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dimanche 13 mars 2011

Ce qui distingue le séisme du Japon de celui d'Haïti

Par LEXPRESS.fr, publié le 11/03/2011 à 17:10, mis à jour à 18:30 Quelles sont les premières différences entre les séisme du Japon et celui survenu en Haïti il y a un an?

Le séisme
La préfecture de Myagi, proche de épicentre du séisme du 11 mars 2011.
Japon. La magnitude du séisme du 11 mars 2011 est évaluée à 8,9 sur l'échelle de Richter par l'Institut de géophysique américain (USGS). C'est le plus violent jamais enregistré au Japon. Son épicentre, l'endroit le plus intensément touché, se situe dans l'océan, à 130km à l'est de Sendai (préfecture de Miyagi), et 400 km de Tokyo.
La secousse la plus destructrice s'est produite à 24,4km de profondeur.
Haïti. Le tremblement de terre qui a frappé l'île d'Hispaniola le 12 janvier 2010, peu avant 17h était d'une magnitude comprise entre 7 et 7,3 sur l'échelle de Richter. C'est le pire séïsme de l'Amérique en 200 ans. Son épicentre se situait à Léogane, 16 km au sud-ouest de la ville de Port-au-Prince et se trouvait à une faible profondeur: de 8 à 10 km au-dessous de la surface du sol. Les tremblements de ce type frappent une moins grande surface géographique que les séismes profonds, mais ils sont beaucoup plus intenses.

Léogane, épicentre du séisme du 12 janvier 2010.
"La presqu'île où est construite la capitale haïtienne, Port-au-Prince, est traversée par des failles capables de séismes de magnitude 7,1 à 8", rapporte le journaliste scientifique Sylvestre Huet sur son blog. Hispaniola, l'île où se trouve le pays, se situe sur une 'frontière de plaque tectonique', selon Jean-Paul Montagner, de l'Institut de physique du globe de Paris, interrogé par le blogueur. "Haïti se situe sur la plaque caribéenne. Cette plaque se frotte à la plaque nord-américaine sur ses frontières nord et est. Un contact rugueux qui se traduit par un mouvement de coulissage entre les deux plaques d'environ 2 centimètres par an", conclut le scientifique.

Le bilan humain
Japon. Vendredi en fin d'après-midi, le bilan était de près de 1000 morts. Le plus grand nombre de victimes proviendrait du tsunami consécutif au séisme.

Haïti. Le bilan est d'environ 230 000 morts, mais le nombre de morts n'est pas connu avec exactitude: en effet, dans les jours qui ont suivi le séisme, des Haïtiens ont été enterrés par milliers dans des fosses communes. Or, une partie de la population n'a pas de papiers d'identité.
Selon le gouvernement haïtien, le séisme a fait 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abri.

Le coût financier
Japon. Il est encore trop tôt pour évaluer les coûts de cette catastrophe. On estime néanmoins que le coût pour les réassureurs européens devrait se situer entre 1 et 2 milliards de dollars, a estimé le courtier JPMorgan Cazenove, qualifiant la facture de "gérable" mais aussi l'estimation de "très préliminaire". Sur ce sujet, lire l'article de L'Expansion.
Haïti. La Banque interaméricaine de développement a estimé le coût total à une fourchette comprise entre 8,1 et 13,9 milliards des dollars (5,8 et 10 milliards d'euros). La communauté internationale avait promis une aide de de 2,1 milliards de dollars pour 2010. Mais un an plus tard, les bailleurs de fonds n'ont pas tenu leurs promesses. Moins de la moitié de la somme a été livrée.
Lors du séisme, 400 000 bâtiments ainsi que 180 000 maisons ont été rasés. 60% de bâtiments gouvernementaux, administratifs, économiques et infrastructures de base sont détruits dans la région de Port-au-Prince selon la Commission Intérimaire pour la reconstruction d'Haïti. Un an plus tard on ne dénombre que 1000 maisons reconstruites. 800 000 personnes sont encore sans abris, vivant dans les 1150 camps de la capitale.

Pourquoi une telle différence?
Le Japon, situé au confluent de quatre plaques tectoniques, subit chaque année environ 20% des séismes les plus violents recensés sur Terre. Troisième puissance économique mondiale, le Japon a eu les moyens de faire de la lutte anti-sismique une priorité. Les normes de construction ainsi que les techniques parasismiques et systèmes d'alerte au tsunami très avancés permettent de réduire considérablement les risques de dommages corporels et matériels.
Haïti, en revanche est le pays le plus pauvre de l'Amérique et l'un des plus pauvres au monde, avec un PNB par habitant de 520 € (716 $) en 2008 contre 28.020 € (38.578 $) pour le Japon selon l'ONU.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/ce-qui-distingue-le-seisme-du-japon-de-celui-d-haiti_971223.html

Un téléthon pour reloger les déplacés de la Place St-Pierre

La mairie de Pétion-Ville organise, le dimanche 13 mars prochain, un téléthon dans l'objectif de délocaliser les familles encore logées sur la Place St-Pierre depuis le lendemain du séisme du 12 janvier 2010.
Haïti: La mairie de Pétion-Ville a commencé en novembre dernier à déloger les familles occupant la Place St-Pierre, mais faute de moyens financiers, elle n'a pu continuer avec une telle initiative. Pour continuer de vider cette place publique de ses occupants, l'administration communale de la commune veut recueillir des dons à travers un téléthon pour reloger quelque 800 familles hébergeant encore cette place publique.
« Avec l'approche de la saison pluvieuse, le Conseil municipal de Pétion-Ville pense qu'il est opportun de s'adresser à votre grand coeur pour votre participation financière en vue de permettre le retour de ces familles à leur foyer », a indiqué dans une note, la mairesse, Claire Lydie Parent, comptant sur la générosité de tous pour atteindre son objectif.
« Actuellement, il reste environ 800 familles logées encore sur la Place St-Pierre sans compter celles de la Place Boyer, du Parc Sainte-Thérèse et autres désireuses de bénéficier de ce même accompagnement pour regagner leur demeure respective », a souligné la mairesse.
En fait, la municipalité de Pétion-Ville est en quête de 16 millions de gourdes afin d'accompagner ces familles. Selon les responsables, près de 500 familles ont déjà quitté cette place, grâce au support de la municipalité qui leur avait donné à chacune 20 000 gourdes.
« La mairie de Pétion-Ville ne dispose pas de fonds pour relocaliser les victimes du séisme du 12 janvier 2010 refugiées sur la place Saint-Pierre, la place Boyer, le terrain de Belleville, le parc Sainte-Thérése, les terrains privés des gens de la commune», avait expliqué Claire Lydie Parent.
Pour délocaliser les premières familles, la mairesse a affirmé avoir eu recours à un montant alloué au service social dans le budget de la mairie qu'elle dirige. Ensuite, grâce à un support financier du ministère de l'Intérieur et des Collectivités territoriales, les responsables municipaux ont déplacé plus de 200 familles de la Place Saint-Pierre.
Valéry Daudier
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90114&PubDate=2011-03-12

La Presse en Haïti doit prendre garde aux menaces de Michel Martelly

Haïti: Le Groupe Médialternatif (GM) prend très au sérieux les menaces proférées à l'éditeur et journaliste de son agence en ligne AlterPresse, Gotson Pierre, et par ricochet à l'ensemble de la corporation journalistique, par le candidat à la présidence Joseph Michel Martelly, lors du débat télévisé du mercredi 9 mars 2011. Interrogé sur sa capacité de gestion en référence à un dossier d'intérêt public concernant ses dettes envers les banques américaines et son aptitude à assumer ses responsabilités, Martelly a piqué une colère et a lancé : « Kite l vini / Se voye yo voye l / M ap tann li » (Laissez-le poser ses questions déplacées / Il est en mission commanditée / Je suis prêt à l'affronter).
Martelly a explicitement évoqué de possibles représailles de « la rue ».
Faut-il croire que Martelly a une liste de journalistes qu'il ne tolère pas ou qu'il croit agir en sa défaveur ?
Les graves déclarations du candidat peuvent être considérées, à raison, comme des menaces à la liberté de la presse et d'expression, qui sont des acquis du 7 février 1986, date de la chute de la dictature sanguinaire des Duvalier.
Le GM salue la vigilance de la presse nationale et internationale, qui a relevé ces écarts, et invite l'ensemble de la corporation ainsi que la société toute entière à tirer conséquence de la position d'agression envers les médias et journalistes, affichée par Martelly, qui brigue le fauteuil présidentiel de la république.
Le Groupe Médialternatif se réserve le droit de prendre des dispositions appropriées face à la résurgence de menaces institutionnelles à l'exercice libre du métier de journaliste, garanti par la Constitution du 29 mars 1987.
Pour le Conseil de Gestion du GM,
Ronald Colbert
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90123&PubDate=2011-03-12
Commentaires:
Il est déconcertant de constater que la société haïtienne y compris plusieurs secteurs de la vie nationale n'a pas pu réaliser que Michel Martelly est devenu du jour au lendemain un présidentiable. Un candidat favori malgré lui.
Je reste eprsuadé qu'au moemnt de la présentation de sa candidature, il savait certaineement qu'il n'avait aucune chance de passer le premier tour.
Des circonstances inexplicables si on le veut bien l'ont projeté au devant de la scène politique sans en avoir compris les vrais contours.
Chacune de ses déclarations émaillées d'une allure plutôt candide entachée de maladresse et d'ignorance prend des ampleurs qui le dépassent lui-même.
Aujourd'hui, il faut comprendre que ses seuls alliés et atouts représentent ceux qui sont capables de sortir dans les rues, ceux qui ont en quelques sorte forcé la main de la communauté internationale à demander l'exclusion de Jude Célestin à son profit.
La réhabilitation d'un Sweet Micky dévergondé en Michel Martelly Président de la République doit prendre la forme d'un recyclage dans lequel doit participer tous les haïtiens y compris ceux qui sont dans l'autre camp aujourd'hui.
Après le 20 Mars il faudra apprendre à vivre avec l'un des deux candiats à la présidence comme Président et l'autre comme un citoyen aimant son pays!

L'ancien président Aristide sera de retour en Haïti dans les prochains jours

Haïti: L'ancien président en exil, Jean Bertrand Aristide, retournera dans son pays (Haïti) dans les tous prochains jours, a fait savoir ce vendredi un officiel sud-africain. C'est un officiel du ministère sud-Africain des Affaires étrangères qui a annoncé la nouvelle sous le couvert de l'anonymat dans une interview accordée à AP.
Le premier président haïtien démocratiquement élu en 1990, qui revint au pouvoir en 2001, a été en deux fois renversé avant le terme de son mandat, la première fois le 30 septembre 1991 par un violent coup d'état militaire. Et la 2ème fois, sous la pression de secteurs de la communauté internationale. Mais l'ancien président et ses proches ont fait état d'un enlèvement.
Le président en exil depuis 7 ans, qui a obtenu le renouvellement de son passeport diplomatique le mois dernier après l'avoir longtemps sollicité, a fait part récemment de son intention de revenir dans son pays pour se mettre au service de ses soeurs et frères, notamment dans le domaine de l'éducaion.
Des responsables de la France et des Etats-Unis — ces 2 pays sont accusés d'avoir joué un rôle de premier plan dans le départ précipité de M. Aristide le 29 février 2004 — ont estimé récemment qu'il serait inapproprié que l'ancien président revienne dans son pays avant le 2ème tour de l'élection présidentielle fixée au 20 mars.
Cependant, plusieurs milliers de partisans de l'organisation politique de M. Aristide allaient par la suite gagner les rues, pour protester contre de telles déclarations et pour exiger le retour de l'ancien chef d'Etat et la collaboration dans ce retour de ceux qui ont joué un rôle dans son évincement.
Jean Claude Duvalier, l'ancien dictateur haïtien qui était en exil depuis 25 ans en France, a pu revenir sans difficulté en Haïti le 16 janvier dernier.
AHP
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90125&PubDate=2011-03-12
Commentaires:
Le retour n'est certes pas impossible. Il est même  envisageable mais il faut juste se mettre d"'accord sur le moment. Et le moment n'est pas propice aujourd'hui.

Mirlande Manigat fait recette au Cap-Haïtien

Haïti: Présents aux côtés de la candidate du RDNP, les musiciens Marco, Izolan, Fantom, Condagana - du groupe Barikab Crew - qui avaient endossé publiquement le jeudi 3 mars la candidature de Mirlande Manigat, lui ont apporté un grand soutien lors de son meeting du 10 mars 2011 au Cap-Haitien. Une ville où la population en grande partie supporte le chanteur populaire Michel Joseph Martelly, son rival. La candidate à la présidence du RDNP, Mirlande H. Manigat, a réalisé sa tournée de campagne dans la 2e ville du pays dans un environnement électrique sur la place Notre-Dame.
Tôt dans l'après-midi, l'ex-première dame s'est rendue dans les quartiers populaires de La Fossette et Nan Bannan pour rencontrer les habitants de ces zones reconnues pour être des zones rouges. En compagnie des sénateurs Youri Latortue et Evaliere Bauplan, Mme Manigat a promis à ces habitants qu'au sein de son gouvernement ils ne seront pas oubliés et que leur appui est indispensable pour son élection à la magistrature suprême.
Comme une femme fidèle à son mari, la jeunesse capoise a manifesté son appui à Michel Joseph Martelly. Sur la place Notre-Dame du Cap-Haïtien, on pourrait observer seulement des photos de Martelly jusqu'à quelques heures avant le meeting de Mirlande Manigat. Dans certaines rues de la deuxième ville du pays, des jeunes, des photos de Martelly en mains, manifestent leur appui à ce dernier qui, selon eux, pourrait apporter les solutions nécessaires aux problèmes du pays. Sur le lieu du meeting des affrontements sont enregistrés entre les partisans du candidat de Repons Peyizan qui se sont introduits dans la foule - exhibant des photos de leur candidat - et des hommes arborant des t-shirts avec le logo sécurité de Mirlande Manigat. C'est la débandade générale au cours de laquelle plusieurs personnes ont subi des entorses et des blessures légères.
Le cortège de la professeure-candidate a essuyé quelques jets de pierres et des tessons de bouteilles sur la route conduisant à la place Notre-Dame sans pour autant causer de graves problèmes. Aux environs de 16 heures, une foule en liesse arrive sur la place Notre-Dame du Cap-Haitien, lieu retenu pour le meeting et au beau milieu de cette foule, la candidate sous bonne escorte policière salue de la main les milliers de sympathisants qui essaient par tous les moyens de la toucher mais c'était des mouvements désespérés.
La candidate du RDNP, Mirlande Manigat, a eu dans son cortège composé de plusieurs voitures de support comportant plusieurs anciennes gloires du football haïtien dont Ti Gana et surtout des chanteurs du groupe Barikad Crew qui ont apporté un grand appui à la réalisation de ce meeting. Sous les applaudissements nourris des sympathisants et partisans, elle fait son entrée triomphale sur le podium et déjà c'est le délire dans la foule qui ne cesse de lui crier leur support et leur amour.

Banm Manmanm
Devant quelques milliers de partisans et sympathisants, les chanteurs de Barikad Crew très aimés par la jeunesse capoise, dans leurs premiers mots, ont tenu à remercier le peuple, car, sans leur support, cet événement n'aurait pas eu lieu sur cette place.
Tour-à-tour, les musiciens du groupe « Barikad Crew » Marco, Izolan, Fantom, Condagana, dans leur intervention, ont invité la jeunesse capoise : « à aller voter le 20 mars prochain Madame Manigat qui est une femme modèle, compétente, au parcours exemplaire dont la verticalité devrait influencer le comportement de nos jeunes filles. »
« Se micro mwen konn kenbe, mwen pa ka dim vle vinn prezidan », a déclaré le chanteur Fantom qui croit qu'aujourd'hui la jeunesse doit faire le bon choix, celui de « Mirlande Manigat », « Banm manmanm pou mwen ka tounen lekol pou vinn gen plis konesans », a affirmé pour sa part Izolan pour calmer l'assistance qui criait « Martelly ! Martelly ! ».
Le groupe, une fois de plus, a exprimé de manière unanime sa confiance en Mirlande Manigat en qui il voit une lueur d'espoir pour Haïti. Les musiciens de « Barikad Crew » voient en la candidate du RDNP un creuset où doivent venir se fondre les énergies de tous les citoyens soucieux d'un meilleur avenir pour Haïti.
Pour sa part, Mirlande Manigat promet à la population que son gouvernement se penchera rapidement sur les dossiers sociaux et que son accession à la magistrature suprême de l'Etat permettra aux Haïtiens de reprendre leur dignité partout où ils passent, incombant la faiblesse aux représentations diplomatiques du pays dont elle compte elle-même redresser la barre.
« Map mande nou pou prepare nou pou nou pran lari a le 21 mars » a lancé la candidate comme pour stimuler ses partisans à se rendre en masse aux urnes le 20 mars prochain pour l'élire présidente de la république. Elalrgissant son sujet elle en a profite pour remercier les amis du ghetto et de lavalas qui la supportent.
Fatiguée, car elle revenait d'un périple dans le Nord 'Ouest, elle a fait un briefing de son plan stratégique pour ensuite rendre visite à l'archevêque de Cap-Haitien, Mgr Louis Kebreau.
L'évènement s'est termine sans heurts et la population a pu regagner son domicile en toute quiétude dans l'attente de pouvoir voter son candidat le 20 mars prochain soit dans moins de 10 jours.
Hansy Mars avec la collaboration de Marc-Henry Jean
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90106&PubDate=2011-03-11

samedi 12 mars 2011

Abidjan: le camp Ouattara dénonce des "tueries aveugles" des pro-Gbagbo à Abobo

le camp du président ivoirien reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara a dénoncé des "tueries aveugles" commises samedi par les militaires fidèles au chef d`Etat sortant Laurent Gbagbo dans le quartier d`Abobo, à Abidjan, où ils combattent des insurgés.

Le camp Gbagbo est "dans sa logique de tueries aveugles" car "ils sont acculés, le dos au mur. Il ne leur reste que le spectre de la guerre civile, de susciter la terreur", a affirmé à l`AFP Patrick Achi, porte-parole du gouvernement Ouattara.
"A un kilomètre de distance (d`Abobo), ils tirent des obus, à l`aveugle, qui tombent sur des maisons de civils. La majorité des tués sont des civils innocents, ce ne sont pas des affrontements militaires contre militaires", a-t-il ajouté.
Les militaires pro-Gbago ont lancé samedi une grande offensive dans le quartier d`Abobo, fief de M. Ouattara et commune la plus peuplée d`Abidjan avec 1,5 million d`habitants. L`opération se poursuivait en fin d`après-midi, selon des habitants.
Selon M. Achi, "c`est l`offensive du désespoir, c`est insensé. On a l`impression qu`ils veulent faire payer la population. S`ils veulent lancer une offensive, qu`ils aillent à Bouaké (centre du pays) attaquer les Forces nouvelles (FN, ex-rébellion)", alliées de M. Ouattara.
Deuxième ville du pays, Bouaké est le fief des FN, qui contrôlent le nord du pays depuis 2002.
A Abobo, des insurgés baptisés "commando invisible" ont pris ces dernières semaines le contle de larges zones de ce quartier aux allures de ville, devenu l`épicentre de la crise post-électorale, qui a fait près de 400 morts dans le pays selon l`ONU.
http://news.abidjan.net/h/394082.html

un séisme qui n'a pas fini de secouer le pays

Pour le principal quotidien économique du pays, le tremblement de terre du 11 mars doit amener les autorités et l'ensemble de la population à mieux se préparer encore à affronter ce genre de catastrophe. En effet, la plupart des spécialistes évoquent la possibilité d'une secousse géante de magnitude 9 dans la région de Tokyo. 12.03.2011 
 Nihon Keizai Shimbun





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NIHON KEIZAI SHIMBUN
JAPON
Nihon Keizai Shimbun
Dans l'attente du grand séisme
Depuis 1976, les autorités se préparent à un séisme de magnitude 8 sur l'échelle de Richter dans la préfecture de Shizuoka, à environ 160 kilomètres au sud-est de Tokyo. Elle se trouve dans la région de Tokai, une zone dans laquelle se sont régulièrement produits de très violents séismes. Un manuel en japonais et en anglais sur le "grand séisme de Tokai" a même été réalisé pour préparer les habitants à cette catastrophe. Mais c'est dans une zone complètement différente que s'est produit le 11 mars un séisme de magnitude 8,9.
Le grand tremblement de terre que tout le monde redoutait a frappé l'archipel à un niveau qui dépasse l'entendement. L'énorme séisme qui s'est produit le 11 mars dans le nord-est du pays laisse derrière lui des centaines de morts et de disparus. Avec une magnitude 8,8 sur l'échelle ouverte de Richter, c'est le tremblement de terre le plus fort jamais enregistré dans ce pays pourtant habitué aux séismes. De nombreux bâtiments se sont écroulés dans les préfectures de Fukushima, d'Iwae et de Miyagi situées à proximité de l'épicentre et la côte Pacifique a été touchée par un tsunami de grande ampleur. Une partie des installations nucléaires ont été mises en état d'alerte et les transports autour de Tokyo ont été paralysés.
Avant tout il faut mettre tout en œuvre pour venir en aide aux zones sinistrées, en apportant le soutien indispensable aux populations évacuées, en soignant les blessés et en recherchant les disparus. Il est difficile d'évaluer le nombre de personnes qui ont été emportées par le tsunami ou qui sont prisonnières sous les décombres des bâtiments effondrés. Il faut aussi prévenir d'autres catastrophes. Les risques liés aux répliques sont grands et les resteront au cours des prochaines semaines. Il convient donc de rappeler l'interdiction d'approcher les bâtiments à moitié effondrés et les objets dangereux afin de ne pas alourdir le décompte des victimes.
Après l'arrêt de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, le gouvernement a d'abord proclamé une situation d'urgence et demandé l'évacuation des habitants vivant à proximité de l'installation. Les risques de fuites radioactives inquiètent désormais la population locale. Il faut donc l'informer de façon claire et la protéger. Le gouvernement a mis sur pied une cellule de crise présidée par le Premier ministre Naoto Kan. Ce dernier s'est engagé à "mettre en œuvre tous les moyens pour assurer la sécurité des personnes et minimiser les dommages". De son côté, l'opposition a annoncé une "trêve politique" et son intention de participer aux efforts liés à la situation d'urgence.
Le séisme a aussi provoqué la confusion sur le plan économique avec notamment l'arrêt temporaire des distributeurs d'argent, la baisse significative du yen sur les marchés des changes et celle de la Bourse. Pour éviter toute inquiétude qui n'a pas lieu d'être à ce niveau, le gouvernement et les la Banque du Japon doivent agir en conséquence.
Dans cette partie du Japon où a lieu en moyenne tous les 37 ans un séisme de forte intensité, les spécialistes avaient prévenu qu'"un tremblement de terre de magnitude 7 ne serait pas surprenant". Le séisme du 11 mars a donc eu lieu dans cette région exposée à ce genre de catastrophe et son intensité de 8,8 a été à la hauteur des prévisions des spécialistes. Pourtant, au regard des dégâts, on peut dire que nous n'étions pas préparés à affronter une catastrophe de cette ampleur. Il faut penser à mettre en place des moyens pour secourir et un système d'information qui permette d'entrer rapidement en relation avec les victimes. Nous avons en effet constaté que le tsunami a coupé la plupart des voies de communication, facilitant l'isolement.
Par ailleurs, le séisme a provoqué un incendie dans un centre industriel à Chiba, pourtant situé à une longue distance de l'épicentre, et l'arrêt des ascenseurs à Tokyo. Le séisme s'est ainsi lentement propagé, favorisant de grosses secousses notamment dans les bâtiments de grande taille. Il ne faut donc pas tarder à mettre en œuvre une politique de prévention vis-à-vis de ces secousses à retardement. Il faut également examiner avec soin les fissures et autres dégâts invisibles à l'œil nu.
On dit qu'il ne sera pas surprenant qu'un séisme de grande ampleur ait lieu dans baie de Suruga. On prévoit aussi qu'il y en ait un au large des côtes de Shikoku et de la péninsule de Kii dans les années 2030-2040. On craint que ce soit alors un séisme géant de magnitude 9.
Outre les destructions matérielles, un tsunami géant aurait des conséquences fatales pour des millions de personnes. Il convient de réviser au plus vite notre politique de prévention pour faire face à ce type de tremblement de terre. Environ 10 millions de maisons individuelles et quelque 80 000 écoles ou hôpitaux ne répondent pas aux nouvelles normes antisismiques définies en 1981. Il faut donc les mettre à niveau. Il faut réévaluer notre préparation à l'égard des tsunamis.
Le séisme sans précédent qui vient d'avoir lieu a donc frappé des zones urbaines nées avec la modernisation du pays. Il exige que nous mettions en œuvre une politique digne de ce nom en matière de prévention sismique et que nous concentrions tous nos efforts pour venir en aide aux victimes.
http://www.courrierinternational.com/article/2011/03/12/un-seisme-qui-n-a-pas-fini-de-secouer-le-pays

Quels risques après l'accident nucléaire?

Par Hélène Favier avec agences Publié le 12 mars 2011 à 19h58
L'explosion dans une centrale nucléaire à 250 km de Tokyo samedi constitue un "événement majeur" selon les experts, sans être comparable à Tchernobyl. L'accident a été évalué au niveau 4 sur l'échelle des événements nucléaire qui compte 7 niveaux. Quelles sont les causes et les conséquences de cet accident? La réponse en cinq points.
A quoi est liée l'explosion ?
 - Après le séisme, le réacteur de la centrale s'est arrêté par mesure de sécurité. Mais il a continué à chauffer, avec des températures de l'ordre de 1.000 degrés. Une réaction chimique s'est alors produite, fabriquant de l'hydrogène qui a dû se répandre dans l'enceinte de confinement. Vraisemblablement, le gaz produit a été évacué dans la partie supérieure du réacteur et a fait sauter un panneau soufflant qui le recouvre.

La situation peut encore s'aggraver
Y-a-t-il un risque de fusion au sein du réacteur japonais ?
- Le phénomène de fusion correspond à la surchauffe d'un combustible qui commence à fondre et à couler, comme une bougie. Il devient alors difficile à refroidir et les gaines qui retiennent les produits radioactifs n'existent plus. Les produits radioactifs risquent alors de passer dans l'eau qui circule théoriquement en circuit fermé. Au sein du réacteur japonais, il a probablement, selon les informations disponibles, une fusion au sein du réacteur. Si c'est le cas, elle se traduira par la présence d'un magma, qui résulte de la fusion des métaux présents et de l'uranium lui-même. Ce magma pourrait alors se retrouver en fond de cuve, la percer à son tour. Le béton peut encore jouer un rôle de refroidissement et l'explosion n'est pas automatique.

Cette situation est-celle comparable à Tchernobyl ?
- Non, car la centrale de Tchernobyl ne disposait pas d'enceinte de confinement mais d'une simple chape de béton. En outre, à Tchernobyl, il s'agissait d'un emballement de la réaction nucléaire, avec un réacteur en surchauffe, alors qu'au Japon les réacteurs ont été arrêtés 24 heures avant l'explosion. Ce qui se passe au Japon, "n'a rien à voir avec Tchernobyl", a martelé lors d'une conférence de presse le ministre Eric Besson. En revanche, la situation peut encore évoluée, comme l'a indiqué Jean-Mathieu Rambach, expert en génie civile à l'institut de radioprotection et de sûreté nationale (IRSN) au JDD.fr.
Y a-t-il eu relâchement d'éléments radioactifs ?
- Oui, avec un relâchement volontaire d'un peu de vapeur pour éviter que le bâtiment ne se fendille, et avec la vapeur d'eau contaminée qui est sortie de la centrale après l'explosion du bâtiment du réacteur.

Risques faibles pour la santé des populations
Quels sont les risques pour les populations ?
- Il faudra mesurer sur place la quantité de radioactivité sur le sol. En fonction de la contamination constatée, les gens évacués pourront revenir plus ou moins tôt : plus ils habitent près de la centrale, plus ils risquent de tarder à rentrer. Mais si l'on a bien évacué les endroits où l'on pense qu'il y a risque de retombées radioactives, il y a peu effet sur la santé de la population. Selon la police, plus de 215.000 personnes ont été évacuées vers des abris dans le Nord et l'Est. Les autorités ont également indiqué qu'elles se préparaient à distribuer des comprimés d'iode aux habitants des zones proches des deux centrales.
Y-a-t-il un risque pour la santé des habitants des autres régions ?
 - "A l'heure actuelle, il semble que les risques pour la santé publique soient assez faibles. Nous constatons que le niveau de radiations émises par une centrale nucléaire est très bas", a assuré Gregory Hartl, porte-parole de l'OMS, l'Organisation mondiale pour la santé.
Que va-t-il se passer dans les semaine qui viennent ?
- Il faudra nettoyer les endroits contaminés : soit mettre une couche de terre par-dessus, soit racler la couche du sol contaminé. Mais une partie des éléments radioactifs va se détruire d'elle-même car le propre de la radioactivité est de disparaître toute seule avec le temps. Tout dépend des quantités.
http://www.europe1.fr/International/Quels-risques-apres-l-accident-nucleaire-451037/

Libye : la Ligue arabe pour une zone d'exclusion aérienne

Le clan Kadhafi croit à sa victoire militaire sur les insurgés. Seif al-Islam Kadhafi, l'un des fils du dirigeant libyen, affirme samedi, dans des interviews à deux quotidiens italiens, que les troupes gouvernementales ont repris «90% du pays» et que «bientôt tout sera fini».

Au Caire, samedi, la Ligue arabe s'est prononcée en faveur d'une zone d'exclusion aérienne en Libye, visant à empêcher le régime d'utiliser son aviation dans la répression.
La Ligue arabe est «pour des contacts avec le Conseil national de transition» représentant l'opposition libyenne, selon des diplomates arabes ayant participé à cette réunion. Dans une interview à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, le secrétaire général de l'organisation, Amr Moussa, a auparavant plaidé pour une telle mesure, en souhaitant que la Ligue «joue un rôle» dans sa mise en place.
Sceptique, le secrétaire américain à la Défense. Robert Gates, a déclaré samedi qu'il n'était «pas sûr qu'imposer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye soit une décision «sage», même si les Etats-Unis et leurs alliés pouvaient le faire.
«La question n'est pas de savoir si nous ou nos alliés pouvons le faire. Nous le pouvons», a déclaré t-il déclaré à son retrour de Bahreïn. Le ministre de la Défense américain, qui fait figure de sceptique au sein du gouvernement de Barack Obama face à une éventuelle opération militaire en Libye, avait déclaré la semaine dernière «qu'une zone d'exclusion aérienne nécessiterait une opération d'envergure et risquait de provoquer une réaction anti-occidentale dans la région».
Dans des entretiens au Corriere della Sera et à La Repubblica, Seif al-Islam dénonce des «terroristes» qui «ont tué nos policiers de sang froid». Le fils de Kadhafi reconnaît néanmoins des erreurs du régime : «Oui, nous avons pris un peu de retard pour construire une armée moderne, une police moderne, une nouvelle économie, une société plus libre». Interrogé sur le soutien de la France aux insurgés de Benghazi, il qualifie Nicolas Sarkozy de «bizarre». «Il parle de gens qui se sont autoproclamés "Conseil pour la Libye", mais qui sont-ils ? Vous avez vu des élections se dérouler ? ou un référendum ?», interroge-t-il.
Sur le terrain, une raffinerie près du port pétrolier de Ras Lanouf était toujours en feu samedi après une frappe aérienne la veille. Les journalistes présents à l'est de la ville ont vu une épaisse fumée s'élever du site pétrolier. La ville de Ras Lanouf, prise le 4 mars par les insurgés, a été reconquise jeudi soir à l'issue d'une offensive d'envergure par les forces loyales à Kadhafi. Samedi, celles-ci ont lancé un nouveau raid aérien sur un point de contrôle tenu par les insurgés à Al-Uqaila, à l'est de Ras Lanouf. Des dizaines de véhicules transportant des rebelles ont alors fui vers Brega, plus à l'est.
En Allemagne, plus de 10 milliards d'euros d'avoirs libyens ont été gelés mercredi. Quatorze banques allemandes et un total de 193 comptes sont concernés, dont un compte à la banque centrale allemande (Bundesbank) crédité de 1,96 milliard d'euros, précise le magazine allemand Der Spiegel daté de lundi.
http://www.leparisien.fr/crise-egypte/libye-la-ligue-arabe-pour-une-zone-d-exclusion-aerienne-12-03-2011-1355209.php

vendredi 11 mars 2011

Martelly a gagné le débat haut la main !...SELON LE CAMP MARTELLY

Haïti: Ce n'était pas prévisible dans la mesure où Mme Manigat se présente et est toujours présentée comme l'intellectuelle de référence. Par contre cela n'a choqué personne, dans la mesure où dès le début de la campagne, Martelly a toujours fait montre d'une maitrise des vrais problèmes du peuple haïtien en proposant des solutions à court et à long terme.
Si le débat a démarré sur un ton bon enfant, Martelly a vite pris le soin de rappeler à Madame Manigat que si elle décide de l'amener sur un terrain personnel, il pourrait en faire de même et faire connaitre au peuple haïtien qui est la vraie Mirlande Manigat qui se cache derrière un masque jusqu'à présent non encore dévoilé. Ce fut le choc dans l'assistance. Mais là où on attendait une réplique musclée de la candidate, elle a choisi de faire silence et Martelly avait même remis en question sa formation de Constitutionnaliste puisqu'elle n'avait jamais fait des études de Droit.
Des membres du public et pas des moindres, furent ébahis de voir une Mirlande Manigat méconnaissable qui ne cessait de céder presque tous les points à Martelly comme si elle ne pouvait en faire autrement.
Martelly est arrivé sur le podium les mains presque vides, des références et des chiffres bien ordonnés dans la tête quand aux réalités du pays , quant aux montants des dépenses, des rentrées, des importations, du budget national etc. Mirlande Manigat, en dépit d'un lot de documents en mains, nageait encore dans les nuages au point qu'un directeur d'opinion a suggéré qu'elle ferait une présidente idéale pour un pays développé mais qu'elle est trop étrangère aux problèmes de l'Haïti d'aujourd'hui pour être élue.
A la question de la reconstruction, Martelly a étalé une panoplie d'idées modernistes là où les propos de Mme Manigat n'ont représenté qu'un ensemble de jeux de mots ronflants sans connexion avec la réalité.
Mirlande Manigat a été un tantinet arrogante soulignant qu'il ne peut y avoir de comparaison entre elle et Martelly quand il s'agit de droit constitutionnel. A un moment donné, alors que Martelly précisait que l'une de ses premières mesures serait de nommer les Juges de la Cour de Cassation pour permettre, entre autre, à la Haute Cour de Justice de remplir son rôle et de pouvoir siéger, Madame Manigat a paru faire la leçon à Martelly en lui lançant : « Prenez de meilleures consultations juridiques car la Haute Cour de Justice ne concerne que le Senat de la République, Monsieur Martelly ». Pourtant au retour d'une pause, Martelly a corrigé le cahier de la candidate constitutionaliste en clouant toute son équipe légale au pilori, car, selon l'article 185 de la constitution de 1987, la Haute Cour de justice se compose du Président du Sénat, du Président et du Vice Président de la Cour de Cassation, donc la définition de Mme Manigat était totalement erronée et ce fut à Martelly de faire ce rappel. Incroyable mais vrai ! Madame Manigat visiblement embarrassée, resta bouche bée après cette leçon de droit constitutionnel.
La campagne se félicite de la prestation de son candidat à la Présidence, Michel Joseph Martelly et invite le peuple haïtien à sortir en grand nombre le 20 mars prochain, pour voter le vrai changement tant souhaité et tant espéré en élisant Michel Joseph Martelly, # 8 à la Présidence de la République pour les cinq prochaines années car avec l'autre candidate, aucune garantie que les choses changeront réellement et que nous connaitrons un nouvel état modernisé et restructuré.
Fait à Port-au-Prince le 9 Mars 2011

Bureau de Presse
Candidat Michel Joseph MARTELLY
Contact : Chantal M. Elie 39 14 24 59

Une femme d'Etat face à un comédien au dernier GIAP..SELON LE CAMP MANIGAT

Haïti: A défaut de Michel Martelly, on a eu Sweet Micky en face de Madame Mirlande Hypolite Manigat au premier débat GIAP pour le second tour des élections présidentielles. La candidate du RDNP a été sereine du début à la fin de l'émission, malgré le comportement discourtois et irrévérencieux de Michel Martelly. Ce dernier, une nouvelle fois, a montré, par ses faits et gestes, qu'il n'est pas à la hauteur des multiples responsabilités qui incombent à un chef d'Etat.
Par ses réponses, la candidate du RDNP, Mirlande Manigat, a fait montre de ses capacités à cerner avec méthode la complexité des problèmes du pays dont la reconstruction, la relocalisation des sans abri, la sécurité alimentaire, l'augmentation de la production agricole, la décentralisation et la politique agraire.
A ce débat de plus d'une heure, Mirlande Manigat a présenté succinctement les grandes lignes de son programme de gouvernement, notamment le plan d'action des cent premiers jours de son mandat.
Très lacunaire dans sa présentation, M. Martelly a affiché un parti pris pour les trivialités et a exposé son ignorance des principes élémentaires en matière de protocole, alors que nous ne sommes plus au temps de « Tonton Nord ». Aujourd'hui une meilleure représentation diplomatique à l'étranger d'un pays est tributaire des attitudes de son président.
Dans sa conclusion, madame Manigat reconnait qu'elle n'a pas la science infuse. Elle se dit prête à rassembler toutes les compétences de quelques endroits que ce soient pour qu'ensemble nous puissions arriver à poser les fondements du développement durable de la nation. Une conclusion portée dans un langage soigné et respectueux. A travers la posture de Madame Manigat, on a pu comprendre qu'effectivement la force est calme et qu'on ne saurait livrer la destinée du pays au petit bonheur. L'Etat doit être géré avec sérénité, dépouillée des attitudes démagogique de M. Martelly qui ne s'exprime qu'au rythme des agitations et de l'émotion.
Le débat du GIAP témoigne aussi qu'un déficit de contenu engendre toujours la nervosité. Il a été un véritable miroir nous permettant de voir la nécessité d'élire un président possédant une vision rationnelle de la gestion de l'Etat. Madame Manigat n'a étonné personne en prouvant qu'elle a cette capacité de par sa formation que par son expérience professionnelle. Son adversaire, par contre, a avoué, maintes fois, qu'il n'est spécialiste dans aucun domaine. De fait, il avait du mal à projeter le minimum acceptable. Pris dans le piège de ses récitations, Monsieur Martelly n'avait d'autre choix que d'inviter madame Manigat à l'affronter sur le pavé en tant que Sweet Micky.

Le bureau de communication de Mirlande Manigat
KORE MIRLANDE  POU TOUT MOUN JWENN
Contact: 34540501 / 37022693
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90095&PubDate=2011-03-10

mercredi 9 mars 2011

Haïti: 3 partisans de Manigat tués

AFP Trois jeunes hommes qui collaient des affiches de la candidate à l'élection présidentielle d'Haïti Mirlande Manigat ont été retrouvés morts, ont annoncé aujourd'hui les familles des victimes.
Les corps mutilés des trois colleurs d'affiches de la candidate à la présidence ont été découverts ce matin par leurs familles qui les recherchaient depuis leur disparition. "Mon mari et deux autres camarades ont été emmenés samedi par une patrouille policière alors qu'ils collaient des photos de Mirlande Manigat non loin du palais présidentiel. Nous avons retrouvé leurs cadavres à la morgue de l'hôpital général", a déclaré l'épouse d'une des victimes.

"Torturés et exécutés"
Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) a condamné des "exécutions sommaires" menées par la police haïtienne (PNH). "La police ne peut arrêter pour tuer, elle doit déférer des prévenus à la justice. Il s'agit d'exécutions sommaires. Ces jeunes ont été torturés et exécutés", a déclaré Marie-Yolaine Gilles du RNDDH, qui a demandé aux responsables de la PNH d'ouvrir rapidement une enquête. "Le véhicule de la police est identifié, le policier en charge de la patrouille est connu", a-t-elle indiqué.
On ignore si les trois victimes étaient des militants ou de simples colleurs d'affiches rémunérés pour cette tâche. Le bureau de campagne de la candidate n'a pas pu donner de précisions dans l'immédiat. Un juge de paix de Port-au-Prince a constaté le décès des trois jeunes, mais n'a pas souhaité faire de déclarations. "Mardi matin, nous avons retrouvé les cadavres, les os brisés par des coups de matraques", a indiqué en pleurs une jeune femme se présentant comme une sympathisante de la candidate Mirlande Manigat. Le deuxième tour des élections est prévu le 20 mars en Haïti, les résultats de la présidentielle doivent être publiés le 14 avril, selon les autorités électorales.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/03/08/97001-20110308FILWWW00730-haiti-3-partisans-de-manigat-tues.php

Haïti à deux semaines du second tour de l’élection présidentielle

A moins de deux semaines du second tour de l’élection présidentielle haïtienne, le Chef de la Police de l’ONU (UNPOL) en Haïti, Marc Tardif, a estimé que le scrutin s’annonçait calme même si ses unités assureraient aux côtés de la Police nationale haïtienne (PNH) une présence « robuste ».
Mirlande Manigat affrontera le chanteur populaire Michel Martelly
« Je ne vois aucun risque majeur pour ce second tour de l’élection présidentielle. C’est certain que cela va être une période tendue mais je ne pense pas que l’on aura de grands troubles civils. Nous avons une bonne coopération avec la PNH et notre présence robuste servira à dissuader les personnes qui veulent créer des troubles », a expliqué le Chef de la Police de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), Marc Tardif, dans un entretien accordé au Centre d’Actualités de l’ONU.
« Lors du premier tour de l’élection présidentielle, nous étions présents pour soutenir la PNH. Nous avions un plan conjoint que l’on a mis en oeuvre. Il y a eu quelques incidents mais par rapport aux élections précédentes, ce premier tour était plutôt calme. Nous allons tout de même renforcer nos positions aux endroits qui ont été un peu instables au premier tour », a-t-il ajouté.
Le 20 mars prochain Mirlande Manigat affrontera le chanteur populaire Michel Martelly au second tour de l’élection présidentielle.
Afin de limiter l’impact des bandes criminelles et des gangs, la Police de l’ONU effectue avec les militaires et les policiers haïtiens des opérations « chirurgicales » conjointes pour arrêter des chefs de gangs ou des anciens détenus, évadés après le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
« Suite au tremblement de terre, tout le monde a été déstabilisé y compris les organisations criminelles. Au moins 4.500 prisonniers ont pu s’évader et 500 ont été rattrapés. Dans les quartiers difficiles où les territoires gérés par des chefs de gangs comme Cité Soleil, nous effectuons deux à trois fois par semaine des opérations conjointes avec les militaires et policiers haïtiens. Ce sont des opérations chirurgicales basées sur du renseignement et des informations fournies par la Police nationale haïtienne (PNH) qu’il ne faut pas sous-estimer. En termes de renseignements la PNH est très avancée », a-t-il souligné.
L’une des missions principales de la Police de la MINUSTAH est d’assurer la sécurité dans les camps de déplacés.
800.000 personnes dans les camps
« Après le tremblement de terre, il y a eu la création des camps de déplacés. Nous avons eu le mandat d’assurer la sécurité dans ces véritables villes faites de tentes. Suite aux allégations de violences sexuelles à l’égard d’enfants, de jeunes filles et de femmes, nous avons développé des unités de polices communautaires dans six camps. Il faut bien comprendre qu’il y avait près de deux millions de personnes qui vivaient dans des camps, il y avait des camps de 50.000 à 70.000 personnes, c’est là qu’il existait une grande criminalité. Nous nous sommes installés dans ces camps problématiques », a souligné Marc Tardif.
« Actuellement, il y a toujours 800.000 personnes dans les camps. La police communautaire est assurée par la police haïtienne et des unités de police de l’ONU. En renfort, des unités de police constituée (FPU) de l’ONU encadrent la police communautaire. Travailler 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 peut être risqué pour les policiers communautaires c’est pour cela que nous les renforçons avec des unités de policiers de l’ONU », a-t-il ajouté.
« L’avantage de cette stratégie est de créer une présence en faisant patrouiller des unités d’une dizaine de personnes. Cela facilite le contact avec les populations. Aussi nous avons pris soin d’intégrer dans chaque unité des éléments féminins. Des femmes de la police nationale haïtienne ou des éléments des UNPOL sont intégrées au sein de la police communautaire. Une policière noue plus facilement des liens de confiance avec une femme victime de violence sexuelle. En coopération avec les organisations non gouvernementales, une unité du genre a été mise en place dans chaque camp. Donc, les policiers ou policières réfèrent la victime à l’unité du genre pour la prise en charge », a-t-il poursuivi.
Le 12 janvier 2010, le séisme a causé plus de 200.000 morts et plus de 300.000 blessés. 2,3 millions de personnes -soit près d’un quart de la population – ont été déplacées. Le gouvernement haïtien a perdu des milliers de fonctionnaires et une grande partie de ses infrastructures clés a été détruite. Au total, plus de 3 millions d’Haïtiens ont été affectés par la tragédie, dont 2,8 millions dans la capitale Port-au-Prince.

Nérac. Un container médical pour Haïti

handicap nord-sud
Le chargement du matériel médical s'est déroulé hier dans la cour du centre hospitalier de Nérac, en présence de Roland Labadie./ Photo DDM, Hier, le container de Handicap Nord-Sud, destiné à Haïti a été chargé de matériel et mobilier médical réformés du centre hospitalier de Nérac. Depuis mars 2010, l'association se mobilise pour apporter de l'aide aux sinistrés d'Haiti. Depuis, huit containers sont partis en 2010, puis un neuvième depuis Damazan et d'autres hier depuis Nérac et Sérignac. Mauritanie, Maroc et maintenant Haiti sont les destinations de ces camions. Le transport des containers est pris en charge par l'UNESCO. Les armateurs, dès qu'ils ont la possibilité, d'accepter un container, le font savoir afin d'attribuer le passage à une association. L'Association Handicap Nord-Sud est née en 1989, à l'initiative de Georges Morin, engagé par la Fédération française Handisport dans les courses Paris-Dakar de 1985, 1986 et 1987. Le constat de pauvreté des populations l'incite à tenter de mobiliser les consciences.

Anciens combattants
Majoritairement composée d'anciens combattants handicapés et valides ainsi que de cadres d'active en retraite et de réserve, tous bénévoles, elle donne de l'aide en Afrique du Nord et de l'Ouest, aux anciens combattants et à des groupements de handicapés. L'association s'emploie aussi à faire vivre l'expérience sportive du raid et du pilotage de 4 X 4 à conduite aménagée pour découvrir l'Afrique.
Le bilan des quinze années est positif puisque 2000 fauteuils roulants, autant de béquilles et de déambulateurs, des orthèses et prothèses, matériels scolaires pour les écoliers handicapés, du matériel orthopédique et des médicaments pour les centres de rééducation médicalisés ont été distribués.
«Lorsqu'on a récupéré assez de matériel, le président décide d'organiser un raid. Je collecte sur une dizaine de départements, il y a du matériel en bon état partout. De mars à décembre 2010, nous avons ramassé 140 t de matériel», précise Raymond Malateste, le délégué régional de Handicap Nord-Sud sur le Grand Sud-Ouest.Celui-ci organise également à Sérignac, tous les vendredi et samedi, de 9 h à 18 h, une braderie associative.
Infos au 05 53 68 67 61 et 06 09 37 65 09.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/03/09/1030810-Nerac-Un-container-medical-pour-Haiti.html

mardi 8 mars 2011

Rencontres Francophones : Haïti à l'honneur - Verson

Du 14 mars au 13 avril, les 16 e Rencontres francophones se dérouleront à l'espace Senghor avec le soutien de nombreux partenaires. « Le programme de cet événement s'articulera autour de quatre moments forts », souligne Isabelle Lamy la directrice de l'espace Senghor.

Une « humanité sur deux jambes »
Le 14 mars avec une rencontre avec la venue inédite de l'auteur Haïtien Rodney Saint-Eloy. On dit de lui que c'est une « humanité sur deux jambes ». Pour lui, l'engagement dans l'écriture est primordial, « engagement envers le social, la littérature et la liberté. » Il sera le 14 mars à partir de 20 h 30 dans le cadre de la soirée Latitudes animée par Bernard Magnier journaliste littéraire. L'entrée y sera libre.

A deux mains l'instant
« Une exposition d'Apourou et Barthélémy intitulée A deux mains l'instant qui sera présente du 19 mars au 9 avril toujours à l'espace Senghor. » Une exposition à voir absolument où avec Apourou, une réelle obsession se lit dans chacune de ses toiles, celle de la figure humaine, ses troubles et ses angoisses. Quant à Elodie Barthélémy, son travail prend différentes formes : dessins, peinture, tissus appliqués, sculptures, installations, photos, vidéos, enregistrements sonores ou bien encore oeuvres participatives.

3 e temps fort
« Revenons maintenant sur notre 3 e temps fort qui aura lieu le 12 avril à 20 h 30 et un spectacle mise en scène par Mimi Barthélémy, Soldats marrons. » C'est une évocation de l'histoire d'Haïti jusqu'à son indépendance en 1804. À travers les jeux, les souvenirs d'école et de vacances de la petite fille qu'elle a été, Mimi danse, chante, conte. « L'entrée y sera libre mais une réservation est indispensable à partir du 30 mars à la bibliothèque. À partir de 8 ans. »

4 e temps fort
Anne Lescot est anthropologue. Elle est née en France d'un père Haïtien. Elle a étudié pendant 10 ans le vaudou. « Elle est réalisatrice de documentaires, elle écrit et est auteur du guide la Caraïbe culturelle en 2010. C'est une véritable ambassadrice de la culture Haïtienne. » Elle sera l'invitée d'honneur de la rencontre autour de la culture Haïtienne animée par Bernard Magnier. Rendez-vous au 13 avril à partir de 20 h 30 avec entrée libre.
Pour tous renseignements complémentaires, prendre contact avec Isabelle Lamy (02 31 26 44 80) ou Antoinette Aze (02 31 26 44 79).
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Rencontres-Francophones-Haiti-a-l-honneur-_14042-avd-20110305-60020007_actuLocale.Htm

CARCASSONNE D'Haïti à Narbonne, la justice en droite ligne

NARBONNE. Ce n'est pas de la cosmétique, du maquillage. Wando Saint-Villier ne joue pas. « Je suis né comme ça », insiste-t-il. « J'aime la rigueur, la rectitude. J'ai des convictions que je ne trahirai jamais. Les injustices me révoltent. Et lorsque j'en constate, je le dis haut et fort ». Cette flamme l'anime depuis toujours. Elle lui a donné la force de quitter son pays pour s'aguerrir en France et devenir magistrat. Son diplôme obtenu, il retournera en Haïti, « contribuer à la fortification de l'institution judiciaire ». Le voilà
son but ultime. Son rêve. « Sortir sa patrie de l'ornière, participer à l'élaboration du bien commun ».
Ce père de famille de 31 ans a posé ses bagages, en France, en septembre dernier pour intégrer l'école nationale de la magistrature à Bordeaux. En formation au Palais de Justice de Narbonne depuis le 2 février dernier, il n'en repartira que le 24 juin prochain. Le temps de goûter aux différentes activités de la magistrature.
Sa situation n'est pas des plus évidentes : « J'ai laissé mon épouse au pays, quand je suis parti notre enfant n'avait que neuf mois… ». Mais Wando Saint-Villier sait que cette expérience dans l'Aude peut s'avérer décisive. Elle pourrait bien l'amener à s'accomplir. « À mon retour, je veux contribuer à la distribution d'une saine, sereine et équitable justice en Haïti. Une justice qui ne broie pas les plus faibles. J'ai vu là-bas tant de choses qui me révoltent. C'est parce que j'éprouve un sentiment de révolte que j'ai souhaité intégrer la magistrature. Et aussi car je sais que le pays a besoin d'un groupe d'hommes et de femmes dotés d'une conscience citoyenne et attachés à sa patrie ».

« L'incompétence de la classe politique »
Ce souci de l'intérêt général, Wando Saint-Villier le cultive depuis l'enfance. « Je me suis toujours intéressé à la politique. Je pouvais passer toute une journée à faire des recherches à ce sujet ». Pas étonnant que les déboires d'Haïti suscitent chez lui « souffrance, amertume et tristesse ». Une affliction qu'il transforme en force. Issu de la classe moyenne - ses parents sont commerçants -, il s'est battu pour améliorer sa condition et celle des siens. « Car en Haïti, le meilleur moyen de réussir, c'est de suivre des études. Là-bas, on ne peut pas obtenir la reconnaissance en faisait des grimaces, du spectacle… Je le savais, alors j'ai agi en conséquence. J'ai travaillé ».
Ses années d'études seront marquées par les déceptions, les désillusions au niveau politique. Les bouleversements au plus haut niveau de l'État se succèdent. Les espérances du peuple sont déçues. Comme souvent depuis deux siècles. « Haïti est instable depuis l'indépendance en 1 804. Les coups d'états se multiplient. D'abord divisé entre noirs et métis, le pays est ensuite tombé aux mains de démagogues, de dictateurs… ». Wando Saint-Villier connaît l'histoire de son pays sur le bout des ongles. Les parcours des hommes qui ont marqué Haïti, de Jean-Jacques Dessalines à Jean-Bertrand Aristide et René Préval en passant par Henri Christophe, Alexandre Pétion, Jean-Pierre Boyer et François Duvalier, il les maîtrise parfaitement.
Capable de disséquer chaque période avec à-propos, il livre une analyse lucide de la situation. « Haïti, qui était une colonie française, est la première république indépendante de population majoritairement noire à avoir été proclamée. Mais l'idéal a été trahi par des hommes mus par leurs intérêts particuliers. Il y a eu une mauvaise gestion, une gabegie administrative, des déstabilisations souvent fomentées par l'extérieur. Surtout, la classe politique n'est pas au niveau. L'incompétence règne. Quant à la bourgeoisie, elle s'avère malheureusement parasitaire. Car elle ne produit rien et n'investit pas ». Sans concession, Wando Saint-Villier espère, maintenant, un réveil de la société dans son ensemble. Une prise de conscience qui lui semble essentielle.
Nicolas Boussu
http://www.lindependant.com/articles/2011-03-08/d-haiti-a-narbonne-la-justice-en-droite-ligne-346623.php

Mirlande Manigat aidée par une firme de génie-conseil du Québec

Publié le 08 mars 2011
Fabrice de Pierrebourg

La Presse
Mirlande Manigat, candidate à l'élection présidentielle d'Haïti, a profité de son court séjour à Montréal, la semaine dernière, pour rencontrer des représentants du groupe d'ingénieurs SMi et discuter du financement de sa campagne électorale, a indiqué à La Presse un membre de son comité au Québec.
«Nous avons parlé de son financement et de divers projets d'infrastructures à Port-au-Prince», a dit Marjorie Chassagne, qui a assisté au souper en tant que membre du comité de campagne de Mme Manigat à Montréal.
Le souper s'est déroulé samedi soir dernier chez Milos, restaurant huppé de l'avenue du Parc, fréquenté par des politiciens et des dirigeants d'entreprise, notamment du domaine de la construction. Autour de la table, ce soir-là, se trouvaient Mirlande Manigat, des membres de son comité de campagne, le fils de Bernard Poulin, PDG de la firme, et sa fille, Marie-Bernard, vice-présidente adjointe aux infrastructures de SMi.
Mme Manigat, du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), est arrivée en tête au premier tour de l'élection. Elle affrontera le chanteur Michel Martelly au second tour le 20 mars.
Elle a passé deux jours à Montréal, vendredi et samedi derniers. Cette rencontre privée ne figurait pas au programme de la visite de Mme Manigat transmis aux médias. Seule figure une rencontre de 18h à 20h dans les locaux de l'organisme communautaire haïtien La Perle retrouvée. Un cocktail de financement a aussi eu lieu le vendredi au restaurant Cavalli.
«Le groupe SMi souhaite nous aider et contribuer au développement d'Haïti», a dit Marjorie Chassagne.

Orphelinats, ou pas?
Roch Landriault, porte-parole de SMi, dit que les conversations lors de ce souper ont porté exclusivement sur deux orphelinats «dans lesquels le groupe SMi est impliqué». Il s'agit de l'orphelinat Espoir d'enfants de la Fondation Jacqueline Lessard, détruit lors du séisme de janvier 2010, et de celui du père Dehoux, présidé par Jeanne-d'Arc Léger, détruit lui aussi. Le comité qui est chargé de mener la campagne pour la reconstruction de l'orphelinat est présidé par Bernard Poulin.
Aussi à table ce soir-là, Lola Chassagne, membre du comité de campagne de la candidate, affirme pourtant qu'il n'a pas été question d'orphelinats lors de ce «repas intime et amical»: «Nous avons beaucoup d'enjeux et nous avons besoin de l'aide d'amis. Les gens de SMi sont fiables, connaissent bien la situation là-bas et veulent appuyer la cause de Mme Manigat.» Toujours selon elle, aucune autre entreprise québécoise n'a rencontré Mme Manigat lors de ce court séjour. Elle insiste sur l'histoire particulière de SMi en Haïti. Un autre rendez-vous est prévu cette semaine entre la firme et le comité.

Bien implanté en Haïti
Le groupe SMi est bien implanté dans ce pays depuis des années. L'un de ses dirigeants, l'ex-ministre Serge Marcil, y a perdu la vie tragiquement dans l'effondrement de l'hôtel Montana, sur les hauteurs de Port-au-Prince, lors du tremblement de terre de janvier 2010. Un autre employé, l'ingénieur Marc Perreault, a été grièvement blessé et est resté prisonnier des décombres pendant 18 heures. Aujourd'hui, il collabore lui aussi au projet du père Dehoux.
Plusieurs autres firmes de génie sont actives en Haïti, dont SNC-Lavalin et Cima". La communauté internationale a promis de verser des milliards de dollars pour financer la reconstruction après le tremblement de terre. Une manne qui suscite des convoitises.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/elections-en-haiti/201103/08/01-4377055-mirlande-manigat-aidee-par-une-firme-de-genie-conseil-du-quebec.php

Haiti-Carnaval : La fête n’attire pas la grande foule

P-au-P., 7 mars 2011 [AlterPresse]--- Les festivités carnavalesques de cette année, les premières depuis le terrible tremblement de terre du 12 janvier 2010, ont peu d’envergure en comparaison aux années précédentes.
Les activités ont débuté timidement le dimanche 6 mars en milieu d’après-midi et doivent durer jusqu’au 8 mars en cours, autour du thème « Ann selebre la vi (Célébrons la vie) ».
Des milliers de fêtards ont quand-même occupé les rues en dansant et chantant, certains d’entre eux munis de photos des deux candidats à la présidence (Mirlande Manigat et Michel Martelly) donnant une allure électorale aux festivités.
Contrairement aux années antérieures, de rares chars allégoriques ont été remarqués sur le parcours et les groupes les plus représentatifs des différentes tendances musicales d’Haïti n’étaient pas au rendez-vous.
Le décor est le même que pour les dimanches pré-carnavalesques : une dizaine de bandes à pied, quelques Dj et divers groupes musicaux constitués de jeunes défilent de la Mairie de Port-au-Prince (Bicentenaire, cote ouest de la capitale) vers le stade Sylvio Cartor (centre) en passant par les rues des Casernes, de la République et Oswald Durand.
Des pluies inattendues annonçant l’arrivée prochaine du printemps n’arrangent pas les choses. La première journée s’est terminée prématurément vers 9 :00 du soir (heure locale), tandis que la clôture était prévue à minuit.
Le gouvernement, via le Ministère de la Culture et de la Communication (MCC), a décaissé 50 millions de gourdes pour la réalisation du carnaval sur l’ensemble du territoire. La moitié de cette somme est allée à la commune de Port-au-Prince.
De l’avis de certains citoyens qui ne voient pas d’un bon œil la réalisation de cette fête populaire dans le contexte de l’après-séisme, ces fonds devraient de préférence être utilisés à améliorer les conditions de vie des victimes du cataclysme qui vivent actuellement dans des camps de fortune.
C’est aussi l’avis de plusieurs groupes musicaux comme Ram, T-Vice, Djakout Mizik, Kreyol La, Carimi et tant d’autres qui n’ont pas répondu au rendez-vous.
Plus de 800.000 Haïtiens, selon un rapport de l’ONU, vivent encore sous les tentes dans les environs de Port-au-Prince, notamment au Champ de Mars, haut-lieu du carnaval haitien. [sfd gp apr 07/03/2011 15 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10723
Commentaire:
Avis plutôt mitigé aussi sur la réalisation du Carnaval. Heureusement que tout le monde aura été raisonnable. Le gouvernement aurait décaissé seulement l'équivalent de 20% du montant généralement alloué à cette activité.
En ce qui cocnerne les groupes musicaux les plus populaires qui ont l'habitude de recevoir des cachéts très juteux pour leur participation, ils auraient pu faire un effort et faire danser les caranavaliers.
C'est à se demander si la motivation de la non participation n'est pas bien ailleurs que le faux scrupule monté autour de la situation du pays.

Un premier Carnaval à Port-au-Prince depuis le séisme

Publié le 06 mars
Associated Press, Port-au-Prince
Des foules en liesse dansaient dans les rues de Port-au-Prince, dimanche, alors que la capitale haïtienne célébrait son premier Carnaval depuis le tremblement de terre de janvier 2010.
Photo: AFP
Le défilé s'est déplacé devant des façades de commerces dévastés du centre-ville. Pour l'occasion, le boulevard habituellement achalandé qui passe devant le Palais national, en ruines, a été transformé en zone piétonnière durant les trois jours de festivités.
Les organisateurs ont érigé un mur en contreplaqué pour séparer la zone réservée au Carnaval, événement annuel, de l'immense place Champ de Mars, désormais le lieu de campement pour des dizaines de milliers de personnes ayant été réduites au statut de sans-abri par le séisme.
Plusieurs spectateurs maugréaient, estimant que l'envergure du Carnaval de cette année était bien inférieure à celle des événements précédents. D'autres ont plutôt affirmé que Port-au-Prince n'aurait pas dû organiser le Carnaval.
Un homme de 24 ans, Gerda Delcy, qui attendait de voir passer sa fille dans le défilé a fait valoir qu'il ne s'agissait pas d'un moment approprié pour fêter, car des Haïtiens vivent toujours dans des tentes et dans la misère.
Même certains participants au défilé partageaient ce point de vue.
Portant une longue robe, Nerne Karinar, 59 ans, a affirmé que le pays n'était pas prêt pour le Carnaval, tout en se plaignant de la petite envergure de la parade.
Le séisme du 12 janvier 2010 a tué environ 300 000 personnes, laissé la majeure partie de la capitale haïtienne en ruines et forcé l'annulation du Carnaval.
L'Organisation des Nations unies affirme qu'environ 800 000 Haïtiens vivent encore dans des campements temporaires à proximité de Port-au-Prince.
Pour expliquer l'envergure du Carnaval, le coordonnateur de l'événement pour la ville de Port-au-Prince, Hervé Saint-Preux, a précisé que les organisateurs disposaient d'un budget correspondant à environ 20 pour cent des montants dépensés au cours des années précédentes.
M. Saint-Preux a expliqué que les autorités locales estimaient qu'il était important de tenir le Carnaval malgré les difficultés auxquelles fait face Haïti.
Il a fait valoir que la population désirait un Carnaval et qu'elle l'aurait planifié elle-même si les autorités n'avaient pas organisé l'événement.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/haiti-un-an-apres/201103/06/01-4376649-un-premier-carnaval-a-port-au-prince-depuis-le-seisme.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4376596_article_POS1

Sean Penn a remercié Hugo Chavez pour son aide

Associated Press, Caracas
L'acteur américain Sean Penn a remercié, samedi, le président du Venezuela, Hugo Chavez, pour avoir soutenu son groupe d'aide en Haïti. Le Venezuela y a épaulé l'organisation J/P Haitian Relief Organization dans la distribution de médicaments.
M. Chavez a louangé l'acteur, à l'occasion d'une rencontre au palais présidentiel, pour ses efforts dans la reconstruction en Haïti. M. Penn avait mis sur pied l'organisme au lendemain du séisme qui a frappé l'île, en janvier 2010.
Aucun chiffre n'a été dévoilé quant au soutien financier apporté par le Venezuela au groupe de M. Penn.
L'acteur oscarisé a souligné que son organisme avait aussi reçu de l'aide de l'armée américaine. Il a qualifié d'ironique cet apport et a indiqué souhaiter que cette collaboration se répète. M. Penn faisait référence au peu de contacts diplomatiques échangés entre Caracas et Washington.
Depuis décembre dernier, aucun ambassadeur n'est présent dans les deux pays. Dans un différend diplomatique, le président Chavez avait formellement rejeté le candidat sélectionné par Washington. Le gouvernement fédéral avait alors répliqué en révoquant le visa de l'ambassadeur venezuelien aux États-Unis, Bernardo Alvarez.
M. Penn a rencontré à quatre reprises le leader venezuelien au cours des dernières années. M. Chavez est friand du jugement critique de l'acteur à l'égard de la politique étrangère des États-Unis.
Selon le président socialiste, la rencontre de samedi a été l'occasion de discuter de «nouveaux plans et d'idées».
Au terme de leur tête-à-tête, M. Chavez a indiqué que M. Penn, en tant que militant dans les luttes des populations oppressées, partait immédiatement pour Haïti.
http://www.cyberpresse.ca/arts/vie-de-stars/201103/06/01-4376596-sean-penn-a-remercie-hugo-chavez-pour-son-aide.php

dimanche 6 mars 2011

Haïti: un prêtre croupit en prison sans avoir été accusé d'un crime

De The Associated Press (CP) – Il y a 12 heures JACMEL, Haïti — C'en est devenu une farce cruelle pour Danny Pye: les autorités l'informent presque chaque semaine ce missionnaire américain qu'il sera libéré «la semaine prochaine» de sa cellule haïtienne, que l'homme qui voulait prendre soin d'Haïtiens orphelins pourra retourner voir sa propre fille et sa femme enceinte «la semaine prochaine».
Les semaines s'écoulent et presque rien n'a changé depuis que l'homme s'est brusquement retrouvé en prison en octobre dernier.
Selon ce qu'il a raconté à l'Associated Press, sa libération devait avoir lieu à chaque semaine depuis les cinq derniers mois.
Aucune accusation n'a été déposée contre le pasteur de 29 ans. Il avait tout d'abord été emprisonné pour 90 jours en attendant une enquête concernant des allégations de vols. Cet ordre a surpris même les responsables de la communauté religieuse qui croyaient en avoir fini avec cette affaire.
M. Pye a été temporairement libéré à la veille de Noël, mais alors qu'il marchait vers sa voiture avec sa femme, un policier s'est approché, lui a tendu un mandat, et l'a ramené en cellule, menottes aux poings. Les autorités ont alors contesté la validité de son permis de résidence.
Le détenu, qui patiente dans une cellule de trois mètres par trois mètres et demie partagée avec une trentaine hommes, trouve la situation kafkaïenne, affirmant qu'il n'y a pas d'accusations, et encore moins d'explications.
L'homme est connu en Haïti. À la suite du tremblement de terre du 12 janvier 2010, M. Pye est devenu une personne ressource pour le personnel médical, les collègues missionnaires et les journalistes arrivés en Haïti.
Les autorités haïtiennes avaient peu de choses à dire sur M. Pye. Aucune date d'audience n'a été déterminée.
Le système judiciaire haïtien donne une importante marge de manoeuvre aux juges pour détenir des individus sous enquête. En fait, la majorité des prisonniers du pays n'ont pas été reconnus coupables. Plusieurs d'entre eux attendent un procès depuis plus longtemps que la durée de la peine qu'ils pourraient devoir purger, une situation qui est depuis longtemps source de critiques de la part de groupes de défense des droits de la personne en Haïti et à l'étranger.
http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5jmgxFKCspPjZCdq4Ogi33lJEz26w?docId=6154584

samedi 5 mars 2011

Charlie Sheen veut attirer l'attention sur Haïti

Agence France-Presse, Los Angeles
L'acteur américain Charlie Sheen veut se rendre en Haïti et mettre à profit sa célébrité pour «attirer l'attention du monde» sur les difficultés des victimes du séisme du 12 janvier 2010, selon une interview diffusée sur une chaîne américaine.
Charlie Sheen, dont les frasques nourrissent quotidiennement la presse people, a indiqué qu'il prévoyait de se rendre en Haïti avec son ami Sean Penn, l'acteur américain étant lui-même très engagé dans la reconstruction d'Haïti.
«Je suis super emballé à cette idée, parce que vous savez, ça peut permettre d'attirer l'attention du monde» sur la situation en Haïti, a-t-il ajouté dans cette interview diffusée vendredi sur NBC.
L'acteur a également rejeté les accusations d'antisémitisme dont il fait l'objet en soulignant qu'il était lui-même juif. «Ma mère est juive (...) alors j'imagine que cela fait de moi un juif», a-t-il dit.
L'acteur confie avoir été «stupide» de ne pas l'avoir révélé plus tôt, alors que la polémique enflait.
Charlie Sheen est accusé d'avoir tenu des propos antisémites à l'égard du producteur de la série Two and a half men, dans laquelle il tient le rôle principal et dont la production a été arrêtée en raison de ses multiples frasques.
L'interview a été diffusée deux jours après que l'acteur eut annoncé que la police lui avait retiré deux de ses enfants, à la demande de leur mère, avec qui il est en procédure de divorce.
Selon les médias américains, c'est la mère des jumeaux, Brooke Mueller -- qui lutterait, comme Charlie Sheen, contre des problème de dépendance à la drogue -- qui a réclamé l'intervention des autorités, inquiète pour le bien-être de ses enfants.

100 jours pour «changer» Haïti

Agnès Gruda, La Presse À deux semaines du second tour de la présidentielle haïtienne, Mirlande Manigat a fait campagne, hier, à... Montréal. Où elle a plaidé pour la restauration de la souveraineté de son pays.
Sur une de ses affiches électorales, Mirlande Manigat, coiffée d'une casquette, serre une jeune femme dans un geste protecteur. Une image qui fait contraste avec la dame au collier de perles qui a enchaîné les entrevues, hier, dans un restaurant de Montréal.
La photo a été prise à Solino, quartier populaire de Port-au-Prince, où la candidate à la présidence d'Haïti a lancé sa campagne à la mi-février. Mirlande Manigat se souvient très bien du moment où l'adolescente a pris sa main et lui a lancé: «Je suis une jolie fille, pourquoi je ne peux pas aller à l'école?»
«J'ai compris que, ce qu'elle voulait dire, c'est qu'elle pourrait se prostituer pour pouvoir payer l'école», explique la candidate. Alors, Mme Manigat a craqué: elle lui a offert de payer ses études.
Ça, c'est une facette de Mirlande Manigat: la grand-mère de 70 ans qui n'a pu résister à un criant appel à l'aide. Mais il y a aussi l'autre facette: celle de la juriste et fine politicienne qui pèse bien ses mots et slalome entre les écueils.
De passage à Montréal, où elle fait campagne auprès de la diaspora haïtienne, Mme Manigat a expliqué que, même si Haïti ne reconnaît pas la double citoyenneté et que les Haïtiens naturalisés au Canada ne peuvent pas voter pour elle, ils peuvent néanmoins influencer leurs proches restés au pays. Du coup, elle leur a promis de changer la Constitution haïtienne pour permettre la double nationalité.

État court-circuité
C'était l'engagement électoral le plus concret qu'elle avait à offrir, hier. Pour le reste, son programme, rempli de bonnes intentions, occulte un peu les principaux enjeux auxquels Haïti doit faire face.
Ainsi, le programme de Mme Manigat passe sous silence la reconstruction du pays, dévasté par le séisme du 12 janvier 2010. Il faut dire que cette reconstruction est entre les mains de la communauté internationale, qui s'était engagée à verser 11 milliards de dollars en 5 ans pour remettre Haïti sur pied.
L'argent n'arrive pas au rythme prévu, déplore la candidate. Mais ce qui la dérange encore davantage, c'est que les sommes recueillies par la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti transitent par la Banque mondiale - et court-circuitent donc l'État haïtien.
«Ce fonctionnement met en cause la souveraineté d'Haïti. L'argent de la reconstruction doit être versé au gouvernement», plaide la candidate.
Si elle est élue présidente, Mirlande Manigat entend changer les règles du jeu. Elle en a déjà glissé un mot à Bill Clinton, l'un des deux présidents de la Commission. Mais encore faudra-t-il convaincre les donateurs internationaux que l'État haïtien, qui s'est montré totalement déficient au lendemain du séisme, est capable de reprendre les rênes de la reconstruction.

La quadrature du cercle
C'est ce à quoi Mirlande Manigat s'attellera durant les 100 premiers jours de son mandat, si elle est élue le 20 mars. «Nous devrons montrer que nous sommes sérieux et que nous voulons vraiment changer les choses», dit-elle.
Quels gestes ferait-elle, une fois élue, pour bien montrer ce désir de changement? Ici, Mme Manigat se fait évasive: «Nous travaillons là-dessus», dit-elle.
Avant de constater que, au bout du compte, le futur président d'Haïti devra résoudre une sorte de quadrature du cercle: «Nous avons besoin d'assistance massive pour nous moderniser, mais nous devons déclencher cette modernisation avant d'avoir reçu cette aide.»
Une juriste contre un chanteur
Le premier tour des élections législatives et présidentielle en Haïti s'est déroulé le 28 novembre dernier. Il a été marqué par des fraudes massives visant surtout à favoriser le candidat du régime, Jude Célestin. Selon les résultats officiels, Mirlande Manigat est arrivée première, avec 31% des voix, contre 22% pour Jude Célestin.
Le dépouillement judiciaire réclamé n'a finalement pas eu lieu, mais sous la pression, ce dernier s'est retiré, cédant la place au chanteur Michel Martelly. Ce dernier est particulièrement populaire auprès des jeunes Haïtiens. Dans un pays où la moitié de la population a moins de 21 ans, c'est un atout de poids.
Mais si Martelly peut compter sur le soutien d'un autre chanteur populaire, Wyclef Jean, Mirlande Manigat a récemment reçu un appui-surprise du groupe rap Barricade Crew... Comment éviter que le second tour soit lui aussi entaché par la fraude? Mirlande Manigat affirme avoir tiré la leçon du 28 novembre. Son parti s'organisera pour mieux surveiller les bureaux de scrutin, notamment. Mais elle reconnaît que le vote du 20 mars risque d'être «hypothéqué» par la faible participation et un éventuel déficit de crédibilité.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/elections-en-haiti/201103/05/01-4376388-100-jours-pour-changer-haiti.php

Un voyage en enfer

Publié le 05 mars 2011
Caroline Touzin

La Presse
(Ouanaminthe, Haïti) À 14 ans, Wiseline ignore si elle a été abandonnée ou carrément vendue. Chose certaine: la trafiquante qui l'a fait entrer illégalement en République dominicaine l'a guidée tout droit vers l'enfer.
Fin janvier 2010, peu de temps après le tremblement de terre, l'adolescente était à une fête avec des amies lorsqu'elle a rencontré Mijaguite.
Cette jeune femme de 19 ans leur décrit en long et en large l'eldorado dominicain. À l'entendre parler, la vie là-bas est parfaite. Ce serait un jeu d'enfants de traverser, puis d'y trouver du travail. Un «bon» travail.
À la fin de la soirée, 14 jeunes filles, dont Wiseline, «décident» de quitter Ouanaminthe à l'aube pour traverser illégalement la frontière dominicaine. Destination: Santiago de los Caballeros. Mijaguite, dont elles ne connaissent même pas le nom de famille, leur servira de guide.
Le groupe franchit la frontière qui sépare Ouanaminthe de Dajabon en traversant la rivière Massacre. Wiseline, qui ne sait pas nager, a de l'eau jusqu'aux genoux.
«On ne pouvait pas passer par la route. Il y avait de l'immigration», raconte la jeune fille, qui ne semble pas encore sortie de l'enfance. Non loin de Dajabon, le groupe tombe face à face avec sept militaires sur une route de campagne. Les jeunes filles, sans papiers, se mettent à courir à travers une bananeraie. Wiseline, la plus menue du groupe, est vite rattrapée. «Si on ne retrouve pas les autres, on te laisse partir», lui dit un garde.
Au bout d'un moment, lassés de ratisser le champ sans succès, les gardes abandonnent Wiseline à son sort. La jeune fille finit par retrouver deux amies et Mijaguite. Elle n'a jamais revu les autres.
Le groupe marche ainsi à travers champs pendant quatre jours. Les filles mangent des bananes pour calmer leur faim. Elles finissent par regagner la route, le long de laquelle elles mendient pour amasser de quoi payer un aller simple en autocar vers Santiago.
Une fois dans la deuxième ville du pays, la trafiquante amène les filles dormir chez un «ami». Le soir venu, Mijaguite disparaît et les laisse seules avec l'homme d'une trentaine d'années. «Il nous a enfermées dans une pièce. On a commencé à crier, mais il nous a menacées de nous attacher les pieds et la bouche», murmure Wiseline, comme si l'histoire allait être moins douloureuse si elle la chuchotait.
Ce soir-là, l'homme, Dominicain d'origine haïtienne, les viole toutes les trois. Toute la nuit. Puis, il les force à s'endormir à ses côtés. Wiseline ne trouve pas le sommeil. Elle était vierge. Quand leur bourreau finit par quitter la maison, le lendemain matin, les filles s'enfuient.
Mijaguite les retrouve très vite... pour les convaincre de ne pas porter plainte à la police. «Elle nous a dit qu'il fallait avoir de l'argent pour aller à la police. On n'en avait pas», se souvient Wiseline.
Les adolescentes se mettent à errer dans les rues de Santiago. Sans argent. Sans toit. Elles mendient à un feu de circulation lorsqu'un travailleur social qui vient en aide aux enfants de la rue leur offre son aide. C'est là que Mijaguite disparaît pour de bon. «Je ne l'ai pas revue», dit Wiseline.
La jeune fille atterrit dans un orphelinat de Santiago qui a l'habitude de recueillir des Haïtiens abandonnés à leur sort par les trafiquants. L'orphelinat joint alors les soeurs de Saint-Jean, qui ont un foyer à Ouanaminthe, pour renvoyer Wiseline chez elle.
À son retour au village, les soeurs, à qui Wiseline raconte son viol, l'emmènent à l'hôpital, redoutant le pire. Le pire est survenu. Wiseline a contracté le VIH.
La mère de Wiseline, une femme de 35 ans qui a 8 autres enfants, dont un bébé naissant, ne veut pas la reprendre à la maison. Les religieuses mettent quatre mois à la convaincre. Elles ont fini par y parvenir en offrant de payer une pension pour l'adolescente.
«Ma mère ne s'occupe pas de moi», dit Wiseline, assise sur son lit. Elle partage une minuscule chambre avec deux de ses soeurs dans une maisonnette faite de terre et de branches de palmier. Des publicités découpées dans les journaux tapissent les murs.
L'eldorado dominicain n'existe pas. Wiseline le sait, aujourd'hui. Mais si un autre trafiquant lui promettait mer et monde, il n'est pas dit qu'elle ne tenterait pas de nouveau sa chance. «Je ne suis pas bien ici. Je n'étais pas bien là-bas», résume la jeune fille, dont les barrettes colorées lui donnent un air enfantin. Un contraste avec la profonde tristesse au fond de ses yeux.
Un mois après le tremblement de terre, Larose n'avait plus rien à perdre. L'orphelin de 15 ans n'allait va pas à l'école. Il squattait à gauche et à droite chez des amis à Cap-Haïtien. Parfois, il dormait sur les toits.
Un jour, il rencontre dans un quartier populaire un passeur qui lui demande 500 gourdes (15$) pour l'emmener en République dominicaine. «Il m'a dit que je pourrais trouver un bon travail et que je mangerais à ma faim», raconte le garçon.
Le jour du grand départ, Larose découvre qu'il aura des compagnes de voyage: deux jeunes filles de 17 et 18 ans qui viennent d'un minuscule village non loin de Cap-Haïtien.
Arrivées à la hauteur de la rivière Massacre, les deux filles ont peur de traverser. Elles ne savent pas nager. Le passeur trouve un vieux pneu auquel elles s'accrochent comme elles peuvent.
Une fois sur l'autre rive, le groupe est vite intercepté par des militaires dominicains. «Ils nous ont fait nous déshabiller au complet. Ils cherchaient de l'argent, mais on n'en avait pas.»
Le passeur a mis quelques billets dans les mains des gardes. Ils ont pu poursuivre leur route.
Le passeur a vite récupéré son argent en offrant les deux filles à tous les hommes qu'ils croisaient sur leur route. Larose a assisté à tout cela, impuissant. Une fois à Santiago, les filles ont été vendues chacune 2000 pesos à un proxénète.
Larose a compris que le passeur ne lui trouverait jamais un «bon travail». Il l'a planté là et a fait le chemin inverse vers Haïti. «Je me demande comment vont les filles», dit le garçon, qui se sent visiblement coupable de les avoir abandonnées ainsi.
À Cap-Haïtien, Larose est de retour à la case départ. Il est placeur dans les tap-tap, ces taxis collectifs toujours bondés. Il rêve d'amasser assez d'argent pour se payer une formation de maçon.

Tomber entre de mauvaises mains
Les «garçons de la rue» comme Larose sont des proies faciles pour les trafiquants. Geoffroy, l'un de ses amis, a aussi été leurré. À 14 ans, l'orphelin a suivi aveuglément un Haïtien qui lui promettait de lui trouver un nouveau foyer en République dominicaine.
«On cherche une meilleure vie et on tombe entre de mauvaises mains», lance l'adolescent à l'air fragile. À sa première nuit en sol dominicain, un fermier lui a offert de l'héberger dans sa grange. Le passeur, lui, pourrait dormir dans la maison.
Geoffroy regrette de ne pas s'être méfié davantage. «Pendant que je dormais, le fermier a baissé mon pantalon. Il a fait toutes sortes de choses. J'avais 14 ans, je ne pouvais pas me défendre.» Le lendemain matin, Geoffroy avait trop honte pour en parler au passeur.
Près de la ville de Mao, entre Dajabon et Santiago, dans le nord du pays, ils ont fait un arrêt dans une autre ferme. Geoffroy ne le savait pas, mais il venait d'être vendu à un éleveur de boeufs. «Il y avait deux autres enfants avec moi. Le plus souvent, on mangeait les bananes de son jardin. On commençait à 5h du matin et on travaillait jusqu'à 18h. Je dormais avec les bêtes.»
Après sept mois de ce régime, Geoffroy s'est enfui. Il est rentré à Cap-Haïtien, grossir les rangs des «garçons de la rue».

Les missionnaires baptistes s'en tirent
Le cas des 33 enfants «volés» en Haïti par 10 membres d'une Église baptiste américaine a fait le tour du monde. Les missionnaires ont été arrêtés à la frontière dominicaine un peu plus de deux semaines après le tremblement de terre. Ils ont affirmé que les enfants étaient orphelins. Or, leurs parents étaient toujours en vie. Certains ont admis avoir conclu un accord pour donner leur enfant. Les poursuites ont rapidement été abandonnées contre 9 des 10 baptistes de l'Idaho. La responsable du groupe a fait face à une accusation réduite de «voyage irrégulier». Aussitôt condamnée, elle a été libérée. Haïti n'a pas de loi qui interdit la traite des personnes. Un avant-projet de loi qui ferait de la traite un crime punissable de 7 à 15 ans d'emprisonnement est au menu législatif depuis des années. Il n'a jamais été voté. En 2009, Haïti a pourtant renouvelé ses engagements en ratifiant la Convention internationale contre la criminalité transnationale organisée et ses deux protocoles additionnels.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201103/05/01-4376385-un-voyage-en-enfer.php

Enfants à vendre

Publié le 05 mars 2011
(Ouanaminthe, Haïti) Des dizaines d'Haïtiens traversent le pont à pied, munis de brouettes remplies de douzaines d'oeufs, de sacs de charbon ou encore de rouleaux de papier hygiénique. Des garçons se fraient un chemin dans la foule compacte pour offrir leurs services comme cireurs de chaussures.

C'est jour de marché à Dajabon, dans le nord-ouest de la République dominicaine, à la frontière avec Haïti. Deux fois par semaine, le lundi et le vendredi, les Haïtiens arrivent en masse de Ouanaminthe, la ville jumelle du côté haïtien, pour faire leurs emplettes. Ces jours-là, ils n'ont pas à présenter de pièces d'identité.
Ce va-et-vient chaotique offre aux trafiquants d'enfants une couverture idéale. «Nous avons un très sérieux problème les jours de marché. Les gens traversent sans aucun contrôle. Les passeurs en profitent», souligne le commissaire Renel Costumé, de la Brigade de protection des mineurs (BPM).
Avant le séisme, la police haïtienne ne se souciait guère du trafic d'enfants. Depuis quelques mois, huit agents civils de la BPM sont affectés aux quatre principaux postes frontaliers du pays. «C'est nettement insuffisant», reconnaît le commissaire Costumé. Vu le manque de moyens de la police haïtienne, c'est l'UNICEF qui a financé la création de cette brigade au tournant des années 2000.
Depuis 8h ce matin, sous un soleil de plomb, deux agents interpellent chaque adulte accompagné d'un enfant sur l'un des deux ponts de Ouanaminthe. La BPM n'arrive pas à surveiller les deux en même temps, faute d'effectifs. Comme les agents civils ne sont pas armés, ils suscitent davantage d'impatience que de crainte.
L'agent Fredlin Vincent demande ses papiers à une jeune mère qui protège son garçon du soleil à l'aide d'un parapluie. Nerveuse, elle montre pour tout document un carnet fourni par l'hôpital de Dajabon. Elle dit avoir un rendez-vous médical. Un Dominicain, qui prétend être le père de l'enfant, reste à l'écart durant toute l'intervention. «On porte une attention particulière aux gens stressés; souvent, ils sont suspects», souligne l'agent Vincent. Finalement, il laissera partir le couple et l'enfant de 22 mois.
Travailler en vain
Cette méthode a récemment permis à l'agent Vincent de démasquer un trafiquant qui se faisait passer pour le père d'une fillette. L'homme n'avait pas les documents de voyage de l'enfant. Questionnée par l'agent, la petite de 6 ans a timidement répondu que l'homme était son père. Mais elle ne connaissait pas son nom. Le trafiquant a senti la soupe chaude. Visiblement habitué de soudoyer les autorités, il a proposé à l'agent: «Laisse-moi aller vendre l'enfant. On va partager les profits 50/50.»
L'agent Vincent a fait placer l'homme d'une quarantaine d'années en garde à vue. La fillette a été confiée à une organisation caritative catholique, le temps de vérifier si elle avait une famille. La police a retrouvé sa mère le jour même. Au milieu du marché où elle travaillait, elle pleurait et criait que sa fille, Angelica, avait disparu.
Le trafiquant, lui, restera impuni. Il a été libéré deux heures après avoir été placé en garde à vue, apparemment parce qu'il devait être soigné pour une blessure à la tête qu'il venait de se faire dans sa cellule. L'agent Vincent l'a revu traîner dans le marché.
«C'est un peu comme travailler en vain. On arrête un passeur; quand on est chanceux, il est accusé de voyage illégal; il paie une amende et on le revoit ici quelques jours plus tard», lance, découragée, sa collègue Fabienne Jean Valdemar.
Chaque année, quelque 2000 enfants haïtiens entrent illégalement en République dominicaine avec un passeur. Ils sont ensuite forcés à mendier, à se prostituer ou à travailler comme domestique, selon une récente étude de l'UNICEF. Après le tremblement de terre qui a fait quelque 300 000 morts et plus de 1,5 million de sans-abri le 12 janvier 2010, l'UNICEF a tiré la sonnette d'alarme: l'ouverture des frontières pour des raisons humanitaires donnait aussi une occasion en or aux passeurs de faire traverser illégalement des enfants chez le voisin dominicain.
Or, même si la frontière dominicaine s'est refermée ensuite, de nombreuses familles haïtiennes rendues encore plus vulnérables après le séisme ont accepté de confier leurs enfants au premier venu, quand elles ne les ont pas carrément vendus pour survivre. Quelque 40% des enfants haïtiens vivaient déjà dans la pauvreté absolue avant le séisme.
«On voit surtout des cas de parents qui vendent leur enfant. Les Haïtiens font cela depuis longtemps. La traite est une préoccupation occidentale beaucoup plus qu'haïtienne», indique Stéphane Tonon, policier de l'ONU responsable du dossier de la traite dans le nord-est d'Haïti.

Frontière poreuse
Dans les neuf mois qui ont suivi le séisme, ce ne sont pas 2000, mais plus de 7000 enfants haïtiens qui auraient été victimes de trafic et envoyés en République dominicaine, selon Réseau frontalier Jeannot Succès, un groupe haïtien de défense des droits présent à 10 endroits stratégiques sur la frontière haïtiano-dominicaine.
Cette statistique fait sourciller Gallianne Palayret, spécialiste de la protection de l'enfance à l'UNICEF. «Beaucoup d'enfants ont traversé du côté dominicain après le séisme, mais on n'a pas assez de données fiables pour prouver qu'ils ont été victimes de trafic.»
L'Organisation internationale pour les migrations partage les mêmes inquiétudes. «On sait que des familles dominicaines se rendent à Ouanaminthe pour se trouver un restavek (enfant domestique en créole). C'est un produit qu'on marchande», indique le responsable de la lutte contre le trafic d'enfants à l'OIM, Rodrigue Joseph.
Depuis le séisme, la police haïtienne a intercepté 4000 enfants aux principaux postes frontaliers d'Haïti, dont 82 étaient peut-être victimes de traite. Ce serait la pointe de l'iceberg. La plupart du temps, les passeurs empruntent avec les enfants ce qu'on appelle des «routes-jardins», des chemins non officiels, à l'abri du regard des agents frontaliers. Ils traversent à pied, à cheval ou à moto.
Le grand patron de la police haïtienne, Mario Andrésol, admet que la frontière est poreuse. «J'ai une vingtaine de commissariats et de sous-commissariats pour surveiller 360 km de frontière terrestre. Il y a des trous. Ce n'est pas vraiment un contrôle efficace.»
La lutte contre la traite est compliquée par le fait que seulement 40% des enfants possèdent un acte de naissance, fait valoir Ramsay Ben-Achour, directeur de la mission haïtienne de Heartland Alliance.
Cet organisme américain a été le premier à poster des gens à la frontière pour décourager les trafiquants dans les semaines qui ont suivi le séisme. Cela peut paraître ironique, mais ce sont les employés de Heartland qui ont formé les agents de la police haïtienne à détecter les cas de traite.
L'État semble dépassé par le fléau. En théorie, les policiers haïtiens confient à l'Institut du bien-être social et de recherche - la DPJ haïtienne - les enfants interceptés à la frontière. En pratique, à l'extérieur de la capitale Port-au-Prince, l'IBESR est une coquille vide. Et la plupart du temps, à Port-au-Prince, les enfants sont envoyés dans des foyers privés qui débordent.
La directrice de la défense sociale de l'IBESR, Marie Carmel Dejean, se sent impuissante. «Depuis le séisme, on reçoit des enfants qui partent prétendument rejoindre de la famille en Colombie, au Venezuela ou ailleurs en Amérique du Sud. Seront-ils victimes de traite? On ne sait pas exactement ce qui se passe.»
http://www.cyberpresse.ca/international/correspondants/201103/04/01-4376359-enfants-a-vendre.php