le 23 août 2011 à 17h37 , mis à jour le 23 août 2011 à 21h19 Classé en catégorie 2, l'ouragan se rapprochait du nord d'Haïti ce mardi, provoquant de fortes pluies et des glissements de terrain. Près de 500 personnes ont été évacuées selon la Protection civile du pays. Irene devrait frapper la côte Est des Etats-Unis dans la semaine.
Pluies diluviennes, forts vents, glissements de terrain...Les premiers effets de l'ouragan Irene ont entraîné l'évacuation de près de 500 personnes dans le nord d'Haïti. "La mer est très agitée dans le nord, forçant des habitants de la ville de Saint-Louis à abandonner leurs maisons", a expliqué Alta Jean-Baptiste, directrice de la Protection civile d'Haïti.
L'alerte rouge, décrétée depuis lundi, a été maintenue par les autorités sur l'ensemble du pays. Le cabotage et les vols intérieurs sont interdits. Des premières inondations ont été enregistrées dans les villes côtières du nord. "De nombreuses rivières sont en crue, des routes sont coupées et des glissements de terrain ont été rapportés à la Protection civile", a ajouté Alta Jean-Baptiste qui a précisé qu'aucun mort n'était à déplorer pour le moment.
"Le nord est toujours exposé aux forts vents et à d'importantes chutes de pluies", a indiqué Ronald Semelfort du centre national de météorologie appelant les Haïtiens à la prudence. Irene se trouve actuellement au-dessus de la République Dominicaine où 7000 personnes ont été évacuées. Trois provinces de Cuba ont été placées par les autorités en "phase d'information". L'ouragan continuait de se renforcer mardi et pourrait passé de la catégorie 2 à 3, voire plus selon le Centre national américain des ouragans (NHC). S'il poursuivait sa trajectoire, il pourrait atteindre la côte est des Etats-Unis vendredi.
Le passage de l'ouragan sur l'île de Porto Rico a laissé 771 sans-abri et provoqué des coupures de courant affectant quelque 800.000 personnes. Irène pourrait produire jusqu'à 250 mm de précipitations en République dominicaine et Haïti, les deux pays qui se partagent l'île d'Hispaniola, avec des cumuls possibles jusqu'à 500 mm. L'ouragan Irène avançait mardi sur les îles Turcs-et-Caïcos, un archipel britannique des Antilles, suivant une direction qui pourrait le conduire à frapper les Bahamas, puis la côte est des Etats-Unis plus tard dans la semaine.
http://lci.tf1.fr/monde/amerique/irene-se-rapproche-d-haiti-et-provoque-fortes-pluies-et-glissements-6652167.html
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mardi 23 août 2011
lundi 22 août 2011
Les haïtiens redoutent le passage de l'ouragan Irene au Nord de l'Ile
Les autorités haïtiennes ont décrété l'alerte rouge quelques heures avant le passage de l'ouragan Irene non loin des côtes septentrionales d'Haïti. Le directeur du Centre National de Météorologie (CNM), Ronald Semelfort, affirme que les fortes averses accompagnant l'ouragan provoqueront des inondations sur plusieurs départements géographiques. Les haïtiens doivent être vigilants aux risques d'inondations et d'éboulements de terrains, précise le CNM qui prédit quelques 200 millimètres de pluies au cours des prochaines 24 heures.
Le Secrétariat Permanent pour la Gestion des Risques et désastres (SPGRD), le CNM, l'Office Nationale d'Aviation Civile (OFNAC) et le Service National de Navigation (Semana) ont lancé des messages appelant les haïtiens a la vigilance.
Dans une interview à radio Métropole, M. Semelfort a soutenu que quelques villes du Nord d'Haïti pourraient être touchées par les vents atteignant plus de 120 kilomètres/ heures. Irene s'est transformée en ouragan dans la nuit du dimanche 21 août 2011. Les départements de l'Artibonite, du Nord, Nord –est, Nord 'Ouest et le Centre sont les plus concernés par les rafales de vents et les fortes averses.
Irene, le premier ouragan de la saison cyclonique 2011, se trouvait ce matin à l'ouest de San Juan à Porto Rico et à l'est de Punta Cana en République Dominicaine.
La Présidence exhorte les haïtiens résidant dans les zones à risques à suivre les consignes de sécurité communiqués la Direction de la Protection Civile (DPC) et le Centre National de Météorologie (CNM).
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19402
Le Secrétariat Permanent pour la Gestion des Risques et désastres (SPGRD), le CNM, l'Office Nationale d'Aviation Civile (OFNAC) et le Service National de Navigation (Semana) ont lancé des messages appelant les haïtiens a la vigilance.
Dans une interview à radio Métropole, M. Semelfort a soutenu que quelques villes du Nord d'Haïti pourraient être touchées par les vents atteignant plus de 120 kilomètres/ heures. Irene s'est transformée en ouragan dans la nuit du dimanche 21 août 2011. Les départements de l'Artibonite, du Nord, Nord –est, Nord 'Ouest et le Centre sont les plus concernés par les rafales de vents et les fortes averses.
Irene, le premier ouragan de la saison cyclonique 2011, se trouvait ce matin à l'ouest de San Juan à Porto Rico et à l'est de Punta Cana en République Dominicaine.
La Présidence exhorte les haïtiens résidant dans les zones à risques à suivre les consignes de sécurité communiqués la Direction de la Protection Civile (DPC) et le Centre National de Météorologie (CNM).
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19402
UN HAITIEN BRILLE AU MANS FOOTBALL CLUB
Les Manceaux peuvent remercier Kervens Belfort
lundi 22 août 2011
Kervens Belfort s'est fixé la barre des 12 buts à atteindre cette saison. Son doublé face à Sedan devrait le mettre en confiance pour parvenir à remplir son objectif.
Blandine Lempérière
En fin de saison dernière, Jeff Louis illuminait les matchs du Mans. Plongés dans les ténèbres après un début de championnat compliqué et au moment où le meneur de jeu est moins bien, les Manceaux ont trouvé la lumière grâce à un autre Haïtien : Kervens Belfort. Pour son deuxième match au MMArena, l'attaquant a frappé un grand coup en inscrivant un doublé qui permet à son équipe de prendre ses premiers points en championnat.
À l'issue de la rencontre, le joueur savoure mais ne s'enflamme pas. Ce n'est pas son genre. « Quand j'ai marqué, j'ai pensé tout de suite pensé à ma famille qui souffre en Haïti. Ils me soutiennent en permanence et j'imagine que ce doit être la fête là-bas. »
Kervens n'oublie pas d'où il vient. Comme Jeff Louis, il a vécu le tremblement de terre qui a ravagé son île le 12 janvier 2010. Comme Jeff Louis, il a perdu plusieurs proches dans la catastrophe. Les deux joueurs, qui disputaient un match au moment où tout a basculé, ont certainement eu la vie sauve grâce au football. Arrivé au Mans en septembre 2010, l'attaquant a pu compter sur le soutien de son compatriote pour faciliter son intégration dans la Sarthe.
Aujourd'hui, l'attaquant estime être parvenu à bien s'adapter à son nouveau mode de vie. Depuis la phase de préparation, où il avait déjà marqué en amical contre Tours, Kervens fait partie des joueurs manceaux les plus actifs sur le terrain. En matchs officiels, ses efforts n'avaient jusque-là pas été récompensés.
Un joueur récompensé de ses efforts
Il aura fallu attendre la 26e minute de jeu de cette 4e journée de Ligue 2 face à Sedan pour que la donne change. Après une belle action collective, Cissé hérite du ballon côté droit et centre pour Belfort. La suite est désormais connue. L'attaquant reprend de volée et surprend Ramé. Le Mans marque son premier but de la saison en championnat.
En deuxième mi-temps, il montre une autre facette de son jeu en prenant de vitesse la défense sedanaise et ajustant parfaitement le portier adversaire. Deuxième occasion, deuxième but. « On a beaucoup travaillé les phases offensives cette semaine à l'entraînement, avance le joueur pour expliquer son instinct de tueur. Ca fait du bien au moral. »
Malgré son jeune âge, il n'a que 19 ans, Kervens Belfort n'a pas peur d'afficher ses ambitions. « Pour cette année, je me suis fixé un objectif de 12 buts, annonce-t-il. Quand je lis dans la presse qu'il faut un nouvel attaquant au club, ça ne me plaît pas. Ces deux buts, c'est ma réponse à ceux qui pensent qu'il faut recruter pour marquer. Je suis là ! » Le jeu de mots est facile mais de circonstance : Belfort marque son territoire. Le buteur tient également à préciser qu'il ne faut pas voir dans ses propos la crainte d'une concurrence accrue dans le secteur offensif.
« Il y a beaucoup de talents en Haïti »
Dans quelques jours, celui qui tend à évoluer vers « le très haut niveau », honorera sa quatrième sélection internationale (0 but pour l'instant) avec Haïti. Le Brésilien Edson Tavares l'a retenu, ainsi que Jeff Louis, dans le groupe qui affrontera les Îles Vierges le 2 septembre prochain à Port-au-Prince dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2 014. Le premier match de l'équipe nationale dans la capitale haïtienne depuis le tremblement de terre. L'occasion pour lui de mettre en avant ses compatriotes. « Il y a beaucoup de talents sur cette île mais aucun recruteur ne pense à venir les superviser », déplore le jeune attaquant.
Après avoir longtemps été cherché de jeunes pépites en Afrique, Le Mans est parti à la découverte de nouveaux horizons dans les Caraïbes. Car en plus de Louis et Belfort, l'attaquant de la CFA, Jean-François James, 18 ans à peine, est le troisième Haïtien de la Pincenardière. Avec le temps, la filière haïtienne pourrait s'avérer être un excellent pari pour le club sarthois.
Valentin MARCINKOWSKI.
Le Mans FC express
http://www.ouest-france.fr/sport/foot_lemans_detail_-Les-Manceaux-peuvent-remercier-Kervens-Belfort_43040-1914989_actu.Htm
lundi 22 août 2011
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| Portrait. Kervens Belfort a été le grand artisan du succès de son équipe face à Sedan (3-1). Auteur d'un doublé, le jeune Haïtien a marqué les esprits et ne compte pas s'arrêter là. |
Kervens Belfort s'est fixé la barre des 12 buts à atteindre cette saison. Son doublé face à Sedan devrait le mettre en confiance pour parvenir à remplir son objectif.
Blandine Lempérière
En fin de saison dernière, Jeff Louis illuminait les matchs du Mans. Plongés dans les ténèbres après un début de championnat compliqué et au moment où le meneur de jeu est moins bien, les Manceaux ont trouvé la lumière grâce à un autre Haïtien : Kervens Belfort. Pour son deuxième match au MMArena, l'attaquant a frappé un grand coup en inscrivant un doublé qui permet à son équipe de prendre ses premiers points en championnat.
À l'issue de la rencontre, le joueur savoure mais ne s'enflamme pas. Ce n'est pas son genre. « Quand j'ai marqué, j'ai pensé tout de suite pensé à ma famille qui souffre en Haïti. Ils me soutiennent en permanence et j'imagine que ce doit être la fête là-bas. »
Kervens n'oublie pas d'où il vient. Comme Jeff Louis, il a vécu le tremblement de terre qui a ravagé son île le 12 janvier 2010. Comme Jeff Louis, il a perdu plusieurs proches dans la catastrophe. Les deux joueurs, qui disputaient un match au moment où tout a basculé, ont certainement eu la vie sauve grâce au football. Arrivé au Mans en septembre 2010, l'attaquant a pu compter sur le soutien de son compatriote pour faciliter son intégration dans la Sarthe.
Aujourd'hui, l'attaquant estime être parvenu à bien s'adapter à son nouveau mode de vie. Depuis la phase de préparation, où il avait déjà marqué en amical contre Tours, Kervens fait partie des joueurs manceaux les plus actifs sur le terrain. En matchs officiels, ses efforts n'avaient jusque-là pas été récompensés.
Un joueur récompensé de ses efforts
Il aura fallu attendre la 26e minute de jeu de cette 4e journée de Ligue 2 face à Sedan pour que la donne change. Après une belle action collective, Cissé hérite du ballon côté droit et centre pour Belfort. La suite est désormais connue. L'attaquant reprend de volée et surprend Ramé. Le Mans marque son premier but de la saison en championnat.
En deuxième mi-temps, il montre une autre facette de son jeu en prenant de vitesse la défense sedanaise et ajustant parfaitement le portier adversaire. Deuxième occasion, deuxième but. « On a beaucoup travaillé les phases offensives cette semaine à l'entraînement, avance le joueur pour expliquer son instinct de tueur. Ca fait du bien au moral. »
Malgré son jeune âge, il n'a que 19 ans, Kervens Belfort n'a pas peur d'afficher ses ambitions. « Pour cette année, je me suis fixé un objectif de 12 buts, annonce-t-il. Quand je lis dans la presse qu'il faut un nouvel attaquant au club, ça ne me plaît pas. Ces deux buts, c'est ma réponse à ceux qui pensent qu'il faut recruter pour marquer. Je suis là ! » Le jeu de mots est facile mais de circonstance : Belfort marque son territoire. Le buteur tient également à préciser qu'il ne faut pas voir dans ses propos la crainte d'une concurrence accrue dans le secteur offensif.
« Il y a beaucoup de talents en Haïti »
Dans quelques jours, celui qui tend à évoluer vers « le très haut niveau », honorera sa quatrième sélection internationale (0 but pour l'instant) avec Haïti. Le Brésilien Edson Tavares l'a retenu, ainsi que Jeff Louis, dans le groupe qui affrontera les Îles Vierges le 2 septembre prochain à Port-au-Prince dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2 014. Le premier match de l'équipe nationale dans la capitale haïtienne depuis le tremblement de terre. L'occasion pour lui de mettre en avant ses compatriotes. « Il y a beaucoup de talents sur cette île mais aucun recruteur ne pense à venir les superviser », déplore le jeune attaquant.
Après avoir longtemps été cherché de jeunes pépites en Afrique, Le Mans est parti à la découverte de nouveaux horizons dans les Caraïbes. Car en plus de Louis et Belfort, l'attaquant de la CFA, Jean-François James, 18 ans à peine, est le troisième Haïtien de la Pincenardière. Avec le temps, la filière haïtienne pourrait s'avérer être un excellent pari pour le club sarthois.
Valentin MARCINKOWSKI.
Le Mans FC express
http://www.ouest-france.fr/sport/foot_lemans_detail_-Les-Manceaux-peuvent-remercier-Kervens-Belfort_43040-1914989_actu.Htm
Les Port-vendrais ont été encore généreux
PORT-VENDRES
A l'initiative de quelques familles Port-vendraises, dont certains membres sont d'origine haïtienne, une soirée a été organisée récemment au centre culturel afin de recueillir quelques fonds pour aider à la construction d'une école dans ce pays ravagépar une tempête et un séisme.
L'idée était de rassembler un maximum de personnes autour d'un apéritif haïtien suivi d'un repas typique et exclusif de cette île, le tout sous fond d'une musique caraïbéenne, chaque convive s'acquittant d'un droit d'entrée. Une tombola a également été proposée avec plusieurs lots à la clef dont une semaine dans un appartement de New York, une mallette de poker, un carton de rhum Saint-James.
Une présentation géographique et historique très poussée par Cesca Beaulieu ingénieur IBM, avec images à l'appui, a été particulièrement appréciée.
Le succès de la soirée a été à la hauteur des espérances des organisateurs puisque sur les cent convives recensés, tous ont été ravis de l'ambiance conviviale qui a régné tout au long de cette soirée, de la qualité et la diversité des plats présentés et remarquablement concoctés par les Haïtiens eux-mêmes qui méritent des félicitations.
http://www.lindependant.fr/2011/08/22/les-port-vendrais-ont-ete-encore-genereux,53510.php
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| Gracieuse Paget-Blanc, présidente de l'association "Elan Haïti", a procèdé au tirage de la tombola avec les enfants. |
L'idée était de rassembler un maximum de personnes autour d'un apéritif haïtien suivi d'un repas typique et exclusif de cette île, le tout sous fond d'une musique caraïbéenne, chaque convive s'acquittant d'un droit d'entrée. Une tombola a également été proposée avec plusieurs lots à la clef dont une semaine dans un appartement de New York, une mallette de poker, un carton de rhum Saint-James.
Une présentation géographique et historique très poussée par Cesca Beaulieu ingénieur IBM, avec images à l'appui, a été particulièrement appréciée.
Le succès de la soirée a été à la hauteur des espérances des organisateurs puisque sur les cent convives recensés, tous ont été ravis de l'ambiance conviviale qui a régné tout au long de cette soirée, de la qualité et la diversité des plats présentés et remarquablement concoctés par les Haïtiens eux-mêmes qui méritent des félicitations.
http://www.lindependant.fr/2011/08/22/les-port-vendrais-ont-ete-encore-genereux,53510.php
Des Haïtiens dans le Porzay avec les « I son Unik » - Plomodiern
Dix étudiants haïtiens engagés dans la pastorale des jeunes dans leur pays viennent de passer une dizaine de jours dans le Finistère et surtout dans le Porzay. Leur séjour est né de la visite de quelques membres de la troupe « I sont unik » qui a tenu ses engagements en leur rendant visite quelques mois après le séisme. Français et Haïtiens participent ensemble aux JMJ (Journées Mondiales de la Jeunesse) à Madrid.
DJems, responsable haïtien, nous livre ses impressions.
Comment s'est passée votre visite en Bretagne ?
Si nous avons un peu froid, la chaleur est dans les coeurs. On chante, on rit ensemble. Le temps que l'on nous consacre est étonnant. Il est pourtant si précieux pour vous. Le Finistère est magnifique. L'architecture des églises, témoignage de la foi des anciens, nous impressionne.
Qui sont les jeunes qui vous accompagnent ?
La sélection n'a pas été facile. Etudiants, ils ont entre 20 et 30 ans et sont impliqués dans l'église et des projets sociaux (construction de maisons, lutte contre le choléra). Ils témoigneront de leur voyage au retour. Le Haïtien est très attaché à son pays. Il ne le fuit que pour des problèmes politiques.
Comment avez-vous financé votre voyage ?
Avant la catastrophe, nous avions déjà des partenariats avec de grandes écoles parisiennes. Avec les Unik, nous avons monté un spectacle « Un pas de plus sous le même soleil » pour montrer à nos populations que nous n'étions pas seuls et qu'il fallait relever la tête. Venir ici est le résultat d'un projet fou.
Quant aux familles d'accueil, elles vivent leur passage « comme un cadeau ».
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Des-Haitiens-dans-le-Porzay-avec-les-I-son-Unik-_29166-avd-20110820-61101735_actuLocale.Htm
DJems, responsable haïtien, nous livre ses impressions.
Comment s'est passée votre visite en Bretagne ?
Si nous avons un peu froid, la chaleur est dans les coeurs. On chante, on rit ensemble. Le temps que l'on nous consacre est étonnant. Il est pourtant si précieux pour vous. Le Finistère est magnifique. L'architecture des églises, témoignage de la foi des anciens, nous impressionne.
Qui sont les jeunes qui vous accompagnent ?
La sélection n'a pas été facile. Etudiants, ils ont entre 20 et 30 ans et sont impliqués dans l'église et des projets sociaux (construction de maisons, lutte contre le choléra). Ils témoigneront de leur voyage au retour. Le Haïtien est très attaché à son pays. Il ne le fuit que pour des problèmes politiques.
Comment avez-vous financé votre voyage ?
Avant la catastrophe, nous avions déjà des partenariats avec de grandes écoles parisiennes. Avec les Unik, nous avons monté un spectacle « Un pas de plus sous le même soleil » pour montrer à nos populations que nous n'étions pas seuls et qu'il fallait relever la tête. Venir ici est le résultat d'un projet fou.
Quant aux familles d'accueil, elles vivent leur passage « comme un cadeau ».
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Des-Haitiens-dans-le-Porzay-avec-les-I-son-Unik-_29166-avd-20110820-61101735_actuLocale.Htm
Montréal – Festival des films du monde : L’orchestre septentrional d’Haïti à l’honneur
Le 20/08/2011 à 10h14. Par Jockey Berde Fedexy
Un documentaire sur le célèbre orchestre septentrional d’Haïti fut présenté au Cinéma Quartier Latin ce 20 août 2011 dans le cadre du 35e Festival des Films du Monde de Montréal. Ce documentaire de 84 minutes, réalisé par Whitney Dow et titré When the drum is beating, est entièrement tourné en Haïti, particulièrement au Cap-Haïtien.
Le film raconte les 62 ans d’histoire du groupe musical de sa fondation en 1948 à nos jours. L’orchestre Septen fut crée dans un contexte où les Haïtiens étaient plus tournés vers ce qui se faisait sur la scène internationale en termes de goût musical. Les fondateurs du groupe s’étaient donné la mission de créer un style musical original tout en étant fidèle à la culture musicale haïtienne. Et ce fut le départ pour des décennies de gloire, mais aussi de lutte pour garder le cap.
When the drum is beating vante la résistance du peuple haïtien face à tous ses malheurs qu’il affronte à travers le chant et la danse. Le peuple haïtien est un peuple qui chante pour exister, qui danse comme pour ignorer et oublier ce qui l’attend à la sortie du bal. Le documentaire présente également une image du quotidien de beaucoup de musiciens et chanteurs haïtiens qui n’arrivent pas à vivre de leur art et dont l’avenir semble incertain.
Plus qu’un documentaire sur un groupe musical, When the drum is beating passe en revue l’histoire d’Haïti de l’esclavage au tremblement de terre du 12 janvier 2010. Le film s’arrête, un peu trop des fois, sur tous nos déboires et nos malheurs qu’ils soient d’origine naturelle ou provoqués par les caprices de nos dirigeants. Tout ceci pour mettre en exergue la lutte qu’ont dû mener les membres de l’orchestre Septen et leur mérite pour avoir su tenir le coup à travers toutes ces années.
Deux autres séances du film sont prévues dans le cadre du Festival des Films du Monde de Montréal les 21 et 28 août prochains.
Source:http://bonzouti.com/actualite/actualite-No1070-Montreal-Festival-des-films-du-monde-L-orchestre-septentrional-d-Haiti-a-l-honneur.html
Un documentaire sur le célèbre orchestre septentrional d’Haïti fut présenté au Cinéma Quartier Latin ce 20 août 2011 dans le cadre du 35e Festival des Films du Monde de Montréal. Ce documentaire de 84 minutes, réalisé par Whitney Dow et titré When the drum is beating, est entièrement tourné en Haïti, particulièrement au Cap-Haïtien.
Le film raconte les 62 ans d’histoire du groupe musical de sa fondation en 1948 à nos jours. L’orchestre Septen fut crée dans un contexte où les Haïtiens étaient plus tournés vers ce qui se faisait sur la scène internationale en termes de goût musical. Les fondateurs du groupe s’étaient donné la mission de créer un style musical original tout en étant fidèle à la culture musicale haïtienne. Et ce fut le départ pour des décennies de gloire, mais aussi de lutte pour garder le cap.
When the drum is beating vante la résistance du peuple haïtien face à tous ses malheurs qu’il affronte à travers le chant et la danse. Le peuple haïtien est un peuple qui chante pour exister, qui danse comme pour ignorer et oublier ce qui l’attend à la sortie du bal. Le documentaire présente également une image du quotidien de beaucoup de musiciens et chanteurs haïtiens qui n’arrivent pas à vivre de leur art et dont l’avenir semble incertain.
Plus qu’un documentaire sur un groupe musical, When the drum is beating passe en revue l’histoire d’Haïti de l’esclavage au tremblement de terre du 12 janvier 2010. Le film s’arrête, un peu trop des fois, sur tous nos déboires et nos malheurs qu’ils soient d’origine naturelle ou provoqués par les caprices de nos dirigeants. Tout ceci pour mettre en exergue la lutte qu’ont dû mener les membres de l’orchestre Septen et leur mérite pour avoir su tenir le coup à travers toutes ces années.
Deux autres séances du film sont prévues dans le cadre du Festival des Films du Monde de Montréal les 21 et 28 août prochains.
Source:http://bonzouti.com/actualite/actualite-No1070-Montreal-Festival-des-films-du-monde-L-orchestre-septentrional-d-Haiti-a-l-honneur.html
L’artiste Bélo a rencontré la presse jacmélienne
21/08/2011 | Par Claudy Belizaire
Sous les auspices de la Compagnie téléphonique Digicel et la compagnie Handzup Groupe. L’artiste haïtien de renommé internationale, Bélony Murat dit ‘’Bélo’’ était dans la métropole du Sud’est samedi 20 Août 2011 dans le jardin du Village d’Or de Jacmel dans le cadre de la présentation de son troisième album intitulé « Haïti Debout » à la presse jacmélienne. Plusieurs Journalistes de la presse locale, et supporteurs de Bélo étaient à ce grand rendez-vous.
L’artiste Bélony Murat dit ‘’Bélo’’ a eu l’opportunité de présenter aux journalistes et au public jacmélien les treize titres figurant sur son dernier album. « Louvri Je w », le troisième morceau retrouvé sur l’album décrit la réalité politique du pays, où les haïtiens se contentent de répéter que les affaires politiques du pays ne les concernent plus, alors qu’ils sont tous victimes du système, explique, Bélo. En suite vient, « Ti Jan », la quatrième pièce, dans laquelle l’artiste dénonce le trafic d’enfants et l’utilisation de ces derniers dans la prostitution et à la drogue dans le pays. Le cinquième morceau titré « Pitit deyò » pose la problématique de la diaspora en Haïti, la double nationalité et certains autres problèmes sociaux, Bélony Murat a indiqué qu’il a pu inspirer ce morceau vu son expérience dans les autres pays étrangers, où il a rencontré des compatriotes haïtiens qui sont souvent victimes de la double nationalité. Tandis que ces haïtiens ont laissé le pays pour des raisons multiples, soit pour des situations économiques ou des causes politiques.
Champion du concours prix RFI 2006, avec son premier album baptisé « Lakou trankil », Bélony Murat dit ‘’Bélo’’ croit qu’il y a de l’espoir pour Haïti. Il appelle tous les haïtiens à faire preuve de solidarité, comme ils ont fait lors du tremblement de terre du Janvier 2010, selon lui qui avait donné une alarme au peuple de s’arranger et mettre le pays sur le raille du développement.
Harry Luck, originaire de la ville de Saint Marc, l’assistant manager de Bélo et le responsable de la compagnie Handzup Groupe, déclare que cette rencontre avec les journalistes sera organisée dans toutes les autres villes provinces du pays afin de permettre à la presse locale de lier connaissance avec l’album. Harry Luck, l’assistant manager de Bélo annonce une tournée nationale pour la fin du mois d’octobre 2011. « Cette année nous priorisons les spectacles locaux en vue permettre à Haïti de revivre après le séisme et de sensibiliser les jeunes sur les problèmes sociaux auxquels le pays est confronté actuellement » soutient Harry Luck. Ce dernier annonce pour le 3 septembre prochain la participation de Bélo dans un festival en République Dominicaine avec l’artiste Shaggy et plusieurs autres artistes étrangers.
Notons qu’après « Lakou trankil », « Référence » L’artiste Bélony Murat dit ‘’Bélo’’ est à son troisième album et la sortie a été lancée « 23 juillet 2011 » dans la capitale Haïtienne.
Champion du concours prix RFI 2006, avec son premier album baptisé « Lakou trankil », Bélony Murat dit ‘’Bélo’’ croit qu’il y a de l’espoir pour Haïti. Il appelle tous les haïtiens à faire preuve de solidarité, comme ils ont fait lors du tremblement de terre du Janvier 2010, selon lui qui avait donné une alarme au peuple de s’arranger et mettre le pays sur le raille du développement.
Harry Luck, originaire de la ville de Saint Marc, l’assistant manager de Bélo et le responsable de la compagnie Handzup Groupe, déclare que cette rencontre avec les journalistes sera organisée dans toutes les autres villes provinces du pays afin de permettre à la presse locale de lier connaissance avec l’album. Harry Luck, l’assistant manager de Bélo annonce une tournée nationale pour la fin du mois d’octobre 2011. « Cette année nous priorisons les spectacles locaux en vue permettre à Haïti de revivre après le séisme et de sensibiliser les jeunes sur les problèmes sociaux auxquels le pays est confronté actuellement » soutient Harry Luck. Ce dernier annonce pour le 3 septembre prochain la participation de Bélo dans un festival en République Dominicaine avec l’artiste Shaggy et plusieurs autres artistes étrangers.
Notons qu’après « Lakou trankil », « Référence » L’artiste Bélony Murat dit ‘’Bélo’’ est à son troisième album et la sortie a été lancée « 23 juillet 2011 » dans la capitale Haïtienne.
Source:bonzouti.com
http://bonzouti.com/actualite/actualite-No1072-L-artiste-Belo-a-rencontre-la-presse-jacmelienne.html
dimanche 21 août 2011
Rebuilding Haiti: How Not to Do it
Tim Worstall, Contributor
I write about business and technology.
BUSINESS
8/21/2011 @ 6:35AM
I'm a Fellow at the Adam Smith Institute in London, a writer here and there on this and that and strangely, one of the global experts on the metal scandium, one of the rare earths. An odd thing to be but someone does have to be such and in this flavour of our universe I am.
The author is a Forbes contributor. The opinions expressed are those of the writer.
TIM WORSTALL’S POPULAR POSTS
This piece at Rolling Stone is a guide to how not to go about rebuilding a devastated country like Haiti. Apparently, sending all the really bright people to plan things and giving them all the money they could possibly want doesn’t work. Who knew?
It’s worth reading all nine pages of it it: it might depress you or it might enrage you but there is a lesson to be learned. A few snippets that help to make my point:
The dysfunction, say reconstruction officials, was like nothing they’d ever seen. “I wish I could organize a trip of Tea Party activists and take them to Haiti, so they could see what happens if they have a country with no government,” says Earl Kessler, an urban-disaster consultant for USAID. A central complaint was the lack of strategy: The “Action Plan,” while laying out the core priorities for Haiti’s recovery, didn’t go into many specifics. That left it up to Haiti’s ministries to devise their own plans. Some, like the health and agriculture ministries, came up with robust strategies. But in other key areas — housing, debris removal, waste management — nothing happened. Some Haitian ministers simply refused to pick up the phone; others demanded large payoffs before they’d sign off even on small plans.
“I’ve had two ministers come up to me this week, personally, and ask what’s in it for them,” says a frustrated IHRC official. “But that’s how this game gets played down here. He who has the most money buys the best minister, and gets the work. And since money grows on trees in this disaster, the attitude among Haitian officials is: Just call up your buddies in Washington, and they’ll send another check.”
We’ll come back to that Tea Party point in a moment. Just note that the government that Haiti has isn’t doing them a lot of good at the moment.
Sanitation remains a major problem. There is no functioning waste system outside of Haiti’s cities, making toilets that rely on water impossible. In the Croix de Bouquets area near Port-au-Prince, where USAID intended to build dozens of small dwellings known as “core homes,” planners had come up with an alternative solution — compost toilets — but USAID wouldn’t accept it. “They claimed it didn’t comply with U.S. codes,” recalls Vastine, who spent months working on the project. “But you cannot provide the kind of toilet mechanisms we have in the U.S. in most parts of Haiti. Simply to build the infrastructure would cost tens of millions of dollars.” The entire “core home” project, which cost $53 million, according to Vastine, wound up spending about a third of the money trying to replicate American-style toilets for Haitian refugees. “It was ridiculous,” says Vastine.
Foreign government rules don’t seem to be doing much good either. While they were arguing about whether to build toilets to US code or not a cholera epidemic was sweeping through the country killing hundreds, if not thousands. Cholera being one of these diseases prevented by simply making sure that defecation isn’t taking place into the water supply: it really is that simple and doesn’t require codes of any kind.
The home grown bureaucracy wasn’t any better:
An official from an international aid agency notes that Port-au-Prince is now overflowing with waste, yet 52 disposal trucks that have been imported to handle it are still sitting in customs.
And yet things are getting done:
In Port-au-Prince, however, the one true achievement of “building back better” was engineered not by the Haitian government or the IHRC or the State Department, but by Haiti’s largest employer — the telecommunications giant Digicel. The company’s founder, Denis O’Brien, is a major Clinton Foundation contributor and chairman of the Clinton Global Initiative’s Haiti Action Network, a consortium of largely private-sector partners who have committed more than $224 million to reconstruction projects. In February 2010, only a month after the earthquake, O’Brien embarked on a project to rebuild the Iron Market, a 120-year-old marketplace in downtown Port-au-Prince, contributing $12 million of his own money to do so. The project took just 11 months. Bill Clinton, who has cast O’Brien as the model philanthrocapitalist, lauded the Irish billionaire as a “catalyst” for positive change. The reconstructed landmark was the only project “of any scale” to be completed in Haiti, said John McAslan, a British architect whose firm worked to restore the Iron Market. “It’s amazing it’s been so fast,” he said. “It could have taken five years without such a determined client.”
That’s enough for us to be able to provide some sort of advice.
We’ve seen that taking all the bright people from the aid agencies, the Clinton Administration (this is not a reflection upon the Clintons personally, rather the mindset that wonks with plans are going to be able to do things) and giving them all the money they could possibly need doesn’t in fact rebuild a shattered economy. This isn’t the way to provide toilets: nor is being over-respectful of “democracy” or the established institutions such as the Customs Service. These are simply opportunities to extract bribes.
The one piece of effective reconstruction mentioned has been done by a private sector entrepreneur in pursuit of profit.
What’s so sad about all of this, the wasted money, lives, is that we in fact already knew this. We’ve seen it happen before. Some 20 % of Haiti’s housing was destroyed in this earthquake. Some 20% of Germany’s housing was destroyed in WWII. How did they manage to rebuild?
After World War II the German economy lay in shambles. The war, along with Hitler’s scorched-earth policy, had destroyed 20 percent of all housing. Food production per capita in 1947 was only 51 percent of its level in 1938, and the official food ration set by the occupying powers varied between 1,040 and 1,550 calories per day. Industrial output in 1947 was only one-third its 1938 level. Moreover, a large percentage of Germany’s working-age men were dead. At the time, observers thought that West Germany would have to be the biggest client of the U.S. welfare state; yet, twenty years later its economy was envied by most of the world. And less than ten years after the war people already were talking about the German economic miracle.
What caused the so-called miracle? The two main factors were currency reform and the elimination of price controls, both of which happened over a period of weeks in 1948. A further factor was the reduction of marginal tax rates later in 1948 and in 1949.
There really are times when less is more.
We might also think of Adam Smith’s point that there’s a lot of ruin in a nation. We in the rich nations can afford to have those wonks with their plans crawling all over our lives. Sure, low flush toilets are an annoyance we could do without and they don’t do much good either but they are just that, an annoyance. The insistence upon them does not mean children dying of cholera, evacuating their guts into the gutters. However, people in poor places cannot afford that: there isn’t a nation there to ruin. Which is why we need to turn to that capitalism red in tooth and claw to build one before we have the luxury of allowing the do-gooders to waste that slice off the top with their plans.
For, and this is the important thing not our desires or morals, we know that it works. We know that in extremis ripping up the rules and simply getting on with voluntary exchange unencumbered by rules and regulations, however well meaning they may be, produces the wealth that enables people to stay alive.
Or as Joan Robinson pointed out, the only thing worse than being exploited by capitalism is not being exploited by capitalism. So get rid of the rules that prevent that exploitation.
Which brings us back rather neatly to that Tea Party point mentioned at the beginning. When you’ve bad government, when you’ve government that is falling over its own feet, when you’ve government that is preventing the wealth creation that will enable people to thrive, heck, when you’ve government that is killing people by insisting upon protecting the governors’ ability to make a buck then yes, it really is true that the solution is less government.
And isn’t that an interesting lesson to learn from Bill Clinton’s attempts to rebuild Haiti?
http://www.forbes.com/sites/timworstall/2011/08/21/rebuilding-haiti-how-not-to-do-it/2/
I write about business and technology.
BUSINESS
8/21/2011 @ 6:35AM
I'm a Fellow at the Adam Smith Institute in London, a writer here and there on this and that and strangely, one of the global experts on the metal scandium, one of the rare earths. An odd thing to be but someone does have to be such and in this flavour of our universe I am.
The author is a Forbes contributor. The opinions expressed are those of the writer.
TIM WORSTALL’S POPULAR POSTS
This piece at Rolling Stone is a guide to how not to go about rebuilding a devastated country like Haiti. Apparently, sending all the really bright people to plan things and giving them all the money they could possibly want doesn’t work. Who knew?
It’s worth reading all nine pages of it it: it might depress you or it might enrage you but there is a lesson to be learned. A few snippets that help to make my point:
The dysfunction, say reconstruction officials, was like nothing they’d ever seen. “I wish I could organize a trip of Tea Party activists and take them to Haiti, so they could see what happens if they have a country with no government,” says Earl Kessler, an urban-disaster consultant for USAID. A central complaint was the lack of strategy: The “Action Plan,” while laying out the core priorities for Haiti’s recovery, didn’t go into many specifics. That left it up to Haiti’s ministries to devise their own plans. Some, like the health and agriculture ministries, came up with robust strategies. But in other key areas — housing, debris removal, waste management — nothing happened. Some Haitian ministers simply refused to pick up the phone; others demanded large payoffs before they’d sign off even on small plans.
“I’ve had two ministers come up to me this week, personally, and ask what’s in it for them,” says a frustrated IHRC official. “But that’s how this game gets played down here. He who has the most money buys the best minister, and gets the work. And since money grows on trees in this disaster, the attitude among Haitian officials is: Just call up your buddies in Washington, and they’ll send another check.”
We’ll come back to that Tea Party point in a moment. Just note that the government that Haiti has isn’t doing them a lot of good at the moment.
Sanitation remains a major problem. There is no functioning waste system outside of Haiti’s cities, making toilets that rely on water impossible. In the Croix de Bouquets area near Port-au-Prince, where USAID intended to build dozens of small dwellings known as “core homes,” planners had come up with an alternative solution — compost toilets — but USAID wouldn’t accept it. “They claimed it didn’t comply with U.S. codes,” recalls Vastine, who spent months working on the project. “But you cannot provide the kind of toilet mechanisms we have in the U.S. in most parts of Haiti. Simply to build the infrastructure would cost tens of millions of dollars.” The entire “core home” project, which cost $53 million, according to Vastine, wound up spending about a third of the money trying to replicate American-style toilets for Haitian refugees. “It was ridiculous,” says Vastine.
Foreign government rules don’t seem to be doing much good either. While they were arguing about whether to build toilets to US code or not a cholera epidemic was sweeping through the country killing hundreds, if not thousands. Cholera being one of these diseases prevented by simply making sure that defecation isn’t taking place into the water supply: it really is that simple and doesn’t require codes of any kind.
The home grown bureaucracy wasn’t any better:
An official from an international aid agency notes that Port-au-Prince is now overflowing with waste, yet 52 disposal trucks that have been imported to handle it are still sitting in customs.
And yet things are getting done:
In Port-au-Prince, however, the one true achievement of “building back better” was engineered not by the Haitian government or the IHRC or the State Department, but by Haiti’s largest employer — the telecommunications giant Digicel. The company’s founder, Denis O’Brien, is a major Clinton Foundation contributor and chairman of the Clinton Global Initiative’s Haiti Action Network, a consortium of largely private-sector partners who have committed more than $224 million to reconstruction projects. In February 2010, only a month after the earthquake, O’Brien embarked on a project to rebuild the Iron Market, a 120-year-old marketplace in downtown Port-au-Prince, contributing $12 million of his own money to do so. The project took just 11 months. Bill Clinton, who has cast O’Brien as the model philanthrocapitalist, lauded the Irish billionaire as a “catalyst” for positive change. The reconstructed landmark was the only project “of any scale” to be completed in Haiti, said John McAslan, a British architect whose firm worked to restore the Iron Market. “It’s amazing it’s been so fast,” he said. “It could have taken five years without such a determined client.”
That’s enough for us to be able to provide some sort of advice.
We’ve seen that taking all the bright people from the aid agencies, the Clinton Administration (this is not a reflection upon the Clintons personally, rather the mindset that wonks with plans are going to be able to do things) and giving them all the money they could possibly need doesn’t in fact rebuild a shattered economy. This isn’t the way to provide toilets: nor is being over-respectful of “democracy” or the established institutions such as the Customs Service. These are simply opportunities to extract bribes.
The one piece of effective reconstruction mentioned has been done by a private sector entrepreneur in pursuit of profit.
What’s so sad about all of this, the wasted money, lives, is that we in fact already knew this. We’ve seen it happen before. Some 20 % of Haiti’s housing was destroyed in this earthquake. Some 20% of Germany’s housing was destroyed in WWII. How did they manage to rebuild?
After World War II the German economy lay in shambles. The war, along with Hitler’s scorched-earth policy, had destroyed 20 percent of all housing. Food production per capita in 1947 was only 51 percent of its level in 1938, and the official food ration set by the occupying powers varied between 1,040 and 1,550 calories per day. Industrial output in 1947 was only one-third its 1938 level. Moreover, a large percentage of Germany’s working-age men were dead. At the time, observers thought that West Germany would have to be the biggest client of the U.S. welfare state; yet, twenty years later its economy was envied by most of the world. And less than ten years after the war people already were talking about the German economic miracle.
What caused the so-called miracle? The two main factors were currency reform and the elimination of price controls, both of which happened over a period of weeks in 1948. A further factor was the reduction of marginal tax rates later in 1948 and in 1949.
There really are times when less is more.
We might also think of Adam Smith’s point that there’s a lot of ruin in a nation. We in the rich nations can afford to have those wonks with their plans crawling all over our lives. Sure, low flush toilets are an annoyance we could do without and they don’t do much good either but they are just that, an annoyance. The insistence upon them does not mean children dying of cholera, evacuating their guts into the gutters. However, people in poor places cannot afford that: there isn’t a nation there to ruin. Which is why we need to turn to that capitalism red in tooth and claw to build one before we have the luxury of allowing the do-gooders to waste that slice off the top with their plans.
For, and this is the important thing not our desires or morals, we know that it works. We know that in extremis ripping up the rules and simply getting on with voluntary exchange unencumbered by rules and regulations, however well meaning they may be, produces the wealth that enables people to stay alive.
Or as Joan Robinson pointed out, the only thing worse than being exploited by capitalism is not being exploited by capitalism. So get rid of the rules that prevent that exploitation.
Which brings us back rather neatly to that Tea Party point mentioned at the beginning. When you’ve bad government, when you’ve government that is falling over its own feet, when you’ve government that is preventing the wealth creation that will enable people to thrive, heck, when you’ve government that is killing people by insisting upon protecting the governors’ ability to make a buck then yes, it really is true that the solution is less government.
And isn’t that an interesting lesson to learn from Bill Clinton’s attempts to rebuild Haiti?
http://www.forbes.com/sites/timworstall/2011/08/21/rebuilding-haiti-how-not-to-do-it/2/
Storm Irene prompts hurricane warning in Puerto Rico
Tropical storm on a track toward Florida MIAMI — A hurricane warning was issued Sunday for Puerto Rico and the northern Coast of the Dominican Republic as Tropical Storm Irene dumped heavy rain in the Caribbean.
The storm could hit southern Florida by the end of the week.
Forecasters at the U.S. National Hurricane Center in Miami said Irene could become a hurricane by Monday.
At 2 p.m. Sunday, the storm had maximum sustained winds of 50 mph and was moving west-northwest at 18 mph. Sustained winds must reach 74 mph for the storm to become a hurricane.
The warning in the Dominican Republic stretches from its border with Haiti in the south to Cabo Frances Viejo on the north coast.
Meanwhile, a hurricane watch has been issued for the U.S. Virgin Islands. A tropical storm warning is in effect for Haiti, the U.S. Virgin Islands and other islands.
Irene was 185 miles east-southeast of Ponce, Puerto Rico. It was expected to pass near Puerto Rico sometime late today.
Tropical storm warnings have been issued for the U.S. Virgin islands as well as a host of nearby islands.
Irene could bring dangerous storm surge to the coasts of Puerto Rico and the Dominican Republic.
---On the Web: www.nhc.noaa.gov.
The storm could hit southern Florida by the end of the week.
Forecasters at the U.S. National Hurricane Center in Miami said Irene could become a hurricane by Monday.
At 2 p.m. Sunday, the storm had maximum sustained winds of 50 mph and was moving west-northwest at 18 mph. Sustained winds must reach 74 mph for the storm to become a hurricane.
The warning in the Dominican Republic stretches from its border with Haiti in the south to Cabo Frances Viejo on the north coast.
Meanwhile, a hurricane watch has been issued for the U.S. Virgin Islands. A tropical storm warning is in effect for Haiti, the U.S. Virgin Islands and other islands.
Irene was 185 miles east-southeast of Ponce, Puerto Rico. It was expected to pass near Puerto Rico sometime late today.
Tropical storm warnings have been issued for the U.S. Virgin islands as well as a host of nearby islands.
Irene could bring dangerous storm surge to the coasts of Puerto Rico and the Dominican Republic.
---On the Web: www.nhc.noaa.gov.
Haiti : Alerte rouge 24 heures avant le passage de la tempête tropicale Irène
P-au-P, 21 août 2011 [AlterPresse] --- Les autorités haïtiennes ont décrété l’alerte rouge en prévision d’une tempête tropicale baptisée Irène qui doit toucher les côtes de l’Île d’Haïti dans la journée du lundi 22 août, apprend l’agence d’information en ligne AlterPresse. Irène a pris naissance à l’Est des petites Antilles et présentait dans la soirée du 20 aout des vents atteignant la vitesse de 50 kilomètres par heure.
Selon sa trajectoire, elle doit également frapper l’ile de Cuba dans la journée du mercredi 24 août.
Le passage de la tempête Emily le 4 août dernier a fait un mort et occasionné quelques dégâts.[rh gp apr 21/08/2011 11 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11417
Selon sa trajectoire, elle doit également frapper l’ile de Cuba dans la journée du mercredi 24 août.
Le passage de la tempête Emily le 4 août dernier a fait un mort et occasionné quelques dégâts.[rh gp apr 21/08/2011 11 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11417
La Présidence a offert 3,5 millions de gourdes à un particulier pour la Notre-Dame, dénonce le maire des Cayes
Mécontent d’avoir été traité en parent pauvre, Yvon Chéry exige une enquête de l’ULCC et des explications du Palais National qui aurait ordonné au ministère de la planification d’émettre un chèque à l’ordre de Marinio Jeune, responsable d’une association culturelle non reconnue qui s’est substituée aux autorités communales dans l’organisation de la fête patronale de la troisième ville du pays, le 15 août
Publié le vendredi 19 août 2011
Le maire des Cayes (sud), Yvon Chéry, a dénoncé vendredi l’implication de la Présidence dans l’attribution d’un chèque de 3,5 millions de gourdes à un particulier qui devait organiser, la semaine dernière, les festivités de la Notre-Dame, patronne de la troisième ville du pays, et le festival musical de Gelée.
Suivant les recommandations de l’administration présidentielle, le ministère de la planification et de la coopération externe avait, en effet, émis ledit chèque à l’ordre de Marinio Jeune, responsable de « Kay Art », une organisation culturelle locale qui ne bénéficierait d’aucune reconnaissance légale.
Dans une interview à Radio Kiskeya, Yvon Chéry accuse Hervé Fourcand, un proche du Président Michel Martelly, d’avoir utilisé un document de la mairie en vue de permettre à M. Jeune de recevoir les 3,5 millions de gourdes au nom des autorités communales.
Dépourvue de ressources financières pour faire face aux exigences de la traditionnelle fête champêtre du 15 août, la mairie était mal lotie contrairement à Marinio Jeune. Simple citoyen de son état, c’est même lui qui a offert à M. Chéry un montant de 250.000 gourdes, a reconnu l’édile des Cayes.
Il soutient avoir choisi de ne pas empêcher la tenue du festival de Gelée par respect pour les nombreux pèlerins et fêtards –estimés à 20.000- qui avaient fait le déplacement.
Le maire annonce une double action de son administration face à cette grave anomalie. Des explications seront réclamées de la Présidence tandis que l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) va être saisie du dossier en vue d’ouvrir une enquête sur l’origine du fameux chèque et les raisons ayant déterminé le choix de son bénéficiaire.
Ce présumé scandale -que plusieurs autres auraient déjà précédé depuis l’arrivée au pouvoir de Michel Martelly- tombe très mal pour le chef de l’Etat en pleine semaine de promotion de la bonne gouvernance. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7986
Publié le vendredi 19 août 2011
Le maire des Cayes (sud), Yvon Chéry, a dénoncé vendredi l’implication de la Présidence dans l’attribution d’un chèque de 3,5 millions de gourdes à un particulier qui devait organiser, la semaine dernière, les festivités de la Notre-Dame, patronne de la troisième ville du pays, et le festival musical de Gelée.
Suivant les recommandations de l’administration présidentielle, le ministère de la planification et de la coopération externe avait, en effet, émis ledit chèque à l’ordre de Marinio Jeune, responsable de « Kay Art », une organisation culturelle locale qui ne bénéficierait d’aucune reconnaissance légale.
Dans une interview à Radio Kiskeya, Yvon Chéry accuse Hervé Fourcand, un proche du Président Michel Martelly, d’avoir utilisé un document de la mairie en vue de permettre à M. Jeune de recevoir les 3,5 millions de gourdes au nom des autorités communales.
Dépourvue de ressources financières pour faire face aux exigences de la traditionnelle fête champêtre du 15 août, la mairie était mal lotie contrairement à Marinio Jeune. Simple citoyen de son état, c’est même lui qui a offert à M. Chéry un montant de 250.000 gourdes, a reconnu l’édile des Cayes.
Il soutient avoir choisi de ne pas empêcher la tenue du festival de Gelée par respect pour les nombreux pèlerins et fêtards –estimés à 20.000- qui avaient fait le déplacement.
Le maire annonce une double action de son administration face à cette grave anomalie. Des explications seront réclamées de la Présidence tandis que l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) va être saisie du dossier en vue d’ouvrir une enquête sur l’origine du fameux chèque et les raisons ayant déterminé le choix de son bénéficiaire.
Ce présumé scandale -que plusieurs autres auraient déjà précédé depuis l’arrivée au pouvoir de Michel Martelly- tombe très mal pour le chef de l’Etat en pleine semaine de promotion de la bonne gouvernance. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7986
Des individus ouvrent le feu sur le ministère de la justice
Le chef du parquet de Port-au-Prince, Sonel Jean-François, a annoncé vendredi soir l’ouverture d’une enquête sur cet incident qui n’a pas fait de victime
Publié le vendredi 19 août 2011
Des inconnus ont tiré vendredi en fin d’après-midi des coups de feu en direction des locaux du ministère de la justice et de la sécurité publique sans faire de victime, lequel incident a immédiatement entraîné l’ouverture d’une enquête, a appris Radio Kiskeya auprès du commissaire a.i du gouvernement de Port-au-Prince, Me Sonel Jean-François.
Un projectile a été retrouvé au bureau du directeur général du ministère après avoir percé le toit.
Les agents de sécurité présents ont entendu des détonations sans toutefois riposter.
Aucune arrestation n’a été effectuée.
Agissant sous mandat du chef du parquet, la police judiciaire s’est rendue sur les lieux où ellel a relevé les indices nécessaires au déroulement de l’enquête.
Evitant pour l’instant de commenter cette attaque, Me Jean-François souligne que la police scientifique devrait rapidement procéder à une analyse balistique de la douille récupérée au ministère de la justice.
Cet incident intervient dans un contexte marqué par une nouvelle montée en puissance de l’insécurité avec la multiplication, ces derniers jours à la capitale, d’actes de banditisme caractérisés.
Le Président Martelly a annoncé cette semaine que le prochain titulaire du ministère de la justice et de la sécurité publique sera Me Josué Pierre-Louis qui y a été viré de son poste de directeur général sous l’ancienne administration Préval. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7987
Publié le vendredi 19 août 2011
Des inconnus ont tiré vendredi en fin d’après-midi des coups de feu en direction des locaux du ministère de la justice et de la sécurité publique sans faire de victime, lequel incident a immédiatement entraîné l’ouverture d’une enquête, a appris Radio Kiskeya auprès du commissaire a.i du gouvernement de Port-au-Prince, Me Sonel Jean-François.
Un projectile a été retrouvé au bureau du directeur général du ministère après avoir percé le toit.
Les agents de sécurité présents ont entendu des détonations sans toutefois riposter.
Aucune arrestation n’a été effectuée.
Agissant sous mandat du chef du parquet, la police judiciaire s’est rendue sur les lieux où ellel a relevé les indices nécessaires au déroulement de l’enquête.
Evitant pour l’instant de commenter cette attaque, Me Jean-François souligne que la police scientifique devrait rapidement procéder à une analyse balistique de la douille récupérée au ministère de la justice.
Cet incident intervient dans un contexte marqué par une nouvelle montée en puissance de l’insécurité avec la multiplication, ces derniers jours à la capitale, d’actes de banditisme caractérisés.
Le Président Martelly a annoncé cette semaine que le prochain titulaire du ministère de la justice et de la sécurité publique sera Me Josué Pierre-Louis qui y a été viré de son poste de directeur général sous l’ancienne administration Préval. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7987
PM désigné : Rencontre entre le chef de l’Etat et les deux présidents du Parlement
Le patron du Sénat Rodolphe Joazile estime que Michel Martelly devrait être en mesure de révéler, la semaine prochaine, le nom de son nouveau candidat à la Primature moyennant la poursuite de la recherche d’un consensus politique autour de sa ratification Publié le samedi 20 août 2011
Le président du Sénat, Rodolphe Joazile, et son collègue de la Chambre basse, Sorel Jacinthe, ont eu vendredi leur première rencontre avec le chef de l’Etat, Michel Martelly, dans le cadre des consultations devant aboutir à la désignation d’un nouveau Premier ministre.
Interrogé par Radio Kiskeya, le Sénateur du nord-est a fait savoir que cette réunion, d’une durée de trois heures, s’est déroulée dans la résidence officielle du chef du gouvernement sortant, Jean-Max Bellerive.
Outre le choix d’un autre Premier ministre après les échecs successifs de Daniel Rouzier et de Bernard Gousse, les discussions ont porté sur d’autres sujets d’intérêt national, a poursuivi le Sénateur Joazile qui souligne que le nom d’aucun Premierministrable n’a été évoqué.
Il dit espérer que le Président Martelly fera connaître la semaine prochaine sa décision conformément aux prescrits de la constitution.
Parlant du profil idéal du candidat recherché, le parlementaire insiste sur le fait qu’il doit être honnête, compétent, ouvert au dialogue, capable de minimiser les risques de polarisation politique de la société et de conduire des politiques publiques répondant aux besoins et aspirations de la population.
Rodolphe Joazile affirme que le vœu du Parlement est la formation rapide d’un nouveau gouvernement qui aura pour tâche de relever les grands défis de l’heure.
Dans ce sens, le numéro un du Grand Corps appuie la nouvelle approche de Michel Martelly consistant à discuter avec les différents blocs parlementaires dans le but de constituer une majorité qui assurera la ratification du successeur potentiel de Jean-Max Bellerive.
Arrivé au pouvoir il y a trois mois, le chef de l’Etat n’a pu profiter de la traditionnelle période de grâce et mettre en place son gouvernement après s’être révélé, par deux fois, incapable de trouver un consensus avec les forces politiques représentées au Parlement. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7988
Le président du Sénat, Rodolphe Joazile, et son collègue de la Chambre basse, Sorel Jacinthe, ont eu vendredi leur première rencontre avec le chef de l’Etat, Michel Martelly, dans le cadre des consultations devant aboutir à la désignation d’un nouveau Premier ministre.
Interrogé par Radio Kiskeya, le Sénateur du nord-est a fait savoir que cette réunion, d’une durée de trois heures, s’est déroulée dans la résidence officielle du chef du gouvernement sortant, Jean-Max Bellerive.
Outre le choix d’un autre Premier ministre après les échecs successifs de Daniel Rouzier et de Bernard Gousse, les discussions ont porté sur d’autres sujets d’intérêt national, a poursuivi le Sénateur Joazile qui souligne que le nom d’aucun Premierministrable n’a été évoqué.
Il dit espérer que le Président Martelly fera connaître la semaine prochaine sa décision conformément aux prescrits de la constitution.
Parlant du profil idéal du candidat recherché, le parlementaire insiste sur le fait qu’il doit être honnête, compétent, ouvert au dialogue, capable de minimiser les risques de polarisation politique de la société et de conduire des politiques publiques répondant aux besoins et aspirations de la population.
Rodolphe Joazile affirme que le vœu du Parlement est la formation rapide d’un nouveau gouvernement qui aura pour tâche de relever les grands défis de l’heure.
Dans ce sens, le numéro un du Grand Corps appuie la nouvelle approche de Michel Martelly consistant à discuter avec les différents blocs parlementaires dans le but de constituer une majorité qui assurera la ratification du successeur potentiel de Jean-Max Bellerive.
Arrivé au pouvoir il y a trois mois, le chef de l’Etat n’a pu profiter de la traditionnelle période de grâce et mettre en place son gouvernement après s’être révélé, par deux fois, incapable de trouver un consensus avec les forces politiques représentées au Parlement. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7988
L'équipe haïtienne de judo a préparé les championnats du monde sur « le Plus Grand Terrain de jeux »
dimanche 21.08.2011, 05:09 -
La Voix du Nord
Les judokas se sont retrouvés au complexe sportif Vanuxem deCoudekerque-Branche.
ENTRAÎNEMENT
Dans le cadre du programme le Plus Grand Terrrain de jeux, le complexe sportif ...
Philippe-Vanuxem, à Coudekerque-Branche, a accueilli, cette semaine, la délégation haïtienne de judo. « La ville de Dunkerque a signé une convention avec le ministère des Sports haïtien. Elle a invité l'équipe nationale de judo haïtienne à venir s'entraîner ici », explique l'une des chargées de mission de la CUD.
« Avec le Plus Grand Terrain de jeux, les territoires associés au projet (Nord, Pas-de-Calais, Côte d'Opale et West-Vlaanderen) accueillent environ cent soixante-dix équipes olympiques et paralympiques par an, depuis 2005. Mais c'est la première fois qu'une équipe haïtienne vient ici. Les judokas étaient hebergés par la nouvelle auberge de jeunesse L'Escale, à Dunkerque », poursuit-elle.
L'équipe haïtienne est constituée de cinq judokas, qui ont entre 19 et 25 ans : Linouse Desravines, Peterson Meneus, Réginald Altenor, Abdias Lamour et Richardson Duverger. Ils sont arrivés directement de Haïti, le 10 août, pour se préparer aux championnats du monde de judo, qui auront lieu la semaine prochaine à Paris-Bercy.
« Ici, c'est parfait »
Ces cinq athlètes étaient accompagnés et soutenus par leur coach, Antoine Vertus. Il vient de Port-au-Prince. Lui-même fait du judo depuis vingt ans. Il est ceinture noire, quatrième dan, et pour lui, le judo est une véritable passion. « La ville est parfaite. Quand je suis arrivé ici, j'ai été très bien accueilli. La salle de judo aussi est parfaite », a-t-il estimé.
Toute la semaine, Antoine Vertus a assuré la « préparation technique » des judokas. « Chaque matin, ils doivent réaliser un programme sportif de préparation. Ils commencent la musculation à 6 h 30 du matin ! ».
Antoine Vertus et ses cinq athlètes sont très motivés et décidés à surmonter les difficultés qu'a connues leur pays. « À Haïti, depuis le 12 janvier 2010, il y a eu beaucoup de problèmes. C'est un pays pauvre, mais on a fait beaucoup d'efforts, et surtout en judo. L'équipe d'Haïti a participé à toutes les compétitions possibles. Par exemple, les Jeux olympiques de la Jeunesse, à Singapour, en 2010, et la Coupe du monde, à Budapest, en 2009 et en 2010. » L'équipe d'Antoine Vertus a donc déjà beaucoup voyagé, mais selon le coach, même « s'il y a des différences de techniques et d'entrainement selon les endroits, c'est quand même toujours le même judo ».
En ayant l'occasion de participer aux championnats du monde, mardi, l'objectif du coach est déjà atteint. Mais de bons résultats en prime permettraient à l'équipe haïtienne de participer aux Jeux olympiques de Londres en 2012.
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Dunkerque/actualite/Secteur_Dunkerque/2011/08/21/article_l-equipe-haitienne-de-judo-a-prepare-les.shtml
La Voix du Nord
Les judokas se sont retrouvés au complexe sportif Vanuxem deCoudekerque-Branche.
ENTRAÎNEMENT
Dans le cadre du programme le Plus Grand Terrrain de jeux, le complexe sportif ...
Philippe-Vanuxem, à Coudekerque-Branche, a accueilli, cette semaine, la délégation haïtienne de judo. « La ville de Dunkerque a signé une convention avec le ministère des Sports haïtien. Elle a invité l'équipe nationale de judo haïtienne à venir s'entraîner ici », explique l'une des chargées de mission de la CUD.
« Avec le Plus Grand Terrain de jeux, les territoires associés au projet (Nord, Pas-de-Calais, Côte d'Opale et West-Vlaanderen) accueillent environ cent soixante-dix équipes olympiques et paralympiques par an, depuis 2005. Mais c'est la première fois qu'une équipe haïtienne vient ici. Les judokas étaient hebergés par la nouvelle auberge de jeunesse L'Escale, à Dunkerque », poursuit-elle.
L'équipe haïtienne est constituée de cinq judokas, qui ont entre 19 et 25 ans : Linouse Desravines, Peterson Meneus, Réginald Altenor, Abdias Lamour et Richardson Duverger. Ils sont arrivés directement de Haïti, le 10 août, pour se préparer aux championnats du monde de judo, qui auront lieu la semaine prochaine à Paris-Bercy.
« Ici, c'est parfait »
Ces cinq athlètes étaient accompagnés et soutenus par leur coach, Antoine Vertus. Il vient de Port-au-Prince. Lui-même fait du judo depuis vingt ans. Il est ceinture noire, quatrième dan, et pour lui, le judo est une véritable passion. « La ville est parfaite. Quand je suis arrivé ici, j'ai été très bien accueilli. La salle de judo aussi est parfaite », a-t-il estimé.
Toute la semaine, Antoine Vertus a assuré la « préparation technique » des judokas. « Chaque matin, ils doivent réaliser un programme sportif de préparation. Ils commencent la musculation à 6 h 30 du matin ! ».
Antoine Vertus et ses cinq athlètes sont très motivés et décidés à surmonter les difficultés qu'a connues leur pays. « À Haïti, depuis le 12 janvier 2010, il y a eu beaucoup de problèmes. C'est un pays pauvre, mais on a fait beaucoup d'efforts, et surtout en judo. L'équipe d'Haïti a participé à toutes les compétitions possibles. Par exemple, les Jeux olympiques de la Jeunesse, à Singapour, en 2010, et la Coupe du monde, à Budapest, en 2009 et en 2010. » L'équipe d'Antoine Vertus a donc déjà beaucoup voyagé, mais selon le coach, même « s'il y a des différences de techniques et d'entrainement selon les endroits, c'est quand même toujours le même judo ».
En ayant l'occasion de participer aux championnats du monde, mardi, l'objectif du coach est déjà atteint. Mais de bons résultats en prime permettraient à l'équipe haïtienne de participer aux Jeux olympiques de Londres en 2012.
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Dunkerque/actualite/Secteur_Dunkerque/2011/08/21/article_l-equipe-haitienne-de-judo-a-prepare-les.shtml
samedi 20 août 2011
Faire pousser 300.000 arbres à la mémoire des victimes du séisme
19 août 2011 Publié dans la catégorie : À La Une, Quoi de neuf ?
Le 9 avril dernier, la Fondation Seguin a lancé l’opération « 300.000 arbres à la mémoire des 300.000 victimes du 12 janvier 2010 ». Il s’agit du reboisement, par des paysans, du parc national La Visite, situé à quelque 40 km de Port-au-Prince. Une initiative inédite pour sensibiliser la population haïtienne par rapport à la déforestation de plus de 98% du territoire national.« L’idée de planter 300.000 arbres à la mémoire des 300.000 victimes rapproche chaque Haïtien ayant perdu un proche de ce programme. Chaque personne qui met en terre un arbre à la mémoire de son père, sa mère, sa sœur ou son ami, contribue également au reboisement du parc La Visite », a indiqué le Coordonnateur technique de la Fondation Seguin, l’ingénieur Philippe Léon.
Le choix de ce parc n’est pas anodin puisqu’il se trouve à Seguin, une localité qui a donné son nom à la fondation.
Comme l’explique M. Léon, 1.200 des 2.000 hectares du parc sont déboisés avec des effets néfastes qu’il faut stopper étant donné qu’Haïti est souvent touchée par des catastrophes naturelles.
Déjà en 2004, à cause de la déforestation du parc, les eaux de pluie avaient inondé les communes environnantes de Mapou et de Fonds-Verrettes, causant d’énormes dégâts matériels et des pertes en vies humaines.
Et c’est pour y remédier et permettre aux riverains de gagner de l’argent autrement que par la destruction de la flore et de la faune que le projet « 300.000 arbres », financé à hauteur de 411.000 dollars américains par l’USAID, a été lancé.
En effet, la mise en terre des 300.000 plantules est le résultat d’un processus auquel les paysans, en général des riverains du parc, sont associés. Ils bénéficient de deux types de contrats : le Cash for Work (argent contre travail) pour le court terme et le Payment for Ecosystem Services (paiement des services environnementaux) pour le long terme.
Chaque famille désigne une seule personne et 30 à 40% de femmes y prennent part. Ainsi, 350 personnes ont suivi une formation auprès des techniciens de la Fondation sur la manière de mettre en terre et de protéger les plantules.
Les paysans commencent d’abord par identifier, sélectionner et collecter les graines de pin qu’ils revendent à la Fondation laquelle a mis en place une banque de semences et un arboretum.
Ces graines sont ensuite acheminées vers trois pépinières où elles sont mises dans des sachets remplis de terre et de fumier avant d’être imbibées d’un liquide spécial visant à les protéger des parasites et autres bactéries. Enfin, elles sont couvertes de paille, « 3 semaines durant pour les protéger de la lumière du soleil », informe Emmanuel Benoît Dextra, chef forestier travaillant pour la Fondation Seguin.
M. Dextra explique qu’au bout d’un mois, après l’éclosion des bourgeons, les sachets sont transportés dans des serres et c’est par la suite que les plantules sont prêtes à être mises en terre. Pour cela, chaque jour, 2 équipes de 22 personnes sont mobilisées pour en planter environ 3.000.
Il est prévu de reboiser 36 hectares du parc La Visite avec essentiellement des pins (50%) et des feuillus (25%) destinés aux animaux. Le reste, des fruitiers (25%), est planté à l’extérieur.
« Je suis fier de participer à ce projet qui vise à reboiser le parc en mémoire des victimes du séisme. C’est un engagement qui vise à protéger le sol contre l’érosion et à protéger en même temps nos sources d’eau », s’est félicité Jean-Robert Louis, un des paysans bénéficiaires du projet.
A ce jour, un peu plus de 110.000 arbres ont été plantés. Pour les préserver et les protéger, notamment des animaux en liberté, des clôtures métalliques ont été érigées et des gardes forestiers, déployés par le Ministère de l’Environnement (MDE), y patrouillent également.
Le parc national La Visite créé 1983, l’un des 2 parcs nationaux du pays – le deuxième est le Parc Macaya -, est considéré comme le « château d’eau » de l’Ouest et du Sud-Est d’Haïti parce que les rivières de ces départements y prennent leur source.
La Fondation Seguin a vu le jour en 2004 à l’initiative d’un groupe d’entrepreneurs. Son principal objectif est de préserver, protéger et reconstruire le parc national La Visite. Elle a mis en place le programme « Ecole verte » destiné aux élèves afin de les initier, par des excursions, à l’éducation environnementale. Quelques-uns ont même été choisis pour participer au lancement du projet « 300.000 arbres ».
Le 9 avril dernier, la Fondation Seguin a lancé l’opération « 300.000 arbres à la mémoire des 300.000 victimes du 12 janvier 2010 ». Il s’agit du reboisement, par des paysans, du parc national La Visite, situé à quelque 40 km de Port-au-Prince. Une initiative inédite pour sensibiliser la population haïtienne par rapport à la déforestation de plus de 98% du territoire national.« L’idée de planter 300.000 arbres à la mémoire des 300.000 victimes rapproche chaque Haïtien ayant perdu un proche de ce programme. Chaque personne qui met en terre un arbre à la mémoire de son père, sa mère, sa sœur ou son ami, contribue également au reboisement du parc La Visite », a indiqué le Coordonnateur technique de la Fondation Seguin, l’ingénieur Philippe Léon.
Le choix de ce parc n’est pas anodin puisqu’il se trouve à Seguin, une localité qui a donné son nom à la fondation.
Comme l’explique M. Léon, 1.200 des 2.000 hectares du parc sont déboisés avec des effets néfastes qu’il faut stopper étant donné qu’Haïti est souvent touchée par des catastrophes naturelles.
Déjà en 2004, à cause de la déforestation du parc, les eaux de pluie avaient inondé les communes environnantes de Mapou et de Fonds-Verrettes, causant d’énormes dégâts matériels et des pertes en vies humaines.
Et c’est pour y remédier et permettre aux riverains de gagner de l’argent autrement que par la destruction de la flore et de la faune que le projet « 300.000 arbres », financé à hauteur de 411.000 dollars américains par l’USAID, a été lancé.
En effet, la mise en terre des 300.000 plantules est le résultat d’un processus auquel les paysans, en général des riverains du parc, sont associés. Ils bénéficient de deux types de contrats : le Cash for Work (argent contre travail) pour le court terme et le Payment for Ecosystem Services (paiement des services environnementaux) pour le long terme.
Chaque famille désigne une seule personne et 30 à 40% de femmes y prennent part. Ainsi, 350 personnes ont suivi une formation auprès des techniciens de la Fondation sur la manière de mettre en terre et de protéger les plantules.
Les paysans commencent d’abord par identifier, sélectionner et collecter les graines de pin qu’ils revendent à la Fondation laquelle a mis en place une banque de semences et un arboretum.
Ces graines sont ensuite acheminées vers trois pépinières où elles sont mises dans des sachets remplis de terre et de fumier avant d’être imbibées d’un liquide spécial visant à les protéger des parasites et autres bactéries. Enfin, elles sont couvertes de paille, « 3 semaines durant pour les protéger de la lumière du soleil », informe Emmanuel Benoît Dextra, chef forestier travaillant pour la Fondation Seguin.
M. Dextra explique qu’au bout d’un mois, après l’éclosion des bourgeons, les sachets sont transportés dans des serres et c’est par la suite que les plantules sont prêtes à être mises en terre. Pour cela, chaque jour, 2 équipes de 22 personnes sont mobilisées pour en planter environ 3.000.
Il est prévu de reboiser 36 hectares du parc La Visite avec essentiellement des pins (50%) et des feuillus (25%) destinés aux animaux. Le reste, des fruitiers (25%), est planté à l’extérieur.
« Je suis fier de participer à ce projet qui vise à reboiser le parc en mémoire des victimes du séisme. C’est un engagement qui vise à protéger le sol contre l’érosion et à protéger en même temps nos sources d’eau », s’est félicité Jean-Robert Louis, un des paysans bénéficiaires du projet.
A ce jour, un peu plus de 110.000 arbres ont été plantés. Pour les préserver et les protéger, notamment des animaux en liberté, des clôtures métalliques ont été érigées et des gardes forestiers, déployés par le Ministère de l’Environnement (MDE), y patrouillent également.
Le parc national La Visite créé 1983, l’un des 2 parcs nationaux du pays – le deuxième est le Parc Macaya -, est considéré comme le « château d’eau » de l’Ouest et du Sud-Est d’Haïti parce que les rivières de ces départements y prennent leur source.
La Fondation Seguin a vu le jour en 2004 à l’initiative d’un groupe d’entrepreneurs. Son principal objectif est de préserver, protéger et reconstruire le parc national La Visite. Elle a mis en place le programme « Ecole verte » destiné aux élèves afin de les initier, par des excursions, à l’éducation environnementale. Quelques-uns ont même été choisis pour participer au lancement du projet « 300.000 arbres ».
A défaut de gouvernement, le Conseil Technique Présidentiel fait surface
A défaut de gouvernement, le CTP fait surface
A la tête du pays depuis 100 jours, et sans gouvernement, le président Michel J. Martelly présente la Cellule d'assistance technique, le Conseil technique présidentiel (CAT/CTP), une entité qui est chargée de réaliser la vision du président.
Haïti: Pas moins de 26 institutions publiques travaillent avec la Cellule d'assistance technique, le Conseil technique présidentiel (CTA/CTP) dans la collecte de données, pour matérialiser la vision du président haïtien Michel Joseph Martelly. Cette nouvelle structure qui s'apparente à un gouvernement doit notamment articuler la vision du président dans différents secteurs. Sans nommer les différentes personnalités qui en font déjà partie, le président s'est contenté d'introduire deux membres du CTP : Carl Jean-Louis et Phillipe Cantave.
« Nous avons une équipe de conseillers qui transforme cette vision en politique publique dans l'éducation, l'économie, la santé, les infrastructures...Nous devons faire découler une approche stratégique qui a été retenue dans la cellule technique présidentielle », a expliqué, jeudi 18 août, Philippe Cantave, membre de l'équipe présidentielle présenté comme spécialiste en suivi et évaluation.
« Tous les discours du président se résument à la création d'un état stratège qui se dote d'une planification et d'une approche de suivi et évaluation pour atteindre les résultats que l'Etat s'est fixé. En gardant à l'esprit que l'approche est participative, le CTP travaille avec différents acteurs : le gouvernement, le Parlement, la communauté internationale, les organisations de la société civile.
« Un tableau de bord, un baromètre, l'état de santé d'Haïti. Ce sera l'indicateur le plus sûr de nos progrès dans tous les domaines », a commenté Philippe Cantave, au sujet des travaux de cette nouvelle entité. Il a beaucoup insisté sur la recherche de résultats et leur quantification.
« S'il faut changer, s'il faut rompre avec les vieilles pratiques, l'ancien système, un cadre légal approprié s'impose naturellement. Notre équipe va mettre les bouchées doubles pour faire avancer le pays », a promis M. Cantave. Ces reformes, dit-il, dont le pays a tant besoin doivent être le résultat de l'usage des diagnostics réalisés dans tous les ministères et dans tous les domaines.
Phillipe Cantave se rend vite compte du grand rôle que pourrait jouer l'Office de management des ressources humaines (OMRH). Pour lui, cette entité doit être structurée et devenir un instrument important, un pilier de cette reforme institutionnelle tant attendue dans le pays confronté à des difficultés de toutes sortes, dans l'administration publique.
« Comme la présidence est responsable de la bonne marche des institutions, nous nous dotons d'instruments qui permettent de suivre de près la performance de l'action gouvernementale », a ajouté Carl Jean Louis, coordonnateur du programme des 100 jours du président Martelly. Il pense entre autres qu'il faut introduire dans le pays la culture de rendre compte.
Interrogé sur la durée, le mandat et les personnalités qui composent le CTP, Carl Jean Louis a affirmé que la durée n'est pas définie en tant qu'entité de la présidence. Il a toutefois fait savoir que l'équipe se renforce et compte 15 personnes actuellement. Il a souligné que les consultations se poursuivent avec les différents secteurs de la nation pour composer le CTP. Cette démarche est compatible avec la semaine de la gouvernance, a-t-il ajouté.
Dieudonné Joachim
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=96232
A la tête du pays depuis 100 jours, et sans gouvernement, le président Michel J. Martelly présente la Cellule d'assistance technique, le Conseil technique présidentiel (CAT/CTP), une entité qui est chargée de réaliser la vision du président.
Haïti: Pas moins de 26 institutions publiques travaillent avec la Cellule d'assistance technique, le Conseil technique présidentiel (CTA/CTP) dans la collecte de données, pour matérialiser la vision du président haïtien Michel Joseph Martelly. Cette nouvelle structure qui s'apparente à un gouvernement doit notamment articuler la vision du président dans différents secteurs. Sans nommer les différentes personnalités qui en font déjà partie, le président s'est contenté d'introduire deux membres du CTP : Carl Jean-Louis et Phillipe Cantave.
« Nous avons une équipe de conseillers qui transforme cette vision en politique publique dans l'éducation, l'économie, la santé, les infrastructures...Nous devons faire découler une approche stratégique qui a été retenue dans la cellule technique présidentielle », a expliqué, jeudi 18 août, Philippe Cantave, membre de l'équipe présidentielle présenté comme spécialiste en suivi et évaluation.
« Tous les discours du président se résument à la création d'un état stratège qui se dote d'une planification et d'une approche de suivi et évaluation pour atteindre les résultats que l'Etat s'est fixé. En gardant à l'esprit que l'approche est participative, le CTP travaille avec différents acteurs : le gouvernement, le Parlement, la communauté internationale, les organisations de la société civile.
« Un tableau de bord, un baromètre, l'état de santé d'Haïti. Ce sera l'indicateur le plus sûr de nos progrès dans tous les domaines », a commenté Philippe Cantave, au sujet des travaux de cette nouvelle entité. Il a beaucoup insisté sur la recherche de résultats et leur quantification.
« S'il faut changer, s'il faut rompre avec les vieilles pratiques, l'ancien système, un cadre légal approprié s'impose naturellement. Notre équipe va mettre les bouchées doubles pour faire avancer le pays », a promis M. Cantave. Ces reformes, dit-il, dont le pays a tant besoin doivent être le résultat de l'usage des diagnostics réalisés dans tous les ministères et dans tous les domaines.
Phillipe Cantave se rend vite compte du grand rôle que pourrait jouer l'Office de management des ressources humaines (OMRH). Pour lui, cette entité doit être structurée et devenir un instrument important, un pilier de cette reforme institutionnelle tant attendue dans le pays confronté à des difficultés de toutes sortes, dans l'administration publique.
« Comme la présidence est responsable de la bonne marche des institutions, nous nous dotons d'instruments qui permettent de suivre de près la performance de l'action gouvernementale », a ajouté Carl Jean Louis, coordonnateur du programme des 100 jours du président Martelly. Il pense entre autres qu'il faut introduire dans le pays la culture de rendre compte.
Interrogé sur la durée, le mandat et les personnalités qui composent le CTP, Carl Jean Louis a affirmé que la durée n'est pas définie en tant qu'entité de la présidence. Il a toutefois fait savoir que l'équipe se renforce et compte 15 personnes actuellement. Il a souligné que les consultations se poursuivent avec les différents secteurs de la nation pour composer le CTP. Cette démarche est compatible avec la semaine de la gouvernance, a-t-il ajouté.
Dieudonné Joachim
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=96232
Journée Mondiale de l’Aide Humanitaire : changer pour aider
Placée cette année sous le thème « Des hommes et des femmes au service de l’humanité », elle a été instituée il y a trois ans par l’Assemblée générale des Nations Unies à la suite de l’attentat meurtrier de Bagdad contre le siège de l’organisation. Au cours de cette attaque, 22 employés de l’ONU avaient perdu la vie dont l’Envoyé de l’ONU, Sergio Vieira de Mellio.
A ceux-ci, il faut ajouter les 102 employés de l’ONU morts en Haïti lors du séisme de 2010.
C’est pour leur rendre hommage, ainsi qu’à tous les autres qui ont perdu la vie ailleurs dans le monde, notamment en Haiti, en RDC, en Cote d’Ivoire ou en Afghanistan, que le Secrétaire général, Ban Ki-moon a déposé une gerbe à New York lors d’une cérémonie organisée à cet effet.
« Ces agents humanitaires bravent souvent le danger, loin de leur foyer. Ils travaillent de longues heures, dans les conditions les plus difficiles. Par leur action, ils sauvent des vies dans les situations de conflit et de catastrophes naturelles. Ils rapprochent aussi les peuples en nous rappelant que nous sommes une seule et même famille et que nous partageons les mêmes rêves et la même aspiration à un monde pacifique dans lequel nous pouvons tous vivre en toute sécurité et dans la dignité », a déclaré Ban Ki-moon dans son message.
Dans un entretien accordé ce matin à Jean Vénel Casséus de Radio Caraïbes, la porte-parole du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), Emmanuelle Schneider, a tenu à souligner que « la communauté humanitaire rend plus particulièrement hommage aux Haïtiens et Haïtiennes qui ont fait montre d’un esprit de solidarité formidable au lendemain du tremblement de terre et dans les épreuves qu’ils subissent au quotidien ».
Question : Qu’est-ce le concept de l’aide humanitaire ?
Emmanuelle Schneider : Le mandat des humanitaires est très clair. Nous venons en aide aux populations affectées pour alléger leurs souffrances. Donc, à partir du moment où une crise humanitaire se déclenche, nous intervenons sur la base des principes d’impartialité et de neutralité. Ces principes s’appliquent à toutes les situations de crise où qu’elles se trouvent. OCHA existe depuis 1974 et constitue un mécanisme de coordination. On s’est rendu compte, pendant le tremblement de terre quand il y a une multitude d’acteurs qui interviennent, que le manque de coordination peut faire échouer une opération. Donc, c’est un mécanisme de coordination de tous les acteurs qui travaillent au sein du système des Nations Unies. C’est également un mécanisme de mobilisation de fonds. Nous avons une structure qui s’appelle « l’Appel Humanitaire Consolidé » qui est un outil à l’intention de la communauté internationale pour demander des fonds aux gouvernements sur la base de projets qui leur sont soumis. Par exemple en Haïti, nous avons des organisations qui ont soumis des projets humanitaires dans le cadre de cet appel global humanitaire, et ensuite ces projets sont soumis au gouvernement qui décide.
Question : Avez-vous déjà fait un bilan de l’aide humanitaire à Haïti depuis le 12 janvier 2010?
E.S. : Le bilan est fait régulièrement en vue d’évaluer ce qu’il reste à faire. Après le tremblement de terre, la destruction et les dommages ont été tellement énormes, qu’il était pratiquement impossible de faire mieux compte tenu des circonstances. Pendant les trois premiers mois, nous avons rempli notre mandat qui consistait à sauver des vies et à alléger la souffrance des rescapés. Nous avons fourni des abris à 1.5 million de personnes, de la nourriture et de l’eau quotidiennement, et aussi des soins médicaux aux personnes blessées. Donc, nous pouvons dire que nous avons rempli notre mandat qui consistait à sauver des vies et à alléger les souffrances, ajoute-t-elle.
A partir du mois d’avril, nous avons regardé notre présence sous un autre angle en nous demandant comment faire pour ramener ces gens chez eux. C’est là que les choses se compliquent. Comme vous le savez, Haïti souffre de structures assez faibles et la majorité des gens n’ont pas accès à l’eau potable. S’agit-il de reconstruire à l’identique ou d’envisager un pays plus stable où les besoins de base de la population seront satisfaits ? Donc, nous avons estimé que le pays ne peut pas être reconstruit de la même manière. Mais, pour reconstruire une capitale, ce travail ne peut pas se faire en un an. C’est impossible !
Question : Qu’est-ce qui explique qu’on soit encore dans l’humanitaire plus d’un an après le séisme?
E.S. : Le passage de l’humanitaire au développement se fait progressivement puisque la moitié des personnes qui vivaient dans les camps ont pu rentrer chez eux. Nous ne pouvons pas fermer les camps qui restent si nous n’avons pas des moyens d’hébergement pour les personnes qui y vivent. Nous espérons qu’avec le programme de reconstruction lancé par le Président Martelly, qui est très conscient du problème, nous serons en mesure de relocaliser une grande partie des habitants des camps.
Question : Est-ce que l’humanitaire crée la dépendance ?
E.S. : Il était très important de doter le pays des moyens de voler de ses propres ailes. Et pour cela, il est extrêmement important d’investir dans le tissu économique local. A titre d’exemple, lors de l’épidémie du choléra, « la première phase d’urgence étant passée, les acteurs présents dans le domaine de la santé renforcent les structures sanitaires en formant le personnel haïtien et en réhabilitant les hôpitaux. Et maintenant, les structures de traitement du choléra fonctionnent sous le contrôle des autorités haïtiennes. Et je pense que c’est un processus qui peut être répliqué dans tous les domaines en Haïti.
Question : Quelles sont les méthodes d’évaluation appliquées par OCHA ?
E.S. : Les agences d’aide humanitaire interviennent dans plusieurs secteurs vitaux en Haïti tels que la santé, l’éducation, le développement durable, les abris, la protection des enfants contre l’exploitation et bien d’autres activités. Le système des Nations Unies compte une centaine de partenaires (100 ONG) et 400 autres ONG sont officiellement enregistrés à intervenir dans le pays. Ce mécanisme de coordination repose sur des évaluations de terrain basées sur des indicateurs, des réunions intersectorielles, et avec le gouvernement, nous procédons à l’évaluation des capacités de réponse.
Parmi les activités de la Journée à Port-au-Prince et dans les régions, une conférence de presse-débat organisée par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) au cours de laquelle des acteurs humanitaires ont témoigné de leur expérience, la projection du film Youthzones retraçant l’expérience de jeunes de pays ayant connu la guerre ou les catastrophes naturelles, dans les centres Multimédia de la MINUSTAH à Jacmel et aux Gonaïves. Un débat entre les jeunes invités à y assister et des représentants d’ONG internationales et locales a suivi cette projection.
En outre, l’émission de télévision Pote Kole produite par l’Unité Vidéo de la MINUSTAH a consacré son édition hebdomadaire à la production des portraits de trois acteurs humanitaires, qui travaillent en Haïti (Cette édition est diffusée sur 14 chaines de télévisions nationales et est accessible sur le site www.minustah.org.
Enfin, avec l’appui du Programme des Volontaires des Nations Unies, OCHA a organisé deux autres événements, l’un à Léôgane, en partenariat avec la radio communautaire Top Canal, qui consistait en un quizz humanitaire à l’issue duquel les gagnants ont reçu des présents symboliques, notamment des T-shirts à l’emblème de la Journée et des kits médicaux, et l’autre qui consistait en un match de football qui s’est tenu à Tabarre, avec l’appui de la Coordination socioculturelle de Tabarre (COSTA), de concert avec la Direction de la Protection civile (DPC) durant lequel des messages de sensibilisation concernant la journée et les risques liés aux catastrophes ont été lancés.
http://minustah.org/?p=31543
A ceux-ci, il faut ajouter les 102 employés de l’ONU morts en Haïti lors du séisme de 2010.
C’est pour leur rendre hommage, ainsi qu’à tous les autres qui ont perdu la vie ailleurs dans le monde, notamment en Haiti, en RDC, en Cote d’Ivoire ou en Afghanistan, que le Secrétaire général, Ban Ki-moon a déposé une gerbe à New York lors d’une cérémonie organisée à cet effet.
« Ces agents humanitaires bravent souvent le danger, loin de leur foyer. Ils travaillent de longues heures, dans les conditions les plus difficiles. Par leur action, ils sauvent des vies dans les situations de conflit et de catastrophes naturelles. Ils rapprochent aussi les peuples en nous rappelant que nous sommes une seule et même famille et que nous partageons les mêmes rêves et la même aspiration à un monde pacifique dans lequel nous pouvons tous vivre en toute sécurité et dans la dignité », a déclaré Ban Ki-moon dans son message.
Dans un entretien accordé ce matin à Jean Vénel Casséus de Radio Caraïbes, la porte-parole du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), Emmanuelle Schneider, a tenu à souligner que « la communauté humanitaire rend plus particulièrement hommage aux Haïtiens et Haïtiennes qui ont fait montre d’un esprit de solidarité formidable au lendemain du tremblement de terre et dans les épreuves qu’ils subissent au quotidien ».
Question : Qu’est-ce le concept de l’aide humanitaire ?
Emmanuelle Schneider : Le mandat des humanitaires est très clair. Nous venons en aide aux populations affectées pour alléger leurs souffrances. Donc, à partir du moment où une crise humanitaire se déclenche, nous intervenons sur la base des principes d’impartialité et de neutralité. Ces principes s’appliquent à toutes les situations de crise où qu’elles se trouvent. OCHA existe depuis 1974 et constitue un mécanisme de coordination. On s’est rendu compte, pendant le tremblement de terre quand il y a une multitude d’acteurs qui interviennent, que le manque de coordination peut faire échouer une opération. Donc, c’est un mécanisme de coordination de tous les acteurs qui travaillent au sein du système des Nations Unies. C’est également un mécanisme de mobilisation de fonds. Nous avons une structure qui s’appelle « l’Appel Humanitaire Consolidé » qui est un outil à l’intention de la communauté internationale pour demander des fonds aux gouvernements sur la base de projets qui leur sont soumis. Par exemple en Haïti, nous avons des organisations qui ont soumis des projets humanitaires dans le cadre de cet appel global humanitaire, et ensuite ces projets sont soumis au gouvernement qui décide.
Question : Avez-vous déjà fait un bilan de l’aide humanitaire à Haïti depuis le 12 janvier 2010?
E.S. : Le bilan est fait régulièrement en vue d’évaluer ce qu’il reste à faire. Après le tremblement de terre, la destruction et les dommages ont été tellement énormes, qu’il était pratiquement impossible de faire mieux compte tenu des circonstances. Pendant les trois premiers mois, nous avons rempli notre mandat qui consistait à sauver des vies et à alléger la souffrance des rescapés. Nous avons fourni des abris à 1.5 million de personnes, de la nourriture et de l’eau quotidiennement, et aussi des soins médicaux aux personnes blessées. Donc, nous pouvons dire que nous avons rempli notre mandat qui consistait à sauver des vies et à alléger les souffrances, ajoute-t-elle.
A partir du mois d’avril, nous avons regardé notre présence sous un autre angle en nous demandant comment faire pour ramener ces gens chez eux. C’est là que les choses se compliquent. Comme vous le savez, Haïti souffre de structures assez faibles et la majorité des gens n’ont pas accès à l’eau potable. S’agit-il de reconstruire à l’identique ou d’envisager un pays plus stable où les besoins de base de la population seront satisfaits ? Donc, nous avons estimé que le pays ne peut pas être reconstruit de la même manière. Mais, pour reconstruire une capitale, ce travail ne peut pas se faire en un an. C’est impossible !
Question : Qu’est-ce qui explique qu’on soit encore dans l’humanitaire plus d’un an après le séisme?
E.S. : Le passage de l’humanitaire au développement se fait progressivement puisque la moitié des personnes qui vivaient dans les camps ont pu rentrer chez eux. Nous ne pouvons pas fermer les camps qui restent si nous n’avons pas des moyens d’hébergement pour les personnes qui y vivent. Nous espérons qu’avec le programme de reconstruction lancé par le Président Martelly, qui est très conscient du problème, nous serons en mesure de relocaliser une grande partie des habitants des camps.
Question : Est-ce que l’humanitaire crée la dépendance ?
E.S. : Il était très important de doter le pays des moyens de voler de ses propres ailes. Et pour cela, il est extrêmement important d’investir dans le tissu économique local. A titre d’exemple, lors de l’épidémie du choléra, « la première phase d’urgence étant passée, les acteurs présents dans le domaine de la santé renforcent les structures sanitaires en formant le personnel haïtien et en réhabilitant les hôpitaux. Et maintenant, les structures de traitement du choléra fonctionnent sous le contrôle des autorités haïtiennes. Et je pense que c’est un processus qui peut être répliqué dans tous les domaines en Haïti.
Question : Quelles sont les méthodes d’évaluation appliquées par OCHA ?
E.S. : Les agences d’aide humanitaire interviennent dans plusieurs secteurs vitaux en Haïti tels que la santé, l’éducation, le développement durable, les abris, la protection des enfants contre l’exploitation et bien d’autres activités. Le système des Nations Unies compte une centaine de partenaires (100 ONG) et 400 autres ONG sont officiellement enregistrés à intervenir dans le pays. Ce mécanisme de coordination repose sur des évaluations de terrain basées sur des indicateurs, des réunions intersectorielles, et avec le gouvernement, nous procédons à l’évaluation des capacités de réponse.
Parmi les activités de la Journée à Port-au-Prince et dans les régions, une conférence de presse-débat organisée par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) au cours de laquelle des acteurs humanitaires ont témoigné de leur expérience, la projection du film Youthzones retraçant l’expérience de jeunes de pays ayant connu la guerre ou les catastrophes naturelles, dans les centres Multimédia de la MINUSTAH à Jacmel et aux Gonaïves. Un débat entre les jeunes invités à y assister et des représentants d’ONG internationales et locales a suivi cette projection.
En outre, l’émission de télévision Pote Kole produite par l’Unité Vidéo de la MINUSTAH a consacré son édition hebdomadaire à la production des portraits de trois acteurs humanitaires, qui travaillent en Haïti (Cette édition est diffusée sur 14 chaines de télévisions nationales et est accessible sur le site www.minustah.org.
Enfin, avec l’appui du Programme des Volontaires des Nations Unies, OCHA a organisé deux autres événements, l’un à Léôgane, en partenariat avec la radio communautaire Top Canal, qui consistait en un quizz humanitaire à l’issue duquel les gagnants ont reçu des présents symboliques, notamment des T-shirts à l’emblème de la Journée et des kits médicaux, et l’autre qui consistait en un match de football qui s’est tenu à Tabarre, avec l’appui de la Coordination socioculturelle de Tabarre (COSTA), de concert avec la Direction de la Protection civile (DPC) durant lequel des messages de sensibilisation concernant la journée et les risques liés aux catastrophes ont été lancés.
http://minustah.org/?p=31543
Visages et témoignages de pèlerins
par Stéphane Laforge
Ce samedi, les pèlerins prennent le chemin du site de Cuatro Vientos pour vivre un week-end de communion en présence de Benoit XVI. Rencontre avec ces jeunes chrétiens avant la dernière étape des JMJ.
Nous faisons partie d'un groupe de six Haïtiens venu dans le cadre d'un échange avec le diocèse de Saint-Brieuc. Les JMJ sont pour nous des moments d'engagement comme le thème du rassemblement* le dit d'ailleurs. Ce que nous avons vécu lors des catéchèses, lors des journées en diocèse, lors des rencontres, nous raffermit dans notre foi. A notre retour en Haïti, nous allons témoigner en actes de cette vitalité et de cette solidarité chrétienne, en organisant des rassemblements de jeunes, par exemple. Cette fraternité est un élan de cœur comme une démarche de foi. Notre présence est aussi un signe de vitalité. Les Haïtiens ont été traumatisés par le séisme, mais avant de passer à la reconstruction physique du pays, il fait commencer par la construction spirituelle et psychologique de l'homme. Dieu veut que nous soyons jeunes comme lui. A notre retour, nous témoignerons de l'éternelle jeunesse du Christ et nous prendrons part à la reconstruction humaine, spirituelle et psychologique d'Haïti.
http://www.eglise.catholique.fr/actualites-et-evenements/dossiers/jmj-madrid-2011/visages-et-temoignages-de-pelerins-20-aout-12410.html
Ce samedi, les pèlerins prennent le chemin du site de Cuatro Vientos pour vivre un week-end de communion en présence de Benoit XVI. Rencontre avec ces jeunes chrétiens avant la dernière étape des JMJ.
![]() |
| Guyving, 40 ans, responsable de la pastorale des jeunes à Port-au-Prince (Haïti); Chedly, 37 ans, séminariste haïtien à Rennes depuis un an. |
http://www.eglise.catholique.fr/actualites-et-evenements/dossiers/jmj-madrid-2011/visages-et-temoignages-de-pelerins-20-aout-12410.html
La 4e Journée du livre haïtien ce samedi
Publié le 20 août 2011 Chantal Guy, La Presse
Pour ceux qui auraient envie d'un petit bain de culture haïtienne, rien de mieux que la 4e Journée du livre haïtien qui se tient ce samedi, au Bistro Bouk'entrain (6971, rue Saint-Denis).
Plusieurs écrivains de la communauté haïtienne seront sur place pour dédicacer leurs livres, dont Dany Laferrière, Stanley Péan, Rodney Saint-Éloi, Joël Desrosiers, Frantz Voltaire et Frantz Benjamin. Mais le grand invité de la journée est Gérald Bloncourt, militant contraint à l'exil en France en 1948, peintre, poète et photographe, ami de René Depestre et de Jacques Stephen Alexis.
À Paris, il a fréquenté André Breton, Jean Cocteau, Georges Brassens. Une vie bien remplie et engagée, puisqu'il aura travaillé longtemps comme reporter pour divers journaux, toujours dans le souci de la dignité des hommes.Cette journée, animée par Maguy Metellus, est aussi une fête, puisqu'elle se termine par une prestation musicale de Gifrants à 19h, et une dégustation de mets haïtiens accompagnés du fameux rhum Barbancourt ou de la Prestige, la bière d'Haïti.
Enfin, c'est aussi pour une bonne cause: une partie des profits de la vente de livres sera remise au Centre N A Rive, qui travaille à l'alphabétisation et à la francisation des nouveaux arrivants peu scolarisé d'Haïti, et qui est à la recherche d'un local.
http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/nouvelles/201108/20/01-4427562-la-4e-journee-du-livre-haitien-ce-samedi.php
Pour ceux qui auraient envie d'un petit bain de culture haïtienne, rien de mieux que la 4e Journée du livre haïtien qui se tient ce samedi, au Bistro Bouk'entrain (6971, rue Saint-Denis).
Plusieurs écrivains de la communauté haïtienne seront sur place pour dédicacer leurs livres, dont Dany Laferrière, Stanley Péan, Rodney Saint-Éloi, Joël Desrosiers, Frantz Voltaire et Frantz Benjamin. Mais le grand invité de la journée est Gérald Bloncourt, militant contraint à l'exil en France en 1948, peintre, poète et photographe, ami de René Depestre et de Jacques Stephen Alexis.
À Paris, il a fréquenté André Breton, Jean Cocteau, Georges Brassens. Une vie bien remplie et engagée, puisqu'il aura travaillé longtemps comme reporter pour divers journaux, toujours dans le souci de la dignité des hommes.Cette journée, animée par Maguy Metellus, est aussi une fête, puisqu'elle se termine par une prestation musicale de Gifrants à 19h, et une dégustation de mets haïtiens accompagnés du fameux rhum Barbancourt ou de la Prestige, la bière d'Haïti.
Enfin, c'est aussi pour une bonne cause: une partie des profits de la vente de livres sera remise au Centre N A Rive, qui travaille à l'alphabétisation et à la francisation des nouveaux arrivants peu scolarisé d'Haïti, et qui est à la recherche d'un local.
http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/nouvelles/201108/20/01-4427562-la-4e-journee-du-livre-haitien-ce-samedi.php
vendredi 19 août 2011
Yves Jean-Bart se dit clean
Haïti: Sous enquête de la commission d'éthique de la FIFA pour cause de corruption présumée, le président de la Fédération haïtienne de Football (FHF), Yves (Dadou) Jean-Bart qui figure sur une liste de 16 dirigeants de l'Union Caraïbéenne de Football (UCF), a plaidé son innocence. Bien que « clean » dit-il, il est prêt à collaborer avec cette commission dans le but de dire tout ce qu'il savait eu égard à ce dossier.
Sans réaction depuis la publication du communiqué de la FIFA faisant état des dirigeants caribéens dont celui d'Haïti, suspectés d'avoir reçu des pots-de-vin au cours de la dernière campagne présidentielle de la Fédération internationale de football, en violation du code d'éthique de la FIFA, le président de la FHF sort de son mutisme et en a profité pour plaider coupable.
« Certains haut gradés de la FIFA avaient fait dans le passé l'objet d'une enquête, tels : Joseph Blatter, Julio Grondona, Ricardo Texeira, Jérôme Valcke et autres... A l'arrivée, l'enquête a révélé qu'ils ont été exempts de tout reproche. Dans mon cas, je suis président de la FHF Haïti, en revanche, fait partie de l'Union Caribéenne de Football (UCF). Ainsi, c'est de manière logique que la commission d'éthique de la FIFA a fait choix d'enquêter sur ma personne, d'autant qu'elle avait adressé un mail au secrétaire général de la FHF, Jacques Lionel Désir, qui, lui, n'était pas en Haïti mais en Argentine, à l'occasion de la Copa América pour l'inviter à venir aux Bahamas et expliquer tout ce qu'il sait de la réunion de Trinidad & Tobago », a expliqué Yves Jean-Bart, avant de préciser : « J'ai expliqué aux membres de cette commission d'éthique que je n'avais pas de visa bahamien pour m'y rendre. Haïti étant absente à cette réunion, comme de fait, les membres de la commission d'éthique ont décidé d'ouvrir une enquête sur les membres des pays absents à cette réunion, y compris ceux d'Haïti », a-t-il ajouté.
Questionner sur une enveloppe de 40 000 dollars US en liquide qu'auraient reçue les responsables régionaux afin d'accorder leur vote à Mohammed Bin Hammam, l'ancien rival qatari de Joseph Blatter, l'homme fort de la FHF a rétorqué en disant : « Je suis clean. Tout le monde le sait, et même ceux qui me haïssent. Tout moun tèt frèt, poze. Pour l'instant, je suis en train de collaborer avec eux pour la pleine et entière réussite de cette enquête », a fait savoir Yves Jean-Bart.
À entendre le président de la FHF parler de ce dossier, il semble qu'il n'yest pas impliqué. Toutefois, seul le résultat de cette enquête révèlera s'il ne va pas subir le sort de son homologue de Guyana, Colin Klass, qui s'est notamment vu provisoirement interdite d'exercer toute activité relative au football (administrative, sportive ou autre) par le président de la commission d'éthique, Claudio Sulser (Suisse), après examen des informations spécifiques reçues à ce sujet.
A part Yves (Dadou) Jean-Bart, figurent également sur la liste Osiris Guzman et Felix Ledesma de la République Dominicaine et Richard Groden de Trinidad & Tobago, pays d'origine de Jack Warner qui avait lui-même dû démissionner à la mi-juin, accusé notamment de tentative de corruption dans l'attribution des Coupes du Monde 2018 et 2022, respectivement à la Russie et au Qatar, alors qu'il a été l'ancien président de la CONCACAF et vice-président de la FIFA.
Signalons que c'est le juge Robert T. Torres, membre de la commission d'éthique, qui s'est vu confier la mission de superviser et diriger l'enquête. Avec l'accord de la commission, il a mandaté Freeh Group International Europe (FGI Europe) et le secrétariat de la commission d'éthique pour assister la commission dans cette tâche. La commission d'éthique a déjà contacté les seize officiels de la CFU pour des interrogatoires complémentaires dans le cadre de cette procédure.
Légupeterson Alexandre/petoo76@aim.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=96170&PubDate=2011-08-19
Sans réaction depuis la publication du communiqué de la FIFA faisant état des dirigeants caribéens dont celui d'Haïti, suspectés d'avoir reçu des pots-de-vin au cours de la dernière campagne présidentielle de la Fédération internationale de football, en violation du code d'éthique de la FIFA, le président de la FHF sort de son mutisme et en a profité pour plaider coupable.
« Certains haut gradés de la FIFA avaient fait dans le passé l'objet d'une enquête, tels : Joseph Blatter, Julio Grondona, Ricardo Texeira, Jérôme Valcke et autres... A l'arrivée, l'enquête a révélé qu'ils ont été exempts de tout reproche. Dans mon cas, je suis président de la FHF Haïti, en revanche, fait partie de l'Union Caribéenne de Football (UCF). Ainsi, c'est de manière logique que la commission d'éthique de la FIFA a fait choix d'enquêter sur ma personne, d'autant qu'elle avait adressé un mail au secrétaire général de la FHF, Jacques Lionel Désir, qui, lui, n'était pas en Haïti mais en Argentine, à l'occasion de la Copa América pour l'inviter à venir aux Bahamas et expliquer tout ce qu'il sait de la réunion de Trinidad & Tobago », a expliqué Yves Jean-Bart, avant de préciser : « J'ai expliqué aux membres de cette commission d'éthique que je n'avais pas de visa bahamien pour m'y rendre. Haïti étant absente à cette réunion, comme de fait, les membres de la commission d'éthique ont décidé d'ouvrir une enquête sur les membres des pays absents à cette réunion, y compris ceux d'Haïti », a-t-il ajouté.
Questionner sur une enveloppe de 40 000 dollars US en liquide qu'auraient reçue les responsables régionaux afin d'accorder leur vote à Mohammed Bin Hammam, l'ancien rival qatari de Joseph Blatter, l'homme fort de la FHF a rétorqué en disant : « Je suis clean. Tout le monde le sait, et même ceux qui me haïssent. Tout moun tèt frèt, poze. Pour l'instant, je suis en train de collaborer avec eux pour la pleine et entière réussite de cette enquête », a fait savoir Yves Jean-Bart.
À entendre le président de la FHF parler de ce dossier, il semble qu'il n'yest pas impliqué. Toutefois, seul le résultat de cette enquête révèlera s'il ne va pas subir le sort de son homologue de Guyana, Colin Klass, qui s'est notamment vu provisoirement interdite d'exercer toute activité relative au football (administrative, sportive ou autre) par le président de la commission d'éthique, Claudio Sulser (Suisse), après examen des informations spécifiques reçues à ce sujet.
A part Yves (Dadou) Jean-Bart, figurent également sur la liste Osiris Guzman et Felix Ledesma de la République Dominicaine et Richard Groden de Trinidad & Tobago, pays d'origine de Jack Warner qui avait lui-même dû démissionner à la mi-juin, accusé notamment de tentative de corruption dans l'attribution des Coupes du Monde 2018 et 2022, respectivement à la Russie et au Qatar, alors qu'il a été l'ancien président de la CONCACAF et vice-président de la FIFA.
Signalons que c'est le juge Robert T. Torres, membre de la commission d'éthique, qui s'est vu confier la mission de superviser et diriger l'enquête. Avec l'accord de la commission, il a mandaté Freeh Group International Europe (FGI Europe) et le secrétariat de la commission d'éthique pour assister la commission dans cette tâche. La commission d'éthique a déjà contacté les seize officiels de la CFU pour des interrogatoires complémentaires dans le cadre de cette procédure.
Légupeterson Alexandre/petoo76@aim.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=96170&PubDate=2011-08-19
LE POUVOIR HAITIEN TOUJOURS DANS L'IMPASSE
Plus de 90 jours après son investiture, le président haïtien Michel Joseph Martelly ne parvient pas à nommer son Premier ministre indispensable pour voter un budget et matérialiser ainsi ses nombreuses promesses de campagne.
Sans compter les freins à la reconstruction du pays après le séisme du 12 janvier 2010.
Pas d’état de grâce pour le nouveau chef d’Etat haïtien. Ne disposant que de trois députés élus sous la bannière de sa plateforme Repons Peyizan sur les 99 députés de la Chambre des députés et d’aucun sénateur sur les 30 du Sénat, le président haïtien Michel Martelly ne parvient toujours pas à trouver une majorité pour désigner son Premier ministre. En effet, sa nomination doit être ratifiée par la majorité de chacune des deux chambres du parlement haïtien, comme le prescrit la constitution de 1987.
Face à cette situation, Michel Joseph Martelly, lors d’un récent entretien accordé à Radio Canada, a pointé du doigt la constitution de 1987 adoptée après 29 années de pouvoir des Duvalier. Une des raisons de la paralysie selon lui, est le déséquilibre des pouvoirs tels qu’ils ont été déterminés dans ce texte qui donne une trop grande prééminence au pouvoir législatif au détriment de l’exécutif. La crainte d’un retour à une dictature explique ce choix fait par les rédacteurs du texte fondateur.
Deux Premiers, ministres désignés et rejetés
Successivement, Daniel Rouzier et Bernard Gousse, les deux premiers chefs de gouvernement désignés par le président, ont été rejetés respectivement, par la chambre basse et par les sénateurs. Les 35 députés du parti Inité (unité), dirigée par l’ex-président René Garcia Préval, avec l’appui d’une dizaine de députés ont rejeté la nomination de Daniel Rouzier, l’accusant de fraude fiscale et prétextant des doutes sur sa nationalité – la constitution haïtienne interdit aux responsables politiques d'avoir une double nationalité.
La nomination de Bernard Gousse avait, elle, été entérinée par les députés grâce à la formation d’un bloc majoritaire de 58 députés dont 5 députés dissidents du parti Inité. Mais, au Sénat, les 16 sénateurs de l’Inité (unité) ont fait bloc et rejeté cette nomination, reprochant, entre autres, à l'ex-ministre de la Justice des violations des droits de l’homme : en l’occurrence, une série d'arrestations arbitraires lors des troubles et des violences qui avaient suivi la chute du gouvernement de Jean Bertrand Aristide en février 2004.
Plus de 35 000 emplois risquent d’être perdus
Même si la rentrée scolaire s’est bien passée pour 146 000 élèves qui, pour la première fois pourront accéder au système éducatif, le chef de l’Etat a dû concéder que l‘absence du gouvernement a des conséquences néfastes sur l’avenir du pays. Des investisseurs étrangers, prêts à engager 70 millions de dollars pour la création d’une zone industrielle dans le Nord, se sont déclarés préoccupés par l'absence de gouvernement. Plus de 35 000 emplois risquent d’être perdus ainsi a déploré le président Martelly sur les ondes de la Radio Métropole.
Face au blocage parlementaire, et refusant de se voir imposer un candidat au poste de Premier ministre par le Parlement, le chef de l’Etat compte désormais sur les élections sénatoriales de novembre prochain où un tiers des sièges doivent être renouvelés.Du succès de sa plateforme électorale Repons Peyizan dépend le succès ou l’échec du président élu
http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Le-pouvoir-haitien-toujours-dans-l-impasse-323697/
Sans compter les freins à la reconstruction du pays après le séisme du 12 janvier 2010.
Pas d’état de grâce pour le nouveau chef d’Etat haïtien. Ne disposant que de trois députés élus sous la bannière de sa plateforme Repons Peyizan sur les 99 députés de la Chambre des députés et d’aucun sénateur sur les 30 du Sénat, le président haïtien Michel Martelly ne parvient toujours pas à trouver une majorité pour désigner son Premier ministre. En effet, sa nomination doit être ratifiée par la majorité de chacune des deux chambres du parlement haïtien, comme le prescrit la constitution de 1987.
Face à cette situation, Michel Joseph Martelly, lors d’un récent entretien accordé à Radio Canada, a pointé du doigt la constitution de 1987 adoptée après 29 années de pouvoir des Duvalier. Une des raisons de la paralysie selon lui, est le déséquilibre des pouvoirs tels qu’ils ont été déterminés dans ce texte qui donne une trop grande prééminence au pouvoir législatif au détriment de l’exécutif. La crainte d’un retour à une dictature explique ce choix fait par les rédacteurs du texte fondateur.
Deux Premiers, ministres désignés et rejetés
Successivement, Daniel Rouzier et Bernard Gousse, les deux premiers chefs de gouvernement désignés par le président, ont été rejetés respectivement, par la chambre basse et par les sénateurs. Les 35 députés du parti Inité (unité), dirigée par l’ex-président René Garcia Préval, avec l’appui d’une dizaine de députés ont rejeté la nomination de Daniel Rouzier, l’accusant de fraude fiscale et prétextant des doutes sur sa nationalité – la constitution haïtienne interdit aux responsables politiques d'avoir une double nationalité.
La nomination de Bernard Gousse avait, elle, été entérinée par les députés grâce à la formation d’un bloc majoritaire de 58 députés dont 5 députés dissidents du parti Inité. Mais, au Sénat, les 16 sénateurs de l’Inité (unité) ont fait bloc et rejeté cette nomination, reprochant, entre autres, à l'ex-ministre de la Justice des violations des droits de l’homme : en l’occurrence, une série d'arrestations arbitraires lors des troubles et des violences qui avaient suivi la chute du gouvernement de Jean Bertrand Aristide en février 2004.
Plus de 35 000 emplois risquent d’être perdus
Même si la rentrée scolaire s’est bien passée pour 146 000 élèves qui, pour la première fois pourront accéder au système éducatif, le chef de l’Etat a dû concéder que l‘absence du gouvernement a des conséquences néfastes sur l’avenir du pays. Des investisseurs étrangers, prêts à engager 70 millions de dollars pour la création d’une zone industrielle dans le Nord, se sont déclarés préoccupés par l'absence de gouvernement. Plus de 35 000 emplois risquent d’être perdus ainsi a déploré le président Martelly sur les ondes de la Radio Métropole.
Face au blocage parlementaire, et refusant de se voir imposer un candidat au poste de Premier ministre par le Parlement, le chef de l’Etat compte désormais sur les élections sénatoriales de novembre prochain où un tiers des sièges doivent être renouvelés.Du succès de sa plateforme électorale Repons Peyizan dépend le succès ou l’échec du président élu
http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Le-pouvoir-haitien-toujours-dans-l-impasse-323697/
Il y a 50 ans mourait assassiné Jacques Stephen Alexis
Haïti: Qui s'en souvient aujourd'hui ? Pourquoi rien n'a été organisé au niveau des autorités publiques, des organisations politiques et du secteur cuturel pour magnifier sa vie et son oeuvre ? Quel silence de mort!
Né le 22 avril 1922 à Gonaïves, Jacques Stephen Alexis fut arrêté, torturé et assassiné en avril 1961, à la suite d'un débarquement sur la plage de Bombardopolis (Nord-Ouest) en compagnie de quatre compagnons, Charles Adrien-Georges, Guy Béliard, Hubert Dupuis-Nouillé et Max Monroe. Tragique, la mort de Jacques Stephen Alexis et des membres de son expédition, sans doute trahis, n'a jamais été officiellement reconnue.
Hier, quel triste sort pour un intellectuel de cette envergure ! Aujourd'hui, quelle indifférence collective!
Son père, le journaliste Stephen Alexis, auteur du Nègre masqué (1933), étant nommé à un poste diplomatique en Europe, Jacques Stephen Alexis entreprend des études au prestigieux Collège Stanislas, à Paris.
De retour en Haïti en 1930, il poursuit ses études au Collège Saint-Louis de Gonzague, puis à la Faculté de médecine. Doté d'une grande curiosité, il fait la connaissance de Jacques Roumain et de Nicolas Guillen en 1942. Animé par un dynamisme contagieux, il fonde La Ruche, journal d'opposition, qui jouera un rôle décisif lors de la révolution de 1946.
Membre du parti Communiste haïtien, il conteste l'élection de Dumarsais Estimé. Pour tant d'insolence, il est emprisonné. A sa sortie, il passe son Doctorat en médecine et se rend à Paris. Brillant mais plein d'idéal, patriote courageux et révolté, il mène de front une triple activité : professionnelle (il se spécialise en neurologie), politique (par les Jeunesses communistes et la Fédération de Paris, il prend contact avec divers partis communistes, dont celui de Chine) et littéraire (il se lie avec le grand poète français Louis Aragon, avec les écrivains de la Négritude et les écrivains latino-américains). En 1955, la célèbre maison d'édition Gallimard publie son premier roman, Compère Général Soleil, dont le succès est immédiat. Auréolé de cette gloire littéraire surprenante, il rentre en Haïti.
Inquiété par les autorités, Jacques-Stephen Alexis prend part néanmoins aux débats culturels et politiques en cours.
Avec une compétence avérée, il apporte une contribution importante en 1956 à Paris, au Premier Congrès des Écrivains et Artistes Noirs : Prolégomènes à un Manifeste du Réalisme Merveilleux des Haïtiens. A un rythme étonnant, il publie deux romans et un recueil de courts textes : Les Arbres musiciens (1957), L'Espace d'un cillement (1959) et Romancero aux étoiles (1960). Infatigable agitateur et irrésistible agitateur d'idées, il participe dans le même temps à divers congrès internationaux, dont celui de l'Union des Écrivains Soviétiques (1959).
On a là une vie palpitante, hors normes, exemplaire jusque dans son dénouement héroïque. On a là une oeuvre dense, impressionnante de générosité politique et de justesse sociologique, écrite dans une langue charnelle et tumultueuse, construite pour durer tant que nos malheurs de peuple meurtri ne seront pas exorcisés.
Né le 22 avril 1922 à Gonaïves, Jacques Stephen Alexis fut arrêté, torturé et assassiné en avril 1961, à la suite d'un débarquement sur la plage de Bombardopolis (Nord-Ouest) en compagnie de quatre compagnons, Charles Adrien-Georges, Guy Béliard, Hubert Dupuis-Nouillé et Max Monroe. Tragique, la mort de Jacques Stephen Alexis et des membres de son expédition, sans doute trahis, n'a jamais été officiellement reconnue.
Hier, quel triste sort pour un intellectuel de cette envergure ! Aujourd'hui, quelle indifférence collective!
Son père, le journaliste Stephen Alexis, auteur du Nègre masqué (1933), étant nommé à un poste diplomatique en Europe, Jacques Stephen Alexis entreprend des études au prestigieux Collège Stanislas, à Paris.
De retour en Haïti en 1930, il poursuit ses études au Collège Saint-Louis de Gonzague, puis à la Faculté de médecine. Doté d'une grande curiosité, il fait la connaissance de Jacques Roumain et de Nicolas Guillen en 1942. Animé par un dynamisme contagieux, il fonde La Ruche, journal d'opposition, qui jouera un rôle décisif lors de la révolution de 1946.
Membre du parti Communiste haïtien, il conteste l'élection de Dumarsais Estimé. Pour tant d'insolence, il est emprisonné. A sa sortie, il passe son Doctorat en médecine et se rend à Paris. Brillant mais plein d'idéal, patriote courageux et révolté, il mène de front une triple activité : professionnelle (il se spécialise en neurologie), politique (par les Jeunesses communistes et la Fédération de Paris, il prend contact avec divers partis communistes, dont celui de Chine) et littéraire (il se lie avec le grand poète français Louis Aragon, avec les écrivains de la Négritude et les écrivains latino-américains). En 1955, la célèbre maison d'édition Gallimard publie son premier roman, Compère Général Soleil, dont le succès est immédiat. Auréolé de cette gloire littéraire surprenante, il rentre en Haïti.
Inquiété par les autorités, Jacques-Stephen Alexis prend part néanmoins aux débats culturels et politiques en cours.
Avec une compétence avérée, il apporte une contribution importante en 1956 à Paris, au Premier Congrès des Écrivains et Artistes Noirs : Prolégomènes à un Manifeste du Réalisme Merveilleux des Haïtiens. A un rythme étonnant, il publie deux romans et un recueil de courts textes : Les Arbres musiciens (1957), L'Espace d'un cillement (1959) et Romancero aux étoiles (1960). Infatigable agitateur et irrésistible agitateur d'idées, il participe dans le même temps à divers congrès internationaux, dont celui de l'Union des Écrivains Soviétiques (1959).
Obsédé par la longue durée, le pouvoir de Duvalier père accentue fortement l'atmosphère d'insécurité autour de lui et empêche certaines de ses activités. Invité en Chine en 1961 et conscient de la déchirure qui se déclare entre les deux grands Etats communistes, il tente de faciliter un dernier rapprochement. Reconnu et respecté sur le plan international, il rencontre Ho Chi Minh, Mao, et lance des appels remarqués pour l'unité du mouvement communiste international. Obnubilé par ses idées marxistes-léninistes de révolution et de progrès collectif, il rentre à Cuba, avec la décision d'entrer dans la clandestinité avant de venir mourir assassiné en Haïti.
On a là une vie palpitante, hors normes, exemplaire jusque dans son dénouement héroïque. On a là une oeuvre dense, impressionnante de générosité politique et de justesse sociologique, écrite dans une langue charnelle et tumultueuse, construite pour durer tant que nos malheurs de peuple meurtri ne seront pas exorcisés.Pierre-Raymond Dumas
Courriel : padreramondumas@yahoo.com
Cell : 3557-9628 / 3903-8505
Lutte contre la corruption, Martelly donne le ton
Le président haïtien Michel Martelly réitère sa détermination à lutter contre la corruption au sein de l'administration publique. Au cours d'une visite au local de l'Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC), le chef d'Etat a assuré que la lutte contre la corruption et la modernisation de l'Etat seront des thèmes clés de son quinquennat. Dans ce domaine sensible le président a prêché par l'exemple en faisant sa déclaration de patrimoine quelques semaines après son entrée en fonction. Il exige que les élus, les hauts fonctionnaires et les agents de la fonction publique respectent les prescrits de la loi du 12 février 2008.
Les responsables de l'ULCC qui bénéficient de l'appui de la Fondation Héritage, branche locale de Transparency International, ont eu toutes les peines du monde pour faire respecter ces prescrits légaux. Le président Martelly apporte son soutien et exhorte les responsables de l'ULCC à redoubler d'efforts contre les actions des corrupteurs et des corrompus.
Le chef d'Etat a compris que la réforme de l'administration publique qu'il s'engage à lancer, ne saurait être efficace sans lutter contre la corruption et ceux qui utilisent les ressources de l'État à des fins personnelles. Votre travail " constitue un pilier incontournable dans ma vision de la chose publique, des biens du peuple haïtien pour lequel nous travaillons tous, Président, parlementaires, juges et cadres de l'État, a martelé M. Martelly a l'endroit des responsables de l'ULCC.
Le président Martelly se positionne en tant que chef de file de la lutte "contre la corruption, qui trop souvent gangrène l'administration publique haïtienne. Il promet que son gouvernement épousera les idéaux d'intégrité, de moralité et de transparence prônés par l'ULCC.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19394
Les responsables de l'ULCC qui bénéficient de l'appui de la Fondation Héritage, branche locale de Transparency International, ont eu toutes les peines du monde pour faire respecter ces prescrits légaux. Le président Martelly apporte son soutien et exhorte les responsables de l'ULCC à redoubler d'efforts contre les actions des corrupteurs et des corrompus.
Le chef d'Etat a compris que la réforme de l'administration publique qu'il s'engage à lancer, ne saurait être efficace sans lutter contre la corruption et ceux qui utilisent les ressources de l'État à des fins personnelles. Votre travail " constitue un pilier incontournable dans ma vision de la chose publique, des biens du peuple haïtien pour lequel nous travaillons tous, Président, parlementaires, juges et cadres de l'État, a martelé M. Martelly a l'endroit des responsables de l'ULCC.
Le président Martelly se positionne en tant que chef de file de la lutte "contre la corruption, qui trop souvent gangrène l'administration publique haïtienne. Il promet que son gouvernement épousera les idéaux d'intégrité, de moralité et de transparence prônés par l'ULCC.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19394
Haiti-Patrimoine : Les richesses architecturales de Jérémie en péril
Jeudi 18 août 2011 Dans la perspective de la construction de la route reliant Jérémie (sud-ouest) à la ville des Cayes (sud), il est à prévoir que le centre historique de Jérémie sera particulièrement affecté par les brusques changement sur le mode de vie des Jérémiens,que cette route amènera avec elle, selon le Bulletin de l’ISPAN # 26, de juillet 2011.
Cette route est en chantier. Déjà, les terrassements terminés, Jérémie n’est plus qu’à trois heures des Cayes, contre les pénibles six heures d’avant. Son achèvement est prévu pour janvier 2012.
Dans sa publication, l’ISPAN (Institut de Sauvegarde du Patrimoine National) attire l’attention sur les richesses architecturales de Jérémie, qui représente une « extraordinaire richesse culturelle d’Haïti ».
AlterPresse reprend quelques extraits du Bulletin de l’ISPAN
Chef-lieu du département de la Grande-Anse, Jérémie est placée au pied de la montagne des Castaches (ou Cases-Tâches), un contrefort du puissant massif de la Hotte qui culmine à 2 348 mètres d’altitude en son sommet, le pic Macaya. Sa position géographique, la rendant difficilement accessible par terre lui a valu, dès sa création, d’être toujours isolée du reste du pays. Jérémie a reçu sa part de migration brutale des années 1990 venant des régions agricoles environnantes et liée à la forte déstructuration sociale et économique de son milieu rural. La ville de Jérémie comptait, selon les estimations faites en 2006, 34 788 habitants et la commune 122 149. Au cours des dernières décennies, la ville s’est développée à partir du tracé d’origine, de manière organique, le long des voies de pénétration vers la campagne environnante. Il s’est créé ainsi aux abords du centre-ville historique quatre grandes zones de concentration faites de quartiers populaires. Il s’agit de Sainte-Hélène, Platon, Côte-de-Fer (Kòtfè) et Makandal. L’absence de planification dans le développement de ces zones crée des pressions énormes sur le centre-ville historique, notamment à la Basse-Ville autour du port.
Le centre historique
Les limites du centre historique de Jérémie sont déterminées, en premier lieu, par le plan de 1750, tracé par les Arpenteurs du roi de France, auquel il convient d’inclure les deux blocs ajoutés plus tard vers le nord, suivant la même trame réticulaire. Ainsi, ce centre historique est délimité au Nord par la rue
Alexandre-Pétion, à l’Ouest par la rue Abbé-Huet et sa prolongation la rue Source-Dommage, au Sud, par la rue Destinville-Martineau et à l’Est, longeant le rivage, la rue Sténio-Vincent (la Grand-Rue) et sa prolongation, la rue Saint-Léger-Pierre-Louis. Il mesure environ 23 hectares.
La plupart des constructions du centre historique de Jérémie datent de la période allant de la seconde moitié du XIXe siècle à la fin de la seconde guerre mondiale. Il s’agit en majorité - environ 60% - de constructions à ossature en bois avec un bardage de planches ou une maçonnerie entre poteaux. Dans la plupart des cas, le bardage de planches a été progressivement remplacé, en tout ou en partie, par la tôle ondulée.
A cause de son isolement géographique et de la faiblesse des activités économiques le centre historique de Jérémie s’est trouvé relativement préservé, alors même que de nombreux bâtiments sont actuellement sous-utilisés et mal entretenus, ou carrément tombent en désuétude.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11407
Cette route est en chantier. Déjà, les terrassements terminés, Jérémie n’est plus qu’à trois heures des Cayes, contre les pénibles six heures d’avant. Son achèvement est prévu pour janvier 2012.
Dans sa publication, l’ISPAN (Institut de Sauvegarde du Patrimoine National) attire l’attention sur les richesses architecturales de Jérémie, qui représente une « extraordinaire richesse culturelle d’Haïti ».
AlterPresse reprend quelques extraits du Bulletin de l’ISPAN
Chef-lieu du département de la Grande-Anse, Jérémie est placée au pied de la montagne des Castaches (ou Cases-Tâches), un contrefort du puissant massif de la Hotte qui culmine à 2 348 mètres d’altitude en son sommet, le pic Macaya. Sa position géographique, la rendant difficilement accessible par terre lui a valu, dès sa création, d’être toujours isolée du reste du pays. Jérémie a reçu sa part de migration brutale des années 1990 venant des régions agricoles environnantes et liée à la forte déstructuration sociale et économique de son milieu rural. La ville de Jérémie comptait, selon les estimations faites en 2006, 34 788 habitants et la commune 122 149. Au cours des dernières décennies, la ville s’est développée à partir du tracé d’origine, de manière organique, le long des voies de pénétration vers la campagne environnante. Il s’est créé ainsi aux abords du centre-ville historique quatre grandes zones de concentration faites de quartiers populaires. Il s’agit de Sainte-Hélène, Platon, Côte-de-Fer (Kòtfè) et Makandal. L’absence de planification dans le développement de ces zones crée des pressions énormes sur le centre-ville historique, notamment à la Basse-Ville autour du port.
Le centre historique
Les limites du centre historique de Jérémie sont déterminées, en premier lieu, par le plan de 1750, tracé par les Arpenteurs du roi de France, auquel il convient d’inclure les deux blocs ajoutés plus tard vers le nord, suivant la même trame réticulaire. Ainsi, ce centre historique est délimité au Nord par la rue
Alexandre-Pétion, à l’Ouest par la rue Abbé-Huet et sa prolongation la rue Source-Dommage, au Sud, par la rue Destinville-Martineau et à l’Est, longeant le rivage, la rue Sténio-Vincent (la Grand-Rue) et sa prolongation, la rue Saint-Léger-Pierre-Louis. Il mesure environ 23 hectares.
La plupart des constructions du centre historique de Jérémie datent de la période allant de la seconde moitié du XIXe siècle à la fin de la seconde guerre mondiale. Il s’agit en majorité - environ 60% - de constructions à ossature en bois avec un bardage de planches ou une maçonnerie entre poteaux. Dans la plupart des cas, le bardage de planches a été progressivement remplacé, en tout ou en partie, par la tôle ondulée.
A cause de son isolement géographique et de la faiblesse des activités économiques le centre historique de Jérémie s’est trouvé relativement préservé, alors même que de nombreux bâtiments sont actuellement sous-utilisés et mal entretenus, ou carrément tombent en désuétude.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11407
IN MEMORIAM... Jean Claude Bajeux ou une difficile traversée du désert politique haïtien
Marcus Garcia , Mélodie FM
PORT-AU-PRINCE, 10 Août – Dans notre adolescence en Haïti sous la dictature de Papa Doc, nos héros n'étaient pas tant ceux qui débarquaient les armes à la main, car le pays était maintenu ‘incommunicado', que les martyrs, les victimes innocentes. Et parmi celles-ci la famille Bajeux dont on disait à mi-voix qu'elle avait été exterminée par la milice civile du régime, les infâmes tontons macoutes.
Forcé à l'exil à notre tour en 1980, je rencontrerai Jean Claude Bajeux à Porto-Rico l'année suivante lors d'une réunion de la Société Interaméricaine de Presse (SIP) à laquelle nous avait convié notre ami le journaliste Bernard Diederich, lors directeur du bureau de Times à Miami.
Il avait laissé la prêtrise, s'était marié, mais pour rester un militant plus actif que jamais.
Avec un autre ancien prêtre et intellectuel engagé corps et âme, Laennec Hurbon, les deux m'embarquèrent dans une équipée nocturne à San Juan chez tout ce que Porto-Rico comptait de militants dans la lutte pour débarrasser Haïti du régime sanguinaire.
Je fis ainsi la connaissance de Pierre ‘Popo' Rigaud, un autre nom qui nous avait fasciné pour faits de résistance lors des invasions montées dans les années 1960 depuis la République dominicaine voisine.
Le Jean Claude Bajeux rencontré à Porto-Rico était plein de jeunesse et encore avide d'en découdre. Il était lors proche de l'homme politique Lesly Manigat. Non seulement pour avoir enseigné tous les deux dans des universités de la Caraïbe. Mais surtout parce que depuis le Venezuela dont il bénéficiait du support gouvernemental, Manigat entrainait des forces militaires pour une éventuelle action de guérilla en Haïti.
Jean Claude Bajeux était tout naturellement proche des Pères spiritains Antoine Adrien et William Smarth qui dirigeaient un centre communautaire à New York engagé aussi bien dans l'assistance aux réfugiés que dans la lutte politique.
Il était comme un frère pour le père Max Dominique, enseignant et poète tous les deux. Mais là où Max est un 'énhaurme provocateur', au sens dadaïste du mot, qui interpella l'ex-empereur centre-africain Bokassa 1er alors que celui-ci faisait le paon devant le clergé de son pays, faisant mettre à la porte les ex-Pères du Petit Séminaire Collège Saint Martial qui avaient été expulsés eux aussi d'Haïti en 1969 et qui du coup se retrouvèrent à nouveau en quête d'une terre d'asile …
Jean Claude Bajeux lui concevait d'abord la lutte comme organisation.
N'hésitant pas à s'éloigner de ses camarades Adrien, Smarth et Max Dominique pour rejoindre l'idée des camps de guérilla de Manigat. Mais que celui-ci ne tarda point à abandonner. Sans trop d'explications.
Parce que Jean Claude Bajeux, contrairement aux autres, avait fait son apprentissage à chaud. Lorsque la lutte politique n'était pas encore devenue une simple affaire de pétitions qui ne valent que par le renom de ceux qui y apposent leur signature mais signifiait essentiellement la lutte armée. Des petits groupes entrainés à la frontière pour harceler la dictature haïtienne bien armée par les Etats-Unis dans le cadre de la Guerre froide.
C'est la rencontre avec les frères Baptiste, des combattants sans peur et sans reproche, dont Bernard Diederich magnifie le courage dès son premier tome sur la dictature Duvalier, 'Papa Doc et les tontons macoutes.'
Un autre visiteur important, le romancier anglais Graham Greeen, qui achevait son livre qui fera tant grincer des dents à Papa Doc et qui est devenu un classique de la littérature politique haïtienne, 'Les Comédiens'.
En 1965, les Etats-Unis entreprirent une intervention armée en République dominicaine pour mettre fin à une insurrection civilo-militaire (l'Affaire Caamano). En même temps, ordonnant le démantèlement des camps haïtiens à la frontière considérés comme un facteur de troubles.
Bajeux retrouva l'existence d'exilé sans patrie, errant de port en port.
Pour se fixer enfin à Porto-Rico. Marié à Sylvie Tourdeau, dont le premier époux (Wadestrandt) a été lui aussi assassiné sous la dictature.
Enfin Jean Claude Duvalier est renversé le 7 février 1986. Après trente ans d'une dictature de fer, père et fils, régnant sans partage.
Jean Claude Bajeux est l'un des premiers à regagner Haïti.
Alors qu'il vient de mourir, à 79 ans, le 5 Août 2011, c'est un peu de notre adolescence (vécue sans avoir été vécue) qui disparaît aussi. Le temps des martyrs avant celui des héros - découvert seulement en exil, lorsque sorti de la prison Haïti avec une mitraillette dans le dos, et trop tard parce que seulement dans les livres …
Voire le temps aujourd'hui de nos politiciens! Celui du monde fini. Littéralement.
Pourtant Jean Claude Bajeux n'a jamais fait allusion publiquement à l'assassinat de sa mère et de deux sœurs et deux frères par le régime monstrueux qui a régné en Haïti de 1957 à 1986.
Comment a-t-il géré cette souffrance? La plus cruelle de toutes. Est-il arrivé par un effort surhumain à la transformer en une forme de rédemption? Une cause, une aspiration, la plus haute. Il était encore prêtre. La seule alternative: marier sa propre souffrance intrinsèquement, intensément avec celle du plus grand nombre.
Est-il entré dans la lutte politique, pour répéter Malraux, comme on entre en religion. En larguant toutes les amarres!
Mais il y a mieux que la lutte politique, surtout quand celle-ci ne débouche que sur presque autant de malheurs, c'est celle pour le respect des droits humains, aussi universels que possible, à laquelle Jean Claude Bajeux s'est totalement dévoué dans les dernières années de sa vie.
Cependant un tel engagement, si proche du sacré, et dans un milieu politique aussi décevant, ne va pas sans heurts et sans blessures.
En même temps que force est de s'accrocher désespérément à son idéal pour ne pas sombrer avec celui-ci.
On devient alors, comme on dit, difficile à vivre.
Nous percevions ce radicalisme chez Bajeux depuis cette première rencontre à Porto-Rico où il reprochait amèrement à 'Bernie' (Diederich) d'avoir accepté d'interviewer le dictateur et son épouse Michèle Bennett Duvalier. Cela peu avant le crackdown du 28 novembre 1980 qui mit fin à cette période dite de 'libéralisation'.
Il sera le traducteur principal de la série d'ouvrages consacrés par Diederich à la politique haïtienne (de 1950 à nos jours).
C'est le même radicalisme qui fait probablement aussi que peu de politiciens aient assisté à la cérémonie à sa mémoire le mercredi 10 Août écoulé à Port-au-Prince. Ni ceux proches d'Aristide qu'il n'a pas épargné (accusant ce dernier d'avoir 'dévoyé' la lutte populaire).
Ni les tombeurs d'Aristide alors qu'on le présente comme un leader spirituel du mouvement qui avait emporté ce dernier en février 2004.
Mais au dernier moment, il n'y avait qu'à voir le visage de Jean Claude Bajeux pour réaliser combien il vivait mal toutes ces contradictions.
Il avait enfin le visage qu'il s'est gardé de montrer depuis l'assassinat de sa famille par Duvalier.
Celui du martyr …
http://www.haitienmarche.com/articledelasemaine.php?completedate=2011-08-15
PORT-AU-PRINCE, 10 Août – Dans notre adolescence en Haïti sous la dictature de Papa Doc, nos héros n'étaient pas tant ceux qui débarquaient les armes à la main, car le pays était maintenu ‘incommunicado', que les martyrs, les victimes innocentes. Et parmi celles-ci la famille Bajeux dont on disait à mi-voix qu'elle avait été exterminée par la milice civile du régime, les infâmes tontons macoutes.
Forcé à l'exil à notre tour en 1980, je rencontrerai Jean Claude Bajeux à Porto-Rico l'année suivante lors d'une réunion de la Société Interaméricaine de Presse (SIP) à laquelle nous avait convié notre ami le journaliste Bernard Diederich, lors directeur du bureau de Times à Miami.
Il avait laissé la prêtrise, s'était marié, mais pour rester un militant plus actif que jamais.
Avec un autre ancien prêtre et intellectuel engagé corps et âme, Laennec Hurbon, les deux m'embarquèrent dans une équipée nocturne à San Juan chez tout ce que Porto-Rico comptait de militants dans la lutte pour débarrasser Haïti du régime sanguinaire.
Je fis ainsi la connaissance de Pierre ‘Popo' Rigaud, un autre nom qui nous avait fasciné pour faits de résistance lors des invasions montées dans les années 1960 depuis la République dominicaine voisine.
Le Jean Claude Bajeux rencontré à Porto-Rico était plein de jeunesse et encore avide d'en découdre. Il était lors proche de l'homme politique Lesly Manigat. Non seulement pour avoir enseigné tous les deux dans des universités de la Caraïbe. Mais surtout parce que depuis le Venezuela dont il bénéficiait du support gouvernemental, Manigat entrainait des forces militaires pour une éventuelle action de guérilla en Haïti.
Jean Claude Bajeux était tout naturellement proche des Pères spiritains Antoine Adrien et William Smarth qui dirigeaient un centre communautaire à New York engagé aussi bien dans l'assistance aux réfugiés que dans la lutte politique.
Il était comme un frère pour le père Max Dominique, enseignant et poète tous les deux. Mais là où Max est un 'énhaurme provocateur', au sens dadaïste du mot, qui interpella l'ex-empereur centre-africain Bokassa 1er alors que celui-ci faisait le paon devant le clergé de son pays, faisant mettre à la porte les ex-Pères du Petit Séminaire Collège Saint Martial qui avaient été expulsés eux aussi d'Haïti en 1969 et qui du coup se retrouvèrent à nouveau en quête d'une terre d'asile …
Jean Claude Bajeux lui concevait d'abord la lutte comme organisation.
N'hésitant pas à s'éloigner de ses camarades Adrien, Smarth et Max Dominique pour rejoindre l'idée des camps de guérilla de Manigat. Mais que celui-ci ne tarda point à abandonner. Sans trop d'explications.
Parce que Jean Claude Bajeux, contrairement aux autres, avait fait son apprentissage à chaud. Lorsque la lutte politique n'était pas encore devenue une simple affaire de pétitions qui ne valent que par le renom de ceux qui y apposent leur signature mais signifiait essentiellement la lutte armée. Des petits groupes entrainés à la frontière pour harceler la dictature haïtienne bien armée par les Etats-Unis dans le cadre de la Guerre froide.
C'est la rencontre avec les frères Baptiste, des combattants sans peur et sans reproche, dont Bernard Diederich magnifie le courage dès son premier tome sur la dictature Duvalier, 'Papa Doc et les tontons macoutes.'
Un autre visiteur important, le romancier anglais Graham Greeen, qui achevait son livre qui fera tant grincer des dents à Papa Doc et qui est devenu un classique de la littérature politique haïtienne, 'Les Comédiens'.
En 1965, les Etats-Unis entreprirent une intervention armée en République dominicaine pour mettre fin à une insurrection civilo-militaire (l'Affaire Caamano). En même temps, ordonnant le démantèlement des camps haïtiens à la frontière considérés comme un facteur de troubles.
Bajeux retrouva l'existence d'exilé sans patrie, errant de port en port.
Pour se fixer enfin à Porto-Rico. Marié à Sylvie Tourdeau, dont le premier époux (Wadestrandt) a été lui aussi assassiné sous la dictature.
Enfin Jean Claude Duvalier est renversé le 7 février 1986. Après trente ans d'une dictature de fer, père et fils, régnant sans partage.
Jean Claude Bajeux est l'un des premiers à regagner Haïti.
Alors qu'il vient de mourir, à 79 ans, le 5 Août 2011, c'est un peu de notre adolescence (vécue sans avoir été vécue) qui disparaît aussi. Le temps des martyrs avant celui des héros - découvert seulement en exil, lorsque sorti de la prison Haïti avec une mitraillette dans le dos, et trop tard parce que seulement dans les livres …
Voire le temps aujourd'hui de nos politiciens! Celui du monde fini. Littéralement.
Pourtant Jean Claude Bajeux n'a jamais fait allusion publiquement à l'assassinat de sa mère et de deux sœurs et deux frères par le régime monstrueux qui a régné en Haïti de 1957 à 1986.
Comment a-t-il géré cette souffrance? La plus cruelle de toutes. Est-il arrivé par un effort surhumain à la transformer en une forme de rédemption? Une cause, une aspiration, la plus haute. Il était encore prêtre. La seule alternative: marier sa propre souffrance intrinsèquement, intensément avec celle du plus grand nombre.
Est-il entré dans la lutte politique, pour répéter Malraux, comme on entre en religion. En larguant toutes les amarres!
Mais il y a mieux que la lutte politique, surtout quand celle-ci ne débouche que sur presque autant de malheurs, c'est celle pour le respect des droits humains, aussi universels que possible, à laquelle Jean Claude Bajeux s'est totalement dévoué dans les dernières années de sa vie.
Cependant un tel engagement, si proche du sacré, et dans un milieu politique aussi décevant, ne va pas sans heurts et sans blessures.
En même temps que force est de s'accrocher désespérément à son idéal pour ne pas sombrer avec celui-ci.
On devient alors, comme on dit, difficile à vivre.
Nous percevions ce radicalisme chez Bajeux depuis cette première rencontre à Porto-Rico où il reprochait amèrement à 'Bernie' (Diederich) d'avoir accepté d'interviewer le dictateur et son épouse Michèle Bennett Duvalier. Cela peu avant le crackdown du 28 novembre 1980 qui mit fin à cette période dite de 'libéralisation'.
Il sera le traducteur principal de la série d'ouvrages consacrés par Diederich à la politique haïtienne (de 1950 à nos jours).
C'est le même radicalisme qui fait probablement aussi que peu de politiciens aient assisté à la cérémonie à sa mémoire le mercredi 10 Août écoulé à Port-au-Prince. Ni ceux proches d'Aristide qu'il n'a pas épargné (accusant ce dernier d'avoir 'dévoyé' la lutte populaire).
Ni les tombeurs d'Aristide alors qu'on le présente comme un leader spirituel du mouvement qui avait emporté ce dernier en février 2004.
Mais au dernier moment, il n'y avait qu'à voir le visage de Jean Claude Bajeux pour réaliser combien il vivait mal toutes ces contradictions.
Il avait enfin le visage qu'il s'est gardé de montrer depuis l'assassinat de sa famille par Duvalier.
Celui du martyr …
http://www.haitienmarche.com/articledelasemaine.php?completedate=2011-08-15
mercredi 17 août 2011
Haïti-Politique : La fédération des Casec appelle à un dialogue franc entre la présidence et le législatif
P-au-P, 17 août 2011 [AlterPresse] --- La fédération nationale des conseils d’administration de sections communales (Casec) d’Haïti (Fenacah) souhaite que la présidence et le corps législatif parviennent à un accord dans le cadre d’un dialogue franc, en vue de débloquer la situation politique et de faire avancer le pays dans la bonne direction.
« La Fenacah demande à ce que la présidence trouve, dans un délai bref, un compromis politique à travers un dialogue franc avec les parlementaires en vue de l’établissement d’un gouvernement », déclare Jean Julmé Alexandre, directeur exécutif de la fédération au cours d’un point de presse tenu ce 17 août dans la périphérie de Delmas (au nord-est de la capitale).
Michel Martelly, au pouvoir depuis bientôt 100 jours (le 24 août 2011), ne parvient pas encore à former son gouvernement. Les deux personnalités, qu’il avait désignées, respectivement Gérard Daniel Rouzier et Bernard Honorat Gousse, ont été évincées à tour de rôle par la chambre des députés le mardi 21 juin 2011 et le mardi 2 août 2011.
En outre, la Fenacah souhaite l’organisation d’élections municipales pour le renouvellement des membres des conseils d’administration de sections communales (Casec).
Les mandats des conseillères et conseillers d’administration de sections communales sont arrivés à termes depuis le mois d’avril 2011.
Les conseillers communaux doivent être élus et non nommés, rappelle le président de la fédération nationale des Casec, Paul André.
Certaines rumeurs laissent croire que le choix des conseillers se fera par nomination, une disposition contraire à la constitution haïtienne du 29 mars 1987. [rh rc apr 17/08/2011 12:44]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11402
Haïti : la sarabande des affairistes, grands et petits
Selon les représentants de l'ONU, la tempête tropicale Emily, qui s'est abattue sur l'île d'Haïti le 4 et le 5 août, n'a fait « aucun dégât majeur ni de perte en vie humaine ». Si la tempête a été moins violente que prévu, elle s'est traduite par de fortes pluies et, dans plusieurs régions, par des inondations qui ne pourront qu'aggraver de façon catastrophique les conditions de vie des centaines de milliers de personnes qui, un an et demi après le tremblement de terre qui a dévasté le pays, vivent toujours dans des campements de fortune. Dans son numéro de juillet, La voix des travailleurs, mensuel trotskyste édité par nos camarades de l'Organisation des travailleurs révolutionnaires (OTR) fait le point dans un éditorial sur la situation du pays livré, plus que jamais, au pillage des profiteurs de tous calibres. Nous en publions des extraits.
Un an et demi après le tremblement de terre, rien ou presque rien n'a été fait pour construire des logements pour les milliers de familles qui s'entassent dans des camps de toile. Les quartiers populaires restent des champs de ruines. Le choléra sévit, de façon endémique, non seulement dans des communes rurales éloignées de tout centre de soins, mais à Port-au-Prince, sur la zone industrielle elle-même. Mais comment pourrait-il en être autrement, alors que les fatras s'accumulent, que les eaux usées et les déjections empestent les quartiers pauvres...
Pendant que les classes pauvres s'enfoncent dans la misère aggravée par les destructions du séisme, s'intensifie autour d'Haïti la sarabande des affairistes grands et petits. La misère elle-même et les pires catastrophes sont transformées en source de profits.
(...) Un certain nombre de bourgeois petits et moyens, possesseurs d'hôtels, de maisons de location de voitures, etc., se saisissent de l'aubaine constituée par l'afflux des ONG et des conseillers en tout genre pour louer à prix d'or. La pénurie de logements est une calamité pour qui en est victime, mais une source de confortables bénéfices pour quelques-uns.
Ceux-là ne sont cependant que de petits charognards dans la meute. À côté d'eux, au-dessus d'eux, il y a les grands fauves, ceux notamment du bâtiment et des travaux publics, qui louchent vers les contrats qui leur permettraient de décrocher, qui la réfection du palais présidentiel, qui celle des ministères ou de divers bâtiments publics, qui les installations aéroportuaires. (...)
Les Bouygues, les Vinci de France et leurs concurrents américains ou canadiens savent que l'État haïtien est pauvre comme Job et que même le peu de recettes qu'il récupère s'évapore dans la corruption généralisée. Cela ne fait rien, ce n'est pas sur l'État haïtien qu'ils comptent, mais sur leurs propres États respectifs. D'abord pour décrocher le contrat. Puis pour le financer. Chaque État tutélaire conditionne ce qu'il appelle « l'aide à Haïti » à la signature du contrat avec un groupe industriel sous sa protection. Cette aide à Haïti est en réalité une subvention à ses propres industriels.
Pour tout ce beau monde, le tremblement de terre et ses conséquences désastreuses pour la population ne sont que de la matière première pour leurs affaires, comme le pétrole pour les trusts pétroliers, le fer pour les barons de la sidérurgie, ou les actions et les créances sur les États pour les financiers.(...)
Une grande partie des milliards promis à Haïti au lendemain du tremblement de terre ont été volés avant même qu'ils parviennent aux prétendus destinataires ou, du moins, n'ont jamais quitté les caisses des pays « généreux donateurs ». Ce qui reste alimente toute une économie qui profite avant tout à quelques grands groupes capitalistes intéressés par le business de la reconstruction, mais avec des retombées pour toute une hiérarchie de profiteurs, grands et petits, légaux ou illégaux. (...) Le contraste est révoltant entre les milliards d'aide brandis et l'image offerte par une capitale toujours en ruine, par l'agitation des affairistes et la grande misère de ces centaines de milliers de pauvres qui sont abandonnés par tous.
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2246&id=26
Un an et demi après le tremblement de terre, rien ou presque rien n'a été fait pour construire des logements pour les milliers de familles qui s'entassent dans des camps de toile. Les quartiers populaires restent des champs de ruines. Le choléra sévit, de façon endémique, non seulement dans des communes rurales éloignées de tout centre de soins, mais à Port-au-Prince, sur la zone industrielle elle-même. Mais comment pourrait-il en être autrement, alors que les fatras s'accumulent, que les eaux usées et les déjections empestent les quartiers pauvres...
Pendant que les classes pauvres s'enfoncent dans la misère aggravée par les destructions du séisme, s'intensifie autour d'Haïti la sarabande des affairistes grands et petits. La misère elle-même et les pires catastrophes sont transformées en source de profits.
(...) Un certain nombre de bourgeois petits et moyens, possesseurs d'hôtels, de maisons de location de voitures, etc., se saisissent de l'aubaine constituée par l'afflux des ONG et des conseillers en tout genre pour louer à prix d'or. La pénurie de logements est une calamité pour qui en est victime, mais une source de confortables bénéfices pour quelques-uns.
Ceux-là ne sont cependant que de petits charognards dans la meute. À côté d'eux, au-dessus d'eux, il y a les grands fauves, ceux notamment du bâtiment et des travaux publics, qui louchent vers les contrats qui leur permettraient de décrocher, qui la réfection du palais présidentiel, qui celle des ministères ou de divers bâtiments publics, qui les installations aéroportuaires. (...)
Les Bouygues, les Vinci de France et leurs concurrents américains ou canadiens savent que l'État haïtien est pauvre comme Job et que même le peu de recettes qu'il récupère s'évapore dans la corruption généralisée. Cela ne fait rien, ce n'est pas sur l'État haïtien qu'ils comptent, mais sur leurs propres États respectifs. D'abord pour décrocher le contrat. Puis pour le financer. Chaque État tutélaire conditionne ce qu'il appelle « l'aide à Haïti » à la signature du contrat avec un groupe industriel sous sa protection. Cette aide à Haïti est en réalité une subvention à ses propres industriels.
Pour tout ce beau monde, le tremblement de terre et ses conséquences désastreuses pour la population ne sont que de la matière première pour leurs affaires, comme le pétrole pour les trusts pétroliers, le fer pour les barons de la sidérurgie, ou les actions et les créances sur les États pour les financiers.(...)
Une grande partie des milliards promis à Haïti au lendemain du tremblement de terre ont été volés avant même qu'ils parviennent aux prétendus destinataires ou, du moins, n'ont jamais quitté les caisses des pays « généreux donateurs ». Ce qui reste alimente toute une économie qui profite avant tout à quelques grands groupes capitalistes intéressés par le business de la reconstruction, mais avec des retombées pour toute une hiérarchie de profiteurs, grands et petits, légaux ou illégaux. (...) Le contraste est révoltant entre les milliards d'aide brandis et l'image offerte par une capitale toujours en ruine, par l'agitation des affairistes et la grande misère de ces centaines de milliers de pauvres qui sont abandonnés par tous.
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2246&id=26
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