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mardi 30 août 2011

Haïti-État de droit : La Pohdh invite la présidence à passer au concret

Martelly ne saurait donner « amnistie » à Jean-Claude Duvalier Un gouvernement, qui gracie des criminels, commet de l’impunité et « sape la notion d’égalité »...
P-au-P, 26 août 2011[AlterPresse] --- La plateforme des organisations haïtiennes de droits humains (Pohdh) appelle la présidence à poser des actes concrets pour freiner l’impunité et instaurer l’État de droit, au cours d’une conférence-débat à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse.
Le président haïtien Joseph Michel Martelly avait fait, de l’établissement d’un État de droit, un des principaux axes de sa campagne électorale, à coté de l’accès gratuit à l’éducation pour les enfants non-scolarisés, la création d’emploi et l’environnement.
La promesse de faire régner l’État de droit en Haïti, faite par Michel Martelly, ne semble être qu’« un slogan », qui manque, par conséquent, de « contenu », indique le secrétaire exécutif de la Pohdh, Antonal Mortimé.
La présidence en Haïti doit « poser des actions concrètes » estime le secrétariat exécutif de la plateforme des organisations haïtiennes des droits humains
« L’absence d’un gouvernement ne doit pas empêcher la présidence d’appliquer la loi », croit Mortimé, qui appelle la présidence à ne pas consolider l’impunité dans le pays.
Ces déclarations ont été faites en marge d’une conférence-débat à l’occasion des "vendredis de la plateforme’’, un rendez-vous mensuel de la Pohdh.

Amnistie pour Duvalier ?
Dans un entretien accordé à un média canadien, Martelly avait déclaré qu’il envisageait d’accorder amnistie aux anciens chefs d’État haïtiens, accusés d’avoir causé du tort à la nation haïtienne.
Parmi ces chefs d’État, figure Jean Claude Duvalier, sous le coup de plusieurs plaintes pour crimes contre l’humanité en Haïti.
« On ne s’empressera pas de prendre des décisions, mais la tendance veut que je penche du côté de l’amnistie et de la clémence (…) », avait déclaré Martelly.
Mais, « Martelly n’a pas la compétence pour amnistier (Jean-Claude Duvalier ) concernant ces crimes (disparitions , meurtres) », rappelle Antonal Mortimé.
On ne peut amnistier que pour des « raisons politiques », non pas en cas de crimes contre l’humanité, explique t-il.
Un gouvernement, qui gracie des criminels, commet de l’impunité et « sape la notion d’égalité », avertit la plateforme des organisations haïtiennes de droits humains.
De retour en Haïti le 16 janvier 2011, après 25 ans d’exil en France, l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier fait l’objet de diverses plaintes.
Des victimes de son régime, de 1971 à 1986, ont déposé des plaintes contre lui devant la justice haïtienne.
Mis sous résidence surveillée, l’ancien dictateur circule, malgré tout, comme bon lui semble.
Ses avocats avancent que la notion de crimes contre l’humanité est frappée de prescription. Cela signifie que, passé un temps, toutes démarches en justice pénale ou civile seraient jugées refusables contre un présumé criminel.
Ce temps s’étend sur 10 ans, selon le code d’instruction criminelle (haïtien), souligne Joseph Céus, doctorant en droit à l’Université Laval (Canada).
Cependant, « la prescription n’existe pas en matière de droit international ». ajoute Céus.
En effet, le concept de crimes contre l’humanité, retenus contre Jean-Claude Duvalier (dit Baby doc), est du domaine « du droit international », précise Céus.
« La prescription ne prévaut pas, quand il y a empêchement », déclare t-il, faisant référence à l’absence (physique) de Duvalier du pays pendant 25 ans.
« Le gouvernement haïtien doit accepter l’aide de l’organisation des Nations-Unies (Onu) pour un procès équitable contre Duvalier », conclut Mortimé, qui évoque l’appui technique promis par l’Onu au début du mois de février 2011 dans le cadre de cette affaire. [rh kft rc apr 29/08/2011 10:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11454
Commentaires:
J'ai envie de me demander qui sont les conseillers de Michel Martelly. Qui sont ceux-là qui lui laisse parler d'accorder une amnistie à Jean-Claude Duvalier. C'est un sujet sur lequel il aurait du garder le silence et laisser au moins le soin à la justice de jouer son rôle.
Cependant je me rappelle qu'il y a des "leaders" de la scène politique qui ont beaucoup claironné en faveur de la réconciliation. Fort heureusement, depuis les élections présidentielles certains, qui avaient surtout fait une apparition sporadique se sont éclipsés avec la même soudaineté qui avait caractérisé leur retour sur la scène politique.
Personnellement je ne pense pas qu'il soit de bon ton de ne pas intenter des procès contre tout individu ayant transgressé les lois. La réconciliation peut bien se faire sans eux s'ils sont des porte paroles de partis ou de regroupements politiques.
La réconciliation ne peut être considérée comme un masque offert gracieusement à l'impunité.

lundi 29 août 2011

Nepal Likely Source of Haiti's Cholera Outbreak

by Helena Bottemiller Aug 29, 2011
United Nations peacekeepers from Nepal likely did bring cholera into Haiti in the wake of the devastating earthquake last year, according to a new study published this week in mBio, a journal of the American Society for Microbiology.
A separate group of researchers last week also published a study in Nature that used advanced genetic sequencing to identify cholera strains from the last 40 years and mapped out the spread of the disease, including the recent outbreak in Haiti, according to CIDRAP.
The latest update from Haiti's health ministry says the outbreak, which struck about nine months after the massive earthquake, has sickened 428,785 people and killed 6,194.
In May, a United Nations report suggested that no one source could be pinpointed, but rather a multitude of factors, including poor sanitation and contaminated waterways, were to blame for the devastating outbreak.
The UN report did not uphold the commonly held belief that a group of Nepalese peacekeepers, stationed near the site of the first reported cholera cases, was solely responsible for the epidemic.
"In the new study, researchers used whole-genome sequence typing, pulse-field gel electrophoresis (PFGE), and antimicrobial susceptibility testing to characterize 24 recent Vibrio cholerae isolates from five districts in Nepal with 10 previously sequenced isolates, including three from Haiti's outbreak. They noted that a cholera outbreak began in Nepal in July 2010 and was controlled by the middle of August, right before the soldiers left for Haiti," reports CIDRAP.
The whole-genome sequencing study was headed by a group of researchers at Translational Genomics Research Institute in Flagstaff, Arizona.
http://www.foodsafetynews.com/2011/08/study-points-to-nepal-as-source-of-haitis-cholera-outbreak/

Hervé Télémaque, invité de JMG Le Clézio au Louvre

« Appartenir à plusieurs histoires », voici ce qui réunit Le Clézio (né en 1940), prix Nobel de littérature, et l’artiste français d’origine haïtienne, Hervé Télémaque (né en 1937) dans une invitation à un voyage poétique au musée du Louvre, du 3 novembre au 6 février. Les deux hommes ont en commun de penser leur héritage et d’inventer leur destinée, d’« être d’ici et d’ailleurs ». Le Clézio par l’écriture, Télémaque par ses collages et tableaux-reliefs. L’exposition met à l’honneur la « chauve-souris » (1994), figuration de la baie de Port-au-Prince, la ville natale du peintre. Découpes de contre-plaqué assemblées par vis, colle et serre-joint, teintées au marc de café, allusion à l’esclavage et à sa noirceur. D’une seule voix, Le Clézio et Télémaque, reviennent sur ces « Révolutions », créatrices de chaos et de résistances, de la Révolution française à la colonisation. Après Umberto Ecco et Patrice Chéreau, Jean-Marie Gustave Le Clézio affronte au Louvre la pluralité des civilisations. Pour sa carte blanche, il a conçu ce qu’il appelle un « pas de côté », une exposition qui renoue avec la notion de cabinet de curiosités. Fresques historiques, gravures révolutionnaires, nattes du Vanuatu, ex-voto mexicains, objets ethnographiques, un dessin de Jean-Michel Basquiat… Quatre murs, chacun dédié à une zone géographique : L’Afrique, Le Mexique, Vanuatu (Océanie) et Haïti. Hervé Télémaque a notamment prêté deux objets rituels vaudous haïtiens de sa collection personnelle : un asson, sorte de hochet, insigne des prêtres permettant d’appeler les esprits lors de rituels vaudous, et un paquet congo, figurine aidant à conjurer le mauvais sort.
JMG Le clézio, l’auteur du « Rêve mexicain », de « Désert », et de « L'Africain », a établi une cartographie littéraire, à l’image de ses engagements et de ses pérégrinations. Parti partagé la vie des Indiens Embera au Panama, il s'est épris du Mexique, a planté sa tente dans les régions rurales du Yucatán et du Michoacán, a retrouvé les traces de ses aïeux sur l'île Maurice, et s'est installé aux Etats-Unis, dans l'Etat du Nouveau-Mexique. Parallèlement, Hervé Télémaque a quitté Haïti pour New York, qu’il finit par fuir en raison du racisme ambiant. En 1961, il s’installe à Paris. Le peintre voyage dans une douzaine de pays en Afrique dont il rapporte images et souvenirs restitués dans la série des « Trottoirs d’Afrique ».
A partir des fragments dissonants de leur personnalité, Le Clézio et Télémaque, tous deux en véritables anartistes, ont su imaginer, construire et forger un univers à leur image... « Sois le sculpteur de ta propre statue; enlève, gratte, poli, essuie jusqu'à dégager de belles lignes dans le marbre, redresse ce qui est oblique, nettoie ce qui est sombre pour le rendre brillant. » Plotin (205-270)
➢ Hervé Télémaque expose « La Canopée », galerie Louis Carré & Cie, 10 avenue de Messine 75008 Paris, du 9 septembre au 8 octobre.
http://deliredelart.20minutes-blogs.fr/archive/2011/08/28/herve-telemaque-invite-par-le-clezio-au-louvre.html

HAITI – Les victimes du séisme se sentent abandonnées et continuent à vivre dans des conditions inhumaines

Agenzia Fides , le 29 août 2011 Petit-Goave (Agence Fides) – Les haïtiens frappés par le séisme qui, le 12 janvier 2010, a dévasté l’île, tuant 200.000 personnes causant l’évacuation de plus d’un million de personnes, demeurent dans un état d’urgence grave. Les conditions dans les camps de réfugiés sont très mauvaises sachant qu’il y manque l’eau et les services sanitaires.
Selon les données reportées par des sources d’information locales, le nombre moyen de WC par personne dans un camp est de 1/112 alors que seulement 18% des camps disposent de lavabos pour se laver les mains et le visage et 29% d’entre eux ont un système d’enlèvement des déchets solides.
Pas même la moitié des résidents des camps de réfugiés (48%) a accès quotidiennement à l’eau potable et seulement 61% de l’eau disponible est désinfectée avec la dose nécessaire de chlore.
Ce qui augmente d’autant le risque de contagion et de transmission du choléra qui cause 300 hospitalisations par jour. Les chiffres relatifs à Petit-Goave sont encore plus lourds : un WC pour 141 personnes, une douche pour 185.
La situation dans le camp de Regal n’est pas meilleure puisqu’il dispose de deux WC pour des centaines de personnes, n’a pas de dispensaire ni de centre médical et pas même un robinet. Jusqu’à fin août, ont été enregistrés 426.285 cas de contagions et 6.169 morts.
Les agences humanitaires ont dénoncé un manque de fonds et ne parviennent pas à poursuivre leurs activités de récupération. (AP) (Agence Fides 26/08/2011)
http://www.chretiente.info/201108290713/haiti-les-victimes-du-seisme-se-sentent-abandonnees-et-continuent-a-vivre-dans-des-conditions-inhumaines/

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, même les Haïtiens ?

Point de vue LEMONDE.FR
29.08.11
Par Renaud Piarroux et Benoît Faucher, Université de la Méditerranée
Nous y voyons plus clair à propos de l'épidémie de choléra en Haïti : deux études scientifiques publiées cet été, l'une relatant l'enquête épidémiologique de terrain que nous avions réalisée au début de l'épidémie et l'autre comparant les souches de choléra isolées en Haïti et au Népal, concluent que le choléra a bien été importé du Népal. En mai, une commission d'experts mise en place par l'ONU avait dressé un tableau consternant du système d'évacuation des latrines du camp de casques bleus népalais situé dans le village de Meille en Haïti. Notamment, elle décrivait que la fosse où sont déversées les matières fécales des soldats se situe dans un espace ouvert – les enfants viennent y jouer – et lorsqu'il pleut, son contenu part dans une rivière où les habitants du village s'approvisionnent en eau. C'est exactement là que l'épidémie a commencé, quelques jours après l'arrivée de soldats népalais, pour se propager de manière explosive sur des dizaines de kilomètres le long de la rivière Artibonite jusqu'à la mer.
Lorsque l'épidémie a éclatée, une grande partie de la communauté scientifique et humanitaire soutenait qu'il était inutile d'enquêter, voire délétère. Quiconque évoquait le lien avec l'arrivée des casques bleus népalais était accusé de participer à l'instrumentalisation de l'épidémie à quelques jours du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010. Pour notre part, conscients que notre investigation épidémiologique n'était pas destinée à établir des responsabilités, nous avions dès le mois de décembre recommandé la réalisation d'une enquête judiciaire sur les origines et le développement de l'épidémie.
Cela a-t-il été fait ? Jusqu'ici non. A quoi bon, puisque le rapport d'experts commandité par l'ONU concluait que l'épidémie de cholera en Haïti n'est la faute ou le fruit de l'action délibérée d'aucun groupe ou individu ? Pas de coupable, pas de responsable, fermez le ban ! Agissant ainsi, l'ONU s'est bien gardée de présenter des excuses, et n'a pas eu à remettre en cause sa manière de fonctionner lors des opérations de maintien de la paix.
Le rapport de l'ONU, comme les deux publications scientifiques, ne sont pourtant que documents scientifiques retraçant l'origine et les voies de propagation de l'épidémie. Leurs auteurs ne sont pas magistrats et une proposition d'innocenter tout le monde n'a pas plus de valeur que n'en aurait eue l'éventuelle désignation de coupables. Ceci ne peut relever que d'une enquête judiciaire, seule susceptible de mettre en évidence les dysfonctionnements précis et les éventuelles responsabilités. Une telle enquête est d'autant plus nécessaire que beaucoup de zones d'ombre subsistent. D'abord, il n'est toujours pas expliqué comment, en l'absence de malades parmi les soldats – c'est du moins ce qu'affirme l'ONU - a pu se déclencher en quelques jours l'épidémie la plus violente jamais décrite depuis quinze ans dans le monde. De même, comment un fleuve au débit supérieur à 100m3/sec a-t'il pu être contaminé sur des dizaines de kilomètres ? Une rumeur en Haïti soupçonne le contractant Haïtien chargé de l'évacuation des déchets d'avoir vidé une fosse septique dans l'eau. Rien ne permet de le confirmer à ce jour, mais rien ne permet de le démentir non plus. Cela n'a tout simplement jamais fait l'objet d'une enquête.
Nous sommes tous d'accord sur le fait que personne n'a délibérément introduit le choléra en Haïti, mais cela ne dispense pas d'établir de manière détaillée les responsabilités individuelles ou institutionnelles. Lorsqu'un avion s'écrase, une enquête est systématiquement diligentée alors qu'il est évident que ni le pilote, ni la compagnie, ni le constructeur de l'avion n'ont volontairement provoqué l'accident. Est-il si incongru de demander la même chose en mémoire des 6000 personnes décédées du choléra en Haïti ? Personne n'aurait contesté la nécessité d'une telle enquête si des faits similaires étaient survenus en Europe ou aux Etats-Unis. D'après la déclaration universelle des droits de l'homme adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 1948, tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Monsieur Ban Ki-moon dispose là d'une excellente occasion de traduire en actes les principes fondateurs de l'ONU.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/08/29/tous-les-etres-humains-naissent-libres-et-egaux-en-dignite-et-en-droits-meme-les-haitiens_1563820_3232.html


dimanche 28 août 2011

LEMANS FC se réveille trop tard

Les joueurs du MANS FC ont perdu leur troisième match à l'extérieur de la saison, toujours sur ce score frustrant de 1-0. Ils se sont fait surprendre par Châteauroux en début de deuxième mi-temps et leur réaction en fin de match n'a pas été suffisante pour ramener au moins un point. Dommage.

Pour la troisième fois de la saison en autant de matchs hors de leurs bases, les joueurs d'Arnaud Cormier reviennent au Mans avec quelques regrets en tête. Ce soir, les conditions de jeu n'étaient vraiment pas idéales mais étaient les mêmes pour les deux équipes. A domicile, Châteauroux a pris le contrôle du match après 15 minutes de jeu pour ne plus le lâcher jusqu'en fin de match et la réaction mancelle, enfin. Les coéquipiers de Yohan Hautcoeur ont fait preuve de générosité et ont été récompensés à la 50ème sur un centre du dynamique Claudiu Beauvue. Un centre mal maîtrisé par Didier Ovono qui profitait à Maxime Bourgeois, tout heureux de pouvoir catapulter ce ballon au fond des filets... Jusque là, la défense mancelle avait plié mais n'avait pas craqué, notamment en fin de première période lorsque les offensives de Châteauroux se faisaient plus pressantes. Suite à ce but, les manceaux ont mis du temps à se mettre dans le sens du but de Caradec, auteur de quelques arrêts décisifs tout de même ce soir.

Du temps pour reconstruire
Ils y sont parvenus dans le dernier quart d'heure, mais ce sera finalement insuffisant. Pourtant, les joueurs offensifs étaient présents sur la pelouse avec les rentrées d'Anthony Derouard et d'Anthony Koura pour donner du soutien à Kervens Belfort, Idir Ouali et Fousseyni Cissé. Idir Ouali a même fini le match arrière gauche à l'entrée d'Anthony Koura... Ce dernier a d'ailleurs fait sa première apparition avec l'équipe première du MANS FC ce soir. La tâche n'est pas simple en ce début de saison pour un groupe jeune et inexpérimenté, mais pas dénoué de volonté et de talent. Arnaud Cormier et son groupe ont besoin de temps : "On perd encore sur le score de 1-0. C'est une nouvelle frustration pour nous. Nous aurions pu être plus offensifs en première période. Malheureusement, on lâche les chevaux quant on est menés. On a eu les occasions pour revenir à 1-1. On a perdu des joueurs qui n'ont pas été remplacés. Les jeunes doivent encore progresser. L'équipe est en reconstruction, il ne faut pas l'oublier". Du temps, Arnaud Cormier devrait en avoir jusqu'au prochain match de championnat, le 9 septembre à Nantes. Mais auparavant, les joueurs du MANS FC ont un match sans pression à jouer mercredi prochain au MMArena, face à Ajaccio (L1), en seizièmes de finale de la Coupe de la Ligue. Une occasion encore de prendre de l'expérience, sans le couperet des points à prendre en tête...

Lemansfc.fr : Kervens Belfort Homme du match

Les internautes du MANS FC ont voté en masse ce week-end pour élire l'Homme du match de la rencontre entre Le Mans et Sedan (3-1). Et c'est Kervens Belfort qui a reçu la majorité des suffrages, avec 60% des votes. L'Haïtien a marqué les deux premiers buts du MANS FC, ses premiers sous les couleurs du club.

L'ACTUALITE DU MANS QUI PARLE DES JOUERS HAITIENS

La semaine prochaine, plusieurs joueurs de l'effectif manceau manqueront à l'appel à la Pincenardière. En effet, la prochaine quinzaine est internationale et Arnaud Cormier sera privé des joueurs suivants :

Didier Ovono : Le gardien de l'équipe nationale du Gabon (55 sélections) jouera avec sa sélection un match amical face au Niger le 6 septembre prochain. L'équipe de Gernot Rohr prépare toujours sa Coupe d'Afrique à domicile, du 21 janvier au 12 février 2012, date entre lesquelles le gardien sera éloigné des terrains de Ligue 2.
Amical
6 septembre (à Nice): Gabon - Niger.
Khaled Adenon : Le défi est tout autre pour les joueurs du Bénin qui doivent s'imposer au Burundi pour continuer à espérer la deuxième place du groupe H, dominé par la Côte d'Ivoire. Les coéquipiers de Khaled Adenon (29 sélections, 1 but) comptent actuellement 4 points.

Groupe H
1. Côte d'Ivoire 12 pts +9
2. Burundi 4 pts -1
3. Bénin 4 pts -2
4. Rwanda 3 pts -6

Qualifications CAN 2012
4 septembre : Burundi - Bénin.
Georgi Makaridze : le portier remplaçant du MANS FC va jouer un belle rencontre le 5 septembre prochain pour les éliminatoires de l'Euro espoirs 2013, qui aura lieu en Israël. En effet, la Géorgie U21 recevra l'Espagne à Kutaisi pour la deuxième journée des qualifications. La Géorgie a débuté par une belle victoire 1-0 en Croatie le 3 juin dernier, avec Georgi Makaridze dans les buts.

Groupe 5
1. Géorgie 3 pts +1
2. Espagne 0 pt (aucun match joué)
3. Suisse 0 pt (aucun match joué)
4. Estonie 0 pt (aucun match joué)
5. Croatie -1
Eliminatoires Euro 2013
5 septembre : Géorgie - Espagne.

Kervens Belfort : auteur d'un bon début de saison avec LEMANS FC, Kervens Belfort a été convoqué en équipe d'Haïti pour un match des éliminatoires de la Coupe du Monde 2014 au Brésil. Les Haïtiens débutent la première phase de qualifications le 2 septembre face aux Iles Vierges Américaines. Le match, qui aura lieu à Port au Prince, sera chargé en émotions après les catastrophes de janvier 2010 en Haïti. Jeff Louis a du déclarer forfait pour cette rencontre à cause de la blessure l'ayant privé du déplacement à Châteauroux.
Groupe F
1. Haïti (aucun match joué)
2. Antigua et Barbuda (aucun match joué)
3. Curacao (aucun match joué)
4. Iles Vierges Américaines (aucun match joué)


Qualifications Coupe du Monde 2014
2 septembre : Haïti - Iles Vierges Américaines.

Fadil Sido : Ce n'est pas un joueur de l'effectif professionnel mais il a été convoqué en équipe A du Burkina Faso, toujours entraîné par Paulo Duarte. Le jeune attaquant, qui a signé cet été au MANS FC, pourrait donc honorer sa première sélection à l'âge de 18 ans. Le Burkina Faso est actuellement en tête de son groupe et en passe de se qualifier directement pour la CAN 2012. Les burkinabais joueront un match amical contre la Guinée Equatoriale, second pays organisateur de la CAN, le 3 septembre, en préparation de leur dernier match en Gambie en octobre prochain.
Amical
3 septembre : Burkina Faso - Guinée Equatoriale.

Haitianos: "Abandonados como perros de la calle"

Vacíos y arbitrariedades siguen condenando a cientos de miles de damnificados por el sismo en Haití a soportar condiciones infrahumanas, expone esta investigación a la que Tierramérica tuvo acceso exclusivo.
PETIT-GOAVE - Por corresponsales * Haitian Grassroots Watch - Tierramérica
Louise Delva. Señala hacia el lecho del río, que usan como letrina a cielo abierto.
Ochenta mil minúsculas viviendas están desperdigadas en los alrededores de esta ciudad costera haitiana, situada apenas al oeste del epicentro del terremoto que el 12 de enero de 2010 mató a unas 200.000 personas y desplazó a más de un millón.
Estas mini-casas de un solo ambiente llamadas T-Shelters (abreviación de refugios transitorios en inglés) están pensadas para durar entre tres y cinco años, pero costaron más de 200 millones de dólares y hoy albergan a 80.000 familias cuyas viviendas estaban entre las 171.584 dañadas o destruidas por el sismo, de acuerdo a cifras oficiales.
La Comisión Interina de Recuperación de Haití, encabezada por el expresidente estadounidense Bill Clinton (1993-2001), aprobó proyectos por valor de 254,5 millones de dólares para reparar, ampliar o construir hasta 41.759 unidades habitacionales. Otros planes incluyen casi 20.000 viviendas más.
El nuevo gobierno haitiano, encabezado por el cantante Joseph Michel Martelly, organizó del 18 al 24 de julio la Semana de la Reconstrucción, en la que, entre otras actividades, Clinton y el mandatario inauguraron una "exposición de viviendas" con más de 60 modelos de casas y un nuevo plan hipotecario llamado "Kay Pa M" (mi casa, en lengua créole).
¿Toda esta actividad significa que la reconstrucción está en marcha? ¿Se mudarán pronto a viviendas seguras las 634.000 personas que todavía viven en 1.001 campamentos y otras decenas de miles que habitan estructuras endebles o al borde del derrumbe?
La haitiana Louise Delva, madre de cinco hijos, vive en el campamento Regal de Petit-Goâve, unos 68 kilómetros al sudoeste de Puerto Príncipe. Ella no está enterada de ningún plan destinado a ella o a decenas de miles de refugiados como ella.
"Nos han abandonado", dijo Delva con desdén mientras guiaba a un grupo de reporteros radiales de Haitian Grassroots Watch (HGW) por su comunidad.
"Estas son las sórdidas condiciones en las que vivimos", dijo señalando una oscura y fétida tienda abarrotada de pertenencias, dos colchones y un machete.
"Cuando llueve estamos en peligro. Miren lo cerca que estamos del lecho del río", agregó Delva indicando una cañada casi seca que los residentes del campamento usan de letrina. Mientras ella hablaba, dos niños hacían sus necesidades en el riachuelo.
A fines de este mes, el huracán Irene perdonó la zona de Haití donde Delva y otros cientos de miles habitan campamentos improvisados. Pero eso no significa que las familias no corran riesgo de un próximo huracán y del cólera que sigue encarnizándose con Haití. La mayor parte del país y todos los 1.001 campamentos carecen de instalaciones sanitarias adecuadas.
"A inicios de junio tuvimos 21 casos de cólera aquí", dijo a los periodistas de HGW el presidente del comité del campamento Regal, Guyvlard Bazile.
AGENCIAS AUSENTES
Aunque ya no aparece en los títulos de la prensa, el cólera sigue atacando. Por día se hospitalizan más de 300 personas. Al 8 de este mes, los contagiados sumaban 426.285 y al menos 6.169 habían muerto.
Pero a inicios de este verano boreal, las agencias humanitarias que limpiaban las letrinas y suministraban agua y atención médica se retiraron de la mayoría de los campamentos, alegando que se habían quedado sin fondos.
De hecho, ya en marzo la Oficina de Coordinación de Asuntos Humanitarios de las Naciones Unidas (OCHA por sus siglas en inglés) había advertido que "la mayor parte de la financiación para apoyar las acciones de saneamiento, distribución de agua y administración de los campamentos se habrá terminado en junio de 2011".
"Si se acaban las acciones de saneamiento, aumentarán la defecación al aire libre, la disposición incontrolada de heces, la contaminación del cólera y la inseguridad, en especial para las mujeres que buscan un lugar privado para hacer sus necesidades", agregó la OCHA.
Toda la evidencia reunida por HGW, otros periodistas y activistas en varios campamentos indican en efecto que la "defecación" y los "excrementos" han aumentado, a pesar de que, según las propias cifras de la OCHA, los programas de asistencia en agua y saneamiento de las agencias humanitarias habían recibido ya más de 40 millones de dólares para 2011. Bazile, el coordinador del campamento Regal, dijo no entender adónde se fueron el dinero y las agencias.
Hay una que sí está en Regal: la International Emergency and Development Aid (Ayuda al Desarrollo y Emergencia Internacional, IEDA), que es la "administradora del campamento". Pero con apenas dos letrinas para cientos de personas, una sola canilla y ni una clínica, resulta difícil hallar evidencias de esa administración.
"Vienen a ver si hay mujeres embarazadas con dificultades, cuánta gente está enferma y quién necesita ir al hospital", describió Bazile.
* Este artículo resume una investigación en cuatro partes, incluyendo videos, y publicada en francés e inglés en el sitio web de Haiti Grassroots Watch, una iniciativa de AlterPresse, la Sociedad de Animación de la Comunicación Social (SAKS), la Red de Mujeres Radialistas Comunitarias (Refraka) y emisoras de la Asociación de Medios Comunitarios de Haití.
http://www.larepublica.com.uy/comunidad/469153-haitianos-abandonados-como-perros-de-la-calle

Le corps du Notaire public Emile Giordani retrouvé à Port-au-Prince au lendemain de son enlèvement en son Etude par des individus armés

Le Commissaire du Gouvernement annonce l’ouverture d’une enquête/Le 1er Sénateur du Sud-Est rend les « anciens chefs d’Etat et les parlementaires qui n’ont pas fait leur travail », responsables de l’insécurité dont le caractère politique ou pas reste à déterminer, selon lui Publié le samedi 27 août 2011
La police a découvert samedi matin dans un ravin sis dans le quartier du Canapé Vert, à Port-au-Prince, le corps du Notaire public Emile Giordani (62 ans), enlevé la veille en son Etude par au moins 4 hommes armés qui l’avaient contraint à monter dans le coffre-arrière de son propre véhicule pour le conduire vers une destination inconnue.
Aucun impact de balle n’aurait été remarqué sur le corps de la victime. Me Giordani serait décédé par asphyxie, selon les premières impressions des enquêteurs, se basant sur le fait qu’il était cagoulé et ses poignets ligotés.
Emmanuel Giordani, qui se présente comme le cousin du Notaire, déclare avoir été témoin de l’enlèvement. Il affirme avoir même été mis en joue par les agresseurs qui, après avoir ligoté les personnes trouvées sur place, exigeaient une somme de quatre vingt mille dollars (USD 80,000.00) représentant le montant d’une transaction qui aurait été conclue pendant la journée de vendredi en l’Etude du Notaire. Le témoin précise que le Notaire ne disposait pas d’une telle somme en son office.
Le Commissaire du gouvernement par intérim, Sonel Jean-François, qui s’était transporté sur les lieux où le cadavre a été découvert, a annoncé l’ouverture d’une enquête par la Direction Centrale de Police Judiciaire (DCPJ).
Présent également sur les lieux, le 1er Sénateur du Sud-Est, Edwin Zenny, proche du Président de la République et qui s’est présenté comme un client du Notaire Giordani, a estimé que la situation actuelle résulte de l’échec des « anciens chefs d’Etat et des parlementaires » par rapport à la mission qui était la leur. Il déclare avoir prévenu le Chef de l’Etat de la gravité de la situation d’insécurité prévalant dans le pays et dont il faudrait, à son avis, déterminer le caractère politique ou non.
Le parlementaire déplore la disparition tragique du Notaire Giordani qui était, selon lui, un homme honnête et crédible.
Très connu dans les milieux d’affaires et dans le monde des professionnels du Droit, le Notaire public Emile Giordani était marié et père de 3 enfants. Il fut membre de la direction de l’Association des Notaires Publics de Port-au-Prince (ASNOP). [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8009

HAITI AU COEUR D'UN CONFLIT IDEOLOGIQUE ?

JACMEL, 19 Août – Le président Michel Martelly devrait être ces jours-ci aux abois. Pressuré par l'international pour nommer un nouveau premier ministre (ses deux premiers choix ont été rejetés par le Parlement où il ne dispose d'aucune majorité). Le président a dû demander le report de la rentrée scolaire (fixée désormais à la deuxième semaine d'octobre) pour n'être pas encore prêt à appliquer sa promesse de la scolarisation gratuite. Il s'est vu fermer la porte au nez par deux grandes nations sud américaines (Brésil et Argentine) où il souhaitait accomplir une visite officielle, ce sous prétexte que Haïti n'a pas encore un gouvernement légitime. Etc.

Et cependant, Michel Martelly semble garder tout son sang froid.
Réponse : le nouveau chef de l'Etat élu d'Haïti a une stratégie bien déterminée. Contrairement à ce que l'on peut croire, il n'agit pas au jour le jour.
Un populisme de droite …
Michel Martelly a reçu une mission et tenez-vous bien : faire qu'Haïti devienne un maillon important, une pointe avancée, pour une tentative de reconquête du continent sud-américain par la droite.
Pas la droite classique, mais celle que symbolise, par exemple, le mouvement Tea Party aux Etats-Unis. Conservatrice dans son essence, mais radicale dans ses méthodes. Un populisme de droite. Celui-ci a déjà introduit un grand bouleversement sur l'échiquier politique américain, modifié le calcul des sièges et l'arithmétique décisionnelle au Congrès (grâce à quoi les Républicains ont repris le contrôle de la Chambre des Représentants et commencé à faire baver le président Barak Obama). En attendant de jouer un rôle probablement aussi de premier plan lors des futures présidentielles (novembre 2012).
Une exception dans une Amérique latine dominée par la gauche …
Alors que le président Martelly n'a pu poursuivre récemment son périple, comme il l'espérait, à Buenos Aires, la présidente argentine Christina Fernandez de Kirchner, lui ayant fait faux bond à la dernière minute, prétextant de la maladie de sa belle-fille qui venait d'avoir une fausse couche, le président haïtien a par contre été reçu avec tous les honneurs par son homologue chilien, Sebastian Piñera.
Le président du Chili, millionnaire et homme de droite, est une exception dans une Amérique latine dominée par des pouvoirs issus de la gauche libérale (Brésil, Argentine, Uruguay et aujourd'hui aussi le Pérou), dont au moins deux appartenant à la gauche radicale (Venezuela et Bolivie, n'hésitant pas devant les nationalisations). Outre l'ancien chef sandiniste Daniel Ortega, au Nicaragua. Et tous élus démocratiquement.
Les nouveaux régimes de droite devront donc être élus eux aussi aujourd'hui de manière démocratique. Dans des élections libres. C'est un sine qua non. Du moins à l'époque actuelle. D'où l'importance revêtue (à ce niveau) par l'élection de Michel Martelly en Haïti.
Le rêve d'une droite populiste, modernisatrice et avec des aspirations sociales …
Notez que le président du Chili, Sebastian Piñera (surnommé d'abord le Berlusconi chilien), alors même qu'il recevait son homologue haïtien, était confronté à une violente insurrection estudiantine, faisant face depuis trois mois à une grave crise sociale et à une chute de sa popularité à cause des restes des politiques introduites autrefois par la dictature du général Pinochet privant les masses des bénéfices de la croissance. L'économie chilienne est l'une des plus vigoureuses de l'Amérique latine (croissance de 6 à 7% en 2011). Le rêve d'une droite populiste, modernisatrice et soucieuse des classes populaires, ne semble donc pas passer aussi facilement qu'espèrent les grands stratèges … dont ceux opérant actuellement aussi en Haïti.
Le Washington Post, dans un éditorial, critique les 5 voyages à l'étranger accomplis par le président Martelly, en trois mois seulement depuis son investiture, alors qu'il n'a pas encore été capable de se donner un gouvernement. Le journal insiste sur la visite officielle en Espagne, pour souligner que ce pays n'a historiquement aucune signification pour Haïti, en termes de coopération … alors que les autres étapes plus décisives de la tournée présidentielle, y compris la France, ainsi que Bruxelles, siège de l'Union européenne, ont été annulées sans remord par le dirigeant haïtien.
Héritier du franquisme …
C'est que le Washington Post n'a pas suffisamment saisi l'importance symbolique donnée par le président Martelly à sa rencontre avec le roi d'Espagne, Juan Carlos de Bourbon.
Une autre information traitée avec trop de légèreté, c'est l'annonce par le président Martelly de la formation d'une commission pour Haïti dont ferait partie le chef de l'opposition espagnole, l'ex-premier ministre José Maria Aznar, du Parti populaire (PP), héritier du franquisme.
L'Espagne n'est peut-être pas une grande référence pour Haïti mais elle est une porte ouverte sur le continent latino-américain, où l'élection de Michel Martelly en Haïti est destinée donc à avoir une certaine résonnance. Toutes proportions gardées, bien entendu.
En tout cas, la manœuvre est suffisamment évidente pour avoir conduit le puissant Brésil à mettre immédiatement les points sur les i. Le nouveau ministre brésilien de la défense, l'ex-chancelier Celso Amorim, celui-là même qui avait négocié la participation de son pays à la mission onusienne de maintien de la paix en Haïti (Minustah) en 2004, a annoncé que le Brésil envisage le retrait de ses casques bleus d'Haïti. A bon entendeur.
Faire passer le temps …
Voilà donc le décor dressé. A présent quelles sont les incidences sur l'actualité politique haïtienne de cette feuille de route spéciale assignée au président Michel Martelly?
Première conséquence: faire passer le temps jusqu'à pouvoir mettre en place sa propre stratégie. Les gouvernements de la mouvance Lavalas (Aristide, puis Préval) ont bien passé deux décennies au pouvoir, disent-ils, pour nous laisser le pays dans l'état où il est. Exsangue, méconnaissable.
Plutôt que de nommer un Premier ministre qui ne soit pas du même bord et d'aboutir à un soi-disant gouvernement de coalition qui refuserait d'accomplir 'ses' politiques (comme le répète souvent le président Martelly), eh bien vaut mieux attendre.
Pas étonnant que après le rejet de son premier choix, Daniel-Gérard Rouzier, par la Chambre des Députés, le président eut annoncé son intention de garder en poste le premier ministre démissionnaire Jean Max Bellerive.
Mais la Constitution s'y oppose.
Le second candidat, l'ex-ministre de la justice, Bernard Gousse, n'eut pas un meilleur sort.
Actuellement Michel Martelly est sous pression (y compris de l'administration américaine) pour proposer un troisième premier ministre au Parlement.
'Stuck in the mud' …
Selon des éditoriaux parus dans le Washington Post (14 Août 2011, 'Stuck in the mud', embourbé) et le Miami Herald, le président haïtien aurait manifesté son intention d'attendre au moins six mois avant de se décider.
En attendant il ne reste pas inactif. Dans l'intimité la plus stricte sont faites des nominations par brassées de conseillers à la présidence (car c'est un privilège du chef de l'Etat de nommer tout un bataillon de conseillers et consultants, comme pour les directeurs généraux quand un gouvernement sera en place. De plus n'oublions pas que les Affaires étrangères sont une chasse gardée du président de la République, et que nous parlons surtout dans cet article des relations d'Haïti avec les autres nations du monde).
Evidemment tous ces nouveaux promus appartiennent à la même tendance, ont pour devoir d'accélérer la promotion de cette mission très particulière dont s'est investi le nouveau président d'Haïti.
'Nous avançons sans forcer!' …
Alors que les esprits n'avaient jamais été aussi inquiets, Michel Martelly l'a dit à son retour du Chili le dimanche 14 août écoulé: 'Nous avançons sans forcer!'
Avancer sans forcer la marche. Cela a tout son sens. Il pense pouvoir gagner sur le temps. A moyen terme. Il compte probablement aussi sur l'opportunisme du fonctionnaire public haïtien, protéiforme (en créole, 'san lanvè, ni landwat', maille à l'envers, maille à l'endroit) pour mener à bien ce projet, c'est le cas de dire, pas comme les autres.
Cependant nous avons vu que les réactions à l'étranger n'ont pas tardé.
Voici Haïti au coeur d'un important conflit idéologique auquel personne ne s'attendait. En dehors de Joseph Michel Martelly et des stratèges 'internationaux' qui ont bâti sa campagne victorieuse (et dont beaucoup n'en reviennent toujours pas) à la présidence.
Venezuela …
Est-ce que la confrontation ira jusqu'à remettre en question les relations d'Haïti avec ces puissantes nations sud-américaines que sont le Brésil, l'Argentine …
Ne parlons pas de la frange radicale avec en tête le Venezuela du président Hugo Chavez qui nous alimente en pétrole à des conditions très avantageuses et dont l'ex-président Bill Clinton a calculé qu'en fonction de leur PIB respectif, le Venezuela donne une aide plus importante à Haïti que les Etats-Unis.
Haïti en Marche, 19 Août 2011
http://www.haitienmarche.com/articledelasemaine.php?completedate=2011-08-22

Belfort : «Je sais d'où je viens»

(EQ)
Plus qu'un prometteur attaquant auteur de ses deux premières réalisations en Ligue 2 la semaine passée, Kervens Belfort est un miraculé. Natif du Petit Goâve, en Haïti, le buteur manceau âgé de 19 ans résidait encore sur l'île lors du tremblement de terre de janvier 2010. Pour Francefootball.fr, Belfort s'est confié avant le déplacement de sa formation, ce vendredi (20 heures), à Châteauroux. (Photo D-R)
«Kervens, vous avez inscrit vos deux premiers buts en Ligue 2 face à Sedan (3-1, 4e j.) samedi dernier. Comment avez-vous vécu cette première victoire de la saison ?
C'était vraiment super mais il faut que cela continue désormais. Nous avons enfin remporté notre premier match et j'ai débloqué mon compteur avec l'équipe première, j'espère que ce n'est que le début d'une longue série.

A qui avez-pensez après ces deux réalisations ?
J'ai pensé à mon ancien club en Haïti, le Tempête FC, avec qui j'ai connu mes premières émotions. Et puis, bien sûr, à ma famille présente sur place et à tous mes proches qui ont souffert. C'est une véritable source de motivation pour moi vous savez. Quand je pense à ma famille, j'ai envie de tout déchirer !

Vous étiez toujours en Haïti le 12 janvier 2010 lors du tremblement de terre...
Oui, j'étais là-bas pendant la catastrophe, je ne suis arrivé qu'en fin d'année 2010 au Mans. Ce fût une période assez délicate.

Arnaud Cormier, votre entraîneur, vous a-t-il adressé un message particulier à votre sortie de terrain (remplacé par Anthony Derouard à la 81e) ?

Il m'a tout simplement dit que c'était bien et de continuer comme ça, que j'avais fait du bon boulot. J'avais eu quelques bonnes occasions lors des trois premiers matches de Championnat, j'avais failli marquer mais il m'avait manqué un peu de réussite pour conclure.

«Ne pas réfléchir et foncer tête basse»

Il y a encore un mois vous n'aviez évolué qu'avec l'équipe réserve, en CFA. Le palier a rapidement été franchi...

C'est excellent pour la confiance mais il faut encore confirmer, le plus dur reste à faire. Je sais d'où je viens, je ne vais pas commencer à prendre la grosse tête maintenant.

Vous vous êtes fixés un objectif de douze buts cette saison, il n'en reste plus que dix à mettre désormais !
(Rires !) Tout à fait mais je vais encore beaucoup travailler pour atteindre cette barre le plus rapidement possible.

Le Mans serait toujours à la recherche d'un attaquant, pensez-vous être ce buteur providentiel ?

Je suis conscient de mes capacités mais il n'y a pas de problème si les dirigeants souhaitent encore étoffer l'effectif.

Vous allez en tout cas avoir l'occasion de le prouver dès vendredi à Châteauroux...

Bien sûr, il faut toujours prouver ce que l'on vaut match après match. Je me sens bien en ce moment, j'ai effectué une bonne préparation. Je vais tout faire pour poursuivre sur ma lancée.

Avec trois unités, vous êtes aux portes de la relégation avant ce déplacement. La pression est-elle déjà bien présente après seulement quatre journées ?

Bien sûr que nous avons une grosse pression sur les épaules mais pour ma part, je le prends comme un défi. J'aime les situations comme celle-là. Il ne faut pas réfléchir et foncer tête basse.»

Propos recueillis par Clément LACORD

Martelly met Haïti au coeur d'un conflit idéologique continental

samedi 27 août 2011

Offensive du G-16 : Michel Martelly doit répondre à dix exigences

Au nom de la sauvegarde des institutions républicaines et des responsabilités constitutionnelles du chef de l’Etat, le bloc majoritaire au Sénat l’appelle au dialogue avec les forces politiques et sociales et à la mise en oeuvre d’un train de mesures comme conditions sine qua non pour arriver à la formation d’un nouveau gouvernement Publié le vendredi 26 août 2011
Le groupe des seize, majoritaire au Sénat et de plus en plus opposé au Président Michel Martelly, a dénoncé vendredi les « dérives du pouvoir » et présenté un cahier des charges en dix points dont l’application conditionnera le processus de ratification du nouveau Premier ministre alors que l’impasse politique reste totale en Haïti plus de trois mois après l’arrivée de la nouvelle administration.
Incisifs et déterminés dans l’exposé de leur déclaration qui, dans son contenu et son articulation annonce un glissement vers une polarisation de la vie politique, les Sénateurs Wencesclass Lambert, Evallière Beauplan et Simon Dieuseul Desras ont d’entrée de jeu exigé de la Présidence l’établissement d’un dialogue sur la normalisation de la situation du pays avec les blocs parlementaires, les partis politiques représentés au Parlement et la société civile.
Sur la longue liste des recommandations publiée tout juste quelques heures après une rencontre mercredi entre le G-16 et l’ambassadeur américain, Kenneth Merten, figurent notamment la promulgation de la version amendée de la constitution, la formation du conseil électoral permanent (CEP) et du conseil constitutionnel, la nomination de nouveaux juges à la Cour de cassation suivie de l’institution du conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), la reconduction de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) et la révision du mandat de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
Se défendant de vouloir mettre les bâtons dans les roues du chef de l’Etat et de rendre inopérante son administration, le bloc majoritaire, par la voix de Wencesclass Lambert, assure qu’il revient à Michel Martelly de faire connaître le nom de son nouveau Premier ministre désigné après l’échec des deux premiers candidats, Daniel Rouzier et Bernard Gousse.
Pour sa part, Evallière Beauplan, se montre très critique vis-à-vis du Président de la république qui, déplore-t-il, refuse de dialoguer avec les représentants de la majorité au Sénat en vue de trouver une solution au blocage politique. Parallèlement, il consacre le plus clair de son temps à des gesticulations inutiles. Le troisième Sénateur du nord-ouest a également averti que l’opération baptisée « débloquer le pays » dont le lancement a été annoncé dans les médias par des partisans zélés du pouvoir ne pourra nullement atteindre son objectif qui est d’intimider les parlementaires.
Intervenant sur le même thème, son collègue Simon Dieuseul Desras, a exprimé ses plus vives préoccupations et mis en garde contre toute agression dont pourraient faire l’objet Députés et Sénateurs de la part des troupes de choc qui compteraient, à la solde de la Présidence, partir en guerre contre le Parlement.
Ancien allié de Michel Martelly lors de la dernière campagne présidentielle, le Sénateur du Plateau Central (centre), issu du secteur Lavalas, évoque clairement la possibilité d’envisager la destitution du chef de l’Etat au cas où les parlementaires seraient la cible d’actions attentatoires à la démocratie.
A la veille d’un cumul de problèmes sociaux et d’une rentrée des classes à hauts risques au cours de laquelle M. Martelly sera mis à l’épreuve sur l’une de ses grandes promesses de campagne, la scolarisation universelle gratuite des enfants, la lune de miel avec le pouvoir législatif semble déjà terminé pour un Président en panne de solution devant l’impatience de plus en plus perceptible des citoyens et de la communauté internationale. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8008
Commentaires:
Les parlementaires font très bien de se positionner et de démontrer un plan à défaut de vraie stratégie politique. On ne sait dire cependant si c'est par prépotence, limitation conceptuelle  ou excès de zèle, ils ne semblent pas aborder la situation par le bon bout. Il est difficile d'imaginer une solution en montrant ses gros bras. Le bras de fer va sûrement  exacerber les êtres et les paraître. Certaines revendications, légitimes ou non  doivent être exigées  lors de la définition et présentation de la politique générale. Et ne devraient pas être posées comme condition pour la ratification d'un premier ministre désigné.
Il ne faut pas non plus se montrer ni pas assez dupes ni trop naïfs. Je vois très mal comment ceux qui financent le budget haïtien, ceux qui financent les élections; ceux-là qui sont intervenus ouvertement pour proposer une solution coupée au couteau à nos élections présidentielles - donc les responsables de cette situation - ceux qui financent la MINUSTAH dont l'efficacité de la mission se jauge uniquement par un changement de président après chaque quinquennat, assisteraient les bras en croix à la destitution de Michel Martelly. J'ai envie de dire que nous nous plongeons de plus en plus dans le n'importe quoi. Mais on y est déjà jusqu'aux coudes et depuis des lustres!

vendredi 26 août 2011

Haïti et son rôle dans l’histoire de la Libye

par Imhotep Lesage Mondialisation.ca, Le 26 aout 2011
Le Sénateur Emile St-Lot
Le blog d'Allain Jules - 2011-08-22
Depuis près de 6 mois la Lybie est victime d’incessants bombardements de la part de l’OTAN. Les médias dominants nous répètent ad-nauseum que l’actuel conflit se déroule tout naturellement dans la foulée des précédentes révoltes nord-africaines. Ces médias omettent de mentionner l’effondrement du système économique mondial et les différents réalignements géopolitiques qui tendent à inciter les derniers soubresauts de rapacité des anciennes puissances coloniales. C’est dans ce contexte que la France, le Royaume-Uni et les États-Unis ont décidé de s’appuyer sur des anciens proches de Kadhafi et Al-Qaeda pour tenter de partitionner et piller les richesses de la Lybie. L’histoire peut nous apprendre beaucoup sur la Lybie. Une lecture historique peut nous éclairer sur les motivations réelles des puissances occidentales, en analysant le rôle joué par le sénateur haïtien Émile St-Lot qui s’opposa à la partition de la Lybie.
Le sénateur St-Lot compléta des études d’agronomie et de droit. Il vécut sa jeunesse durant l’occupation américaine d’Haïti qui dura de 1915 à 1937. Il y est témoin comme bon nombre d’Haïtiens du racisme et des exactions des troupes États-uniennes. Ces expériences feront de lui un ardent défenseur de la justice et de l’indépendance des nations. Il jouera un rôle central en 1945 en tant qu’ambassadeur d’Haïti aux Nations Unies. Le proche collaborateur de René Cassin participa à la préparation, l’élaboration et à la signature de la déclaration universelle des droits de l’homme à Paris. Il y représenta avec brio son pays au conseil de sécurité où il fut chargé de voter ou non l’indépendance des pays.
Dès sa création Haïti supporta toujours la liberté des peuples opprimés, la première république nègre n’hésita pas à supporter par les armes Miranda et Bolivar. Haïti joua un rôle similaire dans un cadre diplomatique à la société des nations (SDN) en condamnant fermement l’attaque de l’Italie fasciste contre l’Abyssinie (Éthiopie) et ce malgré les positions racistes des grandes puissances favorables à l’agresseur. Durant ce conflit, Haïti argumenta l’application de sanctions contre l’agresseur fasciste et le respect du pacte de la société des nations. Face à l’intransigeance française qui défendait l’indéfendable (le plan de partition Laval-Hoare), un délégué haïtien Alfred Nemours lança des paroles prophétiques: que vous soyez grand ou petit, fort ou faible, éloigné ou proche, noir ou blanc, craignez d’être un jour l’Éthiopie de quelqu’un.
Suite à la deuxième guerre mondiale, lors de la conférence de Potsdam, les puissances alliées conviennent de régler ultérieurement le cas des possessions italiennes. C’est dans ce cadre qu’est présente le plan Bevin-Sforza en 1949 aux Nations Unies, le sénateur Émile St-Lot s’y opposa pour plusieurs raisons:
- Il fait disparaître L’Érythrée en la partageant entre le Soudan et l’Éthiopie impériale
- La Somalie y est placé sous l’administration de l’ancien colonisateur italien pour une période indéterminée.
- La Lybie est dépecée en trois parties, la Cyrénaïque, Fezzan et la Tripolitaine, contre les vœux de la majorité des Libyens. Les territoires administratifs sous tutelle seront respectivement attribués à l’Italie, la France et aux Britanniques. Il est prévu dans le plan que la Lybie y obtiendrait son indépendance après 10 ans d’administration étrangère. L’ambassadeur haïtien n’est pas dupe et voit dans cette proposition un plan de prédation colonial. Les déclarations du secrétaire d’état américain John Foster Dulles sur l’Érythrée ne laissent planer aucun doute sur les visés des principaux protagonistes. Pour Dulles, le rattachement de l’Érythrée à l’Éthiopie est nécessaire pour protéger les intérêts états-uniens dans la mer rouge.
Le 17 mai 1949 à la grande consternation des puissances occidentales le sénateur Émile St-Lot vote NON à l’approbation de cette résolution, contre l’avis du président haïtien Estimé. Son vote bloque l’application du plan Bevin-Sforza et empêche la partition de la Libye. Cet évènement majeur de l’histoire paraît aujourd’hui invraisemblable car la désormais faible Haïti et ses leaders corrompus ne peuvent même pas dire NON aux forces d’occupation de l’ONU qui déversent fréquemment de la merde au choléra dans les rivières haïtiennes. Connaissant les positions du Sénateur St-Lot qui participa au 1er congrès des écrivains noirs en 1956 au côté d’hommes tel que Franz Fanon; de l’au-delà celui-ci dut être conforté par le développement fulgurant de la Libye après le renversement du roi Idriss. Doté du plus haut niveau de vie de l’Afrique, la Libye du Colonel Kadhafi partagea son abondance avec le continent noir en lui permettant d’obtenir son premier satellite RASCOM-1, en aidant l’ANC de Nelson Mandela durant les moments les plus sombres de l’Apartheid Sud-Africain, en développant des projets d’agriculture visant à augmenter l’indépendance alimentaire de l’Afrique et en finançant copieusement l’union africaine.
La Libye sous l’égide de Kadhafi est loin d’être parfaite, mais elle donne aujourd’hui une fois de plus par ses actions une grande leçon à tous les peuples opprimés du sud. Elle résiste depuis plus de 5 mois aux bombardements sauvages et au blocus arbitraire de la plus puissante alliance militaire de l’histoire. Le succès de cette résistance libyenne (plus de 2000 tribus) dans le contexte de la désintégration du système financier international démontre aux peuples démoralisés tels qu’Haïti que la résistance est possible et nécessaire. Clairement, les bourreaux d’hier n’ont plus les moyens de leurs ambitions!
En 1957, après que l’ambassadeur haïtien eu fini de délivrer son discours en faveur de l’indépendance lycienne, un confrère ambassadeur lui fit remarquer que: « le temps était sombre! » En sage gnostique Haïtien, Émile St-Lot lui répondit que: « l’esprit brille ». Malgré les difficultés futures pour Haïti, la Libye et le monde, le temps est sombre mais l’esprit brille.
Vous pouvez joindre Imhotep Lesage à l’adresse courriel : Imhotep_Lesage@hotmail.com
Articles de Imhotep Lesage publiés par Mondialisation.ca
http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=26212

Près de 250.000 élèves iront gratuitement à l’école, selon Michel Martelly

En visite jeudi à Mirebalais, à l’occasion de la Saint-Louis, et à l’usine hydroélectrique de Péligre, le chef de l’Etat dit s’occuper des grandes priorités de la population parallèlement à la conduite des négociations politiques devant aboutir à l’arrivée d’un nouveau Premier ministre Publié le jeudi 25 août 2011
Le Président Michel Martelly a déclaré jeudi à Mirebalais (centre) que le processus de consultations politiques en vue de la formation d’un nouveau gouvernement suivait son cours tout en soulignant que l’Etat s’apprêtait à prendre en charge, dès octobre, la scolarisation gratuite de près de 250.000 enfants à l’occasion de l’ouverture de la prochaine année académique.
Le chef de l’Etat, qui affirme que les groupes majoritaire et minoritaire au Sénat se sont rencontrés à l’initiative de la Présidence, soutient avoir déjà le nom de son prochain Premier ministre désigné dont la ratification nécessitera la constitution d’une majorité politique au Parlement.
Mais, en attendant l’arrivée d’un nouveau locataire à la Primature, Michel Martelly a fait savoir, lors de la traditionnelle fête de Saint-Louis à Mirebalais, qu’il accordait la priorité aux grandes préoccupations de la population que sont aujourd’hui le choléra et la rentrée des classes.
Fort de cela, l’actuel occupant du pouvoir annonce que 100.000 enfants déjà intégrés dans le système éducatif fréquenteront gratuitement 200 établissements de Port-au-Prince. Idem pour 141.000 autres qui, pour la première fois de leur vie, se rendront à l’école.
Initialement fixée au 5 septembre, la rencontrée scolaire a été unilatéralement repoussée d’un mois par la Présidence sans la moindre consultation avec les acteurs de l’éducation. Une décision sévèrement critiquée dans les milieux concernés.
Par ailleurs, Martelly a profité de son passage à Mirebalais pour se rendre, notamment en compagnie du Député de la circonscription, Abel Descollines, à la centrale hydroélectrique de Péligre. Lors d’une visite d’information, il a voulu obtenir des explications sur la chute de la production du courant électrique passée, dit-il, de 60 à 10 mégawatts. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8005
Commentaires:
Quelqu'un pourrait-il me dire quand et ou ont été contruites les infrastructures qui vont permettre la scolarisation de 140.000 etudiants haïtiens?

Des diplomates américains rencontrent le groupe des 16 sur l’impasse politique


Au moment où les négociations inter-haïtiennes piétinent, les Etats-Unis, par l’intermédiaire de leur ambassadeur à Port-au-Prince, Kenneth Merten, mettent la pression sur les acteurs politiques en vue d’un dégel et de la formation d’un nouveau gouvernement ; le partage du pouvoir, un impératif qui s’impose à Michel Martelly, rétorque l’un des membres du bloc majoritaire au Sénat, Wencesclass Lambert
Publié le jeudi 25 août 2011
Le groupe des 16, majoritaire au Sénat et représentant l’opposition parlementaire au Président Michel Martelly, a rencontré mercredi soir à Port-au-Prince une délégation de diplomates américains conduite par l’ambassadeur Kenneth Merten autour de l’impasse politique et des moyens d’en sortir, au terme des 100 premiers jours de la Présidence Martelly marqués par l’immobilisme et une inquiétude grandissante au sein de la population.
Absent à ces discussions qui se sont tenues à Morne Calvaire, dans les hauteurs de Pétion-Ville (banlieue est de la capitale), le Sénateur de l’ouest Jean Hector Anacacis, bien informé en sa qualité d’allié du G-16, confie que les émissaires de Washington voulaient être fixés sur la position des parlementaires vis-à-vis du chef de l’Etat et leur approche des efforts visant à obtenir un déblocage politique.
Représenté par six élus, les seize, à l’origine du rejet, au début du mois, de la candidature à la Primature de Me Bernard Gousse, ont exprimé aux diplomates leur position sur l’issue à trouver à la crise politique actuelle. L’accent a été mis sur la nécessité d’un compromis capable de permettre la formation d’un nouveau gouvernement attendu depuis maintenant plus de trois mois.
Pour sa part, un des membres du groupe, Wencesclass Lambert, a souligné que la délégation américaine voulait exprimer les préoccupations de l’administration Obama face à la persistance de la paralysie politique en Haïti.
Se voulant conciliant, le deuxième Sénateur du sud-est rappelle que les seize n’entendent pas faire obstacle au nouveau régime et sont prêts à souscrire à la ratification d’un nouveau chef de gouvernement désigné pourvu que les conditions légales et politiques soient réunies.
Toutefois, le plus jeune des deux frères Sénateurs Lambert prévient que le groupe majoritaire ne se laissera pas faire et n’acceptera en aucun cas que le Président Michel Martelly confisque les 18 portefeuilles ministériels, les 36 directions générales et postes d’ambassadeurs à pourvoir dans le cadre de la mise en place de la prochaine équipe gouvernementale.
Cette semaine, plusieurs parlementaires de l’opposition et des alliés du pouvoir ont lancé une sévère mise en garde au chef de l’Etat afin de le porter à abandonner l’intention qu’il aurait ouvertement exprimée de reconduire unilatéralement le Premier ministre démissionnaire, son cousin Jean-Max Bellerive, et de nommer un certain nombre de ministres.
Une inititiative qui serait contraire à la constitution, mais totalement en adéquation avec de récentes déclarations du dirigeant haïtien qui n’avait pas écarté l’option de "diriger par décret". spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8006

Haïti-Santé : Une mission sanitaire américaine séjourne en Haïti

P-au-P, 25 août 2011[AlterPresse] --- Huit cent docteurs, infirmières, dentistes, vétérinaires, et chirurgiens américains, accompagnés d’autres personnels de soutien, font partie d’une mission humanitaire de santé présente en Haïti, apprend l’agence d’information en ligne AlterPresse.
La mission qui a débuté le 18 août s’achèvera le 30 du même mois.
Les soins sont dispensés à bord d’un navire qui sert d’hôpital. Les patients sont reçus au local de la Garde Côte nationale haïtienne (dans le quartier de Bizoton, à Carrefour, périphérie sud de la capitale), avant d’être transportés à bord.
Il n’y a pas de restrictions ou de conditions spéciales d’accès aux soins. « Tout le monde est invité à être ausculté », a déclaré à AlterPresse Stéphanie Homick, un des membres de la mission.
1 450 personnes ont déjà reçu des soins et 15 opérations chirurgicales ont été réalisées, selon l’ambassade des Etats-Unis en Haïti.
Les consultations ont été interrompues le 21 août à cause du passage de l’ouragan Irène et ont repris le 24 août.
La République d’Haïti est la dernière escale de cette mission humanitaire et sanitaire qui a déjà séjourné dans d’autres pays de l’Amérique centrale, de l’Amérique du Sud et des Caraïbes. [rh kft gp apr 25/08/2011 13 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11443

Haiti : Quand est-ce que la lumière sera faite sur les déversements de matières fécales à Hinche ?

P-au-P., 25 aout 2011 [AlterPresse] --- L’agence en ligne AlterPresse a publié ce 25 aout un communiqué de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti (MINUSTAH), qui « dément formellement être responsable du déversement de déchets à Hinche ou ailleurs sur le territoire haïtien ». AlterPresse prend note du démenti de la MINUSTAH quant à son implication dans la décharge à deux reprises, les 6 et 21 aout en cours, de matières fécales près de la rivière Guayamouc et sur une ligne de canalisation dans la localité de Marmont.
La première fois, contacté par l’agence, le porte-parole de la MINUSTAH avait déjà fait valoir cette position. Puis, contre toute attente, s’est produit le déversement du 21 aout, constaté par les agents de la force onusienne dont les propos ont été rapportés par le correspondant d’AlterPresse.
Parallèlement, des autorités locales, dont le maire de Hinche, André Renard, soutiennent le contraire et, à propos du démenti de la MINUSTAH, il a eu à déclarer à AlterPresse : « chaque prêtre prêche pour sa paroisse ».
Dans divers témoignages, des riverains en colère à Hinche continuent de tenir la MINUSTAH pour responsable des déversements.
Soucieuse du droit à l’information du public, AlterPresse restera attentive à toutes suites que pourrait avoir ce dossier. Elle estime qu’à ce stade il appartient aux autorités de faire la lumière sur cette situation, alors que l’épidémie de choléra qui a fait plus de 6 mille morts d’octobre 2010 à aout 2011 à travers le pays, demeure un danger permanent.
De plus, notre environnement déjà dégradé et fragilisé ne saurait être constamment ni impunément souillé par des déchets humains qui doivent être gérés avec précaution et un sens poussé de responsabilité.
Il est temps donc que la police nationale, la justice, le parlement et les autorités gouvernementales prennent à cœur cette question d’intérêt primordial pour la population de Hinche et pour la population haïtienne tout court.
Les institutions nationales ont le devoir de fixer les responsabilités dans cette affaire et de prendre des dispositions appropriées pour assurer la protection des vies humaines et la préservation de l’environnement. [gp rc apr 25/08/2011 12 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11444

Choléra en Haïti : l'épidémie est bien venue des casques bleus népalais

 publiée le 26 août 2011
La preuve définitive de l’origine de l’épidémie de choléra qui a touché Haïti après le séisme est fournie par la génétique. La bactérie a été apportée par des casques bleus népalais, rapporte SciencesetAvenir.

Les conclusions des chercheurs américains et danois au sujet de l’origine du choléra en Haiti sont tombées : ce sont bien les casques bleus népalais envoyés par l'ONU qui ont propagé la maladie dans le pays. Le 12 janvier 2010, Haïti était en effet victime d'un violent séisme de magnitude 7 tuant plus de 200.000 personnes et causant des dégâts considérables. Quelques mois plus tard en octobre, alors que le pays se remettait à peine du séisme, une épidémie de choléra éclatait au milieu des décombres.
Immédiatement, les casques bleus envoyés par l'ONU ont été soupçonnés d'être à l'origine de l'épidémie, alors que les premiers cas de diarrhées sont justement apparus dans leur campement. De plus, ceux-ci étaient originaires du Népal, un pays où la maladie est très répandue, sans oublier que le déclenchement de l'épidémie correspondait exactement à l'arrivée des soldats.
Dès lors, une enquête a donc été conduite. Et les premières études biologiques ont révélé une origine asiatique de la souche de choléra qui sévit en Haïti et qui a provoqué à ce jour plus de 400.000 cas de diarrhées et tué près de 6.000 personnes, selon les chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé. Toutefois, ces résultats n'avaient pas encore été confirmés avec certitude.

Des souches identiques
Pour apporter la preuve irréfutable de l’origine de la souche bactérienne, effectuer la comparaison avec les bactéries présentes au Népal était donc nécessaire. Ainsi, des chercheurs népalais ont bien voulu transmettre des souches collectées entre juillet et novembre 2010 au Népal à l’équipe de Frank Aarestrup, de l’Université technique du Danemark, qui dirige également des laboratoires de référence sur la résistance des microbes pour l’Union européenne et l’OMS, précise Sciencetavenir.
Puis, les chercheurs danois et leurs collègues américains du Translational Genomics Research Institute en Arizona ont procédé à des méthodes rapides de séquençage génétique afin de comparer l’ADN des différentes souches de Vibrio cholerae. Le verdict a été sans appel : les souches népalaises et haïtiennes sont extrêmement similaires, et même identiques dans certains cas, fournissant la preuve définitive de l’origine de l’épidémie en Haïti. Au vu de ces conclusions, reste maintenant à l'ONU de tirer les leçons de ce désastre.
Sur ce thème : épidémie, haïti, onu
http://www.maxisciences.com/chol%E9ra/cholera-en-haiti-l-039-epidemie-est-bien-venue-des-casques-bleus-nepalais_art16530.html

INTERVIEW DE KERVENS BELFORT DE FRANCE FOOTBALL

Belfort : «Je sais d'où je viens»

Plus qu'un prometteur attaquant auteur de ses deux premières réalisations en Ligue 2 la semaine passée, Kervens Belfort est un miraculé. Natif du Petit Goâve, en Haïti, le buteur manceau âgé de 19 ans résidait encore sur l'île lors du tremblement de terre de janvier 2010. Pour Francefootball.fr, Belfort s'est confié avant le déplacement de sa formation, ce vendredi (20 heures), à Châteauroux. (Photo D-R)
«Kervens, vous avez inscrit vos deux premiers buts en Ligue 2 face à Sedan (3-1, 4e j.) samedi dernier. Comment avez-vous vécu cette première victoire de la saison ?
C'était vraiment super mais il faut que cela continue désormais. Nous avons enfin remporté notre premier match et j'ai débloqué mon compteur avec l'équipe première, j'espère que ce n'est que le début d'une longue série.
A qui avez-pensez après ces deux réalisations ?
J'ai pensé à mon ancien club en Haïti, le Tempête FC, avec qui j'ai connu mes premières émotions. Et puis, bien sûr, à ma famille présente sur place et à tous mes proches qui ont souffert. C'est une véritable source de motivation pour moi vous savez. Quand je pense à ma famille, j'ai envie de tout déchirer !

Vous étiez toujours en Haïti le 12 janvier 2010 lors du tremblement de terre...
Oui, j'étais là-bas pendant la catastrophe, je ne suis arrivé qu'en fin d'année 2010 au Mans. Ce fût une période assez délicate.

Arnaud Cormier, votre entraîneur, vous a-t-il adressé un message particulier à votre sortie de terrain (remplacé par Anthony Derouard à la 81e) ?
Il m'a tout simplement dit que c'était bien et de continuer comme ça, que j'avais fait du bon boulot. J'avais eu quelques bonnes occasions lors des trois premiers matches de Championnat, j'avais failli marquer mais il m'avait manqué un peu de réussite pour conclure.
«Ne pas réfléchir et foncer tête basse»
Il y a encore un mois vous n'aviez évolué qu'avec l'équipe réserve, en CFA. Le palier a rapidement été franchi...
C'est excellent pour la confiance mais il faut encore confirmer, le plus dur reste à faire. Je sais d'où je viens, je ne vais pas commencer à prendre la grosse tête maintenant.
Vous vous êtes fixés un objectif de douze buts cette saison, il n'en reste plus que dix à mettre désormais !
(Rires !) Tout à fait mais je vais encore beaucoup travailler pour atteindre cette barre le plus rapidement possible.

Le Mans serait toujours à la recherche d'un attaquant, pensez-vous être ce buteur providentiel ?
Je suis conscient de mes capacités mais il n'y a pas de problème si les dirigeants souhaitent encore étoffer l'effectif.
Vous allez en tout cas avoir l'occasion de le prouver dès vendredi à Châteauroux...
Bien sûr, il faut toujours prouver ce que l'on vaut match après match. Je me sens bien en ce moment, j'ai effectué une bonne préparation. Je vais tout faire pour poursuivre sur ma lancée.

Avec trois unités, vous êtes aux portes de la relégation avant ce déplacement. La pression est-elle déjà bien présente après seulement quatre journées ?
Bien sûr que nous avons une grosse pression sur les épaules mais pour ma part, je le prends comme un défi. J'aime les situations comme celle-là. Il ne faut pas réfléchir et foncer tête basse.»
Propos recueillis par Clément LACORD
http://www.francefootball.fr/#!/news/2011/08/26/192919_belfort-je-sais-d-ou-je-viens.html

MONTRONS-NOUS CONCERNES : LE PLATEAU CENTRAL, LES MATIERES FECALES, LA MINUSTAH…

MONTRONS-NOUS CONCERNES : LE PLATEAU CENTRAL, LES MATIERES FECALES, LA MINUSTAH…
Plus de 6.000 décès ne représentent pas beaucoup dans un pays ou récemment on a compté les m récemment les morts par centaines de milles. C’est sans doute la raison pour laquelle le choléra s’est intégré comme une calamité de plus dans le quotidien de l’haïtien. Le ministère de la santé et de la population ne s’emmerde même plus à publier les chiffres faisant état du nombre de décès. Et pourquoi faire ?
Cependant on a constaté que l’épidémie de cholera, malheureusement  n’est pas restée cantonnée à nos 28.000 kilomètres carrés. Et c’est là sans doute que cela devient inquiétant. Oui le choléra a traversé nos frontières. On ne sait pas exactement ce qui se passe en république Dominicaine car, dans ce pays, la liberté de la presse existe mais les informations passent aux cribles des intérêts du pays. De temps en temps il est question d’un nombre X d’admissions en centres hospitaliers (généralement des citoyens haïtiens) ou de morts du choléra. Mais pas question de paniquer car l’industrie touristique en pâtirait énormément. Tout est fait – ce qui est logique – pour rassurer les touristes.
Le choléra népalais d’Haïti a cependant touché des citoyens du Venezuela. Je crois qu’un citoyen haïtien est rentré au canada après un voyage en Haïti avec des symptômes de la maladie.
S’il est admis que cette maladie trouve son bouillon de culture dans l’insalubrité, en Haiti on a compris qu’il s’agissait d’un problème national pour ne pas dire international.
A un moment de la durée, l’actualité des élections  haïtiennes ont relégué au second plan les effets du choléra. Malgré quelques sons de cloche devenus  sporadique ou  captés avec une certaine sporadicité par ceux qui ne se sentent pas concernés,  tout le monde admet que la maladie est loin d’être contrôlée. Et ce, dans une indifférence caricaturale et caractéristique.
Dans un pays « normal », ou réside une société « normale » composés de gens « normaux », malgré les faibles ressources du pays, des mesures au moins théoriques auraient été adoptées pour au moins faire semblant que les autorités veulent bien juguler ce fléau.
Des études ont effectivement montré et prouvé l’origine du vibrion. Et il a été aussi établi par quels mécanismes l’épidémie s’est propagée. Une nouvelle étude réalisée par des chercheurs américains corrobore davantage les thèses émises que certaines institutions voudraient maquiller et voire masquer par des contre-vérités. http://www.alterpresse.org/spip.php?article11438
Il semblerait que les pratiques qui portent atteinte gravement à la dignité humaine continuent  et se perpétuent dans une indifférence résignée. Alter presse dans une dépêche datée du 8 aout  faisait état de l’inquiétude des habitant du plateau central que se lève contre des soldats de la MINUSTAH qui auraient déversé des matières fécales dans les proximités d’une rivière.  Comme attendu, les forces de l’ONU on présenté un démenti. Pourtant si des matières fécales ont été déversées, elles sont visibles. On devrait pouvoir retrouver celui  qui a déposé une quantité non négligeable de matières fécales. D’un côté les habitants du plateau central accusent et de l’autre la Minustah dément. Et la vérité dans tout ça ? Aucune enquête officielle n’a été diligentée.
Le 23 aout 2011, d’autres localités du Plateau Central s’indignent et se rebellent contre des matières fécales déversées non loin d’une rivière. Les  soldats de la Minustah sont encore dans le collimateur… Et maintenant quoi ? On aura un autre démenti…http://www.alterpresse.org/spip.php?article11428 ( 23/08/2011)
Des matières fécales ont-elles été déposées près de la rivière ? Cela peut être prouvé facilement… A qui il incombe cette responsabilité.
Aujourd’hui, il devrait exister une charte interdisant formellement le dépôt de matières fécales à ciel ouvert dans le pays. Le ministère de la santé devrait faire promulguer au niveau du parlement une loi à ce sujet.
Pourquoi avoir laissé exclusivement les habitants du plateau central à gérer ce problème qui représente un risque national ?
MONTRONS-NOUS CONCERNES. J’ignore quelles instances il faut interpeller pour leur exiger de jeter un coup d’œil sur la situation. Ainsi donc j’interpelle les combattants et les engagés par le biais de la nouvelle technologie pour accompagner les gens du plateau central afin que la lumière soit définitivement faite sur ce problème.
Il est plus facile de dire à la Minustah de ne plus déposer les matières fécales a proximité de rivière ou d’habitation que de manifester pour demander leur départ. Là nous parlons de MERDE et pas de fleurs !
Il faut une enquête. Il faut trouver l’origine de cette  merde qui est très mal entreposée.
Les invectives contre la Minustah, le gouvernement, les ministres, les soldats ne sont pas les bienvenues car il faut agir utile. Il faut imaginer une stratégie pour impliquer les secteurs concernés de  tutelle qui font semblant de ne pas voir ou qui simplement détournent leurs regards. Ou sont-ils les sénateurs, les députés, les maires, les représentants des pouvoirs judiciaire et exécutif ?
LES AMIS DE L’UMPP, FAISONS UN EFFORT POUR ACCOMPAGNER CES GENS ET EXIGER UNE SOLUTION DEFINITVE AU PROBLEME POUR LES GENS DU PLATEAU CENTRAL, POUR TOUS LES HAITIENS EN GENERAL !


Jonas JOLIVERT
26/08/2011

mercredi 24 août 2011

Lancement de la formation IFADEM pour les instituteurs haïtiens

24 août 2011

Le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation Professionnelle, l’Organisation internationale de la Francophonie et l’Agence universitaire de la Francophonie lancent officiellement la formation aux Cayes le 22 août et à Jacmel le 23 août 2011.
200 instituteurs du département du Sud-Est et 300 instituteurs du département du Sud sont convoqués pour leur premier regroupement IFADEM.
C’est à l’ENI des Cayes et à l’EFACAP de Meyer où IFADEM a aménagé deux Espaces numériques que les regroupements ont lieu. Le groupe des formateurs - des conseillers pédagogiques, inspecteurs et professeurs des Alliances françaises - et le groupe des tuteurs les animeront.
Au cours des deux jours que les instituteurs passeront à l’ENI des Cayes et à l’EFACAP de Meyer ils recevront leurs dotations pédagogiques, seront informés des modalités de formation IFADEM et initiés à l’utilisation des livrets 1 et 2. Une demi-journée sera également consacrée à une initiation à l’informatique et à Internet (3i) dispensée dans les Espaces numériques.
http://www.auf.org/communication-information/actualites/ifadem-2011-6244.html

Haïti : Le Nord et le Nord-Est pressent Martelly de respecter ses promesses

mercredi 24 août 2011 Correspondance - Wedlyne Jacques
Cap Haïtien (Haïti), 24 août 2011 [AlterPresse] --- Divers secteurs de la communauté capoise (Cap-Haïtien, Nord) appellent le président Michel Martelly à respecter ses promesses de campagne et à mettre en branle la décentralisation.
Le mouvement pour la réconciliation et la renaissance nationale (Morn) recommande la création d’une secrétairerie d’État à la décentralisation, et la déconcentration de certains ministères, notamment ceux du tourisme et de l’environnement.
Le Morn réclame également la réalisation des élections indirectes pour assurer le fonctionnement des collectivités territoriales, comme le prévoit la Constitution de 1987.
Pour sa part, la branche Nord de l’Association Touristique d’Haïti (ATH), demande l’aménagement du Parc national historique jusqu’ici inachevé, de même que la mise en place d’infrastructures routières capables de relier le Cap-Haïtien à Labadee et Milot (régions touristiques du Nord).
La chambre de commerce, d’industrie et des professions du Nord et du Nord-Est (Ccipn) ainsi que le groupe Entreprenariat et Développement Social (Eds) plaident en faveur de l’accès des jeunes au crédit, du renforcement de la formation professionnelle et de l’établissement d’un fond de garantie au développement des petites et moyennes entreprises.
Les deux entités réclament un dédommagement en faveur des entrepreneurs agricoles de la périphérie du Parc industriel à Caracole ainsi que la valorisation de 950 km de plaine dans le Grand Nord.
Pour sa part, la Ccipn insiste particulièrement sur l’opportunité de faire du département du Nord la région pilote pour un laboratoire du développement d’Haïti.
Au Cap-Haïtien, l’augmentation des prix des produits alimentaires de base et l’approche de la rentrée scolaire inquiètent la population. Plusieurs personnes interrogées expriment leur désarroi face à cette situation.
La principale revendication demeure que le président respecte ses promesses de campagne, en ce qui concerne notamment la scolarisation gratuite, l’accès au logement et la création d’emplois.
Entre temps, un bras de fer se poursuit entre le chef de l’Etat et le parlement sur le choix d’un premier ministre.
Plus de 100 jours depuis sa prise de fonction, Michel Martelly n’est pas arrivé à mettre en place un gouvernement et faire démarrer son administration. Les effets sur l’économie du pays sont déjà annoncés, alors que la rentrée des classes a même été reportée d’un mois. [wj kft gp apr 24/08/2011 13:10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11434

Les rapatriements se multiplient à la frontière haitiano-dominicaine selon le GARR

Les autorités dominicaines ont rapatrié, à la frontière de Belladère, 715 Haïtiens dont 20 femmes, durant le mois de juillet 2011. C'est ce qu'annoncé le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR). Selon le GARR ,ces Rapatriés-es ont été, pour la plupart, reconduits dans la soirée sans aucun mandat de rapatriement, en dehors du Protocole d'accord sur les mécanismes de rapatriement paraphé entre les gouvernements haïtien et dominicain en décembre 1999. Le Point a de ce Protocole interdit les rapatriements nocturnes alors que le Point b fait obligation aux autorités dominicaines de remettre à la personne rapatriée un document attestant qu'elle a été reconduite.
Parmi ces personnes rapatriées, figure un originaire de Jacmel (Sud-est d'Haïti) qui vivait en République dominicaine depuis une vingtaine d'années. Il avait été arrêté tandis qu'il rentrait de son boulot. Il faisait partie d'un groupe de 67 Haïtiens interceptés dans la soirée du 23 juillet 2011 pour être reconduits ensuite à la frontière.
« Ce 23 juillet 2011, j'étais en train de regagner mon domicile quand des militaires dominicains m'ont fait signe d'arrêter pour ensuite me reconduire aux environs de 8 heures du soir à la frontière de Belladère. », a-t-il déclaré.
Il a fustigé le comportement des autorités dominicaines qui, dit-il, ne prennent même pas en compte les travailleurs et résidents haïtiens qui vivent depuis plusieurs années dans le pays. « Comment pouvez-vous imaginer qu'après avoir vécu 23 ans là-bas, les militaires décident de me rapatrier sans me donner la possibilité de récupérer mes avoirs et même dire au revoir à mes proches. », s'est-il plaint.
D'autres personnes rapatriées au cours du mois de juillet 2011 disent craindre de l'avenir des travailleurs haïtiens-nes en territoire voisin où leurs droits ne cessent d'être constamment violés. Ils ont, par ailleurs, critiqué le laxisme des autorités haïtiennes qui, selon eux, ne font rien pour protéger les Haïtiens-nes en territoire voisin. « Nous sommes vraiment préoccupés-es par le silence de l'Etat haïtien qui ne dit rien vis-à-vis des violations fragrantes et constantes des droits des ressortissants haïtiens-nes dans ce pays. », a critiqué une rapatriée.
Le GARR se dit profondément préoccupé par la recrudescence des rapatriements massifs accompagnés dans la plupart des cas, de violations graves des droits de la personne comme les séparations de familles, l'impossibilité pour les victimes de présenter leurs documents, d'alerter leurs proches ou de récupérer leurs biens, conformément au protocole d'entente signé par les deux pays sur les rapatriements et les prescrits des Conventions Internationales.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19417

Haïti-MINUSTAH : Des matières fécales déversées à nouveau dans des rivières

mardi 23 août 2011 Correspondance - Ronel Odatte
P-au-P, 23 aout 2011 [AlterPresse] --- Des matières fécales ont à nouveau été déversées dans les rivières du Plateau Central soulevant la grogne des habitants de la région, alors que la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH) pointée dans l’affaire continue de nier toute responsabilité.
Une grande quantité de matières fécales a en effet été déversée sur une ligne de canalisation d’environ 15 mètres de long tôt dans la matinée du 21 août. Les déchets humains atteignent par cette canalisation la rivière Ahibon, qui se jette dans la rivière de Thomonde, affluent du fleuve Artibonite.
Le Fort Marmont (15 kilomètres de Hinche) est lui aussi souillé par ces déchets. Il s’agit de l’ancien lieu de prédilection de Charlemagne Péralte, héros et grande figure de la résistance haïtienne à l’occupation américaine (1915-1934).
Les habitants soutiennent qu’il s’agit de l’œuvre de la MINUSTAH qui a, selon eux, déversé un container rempli de matières fécales dans la canalisation. Des témoins rapportent avoir vu de leurs propres yeux dimanche à 4 heures 30 du matin, un camion de la MINUSTAH accomplir le méfait. Sur le moment, ils affirment avoir ignoré de quoi il s’agissait.
Des soldats de la MINUSTAH, accompagnés des agents de la police nationale qui étaient présents, ont démenti ces accusations. Un casque bleu indien a indiqué que « la MINUSTAH n’est impliquée ni de loin ni de près dans cet incident regrettable ».
Le 6 août des matières fécales avaient été déversées dans la rivière Guayamouc. Une communication de la MINUSTAH rejetant les allégations à propos de son implication dans cette opération a provoqué la furie des habitants.
Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté le 21 août contre les casques bleus, les accusant de salir leur zone de résidence. Elles ont débloqué la circulation sur la route nationale #3, qui passe par Hinche.
La route n’a pu être débloquée qu’après une heure et demie de vives tensions, ponctuée par des coups de feu et des jets de pierre. Malgré le retour au calme les protestataires projettent d’organiser de nouvelles mobilisations jusqu’à ce que les militaires étrangers quittent le pays.
La crainte demeure également très vive dans la région. Se baigner dans la rivière Ahibon est une pratique courante, et son eau est consommée naturellement par les habitants.
« Maintenant tout le monde va être contaminé. Ce canal va drainer toutes ces matières fécales vers cette rivière qui nous est la plus proche (Ahibon), on est tous en danger », confient des habitants.
Des études scientifiques ont confirmé que l’épidémie de cholera est apparue dans le pays après que des matières fécales, en provenance d’une base de casques bleus népalais dans le Plateau Central, ont été déversées dans la nature. A date environ 6 mille personnes sont décédées du cholera.
Les autorités sanitaires du département du Centre ont fait état de 3200 cas de choléra entre juin et août 2011 dans la seule commune de Hinche.
Cenaré Philfrant, un dirigeant de l’organisation paysanne Mouvement Paysan de Papaye, se dit révolté devant ce qu’il qualifie de « méchanceté des forces onusiennes qui veulent à tout prix polluer notre environnement. Ils l’ont fait à Mirebalais, à Sully et aujourd’hui à Marmont », déplore t-il.
Cenaré Philfrant invite le président Michel Martelly à organiser le départ du contingent onusien responsable de cette opération.
Le président n’a jusqu’ici pas réagi aux faits enregistrés dans le Plateau Central. [ro kft gp apr 23/08/2011 12:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11428

Rob Lowe aide les sans-abris en Haïti


Agé de 47 ans, le comédien Rob Lowe a participé à une action visant à soutenir les familles haïtiennes victimes du séisme en janvier 2010. 24 Août 2011 11h40
L'association 'Valspar for Habitat' a invité quelques stars à mettre une main dans la peinture et de laisser une empreinte sur un mur.
"Je suis très honoré de faire partie de cette opération qui vise à aider les Haïtiens à reconstruire leur vie" explique Rob Lowe. "L'accès à un toit décent est un droit humain banal que tout le monde mérite."
Les autres célébrités sont Ashley Green, Ethan Hawke, Jamie Lee Curtis,... Ces "mains" seront vendues bientôt aux enchères. FS http://www.rtl.be/people/people/news/318719/rob-lowe-aide-les-sans-abris-en-ha-ti