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mercredi 13 avril 2011

Le palais national en voie de restauration

Des techniciens du Centre national des Equipements (CNE) sont à pied d'oeuvre au palais national dans des travaux de démolition des parties jugées « irrécupérables » de l'immeuble le plus emblématique de Port-au-Prince fortement endommagé par le séisme. « Le palais ne sera pas démoli mais restauré ». Selon Daniel Elie, directeur de l'ISPAN, il s'agit de préserver l'image et le lieu avec toute la charge historique, culturelle et symbolique qu'il charrie.
Haïti: Les travaux de démolition entrepris lundi au palais national ont attiré les curieux. Ces derniers en profitent pour discuter des photos des 19 anciens candidats à la présidence des élections du 28 novembre dernier et des projets de logement du gouvernement sortant accrochés au grillage bordant la pelouse du Palais national.
Tout au cours de la journée, sont également agrippés aux grilles du palais des passants qui observent les techniciens du CNE à pied d'oeuvre dans des travaux de démolition de cet édifice qui a été construit entre 1914 et 1921 par l'architecte haïtien Georges Baussan, endommagé par le séisme du 12 janvier 2010. « My palace is collapse !», disait le chef de l'Etat sortant René Préval, lors de la tragédie.
Selon l'Institut de sauvegarde et du patrimoine national (ISPAN), il ne s'agit pas de la démolition totale de ce patrimoine national historique, mais ce sont les parties de l'édifice jugées irrécupérables ou dangereux qui sont en train d'être démolies. Ce sont là des mesures conservatoires qui ont débuté en avril 2010, phase constituant les préliminaires classiques à tous travaux de restauration.
« Il ne s'agit pas de la démolition du palais. Loin de là. Mais plutôt, comme je l'ai dit avant, d'une phase préparatoire aux travaux de restauration, a précisé M. Daniel Elie. A ce sujet, je rappelle que de multiples consultations ont été faites par l'ISPAN au sujet de cet ambitieux projet de restaurer le Palais national d'Haïti », a ajouté Daniel Elie.
A en croire le responsable de l'ISPAN, l'année dernière, un groupe d'éminents architectes, d'urbanistes, de sociologues et d'historiens haïtiens avaient publié un avis avec de sérieux arguments en faveur de la restauration intégrale du palais national. « Cet avis a reconnu que le Palais national est sans conteste, l'expression la plus achevée d'une grande période de l'Architecture en Haïti et constitue probablement un des plus beaux exemples d'architecture néo-classique transplantée en Amérique, a souligné le patron de l'ISPAN.
Cet avis, poursuit l'ancien ministre de la Culture, signale également que l'édifice possède les trois valeurs définissant un monument historique : une haute signification culturelle, une importante valeur documentaire et historique et une valeur architecturale exceptionnelle. « Pour toutes ces raisons, le palais national mériterait, selon cet avis, largement de rester en place dans la mémoire collective du peuple haïtien. Fort de ces arguments, le groupe a recommandé que le Palais national, une fois restauré, soit maintenu comme siège du Gouvernement de la République », a indiqué Daniel Elie.
Actuellement, le CNE, a précisé le directeur de l'ISPAN, est en train d'effectuer la mise en place de ses engins lourds en vue de procéder à la démolition pure et simple de l'annexe 1, l'ancien mess des officiers de l'Armée d'Haïti construite dans les années 70, et de l'annexe 2, tous deux irrémédiablement endommagés par le séisme du 12 janvier 2010 et ne présentant aucune valeur historique ou symbolique. Le CNE, souligne-t-il, procédera également au cours de cette phase à la démolition des dômes latéraux du Palais également irrécupérables.

Durée de ces travaux ?
L'ISPAN n'est pas encore en mesure de préciser la durée de ces travaux de restauration du Palais qui coûteront quelque 20 millions de gourdes. Des travaux qui ont effectivement débuté le 20 juin dernier. « Les points clés à cette question (durée des travaux) restent les expertises structurelles qui nous manquent encore et, selon leurs résultats, les solutions que nous pouvons apporter. Mais dans le cas spécifique du palais national, il s'agit également et surtout de préserver une image et un lieu. Une image et un lieu symboliques, utiles certes, avec toute la charge historique, culturelle et symbolique qu'il charrie », a répondu Daniel Elie qui convie toute la population à ce grand défi que constitue la restauration du Palais, chef d'oeuvre de l'Architecture haïtienne et monument historique, emblème de la souveraineté de la nation.
Par ailleurs, la reconstruction - restauration pour l'ISPAN - du palais national n'était une priorité ni pour Mirlande Manigat, perdante du second tour de la présidentielle, ni pour le président élu, Michel Martelly. « Présidente de la République, je ferai en sorte qu'on reconstruise le Palais, même si, dans une certaine mesure, ce n'est pas la priorité. Si j'ai à choisir entre donner des maisons aux gens qui vivent sous les tentes et reconstruire le palais, je choisirai de donner des maisons aux gens », avait déclaré l'ex-première dame lors du première anniversaire de commémoration du séisme, le 12 janvier dernier.
« Oui, il faut reconstruire. Mais la priorité est la construction de logis pour les sinistrés qui vivent sous les tentes », avait indiqué, pour sa part, le président élu qui entrera en fonction le 14 mai prochain. Il siègera dans des abris temporaires installés dans la cour de palais national.
Valéry DAUDIER
vdaudier@lenouvelliste.com
Commentaires:
On a envie de dire ouf!.. enfin!
Il drôle et amer en même temps de constater comment on peut ne pas avoir ni le souci ni l'objectivité de l'essentiel. Parmi toutes les images qui ont circulé autour du tremblement de terre, celle du Palais National effondré à demie reflétait réellement et intégralement la situation d'un pays, d'un état, d'une nation à genou.
S'il fallait choisir entre les images montrant des centaines de cadavres étalés à perte de vue et le palais national courbé en attitude de soumission et résignation comme l'image la plus frappante du 12 janvier, je pense que je choisirais sans broncher celle qui met en vedette le siège du gouvernement.
Une chose c'est de pleurer les morts et de déplorer les pertes en vie humaine, autre chose c'est de se dire sur quoi s'appuyer pour rebondir. Un palais National debout aurait voulu dire nous plions mais nous ne rompons point.
Malgré les déconvenues de ceux qui ont occupé la plus haute magistrature de l'Etat, le Palais National représente sans nul doute le symbolisme le plus net et le plus profond de notre fierté haïtienne.
René Préval a eu définitivement tort de ne l'avoir pas compris et de n'avoir pas cherché les fonds et les appuis nécessaires pour ouvrir un chantier autour du palais national.
Donc à la bonne heure ! Et tant pis pour le président élu s'il ne comprend pas qu'il serait un tout autre président s'il devait recuperer ses bureau du PALAIS NATIONAL!

Yvon Neptune a-t-il vendu la mêche?

Yvon Neptune, un des éléphants de Fanmi Lavalas qui s'est dit « exploité », a claqué la porte et remis officiellement sa démission à Jean-Bertrand Aristide, le représentant national. Neptune, sans prendre des gants, a dénoncé le non-respect de la charte du parti, la concentration des pouvoirs entre les mains d'Aristide et les « manipulateurs » déguisés en « apôtres du changement et de l'inclusion de la majorité pauvre ».
Haïti: L'ex-Premier ministre Yvon Neptune n'est plus membre du Parti Fanmi Lavalas (FL). Il a officiellement coupé les ponts dans une correspondance cinglante, sans langue de bois, à l'ex-président Jean-Bertrand Aristide, représentant national du parti, le 29 mars 2011. M. Neptune, revenant sur sa volonté de contribuer à jeter les bases d'une société plus juste,à l'érection d'un État plus humain en rejoignant (Fanmi Lavalas), a confié qu'il a été « exploité ».
« Mes 14 années de promotion de cette rupture ont été, selon Yvon Neptune, exploitées à d'autres fins par ceux qui ne sont mûs que par leurs bas et manipulateurs instincts de pouvoir et d'argent, tout en se faisant passer, dans leur discours, pour des apôtres du changement et de l'inclusion de la majorité pauvre ».
Sans ménager l'ex-président Jean-Bertrand Aristide pour qui il dit n'avoir cependant ni « sentiment d'animosité » ni « rancune », M. Neptune, dans une interview accordée au journal le mardi 12 avril 2011, a indiqué qu'il est inacceptable que tous les pouvoirs soient concentrés entre les mains de ce dernier.
« Jean-Bertrand Aristide centralise tout le pouvoir. Il n'y a pas de démocratie et de respect des normes au sein de Fanmi Lavalas qui fonctionne à l'image de la rue », a indiqué Yvon Neptune. Le ton posé pour égrener ses paroles, M. Neptune a révélé « qu'il a toujours très clairement dit au représentant national que les structures telles que prévues dans la charte doivent être mises en place ».
Créé en 1996, le parti, jusqu'au départ d'Aristide le 29 février 2004, n'a jamais eu de coordination nationale montée par les coordinations départementales telles que prévues dans la charte, a cité M. Neptune.
Fanmi Lavalas a fait des congrès ! « Comment peut-on avoir des congrès sans l'existence d'une coordination nationale coiffée bien sure par le représentant national? », s'est demandé Yvon Neptune.
Neptune un traitre?
 « Évidement que les gens qui m'ont accusé de toutes sortes de choses, incluant d'avoir trahi Jean-Bertrand Aristide en 2004, l'ont fait avec l'assentiment de ce dernier. Jean-Bertrand Aristide envoyait des messages à la fin de chaque année. Il aurait pu dire aux gens d'arrêter de dire cela parce que cela ne va pas faire honneur ni à moi ni à lui », a expliqué M. Neptune, avant d'ajouter que « Jean-Bertrand Aristide sait que ce que ces gens racontent est archi-faux ».
29 février 2004 : démission ou kidnapping de Jean-Bertrand Aristide ?
« Ce n'est pas à moi de le dire », a répondu Yvon Neptune, qui indique en revanche avoir choisi de rester au pays et à la primature par respect pour ses propres convictions et les déclarations faites avant le 29 février 2004. « La note signée par Jean-Bertrand Aristide ne m'avait pas été remise par lui. C'est à lui de dire à qui il a remis cette note et dans quelle situation », a ajouté M. Neptune, qui souligne que « M. Aristide, à part de dire qu'il a été kidnappé, n'a jamais nié avoir signé cette note en créole dans laquelle il dit préférer partir afin d'éviter un bain de sang dans le pays ».
« C'est le président de la Cour de cassation, Me Boniface Alexandre, qui est venu à la primature avec l'enveloppe décachetée contenant la note », a révélé plus loin M.Neptune, qui dit avoir eu une conversation téléphonique avec Jean-Bertrand Aristide au lendemain du 29 février 2004 après son arrivée en République Centrafricaine.

Est-ce que Jean-Bertrand Aristide a été victime d'un coup d'Etat ?
« On peut avoir démission et coup d'Etat en même temps. C'est Jean-Bertrand Aristide qui doit réconcilier la question : coup d'Etat ou démission », a expliqué M. Neptune, qui plaide en faveur de l'établissement de la « vérité historique » dans ce dossier. « Je ne peux pas mentir. Je suis comme ça », a-t-il indiqué en confiant par ailleurs qu'il n'a absolument aucun regret d'avoir fait l'expérience de ces 14 dernières années l'ayant conduit à la primature (2002-2004), à la présidence du sénat et de l'Assemblée nationale et en prison.
« Ce sont les expériences qui m'ont formé et me forment aujourd'hui. Je ne peux pas avoir de regret », a-t-il dit, philosophe, en évoquant son avenir politique : « Je considère que toutes les activités que je mène en tant qu'être humain et en tant que citoyen ont un contenu politique, à un niveau ou à un autre (...) Mon avenir, c'est ce que je fais tous les jours », a ajouté cet architecte né à Cavaillon le 8 novembre 1946, candidat malheureux à l'élection présidentielle du 28 novembre 2010 sous la bannière du Parti Ayisyen pou ayiti.
M. Neptune a remis sa démission officiellement moins d'un mois après le retour de l'ex-président et représentant national de Fanmi Lavalas, Jean-Bertrand Aristide, le 18 mars 2011. « En 1804, la Révolution haïtienne a marqué la fin de l'esclavage. Aujourd'hui, nous le peuple haïtien, marquons la fin de l'exil, des coups d'Etat », avait indique Aristide. L'ex-prêtre de Saint-Jean Bosco - qui s'est enfermé depuis dans un total mutisme - avait soutenu qu'il faut, dans ce pays rongé par une misère amplifiée depuis son départ, « faire la transition pacifique de l'exclusion à l'inclusion sociale ». « Le problème, c'est l'exclusion. La solution, c'est l'inclusion », avait-il dit.
La démission et le grand déballage de M. Yvon Neptune permettront-ils d'établir la vérité historique sur les évènements du 29 février 2004 ? L'avenir de nouveaux faits le diront...
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=91287&PubDate=2011-04-12

lundi 11 avril 2011

Les collégiens courent au profit des jeunes Haïtiens - Lanrodec

vendredi 08 avril 2011
À l'occasion du centenaire de l'Union gymnastique et sportive de l'enseignement libre supérieur et secondaire (Ugsel), les élèves du collège Jean-Bosco de Coat-an-Doc'h participaient, mardi, à une course d'endurance au profit de jeunes Haïtiens, en partenariat avec l'association SOS Haïti (association regroupant plusieurs écoles salésiennes de France). « Nous souhaitons aider la population haïtienne durement éprouvée. Les établissements salésiens que nous parrainons ont été particulièrement touchés par le séisme de janvier 2010. La reconstruction est en route mais nécessite d'énormes moyens financiers. »
Cette année, l'action se fait aussi en partenariat avec les Anciens de Don Bosco, qui ont monté un projet orienté vers trois priorités : « L'achat de fournitures scolaires, l'aide au fonctionnement d'une boulangerie qui permet de nourrir les 40 000 enfants scolarisés, la participation à la construction de l'école Notre-Dame de Lourdes, dans le bidonville de la Cité Soleil. »
Chaque enfant a trouvé des parrains qui s'associent à cet élan de solidarité, en versant un minimum de 0,50 € par kilomètre parcouru par le collégien, pour un maximum possible de dix kilomètres. 500 € ont été récoltés. Ils serviront l'achat de farine pour alimenter la boulangerie qui nourrit 20 000 jeunes haïtiens, chaque jour, dans les écoles salésiennes de Port-au-Prince
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Les-collegiens-courent-au-profit-des-jeunes-Haitiens-_22116-avd-20110408-60235912_actuLocale.Htm

Le président-élu haïtien, Michel Martelly, s'engage à ouvrir une nouvelle ère pour le pays

Le président haïtien élu et chanteur populaire, Michel Martelly, a déclaré mardi que le pays insulaire des Caraïbes était entré dans une nouvelle ère.

"Les choses vont changer. Car ceux qui souffrent au corps et à l'âme pourront avoir leur esprit renouvelé", a indiqué M. Martelly, lors de sa première conférence de presse, tenue après avoir été déclaré vainqueur lundi du second tour de la présidentielle par le Conseil électoral provisoire (CEP).
Selon les résultats préliminaires du dépouillement des suffrages publiés par le CEP, M. Martelly a remporté 67,57% des voix, battant son adversaire, l'ex-première dame Mirlande Manigat.
"Peuple d'Haïti, je m'engage à ouvrir une nouvelle vie pour vous tous. [Mais], un seul homme ne peut pas changer Haïti", a souligné M. Martelly.
Après l'annonce du CEP, des milliers d'Haïtiens de toutes les couches sociales ont afflué vers les rues de Port-au-Prince, la capitale haïtienne, pour fêter la victoire de M. Martelly. Les célébrations se sont rapidement étendues à des villes moins importantes à travers tout le pays.
L'ambassade américaine en Haïti a publié un communiqué louant le comportement civilisé de la population haïtienne et appelant tous les politiciens du pays à résoudre leurs désaccords de manière pacifique via les autorités électorales.
"Les Etats-Unis considèrent que la publication des résultats préliminaires du second tour de l'élection constitue une nouvelle phase importante pour la population haïtienne qui avance dans la reconstruction de son pays", a indiqué l'ambassade.
M. Martelly, qui avait émigré aux Etats-Unis, était chanteur auparavant, avant de décider de retourner en Haïti pour prendre part à la course présidentielle.
Le CEP doit annoncer les résultats définitifs de l'élection présidentielle le 16 avril et le nouveau président doit entrer en fonctions en mai.
http://french.cri.cn/621/2011/04/06/301s241689.htm

« Je veux professer le droit que j'ai étudié »

Après cinq mois passés à tous les étages du tribunal de grande instance d'Auch, Amendo Alexis repartira exercer en Haïti, où il veut contribuer à la reconstruction du pays.
Amendo Alexis a de la suite dans les idées. Et la ténacité qui va avec. Il en faut pour quitter son pays et sa femme sur le point d'accoucher. Un sacrifice qu'il concède sobrement d'un « c'est dur » tandis qu'il cherche sur son ordinateur des photos de la petite Ruth-Ardjine, née le 16 octobre dernier à Haïti, tandis que son papa planchait sur les bancs de l'École normale de la magistrature de Bordeaux. Depuis le mois de février, c'en est fini de la formation théorique et c'est désormais en écumant tous les services du tribunal de grande instance d'Auch que le jeune homme termine son cursus.

Après avoir été au parquet pendant cinq semaines, il est désormais assis derrière les juges lors des audiences. Il ira ensuite à l'instance, séjournera avec le juge des enfants et terminera par le bureau du juge d'instruction. Le 24 juin, ce jeune Haïtien de 30 ans quittera Auch pour Bordeaux, la remise des diplômes et le départ, enfin, pour Haïti où il va désormais pouvoir faire ce qu'il a toujours souhaité malgré un détour de deux ans aux douanes où il était inspecteur : « J'ai toujours eu l'idée de professer le droit que j'avais étudié. »
Une fois son diplôme en poche, Amendo Alexis a très envie de représenter le ministère public, « mais à Haïti, le statut de parquetier est très précaire. On peut être révoqué à tout moment, alors qu'au siège, les juges ont des mandats de sept ans renouvelables ». Le jeune homme a donc décidé de tout faire pour « être un très bon parquetier » et se mettre à l'abri d'une éviction subite.
S'il estime être capable de « ne pas se perdre dans Auch », Alexis Amendo n'a guère le temps de flâner. Quand il est n'est pas dans son bureau du palais de justice, entouré de ses livres de droit ou en audience, il est chez lui, dans le petit appartement qu'il loue, en train de réviser ou de se préparer un plat haïtien. « Dans les premiers temps, j'étais logé à l'hôtel, je ne pouvais pas me faire à manger et j'allais donc au restaurant tout le temps. Ce n'est pas que je n'apprécie pas la gastronomie française, mais cela me coûtait cher. Maintenant que je suis en location, je peux me mitonner des plats haïtiens ! » Amendo Alexis a d'ailleurs ses adresses et fait régulièrement le plein d'ignames, de patates douces et de bananes chez l'épicier antillais de la rue de Metz.
Plus répressifs en Haïti
Mais toutes les madeleines de Proust à la sauce haïtienne ne compensent pas le mal du pays, l'envie de voir et de toucher enfin les joues rebondies de sa petite fille et de participer à la reconstruction de son pays. Amendo Alexis en est convaincu, celle-ci doit passer par la justice. « Imaginons qu'il y ait des fonds disponibles pour réaliser des travaux d'infrastructure et que ces fonds soient détournés… Quel est le recours ? C'est la justice ! » triomphe le jeune homme.
Après quelques semaines passées à arpenter les couloirs du tribunal d'Auch et quelques mois à l'École normale de la magistrature de Bordeaux, que pense le jeune Haïtien de la justice française ? « Le système de droit romano-germanique est le même que le nôtre. Mais la loi française est beaucoup plus avancée. En revanche, nous sommes beaucoup plus répressifs que vous. » Et le magistrat stagiaire de prendre pour exemple les six mois de prison assortis du sursis auxquels a été condamné un ex-conjoint violent jeudi dernier lors d'une comparution immédiate (lire « Sud Ouest » du 8 avril). « En Haïti, le parquet aurait très bien pu requérir trois ou quatre ans de prison ! Les dix-neuf autres élèves de l'ENM d'Haïti qui sont venus finir leur cursus en France et moi-même, sommes toujours étonnés de vous entendre demander du sursis avec mise à l'épreuve pour des choses horribles et de voir les prévenus repartir tranquillement chez eux, libres. »

Martelly : " I have a dream"

Le nouveau président haïtien, Michel Martelly a un rêve, il voudrait voir son pays sortir de la liste des pays du tiers monde. Pour cela il est conscient qu’il va falloir maintenant un enchainement de bonnes choses.
[ lundi 11 avril 2011 à 00:05:00
DOMactu.com
Par Julien Mercier ]
Faire sortir Haïti du tiers monde pour en faire une "success story" des Caraïbes, telle est l’ambition de Michel Martelly.
Le président fraichement élu à la tête du pays le plus pauvre du continent américain espère avec «ses talents de communicant être en mesure d'inspirer la population pour la guider sur la bonne voie.»
"Sweet Micky", aimerait dès le premier jour de son mandat, en mai, changer l’image d’Haïti, pays de misère, de malédiction et dépendant de l'aide extérieure. Il voudrait donner une nouvelle image à Haïti mais également de Haïti.
Le successeur de René Préval compte bien exploiter les nombreuses richesses de son pays tant intellectuelles qu’en termes de matière première pour redonner confiance à son peuple et à la communauté internationale.
Ayant commencé au bas de l’échelle quand il était chanteur, il a pu un à un franchir les marches qui le séparaient du succès pour devenir aujourd’hui un homme riche grâce à la musique, il souhait en faire autant avec son pays.
Haïti doit s’ouvrir aux investisseurs qui ont des projets viables, des investissements qui à terme créeront des emplois pérennes sur l’île.
Autant dire que la tâche ne sera pas simple pour un pays qui fait parti des plus pauvres du monde, et qui a toujours dépendu de l'aide d'organisations non gouvernementales.
Julien Mercier - DOMactu.com

Haiti: Joseph Michel Martelly élu président

Port-au-Prince- CCN (AHP) - Le nouveau président élu d’Haïti Joseph Michel Martelly, qui a été proclamé vainqueur du second tour de la présidentielle haïtienne avec 67.57% des voix contre 31.74% pour Mirlande H. Manigat, a redit mardi sa volonté de travailler avec tous les secteurs en vue de la reconstruction du pays.
Haïti doit être reconstruit, sa démocratie renforcée, a indiqué Michel Martelly, réaffirmant sa volonté d’être le fer de lance du « changement » récemment voté. Le peuple veut et a voté pour un changement dans les pratiques politiques, dans les choix économiques et dans l’organisation de la société, a-t-il poursuivi, ajoutant que son administration saura accomplir la mission qui lui est confiée.

Martelly a fait savoir qu'il est le président de tous les Haïtiens. Ma présidence sera la gardienne des institutions et de leur bon fonctionnement et cela dans le but de réaliser les promesses que j’ai faites durant la campagne, a promis Michel Martelly, plaidant une fois de plus en faveur de l’éducation, de la santé et de la justice pour tous.
Je suis a la fois ému et fier d’être appelé au service du pays, a dit Michel Martelly qui affirme avoir beaucoup de respect pour l’équipe de Mirlande H. Manigat qui comme la sienne, a-t-il dit, veut un meilleur avenir pour Haïti.
Répondant a un journaliste qui lui demandait s’il comptait intégrer son ancienne rivale dans son administration, Michel Martelly a répondu : « Mon administration va prioriser la compétence. Ceux qui veulent apporter leur contribution doivent en faire la demande, une demande qui sera examinée non en fonction d’une participation antérieure de l’intéressé aux élections ».
Michel Martelly a salué le travail du CEP qui, dit-il, a respecté le choix du peuple.
Le président élu a par ailleurs exprimé sa volonté de travailler avec le Parlement, la communauté internationale et la diaspora pour remettre le pays sur les rails du développement.
Avec le parlement, il affirme que les relations que l’exécutif compte développer seront ce qu’elles doivent être c’est-a-dire, respectueuses, harmonieuses, non conflictuelles pour le bien-être du pays.
Pour ce qui est de la diaspora, leurs membres doivent se sentir fiers d’investir, de travailler et de vivre dans le pays, a dit Michel Martelly qui rappelle cependant, l’idée que, pour être président, il faut avoir vécu en Haïti au moins les 5 années précédant sa candidature.
http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-3461.html

La doyenne du monde célèbre ses 115 ans à Montréal

Cicilia Laurent, actuelle doyenne du monde, a célébré ses 115 ans à Montréal dimanche Née le 31 janvier 1896, elle a vécu une grande partie de l'histoire moderne JONATHAN NAEGELE, MÉTRO

La femme la plus âgée du monde, Cicilia Laurent, a eu 115 ans le 31 janvier dernier et a célébré cet anniversaire, dimanche, au restaurant La Molisana à Ahuntsic.
D'origine haïtienne, la doyenne a survécu au tremblement de terre qui a secoué l'île en janvier 2010. Elle est arrivée au Canada un mois plus tard grâce à l'appui de la députée de Laval-Les Îles, Raymonde Folco, selon sa belle petite-fille, Marie Lorna Pierre.
«Sa maison a entièrement été détruite, a-t-elle raconté. C'est grâce à ces circonstances que Cicilia a pu immigrer ici. Maintenant elle veut rester au Québec, mais elle aimerait aussi que sa maison soit reconstruite pour pouvoir y retourner un jour.»
Lors d'une courte allocution, en créole, Mme Laurent a tenu à exprimer son soutien aux membres de sa famille restés en Haïti et à ses compatriotes. «Je prie pour eux tous les jours», a-t-elle ajouté.
C'est d'ailleurs de sa foi, et surtout de sa joie de vivre et de son rire contagieux que Cicilia Laurent tiendrait sa longévité, a confié Marie Lorna Pierre. Dans une lettre adressée à la doyenne, le premier ministre Jean Charest a salué sa «vitalité» et sa «sagesse» exemplaires.
L'évènement était aussi l'occasion d'une collecte de fonds au profit du Centre d'aide pour le développement des jeunes et des personnes âgées (CADJ). Une partie des dons a permis d'offrir un fauteuil roulant à Mme Laurent.
«On est toujours à la recherche de fonds pour que les personnes âgées n'attendent pas six mois avant de pouvoir recevoir des équipements adaptés, comme Cicilia, a soutenu Ronald Chery, président du CADJ.»
Un exemple à suivre
Cicilia Laurent fera prochainement le tour des centres pour personnes âgées de Montréal. «Cette tournée a pour but d'encourager les aînés à vivre mieux, en prenant exemple sur elle», a expliqué Ronald Chery, président du CADJ.

http://www.journalmetro.com/linfo/article/828660--la-doyenne-du-monde-celebre-ses-115-ans-a-montreal
Publié: 11 avril 2011 13:55
Mis à jour: 11 avril 2011 14:05
PORT AU PRINCE, Haiti - De plus en plus d'Haïtiens quittent les camps insalubres et surpeuplés qui ont été érigés après le séisme de l'an dernier; certains sont attirés par les promesses financières du gouvernement, d'autres sont expulsés par des propriétaires exaspérés.
Mais d'autres pourraient être chassés même s'ils n'ont aucune alternative viable, à quelques jours seulement du début de la saison des pluies en mai, a prévenu la semaine dernière l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).
La population des camps a déjà chuté de plus de la moitié, à 680 000 habitants, a ajouté l'OIM, même si aucun nouveau logement n'a été construit et que seules de rares réparations ont été apportées à ceux endommagés par le tremblement de terre de janvier 2010.
Près des deux tiers de ceux qui ont quitté les camps sont rentrés dans leurs anciens quartiers, mais moins de la moitié de ceux-ci y retrouveront des demeures intactes. Plusieurs habiteront des maisons nécessitant des réparations ou encore des abris de fortune érigés sur leurs propriétés. D'autres se sont trouvés de nouveaux logements, habitent chez des proches ou prennent l'initiative de créer de nouveaux camps.
«Nous sommes revenus à la maison parce que nous n'avions pas d'autre choix, a dit François-Joseph Ifanord, un homme de 62 ans, qui affirme que des gardiens de sécurité l'ont expulsé d'un club privé où lui et 30 autres familles habitaient sous des abris de fortune. Maintenant nous survivons au jour le jour.»
Les groupes humanitaires affirment que des dizaines de propriétaires ont chassé les réfugiés qui s'entassaient dans des cours d'école ou des centres commerciaux. L'OIM précise que le quart des habitants des camps restants font l'objet de pressions pour quitter, un taux d'expulsion qui dépasse largement la capacité des responsables haïtiens et humanitaires à développer de nouveaux logements.
Les autorités gouvernementales continuent néanmoins leur campagne pour faire disparaître ces camps, le symbole le plus visible de la misère qui prévaut toujours à Port-au-Prince. Des centaines de personnes ont ainsi replié tentes et toiles sur la place Saint-Pierre, à Pétionville, après avoir reçu 500 $ US — l'équivalent du salaire annuel d'un Haïtien moyen — du gouvernement.
Si les chèques ont eu l'effet désiré, les travailleurs humanitaires affirment que ces tactiques risquent de chasser les réfugiés vers d'autres camps, des ravins périlleux ou des maisons endommagées par le séisme.
«On ne peut appuyer ce genre de politique, a dit Luca Dall'oglio, le chef de mission de l'OIM. Le retour doit être planifié. Il faut travailler sur les zones de retour, pas seulement sur les camps.»
Les secouristes craignent que les demeures endommagées ne s'écroulent sous l'assaut d'ouragans, de pluies diluviennes ou de nouveaux séismes.
La capacité à reloger les réfugiés est freinée par une pénurie de terrains et de logements, l'incertitude qui entoure certains titres fonciers et l'explosion du coût de la vie. De plus, certains sinistrés préfèrent rester dans les camps plutôt que rentrer, puisqu'ils y ont accès à des logements sans frais, des soins médicaux, de l'eau potable et une éducation gratuite — des services rarements offerts par le 
gouvernement avant le séisme.

vendredi 8 avril 2011

La Commission Intérimaire prêt à entamer une nouvelle étape

Le co-président de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH), Jean Max Bellerive, a donné hier le coup d'envoi d'une réunion de cet organisme autour du thème " Accélérer le progrès à travers l'atteinte des objectifs de la reconstruction". Au cours de deux journées de travail les membres du Conseil d'administration évalueront le travail de la commission intérimaire et dégageront des perspectives. Dans l'intervalle une rencontre avec le président élu, Michel Martelly est au programme. Les membres de la commission intérimaire veulent savoir si le prochain chef d'Etat est déterminé à proroger le mandat de l'organisme qui arrive à terme le 21 0ctobre 2011. Le Premier Ministre Bellerive assure que ces rencontres permettront de faire le bilan de l'action de la commission intérimaire.
Le bilan n'est pas négatif, a martelé M. Bellerive qui attire l'attention sur la nécessité de passer à une nouvelle étape puisque le pays se trouve à un tournant de son histoire. Les membres de la CIRH veulent réaliser un projet conçu par et pour les haïtiens, a précisé le Premier Ministre haïtien faisant remarquer que le renforcement des institutions reste l'une des priorités de cet organisme.
Les membres du conseil d'administration de la CIRH veulent analyser les différentes options pour un plan de sortie au terme des 18 mois de l'état d'urgence. Trois options sont possibles selon M. Bellerive, disparition complète ou reconduction avec un mandat transformé ou encore formation de l'agence de développement. Il soutient que la CIRH doit proposer une alternative au prochain gouvernement.
L'évaluation permettra d'identifier les déficiences et les besoins spécifiques de chaque grand ministère. Des propositions concrètes seront ensuite adressées aux différents partenaires, l'Etat haïtien, les donateurs et la CIRH.
L'expert indépendant de l'ONU sur la situation des droits de l'homme en Haïti, Michel Forst a participé à la première journée de cette rencontre de la CIRH.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18989

Haiti-Reconstruction : Faut-il réorienter la CIRH ?

 P-au-P., 08 avril 2011 [AlterPresse] --- Le gouvernement sortant plaide en faveur du renforcement de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haiti (CIRH) et de l’harmonisation des plans de l’organisme avec ceux de l’État en vue de la réussite des actions envisagée.
 Le directeur général adjoint du Ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE), Wilner Valcin, estime que la CIRH doit prendre en compte les objectifs fixés dans le Document stratégique national pour la croissance et de la réduction de la pauvreté (DSNCRP).
Le fonctionnaire, qui intervenait jeudi 7 avril, à l’ouverture de la réunion plénière de deux jours de la CIRH, appelle à prendre en compte des facteurs de développement dans le cadre de reconstruction du pays.
« Dans le cadre de la mise en œuvre des projets de la CIRH, il faut tenir compte du renforcement des capacités des institutions étatiques, déjà définis clairement à travers douze points dans le DSNCRP, si l’on veut qu’Haïti soit un pays émergeant dans les prochaines années », souligne Wilner Valcin.
Le directeur général adjoint du MPCE met aussi l’accent sur la « nécessité » de déconcentrer les activités du gouvernement pour diminuer la vulnérabilité aux catastrophes naturelles et arrêter la surconcentration des activités à Port-au-Prince au bénéfice d’un meilleur équilibre économique et social.
Intervenant également durant la première journée de la réunion de la CIRH, l’expert indépendant des Nations Unies pour les droits humains, Michel Forst insiste sur l’obligation qu’ont les dirigeants de travailler pour le respect des droits (civils et politiques) de tous les citoyens haïtiens.
Selon Michel Forst, qui prône la mise en application du concept « approche par les droits », la reconstruction du pays doit aussi passer par le respect des droits des citoyens.
Au cours de cette réunion de deux jours de la CIRH, plusieurs thèmes sont à l’ordre du jour, dont : enlèvement des débris, agriculture et sécurité alimentaire, énergie, éducation, santé, gestion des catastrophes, eau et assainissement et logement. 

Préval propose un débat sur l'efficacité de l'ONU en Haïti

Dans son discours par devant le conseil de sécurité de l'ONU, le chef de l'Etat haïtien, René Préval a jeté un pavé dans la marre en attirant l'attention sur la nécessité de réévaluer l'action de l'ONU dans son pays. Il estime que ce débat est nécessaire d'autant plus que des missions militaires sont présentes depuis 18 ans dans ce pays non confronté à un conflit armé.
M. Préval a proposé aux membres du Conseil de sécurité, un débat sur l'efficacité de l'intervention de l'ONU en Haïti depuis 1993. Il a rappelé que l'instabilité en Haïti était principalement due au sous-développement, soit, en d'autres termes, à l'insatisfaction des droits socioéconomiques les plus élémentaires de la population. Les chars, les blindés et les militaires auraient dû céder la place aux bulldozers et aux ingénieurs, à davantage d'instructeurs de police et d'experts en appui à la justice et au système judiciaire et pénitentiaire, a fait valoir le chef de l'Etat.
La dissuasion militaire n'est qu'un des aspects de la quête de stabilité, mais elle ne saurait se confondre avec elle, a-t-il dit. La stabilité ne sera conquise que par les Haïtiens eux-mêmes, avec la solidarité de la communauté internationale qui pourra les accompagner dans l'édification des institutions spécialisées indispensables à l'état de droit.
Par ailleurs, le Président Préval a invité le prochain gouvernement à pratiquer une gouvernance d'apaisement, d'ouverture, d'inclusion, de dialogue, de respect des droits d'association et d'expression. Il a souhaité que l'opposition adopte une attitude positive et de collaboration avec les nouveaux élus. Dans le même temps il exhorte la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH) à plus de célérité et d'efficacité.
LLM / radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18986
Commentaires:
On ne reprochera certainement pas au président Preval de n'avoir pas essayer de changer les contours de la mission de l'ONU. Il avait déjà de mandé par le passé de changer MINUSTAH en MINUSDAH!
Il n'est pas le seul à être convaincu que les militaires ne sont en principe d'aucune utilité pour un pays qui ne connait pas de conflit. Le représentant de l'OEA en Haïti avait fait le même constat et il a été limogé!

Haïti: Manigat ne contestera pas les résultats

THE ASSOCIATED PRESS
Publié: 08 avril 2011 13:43
PORT AU PRINCE, Haiti - La candidate qui aurait pris le deuxième rang lors de la présidentielle haïtienne du 20 mars, l'ancienne première dame Mirlande Manigat, a fait savoir vendredi qu'elle n'entend pas contester les résultats préliminaires qui accordent une confortable avance à son rival, le chanteur populaire Michel «Sweet Micky» Martelly.
Le porte-parole de Mme Manigat, Jean-Junior Joseph, a indiqué qu'elle doute de l'exactitude des résultats préliminaires qui ne lui accordent que 32 pour cent des voix, mais elle n'entend pas contester le tout auprès du conseil électoral.
M. Joseph n'a pas précisé pourquoi la campagne de Mme Manigat croit que ces résultats sont inexacts. Il a aussi refusé de dire pourquoi la candidate ne contestera pas les chiffres.
Les résultats préliminaires accordent 68 pour cent des voix à M. Martelly. Les résultats définitifs sont attendus le 16 avril.

jeudi 31 mars 2011

Martelly annonce sa victoire avec 69,74% des suffrages, Mulet appelle à la patience

Haïti: Michel Martelly a annoncé jeudi matin sa victoire aux élections du 20 mars avec 69,74% des voix exprimées. L'ancien chanteur s'est autoproclamé président élu de la République d'Haïti à partir d'une communication sur son compte twitter émise vers dix heures du matin ce jeudi quelques heures avant une conférence de presse de son équipe de campagne.
Sans opiner sur les statistiques avancées par Michel Martelly, Edmond Mulet, interrogé par Le Nouvelliste au téléphone alors qu'il visite le site ou sont érigés les nouveaux bâtiments du parlement qui accueilleront l'investiture du prochain président élu a appelé toutes les parties engagées dans le processus électoral à la patience. « Ce n'est qu'une attente de trois jours, les résultats officiels vont être proclamés. »
« Il ne faut pas tomber dans la précipitation, il faut attendre les résultats officiels, on peut tous patienter et attendre les résultats officiels du Conseil électoral provisoire », insiste Mulet. Le représentant du Secrétaire général des Nations unies en Haïti se veut rassurant : « ce qui se passe au Centre de tabulation des votes est un processus rigoureux et sérieux, attendons les résultats officiels ».
Dans sa communication sur Twitter Martelly a dit : « Vre rezilta eleksyon prezidansyel yo daprè pwosè vèbal yo, montre Martelly prezidan Ayiti ak 69,74%. An nou tann pou nou we sa KEP a ap di » (d'après les procès-verbaux, les vrais résultats de l'élection présidentielle montrent que Martelly est président avec 69,74% des voix. Nous attendons de voir ce que le Conseil Electoral Provisoire va publier).
Le message provient du compte presidentmicky que le candidat alimente depuis le début de la campagne électoral sur ce réseau social.
Carel Pèdre, animateur de radio et gourou des réseaux sociaux en Haïti qui a l'habitude d'échanger avec Michel Martelly par ces canaux a confirmé au Nouvelliste que « l'annonce est bien de Martelly » et que « le compte est opéré par le candidat lui-même » comme cela est de coutume sur le réseau social twitter.
Cette revendication de la victoire tombe deux jours après que le Conseil Electoral ait décidé du report au 4 avril de la proclamation des résultats préliminaires prévue pour le 31 mars et coïncide avec l'annonce le jeudi 31 mars que tous les procès-verbaux des votes pour la présidentielles ont été traités au Centre de tabulation des votes.
C'est la première fois que l'un des deux candidats engagés dans la course pour la présidentielle se déclare vainqueur en avançant des pourcentages.
Les avocats et l'équipe de campagne du candidat de Repons Peyzan donnent une conférence de presse à une heure trente cet après-midi au Plaza Hotel au centre de Port-au-Prince.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90846&PubDate=2011-03-31

mercredi 30 mars 2011

Haiti-Élections : La Coalition d’observation électorale demande au CEP de s’expliquer sur les 18 % de procès verbaux écartés

P-au-P., 29 mars 2011 [AlterPresse]--- La Coalition d’observation électorale, qui regroupe les organismes haïtiens ayant pris par à l’observation du second tour des élections présidentielles et législatives du 20 mars dernier, demandent au Conseil Électoral Provisoire (CEP) de faire le point sur les18% de procès verbaux écartés au niveau du Centre de Tabulation des Votes (CTV). « Le CEP doit fournir des précisions, avant la publication des résultats préliminaires, sur 18 % des procès verbaux mis à l’écart », déclare Rosny Desroches, directeur exécutif de l’Initiative de la Société Civile (ISC), lors d’une conférence de presse de la Coalition d’observation électorale.
Suivant les informations disponibles, ces procès verbaux qui seraient entachés d’irrégularités proviennent surtout des régions de l’Artibonite et de l’Ouest et ne seront pas pris en compte dans les résultats préliminaires.
Depuis la tenue du 2e tour des présidentielles et législatives, 55 % des procès verbaux disponibles sont déjà traités.
Cependant 5 % de ces documents demeurent encore en dehors du système, n’ayant toujours pas été acheminés au Centre de Tabulation.
« Nous ne sommes pas satisfaits du déroulement du processus de traitement des procès verbaux, car le Cep ne fournit pas assez d’explication sur l’avancement du processus », s’insurge Desroches.
Le directeur exécutif du Centre national d’observation des élections (CNO), Noel Laguerre abonde dans le même sens. « Pour éviter toute forme de diversion, le CEP doit apporter des éclaircissements non seulement sur le processus de comptage des votes au Centre de Tabulation mais aussi sur tout le vote », déclare-t-il.
En plus d’appeler le Cep à fournir des précisions sur l’avancement du processus de comptage des votes, Noel Laguerre et Rosny Desroches appellent les membres de l’institution électorale à respecter la date d’échéance de la publication des résultats préliminaires afin de calmer les esprits.
Mais en fin d’après-midi le CEP a annoncé que la publication des résultats partiels a été reportée au 4 avril en raison de dispositions prises face à « un niveau élevé de fraudes et d’irrégularités de diverses natures » qui a été décelé lors de la tabulation des votes.
Ces dispositions qui « se sont avérées nécessaires pour la fiabilité des résultats ont malheureusement affecté le rythme de travail du Centre de Tabulation, lequel n’est plus en mesure de produire son rapport à la date initialement prévue », indique le CEP dans un communiqué.
Pour éviter de nouvelles perturbations après les résultats du 2e tour du scrutin, les organismes haïtiens d’observation invitent les acteurs impliqués dans le processus, entre autres le Cep et les candidats, à faire preuve de maturité et de responsabilité dans la prise des décisions.
« Au Conseil électoral provisoire, nous recommandons de respecter les normes établies préalablement et de fournir à la population le maximum d’information possible sur l’avancement du processus, et aux candidats, nous disons de respecter les résultats finaux, car il faut qu’il y ait un perdant », déclare la Coalition d’observation électorale. [sfd gp apr 29/03/2011 16 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10836

HAITI: REPORT DE LA PUBLICATION DES RESULTAS DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES

La publication des résultats du deuxième tour de l'élection présidentielle haïtienne a été reportée mardi par le Conseil Électoral Provisoire (CEP).
Selon le site Haïti Libre, relayant un communiqué officiel du CEP, la publication des résultats préliminaires a été reportée au lundi 4 avril 2011.
«Le Conseil électoral provisoire (CEP) informe la population qu'un niveau élevé de fraudes et d'irrégularités de diverses natures a été décelé lors de la tabulation des votes», explique-t-on.
Initialement, les résultats préliminaires du second tour du 20 mars dernier devaient être publiés le 31 mars. À l'issu du premier tour du 28 novembre denier, Michel Martelly et Mirlande Manigat se sont affrontés au deuxième tour.
par Stéphane Waffo
http://www.branchez-vous.com/info/actualite/2011/03/haiti_report_des_resultats_de.html

Haïti: l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier quitte l'hôpital

PORT-AU-PRINCE - L'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier a quitté mardi l'hôpital de Port-au-Prince où il avait été admis il y a une semaine pour des problèmes de santé, a indiqué à l'AFP sa compagne Véronique Roy. "Oui, il (M. Duvalier) va rentrer chez lui, il va beaucoup mieux", a-t-elle déclaré.
Cependant, un proche de l'ancien dictateur a estimé sous couvert de l'anonymat que celui-ci était toujours souffrant: "Il est très malade, mais je ne saurais vous expliquer (pourquoi). Il rentre, parce qu'à la maison il pourra recevoir la visite de ses proches".
Des partisans de l'ancien dictateur âgé de 59 ans avaient campé par solidarité devant le centre de santé privé dans lequel il avait été admis il y a une semaine. Mardi, ils étaient plusieurs centaines devant l'établissement pour sa sortie, a constaté un photographe de l'AFP.
Revenu en Haïti le 16 janvier après 25 années d'exil en France, Jean-Claude Duvalier, dit "Baby doc", est poursuivi par la justice haïtienne pour corruption et détournements de fonds, tandis que plusieurs plaintes pour crimes contre l'humanité ont été déposées contre lui par d'anciens opposants à son régime.
Un juge d'instruction a délivré la semaine dernière une "ordonnance d'assignation à résidence" contre M. Duvalier, qui lui interdit de quitter la capitale.
Cette décision est contestée par ses avocats, qui ont fait appel. "M. Duvalier doit pouvoir se déplacer normalement, cette décision est arbitraire", a déclaré Me Reynold Georges.
http://www.romandie.com/infos/news2/110329160137.phvjycjv.asp

lundi 28 mars 2011

Haiti : le Général Luiz Eduardo Ramos aux commandes de la Minustah

Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies (ONU), a nommé hier, le Général Luiz Eduardo Ramos Pereira comme Commandant de la Force de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d'Haïti (Minustah). Il remplacera le Général Brésilien Luiz Guilherme Paul Cruz, dont le mandat en tant que commandant de la Minustah se termine le 31 de ce mois. Par Julien Mercier ]
Entré dans l'armée brésilienne en janvier 1976, le Général Luiz Ramos a eu une carrière distinguée, occupant de nombreux postes à responsabilités. Parvenu au grade de colonel, il a été nommé Commandant adjoint à la brigade aéroportée de Rio de Janeiro, entre 2007 et 2009.
Après avoir été promu au rang de général de division, il a pris la tête de la huitième Brigade d’infanterie légère à Rio Grande Do Sul (état méridional du Brésil), en 2010 et 2011.
Il a une expérience considérable du commandement et de l’encadrement de troupes au sein de l’armée brésilienne, ainsi que comme instructeur à l’Académie militaire du Brésil.
D’octobre 1992 à octobre 1993, il était observateur militaire des Nations Unies au sein du Commandement de la Force en Bosnie-Herzégovine. De juin 2005 à juin 2007, il était attaché militaire à l’Ambassade du Brésil à Tel-Aviv, en Israël.
La mission de l'ONU en Haïti, la Minustah, a un effectif de 8742 soldats, dont 2187 Brésiliens. Le Brésil commande d'ailleurs les troupes de la Minustah depuis 2004, année du départ en exile du Président Aristide, revenu le 18 mars.
Julien Mercier - DOMactu.com
http://www.domactu.com/actualite/13251942709747/guadeloupe-haiti-le-general-luiz-eduardo-ramos-aux-commandes-de-la-minustah/

dimanche 27 mars 2011

PARTIR SANS VOUS

Partir sur l’élan vague et eternel
Des sens en folie
Des sensations givrées

Envoûtée par les effluves acerbes
De l’euphorie de l’extase
D’une simple ouverture blindée de portes
Sur ce spectre vif,
Néant atone longtemps rêvé

Et la plaie béante
Initiatrice habile de désintégration
S’insinue avec malices
Dans le sillon des cicatrices
S’efface dans l’antre hardi
De la chair en décomposition
Les entailles se refermant
A tombeaux ouverts

La peur s’estompe
L’angoisse s’étiole
Et se dissout l’amertume
Dans l’immensité obscure
Rythmée d’épaississements burlesques
Des instants infinis

Et le merveilleux s’ellipse
L’imaginaire se fond
L’essence se fendille
En milles éclats mornes
De fierté devenue dérisions

L’âme, le sens des désirs
S’enlisant dans le sillage ovale
Du mirage hyperbolique
Sur les  contours du dernier souffle
Au rythme de dernier soupir
Jonas Jolivert
Marseille : 27/03/2011

lundi 21 mars 2011

La présence du SCFP et de l’AFPC en Haïti, une contribution utile et appréciée

Port-au-Prince, le lundi 21 mars 2011 - Quatre représentants du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et une représentante de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) sont présentement sur place en Haïti pour lancer la construction d’un nouvel édifice pour des syndicats haïtiens. Ils sont également accompagnés de Denis Malo de la firme Courbec, spécialisée en gestion et développement immobiliers. L’ancien quartier général de la Confédération des travailleurs et travailleuses des secteurs public et privé (CTSP) a été détruit lors du tremblement de terre le 12 janvier 2010. Depuis, ces syndicats haïtiens opèrent sous une tente de dix sur douze pieds.
Cette construction est rendue possible grâce à la contribution du SCFP et de l’AFPC, mais également de l’Union internationale des employés des services (UIES), le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) et l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).
«Nous sommes ici pour lancer la construction du nouvel édifice syndical, affirme Claude Généreux, secrétaire-trésorier national du SCFP. Nous avons même assisté aux travaux de nettoyage du terrain où sera bâti le nouvel édifice de la CTSP.» La délégation a aussi rencontré l’ingénieur haïtien impliqué dans le projet de reconstruction. «De plus, en parlant à d’autres acteurs sur le terrain, nous avons vite constaté que l’acquisition d’une camionnette constituerait un outil essentiel non seulement pour aider à la reconstruction des bureaux, mais pour les actions syndicales de la CTSP à plus long terme. Les coûts du projet de reconstruction sont évalués à près de 100,000 dollars.
Nous sommes allés plus loin, en offrant de la formation à une quinzaine de leaders syndicaux, notamment sur la gestion financière syndicale. Alors que l’aide internationale n’a pas toujours l’impact souhaité, cette collaboration intersyndicale représente notre effort dans la reconstruction non seulement de l’infrastructure mais aussi de la capacité des syndicats et de la société civile haïtienne.»
Sarah Bélanger de l’AFPC s’est déclarée privilégiée de participer à ce projet. «C’est important pour nous que ça soit les travailleurs et les travailleuses d’ici, avec un ingénieur haïtien, qui aient identifié leurs besoins. Nous, on est là pour les appuyer», a rajouté la représentante de l’AFPC.
Le président de la Confédération des travailleurs et des travailleuses des secteurs public et privé (CTSP), Dukens Raphaël, est reconnaissant de la contribution du SCFP, de l’ACFP et des autres syndicats canadiens: «C’est avec beaucoup de satisfaction et de solidarité que nous recevons cet appui des syndicalistes canadiens et nous sommes extrêmement heureux que cette aide entre dans sa phase d’exécution», a affirmé M. Raphaël. La CTSP compte 6000 membres de douze syndicats différents.
Les représentants du SCFP et de l’AFPC étaient encore présents en Haïti lors du deuxième tour des élections présidentielles de dimanche.
http://scfp.qc.ca/modules/communiques/communique.php?id=1357&langue=fr&menu=74&sousmenu=42

[AlterPresse :: Haiti] Haïti-Elections : Tout se termine dans le calme malgré quelques débordements

[AlterPresse :: Haiti] Haïti-Elections : Tout se termine dans le calme malgré quelques débordements

Rodney Saint-Eloi a lancé les Rencontres francophones -

Depuis 16 ans, l'espace Senghor organise les Rencontres francophones destinées à promouvoir les littératures francophones et les cultures qu'elles expriment, dans une optique d'ouverture à l'autre et d'échanges. « Cette année, annonce Isabelle Lamy, la directrice de l'espace, c'est Haïti qui est l'invité d'honneur. » Pour lancer ces rencontres, c'est Rodney Saint-Eloy, écrivain haïtien et directeur-éditeur de Mémoire d'encrier (Montréal) qui est venu pour répondre aux nombreuses questions de Bernard Magnier, animateur de cette soirée Latitudes. Rodney vit actuellement à Montréal mais sillonne les Caraïbes, l'Afrique et l'Europe pour faire découvrir les auteurs haïtiens.
Très vite, Rodney captive le public par ses propos. « En Haïti, le livre est partout. Chez ma grand-grand mère (arrière-grand-mère), les livres étaient présents. Elle me faisait lire et répéter des textes dès mon plus jeune âge. Ce n'est qu'après, vers mes 16-17 ans, que je me suis aperçu qu'elle ne savait pas lire... L'important c'est la présence du livre dans les familles. » Puis les échanges ont permis d'aller à la découverte de la littérature haïtienne, de ses auteurs. Une belle soirée conclue par une séance de dédicaces.
Samedi 19 mars, vernissage de « A deux mains l'instant ». Jimmy Apourou, d'origine guadeloupéenne, est plasticien et poète. Il aborde également l'émotion humaine par ses oeuvres mixtes où il marie les mots aux matières, aux formes et aux couleurs. « Avec lui, Elodie Barthélemy est une plasticienne de culture franco-haïtienne. » Son travail explore les liens à tisser entre les identités multiples, les rites de passage à réinventer. Il prend différentes formes : dessins, peinture, sculpture, installations... « A quatre mains, ils nous ouvrent les portes de leur humanité. » Toutes ces oeuvres seront à découvrir lors du vernissage ce samedi à partir de 17 h 30. L'exposition est en entrée libre jusqu'au 9 avril.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Rodney-Saint-Eloi-a-lance-les-Rencontres-francophones-_14042-avd-20110319-60115992_actuLocale.Htm

Journée historique en Haïti

Agence QMI Caroline d’Astous
20/03/2011 20h48
PORT-AU-PRINCE, Haïti - Les cris de joie ont coloré les dernières heures de l’élection présidentielle en Haïti.

Dans les rues de Port-au-Prince, plusieurs citoyens ont pris d’assaut la rue pour manifester leur satisfaction quant au déroulement de la journée du scrutin.
Une journée que plusieurs observateurs internationaux et le personnel électoral ont qualifiée d’historique. «C’est une journée historique en Haïti par rapport à l’engouement des électeurs à aller voter», a mentionné le porte-parole du Conseil électoral provisoire, Richardson Dumal.
Aux environs de 14 heures, le Conseil électoral se disait confiant de dépasser le taux de participation du premier tour de scrutin du 28 novembre 2010, estimé à 23%. «On estime que le taux de participation devrait osciller autour des 60%», a renchéri le porte-parole du conseil.
Le second tour de l’élection présidentielle haïtienne a débuté à 6 heures. Dès les premières heures du scrutin, plusieurs irrégularités ont perturbé le déroulement du vote.
Dans certains secteurs du pays, principalement dans la zone métropolitaine du Nord, les Centres de votation ont ouvert avec plus de deux heures de retard. Une situation causée par la difficulté dans l’acheminement du matériel électoral.
«Il y a eu des erreurs dans l’acheminement du matériel. Il manquait des urnes dans certains secteurs ainsi que des marqueurs d’encre indélébile afin d’identifier les électeurs qui avaient voté», a expliqué M. Dumal.
Face à la situation, les intervenants à la radio haïtienne ont appelé les électeurs à faire preuve de patience et de tolérance. La présence policière et militaire était également très visible dans les zones qualifiées de rouges sur le plan des tensions possibles.
Pour éviter les débordements ainsi que les attroupements, le gouvernement et le Conseil électoral provisoire avaient mis en place plusieurs mesures. Les véhicules de transport public ainsi que les motos taxis avaient interdiction de circuler. La vente d’alcool a également été prohibée toute la journée de l'élection.
Du côté des deux équipes candidates à la présidence, Mirlande Manigat et Michel Joseph Martelly, la consigne était claire: éviter tout appel à la manifestation partisane dans les rues. Une règle respectée tout au long de la journée par les différentes formations.
En milieu d’après-midi, le Conseil électoral provisoire a lancé un appel à prolonger l’heure d’ouverture des Centres de votation à 17 heures dans les zones qui ont connu des retards. Une mesure qui a réjoui les électeurs, nombreux à faire la file pour voter.
Le décompte des bulletins de vote a eu lieu dès la fermeture des Centres de votation et un procès-verbal des résultats a été remis aux mandataires des deux candidats en lice, ce qui pourrait permettre de déceler rapidement une tendance dans le scrutin.
La publication des résultats préliminaires est prévue pour le 31 mars. Après une période de contestation, le Conseil électoral publiera les résultats finaux le 16 avril. La passation du pouvoir est prévue pour le 14 mai.
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/03/20110320-204836.html

Présidentielle en Haïti: «la démocratie a triomphé»

Agence France-Presse.- 20/03/2011
Le président du Conseil électoral provisoire haïtien (CEP), Gaillot Dorsinvil, a estimé dimanche que la démocratie avait triomphé, après la fin du deuxième tour de l'élection présidentielle, marqué par quelques irrégularités mais globalement calme.
«La démocratie a triomphé et permettez-moi de saluer le premier artisan de cette victoire: le peuple haïtien», a lancé Gaillot Dorsinvil après la fin du scrutin au cours duquel les 4,7 millions d'électeurs haïtiens étaient appelés à se choisir un nouveau président. Mirlande Manigat, une ancienne Première dame, était aux prises avec Michel Martelly, un chanteur populaire.
«Le peuple haïtien a répondu massivement à l'appel et a fait ses choix. Le dépouillement se poursuit dans les bureaux de vote. Les résultats préliminaires seront publiés le 31 mars», a ajouté Gaillot Dorsinvil.
Le directeur général du CEP Pierre-Louis Opont ainsi que le porte-parole adjoint de la police nationale haïtienne, Garry Desrosiers, ont fait part de la mort de deux personnes lors de violences liées au scrutin, l'une dans le département du Nord-Ouest, l'autre dans l'Artibonite (Nord).
La police nationale haïtienne a également procédé à une vingtaine d'arrestations liées à des fraudes.
Mais, globalement, le CEP a souligné le calme qui a régné lors de cette journée, contrastant avec les violences survenues après le premier tour de la présidentielle, en novembre dernier.
«Quelques incidents ont été enregistrés, mais ils n'auront pas d'impact sur l'ensemble de l'opération électorale», a souligné M. Dorsinvil, lors d'un entretien accordé à l'AFP. http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/03/20110320-225121.html

samedi 19 mars 2011

Les Haïtiens appelés aux urnes pour élire leur président

Le Point.fr - Publié le 19/03/2011 à 16:30
Le deuxième tour du scrutin est compliqué par le retour de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide.SOURCE AFP

La campagne électorale a pris fin dans la nuit en Haïti, avant le deuxième tour de l'élection présidentielle de dimanche, dominé par le retour triomphal de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide. La campagne opposant le chanteur Michel Martelly à l'intellectuelle Mirlande Manigat a pris fin officiellement à minuit vendredi, quelques heures après le retour de l'ex-président de sept années d'exil en Afrique du Sud.
Mirlande Manigat, une ancienne première dame âgée de 70 ans, n'a pu prononcer son discours final de campagne : une panne d'électricité a provoqué l'annulation de son dernier rassemblement électoral à Port-au-Prince. Selon un dernier sondage publié jeudi, Michel Martelly, mieux connu sous son nom d'artiste de "Sweet Micky", l'emporterait dimanche avec 53,4 % des suffrages, contre 46,6 % seulement à Mirlande Manigat. Mais la participation, notoirement faible dans le pays le plus pauvre des Amériques, rend tout pronostic très difficile : à peine 23 % des électeurs inscrits s'étaient déplacés lors du premier tour, le 28 novembre, pour départager les 18 candidats initiaux.

Aristide en embuscade
Cette fois, le scrutin est compliqué par le retour de Jean-Bertrand Aristide, qui reste très populaire auprès des plus pauvres, au point que nombre de ses partisans pourraient décider de bouder les urnes. Jean-Bertrand Aristide, 57 ans, avait dû quitter le pouvoir en 2004 sous la menace d'une insurrection armée et des pressions des États-Unis et de la France, qui lui reprochaient son incompétence. Paris et Washington ont mis en garde contre son retour à deux jours des élections, disant redouter un bouleversement du processus électoral.
L'ancien président, accueilli par des milliers de gens à l'aéroport de Port-au-Prince, assure vouloir travailler dans le secteur éducatif afin d'aider son pays à se remettre du terrible tremblement de terre qui a dévasté la capitale et sa région en janvier 2010. Mais il ne s'abstient pas de toute déclaration politique : dès son retour vendredi, il a condamné l'exclusion de son parti du processus électoral. Il a aussi estimé que l'état du pays s'était dégradé depuis son départ du pouvoir : "Depuis sept ans, l'état du malade Haïti a empiré", a-t-il lancé.

Atmosphère tendue
Également rentré en Haïti dans l'entre-deux-tours après 25 ans d'exil en France, l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier avait déjà compliqué le jeu politique. Il est poursuivi par la justice haïtienne pour corruption et visé par plusieurs plaintes pour crimes contre l'humanité.
Dans un pays sans armée et contrôlé par les casques bleus de l'ONU, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a espéré samedi que le scrutin se déroule "dans une atmosphère calme et pacifique". Les résultats du premier tour annoncés début décembre avaient donné lieu à des violences qui ont fait plusieurs morts. Le conseil électoral avait finalement modifié les résultats et exclu de la course pour le second tour le candidat du parti au pouvoir, Jude Célestin, accusé d'avoir bénéficié de fraudes, au profit de Mirlande Martelly. La semaine dernière, trois jeunes hommes qui collaient des affiches pour Mirlande Manigat ont été assassinés.
Les résultats préliminaires seront annoncés le 31 mars et les résultats définitifs le 16 avril. Les quelque 4,7 millions d'électeurs doivent aussi désigner dimanche leurs sénateurs et députés.
http://www.lepoint.fr/monde/les-haitiens-appeles-aux-urnes-pour-elire-leur-president-19-03-2011-1308711_24.php

Sitôt rentré en Haïti, Jean-Bertrand Aristide parle politique

18/03/2011
Tout juste rentré en Haïti après sept ans d'exil, l'ex-président Jean-Bertrand Aristide n'a pas perdu une seconde avant de parler politique et des élections qui auront lieu dimanche, décriant l'absence de son propre parti, Fanmi Lavalas, sur les bulletins de vote.
«L'exclusion de Lavalas aux élections, c'est l'exclusion de la majorité des Haïtiens. La solution est dans l'inclusion», a dit Jean-Bertrand Aristide en créole lors du discours de retour qu'il a prononcé à l'aéroport de Port-au-Prince, laissant entendre qu'il pourrait contester la légalité du deuxième tour du scrutin présidentiel qui doit avoir lieu dimanche.
Dans son discours d'une quinzaine de minutes, celui qui a été le premier président démocratiquement élu du petit pays des Antilles a appelé la population à «marquer la fin de (son) exil et du coup d'États de 2004», en faisant référence à son départ forcé d'Haïti sous les auspices des États-Unis il y a sept ans.
M. Aristide, aujourd'hui âgé de 57 ans, s'est adressé en cinq langues aux journalistes et aux dignitaires qui s'étaient rassemblés à l'aéroport pour son retour, appréhendé par plusieurs. Ayant quitté l'Afrique du Sud jeudi soir, l'ex-président, sa femme et ses deux filles sont arrivés à Port-au-Prince à 9h10 ce matin à bord d'un avion nolisé.
Après sa première allocution publique, Jean-Bertrand Aristide a pris un bain de foule en rentrant à Tabarre où se trouve sa résidence. L'entrée de sa villa qui a été décorée de petits drapeaux haïtiens pour l'occasion. Brandissant des photos de l'ex-président, des milliers de supporters ont souhaité un «bon retou» à l'ex-président alors que le Fanmi Lavalas diffusait des appels à manifester sur la principale place de Tabarre. Les scènes de joie se déroulaient sous l'oeil attentif de la force internationale déployée en Haïti, la Minustah.
Les États-Unis ont tenté jusqu'à la dernière minute de convaincre Jean-Bertrand Aristide de retarder son retour afin de ne pas perturber la tenue du scrutin de dimanche. Dans deux jours, les Haïtiens seront appelés à choisir entre l'ex-Première dame, Mirlande Manigat et la chanteur Michel Martelly. Selon les derniers sondages, ce dernier a une bonne longueur d'avance dans les intentions de vote.
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/3637.html

vendredi 18 mars 2011

Aristide jets back to Haiti and SA foots bill

SEAN CHRISTIE Mar 18 2011 09:28 The South African government has confirmed that ousted Haitian president Jean Bertrand-Aristide will end his seven-year exile in South Africa before the March 20 Haitian elections -- and that the South African taxpayer will now cover the costs of his journey.
"We covered the cost of Aristide's stay in South Africa and now we will facilitate his journey home," said department of international relations and cooperation spokesperson Clayson Monyela.
This could strain Pretoria's relations with Paris and Washington, which have actively sought to delay Aristide's return until after the elections. Monyela said Aristide would announce details of his travel arrangements himself from Lanseria International Airport late on Thursday evening, after the Mail & Guardian had gone to press. It was known that Aristide's lawyer, Ira Kurzban, and actor and activist Danny Glover would accompany Aristide home. Glover recently co-signed a letter to President Jacob Zuma asking that Aristide be allowed to return home.
According to Kurzban Aristide would return to Haiti via private jet, the charter costs of which had delayed Aristide's return thus far. No commercial airlines fly directly to Haiti and it is speculated that the United States government will not allow Aristide to transit through the US. A Lanseria-based charter company said it would cost "well over R6-million" to charter a flight to Haiti.
The cost of Aristide's seven-year stay in the country has run to tens of millions of rands, but it is widely believed he was hosted by South Africa at the behest of the US government. A source well acquainted with issues surrounding Aristide's exile confirmed that South Africa had agreed to keep Aristide until after the Haitian elections and that the French had applied more pressure to ensure that he stayed put.

http://www.mg.co.za/article/2011-03-18-aristide-jets-back-to-haiti-and-sa-foots-bill/

Bon voyage, Jean-Bertrand Aristide

STUART GRAHAM JOHANNESBURG, SOUTH AFRICA - Mar 18 2011 07:26 Former Haitian leader Jean-Bertrand Aristide left South Africa for Haiti at 11.15pm on Thursday night, after more than seven years in exile in the country.
"The great day has arrived. The day to say goodbye before returning home," Aristide said at a briefing before his departure.
Actor Danny Glover preceded Aristide on to the plane, which left from Lanseria Airport.
Aristide was escorted aboard by International Relations and Cooperation Minister Maite Nkoana-Mashabane, but she did not accompany them on the flight.
They were followed by Aristide's wife Mildred and their children.
"We are delighted to return home after seven years," Aristide told a large media contingent.
"In Haiti also they are very happy because they were waiting for us and they have wanted for us to be back home as soon as possible. It's normal. Their dream will be fulfilled," said Aristide, who read his statement in isiZulu.
'Goodbye interaction'
Nkoana-Mashabane said Aristide, who received a doctorate from the University of South Africa for a comparative study on isiZulu and Haitian Creole, had held a "goodbye interaction" with President Jacob Zuma.
Nkoana-Mashabane said Zuma wished Aristide "bon voyage" and a happy landing as he set about trying to help rebuild Haiti, ravaged by an earthquake 14 months ago.
Aristide left the press conference without taking questions.
His stay in the country cost the South African taxpayer about R5-million a year.
In response to a Parliamentary question last year, Nkoana-Mashabane said that by June 2010 his stay had cost R30-million.
It was reported on Thursday that United States President Barack Obama tried to persuade Zuma to prevent Aristide, a former priest who worked in the slums, from returning to Haiti until it had held its presidential election at the weekend.
Aristide was twice president of Haiti and is popular among the Caribbean nation's poor, who make up the majority on the island.
Concern over return
In his first presidency he was ousted in a coup. He was restored to power in 1994 in a US military intervention ordered by then US president Bill Clinton.
He was re-elected years later, but fled on a US plane during a rebellion in 2004. Aristide claimed the US had kidnapped him.
US National Security Council spokesperson Tommy Vietor told the Associated Press that the United States, along with others in the international community, had deep concerns that Aristide's return to Haiti in the closing days of the election could be destabilising.
"President Obama reiterated ... his belief that the Haitian people deserve the chance to choose their government through peaceful, free, and fair elections [on] March 20," Vietor told AP.
Both of Haiti's presidential candidates, Michel Martelly and Mirlande Manigat, have said that Aristide has the right to return as a Haitian citizen.
South African Minister in the Presidency Collins Chabane said on Thursday that the country could not be held responsible for whether Aristide stayed or returned to Haiti.
"What I should stress is that we are not sending former president Aristide to Haiti.
"He was given the passport by the government of Haiti and we can't hold him hostage if he wants to go," Chabane said.
Aristide has said he will not be involved in politics in Haiti and wants to lead his foundation's efforts to improve education in the Caribbean nation. - Sapa
http://www.mg.co.za/article/2011-03-18-bon-voyage-jeanbertrand-aristide/

jeudi 17 mars 2011

Aristide said to return to Haiti this week

PORT-AU-PRINCE, HAITI - Mar 16 2011 07:35 Ex-president Jean-Bertrand Aristide is due to end seven years in exile in South Africa and return to Haiti on Thursday, three days ahead of a presidential run-off election, a source told Agence France-Presse.
"Aristide is expected this Thursday in Port-au-Prince," the source, close to the three-time former president, said on condition of anonymity.
The United States (US) has urged Aristide to postpone his return until after Sunday's vital presidential run-off, saying he should "delay his return until after the electoral process has concluded to permit the Haitian people to cast their ballots in a peaceful atmosphere".
November's first-round election was marred by violence and fraud and the shattered country is still struggling to rebuild after a devastating earthquake 14 months ago that killed about 250 000 people.
Aristide was ousted from office twice, eventually fleeing a 2004 popular uprising aboard a US plane. He accused US diplomats of kidnapping him. Washington denies the charge.
But he remains a popular figure in certain quarters in Haiti, especially in the capital's teeming slums, as well as in the tent cities that have sprung up since the January 2010 earthquake where many decry the slow pace of progress.
US should discuss Aristide with Haiti
Meanwhile, South Africa Deputy Minister of International Relations and Cooperation said South Africa is helping Aristide return to his homeland from exile in Pretoria, and any problems Washington has with that should be taken up with Haiti.
Marius Fransman told reporters on Tuesday that Aristide could return to Haiti in the next few days, or a week. A South African official last week said Aristide planned to return before a presidential run-off vote on Sunday.
US State Department spokesman Mark Toner acknowledged Aristide's right to return from South Africa, but he said returning this week "can only be seen as a conscious choice to impact Haiti's elections".
Fransman said: "It is not our responsibility if America feels that he should only go in two weeks or three weeks or four weeks. They need to engage the Haitian government."
Aristide, a former slum priest, was Haiti's first democratically elected president and remains popular with the poor.
Aristide has been saying for months that he wants to return to help his homeland recover from the January 2010 earthquake. The way was opened when Aristide's diplomatic passport was delivered last month.-- Sapa-AFP-AP
http://www.mg.co.za/article/2011-03-16-aristide-said-to-return-haiti-this-week/

Aristide should be greeted with prosecution, not praise

MICHAEL DEIBERT Mar 02 2011 13:00
The indictment late last year by the International Criminal Court (ICC) of six prominent Kenyans for their roles in violence following that country's disputed 2007 elections was a welcome sign for those seeking to hold politicians accountable for their crimes. Though the ICC has badly bungled what should have been its showpiece case -- against the ruthless Congolese militia leader Thomas Lubanga -- the Kenya indictments nevertheless represented a welcome extension of its continuing mission.
To those of us who have seen Haiti's political convulsions first-hand over the years, that Caribbean nation makes a compelling case for attention by the ICC as perpetrators of human rights abuses often go unpunished or are even rehabilitated in subsequent governments. With one despotic former ruler (Jean-Claude Duvalier) having recently returned and another (Jean-Bertrand Aristide) announcing his intention to do so, one Haitian case, in particular, would seem tailor-made for the ICC's attention.
In February 2004, in the midst of a chaotic rebellion against Mr Aristide's government, the photojournalist Alex Smailes and I found ourselves in the central Haitian city of Saint Marc, at the time the last barrier between Aristide and a motley collection of once-loyal street gangs and former soldiers who were sweeping down from the country's north seeking to oust him.
Several days earlier, on February 7, an armed anti-Aristide group, the Rassemblement des militants conséquents de Saint Marc (Ramicos), based in the neighbourhood of La Scierie, had attempted to drive government forces from the town, seizing the local police station, which they set on fire.
On February 9, the combined forces of the Police Nationale de Haiti (PNH), the Unité de Sécurité de la Garde du Palais National (USGPN) -- a unit directly responsible for the president's personal security -- and a local paramilitary organisation named Bale Wouze (Clean Sweep) retook much of the city. By February 11, a few days before our arrival, Bale Wouze -- headed by a former parliamentary representative of Aristide's Fanmi Lavalas political party named Amanus Mayette -- had commenced the battle to retake La Scierie. Often at Mayette's side was a government employee named Ronald Dauphin, known to residents as "Black Ronald", often garbed in a police uniform even though he was in no way officially employed by the police.
When Alex and I arrived in the town, we found the USGPN and Bale Wouze patrolling Saint Marc as a single armed unit. Speaking to residents there -- amidst a surreal backdrop of burned buildings, the stench of human decay, drunken gang members threatening our lives with firearms and a terrified population -- we soon realised that something awful had happened in Saint Marc.
According to multiple residents interviewed during that visit and a subsequent visit that I made to the town in June 2009, after government forces retook the town -- and after a press conference there by Yvon Neptune, at the time Aristide's Prime Minister and also the head of the Conseil Superieur de la Police Nationale d'Haiti -- a textbook series of war crimes took place.
Residents spoke of how Kenol St Gilles, a carpenter with no political affiliation, was shot in each thigh, beaten unconscious by Bale Wouze members and thrown into a burning cement depot, where he died. Unarmed Ramicos member Leroy Joseph was decapitated, while Ramicos second-in-command Nixon François was simply shot. In the ruins of the burned-out commissariat, Bale Wouze members gang raped a 21-year-old woman, while other residents were gunned down by police firing from a helicopter as they tried to flee over a nearby mountain. A local priest told me matter-of-factly at the time of Bale Wouze that "these people don't make arrests, they kill".
According to a member of a Human Rights Watch delegation that visited Saint Marc a month after the killings, at least 27 people were murdered there between February 11 and Aristide's flight into exile at the end of the month. Her conclusion supported by the research of the Réseau National de Défense des Droits Humains, a Haitian human rights organisation.
Following Aristide's overthrow, several members of Bale Wouze were lynched, while Yvon Neptune turned himself over to the interim government that ruled Haiti from March 2004 until the inauguration of President René Préval in May 2006.
Held in prison without trial until his May 2006 release on humanitarian grounds, a May 2008 decision by the Inter-American Court of Human Rights found the Haitian state had violated the American Convention on Human Rights in its detention of Neptune, though stressed that it was "not a criminal court in which the criminal responsibility of an individual can be examined". Neptune ran unsuccessfully for president in Haiti's recent elections.
After being jailed for three years without trial, Amanus Mayette was freed from prison in April 2007. Arrested in 2004, Ronald Dauphin subsequently escaped from jail, and was re-arrested during the course of an anti-kidnapping raid in Haiti's capital in July 2006. Despite several chaotic public hearings, to date, none of the accused for the killings in La Scierie has ever gone to trial. At the time of writing, Mr Aristide himself continues to enjoy a gilded exile in South Africa, his luxurious lifestyle and protection package bankrolled by South African taxpayers.
Frustratingly for the people of Saint Marc, far from being supported in their calls for justice, the events they experienced have become a political football among international political actors.
The United Nations independent expert on human rights in Haiti, Louis Joinet, in a 2005 statement dismissed allegations of a massacre and described what occurred as "a clash", a characterisation that seemed unaware of the fact that not all among those victimised had any affiliation with Haiti's political opposition.
The Institute for Justice and Democracy (IJDH), a US-based organisation, has lauded Mr Dauphin as "a Haitian grassroots activist". The IJDH itself maintains close links with Mr Aristide's US attorney, Ira Kurzban, who is listed as one of the group's founders, serves on the chairman of board of directors and whose law firm, according to US Department of Justice filings, earned nearly $5-million for its lobbying work alone representing the Aristide government during the era of its worst excesses. By comparison, the firm of former US congressmen Ron Dellums received the relatively modest sum of $989 323 over the same period.
When I returned to Saint Marc in June of 2009, I found its residents still wondering when someone would be held accountable for the terrible crimes they had been subjected to. Amazil Jean-Baptiste, the mother of Kenol St Gilles, said simply "I just want justice for my son." A local victim's rights group of survivors of the pogrom, the Association des Victimes du Génocide de la Scierie (AVIGES), formed to help advocate on residents' behalf, but have had precious little success in what passes for Haiti's system, broken and dysfunctional long before January 2010's devastating earthquake.
Though Mr Aristide remains something of a fading star for a handful of commentators outside of Haiti - most of whom have not spent significant time in the country, cannot speak its language and have never bothered to sit down with the victims of the Aristide government's crimes there - to those of us who have seen a bit of its recent history firsthand, the words of veteran Trinidadian diplomat Reginald Dumas -- a man who does know Haiti -- seem apt, that Mr Aristide "[acquired] for himself a reputation at home which did not match the great respect with which he was held abroad.''
The ICC has sometimes been criticized for acting as if war crimes and crimes against humanity are simply African problems, taking place in distant lands. The people of Saint Marc, only a 90 minute flight from Miami, know differently. As Mr Aristide currently loudly voices his desire to return to Haiti from his exile in South Africa, doubtlessly transiting several ICC signatory countries (including South Africa itself) in the process, the case of the victims of Saint Marc is one admirably deserving of the ICC's attention.
•Michael Deibert is a Visiting Fellow at the Centre for Peace and Reconciliation Studies at Coventry University and the author of Notes from the Last Testament: The Struggle for Haiti (Seven Stories Press). He has been visiting and writing about Haiti since 1997.

http://mg.co.za/article/1970-01-01-aristide-should-be-greeted-with-prosecution-not-praise

mercredi 16 mars 2011

Aristide quittera jeudi l'Afrique du Sud pour Haïti

PRETORIA - L'ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide quittera jeudi l'Afrique du Sud, où il vit en exil depuis 2004, pour rentrer dans son pays avant l'élection présidentielle de dimanche, a indiqué à l'AFP un haut-responsable sud-africain sous couvert d'anonymat. "Le président doit prendre l'avion jeudi après-midi. Les détails de son itinéraire seront communiqués" lors d'une conférence de presse juste avant son départ, a déclaré cette source mercredi.
Les Etats-Unis avaient demandé lundi à l'ancien président de différer son retour pour ne pas perturber le second tour de la présidentielle qui doit opposer l'ancienne Première dame Mirlande Manigat au chanteur populaire Michel Martelly.
"Un retour avant le scrutin peut potentiellement déstabiliser l'ensemble du processus politique", a de nouveau estimé mercredi l'ambassade des Etats-Unis à Pretoria.
"Nous encourageons le gouvernement sud-africain (...) à faire pression sur l'ancien président pour qu'il reporte son retour", a ajouté sa porte-parole, Elizabeth Trudeau.
"Les Etats-Unis doivent voir ça avec le gouvernement haïtien. Si on lui a donné un passeport, ce n'est pas à nous de décider quand il doit quitter l'Afrique du Sud", avait estimé mardi le vice-ministre des Affaires étrangères sud-africain Marius Fransman.
Haïti a fourni en février un nouveau passeport à l'ancien président, lui permettant de rentrer au pays sept ans après son départ, sous la pression de la rue, des Etats-Unis et de la France.
Ses proches ont confirmé mercredi qu'il rentrerait avant dimanche mais que cela n'avait "rien à voir avec l'élection", selon les termes de sa porte-parole en Haïti, Maryse Narcisse.
Il "s'inquiète qu'un changement de gouvernement en Haïti ne l'oblige à rester en Afrique du Sud", a expliqué son avocat Ira Kurzban.
Jean-Bertrand Aristide, 57 ans, réside à Pretoria avec sa femme et ses deux filles et travaille actuellement à l'Université d'Afrique du Sud (Unisa).
Ancien prêtre se réclamant de la "théologie de la libération", il reste ultra-populaire auprès des plus humbles grâce à un discours populiste, même s'il a par deux fois été chassé de la présidence haïtienne.
M. Aristide avait fait son entrée en politique en 1985, en prononçant ses premiers discours enflammés contre la dictature de Jean-Claude Duvalier, dit "Baby Doc", qui allait s'effondrer un an plus tard. Ce dernier vient lui aussi de faire un retour remarqué en Haïti en janvier, entre les deux tours de la présidentielle.
http://www.romandie.com/infos/news2/110316140733.jz0l481p.asp

Joie et crainte pour le retour d'Aristide à Haïti

BEN FOX ET TRENTON DANIEL, THE ASSOCIATED PRESS
PORT-AU-PRINCE, Haiti - L'église Saint-Jean-Bosco, où Jean-Bertrand Aristide a déjà officié et échappé à une tentative d'assassinat, est maintenant en ruines, détruite par le séisme qui a ravagé la capitale haïtienne en janvier 2010. Mais le souvenir du prêtre devenu politicien est encore bien vivant dans l'esprit des chômeurs qui se rassemblent près du lieu de culte.
Pour eux, l'ancien président est le seul leader politique ayant jamais pris la parole au nom des pauvres, qui forment la majorité de la population haïtienne, et son retour imminent à Haïti après sept ans d'exil en Afrique du Sud n'est rien de moins qu'une merveilleuse nouvelle. «Comme si Jésus lui-même revenait», s'est exclamé Lucien Jean, 50 ans, l'un des résidants de La Saline, le quartier de Port-au-Prince où l'église est située.
Voilà des semaines que circule à Haïti la rumeur du retour de Jean-Bertrand Aristide, causant à la fois enthousiasme chez les uns et angoisse chez les autres. Plusieurs s'interrogent sur les motivations de l'ancien président et quel effet sa présence pourrait avoir sa présence sur les élections de dimanche.
Le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Marius Fransman, a affirmé mardi devant des journalistes à Pretoria que M. Aristide foulerait le sol haïtien d'ici quelques jours, tout au plus une semaine. Il a indiqué que son gouvernement aidait l'ex-politicien à préparer son voyage vers sa terre natale et que le département d'État américain, qui a demandé au président en exil de repousser son départ afin d'arriver après les élections, devait discuter de ses inquiétudes à ce sujet avec les autorités haïtiennes.
Le vote de dimanche, qui opposera Michel Martelly et Mirlande Manigat, est essentiel pour assurer la stabilité et le développement de Haïti, qui essaie toujours de se remettre du terrible tremblement de terre tout en luttant contre une épidémie de choléra. Si le premier tour des élections a été difficile, le deuxième s'annonce serré et un mot de Jean-Bertrand Aristide en faveur d'un candidat ou contre la légitimité de l'exercice pourrait avoir un impact important.
Jean-Bertand Aristide a gagné le coeur de bien des Haïtiens dans les années 1980 en délaissant la prêtrise pour la politique afin de s'opposer au régime despotique de Jean-Claude «Baby Doc» Duvalier. En 1990, il devient le premier président de Haïti à avoir été élu démocratiquement mais est chassé quelques mois plus tard par un coup d'État. Il revient au pouvoir en 1994 avec le soutien des États-Unis. Dix ans plus tard, un soulèvement armé le force à fuir l'île à bord d'un avion américain à destination de l'Afrique du Sud.
Durant son exil, M. Aristide a exprimé son désir de revenir chez lui à maintes reprises, non pas pour faire de la politique mais plutôt pour travailler comme éducateur par le biais de sa fondation. Lorsque «Baby Doc» a fait une apparition surprise à Haïti en janvier, son successeur a renouvelé son souhait. Son passeport diplomatique a été émis le mois dernier.
Même si Jean-Bertrand Aristide compte de nombreux partisans, il n'a pas que des amis. Plusieurs anciens soldats ne lui ont pas pardonné d'avoir dissous l'armée haïtienne en 1995 pour couper court à des années de répression et d'abus militaires alors que l'élite du pays lui reproche son programme centré sur le peuple.
Mais ses plus fidèles admirateurs se préparent à l'accueillir comme un héros. «Nous attendons», a affirmé Supreme Wilson, 34 ans, un autre résidant de La Saline. «Nous attendons notre président.»
http://www.journalmetro.com/monde/article/804546--joie-et-crainte-pour-le-retour-d-aristide-a-haiti--page0