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mercredi 17 août 2011

Haïti-Religion : Sortir du « moyen-âge » !

Mercredi 17 août 2011 Par Roody Edmé *
Spécial pour AlterPresse
Un vent de fanatisme religieux a semblé souffler sur le pays ces derniers jours.
Il faut rappeler que, par le passé, la communauté vaudou a souffert, de manière sporadique mais violente, de ces poussées d’intolérance.
Le saccage de la cathédrale du Cap-Haïtien, à cause du « prestige » dont jouit le catholicisme romain au sein de nos élites, a donné froid dans le dos à plus d’un, est venu attirer l’attention de tous sur un fait de société qui, telle une méduse, nous guette à chaque carrefour « danjere » de notre Histoire tumultueuse.
Depuis quelque temps, que nous parlons de crise des valeurs, il est venu le moment d’une réaction à la hauteur de cette chute apparemment insondable. Il est venu le temps de l’état d’urgence « civique ».
Une réaction saine de la société et de l’Etat, en vue de renouer avec nos fondamentaux culturels, et cultiver les valeurs universelles de tolérance et du vivre ensemble.
Mais qui prendra la tête de cette « croisade » pour la bonne cause ? Un point de départ imminent à la question tant rabâchée de la refondation ?
Pour que l’être haïtien puisse se refonder, il faut le préserver du néant de l’individualisme forcené, de l’intolérance rampante et de l’égoïsme vulgaire du « gate manje ».
Une question qui est venue hanter mon esprit encore plus, avec la disparition du penseur Haïtien de l’éthique et de la solidarité que fut Jean-Claude Bajeux.
Chaque fois que nous mettons en terre une de ces « Femmes debout à la barre, debout sous les étoiles » ou un de ces « Hommes debout à la barre, debout sous les étoiles », pour reprendre Yanick Lahens, il faut veiller à ce que le grain ne meure. Ce grain, que notre terre a besoin de faire fructifier pour offrir un espace de vie conviviale à ces millions de citoyennes et citoyens de fait, qui attendent de l’être dans toute l’acception du terme.
Il existe, chez nous, un fossé intergénérationnel à combler progressivement.
La pensée haïtienne, de Anténor Firmin à Jean-Price Mars, de Jacques Roumain à Jean-Claude Bajeux, en passant par Laennec Hurbon, n’est connue que d’une poignée de privilégiés.
Une démarche pédagogique novatrice, à côté de la gratuité de l’école républicaine, serait d’ouvrir largement les portes et fenêtres de nos écoles et universités pour faire entrer les penseuses et penseurs haïtiens vivants ou disparus, d’ici ou de notre riche diaspora.
Aucun pays ne peut penser son développement avec un simple racolage de slogans politiques, ou avec des conflits personnels, déguisés, pour les besoins de la cause, en enjeux nationaux.
Il est venu le temps d’ouvrir les colonnes de nos journaux et les micros de nos radios aux questions essentielles, et de ne pas réduire nos aspirations profondes de peuple à la « gaguère » politicienne de ses représentants.
A certains de nos politiques, qui portent cette lourde responsabilité de veiller sur la paix dans la Cité. A celles-là et ceux-là dont, précisément, le livre de chevet semble être « le Prince de Machiavel ».
Il faudrait, modestement, rappeler que celui-ci n’expose pas essentiellement une théorie politique « machiavélique », selon laquelle il faut tout sacrifier à la réussite par tous les moyens. Il contient aussi l’idée que l’histoire des femmes et des hommes n’est pas pure fatalité et qu’à certaines conditions, de grandes femmes et de grands hommes parviennent à construire des formes politiques qui sont nécessaires pour vivre, non comme des brutes, mais en paix.
Un grand mouvement civique, en rupture avec le poids de l’histoire, nourri par la pensée visionnaire de certaines de nos intellectuelles et de certains de nos intellectuels « organiques », enraciné dans nos écoles et universités, donnerait cette impulsion nécessaire au démarrage tant souhaité, mais toujours raté.
Pour transformer un État moribond, et avoir enfin des partis politiques dignes de ce nom, il faut une masse critique du changement, qui soit populaire et démocratique, éclairée et progressiste, qui divorcerait avec la politique du chien crevé au fil de l’eau et de « démocratie du lendemain ».
Sur le plan religieux, il se dessine une initiative grosse d’espérance, celle du haut conseil des religieux pour la paix, regroupant toutes les confessions religieuses : vaudou, catholique, protestante, musulmane. Dans une condamnation unanime des incidents du Cap-Haïtien, mais aussi pour une campagne massive de citoyenneté responsable.
Avec cette initiative, Haïti est en avance dans un monde trop souvent déchiré par de puissants malentendus religieux. C’est un fait de civilisation à ne pas prendre à la légère, à soutenir pour qu’elle ne se perde pas dans le feu d’artifice des initiatives sans suite.
Ce qui existe aujourd’hui, c’est un État virtuel, des regroupements politiques spontanés, des élites balkanisées, quelques chapelles politiques qui résistent à toute idée de mouvement organisé. Les lieux de savoirs, censés produire les lumières, sont eux-mêmes assiégés par les travers qu’ils sont censés combattre.
Des initiatives comme celles mentionnées plus haut, si elles dépassent les feux de la rampe de la simple conférence de presse, peuvent devenir un puissant mouvement fédérateur, en écho avec les pulsions revendicatrices de notre peuple qui, comme des coups de bélier, tambourinent aux portes de l’Histoire de ce nouveau siècle.
* Éducateur, éditorialiste
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11401

Haïti/choléra: plus de 6.100 morts (officiel)

Les services sanitaires d'Haïti n'arrivent pas à arrêter l'épidémie de choléra qui a fait déjà plus de 6.100 morts depuis octobre 2010, a annoncé mercredi le ministère haïtien de la Santé.

Selon le nouveau bilan, l'épidémie a fait 6.156 morts. Plus de 425.000 personnes ont été contaminées dont plus de 225.000 ont été hospitalisées depuis le début de l'épidémie. Le choléra a emporté les vies de 655 personnes dans la capitale haïtienne de Port-au-Prince.
L'épidémie a été probablement provoquée par les conditions d'hygiène déplorables dans une base des soldats de la paix népalais située dans le nord-est du pays, selon le rapport de la commission d'enquête sur le choléra, créée par l'ONU. Ces derniers mois, le nombre des organisations humanitaires opérant dans le pays a diminué de plusieurs centaines à une dizaine faute de financement, selon les experts.
En 2010, le plus pauvre pays de l'hémisphère occidental a été ravagé par un séisme dévastateur qui a fait près de 230.000 morts, 3 millions de blessés et un million de sans-abri. Le tremblement de terre a porté un préjudice de 9 milliards de dollars à l'économie haïtienne, selon les estimations provisoires.
Le choléra est une infection intestinale aigüe provoquée par des bactéries de l’espèce Vibrio cholerae. Le vibrion cholérique vit dans l’eau et la nourriture souillées. La maladie se propage généralement sous forme d'épidémie, en provoquant la perte rapide de liquides corporels et une déshydratation plus ou moins grave, pouvant s’avérer mortelle.
http://fr.rian.ru/world/20110817/190530301.html
Jacob Kushner, Associated Press
Port-au-Prince
La Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti a annoncé, mercredi, un projet majeur de reconstruction d'une partie de la capitale dévastée par le séisme de l'an dernier.
La commission, coprésidée par l'ancien président américain Bill Clinton, prévoit consacrer 78 millions $ US pour revitaliser 16 quartiers et reloger quelque 30 000 personnes qui vivent dans six grands camps de sinistrés qui se sont formés après le tremblement de terre de janvier 2010.
Le projet vise à déplacer 5239 familles qui vivent dans six camps particulièrement vulnérables dans les 16 quartiers de Port-au-Prince où vivaient la plupart d'entre elles avant le séisme.
Lors d'un discours prononcé après l'annonce du programme, Bill Clinton a déclaré que le projet apporterait des solutions durables en matière de logement pour les sinistrés de Port-au-Prince.
Le projet permettra aussi de créer 4500 emplois, a dit M. Clinton.
L'Organisation internationale pour les migrations estime que quelque 630 000 Haïtiens n'ont toujours pas de logement permanent.
Le président Michel Martelly et son équipe ont identifié les camps ayant le plus besoin d'aide avant de présenter le projet à la commission, qui l'a approuvé cette semaine.
«C'est un grand jour pour le peuple haïtien», a dit M. Martelly. «Il est urgent que ces personnes quittent leurs tentes.»
La majeure partie du financement du projet proviendra du Fonds de reconstruction d'Haïti, alimenté par les donateurs internationaux, et des Nations unies.
Clément Belizaire, coordonnateur du projet dans le gouvernement Martelly, a refusé de donner les noms des camps choisis pour le projet, craignant que d'autres déplacés désespérés n'y affluent pour obtenir de l'aide.
Michel Martelly a aussi exhorté les donateurs internationaux à tenir leurs promesses de dons de 5,5 milliards $ US faites l'année dernière pour soutenir la reconstruction d'Haïti.
«Je veux profiter de l'occasion pour rappeler à la communauté internationale de respecter ses promesses. Nous avons besoin de beaucoup d'argent», a dit M. Martelly devant les journalistes à Port-au-Prince.
Plus tôt dans la journée, Bill Clinton s'était réuni à huis clos avec le conseil d'administration de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti. Il a aussi rencontré des membres du Parlement haïtien, qui ont rejeté les deux candidats choisis par M. Martelly pour le poste de premier ministre.

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201108/17/01-4426785-un-projet-de-78-millions-pour-reloger-30-000-sinistres-de-port-au-prince.php

Bill Clinton lance un programme pour les entrepreneurs haïtiens

Publié le 16 août 2011
Bill Clinton a visité des entreprises lors de son passage
à Port-au-Prince.  Photo: Thony Belizaire, AFP
Associated Press, Port-au-Prince, Haïti
L'ancien président américain Bill Clinton a lancé, mardi, un nouveau programme de prêts pour les entrepreneurs haïtiens, qui vise à relancer l'économie du pays dévastée par le séisme de janvier 2010.
M. Clinton a annoncé que le premier prêt de ce programme de 20 millions $ US serait accordé à Caribbean Crafts. L'entreprise, qui produit des objets d'artisanat destinés à l'exportation, a perdu son atelier dans le tremblement de terre.
L'entreprise recevra un prêt de 415 000$ US, et les intérêts seront reversés dans la caisse du programme pour soutenir les prêts aux autres entreprises, a expliqué M. Clinton à des journalistes alors qu'il visitait l'atelier temporaire de Carribean Crafts, près de l'aéroport de Port-au-Prince. Il a précisé que le prêt permettrait à l'entreprise d'embaucher 200 employés supplémentaires.
M. Clinton s'est dit «surpris et troublé» par les conditions de prêt imposées aux entreprises haïtiennes, même celles qui ont un dossier de crédit sans tache.
Selon l'ancien président américain, l'un des plus grands freins à la croissance de l'économie haïtienne est le manque de structures offrant des prêts à des conditions raisonnables aux petites entreprises.
M. Clinton mène plusieurs activités en Haïti par le biais de sa fondation et de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti, qu'il copréside.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201108/16/01-4426469-bill-clinton-lance-un-programme-pour-les-entrepreneurs-haitiens.php

Grandiose clôture pour la neuvaine

Geneviève Beaulieu Veilleux

Le Nouvelliste
(Trois-Rivières) Il y avait foule lundi lors de la bénédiction des malades, ainsi qu'à la fête haïtienne dans le cadre du Festival de l'Assomption. Les fidèles s'étaient déplacés nombreux au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap afin de demander grâce à Marie dans leurs épreuves et pour assister aux festivités créoles en cette fête de la Vierge Marie.
La culture haïtienne était à l'honneur lundi
avec la tenue d'une fête à saveur créole.
Photo: François Gervais
«Je suis venu à la neuvaine comme je le fais depuis 22 ans déjà», a lancé Henri-Paul Dumas qui se dirigeait vers la bénédiction des malades lundi après-midi. Comme plusieurs pèlerins rassemblés à la basilique, l'homme natif de Saint-Eustache comptait envoyer ses prières à Marie en vue d'améliorer son état de santé, ainsi que celui de ses proches.

M. Dumas est contraint de se déplacer à l'aide d'une canne à la suite de deux accidents vasculo-cérébraux. Il souffre également de dégénérescence maculaire, une maladie de l'oeil due au vieillissement. Sa fille, Claire Chartier, l'accompagnait pour l'occasion et remplaceait ainsi sa mère décédée quelques années plus tôt.
«Je prie pour lui et je prends le relais de ma mère», a affirmé Mme Chartier.
Roger Lefebvre, de Saint-Barthélemy, était également présent pour la cérémonie en compagnie de sa femme en fauteuil roulant. «Danielle a traversé deux cancers récemment, un au sein et un au foie. C'est désormais une arthrose sévère qui l'accapare», raconte-t-il. Le couple de retraité est venu à la bénédiction avant tout pour demander la grâce de Marie, mais aussi celle du frère André pour traverser ces épreuves ensemble.
Mme Lefebvre explique qu'il a été difficile pour elle d'accepter sa situation, d'autant plus que la dame gagnait sa vie dans le domaine de la couture depuis près de 50 ans. «J'avais un bon cercle de clientes qui venaient faire leurs habits et leurs retouches chez moi. J'ai dû arrêter mon occupation il y a deux ans, car le tonus de mes bras et de mes mains ne me le permettait plus», a-t-elle mentionné.
Dans une basilique bondée, plusieurs visiteurs, dont de nombreux malades, étaient présents hier afin de demander une bénédiction en regard de leur maladie. Le prêtre a rappelé aux fidèles «l'importance de reconnaître les signes de la victoire humaine en dépit des conditions parfois difficiles afin que la vie et la liberté triomphent».
Parmi les pèlerins sur place, on comptait de nombreux membres de la diaspora haïtienne. Un trio de visiteurs était confortablement installé sur l'herbe et jouait aux cartes lors du passage du Nouvelliste.
«On profite du beau temps en attendant la fête haïtienne de 16 h», a précisé Eddy qui s'était déplacé de Laval. Wilna et Vely, de Montréal étaient également impatients d'assister à l'échange culturel dans le cadre des festivités haïtiennes.
«Il y aura de la poésie, des chants et de la danse folklorique», a affirmé Wilna qui a elle-même pratiqué la danse folklorique dans sa jeunesse.
Lui même natif de «la perle des Caraïbes», le coordonnateur de la fête, Joseph Charles, a souligné la grande place de la foi auprès du peuple haïtien. «Le peuple a traversé de nombreux bouleversements et catastrophes au fil des ans et la religion aide à traverser les épreuves. L'identité est ce qui fait qu'un peuple existe et Haïti représente un peuple très fier de son identité religieuse», a indiqué M. Charles.
Le Festival de l'Assomption s'est terminé hier soir avec un immense feu de joie flottant sur le lac.
«Le feu symbolise la Vierge qui est montée très haut au ciel», a précisé le père Yoland Ouellet. L'édition du festival, sous le thème «Fou de croire», a connu un bilan «très positif» selon les organisateurs. Ils ont déclaré que l'achalandage fut considérable aux nombreuses activités, messes et animations musicales proposées.
http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201108/16/01-4426314-grandiose-cloture-pour-la-neuvaine.php

La part des anges

Publié le 16 août 2011
En Haïti, dans un grand campement insalubre, j'imagine que bientôt «Les anges de la rénovation» vont planter des pieux dans la boue afin d'ériger un palace.
Exploiter la misère humaine est toujours payant à la télé. On sélectionne les miséreux qui ont le plus haut potentiel pour émouvoir l'auditoire et le gros show commence. Les profits des producteurs pourraient servir à loger une centaine de familles, mais quelle platitude ce serait de voir construire d'humbles demeures. Les commanditaires se feraient rares et les meneuses de claques manqueraient d'enthousiasme.
Je leur suggère un scénario encore plus éclaté. Parmi les milliers d'enfants mourants de faim en Somalie, les dix plus misérables seraient amenés, mouches en moins, dans de grands restaurants pour un «qui gagne mange». Aura-t-on autant d'intérêt à voir compétitionner pour survivre, dix petits bedons ronds avec de grands yeux tristes, que pour voir suer dix grosses bedaines pressées de perdre leurs bourrelets, pour gagner le gros lot? Oublions l'idée, les émissions américaines doivent bien se terminer. On doit venir nous chercher une larme, mais juste une. Écrasé dans son fauteuil, le téléspectateur ne doit pas mouiller ses chips.
René Myrand, Québec
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/carrefour/201108/15/01-4426135-la-part-des-anges.php

Martelly refuse toute précipitation dans la désignation d'un Premier Ministre

Le chef d'Etat haïtien Michel Martelly affiche désormais une extrême prudence dans le processus de désignation de son Premier Ministre. Rentré au pays dimanche après une visite au Chili, le président Martelly a mis l'accent sur la nécessité d'éviter toute précipitation. " Les quatre membres de la commission travaillent, je sais qu'ils travaillent mais on ne peut pas forcer d'avancer, on attend d'avancer, on espère avancer, mais on ne peut pas forcer", a déclaré M. Martelly. Il faisait référence aux 4 membres de la nouvelle commission, présidée par Calixte Valentin, chargée de réaliser les consultations préalables à la désignation d'un Premier Ministre.
Aucune information officielle n'a été communiquée sur les noms des premiers ministrables. Il y aurait 5 personnalités encore en lice.
Entre temps, le président Martelly a annoncé des dispositions pour faire fonctionner l'exécutif en attendant la formation d'un gouvernement légitime. " On met sur pied d'autres façons de fonctionner en attendant d'arriver là où on voudrait arriver qui est la mise en place d'un gouvernement", a-t-il précisé.
Le Premier Ministre Jean Max Bellerive, dont le nom figure dans toutes les listes de premier ministrables depuis 5 ans, avait fait état de la nécessité de mobiliser des fonds pour concrétiser certaines promesses du chef d'Etat.
Le président n'a pu faire approuver un Premier Ministre alors qu'il s'approche des 100 premiers jours de son administration.
Cependant M. Martelly ne cesse d'afficher un certain optimisme. " Au niveau de notre satisfaction personnelle, nous pensons que nous avançons très bien, le président est en bonne santé. Il y a des gens qui voudraient nous conduire dans une guerre des nerfs mais ça ne marche pas jusqu'à présent", conclut-il.
LLM / radio Métropole Haïti
http://metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19383

Incertitudes autour de la rentrée scolaire


Pour la première fois le président Martelly a évoqué la possibilité d'un report de la rentrée scolaire. Plusieurs secteurs de société civile dont l'Union Nationale des Normaliens Haïtiens (UNNOH) et l'Union Parents d'élèves Progressistes (UPEP) ont estimé que la rentrée scolaire sera impossible dans moins de deux semaines. "Nous allons décider avec le ministère de l'éducation si la rentrée sera maintenue ou reportée", a fait valoir le président Martelly.
Tandis que le chef d'Etat est préoccupé par son programme de subvention pour 100 000 enfants vulnérables, des leaders d'associations d'enseignants et de parents attirent l'attention sur les énormes difficultés des enfants déjà scolarisés.
Le coordonnateur général de l'UPEP, Leo Litholu et secrétaire général de l'UNNOH, Josué Merilien, réclament des interventions de l'Etat en faveur des parents et des enseignants. Ils soulignent que le programme de subvention de manuels scolaires n'a pas encore été lancé.
En guise de réponse les autorités ont révélé que les manuels pour le niveau fondamental seront subventionnés à 70% grâce a une aide du gouvernement américain.
En revanche c'est le silence complet sur la loi sur les frais scolaire. Les syndicats et les associations d'enseignants réclament à cor et à cri la publication de cette législation. Le président Martelly doit publier cette loi que son prédécesseur René Préval avait refusé de publier, martèle M. Merilien.
Son collègue de l'Upep dénonce les nouvelles hausses des frais scolaires dans le secteur privé. M. Lutholu accuse même un des dirigeants d'associations de directeur d'école, Rosny Desroches d'avoir fait des lobbies pour empêcher la publication de la loi par le président Préval.
La législation abandonnée dans les tiroirs du Palais National est de nature à réduire l'appétit des directeurs d'école qui multiplient les initiatives visant a augmenter leur profit.
LLM / radio Métropole Haïti
http://metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19382

Loi sur les frais scolaires; Martelly suivra t-il les traces de Préval

La loi réglementant les frais scolaires, votée par les deux branches du Parlement depuis deux ans, n'est toujours pas en vigueur. Même s'il n'avait pas fait objection à cette législation, le président René Préval avait refusé de la publier. Deux mois avant la rentrée scolaire le président Martelly est pressé par des secteurs de la société civile et certains sénateurs influents de publier la loi dans le journal officiel.
Le père de cette loi, le sénateur Kelly Bastien (Inité) espère la publication dans le meilleur délai de cette loi votée en septembre 2009.
Cet avis est partagé par le sénateur Youri Latortue (AAA). Opposant farouche à Préval, l'ex officier de l'armée haïtienne, est réputé proche de Martelly. Il déplore une certaine propension du président Préval à jeter des lois aux oubliettes. Selon le sénateur Latortue au moins 3 législations n'ont pas été publiées sous la présidence de Préval.
La Loi sur les frais scolaires fixe des limites dans les " frais annuels". Ceux-ci ne peuvent pas être supérieurs à trois mois d'écolage. De plus, le paiement de ces frais est étalé sur toute l'année scolaire. Les législateurs interdisent les frais de réinscription ainsi que les collations de diplômes pour le préscolaire.
La loi stipule que « L'augmentation des frais scolaires, envisageable chaque 4 ans ne pourra pas dépasser 10% ».
LLM / radio Métropole Haïti
http://metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19381

mardi 16 août 2011

Editorial Board Opinion: Haiti, stuck in the mud

By Editorial, Published: August 15 THREE MONTHS after his inauguration, the presidency of Michel Martelly, Haiti’s new leader, is dangerously close to running aground. Two of his nominees for prime minister have been rejected by Haiti’s opposition-dominated parliament. In the absence of a fully functioning government, international aid and investment have slowed to a crawl. So have Mr. Martelly’s own top priorities — resettling hundreds of thousands victims of last year’s earthquake still living in tent cities, and reviving the nation’s shattered public schools so that children have access to education.
No one expected miracles from the new president, a political neophyte whose celebrity as a bawdy carnival singer helped catapult him to the presidency. The keys to his elective success were his popularity as a performer and his status as an outsider. But, with no real party structure of his own, he’s also been unable to work his will in parliament. Hence the rejection of his two candidates for prime minister.
Mr. Martelly shares the blame. Rather than seeking reconciliation and new allies following bruising, deeply flawed elections, he has continued to rely on a small circle of friends and advisers. His first pick for prime minister, an intelligent American-educated entrepreneur, had no more political experience than Mr. Martelly. His second, a former justice minister remembered chiefly for reprisals and repression directed at his ideological enemies, stood no chance of confirmation — as Mr. Martelly was repeatedly and publicly warned.
Meanwhile, the president made five overseas trips in his first eight weeks in office — including one to Spain, a country of little significance for Haiti. It’s hard to know whether these rookie mistakes are the product of inexperience, incompetence or both.
Now the president says that it may be another six months before he manages to install a prime minister to lead his government. If that turns out to be the case, it will only compound Haitians’ suffering and confirm the growing international impression of a rudderless, politically querulous nation incapable of helping itself.
Already, reconstruction efforts have been painfully slow. More than 600,000 people, displaced from their homes by the quake, remain in tent-and-tarp cities in and around the capital of Port-au-Prince. Vast fields of rubble remain to be cleared. Of $5.6 billion pledged by international donors for what was to be the original, 18-month recovery period following the earthquake in January 2010, scarcely 40 percent has been disbursed, and far less has actually made its way to projects on the ground.
It’s not that the new president lacks decent ideas or instincts. He has proposed a solid pilot plan for resettling tens of thousands of displaced residents of tent cities, and he has wisely extended the mandate of an interim relief commission led by Bill Clinton and Jean-Max Bellerive, prime minister under the previous government. His program to provide free primary education to children, and to finance it with higher taxes on wire transfers and international calls, is sensible.
But if Mr. Martelly is to have even a slight hope of success, he needs to reach out to his adversaries in parliament, widen his circle of advisers and broaden his base of support. So far, he’s stuck in the mud.
http://www.washingtonpost.com/opinions/haiti-stuck-in-the-mud/2011/08/05/gIQAbK5hFJ_story.html

Vail Valley Voices: What I saw in Haiti

Amy Herron Vail, CO, Colorado
I recently went to Haiti to see Haiti. I wanted to discover if Haiti is as bad and as dangerous as the American news machine would have us believe.
So in spite of the language barrier (I don't speak French or Creole), the protests of friends and family or the fact that I did not know anyone in Haiti, I bought a plane ticket.
I naively thought I would find a way to help. Indeed, almost every Haitian I met, would ask, with identical sarcastic tone and slight role of the eyes: “Are you here to help Haiti?” What was going on here? What did it mean that “help” was viewed as laughable, maybe even ludicrous?
Perhaps the answer lies amid the 10,000 or so non-government organizations working in Haiti. It is as if Haiti is being occupied by NGOs and even though this occupation falls under the umbrella of “doing good,” it still comes with all the humiliations and benefits an occupation brings to a poor, uneducated, indebted people whose strength is sapped by a history of internecine struggles.
Repeatedly NGO workers declared, “Darling, you don't understand.”
But I might. I understand that if you give away food in a tent community, you cripple the local economy by inhibiting vendors from selling their local food.
I understand that a tent school is not a long-term solution, only a short-term logistical problem. After all, if you don't provide the school supplies or the salary for a teacher, you did not actually create a school.
I understand that putting in a water purification system in a rural village that requires purchasing a new filter from a an American company every six months does not just improve the health in a community, it also creates a long-term dependency both financially and morally. And there is nothing clean about that.
I understand that homes damaged from the earthquake should not have to be demolished by hand.
I understand this is dangerous, heart wrenching work -- to return to your own home to dismantle the memories and the concrete without the use of cranes, bulldozers and jackhammers. Yet that is precisely the task people are beginning to undertake throughout Port-au-Prince, and there is no NGO providing the tools, technology or knowledge to do it any other way. The fact that these things are every day occurrences should not be understandable.
All NGOs are not created equal. There are worthwhile organizations doing beautiful, inspiring work in Haiti. I witnessed one: L'Athletique D'Haiti. On the outskirts of Cite de Soleil, Haiti's most notorious slum, a miracle is occurring. kKds are given a safe haven to be kids. It is here, on the only open soccer field left in all of Port-au-Prince, that 2,000 kids come daily to play soccer.
Since L'Athletique D'Haiti's inception 16 years ago, this non-profit has grown into an organization that provides sports training, nutrition, medical and educational assistance to underprivileged youth living throughout Port-au-Prince.
This is what an NGO is supposed to be about: providing opportunity, harnessing hope, teaching life lessons, encouraging education while providing discipline, love, and nourishment for the body and the mind.
Here I saw Universal Children Rights in action -- poor and wealthy kids, side by side participating in the joy of soccer, discovering the truths of teamwork and hard work.
It is amazing how things have returned to normal in Port-au-Prince, but in this case normal is not good. It is a structural failure, a human failure. For things to return to normal, it is a return to the broken.
I reject the notion that the average Haitian's response to immense tragedies are any different than how you or I would act if thrust into those situations. They are simply doing what they must to survive. I do not write that to belittle the Haitian spirit but to overcome the essence of separation within that statement.
The connotation that “we” are somehow different, that Haitians are not “us” but instead a “they.” I reject this.
The resilience to continue living through poverty, earthquake, cholera, camps, political oppression and social distress is not a testament to the Haitian spirit but to the human spirit. We are all connected.
Amy Herron is a Vail resident.
http://www.vaildaily.com/article/20110815/EDITS/110819932/1021&ParentProfile=1065

Haïti-Migration et Coopération : Pourquoi le refus d’hospitalité envers les migrants Haïtiens en Amérique du Sud ?

Au moment où le président haïtien Michel Martelly est en tournée en Amérique du Sud (du mercredi 10 au dimanche 14 août 2011) , ne serait-il pas opportun pour le chef d’État de passer en revue, avec ses homologues, la situation difficile à laquelle font face des dizaines de milliers de compatriotes dans cette région du monde ? « Tout kote nou pase, yo refize nou ospitalite », Tabou Combo, gwoup ayisyen
Par Wooldy Edson Louidor
Bogota, 11 août 2011 [AlterPresse] --- De l’Équateur au Brésil, en passant par le Pérou, la Bolivie, le Chili et le Venezuela, des dizaines de milliers d’Haïtiens sont disséminés partout en Amérique du Sud en quête d’opportunités, selon les informations rassemblées par l’agence en ligne AlterPresse.
Bon nombre d’entre eux ont été forcés de fuir Haïti, suite au séisme du 12 janvier 2010, ou sont empêchés de retourner dans leur pays à cause de la situation humanitaire difficile qui y sévit.
En juin 2011, le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (Hcr) et le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux droits humains (Hcdh) ont reconnu le caractère précaire des conditions de vie en Haïti.
La république caribéenne ne peut assurer ni une protection ni une prise en charge appropriée pour certains groupes vulnérables dans le cas de rapatriements [1].
Les deux agences spécialisées de l’Organisation des Nations Unies (Onu) ont même demandé aux gouvernements du monde entier de renouveler, pour causes humanitaires, les autorisations de résidence et autres dispositifs permettant aux Haïtiens de rester en dehors de leur territoire.
Cependant, les gouvernements sud-américains se montrent plus déterminés à fermer leurs portes et à durcir leurs politiques migratoires et de refuge envers les Haïtiens arrivant sur leur territoire, au lieu de créer des conditions pour protéger leurs droits humains [2].
Un accueil digne et humain des Haïtiens constitue le talon d’Achille des gouvernements sud-américains, malgré leur volonté de contribuer à la reconstruction d’Haïti depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
Les Haïtiens en Amérique du Sud, une présence de plus en plus remarquable
La présence des Haïtiens en Amérique du Sud est de plus en plus remarquable, principalement en Équateur, au Chili et dans l’Amazonie brésilienne, suivant le constat dressé par AlterPresse.
Par exemple, les flux migratoires haïtiens en Équateur et au Chili, les deux principales portes d’entrée des Caribéens en Amérique du Sud, ont considérablement augmenté durant les trois dernières années (entre 2008 et 2011).
Le nombre d’entrées des Haïtiens au Chili est passé de 392 (en 2008) à 477 (en 2009) et à 820 (en 2010), indique le service national du tourisme du pays sud-américain.
Seulement, du premier janvier au 30 juin de cette année 2011, 669 Haïtiens ont atterri au Chili, selon la même source officielle.
D’autre part, 1,258 Haïtiens sont rentrés en Équateur en 2009 contre 1,687 en 2010 et 1,875 du premier janvier au 30 juin de cette année 2011, d’après les statistiques fournies par la direction de migration de la police équatorienne.

Le cas brésilien
Le cas brésilien est symptomatique de l’accroissement des flux migratoires haïtiens et de leur difficile situation en Amérique du Sud.
Au cœur de l’Amazonie, le plus grand fleuve du monde, personne ne peut s’imaginer qu’on rencontrerait des Haïtiens dans cette région si lointaine.
Ce ne sont ni deux ni trois, mais plus de 500 Haïtiens, hommes et femmes, dont une majorité de jeunes, qui se trouvent actuellement bloqués à Tabatinga, ville brésilienne située au milieu du fleuve de l’Amazonie, dans la triple frontière Brésil-Colombie-Pérou. Ils ne peuvent ni continuer leur voyage à l’intérieur du Brésil, ni rebrousser chemin vers leur pays d’origine.
Après le tremblement de terre qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010, les Haïtiens ont commencé à arriver à Tabatinga par groupes de 8 à 10 personnes. En juillet 2010, 140 Haïtiens avaient déjà transité par cette petite ville brésilienne en direction de Manaus, la capitale de l’état de l’Amazone.
Au total, le nombre d’Haïtiennes et d’Haïtiens, qui sont arrivés à Tabatinga tout au cours de l’année dernière (2010) s’élève à environ 500.
De janvier jusqu’au 18 juillet 2011, 825 Haïtiens ont été interviewés par la police fédérale de migration de Tabatinga, alors que plus de 500 Haïtiens, actuellement bloqués dans cette contrée brésilienne, sont sur la liste d’attente pour être interviewés ou attendent leur protocoles de réfugiés en vue de continuer leur voyage à l’intérieur du Brésil.

Tout un périple et un grand investissement
Le voyage, réalisé par les Haïtiens de leur pays à Tabatinga, est, dans le sens propre du terme, un périple.
Plusieurs d’entre eux voyagent en bus de Port-au-Prince à Santo Domingo ; ensuite de la capitale dominicaine à Quito ou Lima en avion, et finalement à Iquitos et Santo Rosa jusqu’à Tabatinga en bateau.
Les migrants utilisent tous les moyens de transport : avion, bus, bateau.
Le trajet vers la ville brésilienne peut durer des semaines, voire un mois. Seulement, le voyage à l’intérieur du Pérou peut durer de 5 à 6 jours, considérant le trajet de Lima à Pucallpa en bus, et, de là, à Iquitos et à Santa Rosa en bateau.
Dans tous les points du long voyage, d’Haïti à République Dominicaine, Équateur et Pérou, ils sont reçus par des trafiquants, principalement haïtiens, auxquels ils doivent payer d’importantes sommes d’argent pour tous les services rendus : transport, alimentation, logement et l’aide reçue.
Celles et ceux, qui entreprennent le voyage depuis l’aéroport de Port-au-Prince, racontent qu’ils ont été obligés, sous fortes menaces, de verser entre 200 à 1,000 dollars américains (US $ 1.00 = 41.00 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui) à des fonctionnaires d’une ligne aérienne et de la migration haïtienne, depuis le premier check-in en arrivant à l’aéroport jusqu’au dernier qui se réalise juste avant de prendre l’avion.
Pour leur extorquer de l’argent, les fonctionnaires haïtiens menacent de leur faire perdre le vol, sous prétexte que la lettre d’invitation ou la réservation de l’hôtel, présentées par les voyageurs, deux documents supposément requis par les autorités équatoriennes et péruviennes, ne sont pas valides.
Le coût total du voyage d’Haïti à Tabatinga oscille entre 2.500 à 5.000 dollars américains.
En plus d’investir le peu d’argent qui leur reste après le séisme dévastateur, les victimes et leurs parents ont dû vendre et/ou hypothéquer tous leurs biens et propriétés pour payer cette grande somme.
Les parents, qui vivent aux États-Unis d’Amérique, contribuent aussi, de manière généreuse, à payer le coût de ces voyages, en leur envoyant de l’argent en Haïti, ou dans les pays où les victimes se trouvent en transit.

Réactions des gouvernements sud-américains
Face à l’accroissement des flux migratoires haïtiens vers les territoires de différents pays sud-américains, aucun gouvernement sud-américain n’a osé accueillir de façon digne les étrangers.
Nul ne veut être le premier à ouvrir ses portes avec hospitalité, par peur d’être envahi par les Haïtiens.
Immédiatement, suite au tremblement du 12 janvier 2010, des gouvernements sud-américains ont manifesté des gestes d’amitié et de solidarité envers les Haïtiens sur leurs territoires, en régularisant leur situation migratoire ou en facilitant le regroupement familial.

Mais, six mois après ?
Ils ont purement et simplement oublié les Haïtiens présents sur leur territoire, se concentrant davantage sur la coopération avec Haïti en vue de la reconstruction du pays dévasté ou pour le maintien de leurs troupes militaires ou policières au sein de la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah).
À titre d’exemples, la Bolivie n’a fait que fermer sa frontière aux Haïtiens qui utilisaient son territoire pour transiter de l’Équateur vers le Chili, le Brésil ou la Guyane Française.
L’Équateur et le Chili admettent ,avec de plus en plus de rigueur, la rentrée et le séjour des Haïtiens sur leurs territoires. La discrimination frappe bon nombre d’Haïtiens dans ces deux pays, du fait de leur couleur, de leur nationalité et de leur statut migratoire.
Par exemple, même celles et ceux, qui ont acquis en Équateur le visa humanitaire pour 5 ans ou le statut de réfugiés, sont obligés d’abandonner ce pays, en raison de la discrimination dont ils sont victimes au moment de demander du travail auprès d’employeurs qu’ils qualifient de « racistes ».
Outre la discrimination et la stigmatisation, au Chili, la grande difficulté - à laquelle ils sont confrontés - est l’obtention de leur permis de résidence. Pour régulariser leur situation migratoire, ils n’ont d’autre choix que de solliciter de l’État chilien le visa de résidence sujet à contrat de travail.
Malheureusement, le peu d’employeurs, qui acceptent de leur donner du travail, le font de manière informelle sans contrat de travail, par refus de respecter la loi et les droits des travailleurs.
La chaîne de télévision chilienne Chilevisión [3] a réalisé, en mai 2011, un reportage montrant les conditions infrahumaines, dans lesquelles 16 haïtiens travaillaient dans un champ d’oignons près de la ville chilienne de Santa Cruz.
Ces travailleurs haïtiens « saisonniers », qui étaient traités comme « des esclaves », ne disposaient pas de contrat de travail. rapporte le média chilien.
Puisque les Haïtiens ont besoin du contrat de travail pour solliciter leur visa de résidence, des délinquants profitent de l’occasion pour leur offrir de faux contrats.
Les autorités chiliennes ont finalement découvert et démantelé ces réseaux de délinquants, tout en intimant aux migrants, ayant présenté ces faux documents de contrat de travail pour leur demande de résidence, l’ordre d’abandonner le pays dans un délai de 15 jours.
Plusieurs Haïtiens, frappés par cet ordre d’expulsion, ne savent que faire.
Certains d’entre eux ont abandonné le Chili le plus rapidement possible pour se rendre au Brésil ou en Guyane Française, en vue d’éviter le rapatriement vers Haïti.
Au Brésil, la situation est tout aussi difficile pour les Haïtiens.
Prenons le cas de Tabatinga.
Les autorités policières et migratoires de cette ville brésilienne frontalière sont strictes dans l’application de la loi : elles ne considèrent pas les Haïtiens comme des réfugiés, parce que ceux-ci ne fuient pas leur pays « craignant avec raison d’être persécutés du fait de leur race, de leur religion, de leur nationalité, de leur appartenance à un certain groupe social ou de leurs opinions politiques », selon la définition du terme « réfugié » appliquée par la Convention de Genève de 1951.
Les Haïtiens fuient leurs pays à cause de la misère et d’un ensemble de facteurs liés à des désastres naturels, tels que tremblement de terre, cyclones, intempéries, souligne le responsable de la migration de Tabatinga.
Ils ne sont pas qualifiés comme réfugiés, mais, pour des « raisons humanitaires », le gouvernement brésilien leur fait une « faveur » en leur délivrant, après interview, des protocoles de réfugiés pour qu’ils puissent continuer leur voyage à Manaus, explique le chef de la police fédérale de Tabatinga.
Ce document, dont rêvent les Haïtiens, autorise le séjour légal des demandeurs d’asile, jusqu’à ce que l’État brésilien prenne une décision finale, après l’examen du processus d’éligibilité - au cas par cas - et sous la coordination du Comité national (brésilien) pour les réfugiés (Conare), organisme du ministère de la justice.
Cependant, les autorités brésiliennes tardent, de plus en plus, à octroyer les protocoles de réfugiés aux Haïtiens, qui peuvent durer de 2 à 3 mois en attente de ce document.
Sans argent dans cette région si isolée du reste du monde, les Haïtiens doivent chercher du travail - dans un contexte où la majorité des habitants de Tabatinga sont en chômage -, en vue de se payer leur nourriture, les frais de logement et de transport en bateau vers Manaus, la capitale de l’Etat de l’Amazone.
Ni les autorités brésiliennes ni les organisations internationales ne leur viennent en aide. Ils ne survivent que grâce à la solidarité entre eux et à la charité des fidèles catholiques du diocèse de Tabatinga.
Au regard de la difficile situation de dizaines de milliers d’Haïtiens en Amérique du Sud, une question s’impose : Pourquoi ces gouvernements refusent d’accueillir de manière humaine et digne les migrants haïtiens arrivant sur leur territoire ? Pourquoi ce refus d’hospitalité ? [wel rc apr 11/08/2011 14:00]
[1] Voir Communiqué du HCR-HCDH sur Haïti en date du 9 juin 2011 : http://www.unhcr.fr/4e03086f6.html
[2] .Voir l’article intitulé Haití-Migración : El sentido de la trascendental petición del ACNUR y la OACDH a gobiernos para suspender las repatriaciones de los Haitianos : http://www.alterpresse.org/spip.php...
[3] http://www.chilevision.cl/home/cont...
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11387

Le Plateau central pense déjà à la rentrée scolaire de septembre 2011

C’est le doute, au Plateau central (Haut et Bas Plateau), à moins de trois semaines de la réouverture des classes de début septembre 2011, quant à la concrétisation, dans ce département géographique, des promesses de scolarisation de 500,000 enfants (non encore scolarisés) par le président Michel Joseph Martelly durant son quinquennat (14 mai 2011 – 7 février 2016).

Des milliers d’enfants ne sont pas encore capables de fréquenter une salle de classes, dans les villes comme dans les campagnes du Plateau central.
Étant privatisée à plus de 90%, l’école semble devenir de plus en plus un luxe.
Durant l’année académique 2010-2011, un nombre incalculable d’enfants en âge de scolarisation sont restés chez eux, faute de moyens financiers adéquats chez leurs parents.
A Hinche, des jeunes de moins de 12 ans se sont lancés dans la mendicité, tandis que des jeunes filles de moins de 17 ans se sont retrouvées dans la prostitution ou victimes de proxénétisme.
Nombreux, également, sont les enfants, orphelins de pères ou de mères, qui, abandonnés à eux-mêmes, n’arrivent pas encore à bénéficier du pain de l’instruction.

Correspondance : Ronel Odatte
Hinche (Haïti), 06 août 2011.[AlterPresse] --- Pour une deuxième année consécutive, la prochaine rentrée scolaire de septembre (année académique 2011-2012) risque d’être difficile au Plateau central, selon les témoignages recueillis par l’agence en ligne AlterPresse.
De nombreux parents se plaignent de ne pas pouvoir ramener leurs enfants à l’école, le mois prochain, par manque de moyens financiers.
« Tous mes enfants vont rester à la maison. Il m’est vraiment difficile de les offrir quotidiennement un plat chaud. Comment pourrai-je les envoyer à l’école, alors que mon mari ne travaille pas ? », se désole Mireille Odius, 38 ans, originaire de la 3e section communale de Hinche et mère de trois enfants.
Même cas de figure à Thomassique et à Cerca Carvajal, où des paysans se sont donnés à outrance dans la coupe des arbres et la préparation du charbon de bois dans la perspective de trouver des revenus devant leur permettre de s’acquitter des frais scolaires de leurs enfants.
« Mais, cette année, il n y a plus d’arbres à abattre », explique Raoul Jean, un jeune paysan de la section communale de Juanaria (Hinche).
Aîné d’une famille de 7 membres, Jean, qui a été admis en classe de Seconde, a décidé d’abandonner l’école. Aujourd’hui, il chercherait à partir à la recherche d’un emploi en République Dominicaine afin de pouvoir subvenir aux besoins de sa famille.
« Nous voulons aller à l’école, mais nous ne savons pas quoi faire », déclarent Exius Marcelin, Nicolas Pierre et Fednol Jacques, tous trois cireurs de bottes, qui ne cachent pas leur soif d’apprendre.

Situation scolaire actuelle au Plateau Central
Le taux brut de scolarisation (Tbs) dans le département géographique du Plateau central est de 43%, le taux net de scolarisation 50.28%, le taux de réussite 49%, le taux de redoublants 48%, le taux d’abandon 3%, suivant les données fournies par l’unité de planification, de statistiques et d’analyse au sein de la direction départementale de l’éducation du Centre (Ddec) du ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp).
Pour l’année académique 2010-2011, les écoles publiques étaient au nombre de 110 (contre 1,038 écoles privées) pour les 1er et 2e cycles du niveau fondamental.
Pour la même période, on comptait 46 écoles publiques (contre 123 écoles privées) dans le 3e cycle fondamental, 13 écoles publiques (contre 169 écoles privées) au niveau secondaire.
En 2008-2009, la population scolarisée était de 153,010 écolières et écoliers (50.28%) contre une population non scolarisée de 151,277 enfants (49.72%) sur une population scolarisable de 304,287 enfants et une population totale de 702,180 habitants.
Quid des écoles dites au rabais (lekòl bòlèt) ?
Pour l’heure, il manque des données pertinentes sur le mode de fonctionnement des écoles recensées dans le Centre d’Haïti. D’aucuns évoquent le caractère « plutôt commercial » de certains établissements scolaires dans ce département géographique.
« Des arrangements auraient eu lieu, lors d’examens d’État, entre les établissements scolaires légalement reconnus et les écoles dites au rabais pour garantir une participation pleine et entière de certains élèves », dénoncent plusieurs secteurs.
Des appels sont lancés aux responsables départementaux concernés pour mettre un frein à la privatisation informelle de l’éducation dans le Plateau central. [ro rc apr 06/08/2011 0:00]
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/le-plateau-central-pense-deja-a-la-rentree-scolaire-de-septembre.html

Météo : Une onde tropicale influe sur le Sud d’Haïti

P-au-P, 15 août 2011 [AlterPresse] --- Une onde tropicale, située à 325 kilomètres des petites Antilles, influe sur les conditions météorologiques dans le sud d’Haïti, selon les dernières prévisions dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse. Des départements géographiques, tels le Nord, les hauts reliefs du Centre sont aussi concernés par cette perturbation.
Ce système entraîne une zone importante de pluies, de vents et d’orages.
Les principales manifestations seront remarquées « d’ici mercredi (17 août) et jeudi (18 août 2011) », précise le centre national de météorologie haïtien (Cnm).
Toutefois, tôt dans la matinée du lundi 15 août, des averses ont eu lieu dans des localités proches de la ville des Cayes, à environ 200 km au sud de Port-au-Prince. Dans l’après-midi du même jour, des précipitations ont été enregistrées dans la zone métropolitaine de la capitale.
Pendant la journée du 15 août, le ciel de la capitale haïtienne était marqué par des passages nuageux et un soleil plutôt timide.
Entre le samedi 13 et le dimanche 14 août, des pluies, accompagnées de vents et d’orages, se sont abattues sur plusieurs départements géographiques, dont l’Ouest (où se trouve la capitale Port-au-Prince). Provoquées par un creux en surface (excroissance d’une dépression), ces précipitations ont charrié une quantité importante d’alluvions, de gravats, d’immondices et d’autres débris remarqués notamment au bas du centre-ville de Port-au-Prince.
Quoi qu’il en soit, l’onde tropicale, qui sera ressentie d’ici la fin de la semaine, ne présente que 10% de chances pour devenir une tempête tropicale, informe le centre national des ouragans (National hurricane center / Nhc) de Miami. [rh rc apr 15/08/2011 16:25]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11398

Haiti, politique renforcement de la Gauche, Une nouvelle Plateforme politique est née

Par Pierre-Paul ANCION Une bonne partie des dents dures de la Gauche politique haïtienne a lancé ce week-end à Jacmel la Plateforme Politique Régionale Progressiste (PPRP)
Manno Charlemagne, John Steve Brunache, Camille Charlmers, Serge Pierre-Louis ont manifesté clairement leur volonté à travailler sérieusement pour permettre au pays de retrouver son air de jeunesse.
Emmanuel Charlemagne dit Manno n’écarte pas la possibilité de venir s’installer définitivement à Jacmel pour mieux renforcer sa politique au profit des progrès d’Haïti.
PPRP réclame un état dynamique, pouvant améliorer les conditions de vie de la masse populaire en créant des emplois. Elle exige une transformation sociale passant par la création d’université, et d’écoles professionnelles, du développement de l’agriculture et de l’industrie nationale.
Elle réclame de l’Etat la liberté des religions dans le pays sans officialiser aucunes d’entre elles présentes en Haïti.
PPRP se prononce contre l’exploitation économique de la masse populaire par une minorité.
Elle compte redynamiser la création de coopératives dans le pays, pour, selon elle renforcer la production nationale.
PPRP demande une démocratie participative.
Notons que plusieurs milliers de citoyens ont participé à ce lancement à Ballade NC. La PPRP est une nouvelle force politique dans le pays.
Source:bonzouti.com
http://bonzouti.com/actualite/actualite-No1056-Haiti-politique-renforcement-de-la-Gauche-Une-nouvelle-Plateforme-politique-est-nee-.html

MARTELLY EN AMERIQUE DU SUD ET LES HAITIENS DE FLORIDE FONT L'ACTUALITE

Le Président Martelly revient d'une tournée inachevée en Amérique du Sud

De retour dimanche d'une visite officielle au Chili, le président haïtien devait se rendre aussi en Argentine. Mais la visite en Argentine a été annulée par la présidente Cristina Kirchner pour des raisons familiales. Donc le seul pays visité par Michel Martelly a été le Chili, tandis qu'une délégation conduite par son conseiller Daniel Supplice, candidat pressenti au poste de ministre des Affaires étrangères - quand le pays aura un premier ministre et un nouveau gouvernement - s'est rendue en Argentine pour rencontrer des officiels de ce pays, dont le ministre des affaires étrangères qui a voyagé récemment en Haïti. De retour en Haïti, le chef de l'Etat a donné une conférence de presse au salon diplomatique de l'aéroport Toussaint Louverture. Les questions on roulé sur les résultats de cette visite et sur la prochaine désignation d'un 3e candidat pour le poste de Premier ministre, les deux premiers ayant été rejetés par le Parlement. Michel Martelly a rencontré le président chilien Sebastian Piñera. La visite s'est soldée par une offre d'appui du Chili pour la reconstruction de maisons parasismiques pour les victimes du séisme du 12 janvier 2010 en Haïti. Concernant l'éducation, le président Martelly a réaffirmé son intention d'envoyer des enfants haïtiens en classe gratuitement, sans toutefois donner un chiffre. Il a dit que la commission en charge des questions d'éducation se penchait activement sur toutes ces questions et que toutes les promesses faites seront suivies de résultats. Cependant on n'a pas pu tirer grand chose concernant les membres de la commission chargée de rencontrer les parlementaires pour s'entendre avec eux sur le choix du prochain premier ministre.


USA-Immigration: Des Haïtiens du Sud de la Floride réclament l'équité
Lundi, 15 Août 2011 13:20 HPN Des centaines d'Haïtiens du Sud de la Floride ont protesté le 11 aout dernier pour réclamer l'équité de l'administration américaine en matière d'immigration, a appris HPN. Tout en qualifiant de "mots creux" certaines promesses du président Barack Obama, des centaines d'Haïtiens du Sud de la Floride ont manifesté pour critiquer une politique de deux poids et deux mesures en matière d'Immigration, rapporte Defendhaiti. ?"Après le séisme du 12 janvier 2010, le président Obama que nous aimons tellement a dit que secourir Haïti serait sa priorité. Mes amis, je suis très déçue de vous dire aujourd'hui que ces promesses n'étaient que des mots creux ", a déclaré l'activiste Marleine Bastien s'adressant à la foule qui manifestait jeudi à Miami devant les bureaux de la Naturalisation et de l'Immigration (USCIS). ?La directrice de l'organisation Fanm Ayisyen nan Miami (FANM) a appelé à une réforme de l'immigration qui permettrait aux Haïtiens d'avoir des avantages similaires à ceux dispensés aux Cubains, qui ont un programme de réunification familiale. ?Les Haïtiens [sans papiers] sont rapatriés, déplorent les manifestants, tandis que les Cubains sont autorisés à rester dans le pays, en vertu de la politique gouvernementale. La loi américaine permet aux Cubains qui parviennent à atteindre la terre ferme de rester aux USA et d'obtenir la résidence après une année. ?En janvier 2011, plusieurs organisations des droits humains ont demandé au gouvernement américain de suspendre les expulsions d'Haïtiens. ?Les Etats-Unis ont établi le statut de protection temporaire (TPS) pour les Haïtiens qui se trouvaient aux Etats-Unis avant le séisme et jusqu'à un an après. ?D'autres représentants d'organisations d'Haïtiens en diaspora se sont joints à Fanm Ayisyen nan Miami dans cette manifestation.
http://www.haitienmarche.com/nouvellesenbref.php?id=1313454188

lundi 15 août 2011

L Oxfam Grande Bretagne enquête sur certains de ses personnels en Haïti

L'Organisation internationale Oxfam GB annonce dans un communiqué qu'elle parvient à la conclusion d'une enquête interne menée suite à des allégations de mauvaise conduite portant sur un petit nombre de son personnel en Haïti. Selon ce communiqué ces allégations ne sont pas connectées à des incidents de fraude et n'ont pas affecté les 98, 000,000 US dollars environ recueillis après le séisme en Haïti. Ces fonds continueront d'être utilisés pour la reconstruction du pays et pour venir en aide aux communautés qui en ont besoin.
Le Directeur Pays d'Oxfam GB en Haïti a démissionné, prenant ses responsabilités de gestion quant aux problèmes survenus alors qu'il était à la tête du programme.
La Directrice Régionale d'Oxfam GB pour l'Amérique latine et les Caraïbes, Françoise Vanni, a déclaré: “Oxfam prend les problèmes de mauvaise conduite de son personnel très au sérieux et prendra des mesures drastiques contre toute personne reconnue coupable de mauvaise conduite.”
L'enquête devrait être terminée sous peu. A l'issue de l'enquête, nous déterminerons les actions appropriées contre le personnel impliqué, qui compte moins de cinq personnes. Oxfam divulguera plus d'information au public et aux médias à ce stade.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19380

Le Japon renforce les capacités de la PNH

Le Gouvernement Japonais en collaboration avec l'OIM a fait don ce jeudi 11 Août, d'un lot de matériels à la Police Nationale. Lors d'une cérémonie, organisée à l'académie de Police , l'ambassadeur du Japon en Haïti, Kentaro Minami a remis aux autorités policières, 16 Pick-up double cabine, 30 motocyclettes et divers équipements de communication
Il a également remis les clefs de trois bâtiments devant loger deux dortoirs et un bureau appartenant à la police scientifique.
Dans son discours de circonstance, le représentant du gouvernement nippon en Haïti , précise que ce don s'inscrit, dans le cadre d'un projet baptisé « Gestion et sécurité intégrée de la frontière », un programme qui a été exécuté par l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), en étroite collaboration avec le ministère de la justice et de la sécurité publique, la PNH et la Minustah.
Selon Monsieur Minami, ce projet est financé par les autorités japonaises à hauteur de 2.4 millions de dollars américains et il a pour principal objectif de permettre à la Police haïtienne de renforcer ses capacités.
Pour sa part, dans son intervention, le porte-parole de la police Nationale Frantz Leurebours, a remercié le gouvernement japonais, monsieur Leurbours a fait remarquer que plusieurs agents de la PNH avaient déjà bénéficié d'un séminaire de formation grâce à un financement du Japon.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19377

Désignation d'un nouveau premier ministre : les négociations sont au point mort

Le président de la Chambre de députés, Sorel Jacinthe confirme que l'exécutif n'a pas encore engagé des négociations en vue de la désignation d'un nouveau premier ministre. « Aucune consultation n'est jusqu'à présent entamée auprès des présidents des deux chambres en vue de la désignation d'un nouveau premier ministre », a déclaré le député Jacinthe.
Intervenant à la rubrique le point de Radio et Télé Métropole, le député Jacinthe invite le président Martelly à reprendre le chemin du dialogue qui selon lui pourra aider à aboutir à un consensus autour de la désignation d'un nouveau Chef de gouvernement.
Toutefois le parlementaire estime que le chef de l'état serait en train de prendre le temps qu'il faut pour éviter que le prochain premier ministre désigné ne connaisse le même sort que les deux précédents.
Monsieur Jacinthe a par ailleurs rejeté les déclarations du président de la république selon lesquelles on s'achemine vers une dictature parlementaire.
« Nous vivons sous une dictature des lois de préférence, non pas parlementaire », a précisé, l'élu de la Grand' Anse.
Rappelons que selon l'économiste Kesner Pharel l'absence d'un nouveau gouvernement a des conséquences désastreuses sur l'économie haïtienne.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19376

Les autorités policières font état d'une baisse de l'insécurité au Champ de Mars

Au champ de Mars la cohabitation est de plus en plus difficile entre les sinistrés regroupés dans les sites d'hébergement et les étudiants. Les criminels parviennent à tirer profit de cette situation et poursuivent leurs forfaits en dépit des interventions des forces de l'ordre. Le responsable du commissariat de Port-au-Prince, l'inspecteur divisionnaire Dupont Joseph, est formel. Il n'y a eu que des cas isolés de braquages dans la zone depuis le début du mois.
Entre juin et juillet 23 cas de vols à mains armées avaient été enregistrés, indique l'officier de police faisant remarquer que seuls 3 cas ont été signalés depuis le début du mois. Des interventions ayant permis le démantèlement de deux gangs sont à l' origine de cette amélioration.
Cependant les étudiants n'ont pas la même perception que les policiers. Ils continuent d'ériger des barricades de pneus enflammés et de lancer des jets de pierres pour dénoncer les agressions des bandits. Un étudiant, Philibert Sergo, avait été tué par des criminels en juillet dernier.
Au cours des derniers jours les pare-brises de deux véhicules de patrouilles de la police ont été casés par les étudiants protestataires. Cette situation complique la tache des agents de l'ordre, explique M. Dupont Joseph.
Toutefois les étudiants ne sont pas les seuls à se plaindre de la détérioration du climat sécuritaire. Les sinistrés sont également victimes des exactions des bandits.
Les criminels appréhendés sont remis en liberté rapidement déclare une femme ayant requis l'anonymat. Elle explique qu'elle ne peut dénoncer les bandits qui une fois libérés lancent des représailles. Une situation compliquée que le Maire de la capitale a promis de résorber de concert avec le support des autres organismes de l'Etat.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19375

Plusieurs sénateurs condamnent la tentation du président de diriger par décret

Des parlementaires de tendances diverses ont exprimé leur indignation suite aux récentes déclarations du président Martelly qui envisage de diriger le pays par décret si le Parlement refuse de ratifier un Premier Ministre. Pour une fois les sénateurs Anick François Joseph (Alternative) et Moise Jean Charles (Inité) sont logés à la même enseigne. Ils qualifient M. Martelly d'apprenti dictateur qui se propose de violer les prescrits de la constitution.
M. Joseph qui avait supporté la candidature du Premier Ministre désigné a tiré à boulets rouges sur le président Martelly. L'élu de l'Artibonite estime que le président n'a pas compris le fonctionnement d'un régime semi-parlementaire. En colère le père Anick exige que M. Martelly présente des excuses publiques aux législateurs.
Pour une fois les attaques d'Anick Joseph sont comparables à celles de son collègue de l'Inité. L'élu du Nord est irrité par les déclarations du chef d'Etat. Ceci prouve que M. Martelly ne croit pas en la démocratie, martèle M. Jean Charles.
Même s'il souhaite que le président se ressaisisse, M. Jean Charles dit n'être pas surpris par ces déclarations venant d'un neo-duvaliériste.
Les sénateurs Moise Jean Charles et Anick Joseph préviennent que le Parlement se dressera en face de M. Martelly pour s'opposer à ses tentatives. Le sénateur Anick rappelle que la chambre basse pourra alors réunir en chambre d'accusation et le Sénat en Haute Cour de justice pour juger le chef d'Etat.
De son coté, le sénateur Evalière Beauplan met en garde contre tout recours aux décrets. Il prévient que le peuple et le Parlement se révolteraient ce qui aura pour conséquence de créer un chaos généralisé.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19374

Lancement de l’inventaire du patrimoine immatériel d’Haïti

Par Pierre-Paul ANCION ‘’ Cet inventaire s’effectue dans le cadre d’un protocole signé entre le ministère de la culture et de la communication de concert avec l’Université d’État d’Haïti et l’Université Laval du Canada, notamment la chaire de recherche en patrimoine ethnologique, dont dirige M. Laurier Turgeon, …’’ a expliqué à bonzouti.com Kenrick Demesvar, formateur à l’université d’été 2011 à Jacmel.
Pour avoir les cadres nécessaires pour réaliser l’inventaire du patrimoine d’Haïti, l’Université Laval du Canada de concert avec la UEH ont du organiser l’Université d’été 2011 à Jacmel, où durant quatre vingt heures d’études une vingtaine d’étudiants du Programme de maitrise en Histoire, Mémoire et Patrimoine, et de plusieurs communes du sud-est ont explorer toutes les facettes et nuances de cette science.
‘’…les étudiants ont produit des travaux d’excellentes qualités. Je tiens à le souligner…’’s’est réjouit M. Laurier Turgeon, directeur de l’Institut du Patrimoine Culturel de l’Université Laval, coordonnateur de cette université d’été, une première dans ce domaine en Haiti certes, mais que les initiateurs comptent répliquer dans les autres départements du pays.
‘’On a commencé à travailler à Jacmel, on compte poursuivre les travaux ici, pas exclusivement dans le sud-est qui sera privilégié cette année. On espère pouvoir retourner l’année prochaine répéter l’expérience et on m’a dit que le ministère du tourisme est très favorable à soutenir un tel projet l’année prochaine, le maire de Jacmel également…’’ a expliqué M. Laurier Turgeon.
La remise des diplômes a été faite dans la soirée du samedi 13 Aout, par M. Turgeon, le vice recteur à la recherche de l’Université d’Etat d’Haïti Wilson Laleau, et le directeur du programme de maitrise en Histoire patrimoine et Culture, M Guy Maximillien.
Plusieurs etudiants entre autres Réginald Payen, Frantz Délice, Louise Carmel Bijoux, Nahomie Francklin, Louis Lecoin Leonel Nelson, Donel Hyppolite et Sergot Louis Jean ont brillé par leur promptitude et leur capacité à encourager les autres.
Le parrain de cette initiative, l’écrivain Michelet Divers ainsi que les formateurs, doctorants en Patrimoine à Laval comme Ronald Dautruche, Richener Noël et le docteur Samuel Régulus ont relaté leur satisfaction de la réussite de l’université d’été 2011.
Grace au support du Bureau de l’envoyée spéciale de l’UNESCO en Haïti, de celui de l’éducation international du patrimoine culturel de l’Université de Laval et de l’agence universitaire de la francophonie, Haïti a cette semaine une cellule d’hommes et de femmes compétents en inventaire de Patrimoine immatériel.
Selon M Turgeon en Janvier 2012, c’est au Tunisie dans le Maghreb qu’il va répliquer cette expérience, mais avec cinq cents étudiants.
Source:bonzouti.com
http://bonzouti.com/actualite/actualite-No1055-Lancement-de-l-inventaire-du-patrimoine-immateriel-d-Haiti.html

dimanche 14 août 2011

ENTRE REVES ET REALITE...LA FUTURE VILLE DE PORT-AU-PRINCE


PORT-AU-PRINCE DEMAIN
Par la force des choses, le citoyen haïtien a du renforcer son imaginaire pour passer outre la réalité crue qui lui est desservie dans sa vie de tous les jours. Inutile de chercher très loin pour comprendre entre autre choses, le nombre important de romancier produit par ce pays. Tous ceux qui vendent un peu de rêves mélangés à un brin de fantaisie sont les bien-accueillis dans notre culture. Mon cher maître, feu Monsieur Pradel Pompilus se plaisait à reprendre cette maxime de je ne sais plus qui : « tout défaut de l’être entraîne une exagération du paraître ». Cependant chez nous, il nous manque l’apparat indispensable pour  embellir notre paraître, nous ajoutons donc notre imaginaire féérique, dans une magnificence incommensurable pour rester vivant malgré les facteurs qui nous voudraient morts et disparus à jamais.
Cette introduction me sert à présenter l’immensité des doutes qui m’assaillent devant une photo combien réussie présentant l’image de la nouvelle ville de Port-au-Prince, en particulier dans sa partie appelée à être la plus centrale ; selon un projet dont la genèse vient d’une démarche de la Mairie de Port-au-Prince.
Partout ailleurs, dans un autre contexte, on pourrait se mettre non seulement à rêver, mais aussi à suivre la construction transformant cet environnement invivable  à une place ou il ferait beau et bien vivre. La prudence pourtant me pousse à me demander si je ne suis pas encore une fois entrain de rêver ; si cette image n’est pas tout bonnement le fruit de mon imaginaire.
Une fois, je faisais des recherches sur internet, je suis tombé sur une information décrivant la construction d’un réseau de tunnels sous-marins reliant toutes les îles de la Caraïbe et qu’en particulier celui qui devait unir l’état de Floride avec Haïti était sur le point de se terminer. J’ai été pris et emballé comme un bleu quand j’ai voulu partager l’information avec un collègue étranger qui l’a tout bonne et simplement rejetée. Son argument se basait sur l’intérêt d’un projet aussi coûteux et surtout, l’information aurait été plus largement diffusée en dehors des réseaux haïtiens. Il m’a suffit de quelques minutes de vérification pour me rendre compte que ce fut justement une nouvelle diffusée que sur des sites et des pages documentées par des compatriotes.
LE PROJET LA GONAVE
J’avais auparavant été profondément touché par la présentation qui visait à faire de l’île de La Gonâve, un site archi-développé. Ce fut un projet mieux travaillé, mieux présenté donc plus faisable. Mais depuis on n’en parle le plus.
Donc chat échaudé craint l’eau froide. Je reste sur mes  gardes. J’espère pouvoir dire plus tard : Putains, ils l’ont fait !
Il est clair que ceux qui ont actuellement la voix aux chapitres aujourd’hui ne sont pas prêts à voir clair devant un projet aussi ambitieux. Il faudrait un dépassement de soi ! Et on n'est pas encore arrivé à ce chapitre !
14/08/2011
Jonas Jolivert

Two U.S. Executives Found Guilty for Bribing Haiti's Teleco

Published on Friday, 05 August 2011 14:20 Written by External
MIAMI, USA - Two former executives of Terra Telecommunications Corp. were convicted by a federal jury on Friday. U.S. attorneys say “these individuals conspired and made corrupt payments to foreign government officials [in Haiti] for the purpose of securing business advantages for their company.”
U.S. State Attorney, Wilfredo A. Ferrer, says Joel Esquenazi and Carlos Rodriguez, the president and executive vice president of the Miami-based firm, had several contracts with the state-owned company, Teleco, which under the President Jean-Bertrand Aristide, authorized more than $890,000 in payments between November 2001 and March 2005 to shell companies to be used for bribes for officials. The purpose of the bribes, prosecutors said, was to gain business advantages.
Teleco has been a sore spot in Haitian telecommunications as other, foreign owned companies flourished. Many Haitians would point to terrible service and corruption as the telecoms biggest problems.
Many say to get a phone line connect could take from 6 months, up to a year, even after placing a deposition and setting up an order. It would take under the table money to get service or repairs made timely. Much speculation has been made that former President Jean-Bertrand Aristide may be indicted as well. Teleco was bought by Vietnamese telecom Viettel in late 2010.
Sentencing for both Esquenazi and Rodriguez is scheduled for Oct. 13. Esquenazi was remanded to the custody of the U.S. Marshals, while Rodriguez is free on bond.
http://www.defend.ht/news/articles/crime/1488-two-us-executives-found-guilty-for-bribing-haitis-teleco

Haitian Police Bust $750,000 [US] per Month Telecom Piracy Ring

Published on Saturday, 13 August 2011 23:04 PORT-AU-PRINCE, Haiti - Haitian justice officials have executed the largest bust in the history of the Haitian National Police (PNH) giving rise to a series of warrants including an indictment of Call Direk Vice-President Charles Gentil.
On Thursday, the Caribbean telecommunications giant, Digicel, provided to the National Council of Communications (CONATEL) and the PNH’s Anti-Telecommunication Fraud (ATF) unit, localized information on fraudulent numbers suspected of circumventing normal telephonic exchange carriers and avoiding communications charges; a form of piracy known as bypassing.
The PNH ATF launched an investigation discovering two suspicious properties at Fragneau Ville and Delmas 30.
On Monday, officials from CONATEL were on hand to identify the equipment along with four judges and police officers which initiated the raid. The properties where found to have equipment typical of a bypassing operation and equipment was seized. Five arrests were made and several warrants for arrest have followed.
In total, officers of the police nationale siezed 9 simulation boxes , 11 outdoor attennas and a host of routers, power cells and regulators.
CONATEL estimates the loss to carriers, including the state, to be at $750,000 [US] per month. Investigations have led to the Vice-President of CallDirek Charles Gentil. He is among those warranting arrest and is facing a federal indictment.
http://www.defend.ht/news/articles/crime/1531-haitian-police-bust-750000-us-per-month-telecom-piracy-operation

Haïti : Une trentaine d’écoles bénéficie d’un don d’ouvrages de l’Europech

Vendredi, 12 Août 2011 19:24 JLW/HPN
L'association « Europe au cœur de Carrefour » (Europech) a procédé le 12 aout à la remise d’une vingtaine de boites de livres à plusieurs écoles de Carrefour. La cérémonie s’est déroulée en présence du député de la commune Elie Blaise, du maire Yvon Jérôme et de l’homme d’affaires Erick Jean-Baptiste.
Environ 30 écoles issues des 13 sections communales de Carrefour, banlieue sud de Port-au-Prince, ont reçu chacune de l'Europech une boite contenant une centaine d’ouvrages. Il s'agit de doter ces établissements d’une mini-bibliothèque.
Selon le président de l’Europech, Mainville Roland, ce geste témoigne de la volonté de la diaspora haïtienne de l’Europe de contribuer à la reconstruction du pays en commençant par la commune de Carrefour, spécialement dans le domaine de l’éducation.
M. Mainville exhorte les différents responsables d’écoles à bien traiter les ouvrages qu’il a comparés à des armes qui peuvent tout aussi bien détruire que construire, dépendamment de l’usage que l’on en fait.
Le maire de carrefour Yvon Jérôme a salué une telle initiative. Selon lui, ce geste montre bien que le développement de la communauté carrefouroise passe par la collaboration de tous ses fils et filles.
L’édile de Carrefour a soutenu que ce don est le bienvenu dans mesure où la reconstruction du pays doit être d’abord une reconstruction des mentalités qui doit passer par l’éducation.
Pour l’homme d’affaires Erick Jean-Baptiste (Pe etenel), ce geste prouve « qu’Haïti n’a pas besoin de charité mais de solidarité, une solidarité qui doit passer d’abord par l’ameublement de l’esprit ».
L’un des directeurs d’école ayant bénéficié de ces ouvrages a fait savoir que cette initiative de l’Europech lui a permis de réaliser le rêve qu’il caressait depuis toujours : doter son école d’une mini bibliothèque. Cet éducateur promet qu’il va mettre tout en œuvre pour encourager ses élèves à lire régulièrement.
L’Europech est une association fondée en France en 2008 par des Haïtiens majoritairement originaires de Carrefour et des Français qui les ont rejoints. L’organisation se donne pour objectif de contribuer au développement du pays dans le domaine de l’éducation et l’agriculture, en commençant par la commune de Carrefour.
Wilner Jean Louis
jnlouis2010@yahoo.fr
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php?option=com_content&view=article&id=3890:haiti-une-trentaine-decoles-beneficie-dun-don-douvrages-de-leuropech&catid=8:societe&Itemid=14

Haïti : Port-Salut dénonce des exactions d’agents uruguayens de la Minustah

Jeudi, 11 Août 2011 18:13 JLW/HPN
Des jeunes de la commune de Port-Salut (Sud d’Haïti) ont dénoncé des mauvais agissements du contingent uruguayen établi dans la région, a appris HPN.
Dans une note de presse parvenue à HPN, le Comité de recherches pour le développement et l’organisation de Port-salut ( CREDOP) a dénoncé des mauvais agissements d’agents du contingent uruguayen de la Minustah dans la commune de Port-Salut.
L’organisation veut alerter l’opinion publique sur le comportement méprisant, insultant, irrespectueux et malhonnête des agents onusiens envers les citoyens et l’environnement de Port-Salut, déclare la note.
Contacté par HPN, Ernso Valentin, l’un des responsables du CREDOP, a déclaré que les soldats uruguayens se sont rendus coupables de diverses exactions.
« Ils se livrent, indique-t-il, à la prostitution, ils ont à l’intérieur de leur base des rapports sexuels avec des enfants défavorisés dont ils profitent de la situation de misère. Et le pire est qu’ils prennent des photos de ces enfants nus sur leurs téléphones pour les montrer aux autres soldats ».
Par ailleurs, lit-on dans la note du CREDOP, la population de Port-Salut reproche au contingent uruguayen d’avoir créé un système d’évacuation des eaux usées qui dégagent une odeur nauséabonde dans la région. Reproche leur est faite aussi de jeter des déchets et les ordures ménagères aux abords du littoral, à l’aviation civil de Port-salut.
Les soldats de la Minustah dans cette région sont aussi accusées d’avoir introduit des pratiques antisociales a Port-Salut. Ils prennent plaisir à fumer de la marijuana en présence des mineurs.
Outrés par ces agissements « révoltants et de répugnants », les habitants de Port-Salut appellent les autorités haïtiennes à prendre des mesures pour obtenir le retrait des Uruguayens de la ville.
Ils annoncent des mouvements de protestations pour faire entendre leurs voix. Des jeunes de la zone ont même menacé d’organiser un mouvement de suicide collectif si leurs revendications ne sont pas prises en compte.
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php?option=com_content&view=article&id=3875:haiti-port-salut-denonce-des-exactions-dagents-uruguayens-de-la-minustah&catid=8:societe&Itemid=14

Lancement de la seconde phase des travaux de réhabilitation et assainissement de trois canaux de drainage au Cap-Haïtien

13 août 2011 Publié dans la catégorie : Articles, Quoi de neuf ?
Le lancement de la seconde phase des travaux de réhabilitation et assainissement des trois canaux de drainage au Cap-Haïtien, notamment dans les localités de Ti Rivière, Goya et Terre Mais, a eu lieu le jeudi 11 août, en présence des autorités locales capoises et du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti et Chef de la MINUSTAH.
Ces trois projets de canalisation, d’un coût total de 600.000 dollars américains, sont financés par la Section de Réduction de la Violence Communautaire (RVC) de la MINUSTAH et exécutés par l’Organisation International pour les Migrations (OIM). Des travaux qui ont pour objectif de contribuer à la protection des populations contre les risques d’inondations, en même temps qu’ils visent la réduction de la violence dans les communautés vulnérables, notamment à travers la création temporaire d’emplois.
En effet, ce sont au total 1500 mètres linéaires (ML) de canaux qui seront traités dans le cadre de la seconde phase de ce projet. Soit 500 ml par site. Chaque site du projet va générer environ 851 emplois, soit un total de 2.553 emplois. Les travaux vont effectivement démarrer le 22 août prochain, et s’étaleront sur trois mois.
Le maire adjoint du Cap-Haïtien, Fritz Joseph, explique les bienfaits de ce projet : « Aujourd’hui, si ce canal, qui crée beaucoup de problèmes ; si aujourd’hui nos maisons ne sont plus inondées lorsque la rivière ou la mer sont en crue, c’est grâce à cet ouvrage important dans le département du Nord. Avec cette seconde phase des travaux, nous serons plus en sécurité ici. Car, des murs vont être construits pour canaliser l’eau de la mer et de la rivière ».
Le CASEC de la Section communale de Petite Anse, Bastien Jackson, s’est lui aussi félicité du lancement de la seconde phase du projet de construction du canal à Ti Rivière. Toutefois, il a levé le voile sur un autre problème, tout aussi crucial, qui rend pénible la vie des résidents de cette localité. « Notre Section compte 48 habitations. Environ 130.000 personnes y vivent. Sur les 48 habitations, environ 27 n’ont jamais eu d’électricité. Il s’agit d’un problème chronique qui ronge les populations », a-t-il dit.
« Tout ce qui a été fait ici chez nous l’a été soit par l’USAID, la MINUSTAH ou l’OIM (…) mais l’Etat haïtien n’a encore rien fait pour nous », a par ailleurs regretté M. Jackson, plaidant, par là même, auprès du Chef de la MINUSTAH, en faveur d’une meilleure réponse aux besoins de base de la population.
En réponse, le Chef de la MINUSTAH a assuré l’audience de l’engagement et de la détermination de la Mission onusienne à poursuivre son soutien à la population haïtienne, comme elle le fait depuis juin 2004. « Le projet que nous lançons aujourd’hui, a souligné Mariano Fernández , est une initiative de la section Réduction de la Violence Communautaire de la MINUSTAH qui , depuis plus de quatre ans , a mis sur pied au niveau du département du Nord différents types d’initiatives. En effet, depuis 2007, la section RVC a financé 16 projets d’une valeur totale de 2 . 438 . 302 dollars américains, en partenariat avec les communautés, la société civile et les autorités locales due Cap-Haïtien. Ces projets portent sur trois volets: l’emploi à travers l’assainissement et la protection de l’environnement, la formation professionnelle avec le placement des jeunes à l’emploi et la génération de revenus ».
En marge de l’inauguration de la 2 e phase du projet, le Représentant spécial s’est entretenu avec l’archevêque du Cap-Haïtien, Mgr Louis Kébreau. M. Fernàndez a, à l’occasion, exprimé sa solidarité avec l’Eglise catholique, suite à la profanation de la Cathédrale du Cap-Haïtien, dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 août 2011. « Les temples sont des lieux de prière, d’adoration, de méditation et de réconciliation. L’attaque d’une église, catholique ou pas, est à condamner » , a-t-il soutenu face à la presse, au sortir de son entretien avec l’homme de Dieu.
Se prononçant sur la question de l’absence de gouvernement, trois mois après l’investiture du Chef de l’Etat haïtien, le Représentant spécial de la MINUSTAH a fait valoir l’importance de « trouver un accord politique pour faire avancer le pays ».
Il convient de rappeler que les travaux de la première phase du projet de canalisation avaient été lancés fin 2010. Ils avaient consisté en la réhabilitation et l’assainissement de 500 ml de ces mêmes canaux, pour un coût d’environ 600.000 dollars américains, soit 200.000 dollars par canal. La présente phase permettra donc de parachever les travaux entamés.
Rédaction : Vicky Delore Ndjeuga
Edition : Uwolowualakan Ikavi
http://minustah.org/?p=31483

Enquête de la FIFA sur le président de la Fédération haïtienne de football pour corruption présumée

Yves Jean-Bart et quinze autres dirigeants caribéens, qui doivent faire face aux investigateurs de la commission d’éthique d’une Fédération internationale en quête de rédemption, auraient accepté de vendre leur vote à raison de 40.000 dollars par tête au qatari Mohammed Bin Hammam, lors de sa désastreuse tentative de ravir, en juin dernier, la présidence du football mondial à Sepp Blatter Publié le dimanche 14 août 2011
La Commission d’éthique de la FIFA a lancé une enquête contre seize responsables de l’Union caribéenne de football (CAFUNION), dont le président de la Fédération haïtienne de football, le Dr Yves Jean-Bart, soupçonnés d’avoir reçu des pots-de-vin au cours de la dernière campagne présidentielle, en violation du code d’éthique de la Fédération internationale.
Selon un communiqué rendu public à Zurich, en vue d’accorder leurs voix à Mohammed Bin Hammam, l’ancien rival qatari de Joseph Blatter, évincé du scrutin de juin, ces officiels auraient reçu chacun un cachet de 40.000 dollars, lors d’une réunion spéciale de la CAFUNION qui s’était tenue les 10 et 11 mai à Trinidad & Tobago.
Des enveloppes de couleur marron contenant le précieux montant et qui auraient été distribuées à cette rencontre seraient même photographiées.
La FIFA indique que dans le cadre des investigations en cours la commission d’éthique aura à faire subir aux seize dirigeants indexés des interrogatoires complémentaires.
Le communiqué souligne qu’il reste toujours possible que de nouvelles procédures soient ouvertes à l’avenir à l’encontre des intéressés.
La responsabilité de superviser et de conduire l’enquête a été confiée au juge Robert T. Torres, membre de la commission d’éthique, qui sera secondé par le Freeh Group International Europe (FGI Europe) et le secrétariat de la commission.
A Port-au-Prince, le Dr Yves Jean-Bart, surnommé "Dadou Jean-Bart", n’avait pas encore réagi samedi à son implication présumée dans ce scandale qui, s’il se confirme, risque de ternir durablement l’image de la FHF et du football haïtien déjà très mal en point.
Outre M. Jean-Bart, figurent sur la liste des officiels visés par l’enquête Osiris Guzman et Felix Ledesma de la République Dominicaine et Richard Groden de Trinidad & Tobago, pays d’origine de Jack Warner, l’ancien président de la CONCACAF et vice-président de la FIFA qui, justement, avait dû démissionner, à la mi-juin. L’ex- tout-puissant dirigeant régional aurait trempé dans plusieurs affaires de pots-de-vin et a été accusé de tentative de corruption dans l’attribution des Coupes du Monde 2018 et 2022, respectivement à la Russie et au Qatar.
Par ailleurs, sur ordre du suisse Claudio Sulser, président de la commission d’éthique de la Fédération internationale de football association, Colin Klass du Guyana est déjà suspendu, à titre provisoire, de toute activité relative au football.
Réélu à 75 ans pour un quatrième mandat de quatre ans, Sepp Blatter tente de remettre de l’ordre dans la maison après maints scandales ayant éclaboussé la FIFA et dont le dernier en date a entraîné l’exclusion à vie de Mohammed Bin Hammam, son ex-opposant et ancien patron de la Confédération asiatique de football. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7971

Haïti/Présidence-Parlement : Où se situe le problème ?

P-au-P, 13 août 2011 [AlterPresse] --- Sur les raisons du blocage dans les rapports entre la nouvelle présidence du 14 mai 2011 et le parlement (issu des élections de novembre 2010 et de mars 2011), juristes et constitutionnalistes proposent des moyens pour une sortie de crise, dans des entretiens accordés à l’agence en ligne AlterPresse. La Constitution de 1987, la lenteur mise dans les différentes étapes du processus conduisant au choix du premier ministre et le manque d’un dialogue véritable, entre le nouveau président Michel Joseph Martelly et les deux branches du parlement, sont décrits comme causes de la situation politique difficile que traverse actuellement la république d’Haïti.
Lors même que les personnes interrogées par AlterPresse critiquent la position adoptée par les deux branches du parlement, elles ne donnent pas d’idées claires quant à l’orientation et la mission de gestion que devrait, à leur avis, assumer la présidence, aux yeux de la constitution nationale.
Faudrait-il revenir à une présidence toute-puissante ou mettre en avant un leadership éclairé afin de parvenir à un consensus, une interdépendance fonctionnelle (comme le suggère la Constitution de 1987) entre les différentes branches de pouvoir (Exécutif et législatif) afin de conclure une politique de gestion harmonieuse des affaires nationales ?
Les réponse pertinentes ne sont pas encore évidentes, ni acceptables à tous les protagonistes.
En fonction de la réalité, une seule branche de l’Exécutif (la présidence) semble avoir la haute main, en août 2011, sur la conduite des affaires depuis le 14 mai 2011.
L’autre branche de l’Exécutif (le gouvernement démissionnaire de Joseph Jean Max Bellerive) paraît nager dans la confusion et hésiter à endosser des responsabilités, par crainte de suspicions et d’interprétations susceptibles d’être assimilées à des positions favorables à l’ancien appareil d’Etat ou qualifiées de “tendance à la continuité”. Officiellement, deux anciens ministres du gouvernement sortant (Paul Denis au ministère de la justice et de la sécurité publique et Marie Laurence Jocelyn Lassègue à celui de la culture et de la communication) ont cessé de liquider les affaires courantes depuis plusieurs semaines.

Positions partagées ?
« La Constitution est source de l’instabilité (---). Le régime politique (défini par la Constitution) est un problème. Il faut changer de régime politique (…), Il faut changer la Constitution », argumente le professeur de droit constitutionnel et membre du barreau des avocates et avocats de Port-au-Prince, Me Monferrier Dorval.
La Constitution de 1987, qui accorde trop de pouvoirs aux parlementaires, a « édenté » le chef de l’État en lui reléguant au rang de « caporal » de l’armée, estime. Me Dorval.
« Pouvoir illimité … pouvoir sans contrepoids … pouvoir exorbitant » : voici les expressions qu’utilise le juriste pour exprimer sa vision de la législature haïtienne.
Tous les présidents haïtiens feront face au même problème de rejet de leurs choix de premier ministre [http://www.alterpresse.org/spip.php...] si on ne change pas de système politique, prédit Me. Dorval.

“La Constitution n’y est pour rien”, rappelle, de son côté, le constituant Georges Michel.
« Il (Martelly) doit trouver quelqu’un qui plait à lui et aux 16 sénateurs. Ce n’est pas difficile à trouver », croit Michel, ancien journaliste ayant participé (comme membre de l’assemblée constituante) à la rédaction de la loi-mère ratifiée le 29 mars 1987 par des millions de personnes en Haïti.
Le dernier choix de Martelly en la personne de Bernard Honorat Gousse, a été rejeté le mardi 2 août 2011 par le vote défavorable de 16 sénateurs (sur 30 que compte le sénat, le président de la chambre haute ne votant pas), membres du groupe parlementaire pour le renouveau (Gpr, regroupement des élus de la plateforme “Inite” - parti de l’ancien président René Garcia Préval - et alliés).
Avant Gousse, l’homme d’affaires et économiste Daniel Gérard Rouzier n’a pas été accepté, le mardi 21 juin, par la chambre des députés..
« A la fois, l’Exécutif et le Législatif nous font perdre (au pays) du temps », considère Georges Michel.
La solution réside dans le dialogue, selon l’ancien constituant Michel qui « invite Martelly à demander aux parlementaires de lui proposer quelqu’un qui leur soit agréable », s’il ne parvient pas à trouver une personnalité qui puisse les convaincre.
Le problème politique, que connaît Haïti aujourd’hui, n’est autre qu’une lutte entre deux classes politiques : une qui a dirigé le pouvoir au cours de ce dernier ¼ de siècle (au parlement, de 1986 à 2011) et une autre qui n’a pas été au pouvoir au cours de cette période (la présidence).
« C’est une lutte qui est là … une lutte pour le pouvoir, qui ne dit pas encore son nom, et le choix du premier en est déterminant », déclare Me Henri Dorléans, également membre du barreau des avocates et avocats de la capitale.
Tout en préconisant le dialogue et les échanges, Me Dorléans préconise de former le gouvernement avant de déterminer le choix d’une première ministre ou d’un premier ministre : « un gouvernement qui pourrait mettre chacun à l’aise », souligne Dorléans.
Aucune de ces 2 classes « ne pourra pas tirer le drap totalement de son côté », pense Dorléans qui exhorte les protagonistes à une conciliation des intérêts.
Toutes les personnalités, interrogées par AlterPresse, écartent toutes possibilités pour Martelly de diriger par décrets, au cas où il n’arriverait pas à trouver un accord avec les parlementaires. Elles conseillent, toutes, au chef de l’État de ne pas aller dans la direction de gestion publique “par décrets”. [rh rc apr 13/08/2011 10:06]

http://www.alterpresse.org/spip.php?article11394

Démission à Oxfam-GB pour "mauvaise conduite"

Note d’information sur les enquêtes internes d’Oxfam Grande Bretagne en Haïti

Vendredi 12 aout 2011 (Port au Prince) – Oxfam GB parvient à la conclusion d’une enquête interne menée suite à des allégations de mauvaise conduite portant sur un petit nombre de son personnel en Haïti.
Ces allégations ne sont pas connectées à des incidents de fraude et n’ont pas affecté les 98, 000,000 US dollars environ recueillis après le séisme en Haïti. Ces fonds continueront d’être utilisés pour la reconstruction du pays et pour venir en aide aux communautés qui en ont besoin.
Le Directeur Pays d’Oxfam GB en Haïti a démissionné, prenant ses responsabilités de gestion quant aux problèmes survenus alors qu’il était à la tête du programme.
La Directrice Régionale d’Oxfam GB pour l’Amérique latine et les Caraïbes, Françoise Vanni, a déclaré : “Oxfam prend les problèmes de mauvaise conduite de son personnel très au sérieux et prendra des mesures drastiques contre toute personne reconnue coupable de mauvaise conduite.”
L’enquête devrait être terminée sous peu. A l’issue de l’enquête, nous déterminerons les actions appropriées contre le personnel impliqué, qui compte moins de cinq personnes. Oxfam divulguera plus d’information au public et aux médias à ce stade.
Notes aux rédacteurs :
1. Oxfam travaille en Haïti depuis 1978. Oxfam est venu en aide à environ 700 000 personnes durant la première phase de la réponse humanitaire suite au tremblement de terre de 2010 et a aidé plus de 500 000 Haïtiens à travers son programme de réponse au choléra. Oxfam est engagée en Haïti dans des programmes de développement de long terme, visant à aider à améliorer les conditions de vie des populations haïtiennes et à renforcer les capacités de la société civile locale.
2 Oxfam est une organisation attachée à son intégrité et dotée de solides principes de gouvernance, de transparence et de responsabilité. Oxfam GB a publié en 2007 son premier rapport annuel de comptes rendus. Tous les rapports sont disponibles sur http://www.oxfam.org.uk/resources/a...
3 Oxfam GB a adopté les normes du Global Reporting Initiative (GRI) et de l´ International Non-Governmental Organisations (INGO) Accountability Charter, et est également membre du Humanitarian Accountability Partnership.
Contact Presse Peleg CHARLES National Media Officer 509 37 01 49 33 / CPeleg@oxfam.org.uk
Ana ARENDAR International Media Officer 509 38 07 69 60
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?breve2587