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vendredi 29 avril 2011

Les zombies sont zinzins

Les zombies sont zinzins

En Haïti, pays de croyances vaudoues : les zombies, ces revenants soumis à la volonté d'un sorcier, font partie de la vie de tous les jours. Pour les chercheurs, leur apathie est plutôt l'expression de maladies psychiques graves.
13.11.1997 | Michael McCarthy | The Lancet
tDans la plupart des pays, les zombies ne hantent guère que les séries B, tard le soir à la télévision. Mais, en Haïti, ils font partie de la vie de tous les jours. Leur existence même est à ce point prise au sérieux que transformer quelqu'un en zombie équivaut à un meurtre, passible d'une cour de justice. Or deux chercheurs, le Pr Roland Littlewood, du département d'anthropologie et de psychiatrie du University College de Londres, et le Dr Chavannes Douyon, de la Polyclinique Medica de Port-au-Prince, viennent de publier les résultats d'une analyse médicale et psychiatrique de trois zombies. Ils en arrivent à la conclusion que ces derniers sont en réalité atteints de troubles psychiques ou d'encéphalopathie chronique.
D'après les croyances populaires haïtiennes, un être humain est composé de trois entités : le "corps cadavre", c'est-à-dire le corps physique ; legwo-bon anj, la force qui lui donne vie et mouvement ; et le ti-bon anj,l'esprit, siège de la conscience, de la volonté et de la mémoire.
Le corps (sans conscience) du zombie devient l'esclave du "boko"
Selon la tradition, un sorcier - le boko - peut transformer une personne en zombie en capturant son ti-bon anj pour le placer dans une bouteille ou une jarre en terre cuite, où il prend le nom de "zombie astral". Le sorcier y parviendrait en lançant un sort à la victime ou en lui administrant un poison qui la plonge en état de mort apparente. La famille fait alors placer le corps dans une tombe. En Haïti, les sépultures sont rarement enterrées profondément. Quelques jours plus tard, le bokorécupère le corps et le ranime. Mais il garde prisonnier le ti-bon anj,privant la victime de son individualité et de sa volonté. Un boko serait capable, dit-on, de faire de même dans le cas d'une mort naturelle, à condition de réussir à s'emparer de l'esprit du défunt avant qu'il n'ait eu le temps de s'éloigner du corps. Le corps sans âme, le "zombie cadavre", dépouillé de volonté ou de conscience, devient alors l'esclave du boko.Les Haïtiens affirment que les zombies se reconnaissent à leur regard fixe et à leurs mouvements maladroits, répétitifs et apparemment sans but. Ils s'expriment difficilement, avec peu de mots et une prononciation nasale. "Cependant, on les considère plutôt avec compassion", remarquent Littlewood et Douyon. Ce que redoutent les Haïtiens, en revanche, c'est qu'eux-mêmes (ou un de leurs proches) ne subissent une "zombification". "Cette crainte explique que certains cadavres sont - préventivement - décapités avant l'enterrement." Une autre parade, écrivent les deux auteurs, consiste à placer dans le cercueil des poisons ou des colifichets qui protègent contre les sortilèges.
Un zombie peut néanmoins échapper à l'emprise du boko et retrouver sa famille si le récipient qui emprisonne le "zombie astral" se brise ou si, par inadvertance, le boko met du sel dans les aliments de son zombie - ou bien encore lorsque le boko meurt et que sa famille décide de libérer le zombie.
Cependant, même après avoir échappé au boko, un zombie reste en général susceptible d'être à nouveau capturé et asservi. "Bien peu de boko ou de médecins prétendent pouvoir ramener un zombie cadavre à son état de santé et de conscience original", poursuivent Littlewood et Douyon. Ce pouvoir, indiquent-ils, est laissé à la miséricorde du Grand Maître, ce Dieu plutôt distant vénéré par les adeptes du culte animiste typiquement haïtien, le vaudou.
Dans le cadre de leur étude, Littlewood et Douyon ont examiné trois personnes considérées comme des zombies. La première est une femme d'environ 30 ans qui serait morte à la suite d'une brève maladie. "Trois ans plus tard, un ami l'a reconnue alors qu'elle errait près du village, rapportent les auteurs, apparemment muette et incapable de se nourrir." Ses parents accusent alors son mari de l'avoir "zombifiée" par jalousie, à la suite d'un adultère. Ils obtiennent même de la justice l'autorisation d'ouvrir sa tombe, qui ne contenait que des cailloux.
A l'examen, la femme en question s'est révélée bien plus jeune et plus mince que celle que l'on voit sur les photos de famille. Il était donc possible qu'il ne s'agisse pas de leur fille décédée. "Elle garde la tête baissée, marche très lentement et avec rigidité, pratiquement sans bouger les bras, notent les chercheurs.Apparemment dépourvue de toute motivation, incapable d'émettre un souhait, elle ne répond pas aux questions, murmurant de temps à autre des mots incompréhensibles mais stéréotypés. Elle est indifférente à ce qui l'entoure." Après un examen neurologique et psychiatrique, Littlewood et Douyon ont conclu qu'elle souffrait visiblement de schizophrénie catatonique, un trouble psychique grave et difficile à soigner, dont les victimes restent souvent muettes et immobiles.
Au-dessus du sternum, une petite plaie suppurante

Le deuxième zombie est un jeune homme officiellement âgé de 20 à 30 ans. Selon la famille qui l'a recueilli, il s'agit de leur fils, mort brutalement à l'âge de 18 ans. Près d'un an et demi plus tard, il était réapparu lors d'un combat de coqs. Il aurait reconnu son père, évoquant des commentaires entendus lors de son propre enterrement. Il avait alors accusé son oncle de l'avoir zombifié. "Son oncle, précisent les chercheurs,a été arrêté à la demande du père et condamné par le tribunal de la province à la détention à perpétuité pour zombification. Il aurait avoué avoir jalousé son frère, qui avait profité du fait qu'il était le seul à savoir écrire pour enregistrer toutes les terres de la famille sous son propre nom." L'oncle nie avoir usé de sorcellerie ou de poison et affirme que toute l'affaire n'est qu'une ruse du père du garçon visant à l'exproprier. Il prétend en outre que sa confession lui a été extorquée par la police sous la torture.
Les chercheurs n'ont pu avoir accès à la tombe du fils. Ils ont cependant découvert que ce jeune homme semblait lui aussi plus jeune que son âge supposé et bien plus mince que sur les photos de famille. "Il passe le plus clair de son temps assis ou couché dans une position caractéristique, les membres inférieurs vers la gauche, les membres supérieurs vers la droite, ne parlant pratiquement jamais de lui-même et seulement en utilisant quelques mots isolés." Selon ses parents, environ une fois par semaine, il est agité de crises pendant son sommeil. Au-dessus du sternum, il porte une petite plaie circulaire et suppurante. "Son père pense que c'est par là qu'on lui a administré du poison pour le maintenir à l'état de zombie." Pour les chercheurs, ce jeune homme est probablement frappé d'encéphalopathie et d'épilepsie, résultant peut-être d'un accident qui a privé le cerveau d'oxygène. Des tests d'ADN effectués sur le jeune homme et sur ses prétendus parents ont clairement conclu que ces derniers n'étaient pas ses géniteurs. Le dernier cas étudié est celui d'une femme de 18 ans qui serait brusquement décédée de maladie. Sa famille explique qu'elle aurait resurgi sur un marché, treize ans plus tard, racontant qu'elle avait été séquestrée comme zombie, dans un village, à 150 km au nord. Elle aussi est apparemment plus jeune que son âge. Curieusement, on retrouve la petite cicatrice circulaire au-dessus de son sternum. Plutôt vivante, elle ne s'exprime cependant qu'avec difficulté et semble d'une intelligence limitée. Les chercheurs ont conclu qu'elle souffrait d'incapacité prononcée à l'apprentissage, peut-être due à un syndrome d'alcoolisme foetal. Interrogés, deux boko ont déclaré n'avoir aucune idée quant à la signification éventuelle des cicatrices thoraciques de ces deux personnes. Rien, dans la littérature ethnographique, n'a permis de relier ces incisions à un rituel de zombification.
Littlewood et Douyon ont ramené la femme dans la ville où elle disait avoir été détenue comme zombie. Là, elle a été immédiatement reconnue sur le marché comme une familière des lieux : cette simple d'esprit avait disparu après avoir suivi un groupe de musiciens, quelque neuf mois auparavant, pendant le carnaval. Les deux chercheurs avancent qu'il s'agit probablement d'un cas d'erreur d'identité. "Cette femme avait apparemment été enlevée ou avait quitté son domicile pour se retrouver dans une famille qui croyait reconnaître en elle une soeur décédée et zombifiée. Les tests d'ADN démontrent qu'ils n'ont pas de lien de parenté."
Pour Littlewood et Douyon, de nombreux cas de zombies sont dus à "l'identification erronée d'un étranger mentalement dérangé par des parents choqués par un deuil". En Haïti, écrivent-ils, il est courant de voir errer des gens atteints de schizophrénie chronique, d'encéphalopathie ou de troubles de l'apprentissage ; il est donc possible que la croyance aux zombies soit apparue dans la culture locale afin d'expliquer l'état de santé de ces malheureux et de permettre leur intégration dans la société.

SUR L'ORIGINE DU VAUDOU

La culture occidentale a diabolisé le vaudou dès le XVIIIe siècle, explique Dowoti Desir. Une cérémonie vaudoue avait en effet aidé les esclaves à se rebeller contre les colons français et à lancer la révolution haïtienne (1791-1804), première révolte d’esclaves ayant réussi. Mais la réputation du vaudou a également souffert du régime de François Duvalier, dit Papa Doc, qui a tenu Haïti sous sa coupe de 1957 à 1971. Les “tontons macoutes”, la milicede Papa Doc, invoquaient le culte vaudou pour justifier leurs exactions meurtrières. Papa Doc lui-même a modelé son image sur celle du Baron Samedi, l’esprit vaudou de la mort.

Cérémonies vaudoues dans les caves de Brooklyn

Une importante communauté d’origine haïtienne vit à New York, où les cérémonies vaudoues, depuis le séisme qui a dévasté Haïti, connaissent un regain d’intérêt auprès de cette population, écrit le New York Times.
29.04.2011 | Dan Bilefsky | The New York Times
Il est 3 heures du matin. Dans une cave sombre de Brooklyn, Jack Laroche, un ingénieur en informatique d’origine haïtienne, attend nerveusement sa future épouse, un esprit vaudou nommé Ezili Freda qui a le pouvoir d’accorder amour et richesse. 
Pendant que quatre hommes frappent les tambours en rythme, les prêtresses vaudoues vêtues de robes de couleurs vives dansent en cercles extatiques, aspergeant le sol de rhum et scandant “Ayibobo !” – l’amen vaudou. La mariée fait une entrée spectaculaire : l’une des prêtresses, vêtue d’une robe rose étincelante, est prise de violents tremblements, ses yeux se révulsent et elle s’évanouit ; lorsqu’elle revient à elle, elle est possédée par Ezili Freda. Elle prend la main de M. Laroche, lui suçote l’oreille avec coquetterie, puis les heureux époux échangent leur consentement en français. 
Longtemps mal compris et mal perçu par la culture populaire occidentale, le vaudou est devenu un repère spirituel dans les enclaves haïtiennes des Etats-Unis. Ses adeptes y cherchent un réconfort après le tremblement de terre dévastateur qui a frappé Haïti l’année dernière. New York compte 300 000 personnes nées en Haïti ou nées aux Etats-Unis de parents haïtiens. On trouve des temples vaudous richement décorés dans les caves de Harlem ou de certaines zones de Brooklyn et du Queens. Les cercles de prière vaudous se sont multipliés dans les mois qui ont suivi le tremblement de terre en Haïti. 
Dowoti Desir a étudié le vaudou d’origine haïtienne et a un temple chez elle, à Harlem. “Les adeptes du vaudou se dissimulent de peur d’être persécutés, déclare-t-elle. Mais la vérité, c’est que le vaudou a été une aide et un soutien pour des générations de Haïtiens.” M. Laroche, 35 ans, qui s’est mis sur son trente et un pour son mariage, a décidé d’épouser sa femme spirituelle pour affirmer sa culture, faire avancer sa carrière et se protéger contre le malheur. “Certains pensent à tort que ceux qui pratiquent le vaudou peuvent transformer leurs amis en chèvres, confie-t-il. Mais le vaudou, c’est reprendre contact avec le passé.” 
Le vaudou est une religion de guérison et a été apporté à Haïti par les esclaves d’Afrique centrale et occidentale. Les adeptes communient avec un dieu – Gran Met – en adorant les Ioas, des esprits puissants et parfois irascibles, qui gouvernent l’amour, la morale, la reproduction et la mort. 
Selon les chercheurs, la moitié des Haïtiens pratiquent le vaudou sous une forme ou une autre, souvent en conjonction avec le catholicisme. Comme cette religion se pratique en secret et qu’elle accorde une grande importance aux esprits, aux sorts et aux sacrifices animaux, elle est stigmatisée et considérée comme primitive. 
Le vaudou joue cependant un rôle central dans l’histoire d’Haïti : c’est lui qui permet aux gens de supporter l’oppression, la pauvreté et les catastrophes naturelles. 
De même que les membres du clergé des autres religions administrent des sacrements moyennant finances, les mambos, les prêtres et prêtresses vaudous, font payer leurs services, en partie pour financer les goûts dispendieux de certains esprits ; Ezili Freda, par exemple, aime bien le champagne rosé. Les tarifs varient de 300 dollars pour une recette destinée à rendre quelqu’un fou d’amour jusqu’à 5 000 dollars pour un exorcisme en bonne et due forme. M. Laroche déclare avoir payé 10 000 dollars pour son mariage, un prix selon lui plus que justifié par les bénéfices que la bonne volonté des esprits va lui rapporter. 
Les aspirants mambos font en général leur apprentissage auprès d’un mentor expérimenté, et il faut parfois cinq ans pour maîtriser les divers rituels du vaudou, explique Mme Desir. Elle-même a choisi il y a des années de faire des études pour devenir mambo plutôt que de poursuivre ses études d’anthropologie. Sa mère, qui était catholique, en fut consternée, se souvient Mme Desir. 
“Personnellement, je ne cache pas que je suis prêtresse vaudoue, déclare-t-elle. “Mon rôle, ce n’est pas de créer des philtres d’amour, mais d’aider les gens à renouer avec la culture originelle africaine.” 
Pour M. Laroche, qui est arrivé à New York à l’âge de 5 ans, le vaudou représente un lien avec le foyer familial à Port-au-Prince [capitale d’Haïti]. Il ne voit aucune contradiction à manipuler un iPhone et à épouser un esprit vaudou. Pendant la cérémonie, il a décidé de célébrer ses noces avec son amie. Celle-ci n’a pas de raison d’être jalouse : elle a elle-même épousé Ogou, un esprit viril fumeur de cigares qui donne force et protection.

http://www.courrierinternational.com/article/2011/04/29/ceremonies-vaudoues-dans-les-caves-de-brooklyn

jeudi 28 avril 2011

Cinq années pour garantir du lait à gogo

L'Etat haïtien se fixe un délai de cinq ans pour mettre en place 150 laiteries à travers le pays. La secrétairerie d'Etat à la production animale met les bouchées doubles en créant le groupe de concertation pour le développement et la transformation de cette filière. D'ici la fin de cette année, du lait de vache sera produit dans 32 communes sous le label ''Lèt a gogo'', un produit signé Vétérimed. Haïti: « Haïti compte aujourd'hui 15 laiteries dans 13 communes. Mais d'ici la fin de l'année, le pays en comptera une trentaine. Car ce ne sont pas les vaches qui manquent ; c'est plutôt l'infrastructure de transformation du lait qui fait défaut. Avec 500 000 vaches éparpillées à travers le pays, Haïti dispose d'une très grande capacité de production de lait. » Pour Michel Chancy, secrétaire d'Etat à la production animale, la production et la consommation du lait local sont quasiment garanties. Il ne reste au pays que la concrétisation des efforts des acteurs pour considérer comme acquise sa capacité d'auto-approvisionnement.
Une autre garantie pour le Dr Chancy, c'est que des projets totalisant 14 millions de dollars américains visant la mise en place de 30 nouvelles laiteries ont été approuvés par la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH). Sur cette lancée, la secrétairerie d'Etat à la production animale planche sur la mise sur pied de 150 laiteries d'ici cinq ans. Celles-ci permettront aux acteurs de freiner le gaspillage de lait et permettre aux éleveurs de faire de l'argent avec le lait qu'ils produisent.
Pour faciliter la concrétisation de ce projet, le secrétaire d'Etat a présenté ce mercredi un groupe de concertation pour le développement et la transformation du lait, monté avec la participation d'associations d'éleveurs, et de représentants de l'Université d'Etat et du ministère de l'Agriculture.
La Fédération nationale des producteurs de lait (FENAPROLA), Konbit pou ranfòse aksyon lokal yo (KORAL) et la Fédération des associations de café native (FACN) sont des organisations qui font partie de cette structure aux côtés de la Faculté d'agronomie et de médecine vétérinaire (FAMV) et de la Chambre haïtienne d'agriculture biologique (CHAAB).
Cette structure travaille à identifier les possibilités d'ouverture du secteur de transformation du lait aux associations d'éleveurs. Elle est aussi appelée à participer aux grandes orientations et à la définition des programmes et projets qui concernent la filière.
Dès le 1er mai, Damiens accueillera sa laiterie et l'inauguration de trois autres suivra à Chantal, à Lakou Soukri et à Bezin.
Le lait produit en Haïti dépasse la quantité de lait importé, fait remarquer Michel Chancy, qui se félicite de la capacité d'Haïti d'alimenter progressivement son marché. M. Chancy souligne que la production laitière permet à l'Etat de nourrir 17 000 élèves et de plus en plus les Haïtiens trouvent du lait local à consommer, grâce aux efforts des acteurs.
Les laiteries produiront 100 gallons de lait par jour et travailleront à alimenter le label Lèt a gogo de Vétérimed, une structure privée qui supervise les travaux du groupe de concertation. Il faut souligner qu'avant sa nomination comme secrétaire d'Etat à la production animale, le Dr Chancy dirigeait cette institution à titre de directeur.
Lima Soirélus
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=91767&PubDate=2011-04-28

UN BATEAU POUR HAITI DANS THALASSA SUR FRANCE 3 LE VENDREDI 29 AVRIL A PARTIR DE 20:35

L'épopée du Breizh da Viken à Thalassa

Le film Un bateau pour Haïti, qui relate l'envoi du Breizh da Viken l'an dernier, est diffusé ce vendredi, dans l'émission Thalassa de France 3.

Le réalisateur Régis Michel et son cameraman Philippe Fontenoy ont suivi toute l'épopée du Breizh da Viken, ce fileyeur récupéré à l'état d'épave par les bénévoles de l'association concarnoise Solidarité pêche en 2009. Ils ont filmé la patiente restauration du bateau, le démontage du moteur pièce par pièce, le remplacement des bordés de coque, et aussi le formidable élan de solidarité que les Concarnois ont manifesté lors de la soirée antillaise de soutien.
Voulant accompagner le projet jusqu'au bout, Philippe Fontenoy a lui-même embarqué au départ de Concarneau, puis à l'arrivée du bateau à Haïti, quand il a été livré aux pêcheurs artisans d'Anse d'Hainault. Le film révèle le quotidien de ces pêcheurs, leur courage et leur savoir-faire, ainsi que le rôle prépondérant que jouent les bateaux envoyés de Concarneau pour améliorer leurs revenus et leur sécurité en mer.
Une version de 30 minutes
Une version longue du film, d'une durée de 52 minutes, a été projetée à Concarneau. C'est la version courte, qui dure tout de même 30 minutes, qui est proposée dans le cadre de l'émission Thalassa. Le reportage est engagé : Régis Fontenoy veut dénoncer les plans de casse de bateaux qui font que l'on détruit en Europe ce qui peut sauver des populations, ou tout du moins améliorer leur sort, de l'autre côté de l'océan.
« Sous prétexte de réduire l'effort de pêche sur nos côtes, on détruit ces navires de pêche dont certains sont encore en très bon état, explique le réalisateur. L'Europe refuse d'offrir ces embarcations aux pêcheurs du tiers-monde... Et ça coûte des fortunes ! »
Le Val d'Orge en Guadeloupe
Malgré le soutien de nombreux politiques, et notamment de Louis Le Pensec (ancien député, sénateur et maire de Mellac) la récupération des bateaux sortis de flotte reste illégale. Solidarité pêche doit se contenter de bateaux arrivés en bout de course, comme le Breizh da Viken, ou vendus à bas prix par des patrons qui partent en retraite, comme le Val d'Orge.
« Depuis plus de dix ans, nos amis de Solidarité pêche se battent contre des règlements communautaires ineptes. Il faut leur venir en aide. Les pêcheurs haïtiens ont besoin de ces bateaux ! » s'enthousiasme Régis Michel. Il invite tout le monde à regarder son film : « non pas parce que je l'ai réalisé mais pour les bénévoles de Solidarité pêche et les pêcheurs haïtiens. Plus il y aura de téléspectateurs, plus il y aura de réactions et de soutien. »
Alors qu'à Concarneau on regardera le film sur le Breizh da Viken, le bateau suivant, le Val d'Orge, devrait toucher les côtes de Guadeloupe. Il y est attendu pour le 28 mai. Après avoir récupéré du matériel humanitaire à Basse-Terre, il fera route sur Port-au-Prince, la capitale d'Haïti, qu'il devrait atteindre une petite semaine plus tard.
Vendredi 29 avril, à partir de 20 h 35, dans le cadre de l'émission Thalassa, sur France 3.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-L-epopee-du-Breizh-da-Viken-a-Thalassa-_-1777696------29039-aud_actu.Htm

Couleurs du coeur forme les Haïtiens à l'art-thérapie

« Aider les Haïtiens à aider les Haïtiens », tel est le leitmotiv de l'association malouine Couleurs du coeur, qui revient d'une deuxième mission menée à Port-au-Prince dans des camps de réfugiés.


L'initiative
Parties le 25 mars, Caroline Maby et Gabrielle Le Brize, art-thérapeutes à Saint-Malo et Hennebont (Morbihan) ont passé quinze jours en Haïti. La première semaine, les deux jeunes femmes ont initié à l'art-thérapie une trentaine de professeurs de l'école Sainte-Anne à Saintard (50 km au nord de Port-au-Prince).
L'an dernier, une équipe bénévole de Couleurs du coeur y avait organisé des ateliers pour les enfants. L'objectif était alors d'apporter une aide psychologique d'urgence suite au traumatisme provoqué par le tremblement de terre. « Les dessins sont cette fois plus liés à l'avenir qu'au séisme, même si les habitants sont toujours sur le qui-vive », remarque Caroline Maby.
La deuxième semaine, Caroline et Gabrielle sont intervenues à la Maison Arc-en-ciel, qui prend en charge des enfants atteints du Sida. Le matin, cours théoriques auprès de 21 bénévoles, agents sociaux, culturels et psychologues.
Et l'après-midi, accompagnement dans des camps de réfugiés auprès des enfants. « Ces ateliers ont permis de repérer des enfants en souffrance. Il existe beaucoup de violence, des viols, d'insécurité. Tout cela ressort dans les dessins. » Et dans la ville de Port-au-Prince, si les routes ont été déblayées, rien n'est reconstruit.
Des pionnières
L'association a monté son programme en tenant compte de la culture haïtienne, des croyances, comme le vaudou, des couleurs dont la symbolique est différente de la nôtre. « Par exemple, le rose exprime chez nous la douceur. Chez les Haïtiens, c'est le marron », explique Caroline qui a aussi beaucoup échangé là-bas. « Si nous projetons nos théories occidentales, cela ne fonctionne pas. »
« Les Haïtiens sont très ouverts à la danse, au chant à l'image. C'est une méthode thérapeutique qui leur convient très bien. » Sur place Caroline Maby et Gabrielle Le Brize ont rencontré des ONG comme Action contre la faim ou l'Unicef. Jusqu'alors bénévoles, elles aimeraient en intégrer une pour mettre en place des formations sur le long terme. Leur atout ? Elles parlent français et sont des pionnières. Reste le budget à trouver...
Nadine PARIS. Ouest-France
http://www.rennes.maville.com/actu/actudet_-Couleurs-du-coeur-forme-les-Haitiens-a-l-art-therapie_dep-1775724-1646590_actu.Htm

Haïti-Parlement : Une grande première ratée…

P-au-P., 27 avril 2011 [AlterPresse]--- La séance – fixée pour ce mercredi 27 avril – devant aboutir à la mise en place d’un nouveau bureau au Sénat de la République n’a pas eu lieu, a constaté AlterPresse. Au lendemain de la séance de validation de 9 des 11 nouveaux sénateurs, aucun sénateur n’a été remarqué au Sénat jusqu’en fin de journée lorsque des employés du Parlement s’apprêtaient à quitter l’enceinte du bureau vers 16 :00 (heure locale).
Une séance a pourtant été fixée 11:00 (heure locale) et les sénateurs devaient spécifiquement mettre en place un bureau définitif.
Aucune information n’a été communiquée non plus sur ce qui a empêché la tenue de la séance.
Toutefois, sous couvert d’anonymat, un sénateur joint au téléphone par AlterPresse informe que les membres du grand Corps sont en concertation pour pouvoir déterminer au préalable les membres éligibles à des postes au sein du nouveau bureau.
Une grande majorité de sénateurs de la Plate-forme Inite (au pouvoir) sont pressentis pour occuper plusieurs fonctions dans le nouveau bureau, a-t-on appris. Une situation qui tend à provoquer la tourmente au sénat.
Le bureau de la Chambre basse fait le point...
Le nouveau président de la Chambre des députés, Sorel Jacinthe, accompagné des six autres membres du bureau, a fait le point, ce mercredi lors d’une conférence de presse, sur la position de 22 députés qui ont contesté l’élection du nouveau bureau.
« La décision de nos 22 collègues qui se constituent en groupe d’opposition n’est pas juste. Avec 77 députés qui ont répondu présents, puis réduits à 54 sur 79 lors de l’appel nominal pour la séance, le quorum nécessaire a été confirmé », précise Sorel Jacinthe.
Les sept membres élus pour un mandat d’un an pour diriger l’Assemblée des députés ont rejeté les propos de leurs 22 collègues qui qualifient d’ « illégitime » le bureau.
Par ailleurs, le député Sorel Jacinthe informe que « la Chambre basse avec la mise en place du nouveau bureau attend pour le moment l’établissement du bureau du Sénat pour la tenue de la première Assemblée nationale avec la 49e législature, avant de fixer une prochaine séance qui devrait être consacrée au vote des amendements de la Constitution. »
Il a aussi informé que le bureau envisage de créer une commission spéciale pour enquêter sur les cas des 17 députés élus qui sont interdits jusqu’à nouvel ordre de gagner leur poste.[sfd gp apr 27/04/2011 19 :30]http://www.alterpresse.org/spip.php?article10962
Commentaires:
Ceux qui ont enfourché naïvement la stèle de l'euphorie provoquée par le "Phénomène Martelly" n'ont pas pris la mesure de la crise qui risque d'embraser le pays fomentée par la configuration du Parlement. Il est assez frappant de constater que parmi les politiciens haïtiens qui ont voulu briguer la plus haute marche de la magistrature de l'état, seul le décrié René Préval avait pensé à la gouvernance après la victoire des urnes.
Lors du dernier quinquennat on a bien vu les périodes d'ingouvernabilité suscitées par le tout puissant parlement. Le renvoi de Madame Michel Pierre Louis reste l'exemple le plus éloquent.
Une attention particulière doit être portée vers le modus operandi du parlement haïtien car un blocage venant de ce secteur pourrait conduire vers des  dérives antidémocratiques de la part de l'exécutif.
Affaire à suivre!
DL

Des employés haïtiens affirment être victimes de discrimination

Agence QMI Mathieu Courchesne
27/04/2011 17h43
LAVAL – Une dizaine d’employés de la firme de sécurité Garda auraient été suspendus ou congédiés après avoir communiqué entre eux en créole sur leur lieu de travail, au Centre de prévention de l’immigration de Laval (CPI).

Une dizaine d’employés de la firme de
sécurité Garda auraient été suspendus ou
congédiés après avoir communiqué entre eux
en créole. © AFP
Ces employés affirment avoir fait l’objet de sanctions disciplinaires discriminatoires en raison de leurs origines haïtiennes.
Le litige porte principalement sur une directive émise par Garda, interdisant aux agents de communiquer entre eux dans une autre langue que le français ou l’anglais sur leur lieu de travail.
Les employés ont expliqué au journal Le Devoir que la règle était même en vigueur durant les pauses et les repas. Ils affirment également que les sanctions sont appliquées de façon arbitraire puisque, selon eux, d’autres employés parlent arabe ou espagnol sans être réprimandés.
Un employé a même confié au quotidien qu’il existerait un «climat de peur et d’intimidation» au CPI.

D’autres motifs
De son côté, l’agence de sécurité confirme que des employés basés au CPI ont fait l'objet de mesures disciplinaires, mais affirme que la langue utilisée au travail n’a rien à voir. «Il s’agit d’autres raisons qui demeurent confidentielles», a affirmé Isabelle Panelli, porte-parole de Garda.
Garda confirme cependant qu’une note distribuée en octobre rappelait à tous les employés la directive concernant la langue au travail. «Nous voulions simplement renforcer l’application d’une règle déjà existante, a expliqué Isabelle Panelli. Le CPI est un établissement fédéral. Nous devons respecter la loi sur les langues officielles. C’est aussi une question de sécurité afin que tous les agents puissent se comprendre.»
La porte-parole soutient par ailleurs que, à sa connaissance, les relations de travail sont bonnes sur le site du CPI.
Le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR), qui défend les employés, pourrait porter l’affaire devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2011/04/20110427-174351.html

L'ambassade américaine réclame une vérification des résultats

Les Etats-Unis ne font pas foi aux résultats des élections législatives communiqués par le Conseil Electoral Provisoire (CEP). Les responsables de l'ambassade américaine en Haïti font valoir qu'ils n'ont trouvé aucune explication en ce qui concerne les 18 revirements dans les résultats définitifs. En citant des exemples l'ambassade des Etats-Unis signale que deux candidats du parti au pouvoir arrivés en seconde position ont obtenu le double des suffrages exprimés lors des résultats préliminaires. " Pour l'un d'entre eux les résultats définitifs montrent également qu'il a recueilli plus de voix que le total des suffrages enregistrés dans toute la circonscription", insiste l'ambassade américaine.
Tenant compte de ces cas d'irrégularité les Etats-Unis appellent le gouvernement haïtien et le CEP à fournir des explications approfondies et publiques en ce qui concerne les 18 cas de modifications des résultats.
Rappelant qu'il est un partenaire dans le processus électoral l'ambassade américaine à Port-au-Prince exhorte la mission conjointe OEA- Caricom d'observation électorale à vérifier les documents supportant les résultats définitifs. Le peuple haïtien qui a participé avec patience dans les deux tours de scrutin doit être assuré de l'impartialité de ces résultats, précise la note de l'ambassade des Etats-Unis.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19041

la diaspora haïtienne va passer à la caisse

Par Achim Lippold Michel Martelly lance un programme d’éducation
Le président élu Michel Martelly a présenté un projet pour financier l’éducation des enfants non scolarisés. Selon l’ancien chanteur populaire, les Haïtiens de l’étranger doivent y contribuer. Leurs transferts d’argent seront désormais taxés. La diaspora va passer à la caisse, titre Le Nouvelliste. Le quotidien haïtien rappelle qu’ils sont environ quatre millions de compatriotes à vivre à l’extérieure du pays. Et la plupart d’entre eux veulent s’engager d’une façon ou d’une autre dans la reconstruction de leur pays. Ils le font déjà à travers leur soutien financier aux familles restées sur place. « L’argent de la diaspora représenterait – selon les données disponibles - près d’un quart du produit intérieur brut », selon Le Nouvelliste.
Mais l’idée de taxer les transferts suscite quelques interrogations. Ainsi, un Haïtien de l’étranger commente cette initiative sur le site du Nouvelliste : « Nous, on a toujours soutenu notre pays. Et pour nous remercier, on n’a même pas droit à la double-nationalité. Ils veulent seulement notre argent. Ca suffit maintenant. Donnez-nous d’abord un passeport ! »
http://www.rfi.fr/ameriques/20110427-une-diaspora-haitienne-va-passer-caisse

Haïti- Reconstruction : Martelly, confiant en la CIRH, préconise une modification de son mode de fonctionnement

P-au-P, 26 avril 2011 [AlterPresse] --- Le prochain président d’Haïti, Michel Martelly, à son retour des Etats-Unis, réitère sa confiance dans la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haiti (CIRH) tout en prônant un changement dans son mode de fonctionnement.
« Après nos différentes rencontres avec la Commission nous sommes très enthousiastes et nous voyons d’un bon œil, la collaboration qui va venir », affirme Martelly lors d’une conférence de presse mardi 26 avril, dressant le bilan de son premier déplacement à l’étranger en tant que prochain chef de l’Etat.
Michel Martelly estime également que l’ancien président américain et co-président de la CIRH, William Jefferson Clinton, « est bien placé pour permettre de trouver des fonds en faisant du lobbying auprès de ceux qui peuvent donner de l’argent ».
« Je crois qu’il (Clinton) peut faire ce job mieux que quiconque d’entre nous », soutient-il, ajoutant que « maintenant il faut changer le mode de fonctionnement (de la commission) ».
Selon lui, ce changement passe par un partenariat entre les entreprises étrangères sélectionnées et les firmes haïtiennes, dans l’idée de consolider celles-ci. Offrir les contrats aux meilleurs fournisseurs de service et recruter plus d’Haïtiens pour exécuter les projets sont des priorités, indique Martelly.
Par ailleurs, l’ancien chanteur surnommé Sweet Micky, entend impliquer la diaspora haïtienne dans le processus de reconstruction en créant de nouvelles taxes.
Deux dollars américains seront ainsi collectés, chaque vendredi, auprès des quatre millions d’Haïtiens vivant à l’étranger, annonce-t-il. Une initiative, qui selon le futur président, permettra de créer un fonds estimé à 32 millions de dollars par mois. Ce fonds devrait servir à la mise en œuvre de projets conçus par la diaspora.
Martelly annonce aussi la création d’une nouvelle force de sécurité à côté de la police, l’armée étant dissoute depuis 1995.
« Nous allons constituer une force nationale, une force de défense. Cela pourrait coûter entre 15 et 25 millions de dollars l’an », contrairement à « ce que coûte la MINUSTAH aujourd’hui soit, 864 millions de dollars l’an » , explique le prochain chef d’État.
Quant aux résultats des élections législatives, Martelly garde sa position initiale. « Il faut que le vote du peuple soit respecté. Nous ne pouvons pas construire la démocratie dans le vol des élections », s’indigne t-il.
« La justice haïtienne, sans abus, doit finir par trouver la vérité », recommande t-il, jugeant que ces résultats sont manipulés.
Michel Martelly doit entrer en fonction le 14 mai prochain. [rh kft gp apr 27/04/11 11 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10959

mercredi 27 avril 2011

Aumentan a 4.835 los muertos en Haití por cólera

Puerto Príncipe, 18 abr (EFE).- Los fallecidos en Haití a consecuencia de la epidemia de cólera que afecta al país desde octubre del año pasado son ya 4.835, según las últimas cifras del Ministerio de Salud Pública y Población (MSPP).
De acuerdo con esta fuente, que actualizó las cifras de víctimas hasta el 8 de abril, el brote ha afectado 280.450 personas, de las cuales 151.712 han requerido hospitalización, aunque sólo 2.985 permanecen en los centros de salud.
Con 933 fallecidos, el departamento Oeste, al que pertenece la capital haitiana, es el más afectado por la enfermedad, que estaba erradicada en Haití hasta su aparición a mediados de octubre de 2010, nueve meses después del potente terremoto que asoló parte del país.
Le siguen Artibonite (norte), uno de los dos puntos donde se originó el brote, con 890 víctimas; Grand Anse (suroeste), con 840; el Norte (635), el Centro (383), el Noreste (267), el Noroeste (248), el Sudeste (248), Sur (236) y Nippes, en el suroeste, (155).
La enfermedad podría tener su origen en el vertido de heces fecales en un río desde un campamento de soldados nepalíes miembros de la Misión de la ONU para la Estabilización de Haití (Minustah), lo que está bajo investigación. EFE
http://www.abc.es/agencias/noticia.asp?noticia=788272

Hillary Clinton transmite a Martelly que EEUU quiere ser un 'buen socio' de Haití

'Estados Unidos estará con ellos durante todo el trayecto', dijo Clinton 'La reconstrucción avanza con una lentitud desesperante', señaló Martelly
El presidente electo de Haití, Michel Martelly, recibió este jueves la garantía de que EEUU caminará todo el trayecto de la reconstrucción del país caribeño junto a él y apoyará sus proyectos.

Martelly y Clinton en su comparecencia ante la prensa
 en Washington. AFP

"Los haitianos pueden tener por delante un largo camino, pero mientras lo recorren, EEUU estará con ellos durante todo el trayecto", aseguró la secretaria de Estado estadounidense, Hillary Clinton, en una comparecencia conjunta con Martelly tras reunirse con él en Washington durante más de una hora.
La promesa de Clinton se produjo después de que Martelly le transmitiera el mensaje de que necesita su ayuda de aquí en adelante, tras confirmarse oficialmente los resultados oficiales de la segunda vuelta de las elecciones presidenciales que lo sitúan como ganador del pasado 20 de marzo. Accederá el próximo 14 de mayo al poder.
"El proceso de reconstrucción avanza con una lentitud desesperante", sostuvo Martelly, quien prometió, no obstante, trabajar "sin cesar" en la reorganización de la ayuda internacional.
Para ello, cuenta con que Clinton le apoye.
"Cuento realmente con usted para garantizar que la reestructuración de la ayuda internacional sea efectiva", dijo a Clinton, quien aprovechó la ocasión para "felicitar formalmente" a Martelly por su victoria en las urnas.
La secretaria de Estado dijo que ahora depende de Martelly y del Gobierno que forme el que se haga todo lo que esté en su poder para cumplir los sueños de los haitianos y ofrecerles un nuevo futuro tras el trágico terremoto de enero de 2010.
"Queremos hacer todo lo posible para ser un buen socio de Haití", prometió.

Nuevo liderazgo
Clinton dijo ser consciente de que transformar el país más pobre del continente americano requiere liderazgo, pero recalcó que, durante la campaña electoral ha percibido que Martelly tiene ese don.
Por ello, la titular del Departamento de Estado dijo que se siente "alentada" y afirmó que Martelly tiene ahora "una oportunidad para liderar y le respaldamos".
Martelly necesitará todo ese respaldo ya que, tal y como explicó, las elecciones de noviembre y marzo ha denostrado que "los haitiabos tienen la firme determinación de construir su propia democracia y ahora depende de mí el transformar mis promesas de campaña en un plan de acción".

Los retos son enormes, reconoció.
Pese a la generosidad de la comunidad internacional, todavía hay un número tremendo de haitianos viviendo en tiendas de campaña y la epidemia de cólera amenaza con extenderse por todo el país si no se consigue contener antes de la temporada de lluvias y de huracanes.
Pese a todo, Martelly explicó que pretende acometer "todas las reformas útiles y necesarias" para garantizar que Haití se convierta "en un miembro pleno de la modernidad del siglo XXI".
Para ello quiere dar "nueva vida al sector empresarial y desarrollar las capacidades de las instituciones gubernamentales y de la sociedad civil.
Martelly señaló que la cooperación bilateral con EEUU debe incluir en su opinión la lucha contra el narcotráfico y la corrupción, los derechos humanos, la creación del Estado de derecho, un mayor papel de la diáspora haitiana, el Estatus de Protección Temporal (TPS), la buena gobernabilidad, la recuperación de la agricultura, y la creación de un clima favorable a la inversión.
Se refirió también al papel de la Misión de Naciones Unidas para la estabilización de Haití (Minustah) y a su idea expresada durante la campaña de que se lleve a cabo una salida progresiva de sus efectivos una vez que el país caribeño disponga de una fuerza propia. No obstante, Martelly reconoció que, ahora mismo, la misión juega "un papel importante".
"Cuando llegue el momento, hablaremos de esos temas", señaló.
http://www.elmundo.es/america/2011/04/21/estados_unidos/1303403027.html

Haití renace después de años de duras realidades medioambientales

27/4/2011
La publicación documenta los esfuerzos para mitigar
 los impactos  ambientales./@stock.xchng
REDACCIÓN redaccion@ambientum.com
Los desafíos medioambientales en Haití durante el año 2010 y las oportunidades para un futuro más sostenible están presentados en una nueva publicación del Programa de las Naciones Unidas para el Medio Ambiente (PNUMA).
“UNEP in Haiti: 2010 Year in Review” relata los esfuerzos del PNUMA, en colaboración con el Gobierno de Haití, el sistema de las Naciones Unidas y otros socios para tratar asuntos medioambientales agravados por el terremoto y el huracán Tomás - que van desde la deforestación severa a cursos de agua contaminados y zonas marinas y costeras degradadas - y concluye que la mayoría de ellos siguen sin resolverse.
Nuevas iniciativas
Sin embargo, según el PNUMA, una serie de nuevas iniciativas ambientales en combinación con la determinación del Gobierno de Haití, inician un camino hacia la superación de los problemas ambientales crónicos del país y el apoyo a sus prioridades de desarrollo.
Achim Steiner, Subsecretario General de la Naciones Unidas y Director Ejecutivo del PNUMA, dijo que el terremoto retardo de manera significativa los esfuerzos que Haití ha estado haciendo para cambiar radicalmente años de degradación medio ambiental, salir de la pobreza y trazar un futuro más sostenible.
"La tragedia subrayó brutalmente la vulnerabilidad de las personas, del medio ambiente y de la economía en frente de los desastres naturales cuando la resistencia de los ecosistemas de un país, tales como bosques y agua dulce ya es escasa y en peligro," dijo el Sr. Steiner.
"El objetivo del PNUMA es ayudar al pueblo de Haití y reforzar su capacidad para reconstruir las comunidades de manera que reduzcan su vulnerabilidad a las crisis futuras como parte de una estrategia mas amplia de transición hacia una bajada en emisión de carbono, un uso eficiente de los recursos, y una Economía Verde generadora de empleos", dijo el Director Ejecutivo del PNUMA.
La publicación documenta los esfuerzos para mitigar los impactos ambientales de la reubicación de cientos de miles de personas y de las toneladas de escombros y residuos, en una nación ya considerada como la más ecológicamente desafiante del Caribe.
Esto da una perspectiva de los tipos de actividades y desafíos en una situación post-desastre y establece las lecciones aprendidas para que el PNUMA y otras organizaciones puedan entender y prepararse mejor para ayudar en caso de futuras crisis importantes.
El PNUMA y sus socios han aplicado cuatro criterios - la sensibilización, la coordinación, la asistencia técnica, y la acción práctica - todo con un éxito desigual. Ya que existieron dificultades con la recogida y eliminación de cuerpos humanos, y problemas asociados con la eliminación de desechos médicos. Sin olvidar la eliminación incontrolada de residuos sólidos, con amplia vertidos ilegales.
En cuanto a las cuestiones de explotación de los recursos naturales: aumentó la tala de árboles para obtener madera para la construcción y para leña y carbón vegetal; se produjo la destrucción generalizada de las zonas urbanas con vegetación por los asentamientos incontrolados de personas desplazadas, y los proyectos importantes de reconstrucción aprobados y financiados no han contado con una evaluación de impacto ambiental.
Aproximadamente el 60 por ciento de la población de Haití sufre de inseguridad alimentaria, con más de la mitad del racionamiento nacional de alimentos importados debido a el nivel de degradación de la tierra y la mala calidad del suelo que ha reducido la productividad agrícola.
Ecoturismo y energías renovables
Con el apoyo de los gobiernos de Noruega e Irlanda, el PNUMA ha catalizado el diseño y la introducción de numerosas iniciativas en Haití en áreas como la agricultura sostenible, la pesca, el ecoturismo y las energías renovables.
Las iniciativas están destinadas a ser de propiedad nacional y económicamente autosuficiente, pero la ayuda externa será necesaria para que estos tipos de proyectos ayuden a la recuperación a largo plazo de Haití.
Con el apoyo de un consorcio de socios haitianos e internacionales, incluyendo el PNUMA, el mayor y más reciente proyecto es la Côte Sud Initiative. Su visión de 20 años es de transformar las vidas y el sustento de más de 200.000 haitianos, tratando de resolver la pobreza extrema, la degradación ambiental, la vulnerabilidad a los desastres y los limitados servicios sociales que han afectado el bienestar humano por décadas.
Fuente: Redacción ambientum.com
http://www.ambientum.com/boletino/noticias/Haiti-renace-despues-de-anos-de-duras-realidades-medioambientales.asp

Interview : un comédien de la série "Heroes" en tournage à Cerny..JIMMY JEAN LOUIS JOUE TOUSSAINT LOUVERTURE

Propos recueillis par Benjamin Jérôme Publié le 26.04.2011, 14h59

CERNY (ESSONNE), MARDI.
 Jimmy Jean-Louis, acteur de la série
 américaine Héroes , interprète
Toussaint Louverture dans un
téléfilm qui sera diffusé en 2012
sur France 2. Le tournage se déroule
 à Cerny, en Essonne, jusqu'à jeudi.

LP/Benjamin Jérôme
 Haïtien, Jimmy Jean-Louis a quitté l’île à ses douze ans pour suivre sa mère venue travailler dans l’Hexagone. Il a grandi en banlieue parisienne, à Choisi-le-Roy dans le Val-de-Marne, connu l’Espagne, l’Italie, l’Afrique du Sud avant d’être repéré par Hollywood. Dans Heroes, la célèbre série américaine, il est René dit l’Haïtien.

Aujourd’hui, la star incarne Toussaint Louverture dans un téléfilm pour France 2, actuellement en tournage à Cerny (Essonne).
Vous êtes haïtien. Qu'est ce que ça vous fait d’incarner le héros de l’indépendance de votre pays ?
Cela représente beaucoup. C’est notre histoire, l’histoire qu’on me racontait quand j’étais gamin. C’est un film qui aurait dû se faire il y a très longtemps. Ici, les gens connaissent très peu Toussaint. Pourtant, il a inspiré les plus grands, Mandela et les autres. Toussaint Louverture bénéficie d’une reconnaissance tardive et vraiment timide. Je pense qu’ici il devrait être étudié à l’école, avoir des rues à son nom. Sa vie a eu un impact sur le monde entier. Le fait qu’un pays dans le monde puisse obtenir son indépendance, qu’il y ait une première république noire, cela a tout changé.
Haïti a été frappé par un dramatique tremblement de terre en janvier 2010...
La cause haïtienne me tient à coeur. Je sais ce que c’est d’être haïtien. Moi aussi, j’ai vécu dans des conditions difficiles. A Los Angeles, j’ai créé Hollywood Unites for Haïti il y a trois ans pour aider le pays. Mes parents vivent toujours là bas. Quand il y a eu le tremblement de terre, je les ai cherchés pendant deux jours car je n’avais pas de nouvelle. Heureusement, ils étaient sains et saufs. Je leur ai proposé de les emmener mais ils ne voulaient pas. Ils veulent rester là-bas.

Quelle est la situation aujourd’hui en Haïti ?
Trois jours après le tremblement de terre, j’ai vu des choses horribles. Un an plus tard, il n’y a pas de grand changement. La situation est catastrophique. Dès qu’on atterrit, on voit les camps de tentes. C’est juste un tremblement de terre, je n’arrive pas à comprendre que tout le monde n’arrive pas à se mettre ensemble pour aider ce pays.

Vous vivez aujourd’hui à Los Angeles. Va-t-on vous revoir en France ?
J’aimerais bien revenir pour un ou deux tournages par an. En France, j’ai remarqué qu’il n’y avait pas d’acteur noir «bankable» (NDLR, qui fait vendre des films). Ce n’est pas normal. Alors pourquoi pas être celui là.
Le Parisien
http://www.leparisien.fr/essonne-91/interview-un-comedien-de-la-serie-heroes-en-tournage-a-cerny-26-04-2011-1425329.php
Commentaires !
Ay Jimmy!..On ne joue pas avec la susceptibilité des français. Cette phrase pourrait signer une interdiction sur les écran de l'hexagone!

Le président Martelly appelle les Haïtiens au travail

Le chanteur haïtien Michel Martelly, confortablement élu à la présidence de Haïti avec 67,7 % des voix, a appelé jeudi ses concitoyens "au travail!" pour la reconstruction du pays mais sa tâche risque d'être compliquée par une opposition majoritaire au parlement.

"C'est un nouveau jour pour Haïti", a lancé celui que l'on surnommait jusqu'ici "Sweet Micky", pour la chaleur de sa voix, lors de sa première conférence de presse à Washington en tant que président élu.
Il sera investi à la succession de René Préval à Port-au-Prince le 14 mai.
Endossant déjà la fonction officielle au cours de cette visite de trois jours à Washington, Michel Martelly, 50 ans, costume noir et cravate rouge, s'est adressé en souriant à un public tout acquis au National Press Club.
"C'est ma première visite à l'étranger en tant que président élu. Laissez-moi vous dire que c'est une visite très productive", a lancé celui qui est aussi nommé "Tet Kalé" (crâne chauve).
Mercredi, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a assuré le nouveau président haïtien de l'appui américain: "nous sommes derrière lui, nous sommes très enthousiastes", a-t-elle déclaré à l'issue de leur rencontre.
Mme Clinton a loué "son insistance sur le peuple et ses besoins, sa volonté d'être clair sur ce qu'il espérait réussir au nom des Haïtiens".
M. Martelly a aussi rencontré des responsables du FMI, de la Banque Mondiale et de la Chambre de commerce américaine alors qu'Haïti doit s'assurer de la bonne utilisation des ressources promises par les pays étrangers pour la reconstruction du pays.
"Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre de force 7 a frappé Haïti et 300.000 personnes sont mortes. Les conséquences économiques sont évaluées à 30 milliards de dollars", a rappelé le nouveau président, qui trouve "la reconstruction d'Haïti d'une lenteur désespérante".
"Nous avons discuté de la façon de fournir efficacement l'aide américaine à Haïti", a précisé le chanteur évoquant ses réunions avec les institutions financières. "Haïti est aujourd'hui une république d'organisations non-gouvernementales. Les structures de l'Etat sont affaiblies et cela doit changer", a-t-il ajouté.
La présence en Haïti de centaines d'ONG qui ont pris la place des infrastructures publiques est souvent critiquée dans le pays.
Conscient de la tâche délicate qu'il aura à former un gouvernement avec un parlement où l'ancien parti du président sortant René Préval (Inité) a obtenu la majorité, M. Martelly, qui arrive au pouvoir sans expérience politique, a appelé à "la collaboration".
"Il semble qu'ils aient la majorité. Ils paraissent avoir 46 députés sur 100 à la Chambre des députés", a-t-il reconnu. "Mais pour moi, cela n'a pas d'importance parce que j'aurai l'approche suivante. (...). Nous avons le mandat de servir le peuple haïtien (...). On devrait le faire dans la collaboration", a-t-il ajouté.
Ses premiers mots en tant que président élu au peuple haïtien ont été adressés via Twitter. Sur le site de microblogs que le chanteur populaire avait abondamment utilisé pendant la campagne, il a enjoint, en français puis en créole, le peuple haïtien "au travail !". "Prenons nos outils pour nettoyer le pays, mettons-nous au travail", a-t-il notamment écrit.
En Haïti, des violences ont éclaté jeudi, faisant un mort, quelques heures après la proclamation des résultats définitifs donnant une claire victoire à M. Martelly sur une ancienne première dame Mirlande Manigat.
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/le-president-martelly-appelle-les-haitiens-au-travail-21-04-2011-1417323.php

Une ONG canadienne forme des policiers haïtiens en secourisme

Un protocole d’entente portant sur la formation d’agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH) en premier secours a été signé, ce 21 avril à l’Académie haïtienne de police, entre la PNH, la MINUSTAH et l’ONG canadienne « Ambulance Saint Jean ». Au terme de cet accord, Ambulance Saint Jean entend former, sous la supervision et de concert avec la Police des Nations Unies (UN Pol), quelque 7500 secouristes haïtiens. Un objectif qui devrait être atteint au cours des deux prochaines années, selon le document de l’entente. Ce partenariat vise à renforcer les capacités de la Police Nationale d’Haïti en premier secours. Grâce à des techniques de secourisme de base, les agents de la PNH pourront intervenir en cas d’accidents et de blessures. Le partenariat vise également à sensibiliser les dirigeants à la planification d’urgence afin de mieux anticiper sur les catastrophes et autres situations de crise.
Dans le cadre de cet accord, environ 50 maitres-instructeurs, 450 instructeurs et 7.000 agents de la PNH seront formés. La MINUSTAH, par le biais du « Pilier Développement de la PNH », participera à cette initiative en fournissant des formateurs. Ce projet concerne toutes les composantes de l’institution policière haïtienne, notamment les sapeurs pompiers, les policiers, les garde-côtes, les garde-frontières et les services correctionnels. Il bénéficie d’un soutien financier du Fonds pour la Paix et la Sécurité Mondiale du Ministère des Affaires Etrangères et du Commerce International canadien.
Il importe de noter qu’avant même la signature de l’accord, Ambulance Saint Jean était à pied d’œuvre en Haïti. Et ce 21 avril, une trentaine d’agents de la PNH ont reçu leur certificat après une formation en premier secours. Ce groupe comprenait des maitres-instructeurs, des instructeurs et des secouristes. Ces derniers vont à leur tour participer à la formation de 7.000 autres agents de l’institution policière haïtienne.
Les divers intervenants à la cérémonie ont loué l’initiative de l’ONG canadienne, dont la devise est « sauver des vies ». Pour l’Ambassadeur Henri-Paul Normandin, «la formation en premier soin et en réanimation cardiorespiratoire reçue par les stagiaires constitue une étape importante dans la gestion des problèmes de catastrophe».
Quant au Vice-chancelier Bruce, il a fait remarquer que son organisation qui « a fait ses preuves à travers le monde depuis 1883 » vise, «à travers l’amélioration des compétences des policiers, à aider les populations d’Haïti».
A la cérémonie de signature du protocole d’entente et de la remise de certificat, ont pris part notamment l’Ambassadeur du Canada en Haïti, Henri-Paul Normandin, le Vice-chancelier de l’Ambulance Saint Jean, Richard Bruce, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général, Kevin Kennedy, et plusieurs hauts responsables de la PNH, dont le Directeur Général Mario Andrésol.
Rédaction : René Kentsa
Edition : Faustin Caille
http://minustah.org/?p=29940

Haïti-Élections/Violence : La SAKS dénonce l’incendie d’une radio communautaire à Carice

P-au-P, 26 avril 2011 [AlterPresse] --- La Société d’Animation et de Communication Sociale (SAKS) dénonce l’incendie d’une radio communautaire et les violences commises contre la population de Carice (Nord-est), dans une note dont a pris connaissance AlterPresse. Suite à la publication des résultats définitifs du second tour des élections, le 20 avril, plusieurs maisons et autres édifices ont été incendiés dans cette commune, dont le bâtiment abritant la Radio Communautaire Tèt Ansanm Karis.
Dans la note datée du 25 avril, SAKS exige que les autorités policières et judiciaires de la ville mettent l’action publique en mouvement contre les auteurs de ce crime.
« Selon les responsables de la Radio Tèt Ansanm, cet acte criminel aurait été commis par des partisans du parti au pouvoir INITE en réaction à la défaite de leur candidat M. Jn Berthole Bastien », souligne l’institution de communication.
La SAKS, tout en exprimant sa solidarité envers l’équipe de la Radio Tèt Ansanm, soutient qu’il s’agit d’une violation flagrante du droit à la communication et de la liberté d’expression de la population de Carice.
Plusieurs organisations locales membres du Centre pour la Culture et le Développement de Carice (SKDK), également incendié, ont lancé lundi 25 avril un vibrant appel aux autorités nationales et internationales, aux organisations de défense des droits humains pour qu’elles volent au secours de la population de Carice.
Des dizaines de membres du SKDK sont persécutés et livrés à eux-mêmes. La justice et la police locales se révèlent impuissantes face aux actes barbares perpétrés par des bandits sur la population, affirment ces organisations. [mm kft gp apr 26/04/2011 14 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10953

Haiti-Politique : Les pouvoirs de 9 des 11 nouveaux sénateurs validés

P-au-P., 26 avril 2011 [AlterPresse] --- Le Sénat a procédé ce 26 avril à la validation des pouvoirs de 9 des 11 nouveaux sénateurs issus des élections législatives du 20 mars, dont les résultats définitifs ont été communiqués le 20 avril, a constaté AlterPresse. Deux sénateurs contestés du Plateau Central (Est) n’ont pas pu prendre part à l’assemblée, leurs noms étant retirés de liste officielle publiée dans le Journal officiel « Le Moniteur », après de violentes protestations.
La séance a été houleuse et, dans un premier temps, un groupe de sénateurs s’est opposé à la validation de 2 nouveaux élus, Jocelerme Privert et Saint-Vil Francois Lucas du parti officiel Inite.
Après trois heures de discussions sur la question, la validation a été soumise au vote. Dix sénateurs ont voté pour, deux contre et quatre se sont abstenus.
Les neuf nouveaux élus ne pouvaient pas participer au vote parce que leurs pouvoirs n’étaient pas encore validés.
A veille, les pouvoirs de 79 députés sur 96 ont été validés et ils ont prêté serment lors de la première séance de la 49e législature de Chambre des députés.
Ces 79 députés constituent une première liste des élus à la chambre basse, qui a été publiée par le gouvernement dans le Journal officiel « Le Moniteur », sur demande du Conseil Électoral Provisoire (CEP).
Dix-sept autres noms qui figuraient dans la liste définitive des députés élus ont été enlevés du document remis à la chambre basse.
Cette décision faisait suite aux protestations enregistrées à travers le pays et aux questionnements soulevés par le renversement de la situation de ces parlementaires brusquement placés en première position. http://www.alterpresse.org/spip.php?article10954

Haïti-Elections législatives/Résultats : Pierre Louis Opont s’en lave les mains

P-au-P, 26 avril 2011 [AlterPresse] --- Le directeur général du Conseil Electoral Provisoire(CEP), Pierre Louis Opont, affirme n’être nullement impliqué dans le processus ayant abouti aux résultats définitifs du scrutin législatif, alors que le CEP est pointé doigt dpour fraudes et corruption. Pierre Louis Opont indique qu’il était à l’étranger au moment de la publication des résultats définitifs et souligne également que sa responsabilité au regard de la loi électorale s’arrête à la publication des résultats préliminaires.
« Pour la suite je n’ai aucun contrôle, aucune autorité…Lorsqu’on parle de résultats définitifs il s’agit de la responsabilité de juges de contentieux électoraux. Ma responsabilité s’est achevée avec la publication des résultats définitifs le 4 avril », déclare-t-il dans une interview à la station privée Vision 2000.
Trois jours avant la publication des résultats contestés, cependant, Opont dit avoir proposé de publier des résultats partiels, anticipant une vérification au Centre de Tabulation.
Le directeur général du CEP a fait savoir qu’une telle proposition visait à « éviter toute précipitation parce qu’il pourrait y avoir des vérifications au Centre de Tabulation ».
Publier des résultats partiels c’est finalement la décision prise par le CEP alors que les contestations enflamment plusieurs villes de province. Le président élu, Michel Martelly, a pris la parole pour contester les résultats définitifs au niveau législatif. Des organismes nationaux d’observation ainsi qu’un groupe de sénateurs ont eux aussi produit des dénonciations.
La mission d’observation OEA-CARICOM s’est rendue hier lundi 25 avril au centre de tabulation et aurait débuté la verification des procès verbaux, selon Opont.
Pierre Louis Opont plaide pour qu’une commission d’enquête fasse la lumière sur les faits et établisse les responsabilités. Mais il rejette l’idée que l’affaire soit portée devant l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC).
« C’est un appareil électoral où l’on prétend que les décisions ont été monnayées, les décisions définitives ne sont pas ce qu’elles devraient être. Les résultats ne respectent pas le vote qui a été exprimé…c’est une affaire extrêmement complexe qui va au delà d’une technique d’information de corruption », soutient-il.
Par ailleurs, pressée par le calendrier, la nouvelle législature a débuté ses travaux sans les élus contestés. Une séance doit se dérouler ce 26 avril au Senat. [kft gp apr 26/04/2011 10 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10950

La MINUSTAH remet les clés des bureaux provisoires du Parlement haïtien

21 avril 2011 Le Représentant spécial du Secrétaire général en Haïti, M. Edmond Mulet, a remis, le 20 avril, au Président du Sénat d’Haïti, M. Kelly Bastien, les clés des bureaux préfabriqués qui abriteront temporairement le Parlement sur le site de son ancien bâtiment détruit lors du séisme du 12 janvier 2010.
Cette initiative de la MINUSTAH, proposée aux autorités concernées en février dernier, vu le retard dans la construction d’un édifice de transition, vise à permettre l’ouverture de la prochaine session parlementaire – la 49ème législature –à la date prévue, le 27 avril 2011.
Les bureaux temporaires du Parlement comportent cinq locaux préfabriqués climatisés qui comptent notamment : une large salle pouvant accueillir 230 personnes, réservée à la Chambre des députés et aux travaux des deux Chambres réunies en Assemblée Nationale; une salle pouvant accueillir 150 personnes et servant à abriter les séances du Sénat; un espace pouvant accommoder une centaine de fonctionnaires administratifs; un autre permettant d’accueillir les réunions des commissions parlementaires; et enfin, un espace pour abriter les bureaux des présidents des deux Chambres. Les fonds alloués à ce projet par la MINUSTAH s’élèvent à près de 700.000 dollars américains.
Au cours de la cérémonie, dans son mot de circonstance, le Représentant spécial du Secrétaire général en Haïti, M. Edmond Mulet, a souhaité une fructueuse session aux nouveaux élus et à tous les parlementaires. Il a souligné « l’engagement sans faille dont les nouveaux législateurs devront faire preuve pour renforcer l’État de droit ». Il les a encouragé à « faire preuve d’imagination pour étayer le développement économique, social et démocratique d’Haïti en dynamisant et modernisant les lois existantes ». Il les a également encouragé à « faire preuve de l’abnégation que demandent les circonstances difficiles héritées de l’après séisme, et de sens de la conciliation, afin qu’au delà des divergences de vues, le bien commun de cette nation fière et courageuse triomphe ».
Le Président du Sénat, M. Kelly Bastien, a quant à lui vivement remercié la MINUSTAH de cette initiative spontanée, et salué « l’appui efficace que la Mission apporte au Parlement via sa section d’appui à cette institution ». « La MINUSTAH », a-t-il rappelé, « Mission de Stabilisation, n’est pas qu’une force de casques bleus et de police œuvrant dans le domaine sécuritaire. Elle a aussi pour mandat d’appuyer le renforcement des capacités des institutions du pays ». « Je voudrais aujourd’hui remercier la Mission et le Représentant spécial du Secrétaire général en Haïti de leur dynamisme et de leur constante volonté de contribuer à la recherche de solutions ».
Depuis 2007, l’Unité d’Appui au Parlement de la Section des Affaires civiles de la Mission fournit une assistance technique sur l’avancement de l’agenda législatif ainsi qu’un appui logistique en matière d’organisation de conférences, de forums ou de formations. A noter que le Programme des Nations Unies pour le Développement a aussi apporté une contribution aux infrastructures transitoires du Parlement, en fournissant deux générateurs de grande puissance qui permettront d’alimenter les locaux en électricité, ainsi que des ordinateurs pour les services du Secrétariat du Parlement.
http://minustah.org/?p=29920

Haïti : un signe d'espoir au milieu des décombres

Plus d'un an après le violent séisme qui a ravagé l'ancienne "perle des Antilles", les stigmates de la tragédie restent encore tangibles. Reportage de notre envoyée spéciale dans la commune de Carrefour, à une dizaine de kilomètres de la capitale haïtienne.

Michel Martelly, le nouveau président haïtien,
 le 20 mars 2011 à Port-au-Prince. © AFP
Assis sur sa brouette rouge remplie de gravats, le visage poussiéreux, il fait une pause à l’ombre d’un muret. Le soleil est déjà haut, et Louis Ronald enlève les décombres du séisme depuis l’aube. Le jeune homme de 25 ans vit à Lamentin, un quartier de Carrefour, deuxième commune la plus grande à l’ouest d’Haïti, à dix kilomètres de la capitale Port-au-Prince. Après la sinistre secousse du 12 janvier, la zone habitée par 150 000 à 200 000 familles a été détruite à 70 %. La maison que Louis Ronald louait s’est presque entièrement écroulée, comme des milliers d’autres. Les bâches bleues ont remplacé les toits, et la tôle les murs de pierre.
« Après le tremblement de terre, on a vu énormément d’ONG défiler à Lamentin, se souvient Magdala Michel Jean-Pierre, coordinatrice générale de Mofca [Mouvement des femmes de Carrefour, créé en 1999]. Au final, rien n’a été fait alors nous, les femmes, nous avons pris les choses en main. » Pour preuve, sur les tee-shirts de tous les travailleurs, s’affiche en rose le slogan « Liberté, égalité, féminité ».
Crise des liquidités
L’énergique mère de trois enfants et ses amies de Mofca ont pris contact avec l’association Adra (Agence adventiste pour le développement et le secours), responsable de la distribution massive des kits alimentaires pour le Programme alimentaire mondial (PAM). Ainsi, 50 000 femmes ont pu en bénéficier. « Devant les craintes du gouvernement que cela n’affecte la production locale et pour continuer à aider les victimes, nous avons mis en place le programme "Vivres et argent contre travail", en collaboration avec les autorités haïtiennes et le PAM », poursuit Magdala. Le service d’aide humanitaire de la Commission européenne (Echo) a contribué à financer le projet à hauteur de 9 millions d’euros.
À Carrefour, 69 464 personnes (dont 75 % de femmes) y participent d’avril à mai 2011, soit 20 000 de plus qu’en octobre dernier, lorsque les opérations ont débuté. En tout, 160 programmes « Vivres et argent contre travail » ont été entrepris dans le pays, créant des emplois pour 110 000 Haïtiens, dans un pays où le taux de chômage avoisine 80 %. « Le séisme a entraîné une crise des liquidités très importante, explique Myrta Kaulard, représentante du PAM en Haïti. Redistribuer de l’argent par les emplois leur a permis d’acheter de la nourriture et de relancer la production locale. »
Trente quartiers ont déjà été déblayés à Carrefour et 800 maisons ont été dégagées. Pour une journée de travail – nettoyage des rues, reconstruction des systèmes d’égouts…-, les bénéficiaires ont un salaire versé en argent, en nourriture, ou les deux combinés. « Nous gagnons 200 gourdes par jour [moins de 3 euros, NDLR], mais ce n’est pas suffisant, estime Louis Ronald. Nous avons fait plusieurs demandes d’augmentation de salaire, sans succès. »



Insécurité et promesses
Tous sont à mi-temps pour vingt-quatre jours seulement. Alors, ils travaillent dans l’électricité, la maçonnerie ou la mécanique pour compléter leurs revenus. « J’achète à crédit chez mes voisins car je n’ai pas de petit commerce », indique Elide Frederic, une pelle plus grande qu’elle à la main. À 62 ans, cette mère de cinq enfants à charge s’affaire dans les gravats. Elle habite encore la maison qu’elle louait, car la toiture en tôle n’a été que partiellement endommagée. Les habitants n’avaient pas réalisé avant le séisme que leurs logements n’étaient pas construits selon les normes.
Et maintenant, ce sont les camps d’hébergement qui accueillent les sinistrés. Malgré la fermeture d’une vingtaine, il en reste encore 170 à travers le pays. À un jet de pierre de Lamentin, ceux de Grace Village et Cité Castro Magnon ont reçu 60 000 familles. Alors qu’une totale insécurité y règne, il n’est pas possible de déplacer les tentes abimées par la pluie et le soleil vers les quartiers sinistrés. Dolorès Darius, jolie gamine élancée de 18 ans, vit sous l’une d’elles avec ses parents et ses trois frères et sœurs. « Les mères ont peur pour leurs filles, il y a chaque jour de nouvelles agressions », assure-t-elle. À Carrefour, on a dénombré en une semaine 20 viols sur les femmes et les petites filles.
Face à cette situation, Yvon Jerome, le maire de Carrefour, leur a promis qu’un plan de reconstruction serait bientôt présenté. Yves-Berman Thermilus, qui enseigne les sciences sociales sur place, est sceptique. « La saison des pluies va commencer, or nous n’avons pas de toit. Je suis réaliste, Michel Martelly n’a pour le moment fait que des promesses. » Et pourtant, s’il y a un nom sur toutes les lèvres à Lamentin, c’est celui du futur président haïtien. Face à des habitants déçus par les hommes politiques traditionnels, son programme – solidarité, sécurité, éducation et santé gratuites – a séduit. Louis Ronald a voté pour le chanteur car il rêve de pouvoir vivre à nouveau dans une maison. En attendant, sur le mur encore debout de celle qui était la sienne, s’affiche un immense portrait de Martelly. « Un signe d’espoir ».
Par Justine Spiegel, envoyée spéciale à Port-au-Prince
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110422160518/ong-aide-humanitaire-tremblement-de-terre-seismehaiti-un-signe-d-espoir-au-milieu-des-decombres.html

mardi 26 avril 2011

Fraudes électorales en Haïti: la communauté internationale en alerte

De Clément SABOURIN (AFP) –
PORT-AU-PRINCE — La communauté internationale est sortie de sa réserve vendredi pour exiger des comptes du président haïtien sortant, René Préval, dont le parti est accusé d'avoir manipulé les résultats des législatives au risque de provoquer un regain de violence politique.
Depuis jeudi matin, les partisans de candidats malchanceux manifestent violemment leur mécontentement. Des affrontements se sont produits à travers le pays, à l'exception de la capitale Port-au-Prince.
Au moins un homme a perdu la vie jeudi. Vendredi, un manifestant mécontent de la défaite de son candidat a ouvert le feu sur la foule dans le centre du pays, blessant quatre personnes, a annoncé à l'AFP une porte-parole de la mission de l'ONU en Haïti (Minustah), Sylvie Van Den Wildenberg.
Dans d'autres zones rurales, des routes ont été bloquées par des barrages de pneus enflammés. Des maisons ont été brûlées jeudi et un hôpital envahi par la foule en colère.
Pour faire face à ces débordements, les Casques bleus de la mission de l'ONU (Minustah) sont en "alerte maximale" et "observent une vigilance soutenue", a souligné Sylvie Van Den Wildenberg.
Ces violences font suite à l'annonce dans la nuit de mercredi à jeudi des résultats finaux des élections à la Chambre des députés et au Sénat, manipulés par le parti Inité de René Préval, selon des diplomates étrangers et des élus locaux.
Après le président-élu Michel Martelly, qui a demandé une enquête indépendante, la communauté internationale a exprimé vendredi ses "doutes sérieux".
"Les résultats définitifs ont (...) suscité des doutes sérieux par rapport à la transparence et la légitimité du processus qui a abouti à leur publication", dénoncent les Nations unies et les principaux bailleurs de fonds d'Haïti (Brésil, Canada, Espagne, Etats-Unis, France et Union européenne) dans un texte publié vendredi.
Selon les chiffres du Conseil électoral provisoire (CEP), le parti Inité de M. Préval a amélioré de moitié sa présence à la Chambre des députés, remportant 46 sièges sur 99, et 17 au Sénat, sur 30. La formation s'est félicitée de ce score, se disant en position de force pour le choix du Premier ministre et de l'équipe gouvernementale.
Relayant les doutes de M. Martelly, plébiscité avec 67,57% des voix lors du deuxième tour de la présidentielle le 20 mars, les Etats-Unis, l'ONU et les principaux donateurs en appellent à M. Préval pour faire la lumière sur les différences constatées avec les résultats préliminaires.
"Les Etats-Unis appellent le gouvernement d'Haïti et le CEP à fournir une explication publique et approfondie à ce changement de résultat", a fait savoir le département d'Etat.
Selon des sources diplomatiques consultées par l'AFP, Inité a essayé de modifier l'issue du scrutin afin de disposer d'une majorité au Parlement et "garder le contrôle" de M. Martelly, nouveau venu sur l'échiquier politique haïtien.
Inité avait déjà été dans le collimateur des observateurs internationaux au premier tour de la présidentielle. Qualifié un temps pour le deuxième tour, le candidat du pouvoir Jude Célestin avait finalement été relégué à la troisième position au profit de M. Martelly, après que des fraudes massives eurent été constatées.
"Nous souhaitons une vérification indépendante qui devra vérifier si le vote du peuple a été respecté", a annoncé jeudi soir le président-élu, appelant M. Préval à ne pas entériner les résultats donnés par le CEP tant que les résultats de cette enquête n'auront pas été connus.
Beaucoup s'interrogeaient toutefois sur l'issue d'une telle enquête, soulignant que la Constitution haïtienne ne prévoit aucune contestation possible une fois que le CEP s'est exprimé.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ih5UHSlOo2xPQiJEc_KrKbj4RFHg?docId=CNG.d624f01cfa030b4317f712351ae4b4d8.701

Vers le renforcement de la production agricole en Haïti

Les gouvernements haïtien et américain ont signé le mercredi 20 avril dernier, un accord en vue de renforcer la production agricole en Haïti. Le Ministre haïtien de l'agriculture, Joanas Gué, a signé ce protocole d'accord avec la directrice de l'USAID en Haïti, le Dr Carleene Dei, et Monsieur Jean Robert Estimé, le Chef du Projet WINNER, lors d'une cérémonie spéciale.
Cet accord vise à augmenter la productivité de plus de 10.000 paysans à la veille de la saison de semences ,en leur fournissant des services de labourage mécanisé, et en leur distribuant des semences et des engrais certifiés adaptés aux zones d'utilisation.
Il porte également sur l'irrigation de parcelles, et la fourniture d'un encadrement technique qui favorisera la réussite des plantations.
L'ambassade des Etats Unis indique, par communiqué, qu'en 2010, un accord similaire avec le gouvernement américain avait contribué à une augmentation de 75% de la production dans certaines des régions ciblées. Grâce au protocole signé l'an dernier, les paysans qui ont participé avaient pu collecter plus de 5 millions de dollars additionnels. Le gouvernement haïtien a donc décidé de renouveler cet accord.
La mission de l'USAID en Haïti et le projet WINNER se sont engagés à aider ces paysans à produire encore plus cette année, précise le communiqué.
Au cours de la brève cérémonie de signature, le Ministre Gué a remercié le Gouvernement Américain pour son soutien au plan national d'augmentation de la production agricole : « le gouvernement haïtien se réjouit des efforts concrets de l'USAID/WINNER, visant à améliorer les conditions de vie des paysans par l'accroissement de leur productivité et le renforcement de leur capacité ».
Financé à hauteur de 126 millions de dollars, WINNER est un projet d'une durée de 5 ans, visant à réhabiliter les infrastructures rurales, à renforcer la productivité et la capacité agricole tout en supportant la bonne gouvernance des ressources naturelles.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19044
Commentaires:
Des projets et des projets qui s'annoncent et sont présentés en grandes pompes. Certains doivent bien marcher et d'autres moins ou pas du tout. Comment les reconnaître, comment les suivre pour avoir une idée?
La WINNER présente-t-elle des rapports ponctuels pour évaluer ces programmes?

L'Union Européenne salue la publication des résultats définitifs

La Haute Représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission, Catherine Ashton a salué la publication par le Conseil Electoral Provisoire des résultats définitifs du deuxième tour des élections législatives et présidentielles en Haïti. « Je félicite Monsieur Michel Joseph Martelly pour son élection au poste de Président de la République d'Haïti ainsi que tous les parlementaires élus qui siègeront au Sénat et à la Chambre des députés »., a affirmé madame Ashton dans une déclaration publiée à Bruxelles, le 21 avril 2011.
Elle estime que la réussite de ce processus électoral est une étape importante dans l'actuelle phase de transition démocratique du pays, qui devrait conduire à une plus grande stabilité politique et une amélioration de la gouvernance dans l'intérêt de l'ensemble du peuple haïtien.
La mise en place rapide des nouvelles autorités haïtiennes qui viennent d'être désignées démocratiquement par le peuple haïtien est à présent une condition essentielle pour accélérer le processus de reconstruction et de reprise économique d'Haïti.
Notons qu'une bonne partie de la communauté internationale a émis des suspicions concernant la crédibilité de ces résultats qui a vu le renversement de plus d'une dizaine de candidats que le CEP avait donné gagnant, qui ont été évincés suite aux délibérations du BCEN.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19043

Appel à la diaspora haïtienne pour une aide à l'éducation

Publié le 26/04/2011 à 08:56 Le président élu d'Haïti, Michel Martelly, a demandé lundi à la diaspora haïtienne de soutenir le redressement du pays, dévasté l'an dernier par un tremblement de terre, en contribuant à un fonds pour l'éducation grâce à un prélèvement sur les transferts d'argent et sur les appels téléphoniques.
Plus de quatre millions de Haïtiens sont expatriés, pour moitié en Amérique du Nord, et l'argent qu'ils envoient dans leur pays atteint 1,8 milliard de dollars, soit près du quart du PIB.
En visite à Miami où il a rencontré les représentants de la communauté haïtienne, Martelly a confié à des journalistes qu'il avait l'intention de créer un fonds pour financer la gratuité de l'enseignement primaire en Haïti.
"L'éducation est l'avenir d'Haïti", a-t-il dit.
Les infrastructures d'Haïti ont été durement touchées par le séisme de janvier 2010 qui a détruit des dizaines d'écoles. De nombreux enseignants figurent parmi les quelque 300.000 personnes tuées.
Martelly, ancien chanteur sans expérience politique jusqu'ici, a proposé de puiser dans les transferts d'argent pour dégager chaque année 50 millions de dollars destinés à un fonds pour l'éducation.
"Disons que vous transférez 100 dollars de Miami en Haïti. Un dollar sera directement versé au fonds pour l'éducation afin de payer l'école, le transport et un repas par jour pour plus de 500.000 enfants de 6 à 12 ans qui n'ont actuellement pas accès à l'école", a-t-il expliqué.
Martelly a ajouté qu'il s'était mis d'accord avec des opérateurs téléphoniques présents en Haïti afin que, pour chaque minute d'appel téléphonique des Etats-Unis en Haïti, cinq cents soient prélevés et versés au même fonds pour l'éducation.
Cela rapporterait 36 millions de dollars par an, ce qui permettrait de scolariser 360.000 enfants supplémentaires, a-t-il dit.
Pascal Fletcher; Nicole Dupont pour le service français
http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/appel-a-la-diaspora-haitienne-pour-une-aide-a-l-education_986268.html
Commentaires:
C'est sans aucun doute une excellente idée traduisant une aussi excellente intention. Cependant on ne peut ne pas ressentir le spectre du doute prendre le pas sur l'avenir des retombées de telles mesures. Le vide légal et l'absence d'institutions fortes ajoutés à l'environnement corrompu ne nouspermettent pas de nous emballer derrière de telles annonces.
On aimerait tellement avoir tort!

Fraude aux législatives: Haïti suspend la publication de résultats contestés

PORT-AU-PRINCE - Le gouvernement haïtien a publié lundi dans le journal officiel une liste d'élus issus des dernières législatives, de laquelle sont provisoirement écartés 19 parlementaires dont la victoire est mise en doute, a appris l'AFP de source parlementaire. Le gouvernement haïtien rejoint en ce sens le Conseil électoral provisoire (CEP) qui avait décidé un peu plus tôt lundi de ne publier qu'une liste partielle pour les législatives ne comportant pas les noms des 19 parlementaires, 17 députés et 2 sénateurs, dont l'élection est contestée.
De même, dans le journal officiel de la République, le gouvernement acte la victoire de Michel Martelly à l'élection présidentielle, mais ne reconnaît la victoire que de 79 députés et 9 sénateurs, évitant ainsi provisoirement de se prononcer sur le sort des mêmes 19 parlementaires dont l'élection est litigieuse, a précisé le sénateur Kelly Bastien, président du Parlement haïtien.
La publication officielle des résultats partiels devrait tout de même permettre l'entrée en fonction dès lundi soir des parlementaires de la chambre, tandis que les sénateurs entreront en fonction mardi, a ajouté M. Bastien.
La publication le 20 avril des résultats des élections législatives avait provoqué des manifestations violentes dans plusieurs régions d'Haïti, où au moins trois personnes sont mortes depuis jeudi. Des maisons ont été incendiées et des routes bloquées.
Le président élu Michel Martelly, une partie de l'opposition et la communauté internationale ont exprimé leurs doutes quant au score du parti du président sortant René Préval, dont la présence au parlement devait augmenter de moitié aux termes de ces résultats contestés, avec 46 sièges sur 99 à la Chambre des députés et 17 au Sénat sur 30.
Dénonçant ces résultats jugés inadmissibles et ne reflétant pas la volonté populaire, Michel Martelly avait réclamé l'envoi en Haïti d'une mission internationale de vérification.
Les résultats définitifs ont (...) suscité des doutes sérieux par rapport à la transparence et la légitimité du processus qui a abouti à leur publication, ont dénoncé pour leur part les Nations unies et les principaux bailleurs de fonds d'Haïti (Brésil, Canada, Espagne, Etats-Unis, France et Union européenne) dans un texte publié vendredi.
Le département d'Etat américain avait aussi exprimé sa préoccupation concernant les allégations de fraudes.
Michel Martelly, qui été confortablement élu à la présidence d'Haïti avec 67,7% des voix, doit entrer en fonctions le 14 mai. Au second tour organisé le 20 mars, le même jour que les législatives, il était opposé à l'universitaire Mirlande Manigat, une ancienne Première dame âgée de 70 ans.
La publication début décembre des résultats préliminaires du premier tour classant Michel Martelly en troisième position --et l'excluant donc du second tour-- avait jeté des milliers de manifestants dans les rues pendant plusieurs jours.
Face à un déchaînement de violence qui avait fait plusieurs morts, les autorités avaient dû revoir les résultats et avaient réintégré M. Martelly dans la course, au détriment du candidat du pouvoir, Jude Célestin.
http://www.romandie.com/news/n/_Fraude_aux_leacutegislatives_Haiumlti_suspend_la_publication_de_reacutesultats_contesteacutes260420110004.asp