Le Point.fr - Publié le 19/03/2011 à 16:30
Le deuxième tour du scrutin est compliqué par le retour de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide.SOURCE AFP
La campagne électorale a pris fin dans la nuit en Haïti, avant le deuxième tour de l'élection présidentielle de dimanche, dominé par le retour triomphal de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide. La campagne opposant le chanteur Michel Martelly à l'intellectuelle Mirlande Manigat a pris fin officiellement à minuit vendredi, quelques heures après le retour de l'ex-président de sept années d'exil en Afrique du Sud.
Mirlande Manigat, une ancienne première dame âgée de 70 ans, n'a pu prononcer son discours final de campagne : une panne d'électricité a provoqué l'annulation de son dernier rassemblement électoral à Port-au-Prince. Selon un dernier sondage publié jeudi, Michel Martelly, mieux connu sous son nom d'artiste de "Sweet Micky", l'emporterait dimanche avec 53,4 % des suffrages, contre 46,6 % seulement à Mirlande Manigat. Mais la participation, notoirement faible dans le pays le plus pauvre des Amériques, rend tout pronostic très difficile : à peine 23 % des électeurs inscrits s'étaient déplacés lors du premier tour, le 28 novembre, pour départager les 18 candidats initiaux.
Aristide en embuscade
Cette fois, le scrutin est compliqué par le retour de Jean-Bertrand Aristide, qui reste très populaire auprès des plus pauvres, au point que nombre de ses partisans pourraient décider de bouder les urnes. Jean-Bertrand Aristide, 57 ans, avait dû quitter le pouvoir en 2004 sous la menace d'une insurrection armée et des pressions des États-Unis et de la France, qui lui reprochaient son incompétence. Paris et Washington ont mis en garde contre son retour à deux jours des élections, disant redouter un bouleversement du processus électoral.
L'ancien président, accueilli par des milliers de gens à l'aéroport de Port-au-Prince, assure vouloir travailler dans le secteur éducatif afin d'aider son pays à se remettre du terrible tremblement de terre qui a dévasté la capitale et sa région en janvier 2010. Mais il ne s'abstient pas de toute déclaration politique : dès son retour vendredi, il a condamné l'exclusion de son parti du processus électoral. Il a aussi estimé que l'état du pays s'était dégradé depuis son départ du pouvoir : "Depuis sept ans, l'état du malade Haïti a empiré", a-t-il lancé.
Atmosphère tendue
Également rentré en Haïti dans l'entre-deux-tours après 25 ans d'exil en France, l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier avait déjà compliqué le jeu politique. Il est poursuivi par la justice haïtienne pour corruption et visé par plusieurs plaintes pour crimes contre l'humanité.
Dans un pays sans armée et contrôlé par les casques bleus de l'ONU, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a espéré samedi que le scrutin se déroule "dans une atmosphère calme et pacifique". Les résultats du premier tour annoncés début décembre avaient donné lieu à des violences qui ont fait plusieurs morts. Le conseil électoral avait finalement modifié les résultats et exclu de la course pour le second tour le candidat du parti au pouvoir, Jude Célestin, accusé d'avoir bénéficié de fraudes, au profit de Mirlande Martelly. La semaine dernière, trois jeunes hommes qui collaient des affiches pour Mirlande Manigat ont été assassinés.
Les résultats préliminaires seront annoncés le 31 mars et les résultats définitifs le 16 avril. Les quelque 4,7 millions d'électeurs doivent aussi désigner dimanche leurs sénateurs et députés.
http://www.lepoint.fr/monde/les-haitiens-appeles-aux-urnes-pour-elire-leur-president-19-03-2011-1308711_24.php
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
samedi 19 mars 2011
Sitôt rentré en Haïti, Jean-Bertrand Aristide parle politique
18/03/2011
Tout juste rentré en Haïti après sept ans d'exil, l'ex-président Jean-Bertrand Aristide n'a pas perdu une seconde avant de parler politique et des élections qui auront lieu dimanche, décriant l'absence de son propre parti, Fanmi Lavalas, sur les bulletins de vote.
«L'exclusion de Lavalas aux élections, c'est l'exclusion de la majorité des Haïtiens. La solution est dans l'inclusion», a dit Jean-Bertrand Aristide en créole lors du discours de retour qu'il a prononcé à l'aéroport de Port-au-Prince, laissant entendre qu'il pourrait contester la légalité du deuxième tour du scrutin présidentiel qui doit avoir lieu dimanche.
Dans son discours d'une quinzaine de minutes, celui qui a été le premier président démocratiquement élu du petit pays des Antilles a appelé la population à «marquer la fin de (son) exil et du coup d'États de 2004», en faisant référence à son départ forcé d'Haïti sous les auspices des États-Unis il y a sept ans.
M. Aristide, aujourd'hui âgé de 57 ans, s'est adressé en cinq langues aux journalistes et aux dignitaires qui s'étaient rassemblés à l'aéroport pour son retour, appréhendé par plusieurs. Ayant quitté l'Afrique du Sud jeudi soir, l'ex-président, sa femme et ses deux filles sont arrivés à Port-au-Prince à 9h10 ce matin à bord d'un avion nolisé.
Après sa première allocution publique, Jean-Bertrand Aristide a pris un bain de foule en rentrant à Tabarre où se trouve sa résidence. L'entrée de sa villa qui a été décorée de petits drapeaux haïtiens pour l'occasion. Brandissant des photos de l'ex-président, des milliers de supporters ont souhaité un «bon retou» à l'ex-président alors que le Fanmi Lavalas diffusait des appels à manifester sur la principale place de Tabarre. Les scènes de joie se déroulaient sous l'oeil attentif de la force internationale déployée en Haïti, la Minustah.
Les États-Unis ont tenté jusqu'à la dernière minute de convaincre Jean-Bertrand Aristide de retarder son retour afin de ne pas perturber la tenue du scrutin de dimanche. Dans deux jours, les Haïtiens seront appelés à choisir entre l'ex-Première dame, Mirlande Manigat et la chanteur Michel Martelly. Selon les derniers sondages, ce dernier a une bonne longueur d'avance dans les intentions de vote.
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/3637.html
Tout juste rentré en Haïti après sept ans d'exil, l'ex-président Jean-Bertrand Aristide n'a pas perdu une seconde avant de parler politique et des élections qui auront lieu dimanche, décriant l'absence de son propre parti, Fanmi Lavalas, sur les bulletins de vote.
«L'exclusion de Lavalas aux élections, c'est l'exclusion de la majorité des Haïtiens. La solution est dans l'inclusion», a dit Jean-Bertrand Aristide en créole lors du discours de retour qu'il a prononcé à l'aéroport de Port-au-Prince, laissant entendre qu'il pourrait contester la légalité du deuxième tour du scrutin présidentiel qui doit avoir lieu dimanche.
Dans son discours d'une quinzaine de minutes, celui qui a été le premier président démocratiquement élu du petit pays des Antilles a appelé la population à «marquer la fin de (son) exil et du coup d'États de 2004», en faisant référence à son départ forcé d'Haïti sous les auspices des États-Unis il y a sept ans.
M. Aristide, aujourd'hui âgé de 57 ans, s'est adressé en cinq langues aux journalistes et aux dignitaires qui s'étaient rassemblés à l'aéroport pour son retour, appréhendé par plusieurs. Ayant quitté l'Afrique du Sud jeudi soir, l'ex-président, sa femme et ses deux filles sont arrivés à Port-au-Prince à 9h10 ce matin à bord d'un avion nolisé.
Après sa première allocution publique, Jean-Bertrand Aristide a pris un bain de foule en rentrant à Tabarre où se trouve sa résidence. L'entrée de sa villa qui a été décorée de petits drapeaux haïtiens pour l'occasion. Brandissant des photos de l'ex-président, des milliers de supporters ont souhaité un «bon retou» à l'ex-président alors que le Fanmi Lavalas diffusait des appels à manifester sur la principale place de Tabarre. Les scènes de joie se déroulaient sous l'oeil attentif de la force internationale déployée en Haïti, la Minustah.
Les États-Unis ont tenté jusqu'à la dernière minute de convaincre Jean-Bertrand Aristide de retarder son retour afin de ne pas perturber la tenue du scrutin de dimanche. Dans deux jours, les Haïtiens seront appelés à choisir entre l'ex-Première dame, Mirlande Manigat et la chanteur Michel Martelly. Selon les derniers sondages, ce dernier a une bonne longueur d'avance dans les intentions de vote.
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/3637.html
vendredi 18 mars 2011
Aristide jets back to Haiti and SA foots bill
SEAN CHRISTIE Mar 18 2011 09:28 The South African government has confirmed that ousted Haitian president Jean Bertrand-Aristide will end his seven-year exile in South Africa before the March 20 Haitian elections -- and that the South African taxpayer will now cover the costs of his journey.
"We covered the cost of Aristide's stay in South Africa and now we will facilitate his journey home," said department of international relations and cooperation spokesperson Clayson Monyela.
This could strain Pretoria's relations with Paris and Washington, which have actively sought to delay Aristide's return until after the elections. Monyela said Aristide would announce details of his travel arrangements himself from Lanseria International Airport late on Thursday evening, after the Mail & Guardian had gone to press. It was known that Aristide's lawyer, Ira Kurzban, and actor and activist Danny Glover would accompany Aristide home. Glover recently co-signed a letter to President Jacob Zuma asking that Aristide be allowed to return home.
According to Kurzban Aristide would return to Haiti via private jet, the charter costs of which had delayed Aristide's return thus far. No commercial airlines fly directly to Haiti and it is speculated that the United States government will not allow Aristide to transit through the US. A Lanseria-based charter company said it would cost "well over R6-million" to charter a flight to Haiti.
The cost of Aristide's seven-year stay in the country has run to tens of millions of rands, but it is widely believed he was hosted by South Africa at the behest of the US government. A source well acquainted with issues surrounding Aristide's exile confirmed that South Africa had agreed to keep Aristide until after the Haitian elections and that the French had applied more pressure to ensure that he stayed put.
http://www.mg.co.za/article/2011-03-18-aristide-jets-back-to-haiti-and-sa-foots-bill/
"We covered the cost of Aristide's stay in South Africa and now we will facilitate his journey home," said department of international relations and cooperation spokesperson Clayson Monyela.
This could strain Pretoria's relations with Paris and Washington, which have actively sought to delay Aristide's return until after the elections. Monyela said Aristide would announce details of his travel arrangements himself from Lanseria International Airport late on Thursday evening, after the Mail & Guardian had gone to press. It was known that Aristide's lawyer, Ira Kurzban, and actor and activist Danny Glover would accompany Aristide home. Glover recently co-signed a letter to President Jacob Zuma asking that Aristide be allowed to return home.
According to Kurzban Aristide would return to Haiti via private jet, the charter costs of which had delayed Aristide's return thus far. No commercial airlines fly directly to Haiti and it is speculated that the United States government will not allow Aristide to transit through the US. A Lanseria-based charter company said it would cost "well over R6-million" to charter a flight to Haiti.
The cost of Aristide's seven-year stay in the country has run to tens of millions of rands, but it is widely believed he was hosted by South Africa at the behest of the US government. A source well acquainted with issues surrounding Aristide's exile confirmed that South Africa had agreed to keep Aristide until after the Haitian elections and that the French had applied more pressure to ensure that he stayed put.
http://www.mg.co.za/article/2011-03-18-aristide-jets-back-to-haiti-and-sa-foots-bill/
Bon voyage, Jean-Bertrand Aristide
STUART GRAHAM JOHANNESBURG, SOUTH AFRICA - Mar 18 2011 07:26 Former Haitian leader Jean-Bertrand Aristide left South Africa for Haiti at 11.15pm on Thursday night, after more than seven years in exile in the country.
"The great day has arrived. The day to say goodbye before returning home," Aristide said at a briefing before his departure.
Actor Danny Glover preceded Aristide on to the plane, which left from Lanseria Airport.
Aristide was escorted aboard by International Relations and Cooperation Minister Maite Nkoana-Mashabane, but she did not accompany them on the flight.
They were followed by Aristide's wife Mildred and their children.
"We are delighted to return home after seven years," Aristide told a large media contingent.
"In Haiti also they are very happy because they were waiting for us and they have wanted for us to be back home as soon as possible. It's normal. Their dream will be fulfilled," said Aristide, who read his statement in isiZulu.
'Goodbye interaction'
Nkoana-Mashabane said Aristide, who received a doctorate from the University of South Africa for a comparative study on isiZulu and Haitian Creole, had held a "goodbye interaction" with President Jacob Zuma.
Nkoana-Mashabane said Zuma wished Aristide "bon voyage" and a happy landing as he set about trying to help rebuild Haiti, ravaged by an earthquake 14 months ago.
Aristide left the press conference without taking questions.
His stay in the country cost the South African taxpayer about R5-million a year.
In response to a Parliamentary question last year, Nkoana-Mashabane said that by June 2010 his stay had cost R30-million.
It was reported on Thursday that United States President Barack Obama tried to persuade Zuma to prevent Aristide, a former priest who worked in the slums, from returning to Haiti until it had held its presidential election at the weekend.
Aristide was twice president of Haiti and is popular among the Caribbean nation's poor, who make up the majority on the island.
Concern over return
In his first presidency he was ousted in a coup. He was restored to power in 1994 in a US military intervention ordered by then US president Bill Clinton.
He was re-elected years later, but fled on a US plane during a rebellion in 2004. Aristide claimed the US had kidnapped him.
US National Security Council spokesperson Tommy Vietor told the Associated Press that the United States, along with others in the international community, had deep concerns that Aristide's return to Haiti in the closing days of the election could be destabilising.
"President Obama reiterated ... his belief that the Haitian people deserve the chance to choose their government through peaceful, free, and fair elections [on] March 20," Vietor told AP.
Both of Haiti's presidential candidates, Michel Martelly and Mirlande Manigat, have said that Aristide has the right to return as a Haitian citizen.
South African Minister in the Presidency Collins Chabane said on Thursday that the country could not be held responsible for whether Aristide stayed or returned to Haiti.
"What I should stress is that we are not sending former president Aristide to Haiti.
"He was given the passport by the government of Haiti and we can't hold him hostage if he wants to go," Chabane said.
Aristide has said he will not be involved in politics in Haiti and wants to lead his foundation's efforts to improve education in the Caribbean nation. - Sapa
http://www.mg.co.za/article/2011-03-18-bon-voyage-jeanbertrand-aristide/
"The great day has arrived. The day to say goodbye before returning home," Aristide said at a briefing before his departure.
Actor Danny Glover preceded Aristide on to the plane, which left from Lanseria Airport.
Aristide was escorted aboard by International Relations and Cooperation Minister Maite Nkoana-Mashabane, but she did not accompany them on the flight.
They were followed by Aristide's wife Mildred and their children.
"We are delighted to return home after seven years," Aristide told a large media contingent.
"In Haiti also they are very happy because they were waiting for us and they have wanted for us to be back home as soon as possible. It's normal. Their dream will be fulfilled," said Aristide, who read his statement in isiZulu.
'Goodbye interaction'
Nkoana-Mashabane said Aristide, who received a doctorate from the University of South Africa for a comparative study on isiZulu and Haitian Creole, had held a "goodbye interaction" with President Jacob Zuma.
Nkoana-Mashabane said Zuma wished Aristide "bon voyage" and a happy landing as he set about trying to help rebuild Haiti, ravaged by an earthquake 14 months ago.
Aristide left the press conference without taking questions.
His stay in the country cost the South African taxpayer about R5-million a year.
In response to a Parliamentary question last year, Nkoana-Mashabane said that by June 2010 his stay had cost R30-million.
It was reported on Thursday that United States President Barack Obama tried to persuade Zuma to prevent Aristide, a former priest who worked in the slums, from returning to Haiti until it had held its presidential election at the weekend.
Aristide was twice president of Haiti and is popular among the Caribbean nation's poor, who make up the majority on the island.
Concern over return
In his first presidency he was ousted in a coup. He was restored to power in 1994 in a US military intervention ordered by then US president Bill Clinton.
He was re-elected years later, but fled on a US plane during a rebellion in 2004. Aristide claimed the US had kidnapped him.
US National Security Council spokesperson Tommy Vietor told the Associated Press that the United States, along with others in the international community, had deep concerns that Aristide's return to Haiti in the closing days of the election could be destabilising.
"President Obama reiterated ... his belief that the Haitian people deserve the chance to choose their government through peaceful, free, and fair elections [on] March 20," Vietor told AP.
Both of Haiti's presidential candidates, Michel Martelly and Mirlande Manigat, have said that Aristide has the right to return as a Haitian citizen.
South African Minister in the Presidency Collins Chabane said on Thursday that the country could not be held responsible for whether Aristide stayed or returned to Haiti.
"What I should stress is that we are not sending former president Aristide to Haiti.
"He was given the passport by the government of Haiti and we can't hold him hostage if he wants to go," Chabane said.
Aristide has said he will not be involved in politics in Haiti and wants to lead his foundation's efforts to improve education in the Caribbean nation. - Sapa
http://www.mg.co.za/article/2011-03-18-bon-voyage-jeanbertrand-aristide/
jeudi 17 mars 2011
Aristide said to return to Haiti this week
PORT-AU-PRINCE, HAITI - Mar 16 2011 07:35 Ex-president Jean-Bertrand Aristide is due to end seven years in exile in South Africa and return to Haiti on Thursday, three days ahead of a presidential run-off election, a source told Agence France-Presse.
"Aristide is expected this Thursday in Port-au-Prince," the source, close to the three-time former president, said on condition of anonymity.
The United States (US) has urged Aristide to postpone his return until after Sunday's vital presidential run-off, saying he should "delay his return until after the electoral process has concluded to permit the Haitian people to cast their ballots in a peaceful atmosphere".
November's first-round election was marred by violence and fraud and the shattered country is still struggling to rebuild after a devastating earthquake 14 months ago that killed about 250 000 people.
Aristide was ousted from office twice, eventually fleeing a 2004 popular uprising aboard a US plane. He accused US diplomats of kidnapping him. Washington denies the charge.
But he remains a popular figure in certain quarters in Haiti, especially in the capital's teeming slums, as well as in the tent cities that have sprung up since the January 2010 earthquake where many decry the slow pace of progress.
US should discuss Aristide with Haiti
Meanwhile, South Africa Deputy Minister of International Relations and Cooperation said South Africa is helping Aristide return to his homeland from exile in Pretoria, and any problems Washington has with that should be taken up with Haiti.
Marius Fransman told reporters on Tuesday that Aristide could return to Haiti in the next few days, or a week. A South African official last week said Aristide planned to return before a presidential run-off vote on Sunday.
US State Department spokesman Mark Toner acknowledged Aristide's right to return from South Africa, but he said returning this week "can only be seen as a conscious choice to impact Haiti's elections".
Fransman said: "It is not our responsibility if America feels that he should only go in two weeks or three weeks or four weeks. They need to engage the Haitian government."
Aristide, a former slum priest, was Haiti's first democratically elected president and remains popular with the poor.
Aristide has been saying for months that he wants to return to help his homeland recover from the January 2010 earthquake. The way was opened when Aristide's diplomatic passport was delivered last month.-- Sapa-AFP-AP
http://www.mg.co.za/article/2011-03-16-aristide-said-to-return-haiti-this-week/
"Aristide is expected this Thursday in Port-au-Prince," the source, close to the three-time former president, said on condition of anonymity.
The United States (US) has urged Aristide to postpone his return until after Sunday's vital presidential run-off, saying he should "delay his return until after the electoral process has concluded to permit the Haitian people to cast their ballots in a peaceful atmosphere".
November's first-round election was marred by violence and fraud and the shattered country is still struggling to rebuild after a devastating earthquake 14 months ago that killed about 250 000 people.
Aristide was ousted from office twice, eventually fleeing a 2004 popular uprising aboard a US plane. He accused US diplomats of kidnapping him. Washington denies the charge.
But he remains a popular figure in certain quarters in Haiti, especially in the capital's teeming slums, as well as in the tent cities that have sprung up since the January 2010 earthquake where many decry the slow pace of progress.
US should discuss Aristide with Haiti
Meanwhile, South Africa Deputy Minister of International Relations and Cooperation said South Africa is helping Aristide return to his homeland from exile in Pretoria, and any problems Washington has with that should be taken up with Haiti.
Marius Fransman told reporters on Tuesday that Aristide could return to Haiti in the next few days, or a week. A South African official last week said Aristide planned to return before a presidential run-off vote on Sunday.
US State Department spokesman Mark Toner acknowledged Aristide's right to return from South Africa, but he said returning this week "can only be seen as a conscious choice to impact Haiti's elections".
Fransman said: "It is not our responsibility if America feels that he should only go in two weeks or three weeks or four weeks. They need to engage the Haitian government."
Aristide, a former slum priest, was Haiti's first democratically elected president and remains popular with the poor.
Aristide has been saying for months that he wants to return to help his homeland recover from the January 2010 earthquake. The way was opened when Aristide's diplomatic passport was delivered last month.-- Sapa-AFP-AP
http://www.mg.co.za/article/2011-03-16-aristide-said-to-return-haiti-this-week/
Aristide should be greeted with prosecution, not praise
MICHAEL DEIBERT Mar 02 2011 13:00 The indictment late last year by the International Criminal Court (ICC) of six prominent Kenyans for their roles in violence following that country's disputed 2007 elections was a welcome sign for those seeking to hold politicians accountable for their crimes. Though the ICC has badly bungled what should have been its showpiece case -- against the ruthless Congolese militia leader Thomas Lubanga -- the Kenya indictments nevertheless represented a welcome extension of its continuing mission.
To those of us who have seen Haiti's political convulsions first-hand over the years, that Caribbean nation makes a compelling case for attention by the ICC as perpetrators of human rights abuses often go unpunished or are even rehabilitated in subsequent governments. With one despotic former ruler (Jean-Claude Duvalier) having recently returned and another (Jean-Bertrand Aristide) announcing his intention to do so, one Haitian case, in particular, would seem tailor-made for the ICC's attention.
In February 2004, in the midst of a chaotic rebellion against Mr Aristide's government, the photojournalist Alex Smailes and I found ourselves in the central Haitian city of Saint Marc, at the time the last barrier between Aristide and a motley collection of once-loyal street gangs and former soldiers who were sweeping down from the country's north seeking to oust him.
Several days earlier, on February 7, an armed anti-Aristide group, the Rassemblement des militants conséquents de Saint Marc (Ramicos), based in the neighbourhood of La Scierie, had attempted to drive government forces from the town, seizing the local police station, which they set on fire.
On February 9, the combined forces of the Police Nationale de Haiti (PNH), the Unité de Sécurité de la Garde du Palais National (USGPN) -- a unit directly responsible for the president's personal security -- and a local paramilitary organisation named Bale Wouze (Clean Sweep) retook much of the city. By February 11, a few days before our arrival, Bale Wouze -- headed by a former parliamentary representative of Aristide's Fanmi Lavalas political party named Amanus Mayette -- had commenced the battle to retake La Scierie. Often at Mayette's side was a government employee named Ronald Dauphin, known to residents as "Black Ronald", often garbed in a police uniform even though he was in no way officially employed by the police.
When Alex and I arrived in the town, we found the USGPN and Bale Wouze patrolling Saint Marc as a single armed unit. Speaking to residents there -- amidst a surreal backdrop of burned buildings, the stench of human decay, drunken gang members threatening our lives with firearms and a terrified population -- we soon realised that something awful had happened in Saint Marc.
According to multiple residents interviewed during that visit and a subsequent visit that I made to the town in June 2009, after government forces retook the town -- and after a press conference there by Yvon Neptune, at the time Aristide's Prime Minister and also the head of the Conseil Superieur de la Police Nationale d'Haiti -- a textbook series of war crimes took place.
Residents spoke of how Kenol St Gilles, a carpenter with no political affiliation, was shot in each thigh, beaten unconscious by Bale Wouze members and thrown into a burning cement depot, where he died. Unarmed Ramicos member Leroy Joseph was decapitated, while Ramicos second-in-command Nixon François was simply shot. In the ruins of the burned-out commissariat, Bale Wouze members gang raped a 21-year-old woman, while other residents were gunned down by police firing from a helicopter as they tried to flee over a nearby mountain. A local priest told me matter-of-factly at the time of Bale Wouze that "these people don't make arrests, they kill".
According to a member of a Human Rights Watch delegation that visited Saint Marc a month after the killings, at least 27 people were murdered there between February 11 and Aristide's flight into exile at the end of the month. Her conclusion supported by the research of the Réseau National de Défense des Droits Humains, a Haitian human rights organisation.
Following Aristide's overthrow, several members of Bale Wouze were lynched, while Yvon Neptune turned himself over to the interim government that ruled Haiti from March 2004 until the inauguration of President René Préval in May 2006.
Held in prison without trial until his May 2006 release on humanitarian grounds, a May 2008 decision by the Inter-American Court of Human Rights found the Haitian state had violated the American Convention on Human Rights in its detention of Neptune, though stressed that it was "not a criminal court in which the criminal responsibility of an individual can be examined". Neptune ran unsuccessfully for president in Haiti's recent elections.
After being jailed for three years without trial, Amanus Mayette was freed from prison in April 2007. Arrested in 2004, Ronald Dauphin subsequently escaped from jail, and was re-arrested during the course of an anti-kidnapping raid in Haiti's capital in July 2006. Despite several chaotic public hearings, to date, none of the accused for the killings in La Scierie has ever gone to trial. At the time of writing, Mr Aristide himself continues to enjoy a gilded exile in South Africa, his luxurious lifestyle and protection package bankrolled by South African taxpayers.
Frustratingly for the people of Saint Marc, far from being supported in their calls for justice, the events they experienced have become a political football among international political actors.
The United Nations independent expert on human rights in Haiti, Louis Joinet, in a 2005 statement dismissed allegations of a massacre and described what occurred as "a clash", a characterisation that seemed unaware of the fact that not all among those victimised had any affiliation with Haiti's political opposition.
The Institute for Justice and Democracy (IJDH), a US-based organisation, has lauded Mr Dauphin as "a Haitian grassroots activist". The IJDH itself maintains close links with Mr Aristide's US attorney, Ira Kurzban, who is listed as one of the group's founders, serves on the chairman of board of directors and whose law firm, according to US Department of Justice filings, earned nearly $5-million for its lobbying work alone representing the Aristide government during the era of its worst excesses. By comparison, the firm of former US congressmen Ron Dellums received the relatively modest sum of $989 323 over the same period.
When I returned to Saint Marc in June of 2009, I found its residents still wondering when someone would be held accountable for the terrible crimes they had been subjected to. Amazil Jean-Baptiste, the mother of Kenol St Gilles, said simply "I just want justice for my son." A local victim's rights group of survivors of the pogrom, the Association des Victimes du Génocide de la Scierie (AVIGES), formed to help advocate on residents' behalf, but have had precious little success in what passes for Haiti's system, broken and dysfunctional long before January 2010's devastating earthquake.
Though Mr Aristide remains something of a fading star for a handful of commentators outside of Haiti - most of whom have not spent significant time in the country, cannot speak its language and have never bothered to sit down with the victims of the Aristide government's crimes there - to those of us who have seen a bit of its recent history firsthand, the words of veteran Trinidadian diplomat Reginald Dumas -- a man who does know Haiti -- seem apt, that Mr Aristide "[acquired] for himself a reputation at home which did not match the great respect with which he was held abroad.''
The ICC has sometimes been criticized for acting as if war crimes and crimes against humanity are simply African problems, taking place in distant lands. The people of Saint Marc, only a 90 minute flight from Miami, know differently. As Mr Aristide currently loudly voices his desire to return to Haiti from his exile in South Africa, doubtlessly transiting several ICC signatory countries (including South Africa itself) in the process, the case of the victims of Saint Marc is one admirably deserving of the ICC's attention.
•Michael Deibert is a Visiting Fellow at the Centre for Peace and Reconciliation Studies at Coventry University and the author of Notes from the Last Testament: The Struggle for Haiti (Seven Stories Press). He has been visiting and writing about Haiti since 1997.
http://mg.co.za/article/1970-01-01-aristide-should-be-greeted-with-prosecution-not-praise
To those of us who have seen Haiti's political convulsions first-hand over the years, that Caribbean nation makes a compelling case for attention by the ICC as perpetrators of human rights abuses often go unpunished or are even rehabilitated in subsequent governments. With one despotic former ruler (Jean-Claude Duvalier) having recently returned and another (Jean-Bertrand Aristide) announcing his intention to do so, one Haitian case, in particular, would seem tailor-made for the ICC's attention.
In February 2004, in the midst of a chaotic rebellion against Mr Aristide's government, the photojournalist Alex Smailes and I found ourselves in the central Haitian city of Saint Marc, at the time the last barrier between Aristide and a motley collection of once-loyal street gangs and former soldiers who were sweeping down from the country's north seeking to oust him.
Several days earlier, on February 7, an armed anti-Aristide group, the Rassemblement des militants conséquents de Saint Marc (Ramicos), based in the neighbourhood of La Scierie, had attempted to drive government forces from the town, seizing the local police station, which they set on fire.
On February 9, the combined forces of the Police Nationale de Haiti (PNH), the Unité de Sécurité de la Garde du Palais National (USGPN) -- a unit directly responsible for the president's personal security -- and a local paramilitary organisation named Bale Wouze (Clean Sweep) retook much of the city. By February 11, a few days before our arrival, Bale Wouze -- headed by a former parliamentary representative of Aristide's Fanmi Lavalas political party named Amanus Mayette -- had commenced the battle to retake La Scierie. Often at Mayette's side was a government employee named Ronald Dauphin, known to residents as "Black Ronald", often garbed in a police uniform even though he was in no way officially employed by the police.
When Alex and I arrived in the town, we found the USGPN and Bale Wouze patrolling Saint Marc as a single armed unit. Speaking to residents there -- amidst a surreal backdrop of burned buildings, the stench of human decay, drunken gang members threatening our lives with firearms and a terrified population -- we soon realised that something awful had happened in Saint Marc.
According to multiple residents interviewed during that visit and a subsequent visit that I made to the town in June 2009, after government forces retook the town -- and after a press conference there by Yvon Neptune, at the time Aristide's Prime Minister and also the head of the Conseil Superieur de la Police Nationale d'Haiti -- a textbook series of war crimes took place.
Residents spoke of how Kenol St Gilles, a carpenter with no political affiliation, was shot in each thigh, beaten unconscious by Bale Wouze members and thrown into a burning cement depot, where he died. Unarmed Ramicos member Leroy Joseph was decapitated, while Ramicos second-in-command Nixon François was simply shot. In the ruins of the burned-out commissariat, Bale Wouze members gang raped a 21-year-old woman, while other residents were gunned down by police firing from a helicopter as they tried to flee over a nearby mountain. A local priest told me matter-of-factly at the time of Bale Wouze that "these people don't make arrests, they kill".
According to a member of a Human Rights Watch delegation that visited Saint Marc a month after the killings, at least 27 people were murdered there between February 11 and Aristide's flight into exile at the end of the month. Her conclusion supported by the research of the Réseau National de Défense des Droits Humains, a Haitian human rights organisation.
Following Aristide's overthrow, several members of Bale Wouze were lynched, while Yvon Neptune turned himself over to the interim government that ruled Haiti from March 2004 until the inauguration of President René Préval in May 2006.
Held in prison without trial until his May 2006 release on humanitarian grounds, a May 2008 decision by the Inter-American Court of Human Rights found the Haitian state had violated the American Convention on Human Rights in its detention of Neptune, though stressed that it was "not a criminal court in which the criminal responsibility of an individual can be examined". Neptune ran unsuccessfully for president in Haiti's recent elections.
After being jailed for three years without trial, Amanus Mayette was freed from prison in April 2007. Arrested in 2004, Ronald Dauphin subsequently escaped from jail, and was re-arrested during the course of an anti-kidnapping raid in Haiti's capital in July 2006. Despite several chaotic public hearings, to date, none of the accused for the killings in La Scierie has ever gone to trial. At the time of writing, Mr Aristide himself continues to enjoy a gilded exile in South Africa, his luxurious lifestyle and protection package bankrolled by South African taxpayers.
Frustratingly for the people of Saint Marc, far from being supported in their calls for justice, the events they experienced have become a political football among international political actors.
The United Nations independent expert on human rights in Haiti, Louis Joinet, in a 2005 statement dismissed allegations of a massacre and described what occurred as "a clash", a characterisation that seemed unaware of the fact that not all among those victimised had any affiliation with Haiti's political opposition.
The Institute for Justice and Democracy (IJDH), a US-based organisation, has lauded Mr Dauphin as "a Haitian grassroots activist". The IJDH itself maintains close links with Mr Aristide's US attorney, Ira Kurzban, who is listed as one of the group's founders, serves on the chairman of board of directors and whose law firm, according to US Department of Justice filings, earned nearly $5-million for its lobbying work alone representing the Aristide government during the era of its worst excesses. By comparison, the firm of former US congressmen Ron Dellums received the relatively modest sum of $989 323 over the same period.
When I returned to Saint Marc in June of 2009, I found its residents still wondering when someone would be held accountable for the terrible crimes they had been subjected to. Amazil Jean-Baptiste, the mother of Kenol St Gilles, said simply "I just want justice for my son." A local victim's rights group of survivors of the pogrom, the Association des Victimes du Génocide de la Scierie (AVIGES), formed to help advocate on residents' behalf, but have had precious little success in what passes for Haiti's system, broken and dysfunctional long before January 2010's devastating earthquake.
Though Mr Aristide remains something of a fading star for a handful of commentators outside of Haiti - most of whom have not spent significant time in the country, cannot speak its language and have never bothered to sit down with the victims of the Aristide government's crimes there - to those of us who have seen a bit of its recent history firsthand, the words of veteran Trinidadian diplomat Reginald Dumas -- a man who does know Haiti -- seem apt, that Mr Aristide "[acquired] for himself a reputation at home which did not match the great respect with which he was held abroad.''
The ICC has sometimes been criticized for acting as if war crimes and crimes against humanity are simply African problems, taking place in distant lands. The people of Saint Marc, only a 90 minute flight from Miami, know differently. As Mr Aristide currently loudly voices his desire to return to Haiti from his exile in South Africa, doubtlessly transiting several ICC signatory countries (including South Africa itself) in the process, the case of the victims of Saint Marc is one admirably deserving of the ICC's attention.
•Michael Deibert is a Visiting Fellow at the Centre for Peace and Reconciliation Studies at Coventry University and the author of Notes from the Last Testament: The Struggle for Haiti (Seven Stories Press). He has been visiting and writing about Haiti since 1997.
http://mg.co.za/article/1970-01-01-aristide-should-be-greeted-with-prosecution-not-praise
mercredi 16 mars 2011
Aristide quittera jeudi l'Afrique du Sud pour Haïti
PRETORIA - L'ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide quittera jeudi l'Afrique du Sud, où il vit en exil depuis 2004, pour rentrer dans son pays avant l'élection présidentielle de dimanche, a indiqué à l'AFP un haut-responsable sud-africain sous couvert d'anonymat. "Le président doit prendre l'avion jeudi après-midi. Les détails de son itinéraire seront communiqués" lors d'une conférence de presse juste avant son départ, a déclaré cette source mercredi.
Les Etats-Unis avaient demandé lundi à l'ancien président de différer son retour pour ne pas perturber le second tour de la présidentielle qui doit opposer l'ancienne Première dame Mirlande Manigat au chanteur populaire Michel Martelly.
"Un retour avant le scrutin peut potentiellement déstabiliser l'ensemble du processus politique", a de nouveau estimé mercredi l'ambassade des Etats-Unis à Pretoria.
"Nous encourageons le gouvernement sud-africain (...) à faire pression sur l'ancien président pour qu'il reporte son retour", a ajouté sa porte-parole, Elizabeth Trudeau.
"Les Etats-Unis doivent voir ça avec le gouvernement haïtien. Si on lui a donné un passeport, ce n'est pas à nous de décider quand il doit quitter l'Afrique du Sud", avait estimé mardi le vice-ministre des Affaires étrangères sud-africain Marius Fransman.
Haïti a fourni en février un nouveau passeport à l'ancien président, lui permettant de rentrer au pays sept ans après son départ, sous la pression de la rue, des Etats-Unis et de la France.
Ses proches ont confirmé mercredi qu'il rentrerait avant dimanche mais que cela n'avait "rien à voir avec l'élection", selon les termes de sa porte-parole en Haïti, Maryse Narcisse.
Il "s'inquiète qu'un changement de gouvernement en Haïti ne l'oblige à rester en Afrique du Sud", a expliqué son avocat Ira Kurzban.
Jean-Bertrand Aristide, 57 ans, réside à Pretoria avec sa femme et ses deux filles et travaille actuellement à l'Université d'Afrique du Sud (Unisa).
Ancien prêtre se réclamant de la "théologie de la libération", il reste ultra-populaire auprès des plus humbles grâce à un discours populiste, même s'il a par deux fois été chassé de la présidence haïtienne.
M. Aristide avait fait son entrée en politique en 1985, en prononçant ses premiers discours enflammés contre la dictature de Jean-Claude Duvalier, dit "Baby Doc", qui allait s'effondrer un an plus tard. Ce dernier vient lui aussi de faire un retour remarqué en Haïti en janvier, entre les deux tours de la présidentielle.
http://www.romandie.com/infos/news2/110316140733.jz0l481p.asp
Les Etats-Unis avaient demandé lundi à l'ancien président de différer son retour pour ne pas perturber le second tour de la présidentielle qui doit opposer l'ancienne Première dame Mirlande Manigat au chanteur populaire Michel Martelly.
"Un retour avant le scrutin peut potentiellement déstabiliser l'ensemble du processus politique", a de nouveau estimé mercredi l'ambassade des Etats-Unis à Pretoria.
"Nous encourageons le gouvernement sud-africain (...) à faire pression sur l'ancien président pour qu'il reporte son retour", a ajouté sa porte-parole, Elizabeth Trudeau.
"Les Etats-Unis doivent voir ça avec le gouvernement haïtien. Si on lui a donné un passeport, ce n'est pas à nous de décider quand il doit quitter l'Afrique du Sud", avait estimé mardi le vice-ministre des Affaires étrangères sud-africain Marius Fransman.
Haïti a fourni en février un nouveau passeport à l'ancien président, lui permettant de rentrer au pays sept ans après son départ, sous la pression de la rue, des Etats-Unis et de la France.
Ses proches ont confirmé mercredi qu'il rentrerait avant dimanche mais que cela n'avait "rien à voir avec l'élection", selon les termes de sa porte-parole en Haïti, Maryse Narcisse.
Il "s'inquiète qu'un changement de gouvernement en Haïti ne l'oblige à rester en Afrique du Sud", a expliqué son avocat Ira Kurzban.
Jean-Bertrand Aristide, 57 ans, réside à Pretoria avec sa femme et ses deux filles et travaille actuellement à l'Université d'Afrique du Sud (Unisa).
Ancien prêtre se réclamant de la "théologie de la libération", il reste ultra-populaire auprès des plus humbles grâce à un discours populiste, même s'il a par deux fois été chassé de la présidence haïtienne.
M. Aristide avait fait son entrée en politique en 1985, en prononçant ses premiers discours enflammés contre la dictature de Jean-Claude Duvalier, dit "Baby Doc", qui allait s'effondrer un an plus tard. Ce dernier vient lui aussi de faire un retour remarqué en Haïti en janvier, entre les deux tours de la présidentielle.
http://www.romandie.com/infos/news2/110316140733.jz0l481p.asp
Joie et crainte pour le retour d'Aristide à Haïti
BEN FOX ET TRENTON DANIEL, THE ASSOCIATED PRESS
PORT-AU-PRINCE, Haiti - L'église Saint-Jean-Bosco, où Jean-Bertrand Aristide a déjà officié et échappé à une tentative d'assassinat, est maintenant en ruines, détruite par le séisme qui a ravagé la capitale haïtienne en janvier 2010. Mais le souvenir du prêtre devenu politicien est encore bien vivant dans l'esprit des chômeurs qui se rassemblent près du lieu de culte.
Pour eux, l'ancien président est le seul leader politique ayant jamais pris la parole au nom des pauvres, qui forment la majorité de la population haïtienne, et son retour imminent à Haïti après sept ans d'exil en Afrique du Sud n'est rien de moins qu'une merveilleuse nouvelle. «Comme si Jésus lui-même revenait», s'est exclamé Lucien Jean, 50 ans, l'un des résidants de La Saline, le quartier de Port-au-Prince où l'église est située.
Voilà des semaines que circule à Haïti la rumeur du retour de Jean-Bertrand Aristide, causant à la fois enthousiasme chez les uns et angoisse chez les autres. Plusieurs s'interrogent sur les motivations de l'ancien président et quel effet sa présence pourrait avoir sa présence sur les élections de dimanche.
Le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Marius Fransman, a affirmé mardi devant des journalistes à Pretoria que M. Aristide foulerait le sol haïtien d'ici quelques jours, tout au plus une semaine. Il a indiqué que son gouvernement aidait l'ex-politicien à préparer son voyage vers sa terre natale et que le département d'État américain, qui a demandé au président en exil de repousser son départ afin d'arriver après les élections, devait discuter de ses inquiétudes à ce sujet avec les autorités haïtiennes.
Le vote de dimanche, qui opposera Michel Martelly et Mirlande Manigat, est essentiel pour assurer la stabilité et le développement de Haïti, qui essaie toujours de se remettre du terrible tremblement de terre tout en luttant contre une épidémie de choléra. Si le premier tour des élections a été difficile, le deuxième s'annonce serré et un mot de Jean-Bertrand Aristide en faveur d'un candidat ou contre la légitimité de l'exercice pourrait avoir un impact important.
Jean-Bertand Aristide a gagné le coeur de bien des Haïtiens dans les années 1980 en délaissant la prêtrise pour la politique afin de s'opposer au régime despotique de Jean-Claude «Baby Doc» Duvalier. En 1990, il devient le premier président de Haïti à avoir été élu démocratiquement mais est chassé quelques mois plus tard par un coup d'État. Il revient au pouvoir en 1994 avec le soutien des États-Unis. Dix ans plus tard, un soulèvement armé le force à fuir l'île à bord d'un avion américain à destination de l'Afrique du Sud.
Durant son exil, M. Aristide a exprimé son désir de revenir chez lui à maintes reprises, non pas pour faire de la politique mais plutôt pour travailler comme éducateur par le biais de sa fondation. Lorsque «Baby Doc» a fait une apparition surprise à Haïti en janvier, son successeur a renouvelé son souhait. Son passeport diplomatique a été émis le mois dernier.
Même si Jean-Bertrand Aristide compte de nombreux partisans, il n'a pas que des amis. Plusieurs anciens soldats ne lui ont pas pardonné d'avoir dissous l'armée haïtienne en 1995 pour couper court à des années de répression et d'abus militaires alors que l'élite du pays lui reproche son programme centré sur le peuple.
Mais ses plus fidèles admirateurs se préparent à l'accueillir comme un héros. «Nous attendons», a affirmé Supreme Wilson, 34 ans, un autre résidant de La Saline. «Nous attendons notre président.»
http://www.journalmetro.com/monde/article/804546--joie-et-crainte-pour-le-retour-d-aristide-a-haiti--page0
PORT-AU-PRINCE, Haiti - L'église Saint-Jean-Bosco, où Jean-Bertrand Aristide a déjà officié et échappé à une tentative d'assassinat, est maintenant en ruines, détruite par le séisme qui a ravagé la capitale haïtienne en janvier 2010. Mais le souvenir du prêtre devenu politicien est encore bien vivant dans l'esprit des chômeurs qui se rassemblent près du lieu de culte.
Pour eux, l'ancien président est le seul leader politique ayant jamais pris la parole au nom des pauvres, qui forment la majorité de la population haïtienne, et son retour imminent à Haïti après sept ans d'exil en Afrique du Sud n'est rien de moins qu'une merveilleuse nouvelle. «Comme si Jésus lui-même revenait», s'est exclamé Lucien Jean, 50 ans, l'un des résidants de La Saline, le quartier de Port-au-Prince où l'église est située.
Voilà des semaines que circule à Haïti la rumeur du retour de Jean-Bertrand Aristide, causant à la fois enthousiasme chez les uns et angoisse chez les autres. Plusieurs s'interrogent sur les motivations de l'ancien président et quel effet sa présence pourrait avoir sa présence sur les élections de dimanche.
Le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Marius Fransman, a affirmé mardi devant des journalistes à Pretoria que M. Aristide foulerait le sol haïtien d'ici quelques jours, tout au plus une semaine. Il a indiqué que son gouvernement aidait l'ex-politicien à préparer son voyage vers sa terre natale et que le département d'État américain, qui a demandé au président en exil de repousser son départ afin d'arriver après les élections, devait discuter de ses inquiétudes à ce sujet avec les autorités haïtiennes.
Le vote de dimanche, qui opposera Michel Martelly et Mirlande Manigat, est essentiel pour assurer la stabilité et le développement de Haïti, qui essaie toujours de se remettre du terrible tremblement de terre tout en luttant contre une épidémie de choléra. Si le premier tour des élections a été difficile, le deuxième s'annonce serré et un mot de Jean-Bertrand Aristide en faveur d'un candidat ou contre la légitimité de l'exercice pourrait avoir un impact important.
Jean-Bertand Aristide a gagné le coeur de bien des Haïtiens dans les années 1980 en délaissant la prêtrise pour la politique afin de s'opposer au régime despotique de Jean-Claude «Baby Doc» Duvalier. En 1990, il devient le premier président de Haïti à avoir été élu démocratiquement mais est chassé quelques mois plus tard par un coup d'État. Il revient au pouvoir en 1994 avec le soutien des États-Unis. Dix ans plus tard, un soulèvement armé le force à fuir l'île à bord d'un avion américain à destination de l'Afrique du Sud.
Durant son exil, M. Aristide a exprimé son désir de revenir chez lui à maintes reprises, non pas pour faire de la politique mais plutôt pour travailler comme éducateur par le biais de sa fondation. Lorsque «Baby Doc» a fait une apparition surprise à Haïti en janvier, son successeur a renouvelé son souhait. Son passeport diplomatique a été émis le mois dernier.
Même si Jean-Bertrand Aristide compte de nombreux partisans, il n'a pas que des amis. Plusieurs anciens soldats ne lui ont pas pardonné d'avoir dissous l'armée haïtienne en 1995 pour couper court à des années de répression et d'abus militaires alors que l'élite du pays lui reproche son programme centré sur le peuple.
Mais ses plus fidèles admirateurs se préparent à l'accueillir comme un héros. «Nous attendons», a affirmé Supreme Wilson, 34 ans, un autre résidant de La Saline. «Nous attendons notre président.»
http://www.journalmetro.com/monde/article/804546--joie-et-crainte-pour-le-retour-d-aristide-a-haiti--page0
mardi 15 mars 2011
Dans la magie du carnaval d'Haïti
Benjamin Fernandez Jacmel, située seulement à 40 km de Port au Prince, mais protégée de la folle conurbation de la capitale par un froissement de montagnes, est connue pour sa douceur de vivre, pour ses habitants bavards et affables, mais aussi et surtout pour son carnaval insolite. Retour sur cette première effervescence festive après le deuil du séisme.
"C'est la culture qui sauvera Haïti", René Depestre, Encore une mer à traverser.
"J'ai seul la clé de cette parade sauvage", Rimbaud, Les Illumminations.
Benjamin Fernandez
Loin de la poussière et de la cohue de la capitale, cette petite ville de 10 000 habitants nichée au creux d'une vallée qui plonge dans la Caraïbe reçoit chaque année le carnaval national. Dramatiquement touchée par le séisme du 12 janvier 2010, elle accueillait jusqu'au mardi gras (le 8 mars) le premier carnaval depuis le séisme.
En dépit des protestations de la part de ceux qui considèrent indécent de célébrer dans un pays ou des centaines de milliers de personnes ont perdu la vie ou sont encore dans des abris de fortune, les artisans et musiciens jacméliens ont rivalisé de talent pour offrir aux habitants un spectacle à la hauteur des attentes après une année de terribles efforts, de peines et de deuil. L'énergie et la splendeur du carnaval ont toujours été la mesure de la souffrance et de la frustration endurées. L'année du séisme a été la seule année ou le carnaval n'a pu être célébré. A une semaine des élections et alors que les anciens fantômes de l'histoire (Duvalier et Aristide) reviennent hanter le présent et assombrir l'avenir, le carnaval promettait une échappée plus belle et plus forte que jamais.
Car le carnaval est une respiration - l'expiration et l'inspiration de ce pays qui a traversé deux siècles d'épreuves, de l'esclavage aux catastrophes naturelles en passant par les pires dictatures du continent et la destruction de son industrie agricole sous la lame de la mondialisation libérale.
Loin des images dégradantes et les discours médiatiques qui répandent la rhétorique de la fatalité et de la faute d'un "pays maudit" - les figures carnavalesques incarnent une combativité incandescente, un rêve indestructible qui maintient un peuple debout, la solidarité et l'inventivité quotidienne qui a permis à ce pays de se montrer insubmersible.
Un carnaval créole et vaudou dans le véritable sens de ces mots, puisqu'il est le rituel collectif où ce peuple dont les origines sont perdues dans une Afrique oubliée vient réimaginer et recréer ses racines, en les tressant dans le grand "métier à métisser", par lequel le poète et romancier jacmélien René Depestre désignait la culture haïtienne.
Les artisans, qui confectionnent depuis des mois leurs masques et costumes, donnent vie à un curieux bestiaire : dans les rues se déversent, comme sortis du miroir brisé, des démons rougeoyants, qui incarnent selon les interprétations le malin Lucifer ou le puissant esprit vaudou Ogun Feray, maître du feu et de la guerre. Il n'est pas rare de le voir lutter contre un ange bleu sous les cris des enfants. Les Barons samedis, squelettes élégants aux chapeaux haut-de-forme, gardiens des cimetières qui appartiennent à la famille des guédés, ces esprits tourmenteurs, défilent et assènent en cadence des coups de chapeau sur la tête du spectateur distrait. Des zombis, monstres multicolores, dragons fumants, félins et autres mammifères de la savane lointaine, oiseaux tropicaux depuis longtemps disparus, et même un jardin de fruits et légumes géants…
Comme si le carnaval ressuscitait en rêve un passé imaginaire, ou rêvait éveillé les désirs qui irriguent un présent sans horizon, mettant au grand jour la psyché collective en spirale d'un peuple dont la vitalité et la résistante tiennent à cette créativité déchaînée, ce peuple "né d'une fiction", comme le confie le romancier Gary Victor, condamné à inventer ce qu'il est dans une narrativité effrénée.
Des scènes de rues aux quatre coins de la ville mêlent l'histoire aux légendes du pays. L'on y rencontre les terrifiants "lanceurs de corde", hordes de jeunes gens enduits de siro, mélasse visqueuse d'un noir pétrole, qui encerclent les jeunes filles coquettement apprêtées pour l'événement. Ils rendent hommage aux "Nègres bossals", ces jeunes africains fraîchement débarqués des calles crasseuses des négriers, triés parmi les plus résistants, "beaux et sales". Et font claquer les fouets de leurs anciens maîtres pour que résonne encore deux siècles après le son de la révolte. Car dans le carnaval se rejoue l'histoire, la libération, la dignité d'un peuple devenu par ses seules forces, sujet de son histoire.
Les chaloska, en uniformes de soldats et aux mâchoires carnassières, du nom du colonel Charles Oscar Etienne qui fit régner la terreur sur la région au commencement du XXe siècle, rappellent avec humour la longue lignée des dictateurs militaires et autres macoutes qui marquèrent la tragique histoire d'Haïti. Chaque année apparaissent sur les masques, les allégories des problèmes endurés par le pays, avec humour et parfois crudité. Cette année figuraient Duvalier et Aristide, les dictateurs qui reviennent hanter l'actualité, le séisme et même le choléra. Des prédateurs aux couleurs de l'Oncle Sam et des autres pays qui occupent le territoire sous les couleurs de la communauté internationale.
Une manière de faire "tomber les masques" et les peurs laissées par le tremblement de terre. C'est bien la vertu cathartique du carnaval, qui est d'exorciser les peurs, faire face aux démons d'hier et d'aujourd'hui.
Quand le crépuscule verse sa lumière orangée et que la fraîcheur du soir adoucit l'air alourdi d'humidité, retentissent aux quatre coins de la ville les bandapiés, fanfares de rues qui arpentent les rues suivies des cohortes de partisans, aux rythmes des percussions empruntées aux rites vaudous et au son des konè, cylindres de fer monotoniques qui se succèdent dans une symphonie lancinante. Puis une fois la nuit tombée, s'engagent dans la grande rue les chars colossaux, montés sur des camions et bardés d'immenses enceintes, sur lesquels trônent les "jazz" (groupes) qui se disputent chaque année la popularité, fendant une foule compacte et exaltée.
La tradition veut que s'affrontent à coups de décibels et d'acclamations le jazz du haut de la ville et celui du bas : les "Invincibles" et les "Jouvenceaux". Mais depuis plusieurs années, les célébrités locales ont dû céder de l'espace aux groupes de la capitale qui s'imposent dans une escalade de publicités, et se taillent la part du lion dans le budget attribué aux artistes par l'Etat et la ville. Les meringues populaires (chansons de carnaval) laissent place aux musiques à la mode diffusées à la télévision, aux slogans publicitaires ou électoraux. Les compagnies de téléphone mobile sont omniprésentes et donnent leur couleur à la fête nocturne. Beaucoup regrettent que la tradition ne cède au goût touristique des riches Port au Princiens.
Aussi regrettable qu'elle puisse paraître, cette évolution témoigne de la réalité haïtienne et d'un des caractères incontournables de la culture du pays : celui de l'exclusion, des inégalités sociales abyssales et les disparités géographiques qui viennent souvent gâcher la fête et neutraliser la fantastique vitalité que le peuple tient de son histoire révolutionnaire, de ses origines métissées et de son caractère insubmersible. Il demeure que le carnaval est une des plus fantastiques fenêtres pour approcher le mystère déroutant et fascinant qui entoure Haïti, pour nourrir un regard inédit sur ce qui fait sa force et certainement la ressource de son avenir à construire : sa culture résolument créatrice.
http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&no=9996
"C'est la culture qui sauvera Haïti", René Depestre, Encore une mer à traverser.
"J'ai seul la clé de cette parade sauvage", Rimbaud, Les Illumminations.
Benjamin Fernandez
Loin de la poussière et de la cohue de la capitale, cette petite ville de 10 000 habitants nichée au creux d'une vallée qui plonge dans la Caraïbe reçoit chaque année le carnaval national. Dramatiquement touchée par le séisme du 12 janvier 2010, elle accueillait jusqu'au mardi gras (le 8 mars) le premier carnaval depuis le séisme.
En dépit des protestations de la part de ceux qui considèrent indécent de célébrer dans un pays ou des centaines de milliers de personnes ont perdu la vie ou sont encore dans des abris de fortune, les artisans et musiciens jacméliens ont rivalisé de talent pour offrir aux habitants un spectacle à la hauteur des attentes après une année de terribles efforts, de peines et de deuil. L'énergie et la splendeur du carnaval ont toujours été la mesure de la souffrance et de la frustration endurées. L'année du séisme a été la seule année ou le carnaval n'a pu être célébré. A une semaine des élections et alors que les anciens fantômes de l'histoire (Duvalier et Aristide) reviennent hanter le présent et assombrir l'avenir, le carnaval promettait une échappée plus belle et plus forte que jamais.
Car le carnaval est une respiration - l'expiration et l'inspiration de ce pays qui a traversé deux siècles d'épreuves, de l'esclavage aux catastrophes naturelles en passant par les pires dictatures du continent et la destruction de son industrie agricole sous la lame de la mondialisation libérale.
Loin des images dégradantes et les discours médiatiques qui répandent la rhétorique de la fatalité et de la faute d'un "pays maudit" - les figures carnavalesques incarnent une combativité incandescente, un rêve indestructible qui maintient un peuple debout, la solidarité et l'inventivité quotidienne qui a permis à ce pays de se montrer insubmersible.
Un carnaval créole et vaudou dans le véritable sens de ces mots, puisqu'il est le rituel collectif où ce peuple dont les origines sont perdues dans une Afrique oubliée vient réimaginer et recréer ses racines, en les tressant dans le grand "métier à métisser", par lequel le poète et romancier jacmélien René Depestre désignait la culture haïtienne.
Les artisans, qui confectionnent depuis des mois leurs masques et costumes, donnent vie à un curieux bestiaire : dans les rues se déversent, comme sortis du miroir brisé, des démons rougeoyants, qui incarnent selon les interprétations le malin Lucifer ou le puissant esprit vaudou Ogun Feray, maître du feu et de la guerre. Il n'est pas rare de le voir lutter contre un ange bleu sous les cris des enfants. Les Barons samedis, squelettes élégants aux chapeaux haut-de-forme, gardiens des cimetières qui appartiennent à la famille des guédés, ces esprits tourmenteurs, défilent et assènent en cadence des coups de chapeau sur la tête du spectateur distrait. Des zombis, monstres multicolores, dragons fumants, félins et autres mammifères de la savane lointaine, oiseaux tropicaux depuis longtemps disparus, et même un jardin de fruits et légumes géants…
Comme si le carnaval ressuscitait en rêve un passé imaginaire, ou rêvait éveillé les désirs qui irriguent un présent sans horizon, mettant au grand jour la psyché collective en spirale d'un peuple dont la vitalité et la résistante tiennent à cette créativité déchaînée, ce peuple "né d'une fiction", comme le confie le romancier Gary Victor, condamné à inventer ce qu'il est dans une narrativité effrénée.
Des scènes de rues aux quatre coins de la ville mêlent l'histoire aux légendes du pays. L'on y rencontre les terrifiants "lanceurs de corde", hordes de jeunes gens enduits de siro, mélasse visqueuse d'un noir pétrole, qui encerclent les jeunes filles coquettement apprêtées pour l'événement. Ils rendent hommage aux "Nègres bossals", ces jeunes africains fraîchement débarqués des calles crasseuses des négriers, triés parmi les plus résistants, "beaux et sales". Et font claquer les fouets de leurs anciens maîtres pour que résonne encore deux siècles après le son de la révolte. Car dans le carnaval se rejoue l'histoire, la libération, la dignité d'un peuple devenu par ses seules forces, sujet de son histoire.
Les chaloska, en uniformes de soldats et aux mâchoires carnassières, du nom du colonel Charles Oscar Etienne qui fit régner la terreur sur la région au commencement du XXe siècle, rappellent avec humour la longue lignée des dictateurs militaires et autres macoutes qui marquèrent la tragique histoire d'Haïti. Chaque année apparaissent sur les masques, les allégories des problèmes endurés par le pays, avec humour et parfois crudité. Cette année figuraient Duvalier et Aristide, les dictateurs qui reviennent hanter l'actualité, le séisme et même le choléra. Des prédateurs aux couleurs de l'Oncle Sam et des autres pays qui occupent le territoire sous les couleurs de la communauté internationale.
Une manière de faire "tomber les masques" et les peurs laissées par le tremblement de terre. C'est bien la vertu cathartique du carnaval, qui est d'exorciser les peurs, faire face aux démons d'hier et d'aujourd'hui.
Quand le crépuscule verse sa lumière orangée et que la fraîcheur du soir adoucit l'air alourdi d'humidité, retentissent aux quatre coins de la ville les bandapiés, fanfares de rues qui arpentent les rues suivies des cohortes de partisans, aux rythmes des percussions empruntées aux rites vaudous et au son des konè, cylindres de fer monotoniques qui se succèdent dans une symphonie lancinante. Puis une fois la nuit tombée, s'engagent dans la grande rue les chars colossaux, montés sur des camions et bardés d'immenses enceintes, sur lesquels trônent les "jazz" (groupes) qui se disputent chaque année la popularité, fendant une foule compacte et exaltée.
La tradition veut que s'affrontent à coups de décibels et d'acclamations le jazz du haut de la ville et celui du bas : les "Invincibles" et les "Jouvenceaux". Mais depuis plusieurs années, les célébrités locales ont dû céder de l'espace aux groupes de la capitale qui s'imposent dans une escalade de publicités, et se taillent la part du lion dans le budget attribué aux artistes par l'Etat et la ville. Les meringues populaires (chansons de carnaval) laissent place aux musiques à la mode diffusées à la télévision, aux slogans publicitaires ou électoraux. Les compagnies de téléphone mobile sont omniprésentes et donnent leur couleur à la fête nocturne. Beaucoup regrettent que la tradition ne cède au goût touristique des riches Port au Princiens.
Aussi regrettable qu'elle puisse paraître, cette évolution témoigne de la réalité haïtienne et d'un des caractères incontournables de la culture du pays : celui de l'exclusion, des inégalités sociales abyssales et les disparités géographiques qui viennent souvent gâcher la fête et neutraliser la fantastique vitalité que le peuple tient de son histoire révolutionnaire, de ses origines métissées et de son caractère insubmersible. Il demeure que le carnaval est une des plus fantastiques fenêtres pour approcher le mystère déroutant et fascinant qui entoure Haïti, pour nourrir un regard inédit sur ce qui fait sa force et certainement la ressource de son avenir à construire : sa culture résolument créatrice.
http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&no=9996
Arcade Fire retourne en Haïti
Raphaël Gendron-Martin 14-03-2011
MONTRÉAL - Les liens du groupe montréalais Arcade Fire avec Haïti sont plus forts que jamais. La formation, qui compte dans ses rangs Régine Chassagne, Haïtienne d’origine, retournera très bientôt dans ce pays des Antilles pour y offrir quelques spectacles.
Ces prestations seront captées par la photographe et cinéaste Leah Gordon, dans l’espoir de sortir un DVD plus tard au courant de l’année. Gordon est connue pour avoir écrit le livre Kanaval, qui expose la culture haïtienne des carnavals.
Très touchés par le séisme qui a ravagé Haïti l’an dernier, les membres d’Arcade Fire sont parvenus à amasser un million de dollars pour la population haïtienne.
Le groupe avait d’ailleurs enregistré la chanson « Haïti » en 2004, paru sur son album Funeral.
http://fr.canoe.ca/divertissement/musique/nouvelles/2011/03/14/17613536-qmi.html
MONTRÉAL - Les liens du groupe montréalais Arcade Fire avec Haïti sont plus forts que jamais. La formation, qui compte dans ses rangs Régine Chassagne, Haïtienne d’origine, retournera très bientôt dans ce pays des Antilles pour y offrir quelques spectacles.
Ces prestations seront captées par la photographe et cinéaste Leah Gordon, dans l’espoir de sortir un DVD plus tard au courant de l’année. Gordon est connue pour avoir écrit le livre Kanaval, qui expose la culture haïtienne des carnavals.
Très touchés par le séisme qui a ravagé Haïti l’an dernier, les membres d’Arcade Fire sont parvenus à amasser un million de dollars pour la population haïtienne.
Le groupe avait d’ailleurs enregistré la chanson « Haïti » en 2004, paru sur son album Funeral.
http://fr.canoe.ca/divertissement/musique/nouvelles/2011/03/14/17613536-qmi.html
Les Etats-Unis appellent Aristide à surseoir à son projet de retour
Le Département d’Etat invite l’Afrique du Sud à demander à l’ex-Président de renoncer à l’idée de rentrer en Haïti avant les élections de dimanche ; par l’intermédiaire de son avocat américain, l’intéressé proteste et exprime sa crainte de ne pouvoir regagner son pays avec l’arrivée d’un nouveau pouvoir politique ; Mirlande Manigat est prête à une collaboration avec Aristide en matière d’éducation tandis que Michel Martelly ne s’oppose pas au retour d’exil de l’ancien prêtre, mais souhaite qu’il intervienne après les élections lundi 14 mars 2011,
L’administration Obama a demandé lundi à l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide, exilé depuis sept ans en Afrique du Sud, de "différer son retour" Haïti, que ses partisans disent "imminent", afin d’éviter de perturber le second tour des élections présidentielles dimanche prochain.
Par l’intermédiare de son avocat américain, Ira Kurzban, l’ex-dirigeant Lavalas a rejeté cette proposition.
"Un retour cette semaine ne peut être vu que comme le choix conscient d’avoir un impact sur les élections en Haïti", a déclaré à Washington lors de son point de presse quotidien le porte-parole du département d’Etat, Mark Toner. "Nous demandons instamment à l’ancien Président Aristide de différer son retour jusqu’après l’élection afin de permettre aux Haïtiens de voter dans une atmosphère pacifique", a poursuivi M. Toner.
Un retour avant le 20 mars "pourrait potentiellement être déstabilisant pour le processus électoral", a-t-il insisté.
Dans la foulée, Washington a appelé le gouvernement sud-africain du Président Jacob Zuma à faire la même demande à Jean-Bertrand Aristide.
En réaction, Me Ira Kurzban a indiqué que le retour attendu à Port-au-Prince de son client n’avait rien à voir avec le scrutin de dimanche, soulignant qu’il souhaitait travailler dans le domaine de l’éducation. Cependant, dans une déclaration écrite envoyée l’AFP, l’avocat américain basé en Floride a révélé que M. Aristide "s’inquiète qu’un changement de gouvernement en Haïti ne l’oblige à rester en Afrique du Sud".
Les Etats-Unis "devraient laisser cette décision au gouvernement démocratiquement élu d’Haïti plutôt que de chercher à dicter les conditions du retour d’un citoyen haïtien dans son pays", conclut Kurzban.
L’ancien Président, dont le parti Fanmi Lavalas prépare fiévreusement le retour et qui compte toujours de nombreux partisans, avait notamment avancé en janvier dernier les effets néfastes de l’hiver austral sur ses yeux malades pour justifier sa volonté d’abandonner Pretoria au plus vite.
La candidate à la Présidence Mirlande Manigat, soutenue par certains groupes Lavalas notamment à Cité Soleil, au Bel-Air et au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince), s’est déclarée lundi favorable au retour de Jean-Bertrand Aristide et prête à travailler avec lui dans le secteur de l’éducation en cas de victoire aux présidentielles.
Mettant en relief les compétences de l’ex-chef d’Etat en la matière, la démocrate-chrétienne a fait remarquer qu’il avait décroché plusieurs diplômes et consacré son séjour en Afrique du Sud à de nouvelles études universitaires pouvant être utiles au pays.
De son côté, le rival de Mme Manigat, Michel Martelly, soutient ne voir aucun inconvénient au retour de l’ex-Président, mais, comme Washington, il l’a exhorté à attendre la fin des élections.
"Jean-Bertrand Aristide, tout comme le Président Duvalier, a le droit de retourner dans son pays aujourd’hui, demain. Cela ne devrait pas bousculer les élections", a déclaré le chanteur lors d’une conférence de presse consacrée en partie à l’endossement officiel de sa candidature par cinq anciens concurrents et un groupe d’ex-footballeurs internationaux.
"Si j’avais l’autorité, je lui demanderais d’attendre lundi ou mardi pour la stabilité de la période électorale" a toutefois nuancé "Sweet Micky", ancien opposant à Aristide au cours de la période du coup d’Etat de 1991 et qui dit disposer du soutien de plusieurs membres du parti Lavalas.
Le candidat affirme souhaiter la "bienvenue au Président Aristide (...). A moins qu’il ne s’agisse d’une programmation bien étudiée".
Divers observateurs s’accordent à dire que l’électorat Lavalas pourrait jouer un rôle important dans le second tour des présidentielles et législatives qui se déroule dans moins d’une semaine.
Aristide avait dû quitter le pouvoir en 2004 en raison d’une insurrection armée, d’un mouvement pacifique de contestation sociale et de pressions diplomatiques des Etats-Unis et de la France.
L’ancien tyran Jean-Claude Duvalier, accusé de crimes de sang et de pillage du trésor public, est revenu tranquillement à Port-au-Prince il y a deux mois après un exil de 25 ans en France. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7585
Commentaires:
C'est assez hilarant que de voir tout le monde vouloir ouvrir les portes à ces ex-présidents chassés du pays. Le gouvernement français qui laisse filer dans l'indifférence absolue Jean-Claude Duvalier qui se fait applaudir en héros à Port-au-Prince . Maintenant l'Afrique du Sud voulant se débarasser du pongongon Aristide veut à tout prix renvoyer le colis dans le bordel haïtien.
Au nom de la liberté de tout ce que l'on voudra ils ont certes le droit de reveneir dans leurs pays. Mais si on tient compte de la potentialité destabilisatrice de Jean Bertrand Aristide, a aucun moment de la durée on aurait du évoquer son éventuel retour.
Le pretexte de renoncer à la politique n'est en fait qu'un prétexte banal capable d'endormir et de rassurer les simples d'esprit.
Personne ne sait comment il occupe son temps Jean-Claude Duvalier qui est revenu occuper ces anciennes propriétés et qui sait vendre des parcelles de terrains que son régime s'était approprié de façon indue.
La présence de Jean Bertrand Aristide avant les élections serait une catastrophe en plus pour le pays.
S'il a vécu sept ans comme invité d'honneur deu régime sudafricain pourquoi ne pourrait-il pas attendre juste quelques jours après les élections.
En attendant je cherche des éléments intéressants de l'héritage aristidien, en dehors du kidnapping je n'ai rien trouvé d'autre!
L’administration Obama a demandé lundi à l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide, exilé depuis sept ans en Afrique du Sud, de "différer son retour" Haïti, que ses partisans disent "imminent", afin d’éviter de perturber le second tour des élections présidentielles dimanche prochain.
Par l’intermédiare de son avocat américain, Ira Kurzban, l’ex-dirigeant Lavalas a rejeté cette proposition.
"Un retour cette semaine ne peut être vu que comme le choix conscient d’avoir un impact sur les élections en Haïti", a déclaré à Washington lors de son point de presse quotidien le porte-parole du département d’Etat, Mark Toner. "Nous demandons instamment à l’ancien Président Aristide de différer son retour jusqu’après l’élection afin de permettre aux Haïtiens de voter dans une atmosphère pacifique", a poursuivi M. Toner.
Un retour avant le 20 mars "pourrait potentiellement être déstabilisant pour le processus électoral", a-t-il insisté.
Dans la foulée, Washington a appelé le gouvernement sud-africain du Président Jacob Zuma à faire la même demande à Jean-Bertrand Aristide.
En réaction, Me Ira Kurzban a indiqué que le retour attendu à Port-au-Prince de son client n’avait rien à voir avec le scrutin de dimanche, soulignant qu’il souhaitait travailler dans le domaine de l’éducation. Cependant, dans une déclaration écrite envoyée l’AFP, l’avocat américain basé en Floride a révélé que M. Aristide "s’inquiète qu’un changement de gouvernement en Haïti ne l’oblige à rester en Afrique du Sud".
Les Etats-Unis "devraient laisser cette décision au gouvernement démocratiquement élu d’Haïti plutôt que de chercher à dicter les conditions du retour d’un citoyen haïtien dans son pays", conclut Kurzban.
L’ancien Président, dont le parti Fanmi Lavalas prépare fiévreusement le retour et qui compte toujours de nombreux partisans, avait notamment avancé en janvier dernier les effets néfastes de l’hiver austral sur ses yeux malades pour justifier sa volonté d’abandonner Pretoria au plus vite.
La candidate à la Présidence Mirlande Manigat, soutenue par certains groupes Lavalas notamment à Cité Soleil, au Bel-Air et au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince), s’est déclarée lundi favorable au retour de Jean-Bertrand Aristide et prête à travailler avec lui dans le secteur de l’éducation en cas de victoire aux présidentielles.
Mettant en relief les compétences de l’ex-chef d’Etat en la matière, la démocrate-chrétienne a fait remarquer qu’il avait décroché plusieurs diplômes et consacré son séjour en Afrique du Sud à de nouvelles études universitaires pouvant être utiles au pays.
De son côté, le rival de Mme Manigat, Michel Martelly, soutient ne voir aucun inconvénient au retour de l’ex-Président, mais, comme Washington, il l’a exhorté à attendre la fin des élections.
"Jean-Bertrand Aristide, tout comme le Président Duvalier, a le droit de retourner dans son pays aujourd’hui, demain. Cela ne devrait pas bousculer les élections", a déclaré le chanteur lors d’une conférence de presse consacrée en partie à l’endossement officiel de sa candidature par cinq anciens concurrents et un groupe d’ex-footballeurs internationaux.
"Si j’avais l’autorité, je lui demanderais d’attendre lundi ou mardi pour la stabilité de la période électorale" a toutefois nuancé "Sweet Micky", ancien opposant à Aristide au cours de la période du coup d’Etat de 1991 et qui dit disposer du soutien de plusieurs membres du parti Lavalas.
Le candidat affirme souhaiter la "bienvenue au Président Aristide (...). A moins qu’il ne s’agisse d’une programmation bien étudiée".
Divers observateurs s’accordent à dire que l’électorat Lavalas pourrait jouer un rôle important dans le second tour des présidentielles et législatives qui se déroule dans moins d’une semaine.
Aristide avait dû quitter le pouvoir en 2004 en raison d’une insurrection armée, d’un mouvement pacifique de contestation sociale et de pressions diplomatiques des Etats-Unis et de la France.
L’ancien tyran Jean-Claude Duvalier, accusé de crimes de sang et de pillage du trésor public, est revenu tranquillement à Port-au-Prince il y a deux mois après un exil de 25 ans en France. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7585
Commentaires:
C'est assez hilarant que de voir tout le monde vouloir ouvrir les portes à ces ex-présidents chassés du pays. Le gouvernement français qui laisse filer dans l'indifférence absolue Jean-Claude Duvalier qui se fait applaudir en héros à Port-au-Prince . Maintenant l'Afrique du Sud voulant se débarasser du pongongon Aristide veut à tout prix renvoyer le colis dans le bordel haïtien.
Au nom de la liberté de tout ce que l'on voudra ils ont certes le droit de reveneir dans leurs pays. Mais si on tient compte de la potentialité destabilisatrice de Jean Bertrand Aristide, a aucun moment de la durée on aurait du évoquer son éventuel retour.
Le pretexte de renoncer à la politique n'est en fait qu'un prétexte banal capable d'endormir et de rassurer les simples d'esprit.
Personne ne sait comment il occupe son temps Jean-Claude Duvalier qui est revenu occuper ces anciennes propriétés et qui sait vendre des parcelles de terrains que son régime s'était approprié de façon indue.
La présence de Jean Bertrand Aristide avant les élections serait une catastrophe en plus pour le pays.
S'il a vécu sept ans comme invité d'honneur deu régime sudafricain pourquoi ne pourrait-il pas attendre juste quelques jours après les élections.
En attendant je cherche des éléments intéressants de l'héritage aristidien, en dehors du kidnapping je n'ai rien trouvé d'autre!
lundi 14 mars 2011
Solidarité pêche. Le Val d'Orge veut aller plus loin
14 mars 2011
Le partenariat initié par la communauté d'agglomération du Val d'Orge devrait se poursuivre. Son président a annoncé son souhait de continuer les actions avec Solidarité pêche. «J'ai envie que nous soyons un maillon important de la chaîne, que nous nous investissions dans quelque chose de durable». Samedi, lors du baptême du Val d'Orge, caseyeur qui porte désormais le nom de la communauté d'agglomération qu'il préside, Olivier Leonhardt a exprimé son souhait de poursuivre l'aventure avec l'association «Solidarité pêche».
«Opération exemplaire»
La collectivité d'Île-de-France s'était rapprochée de l'équipe concarnoise après avoir découvert ses actions sur Internet. Auparavant engagée dans des actions au Niger, le Val d'Orge a rapidement manifesté sa volonté de s'associer au travail de «Solidarité pêche». «Nous sommes fiers d'entrer dans une opération aussi exemplaire qui mène vers Haïti un bateau au départ destiné au cimetière marin», a déclaré Gaston Ernoult, vice-président de la communauté d'agglomération. En charge de la coopération décentralisée, c'est lui qui a mené les premiers contacts avec Jean-Pierre Coïc, au moment de la livraison du Breizh da Viken, le troisième bateau rénové par l'association. Un partenariat doublé d'un apport financier de 60.000€ de la part de la collectivité a rapidement été décidé, il a été confirmé lors du baptême du caseyeur, samedi matin.
Annie Cochennec marraine
Une cérémonie à laquelle assistaient plusieurs dizaines de personnes rassemblées sur le quai Carnot. C'est à Annie Cochennec, bénévole de l'association, qu'est revenu l'honneur de baptiser l'ex-Nymphea de Roscoff. Elle s'est dite «fière de ce projet collectif qui s'inscrit dans une action de solidarité».
Yannick Noah chantera pour Haïti en juillet
La marraine a rempli sa mission du premier coup, peu avant midi, la bouteille de champagne se brisait sur la coque du Val d'Orge. Le caseyeur devrait faire route vers Haïti d'ici une quinzaine de jours. Tandis que l'équipage continuera à charger du matériel au fil de ses escales, le reste des bénévoles travaillera sur le cinquième bateau aux mains de l'association: Rêve de mousse, arrivé au port la semaine dernière. L'association entre la communauté du Val d'Orge et Solidarité pêche ne se cantonne pas au port de Concarneau, elle va s'étendre jusqu'en Île-de-France.
Le 10juillet, Yannick Noah animera le concert solidaire «un bateau pour Haïti» à Sainte-Geneviève-des-Bois (91), une animation mise en place à l'occasion des dix ans d'existence de la collectivité.
Contacts: www.agglo-valdorge.fr; http://solidarite-peche. over-blog.com.
Stéphane Cariou
http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/quimperle-concarneau/concarneau/solidarite-peche-le-val-d-orge-veut-aller-plus-loin-14-03-2011-1234585.php
Le partenariat initié par la communauté d'agglomération du Val d'Orge devrait se poursuivre. Son président a annoncé son souhait de continuer les actions avec Solidarité pêche. «J'ai envie que nous soyons un maillon important de la chaîne, que nous nous investissions dans quelque chose de durable». Samedi, lors du baptême du Val d'Orge, caseyeur qui porte désormais le nom de la communauté d'agglomération qu'il préside, Olivier Leonhardt a exprimé son souhait de poursuivre l'aventure avec l'association «Solidarité pêche».
«Opération exemplaire»
La collectivité d'Île-de-France s'était rapprochée de l'équipe concarnoise après avoir découvert ses actions sur Internet. Auparavant engagée dans des actions au Niger, le Val d'Orge a rapidement manifesté sa volonté de s'associer au travail de «Solidarité pêche». «Nous sommes fiers d'entrer dans une opération aussi exemplaire qui mène vers Haïti un bateau au départ destiné au cimetière marin», a déclaré Gaston Ernoult, vice-président de la communauté d'agglomération. En charge de la coopération décentralisée, c'est lui qui a mené les premiers contacts avec Jean-Pierre Coïc, au moment de la livraison du Breizh da Viken, le troisième bateau rénové par l'association. Un partenariat doublé d'un apport financier de 60.000€ de la part de la collectivité a rapidement été décidé, il a été confirmé lors du baptême du caseyeur, samedi matin.
Annie Cochennec marraine
Une cérémonie à laquelle assistaient plusieurs dizaines de personnes rassemblées sur le quai Carnot. C'est à Annie Cochennec, bénévole de l'association, qu'est revenu l'honneur de baptiser l'ex-Nymphea de Roscoff. Elle s'est dite «fière de ce projet collectif qui s'inscrit dans une action de solidarité».
Yannick Noah chantera pour Haïti en juillet
La marraine a rempli sa mission du premier coup, peu avant midi, la bouteille de champagne se brisait sur la coque du Val d'Orge. Le caseyeur devrait faire route vers Haïti d'ici une quinzaine de jours. Tandis que l'équipage continuera à charger du matériel au fil de ses escales, le reste des bénévoles travaillera sur le cinquième bateau aux mains de l'association: Rêve de mousse, arrivé au port la semaine dernière. L'association entre la communauté du Val d'Orge et Solidarité pêche ne se cantonne pas au port de Concarneau, elle va s'étendre jusqu'en Île-de-France.
Le 10juillet, Yannick Noah animera le concert solidaire «un bateau pour Haïti» à Sainte-Geneviève-des-Bois (91), une animation mise en place à l'occasion des dix ans d'existence de la collectivité.
Contacts: www.agglo-valdorge.fr; http://solidarite-peche. over-blog.com.
Stéphane Cariou
http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/quimperle-concarneau/concarneau/solidarite-peche-le-val-d-orge-veut-aller-plus-loin-14-03-2011-1234585.php
dimanche 13 mars 2011
Lombers. Une initiative pour aider les Haïtiens
![]() |
| La joie des Haïtiens. François-Frantz est à droite. |
La caravane partie le 7 décembre 2010 de Zeebrugge, port belge, a été posée début février, sur un quai de Port-au-Prince. « Sachez que les porteurs de diagnostics inquiétants relevés de notre enquête dans les camps d'hébergements se présentent tous les jours.Partagez chers amis notre contentement.
Merci à tous pour votre contribution. » Guy Berlou avait remis les clés sur le site de l'entreprise, le jeudi 25 novembre à François-Frantz Cadet président du collectif Haïti-Midi-Pyrénées.
La caravane de 6,20 m sur 2,50m est aménagée en cabinet dentaire avec deux fauteuils et donc deux médecins peuvent soigner simultanément les patients. Francois-Frantz est le fils cadet de Max Cadet dentiste en Haïti, mort en 1992.
Ses dix enfants, éparpillés sur le continent américain et en Europe, avaient alors décidé de créer une fondation pour continuer à assurer des soins dentaires à toute la population. «Après 18 ans d'efforts, nous avions construit une clinique avec 9 fauteuils qui arrivait à traiter 160 patients par jour. Le séisme du 12 janvier 2010 a ébranlé les murs.
On a rasé le bâtiment trop dangereux et impossible à rénover », nous avait relaté François-Frantz. « Mes amis français ont décidé d'envoyer un cabinet mobile.
J'ai tapé à la porte de La Fondation de France qui a accepté notre projet et l'a financé à hauteur de 75%. Cette subvention nous a servi de sésame pour solliciter les collectivités territoriales. Le président Martin Malvy, des maires de la couronne toulousaine, la fondation Pierre-Fabre ont apporté le complément ».
Le Haïtien de naissance était enseignant au centre de formation de Brens et est aujourd'hui retiré à Cazères-sur-Garonne.
Ceci explique ses démarches dans la région et auprès des fournisseurs de matériels médicaux pour équiper la caravane. Les noms et logos de 15 partenaires encadrent les deux portes d'accès au cabinet.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/03/12/1033121-Lombers-Une-initiative-pour-aider-les-Haitiens.html
Jean-Bertrand Aristide rentrera en Haïti dans quelques jours
Jenny Gross, Michelle Faul
Associated Press, Johannesburg
L'ancien président Jean-Bertrand Aristide va rentrer en Haïti dans les prochains jours, après sept ans d'exil, a annoncé vendredi un responsable sud-africain.
Ce responsable du ministère des Affaires étrangères a précisé à l'Associated Press que M. Aristide arriverait en Haïti avant le deuxième tour du scrutin présidentiel, prévu le 20 mars prochain.
L'ancien prêtre des quartiers pauvres demeure très populaire en Haïti, et plusieurs craignent que son arrivée ne perturbe le vote.
En Haïti, un représentant du parti Lavalas a confirmé que le retour de Jean-Bertrand Aristide était imminent, mais a refusé de préciser comment et quand l'ancien président reviendrait.
«C'est un événement important pour le peuple haïtien parce que ça fait longtemps qu'il attend ce retour», a affirmé Maryse Narcisse, présidente du conseil exécutif du parti Lavalas. «Il ne voyagera pas incognito, les gens vont savoir qu'il s'en vient.»
Le parti Lavalas a été exclu de l'élection présidentielle et des milliers de partisans d'Aristide ont manifesté le mois dernier, menaçant de perturber les élections s'il ne rentrait pas au pays.
Pour les États-Unis, la présence de l'ex-président serait une distraction fâcheuse pour les Haïtiens et pourrait perturber le cours du scrutin.
Le porte-parole du département de l'État américain, Mark Toner, a déclaré vendredi à l'Associated Press qu'il revenait au gouvernement haïtien de régler ce problème.
«La priorité des États-Unis demeure d'aider Haïti à réaliser une transition de pouvoir paisible et démocratique et de faire en sorte que le deuxième tour de l'élection, prévu le 20 mars, reflète la volonté du peuple haïtien», a-t-il déclaré.
Plusieurs Américains influents ont fait campagne pour que Jean-Bertrand Aristide puisse mettre un terme à son exil en Afrique du Sud.
En janvier, une annonce pleine page demandant son retour immédiat avait été publiée dans The Miami Herald et signée par des personnalités politiques comme Jesse Jackson, l'envoyé spécial des Nations unies en Haïti Paul Farmer, le chanteur Harry Belafonte et l'acteur Danny Glover.
M. Glover et neuf autres personnes ont également écrit une lettre au président de l'Afrique du Sud, Jacob Zuma, pour l'exhorter à aider Jean-Bertrand Aristide à organiser son retour en Haïti.
Prenant la parole au nom des Haïtiens les moins nantis, Aristide avait contribué au soulèvement populaire qui a mis fin aux 29 ans de dictature de la famille Duvalier. Il a été le premier président élu de manière démocratique en Haïti, remportant les élections de 1990 en dépit de la désapprobation de l'armée et de l'élite du pays.
Chassé une première fois d'Haïti par le coup d'État de 1991, il est revenu au pouvoir en 1994 à la suite de l'intervention militaire des États-Unis. À l'époque, des dizaines de milliers de personnes s'étaient rassemblées autour du Palais national pour le voir arriver à bord d'un hélicoptère de l'armée américaine.
Dix ans plus tard, Jean-Bertrand Aristide quittait de nouveau Haïti à bord d'un avion américain alors que des rebelles approchaient de la capitale. Il a ensuite accusé les diplomates américains de l'avoir kidnappé, accusation niée par Washington.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201103/11/01-4378615-jean-bertrand-aristide-rentrera-en-haiti-dans-quelques-jours.php
Associated Press, Johannesburg
L'ancien président Jean-Bertrand Aristide va rentrer en Haïti dans les prochains jours, après sept ans d'exil, a annoncé vendredi un responsable sud-africain.
Ce responsable du ministère des Affaires étrangères a précisé à l'Associated Press que M. Aristide arriverait en Haïti avant le deuxième tour du scrutin présidentiel, prévu le 20 mars prochain.
L'ancien prêtre des quartiers pauvres demeure très populaire en Haïti, et plusieurs craignent que son arrivée ne perturbe le vote.
En Haïti, un représentant du parti Lavalas a confirmé que le retour de Jean-Bertrand Aristide était imminent, mais a refusé de préciser comment et quand l'ancien président reviendrait.
«C'est un événement important pour le peuple haïtien parce que ça fait longtemps qu'il attend ce retour», a affirmé Maryse Narcisse, présidente du conseil exécutif du parti Lavalas. «Il ne voyagera pas incognito, les gens vont savoir qu'il s'en vient.»
Le parti Lavalas a été exclu de l'élection présidentielle et des milliers de partisans d'Aristide ont manifesté le mois dernier, menaçant de perturber les élections s'il ne rentrait pas au pays.
Pour les États-Unis, la présence de l'ex-président serait une distraction fâcheuse pour les Haïtiens et pourrait perturber le cours du scrutin.
Le porte-parole du département de l'État américain, Mark Toner, a déclaré vendredi à l'Associated Press qu'il revenait au gouvernement haïtien de régler ce problème.
«La priorité des États-Unis demeure d'aider Haïti à réaliser une transition de pouvoir paisible et démocratique et de faire en sorte que le deuxième tour de l'élection, prévu le 20 mars, reflète la volonté du peuple haïtien», a-t-il déclaré.
Plusieurs Américains influents ont fait campagne pour que Jean-Bertrand Aristide puisse mettre un terme à son exil en Afrique du Sud.
En janvier, une annonce pleine page demandant son retour immédiat avait été publiée dans The Miami Herald et signée par des personnalités politiques comme Jesse Jackson, l'envoyé spécial des Nations unies en Haïti Paul Farmer, le chanteur Harry Belafonte et l'acteur Danny Glover.
M. Glover et neuf autres personnes ont également écrit une lettre au président de l'Afrique du Sud, Jacob Zuma, pour l'exhorter à aider Jean-Bertrand Aristide à organiser son retour en Haïti.
Prenant la parole au nom des Haïtiens les moins nantis, Aristide avait contribué au soulèvement populaire qui a mis fin aux 29 ans de dictature de la famille Duvalier. Il a été le premier président élu de manière démocratique en Haïti, remportant les élections de 1990 en dépit de la désapprobation de l'armée et de l'élite du pays.
Chassé une première fois d'Haïti par le coup d'État de 1991, il est revenu au pouvoir en 1994 à la suite de l'intervention militaire des États-Unis. À l'époque, des dizaines de milliers de personnes s'étaient rassemblées autour du Palais national pour le voir arriver à bord d'un hélicoptère de l'armée américaine.
Dix ans plus tard, Jean-Bertrand Aristide quittait de nouveau Haïti à bord d'un avion américain alors que des rebelles approchaient de la capitale. Il a ensuite accusé les diplomates américains de l'avoir kidnappé, accusation niée par Washington.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201103/11/01-4378615-jean-bertrand-aristide-rentrera-en-haiti-dans-quelques-jours.php
Ce qui distingue le séisme du Japon de celui d'Haïti
Par LEXPRESS.fr, publié le 11/03/2011 à 17:10, mis à jour à 18:30 Quelles sont les premières différences entre les séisme du Japon et celui survenu en Haïti il y a un an?
Le séisme
La préfecture de Myagi, proche de épicentre du séisme du 11 mars 2011.
Japon. La magnitude du séisme du 11 mars 2011 est évaluée à 8,9 sur l'échelle de Richter par l'Institut de géophysique américain (USGS). C'est le plus violent jamais enregistré au Japon. Son épicentre, l'endroit le plus intensément touché, se situe dans l'océan, à 130km à l'est de Sendai (préfecture de Miyagi), et 400 km de Tokyo.
La secousse la plus destructrice s'est produite à 24,4km de profondeur.
Haïti. Le tremblement de terre qui a frappé l'île d'Hispaniola le 12 janvier 2010, peu avant 17h était d'une magnitude comprise entre 7 et 7,3 sur l'échelle de Richter. C'est le pire séïsme de l'Amérique en 200 ans. Son épicentre se situait à Léogane, 16 km au sud-ouest de la ville de Port-au-Prince et se trouvait à une faible profondeur: de 8 à 10 km au-dessous de la surface du sol. Les tremblements de ce type frappent une moins grande surface géographique que les séismes profonds, mais ils sont beaucoup plus intenses.
Léogane, épicentre du séisme du 12 janvier 2010.
"La presqu'île où est construite la capitale haïtienne, Port-au-Prince, est traversée par des failles capables de séismes de magnitude 7,1 à 8", rapporte le journaliste scientifique Sylvestre Huet sur son blog. Hispaniola, l'île où se trouve le pays, se situe sur une 'frontière de plaque tectonique', selon Jean-Paul Montagner, de l'Institut de physique du globe de Paris, interrogé par le blogueur. "Haïti se situe sur la plaque caribéenne. Cette plaque se frotte à la plaque nord-américaine sur ses frontières nord et est. Un contact rugueux qui se traduit par un mouvement de coulissage entre les deux plaques d'environ 2 centimètres par an", conclut le scientifique.
Le bilan humain
Japon. Vendredi en fin d'après-midi, le bilan était de près de 1000 morts. Le plus grand nombre de victimes proviendrait du tsunami consécutif au séisme.
Haïti. Le bilan est d'environ 230 000 morts, mais le nombre de morts n'est pas connu avec exactitude: en effet, dans les jours qui ont suivi le séisme, des Haïtiens ont été enterrés par milliers dans des fosses communes. Or, une partie de la population n'a pas de papiers d'identité.
Selon le gouvernement haïtien, le séisme a fait 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abri.
Le coût financier
Japon. Il est encore trop tôt pour évaluer les coûts de cette catastrophe. On estime néanmoins que le coût pour les réassureurs européens devrait se situer entre 1 et 2 milliards de dollars, a estimé le courtier JPMorgan Cazenove, qualifiant la facture de "gérable" mais aussi l'estimation de "très préliminaire". Sur ce sujet, lire l'article de L'Expansion.
Haïti. La Banque interaméricaine de développement a estimé le coût total à une fourchette comprise entre 8,1 et 13,9 milliards des dollars (5,8 et 10 milliards d'euros). La communauté internationale avait promis une aide de de 2,1 milliards de dollars pour 2010. Mais un an plus tard, les bailleurs de fonds n'ont pas tenu leurs promesses. Moins de la moitié de la somme a été livrée.
Lors du séisme, 400 000 bâtiments ainsi que 180 000 maisons ont été rasés. 60% de bâtiments gouvernementaux, administratifs, économiques et infrastructures de base sont détruits dans la région de Port-au-Prince selon la Commission Intérimaire pour la reconstruction d'Haïti. Un an plus tard on ne dénombre que 1000 maisons reconstruites. 800 000 personnes sont encore sans abris, vivant dans les 1150 camps de la capitale.
Pourquoi une telle différence?
Le Japon, situé au confluent de quatre plaques tectoniques, subit chaque année environ 20% des séismes les plus violents recensés sur Terre. Troisième puissance économique mondiale, le Japon a eu les moyens de faire de la lutte anti-sismique une priorité. Les normes de construction ainsi que les techniques parasismiques et systèmes d'alerte au tsunami très avancés permettent de réduire considérablement les risques de dommages corporels et matériels.
Haïti, en revanche est le pays le plus pauvre de l'Amérique et l'un des plus pauvres au monde, avec un PNB par habitant de 520 € (716 $) en 2008 contre 28.020 € (38.578 $) pour le Japon selon l'ONU.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/ce-qui-distingue-le-seisme-du-japon-de-celui-d-haiti_971223.html
Le séisme
La préfecture de Myagi, proche de épicentre du séisme du 11 mars 2011.
Japon. La magnitude du séisme du 11 mars 2011 est évaluée à 8,9 sur l'échelle de Richter par l'Institut de géophysique américain (USGS). C'est le plus violent jamais enregistré au Japon. Son épicentre, l'endroit le plus intensément touché, se situe dans l'océan, à 130km à l'est de Sendai (préfecture de Miyagi), et 400 km de Tokyo.
La secousse la plus destructrice s'est produite à 24,4km de profondeur.
Haïti. Le tremblement de terre qui a frappé l'île d'Hispaniola le 12 janvier 2010, peu avant 17h était d'une magnitude comprise entre 7 et 7,3 sur l'échelle de Richter. C'est le pire séïsme de l'Amérique en 200 ans. Son épicentre se situait à Léogane, 16 km au sud-ouest de la ville de Port-au-Prince et se trouvait à une faible profondeur: de 8 à 10 km au-dessous de la surface du sol. Les tremblements de ce type frappent une moins grande surface géographique que les séismes profonds, mais ils sont beaucoup plus intenses.
Léogane, épicentre du séisme du 12 janvier 2010.
"La presqu'île où est construite la capitale haïtienne, Port-au-Prince, est traversée par des failles capables de séismes de magnitude 7,1 à 8", rapporte le journaliste scientifique Sylvestre Huet sur son blog. Hispaniola, l'île où se trouve le pays, se situe sur une 'frontière de plaque tectonique', selon Jean-Paul Montagner, de l'Institut de physique du globe de Paris, interrogé par le blogueur. "Haïti se situe sur la plaque caribéenne. Cette plaque se frotte à la plaque nord-américaine sur ses frontières nord et est. Un contact rugueux qui se traduit par un mouvement de coulissage entre les deux plaques d'environ 2 centimètres par an", conclut le scientifique.
Le bilan humain
Japon. Vendredi en fin d'après-midi, le bilan était de près de 1000 morts. Le plus grand nombre de victimes proviendrait du tsunami consécutif au séisme.
Haïti. Le bilan est d'environ 230 000 morts, mais le nombre de morts n'est pas connu avec exactitude: en effet, dans les jours qui ont suivi le séisme, des Haïtiens ont été enterrés par milliers dans des fosses communes. Or, une partie de la population n'a pas de papiers d'identité.
Selon le gouvernement haïtien, le séisme a fait 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abri.
Le coût financier
Japon. Il est encore trop tôt pour évaluer les coûts de cette catastrophe. On estime néanmoins que le coût pour les réassureurs européens devrait se situer entre 1 et 2 milliards de dollars, a estimé le courtier JPMorgan Cazenove, qualifiant la facture de "gérable" mais aussi l'estimation de "très préliminaire". Sur ce sujet, lire l'article de L'Expansion.
Haïti. La Banque interaméricaine de développement a estimé le coût total à une fourchette comprise entre 8,1 et 13,9 milliards des dollars (5,8 et 10 milliards d'euros). La communauté internationale avait promis une aide de de 2,1 milliards de dollars pour 2010. Mais un an plus tard, les bailleurs de fonds n'ont pas tenu leurs promesses. Moins de la moitié de la somme a été livrée.
Lors du séisme, 400 000 bâtiments ainsi que 180 000 maisons ont été rasés. 60% de bâtiments gouvernementaux, administratifs, économiques et infrastructures de base sont détruits dans la région de Port-au-Prince selon la Commission Intérimaire pour la reconstruction d'Haïti. Un an plus tard on ne dénombre que 1000 maisons reconstruites. 800 000 personnes sont encore sans abris, vivant dans les 1150 camps de la capitale.
Pourquoi une telle différence?
Le Japon, situé au confluent de quatre plaques tectoniques, subit chaque année environ 20% des séismes les plus violents recensés sur Terre. Troisième puissance économique mondiale, le Japon a eu les moyens de faire de la lutte anti-sismique une priorité. Les normes de construction ainsi que les techniques parasismiques et systèmes d'alerte au tsunami très avancés permettent de réduire considérablement les risques de dommages corporels et matériels.
Haïti, en revanche est le pays le plus pauvre de l'Amérique et l'un des plus pauvres au monde, avec un PNB par habitant de 520 € (716 $) en 2008 contre 28.020 € (38.578 $) pour le Japon selon l'ONU.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/ce-qui-distingue-le-seisme-du-japon-de-celui-d-haiti_971223.html
Un téléthon pour reloger les déplacés de la Place St-Pierre
La mairie de Pétion-Ville organise, le dimanche 13 mars prochain, un téléthon dans l'objectif de délocaliser les familles encore logées sur la Place St-Pierre depuis le lendemain du séisme du 12 janvier 2010. Haïti: La mairie de Pétion-Ville a commencé en novembre dernier à déloger les familles occupant la Place St-Pierre, mais faute de moyens financiers, elle n'a pu continuer avec une telle initiative. Pour continuer de vider cette place publique de ses occupants, l'administration communale de la commune veut recueillir des dons à travers un téléthon pour reloger quelque 800 familles hébergeant encore cette place publique.
« Avec l'approche de la saison pluvieuse, le Conseil municipal de Pétion-Ville pense qu'il est opportun de s'adresser à votre grand coeur pour votre participation financière en vue de permettre le retour de ces familles à leur foyer », a indiqué dans une note, la mairesse, Claire Lydie Parent, comptant sur la générosité de tous pour atteindre son objectif.
« Actuellement, il reste environ 800 familles logées encore sur la Place St-Pierre sans compter celles de la Place Boyer, du Parc Sainte-Thérèse et autres désireuses de bénéficier de ce même accompagnement pour regagner leur demeure respective », a souligné la mairesse.
En fait, la municipalité de Pétion-Ville est en quête de 16 millions de gourdes afin d'accompagner ces familles. Selon les responsables, près de 500 familles ont déjà quitté cette place, grâce au support de la municipalité qui leur avait donné à chacune 20 000 gourdes.
« La mairie de Pétion-Ville ne dispose pas de fonds pour relocaliser les victimes du séisme du 12 janvier 2010 refugiées sur la place Saint-Pierre, la place Boyer, le terrain de Belleville, le parc Sainte-Thérése, les terrains privés des gens de la commune», avait expliqué Claire Lydie Parent.
Pour délocaliser les premières familles, la mairesse a affirmé avoir eu recours à un montant alloué au service social dans le budget de la mairie qu'elle dirige. Ensuite, grâce à un support financier du ministère de l'Intérieur et des Collectivités territoriales, les responsables municipaux ont déplacé plus de 200 familles de la Place Saint-Pierre.
Valéry Daudier
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90114&PubDate=2011-03-12
« Avec l'approche de la saison pluvieuse, le Conseil municipal de Pétion-Ville pense qu'il est opportun de s'adresser à votre grand coeur pour votre participation financière en vue de permettre le retour de ces familles à leur foyer », a indiqué dans une note, la mairesse, Claire Lydie Parent, comptant sur la générosité de tous pour atteindre son objectif.
« Actuellement, il reste environ 800 familles logées encore sur la Place St-Pierre sans compter celles de la Place Boyer, du Parc Sainte-Thérèse et autres désireuses de bénéficier de ce même accompagnement pour regagner leur demeure respective », a souligné la mairesse.
En fait, la municipalité de Pétion-Ville est en quête de 16 millions de gourdes afin d'accompagner ces familles. Selon les responsables, près de 500 familles ont déjà quitté cette place, grâce au support de la municipalité qui leur avait donné à chacune 20 000 gourdes.
« La mairie de Pétion-Ville ne dispose pas de fonds pour relocaliser les victimes du séisme du 12 janvier 2010 refugiées sur la place Saint-Pierre, la place Boyer, le terrain de Belleville, le parc Sainte-Thérése, les terrains privés des gens de la commune», avait expliqué Claire Lydie Parent.
Pour délocaliser les premières familles, la mairesse a affirmé avoir eu recours à un montant alloué au service social dans le budget de la mairie qu'elle dirige. Ensuite, grâce à un support financier du ministère de l'Intérieur et des Collectivités territoriales, les responsables municipaux ont déplacé plus de 200 familles de la Place Saint-Pierre.
Valéry Daudier
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90114&PubDate=2011-03-12
La Presse en Haïti doit prendre garde aux menaces de Michel Martelly
Haïti: Le Groupe Médialternatif (GM) prend très au sérieux les menaces proférées à l'éditeur et journaliste de son agence en ligne AlterPresse, Gotson Pierre, et par ricochet à l'ensemble de la corporation journalistique, par le candidat à la présidence Joseph Michel Martelly, lors du débat télévisé du mercredi 9 mars 2011. Interrogé sur sa capacité de gestion en référence à un dossier d'intérêt public concernant ses dettes envers les banques américaines et son aptitude à assumer ses responsabilités, Martelly a piqué une colère et a lancé : « Kite l vini / Se voye yo voye l / M ap tann li » (Laissez-le poser ses questions déplacées / Il est en mission commanditée / Je suis prêt à l'affronter).
Martelly a explicitement évoqué de possibles représailles de « la rue ».
Faut-il croire que Martelly a une liste de journalistes qu'il ne tolère pas ou qu'il croit agir en sa défaveur ?
Les graves déclarations du candidat peuvent être considérées, à raison, comme des menaces à la liberté de la presse et d'expression, qui sont des acquis du 7 février 1986, date de la chute de la dictature sanguinaire des Duvalier.
Le GM salue la vigilance de la presse nationale et internationale, qui a relevé ces écarts, et invite l'ensemble de la corporation ainsi que la société toute entière à tirer conséquence de la position d'agression envers les médias et journalistes, affichée par Martelly, qui brigue le fauteuil présidentiel de la république.
Le Groupe Médialternatif se réserve le droit de prendre des dispositions appropriées face à la résurgence de menaces institutionnelles à l'exercice libre du métier de journaliste, garanti par la Constitution du 29 mars 1987.
Pour le Conseil de Gestion du GM,
Ronald Colbert
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90123&PubDate=2011-03-12
Commentaires:
Il est déconcertant de constater que la société haïtienne y compris plusieurs secteurs de la vie nationale n'a pas pu réaliser que Michel Martelly est devenu du jour au lendemain un présidentiable. Un candidat favori malgré lui.
Je reste eprsuadé qu'au moemnt de la présentation de sa candidature, il savait certaineement qu'il n'avait aucune chance de passer le premier tour.
Des circonstances inexplicables si on le veut bien l'ont projeté au devant de la scène politique sans en avoir compris les vrais contours.
Chacune de ses déclarations émaillées d'une allure plutôt candide entachée de maladresse et d'ignorance prend des ampleurs qui le dépassent lui-même.
Aujourd'hui, il faut comprendre que ses seuls alliés et atouts représentent ceux qui sont capables de sortir dans les rues, ceux qui ont en quelques sorte forcé la main de la communauté internationale à demander l'exclusion de Jude Célestin à son profit.
La réhabilitation d'un Sweet Micky dévergondé en Michel Martelly Président de la République doit prendre la forme d'un recyclage dans lequel doit participer tous les haïtiens y compris ceux qui sont dans l'autre camp aujourd'hui.
Après le 20 Mars il faudra apprendre à vivre avec l'un des deux candiats à la présidence comme Président et l'autre comme un citoyen aimant son pays!
Martelly a explicitement évoqué de possibles représailles de « la rue ».
Faut-il croire que Martelly a une liste de journalistes qu'il ne tolère pas ou qu'il croit agir en sa défaveur ?
Les graves déclarations du candidat peuvent être considérées, à raison, comme des menaces à la liberté de la presse et d'expression, qui sont des acquis du 7 février 1986, date de la chute de la dictature sanguinaire des Duvalier.
Le GM salue la vigilance de la presse nationale et internationale, qui a relevé ces écarts, et invite l'ensemble de la corporation ainsi que la société toute entière à tirer conséquence de la position d'agression envers les médias et journalistes, affichée par Martelly, qui brigue le fauteuil présidentiel de la république.
Le Groupe Médialternatif se réserve le droit de prendre des dispositions appropriées face à la résurgence de menaces institutionnelles à l'exercice libre du métier de journaliste, garanti par la Constitution du 29 mars 1987.
Pour le Conseil de Gestion du GM,
Ronald Colbert
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90123&PubDate=2011-03-12
Commentaires:
Il est déconcertant de constater que la société haïtienne y compris plusieurs secteurs de la vie nationale n'a pas pu réaliser que Michel Martelly est devenu du jour au lendemain un présidentiable. Un candidat favori malgré lui.
Je reste eprsuadé qu'au moemnt de la présentation de sa candidature, il savait certaineement qu'il n'avait aucune chance de passer le premier tour.
Des circonstances inexplicables si on le veut bien l'ont projeté au devant de la scène politique sans en avoir compris les vrais contours.
Chacune de ses déclarations émaillées d'une allure plutôt candide entachée de maladresse et d'ignorance prend des ampleurs qui le dépassent lui-même.
Aujourd'hui, il faut comprendre que ses seuls alliés et atouts représentent ceux qui sont capables de sortir dans les rues, ceux qui ont en quelques sorte forcé la main de la communauté internationale à demander l'exclusion de Jude Célestin à son profit.
La réhabilitation d'un Sweet Micky dévergondé en Michel Martelly Président de la République doit prendre la forme d'un recyclage dans lequel doit participer tous les haïtiens y compris ceux qui sont dans l'autre camp aujourd'hui.
Après le 20 Mars il faudra apprendre à vivre avec l'un des deux candiats à la présidence comme Président et l'autre comme un citoyen aimant son pays!
L'ancien président Aristide sera de retour en Haïti dans les prochains jours
Haïti: L'ancien président en exil, Jean Bertrand Aristide, retournera dans son pays (Haïti) dans les tous prochains jours, a fait savoir ce vendredi un officiel sud-africain. C'est un officiel du ministère sud-Africain des Affaires étrangères qui a annoncé la nouvelle sous le couvert de l'anonymat dans une interview accordée à AP.
Le premier président haïtien démocratiquement élu en 1990, qui revint au pouvoir en 2001, a été en deux fois renversé avant le terme de son mandat, la première fois le 30 septembre 1991 par un violent coup d'état militaire. Et la 2ème fois, sous la pression de secteurs de la communauté internationale. Mais l'ancien président et ses proches ont fait état d'un enlèvement.
Le président en exil depuis 7 ans, qui a obtenu le renouvellement de son passeport diplomatique le mois dernier après l'avoir longtemps sollicité, a fait part récemment de son intention de revenir dans son pays pour se mettre au service de ses soeurs et frères, notamment dans le domaine de l'éducaion.
Des responsables de la France et des Etats-Unis — ces 2 pays sont accusés d'avoir joué un rôle de premier plan dans le départ précipité de M. Aristide le 29 février 2004 — ont estimé récemment qu'il serait inapproprié que l'ancien président revienne dans son pays avant le 2ème tour de l'élection présidentielle fixée au 20 mars.
Cependant, plusieurs milliers de partisans de l'organisation politique de M. Aristide allaient par la suite gagner les rues, pour protester contre de telles déclarations et pour exiger le retour de l'ancien chef d'Etat et la collaboration dans ce retour de ceux qui ont joué un rôle dans son évincement.
Jean Claude Duvalier, l'ancien dictateur haïtien qui était en exil depuis 25 ans en France, a pu revenir sans difficulté en Haïti le 16 janvier dernier.
AHP
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90125&PubDate=2011-03-12
Commentaires:
Le retour n'est certes pas impossible. Il est même envisageable mais il faut juste se mettre d"'accord sur le moment. Et le moment n'est pas propice aujourd'hui.
Le premier président haïtien démocratiquement élu en 1990, qui revint au pouvoir en 2001, a été en deux fois renversé avant le terme de son mandat, la première fois le 30 septembre 1991 par un violent coup d'état militaire. Et la 2ème fois, sous la pression de secteurs de la communauté internationale. Mais l'ancien président et ses proches ont fait état d'un enlèvement.
Le président en exil depuis 7 ans, qui a obtenu le renouvellement de son passeport diplomatique le mois dernier après l'avoir longtemps sollicité, a fait part récemment de son intention de revenir dans son pays pour se mettre au service de ses soeurs et frères, notamment dans le domaine de l'éducaion.
Des responsables de la France et des Etats-Unis — ces 2 pays sont accusés d'avoir joué un rôle de premier plan dans le départ précipité de M. Aristide le 29 février 2004 — ont estimé récemment qu'il serait inapproprié que l'ancien président revienne dans son pays avant le 2ème tour de l'élection présidentielle fixée au 20 mars.
Cependant, plusieurs milliers de partisans de l'organisation politique de M. Aristide allaient par la suite gagner les rues, pour protester contre de telles déclarations et pour exiger le retour de l'ancien chef d'Etat et la collaboration dans ce retour de ceux qui ont joué un rôle dans son évincement.
Jean Claude Duvalier, l'ancien dictateur haïtien qui était en exil depuis 25 ans en France, a pu revenir sans difficulté en Haïti le 16 janvier dernier.
AHP
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90125&PubDate=2011-03-12
Commentaires:
Le retour n'est certes pas impossible. Il est même envisageable mais il faut juste se mettre d"'accord sur le moment. Et le moment n'est pas propice aujourd'hui.
Mirlande Manigat fait recette au Cap-Haïtien
Haïti: Présents aux côtés de la candidate du RDNP, les musiciens Marco, Izolan, Fantom, Condagana - du groupe Barikab Crew - qui avaient endossé publiquement le jeudi 3 mars la candidature de Mirlande Manigat, lui ont apporté un grand soutien lors de son meeting du 10 mars 2011 au Cap-Haitien. Une ville où la population en grande partie supporte le chanteur populaire Michel Joseph Martelly, son rival. La candidate à la présidence du RDNP, Mirlande H. Manigat, a réalisé sa tournée de campagne dans la 2e ville du pays dans un environnement électrique sur la place Notre-Dame.
Tôt dans l'après-midi, l'ex-première dame s'est rendue dans les quartiers populaires de La Fossette et Nan Bannan pour rencontrer les habitants de ces zones reconnues pour être des zones rouges. En compagnie des sénateurs Youri Latortue et Evaliere Bauplan, Mme Manigat a promis à ces habitants qu'au sein de son gouvernement ils ne seront pas oubliés et que leur appui est indispensable pour son élection à la magistrature suprême.
Comme une femme fidèle à son mari, la jeunesse capoise a manifesté son appui à Michel Joseph Martelly. Sur la place Notre-Dame du Cap-Haïtien, on pourrait observer seulement des photos de Martelly jusqu'à quelques heures avant le meeting de Mirlande Manigat. Dans certaines rues de la deuxième ville du pays, des jeunes, des photos de Martelly en mains, manifestent leur appui à ce dernier qui, selon eux, pourrait apporter les solutions nécessaires aux problèmes du pays. Sur le lieu du meeting des affrontements sont enregistrés entre les partisans du candidat de Repons Peyizan qui se sont introduits dans la foule - exhibant des photos de leur candidat - et des hommes arborant des t-shirts avec le logo sécurité de Mirlande Manigat. C'est la débandade générale au cours de laquelle plusieurs personnes ont subi des entorses et des blessures légères.
Le cortège de la professeure-candidate a essuyé quelques jets de pierres et des tessons de bouteilles sur la route conduisant à la place Notre-Dame sans pour autant causer de graves problèmes. Aux environs de 16 heures, une foule en liesse arrive sur la place Notre-Dame du Cap-Haitien, lieu retenu pour le meeting et au beau milieu de cette foule, la candidate sous bonne escorte policière salue de la main les milliers de sympathisants qui essaient par tous les moyens de la toucher mais c'était des mouvements désespérés.
La candidate du RDNP, Mirlande Manigat, a eu dans son cortège composé de plusieurs voitures de support comportant plusieurs anciennes gloires du football haïtien dont Ti Gana et surtout des chanteurs du groupe Barikad Crew qui ont apporté un grand appui à la réalisation de ce meeting. Sous les applaudissements nourris des sympathisants et partisans, elle fait son entrée triomphale sur le podium et déjà c'est le délire dans la foule qui ne cesse de lui crier leur support et leur amour.
Banm Manmanm
Devant quelques milliers de partisans et sympathisants, les chanteurs de Barikad Crew très aimés par la jeunesse capoise, dans leurs premiers mots, ont tenu à remercier le peuple, car, sans leur support, cet événement n'aurait pas eu lieu sur cette place.
Tour-à-tour, les musiciens du groupe « Barikad Crew » Marco, Izolan, Fantom, Condagana, dans leur intervention, ont invité la jeunesse capoise : « à aller voter le 20 mars prochain Madame Manigat qui est une femme modèle, compétente, au parcours exemplaire dont la verticalité devrait influencer le comportement de nos jeunes filles. »
« Se micro mwen konn kenbe, mwen pa ka dim vle vinn prezidan », a déclaré le chanteur Fantom qui croit qu'aujourd'hui la jeunesse doit faire le bon choix, celui de « Mirlande Manigat », « Banm manmanm pou mwen ka tounen lekol pou vinn gen plis konesans », a affirmé pour sa part Izolan pour calmer l'assistance qui criait « Martelly ! Martelly ! ».
Le groupe, une fois de plus, a exprimé de manière unanime sa confiance en Mirlande Manigat en qui il voit une lueur d'espoir pour Haïti. Les musiciens de « Barikad Crew » voient en la candidate du RDNP un creuset où doivent venir se fondre les énergies de tous les citoyens soucieux d'un meilleur avenir pour Haïti.
Pour sa part, Mirlande Manigat promet à la population que son gouvernement se penchera rapidement sur les dossiers sociaux et que son accession à la magistrature suprême de l'Etat permettra aux Haïtiens de reprendre leur dignité partout où ils passent, incombant la faiblesse aux représentations diplomatiques du pays dont elle compte elle-même redresser la barre.
« Map mande nou pou prepare nou pou nou pran lari a le 21 mars » a lancé la candidate comme pour stimuler ses partisans à se rendre en masse aux urnes le 20 mars prochain pour l'élire présidente de la république. Elalrgissant son sujet elle en a profite pour remercier les amis du ghetto et de lavalas qui la supportent.
Fatiguée, car elle revenait d'un périple dans le Nord 'Ouest, elle a fait un briefing de son plan stratégique pour ensuite rendre visite à l'archevêque de Cap-Haitien, Mgr Louis Kebreau.
L'évènement s'est termine sans heurts et la population a pu regagner son domicile en toute quiétude dans l'attente de pouvoir voter son candidat le 20 mars prochain soit dans moins de 10 jours.
Hansy Mars avec la collaboration de Marc-Henry Jean
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90106&PubDate=2011-03-11
Tôt dans l'après-midi, l'ex-première dame s'est rendue dans les quartiers populaires de La Fossette et Nan Bannan pour rencontrer les habitants de ces zones reconnues pour être des zones rouges. En compagnie des sénateurs Youri Latortue et Evaliere Bauplan, Mme Manigat a promis à ces habitants qu'au sein de son gouvernement ils ne seront pas oubliés et que leur appui est indispensable pour son élection à la magistrature suprême.
Comme une femme fidèle à son mari, la jeunesse capoise a manifesté son appui à Michel Joseph Martelly. Sur la place Notre-Dame du Cap-Haïtien, on pourrait observer seulement des photos de Martelly jusqu'à quelques heures avant le meeting de Mirlande Manigat. Dans certaines rues de la deuxième ville du pays, des jeunes, des photos de Martelly en mains, manifestent leur appui à ce dernier qui, selon eux, pourrait apporter les solutions nécessaires aux problèmes du pays. Sur le lieu du meeting des affrontements sont enregistrés entre les partisans du candidat de Repons Peyizan qui se sont introduits dans la foule - exhibant des photos de leur candidat - et des hommes arborant des t-shirts avec le logo sécurité de Mirlande Manigat. C'est la débandade générale au cours de laquelle plusieurs personnes ont subi des entorses et des blessures légères.
Le cortège de la professeure-candidate a essuyé quelques jets de pierres et des tessons de bouteilles sur la route conduisant à la place Notre-Dame sans pour autant causer de graves problèmes. Aux environs de 16 heures, une foule en liesse arrive sur la place Notre-Dame du Cap-Haitien, lieu retenu pour le meeting et au beau milieu de cette foule, la candidate sous bonne escorte policière salue de la main les milliers de sympathisants qui essaient par tous les moyens de la toucher mais c'était des mouvements désespérés.
La candidate du RDNP, Mirlande Manigat, a eu dans son cortège composé de plusieurs voitures de support comportant plusieurs anciennes gloires du football haïtien dont Ti Gana et surtout des chanteurs du groupe Barikad Crew qui ont apporté un grand appui à la réalisation de ce meeting. Sous les applaudissements nourris des sympathisants et partisans, elle fait son entrée triomphale sur le podium et déjà c'est le délire dans la foule qui ne cesse de lui crier leur support et leur amour.
Banm Manmanm
Devant quelques milliers de partisans et sympathisants, les chanteurs de Barikad Crew très aimés par la jeunesse capoise, dans leurs premiers mots, ont tenu à remercier le peuple, car, sans leur support, cet événement n'aurait pas eu lieu sur cette place.
Tour-à-tour, les musiciens du groupe « Barikad Crew » Marco, Izolan, Fantom, Condagana, dans leur intervention, ont invité la jeunesse capoise : « à aller voter le 20 mars prochain Madame Manigat qui est une femme modèle, compétente, au parcours exemplaire dont la verticalité devrait influencer le comportement de nos jeunes filles. »
« Se micro mwen konn kenbe, mwen pa ka dim vle vinn prezidan », a déclaré le chanteur Fantom qui croit qu'aujourd'hui la jeunesse doit faire le bon choix, celui de « Mirlande Manigat », « Banm manmanm pou mwen ka tounen lekol pou vinn gen plis konesans », a affirmé pour sa part Izolan pour calmer l'assistance qui criait « Martelly ! Martelly ! ».
Le groupe, une fois de plus, a exprimé de manière unanime sa confiance en Mirlande Manigat en qui il voit une lueur d'espoir pour Haïti. Les musiciens de « Barikad Crew » voient en la candidate du RDNP un creuset où doivent venir se fondre les énergies de tous les citoyens soucieux d'un meilleur avenir pour Haïti.
Pour sa part, Mirlande Manigat promet à la population que son gouvernement se penchera rapidement sur les dossiers sociaux et que son accession à la magistrature suprême de l'Etat permettra aux Haïtiens de reprendre leur dignité partout où ils passent, incombant la faiblesse aux représentations diplomatiques du pays dont elle compte elle-même redresser la barre.
« Map mande nou pou prepare nou pou nou pran lari a le 21 mars » a lancé la candidate comme pour stimuler ses partisans à se rendre en masse aux urnes le 20 mars prochain pour l'élire présidente de la république. Elalrgissant son sujet elle en a profite pour remercier les amis du ghetto et de lavalas qui la supportent.
Fatiguée, car elle revenait d'un périple dans le Nord 'Ouest, elle a fait un briefing de son plan stratégique pour ensuite rendre visite à l'archevêque de Cap-Haitien, Mgr Louis Kebreau.
L'évènement s'est termine sans heurts et la population a pu regagner son domicile en toute quiétude dans l'attente de pouvoir voter son candidat le 20 mars prochain soit dans moins de 10 jours.
Hansy Mars avec la collaboration de Marc-Henry Jean
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90106&PubDate=2011-03-11
samedi 12 mars 2011
Abidjan: le camp Ouattara dénonce des "tueries aveugles" des pro-Gbagbo à Abobo
le camp du président ivoirien reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara a dénoncé des "tueries aveugles" commises samedi par les militaires fidèles au chef d`Etat sortant Laurent Gbagbo dans le quartier d`Abobo, à Abidjan, où ils combattent des insurgés.
Le camp Gbagbo est "dans sa logique de tueries aveugles" car "ils sont acculés, le dos au mur. Il ne leur reste que le spectre de la guerre civile, de susciter la terreur", a affirmé à l`AFP Patrick Achi, porte-parole du gouvernement Ouattara.
"A un kilomètre de distance (d`Abobo), ils tirent des obus, à l`aveugle, qui tombent sur des maisons de civils. La majorité des tués sont des civils innocents, ce ne sont pas des affrontements militaires contre militaires", a-t-il ajouté.
Les militaires pro-Gbago ont lancé samedi une grande offensive dans le quartier d`Abobo, fief de M. Ouattara et commune la plus peuplée d`Abidjan avec 1,5 million d`habitants. L`opération se poursuivait en fin d`après-midi, selon des habitants.
Selon M. Achi, "c`est l`offensive du désespoir, c`est insensé. On a l`impression qu`ils veulent faire payer la population. S`ils veulent lancer une offensive, qu`ils aillent à Bouaké (centre du pays) attaquer les Forces nouvelles (FN, ex-rébellion)", alliées de M. Ouattara.
Deuxième ville du pays, Bouaké est le fief des FN, qui contrôlent le nord du pays depuis 2002.
A Abobo, des insurgés baptisés "commando invisible" ont pris ces dernières semaines le contle de larges zones de ce quartier aux allures de ville, devenu l`épicentre de la crise post-électorale, qui a fait près de 400 morts dans le pays selon l`ONU.
http://news.abidjan.net/h/394082.html
Le camp Gbagbo est "dans sa logique de tueries aveugles" car "ils sont acculés, le dos au mur. Il ne leur reste que le spectre de la guerre civile, de susciter la terreur", a affirmé à l`AFP Patrick Achi, porte-parole du gouvernement Ouattara.
"A un kilomètre de distance (d`Abobo), ils tirent des obus, à l`aveugle, qui tombent sur des maisons de civils. La majorité des tués sont des civils innocents, ce ne sont pas des affrontements militaires contre militaires", a-t-il ajouté.
Les militaires pro-Gbago ont lancé samedi une grande offensive dans le quartier d`Abobo, fief de M. Ouattara et commune la plus peuplée d`Abidjan avec 1,5 million d`habitants. L`opération se poursuivait en fin d`après-midi, selon des habitants.
Selon M. Achi, "c`est l`offensive du désespoir, c`est insensé. On a l`impression qu`ils veulent faire payer la population. S`ils veulent lancer une offensive, qu`ils aillent à Bouaké (centre du pays) attaquer les Forces nouvelles (FN, ex-rébellion)", alliées de M. Ouattara.
Deuxième ville du pays, Bouaké est le fief des FN, qui contrôlent le nord du pays depuis 2002.
A Abobo, des insurgés baptisés "commando invisible" ont pris ces dernières semaines le contle de larges zones de ce quartier aux allures de ville, devenu l`épicentre de la crise post-électorale, qui a fait près de 400 morts dans le pays selon l`ONU.
http://news.abidjan.net/h/394082.html
un séisme qui n'a pas fini de secouer le pays
Pour le principal quotidien économique du pays, le tremblement de terre du 11 mars doit amener les autorités et l'ensemble de la population à mieux se préparer encore à affronter ce genre de catastrophe. En effet, la plupart des spécialistes évoquent la possibilité d'une secousse géante de magnitude 9 dans la région de Tokyo. 12.03.2011
Nihon Keizai Shimbun
MES DOSSIERS
NIHON KEIZAI SHIMBUN
JAPON
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Dans l'attente du grand séisme
Depuis 1976, les autorités se préparent à un séisme de magnitude 8 sur l'échelle de Richter dans la préfecture de Shizuoka, à environ 160 kilomètres au sud-est de Tokyo. Elle se trouve dans la région de Tokai, une zone dans laquelle se sont régulièrement produits de très violents séismes. Un manuel en japonais et en anglais sur le "grand séisme de Tokai" a même été réalisé pour préparer les habitants à cette catastrophe. Mais c'est dans une zone complètement différente que s'est produit le 11 mars un séisme de magnitude 8,9.
Le grand tremblement de terre que tout le monde redoutait a frappé l'archipel à un niveau qui dépasse l'entendement. L'énorme séisme qui s'est produit le 11 mars dans le nord-est du pays laisse derrière lui des centaines de morts et de disparus. Avec une magnitude 8,8 sur l'échelle ouverte de Richter, c'est le tremblement de terre le plus fort jamais enregistré dans ce pays pourtant habitué aux séismes. De nombreux bâtiments se sont écroulés dans les préfectures de Fukushima, d'Iwae et de Miyagi situées à proximité de l'épicentre et la côte Pacifique a été touchée par un tsunami de grande ampleur. Une partie des installations nucléaires ont été mises en état d'alerte et les transports autour de Tokyo ont été paralysés.
Avant tout il faut mettre tout en œuvre pour venir en aide aux zones sinistrées, en apportant le soutien indispensable aux populations évacuées, en soignant les blessés et en recherchant les disparus. Il est difficile d'évaluer le nombre de personnes qui ont été emportées par le tsunami ou qui sont prisonnières sous les décombres des bâtiments effondrés. Il faut aussi prévenir d'autres catastrophes. Les risques liés aux répliques sont grands et les resteront au cours des prochaines semaines. Il convient donc de rappeler l'interdiction d'approcher les bâtiments à moitié effondrés et les objets dangereux afin de ne pas alourdir le décompte des victimes.
Après l'arrêt de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, le gouvernement a d'abord proclamé une situation d'urgence et demandé l'évacuation des habitants vivant à proximité de l'installation. Les risques de fuites radioactives inquiètent désormais la population locale. Il faut donc l'informer de façon claire et la protéger. Le gouvernement a mis sur pied une cellule de crise présidée par le Premier ministre Naoto Kan. Ce dernier s'est engagé à "mettre en œuvre tous les moyens pour assurer la sécurité des personnes et minimiser les dommages". De son côté, l'opposition a annoncé une "trêve politique" et son intention de participer aux efforts liés à la situation d'urgence.
Le séisme a aussi provoqué la confusion sur le plan économique avec notamment l'arrêt temporaire des distributeurs d'argent, la baisse significative du yen sur les marchés des changes et celle de la Bourse. Pour éviter toute inquiétude qui n'a pas lieu d'être à ce niveau, le gouvernement et les la Banque du Japon doivent agir en conséquence.
Dans cette partie du Japon où a lieu en moyenne tous les 37 ans un séisme de forte intensité, les spécialistes avaient prévenu qu'"un tremblement de terre de magnitude 7 ne serait pas surprenant". Le séisme du 11 mars a donc eu lieu dans cette région exposée à ce genre de catastrophe et son intensité de 8,8 a été à la hauteur des prévisions des spécialistes. Pourtant, au regard des dégâts, on peut dire que nous n'étions pas préparés à affronter une catastrophe de cette ampleur. Il faut penser à mettre en place des moyens pour secourir et un système d'information qui permette d'entrer rapidement en relation avec les victimes. Nous avons en effet constaté que le tsunami a coupé la plupart des voies de communication, facilitant l'isolement.
Par ailleurs, le séisme a provoqué un incendie dans un centre industriel à Chiba, pourtant situé à une longue distance de l'épicentre, et l'arrêt des ascenseurs à Tokyo. Le séisme s'est ainsi lentement propagé, favorisant de grosses secousses notamment dans les bâtiments de grande taille. Il ne faut donc pas tarder à mettre en œuvre une politique de prévention vis-à-vis de ces secousses à retardement. Il faut également examiner avec soin les fissures et autres dégâts invisibles à l'œil nu.
On dit qu'il ne sera pas surprenant qu'un séisme de grande ampleur ait lieu dans baie de Suruga. On prévoit aussi qu'il y en ait un au large des côtes de Shikoku et de la péninsule de Kii dans les années 2030-2040. On craint que ce soit alors un séisme géant de magnitude 9.
Outre les destructions matérielles, un tsunami géant aurait des conséquences fatales pour des millions de personnes. Il convient de réviser au plus vite notre politique de prévention pour faire face à ce type de tremblement de terre. Environ 10 millions de maisons individuelles et quelque 80 000 écoles ou hôpitaux ne répondent pas aux nouvelles normes antisismiques définies en 1981. Il faut donc les mettre à niveau. Il faut réévaluer notre préparation à l'égard des tsunamis.
Le séisme sans précédent qui vient d'avoir lieu a donc frappé des zones urbaines nées avec la modernisation du pays. Il exige que nous mettions en œuvre une politique digne de ce nom en matière de prévention sismique et que nous concentrions tous nos efforts pour venir en aide aux victimes.
http://www.courrierinternational.com/article/2011/03/12/un-seisme-qui-n-a-pas-fini-de-secouer-le-pays
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Dans l'attente du grand séisme
Depuis 1976, les autorités se préparent à un séisme de magnitude 8 sur l'échelle de Richter dans la préfecture de Shizuoka, à environ 160 kilomètres au sud-est de Tokyo. Elle se trouve dans la région de Tokai, une zone dans laquelle se sont régulièrement produits de très violents séismes. Un manuel en japonais et en anglais sur le "grand séisme de Tokai" a même été réalisé pour préparer les habitants à cette catastrophe. Mais c'est dans une zone complètement différente que s'est produit le 11 mars un séisme de magnitude 8,9.
Le grand tremblement de terre que tout le monde redoutait a frappé l'archipel à un niveau qui dépasse l'entendement. L'énorme séisme qui s'est produit le 11 mars dans le nord-est du pays laisse derrière lui des centaines de morts et de disparus. Avec une magnitude 8,8 sur l'échelle ouverte de Richter, c'est le tremblement de terre le plus fort jamais enregistré dans ce pays pourtant habitué aux séismes. De nombreux bâtiments se sont écroulés dans les préfectures de Fukushima, d'Iwae et de Miyagi situées à proximité de l'épicentre et la côte Pacifique a été touchée par un tsunami de grande ampleur. Une partie des installations nucléaires ont été mises en état d'alerte et les transports autour de Tokyo ont été paralysés.
Avant tout il faut mettre tout en œuvre pour venir en aide aux zones sinistrées, en apportant le soutien indispensable aux populations évacuées, en soignant les blessés et en recherchant les disparus. Il est difficile d'évaluer le nombre de personnes qui ont été emportées par le tsunami ou qui sont prisonnières sous les décombres des bâtiments effondrés. Il faut aussi prévenir d'autres catastrophes. Les risques liés aux répliques sont grands et les resteront au cours des prochaines semaines. Il convient donc de rappeler l'interdiction d'approcher les bâtiments à moitié effondrés et les objets dangereux afin de ne pas alourdir le décompte des victimes.
Après l'arrêt de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, le gouvernement a d'abord proclamé une situation d'urgence et demandé l'évacuation des habitants vivant à proximité de l'installation. Les risques de fuites radioactives inquiètent désormais la population locale. Il faut donc l'informer de façon claire et la protéger. Le gouvernement a mis sur pied une cellule de crise présidée par le Premier ministre Naoto Kan. Ce dernier s'est engagé à "mettre en œuvre tous les moyens pour assurer la sécurité des personnes et minimiser les dommages". De son côté, l'opposition a annoncé une "trêve politique" et son intention de participer aux efforts liés à la situation d'urgence.
Le séisme a aussi provoqué la confusion sur le plan économique avec notamment l'arrêt temporaire des distributeurs d'argent, la baisse significative du yen sur les marchés des changes et celle de la Bourse. Pour éviter toute inquiétude qui n'a pas lieu d'être à ce niveau, le gouvernement et les la Banque du Japon doivent agir en conséquence.
Dans cette partie du Japon où a lieu en moyenne tous les 37 ans un séisme de forte intensité, les spécialistes avaient prévenu qu'"un tremblement de terre de magnitude 7 ne serait pas surprenant". Le séisme du 11 mars a donc eu lieu dans cette région exposée à ce genre de catastrophe et son intensité de 8,8 a été à la hauteur des prévisions des spécialistes. Pourtant, au regard des dégâts, on peut dire que nous n'étions pas préparés à affronter une catastrophe de cette ampleur. Il faut penser à mettre en place des moyens pour secourir et un système d'information qui permette d'entrer rapidement en relation avec les victimes. Nous avons en effet constaté que le tsunami a coupé la plupart des voies de communication, facilitant l'isolement.
Par ailleurs, le séisme a provoqué un incendie dans un centre industriel à Chiba, pourtant situé à une longue distance de l'épicentre, et l'arrêt des ascenseurs à Tokyo. Le séisme s'est ainsi lentement propagé, favorisant de grosses secousses notamment dans les bâtiments de grande taille. Il ne faut donc pas tarder à mettre en œuvre une politique de prévention vis-à-vis de ces secousses à retardement. Il faut également examiner avec soin les fissures et autres dégâts invisibles à l'œil nu.
On dit qu'il ne sera pas surprenant qu'un séisme de grande ampleur ait lieu dans baie de Suruga. On prévoit aussi qu'il y en ait un au large des côtes de Shikoku et de la péninsule de Kii dans les années 2030-2040. On craint que ce soit alors un séisme géant de magnitude 9.
Outre les destructions matérielles, un tsunami géant aurait des conséquences fatales pour des millions de personnes. Il convient de réviser au plus vite notre politique de prévention pour faire face à ce type de tremblement de terre. Environ 10 millions de maisons individuelles et quelque 80 000 écoles ou hôpitaux ne répondent pas aux nouvelles normes antisismiques définies en 1981. Il faut donc les mettre à niveau. Il faut réévaluer notre préparation à l'égard des tsunamis.
Le séisme sans précédent qui vient d'avoir lieu a donc frappé des zones urbaines nées avec la modernisation du pays. Il exige que nous mettions en œuvre une politique digne de ce nom en matière de prévention sismique et que nous concentrions tous nos efforts pour venir en aide aux victimes.
http://www.courrierinternational.com/article/2011/03/12/un-seisme-qui-n-a-pas-fini-de-secouer-le-pays
Quels risques après l'accident nucléaire?
Par Hélène Favier avec agences Publié le 12 mars 2011 à 19h58
L'explosion dans une centrale nucléaire à 250 km de Tokyo samedi constitue un "événement majeur" selon les experts, sans être comparable à Tchernobyl. L'accident a été évalué au niveau 4 sur l'échelle des événements nucléaire qui compte 7 niveaux. Quelles sont les causes et les conséquences de cet accident? La réponse en cinq points.
A quoi est liée l'explosion ?
- Après le séisme, le réacteur de la centrale s'est arrêté par mesure de sécurité. Mais il a continué à chauffer, avec des températures de l'ordre de 1.000 degrés. Une réaction chimique s'est alors produite, fabriquant de l'hydrogène qui a dû se répandre dans l'enceinte de confinement. Vraisemblablement, le gaz produit a été évacué dans la partie supérieure du réacteur et a fait sauter un panneau soufflant qui le recouvre.
La situation peut encore s'aggraver
Y-a-t-il un risque de fusion au sein du réacteur japonais ?
- Le phénomène de fusion correspond à la surchauffe d'un combustible qui commence à fondre et à couler, comme une bougie. Il devient alors difficile à refroidir et les gaines qui retiennent les produits radioactifs n'existent plus. Les produits radioactifs risquent alors de passer dans l'eau qui circule théoriquement en circuit fermé. Au sein du réacteur japonais, il a probablement, selon les informations disponibles, une fusion au sein du réacteur. Si c'est le cas, elle se traduira par la présence d'un magma, qui résulte de la fusion des métaux présents et de l'uranium lui-même. Ce magma pourrait alors se retrouver en fond de cuve, la percer à son tour. Le béton peut encore jouer un rôle de refroidissement et l'explosion n'est pas automatique.
Cette situation est-celle comparable à Tchernobyl ?
- Non, car la centrale de Tchernobyl ne disposait pas d'enceinte de confinement mais d'une simple chape de béton. En outre, à Tchernobyl, il s'agissait d'un emballement de la réaction nucléaire, avec un réacteur en surchauffe, alors qu'au Japon les réacteurs ont été arrêtés 24 heures avant l'explosion. Ce qui se passe au Japon, "n'a rien à voir avec Tchernobyl", a martelé lors d'une conférence de presse le ministre Eric Besson. En revanche, la situation peut encore évoluée, comme l'a indiqué Jean-Mathieu Rambach, expert en génie civile à l'institut de radioprotection et de sûreté nationale (IRSN) au JDD.fr.
Y a-t-il eu relâchement d'éléments radioactifs ?
- Oui, avec un relâchement volontaire d'un peu de vapeur pour éviter que le bâtiment ne se fendille, et avec la vapeur d'eau contaminée qui est sortie de la centrale après l'explosion du bâtiment du réacteur.
Risques faibles pour la santé des populations
Quels sont les risques pour les populations ?
- Il faudra mesurer sur place la quantité de radioactivité sur le sol. En fonction de la contamination constatée, les gens évacués pourront revenir plus ou moins tôt : plus ils habitent près de la centrale, plus ils risquent de tarder à rentrer. Mais si l'on a bien évacué les endroits où l'on pense qu'il y a risque de retombées radioactives, il y a peu effet sur la santé de la population. Selon la police, plus de 215.000 personnes ont été évacuées vers des abris dans le Nord et l'Est. Les autorités ont également indiqué qu'elles se préparaient à distribuer des comprimés d'iode aux habitants des zones proches des deux centrales.
Y-a-t-il un risque pour la santé des habitants des autres régions ?
- "A l'heure actuelle, il semble que les risques pour la santé publique soient assez faibles. Nous constatons que le niveau de radiations émises par une centrale nucléaire est très bas", a assuré Gregory Hartl, porte-parole de l'OMS, l'Organisation mondiale pour la santé.
Que va-t-il se passer dans les semaine qui viennent ?
- Il faudra nettoyer les endroits contaminés : soit mettre une couche de terre par-dessus, soit racler la couche du sol contaminé. Mais une partie des éléments radioactifs va se détruire d'elle-même car le propre de la radioactivité est de disparaître toute seule avec le temps. Tout dépend des quantités.
http://www.europe1.fr/International/Quels-risques-apres-l-accident-nucleaire-451037/
L'explosion dans une centrale nucléaire à 250 km de Tokyo samedi constitue un "événement majeur" selon les experts, sans être comparable à Tchernobyl. L'accident a été évalué au niveau 4 sur l'échelle des événements nucléaire qui compte 7 niveaux. Quelles sont les causes et les conséquences de cet accident? La réponse en cinq points.
A quoi est liée l'explosion ?
- Après le séisme, le réacteur de la centrale s'est arrêté par mesure de sécurité. Mais il a continué à chauffer, avec des températures de l'ordre de 1.000 degrés. Une réaction chimique s'est alors produite, fabriquant de l'hydrogène qui a dû se répandre dans l'enceinte de confinement. Vraisemblablement, le gaz produit a été évacué dans la partie supérieure du réacteur et a fait sauter un panneau soufflant qui le recouvre.
La situation peut encore s'aggraver
Y-a-t-il un risque de fusion au sein du réacteur japonais ?
- Le phénomène de fusion correspond à la surchauffe d'un combustible qui commence à fondre et à couler, comme une bougie. Il devient alors difficile à refroidir et les gaines qui retiennent les produits radioactifs n'existent plus. Les produits radioactifs risquent alors de passer dans l'eau qui circule théoriquement en circuit fermé. Au sein du réacteur japonais, il a probablement, selon les informations disponibles, une fusion au sein du réacteur. Si c'est le cas, elle se traduira par la présence d'un magma, qui résulte de la fusion des métaux présents et de l'uranium lui-même. Ce magma pourrait alors se retrouver en fond de cuve, la percer à son tour. Le béton peut encore jouer un rôle de refroidissement et l'explosion n'est pas automatique.
Cette situation est-celle comparable à Tchernobyl ?
- Non, car la centrale de Tchernobyl ne disposait pas d'enceinte de confinement mais d'une simple chape de béton. En outre, à Tchernobyl, il s'agissait d'un emballement de la réaction nucléaire, avec un réacteur en surchauffe, alors qu'au Japon les réacteurs ont été arrêtés 24 heures avant l'explosion. Ce qui se passe au Japon, "n'a rien à voir avec Tchernobyl", a martelé lors d'une conférence de presse le ministre Eric Besson. En revanche, la situation peut encore évoluée, comme l'a indiqué Jean-Mathieu Rambach, expert en génie civile à l'institut de radioprotection et de sûreté nationale (IRSN) au JDD.fr.
Y a-t-il eu relâchement d'éléments radioactifs ?
- Oui, avec un relâchement volontaire d'un peu de vapeur pour éviter que le bâtiment ne se fendille, et avec la vapeur d'eau contaminée qui est sortie de la centrale après l'explosion du bâtiment du réacteur.
Risques faibles pour la santé des populations
Quels sont les risques pour les populations ?
- Il faudra mesurer sur place la quantité de radioactivité sur le sol. En fonction de la contamination constatée, les gens évacués pourront revenir plus ou moins tôt : plus ils habitent près de la centrale, plus ils risquent de tarder à rentrer. Mais si l'on a bien évacué les endroits où l'on pense qu'il y a risque de retombées radioactives, il y a peu effet sur la santé de la population. Selon la police, plus de 215.000 personnes ont été évacuées vers des abris dans le Nord et l'Est. Les autorités ont également indiqué qu'elles se préparaient à distribuer des comprimés d'iode aux habitants des zones proches des deux centrales.
Y-a-t-il un risque pour la santé des habitants des autres régions ?
- "A l'heure actuelle, il semble que les risques pour la santé publique soient assez faibles. Nous constatons que le niveau de radiations émises par une centrale nucléaire est très bas", a assuré Gregory Hartl, porte-parole de l'OMS, l'Organisation mondiale pour la santé.
Que va-t-il se passer dans les semaine qui viennent ?
- Il faudra nettoyer les endroits contaminés : soit mettre une couche de terre par-dessus, soit racler la couche du sol contaminé. Mais une partie des éléments radioactifs va se détruire d'elle-même car le propre de la radioactivité est de disparaître toute seule avec le temps. Tout dépend des quantités.
http://www.europe1.fr/International/Quels-risques-apres-l-accident-nucleaire-451037/
Libye : la Ligue arabe pour une zone d'exclusion aérienne
Le clan Kadhafi croit à sa victoire militaire sur les insurgés. Seif al-Islam Kadhafi, l'un des fils du dirigeant libyen, affirme samedi, dans des interviews à deux quotidiens italiens, que les troupes gouvernementales ont repris «90% du pays» et que «bientôt tout sera fini».
Au Caire, samedi, la Ligue arabe s'est prononcée en faveur d'une zone d'exclusion aérienne en Libye, visant à empêcher le régime d'utiliser son aviation dans la répression.
La Ligue arabe est «pour des contacts avec le Conseil national de transition» représentant l'opposition libyenne, selon des diplomates arabes ayant participé à cette réunion. Dans une interview à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, le secrétaire général de l'organisation, Amr Moussa, a auparavant plaidé pour une telle mesure, en souhaitant que la Ligue «joue un rôle» dans sa mise en place.
Sceptique, le secrétaire américain à la Défense. Robert Gates, a déclaré samedi qu'il n'était «pas sûr qu'imposer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye soit une décision «sage», même si les Etats-Unis et leurs alliés pouvaient le faire.
«La question n'est pas de savoir si nous ou nos alliés pouvons le faire. Nous le pouvons», a déclaré t-il déclaré à son retrour de Bahreïn. Le ministre de la Défense américain, qui fait figure de sceptique au sein du gouvernement de Barack Obama face à une éventuelle opération militaire en Libye, avait déclaré la semaine dernière «qu'une zone d'exclusion aérienne nécessiterait une opération d'envergure et risquait de provoquer une réaction anti-occidentale dans la région».
Dans des entretiens au Corriere della Sera et à La Repubblica, Seif al-Islam dénonce des «terroristes» qui «ont tué nos policiers de sang froid». Le fils de Kadhafi reconnaît néanmoins des erreurs du régime : «Oui, nous avons pris un peu de retard pour construire une armée moderne, une police moderne, une nouvelle économie, une société plus libre». Interrogé sur le soutien de la France aux insurgés de Benghazi, il qualifie Nicolas Sarkozy de «bizarre». «Il parle de gens qui se sont autoproclamés "Conseil pour la Libye", mais qui sont-ils ? Vous avez vu des élections se dérouler ? ou un référendum ?», interroge-t-il.
Sur le terrain, une raffinerie près du port pétrolier de Ras Lanouf était toujours en feu samedi après une frappe aérienne la veille. Les journalistes présents à l'est de la ville ont vu une épaisse fumée s'élever du site pétrolier. La ville de Ras Lanouf, prise le 4 mars par les insurgés, a été reconquise jeudi soir à l'issue d'une offensive d'envergure par les forces loyales à Kadhafi. Samedi, celles-ci ont lancé un nouveau raid aérien sur un point de contrôle tenu par les insurgés à Al-Uqaila, à l'est de Ras Lanouf. Des dizaines de véhicules transportant des rebelles ont alors fui vers Brega, plus à l'est.
En Allemagne, plus de 10 milliards d'euros d'avoirs libyens ont été gelés mercredi. Quatorze banques allemandes et un total de 193 comptes sont concernés, dont un compte à la banque centrale allemande (Bundesbank) crédité de 1,96 milliard d'euros, précise le magazine allemand Der Spiegel daté de lundi.
http://www.leparisien.fr/crise-egypte/libye-la-ligue-arabe-pour-une-zone-d-exclusion-aerienne-12-03-2011-1355209.php
Au Caire, samedi, la Ligue arabe s'est prononcée en faveur d'une zone d'exclusion aérienne en Libye, visant à empêcher le régime d'utiliser son aviation dans la répression.
La Ligue arabe est «pour des contacts avec le Conseil national de transition» représentant l'opposition libyenne, selon des diplomates arabes ayant participé à cette réunion. Dans une interview à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, le secrétaire général de l'organisation, Amr Moussa, a auparavant plaidé pour une telle mesure, en souhaitant que la Ligue «joue un rôle» dans sa mise en place.
Sceptique, le secrétaire américain à la Défense. Robert Gates, a déclaré samedi qu'il n'était «pas sûr qu'imposer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye soit une décision «sage», même si les Etats-Unis et leurs alliés pouvaient le faire.
«La question n'est pas de savoir si nous ou nos alliés pouvons le faire. Nous le pouvons», a déclaré t-il déclaré à son retrour de Bahreïn. Le ministre de la Défense américain, qui fait figure de sceptique au sein du gouvernement de Barack Obama face à une éventuelle opération militaire en Libye, avait déclaré la semaine dernière «qu'une zone d'exclusion aérienne nécessiterait une opération d'envergure et risquait de provoquer une réaction anti-occidentale dans la région».
Dans des entretiens au Corriere della Sera et à La Repubblica, Seif al-Islam dénonce des «terroristes» qui «ont tué nos policiers de sang froid». Le fils de Kadhafi reconnaît néanmoins des erreurs du régime : «Oui, nous avons pris un peu de retard pour construire une armée moderne, une police moderne, une nouvelle économie, une société plus libre». Interrogé sur le soutien de la France aux insurgés de Benghazi, il qualifie Nicolas Sarkozy de «bizarre». «Il parle de gens qui se sont autoproclamés "Conseil pour la Libye", mais qui sont-ils ? Vous avez vu des élections se dérouler ? ou un référendum ?», interroge-t-il.
Sur le terrain, une raffinerie près du port pétrolier de Ras Lanouf était toujours en feu samedi après une frappe aérienne la veille. Les journalistes présents à l'est de la ville ont vu une épaisse fumée s'élever du site pétrolier. La ville de Ras Lanouf, prise le 4 mars par les insurgés, a été reconquise jeudi soir à l'issue d'une offensive d'envergure par les forces loyales à Kadhafi. Samedi, celles-ci ont lancé un nouveau raid aérien sur un point de contrôle tenu par les insurgés à Al-Uqaila, à l'est de Ras Lanouf. Des dizaines de véhicules transportant des rebelles ont alors fui vers Brega, plus à l'est.
En Allemagne, plus de 10 milliards d'euros d'avoirs libyens ont été gelés mercredi. Quatorze banques allemandes et un total de 193 comptes sont concernés, dont un compte à la banque centrale allemande (Bundesbank) crédité de 1,96 milliard d'euros, précise le magazine allemand Der Spiegel daté de lundi.
http://www.leparisien.fr/crise-egypte/libye-la-ligue-arabe-pour-une-zone-d-exclusion-aerienne-12-03-2011-1355209.php
vendredi 11 mars 2011
Martelly a gagné le débat haut la main !...SELON LE CAMP MARTELLY
Haïti: Ce n'était pas prévisible dans la mesure où Mme Manigat se présente et est toujours présentée comme l'intellectuelle de référence. Par contre cela n'a choqué personne, dans la mesure où dès le début de la campagne, Martelly a toujours fait montre d'une maitrise des vrais problèmes du peuple haïtien en proposant des solutions à court et à long terme.
Si le débat a démarré sur un ton bon enfant, Martelly a vite pris le soin de rappeler à Madame Manigat que si elle décide de l'amener sur un terrain personnel, il pourrait en faire de même et faire connaitre au peuple haïtien qui est la vraie Mirlande Manigat qui se cache derrière un masque jusqu'à présent non encore dévoilé. Ce fut le choc dans l'assistance. Mais là où on attendait une réplique musclée de la candidate, elle a choisi de faire silence et Martelly avait même remis en question sa formation de Constitutionnaliste puisqu'elle n'avait jamais fait des études de Droit.
Des membres du public et pas des moindres, furent ébahis de voir une Mirlande Manigat méconnaissable qui ne cessait de céder presque tous les points à Martelly comme si elle ne pouvait en faire autrement.
Martelly est arrivé sur le podium les mains presque vides, des références et des chiffres bien ordonnés dans la tête quand aux réalités du pays , quant aux montants des dépenses, des rentrées, des importations, du budget national etc. Mirlande Manigat, en dépit d'un lot de documents en mains, nageait encore dans les nuages au point qu'un directeur d'opinion a suggéré qu'elle ferait une présidente idéale pour un pays développé mais qu'elle est trop étrangère aux problèmes de l'Haïti d'aujourd'hui pour être élue.
A la question de la reconstruction, Martelly a étalé une panoplie d'idées modernistes là où les propos de Mme Manigat n'ont représenté qu'un ensemble de jeux de mots ronflants sans connexion avec la réalité.
Mirlande Manigat a été un tantinet arrogante soulignant qu'il ne peut y avoir de comparaison entre elle et Martelly quand il s'agit de droit constitutionnel. A un moment donné, alors que Martelly précisait que l'une de ses premières mesures serait de nommer les Juges de la Cour de Cassation pour permettre, entre autre, à la Haute Cour de Justice de remplir son rôle et de pouvoir siéger, Madame Manigat a paru faire la leçon à Martelly en lui lançant : « Prenez de meilleures consultations juridiques car la Haute Cour de Justice ne concerne que le Senat de la République, Monsieur Martelly ». Pourtant au retour d'une pause, Martelly a corrigé le cahier de la candidate constitutionaliste en clouant toute son équipe légale au pilori, car, selon l'article 185 de la constitution de 1987, la Haute Cour de justice se compose du Président du Sénat, du Président et du Vice Président de la Cour de Cassation, donc la définition de Mme Manigat était totalement erronée et ce fut à Martelly de faire ce rappel. Incroyable mais vrai ! Madame Manigat visiblement embarrassée, resta bouche bée après cette leçon de droit constitutionnel.
La campagne se félicite de la prestation de son candidat à la Présidence, Michel Joseph Martelly et invite le peuple haïtien à sortir en grand nombre le 20 mars prochain, pour voter le vrai changement tant souhaité et tant espéré en élisant Michel Joseph Martelly, # 8 à la Présidence de la République pour les cinq prochaines années car avec l'autre candidate, aucune garantie que les choses changeront réellement et que nous connaitrons un nouvel état modernisé et restructuré.
Fait à Port-au-Prince le 9 Mars 2011
Bureau de Presse
Candidat Michel Joseph MARTELLY
Contact : Chantal M. Elie 39 14 24 59
Si le débat a démarré sur un ton bon enfant, Martelly a vite pris le soin de rappeler à Madame Manigat que si elle décide de l'amener sur un terrain personnel, il pourrait en faire de même et faire connaitre au peuple haïtien qui est la vraie Mirlande Manigat qui se cache derrière un masque jusqu'à présent non encore dévoilé. Ce fut le choc dans l'assistance. Mais là où on attendait une réplique musclée de la candidate, elle a choisi de faire silence et Martelly avait même remis en question sa formation de Constitutionnaliste puisqu'elle n'avait jamais fait des études de Droit.
Des membres du public et pas des moindres, furent ébahis de voir une Mirlande Manigat méconnaissable qui ne cessait de céder presque tous les points à Martelly comme si elle ne pouvait en faire autrement.
Martelly est arrivé sur le podium les mains presque vides, des références et des chiffres bien ordonnés dans la tête quand aux réalités du pays , quant aux montants des dépenses, des rentrées, des importations, du budget national etc. Mirlande Manigat, en dépit d'un lot de documents en mains, nageait encore dans les nuages au point qu'un directeur d'opinion a suggéré qu'elle ferait une présidente idéale pour un pays développé mais qu'elle est trop étrangère aux problèmes de l'Haïti d'aujourd'hui pour être élue.
A la question de la reconstruction, Martelly a étalé une panoplie d'idées modernistes là où les propos de Mme Manigat n'ont représenté qu'un ensemble de jeux de mots ronflants sans connexion avec la réalité.
Mirlande Manigat a été un tantinet arrogante soulignant qu'il ne peut y avoir de comparaison entre elle et Martelly quand il s'agit de droit constitutionnel. A un moment donné, alors que Martelly précisait que l'une de ses premières mesures serait de nommer les Juges de la Cour de Cassation pour permettre, entre autre, à la Haute Cour de Justice de remplir son rôle et de pouvoir siéger, Madame Manigat a paru faire la leçon à Martelly en lui lançant : « Prenez de meilleures consultations juridiques car la Haute Cour de Justice ne concerne que le Senat de la République, Monsieur Martelly ». Pourtant au retour d'une pause, Martelly a corrigé le cahier de la candidate constitutionaliste en clouant toute son équipe légale au pilori, car, selon l'article 185 de la constitution de 1987, la Haute Cour de justice se compose du Président du Sénat, du Président et du Vice Président de la Cour de Cassation, donc la définition de Mme Manigat était totalement erronée et ce fut à Martelly de faire ce rappel. Incroyable mais vrai ! Madame Manigat visiblement embarrassée, resta bouche bée après cette leçon de droit constitutionnel.
La campagne se félicite de la prestation de son candidat à la Présidence, Michel Joseph Martelly et invite le peuple haïtien à sortir en grand nombre le 20 mars prochain, pour voter le vrai changement tant souhaité et tant espéré en élisant Michel Joseph Martelly, # 8 à la Présidence de la République pour les cinq prochaines années car avec l'autre candidate, aucune garantie que les choses changeront réellement et que nous connaitrons un nouvel état modernisé et restructuré.
Fait à Port-au-Prince le 9 Mars 2011
Bureau de Presse
Candidat Michel Joseph MARTELLY
Contact : Chantal M. Elie 39 14 24 59
Une femme d'Etat face à un comédien au dernier GIAP..SELON LE CAMP MANIGAT
Haïti: A défaut de Michel Martelly, on a eu Sweet Micky en face de Madame Mirlande Hypolite Manigat au premier débat GIAP pour le second tour des élections présidentielles. La candidate du RDNP a été sereine du début à la fin de l'émission, malgré le comportement discourtois et irrévérencieux de Michel Martelly. Ce dernier, une nouvelle fois, a montré, par ses faits et gestes, qu'il n'est pas à la hauteur des multiples responsabilités qui incombent à un chef d'Etat.
Par ses réponses, la candidate du RDNP, Mirlande Manigat, a fait montre de ses capacités à cerner avec méthode la complexité des problèmes du pays dont la reconstruction, la relocalisation des sans abri, la sécurité alimentaire, l'augmentation de la production agricole, la décentralisation et la politique agraire.
A ce débat de plus d'une heure, Mirlande Manigat a présenté succinctement les grandes lignes de son programme de gouvernement, notamment le plan d'action des cent premiers jours de son mandat.
Très lacunaire dans sa présentation, M. Martelly a affiché un parti pris pour les trivialités et a exposé son ignorance des principes élémentaires en matière de protocole, alors que nous ne sommes plus au temps de « Tonton Nord ». Aujourd'hui une meilleure représentation diplomatique à l'étranger d'un pays est tributaire des attitudes de son président.
Dans sa conclusion, madame Manigat reconnait qu'elle n'a pas la science infuse. Elle se dit prête à rassembler toutes les compétences de quelques endroits que ce soient pour qu'ensemble nous puissions arriver à poser les fondements du développement durable de la nation. Une conclusion portée dans un langage soigné et respectueux. A travers la posture de Madame Manigat, on a pu comprendre qu'effectivement la force est calme et qu'on ne saurait livrer la destinée du pays au petit bonheur. L'Etat doit être géré avec sérénité, dépouillée des attitudes démagogique de M. Martelly qui ne s'exprime qu'au rythme des agitations et de l'émotion.
Le débat du GIAP témoigne aussi qu'un déficit de contenu engendre toujours la nervosité. Il a été un véritable miroir nous permettant de voir la nécessité d'élire un président possédant une vision rationnelle de la gestion de l'Etat. Madame Manigat n'a étonné personne en prouvant qu'elle a cette capacité de par sa formation que par son expérience professionnelle. Son adversaire, par contre, a avoué, maintes fois, qu'il n'est spécialiste dans aucun domaine. De fait, il avait du mal à projeter le minimum acceptable. Pris dans le piège de ses récitations, Monsieur Martelly n'avait d'autre choix que d'inviter madame Manigat à l'affronter sur le pavé en tant que Sweet Micky.
Le bureau de communication de Mirlande Manigat
KORE MIRLANDE POU TOUT MOUN JWENN
Contact: 34540501 / 37022693
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90095&PubDate=2011-03-10
Par ses réponses, la candidate du RDNP, Mirlande Manigat, a fait montre de ses capacités à cerner avec méthode la complexité des problèmes du pays dont la reconstruction, la relocalisation des sans abri, la sécurité alimentaire, l'augmentation de la production agricole, la décentralisation et la politique agraire.
A ce débat de plus d'une heure, Mirlande Manigat a présenté succinctement les grandes lignes de son programme de gouvernement, notamment le plan d'action des cent premiers jours de son mandat.
Très lacunaire dans sa présentation, M. Martelly a affiché un parti pris pour les trivialités et a exposé son ignorance des principes élémentaires en matière de protocole, alors que nous ne sommes plus au temps de « Tonton Nord ». Aujourd'hui une meilleure représentation diplomatique à l'étranger d'un pays est tributaire des attitudes de son président.
Dans sa conclusion, madame Manigat reconnait qu'elle n'a pas la science infuse. Elle se dit prête à rassembler toutes les compétences de quelques endroits que ce soient pour qu'ensemble nous puissions arriver à poser les fondements du développement durable de la nation. Une conclusion portée dans un langage soigné et respectueux. A travers la posture de Madame Manigat, on a pu comprendre qu'effectivement la force est calme et qu'on ne saurait livrer la destinée du pays au petit bonheur. L'Etat doit être géré avec sérénité, dépouillée des attitudes démagogique de M. Martelly qui ne s'exprime qu'au rythme des agitations et de l'émotion.
Le débat du GIAP témoigne aussi qu'un déficit de contenu engendre toujours la nervosité. Il a été un véritable miroir nous permettant de voir la nécessité d'élire un président possédant une vision rationnelle de la gestion de l'Etat. Madame Manigat n'a étonné personne en prouvant qu'elle a cette capacité de par sa formation que par son expérience professionnelle. Son adversaire, par contre, a avoué, maintes fois, qu'il n'est spécialiste dans aucun domaine. De fait, il avait du mal à projeter le minimum acceptable. Pris dans le piège de ses récitations, Monsieur Martelly n'avait d'autre choix que d'inviter madame Manigat à l'affronter sur le pavé en tant que Sweet Micky.
Le bureau de communication de Mirlande Manigat
KORE MIRLANDE POU TOUT MOUN JWENN
Contact: 34540501 / 37022693
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