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lundi 15 août 2011

Plusieurs sénateurs condamnent la tentation du président de diriger par décret

Des parlementaires de tendances diverses ont exprimé leur indignation suite aux récentes déclarations du président Martelly qui envisage de diriger le pays par décret si le Parlement refuse de ratifier un Premier Ministre. Pour une fois les sénateurs Anick François Joseph (Alternative) et Moise Jean Charles (Inité) sont logés à la même enseigne. Ils qualifient M. Martelly d'apprenti dictateur qui se propose de violer les prescrits de la constitution.
M. Joseph qui avait supporté la candidature du Premier Ministre désigné a tiré à boulets rouges sur le président Martelly. L'élu de l'Artibonite estime que le président n'a pas compris le fonctionnement d'un régime semi-parlementaire. En colère le père Anick exige que M. Martelly présente des excuses publiques aux législateurs.
Pour une fois les attaques d'Anick Joseph sont comparables à celles de son collègue de l'Inité. L'élu du Nord est irrité par les déclarations du chef d'Etat. Ceci prouve que M. Martelly ne croit pas en la démocratie, martèle M. Jean Charles.
Même s'il souhaite que le président se ressaisisse, M. Jean Charles dit n'être pas surpris par ces déclarations venant d'un neo-duvaliériste.
Les sénateurs Moise Jean Charles et Anick Joseph préviennent que le Parlement se dressera en face de M. Martelly pour s'opposer à ses tentatives. Le sénateur Anick rappelle que la chambre basse pourra alors réunir en chambre d'accusation et le Sénat en Haute Cour de justice pour juger le chef d'Etat.
De son coté, le sénateur Evalière Beauplan met en garde contre tout recours aux décrets. Il prévient que le peuple et le Parlement se révolteraient ce qui aura pour conséquence de créer un chaos généralisé.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19374

Lancement de l’inventaire du patrimoine immatériel d’Haïti

Par Pierre-Paul ANCION ‘’ Cet inventaire s’effectue dans le cadre d’un protocole signé entre le ministère de la culture et de la communication de concert avec l’Université d’État d’Haïti et l’Université Laval du Canada, notamment la chaire de recherche en patrimoine ethnologique, dont dirige M. Laurier Turgeon, …’’ a expliqué à bonzouti.com Kenrick Demesvar, formateur à l’université d’été 2011 à Jacmel.
Pour avoir les cadres nécessaires pour réaliser l’inventaire du patrimoine d’Haïti, l’Université Laval du Canada de concert avec la UEH ont du organiser l’Université d’été 2011 à Jacmel, où durant quatre vingt heures d’études une vingtaine d’étudiants du Programme de maitrise en Histoire, Mémoire et Patrimoine, et de plusieurs communes du sud-est ont explorer toutes les facettes et nuances de cette science.
‘’…les étudiants ont produit des travaux d’excellentes qualités. Je tiens à le souligner…’’s’est réjouit M. Laurier Turgeon, directeur de l’Institut du Patrimoine Culturel de l’Université Laval, coordonnateur de cette université d’été, une première dans ce domaine en Haiti certes, mais que les initiateurs comptent répliquer dans les autres départements du pays.
‘’On a commencé à travailler à Jacmel, on compte poursuivre les travaux ici, pas exclusivement dans le sud-est qui sera privilégié cette année. On espère pouvoir retourner l’année prochaine répéter l’expérience et on m’a dit que le ministère du tourisme est très favorable à soutenir un tel projet l’année prochaine, le maire de Jacmel également…’’ a expliqué M. Laurier Turgeon.
La remise des diplômes a été faite dans la soirée du samedi 13 Aout, par M. Turgeon, le vice recteur à la recherche de l’Université d’Etat d’Haïti Wilson Laleau, et le directeur du programme de maitrise en Histoire patrimoine et Culture, M Guy Maximillien.
Plusieurs etudiants entre autres Réginald Payen, Frantz Délice, Louise Carmel Bijoux, Nahomie Francklin, Louis Lecoin Leonel Nelson, Donel Hyppolite et Sergot Louis Jean ont brillé par leur promptitude et leur capacité à encourager les autres.
Le parrain de cette initiative, l’écrivain Michelet Divers ainsi que les formateurs, doctorants en Patrimoine à Laval comme Ronald Dautruche, Richener Noël et le docteur Samuel Régulus ont relaté leur satisfaction de la réussite de l’université d’été 2011.
Grace au support du Bureau de l’envoyée spéciale de l’UNESCO en Haïti, de celui de l’éducation international du patrimoine culturel de l’Université de Laval et de l’agence universitaire de la francophonie, Haïti a cette semaine une cellule d’hommes et de femmes compétents en inventaire de Patrimoine immatériel.
Selon M Turgeon en Janvier 2012, c’est au Tunisie dans le Maghreb qu’il va répliquer cette expérience, mais avec cinq cents étudiants.
Source:bonzouti.com
http://bonzouti.com/actualite/actualite-No1055-Lancement-de-l-inventaire-du-patrimoine-immateriel-d-Haiti.html

dimanche 14 août 2011

ENTRE REVES ET REALITE...LA FUTURE VILLE DE PORT-AU-PRINCE


PORT-AU-PRINCE DEMAIN
Par la force des choses, le citoyen haïtien a du renforcer son imaginaire pour passer outre la réalité crue qui lui est desservie dans sa vie de tous les jours. Inutile de chercher très loin pour comprendre entre autre choses, le nombre important de romancier produit par ce pays. Tous ceux qui vendent un peu de rêves mélangés à un brin de fantaisie sont les bien-accueillis dans notre culture. Mon cher maître, feu Monsieur Pradel Pompilus se plaisait à reprendre cette maxime de je ne sais plus qui : « tout défaut de l’être entraîne une exagération du paraître ». Cependant chez nous, il nous manque l’apparat indispensable pour  embellir notre paraître, nous ajoutons donc notre imaginaire féérique, dans une magnificence incommensurable pour rester vivant malgré les facteurs qui nous voudraient morts et disparus à jamais.
Cette introduction me sert à présenter l’immensité des doutes qui m’assaillent devant une photo combien réussie présentant l’image de la nouvelle ville de Port-au-Prince, en particulier dans sa partie appelée à être la plus centrale ; selon un projet dont la genèse vient d’une démarche de la Mairie de Port-au-Prince.
Partout ailleurs, dans un autre contexte, on pourrait se mettre non seulement à rêver, mais aussi à suivre la construction transformant cet environnement invivable  à une place ou il ferait beau et bien vivre. La prudence pourtant me pousse à me demander si je ne suis pas encore une fois entrain de rêver ; si cette image n’est pas tout bonnement le fruit de mon imaginaire.
Une fois, je faisais des recherches sur internet, je suis tombé sur une information décrivant la construction d’un réseau de tunnels sous-marins reliant toutes les îles de la Caraïbe et qu’en particulier celui qui devait unir l’état de Floride avec Haïti était sur le point de se terminer. J’ai été pris et emballé comme un bleu quand j’ai voulu partager l’information avec un collègue étranger qui l’a tout bonne et simplement rejetée. Son argument se basait sur l’intérêt d’un projet aussi coûteux et surtout, l’information aurait été plus largement diffusée en dehors des réseaux haïtiens. Il m’a suffit de quelques minutes de vérification pour me rendre compte que ce fut justement une nouvelle diffusée que sur des sites et des pages documentées par des compatriotes.
LE PROJET LA GONAVE
J’avais auparavant été profondément touché par la présentation qui visait à faire de l’île de La Gonâve, un site archi-développé. Ce fut un projet mieux travaillé, mieux présenté donc plus faisable. Mais depuis on n’en parle le plus.
Donc chat échaudé craint l’eau froide. Je reste sur mes  gardes. J’espère pouvoir dire plus tard : Putains, ils l’ont fait !
Il est clair que ceux qui ont actuellement la voix aux chapitres aujourd’hui ne sont pas prêts à voir clair devant un projet aussi ambitieux. Il faudrait un dépassement de soi ! Et on n'est pas encore arrivé à ce chapitre !
14/08/2011
Jonas Jolivert

Two U.S. Executives Found Guilty for Bribing Haiti's Teleco

Published on Friday, 05 August 2011 14:20 Written by External
MIAMI, USA - Two former executives of Terra Telecommunications Corp. were convicted by a federal jury on Friday. U.S. attorneys say “these individuals conspired and made corrupt payments to foreign government officials [in Haiti] for the purpose of securing business advantages for their company.”
U.S. State Attorney, Wilfredo A. Ferrer, says Joel Esquenazi and Carlos Rodriguez, the president and executive vice president of the Miami-based firm, had several contracts with the state-owned company, Teleco, which under the President Jean-Bertrand Aristide, authorized more than $890,000 in payments between November 2001 and March 2005 to shell companies to be used for bribes for officials. The purpose of the bribes, prosecutors said, was to gain business advantages.
Teleco has been a sore spot in Haitian telecommunications as other, foreign owned companies flourished. Many Haitians would point to terrible service and corruption as the telecoms biggest problems.
Many say to get a phone line connect could take from 6 months, up to a year, even after placing a deposition and setting up an order. It would take under the table money to get service or repairs made timely. Much speculation has been made that former President Jean-Bertrand Aristide may be indicted as well. Teleco was bought by Vietnamese telecom Viettel in late 2010.
Sentencing for both Esquenazi and Rodriguez is scheduled for Oct. 13. Esquenazi was remanded to the custody of the U.S. Marshals, while Rodriguez is free on bond.
http://www.defend.ht/news/articles/crime/1488-two-us-executives-found-guilty-for-bribing-haitis-teleco

Haitian Police Bust $750,000 [US] per Month Telecom Piracy Ring

Published on Saturday, 13 August 2011 23:04 PORT-AU-PRINCE, Haiti - Haitian justice officials have executed the largest bust in the history of the Haitian National Police (PNH) giving rise to a series of warrants including an indictment of Call Direk Vice-President Charles Gentil.
On Thursday, the Caribbean telecommunications giant, Digicel, provided to the National Council of Communications (CONATEL) and the PNH’s Anti-Telecommunication Fraud (ATF) unit, localized information on fraudulent numbers suspected of circumventing normal telephonic exchange carriers and avoiding communications charges; a form of piracy known as bypassing.
The PNH ATF launched an investigation discovering two suspicious properties at Fragneau Ville and Delmas 30.
On Monday, officials from CONATEL were on hand to identify the equipment along with four judges and police officers which initiated the raid. The properties where found to have equipment typical of a bypassing operation and equipment was seized. Five arrests were made and several warrants for arrest have followed.
In total, officers of the police nationale siezed 9 simulation boxes , 11 outdoor attennas and a host of routers, power cells and regulators.
CONATEL estimates the loss to carriers, including the state, to be at $750,000 [US] per month. Investigations have led to the Vice-President of CallDirek Charles Gentil. He is among those warranting arrest and is facing a federal indictment.
http://www.defend.ht/news/articles/crime/1531-haitian-police-bust-750000-us-per-month-telecom-piracy-operation

Haïti : Une trentaine d’écoles bénéficie d’un don d’ouvrages de l’Europech

Vendredi, 12 Août 2011 19:24 JLW/HPN
L'association « Europe au cœur de Carrefour » (Europech) a procédé le 12 aout à la remise d’une vingtaine de boites de livres à plusieurs écoles de Carrefour. La cérémonie s’est déroulée en présence du député de la commune Elie Blaise, du maire Yvon Jérôme et de l’homme d’affaires Erick Jean-Baptiste.
Environ 30 écoles issues des 13 sections communales de Carrefour, banlieue sud de Port-au-Prince, ont reçu chacune de l'Europech une boite contenant une centaine d’ouvrages. Il s'agit de doter ces établissements d’une mini-bibliothèque.
Selon le président de l’Europech, Mainville Roland, ce geste témoigne de la volonté de la diaspora haïtienne de l’Europe de contribuer à la reconstruction du pays en commençant par la commune de Carrefour, spécialement dans le domaine de l’éducation.
M. Mainville exhorte les différents responsables d’écoles à bien traiter les ouvrages qu’il a comparés à des armes qui peuvent tout aussi bien détruire que construire, dépendamment de l’usage que l’on en fait.
Le maire de carrefour Yvon Jérôme a salué une telle initiative. Selon lui, ce geste montre bien que le développement de la communauté carrefouroise passe par la collaboration de tous ses fils et filles.
L’édile de Carrefour a soutenu que ce don est le bienvenu dans mesure où la reconstruction du pays doit être d’abord une reconstruction des mentalités qui doit passer par l’éducation.
Pour l’homme d’affaires Erick Jean-Baptiste (Pe etenel), ce geste prouve « qu’Haïti n’a pas besoin de charité mais de solidarité, une solidarité qui doit passer d’abord par l’ameublement de l’esprit ».
L’un des directeurs d’école ayant bénéficié de ces ouvrages a fait savoir que cette initiative de l’Europech lui a permis de réaliser le rêve qu’il caressait depuis toujours : doter son école d’une mini bibliothèque. Cet éducateur promet qu’il va mettre tout en œuvre pour encourager ses élèves à lire régulièrement.
L’Europech est une association fondée en France en 2008 par des Haïtiens majoritairement originaires de Carrefour et des Français qui les ont rejoints. L’organisation se donne pour objectif de contribuer au développement du pays dans le domaine de l’éducation et l’agriculture, en commençant par la commune de Carrefour.
Wilner Jean Louis
jnlouis2010@yahoo.fr
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php?option=com_content&view=article&id=3890:haiti-une-trentaine-decoles-beneficie-dun-don-douvrages-de-leuropech&catid=8:societe&Itemid=14

Haïti : Port-Salut dénonce des exactions d’agents uruguayens de la Minustah

Jeudi, 11 Août 2011 18:13 JLW/HPN
Des jeunes de la commune de Port-Salut (Sud d’Haïti) ont dénoncé des mauvais agissements du contingent uruguayen établi dans la région, a appris HPN.
Dans une note de presse parvenue à HPN, le Comité de recherches pour le développement et l’organisation de Port-salut ( CREDOP) a dénoncé des mauvais agissements d’agents du contingent uruguayen de la Minustah dans la commune de Port-Salut.
L’organisation veut alerter l’opinion publique sur le comportement méprisant, insultant, irrespectueux et malhonnête des agents onusiens envers les citoyens et l’environnement de Port-Salut, déclare la note.
Contacté par HPN, Ernso Valentin, l’un des responsables du CREDOP, a déclaré que les soldats uruguayens se sont rendus coupables de diverses exactions.
« Ils se livrent, indique-t-il, à la prostitution, ils ont à l’intérieur de leur base des rapports sexuels avec des enfants défavorisés dont ils profitent de la situation de misère. Et le pire est qu’ils prennent des photos de ces enfants nus sur leurs téléphones pour les montrer aux autres soldats ».
Par ailleurs, lit-on dans la note du CREDOP, la population de Port-Salut reproche au contingent uruguayen d’avoir créé un système d’évacuation des eaux usées qui dégagent une odeur nauséabonde dans la région. Reproche leur est faite aussi de jeter des déchets et les ordures ménagères aux abords du littoral, à l’aviation civil de Port-salut.
Les soldats de la Minustah dans cette région sont aussi accusées d’avoir introduit des pratiques antisociales a Port-Salut. Ils prennent plaisir à fumer de la marijuana en présence des mineurs.
Outrés par ces agissements « révoltants et de répugnants », les habitants de Port-Salut appellent les autorités haïtiennes à prendre des mesures pour obtenir le retrait des Uruguayens de la ville.
Ils annoncent des mouvements de protestations pour faire entendre leurs voix. Des jeunes de la zone ont même menacé d’organiser un mouvement de suicide collectif si leurs revendications ne sont pas prises en compte.
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php?option=com_content&view=article&id=3875:haiti-port-salut-denonce-des-exactions-dagents-uruguayens-de-la-minustah&catid=8:societe&Itemid=14

Lancement de la seconde phase des travaux de réhabilitation et assainissement de trois canaux de drainage au Cap-Haïtien

13 août 2011 Publié dans la catégorie : Articles, Quoi de neuf ?
Le lancement de la seconde phase des travaux de réhabilitation et assainissement des trois canaux de drainage au Cap-Haïtien, notamment dans les localités de Ti Rivière, Goya et Terre Mais, a eu lieu le jeudi 11 août, en présence des autorités locales capoises et du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti et Chef de la MINUSTAH.
Ces trois projets de canalisation, d’un coût total de 600.000 dollars américains, sont financés par la Section de Réduction de la Violence Communautaire (RVC) de la MINUSTAH et exécutés par l’Organisation International pour les Migrations (OIM). Des travaux qui ont pour objectif de contribuer à la protection des populations contre les risques d’inondations, en même temps qu’ils visent la réduction de la violence dans les communautés vulnérables, notamment à travers la création temporaire d’emplois.
En effet, ce sont au total 1500 mètres linéaires (ML) de canaux qui seront traités dans le cadre de la seconde phase de ce projet. Soit 500 ml par site. Chaque site du projet va générer environ 851 emplois, soit un total de 2.553 emplois. Les travaux vont effectivement démarrer le 22 août prochain, et s’étaleront sur trois mois.
Le maire adjoint du Cap-Haïtien, Fritz Joseph, explique les bienfaits de ce projet : « Aujourd’hui, si ce canal, qui crée beaucoup de problèmes ; si aujourd’hui nos maisons ne sont plus inondées lorsque la rivière ou la mer sont en crue, c’est grâce à cet ouvrage important dans le département du Nord. Avec cette seconde phase des travaux, nous serons plus en sécurité ici. Car, des murs vont être construits pour canaliser l’eau de la mer et de la rivière ».
Le CASEC de la Section communale de Petite Anse, Bastien Jackson, s’est lui aussi félicité du lancement de la seconde phase du projet de construction du canal à Ti Rivière. Toutefois, il a levé le voile sur un autre problème, tout aussi crucial, qui rend pénible la vie des résidents de cette localité. « Notre Section compte 48 habitations. Environ 130.000 personnes y vivent. Sur les 48 habitations, environ 27 n’ont jamais eu d’électricité. Il s’agit d’un problème chronique qui ronge les populations », a-t-il dit.
« Tout ce qui a été fait ici chez nous l’a été soit par l’USAID, la MINUSTAH ou l’OIM (…) mais l’Etat haïtien n’a encore rien fait pour nous », a par ailleurs regretté M. Jackson, plaidant, par là même, auprès du Chef de la MINUSTAH, en faveur d’une meilleure réponse aux besoins de base de la population.
En réponse, le Chef de la MINUSTAH a assuré l’audience de l’engagement et de la détermination de la Mission onusienne à poursuivre son soutien à la population haïtienne, comme elle le fait depuis juin 2004. « Le projet que nous lançons aujourd’hui, a souligné Mariano Fernández , est une initiative de la section Réduction de la Violence Communautaire de la MINUSTAH qui , depuis plus de quatre ans , a mis sur pied au niveau du département du Nord différents types d’initiatives. En effet, depuis 2007, la section RVC a financé 16 projets d’une valeur totale de 2 . 438 . 302 dollars américains, en partenariat avec les communautés, la société civile et les autorités locales due Cap-Haïtien. Ces projets portent sur trois volets: l’emploi à travers l’assainissement et la protection de l’environnement, la formation professionnelle avec le placement des jeunes à l’emploi et la génération de revenus ».
En marge de l’inauguration de la 2 e phase du projet, le Représentant spécial s’est entretenu avec l’archevêque du Cap-Haïtien, Mgr Louis Kébreau. M. Fernàndez a, à l’occasion, exprimé sa solidarité avec l’Eglise catholique, suite à la profanation de la Cathédrale du Cap-Haïtien, dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 août 2011. « Les temples sont des lieux de prière, d’adoration, de méditation et de réconciliation. L’attaque d’une église, catholique ou pas, est à condamner » , a-t-il soutenu face à la presse, au sortir de son entretien avec l’homme de Dieu.
Se prononçant sur la question de l’absence de gouvernement, trois mois après l’investiture du Chef de l’Etat haïtien, le Représentant spécial de la MINUSTAH a fait valoir l’importance de « trouver un accord politique pour faire avancer le pays ».
Il convient de rappeler que les travaux de la première phase du projet de canalisation avaient été lancés fin 2010. Ils avaient consisté en la réhabilitation et l’assainissement de 500 ml de ces mêmes canaux, pour un coût d’environ 600.000 dollars américains, soit 200.000 dollars par canal. La présente phase permettra donc de parachever les travaux entamés.
Rédaction : Vicky Delore Ndjeuga
Edition : Uwolowualakan Ikavi
http://minustah.org/?p=31483

Enquête de la FIFA sur le président de la Fédération haïtienne de football pour corruption présumée

Yves Jean-Bart et quinze autres dirigeants caribéens, qui doivent faire face aux investigateurs de la commission d’éthique d’une Fédération internationale en quête de rédemption, auraient accepté de vendre leur vote à raison de 40.000 dollars par tête au qatari Mohammed Bin Hammam, lors de sa désastreuse tentative de ravir, en juin dernier, la présidence du football mondial à Sepp Blatter Publié le dimanche 14 août 2011
La Commission d’éthique de la FIFA a lancé une enquête contre seize responsables de l’Union caribéenne de football (CAFUNION), dont le président de la Fédération haïtienne de football, le Dr Yves Jean-Bart, soupçonnés d’avoir reçu des pots-de-vin au cours de la dernière campagne présidentielle, en violation du code d’éthique de la Fédération internationale.
Selon un communiqué rendu public à Zurich, en vue d’accorder leurs voix à Mohammed Bin Hammam, l’ancien rival qatari de Joseph Blatter, évincé du scrutin de juin, ces officiels auraient reçu chacun un cachet de 40.000 dollars, lors d’une réunion spéciale de la CAFUNION qui s’était tenue les 10 et 11 mai à Trinidad & Tobago.
Des enveloppes de couleur marron contenant le précieux montant et qui auraient été distribuées à cette rencontre seraient même photographiées.
La FIFA indique que dans le cadre des investigations en cours la commission d’éthique aura à faire subir aux seize dirigeants indexés des interrogatoires complémentaires.
Le communiqué souligne qu’il reste toujours possible que de nouvelles procédures soient ouvertes à l’avenir à l’encontre des intéressés.
La responsabilité de superviser et de conduire l’enquête a été confiée au juge Robert T. Torres, membre de la commission d’éthique, qui sera secondé par le Freeh Group International Europe (FGI Europe) et le secrétariat de la commission.
A Port-au-Prince, le Dr Yves Jean-Bart, surnommé "Dadou Jean-Bart", n’avait pas encore réagi samedi à son implication présumée dans ce scandale qui, s’il se confirme, risque de ternir durablement l’image de la FHF et du football haïtien déjà très mal en point.
Outre M. Jean-Bart, figurent sur la liste des officiels visés par l’enquête Osiris Guzman et Felix Ledesma de la République Dominicaine et Richard Groden de Trinidad & Tobago, pays d’origine de Jack Warner, l’ancien président de la CONCACAF et vice-président de la FIFA qui, justement, avait dû démissionner, à la mi-juin. L’ex- tout-puissant dirigeant régional aurait trempé dans plusieurs affaires de pots-de-vin et a été accusé de tentative de corruption dans l’attribution des Coupes du Monde 2018 et 2022, respectivement à la Russie et au Qatar.
Par ailleurs, sur ordre du suisse Claudio Sulser, président de la commission d’éthique de la Fédération internationale de football association, Colin Klass du Guyana est déjà suspendu, à titre provisoire, de toute activité relative au football.
Réélu à 75 ans pour un quatrième mandat de quatre ans, Sepp Blatter tente de remettre de l’ordre dans la maison après maints scandales ayant éclaboussé la FIFA et dont le dernier en date a entraîné l’exclusion à vie de Mohammed Bin Hammam, son ex-opposant et ancien patron de la Confédération asiatique de football. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7971

Haïti/Présidence-Parlement : Où se situe le problème ?

P-au-P, 13 août 2011 [AlterPresse] --- Sur les raisons du blocage dans les rapports entre la nouvelle présidence du 14 mai 2011 et le parlement (issu des élections de novembre 2010 et de mars 2011), juristes et constitutionnalistes proposent des moyens pour une sortie de crise, dans des entretiens accordés à l’agence en ligne AlterPresse. La Constitution de 1987, la lenteur mise dans les différentes étapes du processus conduisant au choix du premier ministre et le manque d’un dialogue véritable, entre le nouveau président Michel Joseph Martelly et les deux branches du parlement, sont décrits comme causes de la situation politique difficile que traverse actuellement la république d’Haïti.
Lors même que les personnes interrogées par AlterPresse critiquent la position adoptée par les deux branches du parlement, elles ne donnent pas d’idées claires quant à l’orientation et la mission de gestion que devrait, à leur avis, assumer la présidence, aux yeux de la constitution nationale.
Faudrait-il revenir à une présidence toute-puissante ou mettre en avant un leadership éclairé afin de parvenir à un consensus, une interdépendance fonctionnelle (comme le suggère la Constitution de 1987) entre les différentes branches de pouvoir (Exécutif et législatif) afin de conclure une politique de gestion harmonieuse des affaires nationales ?
Les réponse pertinentes ne sont pas encore évidentes, ni acceptables à tous les protagonistes.
En fonction de la réalité, une seule branche de l’Exécutif (la présidence) semble avoir la haute main, en août 2011, sur la conduite des affaires depuis le 14 mai 2011.
L’autre branche de l’Exécutif (le gouvernement démissionnaire de Joseph Jean Max Bellerive) paraît nager dans la confusion et hésiter à endosser des responsabilités, par crainte de suspicions et d’interprétations susceptibles d’être assimilées à des positions favorables à l’ancien appareil d’Etat ou qualifiées de “tendance à la continuité”. Officiellement, deux anciens ministres du gouvernement sortant (Paul Denis au ministère de la justice et de la sécurité publique et Marie Laurence Jocelyn Lassègue à celui de la culture et de la communication) ont cessé de liquider les affaires courantes depuis plusieurs semaines.

Positions partagées ?
« La Constitution est source de l’instabilité (---). Le régime politique (défini par la Constitution) est un problème. Il faut changer de régime politique (…), Il faut changer la Constitution », argumente le professeur de droit constitutionnel et membre du barreau des avocates et avocats de Port-au-Prince, Me Monferrier Dorval.
La Constitution de 1987, qui accorde trop de pouvoirs aux parlementaires, a « édenté » le chef de l’État en lui reléguant au rang de « caporal » de l’armée, estime. Me Dorval.
« Pouvoir illimité … pouvoir sans contrepoids … pouvoir exorbitant » : voici les expressions qu’utilise le juriste pour exprimer sa vision de la législature haïtienne.
Tous les présidents haïtiens feront face au même problème de rejet de leurs choix de premier ministre [http://www.alterpresse.org/spip.php...] si on ne change pas de système politique, prédit Me. Dorval.

“La Constitution n’y est pour rien”, rappelle, de son côté, le constituant Georges Michel.
« Il (Martelly) doit trouver quelqu’un qui plait à lui et aux 16 sénateurs. Ce n’est pas difficile à trouver », croit Michel, ancien journaliste ayant participé (comme membre de l’assemblée constituante) à la rédaction de la loi-mère ratifiée le 29 mars 1987 par des millions de personnes en Haïti.
Le dernier choix de Martelly en la personne de Bernard Honorat Gousse, a été rejeté le mardi 2 août 2011 par le vote défavorable de 16 sénateurs (sur 30 que compte le sénat, le président de la chambre haute ne votant pas), membres du groupe parlementaire pour le renouveau (Gpr, regroupement des élus de la plateforme “Inite” - parti de l’ancien président René Garcia Préval - et alliés).
Avant Gousse, l’homme d’affaires et économiste Daniel Gérard Rouzier n’a pas été accepté, le mardi 21 juin, par la chambre des députés..
« A la fois, l’Exécutif et le Législatif nous font perdre (au pays) du temps », considère Georges Michel.
La solution réside dans le dialogue, selon l’ancien constituant Michel qui « invite Martelly à demander aux parlementaires de lui proposer quelqu’un qui leur soit agréable », s’il ne parvient pas à trouver une personnalité qui puisse les convaincre.
Le problème politique, que connaît Haïti aujourd’hui, n’est autre qu’une lutte entre deux classes politiques : une qui a dirigé le pouvoir au cours de ce dernier ¼ de siècle (au parlement, de 1986 à 2011) et une autre qui n’a pas été au pouvoir au cours de cette période (la présidence).
« C’est une lutte qui est là … une lutte pour le pouvoir, qui ne dit pas encore son nom, et le choix du premier en est déterminant », déclare Me Henri Dorléans, également membre du barreau des avocates et avocats de la capitale.
Tout en préconisant le dialogue et les échanges, Me Dorléans préconise de former le gouvernement avant de déterminer le choix d’une première ministre ou d’un premier ministre : « un gouvernement qui pourrait mettre chacun à l’aise », souligne Dorléans.
Aucune de ces 2 classes « ne pourra pas tirer le drap totalement de son côté », pense Dorléans qui exhorte les protagonistes à une conciliation des intérêts.
Toutes les personnalités, interrogées par AlterPresse, écartent toutes possibilités pour Martelly de diriger par décrets, au cas où il n’arriverait pas à trouver un accord avec les parlementaires. Elles conseillent, toutes, au chef de l’État de ne pas aller dans la direction de gestion publique “par décrets”. [rh rc apr 13/08/2011 10:06]

http://www.alterpresse.org/spip.php?article11394

Démission à Oxfam-GB pour "mauvaise conduite"

Note d’information sur les enquêtes internes d’Oxfam Grande Bretagne en Haïti

Vendredi 12 aout 2011 (Port au Prince) – Oxfam GB parvient à la conclusion d’une enquête interne menée suite à des allégations de mauvaise conduite portant sur un petit nombre de son personnel en Haïti.
Ces allégations ne sont pas connectées à des incidents de fraude et n’ont pas affecté les 98, 000,000 US dollars environ recueillis après le séisme en Haïti. Ces fonds continueront d’être utilisés pour la reconstruction du pays et pour venir en aide aux communautés qui en ont besoin.
Le Directeur Pays d’Oxfam GB en Haïti a démissionné, prenant ses responsabilités de gestion quant aux problèmes survenus alors qu’il était à la tête du programme.
La Directrice Régionale d’Oxfam GB pour l’Amérique latine et les Caraïbes, Françoise Vanni, a déclaré : “Oxfam prend les problèmes de mauvaise conduite de son personnel très au sérieux et prendra des mesures drastiques contre toute personne reconnue coupable de mauvaise conduite.”
L’enquête devrait être terminée sous peu. A l’issue de l’enquête, nous déterminerons les actions appropriées contre le personnel impliqué, qui compte moins de cinq personnes. Oxfam divulguera plus d’information au public et aux médias à ce stade.
Notes aux rédacteurs :
1. Oxfam travaille en Haïti depuis 1978. Oxfam est venu en aide à environ 700 000 personnes durant la première phase de la réponse humanitaire suite au tremblement de terre de 2010 et a aidé plus de 500 000 Haïtiens à travers son programme de réponse au choléra. Oxfam est engagée en Haïti dans des programmes de développement de long terme, visant à aider à améliorer les conditions de vie des populations haïtiennes et à renforcer les capacités de la société civile locale.
2 Oxfam est une organisation attachée à son intégrité et dotée de solides principes de gouvernance, de transparence et de responsabilité. Oxfam GB a publié en 2007 son premier rapport annuel de comptes rendus. Tous les rapports sont disponibles sur http://www.oxfam.org.uk/resources/a...
3 Oxfam GB a adopté les normes du Global Reporting Initiative (GRI) et de l´ International Non-Governmental Organisations (INGO) Accountability Charter, et est également membre du Humanitarian Accountability Partnership.
Contact Presse Peleg CHARLES National Media Officer 509 37 01 49 33 / CPeleg@oxfam.org.uk
Ana ARENDAR International Media Officer 509 38 07 69 60
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?breve2587

samedi 13 août 2011

Martelly annule son voyage en Argentine

Le chef d'Etat haïtien, Michel Martelly, a reporté son voyage en Argentine en raison de l'indisponibilité de la Présidente, Cristina Fernandez de Kirchner. C'est le ministère argentin des affaires étrangères qui a annoncé la décision du président haïtien. Mme Kirchner avait dû effectuer un déplacement d'urgence dans la province de Santa Cruz où réside son fils Maximo Kirchner. Cependant, une délégation gouvernementale haïtienne est attendue en Argentine ce vendredi afin réaliser des réunions de travail bilatérales.
Une nouvelle date devra être fixée pour concrétiser la visite de M. Martelly en Argentine.
Jeudi, le président haïtien s'était entretenu avec son homologue chilien Sébastien Pinera. La participation du Chili au sein de la Mission des nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) a été abordée au cours de cette rencontre.
M. Martelly a souhaité voir la Minustah convertie en une mission de développement économique en Haïti. " Nous voulions transformer cette mission en une mission de développement, parce qu'aujourd'hui, elle n'a que le simple mandat de maintenir la paix", a-t-il déclaré.
Le report de la visite en Argentine pourrait permettre à M. Martelly de regagner Port-au-Prince au plus tôt afin de plancher sur le processus de désignation d'un nouveau Premier Ministre.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19378

L'OEA presse les responsables haïtiens de nommer un premier ministre

Agence France-Presse
Washington
Le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), José Miguel Insulza, a pressé vendredi les responsables politiques haïtiens de trouver un compromis sur la nomination d'un nouveau Premier ministre.
«Il est nécessaire de parvenir à un accord pour l'approbation d'un premier ministre», a déclaré M. Insulza, rappelant que le pays restait encore très marqué par le terrible séisme de janvier 2010.
Haïti n'a toujours pas de premier ministre depuis l'investiture du président Michel Martelly le 14 mai dernier. Le parlement haïtien a rejeté pour la deuxième fois, le 3 août, une proposition avancée par M. Martelly.
«Les partenaires internationaux d'Haïti souhaitent continuer à soutenir la livraison dans le pays de l'aide au développement», a par ailleurs assuré M. Insulza.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201108/12/01-4425571-loea-presse-les-responsables-haitiens-de-nommer-un-premier-ministre.php

jeudi 11 août 2011

Acheter usagé pour Haïti

Alexandra Vézina Actualités - Publié le 10 août 2011
Marguerite St-Louis Constantineau reprend du service, sur son terrain de St-Aimé-du-Lac-des-Iles, avec sa vente de garage annuelle au profit des habitants de Gaspard en Haïti. Les 12, 13 et 14 août prochain, on achète usagé!
D’une générosité naturelle, d’une énergie hors du commun, Marguerite ne peut s’empêcher, année après année, de réaliser l’impossible pour venir en aide à ses amis Haïtiens. Rappelons que l’an passé, la vente de garage qu’elle a organisée avec l’aide de bénévoles, a permis d’amasser plus de 8000$. « Tous ensemble, on peut faire une différence pour ces personnes si démunies », justifie-t-elle naturellement. Cette somme avait servi à débuter la construction d’un dispensaire à Gaspard, mais il faut maintenant le terminer! Madame St-Louis Constantineau compte sur la générosité des gens d’ici pour arriver à ses fins.
Soignés chez eux
La construction de ce dispensaire a débuté en février dernier, grâce à la belle participation des gens de la région au concert de Noël de décembre dernier, organisé par Marie Bonami et Charles Paquette ainsi qu’au diner conférence qui a eu lieu à la Cage aux sports en mai dernier. Ces deux événements avaient permis de récolter plus de 7000$. Cependant, il manque fenêtres, portes intérieures, plafond, planchers, réservoir d'eau et fosse septique avant que l’endroit soit fonctionnel.
Plus de 20 000 habitants vont bénéficier de ce dispensaire. En cas de besoins médicaux, ces gens doivent présentement marcher six kilomètres pour avoir accès à un médecin. Bien entendu, ils n'ont pas de civière et les malades doivent parfois être transportés sur une porte ou des planches. Malheureusement, certains n’arrivent jamais.
Vente de garage
La vente de garage aura lieu du 12 au 14 août prochain, au 560 chemin du Lac-Rouge, à St-Aimé-du-Lac-des-Iles (accessible par le chemin Kiamika). Outre la vente d’objets usagés, il y aura épluchettes de blés d’Inde, hot dog et souper spaghetti. De plus, un lot de souliers de la boutique Chat botté sera en vente à des prix dérisoires, un généreux appui de Caroline Venne, propriétaire de l’endroit. Il est aussi possible d'envoyer vos dons à Marguerite Constantineau, au 560 chemin Lac-Rouge, Lac-des-Iles, J0W 1J0 ou par téléphone au 819 597-2357. Pour tout don de 20$ et plus, un reçu sera émis. Beau temps, mauvais temps, achetez usagé!
Prochain voyage
Accompagnée de six bénévoles, Marguerite St-Louis Constantineau se rendra à Gaspard en octobre prochain. Le père Phechner Julmisse et ses concitoyens les attendent pour la bénédiction de la boulangerie et du dispensaire, espérant qu’il sera terminé. Leur boulangerie est en fonction depuis janvier 2011, grâce à la belle participation des gens d’ici.
http://lechodelalievre.canoe.ca/webapp/sitepages/content.asp?contentid=201205&id=804&classif=Nouvelles&catname=

Haiti : Des matières fécales déversées par la Minustah près d’une rivière à Hinche

mardi 9 août 2011 Correspondance - Ronel Odatte
La population de la région du Plateau Central (est) réprouve les actes de la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) qui a déversé en fin de semaine dernière des matières fécales prés de la rivière Guayamouc. Les autorités locales dénoncent ces pratiques, qualifiées de « vagabondage », moins d’un an après le déclenchement dans cette région de l’épidémie de choléra qui a déjà fait plus de 5000 morts à travers le pays.
Hinche, 9 août 2011 [AlterPresse] --- Les habitants du quartier de Sully à Hinche (est) sont en colère après que plusieurs camions de la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) ont déversé, le 6 août 2011, des matières fécales dans des trous creusés à quelques mètres de la rivière Guayamouc.
Les riverains ont été alarmés, mais n’ont pas pu stopper l’opération, selon des témoignages recueillis sur place par AlterPresse.
Pour l’heure, c’est l’inquiétude qui règne, et personne ne veut emprunter la route menant vers cette partie du quartier de Sully, où les matières fécales dégagent une odeur nauséabonde.
Le maire de la ville, André Renard, qui s’est rendu sur les lieux en compagnie de plusieurs journalistes, n’a pas caché son indignation devant ce qu’il appelle « une atteinte à la dignité humaine ».
« Je réclame, une fois de plus, le départ du contingent népalais. Ce sont des porteurs de la bactérie Vibrio cholerae, ils viennent nous exterminer, il est temps qu’ils partent », ajoute-t-il.
André Renard exhorte la population a s’organiser en brigade de vigilance en vue d’empêcher toute action visant à utiliser leurs quartiers comme dépotoirs de matières fécales.
De son côté, le premier sénateur du Plateau Central, Franscisco Delacruz (Alternative), qualifie le déversement de matières fécales près de la rivière Guayamuc d’acte de « vagabondage ».
L’élu du centre se propose de s’entretenir avec les autorités compétentes de de l’organisation des Nations Unies (Onu) en vue de corriger cette situation.
Par ailleurs, des jeunes qui habitent le village Kiskeya (Hinche) demandent à lÉtat haïtien de prendre des dispositions pour débarrasser le sol national des forces étrangères. Ils menacent de créer des troubles, si leur voix n’est pas entendue.
Des membres de diverses organisations sociales, interrogés par AlterPresse, expriment leur réprobation des actes posés par la Minustah.
Pour eux, les forces onusiennes n’accordent pas d’importance à la vie des Haïtiens. Ils critiquent aussi l’attitude, apparemment insouciante, des responsables de l’État.
Jusqu’à dimanche dernier (7 août 2011), aucun responsable local de la Minustah ne s’était prononcé sur les actions reprochées à la force onusienne.
La thèse, selon laquelle les casques bleus népalais basés à Mirebalais (toujours dans le Plateau Central) ont importé en Haïti la souche de choléra, a été confirmée par des scientifiques, entre autres le Francais Renaud Piarroux.
L’argumentation - accusant la force onusienne dans la propagation du choléra en Haïti - est développée dans le numéro de juillet 2011 de la revue “Emerging infectious diseases”, une publication des centres nord-américains de contrôle et de prévention des maladies (Cdc).
Les scientifiques ont présenté des “preuves solides”, “suggérant fortement” l’implication d’un contingent de militaires onusiens, originaires du Népal, ayant contaminé une rivière haïtienne à cause des mesures sanitaires inappropriées sur leur base.
Mais cette thèse a été réfutée par la Minustah.
Dès octobre 2010, les riverains de la rivière de Mirebalais avaient pointé du doigt les militaires népalais dans l’introduction de l’épidémie du choléra, à partir de matières fécales jetées dans le fleuve de l’Artibonite qui traverse les départements géographiques du Centre et du Nord d’Haïti.
Il s’en était suivi plusieurs manifestations de protestations contre la force onusienne déployée en Haïti depuis juin 2011. [ro apr 09/08/2011 17:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11380

Kébreau et le pantalon de Sweet Micky font des vagues !

Monseigneur Louis Kébreau, « nostalgique » du pantalon de Sweet Micky qui confère fougue, énergie pour agir au profit de la population, n'a pas de « jugement moral » sur ce personnage de scène obscène incarné jadis par le président Michel Joseph Martelly. L'important aujourd'hui c'est « d'encadrer le chef de l'Etat pour mettre le pays sur les rails ». Haïti: Mgr Louis Kébreau n'est pas un conseiller du président Michel Joseph Martelly. Mais, il confie avoir « conseillé » au chef de l'Etat, novice en politique, d'enfiler le pantalon de Sweet Micky. Sweet Micky dont la grivoiserie, les frasques et obscénités sont légendaires a, selon l'homme d'église, des vertus : la « fougue » et la volonté de faire, sans « tergiverser », à un moment où la population est confrontée à beaucoup de difficultés.
« On ne peut pas jouer avec la vie de huit millions d'Haïtiens », a répété Mgr Louis Kébreau, préoccupé par le dilettantisme, la polarisation politique, responsables de l'absence d'un nouveau gouvernement, trois mois après l'investiture du président Michel Joseph Martelly le 14 mai 2011.
Des vagues et des précisions
Les propos du Monseigneur Kébreau, tenus sur les ondes de Vision 2000, ont suscité des remous dans la presse et dans les réseaux sociaux. Certains y voient un appel à la répression lancé au président Martelly et d'autres une réhabilitation de Sweet Micky, un personnage de scène obscène.
« C'est très mal interpréter mes propos. Pas question de répression. Pas question de dictature », a martelé Mgr Louis Kébreau, le président de la Conférence éspiscopale sur Magik 9, le mercredi 10 août 2011. « Je n'ai pas de jugement moral. Si nous avons choisi un président, il faut l'encadrer pour mettre le pays sur les rails », a-t-il poursuivi, soulignant que « nous n'irons nulle part si nous continuons à déshabiller le président ».
L'urgence d'un coaching
« C'est un homme inexpérimenté qui a besoin de bonnes orientations pour bien connaître la mentalité, la culture du pays. Du monde d'où il vient à ce monde très étriqué, très difficile; il faut qu'il ait de bons conseillers, de bons guides, de bons visionnaires », a indiqué Mgr Kébreau, qui insiste sur la nécessité d'un pacte de gouvernabilité. « Si nous avons, a-t-il dit, élu un président, il faut un accord entre les autorités pour offrir la possibilité à la nation de vivre et d'aller de l'avant ».
« Il faut aller de l'avant », a lancé Louis Kébréau, rappelant que les conflits politiques sont toujours néfastes. « Haïti rate toujours des rendez-vous avec l'histoire. Et dans le jeu politique actuel on continuera à rater des rendez-vous », a-t-il prévenu.
L'archevêque du Cap-Haïtien, dont les propos sur le pantalon de Sweet Micky ont fait des vagues, a souhaité que l'on ait des dialogues paisibles dans le pays où il faudra également faire l'effort de considérer les choses positives de plus en plus. Bref, en rose pour sortir du gris et de la grisaille ambiante !!!
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=95922&PubDate=2011-08-10

$ 3.3 milliards nécessaires pour reconstruire Port-au-Prince

La mairie de Port-au-Prince dispose du plan directeur de reconstruction du centre-ville de Port-au-Prince. 3.3 milliards de dollars sont nécessaires pour transformer Port-au-Prince en une ville moderne, d'après le plan élaboré par le Centre haïtien de recherche en aménagement et en développement (CHRAD). Haïti: Le plan d'aménagement du centre-ville de Port-au-Prince, élaboré gracieusement par le CHRAD a été présenté au public ce mercredi au Karibe Convention Center. « On a déjà soumis ce plan au président Michel Martelly », a indiqué le maire de Port-au-Prince, Muscadin Jean Yves Jason. Il a par ailleurs rappelé que la mairie est légalement responsable pour gérer et planifier la commune.
L'aménagement du centre-ville de Port-au-Prince, d'après les responsables du CHRAD, doit aller de pair avec l'aménagement de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. « La réhabilitation de l'environnement, notamment la protection des mornes et des berges des rivières et de la baie de Port-au-Prince, la régulation du transport en commun, procéder à un rééquilibrage démographique, construire des voies de contournement et diminuer certaines fonctions de la capitale telles que le commerce en gros », sont parmi les solutions proposées par le CHRAD pour la réhabilitation des communes de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
Aucune somme, ni délai n'ont été avancés pour l'aménagement de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. En ce qui concerne le centre-ville de Port-au-Prince, sa réhabilitation va coûter 3.3 milliards de dollars. « Changement de vocation du port commercial en port touristique ; libération et protection du littoral ; construction du réseau ferroviaire ; établissement du réseau maritime ; définition des autoroutes et voies rapides ; édification des gares routières avec un méga marché ; établissement des voies de contournement ; construction de la rue du Front de mer ; réalisation du parking-relais ; agencement de voies piétonnes et création de nouvelles percées », sont les grands projets qui composent le plan soumis par le CHRAD.
D'après l'ingénieur architecte Elisabeth Coicou qui a présenté le projet, la réhabilitation du centre-ville de Port-au-Prince devra générer quelque 30 000 emplois directs et 90 000 emplois indirects. « Il ne s'agit pas d'une utopie, mais d'un projet réalisable », a-t-elle dit à l'assistance qui suivait religieusement sa présentation en power point. Avec un total engagement de l'Etat, elle dit croire que le projet pourra démarrer d'ici octobre prochain. Et dans cinq ans, à la fin des travaux, le centre-ville de Port-au-Prince ne devrait avoir rien à envier aux autres villes de la Caraïbe. Les routes défoncées, les piles d'immondices çà et là, les mares d'eau puante, les constructions anarchiques, les garages à ciel ouvert, seront ainsi de vieux souvenirs. Tout sera soigneusement contrôlé et planifié au nouveau Centre-ville.
Les bidonvilles élevés sur le littoral, de Cité-Soleil à Carrefour, disparaîtront au profit de projets touristiques d'envergure.
Séduit par la présentation power point de Mme Coicou, le public-composé de propriétaires du centre-ville, de représentants d'institutions publiques et privées, de professionnels d'horizons divers - a applaudi des deux mains aux différentes séquences qui ont défilé sur l'écran.
Le plan d'aménagement en question est élaboré par le CHRAD suite à une série de consultations et de discussions avec les acteurs concernés par la reconstruction du centre-ville, notamment l'organisation SOS Port-au-Prince. « En élaborant ce plan, l'ingénierie haïtienne a triomphé », s'est réjoui Jean Lucien Ligondé, le président du CHRAD.
« Nous remercions la mairie et le CHRAD de nous avoir invité à participer à la réflexion sur la reconstruction du centre-ville de Port-au-Prince », a enchaîné Michèle Mourra de SOS Centre-ville. Elle dit remercier le président Michel Martelly qui a promis de respecter la propriété privée dans le cadre de la reconstruction du centre-ville de Port-au-Prince. Le ministre démissionnaire de l'Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, présent dans l'assistance, a dans une courte déclaration salué l'initiative de la mairie de Port-au-Prince.
Interrogé sur l'ébauche du projet de reconstruction du centre-ville déjà préparé et présenté par la Fondation Prince Charles, le maire de Port-au-Prince, Muscadin Jean Yves Jason, a précisé que cette initiative n'a pas eu de suite pour diverses raisons. Il a par ailleurs ajouté que la mairie a joué pleinement son rôle en récupérant le projet.
Jean Pharès Jérôme
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=95921&PubDate=2011-08-10
Commentaires: Nous aurions aimé voir des maquettes du projet. La dépêche n'a mis que des photos d'individus ayant pris la parole lors de cette rencontre.

Mgr Kebreau réclame la fougue de " Sweet Micky" au sommet de l'Etat

Le président Martelly doit revêtir son costume de Sweet Micky pour diriger le pays, c'est l'avis du président de la Conférence Episcopale d'Haïti (CEH), Mgr. Louis Kebreau. L'archevêque du Cap Haïtien, connu pour ses prises de position favorables au chef d'Etat, estime que le personnage de " Sweet Micky " est incontournable pour M. Martelly en raison des multiples obstacles qu'il devra surmonter pour réussir son quinquennat. Les déclarations de Mgr Kebreau interviennent alors que le président haïtien poursuit depuis deux mois un bras de fer avec l'Inité sur le processus de ratification du Premier Ministre désigné. On ne peut pas vivre dans la tergiversation, il faut mettre le pays sur les rails, martèle le prélat.
L'administration Martelly touchera ses 100 premiers jours deux semaines et Mgr Kebreau constate avec amertume que rien n'a été fait. Faisant valoir que la fougue de Sweet Micky peut l'aider à contourner les différents obstacles à venir, le religieux dénonce le marronnage de certains secteurs qui font peu de cas des conditions de vies des haïtiens.
Mgr. Kebreau souhaite que le président soit direct dans son action. Il doit poser des actes qui permettent au pays de s'enraciner et trouver la route à suivre, insiste t-il. En tant que rassembleur le président Martelly pourra ressusciter la conscience morale en faisant appel aux sentiments patriotiques des acteurs.
Sur la scène politique l'archevêque du Cap Haïtien note la présence de " petits Machiavels" et de personnes animées de mauvaises intentions qui s'évertuent à ternir l'image du couple présidentiel. Il exhorte ces détracteurs à reconnaître le coté positif de nombres d'initiatives du chef d'Etat.
C'est la première personnalité à prendre le contre-pied des déclarations de nombreux parlementaires de l'Inité faisant état de l'incompétence de l'ex chanteur. Un des chefs de file de l'Inité avait souhaité que Sweet Micky laisse M. Martelly diriger.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19365

La Présidence lance des consultations internes avant les négociations

Le conseiller juridique du chef d'Etat, Gregory Mayard Paul, indique que la Présidence prendra le temps nécessaire pour designer un Premier Ministre pouvant bénéficier de l'approbation du Parlement. Après les échecs de Daniel Rouzier et Bernard Gousse, le président Michel Martelly aurait décidé de ne pas se précipiter dans le processus de ratification. Une semaine après le rejet de la candidature de Bernard Gousse par le Sénat, les conseillers du président sont à la phase de concertation au sein de l'équipe gouvernementale.
Les prétendants ne manqueraient pas mais il faut un peu de temps pour cette phase considérée comme de vraies consultations. " L'important c'est de trouver quelqu'un qui ne va pas soulever des passions ", insiste Gregory Mayard Paul regrettant que des sentiments personnels prennent le dessus sur la logique et les intérêts nationaux.
Ces consultations internes sont préalables aux consultations avec les présidents du sénat et de la chambre des députés, explique le juriste. Cependant les conseillers du chef d'Etat n'ont aucune indication sur les critères pour designer une personnalité acceptable à la fois pour la Présidence et la majorité parlementaire.
M. Mayard Paul déplore la détermination des législateurs à considérer des critères parfois personnels dans le processus de ratification du choix du Premier Ministre désigné. La Présidence n'a aucun recours pour exiger le respect des critères constitutionnels puisque le conseil consultatif, chargé d'arbitrer les différends entre l'exécutif et le législatif, n'a jamais été mis sur pied.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19364

Anacacis Jean Hector annonce que le prochain Premier Ministre désigné pourrait être rejeté

Le vice-président du Sénat haïtien, Anacacis Jean Hector, (Inité) prédit un nouveau rejet du prochain Premier Ministre désigné en cas d'échec des négociations avec le Parlement. Réagissant aux consultations au sein de l'équipe Martelly pour la désignation d'une nouvelle personnalité, le sénateur Jean Hector a fait valoir que cette formule s'est déjà soldée par deux échecs. Il presse le chef d'Etat et ses conseillers d'engager le dialogue avec les présidents des commissions et des blocs parlementaires afin de trouver un compromis. Le compromis n'est pas une mauvaise chose c'est le résultat du dialogue indispensable en politique, martèle l'ex candidat à la présidence.
Plaidant pour une entente entre le chef d'Etat et la majorité parlementaire le sénateur Anacacis Jean Hector a soutenu que le président ne peut rien faire sans le Parlement. Il cite entre autres des articles de la constitution recommandant la ratification du Parlement pour les accords internationaux, la nomination de certains hauts fonctionnaires et le budget de la république.
Interrogé sur les points au menu des négociations politiques, le sénateur Jean Hector a mis l'accent sur la nécessité d'un partage du pouvoir avec l'Inité. Il exige que les 5 principaux ministères et des délégations soient attribuées au parti Inité qui avait remporté les législatives.
Les nouvelles déclarations du sénateur Jean Hector, considéré comme un membre influent de l'Inité, renvoi à la case de départ et lève le voile sur les vrais motifs du rejet des candidatures de Daniel Rouzier et Bernard Gousse.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19363

La presse haïtienne est-elle trop négative et le président Martelly a-t-il tout à fait tort?

PORT-AU-PRINCE, 7 Août – Le président Michel Martelly reproche à la presse haïtienne de n'être pas seulement critique, mais également trop négative et de faire ainsi du tort à l'image du pays.

Nos médias se braquent et accusent le président d'arbitraire et de pouvoir représenter une menace pour la liberté de l'information.
Un dialogue de sourds, c'est à dire qui ne dit pas toute la vérité sur la question.
1 : La presse est-elle négative dans son traitement de l'actualité nationale ?
2 : Le président a-t-il le droit d'avoir son opinion comme tout citoyen ?
3 : Michel Martelly a-t-il par contre le droit de chercher à influencer la presse jusqu'à déclarer quels sont ses médias préférés, divisant ainsi délibérément la presse entre médias pro-Martelly (sous-entendu méritant les faveurs du prince) et les anti-Martelly donc pouvant être éventuellement victimes du courroux présidentiel ?
‘Président de tous les Haïtiens' ( ?) …
Le président Martelly et le citoyen Martelly ne sont pas tout à fait une seule et même chose.
Le citoyen Martelly peut avoir ses préférences parmi les médias, ainsi que ses amis. C'est humain, comme on dit. D'autant que sa longue carrière de musicien l'y prépare.
Mais une fois qu'il parle en qualité de chef de l'Etat, le président Martelly est soumis à ce qu'on appelle : l'obligation de réserve. C'est pas par hasard qu'on dit ‘président de tous les Haïtiens.'
Tout comme il n'a pas le droit de parler de la Radio-Télévision Nationale d'Haïti (RTNH) comme de son bien propre. C'est un média public et de service public, qui est financé avec des fonds de l'Etat haïtien, donc appartenant à toutes les catégories de la population comme de la classe politique. Et il n'y a que sous les régimes totalitaires que le chef de l'Etat peut dire : ‘L'Etat c'est moi !'
Ceci dit, est-ce que la presse haïtienne présente une mauvaise image d'Haïti ?
On ne peut le cacher, la réponse est oui. Et pour toutes sortes de raisons, dues autant au manque de formation qu'à une concurrence médiocre entre une trop grande quantité de radios et de télévisions pour un marché publicitaire exigu …
Haïti comme laboratoire ! …
Mais due aussi à une certaine influence internationale qui (il y a quelques années) s'est livrée sciemment à une manipulation des jeunes journalistes haïtiens comme pour tester les nouvelles armes de conquête (et d'agression) internationale que sont la désinformation et la déstabilisation, en amenant les jeunes confrères haïtiens à les utiliser contre leur propre pays. Haïti comme laboratoire !
Nous payons aussi aujourd'hui le prix de ces expériences malhonnêtes.
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Des chiens savants …
C'est un mélange assez complexe à la fois de chômage qui pousse de nombreux jeunes à entrer dans une branche quelconque sans aucune intention d'en faire une profession, cela joint à une explosion de la bande FM (puis des stations de télévision) lancées dans une concurrence acharnée pour les quelques rares commanditaires de la place, avec pour conséquence qu'on ne prend plus le temps pour la formation du personnel et que celui-ci se complait vite dans sa médiocrité 'triomphante', véritables chiens savants car en effet les nouvelles technologies sont censées remplacer toutes les années qu'on peut passer sur les bancs de l'université ou dans un centre de training. Du moins le croient-ils!
Mais le dernier gadget électronique ne peut vous apprendre à faire la différence entre un simple incident et un grand événement.
De plus nous vivons, ne l'oublions pas, dans un pays à plus de 60% d'analphabètes. Et où environ le tiers d'une population de 10 millions d'âmes se trouve concentré à la capitale.
Ensuite, de soi-disant instituts de sondage poussent à cette même tendance au nivellement par le bas. A cette guerre à forte dose contre la qualité. Encourageant donc nos médias au moindre effort.
Charité bien ordonnée commence par soi-même! …
Par conséquent ce n'est pas tant (ce n'est plus) une volonté délibérée de salir l'image du pays dont il s'agit, ce n'est pas une intention politique (sauf peut-être chez certaines publications paraissant à l'extérieur du pays), mais c'est pour beaucoup d'entre nous parce que ne sachant faire autrement. C'est aussi simple que cela.
Cependant est-ce au président Martelly qu'il revient d'apporter une correction au problème?
Mais d'abord le président a-t-il le droit d'avoir son avis sur la question? Absolument oui. D'autant qu'il s'attribue la mission de lutter contre la mauvaise image du pays. Sur tous les fronts. Extérieur (par ses voyages incessants à l'étranger) et intérieur aussi, bien entendu, charité bien ordonnée!
Cependant le président Martelly adresse très mal la question en en faisant un instrument polémique. Allant jusqu'à afficher ses préférences au niveau des médias eux-mêmes. C'est la meilleure façon évidemment de ne pas se faire suivre.
Non à l'auto-déstabilisation! …
Non, c'est à la presse haïtienne qu'il revient de prendre elle-même la question en main.
La semaine dernière, même pour annoncer l'approche de la tempête Emily que les prévisionnistes de TV5 doivent dire 'la maudite Haïti'!
Ou quand on lit dans Le Monde ou Le Figaro: 'évidemment c'est moins dangereux qu'en Haïti, en Irak ou en Afghanistan.'
Et comment parler de la famine qui fait rage actuellement en Somalie sans oublier de mentionner Haïti!
Est-ce qu'on doit continuer à apporter de l'eau au moulin de cette déstabilisation dont on sait qu'elle est fort intéressée?
Et aujourd'hui encore continuer à nous déstabiliser nous-mêmes alors que nous en payons les conséquences!
Haïti en Marche, 7 Août 2011
http://www.haitienmarche.com/articledelasemaine.php?completedate=2011-08-08

EVENS PAUL PROCHAIN PREMIER MINISTRE DESIGNE


Le président de la République d’Haïti serait sur le point de désigner l’ancien maire de Port-au-Prince Evans Paul pour diriger son gouvernement. Selon des sources proches du Palais National, le leader de la Convention de l’Unité Démocratique a été approché. Le désormais cadre de la Plateforme Alternative serait en train de voir la proposition.
Les informations rapportent que Evans Paul et Thierry Mayard Paul, l’actuel chef de cabinet du président Michel Martelly, étaient les mieux placés pour être désigné au poste de premier ministre, mais ce dernier a fait part mardi de son désintéressement, affirmant qu’il préfère rester chef de cabinet.
« Non, je ne suis pas intéressé, c'est officiel. Je suis le chef du cabinet du président Martelly et je reste à ce poste », a répondu Thierry Mayard-Paul à une question de l’agence HPN qui voulait confirmer l’information circulant dans le milieu politique lundi selon laquelle le fils du feu Me Constantin Mayard Paul allait être désigné.
Invité à réagir à l’éventualité de la désignation du juriste, le sénateur Anick François Joseph a affirmé que ce serait le pire choix que le président Martelly aurait fait. Thierry Mayard Paul a deux fois moins de chance de passer là où Me Bernard Gousse a échoué le 2 Aout 2011, si l’on en croit l’élu de l’Artibonite. Anick François Joseph qui évoquait la tendance au parlement a essayé de présenter l’image que ses collègues sénateurs se font de monsieur Mayard Paul. « ….un homme envahissant, arrogant, qui au cours des rencontres avec le président de la République, cherchent à monopoliser la parole », a-t-il dit.
Grégory Mayard Paul, frère de Thierry a reconnu mardi que le président de la République discute avec son équipe afin de choisir la personnalité capable de faire l’unanimité au parlement. Ce n’est qu’après avoir fait son choix que le chef de l’Etat entrera en consultation avec les présidents des deux chambres, a-t-il révélé.
 Ce sont de mauvaises stratégies, réagit le sénateur Anacacis Jean Hector qui croit que les consultations devraient partir du parlement. Il s’agit de manœuvres dilatoires, selon un élu du Sud qui n’entend pas se plier aux exigences d’un groupe de son département qui appelle à manifester pour faire pressions sur les élus de ce département afin qu’ils soutiennent le projet politique du président Martelly.
Le sénateur Joseph Lambert croit que le chef de l’Etat a intérêt à choisir une personnalité capable d’inspirer confiance.
Etant donné le niveau de crédibilité qu’il a acquis ces derniers temps au niveau de la classe politique et sa longue expérience de militant, Evans Paul devrait pouvoir se faire admettre au parlement dont les membres affichent une certaine hostilité par rapport à la présidence qu’ils estiment trop arrogante.
Entretemps c’est de l’impatience au Palais Législatif. Des parlementaires estiment que le président de la République a pris trop de temps avant de relancer les consultations en vue de la nomination d’un nouveau premier ministre. Jusqu’à mardi, les présidents des deux chambres n’étaient pas encore consultés autour du choix d’une personnalité.
Il faut dire que le sociologue Daniel Supplice, conseiller politique du chef de l’Etat et l’ancien candidat à la présidence Jean Henry Céant sont parmi les personnalités citées comme potentiels candidats à la primaturhttp://www.signalfmhaiti.com/index.php?option=com_content&view=article&id=3851%3Ahaiti-evans-paul-premier-ministre-&catid=34%3Apolitiquee

mercredi 10 août 2011

Parrainage Québec-Haïti: difficile adaptation

La Presse

Pauline Dorval est arrivée d'Haïti au Québec avec sa famille le 15 mars. Tout comme son mari, elle gagne déjà très correctement sa vie et envisage un retour aux études. Rapidement, avec sa famille, elle s'est installée dans un appartement tout à fait convenable, avec trois chambres à coucher. «Je n'ai pas à me plaindre», dit-elle. Cet atterrissage en douceur est loin d'être le lot de tous les Haïtiens immigrés ici depuis le tremblement de terre.»
Mme Dorval était bien outillée à son arrivée ici. Détentrice d'un diplôme en gestion, elle était infirmière auxiliaire en Haïti. Son époux, lui, enseignait l'histoire et la géographie. Ici, elle occupe un poste de commis de bureau qui l'amène à faire un peu de comptabilité.
Lui n'a pas encore trouvé un emploi à la mesure de ses capacités, mais ça va, dit Mme Dorval: il est agent de sécurité. De toute façon, il était impensable pour eux et leurs enfants de rester en Haïti. «J'ai peur du pays», dit Pauline Dorval.
Trop instable, trop difficile d'y gagner sa vie? Rien à voir. «En fait, depuis le séisme, nous sommes tous traumatisés. Les enfants, surtout, mais nous aussi, confie Mme Dorval. Moi, par exemple, je ne supporte pas que des gens courent et fassent vibrer le plancher. Quand ça arrive, je me sens mal.» Alors même si le couple avait en Haïti sa propre maison, des emplois qui correspondaient plus à leurs études, c'est ici qu'ils veulent faire leur vie. La bureaucratie? Les permis? Tout s'est fait facilement, dans les temps.
Manque d'entraide
Voilà qui tranche avec l'histoire de Marie-Ange (nom fictif), qui occupait un poste dans la sécurité en Haïti. Au Québec depuis janvier, elle a bien trouvé au départ un bon travail dans une pâtisserie, mais les choses se sont gâtées depuis. On lui a retiré son statut de résidente temporaire et son permis de travail, dit-elle, ce qui l'a empêchée de continuer de travailler. En discutant un peu, on comprend qu'en fait, elle a omis d'envoyer ses renouvellements dans les temps parce qu'elle n'avait pas l'argent requis.
Son mari est dans la même situation et le couple a deux enfants en bas âge. «Je veux retourner en Haïti, dit-elle. Là-bas, au moins, les gens s'entraident quand il y a un problème. On n'est pas laissés à nous-mêmes.»
Roger Petit-Frère, cofondateur du regroupement des intervenants d'origine haïtienne de Montréal-Nord, connaît bien le problème. «Les gens qui arrivent d'Haïti ont du mal à s'adapter au système. Souvent, plutôt que de dire qu'elle n'arrive pas à assumer le coût de tel ou tel permis, une personne laisse passer le délai», relève M. Petit-Frère.
Mais ces gens n'ont-ils pas obligatoirement un parrain au pays capable de les aiguiller? «Oui, mais même si cette personne habite ici depuis longtemps, elle ne sait pas nécessairement comment naviguer dans toutes les procédures. C'est compliqué, et à mon avis, le gouvernement canadien ne traite pas les dossiers avec toute l'humanité requise.»
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201108/08/01-4424283-parrainage-quebec-haiti-difficile-adaptation.php

Parrainage Québec-Haïti: l'urgence passée, la vie continue

La Presse

Dans les jours qui ont suivi le séisme en Haïti, Québec a mis sur pied un programme de parrainage pour permettre aux citoyens d'origine haïtienne de faire sortir rapidement leurs proches du pays en ruine. Les demandeurs ont ensuite dû patienter - et pester - à cause des longs délais imposés par la bureaucratie canadienne. Mais un an et demi plus tard, un constat surprend: le tiers des demandeurs tardent encore à compléter leur dossier de parrainage. Explications.
Plus du tiers des demandes de parrainage d'Haïtiens sinistrés à la suite du séisme de janvier 2010 attendent toujours d'être approuvées par Immigration Canada. Et cette fois, Ottawa n'y est pour rien: ce sont plutôt les demandeurs eux-mêmes qui tardent à compléter le dossier pour faire venir leurs proches.
Les dernières données compilées par Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) indiquent que, en date du 2 juin, 3100 demandes ont été reçues. De ce nombre, 1800 ont été approuvées et «plus de 1100 sont toujours en attente d'une décision», écrit la porte-parole de CIC, Rachel Bédard. Les demandes en attente d'une décision «ont été examinées par un agent», précise la porte-parole, mais «nous attendons que le demandeur ait soumis tous les documents exigés avant de lui accorder un visa». «Ces documents comprennent les résultats de l'examen médical, le paiement des frais associés au visa de résident permanent, la déclaration selon laquelle une personne à charge fréquente à temps plein un établissement d'enseignement, etc.»
Roger Petit-Frère, conseiller au Centre de formation Jean-Paul-Lemay, a accompagné plusieurs de ses compatriotes dans ces démarches auprès des services d'immigration. «Pour certains, c'est un problème d'argent: il faut 490$ pour remplir le dossier, dit-il. Et puis, l'émotion est passée.»

L'émotion? «Oui. Le temps a passé et la vie continue, à Haïti.»
«Moi-même, dit M. Petit-Frère, j'ai une soeur à Haïti pour laquelle on a fait une demande qui n'est pas encore complétée.» Sa soeur a un bon travail à Haïti et est déjà venue le voir à Montréal avec un visa de touriste. «Elle n'est plus aussi pressée, dit-il. C'est le cas des personnes qui ont une profession à Haïti. Mais ceux qui sont dans la misère, sans travail, sans avenir, eux veulent venir ici.»
Rushler Vaval, du Carrefour intercultures de Laval, voit plusieurs demandeurs se heurter à la bureaucratie, surtout en Haïti. Des actes de naissance comportant des erreurs de nom ou de dates et qu'il faut refaire, un mauvais formulaire pour les antécédents judiciaires, un passeport difficile à faire renouveler... «Le Canada demande que le passeport soit valide pour encore deux ans, dit M. Vaval. Mais Haïti ne renouvelle pas le passeport s'il est encore bon pour plus de six mois. Les gens doivent donc attendre plusieurs mois pour le faire renouveler.»
À moins de connaître quelqu'un dans l'administration et de payer un «supplément» pour obtenir un document plus rapidement. «La bureaucratie à Haïti est scabreuse, dit M. Vaval. Normalement, pour faire une carte d'identité, ça devrait prendre une journée. Mais là-bas, on peut attendre un mois. Ou alors on doit donner beaucoup d'argent.»

L'intégration, la clé?
Le 3 février 2010, moins d'un mois après le séisme, Québec a adopté des mesures extraordinaires pour élargir la notion de famille aux fins de la réunification. Le «programme spécial de parrainage humanitaire» permettait aux citoyens canadiens et résidants québécois d'origine haïtienne de parrainer des membres de leur famille normalement exclus des programmes de parrainage, comme les frères et soeurs ainsi que les enfants adultes.
Québec s'était engagé à accueillir 3000 demandes; l'objectif a été atteint en cinq mois et, en juillet dernier, Québec a annoncé la fin du programme. Les dossiers retenus par Québec doivent ensuite être approuvés par Citoyenneté et Immigration Canada, qui vérifie notamment les antécédents judiciaires des candidats.
Les critères de parrainage ont peut-être été assouplis, mais les demandeurs sont quand même soumis à de sévères conditions, notamment sur les garanties financières pour soutenir les membres de leur famille. Plusieurs demandes ont été rejetées parce que les garanties fournies n'étaient pas suffisantes.
Mais plusieurs demandes, estime Roger Petit-Frère, ont trébuché sur la «capacité d'intégration au Québec».
«C'est une raison subtile, dont on n'a pas beaucoup parlé, mais que le gouvernement applique», dit-il. Il songe au cas d'une personne qui a voulu faire venir sa mère, âgée et peu instruite. «On a rejeté la demande, même si la fille avait les garanties financières nécessaires. Je sais qu'il y a beaucoup de cas comme ça, que beaucoup de demandes rejetées concernent des gens qui avaient moins de capacité à s'intégrer à la société.»
«On a parlé de parrainage humanitaire, mais on voit que le mot humanitaire n'est pas très présent. On aurait pu simplement dire pour les gens victimes du séisme» dit M. Petit-Frère. «Mais les demandes de ceux qui ont de bonnes garanties financières sont plus rapidement accueillies», précise le conseiller.
Rushler Vaval, de son côté, a vu des familles séparées parce que des neveux et nièces adultes, par exemple, n'ont pu accompagner leurs parents. «Une dame ici a pu faire venir sa soeur et son beau-frère, mais seulement deux de leurs quatre enfants.» Les deux enfants refusés sont âgés de plus de 22 ans, mais ils sont encore aux études. Les parents n'ont pas démontré à la satisfaction des autorités canadiennes que leurs enfants étaient encore à leur charge. «La mère a pleuré d'avoir dû laisser ses deux enfants derrière», dit M. Vaval.
Mais la plupart des démarches se terminent bien, précisent les deux conseillers. À la fin, dit M. Petit-Frère, il reste une grande reconnaissance envers Québec pour ce programme. «On a encore l'impression qu'Ottawa n'a pas fait tout ce qu'il aurait pu pour venir en aide à ces gens-là. On pense que Québec a fait beaucoup plus. Le Québec était de bonne foi et il a agi.»
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201108/08/01-4424279-parrainage-quebec-haiti-lurgence-passee-la-vie-continue.php

«L'école Alexandra» en Haïti: donner un sens à la mort, comme à la vie

Publié le 08 août 2011 à 05h00

Gilbert Lavoie, Le Soleil
Les travaux de construction des classes de maternelle
sont en cours depuis le mois de mai.
(Québec) Comme tous les parents qui ont perdu un enfant, Marie-Dominique Bédard a dû «faire son deuil». Une expérience terriblement exigeante qu'il faut accepter, selon elle, pour arriver à s'en sortir. «Il faut foncer dedans, il faut le faire. C'est une décision que l'on prend. Ou bien tu la fuies toute ta vie, ou tu rentres dedans. Moi, j'ai décidé de rentrer dedans.»
Il lui a fallu du temps pour y parvenir. «J'ai d'abord vécu une année où je n'étais pas là, pas concentrée. J'en reviens avec une vision de la mort et de la vie qui n'est plus la même, explique-t-elle. Pour moi, la mort fait partie de la vie. Je ne dis pas que ce n'est pas triste, je dis juste que c'est normal. On a tendance à penser que la mort, ce n'est pas normal, mais c'est normal. Elle n'est pas intégrée dans notre société. En dedans de 24 heures, les morts sont enterrés, les sand­wichs sont mangés, puis tout est fini.» La fin de ce deuil ne signifie pas qu'on oublie sa per­te, ajoute Mme Bé­dard, tout au contraire.
«Je vais souvent au cimetière, j'y mets des fleurs, je lui parle et elle est avec moi. Des fois, je me dis qu'elle n'est peut-être plus là du tout. Mais quand j'écoute toutes les mères qui ont perdu des enfants, c'est une autre dimension. Je n'avais pas compris ce qu'elles disaient autant que maintenant. C'est sûr que c'est ton enfant, ça t'arrache une partie de toi-même, et tu vas toujours rester avec une perte. Mais il y a quelque chose là-dedans. Ce n'est pas le fun, mais c'est l'apprentissage de la sagesse par rapport à la vie et la mort. J'ai changé beaucoup là-dessus.»
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201108/07/01-4424152-lecole-alexandra-en-haiti-donner-un-sens-a-la-mort-comme-a-la-vie.php

Haïti: le rêve d'Alexandra Duguay se concrétise

Publié le 08 août 2011

Gilbert Lavoie, Le Soleil
(Québec) Elle a fait son deuil, mais elle n'a pas oublié sa mission. Marie-Dominique Bédard, la mère d'Alexandra Duguay, cette employée de l'ONU décédée à Port-au-Prince dans le séisme de 2010, se rendra en Haïti au début d'octobre. Elle remettra à soeur Flora les clefs de «l'école Alexandra», construite à l'orphelinat de l'île à Vache, grâce aux fonds recueillis en mémoire de sa fille.
Les travaux de construction de quatre nouvelles classes pour les élèves de la maternelle ont commencé à la fin avril et vont bon train. Les locaux de l'école primaire font également l'objet d'une rénovation. C'est un projet de 155 000 $, dont plus du tiers provient des quelque 60 000 $ recueillis par Mme Bédard et des amis, dont le restaurateur Jac­ques Fortier, avec l'aide de la famille de Marc-André Franche, le conjoint d'Alex.
Ce dernier a d'ailleurs repris son travail au sein du Progra­mme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Haïti, ce qui lui a permis de superviser le projet. Il a conclu une entente avec une fondation locale, la Digitel, qui investira les 100 000 $ qui manquent. M. Franche s'est également engagé à fournir les bureaux et le matériel pédagogique nécessai­res à l'école, afin d'améliorer ainsi les conditions de travail des professeurs. Par l'entremise d'une amie, il a recruté un professeur de maternelle, Nathalie Gadbois, qui est sur l'île à Vache depuis le 9 juillet jusqu'au 25, pour former et actualiser les méthodes pédagogiques des quatre professeurs de maternelle de l'école. «Il va peut-être manquer un peu de fonds, et je vais couvrir la différence», annonce-t-il à la famille d'Alex dans un courriel. Le rêve d'Alexandra prend vie.
Malgré le succès de ses levées de fonds, Marie-Dominique Bédard n'est pas restée inactive au cours de la dernière année. Elle a, dans son sous-sol, deux boîtes de jeux éducatifs destinés aux enfants de l'école Alexandra. Ils ont été fabriqués par les enfants de l'école Les Bocages de Cap-Rouge, qui les lui ont remis à l'occasion d'une cérémonie spéciale en février. Des jeux de toute nature, allant des casse-tête, aux marionnettes, en passant par des exercices de mémorisation.
Pourquoi cette cause?
C'est à la suggestion de sa mère qu'Alexandra Duguay s'est don­né une cause en Haïti. «Quand elle est partie là-bas, je n'étais pas très enthousiaste et je lui ai dit de se trouver une oeuvre à laquelle je pourrais participer de Québec. Au moins, ça me permettait de m'impliquer dans le fait qu'elle soit en Haïti.»
C'est à l'occasion de vacances à l'île à Vache et d'une visite à l'institution de soeur Flora qu'elle a pris sa décision. «Elle a été vraiment émue. Elle a vu les enfants, l'état de la maternelle et les conditions dans lesquelles les professeurs travaillaient et elle s'est dit que c'est ça qu'elle voulait améliorer.»
Dès son retour, à Noël, la jeune femme a récolté plus de 1000 $ en organisant une vente aux enchè­res dans sa maison en Haïti. «Et le 31 décembre, elle est allée faire un réveillon aux enfants avec des amis, raconte sa mère. Ils ont don­né le reste de l'argent à soeur Flo­ra. Et 10 jours après, elle est mor­te...»
Marie-Dominique Bédard a su tout de suite qu'elle poursuivrait la mission de sa fille. «Forcément, parce que sinon, y a rien qui a un sens. Je me dis qu'au moins, elle regarde ça, c'est ça qu'elle voulait, et c'est parfait.»
Mission accomplie? Jamais totalement. L'oeuvre de sa fille se poursuivra, grâce à l'aide des donateurs qui continuent d'appuyer l'orphelinat de soeur Flora, par l'entremise des Ailes de l'Espérance qui a créé un fonds à part pour cette cause. Le père de Marc-André Franche, André Fran­che, y voit personnellement.

Un sens à la mort, comme à la vie
Comme tous les parents qui ont perdu un enfant, Marie-Dominique Bédard a dû «faire son deuil». Une expérience terriblement exigeante qu'il faut accepter, selon elle, pour arriver à s'en sortir. «Il faut foncer dedans, il faut le faire. C'est une décision que l'on prend. Ou bien tu la fuies toute ta vie, ou tu rentres dedans. Moi, j'ai décidé de rentrer dedans.»
Il lui a fallu du temps pour y parvenir. «J'ai d'abord vécu une année où je n'étais pas là, pas concentrée. J'en reviens avec une vision de la mort et de la vie qui n'est plus la même, explique-t-elle. Pour moi, la mort fait partie de la vie. Je ne dis pas que ce n'est pas triste, je dis juste que c'est normal. On a tendance à penser que la mort, ce n'est pas normal, mais c'est normal. Elle n'est pas intégrée dans notre société. En dedans de 24 heures, les morts sont enterrés, les sand­wichs sont mangés, puis tout est fini.» La fin de ce deuil ne signifie pas qu'on oublie sa per­te, ajoute Mme Bé­dard, tout au contraire.
«Je vais souvent au cimetière, j'y mets des fleurs, je lui parle et elle est avec moi. Des fois, je me dis qu'elle n'est peut-être plus là du tout. Mais quand j'écoute toutes les mères qui ont perdu des enfants, c'est une autre dimension. Je n'avais pas compris ce qu'elles disaient autant que maintenant. C'est sûr que c'est ton enfant, ça t'arrache une partie de toi-même, et tu vas toujours rester avec une perte. Mais il y a quelque chose là-dedans. Ce n'est pas le fun, mais c'est l'apprentissage de la sagesse par rapport à la vie et la mort. J'ai changé beaucoup là-dessus.»
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201108/07/01-4424151-haiti-le-reve-dalexandra-duguay-se-concretise.php

Le Brésil envisage un retrait de ses casques bleus en Haïti

Le nouveau ministre brésilien de la défense, Celso Amorim, envisage un retrait des casques bleus de la Mission des Nations Unis pour la Stabilisation en Haïti (Minustah). Ancien ministre des affaires étrangères ayant effectué deux visites en Haïti, M. Amorim estime que la mission des brésiliens touche à sa fin avec le renforcement de la démocratie et la croissance économique. Il s'agit de changement radical dans la stratégie de M. Amorim qui avait encouragé l'engagement du Brésil au sein de la Minustah sous le gouvernement de Lula.
Entrée en fonction lundi dernier, M. Amorim justifie sa décision par l'essoufflement de l'économie brésilienne. " Au plan international, l'heure est au désengagement militaire et du point de vue économique, la croissance brésilienne s'essouffle", insiste t-il. De plus M. Amorim attire l'attention sur l'amélioration du climat sécuritaire en Haïti. " Même si le pays est loin d'être un havre de paix, il est désormais doté d'un président avec la perspective que les institutions retrouvent un fonctionnement normal", fait-il remarquer.
Les multiples dénonciations dans les medias contre les casques bleus, accusés d'avoir propagé le cholera en Haïti, sont également de nature à provoquer une baisse de la confiance vis-à-vis de la mission onusienne. Un départ des brésiliens qui apportent le plus gros contingent risque de sonner le glas de cette mission arrivée en Haïti en 2004.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19361

Des élus de l'Inité réclament la désignation d'un nouveau Premier Ministre

Des parlementaires de l'Inité, qui avaient rejeté le choix des deux Premiers Ministres désignés, pressent le chef d'Etat haïtien, Michel Martelly, de designer une nouvelle personnalité. De nombreux acteurs s'interrogent sur l'absence de contact officiel entre le chef d'Etat et les président des deux chambres une semaine après le rejet de la candidature de Bernard Gousse. Pire au cours de cette semaine le président Martelly effectuera deux déplacements en Argentine et au Chili.
Au nombre des sénateurs des l'Inité réclamant à cor et a cris la désignation d'un nouveau Premier Ministre, figurent le vice président du sénat, Anacacis Jean Hector et le premier secrétaire de la chambre basse, Guy Gérard Georges.
M. Jean Hector questionne les retombées des déplacements à l'étranger du président Martelly puisqu'aucun ministre des finances ne peut éventuellement traiter le dossier des aides financières. Il soutient que l'absence d'un gouvernement est néfaste au président Martelly qui n'est en réalité qu'un président / portrait et non un chef d'Etat.
Interrogé sur les vrais responsables de l'absence de gouvernement, le sénateur Jean Hector accuse le président Martelly qui n'aurait jamais désigné une "personnalité acceptable". De plus, il met l'accent sur la nécessité d'un partage de poste entre le président et le parti Inité, majoritaire au Parlement.
De son coté, le député Guy Gérard Georges se plaint de la lenteur du chef d'Etat à designer un Premier Ministre. Il estime que le président Martelly devrait reprendre les négociations avec les leaders du Parlement au lendemain du rejet du choix de Bernard Gousse.
Le chef d'Etat doit comprendre que s'il détient la prérogative de designer un premier ministre, les parlementaires ont le droit de rejeter son choix, précise le député Georges pour qui la formation d'un gouvernement légitime est une urgence.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19362

Les responsables de l'église catholique lancent un appel au calme

Le secrétaire général de la Conférence épiscopale d'Haïti (CEH), père Alexandre, affirme que la profanation de la cathédrale du Cap Haïtien est à la fois une provocation et une tentative de déstabilisation. Au lendemain de cette profanation les autorités religieuses ont lancé un appel au calme refusant tout acte de vengeance. Le secrétaire général de la CEH s'était rendu hier au Cap Haïtien afin de constater les dégâts. Il estime que les auteurs du saccage avaient bien planifié leur forfait puisque des matériels ont été utilisés pour renverser les statuts.
L'église ne répondra pas à cette provocation, promet le prélat rappelant que le président de la conférence épiscopale, Mgr Louis Kebreau, a appelé les catholiques à la prière. Les activités religieuses dans l'enceinte de la cathédrale Notre Dame sont interrompues mais la neuvaine se poursuit devant l'église.
Outre la provocation, le père Alexandre croit que certains secteurs ont perpétré cet acte pour créer un climat de déstabilisation. Il révèle que des tracts appelant à une attaque contre les paroisses catholiques avaient été retrouvés lors des fêtes patronales de Port-Margot et Limbé.
Il donne l'assurance que les tentatives de provoquer des luttes interreligieuses seront vaines rappelant que l'église continuera à prêcher l'unité et la paix. La profanation de la cathédrale a eu lieu quelques jours avant la célébration de la fête Notre Dame.
Interrogé sur les relations avec les cultes protestants, le père Alexandre indique que certaines confessions ont maintenu de bonnes relations avec les catholiques dans le cadre du mouvement œcuménique. Cependant il soutient que certains groupes ont toujours diffusé des messages hostiles à l' endroit de l'église catholique.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19360

DIASPORA-HAITI-MOEURS...Pyram 30 ans après …

MIAMI, 29 Juillet – Depuis l'aéroport de Port-au-Prince, ils nous cassent les oreilles. Horriblement. Sauvagement. Ils, ce sont quatre jeunes hommes, dont l'un, qui parait saoul on ne peut plus, n'arrête pas de critiquer à haute voix ce pays où rien n'a été fait depuis le séisme de 2010 et qui, Dieu merci, n'est plus le sien.
On espère embarquer le plus vite que possible pour cesser d'écouter de pareilles âneries.
Mais voici que la bande des quatre nous poursuit jusque dans l'avion. Et que c'est alors qu'ils s'en donnent à cœur joie.
Pendant une heure et quarante cinq minutes, on sera soumis à ce supplice. Quatre individus déblatérant à plein tube. Racontant par le menu toutes leurs exhibitions, y compris amoureuses, pendant les ‘fêtes champêtres' (saison estivale très courue en Haïti et constituée de célébrations à la chaine de fêtes patronales, ensemble d'activités à la fois religieuses et profanes, et d'un bout à l'autre du pays).
Cependant c'est pour vomir en même temps leur dégoût d'un pays qui n'a plus rien à leur offrir … tandis que la vie est si belle au pays d'adoption. Les Etats-Unis, bien sûr. Même Little-Haiti qu'ils ne fréquentent plus, à en croire le plus excité des quatre, ne pouvant plus supporter ces maudits Haïtiens dans leur entourage.
Est-ce une blague, se demande-t-on ?
En tout cas nos quatre lascars, se prenant tout à fait au sérieux, continuent à pérorer, sans aucun égard pour les autres passagers, haïtiens ou étrangers, s'esclaffant, riant à perdre haleine de leurs propres remarques – de plus en plus bêtes, ne semblant nullement sensibles au dérangement qu'ils provoquent ni à la gêne de l'hôtesse de l'air qui n'ose rien leur dire. Tout le monde est renversé.
Les plus choqués ce sont bien sûr les autres passagers haïtiens qui ne veulent pas croire que ce genre d'énergumènes puissent exister.
Et surtout qu'on n'y peut rien ! Rien pour les ramener à la raison.
Mais cela nous fait penser, tiens, au Pyram de ‘Pèlen tèt', la pièce de Frankétienne.
Un Pyram, immigrant analphabète, qui, commençant à gagner quelques dollars en effectuant les boulots les plus ingrats, se prendrait à s'émerveiller sur son propre sort, qu'il estime le plus heureux du monde.
Comme la Perrette de la fable La laitière et le pot au lait. En un rien de temps, on se voit millionnaire. Et pourquoi pas, même ambassadeur des Etats-Unis en Haïti !
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Disons, c'est Pyram, trente ans après! Le délire. Multiple. Haïti n'est pas sorti de ses malheurs. Bien au contraire. Conséquence: alors que le personnage de l'œuvre théâtrale haïtienne la plus populaire des années 1970 se décrivait comme un 'analphabète de bonne volonté', aujourd'hui la mauvaise volonté de sa réincarnation est évidente.
Oui, que voulez-vous, voilà que, de notre côté, nous nous surprenons à rêvasser, partir bien loin, seul moyen d'échapper au chahut incompréhensible provoqué par ces malheureux.
Malheureux parce que tout ce cinéma c'est parce qu'on est là à les écouter, ce sont leurs frustrations qu'ils nous jettent aussi joyeusement au visage, y compris dans ce comportement irrationnel et provocateur de gamin qui mériterait une bonne paire de claques, en un mot c'est tout à fait la traduction d'une sorte de 'dépit amoureux.'
Amoureux puisque leur plus beau souvenir, à les entendre, ce sont les fêtes champêtres chaque été se succédant dans tous les coins d'Haïti.
Mais c'est pas fini. On est arrivé. La queue devant les guichets de l'immigration. Devinez. Nos quatre lascars ne sont pas seulement enfin silencieux mais ils ont soudain totalement perdu la parole. Figurez-vous que l'un d'eux a voyagé en Haïti alors qu'il n'avait pas encore reçu sa carte de résident permanent et sans autorisation du service d'immigration.
Adieu veau, vache, cochon, couvée!
Pas si grave. Il ne sera pas déporté mais pour n'avoir pas respecté les règlements, trop pressé de revoir ce pays que cependant il dit exécrer, il passera au moins deux heures assis dans la salle de rétention de l'aéroport de Miami.
Marcus, Mélodie 103.3 FM
http://www.haitienmarche.com/articledelasemaine.php?completedate=2011-08-01