de mire la quête d’une sorte de concupiscence d’un groupe apposée en voyeuristes pervers contre les maigres élans de survie de cette majorité désœuvrée, abandonnée, ayant reçu de la vie que cette capacité de lutter contre les adversités et la mort à petit feu.
Dans le contexte haïtien comme dans les autres régions du monde abritant des pays au profil social similaire, l’élite n’est pas la seule frange à « battre sa coulpe ». Les représentants de ce qui est connu aujourd’hui comme communauté internationale qui en réalité regroupe les agents des systèmes prédominants s’allient ouvertement ou en sourdine à l’élite vernaculaire. Ainsi elle s’imprègne de cette insensibilité environnante. Elle fait mieux. Au lieu de chercher une relation de causes à effet, elle se réfugie derrière une fatalité dont elle ne partage aucune responsabilité. 
En ce qui concerne la frange vulnérable de la population devenue résiliente, le fait d’accepter avec un stoïcisme morbide de vivre dans des conditions infrahumaines, dénote aussi un détour voire un déni de ces valeurs intrinsèques à la civilisation. Dans ce contexte, l’un de ces comportements que je qualifierais de carrément aberrant est la perte du respect de la vie humaine.
Je suis par erreur, doté d’une sensibilité à fleur de peau. Je suis incapable de voir de la violence gratuite. De la violence ciblée contre un individu tout court.
Il y a de ces très bons films qui me laissent un goût assez désagréable à travers  certaines scènes présentant la violence de l’agresseur et l’angoisse de l’agressé. Je comprends assez mal comment un   homme peut prendre un certain plaisir inconscient a frappé impunément une femme par exemple.
Certaines photographies ou certaines scènes ont la vertu de me gâcher une journée une semaine ou un mois en fonction de sa teneur en violence. J’ai encore en tête l’image d’un groupe d’individus brandissant des couteaux et des machettes derrière le corps calciné de Sylvio Claude. J’ai encore dans ma pensée cette image d’un homme amputant la main d’un autre à la machette. Je ne peux oublier cette image de la tête d’un haïtien gisant à coté de son corps après sa décapitation filmée par des gens en liesse. Aujourd’hui j’ai vu la photo d’un homme soulevant un énorme caillou destiné à réduire en bouillie le crâne d’un autre…
Tout pousse à croire que ces actes-là ne sauraient être acceptés par notre société dite civilisée. Donc les auteurs de ces actes ne sont pas civilisés.
Il en est de même pour ces compatriotes qui chez nous et en République Dominicaine tuent et découpent à la machette d’autres concitoyens.
Souvent  nous expliquons ces comportements par le manque d’éducation. Les membres de notre société ne reçoivent pas tous la même éducation à cause  de ces systèmes fondés sur l’inégalité.
Haïti, comme bien d’autres pays pauvres est déjà le théâtre de cette décadence de la civilisation.
Aujourd’hui plus que jamais les inégalités provoquent une situation qui risque d’être à la genèse d’une implosion de notre société qui poussera les êtres humains à avoir des comportements proches de ceux des animaux inférieurs.
JONAS JOLIVERT
25/08/2011

Uruguay recalls troops over Haiti 'sex abuse'


Commander dismissed and five soldiers with UN peace mission brought home over alleged sex attack on young Haitian man.
Last Modified: 05 Sep 2011 05:51
Uruguay has announced the dismissal of a navy commander with the United Nations mission in Haiti after a video was circulated of an alleged sexual assault on a young Haitian man by members of a Uruguayan peacekeeping unit.
The defence ministry said on Sunday in a statement that it had begun a "repatriation of the troops involved" in the incident.
In addition to the dismissal of the navy commander - who was not immediately named - a military justice board had been convened and paperwork was started to arrange for the return home of the five soldiers allegedly involved.
"The navy wants to go beyond the simple fact of the video [to determine] if there are other violations of conduct," Sergio Bique, the spokesman, told local media. The suspects will be tried and sentenced appropriately, he stressed.
The Uruguayan defence ministry last week ordered an "urgent investigation" into allegations that its troops had committed "aberrant acts," after video footage surfaced allegedly showing the soldiers sexually assaulting an 18-year-old Haitian man.
Haitian President Michel Martelly said on Sunday that he "vigorously condemned'' the actions of those involved, asking the relevant authorities to meet with UN officials to prevent "such acts'' from happening, a statement from his office said.
Video 'copied via Bluetooth'
Ansel Herz, a journalist in Port Salut, where the incident is alleged to have occurred, said the video footage was passed around via mobile phones after two Haitian men saw the video and copied it while they were exchanging music with a Ururguayan soldier via Bluetooth.
"The video was originally taken by a UN soldier who was there at the time," he told Al Jazeera.
On Friday, a Haitian magistrate said he had turned the case over to prosecutors after the alleged victim and his mother gave depositions.
"Everybody was watching this video in the court case as the mother was making a complaint against these soldiers," said Herz.
The one-minute long video pans out from a sideways close-up of the alleged victim's strained face to reveal his body being held down on a mattress by light-skinned men wearing camouflage-coloured clothes.
Some of them are seen wearing sky-blue caps in the style of those worn by UN peacekeeping forces. As the men's laughter grows in volume, a shirtless soldier kneels behind the man, slaps him and appears to thrust towards him.
Eliana Nabaa, a spokeswoman for the UN's Haiti peacekeeping mission, MINUSTAH, said on Friday that the UN inquiry had not yet proven the video's authenticity, but that an investigation was under way to "determine the facts".
In Sunday's statement, the Uruguayan defence ministry said its investigation would determine the reponsibility of those allegedly involved and punish them "with greater severity and rigour".
"The Navy did not allow or permit a few members who commit transgressions of this kind, affecting the high prestige and excellent relations with local people, virtues which have characterised the performance of the Armed Forces throughout its rich history serving on peacekeeping missions under the UN mandate," the statement added.
Uruguay contributes 1,110 soldiers and police officers to the UN's more than 12,000-strong peacekeeping force in Haiti, which was dispatched to help maintain order and security following last year's devastating earthquake.
Source:
Al Jazeera and agencies
http://english.aljazeera.net/news/americas/2011/09/20119542855682385.html

HAITI – Manque d’information et de moyens pour garantir une assistance sanitaire adéquate aux femmes

Port-au-Prince (Agence Fides) – Un an et demi après le terrible séisme qui a ravagé Haïti, les femmes et les jeunes filles de l’île se trouvent encore fortement exposées aux morts maternelles infantiles du fait du manque d’accès aux services sanitaires adéquats et nécessaires. Selon un rapport de l’Human Rights Watch (HRW), les informations de base concernant le lieu où pouvoir recevoir une assistance sanitaire gratuite manquent encore. 
Certaines personnes ne disposent pas même d’un dollar pour payer le transport jusqu’à l’hôpital alors que d’autres craignent de laisser sans surveillance leur champs pour se soigner. Le Rapport « Nobody Remembers Us: Failure to Protect Women’s and Girls’ Right to Health and Security in Post-Earthquake Haïti » met en évidence la grave précarité qui caractérise les femmes du pays à cause du manque d’accès aux soins gynécologiques et maternels provoqué par la catastrophe. De nombreuses femmes accouchent à même le sol, dans la boue, alors que d’autres sont contraintes à se prostituer contre de la nourriture. 
Malgré l’action des organisations humanitaires, les femmes qui n’ont pas bénéficié d’aucune assistance à cause du manque d’information, de moyens de transport précaires et du coût insurmontable des services payants, sont encore très nombreuses. Après le séisme, le risque de viol pour les femmes a fortement augmenté. 
Le problème est encore plus grave dans les camps de réfugiés où on enregistre une forte incidence de violence sexuelle. Selon le rapport de l’HRW, le gouvernement devrait faire davantage pour protéger les femmes de tant de violence et garantir qu’elles reçoivent les informations ad hoc. (AP) (Agence Fides 02/09/2011)
http://www.chretiente.info/201109051514/haiti-manque-d%E2%80%99information-et-de-moyens-pour-garantir-une-assistance-sanitaire-adequate-aux-femmes/

Le chef des Casques bleus uruguayens congédié


Agence France-Presse
04/09/2011 22h19
MONTEVIDEO - Le chef du bataillon uruguayen des Casques bleus de l'ONU en Haïti a été démis de ses fonctions après la divulgation sur internet d'une vidéo montrant le viol présumé d'un jeune Haïtien par quatre soldats uruguayens, a annoncé dimanche le ministère de la Défense.

Dans un communiqué, le ministère a également indiqué qu'un «conseil de discipline» se tiendrait en Haïti dans la cadre de la mission de stabilisation de l'ONU (Minustah) et que les préparatifs étaient en cours pour le rapatriement des cinq militaires impliqués dans les faits.
Le ministère n'a pas fait état du nom du chef de la mission uruguayenne, issu de la Marine.
«La Marine entend aller au-delà de la seule vidéo et établir s'il y a eu d'autres manquements» dans la conduite des militaires, a déclaré sur une radio locale son porte-parole, Sergio Bique, qui a promis «les peines les plus sévères et les plus rigoureuses prévues» par le réglement militaire si les militaires sont jugés coupables.
Selon des images prises à l'aide d'un téléphone portable et diffusées sur internet, quatre soldats du bataillon de l'Uruguay de l'ONU --qui compte 900 hommes-- auraient participé au viol d'un jeune Haïtien, âgé de 18 ans.
Le juge haïtien Paul Tarte a ouvert vendredi une enquête sur le viol présumé du jeune homme.
«J'ai reçu le commandant du bataillon des soldats de l'Uruguay, Fernando Perez. Il m'a assuré que les soldats ont été placés à l'isolement et avaient été transférés à Port-au-Prince», avait déclaré ce magistrat.
«Si les faits sont avérés, les auteurs devront être traduits en justice», a réagi un porte-parole de l'ONU, Kieran Dwyer.
«Les Nations unis prônent la tolérance zéro en matière d'abus sexuels. Nous prenons ces accusations très au sérieux», a-t-il ajouté.
Des voix se sont élevées en Haïti pour demander le retrait total du bataillon uruguayen.
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/09/20110904-221912.html

dimanche 4 septembre 2011

Is this Minustah's 'Abu Ghraib moment' in Haiti?

Shock video of UN soldiers apparently raping a Haitian teenager raises questions about why these 'peacekeepers' are there at all Mark Weisbrot
guardian.co.uk, Saturday 3 September 2011 13.00 BST
Video, edited by ABC News, showing the alleged sexual assault of a young man in Haiti by Minustah (UN) peacekeeping soldiers
The video is profoundly disturbing. It shows four men, identified as Uruguayan troops from the UN mission in Haiti (Minustah), seemingly in the act of raping an 18-year-old Haitian youth. Two have the victim pinned down on a mattress, with his hands twisted high up his back so that he cannot move. Perhaps the most unnerving part of the video is the constant chorus of laughter from the alleged perpetrators; to them, apparently, it's just a drunken party.
ABC News reports that a Uruguayan navy lieutenant, Nicolas Casariego, has confirmed the authenticity of the video. A medical certificate filed with the court in Port Salut, a southern coastal town where the incident took place, says that the victim was beaten and had injuries consistent with a sexual assault.
The incident is likely to pour more gasoline on the fire of resentment that Haitians have for the UN troops who have occupied their country for more than seven years. There has been a dire pattern of abuses: in December 2007, more than 100 UN soldiers from Sri Lanka were deported under charges of sexual abuse of under-age girls. In 2005, UN troops went on the rampage in Cité Soleil, one of the poorest areas in Port-au-Prince, killing as many as 23 people, including children, according to witnesses. After the raid, the humanitarian group Doctors Without Borders reported: "On that day, we treated 27 people for gunshot wounds. Of them, around 20 were women under the age of 18."
WikiLeaks cables released in the last week reveal that the Timothy Carney, representing the United States government as the top-ranking diplomat in Haiti in 2006, warned that such raids would "inevitably cause unintended civilian casualties given the crowded conditions and flimsy construction of tightly packed housing in Cité Soleil". But Washington – showing its lack of respect for human life in Haiti – offered no objections to further raids, which continued into 2006.
And make no mistake about it: the UN occupation of Haiti is really a US occupation – it is no more a multilateral force than George W Bush's "coalition of the willing" that invaded Iraq. And it is hardly more legitimate, either: it was sent there in 2004 after a US-led effort toppled Haiti's democratically elected government. Far from providing security for Haitians in the aftermath of the coup, Minustah stood by while thousands of Haitians who had supported the elected government were killed, and officials of the constitutional government jailed. Recent WikiLeaks cables also confirm that the US government sees Minustah as an instrument of its policy there.
This latest incident could shed some light on the nature of its mission, just as the photos from Abu Ghraib made plain for most of the world the brutality of the US occupation of Iraq. Images cannot be so easily dismissed or buried as words. And the images from this video are symbolic of what the "international community" has been doing to Haiti since the country won its independence from France in the world's first successful slave-led revolution.
There is no legitimate reason for a military mission of the United Nations in Haiti. The country has no civil war, and is not the subject of a peace-keeping or post-conflict agreement. And the fact that UN troops are immune from prosecution or legal action in Haiti encourages abuses. The occupying troops don't speak the language either, which severely limits their capacity for any positive security role; can you imagine how effective a police force in Washington, DC would be if it spoke only Japanese?
To make things even worse, it is now virtually certain that Minustah brought the cholera bacteria to Haiti that has killed more than 6,000 Haitians and infected more than 400,000 in the last 10 months. This was an act of gross negligence: there should have been supervision to make sure that fecal waste from UN troops was not dumped into the water supply, given the risks of such a deadly contamination and the known incapacity of Haiti's water, sanitation and public health system.
How long can Minustah be allowed to continue to occupy and abuse Haiti?
http://www.guardian.co.uk/commentisfree/cifamerica/2011/sep/03/minustah-un-haiti-abuse#start-of-comments

Haiti serve up a victory for the people

James Montague Sep 5, 2011
It was inevitable that the heavens would open and rain on Haiti's parade.
Dark clouds had swirled, rumbled and flashed portentously around Port au Prince, its shattered capital, for three days without delivering the promised rain to take the sting out of the brutal summer heat.
But it arrived, two hours before kick off as 10,000 Haitians, maybe more, tried and failed to crush through the one open door into the Sylvio Cator stadium.
A police blockade had been thrown around the stadium, such was the fear that Haiti's fragile civil truce would be blown apart by the Haitian national team's first football match since the devastating 7.0 magnitude earthquake reduced most of the city to rubble, for a 2014 World Cup qualifier against the minnows from the US Virgin Islands.
The stadium itself had become a slum for hundreds of families, just one of the ubiquitous, hellish tented cities built on any scrap of open space, football pitches included.
They had now been moved on, their presence erased with a lick of paint and a brand new artificial pitch laid a few days before, with a rumoured US$2,000 (Dh7,340) payment from the government as compensation. They simply joined the swollen numbers in the torn ribbon of blue tents that surround the stadium on all sides.
Creole rap music is played at ear splitting level. The smell is of fresh paint, burning refuse and excrement from the open sewers nearby.
The crowd push forward in the hope of getting in, the police using shields and clubs to beat them back.
It is chaos, but such is the passion for football in Haiti, that a match against a tiny team such as the US Virgin Islands brings the country to a standstill.
"I am very happy, we will have our victory. This will be a victory for all of Haiti," says Johnny, a 28-year-old engineer and translator from the suburb of Petionville waiting in line behind the crowd, which had by now threatened to get out of control.
Children perched on their fathers' shoulders cry as those at the front are pressed up against the blue metal gate. And then the rain comes, slowly at first, growing into a torrential downpour just in time to dampen the anger as the fans run to take cover.
"Life is very hard here," Johnny says. "With God everything is possible. But this is the reason why football can change something. I hope Haiti scores 10 goals."
Haitian football, like virtually every aspect of Haitian society, was almost terminally injured when the earthquake hit in January 2010.
The Haitian Football Federation's headquarters were levelled, killing more than 30 of its staff.
Yves Jean Bart, its president, somehow survived with a broken arm and joined the effort to pull survivors from the rubble with his other working limb. Only one other survivor was found.
Faced with such devastation, many might consider football in Haiti to be of minor importance. But Jean Bart, knowing that the game has such a place in Haiti's heart, went on to rebuild the federation and hired a Brazilian coach to achieve the dream of emulating Haiti's golden generation who qualified for the 1974 World Cup.
They shocked the world back then, taking the lead against the mighty Italy before succumbing in all three matches.
"I arrived in September [2010] five months after the earthquake. My first impression was to take my flight back to Brazil," said the coach Edson Tavares in the team hotel the day before the match.Tavares's previous job was a coach at Al Wasl in Dubai, but he gave up the calm of the UAE for the challenge of Haiti instead.
"You don't realise how strong the situation was here. The country was completely devastated. Today is a paradise compared. You can see the miserable people, but if you compare with last year ... you could be walking the street and find the [amputated] legs of people, the arms of people."
Tavares took a proactive approach to building the team. He paid for his own flight to get to Europe, hired a car and visited the 60 professional players of Haitian descent who play in France, England, Spain and beyond.
Haiti serve up a victory for the people


James Montague

Sep 5, 2011

"I rented a car to travel to five countries to persuade the players to play for his original country. Only one refused. We contacted 20 players. And they are here. Most of them don't speak Creole. One only speaks Italian. One only German."



The squad for the US Virgin Islands game was full of talented new professional players, many of whom had never been to Haiti before in their lives, players such as Jean Eude Maurice, who is on Paris Saint-Germain's books; Kevin Lefrance, who plays for the Czech champions Viktoria Zizkov and who will be playing Champions League football this season. And the goalkeeper Steward Ceus, a New Yorker born and raised who plays for the Colorado Rapids.
"I was in college when I heard a buzz about Haiti being interested in seeing me," said Ceus.
"When I was drafted in to the MLS [Major League Soccer] we had our first official communication. It took a bit of time to get ready playing internationally. But coming here left me speechless.
"The fans come after training, before training, crowding around the bus. My passion for soccer has always been there and I always wished that the people around me shared that passion.
"For the first time I found the passion I've been looking for."
Tavares hopes that the professionalism of his new team will rub off on the local players, players who the Brazilian believes are some of the best in the world.
"I am telling you. My 40 years experience, I have never seen a country with so many talents as here," he said.
"If you put these guys in Manchester United and Barcelona, they would be a great player. The problem is to be a great player you need good food and a good environment. Here is nothing."
His team of local players and foreign born imports has given the Haiti national team a new lease of life, something noticed by those in the corridors of power.
On the morning of the match the country's president, Michel Martelly, a former singer known as "Sweet Mickey", arrives to meet the players. He shakes each by the hand, presents them with a flag and they sing the national anthem together.
"I believe there's a new movement. There's a new will to show a new face of Haiti. We have natural talents here coming from all around the world," he says on the side of the stage, his nervous-looking security guards resting their hands on their guns.
"Haiti is ready to show that new face. In the past we talk about our problems and issues. But today is a chance to prove that, today, Haiti can be a great nation and can be victorious."
His armed guards escort him back to his car, just as he reveals his own World Cup dream.
"I couldn't express in words what Haiti would be like if ..."
He pauses.
"When, not if, we qualify for the 2014 World Cup in Brazil."
In the end, it was no contest. As a band plays incessantly in front of a capacity crowd Johnny's wish for 10 goals is almost granted.
Haiti tear the US Virgin Islands apart, their newly-minted imports striding around the pitch with impunity.
Six goals are scored, the post is hit three times, sending the crowd delirious.
The next day Haiti's main newspaper, Le Nouvelliste, puts the result on the front page: "Haiti stomps on the Virgin Islands 6-0". Steward is a virtual spectator until the final whistle.
"I did touch the ball once," he says with a wink as he comes off the pitch. "But not with my hands."
There is a long way to go, of course. Tomorrow, Haiti play another minnow, Curacao, a team they drew with only a few years ago.
Tougher tests lie ahead. Perhaps Jamaica or Mexico or the dream ticket: the United States.
But, for now, Les Grenadiers brought something to Haiti that has been in short supply for so long: hope.
The team line up and walk the steps to where the president is standing, beaming with happiness.
He greets each and every player, knowing that in a country faced with almost insurmountable problems, this is a rare good day. It wouldn't have hurt him electorally, either.
The president leaves in his motorcade as the thousands of people who had earlier threatened to riot before the rains came now exploded with joy, running down the street and waiving Haitian flags as they mob his car. Several of his aides stand on the sidelines making the most of the situation, handing out campaign stickers that are gleefully peeled and stuck to foreheads, arms, posts and walls.
They read: "Prezidan Martelly: Viktwa pou pep la."
President Martelly: Victory for the people.
sports@thenational.ae
http://www.thenational.ae/sport/football/haiti-serve-up-a-victory-for-the-people?pageCount=2

Haiti shuts out the USVI, 6-0, in Cup prelim

BY AARON GRAY (DAILY NEWS STAFF) Published: September 3, 2011
The second round of the Confederation of North, Central American and Caribbean Association Football qualifying kicked off Friday, and the U.S. Virgin Islands men's soccer team got off to a rocky start.
Jean Alexandre scored twice to lead Haiti to a 6-0 victory over the USVI in Port-au-Prince. James Marcelin, Jean-Eudes Maurice and Kennel Pierre-Louis also found the net for a Haitian team considered to be the top contender in the four-team qualifying group.
"We always knew Haiti would be our toughest challenge, and traditionally, they have strong players playing professionally from all over the world," USVI Soccer Association President Hillaren Frederick said. "We played them in 2001 and lost 11-0. I truly believe we have improved a lot since then. We need to move forward."
For the USVI, it is the first time the team has ever advanced this far in CONCACAF qualifying. The squad is scheduled to play three home-and-away series against Haiti, Antigua and Curaçao. Only one team will advance to the next round and continue its charge toward the 2014 World Cup in Brazil.
The USVI's next match will be against Antigua on Tuesday at 3:30 p.m. at Paul E. Joseph Stadium in Frederiksted.
In a text message, USVI technical director Keith Griffith described the Haitians as "too professional and too organized."
It was the first international soccer match played at Stade Sylvio Cator in Port-au-Prince since a deadly earthquake struck the country on Jan. 12, 2010. The Haitian faithful showed up for the event as Griffith estimated more than 15,000 fans were in attendance.
"There was no disgrace in the defeat," Griffin wrote. "However, there were some serious injuries."
Jaymi Brown came off the pitch in the first half with an ankle injury, and Reid Klopp, who scored two goals for the USVI in its two wins over the British Virgin Islands in July, went down with a groin injury with 10 minutes left to play.
Frederick said two college players on the team couldn't get the time off from school as the USVI only had 15 active players make the trip to Haiti.
Tickets for Tuesday's match
The U.S. Virgin Islands men's soccer team will host Antigua in the next CONCACAF qualifying match on Tuesday at Paul E. Joseph Stadium at 3:30 p.m. Advance tickets can be purchased for $15 at Urban Threadz. Tickets will not be sold at the gate. For more information, call Chantel Bird at 719-9707 or email usvisoccer@vipowernet.net.
- Contact sports writer Aaron Gray at 774-8772 ext. 352 or email agray@dailynews.vi.
Read more: http://virginislandsdailynews.com/sports/haiti-shuts-out-the-usvi-6-0-in-cup-prelim-1.1197577#ixzz1X1NMync5

Riccardo Venturi : « Les Haïtiens perdent espoir »

MONDE CÉLINE GIRARD
2 SEPTEMBRE 2011 À 14 H 44 MIN

HAITI. Démolition d’un bâtiment après son effondrement. Port-au-Prince, 16 janvier 2010. Photo Riccardo Venturi / Contrasto / Réa
 A l’occasion du Festival Visa pour l’image de Perpignan, Le Soir échos vous propose de découvrir une photo par jour, avec l’éclairage de son auteur. Zoom sur le drame haïtien, photographié par Riccardo Venturi.
Vous étiez à Haïti en janvier 2010, juste après le violent séisme, qui a détruit près de 80% de la ville de Port-au-Prince. Quelle a été votre approche pour photographier la situation ?
Je suis arrivé à Haïti trois jours après le séisme. J’étais sous le choc. Je suis habitué à ce genre de reportage, mais je n’avais jamais été face à un tel désastre. Je suis resté deux semaines pour documenter la situation. Ma façon de travailler est toujours la même : après avoir capturé l’actualité, je vais en profondeur, je suis le déroulement de la situation et je reviens sur place pour témoigner des conséquences de l’évènement.

De nombreux photographes et journalistes sont arrivés à Haïti, juste après la catastrophe. Comment les Haïtiens ont-ils réagi à une telle médiatisation ?
En janvier, Haïti était au centre de l’attention des médias. L’île s’est habituée à cette forte présence médiatique. Les gens étaient bienveillants à notre égard. Mais alors que des centaines de photographes étaient là en janvier, très peu ont continué à suivre la situation du pays après. Lorsque je suis revenu, seuls quelques-uns étaient sur place et c’était bien plus facile de travailler. C’est toujours ainsi : les photographes passent toujours d’une grosse actualité à une autre. Pour ma part, j’aime suivre et approfondir les histoires.

En juin puis en novembre 2010, vous êtes donc revenu à Haïti. Comment avez-vous perçu l’évolution de la situation ?
La première fois que je suis revenu, j’ai voulu montré les conditions de vie des Haïtiens, six mois après le séisme. Plus d’un million de personnes étaient sans abri. J’ai voulu être là pendant la saison des pluies, qui représentait un vrai problème pour les habitants. En novembre, je voulais revenir pour les élections, puis je suis arrivé au moment de l’épidémie de choléra que j’ai documentée.

Né en 1966 à Rome, Riccardo Venturi a débuté sa carrière de photojournaliste dans les années 1980, s’intéressant principalement à des thématiques sociales, en Italie et en Europe. Au milieu des années 90, il commence à réaliser des reportages dans les pays en guerre, comme l’Afghanistan pour lequel il remporte le prestigieux World Press Photo Award en 1997, ou le Kosovo qui lui vaut la mention honorable Leica. Ces dernières années, il a couvert des évènements internationaux parmi les plus importants, comme le tsunami au Sri Lanka ou le séisme en Iran en 2004, tout en poursuivant des travaux d’investigations plus personnels. Son travail photographique, sur le tremblement de terre qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010 et ses conséquences, est actuellement exposé au Festival Visa pour l’Image, rendez-vous international du photojournalisme, à Perpignan, en France.

Votre dernière visite à Haïti remonte à juillet dernier. Un an et demi après le séisme, où en est la reconstruction ?
Il n’y a pas eu de véritable grand changement. Le ville est plus calme, les tensions sont retombées et la ville est plus sous le contrôle de la police. A Port-au-Prince, la construction de quelques centaines de nouveaux abris était presqVous travaillez depuis de nombreuses années en tant que photographe, notamment dans des pays en guerre, comme l’Afghanistan. Qu’est-ce qui vous motive à continuer après chaque reportage ? ue finie, mais ce n’est pas suffisant pour la population. Les Haïtiens perdent espoir. Le nouveau président est bien accepté, mais il ne semble pas assez fort pour concrétiser le changement.
Ma motivation s’explique par le fait que je crois profondément que j’ai un rôle à jouer. Mon rôle et mes capacités en tant que photographe et qu’être humain sont de m’approcher au plus près des gens et des émotions que je peux partager avec eux. Je fais de mon mieux pour transmettre ces émotions à travers mes photographies. Je fais cela depuis plus de vingt ans. Ce n’est pas seulement exercer un métier, c’est être humain.◆
Céline Girard
http://www.lesoir-echos.com/2011/09/02/riccardo-venturi%E2%80%89%E2%80%89%C2%AB%E2%80%89les-haitiens-perdent-espoir%E2%80%89%C2%BB/

Une exposition pour reconstruire une école en Haïti

Agence QMI Emmanuel Delacour
03/09/2011 17h06
MONTRÉAL – Une exposition de peintures et d’artisanat se tient jusqu’à lundi, à Montréal, afin de lever des fonds pour la reconstruction d’une école dévastée par le séisme en Haïti, en janvier 2010.

D’anciennes élèves de l’école détruite, l'Institution du Sacré-Cœur de Turgeau, ont organisé cette exposition-vente afin d’amasser 100 000 $ pour la reconstruction de l'établissement, qui devrait débuter en 2012.
Régine Laurant, la marraine de l’événement, a aidé au lancement de la campagne de financement en juillet 2010. Grâce à d’autres événements similaires, celle-ci a réussi à accumuler un montant de 25 000 $ jusqu’à ce jour.
Intitulée « Cœur à cœur », l'exposition se déroule depuis samedi et jusqu’à lundi, de 15 h à 20 h, au Café de Lima, 6409 rue Saint-Hubert à Montréal.
La congrégation des Filles de la Sagesse a créé l’école du Sacré-Cœur à Port-au-Prince en 1904. Avant le séisme du 12 janvier 2010, l’établissement accueillait plus de 1500 d’élèves.
À sa réouverture en avril dernier, environ 30 % d’entre elles n’avaient pas réintégré les classes, soit parce qu’elles avaient quitté la ville ou le pays, soit parce que leurs parents n’étaient plus en mesure de payer les frais de scolarité.
http://fr.canoe.ca/infos/regional/montreal/archives/2011/09/20110903-170600.html

Une comédie musicale et une braderie municipale, pour aider Haïti

Dimanche 04.09.2011, 05:19 - La Voix du Nord Stéphanie Pouillie est la présidente de l'association Haïti 2010 qui, avec la ville, accueille la comédie musicale «Mamma Mia».
LA MADELEINE
Deux temps forts sont prévus au profit de Haïti, via l'association Haïti 2010, présidée par Stéphanie Pouillie. Deux manifestations destinées à augmenter les quelque 8 400 E déjà collectés pour apporter une aide à l'île, éprouvée par le séisme de janvier 2010.
En participant à la reconstruction et l'équipement d'une classe de l'école Charles-Moravia, dans la ville de Jacmel.
> Un spectacle, samedi 10 septembre, à 19 h 30, salle Flandre, rue des Gantois. « Contactés par la troupe Terre tous ensemble, qui oeuvre au profit d'associations caritatives, nous accueillons, en partenariat avec la ville, les comédiens, chanteurs et techniciens bénévoles dans leur comédie musicale adaptée du film Mamma Mia. Au fil de 22 tubes du groupe ABBA, ils vont mettre en scène une histoire ... sur un rythme assuré ", explique Lucette Marécaux, secrétaire de Haïti 2010. Elle ajoute : « Les entrées vont grossir la cagnotte pour Haïti. Une urne permettra les dons. Il y aura aussi une petite restauration sur place. »

 Une braderie municipale, dimanche 11 septembre, de 8 h à 16 h, dans la cour de l'école Rostand. « Après inventaire dans les caves et greniers des bâtiments municipaux, nous vendons des meubles et objets qu'il n'est pas nécessaire de garder au titre du patrimoine de la ville. Il y a des bureaux d'écolier, des encriers, des bouliers, des chaises, fauteuils et armoires... et quelques pièces plus particulières, comme un pèse-personne et sa toise, utilisé autrefois lors des visites médicales scolaires ou encore un guide-chant, des cartes, des gravures, des statues... Le produit des ventes est destiné à augmenter le pécule au profit de Haïti », annonce Christian Janssens, adjoint au maire. • C. L. (CLP)
Prix d'entrée au spectacle : 3 E, gratuit pour les enfants jusqu'à 12 ans. Réservations possibles par téléphone au 06 82 07 28 31 .
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Marcq_en_Baroeul/actualite/Secteur_Marcq_en_Baroeul/2011/09/04/article_une-comedie-musicale-et-une-braderie-mun.shtml

Haïti : l’ONU salue les mesures prises en matière de droits de l’homme et de justice

En marge de la dernière mission à Port-au-Prince de l’expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en Haïti, Michel Forst, la MINUSTAH s’est félicitée de l’avancement du processus visant à combler les postes vacants à la Cour de cassation et à instituer le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) Publié le dimanche 4 septembre 2011
2 septembre 2011 – La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a salué vendredi la sélection par le Sénat de la République de 18 candidats pour les six postes de juges à la Cour de cassation, et l’Expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en Haïti, Michel Forst, a affirmé « être impressionné » par les annonces faites par les nouvelles autorités d’Haïti dans le domaine de l’Etat de droit.
« Cette sélection permettra au Président Michel Joseph Martelly de nommer les six juges à la Cour de Cassation ainsi que le Président de cette Cour. Cette nomination permettra de mettre sur pied le 3 octobre 2011 le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire, comme l’a déclaré le Président Martelly », a déclaré vendredi la MINUSTAH dans un communiqué.
« La décision du Sénat de la République est un premier pas important vers l’accord de bonne gouvernance qui doit présider les relations entre le Président de la République et le Parlement dans l’intérêt supérieur du peuple haïtien », poursuit la Mission.
La MINUSTAH a rappelé « l’importance de l’établissement d’un pouvoir judiciaire indépendant pour le renforcement de l’État de droit en Haïti et la consolidation des acquis démocratiques ».
« Ce Conseil représentera la clé de voute d’un pouvoir judiciaire indépendant », a conclu la MINUSTAH.
« Je vois dans cette annonce les prémisses de la réalisation tant attendue de la nécessaire séparation du pouvoir exécutif et du pouvoir judiciaire qui devrait, à terme, permettre de redonner aux Haïtiens confiance dans l’effectivité de leur justice tellement décriée », a dit Michel Forst, concernant la prochaine nomination de juges par le Président, aux 6 sièges vacants de la Cour de Cassation.
L’Expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Haïti, Michel Forst a également « exprimé son souhait que le futur gouvernement envoie rapidement des signaux clairs concernant l’évaluation de la police nationale haïtienne, et en particulier que le Conseil Supérieur de la Police Nationale écarte les policiers, parfois de rang élevé, qui n’auraient pas passé le processus de certification ».
L’expert a exprimé son inquiétude, quant à la possible réintégration d’ex-policiers au passé « sujet à caution dans la PNH », et il a indiqué souhaité constater « rapidement et complètement dissipées par les nouvelles autorités ».
M. Forst s’est dit perturbé par la situation dans les prisons haïtiennes, et déplore qu’en pleine épidémie du choléra, les latrines de plusieurs prisons ne soient plus vidées, et que l’approvisionnement en nourriture ne soit quasiment plus assuré.
« Il y a là quelque chose de profondément choquant, sans compter le risque d’explosion de violence que cette inaction de l’état porte en germe dès lors que les prévenus et les détenus ne seraient plus nourris », a-t-il déclaré.
Sur les deux dossiers emblématiques de la lutte contre l’impunité, celui de Jean-Claude Duvalier et celui du massacre de la prison des Cayes, l’expert indépendant a indiqué qu’il a « reçu avec une grande satisfaction une assurance au plus haut niveau que la justice suivrait son cours et que la séparation des pouvoirs interdirait toute interférence de l’exécutif dans le traitement judiciaire des procédures engagées ».
La neuvième mission de M. Forst dans le pays s’achèvera le samedi 3 septembre. L’expert indépendant souhaite attirer l’attention de tous, sur le fait qu’Haïti présentera son rapport au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève le jeudi 13 octobre 2011, dans le cadre de la procédure de l’Examen périodique universel.
N.B Dépêche du Centre d’actualités de l’ONU
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8034

Enquête sur le viol d'un Haïtien par des Casques bleus

Agence France-Presse 02/09/2011 21h03
PORT-AU-PRINCE - Un juge haïtien a ouvert une enquête sur le viol présumé d'un jeune homme de 18 ans par quatre soldats uruguayens de la mission de stabilisation de l'ONU déployée dans le pays, a indiqué vendredi le magistrat.

«Nous avons recueilli les témoignages de la victime (...) et de sa mère, nous avons aussi visionné les images de la scène qui s'est déroulée dans une base des soldats uruguayens», a déclaré le juge Paul Tarte joint par téléphone.
Selon des images prises à l'aide d'un téléphone portable et diffusées sur internet, quatre soldats du bataillon de l'Uruguay, membre de la mission de l'ONU (Minustah) auraient participé au viol du jeune homme.
Selon le juge, un certificat médical émis par un médecin haïtien a révélé des blessures au niveau anal.
«Après avoir constaté les faits, nous avons transmis un dossier au commissaire du gouvernement (procureur)», a ajouté M. Tarte, qui a souligné ne pas avoir pu interroger les Casques bleus mis en cause.
«J'ai reçu le commandant du bataillon des soldats de l'Uruguay, Fernando Perez. Il m'a assuré que les soldats ont été placés à l'isolement et avaient été transférés à Port-au-Prince», a ajouté le magistrat.
Il a par ailleurs indiqué qu'il enquêtait également sur des cas de relations sexuelles entre des soldats et des adolescentes haïtiennes qui seraient tombées enceintes.
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/09/20110902-210307.html

Viol allégué d'un jeune Haïtien: l'ONU enquête

THE ASSOCIATED PRESS

Publié: 02 septembre 2011 21:53
PORT-AU-PRINCE, Haïti - Les Nations unies enquêtent sur des allégations selon lesquelles cinq casques bleus uruguayens déployés en Haïti auraient abusé sexuellement d'un jeune homme de 18 ans, une agression qui aurait été filmée par la caméra d'un téléphone cellulaire, a déclaré une porte-parole vendredi.

Eliane Nabaa, porte-parole de l'ONU, a indiqué que les cinq soldats mis en cause avaient été confinés à leur caserne en attendant les conclusions de l'enquête.
La mission des Nations unies en Haïti a été informée de ces allégations la semaine dernière.
Si les allégations sont prouvées, les responsables devront être traduits en justice, a écrit Mme Nabaa dans un courriel. Elle a salué l'engagement du ministre uruguayen de la Défense en ce sens.
Dans le cadre de l'enquête, les responsables tentent de déterminer l'authenticité de la vidéo, a indiqué la porte-parole.
Une vidéo de 50 secondes mise en ligne sur le site de la chaîne américaine ABC affirme montrer l'incident allégué.
La vidéo montre plusieurs hommes en train de rire pendant qu'ils retiennent un jeune homme sur un matelas. L'un des hommes est torse nu. Mais la caméra bouge sans cesse et on ne comprend pas bien ce qui se passe. On ne sait pas non plus comment ABC a obtenu ces images.
«Nous ne connaissons pas l'origine ni l'authenticité de la vidéo, a dit Mme Nabaa. Nous enquêtons.»
Les Nations unies ont aussi demandé aux autorités uruguayennes de mener leur propre enquête sur cette affaire.
http://www.journalmetro.com/monde/article/959358--viol-allegue-d-un-jeune-haitien-l-onu-enquete

Haïti-MINUSTAH : Les soldats uruguayens accusés de viol bientôt rapatriés

P-au-P, 2 sept. 2011 [AlterPresse] --- Les militaires uruguayens de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH) accusés de viol sur un jeune haïtien de 18 ans seront rapatriés la semaine prochaine, selon un site d’information uruguayen consulté par AlterPresse. Cette décision est prise par le ministère de la défense de l’Uruguay, indique le site.
Quatre soldats uruguayens attachés MINUSTAH ont été dénoncés pour avoir agressé sexuellement un jeune haïtien de 18 ans à Port Salut (Sud du pays).
Lors d’un entretien accordé jeudi à AlterPresse, la responsable de la communication et de l’information de la MINUSTAH, Eliane Nabaa parle du rapatriement comme une mesure possible dans le cas où les faits de viol seraient avérés.
« Dans le cas où ces allégations sont fondées, il peut s’agir de rapatriement immédiat, de rupture de contrat afin que les personnes soient jugées par la justice de leur pays, qu’elle soit militaire ou civile », fait t-elle savoir.
Le ministère de la défense en Uruguay avait mercredi demandé une enquête. De son côté la MINUSTAH a indiqué qu’elle conduit elle-même une investigation. Une vidéo montrant le viol « a été versée au dossier », selon Eliane Nabaa.
Nabaa affirme que « l’enquête menée par la Police militaire des Nations Unies devrait être soumise aux autorités du contingent auquel appartiennent les casques bleus ».
Parallèlement des informations circulant dans la presse locale signalent que l’affaire a été menée devant le Parquet des Cayes (Sud). Le viol a été commis il y a un mois et la victime a eu honte d’en parler, selon une radio de la capitale.
Par ailleurs, Montevideo a demandé à l’ONU le retrait progressif de ses troupes présentes en Haïti, selon le site uruguayen.
900 casques bleus uruguayens font partie de la mission onusienne et parmi eux 548 sont déployés dans le grand Sud regroupant les départements du Sud, de la Grand Anse et des Nippes, d’après des données disponibles sur le site de la MINUSTAH. [jep kft gp apr 2/09/2011 13:45]http://www.alterpresse.org/spip.php?article11483

Haïti-Politique : Quête d’une majorité fonctionnelle au parlement


Pourparlers de la présidence pour favoriser la ratification d’un premier ministre

jeudi 1er septembre 2011


P-au-P, 1er sept 2011 [AlterPresse] --- Des pourparlers sont en cours entre la présidence haïtienne (assumée par Michel Joseph Martelly depuis son investiture le 14 mai 2011) et les parlementaires en Haïti, en vue de dégager une majorité fonctionnelle à la chambre des députés et au sénat, susceptible de favoriser la ratification du prochain premier ministre désigné, selon des informations dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
« Il y a beaucoup de négociations pour que la prochaine personne désignée puisse être ratifiée par le parlement », déclare à AlterPresse Ronald Larêche, vice-président de la chambre des députés, au cours d’une conversation téléphonique.
Le député faisait le point sur l’éventuelle désignation, comme futur chef de gouvernement, du médecin Gary Conille, conseiller de l’ex président américain William Jefferson (Bill) Clinton et fonctionnaire à l’organisation des Nations-Unies (Onu) du pays.
Le bureau de la chambre des députés, qui n’a encore reçu aucune lettre de la part de la présidence, préfère reléguer au rang de « bruit » (de rumeurs) les informations qui laisseraient croire que le Dr. Gary Conille serait le prochain choix de Martelly, précise Larêche.
« Il faut avancer » maintenant, estime, de son côté, le sénateur Joseph Lambert, chef de file de la plateforme “Inite” (parti de l’ancien président René Garcia Préval), qui a constitué, en mars 2011, avec plusieurs autres parlementaires, le groupe des parlementaires pour le renouveau (Gpr, coalition politique aujourd’hui majoritaire dans les 2 branches du parlement).
Le 2 août 2011, le Gpr (branche sénat) a voté contre le choix de Bernard Honorat Gousse comme possible futur premier ministre en Haïti.
Le Gpr ne veut pas passer pour « une structure de blocage », déclare Lambert, en marge d’une rencontre avec le président Martelly.
« L’important est de se mettre ensemble (…) c’est de voir le pays (…) », soutient-il.
La certitude, la présidence n’a pas encore nommé, officiellement, une nouvelle personnalité pour devenir son premier chef de gouvernement depuis sa prise de fonction, il y aura bientôt 4 mois.
Les noms de Gary Conille, actuellement coordonateur humanitaire des Nations Unies au Niger (Afrique Occidentale) et de Wilson Laleau, vice recteurs aux affaires académiques de l’université d’État d’Haïti (Ueh) sont cités dans les milieux politiques de la capitale haïtienne comme probable futur premier ministre désigné.
La lettre de désignation comme prochain premier ministre du pays, de Gary Conille, un familier de la communauté internationale, notamment avec l’ancien président américain Bill Clinton – dont il a dirigé le bureau quand Clinton a été nommé envoyé spécial des Nations Unies sur Haïti - serait déjà rédigée, rapportent des médias de la capitale. [rh rc apr 1er/09/2011 17:15]

ALLEGATION DE VIOL D'UN JEUNE HAITIEN PAR DES SOLDATS URUGUEYEN


Viol allégué d'un jeune Haïtien: l'ONU enquête
THE ASSOCIATED PRESS Les Nations unies enquêtent sur des allégations selon lesquelles cinq casques bleus uruguayens déployés en Haïti auraient abusé sexuellement d'un jeune homme de 18 ans, une agression qui aurait été filmée par la caméra d'un téléphone cellulaire, a déclaré une porte-parole vendredi. 
Eliane Nabaa, porte-parole de l'ONU, a indiqué que les cinq soldats mis en cause avaient été confinés à leur caserne en attendant les conclusions de l'enquête. La mission des Nations unies en Haïti a été informée de ces allégations la semaine dernière. Si les allégations sont prouvées, les responsables devront être traduits en justice, a écrit Mme Nabaa dans un courriel. 
Elle a salué l'engagement du ministre uruguayen de la Défense en ce sens. Dans le cadre de l'enquête, les responsables tentent de déterminer l'authenticité de la vidéo, a indiqué la porte-parole. Une vidéo de 50 secondes mise en ligne sur le site de la chaîne américaine ABC affirme montrer l'incident allégué. 
La vidéo montre plusieurs hommes en train de rire pendant qu'ils retiennent un jeune homme sur un matelas. L'un des hommes est torse nu. Mais la caméra bouge sans cesse et on ne comprend pas bien ce qui se passe. 
On ne sait pas non plus comment ABC a obtenu ces images. "Nous ne connaissons pas l'origine ni l'authenticité de la vidéo, a dit Mme Nabaa. Nous enquêtons." Les Nations unies ont aussi demandé aux autorités uruguayennes de mener leur propre enquête sur cette affaire.
 
Samedi 3 Septembre 2011, 17H42
Enquête sur le viol d'un Haïtien par des Casques bleus uruguayens

PORT-AU-PRINCE - Un juge haïtien a ouvert une enquête sur le viol présumé d'un jeune homme de 18 ans par quatre soldats uruguayens de la mission de stabilisation de l'ONU déployée dans le pays, a indiqué vendredi à l'AFP le magistrat.

Nous avons recueilli les témoignages de la victime (...) et de sa mère, nous avons aussi visionné les images de la scène qui s'est déroulée dans une base des soldats uruguayens, a déclaré le juge Paul Tarte joint par téléphone.

Selon des images prises à l'aide d'un téléphone portable et diffusées sur internet, quatre soldats du bataillon de l'Uruguay, membre de la mission de l'ONU (Minustah) auraient participé au viol du jeune homme.


Selon le juge, un certificat médical émis par un médecin haïtien a révélé des blessures au niveau anal.

 Après avoir constaté les faits, nous avons transmis un dossier au commissaire du gouvernement (procureur, ndlr), a ajouté M. Tarte, qui a souligné ne pas avoir pu interroger les Casques bleus mis en cause.

 J'ai reçu le commandant du bataillon des soldats de l'Uruguay, Fernando Perez. 
Il m'a assuré que les soldats ont été placés à l'isolement et avaient été transférés à Port-au-Prince, a ajouté le magistrat.

Il a par ailleurs indiqué qu'il enquêtait également sur des cas de relations sexuelles entre des soldats et des adolescentes haïtiennes qui seraient tombées enceintes.

Si les faits sont avérés, les auteurs devront être traduits en justice, a réagi un porte-parole de l'ONU, Kieran Dwyer. Les auteurs présumés ont été placés en isolement et une aide a été apportée à la victime, a indiqué à l'AFP M. Dwyer.


Les Nations unis prônent la tolérance zéro en matière d'abus sexuels. Nous prenons ces accusations très au sérieux, a-t-il ajouté.

Créée en 2004, la Minustah était prévue sur le long terme. Son mandat a été renouvelé périodiquement par le Conseil de sécurité de l'ONU, dernièrement en octobre 2010 pour un an.

La présence de la mission, qui compte environ 12.000 hommes en uniforme, avait déjà été mise en cause fin 2010, après une épidémie de choléra que des soldats népalais étaient suspectés d'avoir importé, donnant lieu à des émeutes contre le contingent onusien.