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jeudi 14 avril 2011

Démission de Gabriel Verret de son poste de directeur exécutif de la CIRH

Le directeur exécutif par intérim de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti, Gabriel Verret, dont le mandat arrive à terme, a remis sa démission, cette semaine aux deux co-présidents de la CIRH, Jean Max Bellerive et Bill Clinton. Une annonce faite par la Porte-parole de la commission Florence Liautaud lors d'une interview accordée à Radio Métropole.
Madame Liautaud a fait remarquer que la décision prise par monsieur Verret a été acceptée par le premier ministre haïtien et l'ancien président américain, Bill Clinton, les deux co-présidents la CIRH et qu'elle n'a rien à voir avec l'arrivée d'un nouveau président.
Elle a par ailleurs fait savoir que Monsieur Gabriel Verret a quitté le poste de directeur exécutif de la CIRH pour devenir conseiller principal en politique et stratégie auprès des deux co-presidents. Madame Liautaud a également précisé que Monsieur Verret va continuer à apporter son soutient à la commission.
En attendant la désignation d'un nouveau directeur, par les deux co-présidents de la CIRH, l'intérim sera assuré par les représentants des deux co-présidents, à savoir Madame Laura Graham pour Bill Clinton et Henry Robert Louis pour Monsieur Bellerive.
Rappelons que Gabriel Verret avait été nommé directeur exécutif de la CIRH en janvier 2010 pour une durée de 6 mois, il aura passé, en réalité, plus d'un an ce poste.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19007

Le changement climatique une menace pour Haiti

P-au-P, 13 avril 2011 [AlterPresse] --- Le phénomène du changement climatique aura d’importantes répercussions sur les réalités socioéconomiques haïtiennes, selon une étude menée par la Commission Économique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (CEPAL) et le bureau du Programme des Nations-Unies pour le développement en Haiti (PNUD) en partenariat avec le Ministère haïtien de l’Environnement. Selon les résultats de cette étude, dont a pris connaissance AlterPresse, les modifications du climat affecteront particulièrement l’agriculture, l’environnement et l’état de santé des gens vivant en Haiti.
Une perturbation des cultures de denrées comme les haricots, du riz et du mais sera constatée, d’après ce document. Or, ce sont des produits qui font partie de la consommation quotidienne de la population.
D’autres manifestations, telles, la diminution des cours d’eau et des sources d’eau sont également annoncées.
Les scénarios effectués dans le cadre de cette étude montrent « une augmentation de température variant de 0.8°C à 1.0°C pour l’année 2030 et de 1.5°C à 1.7°C pour l’année 2060 » ce qui provoquera la hausse de « l’ incidence de maladie comme la malaria et la dengue ».
« Les zones côtières, les forêts, les écosystèmes, les récifs coralliens, les mangroves et les plages seront aussi affectés », soulignent les chercheurs.
Selon les conclusions des experts qui ont conduit la recherche, « l’État doit incorporer l’adaptation au changement climatique dans tous les secteurs – tels : agriculture, santé et eau ». Ils invitent les autorités à voir le changement climatique comme un sujet transversal, en fonction duquel le secteur privé doit déterminer ses stratégies commerciales.
Cette étude a été réalisée dans le cadre d’un accord signé en juillet 2006 entre la CEPALC et le Bureau du PNUD en Haïti, en vue de renforcer les structures nationales, surtout celles du Ministère de l’Environnement en matière de changement climatique. [rh apr 13/04/2011 07 : 40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10903

Les Etats-Unis inquiets pour Haïti, à l’approche de la saison cyclonique

Le sous-secrétaire américain à la défense pour les opérations spéciales, Garry Reid, affirme qu’après le séisme dévastateur de 2010 le pays ne sera pas en mesure d’affronter un ouragan au cours d’une saison cyclonique qui s’annonce très agitée mercredi 13 avril 2011,
L’administration Obama a exprimé mercredi ses préoccupations face aux conséquences que pourrait avoir pour Haïti le passage d’un important ouragan à cause de la lenteur du processus de reconstruction post-séisme alors que près d’un million de sinistrés sont toujours sans logis.
Intervenant lors d’une audition de la sous-commission chargée des menaces émergentes au sein de la commission des forces armées du Sénat américain, le sous-secrétaire à la défense pour les opérations spéciales, Garry Reid, a estimé que dans la situation actuelle Haïti ne serait pas en mesure de faire face à un cyclone.
"Nous étions très chanceux au cours de la saison cyclonique précédente qui avait été marquée par l’absence d’un grand ouragan. Mais, maintenant, nous sommes très préoccupés", a déclaré le responsable du Pentagone cité par AP.
Les météorologues de l’université du Colorado ont annoncé des prévisions alarmantes pour la prochaine saison cyclonique dans l’Océan Atlantique qui pourrait engendrer 16 tempêtes tropicales dont neuf pourraient se convertir en ouragan et cinq en super ouragan.
Evoquant la situation d’Haïti, Garry Reid a ainsi opiné devant les congressmen "La question principale est la reconstruction du gouvernement. Comme société, comme gouvernement, ils ont un défi interne énorme à relever et nous autres, nous prêtons beaucoup d’attention à leurs besoins pour nous assurer que nous pouvons réagir si nécessaire".
Frappée cruellement par un violent séisme ayant fait 300.000 morts et des dégâts incalculables, le 12 janvier 2010, Haïti, également confrontée à une dégradation écologique accélérée, se trouve sur la route des cyclones.
La saison cyclonique s’ouvrira le 1er juin pour prendre fin officiellement le 30 novembre. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7672

CARICOM salue l'aboutissement du processus électoral en Haïti

Le président de la Conférence des Chefs de Gouvernement, Tillman Thomas, a salué le calme, la dignité et la maturité dont a fait montre le peuple haïtien lors du second tour des élections et après la publication des résultats préliminaires du scrutin. Le Premier Ministre de la Grenade estime que l'aboutissement du processus électoral est aussi un exemple de démocratie en action pour lequel le people haïtien, ses leaders politiques et le gouvernement doivent être loués.
« Au nom de la Communauté Caribéenne (CARICOM), je présente mes félicitations aux autorités et au people de la République d'Haïti pour la réussite du second tour des élections présidentielle et législative tenues le dimanche 20 mars 2011. La Communauté a pris bonne note de l'endossement les résultats préliminaires du scrutin par la Mission Conjointe d'Observation CARICOM-OEA », a déclaré le Premier Ministre Thomas dans un message de félicitation aux autorités et au peuple haïtien.
Il estime que le calme et la sérénité qui a régné pendant et après la publication des résultats du second tour des élections, témoignent clairement la volonté des autorités du peuple haïtien d'établir pacifiquement et constructivement l'avenir de sa nation.
Monsieur Thomas a également félicité le Conseil Electoral Provisoire (CEP, les autres institutions haïtiennes ainsi que les observateurs régionaux et internationaux, pour leur contribution à la réalisation adéquate du scrutin, y compris dans la tabulation et la publication des résultats préliminaires.
La Communauté Caribéenne a réitéré son engagement à soutenir le gouvernement et le peuple haïtiens, et compte sur la participation active continue d'Haïti aux activités de la Communauté.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19006

Triste chant en Haïti

jeudi 14 avril 2011 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 98 (14/04/11)
«Je suis le changement et j’ai les mains propres » déclare Michel Martelly, nouveau président d’Haïti, qui serait élu avec 67 % des suffrages exprimés. On aimerait y croire mais quand on fouille le passé de Martelly on découvre que ce dernier fut Tonton Macoute (milice sanguinaire sous l’ère Duvalier). Il ne cache pas sa couleur politique puisqu’il se définit comme néolibéral, ni ses amitiés avec les militaires putschistes de 1991, eux-mêmes d’anciens Tontons Macoutes.
Désespérés par une classe politique décrédibilisée, les Haïtiens, lors d’un scrutin très discutable, ont choisi d’élire ce chanteur populaire de konpa (musique traditionnelle haïtienne). Malgré son positionnement à droite, flou durant la campagne, les Haïtiens ont voté pour les promesses de réforme agraire et de développement du tourisme promis par celui que l’on surnomme là-bas : « sweet Micky ». Martelly a profité de sa grande popularité qui lui a permis d’arrivée en tête ; loin d’imposer son programme politique, il a su incarner avec démagogie l’antisystème. Le parti de Préval, l’ancien président, reste majoritaire au Parlement ce qui annonce de longues tractations avant de parvenir à la formation d’un gouvernement.
Mais cette élection a surtout été une parodie de démocratie. Le premier tour ayant eu lieu le 28 novembre, il a donc fallu plus de quatre mois pour parvenir à ce résultat. Marquée par une fraude massive, « l’élection-sélection » comme la surnomment les Haïtiens, a vu les différents clans, armés par la mafia, s’affronter durant ces quatre mois, causant la mort de plusieurs dizaine de personnes.
Cette élection a vu aussi le retour – au pays du vaudou et des zombis rien d’étonnant – de l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier alias Baby Doc et de l’ancien président Aristide, tout deux chassés en leur temps par des mobilisations populaires, ce qui n’est guère un bon présage pour l’avenir des Haïtiens.
Le pays reste toujours en désolation depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010. À peine 20 % des décombres ont été déblayées, 150 000 personnes restent sans logement alors que la saison des ouragans va débuter.
Les pays occidentaux n’ont pas honoré les promesses faites au lendemain de la catastrophe sous la pression de l’émotion mondiale. Moins d’un quart des 10 milliards de dollars annoncés pour la reconstruction du pays ont été versés.
Le manque d’alternative politique et sociale sur l’île est toujours aussi criant. Plus d’un an après le tremblement de terre, le cauchemar continue donc pour les Haïtiens dans un pays rongé par les séquelles du tremblement de terre, le choléra qui a fait 5 000 morts et une corruption paralysante.
Thibault Blondin
http://www.npa2009.org/content/triste-chant-en-ha%C3%AFti

mercredi 13 avril 2011

Haïti-Justice/Duvalier : Le Comité contre l’impunité encourage les victimes à témoigner

P-au-P, 13 avril 2011 [AlterPresse] --- Le Comité Contre l’impunité et pour la Justice en Haïti lance le jeudi 14 avril à Montréal le projet « Appel à témoigner », destiné aux victimes et témoins des crimes commis sous le régime de JC Duvalier, apprend AlterPresse. Le projet vise à permettre aux victimes de la dictature d’obtenir justice, lit-on dans un communiqué. Il a été mis sur pied par le Comité en collaboration avec notamment des chercheurs du Centre International de Criminologie Comparée de l’Université de Montréal, et le Bureau des Avocats Internationaux.
« Contrairement à l’information véhiculée par les avocats de M. Duvalier, l’action en justice n’est pas éteinte. Il n’y a pas de prescription tant en raison de la nature de certains des crimes, que par le fait que les dernières poursuites engagées par le gouvernement haïtien ne datent que de 2008 », indique le communiqué.
Jean Claude Duvalier de retour en Haïti depuis le 16 janvier, fait l’objet de multiples poursuites et plusieurs plaintes pour crimes contre l’humanité ont été déposées contre lui.
Une enquête est en cours. Dans ce cadre, le juge d’instruction en charge du dossier, Carvès Jean, a émis une assignation à résidence contre le dictateur qui est désormais contraint de ne pas franchir les limites de Port-au-Prince et de recevoir chez lui à des heures précises. [kft apr 13/04/2011 05:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10902

Haiti-Reconstruction : Un projet de 510 millions de dollars pour réhabiliter le quartier de Martissant

P-au-P, 11 avril 2011[AlterPresse] ---- La mairie de Port-au-Prince a conçu un projet d’un montant de 510 millions de dollars pour réhabiliter le quartier de Martissant (secteur sud de la capitale) sévèrement affecté par le tremblement de terre du 12 janvier 2010. Une réunion de cadrage a été organisée par la mairie le 11 avril en vue de permettre aux bailleurs et aux Organisations Non Gouvernementales (ONG) intéressés à la reconstruction du quartier d’être en connaissance du projet.
La rencontre, tenue dans un hotel de Pétion Ville (périphérie sud) s’est déroulée en présence du maire Jean Yves Jason, du président élu lors des élections du 20 mars, Michel Joseph Martelly, de représentants d’ONG et de techniciens attachés au service de la Mairie.
Ce projet devra permettre la construction de 14 500 appartements et faciliter à 72 500 familles de recevoir chacune un logement de 45 mètres carrés.
Jean Yves Jason pense que, grâce à ce projet, tous les acteurs impliqués dans la reconstruction à Carrefour-Feuilles pourront travailler sur un même plan.
Michel Martelly estime pour sa part qu’il est très important que tout le monde soit d’accord sur les activités qui vont se faire.
Il se dit prêt à « marcher avec tout le monde en vue de les supporter et faciliter la collecte de fonds dans l’objectif de retirer les gens (sinistrés) sous les tentes et reconstruire Haiti »
Élisabeth Coicou, consultant au Centre Haïtien de Recherche en Aménagement et en Développement (CHRAD) qui est le bras technique de la mairie, explique que 130 hectares sont concernés par ce projet.
Elle précise que dans un premier temps 61 hectares seront construits le temps de faire stabiliser les autres hectares en construisant des bassins versant et gérer les ravins.
Ce projet se situe dans un plan d’aménagement de la commune de Port-au-Prince, qui concerne également Bel Air et Saint Martin (centre de P-au-P).
Les principaux organismes de financement sont la Banque Mondiale(BM), l’Organisation Internationale de la Migration (OIM) et Oxfam. La réalisation du projet se fera sur une période de 5 ans. [rh gp apr 12/04/11 17 :15]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10898
Commentaires:
Des projets sortant de l'imagination de milliers d'haïtiens; multiplicité d'acteurs plutôt autonome. Un gouvernenment absent et mis a l'écart par la force des choses.
Il sera bien joli notre pays reconstruit. Disloqué comme un énorme puzzle!
Dèjà faudra-t-il trouvé les fonds!!!

Michel Martelly harmonise ses relations avec les protestants

Le président élu haïtien, Michel Martelly, s'efforce de se rapprocher de la communauté protestante haïtienne. Hier mardi, M. Martelly a participé à un programme spirituel organisé par radio Shalom. L'un des directeurs de la radio, Jacques Maurice, s'est réjoui de la présence de M. Martelly qui a voulu ainsi prouver qu'il accorde la primauté à Dieu dans son gouvernement. Interrogé par Jacques Maurice, le président élu a soutenu que la Bible est son livre de prédilection. J'ai bénéficié le vote populaire grâce à l'aide de Dieu a lancé M. Martelly aux chrétiens réunis dans la chapelle de Delmas 40.
J'étais à genou j'ai ressenti la force de votre prière a-t-il indiqué après la prière de midi. Je suis votre serviteur je ne me considère pas comme un président dit-il promettant de faire baisser la vie chère et de rendre l'éducation gratuite. Au nom de Jésus le pays présentera un meilleur visage à la fin de mon mandat, a insisté M. Martelly.
Le directeur général de radio Shalom, Pasteur Muscadin André, avait dirigé la prière à Dieu spécialement pour le président élu. Il a soutenu que l'élection de M. Martelly n'est pas le fruit du hasard mais est le résultat d'une planification divine.
Les réunions de prière de radio Shalom diffusées sur le 103.7 FM, sont très populaires. Véritable phénomène de société radio Shalom s'est imposée en seulement une année comme l'une des stations de radio les plus écoutées en Haïti. Plusieurs millions de personnes en Haïti et dans la diaspora écoutent régulièrement les services de prière 3 fois par semaine.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19004

Les chanteurs maliens de renommée mondiale, Amadou et Mariam visitent Haïti

12 avril 2011
Publié dans la catégorie : À La Une, Quoi de neuf ?
Depuis le séisme du 12 janvier, Haïti a accueilli de nombreux Ambassadeurs contre la Faim du Programme Alimentaire Mondial (PAM). Des personnalités qui font le plaidoyer en faveur du pays. Parmi elles, deux stars mondiales, Amadou et Mariam, ont séjourné dans le pays, du 7 au 11 avril 2011.
A l’invitation du Programme Alimentaire Mondial, Amadou Bagayoko et Mariam Doumbia, un couple de chanteurs maliens non voyants, ont effectué une visite de cinq jours en Haïti. Un voyage qui a pour objectif de « montrer le travail du PAM en Haïti depuis le séisme du 12 janvier 2010 », selon Stéphanie Tremblay, Porte-parole du PAM en Haïti.
« On est venu en Haïti pour se rendre compte des réalités, voir les actions entreprises sur le terrain, s’imprégner davantage de la situation et pouvoir en parler à travers nos déplacements dans le monde», a en effet précisé le chanteur Amadou Bagayoko. Et celui-ci de poursuivre : « On chante des messages d’amour, de solidarité, de paix, de justice et d’entente. Nous sommes là aussi pour soutenir des causes. C’est cela, la raison fondamentale de notre présence en Haïti”.
L’un des endroits visités par les stars, c’est un camp de déplacés situé dans les environs de Cité Soleil, le camp Jean-Marie Vincent, où les résidents leur ont réservé un accueil chaleureux, le vendredi 8 avril. « Ils avaient envie de les rencontrer et de leur parler », commente Mme Tremblay. Un camp qui bénéficie d’un programme de nutrition du PAM ainsi qu’une petite clinique créée par la Fondation pour le Développement et l’Encadrement de la Famille Haïtienne (FONDEFH).
« Le PAM, à travers son programme de nutrition, cherche à prévenir la malnutrition chez les jeunes enfants de moins de 5 ans, chez les femmes enceintes et celles qui allaitent. La FODEFH, qui est un des partenaires du PAM, est une clinique qui s’occupe notamment du suivi des bébés afin de s’assurer qu’il n’y a pas de problèmes de malnutrition », explique la porte-parole du PAM.
Le PAM y distribue, en effet ,des produits utilisés dans la prévention de la malnutrition. L’agence fournit également des conseils aux mères sur les mesures à adopter en vue de permettre aux enfants de grandir en bonne santé.
Autre endroit à avoir accueilli les stars, le Centre Rosalie Javouhey , une école située dans la périphérie de Fort National (un quartier du bidonville de Bel-air). Il s’agissait pour Amadou et Mariam de visiter une cantine scolaire mise sur pied par le PAM. L’occasion pour les deux artistes de chanter avec les enfants, visiblement ébahis.
Dans le quartier de Lamantin 54, dans la commune de Carrefour (Sud de Port-au-Prince), une des zones qui ont été fortement touchées par le séisme du 12 janvier, les deux chanteurs ont été particulièrement intéressés par un programme de « cash for work /argent contre travail» lancé par le MOFKA (Mouvman Fanm Aktif Kafou / Mouvement des Femmes Actives de Carrefour), une ONG locale partenaire du PAM. Dans le cadre de ce projet, l’organisation emploie des femmes dans le ramassage des débris. Au cours de leur visite sur ce chantier, les bénéficiaires ont partagé avec Mariam et Amadou « leur expérience après le séisme, leurs difficultés de trouver un emploi et de reconstruire leur maison ».
Mais le moment phare de la visite des deux chanteurs fut le dimanche 10 avril, à l’Institut Français d’Haïti, où Amadou et Mariam ont donné un concert devant un public composé de responsables d’ONG et autres acteurs humanitaires, de partenaires du PAM et des fans haïtiens de la musique. Mariant la musique traditionnelle malienne au Blues, Rock et Funk, Amadou et Mariam se sont fondus aux musiciens haïtiens invités à participer au concert, pour un plaidoyer en musique contre la faim.
Les stars ont exhorté les Haïtiens à « prendre courage puisque la vie est faite de hauts et de bas », car disent-elles c’est avec du courage que les Haïtiens peuvent changer les choses et reconstruire leur pays.
La porte-parole du PAM, Stéphanie Tremblay, espère qu’après leur visite en Haïti, Amadou et Mariam vont continuer à sensibiliser le public européen sur la situation du pays, notamment en ce qui a trait à la sécurité alimentaire. « Maintenant dans leurs concerts à travers le monde ils vont pouvoir parler des expériences qu’ils ont vécues en Haïti, de ce qu’ils ont découvert et des gens qu’ils ont rencontrés » a-t-elle déclaré.
http://minustah.org/?p=29848

Haiti-Amérique latine : Le SJR LAC demande la protection des Haïtiens victimes de traite et trafic en Amérique du Sud

Quito, 12 avril 2011 [AlterPresse] - “Depuis environ trois ans, l’Amérique du Sud se transforme peu à peu en un nouveau pôle de migration pour les haïtiens », indique le Service Jésuite aux Réfugiés pour l’Amérique Latine et la Caraïbe (SJR LAC). Cependant, l’accroissement des flux migratoires haïtiens vers l’Amérique du Sud s’accompagne de l’intensification des activités de traite et de trafic de personnes, souligne Wooldy Edson Louidor, coordonnateur régional de plaidoyer du SJR LAC pour Haïti, lors d’une conférence de presse tenue à Quito le 8 avril dernier.
Louidor pointe du doigt des réseaux de délinquants qui conduisent les haïtiens de leur pays d’origine vers l’Équateur et le Chili en leur promettant du travail, des bourses d’étude et même des voyages aux États-Unis d’Amérique et en Guyane Française.
Le SJR LAC dénonce l’existence de réseaux complexes de traite et de trafic qui opèrent en Haïti, dans les lieux de transit tels que la République Dominicaine et Cuba et dans plusieurs pays de la région : l’Équateur, le Chili, le Pérou, la Bolivie, le Venezuela, le Brésil et la Guyane Française.
Face à cette problématique régionale, le SJR LAC demande aux États sud-américains de donner une réponse régionale par la mise en place de politiques concrètes de prévention, de poursuite et de sanction contre les réseaux transnationaux de crime organisé qui abusent des migrants.
L’organisation jésuite exige aussi des États de la région de protéger les haïtiens et haïtiennes victimes des réseaux criminels et de les traiter avec plus d’humanité, puisque les migrants se sont vus obligés de laisser Haïti en raison de la détérioration accélérée de la situation humanitaire du pays depuis le séisme du 12 janvier 2010.
L’Équateur et le Chili, deux portes d’entrée pour les haïtiens vers l’Amérique du Sud
Le SJR LAC indique que l’Équateur et le Chili constituent deux portes d’entrée pour les haïtiens vers l’Amérique du Sud. 1.258 haïtiens sont entrés en Équateur en 2009, 1.867 en 2010 et 1.112 seulement pour le premier trimestre de l’année 2011, selon les chiffres publiés par la Direction Nationale de la Police de Migration de l’Équateur. Le Service National du Tourisme au Chili a informé que 477 haïtiens sont entrés dans ce pays en 2009, 820 en 2010 et 125 uniquement pour janvier 2011.
Une grande partie des haïtiens ne restent pas en Équateur et au Chili, mais cherchent plutôt à aller au Brésil, en Guyane Française et même aux États-Unis d’Amérique.

Les réseaux de traite et de trafic d’haïtiens dans la région
Le SJR LAC identifie plusieurs réseaux de trafiquants qui conduisent les migrants à partir d’Haïti vers l’Équateur, en utilisant la République Dominicaine et Cuba comme pays de transit. Les trafiquants promettent aux migrants monts et merveilles, tels que du travail, des bourses d’études et des voyages aux États-Unis d’Amérique et en Guyane Française, en vue de leur soutirer de fortes sommes d’argent.
En arrivant en Équateur, plusieurs de ces migrants paient de l’argent une deuxième fois aux trafiquants pour qu’ils les « aident » à entrer en Guyane Française en passant par le Pérou et le Brésil. D’autres tentent de se rendre ou au Venezuela à travers la Colombie ou en Argentine par le Pérou et la Bolivie.
De la même manière, les haïtiens essaient de voyager depuis le Chili vers la Guyane Française en transitant par la Bolivie et ensuite le Brésil.
La Guyane Française et le Brésil ferment leurs frontières aux haïtiens
Face à ces flux migratoires haïtiens à la fois complexes et croissants en Amérique du Sud, des États de la région tels que la Guyane Française et le Brésil ferment leurs frontières. Par exemple, vers la fin de l’année dernière, la Guyane Française a renforcé des mesures de sécurité à sa frontière avec le Brésil en vue d’empêcher la pénétration des haïtiens sur son territoire.
Cette décision de la Guyane Française a provoqué l’entrée massive des haïtiens au Brésil. Selon des données rendues publiques par les autorités brésiliennes, entre 1.200 et 2.000 haïtiens sont entrés au Brésil par la frontière située dans l’Amazone, affirme Louidor. Entre 300 et 400 migrants haïtiens ont été détenus par la police brésilienne, puisque le gouvernement fédéral de ce pays a suspendu le 15 février 2011 la concession de statuts de réfugiés aux haïtiens.
Le Gouvernement brésilien a expliqué que les haïtiens n’ont pas droit au statut de réfugié parce qu’ « ils ne pourraient avoir ce droit qu’en cas de persécution politique, de discrimination, de persécution religieuse, trois situations qui sont définies dans la législation ». Ce qui n’est pas le cas des haïtiens qui fuient la misère dans leur pays et les conséquences des catastrophes naturelles, ont précisé les autorités du Brésil.
Depuis environ un mois, le Brésil a lui aussi fermé sa frontière avec le Pérou, du côté du Département d’Acre, l’un des principaux points d’entrée des haïtiens (outre Tabatinga) dans l’Amazonie brésilienne. Depuis, les migrants haïtiens n’ont pas pu entrer au Brésil et plusieurs d’entre eux se sont « échoués » à la frontière du Pérou.
Par exemple, le premier avril dernier, le maire de la région péruvienne de Tahuamanu, Celso Curi Paucarmaita, a fait savoir que, depuis un mois, plus de cent haïtiens se trouvent sans argent ni nourriture dans la commune selvatique de Iñapari, dans la frontière avec le Brésil.
Les migrants ont l’habitude d’utiliser le Pérou comme lieu de transit vers le Brésil avec pour destination finale la Guyane Française, a expliqué le maire péruvien.
Le SJR LAC plaide pour une plus grande solidarité des gouvernements de l’Amérique Latine avec les migrants haïtiens et un traitement plus humain envers eux par l’octroi d’un visa humanitaire et par la mise en place d’une politique d’accueil et d’intégration en faveur de cette minorité.
L’organisation suggère aussi la création d’un réseau régional pour lutter contre la traite et le trafic d’haïtiens, tout en faisant toujours la différence entre les délinquants, passibles de punition, et les victimes qui doivent être protégées.
Le Sjr promeut actuellement la création d’un réseau de protection régionale dans tous les pays impliqués dans les flux migratoires haïtiens en Amérique Latine. [apr 21/04/2011 12 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10896

Etzer Vilaire, 139 ans déjà

Le 7 avril 2011 a marqué le 139e anniversaire de naissance de Etzer Vilaire dont la contribution à l'épanouissement de la littérature haïtienne ne peut souffrir de contestation. Si le 7 avril 1872 fut un des jours les plus ordinaires sur le plan météorologique, il augura par contre l'arrivée sur la terre d 'Haïti ( à Jérémie) d'un écrivain dont la pensée philosophique ne saurait être jetée aux oubliettes.
Haïti: L'immense oeuvre poétique totalisant 750 pages, soit plus de 13.000 vers laissée par Etzer Vilaire, cet auteur controversé, a été soumise au feu de la critique et abordée par des férus de littérature, dont le pasteur Neptune Daniel qui paraît aux yeux du Dr Pradel Pompilus celui, sur ce plan, ayant réalisé le travail le plus original. "Aucun critique, ou peu s'en faut, n'a pénétré mieux que lui le sens des grands poèmes de Vilaire, dégagé le caractère grandiose de cette poésie unique dans notre littérature", a assumé le Dr Pompilus dans sa préface à l'ouvrage titré "Dissertations de Littérature Haïtienne" publié par Neptune Daniel. Cet ouvrage a reçu, lors de sa parution, le 25 février 1965, l'aval de la Direction Générale de l'Education Nationale qui l'avait recommandé aux Lycées et Collèges de la République, signalent le Dr Jean-René Auguste et consort dans l'ouvrage collectif "Pasteur Neptune Daniel: un génie à découvrir" publié en 2010 à Montréal aux Editions J.-R Auguste.
Une interprétation originale
"J'ai pensé, j'ai écrit pour ceux que tourmentent le drame de la vie, les problèmes de la destinée et de l'âme."Par cette déclaration, Vilaire prétend apporter une réponse cohérente et systématique aux énigmes de l'âme en particulier, à l'évolution et à la destinée de l'humanité en général. Sur ce, il a évidemment conçu un système d'idées digne d'être appelé une philosophie (philosophie vilairienne), explique le critique Neptune Daniel qui résume ainsi la doctrine de ce dernier sur l'âme: "D'abord fourvoyée, misérable, et s'évertuant à trouver le bonheur partout où il n'est pas, l'âme finit par le trouver dans l'amour du Christ immolé pour elle. Il lui suffit de réaliser, sur le plan de la vie individuelle, la sublime trilogie chrétienne: la Foi, l'Amour et l'Espérance (Pages d'amour, Le Flibustier, L'Homo et les Dix Hommes Noirs).
Fidèle à son programme d'intérêt humain, Etzer Vilaire aborde également le problème de l'évolution et de la destinée de l'humanité. Il présente dans "Conversation d'oiseaux" un diagnostic particulièrement sombre de l'espèce humaine: manque d'union, d'amour et d'idéal; asservissement aux sens, à la bestialité, à la cupidité et à la haine; condamnation irrémédiable aux souffrances, et le tout provoqué par une chute catastrophique. Mais le poète n'est pas pessimiste et sa pensée débouche en fin de compte sur une perspective d'avenir meilleur.
Sous ce rapport, écrit Neptune Daniel, il représente l'humanité sous l'image de l'arbre exposé aux fréquentes perturbations de l'atmosphère, aux variations climatiques, aux intempéries du temps, et qui, d'année en année, s'effueille, languit ou semble dépérir, par suite des rigeurs de l'hiver. Sous l'empire des systèmes nihilistes ou négateurs, l'humanité se désole, s'avilit et paraît condamnée à une ruine inéluctable. Mais, de même que le printemps, ravivant l'action de la sève, garantit la croissance, la résistance, la longévité et la montée de l'arbre, de même l'influence chrétienne, facilitant l'oeuvre de la pensée divine dans la race humaine, protège cette dernière contre les forces désintégrantes, tout en assurant son immortalité et son ascension vers la pleine lumière.
L'humanité a également subi l'influence néfaste d'un certain nombre de systèmes d'opinions qui ont absolument corrompu tout ce qu'il y avait de beau, de bon et de normal dans la race humaine, poursuit le critique. Ainsi, à travers "Les Voix et Terre et Ciel" où la pensée sociale et métaphysique de Vilaire, enrichie et complétée, se précise davantage, ce dernier expose des philosophies représentatives de ces doctrines démoralisatrices qui sont le rationnalisme ou plutôt l'instinctivisme à la Rousseau, le positivisme, le matérialisme, le déterminisme, le nihilisme, l'épicurisme, l'hédonisme et le fatalisme.
Puis, à l'issue de la manifestation de tous ces systèmes qui ont remarquablement contribué à plonger l'humanité dans l'abîme, apparaît la femme enceinte avec la tête auréolée du soleil et les pieds de la lune. C'est le symbole de la pensée divine à l'oeuvre dans la race humaine. C'est une figure empruntée à l'Apocalypse de Saint Jean.
Lorsque toute erreur, tout système d'opinion humaine perd son influence, cette pensée divine est destinée à produire une nouvelle humanité par le moyen de la même merveilleuse formule: la Foi, l'Amour et l'Espérance, conclut l'ancien professeur Neptune Daniel décédé le 3 août 1997.
Lucmane Vieux
lucmanov@yahoo.fr

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=91272&PubDate=2011-04-12

Le palais national en voie de restauration

Des techniciens du Centre national des Equipements (CNE) sont à pied d'oeuvre au palais national dans des travaux de démolition des parties jugées « irrécupérables » de l'immeuble le plus emblématique de Port-au-Prince fortement endommagé par le séisme. « Le palais ne sera pas démoli mais restauré ». Selon Daniel Elie, directeur de l'ISPAN, il s'agit de préserver l'image et le lieu avec toute la charge historique, culturelle et symbolique qu'il charrie.
Haïti: Les travaux de démolition entrepris lundi au palais national ont attiré les curieux. Ces derniers en profitent pour discuter des photos des 19 anciens candidats à la présidence des élections du 28 novembre dernier et des projets de logement du gouvernement sortant accrochés au grillage bordant la pelouse du Palais national.
Tout au cours de la journée, sont également agrippés aux grilles du palais des passants qui observent les techniciens du CNE à pied d'oeuvre dans des travaux de démolition de cet édifice qui a été construit entre 1914 et 1921 par l'architecte haïtien Georges Baussan, endommagé par le séisme du 12 janvier 2010. « My palace is collapse !», disait le chef de l'Etat sortant René Préval, lors de la tragédie.
Selon l'Institut de sauvegarde et du patrimoine national (ISPAN), il ne s'agit pas de la démolition totale de ce patrimoine national historique, mais ce sont les parties de l'édifice jugées irrécupérables ou dangereux qui sont en train d'être démolies. Ce sont là des mesures conservatoires qui ont débuté en avril 2010, phase constituant les préliminaires classiques à tous travaux de restauration.
« Il ne s'agit pas de la démolition du palais. Loin de là. Mais plutôt, comme je l'ai dit avant, d'une phase préparatoire aux travaux de restauration, a précisé M. Daniel Elie. A ce sujet, je rappelle que de multiples consultations ont été faites par l'ISPAN au sujet de cet ambitieux projet de restaurer le Palais national d'Haïti », a ajouté Daniel Elie.
A en croire le responsable de l'ISPAN, l'année dernière, un groupe d'éminents architectes, d'urbanistes, de sociologues et d'historiens haïtiens avaient publié un avis avec de sérieux arguments en faveur de la restauration intégrale du palais national. « Cet avis a reconnu que le Palais national est sans conteste, l'expression la plus achevée d'une grande période de l'Architecture en Haïti et constitue probablement un des plus beaux exemples d'architecture néo-classique transplantée en Amérique, a souligné le patron de l'ISPAN.
Cet avis, poursuit l'ancien ministre de la Culture, signale également que l'édifice possède les trois valeurs définissant un monument historique : une haute signification culturelle, une importante valeur documentaire et historique et une valeur architecturale exceptionnelle. « Pour toutes ces raisons, le palais national mériterait, selon cet avis, largement de rester en place dans la mémoire collective du peuple haïtien. Fort de ces arguments, le groupe a recommandé que le Palais national, une fois restauré, soit maintenu comme siège du Gouvernement de la République », a indiqué Daniel Elie.
Actuellement, le CNE, a précisé le directeur de l'ISPAN, est en train d'effectuer la mise en place de ses engins lourds en vue de procéder à la démolition pure et simple de l'annexe 1, l'ancien mess des officiers de l'Armée d'Haïti construite dans les années 70, et de l'annexe 2, tous deux irrémédiablement endommagés par le séisme du 12 janvier 2010 et ne présentant aucune valeur historique ou symbolique. Le CNE, souligne-t-il, procédera également au cours de cette phase à la démolition des dômes latéraux du Palais également irrécupérables.

Durée de ces travaux ?
L'ISPAN n'est pas encore en mesure de préciser la durée de ces travaux de restauration du Palais qui coûteront quelque 20 millions de gourdes. Des travaux qui ont effectivement débuté le 20 juin dernier. « Les points clés à cette question (durée des travaux) restent les expertises structurelles qui nous manquent encore et, selon leurs résultats, les solutions que nous pouvons apporter. Mais dans le cas spécifique du palais national, il s'agit également et surtout de préserver une image et un lieu. Une image et un lieu symboliques, utiles certes, avec toute la charge historique, culturelle et symbolique qu'il charrie », a répondu Daniel Elie qui convie toute la population à ce grand défi que constitue la restauration du Palais, chef d'oeuvre de l'Architecture haïtienne et monument historique, emblème de la souveraineté de la nation.
Par ailleurs, la reconstruction - restauration pour l'ISPAN - du palais national n'était une priorité ni pour Mirlande Manigat, perdante du second tour de la présidentielle, ni pour le président élu, Michel Martelly. « Présidente de la République, je ferai en sorte qu'on reconstruise le Palais, même si, dans une certaine mesure, ce n'est pas la priorité. Si j'ai à choisir entre donner des maisons aux gens qui vivent sous les tentes et reconstruire le palais, je choisirai de donner des maisons aux gens », avait déclaré l'ex-première dame lors du première anniversaire de commémoration du séisme, le 12 janvier dernier.
« Oui, il faut reconstruire. Mais la priorité est la construction de logis pour les sinistrés qui vivent sous les tentes », avait indiqué, pour sa part, le président élu qui entrera en fonction le 14 mai prochain. Il siègera dans des abris temporaires installés dans la cour de palais national.
Valéry DAUDIER
vdaudier@lenouvelliste.com
Commentaires:
On a envie de dire ouf!.. enfin!
Il drôle et amer en même temps de constater comment on peut ne pas avoir ni le souci ni l'objectivité de l'essentiel. Parmi toutes les images qui ont circulé autour du tremblement de terre, celle du Palais National effondré à demie reflétait réellement et intégralement la situation d'un pays, d'un état, d'une nation à genou.
S'il fallait choisir entre les images montrant des centaines de cadavres étalés à perte de vue et le palais national courbé en attitude de soumission et résignation comme l'image la plus frappante du 12 janvier, je pense que je choisirais sans broncher celle qui met en vedette le siège du gouvernement.
Une chose c'est de pleurer les morts et de déplorer les pertes en vie humaine, autre chose c'est de se dire sur quoi s'appuyer pour rebondir. Un palais National debout aurait voulu dire nous plions mais nous ne rompons point.
Malgré les déconvenues de ceux qui ont occupé la plus haute magistrature de l'Etat, le Palais National représente sans nul doute le symbolisme le plus net et le plus profond de notre fierté haïtienne.
René Préval a eu définitivement tort de ne l'avoir pas compris et de n'avoir pas cherché les fonds et les appuis nécessaires pour ouvrir un chantier autour du palais national.
Donc à la bonne heure ! Et tant pis pour le président élu s'il ne comprend pas qu'il serait un tout autre président s'il devait recuperer ses bureau du PALAIS NATIONAL!

Yvon Neptune a-t-il vendu la mêche?

Yvon Neptune, un des éléphants de Fanmi Lavalas qui s'est dit « exploité », a claqué la porte et remis officiellement sa démission à Jean-Bertrand Aristide, le représentant national. Neptune, sans prendre des gants, a dénoncé le non-respect de la charte du parti, la concentration des pouvoirs entre les mains d'Aristide et les « manipulateurs » déguisés en « apôtres du changement et de l'inclusion de la majorité pauvre ».
Haïti: L'ex-Premier ministre Yvon Neptune n'est plus membre du Parti Fanmi Lavalas (FL). Il a officiellement coupé les ponts dans une correspondance cinglante, sans langue de bois, à l'ex-président Jean-Bertrand Aristide, représentant national du parti, le 29 mars 2011. M. Neptune, revenant sur sa volonté de contribuer à jeter les bases d'une société plus juste,à l'érection d'un État plus humain en rejoignant (Fanmi Lavalas), a confié qu'il a été « exploité ».
« Mes 14 années de promotion de cette rupture ont été, selon Yvon Neptune, exploitées à d'autres fins par ceux qui ne sont mûs que par leurs bas et manipulateurs instincts de pouvoir et d'argent, tout en se faisant passer, dans leur discours, pour des apôtres du changement et de l'inclusion de la majorité pauvre ».
Sans ménager l'ex-président Jean-Bertrand Aristide pour qui il dit n'avoir cependant ni « sentiment d'animosité » ni « rancune », M. Neptune, dans une interview accordée au journal le mardi 12 avril 2011, a indiqué qu'il est inacceptable que tous les pouvoirs soient concentrés entre les mains de ce dernier.
« Jean-Bertrand Aristide centralise tout le pouvoir. Il n'y a pas de démocratie et de respect des normes au sein de Fanmi Lavalas qui fonctionne à l'image de la rue », a indiqué Yvon Neptune. Le ton posé pour égrener ses paroles, M. Neptune a révélé « qu'il a toujours très clairement dit au représentant national que les structures telles que prévues dans la charte doivent être mises en place ».
Créé en 1996, le parti, jusqu'au départ d'Aristide le 29 février 2004, n'a jamais eu de coordination nationale montée par les coordinations départementales telles que prévues dans la charte, a cité M. Neptune.
Fanmi Lavalas a fait des congrès ! « Comment peut-on avoir des congrès sans l'existence d'une coordination nationale coiffée bien sure par le représentant national? », s'est demandé Yvon Neptune.
Neptune un traitre?
 « Évidement que les gens qui m'ont accusé de toutes sortes de choses, incluant d'avoir trahi Jean-Bertrand Aristide en 2004, l'ont fait avec l'assentiment de ce dernier. Jean-Bertrand Aristide envoyait des messages à la fin de chaque année. Il aurait pu dire aux gens d'arrêter de dire cela parce que cela ne va pas faire honneur ni à moi ni à lui », a expliqué M. Neptune, avant d'ajouter que « Jean-Bertrand Aristide sait que ce que ces gens racontent est archi-faux ».
29 février 2004 : démission ou kidnapping de Jean-Bertrand Aristide ?
« Ce n'est pas à moi de le dire », a répondu Yvon Neptune, qui indique en revanche avoir choisi de rester au pays et à la primature par respect pour ses propres convictions et les déclarations faites avant le 29 février 2004. « La note signée par Jean-Bertrand Aristide ne m'avait pas été remise par lui. C'est à lui de dire à qui il a remis cette note et dans quelle situation », a ajouté M. Neptune, qui souligne que « M. Aristide, à part de dire qu'il a été kidnappé, n'a jamais nié avoir signé cette note en créole dans laquelle il dit préférer partir afin d'éviter un bain de sang dans le pays ».
« C'est le président de la Cour de cassation, Me Boniface Alexandre, qui est venu à la primature avec l'enveloppe décachetée contenant la note », a révélé plus loin M.Neptune, qui dit avoir eu une conversation téléphonique avec Jean-Bertrand Aristide au lendemain du 29 février 2004 après son arrivée en République Centrafricaine.

Est-ce que Jean-Bertrand Aristide a été victime d'un coup d'Etat ?
« On peut avoir démission et coup d'Etat en même temps. C'est Jean-Bertrand Aristide qui doit réconcilier la question : coup d'Etat ou démission », a expliqué M. Neptune, qui plaide en faveur de l'établissement de la « vérité historique » dans ce dossier. « Je ne peux pas mentir. Je suis comme ça », a-t-il indiqué en confiant par ailleurs qu'il n'a absolument aucun regret d'avoir fait l'expérience de ces 14 dernières années l'ayant conduit à la primature (2002-2004), à la présidence du sénat et de l'Assemblée nationale et en prison.
« Ce sont les expériences qui m'ont formé et me forment aujourd'hui. Je ne peux pas avoir de regret », a-t-il dit, philosophe, en évoquant son avenir politique : « Je considère que toutes les activités que je mène en tant qu'être humain et en tant que citoyen ont un contenu politique, à un niveau ou à un autre (...) Mon avenir, c'est ce que je fais tous les jours », a ajouté cet architecte né à Cavaillon le 8 novembre 1946, candidat malheureux à l'élection présidentielle du 28 novembre 2010 sous la bannière du Parti Ayisyen pou ayiti.
M. Neptune a remis sa démission officiellement moins d'un mois après le retour de l'ex-président et représentant national de Fanmi Lavalas, Jean-Bertrand Aristide, le 18 mars 2011. « En 1804, la Révolution haïtienne a marqué la fin de l'esclavage. Aujourd'hui, nous le peuple haïtien, marquons la fin de l'exil, des coups d'Etat », avait indique Aristide. L'ex-prêtre de Saint-Jean Bosco - qui s'est enfermé depuis dans un total mutisme - avait soutenu qu'il faut, dans ce pays rongé par une misère amplifiée depuis son départ, « faire la transition pacifique de l'exclusion à l'inclusion sociale ». « Le problème, c'est l'exclusion. La solution, c'est l'inclusion », avait-il dit.
La démission et le grand déballage de M. Yvon Neptune permettront-ils d'établir la vérité historique sur les évènements du 29 février 2004 ? L'avenir de nouveaux faits le diront...
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=91287&PubDate=2011-04-12

lundi 11 avril 2011

Les collégiens courent au profit des jeunes Haïtiens - Lanrodec

vendredi 08 avril 2011
À l'occasion du centenaire de l'Union gymnastique et sportive de l'enseignement libre supérieur et secondaire (Ugsel), les élèves du collège Jean-Bosco de Coat-an-Doc'h participaient, mardi, à une course d'endurance au profit de jeunes Haïtiens, en partenariat avec l'association SOS Haïti (association regroupant plusieurs écoles salésiennes de France). « Nous souhaitons aider la population haïtienne durement éprouvée. Les établissements salésiens que nous parrainons ont été particulièrement touchés par le séisme de janvier 2010. La reconstruction est en route mais nécessite d'énormes moyens financiers. »
Cette année, l'action se fait aussi en partenariat avec les Anciens de Don Bosco, qui ont monté un projet orienté vers trois priorités : « L'achat de fournitures scolaires, l'aide au fonctionnement d'une boulangerie qui permet de nourrir les 40 000 enfants scolarisés, la participation à la construction de l'école Notre-Dame de Lourdes, dans le bidonville de la Cité Soleil. »
Chaque enfant a trouvé des parrains qui s'associent à cet élan de solidarité, en versant un minimum de 0,50 € par kilomètre parcouru par le collégien, pour un maximum possible de dix kilomètres. 500 € ont été récoltés. Ils serviront l'achat de farine pour alimenter la boulangerie qui nourrit 20 000 jeunes haïtiens, chaque jour, dans les écoles salésiennes de Port-au-Prince
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Les-collegiens-courent-au-profit-des-jeunes-Haitiens-_22116-avd-20110408-60235912_actuLocale.Htm

Le président-élu haïtien, Michel Martelly, s'engage à ouvrir une nouvelle ère pour le pays

Le président haïtien élu et chanteur populaire, Michel Martelly, a déclaré mardi que le pays insulaire des Caraïbes était entré dans une nouvelle ère.

"Les choses vont changer. Car ceux qui souffrent au corps et à l'âme pourront avoir leur esprit renouvelé", a indiqué M. Martelly, lors de sa première conférence de presse, tenue après avoir été déclaré vainqueur lundi du second tour de la présidentielle par le Conseil électoral provisoire (CEP).
Selon les résultats préliminaires du dépouillement des suffrages publiés par le CEP, M. Martelly a remporté 67,57% des voix, battant son adversaire, l'ex-première dame Mirlande Manigat.
"Peuple d'Haïti, je m'engage à ouvrir une nouvelle vie pour vous tous. [Mais], un seul homme ne peut pas changer Haïti", a souligné M. Martelly.
Après l'annonce du CEP, des milliers d'Haïtiens de toutes les couches sociales ont afflué vers les rues de Port-au-Prince, la capitale haïtienne, pour fêter la victoire de M. Martelly. Les célébrations se sont rapidement étendues à des villes moins importantes à travers tout le pays.
L'ambassade américaine en Haïti a publié un communiqué louant le comportement civilisé de la population haïtienne et appelant tous les politiciens du pays à résoudre leurs désaccords de manière pacifique via les autorités électorales.
"Les Etats-Unis considèrent que la publication des résultats préliminaires du second tour de l'élection constitue une nouvelle phase importante pour la population haïtienne qui avance dans la reconstruction de son pays", a indiqué l'ambassade.
M. Martelly, qui avait émigré aux Etats-Unis, était chanteur auparavant, avant de décider de retourner en Haïti pour prendre part à la course présidentielle.
Le CEP doit annoncer les résultats définitifs de l'élection présidentielle le 16 avril et le nouveau président doit entrer en fonctions en mai.
http://french.cri.cn/621/2011/04/06/301s241689.htm

« Je veux professer le droit que j'ai étudié »

Après cinq mois passés à tous les étages du tribunal de grande instance d'Auch, Amendo Alexis repartira exercer en Haïti, où il veut contribuer à la reconstruction du pays.
Amendo Alexis a de la suite dans les idées. Et la ténacité qui va avec. Il en faut pour quitter son pays et sa femme sur le point d'accoucher. Un sacrifice qu'il concède sobrement d'un « c'est dur » tandis qu'il cherche sur son ordinateur des photos de la petite Ruth-Ardjine, née le 16 octobre dernier à Haïti, tandis que son papa planchait sur les bancs de l'École normale de la magistrature de Bordeaux. Depuis le mois de février, c'en est fini de la formation théorique et c'est désormais en écumant tous les services du tribunal de grande instance d'Auch que le jeune homme termine son cursus.

Après avoir été au parquet pendant cinq semaines, il est désormais assis derrière les juges lors des audiences. Il ira ensuite à l'instance, séjournera avec le juge des enfants et terminera par le bureau du juge d'instruction. Le 24 juin, ce jeune Haïtien de 30 ans quittera Auch pour Bordeaux, la remise des diplômes et le départ, enfin, pour Haïti où il va désormais pouvoir faire ce qu'il a toujours souhaité malgré un détour de deux ans aux douanes où il était inspecteur : « J'ai toujours eu l'idée de professer le droit que j'avais étudié. »
Une fois son diplôme en poche, Amendo Alexis a très envie de représenter le ministère public, « mais à Haïti, le statut de parquetier est très précaire. On peut être révoqué à tout moment, alors qu'au siège, les juges ont des mandats de sept ans renouvelables ». Le jeune homme a donc décidé de tout faire pour « être un très bon parquetier » et se mettre à l'abri d'une éviction subite.
S'il estime être capable de « ne pas se perdre dans Auch », Alexis Amendo n'a guère le temps de flâner. Quand il est n'est pas dans son bureau du palais de justice, entouré de ses livres de droit ou en audience, il est chez lui, dans le petit appartement qu'il loue, en train de réviser ou de se préparer un plat haïtien. « Dans les premiers temps, j'étais logé à l'hôtel, je ne pouvais pas me faire à manger et j'allais donc au restaurant tout le temps. Ce n'est pas que je n'apprécie pas la gastronomie française, mais cela me coûtait cher. Maintenant que je suis en location, je peux me mitonner des plats haïtiens ! » Amendo Alexis a d'ailleurs ses adresses et fait régulièrement le plein d'ignames, de patates douces et de bananes chez l'épicier antillais de la rue de Metz.
Plus répressifs en Haïti
Mais toutes les madeleines de Proust à la sauce haïtienne ne compensent pas le mal du pays, l'envie de voir et de toucher enfin les joues rebondies de sa petite fille et de participer à la reconstruction de son pays. Amendo Alexis en est convaincu, celle-ci doit passer par la justice. « Imaginons qu'il y ait des fonds disponibles pour réaliser des travaux d'infrastructure et que ces fonds soient détournés… Quel est le recours ? C'est la justice ! » triomphe le jeune homme.
Après quelques semaines passées à arpenter les couloirs du tribunal d'Auch et quelques mois à l'École normale de la magistrature de Bordeaux, que pense le jeune Haïtien de la justice française ? « Le système de droit romano-germanique est le même que le nôtre. Mais la loi française est beaucoup plus avancée. En revanche, nous sommes beaucoup plus répressifs que vous. » Et le magistrat stagiaire de prendre pour exemple les six mois de prison assortis du sursis auxquels a été condamné un ex-conjoint violent jeudi dernier lors d'une comparution immédiate (lire « Sud Ouest » du 8 avril). « En Haïti, le parquet aurait très bien pu requérir trois ou quatre ans de prison ! Les dix-neuf autres élèves de l'ENM d'Haïti qui sont venus finir leur cursus en France et moi-même, sommes toujours étonnés de vous entendre demander du sursis avec mise à l'épreuve pour des choses horribles et de voir les prévenus repartir tranquillement chez eux, libres. »

Martelly : " I have a dream"

Le nouveau président haïtien, Michel Martelly a un rêve, il voudrait voir son pays sortir de la liste des pays du tiers monde. Pour cela il est conscient qu’il va falloir maintenant un enchainement de bonnes choses.
[ lundi 11 avril 2011 à 00:05:00
DOMactu.com
Par Julien Mercier ]
Faire sortir Haïti du tiers monde pour en faire une "success story" des Caraïbes, telle est l’ambition de Michel Martelly.
Le président fraichement élu à la tête du pays le plus pauvre du continent américain espère avec «ses talents de communicant être en mesure d'inspirer la population pour la guider sur la bonne voie.»
"Sweet Micky", aimerait dès le premier jour de son mandat, en mai, changer l’image d’Haïti, pays de misère, de malédiction et dépendant de l'aide extérieure. Il voudrait donner une nouvelle image à Haïti mais également de Haïti.
Le successeur de René Préval compte bien exploiter les nombreuses richesses de son pays tant intellectuelles qu’en termes de matière première pour redonner confiance à son peuple et à la communauté internationale.
Ayant commencé au bas de l’échelle quand il était chanteur, il a pu un à un franchir les marches qui le séparaient du succès pour devenir aujourd’hui un homme riche grâce à la musique, il souhait en faire autant avec son pays.
Haïti doit s’ouvrir aux investisseurs qui ont des projets viables, des investissements qui à terme créeront des emplois pérennes sur l’île.
Autant dire que la tâche ne sera pas simple pour un pays qui fait parti des plus pauvres du monde, et qui a toujours dépendu de l'aide d'organisations non gouvernementales.
Julien Mercier - DOMactu.com

Haiti: Joseph Michel Martelly élu président

Port-au-Prince- CCN (AHP) - Le nouveau président élu d’Haïti Joseph Michel Martelly, qui a été proclamé vainqueur du second tour de la présidentielle haïtienne avec 67.57% des voix contre 31.74% pour Mirlande H. Manigat, a redit mardi sa volonté de travailler avec tous les secteurs en vue de la reconstruction du pays.
Haïti doit être reconstruit, sa démocratie renforcée, a indiqué Michel Martelly, réaffirmant sa volonté d’être le fer de lance du « changement » récemment voté. Le peuple veut et a voté pour un changement dans les pratiques politiques, dans les choix économiques et dans l’organisation de la société, a-t-il poursuivi, ajoutant que son administration saura accomplir la mission qui lui est confiée.

Martelly a fait savoir qu'il est le président de tous les Haïtiens. Ma présidence sera la gardienne des institutions et de leur bon fonctionnement et cela dans le but de réaliser les promesses que j’ai faites durant la campagne, a promis Michel Martelly, plaidant une fois de plus en faveur de l’éducation, de la santé et de la justice pour tous.
Je suis a la fois ému et fier d’être appelé au service du pays, a dit Michel Martelly qui affirme avoir beaucoup de respect pour l’équipe de Mirlande H. Manigat qui comme la sienne, a-t-il dit, veut un meilleur avenir pour Haïti.
Répondant a un journaliste qui lui demandait s’il comptait intégrer son ancienne rivale dans son administration, Michel Martelly a répondu : « Mon administration va prioriser la compétence. Ceux qui veulent apporter leur contribution doivent en faire la demande, une demande qui sera examinée non en fonction d’une participation antérieure de l’intéressé aux élections ».
Michel Martelly a salué le travail du CEP qui, dit-il, a respecté le choix du peuple.
Le président élu a par ailleurs exprimé sa volonté de travailler avec le Parlement, la communauté internationale et la diaspora pour remettre le pays sur les rails du développement.
Avec le parlement, il affirme que les relations que l’exécutif compte développer seront ce qu’elles doivent être c’est-a-dire, respectueuses, harmonieuses, non conflictuelles pour le bien-être du pays.
Pour ce qui est de la diaspora, leurs membres doivent se sentir fiers d’investir, de travailler et de vivre dans le pays, a dit Michel Martelly qui rappelle cependant, l’idée que, pour être président, il faut avoir vécu en Haïti au moins les 5 années précédant sa candidature.
http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-3461.html

La doyenne du monde célèbre ses 115 ans à Montréal

Cicilia Laurent, actuelle doyenne du monde, a célébré ses 115 ans à Montréal dimanche Née le 31 janvier 1896, elle a vécu une grande partie de l'histoire moderne JONATHAN NAEGELE, MÉTRO

La femme la plus âgée du monde, Cicilia Laurent, a eu 115 ans le 31 janvier dernier et a célébré cet anniversaire, dimanche, au restaurant La Molisana à Ahuntsic.
D'origine haïtienne, la doyenne a survécu au tremblement de terre qui a secoué l'île en janvier 2010. Elle est arrivée au Canada un mois plus tard grâce à l'appui de la députée de Laval-Les Îles, Raymonde Folco, selon sa belle petite-fille, Marie Lorna Pierre.
«Sa maison a entièrement été détruite, a-t-elle raconté. C'est grâce à ces circonstances que Cicilia a pu immigrer ici. Maintenant elle veut rester au Québec, mais elle aimerait aussi que sa maison soit reconstruite pour pouvoir y retourner un jour.»
Lors d'une courte allocution, en créole, Mme Laurent a tenu à exprimer son soutien aux membres de sa famille restés en Haïti et à ses compatriotes. «Je prie pour eux tous les jours», a-t-elle ajouté.
C'est d'ailleurs de sa foi, et surtout de sa joie de vivre et de son rire contagieux que Cicilia Laurent tiendrait sa longévité, a confié Marie Lorna Pierre. Dans une lettre adressée à la doyenne, le premier ministre Jean Charest a salué sa «vitalité» et sa «sagesse» exemplaires.
L'évènement était aussi l'occasion d'une collecte de fonds au profit du Centre d'aide pour le développement des jeunes et des personnes âgées (CADJ). Une partie des dons a permis d'offrir un fauteuil roulant à Mme Laurent.
«On est toujours à la recherche de fonds pour que les personnes âgées n'attendent pas six mois avant de pouvoir recevoir des équipements adaptés, comme Cicilia, a soutenu Ronald Chery, président du CADJ.»
Un exemple à suivre
Cicilia Laurent fera prochainement le tour des centres pour personnes âgées de Montréal. «Cette tournée a pour but d'encourager les aînés à vivre mieux, en prenant exemple sur elle», a expliqué Ronald Chery, président du CADJ.

http://www.journalmetro.com/linfo/article/828660--la-doyenne-du-monde-celebre-ses-115-ans-a-montreal
Publié: 11 avril 2011 13:55
Mis à jour: 11 avril 2011 14:05
PORT AU PRINCE, Haiti - De plus en plus d'Haïtiens quittent les camps insalubres et surpeuplés qui ont été érigés après le séisme de l'an dernier; certains sont attirés par les promesses financières du gouvernement, d'autres sont expulsés par des propriétaires exaspérés.
Mais d'autres pourraient être chassés même s'ils n'ont aucune alternative viable, à quelques jours seulement du début de la saison des pluies en mai, a prévenu la semaine dernière l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).
La population des camps a déjà chuté de plus de la moitié, à 680 000 habitants, a ajouté l'OIM, même si aucun nouveau logement n'a été construit et que seules de rares réparations ont été apportées à ceux endommagés par le tremblement de terre de janvier 2010.
Près des deux tiers de ceux qui ont quitté les camps sont rentrés dans leurs anciens quartiers, mais moins de la moitié de ceux-ci y retrouveront des demeures intactes. Plusieurs habiteront des maisons nécessitant des réparations ou encore des abris de fortune érigés sur leurs propriétés. D'autres se sont trouvés de nouveaux logements, habitent chez des proches ou prennent l'initiative de créer de nouveaux camps.
«Nous sommes revenus à la maison parce que nous n'avions pas d'autre choix, a dit François-Joseph Ifanord, un homme de 62 ans, qui affirme que des gardiens de sécurité l'ont expulsé d'un club privé où lui et 30 autres familles habitaient sous des abris de fortune. Maintenant nous survivons au jour le jour.»
Les groupes humanitaires affirment que des dizaines de propriétaires ont chassé les réfugiés qui s'entassaient dans des cours d'école ou des centres commerciaux. L'OIM précise que le quart des habitants des camps restants font l'objet de pressions pour quitter, un taux d'expulsion qui dépasse largement la capacité des responsables haïtiens et humanitaires à développer de nouveaux logements.
Les autorités gouvernementales continuent néanmoins leur campagne pour faire disparaître ces camps, le symbole le plus visible de la misère qui prévaut toujours à Port-au-Prince. Des centaines de personnes ont ainsi replié tentes et toiles sur la place Saint-Pierre, à Pétionville, après avoir reçu 500 $ US — l'équivalent du salaire annuel d'un Haïtien moyen — du gouvernement.
Si les chèques ont eu l'effet désiré, les travailleurs humanitaires affirment que ces tactiques risquent de chasser les réfugiés vers d'autres camps, des ravins périlleux ou des maisons endommagées par le séisme.
«On ne peut appuyer ce genre de politique, a dit Luca Dall'oglio, le chef de mission de l'OIM. Le retour doit être planifié. Il faut travailler sur les zones de retour, pas seulement sur les camps.»
Les secouristes craignent que les demeures endommagées ne s'écroulent sous l'assaut d'ouragans, de pluies diluviennes ou de nouveaux séismes.
La capacité à reloger les réfugiés est freinée par une pénurie de terrains et de logements, l'incertitude qui entoure certains titres fonciers et l'explosion du coût de la vie. De plus, certains sinistrés préfèrent rester dans les camps plutôt que rentrer, puisqu'ils y ont accès à des logements sans frais, des soins médicaux, de l'eau potable et une éducation gratuite — des services rarements offerts par le 
gouvernement avant le séisme.

vendredi 8 avril 2011

La Commission Intérimaire prêt à entamer une nouvelle étape

Le co-président de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH), Jean Max Bellerive, a donné hier le coup d'envoi d'une réunion de cet organisme autour du thème " Accélérer le progrès à travers l'atteinte des objectifs de la reconstruction". Au cours de deux journées de travail les membres du Conseil d'administration évalueront le travail de la commission intérimaire et dégageront des perspectives. Dans l'intervalle une rencontre avec le président élu, Michel Martelly est au programme. Les membres de la commission intérimaire veulent savoir si le prochain chef d'Etat est déterminé à proroger le mandat de l'organisme qui arrive à terme le 21 0ctobre 2011. Le Premier Ministre Bellerive assure que ces rencontres permettront de faire le bilan de l'action de la commission intérimaire.
Le bilan n'est pas négatif, a martelé M. Bellerive qui attire l'attention sur la nécessité de passer à une nouvelle étape puisque le pays se trouve à un tournant de son histoire. Les membres de la CIRH veulent réaliser un projet conçu par et pour les haïtiens, a précisé le Premier Ministre haïtien faisant remarquer que le renforcement des institutions reste l'une des priorités de cet organisme.
Les membres du conseil d'administration de la CIRH veulent analyser les différentes options pour un plan de sortie au terme des 18 mois de l'état d'urgence. Trois options sont possibles selon M. Bellerive, disparition complète ou reconduction avec un mandat transformé ou encore formation de l'agence de développement. Il soutient que la CIRH doit proposer une alternative au prochain gouvernement.
L'évaluation permettra d'identifier les déficiences et les besoins spécifiques de chaque grand ministère. Des propositions concrètes seront ensuite adressées aux différents partenaires, l'Etat haïtien, les donateurs et la CIRH.
L'expert indépendant de l'ONU sur la situation des droits de l'homme en Haïti, Michel Forst a participé à la première journée de cette rencontre de la CIRH.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18989

Haiti-Reconstruction : Faut-il réorienter la CIRH ?

 P-au-P., 08 avril 2011 [AlterPresse] --- Le gouvernement sortant plaide en faveur du renforcement de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haiti (CIRH) et de l’harmonisation des plans de l’organisme avec ceux de l’État en vue de la réussite des actions envisagée.
 Le directeur général adjoint du Ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE), Wilner Valcin, estime que la CIRH doit prendre en compte les objectifs fixés dans le Document stratégique national pour la croissance et de la réduction de la pauvreté (DSNCRP).
Le fonctionnaire, qui intervenait jeudi 7 avril, à l’ouverture de la réunion plénière de deux jours de la CIRH, appelle à prendre en compte des facteurs de développement dans le cadre de reconstruction du pays.
« Dans le cadre de la mise en œuvre des projets de la CIRH, il faut tenir compte du renforcement des capacités des institutions étatiques, déjà définis clairement à travers douze points dans le DSNCRP, si l’on veut qu’Haïti soit un pays émergeant dans les prochaines années », souligne Wilner Valcin.
Le directeur général adjoint du MPCE met aussi l’accent sur la « nécessité » de déconcentrer les activités du gouvernement pour diminuer la vulnérabilité aux catastrophes naturelles et arrêter la surconcentration des activités à Port-au-Prince au bénéfice d’un meilleur équilibre économique et social.
Intervenant également durant la première journée de la réunion de la CIRH, l’expert indépendant des Nations Unies pour les droits humains, Michel Forst insiste sur l’obligation qu’ont les dirigeants de travailler pour le respect des droits (civils et politiques) de tous les citoyens haïtiens.
Selon Michel Forst, qui prône la mise en application du concept « approche par les droits », la reconstruction du pays doit aussi passer par le respect des droits des citoyens.
Au cours de cette réunion de deux jours de la CIRH, plusieurs thèmes sont à l’ordre du jour, dont : enlèvement des débris, agriculture et sécurité alimentaire, énergie, éducation, santé, gestion des catastrophes, eau et assainissement et logement. 

Préval propose un débat sur l'efficacité de l'ONU en Haïti

Dans son discours par devant le conseil de sécurité de l'ONU, le chef de l'Etat haïtien, René Préval a jeté un pavé dans la marre en attirant l'attention sur la nécessité de réévaluer l'action de l'ONU dans son pays. Il estime que ce débat est nécessaire d'autant plus que des missions militaires sont présentes depuis 18 ans dans ce pays non confronté à un conflit armé.
M. Préval a proposé aux membres du Conseil de sécurité, un débat sur l'efficacité de l'intervention de l'ONU en Haïti depuis 1993. Il a rappelé que l'instabilité en Haïti était principalement due au sous-développement, soit, en d'autres termes, à l'insatisfaction des droits socioéconomiques les plus élémentaires de la population. Les chars, les blindés et les militaires auraient dû céder la place aux bulldozers et aux ingénieurs, à davantage d'instructeurs de police et d'experts en appui à la justice et au système judiciaire et pénitentiaire, a fait valoir le chef de l'Etat.
La dissuasion militaire n'est qu'un des aspects de la quête de stabilité, mais elle ne saurait se confondre avec elle, a-t-il dit. La stabilité ne sera conquise que par les Haïtiens eux-mêmes, avec la solidarité de la communauté internationale qui pourra les accompagner dans l'édification des institutions spécialisées indispensables à l'état de droit.
Par ailleurs, le Président Préval a invité le prochain gouvernement à pratiquer une gouvernance d'apaisement, d'ouverture, d'inclusion, de dialogue, de respect des droits d'association et d'expression. Il a souhaité que l'opposition adopte une attitude positive et de collaboration avec les nouveaux élus. Dans le même temps il exhorte la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH) à plus de célérité et d'efficacité.
LLM / radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18986
Commentaires:
On ne reprochera certainement pas au président Preval de n'avoir pas essayer de changer les contours de la mission de l'ONU. Il avait déjà de mandé par le passé de changer MINUSTAH en MINUSDAH!
Il n'est pas le seul à être convaincu que les militaires ne sont en principe d'aucune utilité pour un pays qui ne connait pas de conflit. Le représentant de l'OEA en Haïti avait fait le même constat et il a été limogé!

Haïti: Manigat ne contestera pas les résultats

THE ASSOCIATED PRESS
Publié: 08 avril 2011 13:43
PORT AU PRINCE, Haiti - La candidate qui aurait pris le deuxième rang lors de la présidentielle haïtienne du 20 mars, l'ancienne première dame Mirlande Manigat, a fait savoir vendredi qu'elle n'entend pas contester les résultats préliminaires qui accordent une confortable avance à son rival, le chanteur populaire Michel «Sweet Micky» Martelly.
Le porte-parole de Mme Manigat, Jean-Junior Joseph, a indiqué qu'elle doute de l'exactitude des résultats préliminaires qui ne lui accordent que 32 pour cent des voix, mais elle n'entend pas contester le tout auprès du conseil électoral.
M. Joseph n'a pas précisé pourquoi la campagne de Mme Manigat croit que ces résultats sont inexacts. Il a aussi refusé de dire pourquoi la candidate ne contestera pas les chiffres.
Les résultats préliminaires accordent 68 pour cent des voix à M. Martelly. Les résultats définitifs sont attendus le 16 avril.

jeudi 31 mars 2011

Martelly annonce sa victoire avec 69,74% des suffrages, Mulet appelle à la patience

Haïti: Michel Martelly a annoncé jeudi matin sa victoire aux élections du 20 mars avec 69,74% des voix exprimées. L'ancien chanteur s'est autoproclamé président élu de la République d'Haïti à partir d'une communication sur son compte twitter émise vers dix heures du matin ce jeudi quelques heures avant une conférence de presse de son équipe de campagne.
Sans opiner sur les statistiques avancées par Michel Martelly, Edmond Mulet, interrogé par Le Nouvelliste au téléphone alors qu'il visite le site ou sont érigés les nouveaux bâtiments du parlement qui accueilleront l'investiture du prochain président élu a appelé toutes les parties engagées dans le processus électoral à la patience. « Ce n'est qu'une attente de trois jours, les résultats officiels vont être proclamés. »
« Il ne faut pas tomber dans la précipitation, il faut attendre les résultats officiels, on peut tous patienter et attendre les résultats officiels du Conseil électoral provisoire », insiste Mulet. Le représentant du Secrétaire général des Nations unies en Haïti se veut rassurant : « ce qui se passe au Centre de tabulation des votes est un processus rigoureux et sérieux, attendons les résultats officiels ».
Dans sa communication sur Twitter Martelly a dit : « Vre rezilta eleksyon prezidansyel yo daprè pwosè vèbal yo, montre Martelly prezidan Ayiti ak 69,74%. An nou tann pou nou we sa KEP a ap di » (d'après les procès-verbaux, les vrais résultats de l'élection présidentielle montrent que Martelly est président avec 69,74% des voix. Nous attendons de voir ce que le Conseil Electoral Provisoire va publier).
Le message provient du compte presidentmicky que le candidat alimente depuis le début de la campagne électoral sur ce réseau social.
Carel Pèdre, animateur de radio et gourou des réseaux sociaux en Haïti qui a l'habitude d'échanger avec Michel Martelly par ces canaux a confirmé au Nouvelliste que « l'annonce est bien de Martelly » et que « le compte est opéré par le candidat lui-même » comme cela est de coutume sur le réseau social twitter.
Cette revendication de la victoire tombe deux jours après que le Conseil Electoral ait décidé du report au 4 avril de la proclamation des résultats préliminaires prévue pour le 31 mars et coïncide avec l'annonce le jeudi 31 mars que tous les procès-verbaux des votes pour la présidentielles ont été traités au Centre de tabulation des votes.
C'est la première fois que l'un des deux candidats engagés dans la course pour la présidentielle se déclare vainqueur en avançant des pourcentages.
Les avocats et l'équipe de campagne du candidat de Repons Peyzan donnent une conférence de presse à une heure trente cet après-midi au Plaza Hotel au centre de Port-au-Prince.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90846&PubDate=2011-03-31

mercredi 30 mars 2011

Haiti-Élections : La Coalition d’observation électorale demande au CEP de s’expliquer sur les 18 % de procès verbaux écartés

P-au-P., 29 mars 2011 [AlterPresse]--- La Coalition d’observation électorale, qui regroupe les organismes haïtiens ayant pris par à l’observation du second tour des élections présidentielles et législatives du 20 mars dernier, demandent au Conseil Électoral Provisoire (CEP) de faire le point sur les18% de procès verbaux écartés au niveau du Centre de Tabulation des Votes (CTV). « Le CEP doit fournir des précisions, avant la publication des résultats préliminaires, sur 18 % des procès verbaux mis à l’écart », déclare Rosny Desroches, directeur exécutif de l’Initiative de la Société Civile (ISC), lors d’une conférence de presse de la Coalition d’observation électorale.
Suivant les informations disponibles, ces procès verbaux qui seraient entachés d’irrégularités proviennent surtout des régions de l’Artibonite et de l’Ouest et ne seront pas pris en compte dans les résultats préliminaires.
Depuis la tenue du 2e tour des présidentielles et législatives, 55 % des procès verbaux disponibles sont déjà traités.
Cependant 5 % de ces documents demeurent encore en dehors du système, n’ayant toujours pas été acheminés au Centre de Tabulation.
« Nous ne sommes pas satisfaits du déroulement du processus de traitement des procès verbaux, car le Cep ne fournit pas assez d’explication sur l’avancement du processus », s’insurge Desroches.
Le directeur exécutif du Centre national d’observation des élections (CNO), Noel Laguerre abonde dans le même sens. « Pour éviter toute forme de diversion, le CEP doit apporter des éclaircissements non seulement sur le processus de comptage des votes au Centre de Tabulation mais aussi sur tout le vote », déclare-t-il.
En plus d’appeler le Cep à fournir des précisions sur l’avancement du processus de comptage des votes, Noel Laguerre et Rosny Desroches appellent les membres de l’institution électorale à respecter la date d’échéance de la publication des résultats préliminaires afin de calmer les esprits.
Mais en fin d’après-midi le CEP a annoncé que la publication des résultats partiels a été reportée au 4 avril en raison de dispositions prises face à « un niveau élevé de fraudes et d’irrégularités de diverses natures » qui a été décelé lors de la tabulation des votes.
Ces dispositions qui « se sont avérées nécessaires pour la fiabilité des résultats ont malheureusement affecté le rythme de travail du Centre de Tabulation, lequel n’est plus en mesure de produire son rapport à la date initialement prévue », indique le CEP dans un communiqué.
Pour éviter de nouvelles perturbations après les résultats du 2e tour du scrutin, les organismes haïtiens d’observation invitent les acteurs impliqués dans le processus, entre autres le Cep et les candidats, à faire preuve de maturité et de responsabilité dans la prise des décisions.
« Au Conseil électoral provisoire, nous recommandons de respecter les normes établies préalablement et de fournir à la population le maximum d’information possible sur l’avancement du processus, et aux candidats, nous disons de respecter les résultats finaux, car il faut qu’il y ait un perdant », déclare la Coalition d’observation électorale. [sfd gp apr 29/03/2011 16 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10836

HAITI: REPORT DE LA PUBLICATION DES RESULTAS DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES

La publication des résultats du deuxième tour de l'élection présidentielle haïtienne a été reportée mardi par le Conseil Électoral Provisoire (CEP).
Selon le site Haïti Libre, relayant un communiqué officiel du CEP, la publication des résultats préliminaires a été reportée au lundi 4 avril 2011.
«Le Conseil électoral provisoire (CEP) informe la population qu'un niveau élevé de fraudes et d'irrégularités de diverses natures a été décelé lors de la tabulation des votes», explique-t-on.
Initialement, les résultats préliminaires du second tour du 20 mars dernier devaient être publiés le 31 mars. À l'issu du premier tour du 28 novembre denier, Michel Martelly et Mirlande Manigat se sont affrontés au deuxième tour.
par Stéphane Waffo
http://www.branchez-vous.com/info/actualite/2011/03/haiti_report_des_resultats_de.html

Haïti: l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier quitte l'hôpital

PORT-AU-PRINCE - L'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier a quitté mardi l'hôpital de Port-au-Prince où il avait été admis il y a une semaine pour des problèmes de santé, a indiqué à l'AFP sa compagne Véronique Roy. "Oui, il (M. Duvalier) va rentrer chez lui, il va beaucoup mieux", a-t-elle déclaré.
Cependant, un proche de l'ancien dictateur a estimé sous couvert de l'anonymat que celui-ci était toujours souffrant: "Il est très malade, mais je ne saurais vous expliquer (pourquoi). Il rentre, parce qu'à la maison il pourra recevoir la visite de ses proches".
Des partisans de l'ancien dictateur âgé de 59 ans avaient campé par solidarité devant le centre de santé privé dans lequel il avait été admis il y a une semaine. Mardi, ils étaient plusieurs centaines devant l'établissement pour sa sortie, a constaté un photographe de l'AFP.
Revenu en Haïti le 16 janvier après 25 années d'exil en France, Jean-Claude Duvalier, dit "Baby doc", est poursuivi par la justice haïtienne pour corruption et détournements de fonds, tandis que plusieurs plaintes pour crimes contre l'humanité ont été déposées contre lui par d'anciens opposants à son régime.
Un juge d'instruction a délivré la semaine dernière une "ordonnance d'assignation à résidence" contre M. Duvalier, qui lui interdit de quitter la capitale.
Cette décision est contestée par ses avocats, qui ont fait appel. "M. Duvalier doit pouvoir se déplacer normalement, cette décision est arbitraire", a déclaré Me Reynold Georges.
http://www.romandie.com/infos/news2/110329160137.phvjycjv.asp

lundi 28 mars 2011

Haiti : le Général Luiz Eduardo Ramos aux commandes de la Minustah

Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies (ONU), a nommé hier, le Général Luiz Eduardo Ramos Pereira comme Commandant de la Force de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d'Haïti (Minustah). Il remplacera le Général Brésilien Luiz Guilherme Paul Cruz, dont le mandat en tant que commandant de la Minustah se termine le 31 de ce mois. Par Julien Mercier ]
Entré dans l'armée brésilienne en janvier 1976, le Général Luiz Ramos a eu une carrière distinguée, occupant de nombreux postes à responsabilités. Parvenu au grade de colonel, il a été nommé Commandant adjoint à la brigade aéroportée de Rio de Janeiro, entre 2007 et 2009.
Après avoir été promu au rang de général de division, il a pris la tête de la huitième Brigade d’infanterie légère à Rio Grande Do Sul (état méridional du Brésil), en 2010 et 2011.
Il a une expérience considérable du commandement et de l’encadrement de troupes au sein de l’armée brésilienne, ainsi que comme instructeur à l’Académie militaire du Brésil.
D’octobre 1992 à octobre 1993, il était observateur militaire des Nations Unies au sein du Commandement de la Force en Bosnie-Herzégovine. De juin 2005 à juin 2007, il était attaché militaire à l’Ambassade du Brésil à Tel-Aviv, en Israël.
La mission de l'ONU en Haïti, la Minustah, a un effectif de 8742 soldats, dont 2187 Brésiliens. Le Brésil commande d'ailleurs les troupes de la Minustah depuis 2004, année du départ en exile du Président Aristide, revenu le 18 mars.
Julien Mercier - DOMactu.com
http://www.domactu.com/actualite/13251942709747/guadeloupe-haiti-le-general-luiz-eduardo-ramos-aux-commandes-de-la-minustah/

dimanche 27 mars 2011

PARTIR SANS VOUS

Partir sur l’élan vague et eternel
Des sens en folie
Des sensations givrées

Envoûtée par les effluves acerbes
De l’euphorie de l’extase
D’une simple ouverture blindée de portes
Sur ce spectre vif,
Néant atone longtemps rêvé

Et la plaie béante
Initiatrice habile de désintégration
S’insinue avec malices
Dans le sillon des cicatrices
S’efface dans l’antre hardi
De la chair en décomposition
Les entailles se refermant
A tombeaux ouverts

La peur s’estompe
L’angoisse s’étiole
Et se dissout l’amertume
Dans l’immensité obscure
Rythmée d’épaississements burlesques
Des instants infinis

Et le merveilleux s’ellipse
L’imaginaire se fond
L’essence se fendille
En milles éclats mornes
De fierté devenue dérisions

L’âme, le sens des désirs
S’enlisant dans le sillage ovale
Du mirage hyperbolique
Sur les  contours du dernier souffle
Au rythme de dernier soupir
Jonas Jolivert
Marseille : 27/03/2011